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 Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]

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Jeremy Stenson


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MessageSujet: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Mer 28 Aoû - 17:13

« La paranoia est un virus qu’il suffit de transmettre dans les bonnes circonstances pour qu’il se développe tout seul. »
Le sang du temps, Maxime Chattam


22 février 2011

Quelque chose se tramait à Genentech, je n’étais pas dupe. Cooper avait repris du poil de la bête et ce, malgré le virus qui l’avait contaminée. Je n’avais pas eu le déplaisir de la voir en live, et c’était pas plus mal vue que cette saloperie de virus semblait ne toucher que les mutants. L’avoir au bout du fil était suffisant ! Elle m’avait cassé les couilles toute la journée à me faire courir partout pour porter des notes de service urgentes, en plus du nouveau travail gratifiant qu’elle m’avait dégoté ! J’en avais marre de jouer les secrétaires. Plus que quelques mois à tenir avant ma majorité. J’avais hâte d’obtenir mon accréditation, espérant que je pourrais l’envoyer chier définitivement pour ces tâches ingrates, après ça.
En attendant, je prenais mon mal en patience, étais plus assidu que jamais aux entraînements, et redoublais d’efforts et de vigilance afin de ne pas lui laisser le moindre prétexte qui pourrait me compromettre ou qui lui permettrait de me serrer. Je me tenais donc à carreaux dans l’enceinte de Genentech, ce qui limitait pas mal mes investigations, il fallait l’admettre. Mais, c’était en soit un très bon entraînement pour la suite.

Ma journée de travail accomplie, je quittais le bureau. Comme à mon habitude, je prenais garde à ne pas être suivi. C’était que je devenais parano à cause de cette grognasse qui me menait la vie dure ! Ce soir là, quand je quittais le bâtiment, je remarquais une nana, une agent. Sa tête me disait quelque chose, mais elle ne traînait pas souvent à ce niveau. Un rapide coup d’œil à son badge m’indiqua qu’elle était de Genetic. Les sous-sols, certainement. Ou alors une agent de terrain. Je ne les connaissais pas tous après tout. Mais elle… elle ne m’inspirait pas confiance. Je pris soin d’enlever le mien de badge d’ailleurs, avant de quitter les lieux.

Il faisait un temps de merde aujourd’hui ! Et bizarrement, c’était le jour où j’avais choisi de ne pas prendre la voiture ! C’était bien ma veine ! La journée de merde continuait. J’empruntais le chemin me menant au métro le plus proche, marchant sous la pluie, jetant de temps à autres des regards derrière moi. C’était une habitude que j’avais prise depuis ma dernière altercation avec Cooper. J’avais la désagréable impression qu’elle me faisait surveiller cette garce !

La nana… de toute à l’heure… elle me suivait ! J’en étais quasiment sûr. Je l’avais aperçue. Je ne me rendis pas à la station à laquelle je devais prendre mon métro, préférant changer d’itinéraire. Simple mesure de précaution… En même temps j’étais con ! Ils avaient mon adresse ! … Et merde ! Maxime !... Mon sang ne fit qu’un tour. Je fis volte face. C’était bien la même femme. Je marchais à présent dans sa direction. Elle agissait comme si de rien n’était. Je baissais la tête, l’air de rien. Je ne m’écartais pas au moment de la croiser, la bousculant sans ménagement.

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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Sam 31 Aoû - 20:09

COME ON, LITTLE MAN... WHAT WERE YOU THINKING ?

Février. Les jours et les mois défilaient à une vitesse ahurissante et pourtant, April avait la sensation que chaque journée durait un siècle. Le temps semblait s’étirer pour elle et ne jamais se finir. Chaque jour la lassait un peu plus. Son travail ? Elle l’exécutait simplement, sans poser de question, sans même penser à la notion de bien ou de mal. On le lui demandait, c’était tout. Mais elle avait déjà l’impression d’être morte. Ou plutôt, elle priait chaque jour pour que l’un de ces mutants ne la tue. Accident de travail pour une entreprise, un accident mais personne ne saurait. Peut-être jetterait-on son cadavre encore chaud dans une fosse commune. Qui irait la pleurer ? Lui ? Elle n’en était même pas certaine. A vrai dire, elle voulait juste avoir la paix. Rien de plus. Ne plus voir dans ses rêves ce corps étendu en bas des escaliers. Ne plus entendre ces cris. Ne plus ressentir cette peur. Juste oublier. Tout oublier et avoir la paix.

Sauf qu’il l’avait envoyé récupérer une commande particulière. April n’aimait pas sortir dans les rues de Los Angeles, elle y voyait trop d’êtres humains heureux. Or, ses journées à elle n’étaient faites que de souffrances, de cris, de pleurs et de supplications. Alors comment pouvait-on être « heureux » ? Elle se sentait tellement étrangère à tous ces gens, tellement en décalage que les sorties l’intimidaient. D’ailleurs, elle n’avait même pas pu prendre la voiture de son mentor, ni même un taxi. Il ne lui avait pas donné assez d’argent. Un peu agacée, elle se rendit donc vers le magasin souhaité à pieds et tentait de passer inaperçue. Son badge rangé précautionneusement dans sa poche, elle avançait en gardant simplement son objectif en tête. Prendre la commande et rentrer. Là, elle pourrait reprendre ses habitudes, comme chaque fin de journée et dormir pour ne plus penser à toute cette vie qu’elle exécrait mais dans laquelle elle était prisonnière. Oui, elle se sentait prisonnière, dans un carcan dont lui seul avait la clé. En général, après ce constat, la blonde passait toujours par une phase de colère. Tout ça, c’était la faute d’un seul homme. Il l’avait bien eue !

« Princesse ». Mais quel menteur ! Quand il avait fui, il s’était bien gardé de l’emmener avec lui ! Non. Il l’avait laissé croupir là, condamnée à vivre avec des fous. Etait-elle elle-même folle ? Elle ne put réfléchir à la réponse parce qu’elle se fit soudainement bousculée. Aow. Mais pas le temps de réfléchir, ce jeune homme venait de la bousculer sans excuser. Pour qui il se prenait ? Déjà énervée par son cheminement de pensée, elle le rattrapa et le saisit à l’épaule pour le forcer à lui faire face. « Hey ! Quand on bouscule quelqu’un, on s’excuse au moins ! ».

Le fixant droit dans les yeux, elle était très sérieuse. Pourtant, sous sa prise, elle sentait les muscles contractés. Son cerveau analysait le langage corporel de ce jeune. Colère. Mais surtout son visage lui semblait familier. « Je te connais, non ? ». Elle repassait en mémoire tous les visages croisés dans les sous sols 5 et 6 mais elle ne retrouvait ce visage dans aucune des cellules, ni même en dehors. Où pouvait-elle l’avoir croisé ? Elle cherchait dans les étages supérieurs. Oh oui... C’était le petit qui courrait partout pour elle... Cette... mutante. Cette erreur de la nature. Dakota. Mais ce qu’elle ne comprenait pas, c’était pourquoi son stagiaire la bousculait comme ça. « C’est ta mission du jour de me bousculer pour cette garce ou quoi ? ».
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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Jeu 5 Sep - 19:04

Je ne savais pas ce qui m’avait pris. J’étais vraiment las de cette journée, et j’avais agi sans réfléchir. Cooper me tapait vraiment sur le système et ça me gonflait d’adopter le profil bas et de subir toutes ses bassesses et ses remontrances sans la ramener. Je prenais énormément sur moi, car je savais que lui rentrer dans le lard ne servait à rien et ne me mènerait nulle part. J'avais déjà essayé. J'y avais laissé des plumes. Mais, il y avait des jours où la coupe était pleine. Non je n’étais pas son jouet et je n’étais pas docile, même si je m’évertuais à le lui faire croire. Ce soir, j’en avais marre et j’avais envie de lui renvoyer son petit toutou, la queue entre les jambes. C’était puéril, je le savais.

Je heurtais violement la jeune femme au passage, et elle ne manqua pas de me chopper au vol. Je me retournais malgré moi.

« Oups ! Pardon ! » répondis-je avec un sourire qui sonnait outrageusement faux, non sans cacher la pointe d’ironie qui poignait dans ma voix.

« J’allais te poser la même question ! » ajoutais-je sèchement, répondant du tac au tac, me dégageant de son étreinte d’un coup d’épaule. Je reculais d’un pas. Vas-y ! fais style que tu me connais pas maintenant ! Elle se foutait de ma gueule ou quoi ?

« Pardon ?! »  renchéris-je, toujours persuadé qu’elle était en train de me filer et qu’elle était en train de se payer ma tête. Si c’était un agent de Genetic, niveau discrétion, on pouvait repasser ! Et c’était moi le bleu ici ?

De quoi ? qu’est ce qu’elle raconte ? de quelle garce est-ce qu’elle parle ? Elle me parle de mission en plus ?

« Te fous pas de moi ! Si c’est « elle » qui t’envoie, tu peux rentrer bien sagement faire ton rapport… » et lui transmettre mes amitiés !  
J’eu un éclair de lucidité, l’espace d’une seconde, qui m’empêcha de finir ma phrase et de lui ériger mon majeur sous le nez en guise de ponctuation finale. Oui, le « elle » signifiait Dakota. Mais parlions-nous seulement de la même personne ?

Je m’emportais un peu vite, j’en prenais conscience. Si je disais une connerie, et que cette garce était à la botte de Cooper, le retour de bâton allait faire mal. Très mal. Je pensais à Max. Surtout. Mais pas que. J’avais des choses à me reprocher, c’était indéniable. Si elle découvrait mes petites entrevues avec Holster et Reynolds, je ne donnais pas cher de ma peau. Ce n’était pas le moment de jouer au plus malin. Même si nos rapports avaient toujours été tendus, je ne lui tendrais pas un bâton de plus pour me faire battre. Elle n’attendait que ça ! une erreur de ma part, un faux pas. Je ne la laisserais pas gagner ! Jamais de la vie ! Reprends-toi Jeremy ! Fait pas le con !

« … te fatigue pas va ! » ajoutais-je finalement, sur un ton beaucoup moins agressif, plus posé.

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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Lun 9 Sep - 8:01

OK LET'S TALK. WE'RE SAFE HERE AT LEAST...

April marchait en restant attentive à ce qui l’entourait, au cas où. Certains mutants pourraient bien la reconnaître et hors des murs de Genetics elle était une proie facile. Enfin... Non, elle savait se défendre mais disons qu’en dehors, elle pouvait bien tomber dans une embuscade ou pire tomber sur lui. Son sang ne fit qu’un tour qu’à cette simple pensée. Si cet abruti s’avisait de se mettre en travers de son chemin, elle le tuerait sans même hésiter. Oui, du moins elle essayait de s’en convaincre parce que son coeur lui ne la laisserait probablement pas faire. La colère... Il lui avait dit de se concentrer dessus à la fois pour la maîtriser mais aussi pour se donner le courage d’aller au bout de ses actes.

Ne voyant pas Jeremy plus loin devant elle, la jeune femme avançait simplement vers le magasin qu’il lui avait indiqué. Pourquoi n’avait-il pas passé commande ? « Si c’est toi qui y va, ce sera plus discret ». Oui, voilà l’excuse qu’il lui avait servie sur un plateau. Malheureusement sa mission allait être très vite entachée avec une altercation. En effet, un autre agent marchait devant elle mais soudainement plongée dans ses pensées, April n’y avait pas prêté attention. Dehors, elle pouvait être elle-même, ou du moins, s’autoriser à être humaine. Observant un père et son fils passer à côté d’elle, elle se laissa surprendre par Jeremy. Pour autant, ses réflexes aiguisés lui permirent de le tirer et de le plaquer contre un mur. Le reconnaissant, elle ne comprit tout simplement pas. Qu’est-ce qu’il lui voulait ?

Son sourire et son ton narquois l’agacèrent. Comment osait-il s’adresser à elle de cette façon ? La même question ? Elle secoua la tête et le relâcha en le poussant à nouveau contre le mur. Il allait devoir se calmer le petit s’il ne voulait pas finir dans les sous sols pour un règlement de compte. Soufflant par le nez, la jeune femme lui répondit « Comment ça la même question ? ». Non mais il était totalement idiot ! Fallait être idiot pour croire qu’elle servirait cette petite prétentieuse qui se croyait au dessus de tout le monde ! April ne rêvait que d’une chose : l’avoir entre ses griffes pour lui rappeler quelle était la place des mutants, comment ils devaient être traités. Pensée extrême mais elle avait été conditionné pour ça. Dans l’âge tendre de son adolescence, un homme l’avait manipulé et avait tout autant brisé son esprit que ceux des mutants qu’elle torturait à présent. « Te fous pas de moi ! Si c’est « elle » qui t’envoie, tu peux rentrer bien sagement faire ton rapport… ». April perdit patience. Mais ici, il n’était pas prudent de parler alors la jeune femme attrapa Jeremy par le col et l’entraîna dans une ruelle adjacente. Là, elle le relâcha tout en s’interposant entre le mur et la sortie. « Ok, alors là tu vas m’expliquer. C’est quoi ton problème ? Tu crois que j’ai que ça à faire de suivre un bleu ? J’ai une mission plus importante et je suis navrée mais ça n’a rien à voir avec ta petite personne ! Alors tu te calmes maintenant ! ».

Il sembla finalement se calmer. La blonde se détendit mais restait méfiante. Etait-ce un piège ou un test ? Après tout, tout le monde chercher à se descendre dans cette entreprise et April n’était pas vraiment appréciée.  Hochant gravement la tête, elle soupira. Jeremy pourrait bien être un allié de poids si elle parvenait à récupérer des informations. « C’est pas la joie en ce moment avec ta chef. Qu’est-ce qu’elle t’a fait pour que tu sois aussi remonté ? ».

Lui répondrait-il ? April n’en savait rien mais elle tentait sa chance. Au fond elle aussi était parfois agacée par son mentor. Surtout quand il prenait des décisions qui ne lui convenaient pas.  Et en parler parfois, ça faisait du bien. Elle, elle n’avait encore jamais eu cette chance mais Jeremy avait une certaine innocence, une spontanéité qui lui assurait qu’il était sincère. Scrutant les traits de son visage, April le tenait à l’oeil. Par sa faute, elle serait en retard mais quitte à être en retard, autant que ce soit pour une bonne raison. Et trouver comment ramener Dakota par la queue de cheval dans l’une de ses cellules, c’était une très bonne excuse pour April.
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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Jeu 12 Sep - 17:59

Attends une seconde ! Il y avait comme un hic, une fausse note dans la boîte à musique. On ne se comprenait pas. Quelque chose n’allait pas, ou alors elle se foutait vraiment de ma gueule ! J’émettais un doute cependant. J’étais tellement aveuglé par la haine que je vouais à cette garce, que j’avais démarré au quart de tour en voyant la jeune femme à mes trousses, sans vraiment prendre la peine d’analyser la situation. J’étais en train de l’envoyer se faire foutre quand elle me saisit par le col, afin de me traîner dans une ruelle moins fréquentée.

Je me dégageais de son étreinte, tirais sur le bas de mon blouson afin de me re-saper correctement, tandis qu’elle haussait le volume sonore ainsi que le débit de ses questions, signe que je l’avais énervée. Une mission plus importante hein ? Tu m’en diras tant ! Si t’as rien à te reprocher pourquoi tu t’énerves ? me susurrait ma saleté d’esprit de contradiction que je mis en sourdine cependant. Je savais que j’étais dans mon tort de l’avoir agressée le premier, je me contentais simplement d’un regard noir en guise de réponse. Je me demandais si j’étais pas en train de virer parano. Ca craint !

Et biensûr, elle avait rapidement mit le doigt sur l’épineux problème qui m’avait fait sortir de mes gons. Même je semblais m’être mépris sur ses intentions, nous parlions bien de la même personne. Cependant, je préférais jouer au con.

« Je vois pas de quoi tu parles ? »

D’une, je n’étais pas du genre à étaler mes problèmes au premier inconnu venu. Je ne racontais déjà pas ma vie à mon meilleur ami, je n’allais pas la raconter à cette femme, agent de Genetic qui plus est !  De deux, si j’avouais ouvertement que j’avais un problème avec Cooper, je savais que tôt ou tard, ça me reviendrait dans la gueule. Elle se ferait un malin plaisir de me traiter comme un merdeux qui va chialer dans les jupons de collègues plus âgées. Je commençais à bien la cerner, la bête !
On ne pouvait faire confiance à personne en ce bas monde !  Je l’avais appris très vite, à mes dépends. J’étais peut être fou, mais pas complètement con non plus, même si beaucoup semblaient le croire. C’était peut être mon jeune âge qui les trompait. J’avoue que parfois, ça m’arrangeait et me rendait de fiers services.

« Tu bosses pour qui ? »

Autant savoir rapidement à qui j’avais affaire afin de ne pas m’enliser d’avantage. Sa tête me disait quelque chose, mais je n'arrivais pas à la remettre dans le contexte.

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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Sam 14 Sep - 16:10

MAYBE WE SHOULD BE "FRIENDS"

April était un peu perdue. Elle ne comprenait vraiment pas ce que lui voulait le jeune homme en dehors de lui faire des problèmes. Très vite pourtant, elle avait compris que manifestement il y avait un quiproquo. Mais comment lui faire entendre raison ? Il semblait prêt à balancer tout ce qui lui passait par la tête et les rues n’étaient pas sûres. Voyant qu’il ne se calmait pas, la jeune femme l’entraîna dans un lieu plus discret afin qu’ils puissent s’expliquer. Inutile de dire qu’elle avait sa propre version de l’histoire. S’il fallait en venir aux mains, elle n’hésiterait pas à répliquer, voire à attaquer elle même pour que ce parasite lui lâcha la grappe et qu’elle puisse retourner à ses occupations.  

Il lutta pour se libérer de son emprise et la blonde accepta de le relâcher tout en ne le quittant pas du regard. Au moindre geste pouvant lui faire croire qu’il tenterait une chose stupide, elle se tenait prête à réagir. Son regard noir la renseigna sur ses émotions : il était en colère, probablement parce qu’elle l’avait traîné ici sans ménagement. Les hommes n’aimaient pas généralement qu’une femme les traite ainsi. Ils se sentaient diminués... Quoique d’autres en fait adoraient. Les hommes étaient vraiment étranges, elle n’y comprenait pas tout et à vrai dire la seule chose qui l’intéressait à présent c’était de comprendre ce que cet homme là lui voulait.

Mais la chose n’allait pas se révéler être simple car il prétendit ne pas voir de quoi elle parlait. Sérieusement ? Il pensait vraiment qu’elle allait le croire ? April haussa un sourcil, le doute s’inscrivant sur son visage. « Tu crois vraiment que je vais gober ça ? ». Elle pouvait bien parfois se révéler être un peu naïve mais tout de même ! « T’as intérêt à t’expliquer si tu ne veux pas avoir d’ennuis demain matin. N’essaie pas de m’embrouiller. Si jamais tu es en train de me suivre pour elle, tu ferais mieux de rentrer parce que je n’ai pas l’intention de te dire ce que je fais et pour qui. Mais je ne travaille pas pour elle et si jamais c’est lui qui t’envoie me surveiller, tu n’as qu’à lui dire que j’ai rempli ma mission parce que c’est ce que j’avais l’intention de faire avant que tu ne me tombes dessus. C’est clair ou pas ? ».

Le surveillant très attentivement, April restait vigilante. De toute façon, ce n’était pas à lui de poser des questions. Déjà parce qu’il était plus jeune, ensuite parce qu’il était en tord et enfin parce que personne ne s’adressait à elle de cette manière sans le regretter amèrement par la suite. Finalement, elle soupira et porta sa main à son front tout en secouant la tête. Tout ça était vraiment absurde. « Ecoute, je ne travaille pas pour Cooper. Et ça n’arrivera jamais. Je ne prends mes ordres que d’un seul homme alors sois tranquille. Si tu t’apprêtais à faire un truc débile qu’elle n’approuve pas, elle n’en saura rien, ce n’est certainement pas moi qui irait baver à ses pieds. J’ai autre chose à faire que de me préoccuper d’elle. ».

S’il ne comprenait toujours pas qu’elle n’avait rien à voir avec cette garce, April n’insisterait pas. Mais il allait falloir qu’il apprenne à vivre un enfer parce qu’elle n’admettait pas ses manières. Oh non, elle n’irait pas cracher sur lui auprès de cette vipère. Elle n’avait besoin de personne pour s’en prendre à quelqu’un, il lui suffisait juste qu’elle se retrouve entre quatre yeux pour lui faire comprendre sa manière de voir le monde. « Ceci dit, j’aimerai quand même savoir pourquoi tu penses qu’elle te fait suivre ? ». Toute information serait bonne à prendre. En apparence, April sembla se détendre. Seulement en apparence. Elle esquissa un sourire. « Nous pourrions déjeuner ensemble de temps en temps. Il y a des jours où ils nous poussent un peu plus que d’autres hors de nos limites et... Je n’ai vraiment pas envie de t’avoir pour ennemi. ». Son amusement se sentait à la fin de sa phrase. Lui ? Elle ne le craignait absolument pas. Mais elle pouvait avoir besoin de lui et n’avait rien trouvé de mieux. Elle ne pouvait pas l’inviter à boire un verre, elle ne faisait jamais ça. Alors... Elle pouvait bien se rapprocher de lui suffisamment pour en apprendre un peu sur Cooper et l’atteindre...
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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Sam 14 Sep - 19:42

"Keep your friends close and your enemies closer"

J’y étais allé un peu fort, je le reconnaissais. Ce ne me ressemblait pas de perdre mon sang froid en public. J’avais déconné. Mais c’était aussi une manœuvre visant à la mettre mal à l’aise, afin que, dévoilée au grand jour, elle ne puisse rien tenter si elle ne voulait pas briser sa couverture. Je m’étais mépris sur ses intentions. La jeune femme avait vite rectifié le tir en m’emmenant un peu plus loin, faisant grimper un peu plus la pression qui m’habitait et qui ne demandait qu’à exploser.

Je réussi à me dégager sans avoir besoin de la malmener, car elle avait bien voulu me lâcher. Ce n’était pas dans mes habitudes de frapper une femme. J’avais beau avoir vendu mon âme au diable, j’avais encore quelques principes. Mais il ne fallait pas qu’elle me pousse à bout, sinon, je serais contraint de me défendre.

Elle me débita tout un tas de conneries que je balayais d’une réplique, faisant celui qui ne comprenait pas. Elle ne me cru pas. C’aurait été trop beau ! Voilà qu’elle me menaçait de me créer des ennuis maintenant ! Finalement, elle était tout aussi puérile que moi. Il y avait quiproquo. Qui filait qui ? c’était un vrai dialogue de sourds !

« Wow ! Je t’arrête tout de suite ! je ne vois absolument pas de quoi tu parles ! » répondis-je sèchement, mais avec calme cependant, pour couper court à sa tirade sans queue ni tête. En fait, si, j’avais une vague idée de ce qu’elle racontait, enfin, je crois. Elle était en train de me retourner le cerveau avec ses « elle » et ses « lui ». Je croyais qu’elle me filait, mais j’étais en train de me rendre compte qu’elle redoutait de l’être également. Tiens donc ! Avait-elle aussi quelque chose à cacher ? Voilà de quoi retourner la situation. Intéressant !

« Personne ne m’envoie OK ! Mon taf est fini, je rentre chez moi ! Point barre !  C’est assez clair pour toi ?» ajoutais-je, tendant la main devant moi afin de la maintenir à distance, des fois qu’il lui prenne encore l’envie de me plaquer au mur. Je jetais quelques regards alentours afin de vérifier s’il trainait des oreilles ou des regards indiscrets. Simple mesure de précaution. Juste au cas où j’éprouve le besoin de lui fausser compagnie. Je fis quelques pas de côté afin de me dégager de l’impasse qu’elle avait pris soin de créer entre le mur et le reste de la ruelle.

Ce qu’elle dit ensuite me fit me rendre compte à quel point mon coup de sang risquait de me couter cher.

« Parfait !  Tu m’en vois ravi !»

Si elle ne me suivait effectivement pas, elle connaissait quand même Cooper. Et même si elle était en train de me dire qu’elle ne lui dirait rien, si notre petite altercation lui remontait aux oreilles, cette pétasse aurait une véritable raison d’alimenter sa paranoïa de mes deux, et de me faire suivre cette fois. Je ne connaissais pas cette femme. Je n’allais pas croire naïvement son baratin et lui faire confiance. Je ne faisais confiance à personne. Jamais !
Pourquoi aurais-je peur d’être suivi si je n’avais rien à cacher, ni à me reprocher ? Parce que je suis un infect petit con qui ne supporte pas l’autorité ! Voilà qui plairait à Dakota, j’en étais sûr ! c’était la seule option que j’avais, mais pas la meilleure de surcroit. Accentuer les tensions dans notre relation déjà très… conflictuelle n’était pas l’idée du siècle. Mais je préférais passer pour un connard que de leur livrer ma vie privée sur un plateau d’argent.

Pourquoi je pensais qu’elle me faisait suivre ? Cette question me fit rire. Tu aimerais bien le savoir hein !
Cooper était une grande paranoïaque et elle ne supportait pas ma gueule de premier de la classe, ni le fait que j’ai pu avoir la confiance de quelqu’un de plus important qu’elle ne le serait jamais, celle qui avait été et qui serait à jamais mon Mentor. Je lui faisais peur quelque part, j’en étais convaincu. On m’avait collé dans ses pattes au départ de la grande traitresse : Reynolds. Elle s’évertuait donc à me démolir de toutes ses forces, assouvissant sa vengeance sur moi. Les traitres engendrent forcément des traitres pas vrai ? Elle avait sans doute peur que je parvienne à lui piquer sa place un jour ? Va savoir ! Elle était complètement givrée !

« C’est pas une formalité parafée avec le contrat que tu signes quand tu fous les pieds dans l’engrenage ? » balançais-je avec ironie.

Je bossais pour eux, l’infiltration, l’investigation, la filature, c’était l’apprentissage que je suivais. J’étais peut être jeune, mais j’avais vite compris comment ça fonctionnait. Ils l’avaient fait avec mon père avant moi, ils m’avaient déjà fait suivre avant que je ne leur vende mon âme, je connaissais leurs méthodes. Ils n’avaient pas spécialement besoin d’une raison valable pour suivre quelqu’un… des soupçons suffisaient. Dakota en nourrissait quelques uns à mon égard. Le simple fait que je sois le protégé de Reynolds lui suffirait à me filer jusqu’à la fin de mes jours. Mais je n’étais pas du genre à étaler ma vie, que ce soit privée ou professionnelle. Si elle voulait des réponses à ses questions, il lui suffirait de chercher, ça ne devrait pas être dur à trouver. Reynolds = pire ennemie de Cooper, donc j’étais le mauvais chiffre dans l’équation qui avait eu le malheur de se trouver dans des deux camps.

Son sourire ne m’inspirait rien qui vaille. J’étais méfiant. Son invitation à déjeuner me surpris, même si je ne le montrais pas. Entrant dans son jeu, j’esquissais un sourire à mon tour :

« Ca tombe bien, j’avais envie de faire un truc de dingue et vraiment stupide ! »

C’était plus fort que moi. A ce jeu, nous serions deux à jouer. Elle avait un avantage sur moi. Elle savait qui j’étais, moi, je ne savais rien d’elle. A part qu’elle bossait aussi à Genetic. Si elle ne voulait pas m’avoir comme ennemi, il allait falloir qu’elle abatte quelques cartes elle aussi.

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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Sam 21 Sep - 9:13

FINE. BE ALONE THEN AND GET PARANOIAC LIKE HER

April était un peu interloquée. Et ça, elle n’aimait pas. Elle n’aimait pas ne pas comprendre, ne pas maîtriser une situation. Tout devait être calculé, il n’y avait pas de place pour la surprise. Alors, voir un jeune homme lui crier qu’elle le suivait ou d’autres inepties de ce genre... Non, elle ne comprit pas sur le moment. La seule chose qui était certaine, c’était que cet idiot pouvait bien les faire repérer et les rues n’étaient pas sûres. Jamais. Il suffisait qu’un mutant s’amène et là ils seraient dans de beaux draps !

Le relâchant quand elle sentit qu’il ne ferait rien de stupide, elle lui bloquait cependant la route. Bien sûr, si elle savait qu’il était un mutant, nul doute qu’elle ne l’aurait pas relâcher. Les mutants étaient dangereux après tout... Ils finissaient toujours par tuer. Ces mots bien ancrés dans son esprit, elle se méfiait surtout de ce qui pouvait venir de derrière elle, de la rue. Alors elle écoutait, restait attentive au moindre bruit qui pourrait lui donner le réflexe de s’écarter. En attendant, il lui fallait interroger son agresseur afin de comprendre exactement ce qu’il lui voulait. Mais bien sûr, il se défila, prétendant ne rien comprendre. Plissant les yeux, la jeune femme lui montra qu’elle n’était absolument pas dupe. April devint encore plus méfiante lorsqu’il se fâcha en arguant qu’il rentrait chez lui. Penchant la tête sur le côté, elle scruta les traits de son visage. Il semblait dire la vérité. « Bien. Si tu ne fais que rentrer chez toi, je ne vois pas pourquoi tu t’énerves à l’idée d’être suivi... Si tu n’as rien à te reprocher, tu devrais juste rentrer et faire ta vie entre tes quatre murs, non ? ».

Par réflexe, elle recula hors de sa portée quand il tendit la main vers elle. Elle le vit chercher une issue et April prit soin de se déplacer en conséquence. Non petit, tu ne réussiras jamais à lui fausser compagnie, April se le jurait. Et puis, personne ne semblait leur prêter attention alors il allait devoir se débrouiller autrement. Mais qu’il puisse un instant penser qu’elle bossait pour cette chienne la rendait malade. Et puis quoi encore ? La seule chose qu’elle avait envie de faire à cette garce, c’était de la clouer sur un pilori et de la torturer, de répandre son sang sur le sol, de se baigner même dans ce liquide carmin devant elle tout en observant sa réaction. Ce serait... Amusant et tellement... Jouissif. La mettre à ses pieds, en faire une créature docile qui apprendrait que le pouvoir ne se réclamait pas mais se prenait. Hochant gravement la tête, elle réfléchissait.

Depuis le temps qu’elle rêvait de mettre Dakota dans l’une de ces cellules, de marquer son corps au fer rouge, de brûler sa peau et d’entendre ses cris de douleur... Lui pouvait bien l’y aider. Il ne suffisait pas de grand chose, simplement d’une opportunité. Ce n’était pas la première fois qu’elle agirait contre un collègue et le crime parfait devait être préparé suffisamment à l’avance. « Non. Pas quand on te fait confiance parce que tu obéis sagement et efficacement... Et que ton père adoptif n’est pas constamment inquiet pour toi ». La dernière partie la concernait. Mais il lui fallait bien cette excuse pour qu’il comprenne ce quiproquo qui les avait amené là. Que son mentor s’inquiète pour elle ? Elle n’en était jamais certaine. Il lui avait mis des règles, l’avait formaté... Mais elle le craignait. Il pouvait bien la tuer s’il le fallait. April angoissait chaque jour parce que sa méthode pour tuer était certainement l’une des pires. Du moins, c’était l’idée ancrée dans sa tête : ne jamais le décevoir ou les conséquences seraient terribles.

Un frisson lui parcourait l’échine. Cooper était une menace. Clairement. Peut-être même était-elle à l’origine de ça. Peut-être qu’elle voulait savoir ce qu’elle devait récupérer ? Observant sa montre, elle se rendit compte que le bureau de poste fermait dans une heure. Elle avait encore le temps mais il allait lui poser des questions. Elle n’aimait pas quand il lui posait des questions. Elle craignait toujours qu’il ne voit en elle ses pensées et qu’il ne la punisse pour ça.

Il lui fallait une nouvelle stratégie. Et April tenta une approche très maladroite. Elle n’avait plus d’ami et ne savait même plus comment s’en faire. Bon, en même temps, elle ne voulait pas vraiment devenir amie avec lui, juste être à côté de lui pour apprendre quelles faiblesses avaient cette garce. Une peur des araignées ? Elle adorerait l’en recouvrir. Mais il la rejeta. Chose à laquelle elle s’y attendait. Elle n’était pas vraiment douée en relations humaines. Soupirant, elle porta la main à son front pour montrer son exaspération. « Ok. Si tu préfères rester seul et devenir parano comme elle, c’est ton choix. Je pensais juste que nous pourrions nous entre aider. ». Tsss. Ces mots ne venaient pas vraiment d’elle. C’était ceux d’une étrangère. Esquissant un sourire pour paraître plus avenante, elle ajouta : « Tu as encore beaucoup à apprendre pour être un bon agent. Je ne rentrais jamais chez moi lorsque j’étais en entraînement...». Les images qui traversèrent son esprit la dérangèrent et elle les chassa d’un mouvement de la tête. « Tu ne me suivais pas, je ne te suivais pas... Restons-en là. ».
Un peu blessée ? Oui mais uniquement dans sa fierté. Une ombre passa dans son regard et elle se détourna de lui pour reprendre sa route.
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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Lun 23 Sep - 22:32

La jeune femme était perspicace. En même temps, j’aurais eu tort de la sous-estimer. Elle était certainement un agent plus confirmé que moi. Je ne savais pas dans quel domaine elle œuvrait, mais elle ne faisait pas partie des agents de terrains que je fréquentais et je ne l’avais jamais vue dans l’équipe de Romanov. J’étais donc sur mes gardes. Toutes les personnes de Genetic n’étaient pas dignes de confiance, et je devais sans doute bosser pour la pire d’entre elles. Tout ce que je pouvais faire, ou dire, qui irait à son encontre, serait retenu contre moi, je le savais. Je n’avais pas le droit à l’erreur. Cooper était une vraie vipère et elle avait des yeux et des oreilles qui traînaient partout !

La jeune femme avait visé juste quand à mon comportement plus que suspect. Il fallait que je me sorte de ce mauvais pas, et vite.

« J’en ai eu bien assez de ma journée pour ne pas à avoir à faire de rab. » rétorquais-je avec un regard appuyé. En gros, j’avais déjà suffisamment donné à Genetic pour la journée, je voulais qu’ils me fichent la paix quand j’en sortais, ça, elle pouvait sans doute le comprendre si elle était un tant soit peu humaine.

« Tu kifferais qu’on surveille tes moindres faits et gestes toi ? même si t’as rien à te reprocher ? »

Je tentais de maintenir la distance qui nous séparait et bougeais en conséquence pour me dégager de sa portée, mais elle se mouvait stratégiquement elle aussi, veillant à ne me laisser aucune issue. J’esquissais un sourire en coin, amusé. Elle ne me connaissait donc que de vue. J’aurais toujours une issue, quoi qu’elle fasse, du moment qu’il n’y avait pas de témoin.

La filature à Genetic était une formalité pour moi, du moins, c’était ce que je lui avais balancé à la figure. Je n’approuvais pas, mais c’était une réalité, surtout quand on fréquentait des gens comme Cooper. Mais April ne partageait pas mon avis. Ces mots étaient étranges sortis de sa bouche. J’avais l’impression de m’entendre, quelques mois plus tôt. C’était ce genre de relation que j’entretenais avec Reynolds : une mère adoptive, une confiance aveugle, ne jamais la décevoir… et puis… la roue avait tourné. Elle avait été destituée de ses fonctions suite à un malheureux concours de circonstances. Mon sourire s’élargit. Quelle ironie du sort pas vrai ! On avait donc des points en commun…

« Certes ! Mais je ne suis pas persuadé que tous les gens du groupe te vouent une confiance sans bornes comme ton père adoptif ! » la piquais-je froidement. Et je parlais en toute connaissance de cause !
Il y avait probablement des gens à Genetic qui se méfiaient de son mentor, tout comme ils s’étaient méfiés du mien. Rien n’était jamais acquis, et personne n’était éternel. Ca je n’avais cessé de l’expérimenter depuis ma naissance. Je n’avais peut être que vingt ans, mais j’avais déjà vu un nombre considérable d’horreurs qui avaient décimé tous mes proches, le temps de ma courte existence. Je ne croyais en rien, ni personne. Mon leitmotiv : pas d’attache, ne pas faire confiance, on finit tôt ou tard par se retrouver tout seul.

Je jouais au plus malin, maniant l’ironie comme j’adorais le faire, ça me permettait bien souvent de jauger les gens. Mon sourire se figea cependant quand elle me renvoyait la vérité en pleine gueule. Je ne m’en déparais pas cependant, afin de rien laisser paraître, comme à mon habitude, mais elle m’avait atteint et ça m’énervait de constater qu’elle avait raison. J’avais envie de protester énergiquement contre l’affront qu’elle me faisait, de m’associer à cette connasse de Cooper, mais ma conscience professionnelle m’intimait de fermer ma gueule et d’encaisser bien sagement sans moufter. Je me concentrais plutôt sur sa proposition afin de nous entraider ? Est-ce que j’avais bien entendu ?

« Qu’est ce que tu veux dire ? »

Bien sûr que j’étais intéressé, mais je devais me montrer extrêmement prudent. Face à quoi voulait-elle que nous nous entre aidions ? En ce qui me concernait, j’avais ma petite idée sur la question. Suivant si les intérêts qui la motivaient convergeaient avec les nôtres, je pourrais en glisser deux mots à Reynolds. Nous avions déjà formé un petit groupe de résistants afin de tenter de destituer Tussle, ainsi que sa garce de secrétaire.

Je ne répondis pas à sa dernière réplique. Je savais que j’avais encore beaucoup à apprendre, et j’en avais un peu rien à foutre qu’elle ne rentre pas chez elle pendant son entraînement. En ce qui me concernait, j’étais encore à demi étudiant, ce qui justifiait mes absences à Genetic, et ça m’allait très bien comme ça pour l’instant. Je redoutais toutefois les changements que ma titularisation en tant qu’agent à temps plein allaient apporter… Je voulais bien être dévoué, mais je tenais plus que tout à ma liberté, et je comptais bien me battre pour la préserver.

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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Ven 27 Sep - 18:32

WANNA CUT THE SNAKE'S HEAD WITH ME ?


April raisonnait d’une certaine façon. A vrai dire, son mode de pensée avait été totalement façonné pour faire des corrélations entre des comportements et des mots. Certains gestes corporels trahissaient un mensonge ou du moins, des choses que l’on voulait cacher : un sentiment, une peur, une honte... C’était son boulot de découvrir quoi en utilisant des méthodes de tortures variant de l’archaïque au moderne. La douleur, pour ceux qui ne la connaissait pas, faisait plier les esprits. Mais surtout, elle avait bien compris que le petit avait peur que son manager ne l’ait fait suivre. Drôle d’idées pour quiconque travaillait dans une entreprise lambda mais Genetic n’était pas une entreprise comme les autres. Tant de sombres secrets se cachaient dans ses murs et lui, il ne devait pas savoir quelle était sa réputation dans les sous-sols 5 et 6... La rivière de sang qui suivait ses pas, ce nom que l’on murmurait sur son passage... « White Lady ». Ce fantôme de femme solitaire, abandonnée et trompée qui finissait par se suicider après, parfois, avoir tué ses enfants. Une chance qu’elle n’en avait pas et une chance que tout le monde ignorait son coeur blessé par l’abandon du seul qui aurait pu l’empêcher de sombrer. Mais à présent bloquée sous terre, elle ne voyait plus qu’un enfer, un monde sans saveur, sans espoir... Et son travail c’était d’amener les mutants captifs à le croire aussi. Il lui répondit, cherchant peut-être à se rattraper. Non, se corrigea-t-elle, il cherchait manifestement à se rattraper parce qu’elle venait de le confronter à la vérité. Plongeant ses yeux verts dans les siens, April le sondait, cherchant à déterminer s’il était sincère ou non. Apparemment oui. « Je comprends. » Mais, ne put-elle s’empêcher de penser, il n’irait jamais loin dans la société. Genetic, c’était le Diable. Elle leur avait donné son corps et son âme. Ils lui prenaient toute sa lumière et la transformaient en une créature des ombres, en douleur. Et pourtant, elle ne leur en voulait pas. Ils pouvaient bien faire ce qu’ils voulaient d’elle, April ne souhaitait plus rien de la Vie.

Plongée dans ses pensées, elle se rendit compte qu’elle avait relâché son attention. Grave erreur, il aurait bien pu en profiter pour lui échapper. Au lieu de ça, il lui posa une question des plus pertinentes. A une époque, elle aurait probablement dit oui mais à présent... Kiffer ? April ne connaissait pas ce mot mais présuma qu’il devait être un synonyme d’aimer.« On me surveille déjà... Où que j’aille là bas, je suis toujours suivie par une camera. Je m’y suis habituée, il n’y a rien que l’on puisse faire contre ça. ». Eh oui... Le voyant bouger, elle le suivit comme un reflet dans un miroir. S’il cherchait à faire diversion, il avait raté sa chance. « Quand on nous apprend à surveiller sur le terrain, il est évident que nous serons à notre tour surveiller. Ils ne te l’ont pas encore dit ? ». Elle esquissa un sourire. Il lui faisait l’effet d’un chaton qui apprenait à chasser sans bien savoir comment ça se passait. Il manquait encore d’expérience. Mais il apprendrait bientôt.

Ignorant qu’elle se faisait l’écho d’une mère perdue, elle n’avait d’ailleurs plus aucun souvenir de sa propre mère. Elle ne savait même plus ce qu’était la véritable amitié et nulle doute que les premiers pas allaient être périlleux... Parce que son approche n’était pas vraiment sincère et qu’elle risquait de reproduire les comportements qu’elle avait appris auprès de son mentor avec lui. Surtout s’il s’évertuait à la défier. .. Confiance ? « C’est lui qui me donne ses ordres. Je ne travaille que pour lui. C’est comme ça que ça marche, non ? Il faut d’abord montrer que tu es fiable pour qu’on te fasse confiance... Et tu n’as peut-être pas encore fait tes preuves. ». Sa réflexion était faite comme un constat. Elle ne se moquait pas de lui, du moins pas ouvertement. Avoir la confiance de Cooper ? Ce devait être impossible. Cette femme était bien trop imprévisible pour que l’on puisse lui faire confiance. Et les rumeurs à son sujet allaient également bon train aussi.

April croyait son mentor. Lui, il lui disait être important, que Genetic ne pouvait pas se passer de lui. Elle le croyait parce qu’elle avait appris à ne pas poser de questions, à simplement prendre comme vrai tout ce qu’il lui disait. La vérité était bien évidemment toute autre. Bien sûr, Genetic avait besoin de lui pour le moment mais viendrait un jour où comme beaucoup il serait écarté du projet, tombant soit en disgrâce, soit en ayant un malencontreux accident. Ses travaux seraient alors effacés ou bien remis à un nouveau complice.

Mais elle, elle devait se trouver un nouveau complice. April n’aimait pas Cooper, c’était un fait. Et manifestement, lui, il ne devait pas l’apprécier au vu de ses réactions. « Je veux dire que nous pourrions peut-être nous arranger pour qu’elle quitte la société... Son comportement est vraiment problématique. Comment peut-on laisser quelqu’un de parano être responsable ? Elle n’en est manifestement pas capable, ou bien elle cache quelque chose et si jamais c’était un complot contre Genetic et que nous pouvions le démontrer, je pense que tu pourrais gagner en galons et dans tous les cas être débarrassé d’elle. Ta vie serait sûrement plus facile qu’aujourd’hui... Et tu t’éviterai des ennuis. Un autre que moi aurait pu te tuer sans sommation... Et tu es jeune, tu as tellement de choses à apprendre encore.». Tussle ? April n’y songeait pas vraiment, la seule tête qu’elle voulait c’était celle de cette vipère. Mais si on lui proposait un plan d’envergure, elle pouvait bien apporter son aide juste pour avoir le droit de trancher la tête qui l’intéressait.
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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Dim 6 Oct - 17:50

Je me méfiais de cette femme. Elle était indéniablement de Genetic, mais je ne savais pas vraiment à qui j’avais affaire. Tout se savait dans une organisation comme la nôtre, je devais être très prudent dans mes propos afin de ne pas me foutre d’avantage dans la merde que je ne venais de m’y mettre en l’agressant. J’essayais de rattraper le coup, du mieux que je pouvais. Il ne fallait pas que ce petit incident remonte aux oreilles de Cooper, sinon, il y avait de grandes chances pour qu’elle me fasse ma misère. J’avais horreur de me justifier, mais je n’avais pas vraiment le choix. Jouer la forte tête ne marchait pas avec Dakota, et je ne voulais pas avoir à lui rendre de comptes supplémentaires. Elle m’accablait déjà bien assez de reproches comme ça !

Je jouais le jeu, mettant mon emportement sur le compte de ma sale journée, ce qui était vrai, cela dit, mais ce n’était pas l’unique raison… Je devais apprendre à ne pas me laisser submerger par ce genre d’émotions, afin que ce genre de situation ne se reproduise plus. J’avais encore beaucoup à apprendre.

J’avais tenté de retourner la situation à mon avantage. Ca marchait relativement bien d’ordinaire quand j’arrivais à trouver les mots qui touchaient mon interlocuteur. Ce qu’elle me répondit ne me surprit pas. Il y avait des caméras de surveillances un peu partout dans les locaux de Genetic… Même s’il y avait des endroits plus surveillés que d’autres. Elle pratiquait la même technique que moi et me renvoya ma question. Fait chier ! Je ne cillai pas cependant, même si ça m’emmerdait qu’elle ait sans doute raison. Je n’avais pas pensé à cette éventualité avant d’être confronté à Cooper, car la relation que j’entretenais avec elle était très… conflictuelle. Mais apparemment, c’était une normalité pour April. Est-ce que Reynolds m’avait fait surveiller elle aussi ? j’avais des doutes… c’était une possibilité qui ne m’enchantait guerre. Je ne répondis rien, me contentant de soutenir son regard avec aplomb.

J’étais toujours sur la défensive mais j’avais décelé une faille dans sa carapace. Elle semblait toujours parler de son mentor à qui elle avait l’air d’accorder une confiance sans bornes. C’était drôle, son refrain m’était familier, aussi ne m’étais-je pas privé de lui envoyer la triste vérité au visage, celle qui m’avait ouvert les yeux sur le fait que je n’étais qu’un vulgaire pion sur un gigantesque échiquier. Moi aussi j’avais la confiance de mon mentor, la reine de glace, avant que celle-ci ne soit mise en échec. J’esquissais un rictus moqueur. Elle me faisait bien rire avec son petit sermon. « Faire mes preuves »… un bien grand mot, tout comme « être fiable »… Je les avais faites mes preuves, auprès de Kate. Par contre, Cooper… elle, était bourrée de préjugés à la con et elle ne m’en avait jamais vraiment donné l’occasion !

« Va savoir… » répondis-je avec ironie, affichant un petit sourire suffisant. Je n’avais nullement envie d’étaler ma rancœur, ni d’en débattre avec une inconnue.

Ce qu’elle débita ensuite me surprit. J’étais tenté de me réjouir de ses propos car c’était ce que je souhaitais plus que tout à Genetic, de la voir dégager, ou être moi-même rattaché à n’importe qui d’autre. Mais d’un autre côté, il y avait Holster… Tant qu’il n’aurait pas retrouvé sa place, je ne pouvais pas perdre la mienne, car je ne lui serais plus d’aucune utilité si je ne pouvais plus fouiner dans les petites affaires de Cooper et Tussle.
Je m’étais fourré dans un sacré bourbier et j’avais une double épée de Damoclès planant au dessus de ma tête : d’un côté, je devais faire mes preuves pour Cooper afin qu’elle arrête de se méfier de moi, et de l’autre, je faisais de mon mieux afin de prouver ma loyauté envers Holster pour le compte de qui j’espionnais ma garce de chef. Et au milieu de tout ça, Reynolds et Romanov m’avaient rallié à leur cause de rébellion interne visant à remettre Holster sur son trône. Quel joyeux bordel !

« Attends une minute… tu es en train de me dire que… tu veux te débarrasser d’elle, c’est bien ça ? »

Même si nous étions seuls à priori, je prenais garde à ne mentionner aucun nom. J’étais peut être inconscient, mais pas totalement con non plus.

« Que me vaut cette attention soudaine ? »

J’étais méfiant. Je ne la connaissais pas cette nana, et elle était en train de me parler de complots contre Cooper. Il fallait que j'en apprenne d'avantage sur elle. Ces propos étaient graves. S’ils remontaient jusqu’à des oreilles indiscrètes, nous aurions probablement de sérieux ennuis. Etait-elle en train de me tester ? Voulait-elle me faire avouer quelque chose ? Certes, j’étais peut être parano, mais on n’était jamais sûrs de rien par les temps qui couraient, et je ne faisais confiance à personne.

« Qu’est ce que t’aurais à y gagner dans cette histoire ? »

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Lun 14 Oct - 12:03

TO KILL A MONSTER A TEAM IS BETTER


Les espions étaient partout et April était bien placée pour le savoir. Pourtant, elle prenait le risque avec ce petit. Pourquoi ? Il pouvait bien la trahir, il y avait des rumeurs à son sujet. Mais quand des intérêts se rejoignaient, une alliance pouvait se révéler fort utile. Un jour, April obtiendrait le droit de torturer Dakota. Un jour, peut-être que la relation entre les deux jeunes femmes prendraient une tournure inattendue et pourtant tout cela, elle ne jetterait jamais à la figure de Jeremy. Elle voulait prouver à la mutante que sa tête haute n’était qu’une façade et qu’entre ses mains elle ne deviendrait qu’une marionnette. Mais qui contrôlerait vraiment l’autre ? Si Cooper n’était pas une mutante, si April n’avait pas appris à les haïr, elles auraient très certainement pu être des amies, voire des sœurs. Elles se complétaient. L’ambition de Dakota avait besoin de la main d’April pour parvenir à ses fins. Mais pour l’heure, la jeune femme recherchait des informations pour la faire tomber. Et qui de mieux que celui qui était proche d’elle et assez en colère pour les lui fournir ?

Sa méfiance ne lui échappait pas. A vrai dire, il aurait été idiot si jamais il n’avait pas un minimum de retenue. On apprenait vite à Genetic qu’il fallait faire attention à son comportement, ses paroles, bref à tout ce qui pourrait trahir une éventuelle déviance de la part de ses employés.

La jeune femme le trouva insolent. C’était sûrement pour cette raison que ça se passait mal avec Cooper. Elle ne devait pas supporter qu’un avorton de son genre ne lui tienne tête de cette manière. Loin de se laisser démonter, la blonde continua. Ici, elle se permettait un tel discours parce qu’il n’y avait aucun témoin et si Jeremy s’amusait plus tard à raconter de telles accusations, April aurait vite fait de les démentir. Son dossier était vierge de toute incartade, du moins en apparence. Son visage se teinta de surprise. Ah, il ne l’avait pas attendu celle-là. Pourtant, April en avait marre de voir cette femme se pavaner dans ses couloirs, son territoire, la regarder de haut. Elle ravalait sa colère, se vengeait sur les corps qu’elle possédait déjà mais ça ne suffisait pas. Celle qu’elle voulait, c’était bien cette vipère. Lui couper la tête serait l’un des meilleurs jours de sa vie. Hochant gravement la tête, elle le fixait droit dans les yeux. « Pourquoi pas ? »

Elle sourit et rit légèrement. Un rire froid. C’était lui qui l’agressait, qui lui faisait comprendre qu’avec sa responsable c’était pas vraiment une vie facile. En y réfléchissant, la sienne ne l’était pas non plus. Elle ne vivait qu’à travers les yeux de son mentor et craignait plus que tout de le décevoir. Après tout, il l’avait recueilli après le meurtre de ses parents. Passant une main dans ses cheveux, elle fit mine de réfléchir. « Tu sembles aspirer à autre chose et nous avons un obstacle en commun. En unissant nos forces, nous pourrions certainement le dépasser, le réduire en morceaux. Nous avons un intérêt commun dans cette histoire. La question serait d’anticiper et de savoir quelle autre tête viendrait se placer à sa place. C’est comme une hydre, tu sais. Coupe une tête, deux repoussent. Mais celles qui apparaîtront pourront toutefois être meilleures. J’y place mon espoir. »
Mais cette explication ne sembla pas lui suffire. Voilà qu’il voulait comprendre ses ambitions. Ce qu’elle y gagnerait ? Esquissant un nouveau sourire amusé, elle redressa la tête. « Je te l’ai dit. Nous avons un monstre à abattre. Je pense que son règne doit s’achever. Je pense qu’elle devrait apprendre quelle est sa place. Elle n’est pas si importante, ni même indispensable. »

Baissant son regard jusqu’à l’ancrer de celui du petit jeune, la blonde le sondait. Elle étudiait chaque micro-réaction sur son visage, elle essayait de voir s’il était intéressé ou pas. Si jamais il ne l’était pas April aurait fait choux blanc. Et une chose était certaine, le petit risquait bien de connaître des jours difficiles. Elle ne se prétendait pas suffisamment intelligente pour jouer au jeu des intrigues politiques en s’en sortant indemne. Elle ne visait que de petites actions et ne visait jamais le pouvoir. Qu’en ferait-elle ? Elle, ce qu’elle voulait, c’était simplement de continuer à faire son job, de torturer les mutants et de rendre son mentor fier d’elle. Sa vie ne tournait qu’autour de ça. Rien d’autre. Certains diraient qu’elle était triste. Oui, April mentirait si jamais elle osait affirmer qu’elle aimait sa vie. Bien sûr, parfois, elle réalisait qu’elle torturait des êtres humains. Mais la morale de son mentor s’imposait, et représentait pour elle un refuge où ses actions prenaient un sens. Mais au fond d’elle, April était toujours une adolescente effrayée et perdue. Une arme de choix pour quiconque savait comme l’utiliser.
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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Mer 16 Oct - 22:40

Je commençais à regretter de m’être emporté contre la jeune femme. Elle me mettait dans une position inconfortable, en proférant de telles paroles, même si je n’en pensais pas moins. Seulement, je n’avais pas le droit de le penser, et encore moins de le dire… pas à Genetic. Je ne savais quelle attitude adopter. Je savais ce que je voulais, mais je connaissais aussi les risques, et ce que j’avais à perdre si je merdais. Je ne pouvais pas me le permettre. J’avais envie de disparaître, de fuir loin d’ici. Il me suffisait simplement d’y penser, de me concentrer l’espace de quelques secondes sur l’endroit familier que je voulais atteindre… j’étais tenté. Mais si je le faisais, elle pourrait toujours aller raconter ce qui s’était passé à Cooper, ou à quelqu’un d’autre qui ferait le sale boulot à sa place, pour se venger du fait que je lui ai si lâchement faussé compagnie. Merde !

Je luttais intérieurement pour rester maître de mes émotions, et surtout, maître de mes expressions. Elle avait une facilité déconcertante à voir au delà des apparences, malgré tout le mal que je me donnais pour ne rien laisser paraître. Son regard glacial me sondait en permanence, je n’aimais pas ça. Il était hors de question que je la laisse voir quoi que ce soit ! Mon regard se durcit. J’esquissai un sourire en coin à mon tour, faisant écho à son rire flippant.

« Elle a du y aller fort pour que tu la détestes à ce point ! » balançai-je avec insolence.
C’était ma manière à moi de la jauger. Car finalement, je jouais le même jeu qu’elle. Avant de faire confiance à quelqu’un, il valait mieux savoir à qui on avait affaire. On avait peut être un intérêt commun, comme elle me le faisait judicieusement remarquer, mais qu’est ce qui me prouvait qu’elle n’allait pas me faire de crasses en court de route, ou même après ? qu’est ce qui me prouvait qu’elle était sincère ?

« Oui, biensûr, il y aura toujours des hommes ou des femmes de pouvoir…l’un tombe, un autre le remplace… c’est ça qui t’intéresses ? le pouvoir ? »

J’avais gardé mon petit sourire en coin qui contrastait avec la mine innocente que j’affichais. C’était ce que Dakota détestait, effectivement. Elle n’avait pas apprécié se rendre compte que je n’étais pas aussi naïf et malléable qu’elle l’avait espéré, et encore, vue qu’elle me prenait pour un con, j’avais encore l’espoir de la duper. J’aimais jouer sur les mots et les doubles sens dans le but d’arriver à mes fins, ça l’agaçait passablement. Une chance qu’elle était cruche et qu’elle ne pannait rien à la subtilité !

April éluda subtilement ma question. Mis à part le fait qu’elle voulait voir Cooper tomber, je n’en savais pas d’avantage sur elle. Aussi décidais-je de rentrer dans le vif du sujet, à pied joints, tant qu’à faire :

« D’ailleurs, c’est bien joli tout ça ! Mais nous n’avons pas été présentés ! Tu ne me parles que du bras droit du boss, mais toi, il ne me semble pas t’avoir vue traîner dans les hautes sphères. T’es plutôt du genre… » je laissais volontairement ma phrase en suspend, voulant l’inciter à la terminer à ma place.

J’étais presque sûr qu’elle bossait dans les étages inférieurs. Je l’avais déjà croisée quand je bossais avec Reynolds et que j’avais eu l’occasion de me rendre au niveau -4. C’était le plus bas que j’étais descendu. Je n’avais jamais voulu savoir ce qu’ils fabriquaient aux niveaux -5 et -6, et je n’étais toujours pas sûr de vouloir le savoir d’ailleurs. Kate m’avait dit que c’était là qu’ils menaient les recherches les plus approfondies sur le gêne mutant et je m’étais contenté de cette explication. Si cette femme était effectivement des niveaux inférieurs, elle devait savoir. Elle était sans doute une chercheuse expérimentée ou encore…non… elle était agent ! et pas n’importe quel agent ! Je le savais pourtant… j’avais entendu des rumeurs sur elle… ça allait me revenir...

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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Sam 19 Oct - 8:50

WHITE LADY IS WATCHING YOU. BEWARE.

La nature des hommes et des mutants n’avaient plus vraiment de secrets pour elle. Les deux étaient lâches et fuyaient à la première occasion. Jeremy n’échappait vraisemblablement pas à la règle et la jeune femme agissait par pur réflexe. Elle se doutait bien qu’il ne devait pas être à l’aise, elle non plus à vrai dire même si elle cachait bien ses sentiments. Oui, ils étaient tous lâches et s’il refusait de mettre fin à ses souffrances alors c’était tout simplement qu’il n’avait pas suffisamment de cran et qu’il ne parviendrait pas à survivre bien longtemps. Oui, April avait appris également que parfois il fallait vraiment agir contre toute morale pour sauver sa peau. Elle l’avait fait. Une fois. Elle avait beau torturer des mutants et se montrer inhumaine avec ses « chiots » comme elle les appelait, elle n’était pas du genre à agir dans le dos des gens. A vrai dire, les complots politiques lui passaient par dessus la tête. C’était un soldat, un pion que l’on pouvait balader suivant sa volonté et elle obéissait aveuglément. Elle ne remettait rien en question. Pourquoi faire ? Elle n’avait plus personne en ce monde. Elle avait un travail, elle le faisait tout en attendant sa mort. Elle n’avait plus de rêves, plus d’espoir. Aedhan avait pris soin de les briser en morceaux et si elle était devenue comme ça, c’était bien sa faute. Elle lui en voulait terriblement. Il lui avait tout pris : ses parents, sa maison, sa vie... Et il l’avait abandonné ici alors qu’elle avait pris tous les risques pour lui ouvrir les portes. Il l’avait oublié. Et c’était le seul lien qu’il lui restait avec son passé, un passé dans lequel elle se réfugiait la nuit pour oublier cette vie sans saveur.

Et puis... Il y avait Cooper. La vipère des souterrains. Elle, en un sens, April l’admirait. Il fallait certainement un peu de folie pour oser espérer se placer au sein d’une société capable de vous jeter du jour au lendemain. Elle, elle prenait le parti de ne pas faire de vague pour ne pas représenter un danger immédiat mais Cooper l’agaçait. Non, elle la haïssait. Jamais April ne pourrait lui pardonner. Ses regards condescendants, ses mots acerbes, peu à peu elle avait développé des pulsions meurtrières et fait de la jeune femme sa cible personnelle. Il avait simplement fallu connaître sa nature. Elle observa son regard se durcir et les mots qu’il employa la rassura : il n’était peut-être pas aussi stupide qu’il en avait l’air. « Elle n’estime que ceux qui ont le pouvoir. Elle leur lèche les bottes mais elle méprise les autres. Je n’aime pas ce genre d’agissement. Et tu me parais être une personne bien. J’avoue que j’ai pitié de toi parce que tu dois la supporter et qu’elle te freine dans ton évolution personnelle. »

Son insolence ne l’avait pas froissée. A vrai dire, il lui en fallait un peu plus et elle restait sur ses gardes : ils avaient beau être dans une ruelle, ils n’étaient pas sur son terrain favori. Autrement, elle aurait certainement perdu patience. Elle avait glissé maladroitement un compliment mais pour le coup, il semblait vraiment être l’un de ces chiots qu’une marâtre malmenait pour son propre plaisir. Et ça... Ou bien, peut-être que Cooper lui renvoyait son propre reflet, un reflet qu’elle était incapable de supporter ? On pouvait certainement creuser très longtemps son subconscient sans jamais être sûr d’avoir compris réellement ses motivations. Oui, Cooper pouvait également être une cible qui lui permettait d’avancer chaque jour... « Non. Pas celui auquel tu fais référence. A quoi est-ce que ça me servirait d’être proche de la Direction ? Leur blabla ne m’intéresse pas. Je fais juste mon job, le pouvoir que j’y ai me suffit. ».

Elle était sincère et n’avait même plus besoin d’être sur ses gardes. Elle savait comment prendre le pouvoir sur l’esprit des mutants et ça lui suffisait amplement. Elle en faisait des êtres dociles qui ne vivaient plus que pour la satisfaire. La peur et l’envie de plaire en même temps. Le plus ironique, c’était qu’April était exactement dans cet esprit vis à vis de son mentor. Il l’avait attaché à elle et elle, elle attachait des mutants à ses pieds. Certains s’en remettaient, d’autres non. A vrai dire, peut-être qu’aucun ne se remettait complètement. Aedhan avait été un peu épargné et pourtant il en portait toujours les stigmates... Il l’amusait. Oh oui il était insolent et elle aurait pu le traîner par le cuir chevelu pour ça. D’ailleurs, un autre mutant risquait bien de subir ce châtiment à sa place... Savait-il qu’il condamnait peut-être l’un des siens ?

« Les hautes sphères ? Je te l’ai dit, elles ne m’intéressent pas. Je travaille dans les sous-sols, avec la Recherche sur les gènes mutants... ». Esquissant un sourire, elle ajouta « White ». White. Un nom qui avait sa légende. Des murmures dans les couloirs. La White Lady, celle qui faisait tremblait les mutants emprisonnés. Un nom que l’on prononçait avec crainte parce qu’elle était à priori incorruptible et d’un comportement apparemment exemplaire. Le fantôme de Genetic qui hantait ses couloirs. Une chose était certaine, si elle avait quelqu’un pour cible, elle ne lâchait pas sa proie. Et malheureusement pour Cooper, April l’avait dans son viseur. Jeremy allait-il être le prochain ?
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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Sam 26 Oct - 12:04

Tout comme April, j'avais conscience de n'être qu'un pion que les grands de ce mondent s'amusaient à manipuler à leur guise. J'étais entré de mon plein gré à Genetic et j'avais foi en leur recherches qui un jour, selon moi, rendraient la vie plus facile aux gens comme nous, les mutants, permettraient d'éviter à des gamins comme moi, de voir tous leur proches se faire décimer sans raison pour des conflits d'intérêt politiques liés au secret de la mutation, de voir des explosions de pouvoir destructrices, de pouvoir contrôler leur don. Parfois, j'avais le sentiment de n'être qu'un doux idéaliste. On était encore loin de tout ça, mais j'étais persuadé du bienfondé des actions de Genetic. C'était pour cette raison que je me laissais manipuler, et être leur instrument afin de voir un jour ce rêve se concrétiser.

Cependant, contrairement à April, je n'étais pas une coquille vide et sans âme. Je réfléchissais encore par moi-même et j'avais mes propres convictions. Quoi que Genetic me demande de faire, je veillais à ne jamais les enfreindre afin de leur prouver qu'on n'était pas obligés d'user de force ou de violence pour parvenir à nos fins. Ils m'avaient peut être tout pris, mais ils n'auraient jamais mon âme. Enfin... peut être pas tout. Il ne me restait qu'une seule chose. Un petit jardin secret que je défendais de toutes mes forces et qui faisait ma plus grande faiblesse, j'en avais conscience. Mon alter-ego, mon garde fou, et cette promesse que nous nous étions faite, qui me permettait de garder la tête hors de l'eau, de continuer à me battre et qui maintenait encore en moi cette once d'humanité. Je ne donnais pas cher de ma vie s'il lui arrivait quelque chose.

Bref ! voilà ce qui me rendait si hargneux et qui me mettait un peu trop à cran ces temps-ci à cause de cette fouineuse de Cooper. J'avais un certain sens du professionnalisme, j'étais un pion docile, mais je ne me soumettais que si ça en valait la peine. Il y avait des limites à ne pas franchir. La seconde de Tussle aimait se sentir toute puissante et mépriser ses armées. Elle avait également la fâcheuse tendance à faire des incursions répétées dans mon espace vital, elle n'avait aucun respect pour personne, pas même pour elle-même, elle n'avait aucune morale, aucune limite, elle était avide de pouvoir, vénale, vulgaire, arriviste et il n'y avait que sa petite personne qui incombait. Ce n'était pas faute d'avoir essayé de lui faire comprendre qu'elle n'avait pas besoin de me mépriser pour faire de moi ce qu'elle voulait. Elle n'avait rien voulu entendre, préférant m'humilier, pauvre conne ! qu'elle aille se faire foutre !

Les mots d'April sonnaient un peu trop juste à mes oreilles. Je n'en aurais pas trouvé de mieux ! Sauf que j'en avais rien à foutre de sa pitié, et ce fut la fausse note qui raviva ma saleté d'égo mal placé. Alors c'était ça ce soudain intérêt à mon égard ? cette fausse sympathie ? c'était juste parce que je lui faisais pitié !

Mon regard ne s'adoucit pas, je ne cillais pas, je me contenais, le visage imperturbable, afin de ne pas exploser et de lui dire qu'elle pouvait se la carrer ou je pense sa pitié ! Un nouveau sourire sardonique pointa au coin de mes lèvres : "Que tu crois !" répondis-je froidement.

C'était stupide, je sais. Mais la pitié c'est pour les faibles ! Et je suis pas faible ! Je refuse de l'être ! Même si elle a raison. Car oui, Cooper était un frein, oui elle m'empêchait d'aller où bon me semblait, et oui elle me muselait afin que je ne progresse pas sur le terrain ! Pétasse ! C'était juste et ça me mettait hors de moi ! Et cette colère, contenue me consumait chaque jour un peu plus. Elle paierait un jour pour ça. La vengeance est un plat qui se mange froid ne dit-on pas ?

J'avais d'autres cordes à mon arc. Aussi, tentai-je de détourner le sujet de la conversation sur elle afin de comprendre ses motivations. Visiblement, ce n'était pas le pouvoir qui l'intéressait. Voilà un autre point que nous avions en commun. Mais le plus intéressant était à venir. Comme je m'en doutais, April faisait bien partie des niveaux inférieurs. C'était là bas que je l'avais déjà vue. Avec Kate. Le mot qu'elle mentionna ensuite fit tilt dans mon esprit. White Lady, c'était comme ça que le laborantin m'avait dit qu'on l'appelait, ça me revenait maintenant. Ca m'avait amusé sur le coup, de déceler dans leur regards le même genre de crainte que pour Reynolds. Etant le protégé de Kate, je la connaissais sans doute mieux que n'importe lequel des employés de Genetic, j'étais un privilégié. Son charisme m'avait toujours fasciné et impressionné. Et j'avais la chance de connaître autre chose que la façade de glace qu'elle arborait avec les employés lambdas. Je ne partageais pas leur crainte à son égard, et les rumeurs de couloirs la concernant me faisait toujours sourire. Je ne les avais donc pas vraiment pris au sérieux concernant cette "White Lady", pensant qu'ils étaient facilement impressionnables et m'imaginant qu'elle ne devait pas être si terrible qu'on le racontait. Tout comme Reynolds.

Une lueur s'alluma dans mon regard froid. Elle avait attisé ma curiosité.

"Je vois." un sourire espiègle étira mes lèvres : "T'es plutôt du genre à mater les rats de laboratoire c'est ça !" C'était une boutade pour la forme, une manière de prêcher le faux pour savoir le vrai. Mais je ne croyais pas si bien dire. A vrai dire, je n'avais pas la moindre idée du genre d'expériences qu'ils pratiquaient sur les mutants, et j'avais encore moins à ma connaissance le genre de tortures dont April était capable. J'avais été préservé de tout ça par mon mentor, n'avais jamais subi aucun test, hormis ceux qu'elle avait tenu à pratiquer elle-même, sur ma personne, ne laissant ainsi pas les autres m'approcher. Cela s'était réduit souvent à une simple prise de sang et un examen médical un peu poussé dans le pire des cas, voir à de simples questions afin de remplir des rapports. Je savais cependant que certaines pratiques étaient éprouvantes pour mes semblables. J'avais vu Anya revenir de ces tests dans des états pas toujours acceptables... J'avais conscience de mon immunité, de ce fait, je n'avais jamais posé de questions à ce sujet. Les ignorants étaient bénis paraissait-ils. Je préférais me voiler la face sur ce détail, remettant mon entière confiance et mon dévouement à Kate. Encore aujourd'hui d'ailleurs. Même si Cooper se prenait pour mon maître, elle n'aurait que l'emprise que je voudrais bien lui accorder. Ma loyauté était toujours à Reynolds, et j'attendais avec impatience qu'elle retrouve toute sa superbe afin d'évincer cette mégère !

"J'ai entendu des tas de trucs sur toi !"

" Mais ce que je pige pas, c'est...Qu'est ce qu'une femme comme toi pourrait avoir à foutre de l'ombre du boss ? "

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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Lun 4 Nov - 19:56

SECRETS ARE WHAT THEY MEANT TO BE : UNTOLD

S’enfonçant chaque jour un peu plus dans son inhumanité, April avait été programmé. Jeremy l’ignorant, tout comme les autres, mais elle avait dérapé. Comme tout être humain, elle avait une faiblesse, une faiblesse qui se trouvait en ce moment même dans les sous sols de leur bien aimée entreprise et qui souffrait par sa faute. La colère était puissante quand elle était réprimée depuis si longtemps... Cet ami d’enfance qui l’avait abandonné et trahi... Celui qui avait fini de tuer son dernier espoir. Celui dont elle se plaisait à faire couler le sang, à faire hurler de douleur. Etait-elle une marionnette ? Oui. Elle obéissait sans réfléchir, à quoi bon ? Quel idéal défendre ? Ceux qu’elle aimait étaient morts ou bien des traitres... Et penser à eux faisait trop mal également. La vie ne lui apportait plus aucune consolation, aucune envie de se battre. Elle se laissait juste glisser sur un jour, puis un autre, prenant la vie comme elle venait et sans plus s’inquiéter d’un lendemain qu’elle n’estimait ne plus avoir. Elle paierait le prix fort parce que le loup n’aurait pas en tête de garder ses sentiments et quoi de mieux, pour utiliser un mutant, que d’abuser de ses faiblesses ? Elle se ferait punir par sa faute. Elle mettrait du temps à se remettre et pourtant l’homme qui lui aura infligé cette douleur serait toujours son père et non pas un bourreau sadique qui prenait plaisir également à la maltraiter. Son cerveau avait été programmé, la White Lady avait des réflexes et des blessures qu’elle traînerait probablement toute sa vie.

Et à côté il y avait cette mutante qui se pavanait, avide de pouvoir. Il y avait un conflit interne pour April. Comment une mutante pouvait-elle se comporter ainsi ? Elle devrait avoir honte de son état et se cacher au fond d’un trou pour que l’on ne l’y retrouve plus. Mais non... Et puis cette manière d’être si méprisable... Oui, rien que son nom lui hérissait le poil, jamais April n’accepterait de lui obéir. En revanche, elle se ferait un plaisir de la dresser pour lui montrer que le pouvoir, ce n’était pas qu’une affaire d’appropriation. Il ne suffisait pas de déclarer l’avoir pour le posséder. Une leçon qu’elle se ferait une joie de lui apprendre.

Observant le jeune qui l’attaquait comme un roquet le ferait face à un berger allemand, April le laisser aboyer ses sarcasmes. Mieux encore, elle tentait d’agir plus « normalement » mais la tentative n’était pas des plus convaincantes, elle s’en rendait bien compte. « Je ne fais qu’observer les faits. Je ne connais personne qu’elle ait soutenu. Elle écrasera tous ceux qui pourraient la doubler juste pour être certaine d’avoir la première place. ». Le ton de sa voix était neutre et nullement agressif. Elle recollait les morceaux d’un puzzle dans sa tête, essayant de comprendre ce qu’elle faisait manifestement mal. L’ombre de la White Lady avait depuis longtemps poser un voile sur son coeur brisé en morceaux et il était compliqué pour elle de socialiser.

Lui annonçant son nom, elle ne savait pas s’il ferait le lien. Après tout, la White Lady était plutôt une légende pour les niveaux supérieurs. Parfois, elle s’amusait d’entendre certains employés chuchoter des choses sur ce personnage, ou même à vouloir se déguiser en elle sans le savoir pour Halloween. Ils étaient vraiment étranges ces gens... Cependant, April ne leur disait rien, les ignorant simplement, passant sa vie solitaire au sein de ces murs aseptisés et sans saveur. Mais ses activités étant secrètes elle était préparée aux questions un peu pièges des petits curieux qui voulaient trop en savoir. Esquissant un sourire amusé, elle répondit simplement : « Nous ne les matons pas. Notre but n’est pas de faire souffrir des êtres humains mais certains sont dangereux pour eux-mêmes alors nous devons... Les protéger d’eux mêmes ». Officiellement, ils étaient simplement drogués. Tout le monde savait que cet état provoquait des hallucinations et son mentor jouait bien sur les mots que les cellules les plus... sanglantes étaient cachées, y compris des hauts responsables qui avaient trop à coeur le bien être des mutants. Haussant un sourcil, un sourire en coin se dessina sur ses lèvres. « Vraiment ? Quel genre de chose ? »

C’était qu’il avait finalement beaucoup de questions ce petit. « Si demain elle parvient à se hisser tout en haut, nous en subirons tous les effets. Et je n’ai pas l’intention de lui obéir. Aussi, si nous pouvions freiner sa progression dès le départ, je pense que nos chances sont meilleures. Nous pouvons espérer qu’au dessus de nous, nous aurons une personne compétente pensant au bien de l’organisation et pas à ses intérêts personnels. C’est tout. ».

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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Jeu 7 Nov - 21:25

La jeune femme avait piqué mon égo, et même si je me contenais, c’était plus fort que moi, il avait fallu que je l’envoie chier. Alors que je partageais son point de vue et qu’elle avait raison, et c’était ce qui m’énervait d’autant plus. Foutu esprit de contradiction !

Je ne m’étais pas emporté cette fois. J’apprenais et je prenais ça comme un exercice, un entraînement. Je pouvais être confronté à ce genre de situation dans mes futures missions, je me devais de faire face et de m’en sortir dignement. Je ravalais ma fierté mal placée et serrais les dents. Tout ce qu’elle disait au sujet de Cooper était foutrement juste. Je ne pouvais pas le nier, et je le pensais aussi. Elle était arriviste, et ne s’en cachait pas. Elle me l’avait d’ailleurs clairement dit, me menaçant de faire de ma vie un enfer si je m’avisais de me dresser sur son chemin. C’était ce qu’elle faisait en fait, parce que je refusais de jouer son jeu, d’être son petit chien-chien et de remuer la queue quand elle avait décidé de jouer avec moi. Je n’y arrivais pas. « A qui le dis-tu ! » lâchais-je finalement. Ça ressemblait à un aveu ? Probablement. Je prenais garde à mesurer mes propos au cas où le vent tournerait et que ça me revienne dans la gueule.

Pour Reynolds, j’étais prêt à tout. J’aurais fait n’importe quoi, elle n’avait qu’à demander. Parce que elle, elle me respectait. Elle était mon mentor, et ça ne changerait jamais. Même si elle n’avait plus sa place d’entant. Cooper était indécente, vulgaire, et j’étais satisfait de découvrir que d’autres partageaient mon opinion sur elle. A bien y réfléchir, cette White Lady pouvait s’avérer être une alliée de taille… Encore fallait-il que je m’assure du fondement de ses convictions afin de ne pas compromettre nos plans afin de gicler cette connasse de Cooper et son connard de patron. J’avais bien l’intention de contacter Reynolds dans les plus brefs délais pour lui en toucher deux mots, et j’agirais ensuite selon ses directives.

April me servit le même discours que Reynolds au sujet de ce qui se passait dans les sous-sols inférieurs. Ça m’allait comme réponse, je n’avais ni le besoin, ni l’envie d’en savoir plus. Je pensais que ça valait mieux pour moi.

J’avais moi aussi attisé sa curiosité en lui avouant que j’avais entendu parler d’elle. « Le genre de trucs qui circulent dans les couloirs à propos des personnes trop mystérieuses et charismatiques. White Lady, Reine des glaces… des pseudonymes à glacer le sang pas vrai ? »

J’affichai un sourire amusé parce que je n’étais pas atteint par ces rumeurs. Je les avais entendues, comme tout le monde, mais ça me passait bien au dessus de la tête. J’avais été formé aux côtés d’une des deux femmes les plus craintes de Genetic, alors… Ces bruits de couloirs me faisaient bien rigoler.
J’avais volontairement fait allusion à la reine des glaces, qui avait une réputation qui ne la précédait plus non plus. Kate, mon mentor, avait été propulsée à la tête de Genetic quelques temps, lorsque Holster était détenu par Genome. Avant que celui-ci ne soit échangé au Blue Lake et que tout parte en couilles avec l’arrivée de Tussle. C’était depuis ce temps là que Reynolds était tombée en disgrâce. J’en ignorais hélas les raisons. Elle avait dirigé l’organisation d’une main de fer, et s’était fait pas mal d’ennemis à cette époque. White ne devait forcément pas être passé à côté de ça. Peut être l’avait-elle même côtoyée ?

« Je ne pense pas qu’elle soit suffisamment… influente pour se hisser au sommet. Il y a le maire de la ville au dessus, il ne faut pas l’oublier. » remarque pertinente pour une fois. Je faisais très bien l’idiot, et mon jeune âge m’accordait du crédit en matière d’innocence. Cependant, j’observais, je notais et je faisais des rapports. A Holster entre autre…
Cooper était dangereuse tant qu’il y avait Tussle. Je ne parierais pas qu’elle irait bien loin s’il n’était pas là pour la hisser sur la deuxième marche de son piédestal. Elle était opportuniste, rien de plus. Sans le grand manitou, elle n’était rien. Et elle le savait. C’était pour ça qu’elle me détestait. Parce qu’elle craignait que je marche sur ses plates bandes et que je fasse foirer son joli projet d’ascension sociale. Alors que j’en avais strictement rien à foutre de tout ça ! Je voulais juste faire mon job, devenir agent de terrain, point barre !

« Comme Holster par exemple ? » demandai-je avec un ai innocent, qui n’en était pas un du tout. Mon but, c’était qu’il retrouve sa place. J’œuvrai pour ça en sous-marin. Je n’étais qu’un pion sur l’échiquier, mais je faisais de mon mieux.

Si miss White était d’accord avec ça, on allait pouvoir s’entendre. J’attendais de voir ce qu’elle allait me proposer. Je ne pouvais évidemment pas lui parler des complots auxquels je prenais part, c’était beaucoup trop risqué, mais si elle partageait nos convictions, je pourrais l’introduire auprès de Kate. Voir dégager Cooper était mon souhait le plus cher.

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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Jeu 14 Nov - 21:16

POLITICIANS ARE NOT SCIENTISTS

Calme, April gardait ses émotions cachées. Si au début, cette agression gratuite l’avait passablement agacée, elle avait tout de même retenu ses instincts. Il serait malvenu de blesser un collègue en dehors des murs de l’entreprise. Là bas, on pouvait plus facilement cacher les choses aux yeux des autorités puisque manifestement on la laisser torturer des êtres humains. A vrai dire, dans sa tête, ils n’étaient pas vraiment humain. Juste des chiffres et des assassins en devenir. Et cette vipère... Un frisson de dégoût lui parcourut l’échine. Oh oui, elle paierait cher pour lui couper la tête devant le podium... Comme ce serait tragique... La White Lady jubilait intérieurement.

Oui, ce serait certainement sa dernière action... Bien sûr, le vent tournait et April l’apprendrait à ses dépens... Qui pouvait prédire l’avenir ? Parfois, des têtes sautaient... Par chance, son côté bon soldat qui agissait sans poser de questions jouait en sa faveur. Mais pour combien de temps ? Plus elle côtoierait Aedhan, plus elle changerait. Lentement, les années de torture reviendraient comme un boomerang, lui donnant conscience de ce qu’elle avait fait. Son coeur se rongerait, atteint par la culpabilité et elle souffrirait de troubles de la personnalité probablement jusqu’à la fin de ses jours... Puis, en plus de ça, elle finirait par avoir envie de mettre les voiles mais Genetic n’était pas le genre d’entreprise à laisser filer des agents qui en savaient un peu trop. Une clause de confidentialité ne suffirait probablement pas à les convaincre qu’elle comptait tout oublier... Un piège. Il ne s’en rendait pas encore compte, mais cette entreprise et ses sombres secrets étaient un piège.

Et sa curiosité lui jouerait des tours. Bien sûr, elle garda la vérité loin de lui. Après tout, ce n’était pas en jetant les secrets dans le vent que l’on pouvait être jugé digne de confiance. Intriguée quand même par ces rumeurs dont on ne lui faisait bien évidemment jamais part, April pencha la tête : « Je n’en sais trop rien... Je suppose simplement que c’est lié à un jeu de mots que des petits malins ont inventé pour passer le temps. Mais je préfère l’un de ceux là plutôt que la Vipère... ». Un léger sourire se dessina sur ses lèvres. Oui, elle trouvait sa petite blague plutôt rigolote. Bien sûr, lui ne partagerait sûrement pas son amusement avec elle. Il feignait n’être ni effrayé, ni impressionné. Peut-être ne l’était-il pas... Il lui faudrait un peu plus creuser pour le savoir mais à vrai dire, ce jour là, elle avait d’autres pensées en tête. Et cette réponse n’avait pas suffisamment d’intérêt à ses yeux. « Reine des glaces... Il y avait longtemps que je n’en avais pas entendu parler... ». April n’avait rien à lui reprocher. Pour elle, c’était une femme qui faisait son travail, sans émotion peut-être, mais c’était le mieux. « C’est comme cela que tu te rassures le soir pour ne pas avoir peur du noir ? », commença-t-elle, le taquinant clairement. Elle cherchait ses limites. « Les politiciens tombent... Et pour plaire à ses supérieurs, un arriviste fait des ronds de jambes mais une arriviste, elle, les écarte ». April sous entendait clairement une chose. Elle ignorait si c’était vrai mais là aussi il y avait des rumeurs... Et... A vrai dire, ça ne l’étonnerait même pas. « Holster ? », répéta-t-elle, semblant réfléchir. « Il m’a toujours fait bonne impression bien que je ne le connaisse pas personnellement. Tout ce que je souhaite, c’est voir virer cette incompétente. La science et la politique ne font pas bon ménage mais je ne suis pas très douée pour ça...».

Restant évasive, elle préférait ne pas trop s’avancer. Comme elle le disait, elle ne le connaissait pas personnellement mais il lui faisait meilleure impression. April l’ignorait mais son mentor, avec les craintes des deux organisations, avait plus que le champ libre. D’ailleurs, les cellules s’étaient remplies ces derniers temps. Elle ne jouait pas en politique et peut-être s’engageait-elle dans quelque chose qu’elle ne maîtriserait pas. Holster ou Tussle, au fond, pour elle, ça ne changeait pas grand chose. Elle faisait toujours le même job, plus ou moins officiellement. Si on avait besoin de connaître le secret du gène mutant, et que pour cela, il faille en venir à des fins peu louables, ce n’était pas son problème. Mais jusque quand ?
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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Ven 15 Nov - 23:40

Vipère ? c'était un surnom que je ne lui connaissais pas encore, mais ça lui allait comme un gant. A rajouter à côté de Cooper la sorcière, ou encore la pétasse ou bon nombres d'autres surnoms que je n'énumèrerais pas ici, mais qui dénoteraient mon degré d'affection pour cette mégère. Il allait sans dire que White Lady, c'était hautement plus classe ! Cependant, même si je n'en pensais pas moins, je n'eu aucune réaction notable à la blague de miss White. Son sourire ne m'inspirait toujours pas confiance même si je lui accordais à présent le bénéfice du doute.

La mention de la reine des glaces attira son attention, comme escompté. Cependant, elle ne fit pas d'autre commentaire sur le sujet. Je me garderais donc bien de mentionner Reynolds une fois de plus. Elle n'était plus aussi bien vue qu'avant à Genetic, elle avait été accusée de trahison, et je savais que je risquais gros si on apprenais que j'avais toujours des liens avec elle.

"Non, je préfère dormir la lumière allumée."
répondis-je avec le sourire, non sans cacher une certaine ironie. Je n'avais pas peur de Dak, enfin, pas directement. Car elle ne pouvait rien contre moi si je me montrais irréprochable, et si je n'avais rien à cacher. C'était là que le bas blessait. Pour l'instant, je n'avais commis aucune faute. Mais cette garce me poussait à bout et jouait avec mes nerfs. Je n'étais qu'un être humain, et je ce que je redoutais le plus, c'était moi-même et la peur de commettre une erreur à un moment donné. J'avais failli une fois, et elle s'était fait une joie de venir m'enguirlander.

April était bien au courant pour quelqu'un qui ne traînait pas dans les étages ! Aussi, les rumeurs qu'elle avait entendues au sujet de miss Cooper et de sa cuisse légère étaient fondées. Elle ne s'en cachait pas qui plus est. Et j'en savais quelque chose...
Le fait que Dakota soit libertine ou qu'elle soit adepte de la promotion canapé, j'en avais rien à carrer. Qu'elle n'ai aucune dignité, c'était son problème, pas le mien. Sauf que, j'ai eu le malheur de faire partie de son tableau de chasse. Bien avant qu'elle ne débarque à Genetic. Tout cela aurait très bien pu rester dans le domaine du privé, cependant, elle ne s'était pas gênée pour remettre le sujet sur le tapis, hors contexte, comme moyen de pression, dans le but de m'humilier. La salope ! Il n'y a vraiment plus rien à en tirer !


"Tu crois pas si bien dire !"
répondis-je toujours avec un sourire énigmatique, soutenant son regard. Elle prêchait un convaincu.

J'avais également mentionné Holster, afin de jauger ce qu'elle pensait de lui. Elle resta aussi évasive que pour Reynolds. Effectivement, les hautes sphères ne l'intéressaient pas, peut être même moins que moi. Quoi que, tout ce qui m'incombait, c'était mon job et mon mentor. Et comme celle-ci avait eu tendance à graviter dans les hauteurs...j'avais été forcé de m'intéresser un minimum à la politique.

Par contre, ce qui m'intriguait, c'était cette haine féroce qu'elle semblait vouer à Cooper. J'émettais de sérieuses réserves quand au fait que ce soit uniquement pour les raisons qu'elle avait déjà mentionnées. Il devait y avoir quelque chose de plus profond derrière, qu'elle ne me disait pas.
"Et bien ! j'ai jamais vu quelqu'un en vouloir à ce point à une chef incompétente alors qu'elle n'a aucun lien de subordination directe avec elle..." répondis-je sans formuler clairement le fond de ma pensée. "Et comment comptes-tu t'y prendre pour la destituer ?" demandai-je, intéressé.

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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Dim 17 Nov - 13:00

I JUST WANNA CUT HER HEAD OFF

April serrait les dents. Oui, à ses yeux, Cooper était une vipère. Une de ces garces qui crachaient leur venin à qui voulait les entendre (ou pas d’ailleurs). Elle écrasait tout ceux qu’elle considérait comme inférieur mais elle faisait une lourde erreur. Se prendre pour la reine des abeilles alors que tout au mieux on était un simple soldat, c’était un peu prendre ses rêves pour la réalité. Et sans la ruche qui travaillait au quotidien, comment survivrait-elle ? Elle avait beau être une dame blanche, un fantôme sans coeur, elle n’en restait pas moins pratique : chacun des employés ici était utile. Alors peut-être qu’elle n’avait pas fait de grandes études, peut-être n’était-elle pas suffisamment intelligente pour comprendre les sciences mais son travail permettrait peut-être un jour à son mentor de découvrir comment endormir ce foutu gène pour toujours et libérer la race humaine de cette fatalité. Peut-être que les mutants seraient heureux de pouvoir être normaux, comme les autres. Peut-être que la vie serait plus juste. Elle y mettait tous ses espoirs parce que si Aedhan était normal alors ils pourraient se retrouver. Tout serait oublier, la vie serait à nouveau... Normale.

Oui, April était en train de croire à une utopie. Probablement que ça n’arriverait jamais parce que les mutants dans le fond pouvait parfois trop aimer leur particularité. Comme son ami. Etre un loup lui avait toujours plu. Si au début, elle trouvait ça merveilleux, digne de l’un de ces contes de fées dont elle s’abreuvait, avec le temps elle avait constaté qu’il avait tué. Comme les autres. Voyant que Jeremy ne réagissait pas vraiment, April réalisa qu’encore une fois elle n’était plus très douée pour aborder les gens... Et quand il commença à évoquer le nom de personnes qui avaient quitté l’entreprise ou dont on n’entendait plus vraiment parler, la jeune femme se trouva confrontée à une nouvelle épreuve : elle vivait dans sa bulle. Peut-être faisait-elle une grave erreur stratégique. Un nouveau sourire se dessina sur ses lèvres. Il n’avait même pas peur de lui avouer dormir la lumière allumée. Pauvre petit, dans le fond, elle le plaignait. Elle n’en était pas là, il fallait dire qu’on lui avait patiemment enseigné à ne pas craindre les attaques. Alors, sachant se défendre et lutter contre la douleur, elle avait moins peur. Mais la Vipère, elle, elle n’en savait rien et c’était bien ce qu’elle voulait lui montrer. C’était plus fort qu’elle, April voulait lui prouver qu’elle n’était pas inférieure.

Haussant un sourcil quand Jeremy confirma plus ou moins les rumeurs, April parut surprise. Elle avait appris à ne pas écouter les on-dit qui n’avaient souvent qu’une infime partie de vérité. Mais si cette femme couchait pour réussir, cela changeait la balance. Ce monstre ne serait pas aussi simple que prévu à décapiter. Son visage était à présent contrarié. Cette vipère avait donc un homme puissant dans son lit, homme qu’April n’envisageait pas de séduire pour le retourner contre elle. Déjà, elle n’y connaissait rien à la séduction, ça ne l’intéressait pas. Tout comme les relations amoureuses. Elle avait évolué en solitaire et n’envisageait même pas d’agir comme la dernière des traînées pour faire plonger Cooper. Elle pouvait parfois agir follement mais il y avait des limites. En plus, les hautes sphères ne l’intéressaient pas vraiment. « J’ai toujours détesté ce genre de personnes ». Restant encore un peu évasive, elle planta son regard dans celui du jeune homme. Comment comptait-elle s’y prendre ? Elle garda le silence quelques secondes, essayant de penser un plan cohérent sans dévoiler celui qu’elle pourrait réellement mettre en place. Il travaillait pour elle, il ne fallait pas l’oublier. Même s’il semblait la détester il pouvait très bien la trahir si cela lui permettait de se faire mieux voir par cette garce. « La destituer ? Je n’y connais rien à la politique alors je vais faire ce que je sais faire de mieux. ». Oui, elle pouvait bien l’enlever et l’entraîner dans les sous-sols. Là, elle lui arracherait la tête. Ou non, elle pouvait l’enlever, la traîner dans un lieu où là elle pourrait lui arracher la tête et tout mettre sur le compte d’un autre. De qui ? Un plan se réfléchissait mûrement. « Je lui couperai la tête. Loin des caméras. ». Restait juste à trouver comment lui couper la tête hors de Genetic. Elle fixa Jeremy intensément : allait-il lui donner un tuyau oui ou non ? « Ou bien lui inoculer une maladie vénérienne... Personne ne saurait rien... Et j’aurai la satisfaction de la voir agoniser lentement... ». Ce plan là semblait bien d’ailleurs... Mais elle, elle voulait surtout laisser libre court à la sauvagerie qui courrait dans ses veines.
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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Ven 22 Nov - 12:06

Le fait que je confirme les rumeurs de coucheries de Cooper avait l'air de perturber mon interlocutrice. Visiblement, tout comme moi, elle ne devait pas faire cas de tout ce qui se racontait dans les couloirs. Il était vrai qu'on entendait parfois les bruits les plus fous, mais j'avais appris que toute rumeur avait un fond de vérité. Que ce soient celles autour de Reynolds, Cooper, ou d'autres. La vérité était souvent extrapolée et faisait l'objet de discussions et de médisance autour des machines à cafés. Les employés semblaient raffoler de ce genre de détails croustillants.

Hélas, concernant Cooper, tout était vrai. Elle était la première à colporter ce genre de ragots et semblait prendre un malin plaisir à écouter ce que l'on disait d'elle, quel que soit le sujet. Et c'était ce qui faisait sa force. Elle était difficile à atteindre par ce biais là. Par contre, il était clair et net qu'elle ne supportait pas la concurrence. Quelle qu'elle soit. Elle me l'avait dit bien clairement, et c'était aussi pour ça qu'elle ne m'appréciait pas, bien qu'on ne joue pas du tout sur les mêmes tableaux elle et moi. La séduction était une arme redoutable pour qui savait la manier, et ça, elle l'avait bien compris la garce ! Je ne pouvais que rejoindre l'opinion de White sur le sujet.

Bien, elle avait à présent une raison de plus de la détester. Qu'allait-elle faire maintenant ? Je ne demandais qu'à voir ! A moins de retourner Tussle contre Cooper, je ne voyais pas comment la faire dégager de là. Sinon, l'autre méthode aurait été de virer Tussle. Je serais curieux de voir si son petit jeu de Marie couche toi là prendrait avec Holster. Ca me faisait penser qu'il fallait que je le mette en garde contre elle. Holster était un homme difficile à cerner. Je prenais énormément de gants quand aux propos que je lui rapportais, et me contentait bien souvent des faits, de chercher les réponses à ses questions, prenant garde de ne pas laisser mon opinion personnelle entrer en ligne de mire. Ca, c'était mon plan à moi, jouer à l'agent double afin de lui remettre toutes les cartes dont il avait besoin pour un retour en force.

Le plan d'April était quelque peu... moins subtil. Ce qu'elle voulait clairement, c'était s'en prendre à Cooper, et uniquement à elle. J'avais du mal à cerner s'il s'agissait d'une métaphore ou si elle comptait vraiment lui inoculer une maladie vénérienne, ou encore lui couper la tête. La lueur qui brillait dans son regard me faisait plutôt pencher pour la seconde solution. Mon sourire s'estompa. Ca faisait froid dans le dos. Je commençais à comprendre le fondement de cette rumeur au sujet de la White Lady en fin de compte tout comme je commençais à remettre sérieusement en question le genre de choses qui devaient se pratiquer dans les sous-sol. C'était quoi son truc à elle ? la torture ?

"T'es sérieuse là ?"

La violence n'avait jamais été mon truc, j'étais plutôt adepte de la résolution verbales des choses, même si avec Dakota, ça ne fonctionnait pas vraiment. Je voulais juste la destituer, la voir tomber en disgrâce, afin qu'elle se rende compte d'elle-même de sa stupidité et de sa connerie quand bien-même cela soit possible. J'étais un grand utopiste, oui, sans doute. J'avais beau détester Cooper, , lui vouer une haine féroce, avoir envie de lui mettre des gifles parfois, je n'étais pas le genre de mec être capable de tuer pour ça, et encore moins de la torturer au sens propre du terme. Ce genre de méthodes me révulsaient. Il n'y avait qu'une seule personne pour qui je ferais exception. Ce serait pour cet enfoiré de fils de pute qui avait mis le feu à l'orphelinat d'où je venais, décimant toute la famille qu'il me restait. Lui oui, je le tuerais de mes mains sans aucun scrupule. Pour le reste, c'était sans moi !

"La maladie vénérienne, je te rassure, elle l'a déjà."

Avec un peu de chance, le virus la tuerait peut-être avant qu'April ne puisse mettre ses plans de meurtre à exécution. Sauf que si j'avais bien tout compris, il semblait que Genetic avait découvert un sérum pour lutter contre.

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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Dim 24 Nov - 22:28

WHY EVERYONE IS SO SCARED?

Les rumeurs... Des phrases assassines qui se murmuraient dans le couloir. Des racontars, des ragots, qui n’étaient souvent que des mensonges mais de terribles mensonges car ils contenaient toujours une part de vérité. La question était de savoir laquelle. Alors quand le jeune homme lui confirma le bien fondé de celle-ci, April fut presque triste. Ce n’était pas une réelle tristesse mais tout de même une forme de déception. S’il était possible de tomber encore plus bas dans son estime, Cooper venait d’y parvenir. Jamais April n’avait eu besoin de ça pour avoir le pouvoir sur un homme et sur son esprit, voire sur son coeur. Mais une femme de sa sorte n’avait certainement pas la subtilité que sa méthode demandait. La White Lady demeurait debout, impassible dans son attitude bien que ce reflet de déception ne s’allume dans son regard.

Si seulement elle pouvait lui faire une démonstration. Faire goûter à cette vipère le venin de la torture, lui faire sentir combien la douleur était bien supérieure à ses petits battements cils ravageurs. Ce qu’elle détestait ce genre de personne. C’était vraiment à ses yeux les plus faibles créatures qui en venaient à ce genre de méthode. Oui, Cooper se croyait forte alors qu’elle n’était rien. A quoi lui servirait sa beauté dans trente ans ? Elle ne pourrait plus séduire personne. April en revanche saurait toujours obtenir de ses chiots ce qu’elle voulait. Cooper pensait être au bout de la chaîne alimentaire, mais elle se trompait. La blonde savait très bien pour sa part qu’elle n’y était pas et pourtant, elle était sûrement un prédateur.

Son regard d’ailleurs se fit bien plus profond lorsqu’elle imagina dans son esprit tout un tas de sévices auxquels elle confronterait sa rivale. Clairement, April ne faisait pas dans la subtilité. Ce n’était pas son fort. Elle vit son sourire disparaître. Elle plongea à nouveau son regard dans le sien. Elle sentait la peur s’immiscer dans les veines de son interlocuteur. Oh... Prenait-il conscience, enfin, du danger qu’elle pouvait représenter ? Ce pouvoir, parfois, la grisait. C’était toujours une satisfaction de voir les autres se replier sur eux-mêmes. Sa question lui étira un sourire. Sérieuse ? Oh que oui... Elle allait le lui affirmer quand une pensée fugace s’imposa dans son esprit : ne risquait-elle pas de vendre quelque chose en lui affirmant ça ? Non. S’il savait pour les expériences, il devait bien se doutait que les scientifiques faisaient parfois des tests étranges. « Bien sûr que oui, je suis sérieuse. Ai-je l’air de plaisanter ? » Elle le fixa quelques secondes avant de rire. « Je plaisante ».

Mais ça sonnait faux. Non, on sentait bien qu’elle comptait mettre ses menaces à exécution. Et apprendre qu’elle avait déjà une maladie vénérienne lui fit l’effet d’un soufflé qui retombe. Quoi ? On était encore passé devant elle ? April pinça les lèvres. Cette femme faisait absolument tout pour la contrarier, ce n’était pas possible autrement. « Vraiment ? Quelqu’un me laissera-t-il donc avoir une fois un privilège sur sa tête ? ». Agacée, elle tapa du pied. C’était vrai à la fin ! Cette idiote faisait vraiment tout pour la contrarier ! Inspirant profondément, elle se pinça l’arrête du nez pour remettre de l’ordre dans ses pensées. Bon. Ce n’était pas grave. Elle serait toujours la première à lui arracher la tête.

Reprenant son calme, la blonde sourit à nouveau. « Excuse moi, c’est juste que Cooper a le don de me faire sortir de mes gonds. Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’elle n’a rien à faire dans la hiérarchie de la société et pourtant, je vois ce parasite grimper les échelons et... Personne ne semble vouloir l’arrêter. Pourquoi ? ». Oh la réponse à cette question, elle la connaissait. « Pourquoi ont-ils tous peur d’elle ? ». Elle ignorait si Jeremy répondrait à sa question. April avait fermé les yeux. Oui, quelle était sa force ? Et quelles étaient ses faiblesses ? Si seulement quelqu’un pouvait lui répondre, elle saurait en faire bon usage... Glissant un coup d’oeil vers Jeremy, elle observait ses réactions afin de savoir si elle devait en rajouter un peu plus à son désespoir ou bien s’il finirait par cracher seul le morceau.
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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Jeu 28 Nov - 21:22

Les paroles de la jeune femme m’avaient quelque peu refroidit, même si je devais avouer que je jubilais intérieurement à l’idée de n’être pas le seul à en vouloir à cette gorgone de Cooper. Quelque part ça me rassurait. Mais ce réconfort fut de bien courte durée. La White Lady avait commencé à faire naître en moi l’espoir d’un soutient, ne serais-ce que psychologique. Vue que je ne pouvais pas compter sur Reynolds, ni l’approcher, j’étais un peu livré à moi-même dans cette organisation de requins et il m’était fortement difficile de tirer mon épingle du jeu.

Seulement, la haine qu’elle semblait vouer à ma chef adorée avait l’air d’une toute autre nature que la mienne. Et je devais l’avouer, ses menaces de meurtre et de torture mettaient à mal mon envie de réjouissance. Avant de tirer des conclusions trop hâtives, je préférais tâter le terrain, mais à mon interjection, elle avait du vite saisir que je n’étais pas chaud pour être complice de ce genre de méfaits. Je retins mon souffle lorsqu’elle confirma mes doutes, prenant soin d’afficher l’air le plus impassible possible, comme si cela ne m’avait pas atteint. Une façade, bien entendu. Un frisson désagréable me parcouru l’échine. Quelque part, elle levait le voile sur ce dont je me doutais depuis le début et ce que je refusais d’admettre. Mais au fond de moi, si j’avais toujours tenu Max à l’écart de Genetic, c’était que je le savais. Je savais qu’il se passait des choses pas nettes dans les sous-sols. Pourquoi ces étages étaient-ils inaccessibles sinon ? Pour les gens comme moi qui étaient mutants et donc sensés être au courant des expériences menées au sein du groupe… Je ne répondis rien, soutint son regard afin de ne pas lui montrer ma peur. La tension était palpable. Puis elle se mit à rire avant de réfuter cet aveu de deux simples petits mots, peu convaincants.

J’esquissais un sourire à mon tour, entrant dans son jeu, mais je n’étais pas convaincu par sa plaisanterie douteuse. Et quitte à être dans l’humour morbide et grinçant, je lui balançais l’état de fait de la maladie de Cooper. Je m’attendais à ce qu’elle se réjouisse de cette nouvelle, si elle voulait vraiment sa mort, un handicap de ce genre pour sa rivale, c’était un avantage de taille non ? Mais elle n’eut pas la réaction escomptée. J’allais de surprise en surprise. Quel genre de femme es-tu White ? j’avais l’impression d’avoir devant moi une gamine faisant un caprice car le jeu ne se déroulait pas selon son bon vouloir. Sauf que jouer avec la vie des gens, pour moi, ça n’avait rien d’amusant. Il y avait donc d’autres psychopathes du même acabit qu’Harwell à Genetic ? Oui, c’était l’impression qu’elle me donnait pour le moment. S’en était flippant. Et je ne voulais absolument pas être mêlé à ça. Ça m’apprendrait à prendre des coups de sang pour rien, tiens !

Je m’abstins de tout commentaire, réfléchissant à comment je pourrais me sortir de ce mauvais pas. Quelque chose me disait que je devais me montrer extrêmement prudent et que je n’avais plutôt pas intérêt à me la mettre à dos. Je pris une profonde inspiration, le plus discrètement possible. La peur était une faiblesse que je ne pouvais me permettre. Je décidais de jouer la carte de la naïveté et de faire comme si j’avais été convaincu par son revers verbal. Je jouais à un jeu dangereux, certes. Mais j’étais jeune et inexpérimenté, et je n’aurais pas de mal à être crédible dans ce rôle.

« Je pense que ce n’est pas d’elle que les gens ont peur. Et je pense aussi qu’une majeure partie des gens ne savent même pas ce qui se trame. Qui tire les ficelles ? Quel genre d’expériences sont menées ? ce qui se passe dans les étages inférieurs… » dis-je haussant les épaules avec une nonchalance feinte.

« Et si personne ne fait rien, c’est soit qu’ils sont tous d’accord avec la politique en place, soit qu’il n’y a personne de taille pour prendre sa place. Le peu de personnes susceptibles de lui faire de l’ombre ont été évincées  » ou prises en otage. Mais ça, je pense que je n’étais pas en droit de le dire. Déjà, parler de l’éviction d’Holster était un risque que je prenais, car officiellement, il avait démissionné. Et la prise d’otage de Kate avait été une magouille de Tussle pour s’emparer du pouvoir. Quel sale rat ce type ! En ce qui me concernait, j’avais bien plus peur de Tussle que de Cooper. Si je n’étais pas encore rentré dans le lard de cette garce, c’était uniquement dans un souci de pouvoir approcher Tussle afin de pouvoir le frapper au moment opportun, quand on m’en intimerait l’ordre.

« D’ailleurs, c’est étonnant que tu ne l’aie pas croisée dans les sous-sols. Elle doit faire partie des cobayes sur lesquels vous devez tester les antidotes du virus non ? » balançai-je avec ironie. Les mutants atteints par le virus étaient gardés en quarantaine dans les sous-sols, et encore heureux ! Ca m’avait permis, depuis qu’elle avait été contaminée, de ne plus l’avoir sur le dos H24, et je ne m’en portais pas plus mal ! Excepté ces derniers jours, où elle n’avait cessé de me péter les couilles par téléphone. « C’est pas ton terrain de prédilection les sous-sols ? Si t’as quelque chose à régler avec elle, c’est pas l’endroit rêvé ? »

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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Lun 23 Déc - 19:39

TELL ME HOW TO GET HER MAD AND I'LL TAKE CARE OF HER

Le pouvoir, pour Cooper, ne tenait qu’à son rang. Parce qu’elle se croyait supérieure aux autres, elle pensait avoir le pouvoir mais son raisonnement était faux. La White Lady comptait bien le lui prouver. Le pouvoir n’était pas une question de titre mais un mécanisme complexe auquel la vipère ne connaissait manifestement pas grand chose... En arriver à coucher pour l’obtenir, c’était guère plus qu’une illusion. Car celui qui détenait le pouvoir, c’était toujours le même. La blonde se jura de lui donner un de ces jours un cours très particulier afin qu’elle apprenne réellement ce qu’était cette faculté à se faire obéir. Enfin, pour y parvenir, il faudrait déjà pouvoir y accéder... Et sa future victime ne faisait pas partie de ses attributions, comme un fait exprès. Oui, April pouvait semblait capricieuse, parfois. Un peu gamine, même. En fait, ce trait de caractère ne s’exprimait pas souvent. Il était même remonté à la surface que récemment. Son face à face avec son ami d’enfance l’avait plus que perturbée et elle peinait à conserver son masque d’indifférence. La preuve, elle parlait avec ce jeune homme. En temps normal, elle l’aurait simplement rattrapé, demandé son nom et obtenu le lendemain le droit de le voir durement puni. Au lien de ça, elle tentait une discussion dans laquelle elle était loin d’être à l’aise. Sociabiliser, ce n’était plus vraiment son point fort. Ni la politique d’ailleurs. Alors mettre de l’eau dans son vin pour ne pas voir son vis à vis se décomposer plus qu’il ne pouvait l’être quand elle évoqua un véritable projet de tortures, elle dut feinter une blague. Mais c’était peut-être impossible à discréditer...

Et toutes ces personnes qui prétendaient ne rien savoir alors que la vérité était sous leurs yeux... April n’éprouvait aucun remord à torturer un être humain. Non seulement elle avait été formée pour ça mais en plus elle y prenait un certain plaisir. C’était malsain. Mais trouver comment briser un esprit avait quelque chose de jouissif parfois. Et en même temps de terriblement triste. Seulement, on lui avait appris à éteindre ses émotions, à ne plus regretter ses actes. Elle obéissait aux ordres et en cela, elle ne faisait que son travail. Il n’y avait donc rien de répréhensible. D’autre part, ces victimes étaient logées, nourries, blanchies. Les conditions de vie pouvaient être spartiates, elles restaient toutefois meilleures que celles de millions d’humain sur cette terre.  

Il sourit. Peut-être la croyait-il à présent. Qu’importe. Elle se souciait peu de la morale à vrai dire. Mais savoir que sa cible était malade, c’était loin d’être une bonne nouvelle. La maladie, c’était trop simple. Elle méritait bien pire qu’un malheureux virus. Il reprit la parole et April l’écouta attentivement. Il avait raison sur la première partie. « Oui, c’est certain, ce n’est pas d’elle dont les gens ont peur... Juste de son titre et de ses relations... ». Elle éluda volontairement le moment où il avait posé ses questions. Non seulement elle n’avait pas les réponses mais à vrai dire, mieux valait ne même pas les chercher. Elle en était arrivée à la même conclusion que lui : si personne ne disait rien, c’était bien que certaines personnes étaient très puissantes, suffisamment pour forcer tout le monde à fermer les yeux. « Vraiment ? Ce n’est pas une bonne nouvelle... Mais chaque problème à sa solution alors je suis certaine qu’il y a un moyen d’y parvenir ».

Prise d’otages, éviction, April n’était pas au courant de ces détails. Elle n’était pas intéressée et n’avait de toute façon pas le temps de gérer ce type de considération. On lui donnait des ordres, elle les exécutait, fin du contrat. Cooper dans les sous-sols... Elle avait raté cette information. Ecarquillant les yeux, elle fit le rapprochement. Ainsi elle faisait partie des cobayes pour le test du serum... Secouant la tête, April voulut expliquer brièvement la situation : «  Je travaille sur une autre mission. Je n’ai pas en charge ces personnes... Mais je te remercie du tuyau, je sais où la trouver à présent ». Un sourire satisfait s’étira sur ses lèvres. « Nous sommes étroitement surveillés », du moins, là où se trouvait Cooper. « Pour l’atteindre, il faudrait qu’elle soit dans le groupe de travail pour lequel j’agis... Et qu’elle se montre menaçante et dangereuse. Saurais-tu comment je pourrais la pousser à se montrer... Dangereuse ? ». S’il avait une information capitale à lui donner, c’était maintenant. Parce qu’April finirait bien par mettre la main sur Cooper et elle comptait bien la torturer et l’asservir. Jeremy n’aurait certainement plus trop de souci à se faire... Du moins s’il l’aidait, autrement April mènerait son affaire à sa façon...
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MessageSujet: Re: Filature ou paranoïa ? [TERMINÉ]   Mar 21 Jan - 0:17

[HRP : désolé d’avoir tant tardé à répondre ^^’]

J’avais réussi à captiver l’intérêt de la jeune femme en parlant de Cooper. Je prenais des risques, en l’état actuel des choses. Elle était ma supérieure, et elle était suffisamment vile pour me faire bouffer mes dents si jamais j’osais lui mettre des bâtons dans les roues. Donc, si cette petite conversation lui revenait aux oreilles, j’étais mort. C’était clair et net. Peut-être bien même au sens propre du terme.

Je prenais garde à ne pas dire de choses qui pourraient me porter préjudice. L’exercice était périlleux. Mais j’aimais jouer avec le feu, cette sensation que l’adrénaline me procurait et qui me faisait me sentir vivant. J’avais balancé des insinuations au sujet des supérieurs de Cooper, comme ça, pour voir, tout en laissant mes phrases en suspend, sous forme de questions, espérant qu’elle lâche des réponses aux incertitudes qui me taraudaient.
La jeune femme n’en avait visiblement que faire. Elle semblait être obnubilée par Dakota, et uniquement par elle. Je ne su pas ce qu’elle pensait du reste de la hiérarchie, elle ne répondit pas non plus concernant ce qu’il se passait dans les sous-sols.

Je continuai mon inception, sous forme d’allusions avec un air de rien. Elle ne releva pas, hormis le fait qu’il y avait toujours une solution à chaque problème. C’était juste. Et la solution, nous nous employions à la trouver, mais la route était longue, trop longue à mon goût. Je soutins son regard, sans répondre. J’en avais déjà trop dit, et puis, ça n’avait pas l’air de l’intéresser d’avantage.

Par contre, j’obtins de nouveau toute son attention lorsque je lui soufflai que Cooper était en quarantaine dans les étages inférieurs. Elle paru satisfaite, j’en fus soulagé. Je me contentai d’esquisser un sourire en guise de réponse. Pas de quoi ! espérant pouvoir me tirer vite fait afin de rentrer chez moi. J’avais besoin de prendre du recul par rapport à ce qui venait de se passer. Sauf qu’elle n’avait pas l’intention de me libérer tout de suite. Je lui avait visiblement mis l’eau à la bouche en lui faisant part de l’entrée au menu, elle voulait maintenant connaître le plat de résistance.

Pour sûr qu’on était surveillés ! c’était bien là tout le problème ! Mais j’avais déjà assez des miens à gérer avec Cooper. Ca, c’était SON problème maintenant.

Sa question me laissa perplexe. Cooper était atteinte du virus, mais elle continuait d’œuvrer pour Genetic, même du fond de son lit. Pour moi, elle était toujours menaçante et dangereuse. Elle avait des yeux et des oreilles partout. Elle était dangereuse de par sa position. Pour le reste, elle ne me faisait pas peur. Que voulait donc dire White par là ? Voulait-elle vraiment s’attirer les foudres de cette garce ?

« Je sais pas. Provoque-là ! » répondis-je en haussant les épaules. J’étais un peu pris au dépourvu. Même si j’avais saisi la perche qu’elle me tendait, je n’avais pas la réponse. J’ignorais quelle était la capacité de Cooper. Mais si elle voulait se la mettre à dos, ce n’était pas bien difficile. Il suffisait de ne pas lui cirer les pompes et de ne pas flatter son égo ou bien encore… « Elle a horreur qu’on lui tienne tête. »  ce que je ne pouvais m’empêcher de faire quand elle me les brisait menues. Elle me le faisait payer cher généralement. Et sinon, j’avais bien une autre idée en tête, mais ça reviendrait à la dénigrer, la discréditer… « Si tu lui dis ce que tu penses d’elle, je pense que tu ne devrais pas avoir trop de mal à la faire sortir de ses gonds. Elle est plutôt du genre… susceptible. »  

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