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 Never say goodbye in his past [Terminé]

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Keaton W

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MessageSujet: Never say goodbye in his past [Terminé]   Jeu 27 Oct - 18:47




30 août 2010


En ce matin de l’avant dernier jour du mois d’août, la journée s’annonçait encore chaude. L’air était déjà pesant bien qu’il fut encore tôt dans la journée. L’été battait son plein à la plus grande joie de la majorité des habitants de la cité des anges. Keaton en faisait parti. Il aimait l’été car cette saison lui permettait de profiter pleinement de l’une de ses passions, le surf. Ce matin là, le jeune homme ne prit pas sa planche pour se rendre sur une plage où il avait coutume d’aller. Il n’avait pas la tête à surfer de toute façon, ses pensées étant tournées trop souvent vers Tammy, Kate et cette histoire d’échange. Il avait besoin de s’évacuer l’esprit en se l’abrutissant et il savait exactement ce qu’il devait faire.

Une heure après son ouverture, Keaton franchissait les grandes portes de la bibliothèque. Ce n’était pas son jour, ni son heure habituels pour s’y rendre, si bien que la bibliothécaire le regarda avec un air étonné quand elle le vit arriver. La femme ne s’attendait pas à le voir débarquer, si bien qu’elle n’avait pas refait de café. Une heure qu’elle travaillait et elle avait déjà vidé la cafetière. Le jeune homme s’arrêta quelques minutes à son bureau pour discuter. Son esprit était ailleurs, mais il n’en demeurait pas moins fidèle à lui-même et poli. La bibliothécaire lui parla des dernières nouveautés. Elle savait qu’il s’était mis aux polars peu de semaines auparavant et elle lui demanda ce qu’il avait lu. Pas grand-chose des livres qu’il avait empruntés. Le jeune homme n’avait guère eu le temps de se poser tranquillement avec un bon livre.

Au bout de quelques minutes , il prit congé de la femme pour aller arpenter les allées. Durant quelques minutes, il flâna dans le coin des bandes dessinées. Il en ouvrit quelques unes, des titres dont il avait oublié leur existence et qui étaient revenues à sa mémoire en les voyant. Certaines bandes dessinées lui rappelèrent son enfance, des étapes de sa vie avec sa mère alors qu’ils parcouraient les routes du pays au gré de la troupe itinérante de théâtre. Keaton finit par reposer les livres puis il poursuivit sa route.

Ses pas le menèrent jusqu’au coin où étaient rassemblées les revues médicales et tous les livres qui se rapportaient à la médecine. Plusieurs revues étaient posées sur une table. Le jeune homme s’approcha et effleura du bout des doigts celle qui était en haut de la pile. Il était bien incapable de dire depuis combien de temps il n’avait pas ouvert une revue de ce genre. A chaque fois qu’il se rendait à l’hôpital pour retrouver Kate, s’il passait par la salle de repos du personnel, il prenait soin de ne pas regarder en direction des revues qu’ils avaient à disposition.

L’ancien pédiatre hésita quelques secondes avant se décider. Ses doigts finirent par prendre la première revue médicale. Il avisa un fauteuil à proximité et s’installa dedans en ouvrant le magazine. Il traitait de médecine générale mais comportait des articles sur certaines spécialités. Il y en avait un sur la pédiatrie qui attira toute son attention. Envolées ses préoccupations envers sa sœur et sa fiancée, il venait de plonger dans son ancien univers, lisant l’article avec attention et ne remarquant pas ce qui se passait autour de lui.
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MessageSujet: Re: Never say goodbye in his past [Terminé]   Jeu 27 Oct - 20:30

Il faisait très chaud, vraiment trop chaud. Bien que cela soit son jour de congé, Maggie s’était levée à une heure tellement matinale que c’en était presque injurieux. Elle tournait en rond dans son appartement comme un lion en cage. En jetant un coup d’œil au calendrier fixé au mur de sa cuisine, la date lui avait sauté aux yeux. On était déjà le 30 aout. L’échange approchait et l’inquiétude grandissait. Elle pouvait sentir une boule se former au creux de son estomac et irradier tout son corps. Il devenait nécessaire, sinon vital, qu’elle se change les idées. Qu’elle rencontre des gens et si possible, des personnes non impliquées par l’échange et ses retombées. Ca serait salvateur pour son esprit. Sans plus attendre, elle s’empara de son sac et sortit dans la chaleur des rues de L.A.

Los Angeles était noire de monde, les rues grouillaient de passants. Quelle horreur ! Maggie détestait l’été et ses chaleurs infernales, lui préférant l’automne. Tous les ans, elle songeait partir en Ecosse durant ces mois tant redoutés. Et puis tous les ans, elle restait ici. L’esprit de contradiction des femmes sans doute. Enfin, il lui fallait trouver un endroit où elle serait au calme, mais où elle pourrait quand même voir des têtes nouvelles, et au frais surtout. Un lieu s’imposa à elle comme une évidence : la bibliothèque.

Quelques minutes après, Maggie poussait la lourde porte d’entrée du sanctuaire des livres et de la sérénité. Enfin pas pour tout le monde, à en juger par le nombre d’étudiants qui potassaient leurs cours en vue de la rentrée prochaine. La jeune femme salua la bibliothécaire d’un signe de la tête avant de s’enfoncer entre les rayonnages. Elle regardait les livres, lisait leurs titres et les quatrièmes de couverture. Elle en cherchait un d’assez intéressant pour qu’il parvienne à lui changer les idées. Dans un soupir, elle les reposa. Non, elle ne trouverait pas son bonheur dans cette étagère. Elle voulait quelque chose de plus léger, qui la fasse rire. Margareth se dirigea donc vers le rayon consacré aux magazines féminins. Oui, venir dans une bibliothèque pour ce genre de lecture n’est pas vraiment nécessaire, mais l’écossaise ne supporterait pas d’être enfermée dans son appartement par un jour pareil.

En passant devant le coin de la bibliothèque dédié aux magazines médicaux, Maggie reconnut l’homme installé avec une revue. Il semblait assez absorbé par ce qu’il lisait qu’il ne la remarqua même pas. Pourtant, ils s’étaient déjà rencontrés un bon nombre de fois, devant la machine à café de l’hôpital. Bizarre qu’il s’intéresse à ce genre de lecture. Mais bon, elle lisait bien des revues sur la botanique, pourquoi Keaton ne lirait un article médical ?

Elle continua son chemin, elle allait se chercher un café, et revint avec deux gobelets remplis de liquide noir et brûlant, dégageant une odeur de grain fraîchement moulu. Maggie s’installa dans le siège qui faisait face au fleuriste et lui dit, d’un ton jovial et amical.


« Je ne savais pas que vous vous intéressiez autant à la médecine, monsieur le fleuriste de la machine à café. »

Margareth était consciente qu’à ces mots, il comprendrait tout de suite à qui il avait affaire. Il n’y avait qu’elle pour l’appeler de cette manière. Pas parce qu’elle ne se rappelait pas son prénom mais parce qu’elle trouvait l’expression marrante. Elle attendit qu’il baisse le magazine dans lequel il était plongé pour lui donner le café qu’elle avait apporté pour lui.

« Tenez, j’ai pris ça pour vous. Je crois me rappeler que vous aimez autant que moi le café. Et, entre nous soit dit, il est bien meilleur que celui de l’hôpital.»
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MessageSujet: Re: Never say goodbye in his past [Terminé]   Sam 19 Nov - 8:44

Ce n’était peut être pas une bonne idée de se plonger dans une revue médicale. La lecture de celle-ci pouvait raviver le passé et rappeler des souvenirs que le jeune homme tentait d’oublier. Pourtant c’était plus fort que lui, l’article l’intéressait et il ne pouvait en détacher ses prunelles claires. Bizarrement, cette sensation de mal être qui lui revenait sans cesse quand il revenait dans le monde médical n’arriva pas cette fois là. Il ne s’en aperçut pas et poursuivit sa lecture. L’article tenait sur trois pages. Il eut du mal à se plonger dans la lecture de la première, mais la seconde finit par lui faire oublier le monde qui l’entourait. Il n’y avait de toute façon pas grand monde dans le coin où il était. Quelques étudiants, en médecine sans doute, qui venaient potasser avant la prochaine rentrée. Les médecins et les spécialistes ne venaient que rarement dans une bibliothèque. Pourquoi se déplacer quand ils pouvaient recevoir chez eux les magasines, sans compter que certains devaient en avoir quelques uns gratuitement. Keaton tournait la page pour attaquer la dernière colonne de l’article quand il vit une ombre entrer dans son champ de vision. Il ne quitta pas sa lecture pour regarder à quoi elle ressemblait. Il lui sembla seulement qu’elle s’installait non loin de lui. « Je ne savais pas que vous vous intéressiez autant à la médecine, monsieur le fleuriste de la machine à café. » Cette fois, il interrompit sa lecture, ne relevant pas immédiatement la tête. La silhouette qui s’était installée en face de lui avait pris la parole, et au son de la voix, il n’eut aucun mal à reconnaître la personne qui était assise en face de lui. Ne refermant pas son magasine, le jeune homme le garda en mains alors que ses prunelles se posaient sur la jeune femme. Ses lèvres esquissèrent un sourire amusé et ses yeux pétillaient. « Je ne savais pas que votre chef vous autorisait à quitter votre place pour vous rendre ailleurs qu’à la machine à café mademoiselle l’infirmière urgentiste. » Il n’y avait aucune animosité dans l’intonation de sa voix, seulement un peu d’amusement. Il avait déjà rencontré plusieurs fois la personne qui était en face de lui. Si la première rencontre avait été un peu froide - il avait cru et imaginé qu’elle allait sortir un balai pour le virer de la salle du personnel - les autres rencontres avaient été plus amicales. Ils avaient souvent discuté autour d’un café avant que l’un prenne congé de l’autre, soit pour rejoindre Kate quand il s’agissait de Keaton, soit pour retourner travailler quand il s’agissait de Margareth. Les discussions étaient banales, chacun ne cherchant pas à s’immiscer dans la vie privée de l’autre. Qu’en serait-il à présent qu’ils n’étaient plus dans l’enceinte de l’hôpital ? La jeune femme lui tendit alors un gobelet de café tout en accompagnant son geste de paroles. Keaton tendit le bras pour le prendre puis se réinstalla confortablement contre son siège. « Merci Margareth. J’en ai bien besoin car je crois que j’allais finir par avoir un mal de tête en tentant de comprendre ce que j’étais en train de lire. » D’un signe de la tête, il désigna le magasine qu’il tenait toujours dans la main. Il se décida à le poser sur la pile des revues, ne le refermant pas et restant sur la page qu’il était en train de lire. L’article l’intéressait et il comptait bien arriver au bout de celui-ci avant de partir de la bibliothèque.

Il se rendit soudain compte qu’il venait de mentir - par habitude. Le jeune homme venait de dire à son interlocutrice qu’il tentait de comprendre ce qu’il lisait alors qu’en réalité, il le comprenait parfaitement. Seulement, il était tellement habitué à mentir depuis des années par rapport à ses connaissances du monde médical que c’était devenu un réflexe qui ne s’apparentait plus vraiment à un mensonge. Il voyait cela plutôt comme un omission de sa part. Margareth le connaissait en tant que fleuriste, il était sans doute préférable que cela ne change pas à ses yeux, du moins s’il arrivait à ne pas se trahir ce qui n’était pas gagné quand il se lançait dans une discussion qui concernait son monde. Quand il parlait des enfants, il s’animait, il avait toujours été fasciné par la force intérieure qu’ils pouvaient avoir, que ce soit des jeunes enfants ou bien des adolescents en pleine crise et révoltés contre le monde qui les entourait. Keaton savait qu’il devait être prudent quand il abordait des conversations sur les jeunes. Les rares personnes qui connaissaient son passé comprenaient de quoi il parlait, mais pour de parfaits inconnus, il pouvait passer pour un pervers, voir un pédophile, ce qui n’était pas du tout son cas. Prudence est mère de sûreté, il fallait qu’il garde cette phrase en tête. Espérant que Margareth ne remarqua rien du léger trouble qui l’avait animé quand il s’était aperçu qu’il avait menti, le jeune homme décida de reprendre la parole. « Comment allez-vous ? Les habitants de la cité des Anges vous laissent enfin un moment de répit pour venir tranquillement boire un meilleur café ? En même temps, s’il est meilleur que celui de l’hôpital, je crois deviner pourquoi celui de votre salle de repos est infect. » Le jeune homme se redressa et se pencha un peu, adoptant un ton comme si ce qu’il allait dire était une confidence, ou un secret. «  C’est pour que vous retourniez tous travailler plus rapidement. » Le sourire toujours aux lèvres, il porta alors le gobelet de café à ses lèvres pour en boire une gorgée.
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MessageSujet: Re: Never say goodbye in his past [Terminé]   Ven 25 Nov - 23:11

Mademoiselle l’infirmière urgentiste. C’était plutôt long comme surnom mais pas déplaisant. Maggie esquissa un sourire. Son chef ne l’avait pas autorisée à quitter le travail plus tôt, c’était son jour de repos. Le jour qui défile à une allure folle. Le plus attendu de la semaine mais le plus court aussi. Assise en face de Keaton, elle l’observait. Elle se demandait s’il comprenait ce qu’il était en train de lire. Les termes médicaux n’étaient pas des plus aisés à assimiler pour les personnes qui ne faisaient pas partie du milieu. Un peu comme si elle entreprenait de s’attaquer à une revue de jardinage. Ou encore pire, à un livre de recettes ! La cuisine n’était pas son truc et elle n’avait pas la main verte. Loin de là ! Les paroles du jeune homme la tirèrent de ses pensées. Elle avait vu juste, il ne comprenait pas un traitre mot de ce qu’il venait de lire. Il l’avait avoué. Le sourire de la rousse s’agrandit sur son visage.

« Je sais ce que vous vous voulez dire. Cela me fait le même effet quand j’ouvre une revue sur les fleurs. Je n’y comprends pas grand-chose. »

Néanmoins, elle avait du mal à comprendre pourquoi Keaton avait choisi une revue de médecin. Il y avait tellement de choix de lecture dans cette immense bibliothèque pourquoi avoir arrêté son choix sur une revue médicinale ? La demoiselle était trop bien élevée pour poser la question et puis ils ne se connaissaient pas si bien que cela. Peut être qu’il avait étudié la médecine avant de changer de voie, peut être qu’un membre de son entourage était malade et qu’il cherchait de plus amples informations. Peut être qu’il n’y avait aucune explication à son choix. Elle porta le gobelet de café à ses lèvres et en but une longue gorgée. Même si la température extérieure manquait de faire exploser les thermomètres, Maggie ne se lassait jamais de son breuvage fétiche. Elle en buvait des litres et des litres par jour. Son problème d’insomnie venait peut être de là. Surement.
Son interlocuteur lui posa alors la question qu’elle détestait qu’on lui pose. Comment allez-vous ? Elle ne savait jamais quoi répondre. Certes ce n’était pas la grande forme mais le fond du trou était encore loin, pour une fois. Que devait-elle dire ? Que son ex venait de débarquer après trois ans de silence total, qu’elle s’apprêtait de participer au sauvetage d’un membre de Genome et que tout cela l’effrayait ? Non, elle ne pouvait pas dire ça. Keaton la prendrait pour une folle.


« Je vais très bien merci. Les habitants de la cité des Anges ne nous laisse jamais aucun répit mais la réglementation du travail est bien faite, on a droit à un jour de repos. »

Elle s’approcha de lui quand il esquissa un mouvement en avant, adoptant la même position. Sa remarque la fit rire, des étudiants se retournèrent sur elle, la fusillant du regard. Maggie fit un signe de la main et elle articula un bref désolée avant de se retourner vers Keaton.

« Les mauvais cafés ne sont pas les seules choses qui nous forcent à y retourner. Le bipper et le chef de service sont aussi doués à ce petit jeu. On ne peut jamais être tranquilles ! Bon assez parlé de moi, et si vous me disiez quel bon vent vous amène ici par une si belle journée ? »

Que c’était agréable de pouvoir discuter de tout et de rien avec une personne. L’écossaise était heureuse de ne pas être obligée de déblatérer encore et encore sur ses problèmes et ses tracas. Etre là, en compagnie d’une personne qu’elle connaissait que très peu et qui ignorait tout d’elle était une chose très rafraîchissante.

« Appelez moi Maggie ou bien Mademoiselle l’infirmière urgentiste, ça me va aussi. »

Elle n’aimait pas spécialement son prénom mais ne le disait jamais ouvertement. Après tout si ses parents l’avaient choisi, c’est qu’ils aimaient. Tout en souriant, elle faisait tourner le gobelet de café chaud entre ses mains.
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MessageSujet: Re: Never say goodbye in his past [Terminé]   Mer 30 Nov - 16:57

La jeune femme ne releva pas la légère hésitation qui l’avait marqué quand il s’était rendu compte qu’il avait menti. Au contraire, elle entra dans son sens et disant qu’elle avait la même impression quand elle ouvrait une revue sur les fleurs. A cet instant, Keaton se sentit coupable intérieurement. Une nouvelle fois depuis plusieurs années, il mentait par omission. Ses talents d’acteur de théâtre l’avaient beaucoup aidé et le faisaient toujours pour que ses propos soient naturels. La plupart du temps, cela ne lui faisait rien. Mais cette fois là, comme d’autres, il culpabilisait de mentir sur son ancien métier. Il était une personne qui allait de l’avant, qui continuait à avancer. Et pourtant, il y avait toujours ce frein dans sa vie qu’il gardait enfoui. Un jour, il allait devoir l’enlever et le laisser partir et il sentait que ce jour arrivait à grand pas. Ou alors c’était son esprit contrarié à cause de ce qui allait se passait le lendemain qui lui jouait des tours et le faisait penser davantage qu’il ne le devrait. Il détourna la conversation en demandant à son interlocutrice comment elle allait puis en faisant une pointe d’humour sur le goût du café. Sa remarque fit mouche car elle fit rire la jeune femme qui s’excusa auprès des étudiants qui les regardaient d’un œil mauvais. Les cours n’avaient pas encore repris et certains étaient déjà plongés dans leurs livres. Le fleuriste observa un petit groupe, se demandant s’ils penseraient à s’aménager du temps pour se relaxer. L’université était une étape importante mais il ne fallait pas non plus arrêter de vivre pour réussir à tout prix. Justement car tout avait un prix et ce qu’ils rataient des petits plaisirs de la vie durant la vie d’étudiante, jamais ces jeunes ne les rattraperaient.
Margareth évoqua son bipper et son chef de service. Voilà une chose qui ne lui manquait pas du monde médical ! Quoique, cela permettait de briser la routine même si bien souvent ça apportait également des nuits blanches, des états de nerfs et d’inquiétude dont on se passerait bien. Elle voulait savoir ce qui l’amener par une si belle journée à la bibliothèque. L’ancien pédiatre esquissa une petite grimace. Si seulement elle savait… Il porta son gobelet une nouvelle fois à ses lèvres pour se laisser un peu de temps avant de répondre. Que dire sur ses véritables raisons ? Il n’allait pas lui raconter de but en blanc que sa sœur et sa fiancée allaient risquer leur vie pour quelque chose qui le dépassait et qu’il trouvait absurde et irréaliste. Il ne pouvait pas dire non plus que c’était à cause d’une histoire de mutants, d’organismes qui s’affrontaient comme s’ils étaient à la maternelle, cherchant à prendre le dessus pour savoir qui allait gagner. Et il pouvait encore moins dire qu’il avait rejoint une de ces organisation, qu’il était un mutant avec un pouvoir qui pouvait le faire passer pour un hippie. Et s’il parlait de Moïra et de son pouvoir aussi extraordinaire que mortel.. Non, il ne pouvait pas avouer que tout ce qui le travaillait intérieurement l’avait amené à la bibliothèque plutôt qu’ailleurs. « Va pour Maggie. » Une chose de faite, il venait de gagner quelques secondes.
« Et bien en fait, j’ai menti » Voilà qui était un bon début mais en matière d’explication pour sa présence, il pouvait faire beaucoup mieux. Il prit le magasine qu’il avait posé sur la pile de revue et l’avança en direction de Maggie pour qu’elle le prenne et jette un œil à l’article qu’il était en train de lire si elle le désirait. L’occasion se présentait, elle lui permettait d’oublier certaines choses, donc pourquoi ne pas la saisir ? Et vu qu’il songeait de plus en plus à reprendre son ancien métier, il était peut être grand temps justement d’arrêter de mentir ou plutôt d’omettre la vérité. Il avait eu la chance lors de l’incendie du gymnase de ne pas se faire intercepter par un policier ou un médecin arrivés sur place, alors que lui avait apporté les premiers secours à quelques étudiants avant de s’éclipser. Et la chance finissait toujours par tourner.
« Je comprends très bien ce que je lis Maggie. Avant d’être fleuriste j’étais pédiatre. Et je dois m‘avouer à moi-même que mon ancien métier me manque. C‘est sans doute pour ça que je suis enfermé ici en train de lire une revue médicale alors que je pourrais être au bord de la plage en train de surfer tout en profitant des vagues et du soleil. »
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MessageSujet: Re: Never say goodbye in his past [Terminé]   Mar 6 Déc - 21:53

Margareth ouvrit les yeux de surprise. Elle ne s’imaginait pas que Keaton puisse mentir. C’était étrange. Ce type n’avait pas la tête d’un menteur. Mais après tout, que connaissait-elle de lui ? Pas grand-chose à part son prénom, son activité professionnelle et les raisons de ses fréquentes visites à l’hôpital. Aujourd’hui avait lieu leur première vraie conversation. La jeune femme se cala bien dans son siège et avala le reste de café qui restait dans son gobelet avant de le reposer sur la table. Il avait dû se passer quelque chose de grave pour qu’il passe de pédiatre à fleuriste. Elle prit le magasine qui lui tendait et le parcouru en diagonale. Il était assez pointu, l’auteur métrisait bien son sujet. Ne voulant pas se tordre l’esprit avec ça, elle n’était pas en congé pour être plongée dans un jardon médical, elle referma le magasine.

« Vous avez bien caché votre jeu durant tout ce temps. Je ne m’en serais pas douté une seule seconde et pourtant, on en a bu des cafés ensemble ! »

Finalement, tout le monde racontait des mensonges. Même ceux à qui on aurait donné le bon Dieu sans confessions. Les politiciens mentaient alors qu’ils sont sensés diriger le pays. Elle aussi mentait. Non elle n’allait pas bien. Enfin pas aussi bien qu’elle le prétendait. Elle était morte de peur à l’idée de l’échange programmé dans quelques jours. Et elle n’arrivait pas à se changer les idées. C’est pour ça qu’elle avait poussé les portes de la bibliothèque où elle n’avait jamais mis les pieds. Mais là, quelque chose la chiffonnait. Que c’était il passé dans la carrière de Keaton pour qu’il effectue un tel virage professionnel ? La question était un peu trop personnelle, ils ne se connaissaient pas encore assez pour qu’elle lui la pose. Alors elle préféra changer de sujet. Le surf, c’était bien. Elle n’en avait jamais fait mais cela serait toujours mieux que de fouiller dans la vie privée de son interlocuteur. Ils n'étaient pas encore amis, à supposer qu'ils se rapprochent suffisamment pour tisser des liens d'amitié. Elle se décida à sourire, parler de choses légères mettait du baume au cœur.

« Vous surfez ? Hé bah, je ne pensais pas en apprendre autant sur vous ! Personnellement, je n’ai jamais posé un seul pied sur une planche de surf. »

L’infirmière dût se retenir de rire à nouveau. Les étudiants qui potassaient leur cours risquaient de ne pas apprécier. Là, elle se rendit compte qu’elle n’avait pas vraiment de hobbie hormis son travail. Travail qui lui prenait beaucoup de temps soit dit en passant. Son bénévolat à Genome ne pouvait pas être considéré comme une passion. Donc elle n’avait pas de passion. C’était bien triste quand on y pensait. Maggie n’y avait jamais vraiment réfléchi avant aujourd’hui. Après l’échange elle prendra des vacances. Peut être qu’elle apprendra à surfer. Ou à cuisiner.

« Pendant mes jours de congé, je préfère largement mon canapé et mes bretzels au sable et aux vagues. Sauf ce matin. Il fait trop chaud. Ici au moins, c’est climatisé.»

Et puis, elle n’était pas mécontente d’être sortie de son appartement ce matin. Discuter avec Keaton lui changeait les idées. Et ce n’était pas un mal en ce moment.
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MessageSujet: Re: Never say goodbye in his past [Terminé]   Dim 11 Déc - 9:36

Il n’aimait pas mentir. Au fil du temps, à force de cacher des choses, cela devenait une omission de la vérité et non plus un mensonge. C’était ce qu’il aimait croire même s’il savait très bien que ce n’était qu’une illusion. Tout comme il savait que la vérité finissait toujours pas ressortir un jour ou l’autre. Et parfois, voir même souvent, ce n’était pas dans les meilleurs moments. L’ancien pédiatre esquissa un petit sourire d’excuse à l’intention de Maggie. Effectivement il cachait bien son jeu, et il n’en était pas très fier. Mais que pouvait-il dire ? Qu’il était désolé et qu’il éviterait d’omettre la vérité à l’avenir quand ils se parleraient ? La jeune femme n’avait aucune raison de le croire. Ils ne se connaissaient pas très bien après tout, et si ça se trouvait, à cause de cette omission de sa part, il venait d’être rangé dans la catégorie des menteurs invétérés. Cette perspective le dérangeait un peu mais il ne pouvait rien y faire si c’était l’opinion qu’elle avait. Il porta le gobelet de café à ses lèvres et le finit d’une traite avant de le poser sur la table. Son regard azur se reporta sur Maggie. Elle avait le sourire aux lèvres. Preuve qu’elle ne lui tenait pas rigueur de son mensonge ? Elle enchaîna même sur le surf, qui était une de ses deux grandes passions. Les prunelles de Keaton s’illuminèrent.

« Le surf n’est qu’une de mes deux grandes passions. Vous devriez essayer un jour. Se faire renverser par les vagues et boire quelques tasses, il n’y a rien de tel pour se changer les idées ! Surtout après une dure journée à l’hôpital, cela permet d’oublier les soucis de la vie quotidienne. Et c’est sans danger si vous ne voyez pas trop grand dès le début. »

Lui avait vu trop grand un jour. Il avait voulu s’affronter à des lames beaucoup trop dangereuses pour quelqu’un de son niveau. Il n’était pas en état de surfer ce jour là, son esprit était complètement ailleurs et torturé. Il y était pourtant allé. La leçon avait été dure mais bonne à retenir. Elle lui revenait à l’esprit à chaque fois qu’il se mettait torse nu et se regardait dans un miroir. La cicatrice qui lui barrait une partie de l’abdomen se rappelait à son bon souvenir, l’aidant à garder la tête froide. La vie ne tenait qu’à un fil et il fallait profiter de chaque instant qui passait comme si c’était un des derniers que l’on vivait. L’échange revint subitement dans ses pensées mais il refusa de le laisser remplir sa tête de pensées sombres. Il était venu dans cette bibliothèque pour se changer les idées et ne plus y penser. Il se concentra donc sur les propos de la jeune femme assise en face de lui. Il fronça les sourcils quand il entendit comment elle se détendait durant ses jours de repos, se gardant bien de sourire ou de laisser échapper un rire. Chacun son truc pour se détendre après tout.

« Les bretzels sont faits maison ? Si c’est le cas, je vais vous harceler à chaque fois qu’on se croisera, jusqu’à ce que vous en rameniez à l’hôpital, pour qu’on en mange avec notre café. »

Cette fois, il ne put s’empêcher de sourire en secouant doucement la tête devant l’absurdité de sa suggestion. Si ça se trouvait, selon ce qui allait se passer le lendemain, il aurait d’autres préoccupations et n’aurait plus la tête ni le temps d’aller à l’hôpital. Mais en attendant, il fallait faire comme si, et profiter de chaque minute qui restait avant le moment fatidique.
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MessageSujet: Re: Never say goodbye in his past [Terminé]   Mer 14 Déc - 21:47

Keaton parlait de sa passion avec tant de fougue et des étincelles dans les yeux. L’espace d’un instant, Maggie éprouva une étrange sensation oscillant entre l’envie et l’admiration. Elle aimerait être passionnée par quelque chose elle aussi. Quelque chose qui ne soit pas le prix des cigarettes. Puis elle revint sur terre, elle n’était pas femme à être passionnée par quoi que ce soit. Un peu pessimiste, un brin je m’en foutiste, ce n’était pas compatible avec une passion selon elle. Peut être que si elle survivait à l’échange, elle chercherait quelque chose pour occuper son temps libre. Pourquoi pas s’inscrire à des cours de peinture, ou de chant. Ou alors passer encore plus de temps à Genome. Penser à l’avenir en ces temps plutôt noirs, c’était cocasse. Elle n’était même pas sûre de revenir entière chez elle, ni d’y rentrer tout court.

Maggie dû retenir un éclat de rire quand Keaton lui demanda si les bretzels étaient faits maison. Mon dieu, non ! Les pâtes et le riz étaient bien la seule chose que la jeune femme savait cuisiner sans risquer d’empoisonner ses invités. Ou alors, elle faisait appel aux services des traiteurs et des fast food qui livrent à domicile. Elle n’avait jamais fait de bretzels de sa vie. Elle était incapable de dire comment cela se préparait. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Margareth n’était pas un cordon bleu. Loin de là même. Les bretzels, elle se contentait de les acheter tout prêts dans le magasin le plus proche de son appartement.

Bon, il n’était pas nécessaire que Keaton soit au courant de ses piètres performances en cuisine. Elle troquerait bien quelques bretzels, quitte à les préparer elle-même, contre une après midi de surf et de détente.


« Je ferai des bretzels si vous m’apprenez à surfer. Ca vous va ? »

D’ailleurs, cela ressemblait à quoi, une planche de surf. C’était une de ces grandes choses là, sur lesquelles il fallait tenir debout ? C’était bien plus facile de rester stable sur une serviette, allongée, à se faire griller par le soleil californien. Après un moment de flottement, elle ajouta :

« Bon, j’vous préviens, je risque d’être un boulet sur une planche de surf. En plus, je ne vais pratiquement jamais à la plage. »

Dans quoi s’embarquait-elle encore ? Elle n’avait jamais fait de pâtisserie et n’était jamais montée sur une planche de surf. Si jamais cette journée avait lieu, il lui faudrait s’entrainer pour ne pas faire des bretzels immangeables. Elle assurerait ses arrières, elle irait aussi en acheter des touts faits. SI jamais cette journée avait lieu, c’est que l’échange serait passé. Si jamais cette journée avait lieu, c’est qu’elle aurait survécu.
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Keaton W

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MessageSujet: Re: Never say goodbye in his past [Terminé]   Dim 25 Déc - 19:33

Elle lui proposait un échange. Des bretzels contre des cours de surf. C’était surprenant et il ne s’y attendait pas du tout à cette proposition. Pourtant elle ne la dérangeait pas car la perspective de manger des bretzels tout en buvant un café était agréable. Et discuter avec Margareth l’était tout autant. Alors pourquoi réfléchit-il à refuser durant quelques secondes. Sans doute à cause de son nouveau statut de fiancé qu’il avait depuis peu. Il se demandait comment Kate allait réagir à cette annonce. Il l’imaginait très bien sortant ses griffes avant même qu’il ait eu le temps de s’expliquer. Mais sa fiancée ne pouvait pas décider de son emploi du temps pour lui, et elle devait lui faire confiance et ce, même si elle l’avait connu durant sa période où il passait d’une fille à une autre.
« Marché conclu Maggie ! » se décida-t-il enfin à répondre. « Et ne vous inquiétez pas, vous ne serez pas un boulet, je suis un professeur très patient. »
Hormis pour les derniers jours qui venaient de s’écouler. Il aurait aimé sauter dans le temps, et faire en sorte que la journée du 31 août n’existe pas. Ainsi, il n’aurait pas à laisser voir partir Kate et Tammy tout en restant aux côtés de Moïra. Il pourrait rester avec sa famille sans crainte de perdre un de ses membres. Ne pas y penser au risque de devenir dingue. Son téléphone portable lui lança une bouée de sauvetage du fond de sa poche. Il se mit à vibrer, signe qu’il venait de recevoir un message.
« Excusez-moi » lança-t-il en guise d’excuse à l’intention de la jeune femme.
Le fleuriste sortit l’appareil de sa poche et le déverrouilla. Il pianota sur l’écran tactile pour lire le message reçu. Froncement de sourcils. Il ne prit pas le temps de répondre au message et rangea le téléphone de nouveau dans sa poche. Il prit un stylo qui traînait sur la table parmi les magasines, sans doute un abandon involontaire, puis un magasine. Il l’ouvrit, le feuilleta rapidement jusqu’à tomber sur le volet à détacher pour envoyer le coupon et s’abonner à la revue. Il le déchira et griffonna dessus. Il reposa ensuite le stylo et tendit le morceau de feuille à Maggie.
« Si jamais je n’ai pas le temps de passer à l’hôpital dans les prochains jours, n’hésitez pas à m’appeler. »
S’il n’avait pas le temps non pas à cause de son travail mais de ce qui allait se produire le lendemain.
« Désolé, une urgence. Merci encore pour le café Maggie. J’ai hâte de goûter à vos bretzels. »
Et sur ces quelques mots, il adressa un sourire à la jeune femme, lui adressant un petit signe de la tête en guise de salutations, puis il partit.

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Never say goodbye in his past [Terminé]

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