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 Do you need some help ? [Terminé]

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Elias J. Climber

~ In the arms of cactus angels

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MessageSujet: Do you need some help ? [Terminé]   Mer 10 Oct - 12:51

Maggie & Elias

❝ Do you need some help ? ❞
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17 décembre 2010



Des questions. Toujours des quantités astronomiques de questions plus ou moins importantes mais à coup sûr contraignantes qui errent dans ma tête. Je n’ai pas assez de migraines tous les jours il faut croire ! Elles tournent inlassablement dans mes esprits, me coupant doucement du monde tandis que le ronronnement de la voiture se fait musique de fond à mes réflexions.
Si on avait la possibilité, l’espace d’une seconde, de mettre ces interrogations de côté et de pouvoir apaiser son esprit et réellement se reposer, ce serait formidable n’est ce pas ? Mais rien à faire, je cherche, réfléchis, calcule, médite et cogite depuis une bonne demi heure !
Depuis que j’ai quitté le bureau, en fait.
Comment se fait-il que je n’sois pas encore arrivé d’ailleurs ? Quel monde à cette heure ci, tu parles d’un avantage de finir en avance…je me retrouve sur l’axe principal à l’heure de pointe !
Judicieux ; Elias.

Des questions. A commencer par cette affaire. Les gens sont totalement tordus ! Voyez ce jeune veuf qui, pour réaliser le rêve qu’il avait avec son épouse, souhaite cloner cette dernière – décédée – pour avoir un enfant… qui serait, vous l’avez compris, la copie parfaite de sa défunte femme.
Je représente la famille de cette fille, qui refuse catégoriquement que le gendre se lance dans de telles opérations, contre l’éthique. A notre époque j’entends.
Je soupire, lourdement, me frottant le crâne passant au problème suivant. Un gamin m’a contacté pour que je le prenne en stage ; marrant ! Comme si je…Bordel !!!

Coupé du monde, je n’ai pas su anticiper le ralentissement suspect qui se passe pourtant devant moi. A quelques mètres à peine. Un peu tard donc, je réalise que les conducteurs se décalent prudemment sur la gauche pour esquiver un obstacle…
La voiture avance vite, je suis à plus de soixante kilomètres heure quand j’arrive à hauteur dudit obstacle – qui s’avère être une voiture. Le réflexe est immédiat, instinct de survie sans doute, même si je ne suis pas certain de risquer ma vie là dedans, il se trouve qu’une demoiselle m’apparait plein part brise et je l’évite pour laisser mon bolide glisser solidement contre le trottoir qu’il chevauche à moitié ;
Fiou. Ce n’est pas passé très loin. Encore une chance qu’il fasse nuit, les gens n’ont pas du bien détailler ce qu’ils ont vu !
Pour ma part je sors de la voiture, un peu victime d’un trop plein d’adrénaline et, après avoir profondément soufflé je m’avance vers la jeune femme.

Je comprends mieux. Elle est nonchalamment garée sur le côté, sans doute à cause d’une panne ou d’un problème technique quelconque. Prudemment je m’avance mais persiste à rester sur le trottoir, lui faisant même signe de me rejoindre. A rester là si près du bord, il va lui arriver des ennuis.

« Excusez-moi… ! Vous avez un problème ? Je peux peut être vous aider ! »

Maintenant que je suis moi aussi jeté près du trottoir, je peux bien lui accorder quelques minutes. Je ne suis pas à ça près.
Un sourire, poli, courtois ; un geste poliment avenant de la main ; un hochement de tête et un regard intensément concentré ; j’accorde à cette jolie demoiselle toute mon attention.

Après l’instant de frousse ;
Voilà que je me fais chevalier servant.
Je viens à votre rescousse ;
Reste à espérer que je sois compétent.
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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Jeu 11 Oct - 20:52

C’était le grand saut. Le grand jour. Le baptême de la route. Après l’avoir refusé pendant des années, bien qu’elle ait son permis de conduire depuis l’âge de seize ans, Maggie venait enfin de sauter le pas. Elle avait décidé d’acheter une voiture. Une Américaine. Noire, sobre. Un paquebot de trois mètres de long. Elle avait pensé qu’avec l’emménagement récent d’Ingrid, il était temps qu’elle investisse. On ne sait jamais ce qu’il peut se passer avec ces adolescents. Il suffit qu’elle lui arrive quelque chose au lycée, ou bien ailleurs, et la rousse devrait se déplacer rapidement. Dans des moments pareils, les transports en commun n’étaient pas des plus pratiques. A Los Angeles, comme dans de nombreuses grandes villes, les taxis étaient hors de prix. Donc, Maggie avait décidé qu’une bonne partie de ses économies partirait dans l’achat d’une voiture. C’était plus pratique. Elle n’avait encore pas vraiment décidé d’où elle garerait son bolide mais ça se n’était qu’un détail. Pas vrai ?

Qu’est-ce qu’il y a de pire que les bouchons créés par les heures de pointe ? Etre coincée dedans, pardi ! La rousse pestait, tapait des doigts sur son volant gainé de cuir. Voilà pourquoi elle n’avait jamais voulu acheter de voiture auparavant. Elle ne faisait preuve d’aucune patience. Elle regardait son tableau de bord. Elle roulait à peine à soixante et ça freinait encore ! Mais bon sang, elle ne comprenait pas qu’il y ait des gens sur cette Terre qui aiment conduire. Elle, elle détestait ça. Puis, alors qu’elle regardait machinalement ses compteurs, elle remarqua quelque chose d’étrange. De très étrange. Elle n’y connaissait rien en mécanique mais elle n’était pas non plus idiote. Quand les aiguilles s’obstinent à descendre alors que l’on a le pied au plancher, c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. Maggie actionna alors ses feux de détresse et se rangea comme elle le put sur le bas côté. Enfin, elle se trouvait sur un axe principal, plus dédié aux voitures qu’aux piétons, il n’y avait pas vraiment de bas côté.

Elle gênait la circulation et elle le savait. Mais que pouvait-elle y faire ? La voiture décrite comme très fiable et rassurante par le vendeur venait de la lâcher, en pleine heure de pointe, à la sortie de Los Angeles. La poisse ! Dépitée, elle poussa un long soupir. Elle avait la poisse. Ce mois de décembre avait intérêt à passer très rapidement sinon elle prendrait des vacances et ne sortirait pas de son appartement avant le mois de janvier. Le moteur cala brusquement. Zut ! Elle tourna la clé une fois, deux fois, trois fois… Sans résultat. La poisse ! Bon elle n’en ferait rien de plus dans l’habitacle. Elle devait sortir de son véhicule, essayer de se mettre dans un endroit où elle ne se ferait pas écrabouiller et appeler une dépanneuse. Dépanneuse qui serait là dans deux heures, vu l’état du trafic. Sans vraiment prendre la peine de regarder ce qui arrivait derrière, Maggie ouvrit sa portière, ce qui provoqua l’embardée de plusieurs voitures. Elle se retourna et eut juste le temps de voir deux phares fondre sur elle, elle se plaqua contre son aile. La voiture qui venait de manquer de l’écraser se gara un peu plus loin et un homme en descendit. Il lui fit alors signe de le rejoindre. D’un geste brusque, elle claqua sa portière et contourna son bolide.

Elle le jaugea des pieds à la tête quand il lui demanda si elle avait besoin d’aide. Non, s’il pouvait lui donner des cours de tricot, cela serait plus utile en cet instant. Maggie était énervée mais elle décida de prendre sur elle. Cet homme lui proposait son aide alors que, comme elle, il devait avoir envie de rentrer à la maison.


« On est en pleine heure de pointe, la dépanneuse va mettre des heures à arriver, j’suis bloquée et ma voiture gêne la circulation. C’est génial, journée de merde. » Elle soupira et se tourna vers son interlocuteur. « Dites moi que vous êtes mécanicien. Ou tout du moins capable de la faire redémarrer. S’il vous plait.»
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Ven 12 Oct - 7:58

Maggie & Elias

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Un instant d’hésitation, de doute. Je penche le visage sur le côté et en fin de compte, je fais un pas en avant. En direction de cette demoiselle rousse, à la silhouette gracieuse et au tempérament de feu…ce n’est peut être qu’une impression due à l’instant. Ce n’est peut être qu’une mauvaise journée pour elle, dans tous les cas un sale moment puisqu’elle est en panne ; mais je retiens que dans ce regard clair et attendrissant, émane une force de caractère non négligeable ;
Amusant ! Mais je vais m’abstenir d’afficher tout sourire douteux. Inutile de me faire engueuler ou de mettre en rogne cette jeune femme, je ne suis pas si espiègle, que croyez-vous ?
Reste à savoir si je suis crédible, derrière mes faux airs solennels et sérieux.

« On est en pleine heure de pointe, la dépanneuse va mettre des heures à arriver, j’suis bloquée et ma voiture gêne la circulation. C’est génial, journée de merde. »

Ah ! Ne l’avais-je pas supposé ? Mauvaise journée pour elle. Difficile de voir le coup de la panne d’une autre façon me direz-vous, sauf en cas de rencard improvisé par des débutants, certes.
Alors que la miss désespérée soupire en se plaçant face à moi, j’acquiesce lentement pour approuver ses propos. Dans un premier temps. Elle a totalement raison ce n’est pas l’heure d’avoir un souci mécanique et comme une poisse n’arrive jamais seule, son véhicule est plus que mal placé sur la chaussée ;

« Dites moi que vous êtes mécanicien. Ou tout du moins capable de la faire redémarrer. S’il vous plait.»

« …ça me plairait bien de pouvoir vous aider j’vous assure ; mais je ne peux rien vous promettre… »

Dis-je, non sans esquisser un joli sourire au coin des lèvres. C’est plus fort que moi, il faut que je paraisse moqueur ! Il n’en est rien cependant. Je trouve la situation cocasse, embêtante mais pas accablante. Il doit bien y avoir une solution, une démarche à suivre pour gagner un minimum de temps !
Je m’approche alors davantage de la jeune rousse et lui tends la main. Commençons par être poli ! J’ai faillit oublier les formalités. Si je veux tenter de lui filer un coup de main il faut au moins qu’il y ait un brin de confiance entre elle et moi ;
N’est-ce pas ?

« Moi c’est Elias. Je vais regarder si je peux déjà faire en sorte de rapprocher la voiture du bord de route pendant que vous contactez une dépanneuse. Je sais qu’il faudrait un miracle pour qu’elle arrive vite mais…sait-on jamais ! »

Tiens donc, une pointe d’espoir dans mes paroles ? Je crois que j’ai effectivement une grande envie que cette foutue dépanneuse se magne afin de dépanner – au sens propre du terme donc – la demoiselle. Visiblement cette panne est à ses yeux détestable et si ceci reste une réaction logique, je me permets d’imaginer qu’un certain nombre de détails et d’éléments personnels rendent l’incident plus affligeant encore ;
Avait-elle un rendez-vous important ? Immanquable ? Cette voiture est-elle la sienne ? Doit-elle se rendre au plus vite en un lieu encore trop loin ?
Les hypothèses sont infinies.

Trêve de méditation pour le moment, il faut ramener cette voiture contre le trottoir. Ça ne devrait pas être sorcier malgré la panne car la route est quelque peu inclinée.
Je ne perds pas de temps pour m’installer au volant et, pied sur le frein, je desserre le frein à main tout en ramenant la voiture sur la droite. Impossible de mettre le moindre clignotant, le moindre appel lumineux en marche, bien évidemment ! La voiture ne démarre plus.
Appliqué, j’essaye de rester prudent pour qu’aucun chauffard ne fasse le maladroit – comme moi deux minutes plus tôt – et je ressors de la voiture en prenant bien soin de la verrouiller.

« Ce pourrait être un problème de batterie mais je n’ai pas ici le matériel nécessaire ! Vous avez eu quelqu’un ? Sinon je peux vous déposer quelque part. Qu'en dites-vous ? »

J'ai fait de mon mieux pour vous aider;
Mais il faut croire que je suis impuissant.
Je m'en voudrais d'ici vous abandonner;
Venez, acceptez mon renfort charmant.
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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Mar 16 Oct - 21:04

Maggie n’avait aucune chance en ce qui concernait les voitures. Elle avait passé des années et des années sans véhicule, se contentant d’en louer une à chaque fois qu’elle en avait réellement besoin. Sauf que les voitures avec des défauts tombaient toujours sur elle. Comme les métros qui tombent en panne, les trains avec des problèmes, les avions qui ont du retard. Là, elle avait l’impression que le ciel lui dégringolait sur la tête. Certes, ce n’était pas grand-chose, une panne de voiture, c’est courant. Mais là, son véhicule gênait toute la circulation, les automobilistes étant obligés de faire des embardées pour l’éviter. La rousse avait peur de provoquer un carambolage en bonne et due forme. Aussi, debout sur le trottoir, elle était reconnaissante à l’homme qui venait de manquer de l’écrabouiller. Il était le seul à s’être arrêter pour lui proposer de l’aide. Comme quoi, il existe encore des personnes aimables en ce bas monde.

Son chevalier blanc s’excusa de ne pas pouvoir faire grand-chose. Mais grand-chose, c’était déjà beaucoup. Il s’approcha alors pour la saluer et lui proposer de déplacer la voiture tandis qu’elle appelait une dépanneuse. Maggie opina du chef et sortit son téléphone de son sac à main. Elle composa le numéro d’urgence situé sur la carte d’assurance de sa voiture. Après quelques longues secondes, peut être même des minutes, une femme à la voix de crécelle décrocha.


« Bonsoir. Heu voilà… Ma voiture est en panne, sur l’autoroute qui mène au nord de Los Angeles. Faudrait envoyer une dépanneuse. Oui, oui, je sais l’heure qu’il est…. Bah, faites au mieux… Ah non, je ne reste pas là. Prenez mon nom et mon numéro et que le dépanneur me rappelle une fois ma voiture enlevée. »

Maggie donna alors ses coordonnées à son interlocutrice et raccrocha. Tout en pestant, elle se retourna juste à temps pour remarquer qu’Elias, c’est ainsi qu’il s’était présenté, avait déjà déplacé sa voiture. Celle-ci était un peu mieux garée, elle ne gênait plus trop la circulation. C’était déjà ça de gagné. Elias revint vers elle après être sorti de la voiture et surtout après l’avoir verrouillée. Qu’on la lui vole, cette machine, cela lui éviterait des problèmes. Elle commençait sérieusement à regretter d’avoir acheté une voiture.

« Je m’appelle Maggie. Je vous remercie d’avoir bougé la voiture, je ne veux plus rien à voir avec elle. Demain, elle repart au garage. J’ai besoin d’une voiture fiable. Pas d’un tas de ferraille qui tombe en panne au premier feu rouge. »

L’air désabusé, elle tourna la tête vers son engin. Un paquebot en panne. La belle affaire. La dernière que le monde avait assisté à un tel naufrage, c’était en 1912 avec le Titanic. C’était exagéré mais Maggie se sentait comme une naufragée, à des kilomètres de chez elle, sans compter qu’il lui fallait longer l’autoroute pour rejoindre la première rame de métro ou la première gare. L’espérance de vie d’un être humain sur un tel axe routier ne devait pas être bien élevée. Elle soupira. Peut être qu’elle ferait mieux d’attendre la dépanneuse. Mais elle mettrait des heures à arriver, la dame de l’assurance l’avait prévenue. Elle était résignée quand…

Elle fit volte face lorsqu’Elias proposa de la déposer quelque part. Grace à lui, elle n’allait pas être obligée de marcher le long de cette route et manquer de se faire écrabouiller toutes les dix secondes. Pour cela, elle lui en serait éternellement reconnaissante.


« J’vais pas abuser de votre gentillesse en vous demandant de me ramener chez moi, je pense que vous avez autre chose à faire que de jouer les taxis. Mais si vous pouviez me déposer à la première bouche de métro, ca serait vraiment adorable de votre part. »

Même plus que cela. S’il pouvait la sortir de cet autoroute, cela serait héroïque.
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Jeu 18 Oct - 7:34

Maggie & Elias

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Il y a parfois des moments qui inspirent une certaine fierté. Tout est relatif, voici une règle à ne jamais oublier c’est un fait, mais reconnaissez qu’il arrive de se sentir honorable de temps à autre et que ce n’est pas là une sensation déplaisante.
J’ai manqué d’écraser la demoiselle et ce risque d’incident m’a poussé à m’arrêter sur la chaussée. On pourrait dire que je n’ai pas délibérément pris la décision de lui venir en aide, et je ne contredirais pas une telle argumentation mais…concrètement…qui plaiderait à mon encontre à cet instant ? Tous les égoïstes qui passent en vitesse à proximité de la voiture en panne n’ont que le courage de détourner les yeux dans une fourbe lâcheté.
Je m’autorise ainsi à être fier de ma générosité, ma sympathie. En toute comparaison avec l’insensible individualisme des autres du moins.

« J’vous en prie…Maggie… »

Remarque discrète, quasiment inaudible en fait, articulée pour la rassurer alors que ladite Maggie peste tout ce qu’elle sait contre cette voiture négligemment comparée à un simple tas de ferraille. Ce qu’elle est…en soit. Ses propos ont un gout d’exactitude, mais la jeune femme peut-elle réellement considérer cet accessoire indispensable à la vie actuelle d’une citadine comme un véritable déchet ?
Ca ne me regarde pas après tout ; ça a surtout tendance à m’amuser.
Chic sourire, regard compatissant, traits malicieux ; je pose sur elle mes sombres yeux comme si je pouvais avoir le loisir de lire un peu plus profondément les lignes de cette spontanée et bien jolie âme.

« Vous n’abusez pas rassurez-vous, mais je préfère jouer le chauffeur officiel d'une star plutôt que le taxi…si ça ne vous dérange pas. C’est un peu plus, classe. Hum ? »

Parfois j’aimerais être en mesure d’arborer plus de sérieux que ça, mais disons que je suis si raisonnable au travail – enfin presque – que j’ai besoin de me détendre une fois sortie du tribunal ou du bureau et de laisser tout sarcasme, toute ironie et tout amusement s’échapper de mes esprits pour venir subtilement animer mes lèvres ;
La touche d’humour n’est cependant ni vexante ni particulièrement pénible il me semble, ce qui me permet de ne pas craindre une remarque factieuse de la part de la naufragée à qui je propose mon aide.

« Vraiment, si vous n’habitez pas à mille lieues d’ici, je peux très bien vous déposer ! »

Peu de chance qu’elle vive à des centaines de bornes de là, que ferait-elle en voiture sur un des axes principaux de la ville si ce n’est un retour en soirée à son domicile après une journée de travail ? La supposition est basique, mais pas bête pour autant. 80 pour cent des personnes présentent sur cette voie sont dans ce cas, il est donc fort probable que Maggie soit comme moi, en train de rentrer chez elle…
Et on ne travaille pas à des heures de chez soit.
Maintenant il faudrait qu’elle accepte, supporte ou daigne avaler l’action de désigner son lieu de vie à un inconnu tel que moi. Je n’ai pas l’air diabolique je crois ; je n’ai pas – à proprement parler – l’intention de la manger…bien qu’il se fasse tard, et faim.

« Allez montez, vous choisirez en route ! Je pense que votre voiture ne craint pas grand-chose il faut être suicidaire pour s’aventurer à pieds sur cette route et si vous avez pu contacter un service de dépannage, il finira forcément par arriver un jour ou l’autre… »

Je retourne de ce pas à ma voiture que je démarre sans plus tarder, prenant soin de m’attacher histoire de donner un semblant de bon exemple avant de poser un regard attentif sur la miss. Je ne suis pas pressé, de toute façon. Je sais déjà que dès que j’aurais passé la porte de mon appartement, je vais me plonger dans quelques papiers plus ou moins importants, penser à avaler un bout peut être, me jeter sous la douche et retrouver la paperasse ; bref, rien de palpitant ce soir.

J’ai l’impression d’agir dans les bonnes règles de la société ;
Se peut-il pourtant que vous en soyez réjouie ?
Dans ce cas je peux prétendre avoir gagné ma soirée ;
Si d’ici la fin, vous devenez une fille qui sourit…
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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Ven 19 Oct - 20:39

L’aide apportée par Elias lui réchauffait le cœur. Sans lui, Maggie aurait été probablement obligée de faire le pied de grue sur la bande d’arrêt d’urgence. Elle serait restée coincée une bonne partie de la soirée ici, avec regarder les voitures la frôler et manquer de la renverser. Sinon, elle se serait réfugiée dans sa voiture, perspective non moins réjouissante. Plus sécuritaire certes, mais pas réjouissante pour un rond. En plus, si son chevalier blanc disait vrai et que c’était la batterie qui faisait des siennes, elle ne pourrait même pas écouter la radio. La poisse. Heureusement qu’il s’était arrêté et surtout qu’il avait accepté de l’emmener quelque part. C’était plutôt rare de nos jours, les gens qui invitent de parfaits inconnus à grimper dans leur voiture. Elias venait de baragouiner quelque chose qu’elle n’avait pas entendu, c’est tout juste si elle avait reconnu son prénom. Enfin, son surnom. Son véritable prénom, celui qui était inscrit sur sa carte d’identité, était Margareth. Mais elle ne l’aime pas, préférant de loin qu’on l’appelle Maggie.

La remarque d’Elias eut le mérite de la faire sourire, même si elle était un peu mal à l’aise qu’il la fixe de cette manière. Quoi, elle avait de la salade entre les dents ? Non, il ne pouvait pas voir ce genre de détails. Il ne s’était pas approché d’assez prêt et la nuit commençait déjà à tomber, les phares des voitures circulant sur l’axe routier étaient éblouissants. Et puis, Maggie ne mangeait pas de salade. Elle fit un pas vers lui, enfonçant ses mains dans les poches de son jean.


« Dois-je comprendre que vous me comparez à une star ? C’est plutôt flatteur. Mais je ne vois rien de plus ici qu’une infirmière en panne sur la bande d’arrêt d’urgence de la route la plus fréquentée de Los Angeles. Je suis donc une infirmière, en panne et particulièrement poissarde. Et vous êtes… Mon sauveur ! »

Sa propre analyse lui semblait plus conforme à la réalité. Il n’y avait pas de star ici, juste une demoiselle en panne et son sauveur. Que se proposa, en plus du reste, de la raccompagner jusque chez elle. Tout compte fait, Maggie n’était pas si malchanceuse que ça. Elle avait failli se faire renverser par le type le plus gentil et le plus serviable de toute cette ville. Un dernier regard à son véhicule puis elle se décida. Point de marche à pied, ni de métro ce soir. Elle rentrera à dos de chevalier blanc. Enfin, elle allait se caler dans son carrosse et se laisser conduire. Déjà Elias était remonté dans se voiture et en avait fait vrombir le moteur. La rousse le suivit et s’installa sur le siège passager avant de boucler sa ceinture.

« J’habite dans le quartier résidentiel au nord est de la ville. Highland Park, vous connaissez ? Il faut prendre la prochaine sortie. C’est vraiment gentil de votre part de me raccompagner jusqu’à mon appartement. »

Maggie tourna la tête vers Elias et lui décocha un sourire, un vrai sourire empli de gratitude. Sans lui, elle était condamnée à passer des heures et des heures sur le bord de cette route. A cette heure ci, ils allaient être pris dans les bouchons et le trajet serait plus long qu’à l’accoutumée.

« Je suis désolée de vous gâcher votre soirée. A cause de moi, vous allez rentrer en retard chez vous. Circuler dans Los Angeles à cette heure ci est un vrai calvaire. J’espère que vous n’aviez rien de prévu ce soir.J'suis vraiment un boulet quand je m'y met.»

Et désolée, elle l’était vraiment. Non seulement, sa soirée à elle aussi était réduite à néant. Il faudrait qu’elle s’occupe de la paperasse concernant l’enlèvement de la voiture, elle guette le coup de fil de la dépanneuse et qu’elle trouve un moyen demain, de se rendre au garage. Youpi. Mais en plus, elle interférait dans la soirée d’Elias. Peut être qu’il avait autre chose à faire que de jouer les taxis ? C’était très probable, même.
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Dim 21 Oct - 9:30

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« Sauveur je ne sais pas mais sincèrement ravi de pouvoir vous venir en aide ! »

Ainsi, la jeune rouquine dénommée Maggie – bien que je soupçonne là l’existence d’un surnom – est une infirmière. Difficile profession, je dirais même vocation quand on sait ce que subissent ces personnes, hommes ou femmes, au quotidien auprès des blessés qu’ils rencontrent ;
Oui je l’avoue et l’assume, ce métier qu’elle m’annonce à l’instant fait davantage grimper la demoiselle dans mon estime. On ne rencontre pas tous les jours des gens qui investissent tant de temps et de passion au service des autres ! Une très bonne raison supplémentaire pour me convaincre de me faire le plus galant et courtois des chevaliers servants et donc de la raccompagner ou bon lui semble.
Une fois installé j’attends que Maggie me rejoigne et je souris poliment à son compliment de plus. Décidément, je ne suis pas certain de mériter tout ça mais si vous permettez…je vais savourer.

« Oui parfait je vois ou l’endroit se situe ! Et cessez de me remercier vous allez réussir à me faire rougir…un exploit ! »

Comment ça je fais mine d’être insensible voire prétentieux en prétendant ne jamais être touché ? Je m’amuse à jouer ce rôle, à incarner un personnage totalement insensible, probablement parce que…je ne suis pas du tout de ce genre. Susceptible parce que très fier, mais aussi relativement angoissé en matière de paternité, exigeant sur mon travail ou ma capacité à séduire une femme bref ; je ne suis pas si impassible que ça bien au contraire !
Pour l’heure cependant, aucune raison d’afficher la moindre contrariété ou faiblesse. Contrairement à ce que pense l’infirmière présente à mes côtés, elle ne gâche rien du tout. Je ne pensais pas pouvoir rencontrer quelqu’un de si sympathique à un moment pareil alors qu’une grande partie des habitants de la ville se précipite égoïstement chez soit.
Pouffant légèrement, je secoue la tête pour la contredire – et la rassurer – tandis que je relance la voiture sur l’axe routier en direction de Highland Park.

« Hum aucune crainte : je n’arrive jamais en retard chez moi ! Pour la simple et bonne raison que je n’ai pas d’heure pour m’y rendre. Je ne suis pas pressé. Je vous avouerais même que c’est exceptionnel que l’on se croise ce soir ; d’habitude il est plutôt 22, 23h quand je suis sur la route. »

Réalisant que je viens clairement de sous-entendre un presque ‘dégout’ de rentrer au domicile sensé être mon nid, je détourne le regard, feignant de me concentrer sur la conduite. Ça ne regarde personne, n’est ce pas ? Qui a le droit de savoir que chez moi, rien ni qui que ce soit ne m’attend ? Et puis sincèrement, qui serait intéressé par un tel détail ? Certainement pas une jeune inconnue qui n’a qu’une seule hâte – contrairement à moi – retrouver son chez-elle.
Alors que nous nous enlisons péniblement dans les bouchons, je tente de me faire moins barbant… et retrouve le sourire naturel qui embellissait mon visage il y a une poignée de secondes.

« …En revanche vous aviez raison concernant la mauvais qualité de la circulation à cette heure-ci. Quelle horreur ! Vous êtes sûre que ce n’sont pas là que des prétendants sauveurs qui voudraient être à ma place ? »

Me mordant la langue avec un air espiègle au visage, j’évite de malmener ma concentration de conduite mais attends avec une vraie curiosité la réaction de la miss ;
Alors, est-elle rassurée par rapport à tout à l’heure ? Malgré sa voiture en panne. Bien sur. Peut-elle me faire part de son humour ? Oui, je suis certain qu’elle en a ! Que pense-t-elle alors de tous ces potentiels sauveteurs arrivés trop tard, me laissant donc tout le loisir d'être ce soir le héros de Maggie ?

Alors que doucement nous avançons ;
Je me laisse séduire par l'idée de vous savoir.
Avant que chez vous nous arrivions ;
Me feriez-vous découvrir un peu de votre histoire ?


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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Dim 21 Oct - 15:23

Cesser de le remercier, non pas pour le moment. Grâce à Elias et à son esprit chevaleresque, elle n’allait pas passer une partie de la soirée sur le bord de la route. Et pour ça, elle n’aurait pas fini de le remercier. Quitte à le faire rougir. C’est plutôt mignon, un homme qui rougit. La remarque la fit sourire alors que son regard ne quittait pas la route. La circulation, en début de soirée à Los Angeles, c’est un calvaire. Un enchevêtrement de voitures qui klaxonnent, de conducteurs qui s’impatientent, des piétons qui traversent partout et surtout n’importe comment. C’étaient pour ces nombreuses raisons que Maggie avait jusque là refusé d’acheter une voiture. Enfin, ça c’était avant qu’elle ne se retrouve responsable du jour au lendemain d’une adolescente de quinze ans. Les transports en commun et ses nouvelles responsabilités n’étaient malheureusement pas compatibles. D’où l’achat du paquebot désormais échoué sur la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute.

« Arrêter de vous remercier ? Vous rigolez ? Grâce à votre sauvetage dans les règles de l’art, je ne vais pas passer ma soirée à attendre cette foutue dépanneuse. »

La rousse avait volontairement insisté sur le mot sauvetage. Des fois que ça le fasse rougir, on ne sait jamais. Elle eut un sourire taquin avant de s’installer de manière à voir son chauffeur personnel d’un jour. Elle n’avait pas besoin de rester si concentrée sur le trajet, il venait de lui qu’il savait où se trouvait Highland Park, par conséquent il lui était inutile de jouer les GPS. Et puis, le balai des voitures s’insérant et quittant le flot dense de la circulation ne l’intéressait pas plus que ça. Maggie préférait regarder les personnes auxquelles elle s’adressait. Même si là, entre la nuit tombante et la réverbération des phares dans le pare brise, elle ne voyait pas grand-chose.

Il lui avoua ensuite ne pas être attendu et il semblait sortir plutôt tard du travail. Elle savait très bien ce que c’était, de rentrer à pas d’heure et de trouver un appartement vide. Avant l’arrivée d’Ingrid, elle se contentait de prendre une douche et de se laisser tomber comme une masse dans son canapé, de fumer une petite cigarette et de se goinfrer de bretzels. Quand on y repense, cela n’est pas vraiment glorieux. Mais ça, elle n’était pas obligée de le raconter, pas vrai ?


« Oh, j’ai connu ça, moi aussi. L’appartement vide, la liberté de rentrer à l’heure que l’on veut, la solitude aussi. Le fait de vivre en solo a ses qualités, comme ses défauts. Ou plutôt les défauts de ses qualités. J’ai de la chance que vous soyez sorti plus tôt du travail alors. »

Elle fronça les sourcils. Sur ce coup là, elle n’était pas sûre d’avoir été très explicite. Pas sure du tout même. Mais dans le fond, elle avait raison. Un appartement vide signifiait solitude mais également liberté. Le problème avec la solitude, c’est justement que l’on a personne avec qui parler, ou partager sa journée. Enfin bref, ce n’était pas vraiment ce de quoi elle avait envie de parler. Bien sur qu’elle avait raison pour la circulation ! Elle empruntait cette fichue route deux fois par jour. Une fois pour se rendre à l’hôpital et une autre fois pour rentrer chez elle. Elle connaissait le chemin par cœur, le peu de kilomètres séparant son lieu de travail et son appartement mais également le temps monstrueux qu’il lui fallait pour relier les deux endroits.

Des prétendants sauveurs ? La bonne blague. Il y en avait eu deux avant lui, deux hommes qui avaient joués les chevaliers et qui s’étaient envolés. Non, un s’était envolé. Dans le sens premier du terme, puisqu’il était reparti pour Washington l’avant-veille. Et le second, elle l’avait fait fuir. Maggie se sentait plus à l’aise dans la peau de la sorcière que dans celle de la princesse.


« Ca m’étonnerait beaucoup. J’ai une forte propension à faire fuir les hommes qui sont à votre place, ou qui veulent l’être d’ailleurs. » Maggie se rendit soudainement compte qu’elle n’avait pas spécialement envie de s’étendre sur le sujet, alors elle détourna la conversation, espérant qu’il ne renchérisse pas sur ce qu’elle venait de dire. « Dites moi, vous faites quoi dans la vie, à part jouer le sauveur de ces dames ? »
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Lun 22 Oct - 13:57

Maggie & Elias

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« Arrêter de vous remercier ? Vous rigolez ? Grâce à votre sauvetage dans les règles de l’art, je ne vais pas passer ma soirée à attendre cette foutue dépanneuse. »

…certes, mais on risque de la passer dans les embouteillages. Ma foi ce n’est pas plus dramatique, c’est peut être même mieux si on se souvient que la chaussée de l’axe routier est foutrement dangereuse et que là nous sommes ensemble.
Ah, et j’aime bien cette façon de qualifier la beauté de mon sauvetage. Ça a vraiment quelque chose de satisfaisant, le visage soulagé de la personne à qui vous venez en aide. Et puis si en plus mon intervention est à ses yeux un sauvetage ‘dans les règles de l’art’ autant dire que je suis ici brossé dans le sens du poil ; ahem.
Comme chacun cependant, je suis mal à l’aise devant le trop de compliment et je ne voudrais pas qu’elle garde de moi l’image d’un type imbu de lui-même sous prétexte qu’en cette soirée, je fais un geste sympathique envers elle.

La conversation dévie alors très logiquement sur le foyer, puisque je ramène Maggie chez elle. Ça ne me ressemble pas mais il s’avère que j’ai laissé échapper quelques idées négatives concernant mes sentiments à l’égard de mon lieu de vie ; une étrange sensation de confiance m’a poussé à m’ouvrir. Ça me déplait. Je suis d’ordinaire pudique et même très renfermé sur ma personne…néanmoins l’infirmière en vient à manifester son expérience personnelle concernant la solitude et le complexe de l’appartement vide ;
Amusant.
Je lui adresse un regard assez compatissant et me retrouve – tel un gosse – à énumérer bêtement dans mes esprits les avantages à être si seul, sans doute dans l’espoir de trouver un léger réconfort à cette situation parfois pesante.

« C’est sur…il n’y a pas que des inconvénients à être libre ! »

Etre libre, une qualité ? Je ne l’entends pas comme ça et ma remarque le signifie largement. Mais ça ne m’empêche pas de sourire, d’ailleurs mes lèvres s’étirent davantage alors que je profite d’un espacement entre les véhicules pour changer de voie et dépasser un petit groupe d'entre eux.
Puisque nous sommes condamnés – très agréablement – à passer plusieurs minutes ensemble le temps du trajet, je me permets quelques notes d’humour de toute façon difficilement maitrisables ! Que voulez-vous quand on est doté d’une ironie naturelle et tenace, ce n’est pas évident de la modérer. Et puis, mon histoire de prétendants sauveurs semble passer puisque l’infirmière n’a pas sauté de la voiture en marche ! Oui, heureusement.

« Hum ?... »

Quand ses jolis yeux quittent les miens avec un semblant d’amertume, je referme immédiatement la bouche pour m’empêcher d’articuler quelle connerie que ce soit. Ne manquerait plus que je remue le couteau dans la plaie car oui, pas de doute, si cette phrase s’est échappée d’entre ses lèvres avec spontanéité, ça n’implique pas un réel plaisir ;
D’ailleurs la jeune femme a l’air gênée. Ainsi Maggie est du genre à faire fuir les hommes ? J’en doute. Grandement. En fait je dirais même qu’elle les attire très certainement ! Dans un premier temps…et après ? Après une femme est une femme, ni un objet ni un artifice de pur loisir ce qui entraine obligatoirement quelques complexités mais eh ; ce ne serait pas amusant sinon !
Ironie. Encore.
Je n’insiste pas car je sais être discret et si son intervention me taraude un peu, je préfère enchainer sur sa question pour être certain que le sujet soit définitivement clos.

« J’essaye de sauver mes clients devant les juges ! Je suis avocat, à mon compte ici depuis peu. »

J’ai l’impression de dépeindre ici le tableau du parfait râleur et monotone professionnel qui en dehors des cours juridiques n’a d’autres lieux passionnants à visiter ! Ce n’est pas totalement faux. Et là réside bien le pire de mon existence ; s’il y a un endroit ou je me sens bien…ou je me sens chez moi…c’est dans les tribunaux. J’y suis fort, efficace, écrasant, je ne laisse pas la moindre chance aux adversaires et c’est tellement plus simple de gagner confiance et estime là bas qu’en réalité ;
Oui ça a quelque chose de lâche, eh, je n’ai jamais dit être le plus courageux !

« …J’aurai du mentir et affirmer être un super héros, c’est ça ? J’en étais sûr…arf…lawyer-man ça peut le faire non ? Pardon ; il y a bien plus d’élégance dans le rôle d’une fantastique soignante telle que vous... »

Un sourcil haussé, un regard échangé ;
Vous faites de moi un blagueur.
J’espère vraiment vous amuser ;
Ce serait pour votre sauveur, un réel honneur…


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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Mer 24 Oct - 16:36

Maggie acquiesça d’un léger signe de tête. Elias avait raison, il n’y avait pas que des inconvénients à être seul. Elle vivait en solo depuis le départ de ses parents, retournés vivre en Ecosse il y déjà quelques années. Elle ne s’en plaignait pas, elle trouvait même cela franchement agréable. N’avoir de compte à ne rendre à personne, ne dépendre que d’elle-même. Pouvoir sortir quand elle voulait, rentrer à pas d’heure accompagnée ou non. Inviter des gentlemens sauveurs à boire un verre. Jusqu’à il y a peu de temps, elle trouvait cette situation à son gout. A présent, sa solitude lui pesait. John était reparti, Ryan faisait la gueule. A vouloir jouer sur les deux tableaux, Maggie se retrouvait seule. De toute façon, être seule, c’était la grande histoire de sa vie. Ah non, il y avait Ingrid maintenant. Même si elle sentait un léger malaise de la part de l’adolescente. La rousse restait néanmoins convaincue que tout se passait dans sa tête. Peut importe le nombre de personne qui gravitait autour d’elle, elle se sentait invariablement seule.

C’est ensuite qu’elle lâcha le morceau à propos de sa manie de faire fuir les hommes. Mais qu’est-ce qu’il lui avait prit de dire une chose pareille ? Elias n’avait pas à être au courant de faits aussi intimes la concernant. Finalement, elle ne le connaissait pas ce type et puis, il devait en avoir rien à faire surtout. Heureusement, il ne posa de questions, elle aurait été obligée de raconter sa vie, les évènements des derniers jours. Et ca franchement, elle n’en avait pas envie. Elle voulait oublier et repartir de l’avant. Plus facile à dire qu’à faire. Sinon, elle pouvait toujours terminer la bouteille qui se trouvait dans le meuble sous la télé. Pathétique. Elle se contenta de soupirer. De toute manière, à l’heure qu’il était, Ingrid devait déjà être rentrée.

Elias avoua alors être avocat. Un froncement de nez déforma le visage de la rousse sans qu’elle ne le contrôle vraiment. John aussi, était avocat. Décidément. Elle eut un léger sourire alors qu’il lui demandait si elle n’aurait pas préféré qu’il prétende être un super héros.


« Mais les avocats ne sont pas sensés être des supers héros ? Vous défendez vos clients becs et ongles. Pour ces gens là, vous êtes des êtres fantastiques, non ? Et détrompez vous, ce ne sont pas les infirmières les héroïnes mais plutôt les médecins. »

Les avis arrêtés que pouvaient avoir les gens sur les infirmières étaient bien souvent erronés. Non, elles n’étaient pas nues sous leur blouse. Enfin, dans le cadre de leur travail, elles ne l’étaient pas. Elles n’étaient finalement que les bras droits des médecins. Comme Robin avec Batman. Maggie trouvait plutôt marrant le fait que ces préjugés soient ancrés si profondément dans l’esprit de la population. Comme pour les hôtesses de l’air ou les pompiers. Ce ne sont là que des emplois comme les autres. Si au début de sa carrière, cela l’avait agacée, elle préférait de loin en rire maintenant.

La voiture d’Elias continuait à se frayer tant bien que mal un chemin dans la circulation. Maggie savait que son appartement n’était plus bien loin mais il y avait des kilomètres et des kilomètres d’embouteillages. C’était un concerto de klaxons et un balai d’appels de phares à chaque intersection. Bien qu’elle se trouvait en très bonne compagnie, elle commençait à trouver le temps long. Elle avait envie de rentrer chez elle et de se poser dans son canapé. D’un autre côté, elle se disait qu’un peu de compagnie n’était pas de refus.


« Ca vous dirait de monter boire un verre ou même manger un morceau quand on sera enfin arrivés à mon appartement ? Je ne vais pas vous laisser repartir sans plus de cérémonies tout de même. »

Alors là, elle avait parlé plus vite qu’elle ne l'aurait voulu. Tout de suite après, elle se mordit la lèvre inférieure, se maudissant pour ce qu’elle venait de dire et n’osant imaginer ce qu’il pouvait penser d’elle à présent.
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Jeu 25 Oct - 7:31

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Tiens…je jurerais l’avoir vue grimacer suite à mon aveu. Si on peut appeler ceci un aveu vous m’direz, je ne fais qu’annoncer ma profession. C’est souvent que les avocats ont mauvaise image. Ça ne m’étonne donc pas des masses si la jolie Maggie rebute contre cette nouvelle mais ses raisons sont sans doute honorables, je ne me permettrais pas de conclure qu’elle a juste les avocats en horreur… et puis comme tout le monde, le jour ou elle aura besoin que l’on plaide sa cause devant un juge, elle ne me regardera plus avec cette mimique péjorative au visage !
Je m’emballe. Il est fort possible qu’elle ait connu un avocat en particulier, ce qui lui rappelle de mauvais souvenirs mais elle n’est pas du genre à mettre tous les juristes dans le même panier ! J’en suis sûr.
L’avis que l’infirmière me détaille davantage est intéressant et, sans perdre de vue la route bondée que je surveille, j’acquiesce, souriant.

« L’avocat, c’est une question de point de vue. Je suis un héros pour mon client, un ennemi redoutable, un ‘méchant’ pour la partie adverse. Mais mon client peut également en venir à me voir comme un traitre si je ne gagne pas comme il l’entend son affaire !... »

Oui. Il n’y a d’après moi pas de point de vue plus relatif que celui que l’on pose sur un avocat. D’autres professions sont probablement dotées de la même complexité mais puisque je le vis tous les jours, je suis bien placé pour le savoir.
Je suis le brave sauveur de ceux pour qui j’arrange l’intérêt, je suis le pire brigand pour tous ceux que mes plaidoiries – si magnifiques puissent-elles être – n’aident pas. Ne sauvent pas. N’épargnent pas. Bref ; quoique je fasse je devrais logiquement avoir des regards sympathiques et des regards accusateurs. C’est ainsi ;
En revanche mon opinion sur les infirmières est bien différente et si je n’ai pas l’intention de faire changer d’avis ma camarade du soir, je tiens à faire part de ma position.

« Quand aux infirmières permettez ; je ne vais pas retirer la palme du talent aux médecins qui font le travail le plus technique et méticuleux qui soit mais…un patient peut-il se remettre suite à une excellente opération s’il n’a pas droit à toute l’aide apportée par les aides-soignants ? Les infirmières ? Le moindre petit service qu’elles rendent peut permettre aux plus souffrants de retrouver le sourire et puis, de mon expérience, les infirmières ont toujours été plus souriantes et humaines avec moi que les docteurs ! »

Ces grands machins vêtus de blouse blanche fade et effrayante qui vous appellent une fois sur deux par le nom de votre trouble, blessure ou maladie et qui, une fois qu’ils ont fait ce qui parait le plus dur, disparaissent de la circulation sans jamais vous donner une explication !
Les ‘petites mains’ qui passent derrière, qui sont les seules personnes que vous voyez parfois, qui ne se rendent même plus compte au bout d’un moment que leurs regards, leurs sourires et fines politesses sont ce qui pousse un moral terrassé à vouloir doucement se relever
Hum ; ou alors je suis physiquement au gout de ces demoiselles fort alléchantes je l’admets !
Trêves de plaisanteries, je hoche la tête pour appuyer mes propos et montrer à Maggie que je pense sincèrement ce que je dis : les infirmières sont primordiales et tout aussi louables que les doc’ !

Ça me fait sourire. Cette situation. J’ai bien des avis sur tout je crois mais ce n’est pas mon style de les exposer, à cette heure ci, à une presque parfaite inconnue qui plus est. Mais après tout nous sommes là coincés, malgré nous si on oublie mon coup de main suite à la panne de la jeune femme. Il faut bien discuter non ? Ce serait terriblement déplaisant autrement.
Poussant un soupir lorsque j’aperçois l’embouteillage se profiler à l’horizon, je finis par tourner la tête pour observer la demoiselle à mes côtés qui vient de me faire une proposition ; hum ; douteuse ? Non le terme est mal choisi. Il n’y a, au fond, rien de déplacé dans ses propos ! Les esprits tordus ; dehors. Et puis au pire ce n’est pas comme si ça m’embêtait ;

« …Pourquoi pas ! Mais vraiment vous ne me devez rien c’est un plaisir de vous rendre service. J’abuserais volontiers d’un verre néanmoins, histoire de ne pas risquer l’endormissement au volant pour la dernière partie du trajet qu’il me restera jusque chez moi. »

Ça me parait un bon prétexte. Un bon compromis également. Il vaudrait peut être mieux que je disparaisse vite fait bien fait en la déposant, elle doit avoir envie de tranquillité, mais est ce que mon attitude ainsi fuyarde ne laisserait pas planer une sensation de soulagement ?
La compagnie de l’infirmière ne me dérange pas. Pas du tout. J’imagine que boire un verre ne me prendra pas longtemps et me permettra de ne pas passer pour un rustre. Hum.

« N’ayez crainte je ne vous dérangerais pas longtemps… »

Un clin d’œil détendu ;
Un sourire malicieux ;
Cette rencontre n’était pas prévue ;
Mais elle me rend bienheureux.


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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Sam 27 Oct - 9:55

Les avocats. Maggie en avait une mauvaise expérience. Non pas qu’elle avait du en engager pour une raison bien précise, simplement que son ex en était un. Décidément, elle semblait les attirer. Sur le million de personnes résidants à Los Angeles, il avait fallu que l’homme qui s’arrête en soit un. Certes, il était plutôt courtois voire même gentil. En fait non, il l’avait sauvée d’une soirée lamentable à attendre sagement une dépanneuse. En plus, elle n’était même pas sûre d’avoir assez de batterie sur son smartphone pour tuer le temps en envoyant valdinguer des oiseaux sur des cochons verts. Un sourire étira ses lèvres, qu’est-ce qu’il pouvait être idiot ce jeu. Terriblement prenant mais idiot. Des cochons verts en plus, la bonne blague. Elle serra les dents quand Elias qualifia les avocats de traitre. Il ne pouvait pas si bien dire. Traitre, menteur et lâche ! Là Maggie mettait toute la profession dans le même sac. Tant pis. Ce soir, elle ne reverrait pas son jugement, aussi erroné soit il.

« Il y a également une part de mensonge, non ? Et de minimisation des faits ? Quand vous devez défendre un criminel, vous devez tout faire pour qu’il ait la peine minimum, n’est-ce pas ? L’art de mentir, c’est un peu le fer de lance de votre profession, je me trompe ? » Puis, elle se rendit compte qu’elle avait probablement été un peu abrupte avec lui. Après tout, il lui rendait un grand service ce soir. « Je suis navrée. J’ai une mauvaise expérience des avocats. Mon ex en est un. »

Et bam, encore une confession sur sa vie privée. Il était grand temps qu’elle apprenne à tenir sa langue, elle parlait trop. Elle aurait fait une bonne oratrice. Quoi que, peut être pas. Elle était trop franche, trop brut de pomme pour faire passer ses idées en douceur. Le public n’aurait jamais accroché avec une femme comme elle. Elle était aussi impétueuse que ses cheveux étaient roux. Elias vanta ensuite les louanges des infirmières. Les petites mains des médecins et blablabla… Un nouveau froncement de nez déforma le visage de Maggie. Mouais, bof. Elle n’était pas franchement d’accord avec ce qu’il disait. C’était sur, les infirmières étaient indispensables. Ce ne sont pas les médecins qui se déplacent pour les perfusions, ou pour apporter les médicaments, ou encore pour refaire les bandages et les pansements.

« Toutes les infirmières ne sont pas comme vous le décrivez. Certaines de mes collègues sont aigries et tout bonnement désagréables avec les patients. Certains patients aussi, sont désagréables et rejettent sur nous tous leurs malheurs. Nous ne sommes pas plus humaines mais moins distantes. Les médecins sont obligés de prendre du recul face à ce qu’ils voient tous les jours, ils deviendraient cinglés. »

Maggie avait une trop grande connaissance du monde médical. Elle savait comment tournait un hôpital, elle voyait la misère du monde tout les jours. Les urgences forgeaient le caractère. Entre les SDF, les gens trop pauvres pour s’offrir un médecin mais trop riche pour bénéficier d’une quelconque couverture sociale, les accidentés de la route, les brûles… Son travail était immonde. Ce qu’elle voyait, ce qu’elle entendait chaque jour que Dieu fasse, elle ne le supportait plus. Les horaires n’étaient désormais plus compatibles avec la garde d’une adolescente. Il fallait qu’elle change, qu’elle se fasse muter dans un autre service. Avant de devenir aussi aigrie que ses insupportables collègues.

Elle eut un sourire. Selon Elias, elle ne lui devait rien mais ce n’est pas pour autant qu’il refusa l’invitation. C’était bien les hommes ça. Ils ne pouvaient s’empêcher de décliner l’invitation d’une demoiselle, surtout quand celle-ci proposait un verre.


« Vous pouvez même abuser de deux verres si cela vous chante. Je ne voudrais pas que vous ayez un accident par ma faute. Je ne m’en remettrais pas. Et ne vous inquiétez pas pour le dérangement, je n’ai pas grand-chose de prévu ce soir. Rien du tout, en fait. »

Bientôt, la voiture d’Elias bifurqua dans la rue de son immeuble. Maggie lui demanda de s’arrêter devant celui situé au milieu de la rue, juste en face d’un distributeur automatique de billets. Elle n’avait jamais compris pourquoi la banque l’avait installé là. Les premiers commerces se trouvaient à plusieurs pâtés de maison de là. Une fois l’engin stabilisé, elle ouvrit sa portière.

« Suivez-moi. Par contre, l’ascenseur est en panne. Il va falloir grimper les trois étages à pied. »

La rousse passa devant et ouvrit la marche. Elle déverrouilla la porte ultra sécurisée du hall (elle était la plus jeune de l’immeuble et la seule à avoir voté contre un système de digicode et de clé magnétique), attendit qu’Elias pénètre dans l’immeuble et la referma. Ensuite, elle gravit les marches. Elle connaissait cet escalier par cœur et espérait que l’ascenseur serait bientôt en état. Une fois devant sa porte, elle fouilla dans son sac puis l’ouvrit d’un tour de clé.

« Nous voici arrivés. Je sais, c’est un peu le parcours du combattant mais la moyenne d’âge des habitants doit se situer dans les alentours de soixante dix ans. Ils ont peur d’une mouche qui vole, c’est affolant. Bon… J’vous sers quoi ? J’ai un peu de tout ici whisky, cognac, martini… Une bière peut être ? Ou un café ? »

Tandis qu’elle se mettait accroupie devant le meuble de la télé, qui lui servait également de bar, elle s’alluma une cigarette. Il était grand temps qu’elle arrête de fumer. Oui, mais pas ce soir.
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Dim 28 Oct - 13:17

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« …L’art de mentir, c’est un peu le fer de lance de votre profession, je me trompe ? »

« Du tout… ‘Il n'est bon avocat qui ne mente en plaidant'. J’ai tendance à trouver cet adage véridique. Il faut savoir mentir pour être un plaideur convaincant mais croyez moi les gens ont pour habitude d’oublier toutes les autres compétences – même positives – dont nous avons besoin dans le métier pour porter sur nous leur jugement…je suis navré pour votre ex et cette : mauvaise expérience. »

Effectivement, navré. Pour deux raisons si je puis me permettre car dans un premier temps la politesse me pousse à exprimer ma compassion pour Maggie et ses douleurs sentimentales, mais un second temps me force à être désolé. Embêté. Fâché ? Pourquoi faut-il qu’un crétin capable de faire du mal à cette jeune infirmière – je ne sais de quelle manière – soit un confrère juriste ?! Ne voit-il pas l’altération péjorative qu’il provoque sur l’image que je renvois à ma rencontre du soir ?
Plus ou moins amusé par mes propres pensées, je hausse doucement les épaules dans un non avis détaché.
Chacun son point de vue, sur tout. Les avocats comme les infirmières occupent des postes prenants et critiquables alors, nous n’allons probablement pas polémiquer des heures ! Je sais respecter la vision des choses d’autrui ;

Petit à petit, notre véhicule a réussi à se frayer un chemin parmi les autres et voici que bientôt nous arrivons devant l’immeuble que m’indique la jeune femme. Au final nous nous en sommes bien sortis je crois ! Certes nous avons mis deux fois plus de temps que si la route avait été déserte, mais nous n’allons pas nous plaindre : certains sont encore loin d’être tirés d’affaire !
Acquiesçant simplement suite aux propos de Maggie, je coupe le moteur et la rejoins à l’intérieur du bâtiment pour entreprendre cette montée quasi interminable des escaliers ;

« Hum il n’y a pas de réparation prévue pour l’ascenseur ? »

Mains dans les poches, menton doucement relevé et regard curieux, j’observe le nid de la demoiselle en évitant tant que faire se peut d’être trop indiscret dans mon inconsciente investigation. Je suis quelqu’un d’attentif, de perspicace, fureteur presque et je sais que ce peut être embarrassant de remarquer ce qui ne doit pas l’être…
Ainsi je me concentre sur la rouquine accroupie devant son meuble et en affichant un sourire sympathique je prends bien vite ma décision. Inutile de tergiverser, ça fera l’affaire :

« Oh quitte à sembler classique, je me laisserai bien tenter par un whisky !...pas mal cet appartement, qui n’est pas si loin de l’hôpital si on oublie les embouteillages. Bien entendu. »

Défaisant quelque peu le nœud de ma cravate pour me permettre enfin – après une longue journée – de correctement respirer, je m’avance d’un ou deux pas en sa direction. Pas banale vous l’admettrez, cette femme qui invite un inconnu à boire un verre. Je ne vois là rien de vulgaire ou de soupçonneux, simplement de l’honnête reconnaissance ; une pointe de naïveté touchante.

« En tout cas je ne me plaindrais plus concernant mes carences en relations médicinales ! Vous m’autorisez à vous réclamer si j’en viens à entrer aux urgences ? »

La soirée est en fin de compte intéressante ;
Et mon insoupçonné charisme ;
Installe une ambiance attrayante, amusante ;
Serai-je capable de prétexter l’alcoolisme ?...

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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Ven 2 Nov - 20:58

Maggie arqua un sourcil. Elle n’était guère convaincue par l’adage d’Elias. Il n’est bon avocat qui ne mente en plaidant. Elle n’avait jamais mis les pieds dans un tribunal, jamais eu à faire à un avocat pour de strictes raisons juridiques, mais elle doutait que cet adage reflète la vérité. Si un avocat ne mentait pas, il noyait le poisson, il enjolivait la situation dans le but de défendre son client. Il trouvait toujours des circonstances atténuantes, ou aggravantes, même là où il n’y en avait pas. Elle ne répondit pas cependant, ne voulant pas entrer dans une polémique. Elle se contenta d’un petit sourire et d’hausser les épaules. Parfois, le silence était un aussi bon argument qu’une longue plaidoirie.

Pour aller prendre un verre, il leur fallait gravir les trois étages qui séparaient le hall d’entrée à l’appartement de la jeune femme. A pieds, bien évidemment. L’ascenseur étant en panne. La question d’Elias lui arracha un soupir agacé. Elle n’était pas agacée par la question, purement légitime, mais plutôt la lourdeur et la longueur des procédures de réparation.


« Si, c’est prévu. Simplement, il nous faut une réunion du syndic’ de copropriété pour choisir le réparateur puis répartir équitablement le montant des réparations entre tous les habitants de l’immeuble. Tout cela doit être voté à l’unanimité. C’est long, du coup. »

M’enfin, à cœur vaillant rien n’est impossible ! Ils arrivèrent bien vite à l’appartement de la rousse. Elle le fit pénétrer dans son antre et se dirigea vers le bar. Enfin, le meuble TV qui lui servait de bar. C’était une vraie caverne d’Ali Baba, il y en avait pour tous les gouts. Du whisky au martini, de la bière, des digestifs. Même un reste de cognac oublié par John. Elias voulait un whisky. Classique mais indémodable. En bonne écossaise qu’elle était, Maggie adorait le whisky. Maintenant qu’elle y pensait, cela ne l’étonnerait pas d’apprendre que ses parents lui en mettaient dans son biberon. Elle s’empara de la bouteille et se redressa. Elle se rendit à la cuisine et sortit deux verres. Ces verres octogonaux, bien pratique pour le whisky.

« Et voilà. Vous m’en direz des nouvelles, mes parents me l’ont rapporté d’Ecosse la dernière fois qu’ils sont venus. L’appartement leur appartient également, ils me laissent l’habiter pour ne pas s’encombrer de locataires. Ils vivent à Edimbourg. »

Elle lui donna le second verre de whisky et trinqua. Elle avala une gorgée d’alcool, se laissant emportée par l’acidité du liquide. Maggie s’accouda à son bras, fixant Elias alors qu’il lui posa une drôle de question. A ce rythme là, elle allait être l’infirmière personnelle de tous les habitants de la ville. Cela la fit sourire.

« Mais bien su, je me ferai un plaisir de voler à votre secours. Il suffit de me demander à l’accueil. Margareth Wellsan, de mon vrai nom. Mais si vous demandez Maggie, c’est très bien également. »

Maggie lui adressa un clin d’œil avant de sortir un paquet de bretzels tout neuf de son placard. Elle l’ouvrit et en versa la moitié dans une coupelle. Elle picora un ou deux gâteaux salés avant de prendre la parole à son tour.

« Je vous retourne la question. Si j’ai des soucis juridiques, est-ce que je peux vous réclamer ? Ou bien vous demander de prendre ma défense ? Sans mentir, cela va de soit. »

Et hop, une petite boutade pour détendre l’atmosphère. Quoi que, elle avait l’air plutôt détendue l’atmosphère, Elias avait dénoué sa cravate.
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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Dim 4 Nov - 13:39

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Ah, écossaise ? Ma foi je n’ai remarqué aucun accent particulier, quoique peut être… Ceci dit si les parents de la jeune infirmière vivent aujourd’hui là bas, rien ne me prouve qu’ils sont nés en Ecosse. Ni eux, ni elle. Je dégage donc de mes esprits ce genre de conclusions hâtives bien grotesques et me contente de saisir le verre que l’on me tend ;
Dans tous les cas ces gens ont l’air de s’y connaitre en bonne boisson car le simple arôme que dégage le breuvage dont je m'empare laisse supposer une qualité indéniable.
Portant le verre à mes lèvres je me permets la simple réflexion suivante : ils ont bien raison de faire confiance à leur fille plutôt qu’à un locataire inconnu. Depuis Edimbourg en plus, ce ne doit pas nécessairement être pratique de gérer toute la gestion d’un appartement. Vous me direz rien n’empêche d’avoir des enfants marteaux mais quand même : Maggie a l’air tout ce qu’il y a de plus équilibré.Sympathique.

« …excellent. Voilà un whisky a proposé aux quelques bars du coin, ça ne leur ferait pas de mal. »

Alors que le liquide de fort caractère me caresse la gorge avec vigueur, j’en viens à formuler cette question qui certes, doit lui être articulée à longueur de journée. Je ne voyais pas bien comment entamer un sujet de conversation plus ou moins distrayant sans risquer de faire un faux pas. Je le reconnais maintenant, parler boulot peut s’avérer soporifique et inintéressant mais pas de crainte : je saurais me rattraper ;
En attendant je ne retiens pas un joli sourire de se poser sur mes lèvres à l’annonce du vrai nom de Maggie. Je tâcherais de m’en souvenir, qui sait, cela pourrait réellement devenir utile.
Après une seconde gorgée avalée, j’acquiesce, non sans louer la note d’humour bien placée de la belle demoiselle.

« Sans mentir. Parfait. Vous serez mon défi d’une journée. »

Allez, un peu de taquinerie ne fait pas de mal ! Ai-je dis que je passais mon temps à mentir devant la cour ? J’ai juste souligné que le don d’affabuler vient très souvent en aide aux avocats. Sans grande fierté alors, j’assume cette capacité à tordre et contourner les vérités plates pour m’en faire des armes quasi imparables lors de joutes verbales. Eh, les meilleurs juristes que j’ai pu croiser ont tous su habilement jouer de leurs savoirs pour s’en tirer ;
Mensonge, ruse, appelez ça comme vous voulez. Sachez juste que si je ne suis pas tout blanc, je ne suis pas plus mauvais qu'un autre.

Mon regard s’abaisse doucement tandis que mon sourire s’étire. Oui, je ne suis sans doute pas le brave sauveur des victimes en tout genre que j’ai rêvé d’être étant gamin. J’ai vite arrêté de croire aux fantasmes du héros fabuleux qui risque sa peau pour les faibles !
Je me console en me disant que derrière mes attitudes semblables à quiconque, se cache une personnalité unique et bien démarquée. Il faut juste apprendre à me connaitre…
Occupé par mes pensées j’en viens à rapidement vider mon verre et le succulent alcool provoque un dégagement de chaleur enivrant ; une atmosphère plaisamment vague ; un curieux engourdissement.
Je m'avance doucement, comme si l'aveu que je vais faire nécessitait un rapprochement; physique.

« Vous aviez peur de gâcher ma soirée… rassurez-vous, vous l’égayez délicieusement… »

Dévorée de mes sombres yeux ;
Sublimée par cet élégant environnement ;
Vous êtes un hasard bienheureux ;
Et m’arrachez à un inévitable abattement…

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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Lun 12 Nov - 23:04

Maggie le fixait attentivement si bien qu’elle put remarquer le soubresaut de surprise qui naquit sur le visage d’Elias. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle soit écossaise, ou alors il ne l’avait pas deviné. Les avocats sont sensés deviner pas mal de chose de leur propre chef. Pourtant, sa rousseur et ses yeux d’un vert profond ne sont pas les caractéristiques physiques des californiennes. Pour la plupart, elles sont blondes et montées sur des rollers. Elle était loin d’être blonde et ne pouvait pas parcourir plus de dix mètres sur des rollers sans se casser lamentablement la figure. Bon à la décharge d’Elias, elle n’avait aucun accent. Arrivée aux Etats Unis à l’âge de dix ans, elle ne gardait aucun vestige de son parlé écossais. Si elle avait un accent quand elle parlait français, bien qu’elle parlât cette langue couramment. Forcément, sa mère est française.

Il complimenta le whisky. C’est vrai qu’il était bon. Et bien meilleur lorsque savouré à deux. La bouteille était à moitié vide et c’était uniquement du fait de Maggie. Elle n’invitait déjà pas grand monde dans son appartement mais là, depuis le départ de John et la bouderie de Ryan, il n’y avait plus grand monde pour passer la voir. Elle se retrouvait seule. La solitude était l’histoire de sa vie. Elle faisait fuir les hommes. Même ceux avec qui elle n’avait jamais couché, et avec qui elle ne coucherait jamais.


« Les écossais font le meilleur whisky qu’il existe sur cette Terre. J’en suis gourmande… Ce n’est pas raisonnable, je sais. Quant à le donner aux bars, non. Je préfère que vous veniez le déguster ici plutôt que dans un de ces troquets. »

Une taquinerie. Encore. Elle porte le verre à ses lèvres et regarde Elias par-dessus le rebord du contenant. Elle ne voudrait rater sa réaction pour rien au monde. Ce qu’elle venait de dire laissait supposer qu’elle le réinviterait. Alors qu’en fait, elle n’en savait rien du tout. Elle ne savait pas s’ils se reverraient une fois la soirée terminée. Non, elle ne savait pas de quoi cette soirée serait faite. Maintenant qu’il était là, qu’allait-il se passer ? Parfois, l’incertitude avait du bon. Parfois, cela l’empêchait de trop penser. Parfois, c’était bon de ne pas trop penser. Salvateur dans son cas. Elle arqua un sourcil. Son défi d’une journée ? Quoi ? Seulement une journée ? Une moue faussement déçue se dessina sur son visage et déforma sa bouche en une moue enfantine.

« Une journée ? C’est tout ? Les avocats n’ont-ils pas besoin de voir et de revoir leurs clients pour bien cerner les cas qu’on leur demande de résoudre ? »

Puis, la moue se transforma en franc sourire. Mais ce qui ne semblait être qu’une boutade était en réalité un simple constat de la réalité. Comment, en une seule séance, un avocat peut il cerner le problème rencontré par son client ? Il ne le peut pas. Maggie en était convaincue. D’où la question.

Il se rapprocha. Trop occupée à le taquiner, et à boire, la rousse ne s’en était pas rendu compte. Sa langue était anesthésiée par l’alcool, sa gorge brûlait délicieusement. Elle aimait le whisky pour la douce chaleur qu’il dégageait… Et pour le rapprochement des hommes qu’il permettait. Sans vraiment que cela soit volontaire, un sourire en coin, vaguement charmeur, se peignit sur ses lèvres. Elle égayait sa soirée, réellement ? Lui, il l’empêchait d’être seule un soir supplémentaire. Pour ça, il resterait à jamais son chevalier blanc.

Maggie s’empara de la bouteille en remarquant le verre vide de l’avocat. Elle la leva, la désignant d’un signe de tête pour qu’Elias avance son verre.


« Vous en prendrez bien un second, non ? A moins que vous n’ayez faim. Je peux commander une pizza ou bien des sushis. Qu’en dites-vous ? »

Elle serait une bien piètre hôte si elle le laissait mourir de faim. Et puis, elle n’avait pas envie qu’il parte maintenant et qu’il se serve de sa faim comme d’une excuse faussement valable. Quoi que, il était avocat, des excuses il devait en avoir à revendre. Mais qui ne tente rien n’à rien, pas vrai ?
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Ven 16 Nov - 12:34

Maggie & Elias

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Les écossais font des tas de choses que je trouve remarquables. Ces faits originaux de culture, ces habitudes historiques et uniques, la gastronomie ou la façon de penser qui découle d’une météo spéciale…Et encore, mon jugement et mes gouts s’arrêtent à ce que j’ai pu voir de ce beau pays à la télévision ou à travers les pages d’un magazine bien tourné. Tant que je n’y serais pas allé moi-même, je ne pourrais pas donner claire justification à mes idées ni être correctement objectif.
Enfin, malgré le travail des journalistes et leurs belles paroles aux airs si poétiques que c’en est trop beau, j’ai l’impression de savoir au fond de moi que la terre d’Ecosse est un pays à visiter. Obligatoirement.
Si le whisky peut être un argument alors ma foi, je crois qu’il ne m’en faudra pas plus pour prétexter avoir besoin de m’y rendre ! Attention ne me prenez pas pour un gros consommateur ; je suis simplement amateur de bonnes choses et j’essaye de m’en tenir à ce qu’un ami m’a dit un jour : il faut savourer la vie, vivre intensément ses plus grandes émotions mais tout autant les petits plaisirs quotidiens.
Soit. Cette soirée aux côtés de la belle Maggie fait partie de ces petits moment apparemment de rien, qui en fin de compte, ont tout des jolies facettes de la vie. Un premier allé dans ce lointain pays ;

Acquiesçant les propos de l’infirmière que je confirme, que j’accepte même quand à l’idée de venir déguster ici l’alcool de sa contrée, je continue de m’approcher. Je ne vois pas pourquoi je resterai si distant avec la demoiselle que j’ai gentiment ramené, qui à son tour se fait fort agréable en me laissant boire un coup.
J’ai réellement bien fait de la dépanner.
Je vide une première fois mon verre, mon regard dans le sien, en réalisant à ses mots que nous ne nous sommes pas compris. Je secoue doucement la tête, aussi amusé qu’elle.

« Les seuls clients que je n’ai vu qu’une fois sont ceux qui ont changés de tactiques pour se sortir de leurs ennuis ! Vous avez parfaitement raison et si je ne parlerai pas au nom de mes collègues je peux au moins assurer que pour moi, il me faut voir plusieurs fois mes clients …je tenais juste à souligner que les journées pour lesquelles je travaillerais – peut être – pour vous représenterons, toutes, un défi de la journée. »

Je ne sais pas si je suis plus clair. Qu’importe. Je sais surtout la douce chaleur qui enivre mes esprits et ce franc regard de la belle Ecossaise planté dans le mien. Oh elle rempli de nouveau mon verre ? Très bien, mais ce sera le dernier, je ne veux pas avoir une conduite dangereuse, ce serait bien bête de terminer la soirée sur une note dramatique alors que depuis qu’une flamme rouquine que l’on appelle Maggie a croisé mon chemin, tout se passe pour le mieux.

« Je n’ai pas faim non, merci…je crois que je préfère ne pas risquer d’atténuer le délicieux arôme de votre alcool qu'il reste contre mes lèvres… »

Ma langue, ma gorge, ce serait plus correct encore. Mais les images se mêlent et s’entremêlent.
L’importance de l’adjectif possessif qui souligne la digne propriétaire et efface en même temps l’importance de la boisson, les lèvres frémissantes d’une reconnaissance que je ne comprends pas bien, une sensation de bien être que je dois tant au whisky qu’à l’hôte généreuse qui le sert…
Non. Pas un verre de plus, ce serait déplacé.

« Je vais ; éviter de vous déranger plus longtemps ; c’est plus sage. »

Hormis l’alcool qu’ai-je à craindre ?
De vous, que la beauté ;
Je n’aurai pas la bêtise de me plaindre ;
Mais évitons que l’ivresse nous pousse à regretter…


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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Jeu 22 Nov - 19:59

Maggie regardait fixement Elias. Il était plutôt bel homme. Et elle venait de lui proposer, indirectement, un second rendez vous, en évoquant la possibilité qu’il puisse venir boire un whisky dans son appartement une autre fois. Quoi que, ce soir ne comptait pas comme un premier rendez vous. La rencontre fut fortuite, tout ça à cause d’une voiture en panne. Finalement, sans les caprices de cette machine, elle n’aurait probablement jamais croisé le chemin de l’avocat. Parce que les avocats, depuis le fiasco avec John, elle les évitait comme la peste. Donc, elle devrait remercier sa voiture pour ce premier non rendez vous ? A méditer. Ou pas. Il fallait voir comment se déroulerait la fin de la soirée, ou de la nuit. Non, pas de la nuit. Ce n’était absolument pas raisonnable. Avec deux verres de whisky dans le nez, il lui était un peu plus compliqué de discerner ce qui était raisonnable et ce qui ne l’était pas.

Elle hocha la tête quand il confirma voir ses clients plusieurs fois. Effectivement, construire un plaidoyer en une seule rencontre ne devait pas être chose aisée. Non pas qu’elle remettait en doute les compétences d’Elias à attendrir un jury ou au contraire à accabler un accusé. Il devait même être plutôt doué. Il avait ce timbre de voix qu’on tout les gens pourvu de charisme, un timbre grave et charmeur. Une voix qui sonnait délicieusement aux oreilles. Un sourire mutin naquit sur ses lèvres, il s’était rapproché. Encore.


« Et dites moi, Maitre, quelles seraient les raisons qui pourraient me pousser à venir consulter un avocat, selon vous ? »

Maggie ignorait les raisons pour lesquelles elle avait posé cette question. C’était sorti tout seul. Peut être qu’elle voulait savoir comment il l’imaginait, quelle genre de fille qu’il pensait qu’elle soit. Ce qui la perturbait le plus était de ne pas savoir pourquoi l’opinion d’un inconnu avait autant de valeur. Peut être à cause de la rupture avec John, de la dispute particulièrement violente avec Ryan ? Tout simplement parce qu’elle a l’étrange impression d’être seule au monde depuis qu'elle s'était brouillée avec le biologiste.

Il n’a pas faim, elle non plus à tout bien y réfléchir. Au mot lèvres, le regard de Maggie s’attarda sur celles de son interlocuteur. Elles devaient avoir un bon gout de whisky. Non. Ca, ce n’était pas raisonnable. Le pas fait en avant par Elias non plus ne l’était pas. Cette discussion non plus, ne l’était pas. Rien ne l’était. Il voulait partir, ça c’était vraiment sage. Mais Maggie n’avait pas envie qu’il s’n aille. Elle n’allait pas le retenir contre son gré non plus. Ce serait quand même fort dommage qu’ils en restent là. Une moue faussement boudeuse se peignit sur son visage alors qu’elle reposait la bouteille sur le bar. Elle leva les yeux vers Elias.


« Vous partez déjà ? Les routes ne sont pas encore entièrement dégagées et… Je croyais que j’égayais délicieusement votre soirée… »

Maggie ne voulait pas qu’il parte, pas maintenant. C’était trop tôt, la nuit n’avait même pas commencé, elle ne savait encore pas si ce qu’ils s’apprêtaient à faire était raisonnable ou non. Elle posa son verre désormais vide sur le comptoir sans lâcher l’avocat du regard. Presqu’inconsciemment, elle se mordit la lèvre inférieure. Un instant, l’idée que ce jeu puisse être déraisonnable lui effleura l’esprit. Mais juste un instant. Elle n’avait plus rien, ni personne, à perdre.

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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Sam 24 Nov - 9:48

Maggie & Elias

❝ Do you need some help ? ❞
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La proximité immanquable de nos corps et de nos visages envieux, l’ambiance embuée de doucereux parfum alcoolisé, les secondes qui s’accélèrent pourtant dans une impression d’arrêt d’écoulement du temps, des idées audacieusement troublées et les regards joueurs de non-dits…
Je me sens emporté par un contexte interdit comme si chacun de ses gestes étaient aussi dangereux qu’enivrant. Je le sais, je le sens, ce serait méprise et précipitation que de se laisser aller à de simples désirs libérés de toute autorité raisonnable.
L’alcool, la fatigue, la beauté de ses traits et l’appétit de mon caractère sont autant de défauts qui me poussent et m’incitent à savourer le rapprochement entre nous. Pas seulement physique.

Sa question alors autant teintée de taquinerie que le roulement de nos yeux vient me secouer d’une pénible prise de conscience. L’envie d’elle n’est pas réfléchie ;
Les réponses enjouées qui me viennent à l’esprit sont nombreuses mais je lutte et articule avec difficulté ;

« Et bien…ce…comme n’importe qui vous pourriez malheureusement avoir besoin de l’aide d’un juriste et…je ne vous le souhaite pas ! Ce serait pourtant avec plaisir que je vous recevrais… »

Je m’en suis mieux sorti que je ne l’espérais.
Quelques gorgées avalées m’aident à absorber et contenir les remarques plus directes et équivoques qui pourraient encore s’échapper d’entre mes lèvres. Le verre là placé, je ne risque pas grand-chose mais le problème étant…que rapidement la coupe est vide et je n’ai d’autre choix que de l’éloigner de ma bouche ;
Je penche alors le visage sur le côté, essuyant une vague de chaleur d’un revers de la manche contre mon front, et écoute la maligne inquiétude de Maggie quand à mon futur départ avec amusement. Plaisir et pénible contrariété pourtant.
Qu’elle n’en doute pas une seconde l’infirmière, sa présence est un rayonnement. Il se pourrait que Capucine m’attende à l’appartement, mais quand bien même, ce ne serait que pour voir le propriétaire rentrer et fermer la porte à clés.
Qui m’attend pour ce que je suis ? Il n’y a ce soir, que Maggie, qui apprécie mon intégrité.

« Croyez-le encore, c’est le cas. Maggie… »

Le verre vide finit rapidement par être posé sur le bar, dans un geste encore assuré malgré tout. Sur le chemin du retour pourtant ma main s’égare. Se détourne. Se courbe et vient frôler cette joue si joliment rosée.
Je ne suis pas le seul éméché et cette coloration d’enjouement lui va si bien.
Cette fois je suis au plus près, ma jambe s’étant ramenée sans même que je n’en prenne conscience et, avec une maladroite délicatesse, je me penche vers ces lèvres si ensorcelantes depuis tout à l’heure…

Contre vos douces lèvres Maggie ;
Je dépose une chaude et espiègle admiration ;
Ce ravissant prénom qui rime avec envie ;
Me convainc de savourer cet unique baiser sans permission
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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Ven 30 Nov - 20:55

Maggie haussa les sourcils, un sourire en coin naissant sur ses lèvres. Elias s’en était sorti avec une pirouette. Une pirouette d’avocat. Il lui avait dit que comme tout le monde, elle aurait peut être besoin des services d’un juriste. Il ne lui souhaitait pas mais il la recevrait avec plaisir. C’était vraiment effrayant comme ces hommes de loi avaient réponse à tout. La rousse avait pensé le piéger avec une telle question, elle s’était lourdement trompée. C’est lui qui venait de lui couper l’herbe sous le pied et elle n’avait absolument rien à répondre à ça. Alors, elle se contenta de s’appuyer contre le bar, jaugeant son interlocuteur du regard. Il avait fière allure, dans son costard et avec sa cravate à moitié défaite. L’espace d’un instant, elle eut envie de la lui enlever. Non… Elle ne devait penser à de telles choses. Elle recommençait son jeu de séduction, comme elle en avait l’habitude avant.

« Un bureau peut servir à de nombreuses choses. Une simple visite de… courtoisie. Par exemple. »

Courtoisie. Un mot qui voulait tout dire et rien dire à la fois. Tout était relatif dans la notion de courtoisie. Au fond, qu’est-ce qu’une personne courtoise ? Polie, pétrie de bonnes intentions, pas méchante pour un rond ? Une personne qui s’arrête quand elle croise une jolie rousse en panne ? Dans les yeux de Maggie, ce soir, la courtoisie était à mille lieux de la définition conventionnelle. Pour elle, ce soir, courtoisie rimait avec partie à deux au fond d’un lit. Non.. Non. Ca s’était à cause des verres avalés. Elle ne savait plus ce qu’elle disait, ni même ce qu’elle pensait à l’heure actuelle.

Et Elias qui s’avançait vers elle, cela n’avait rien pour arranger les choses. Elle se trouvait désormais coincée entre le bar et l’avocat qui s’approchait un peu plus encore. Maggie devait lever la tête pour le regarder tant il était proche d’elle. Pourquoi est-ce que cela terminait toujours ainsi, quand elle invitait un homme à boire un dernier verre ? Etait ce de sa faute ? Il parait que cela vient de sa chevelure rousse… Ou bien le whisky écossais avait il des vertus aphrodisiaques ? Peut importe. A ce moment précis, cela n’avait vraiment aucune importance. La main d’Elias venait de lui effleurer la joue. Cela faisait des années qu’un homme n’avait pas eu un geste aussi tendre envers elle. Pas des années, c’est exagéré, elle n’était fâchée à Ryan que depuis quelques petites semaines. Et John était pari au début du mois. Pourtant Maggie avait l’impression que cela faisait des années. Elle avait besoin, ce soir, que quelqu’un s’occupe d’elle, d’être le centre d’intérêt. Elias ferait parfaitement l’affaire. Il n’était pas désagréable à regarder.

La main de l’avocat glissa sur sa joue, elle n’esquissa pas un mouvement. Elle restait bien droite, fixant les lèvres qui s’approchaient dangereusement des siennes. L’espace d’une seconde, elle eut des remords. Non, elle ne pouvait pas jouer la fille d’un soir d’un mec rencontré au détour d’une panne de voiture. Elle ne pouvait pas si elle souhaitait récupérer Ryan. Elle ne pouvait pas. Les lèvres d’Elias se posèrent alors sur les siennes, coupant court à ses pensées. Elles avaient un gout de whisky. Maggie répondit au baiser, un baiser n’engageait à rien. Sauf que ce soir, elle avait l’impression qu’il y aurait plus qu’un simple baiser. Elle se détacha, reculant son visage de quelques millimètres. Suffisamment loin pour que leurs bouches se séparent mais suffisamment proches pour que leurs nez s’effleurent.


« Et si je vous dis que je ne vous crois toujours pas, qu’aurez vous à répondre à ça ? »

Sourire mutin, regard plus qu’équivoque. Déjà, les mains de la rousse dénouaient la cravate avant de faire sauter le premier bouton de la chemise qu’il portait. Une simple visite de courtoisie, hein ?
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MessageSujet: Re: Do you need some help ? [Terminé]   Dim 2 Déc - 10:40

Maggie & Elias

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Oh le nombre de choses que l’on peut faire dans un bureau, c’est inestimable. Pourtant je crois qu’il n’y a pas besoin de longtemps pour que vous ayez, tous – oui, bande de pervers – en tête cette idée peu sage, alléchante, banale et pourtant si plaisante ;
Je vous laisse une seconde pour vous remettre des images indécentes que vous venez d’avoir. Concentrons-nous sur l’instant présent. En penchant le visage sur le côté avec amusement, je l’écoute.
Le mot courtoisie articulé par les sublimes lèvres de l’infirmière m’apparait moins bienséant qu’il ne devrait justement l’être. J’apprécie ; j’esquisse un sourire de maligne acceptation. Je suis persuadé que les esprits de la jolie Maggie lui évoquent des tas de possibilités quand à une visite à mon bureau. Vous me direz, pourquoi se torturer à attendre cette courtoise visite ? Si on veut éviter de patienter ou ne pas provoquer de litige, il existe la possibilité qui s’offre à nous : faire plus corporellement connaissance ;
Maintenant.

« …par exemple. Une raison parmi d’autres… »

De mes doigts j’apprends la douceur de sa peau, mon regard désormais plus près que jamais examine chaque reflet dans ses yeux, la brillance de ses cheveux, et la chaleur continue de monter alors que son parfum vient définitivement m’enivrer ;
Qu’est ce que je fais là, déjà ? Le coup de la voiture en panne. Ma décision de m’arrêter. De la raccompagner. Il n’y a pas eu de doute, pas un seul instant. Des sourires ; quelques phrases échangées…je crois.
Puis ce baiser.
Délicat ; d’une étrange poésie ; candide ; aux effluves alcoolisés ; il me parait savoureux ; précis.

Quand il prend fin je rouvre les yeux et laisse à peine le temps à la demoiselle de terminer sa phrase que je fais le pas de plus. Celui qui colle nos corps, qui place le dos de Maggie contre le bar alors que ses mains trouvent vite occupation contre mes vêtements.
Je ne sais que répondre. Je ne sais déjà plus ce qu’elle a dit. Avec jeu et provocation je hausse juste un sourcil avant de replacer mes lèvres non loin des siennes. J’effleure sa joue, descends jusqu’à son cou tandis qu’une main remonte le long de son flanc jusqu’à deviner le contour d’un sein ;
Sensualité, ébriété ; je perds notion d’espace et de temps jusqu’à ce qu’un brin de fraicheur s’invitant entre les pans de ma chemise écartés me réveille.
J’aurai préféré profiter de l’ivresse du moment…
Savourant ses doigts contre ma peau, je soupire pourtant et plaque sa petite main sur mon torse avec regret dans le but de stopper ses gestes.

« Je…Maggie ce ; ce n’est pas raisonnable… »

Je me sentirai trop mal d’avoir abusé de notre état. Vraiment. Ce n’est pas bien, Capucine est à l’appartement et je ne suis pas ce genre d’arriviste qui exploite chaque chance qui lui est donné sans essayer de s’en tenir à quelques valeurs
Je sais m’amuser. Je suis amoureux des femmes et je n’ai, en toute logique, rien de particulier à respecter. Personne. Mais la jeune femme bien que consentante – apparemment – mérite mieux qu’un apéritif tardif en guise de prémices à une relation sulfureuse ;

Si l’alcool m’a dans un temps poussé à elle, c’est peut être aussi la raison qui m’affole désormais. Mieux vaut être prudent. Je ne pourrais repousser une telle femme, mais savourons notre récente découverte…non ?

« J’ai peut être trop bu je ne sais pas mais ; je n’ai plus rien d’un chevalier servant ! Je m’excuse. C’était, vraiment agréable…mais je dois partir. »

A ces mots mes doigts reviennent quand même tracer le contour de sa fine mâchoire et je recule – enfin – d’un pas. Il est l’heure. Pourvu que la circulation se soit arrangée et que je puisse rapidement me retrouver sous une bonne douche ; froide.
D’un hochement de tête je remercie encore ma demoiselle en détresse et m’approche de la sortie, une fois certain d’avoir récupéré mes affaires et d’avoir l’air décent.

« Au plaisir… »

Il se pourrait bien que je regrette ;
Mais je suis enchanté de vous avoir aidé ;
Une prochaine fois, les esprits plus nets ;
Qui nous empêchera de nous déguster… ?
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