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 ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]

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The judgment

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MessageSujet: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Dim 13 Fév - 10:53

« Welcome to Paradise »
Esteban Calloway & Bobby Dalton & Adam Spine & Daphney Oliver & Shannon O'Hara


Dear mother, Can you hear me whining? It's been three whole weeks Since that I have left your home This sudden fear has left me trembling Cause now it seems that I am out here on my own And I'm feeling so alone Pay attention to the cracked streets And the broken homes Some call it the slums Some call it nice I want to take you through a wasteland I like to call my home Welcome To Paradise Green Day - Welcome to Paradise


« Un homme absent peut-être au centre d’une situation, il peut être en être l’impulsion, le déclencheur, la cause. Aaron O’hara, désormais seul à la tête de Genome, était tout cela à la fois.
Et si une personne était bien placée pour le savoir, c’était Daphney Oliver, la petite liseuse de liens, son amie d’enfance bien décidée à obtenir quelques réponses. Une personne lui est venue en tête, Esteban. Un garçon lui aussi au cœur de beaucoup de chose et qui selon elle, devait en savoir plus que ce qu’il ne prétendait. Elle l’avait vu, et avait distingué le tissus de lien qui l’entourait lors de cette après-midi désastreuse à la Marina, elle avait sentit sa présence lors du drame de mai dernier, et elle savait, de surcroît, qu’il était ami avec Aaron et que leur lien s’était affermi ces derniers-temps. Ce n’était peut-être rien, mais son instinct la poussa à fouiller de ce côté là.
C’est ainsi qu’elle découvrit qu’il entrait plus souvent que de raison dans un bâtiment de Los Angeles dont elle ne perçait pas le mystère.

Il n’était pas le seul cependant. Ce jour là, plus discrètement, Aaron lui-même y conduisit sa cousine, Shannon prétextant la nécessité pour lui qu’elle participe à des tests à visée humanitaire. La jeune femme resta sceptique mais finit par céder devant l’insistance d’un des derniers membres du clan O’Hara. Sa famille.
Elle ignorait qu’il avait en réalité chargé ses deux pseudos médecins de vérifier si elle aussi, n’était pas l’une des leurs. Après tout, la jolie irlandaise était dotée d’un A.D.N. favorable à la mutation génétique et il aurait été fâcheux que Genetic le découvre avant eux. Ainsi le jeune homme la laissa et puis s’éclipsa.
Bobby Dalton et Esteban Calloway pensait que le plus difficile de leur journée serait de réussir à comprendre le fonctionnement des machines trop perfectionnées du laboratoire de Genome, ou à défaut, de trouver un moyen de mettre en évidence le gène mutant chez Shannon sans éveiller les soupçons de celle-ci. C’était sans compter la ténacité de note petite liseuse de rêve. Car aujourd’hui, c’est décidé, elle va entrer dans ce bâtiment, et obtenir des réponses coûte que coûte.
Adam Spine qui passe dans le coin, se voit dans l'obligation "morale" d'aider ses partenaires genomien avec ces machines que lui comprend parfaitement. Seulement, il n'avait jamais vu Shannon avant : la ressemblance avec la soeur d'Aaron est assez frappante, que va-t-il en penser ? »
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Mer 16 Fév - 18:44

C'en était trop. J'en avais assez. Sur les nerfs, oui, j'étais sur les nerfs. C'était le énième coup de fil qui ne pouvait même pas se terminer puisque c'était le énième qui n'avait pas commencé ! Combien de messages ? Combien de sms ? Combien de mails ? Trop. Oui, et ça faisait trop longtemps que je ne l'avais pas vu. Pire qu'un bonhomme qui fuit la peste ! Depuis la soirée catastrophe, il n'était plus le même. De toute façon, qui était resté exactement le même après ça ? Pas grand monde d'après moi. Même moi, j'avais changé. Non, je n'étais pas défigurée, -c'était déjà ça-. L'ouverture que j'avais eu sur le dessus de mon sourcil gauche avait été bénine, et aujourd'hui ce n'était plus que l'ombre d'une marque qui s'y trouvait. Mon poignet avait été cassé, et il s'était remis doucement. Rien de grave. Pas comme certains qui y avaient laissé la vie. Comme Abi. Abi que je n'avais même pas eu le temps d'apercevoir depuis que j'avais retrouvé Aaron. C'était quelque chose que je regrettais; mais j'étais loin d'avoir autant de sombres pensées qu'Aaron ne pouvait en avoir. Pensées, qu'il ne voulait, apparemment pas partager. Sauf que moi, je voulais savoir. Savoir ce qui s'était passé ce soir là dans les vestiaires, pourquoi personne n'avait rien vue venir, pourquoi tout le monde n'avait pas pu sortir, comment ça avait pu arriver ? Je voulais savoir pourquoi il m'évitait. Pourquoi beaucoup avaient été emmené avec lui, et pas avec les secours ? Pourquoi il réagissait comme ça, ça aussi, ça m'intéressait. Bon, évidemment, tout le monde réagirait très mal au décès de sa soeur, plus encore si on a plus ses parents. Mais voilà, même si je n'avais pas eu le temps de revoir Abi, j'étais certaine d'une chose: il y avait quelque chose dans le comportement du brun que la O'Hara n'aurait pas permis.

Pour toutes ces questions, tous mes nerfs à vif, et mes appels désespérés (une centaine ou plus peut-être ?), pour mes inquiétudes et mon caractère de cochon, aujourd'hui, j'allais me jeter dans l'inconnu impossible. J'avais du chercher loin, certains liens, et en fouyer beaucoup d'autres, pour remonter une piste convenable jusque Aaron. La fois ou je l'avais revu, j'avais pu apercevoir un lien avec un 'déjà vu': Esteban Calloway. En rencontrant par hasard Anya Jaye, j'avais eu beaucoup d'informations sur lui. Plus encore, lorsque je l'avais recroisé à la marina peu de temps avant la soirée. Mais évidemment, j'avais vu parmi tous les liens de tous les étudiants, qu'il était là ce soir là. Et c'est une nouvelle fois grâce à des liens que j'avais pu me procurer une partie de son emploi du temps. Au fur et à mesure, je m'étais décidé à le suivre de temps à autres, et c'était souvent que je l'avais vu entrer dans ce grand bâtiment. Trop souvent. J'avais même cru apercevoir Mister O'Hara, une fois. Bref, c'était à Esteban que je voulais poser certaines de mes questions aujourd'hui, et si une chose était sûr, c'était que je n'allais pas le louper. Non, j'étais trop nerveuse pour rester calme très longtemps, trop inquiète pour repartir bredouille aussi. Je savais qu'en ce moment, le lien qu'il avait avec mon ami d'enfance était très fort: si je ne pouvais pas parler à Aaron, Esteban serait mon souffre douleur de la journée !

Parmi tous les bâtiments dans lequel il aurait pu entrer, il avait fallu que ce soit un des plus miteux, donc un des plus flippants, et par conséquent: un dans lequel je n'aurais jamais pensé ni venir chercher mes réponses, ni mettre les pieds ! Je regardais ma montre et instinctivement je fermais les yeux en me murmurant que j'étais complètement folle d'entrer dans ce truc qui semblait sur le point de s'écrouler. Ma dernière aventure avec les choses qui vous tombent sur la tête avait été assez affreuse, du coup, j'évitais aussi souvent que je le pouvais les morceaux de plafonds ou machins-non-identifiés qui pouvaient bien, justement, m'ensevelir une nouvelle fois. Je serais les doigts sur le pauvre bandage qui retenait mon poignet pour encore une semaine: rien d'inquiétant. De toute façon, je ne pouvais pas être plus folle que ça. Qui avait déjà vu quelqu'un capable de connaître chacun de vos liens avec tout votre répertoire ou plus ? Personne. Bon, évidemment, il y avait Emy, au courant, et quelques autres. Mais cette minorité m'effrayait pas mal. C'est d'un pas décidé tout de même que je m'approchais, tout en essayant de me remémorer les maintes et maintes fois où je les avais vu entrer là tout les deux. Je ne savais pas si quelqu'un venait d'entrer juste avant moi, et c'était problématique: je n'aurai jamais du regarder ma montre, ni penser à ma santé mentale qui était sûrement entrain de défaillir. Pourtant, je voulais ces réponses coute que coute. Je contournais le bâtiment, et finalement, après m'être pris les pieds dans je ne sais plus trop quoi, je trouvais une porte.

J'entrais, prête à faire un carnage malgré la peur de ce que je pouvais bien trouver qui me nouait l'estomac. Mes yeux verts devaient sûrement briller. Sauf que rien que la première pièce du bâtiment me laissa pantoise.

- Par Jupiter ! soufflais-je…

Voilà qu'on devait me prendre pour une folle brune qui entrait de nulle part, pas invitée, et se retrouvait en face de Adam Spine, son prof d'Égyptologie et adepte du bar. J'oubliais mon texte, comme un débutant sur les planches le jour de l'audition.
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Ven 18 Fév - 1:35

Le sans fil, c’était l’avenir, Adam l’avait toujours dit.
Alors monté sur son escabelle, Adam travaillait pour l’avenir. Et pour tout avouer, ça le faisait un peu chier. L’année dernière, il avait proposé de remplacer le système de vidéo surveillance actuel pour du sans fil. Leur système mi-analogique mi-numérique fonctionnait plutôt bien. Alors il avait été décidé que ça attendrait. Seulement voilà, depuis, un irlandais avait tenté de faire évader une journaliste. Adam n’en n’avait que faire de cette histoire. Non, ce qui lui avait prit la tête c’est qu’on était venu saper son boulot. On était venu hacker son système de surveillance interne et le faire passer pour un con. On était venu impunément se balader dans les couloirs. Cet irlandais avait bidouillé ses caméras et n’avait même pas eut la décence de réussir son job. La journaliste était restée à Genome.

Franchement, quel intérêt ? Ridicule cette histoire. Tout ça pour rien. Insultant et insupportable.
Du coup, sans plus demander son avis à personne, il avait décrété qu’il était temps de tout arracher pour remplacer. Il avait eut une semaine trop chargée pour s’en occuper immédiatement. C’était également le temps dont il avait eut besoin pour commander un nouveau réseau complet sur internet (en promotion). Aujourd’hui, c’était samedi alors il s’était mit à la tâche. Il avait réglé ses sept réveils à l’aube, puisqu’il fallait au moins ce nombre de sonneries pour le tirer du sommeil. Il s’était levé tôt, était arrivé à Génome tôt, et avait passé le reste de sa matinée à installer le système intranet et configurer l’interface IP du nouveau réseau vidéo. Au moins comme ça, il pourrait installer un par feu. Pour plus de sécurité encore.

Maintenant, son cerveau passait en revue tous les scénarios et schémas possibles. Il restait un bon millier de moyens pour tout de même hacker leurs caméras. Il suffisait de s’y connaître. Du coup, même si le sans fil restait l’avenir, Adam y voyait déjà toutes les lacunes. Il voyait aussi comment combler ces lacunes. Sauf que c’était irréaliste. Avec le temps, le jeune homme avait apprit à faire la différence entre la pratique et la théorie. Beaucoup des idées qui surgissaient dans son cerveau prolixe n’étaient pas encore envisageables à l’heure actuelle. C’était frustrant, mais il s’y était fait.
Il s’était résigner à voir les défauts, à voir les solutions, mais sans pouvoir les mettre en œuvre pour arranger les choses.

Il y avait aussi toute cette perte de temps qui l’agaçait. Penser à quelque chose, c’était rapide. Surtout dans son cas. Vif et précis. Très net. Mais lorsqu’il fallait mettre la main à la pâte, c’était une autre histoire. Appliquer une idée prenait d’interminables heures. Son plus grand regret était et resterait de n’avoir qu’un seul corps. Son cerveau pensait à pleins de choses, seulement il n’avait que deux mains, et une seule bouche. C’était bien trop peu pour tout faire.

Et pendant qu’il songeait à tout ça, une autre partie de son esprit s’attardait sur le point vernal, position similaire du temps éphéméride et du temps sidéral, afin de calculer la position exacte de Mars par rapport à la terre. Le problème continuait de tourner en arrière plan depuis environs quatre heures maintenant. Il estimait obtenir la réponse définitive d’ici 54 minutes. Resterait à le convertir en jours. Pour finir, il énumérait également toutes les raisons qu’il avait de détester Dan Brown et prêtait une oreille distraite à l’électro industrielle allemande qui passait en sourdine dans son imposant casque bleu ciel. Sans fil, lui aussi. Evidemment.

Trop concentré, il n’avait pas répliqué au « salut » dont l’avait gratifié Esteban à son passage. Grimpé sur son escabelle, un tourne vis à la main, il ne lui avait même pas accordé un regard. L’information ne l’avait atteint que trop tard. Esteban grimpait déjà dans le monte-charge vers les étages supérieurs. Tant pis.

    Non pas Jupiter. Mars !

Adam arqua légèrement un sourcil et s’immobilisa dans son geste. Qui avait dit ça ? Est-ce qu’il l’avait pensé ou est-ce qu’il l’avait entendu ? C’était une voix de fille. Délaissant sa petite caméra maintenant correctement fixée, le jeune homme détourna ses yeux effilés vers l’entrée. Allons donc. Daphney. Un visage qu’il n’avait l’habitude de voir que derrière un banc ou derrière un bar. Pas ici. Comme un automate, Adam ôta son casque, descendit de son escabelle et resta planté là, à fixer la jeune femme. Blanc…

…Mais qu’est-ce qu’ils avaient tous à venir squatter l’endroit en ce moment ?
Qu’est-ce qu’elle faisait-là ? Est-ce qu’elle savait où elle était ? Ce qui se passait ici ? Elle suivait Esteban de près, est-ce qu’elle le connaissait ? Est-ce que Daphney était une mutante et se trouvait ici en connaissance de cause ? Est-ce qu’elle avait vu de la lumière et avait décidé de rentrer ? Est-ce qu’elle sortait avec Esteban ? Bon Dieu, il espérait que non ! Il l’avait vu avant !
Tant de questions aux quelles mêmes sont QI hors norme ne pouvait répondre. Frustrant.
Ca craignait comme situation. Qu’est-ce qu’il devait faire ? Rester planter n’était pas une solution. Dommage, il n’avait pas d’autres idées pour être franc…

    « Hm … Salut Daphney. Quelle surprenante… surprise. » articula-t-il d’un ton neutre.

Nouveau blanc…
Il allait bien falloir qu’il essaye de savoir ce qu’elle fichait à Genome ! Ils étaient généralement tous prévenu lorsqu’une nouvelle tête débarquait ici. Il n’avait pas entendu parler de Daphney au programme de la journée, ça c’était certains.

    « C’est pour un rendez-vous ? » fit-t-il ensuite sur le ton du secrétaire poli.

Prononcer cette phrase, et avoir l’air normal, ça avait relevé du défis. Vu la tête que tirait la demoiselle, c’était surtout raté. Aussi raté que les scénarios de Dan Brown. Mais là n’était pas la question.
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Jeu 24 Fév - 15:58

Il était là, tranquille, sur un escabeau entrain de bidouiller je ne sais quoi à l'aide d'un tournevis, la musique dans les oreilles. Adam Spine était dans un endroit miteux, un casque sur les oreilles, au rez-de chaussé d'un immeuble sur le point de s'écrouler d'apparence, et moi j'étais totalement abasourdi ! Trop secouée, je regardais un peu partout, et l'état délabré de ce niveau me laissa perplexe, je soufflait encore un phrase, en reniant la notion de Jupiter pour la remplacer par celle de Mars. C'était un véritable délire. Esteban était-il vraiment entré là ? Et pourquoi mon professeur d'Égyptologie était-il là lui aussi ?! Il se retourna malgré moi, et descendit de son quelques-marches avant d'enlever son casque et de se poser devant moi. Il me fixa, et je fis de même. Un bout de temps comme ça. Le gros blanc de la mort. Est-ce que c'était à moi de dire quelque chose ? Du genre, qu'est-ce que je fichais là ? Mais ça en valait de même pour lui ? Qu'est-ce que le prof sexy de UCLA foutait dans ce truc délabré, un tournevis à la main ? Maintenant, en plus de vouloir les réponses à mes questions sur Aaron, je voulais savoir où j'étais. Parce que j'étais sûr et certaine qu'Esteban était rentré ici.

Il articula un salut et indiqua que notre rencontre était surprenante. Et moi, je ne trouvais rien d'autre à faire que de le regarder la bouche outrée, du genre "Naaan, sérieux ?!". Mais pas moyen de lui renvoyer son salut. Un nouveau blanc, des anges qui passent. Pour tuer le temps et me remplir la tête de nouvelles questions, je jetais un coup d'œil en direction de son escabeau, sauf que de là où je me situais, je ne voyais rien d'autre qu'un espèce de truc noir: très précis, comme description, notez-le. Mais qu'est-ce qu'il fichait ? Et pourquoi Aaron et Esteban étaient-ils entrés ici ? Et pourquoi ici ?? Ca faisait peur à voir: vide, des prises électriques par-ci par-là, des trous dans le sol, des fenêtres aux volets fermés (est-ce qu'on pouvait appeler ça des volets?), des pilonnes, de vieilles marques sur les murs, comme dans les films d'action. J'avais l'impression de me retrouver dans ce bâtiment désert de "Ennemi d'Etat", avec Will Smith et Gene Hackman: le bâtiment en question explosait à la fin du film... Enfin bref, Monsieur Adam me tira de mon examen, en me demandant si j'étais ici pour un rendez-vous. Je du me faire violence pour ne pas lui lancer un regard du genre "Non mais t'es malade ? Un rendez-vous ? Ici ?!!". Sauf que je lui sortis tout naturellement, et je ne sais comment:

- Oui, j'ai rendez-vous avec Esteban. Il m'a dit qu'il voulait me voir.

Mais qu'est-ce que j'étais bête ! Mais qu'est-ce que j'étais bête ! Je tentais un sourire approbatif, sauf que je n'étais même pas sûr que l'effet souhaité était là. Mais j'ai supposé que c'était comme son "C'est pour un rendez-vous ?". Il n'avait pas eu l'air très à l'aise, Monsieur Spine... Est-ce qu'il avait quelque chose à cacher ? Encore une bonne question, il fallait que je fasse une liste, vu comme c'était partit. Je me trémoussais sur place, nerveuse, pas rassurée. Bon, c'était cool d'avoir les beaux yeux d'Adam pour moi toute seule, sauf que là, j'étais plus embarrassée que d'habitude, pour une fois, je n'étais pas ici pour ses beaux yeux. Je le regardais une fois, deux fois, trois fois; puis je repartais dans mon inquisition. Il y avait pas mal de portes, et un espèce de trous plus loin, avec un mécanisme d'élévation: ça datait ce machin, cette fois, ça me faisait penser à Highlander. Est-ce que cette machine n'était pas en miette, elle aussi ? Ce n'était vraiment pas rassurant, mais moi, j'avais des questions à poser. Je passais une de mes mains dans les cheveux de ma queue de cheval, puis dans les mèches qui me passaient devant les yeux. Mes yeux verts qui détaillaient Adam normalement: mon don s'endormait, et c'était très bien comme ça, ma tête tournait à cent à l'heure sans son aide pour une fois.

- Est-ce que je peux le voir ? C'est par là ?

C'était mieux de ne donner aucun détail du genre "Il m'a donné rendez-vous ici", et "c'était pour cette heure-là". Non, trop de détails, ça fait penser à du planifié, et moi, je n'avais rien planifié en quelque sorte, et je ne tenais pas à me retrouver dehors ou sans réponse. J'avançais en direction de l'endroit où devait se situer la fameuse machine, et arrivée à destination, je pensais que j'étais totalement folle. J'avais avancée dans l'inconnu totale, mais si j'étais restée près de l'entrée, j'aurais finis près de l'entrée. Et moi, je voulais voir Esteban. Je me retournais vers Adam. J'avais un air défiant, et on aurait dit une gamine qui demandait à voir son papa ou sa maman à l'Hôpital. Donc, la gamine à qui on ne peut pas refuser pareille demande. Mais au fond, j'étais cette gamine. Depuis que je connaissais Aaron, j'étais une gamine. Une gamine qui allait faire le deuxième grand caprice de sa vie...
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Jeu 24 Fév - 22:03

Tiens donc ! Elle avait un rendez-vous et personne ici n’avait jugé bon de le mettre au courant. Super. Génial. Maintenant il était vexé. Esteban ne payait rien pour attendre ! Déjà qu’il lui était passé devant sans dire bonjour ! … Hm. Non en fait, ça avait été l’inverse maintenant qu’il y songeait, mais bref ! Depuis l’explosion et la mort d’Aby, leur organisation en prenait un coup. Daphney en était la preuve vivante. Cet endroit n’était pas un hall de gare ou un refuge pour bébé oiseau blessé, c’était une organisation secrète, bon sang ! Le principe, c’était le secret ! Alors si Esteban commençait à donner rencart à toutes les jolies petites serveuses qu’il croisait, Genome n’était pas sortit de l’auberge ! Surtout que Daphney refusait de sortir avec lui. Mais par contre, les rendez-vous top secrets d’Esteban n’avaient pas l’air de lui poser problème. Doublement vexé.

Ils s’étaient donné du mal pour rendre l’endroit le plus discret possible. Lui-même se donnait du mal pour le protéger au mieux. Esteban lui, en faisait une garçonnière. Bravo pour le professionnalisme. Non, vraiment, ça devenait évident, il allait falloir qu’il réorganise complètement leur manière de gérer l’agenda. Comme s’il avait le temps de jouer les intendants.

Et pendant que, bras croisés et mine pensive, Adam planifiait déjà mentalement l’organigramme complexe de la redistribution des tâches intestines de Genome, Daphney elle, continuait de vivre sa vie sans l’attendre. Ce ne fut que lorsque la jolie brune déserta l’entrée pour se diriger d’un bon pas vers le monte-charge que le jeune homme daigna s’arracher à ses pensées prenantes.
Quoi ‘c’est là-bas’ ? Pourquoi lui jetait-elle ce regard bizarre ? Est-ce qu’elle était en colère contre lui ? Adam détestait être prit au dépourvu. C’était un sentiment infecte au quel il réagissait très mal, voir pas du tout.
Puis dans ce cas-ci, il avait aussi une impression étrange. L’impression d’être à côté de la plaque. L’impression qu’un petit détail clochait sans réussir à mettre le doigt dessus.

    « Pardon ? Hem oui… oui c’est… c’est par là mais… »

Les sourcils froncés, il fit quelques pas pour la rejoindre et trébucha sur une vieille caisse en carton pourrie qui trainait sur le sol poussiéreux. Puis il fit demi-tour, agrippa son escabelle, trébucha à nouveau sur cette maudite caisse, jura, et rejoignit enfin Daphney qui ne l’avait de nouveau pas attendu et s’était introduit dans le monte-charge.
Une fois à l’intérieur, il se tourna vers elle et l’observa. Elle semblait attendre quelque chose. Au bout de plusieurs longues secondes, il comprit enfin qu’elle attendait qu’il actionne le monte-charge. C’est qu’il avait du mal à ressortir de son organigramme maintenant qu’il s’y était plongé…
Il continuait aussi de chercher d’où lui venait cette impression bizarre. Alors après avoir refermé la large grille et poussé sur l’interrupteur, il se tourna vers elle et la fixa sans ciller. Ses yeux en amandes plissés par la suspicion, il essayait de comprendre ce qui clochait dans le comportement de la demoiselle. Ce qui le troublait, c’était le silence. Il avait souvent droit à une Daphney beaucoup plus bavarde et spontanée. Et il trouvait cela bizarre qu’elle ne le questionne pas sur sa présence ici.
Elle avait l’air nerveux. Peut-être avait-elle peur qu’il soit jaloux ? D’ailleurs, est-ce qu’il était jaloux ? Même si c’était le cas, il n’allait certainement pas le lui avouer.

    « Je ne suis absolument pas jaloux tu sais » précisa-t-il donc avant que le monte-charge ne s’arrête de ronronner et ne s’immobilise.

Il releva la grille et baissa la tête pour ne pas se cogner lors de sa sortie. Ils se trouvaient maintenant dans un petit hall très sombre qui ne leur donnait accès qu’a deux portes épaisses et sans fenêtre. Adam se dirigea tout naturellement vers la porte de gauche, pianota quelques chiffres sur un petit clavier et actionna la poignée en faisant signe à Daphney de le suivre, son escabelle toujours sous le bras. Ils débouchèrent alors dans un long couloir en L uniquement éclairés par des néons puisque toutes les fenêtres visibles étaient occultées par du carton sommairement agrafé.
Cependant, le décor était bien différent de celui au quel on avait droit deux étages plus bas. Le rez-de-chaussée avait été salit exprès pour revêtir un aspect repoussant. Ici, au second, c’était beaucoup plus classe. Des murs plus ou moins blancs, de la moquette dans les couloirs, et quelques portes ouvertes sur l’un ou l’autre bureau relativement bien organisés. On aurait pu croire à n’importe quel lieu de travail. D’ailleurs, l’ambiance s’y prêtait aussi. Quelques membres de Genome allaient et venait sans se soucier d’eux.
Adam accosta rapidement l’un d’eux pour lui demander où se trouvait Esteban, et une fois renseigné, se planta devant une porte sombre avant d’y frapper deux coups vagues. Du coin de l’œil, il remarqua une petite silhouette qui lui était terriblement familière. Pendant une petite fraction de seconde il avait cru voir Aby, assise sur une chaise dans ce long couloir.
Maintenant qu’il y regardait de plus près, il était évident que ça n’était pas elle. De toute façon, c’était impossible. Par contre elle rivalisait largement en beauté. Du moins ce fut son impression, juste avant de réaliser qu’il ignorait aussi qui était cette fille.
Décidemment…

Triplement vexé maintenant, il entra sans avoir vraiment capté si on l’y avait invité ou pas. Ses yeux verts furent immédiatement attirés par les cheveux orange de Bobby, mais il ne s’attarda pourtant pas sur elle, il se tourna plutôt vers Esteban.

    « Dis-moi, tu fais passer un casting ou quoi ? C’est quoi toutes ces petites brunes qui errent dans les couloirs ? » lança-t-il à son ami sans se soucier que les petites brunes en question l’entende ou pas.

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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Sam 26 Fév - 13:39

Et dire que cette journée aurait pu se passer comme toutes les autres… Bobby aurait pu se lever dans les bras de son petit ami, faire un tour parmi ses patients, s’occuper de soigner des petits bobos en échangeant quelques blagues avec Esteban en tentant de fuir Adam, leur supposé mentor qui ne supportait pas la vue du sang. Elle aurait déjeuné au mess en compagnie de Wayne puis aurait repris son train-train habituel et d’un ennuie mortel jusqu’au soir où elle aurait été regarder un film avec quelques uns de ses colocataires (toujours en compagnie de son empathe de petit ami). Mais au lieu de cela, Aaron l’avait prise à part la veille, au couché du soleil, pour lui confier une mission pour le moins délicate. Et cette journée qui aurait dû être morne et routinière s’annonçait à présent… vraiment très chiante.

D’où venait cette Shannon dont elle n’avait jamais entendu parler avant aujourd’hui ? Et pourquoi est-ce que c’était à elle de s’occuper de ça ? Bobby avait évidemment formulé ses questions à voix haute et le mutant à la tête du groupe Genome lui avait répondu avec le plus grand sérieux qu’elle était une des meilleures menteuses qu’il avait sous la main. Charmant…
Adam n’aimait pas vraiment la vue du sang et c’était un examen sanguin qu’Aaron voulait faire subir à Shannon et il préférait ne prendre aucun risque. Et puis Esteban, ce petit avorton, était absent pour le moment. C’était donc sur ses frêles épaules parsemées de tâches de rousseurs qu’était retombé ce fardeau.
Bobby avait fini par accepter, non sans pousser de lourds soupirs agacés. Il lui revaudrait ça un jour, elle y veillerait.

La petite rouquine avait été se plaindre à Wayne qui n’avait fait que l’énerver davantage à essayer de la détendre avec ses pouvoirs et son large sourire moqueur. Elle avait fini par partir (sans pouvoir claquer la porte puisqu’elle n’arrivait pas à lui en vouloir) et s’était dirigée vers l’étage où se trouvaient le laboratoire et les salles de soins. Pendant ce temps, Aaron était passé récupérer sa cousine pour la lui ramener et la confier à ses soins. Il lui avait proposé de la baratiner avec une histoire humanitaire à dormir debout que Bobby avait trouvée plutôt bancale. Mais tant pis, elle suivrait gentiment les ordres et si Shannon devait découvrir le pot aux roses, elle laisserait son cousin se dépatouiller avec ça en jouant les innocente. Elle le faisait très bien…
Après avoir préparé la salle où elle recevrait la cousine des O’Hara, elle s’installa à son bureau, prenant difficilement son mal en patience. Les minutes s’écoulaient avec une lenteur insupportable et, peu à peu, les effets du pouvoir de Wayne se dissipèrent, la laissant avec sa colère. Et finalement, n’y tenant plus, Bobby avait sortit son cellulaire de sa poche pour composer le numéro d’Esteban. Il n’y avait absolument aucune raison pour qu’elle se charge de cela seule. D’autant qu’elle n’avait aucune idée de ce qu’elle aurait exactement à faire ou de comment faire fonctionner les machines qui lui permettrait de faire ces choses qu’elle ignorait comme réaliser… Elle avait sauvé les fesses de son ami des dizaines de fois et il était hors de question qu’aujourd’hui il se la coule douce en dehors de la base et puisse faire la grasse matinée dans les bras d’une de ces blondes dégénérés dont il lui parlait parfois.
La conversation avait été expédiée et Esteban lui avait promis d’arriver au plus vite d’une voix encore un peu endormie.

Satisfaite, Bobby s’était replongée dans son attente, parcourant quelques dossiers jusqu’à ce qu’on vienne frapper à la porte du local. Elle se redressa subitement, arrangea un peu ses cheveux avant qu’Aaron ne passe la tête par l’entrebâillement pour lui signifier que Shannon était arrivée. Mince, elle était là avant Esteban.
Bobby s’arma tout de même de son plus beau sourire avant d’emboîter le pas à Aaron et de rejoindre Shannon dans le couloir équipé de quelques sièges qui servait de salle d’attente. La jeune femme avait assurément un air de famille... Du moins, elle était aussi séduisante qu’avait pu l’être Abigaël. Brune, un regard franc mais pour le moment un peu intimidé, elle avait le même sourire que sa cousine et la prestance des O’hara.

« Enchantée, mademoiselle » lança la rouquine comme si tout ça l’enchantait réellement « Je m’appelle Bobby Dalton, c’est moi qui vais vous bichonner ce matin »

Elle laissa échapper un petit rire rassurant, échangeant un regard à Aaron disant clairement : tu me dois une paire d’escarpins… Le jeune homme fit les présentations, la petite rousse répéta qu’il ne s’agissait que de petits tests de routine et que le tout ne prendrait pas trop de temps avant qu’ils passent à la délicate partie des condoléances... Aaron choisi ce moment pour s’éclipser, prétextant avoir quelque chose à régler autre part.
Bobby et Shannon l’observèrent s’éloigner puis l’étudiante en médecine (façon de parler), se retourna vers la brune pour lui adresser un sourire un peu crispé. Par quoi devrait-elle commencer ? C’était la première fois qu’elle se retrouvait face à une humaine normale, ou pas. D’habitude, ses patients savaient exactement pourquoi ils étaient là. Il suffisait d’ailleurs de les regarder pour savoir qu’ils avaient une balle dans le torse, un bras cassé ou autre chose du genre…
Là, Shannon n’était pas blessée et n’était pas au courant de ce qu’était Bobby ou même que l’endroit dans lequel elle se trouvait était peuplé de mutants dont elle faisait peut-être partie.
Et c’est au moment où elle commençait à paniquer que la porte de l’ascenseur s’ouvrit sur Esteban.

« Ah ! Te voilà ! » s’écria-t-elle presque, s’attirant l’attention du jeune homme à l’air encore un peu endormi. Bobby se tourna vers Shannon, un large sourire confiant aux lèvres « Ça vous dérangerait d’attendre un instant ici ? Je dois m’entretenir avec mon collègue. Merci beaucoup, ce ne sera pas long »

Et avant que Shannon ou même Esteban n’est pu prendre la parole, la rouquine saisit son ami par le bras et l’entraina à sa suite dans la pièce qu’elle avait quittée à l’arrivée d’Aaron. La porte à peine fermée, elle se retourna vers son ami planté au milieu de la salle d’osculation, les yeux exorbités. Il était temps de le mettre au courant de la raison de sa venue ici.

« Esteban… on est dans la merde… » résuma-t-elle dans un souffle

Elle lui expliqua rapidement ce qu’Aaron attendait d’elle (enfin d’eux, puisqu’elle se garda bien de lui signifier que c’était à elle que leur boss s’était adressé) mais dû s’y reprendre à deux fois. Visiblement, Esteban avait profité de sa soirée pour boire plus que de raison et son cerveau fonctionnait au ralenti. Ce qui était de toute façon une habitude.
Une fois l’information parvenue à son cerveau, Bobby poussa un lourd soupir et s’arrêta enfin de faire les cent pas.

« Alors… tu sais comment faire fonctionner tout ça ? T’as une idée de ce qu’on va faire ou dire ? » le questionna-t-elle

Alors que le grand brun ouvrait la bouche, la porte s’ouvrit, laissant apparaitre Adam Spine. Génial, il ne manquait plus que lui ! N’était-il pas occupé à étaler son savoir quelque part ?
La moue boudeuse, Bobby croisa ses bras sur sa poitrine avant de remarquer une jeune femme qu’elle n’avait encore jamais croisée par-dessus l’épaule du médecin. Bon Dieu c’était journée portes ouvertes ou quoi ?
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Dim 27 Fév - 14:58

Esteban se trouvait à des milliers de kilomètres de Los Angeles. Il était en Afrique et venait de participer à une chasse rituelle chez les pygmées. Pour célébrer leur victoire, la tribu s’est maintenant réunie autour du feu et chante. Le conteur narre les légendes de son peuple au son des tam-tams et du mvet. Ses yeux noirs brillent d’une ardeur inconnue des peuples occidentaux. Esteban écoute avec une attention toute particulière ces mots qu’il ne comprend pas mais qui résonnent comme une mélodie. La chaleur des flammes, le crépitement du bois et de la brousse, la simplicité de ses propres vêtements. Il se sent chez lui… Une petite main de nacre vient alors se poser sur son épaule, instinctivement, il se retourne et sourit. Anya…

Brrrrrrrrr Brrrrrrrr Brrrrrrrrrr

Un grognement s’éleva depuis l’amas de couvertures roulé en boules sur le matelas. Un bras s’extirpa vivement de la masse informe pour attraper le téléphone portable qui vibrait rageusement sur le sol. Esteban décrocha en ronchonnant. La voix de Bobby se fit entendre dans le cellulaire. Elle était bien réveillée et s’exprimait vite et bien alors que lui, ne pigeait que la moitié de ce que la rouquine pouvait bien lui raconter. Il finit par lui dire qu’il arrivait au plus vite et la conversation s’arrêta là. A grand peine, il se traîna jusqu’à la salle de bain en essayant de se remémorer la soirée de la veille. Sa mère l’avait appelé pour lui parler d’un poste de stagiaire proposé par une de ses anciennes relations (d’où le rêve étrange) et il était sortie fêter ça. Il se rappelait vaguement des premiers verres qu’il avait bus en compagnie de … Comment c’était son nom déjà ? Enfin, d’une jolie blonde qui aurait du finir dans son lit mais qui visiblement ne s’y trouvait pas. Le jeune homme se passa allègrement de l’eau froide sur le visage autant pour se réveiller que pour reconstituer les évènements de la veille. Ils avaient discuté et quoi ?

Ah oui, ça lui revenait vaguement :

- Anya ? L’étudiante plissait ses jolis yeux marron.
- Ouaaaaaaaaai ! Si j’accepte le job, je pourrais plus la voir.
- Ah… D’accord, donc t’as un copine, tu comptais me le dire quand
?


Stop. Rembobinons la cassette. Avait-il dit qu’il était casé ? Parce que c’était archi-faux ! Esteban se sécha le visage en constatant les dégâts, il avait des cernes de trois kilomètres de long et ses traits étaient affreusement tirés.

- C’est pas ma copine. C’est…

Blackout total. Oh bon sang ? Combien de temps au juste avait-il déblatéré sur le sujet ? Le souvenir suivant le ramenait très tôt dans la matinée alors qu’il s’appuyait sans aucune élégance sur un étudiant, aussi amoché que lui, tout en chantant « I’m a Barbie girl » de Aqua. Son peu de dignité avait du rendre l’âme au moment même où il avait entonné, voire massacré, les première notes de cette chanson.

Il étala le dentifrice sur sa brosse à dent tout en se maudissant intérieurement.
Plus jamais il ne s’imbiberait autant d’alcool… Adieu tequila, vodka, rhum, scoth, whisky et autres compagnons de beuverie !

Ou en tout cas jusqu’à la prochaine fois.


Et en plus Bobby allait encore surement lui faire la leçon en lui assénant une de ses petites claques derrière la tête comme seule elle était capable de le faire. Et il avait mal au crâne. Vraiment mal au crâne. Comme si les éléphants, les troupeaux de gnous, et les zèbres de toute la savane africaine avaient décidé de se taper un marathon sur les miettes rafistolés de son cerveau. L’Afrique, c’était peut-être pas si sympa que ça en fin de compte… Il chopa un tee shirt à la va vite et enfila un vieux jean déchiré aux genoux avant de quitter les lieux. Pas de douche, ni de rasage, ni de petit déjeuner. Trop fatiguant…

C’est à la manière d’un zombi qu’il traversa le hall de Genome, saluant au passage Adam qui faisait encore il ne savait quoi et ne voulait pas savoir sous peine qu’il lui fournisse des explications et n’augmente sa migraine. Si ça n’avait tenu qu’à lui, il serait resté chez lui à larver devant la télé. Et oui, il savait pertinemment que le mot « larver » n’existait pas mais il n’en avait rien à foutre. Sa gueule de bois l’emportait haut la main sur les règles basiques d’orthographe et de langue.

Les portes de l’ascenseur eut à peine le temps de s’ouvrir qu’un petit bout de femme s’attaqua à lui en l’entraîna dans la salle d’examen. Il n’avait pas eut le temps d’ouvrir la bouche et il était resté bouché bée devant la brune à laquelle Bobby s’était adressée. Abby ? La petite princesse ? Il plissa les yeux et se retourna sans aucune discrétion. Non, il avait fait erreur, mais la ressemblance était frappante.

Bobby commença alors à lui expliquer pourquoi il avait du se lever si tôt (selon sa conception des choses) et débarquer à Genome au lieu de terminer tranquillement de cuver. Une chose était sûre, elle, elle n’avait pas bu pour autant qu’il puisse en juger au vu de son débit de parole. Il ne parvenait pas à savoir si c’était elle qui avait un train d’avance, ou lui un train de retard. Bonne question… Et en plus sa petite voix de femme résonnait dans sa tête en provoquant des échos insupportables.
Il la fixait avec ses grands yeux clairs en essayant vainement de comprendre ce qu’elle attendait de lui. Son regard était en réalité digne de celui d’un bovin regardant les trains passer. Mythique. Pourquoi est-ce qu’ils étaient dans la merde déjà ? Il s’apprêtait à répondre bêtement « Une idée de ce qu’on va faire ou dire ? » puisqu’il n’en avait pas la moindre et qu’il n’avait, grosso modo, rien pigé du tout. Ah si Bobby n’avait-elle pas parlé d’un truc humanitaire ? Elle voulait peut-être elle aussi partir en Afrique ? Malheureusement, sa réponse si rusée fut interrompue par une entrée en fanfare de leur petit génie nationale qui parlait de brunes et de casting.

- J’préfère les blondes de toute façon.


Ca lui était passé par la tête et cette remarque avait toute seule trouvé le chemin jusqu’à ses cordes vocales et sa bouche. Lui, il n’y était pour rien, puisque de toute manière son cerveau était sur pause. Esteban se gratta l’arrière de la tête et passa une main sur sa barbe de trois jours qu’il aurait mieux fait, finalement, de prendre le temps de raser. Les deux autres attendaient visiblement qu’il sorte quelque chose d’intelligent et qu’il réponde à leurs questions. Bien..

Il se tourna vers Bobby, armé de son regard de chien battu.

- T’aurais pas un truc contre le mal de crâne sous la main ? Il marqua un temps d’arrêt, presque conscient que ce n’était pas cette réponse qu’ils auraient voulu. …Ou un café ?

Non parce qu’il risquait sérieusement d’être un poids mort sans ça. Sans aucune considération pour la bienséance, il bailla ensuite à la manière d’un ours mal léché et se tourna vers la porte laissé ouverte. Une silhouette familière se trouvait encore dans le couloir. Il plissa les yeux.

- Et elle, qu'est ce qu'elle fout ici ?
fit-il en pointant Daphney du doigt.

Il avait la désagréable sensation d'être totalement à l'ouest. Il aurait mieux fait de rester dans sa savane, c'était bien plus sympa qu'ici.
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Mar 1 Mar - 18:09

Il était environ 6h du matin quand ce cher Aaron décida de venir secouer les plumes de sa tendre et adorable cousine Shannon. Voilà bientôt une semaine qu’elle était ici, a Los Angeles, sous un soleil qui lui tapait sur le système, dans une maison bien trop grande pour qu’elle puisse mémoriser toutes les pièces, et sous la surveillance constante de ce qui lui restait de sa famille. 7 jours et 7 nuits que son cousin la séquestrait dans cette baraque, et l’observait. Ça en devenait presque pervers. Un soir, le jeudi exactement, Shannon avait attendu que son cousin sorte avec un de ses amis pour « discuter » - faire la tournée des bars serait plus exact- pour tenter une évasion. Bien sûr la porte était fermée à clef, elle était alors passée par la fenêtre. Ce qu’elle n’avait jamais su, c’est qu’il existait une alarme. 5 min après sa fuite, Shannon se faisait poursuivre par les gendarmes. Aaron était venu la chercher au poste, et étrangement ce soir-là, il ne puait pas l’alcool. Pendant plus de 15min il lui avait fait la morale, jusqu’à ce qu’il soit interrompu par son portable. Une discussion interminable s’en suivit à laquelle Shannon n’avait pas le droit de participer, comme d’habitude. Alors qu’il avait raccroché, elle s’était mis à bouder dans son coin et avait attendu des explications. D’abord des coups de téléphones mystérieux, des sorties en plein milieux de la nuit, et en plus il la séquestrait. Ce soir-là, il avait enfin daigné lui expliquer. Dans un soupir exagéré certes, mais il allait lui fournir des réponses.

-Ecoute Shannon, je sais que c’est difficile pour toi de comprendre, mais il faut que tu me fasses confiance.

Elle resta de marbre, tendant tout de même l’oreille à l’affut d’une simple parole qui pourrait le trahir. Elle le regarda du coin de l’œil, et se remit à bouder avec cette moue insupportable de gamine.

-D’accord… Je vais t’expliquer. Je travaille dans une agence, un peu particulière –à ce moment-là il avait capté toute l’attention de la jeune fille-…

S’en suivit une explication sur une fondation inconnue de l’Etat qui travaille dans l’humanitaire. Il lui raconta une histoire à dormir debout que Shannon n’a pas cru le moindre du monde. Mais lorsqu’il lui demanda son aide, et si elle pourrait passer quelques tests là-bas pour voir si elle était apte à travailler pour eux ou non, elle accepta immédiatement. Elle allait enfin pouvoir sortir et faire quelque chose de ses journées, hormis jouer à la PlayStation de son cousin.

C’est ainsi qu’à 6H du matin, Shannon se fit secouer par son cousin. Elle ne supportait pas qu’on vienne la réveiller, mais il la menaçait sauvagement de lui mettre des glaçons dans le dos si elle ne bougeait pas dans les minutes qui suivaient. Au bout de 15min d’acharnement contre ses paupières, Shannon daigna se lever, mais d’une humeur massacrante. Elle alla dans la salle de bain, alluma la radio et mit la musique à fond. Oh oui, Aaron ne supportait pas le bruit. Elle prit sa douche, lava soigneusement ses cheveux, s’habilla, et se brossa les dents avec sa brosse à dent ultra sophistiqué (elle avait une brosse à dent au couleur du drapeau irlandais –on à la classe ou on l’a pas-). Elle ne déjeunait pas le matin, par crainte d’avoir des nausées. Il était 8h quand elle et son cousin filèrent à travers Los Angeles en direction de cette « fondation » sans nom.

Arrivé devant le bâtiment, Shannon regarda son cousin, incrédule. C’était donc ça, sa superbe mission humanitaire ? Un immeuble défraîchie qui ressemblait à un tas de ruines. Elle commençait déjà à regretter de s’être lever pour ça. Aaron ne fit aucun commentaire et entra dans le hall principal. Plus miteux et poussiéreux tu meurs. Elle était même surprise que l’endroit soit vide. Elle pensait pouvoir presque croiser un de ses SDF qui squatte ce genre d’endroits soit pour dormir soit pour voler –il n’y avait en l’occurrence, rien à voler, du moins en apparence-. Shannon s’arrêta et regarda autour d’elle. Des tapis déchirés, des fenêtres barricadées, quelques morceaux de plafonds qui tombaient sur le sol, et pour couronner le tout, quelques rats qui vous passaient entre les jambes. Sans compter le silence assourdissant et des murs si épais qui rendaient l’endroit glacial. Si son cousin n’avait pas été là, elle aurait surement fait demi-tour et le plus vite possible. Il se dirigea droit devant, d’un pas décidé. Soupirant, Shannon se devait de le suivre. En guise d’ascenseur, il y avait une espèce de monte-charge fermé par une grille. Du genre glauque on ne fait pas mieux.


-Si tu m’as emmené ici pour me torturer et me tuer, autant le faire tout de suite. Les ascenseurs m’ont toujours excité.
-Shannon, tu veux bien te tenir tranquille on est bientôt arrivé !
-Oui mon Père !


Shannon roula des yeux, exaspérée par la tournure que prenaient les choses. Mais lorsqu’ils sortirent de cette cage infestée de microbes, à peu près au premier étage, c’est un tout autre univers qu’elle découvrit. Cela faisait hôpital certes, mais au moins c’était propre. Les murs étaient blancs. Tout était rouge, gris, noir un peu partout, et quelques plantes étaient posées dans les angles. D’un côté, on pouvait voir une sorte de salle d’attente sobre avec quelques chaises noires. Enfin, nous dirons plutôt un recoin de mur, minuscule et étouffant. De l’autre, il y avait un couloir interminable avec des dizaines de portes, toutes fermées. Bien-sûr, Shannon avait pour ordre de patienter ici. Elle observa son cousin qui alla chercher une jeune femme. Rousse, jeune, mince et plutôt petite. Rousse c’est un bon point, certainement un cliché sachant que la cousine O’Hara était irlandaise, mais c’était rassurant. On aurait presque cru voir un lutin avec des taches de rousseur. Surtout ne pas oublier de sourire. Le plus naturellement du monde et d’un air qui se voulait chaleureux, Shannon étira ses lèvres et laissa entrevoir ses dents.

« Enchantée, mademoiselle, je m’appelle Bobby Dalton, c’est moi qui vais vous bichonner ce matin »

Dalton ? Comme les frères Dalton ? Oui, Shannon avait ce genre de réflexion, après tout, Lucky Luke, c’est toute son enfance. Mais peu importe ! Elle s’attendait presque à ce qu’elle lui sert la main. Par chance, la rouquine ne le fit pas. L’irlandaise avait horreur que des inconnus la touche. Au mot « bichonner », elle tressaillie. C’était mal parti pour le non-contact. Shannon la salua en retour, avec surement moins de… légèreté. Puis, il y a eu le laïus habituel sur les petits tests puis les condoléances que Shannon n’écoutait que d’une seule oreille. Et contre toute attente, son cousin en profita pour s’éclipser, le lâche. Elle le regarda s’éloigner et prit son courage à deux mains. Après tout, si elle passait les tests elle pourrait enfin sortir un peu de cette maison. Alors qu’elle allait parler à Bobby, un homme entra dans le couloir. Plutôt séduisant, hormis l’air complètement endormi, les cernes qui lui tombaient au milieu des genoux et ce regard totalement paumé, sans compter le léger beug qu’il eut en voyant l’irlandaise.

« Ah ! Te voilà ! Ça vous dérangerait d’attendre un instant ici ? Je dois m’entretenir avec mon collègue. Merci beaucoup, ce ne sera pas long »

Bien-sûr, la patience ; première vertu de Shannon, comme si Mlle Dalton lui avait vraiment laissé le choix. Comprenant qu’elle ne ferait pas parti de la conversation, la nouvelle O’Hara de la ville s’affaissa sur une chaise et regarda partir les deux inconnus dans une pièce. Elle commençait a taper du pied, quelques personnes allaient et venaient, mais rien de bien intéressant. Jusqu’à ce que deux autres personnes débarquent de l’ascenseur. Un jeune homme, brun plutôt grand, même très grand, les yeux verts, tout ce qui a de plus banal, accompagné d’une jeune femme, brune, beaucoup plus petite que son compagnon. Aussi étrangement que le premier inconnu, ils fixèrent Shannon quelques instants pour filer par la suite vers la pièce où était Bobby. Elle entendit des phrases fusées et sentit la dispute toute proche. Elle fit un sourire en coin en entendant « je préfère les blondes de toute façon ». La belle regarda sa montre, voilà plus de 40 min qu’elle se trouvait ici, à regarder le petit monde s’agiter sous son nez. Elle se leva, et sans aucunes gènes se dirigea vers la pièce où ils étaient tous réuni. Délicatement elle ouvrit la porte, se posa contre l’embrasure, puis croisa les bras. Après quelques secondes, personnes ne l’avait remarqué. Elle toussa pour capter l’attention. Elle fit un grand sourire.

« Je ne voudrais pas déranger votre débat sur les préférences féminines de chacun, mais la patience n’est pas vraiment mon fort… Si mademoiselle Dalton voudrait bien m’expliquer ce que je suis censée faire, ça m’arrangerait ! »

Les regards étaient braqués sur elle, comme si elle était un virus en plein milieu d’un corps d’un humain. Elle commença à s’inquiéter lorsque leurs yeux commencèrent à sortir de leur orbite. Elle se mordit la lèvre, et sourit de nouveau.
« Ok, je retourne dans le couloir attendre, après tout j’ai toute la journée… »

Et sans les regarder plus longtemps, elle retourna s’assoir sur une chaise.
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Mer 2 Mar - 19:15

Apparemment, Monsieur Spine était ailleurs, parce qu'il ne réagit pas tout de suite quand je lui demandais si le chemin était "Par là". Quand il eu une réaction, celle-ci fut tellement, et bien, bulleuse... Mais si ! Vous savez ! Avec des trous et des hésitations partout ! Enfin bref, tellement peu sûr que je me demandais si il était vraiment dans son état normal… Un peu plus lorsqu'il manqua de se casser la figure sur une vielle caisse en carton qu'il n'avait apparemment pas remarqué - il faut être vraiment aveugle pour se casser les pieds sur une boîte qu'on a vu, ou alors, il faut s'appeler Daphney Oliver !-. Il fit demi tour pour aller chercher son escabelle, et trébucha un nouvelle fois. Et bah dis donc ! C'était qu'il ne marchait pas bien aujourd'hui le Monsieur Spine ! Je le regardais ébahie un instant, avant de reprendre mes esprits et de monter sur le monte-charge. Le brun aux yeux verts m'y rejoignit, et ne trouva rien d'autre à faire que de me fixer. Qu'est-ce que j'avais encore dis ? Est-ce que j'avais parlé des relations bizarres qu'il avait avec une des élèves de mon cours d'Egyptologie ? Est-ce que j'avais dis qu'une des serveuses du bar avait des vus sur lui mais aurait préféré qu'il ait un look punk ? Non, j'avais à peine ouvert la bouche, alors, pourquoi est-ce qu'il me fixait comme ça ? Je tournais mes yeux verts dans les siens. Cette fois, je me demandais pourquoi est-ce qu'il ne nous faisait pas monter. L'idée de rester dans cet immeuble défraichie ne me plaisait pas du tout: et l'idée de passer une partie de mon temps, fixée sans bonne raison par Adam me donnait des frissons peu recommandables: j'étais déjà en mode je-flippe-dépêche-toi-qu'on-en-finisse, si en plus, il voulait me titiller, ce n'était vraiment pas le bon jour. Jour de merde.
Il ferma enfin la grille avant d'actionner sa machine rouillée, j'étais crispée, si ça se trouvait, se truc là allait lâcher pendant la montée et j'allais finir comme une crêpe, d'abord collée au plafond, puis ensuite m'écraser comme une fiente de mouette sur le sol, sûrement morte d'une syncope. Mauvaise idée, je plongeais dans le dramatique négatif: et je n'avais même pas encore vu Esteban ! Il se remit à me fixer sans gène, et moi je tuais mon temps à le dévisager; rien à faire, il voulait jouer à ce jeu là, j'étais plus forte que lui: c'était devenu naturel de dévisager les gens chez moi, après avoir eu vent d'un lien particulièrement non-identifiable, ou un lien inhabituelle.

« Je ne suis absolument pas jaloux tu sais. »

Hein ? Mais qu'est-ce qu'il me chantait là ? Jaloux de qui ? De quoi ? Pourquoi ? Voilà qu'il m'avait sortis de mes pensées paranos et qu'il m'envoyait une baffe de questions supplémentaires, questions sans importance première mais essentielles à ma santé mentale défaillante aujourd'hui. Je partis encore dans un délire, avant de me rendre compte que j'avais dis que j'avais "rendez-vous" avec Esteban. Un sourire malicieux et narquois prit place sur mes lèvres bien malgré moi. J'étais entrain de le torturer, Monsieur Spine. Des idées rayonnantes envahirent mon esprit, j'allais pouvoir m'amuser. Mais avant ça, il fallait que je regarde où je mettais les pieds, parce qu'il me semblait qu'on avait changé d'immeuble. J'atterris dans un halle, propre, pas vieux, et surtout: pas un hall qui me donnait l'impression que l'immeuble allait me tomber sur la tête. Deux portes. Adam prit la direction de celle de gauche, et je le suivis, mes yeux en alerte devant chaque mouvement qu'il faisait, seulement, derrière lui, et sa taille et ses muscles et ses jolies épaules et ses… bon, derrière lui, moi avec ma petite taille de lutin, j'étais incapable de voir sur quelles touches il appuyait. Et puis, pourquoi faire, un code ? Lorsque je passais la porte, je cru que c'était un canular et qu'on allait me sortir une caméra et un appareil photo. Mais où est-ce que j'étais ? Ca ressemblait plus à un étage d'entreprise correcte et bien aménagée qu'à ce débris taille grandeur nature qu'on voyait de l'intérieur quelques étages plus bas ! J'en restais surprise. Certaines personnes passaient, et mon don se réveilla comme par enchantement, j'allais peut-être connaître un peu plus de réponses sans avoir à poser mes questions. Déjà, une chose me frappa, la plupart avaient un lien avec Aaron. Daph', est-ce que tu t'étais déjà demandée combien de gens pouvaient avoir leur nom dans le répertoire de ton ami d'enfance ? Non…

- Nom de Zeus…

Une silhouette dans le couloir attira toute mon attention pendant qu'Adam partageait deux mots avec un bonhomme non-identifié -je n'avais pas les yeux dans le dos. On aurait dit le portait craché d'Aby O'Hara, sur une des rares photos qu'Aaron avait pu me montrer avant la catastrophe. Aby était morte et sûrement mieux là où elle était que dans ce monde de fous, autant la laisser tranquille. Je plissais les yeux avant de connaître l'identité de la brune. Ma mâchoire se décrocha, mais avant que je puisse souffler une de mes expressions bien à moi, Adam toca à l'une des portes et entra avec une drôle de façon de dire bonjour. Je m'approchais par derrière. Dans la pièce, une jolie rouquine que je trouvais tout de suite à croquer ! Mon dieu qu'elle était à croquer avec toutes ses taches de rousseur ! Ma main frappa d'un coup sec l'arrière du crâne d'Adam avec un "Tu sais ce qu'elle te dis la petite brune, le coureur de jupons ?" et un sourire espiègle.
Je regardais une nouvelle fois dans la salle. Esteban Calloway tirait une salle tête. Je remarquais alors que les trois personnes en ma compagnie avaient des liens en communs: ils se côtoyaient, sympas, comme informations. Pleins de couleurs. Il venait de demander un truc contre le mal de crâne ou un café. Le "Grand-frère protecteur" d'Anya se retourna alors dans notre direction, l'air légèrement ailleurs, ou totalement chouté serait plus exacte. C'était ça, et soudain, j'eu la vague impression que je fondais sur place, comme un oeuf, ou comme un de ses zinzins des Tex Avery. Si Esteban était dans un état peu avenant, comment est-ce qu'il allait répondre à mes questions ? Journée merdique, c'était mal barré. Ce ne pouvait pas être pire.

- Et elle, qu'est ce qu'elle fout ici ?

Rectification, le pire était à venir. J'avais dis à Adam que j'avais rendez-vous, non ? Et bien maintenant, j'allais me faire jeter dehors, ou pire, Adam allait se venger sur moi sur ma prochaine copie sur l'Égypte ancienne, et Esteban allait cafter à Aaron que j'étais venu ici, et là, horreur: bye bye Aaron. J'avais l'irresistible envie, à ce moment, de demander à quelle heure était le prochain vole pour la Lune, histoire de me faire oublier un peu, sauf que voilà, j'avais des questions, et cette situation frustrante commençait à me mettre les nerfs à vifs, tant pis pour la politesse.

- Avant de dire un autre truc aussi sympathique dès le matin, tu vas boire ton café et avaler ton aspirine, et après, moi, je poserai les questions. Je ne suis pas venu pour être la victime de mon propre interrogatoire, Monsieur Esteban Calloway.

Elle fit la moue, le regard défiant.


- Je ne voudrais pas déranger votre débat sur les préférences féminines de chacun, mais la patience n’est pas vraiment mon fort… Si mademoiselle Dalton voudrait bien m’expliquer ce que je suis censée faire, ça m’arrangerait !

Je perdis le fil de mes pensées, et me retournais comme tout le monde vers La cousine d'Aaron, parce que oui, c'était sa cousine, la goutte d'eau d'Aby, et elle avait l'air d'avoir du caractère. Avant que quelqu'un n'ouvre la bouche, elle repartit dans le couloir, et moi je me tournais vers la rouquine, qui devait être "Mlle Dalton".
Comment bien engager la conversation ?

- Bonjour, Je suis Daphney Oliver, enchantée.

Se présenter, et avoir l'air aussi bête qu'un de ces fous de Tex Avery.
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Jeu 3 Mar - 1:51

Il y avait tout une liste de choses qu’Adam avait bien du mal à supporter. A vrai dire c’était une assez longue liste. La majorité de ces choses venaient des gens. Seule son aversion pour les insectes et les arachnides n’étaient pas relié au genre humain. La maladie par exemple, était l’un des thèmes qui l’insupportait le plus. Adam était incapable de s’assoir à côté d’une personne à la toux récurrente, incapable de supporter un nez qui coule, ou la vue d’une croute. Sans parler des fluides ! Quelle horreur de manger en face d’une personne qui parle et parle et s’évertue à postillonner sur vos spaghettis ! Du coup, il avait bien du mal à supporter l’idée de boire dans un verre qui n’était pas à lui, de manger après quelqu’un, ou d’utiliser les couverts d’un autre. Rien que l’idée lui levait le cœur.
Mais c’était loin d’être fini ! Même une personne très propre, comme Bobby par exemple, ne pouvait lutter contre le pouvoir de l’infiniment petit. La poussière ! Abjecte dépôt de fibres, peau morte, poils, spores et moisissures particulaires. Les pourcentages horrifiques fusaient déjà dans son esprit.
Le souci avec les êtres humains, c’est qu’il n’y avait pas que leur corps qui se trouvait être d’une incommodante compagnie. Leur comportement leur portait préjudice presque tout autant, si pas plus.
Adam abhorrait le bruit de la mastication, les semelles qui grince sur le carrelage, le pied d’une chaise qui racle longuement le sol, les reniflements répétés, les cliquetis nerveux d’un bic, les respirations sifflante, le manque de ponctualité, qu’on touche ses cheveux, l’alliance du brun avec de l’orange, les petites claques derrière la tête, les voix criardes, les rires chevalins, les bébés qui pleure et l’odeur de leurs couches, surtout lorsqu’on savait qu’au fond, l’odeur était basé sur le même principe que la poussière !
Sans oublier ce foutu chuintement étouffé d’une chanson qu’il aimait bien mais dont il n’arrivait pas à déterminer la provenance !

Mais seulement voilà, il y avait UNE chose qu’Adam supportait encore moins que tout cela. Une chose qui, lorsqu’il en était témoin, lui retournait l’estomac et blanchissait ses joues. Et cette chose était bien plus légitime à détester que le reste de son interminable liste.
Cette chose, c’était la glande. Ou le bordel. Ou le manque de professionnalisme. Bref, on pouvait l’appeler comme on voulait, le principe était le même.
Cette entrée en matière était disparate, mal organisée, et contraire au règlement qu’ils s’étaient échinés à dresser dans un but bien précis. Ce but, c’était Genome, la mission dont était investie l’organisation et dont, normalement, ses membres devaient se sentir investis eux aussi.
Seulement, là ? Tout de suite ? Adam ratait carrément l’investissement. Il ne le voyait nulle part. Tout ce qu’il voyait c’était une bande de jeunes paumés de la vingtaine qui braillait et piaillait tous en même temps dans la confusion la plus totale et la plus inacceptable.

S’il s’était écouté, Adam se serait mit à hurler à plein poumon dans la seconde. Seulement ça n’était pas possible. Pourquoi ? Parce que malgré son envie profonde d’envoyer valser une chaise à travers la pièce, il savait aussi qu’il y avait des règles. Celle de la vie en communauté, aussi pénibles soit-elle.
Ces règles n’étaient pas là pour rien, elles étaient là pour être scrupuleusement suivies afin d’éviter tout débordement. Et dans leur cas, les débordements pouvaient avoir de graves conséquences puisque la règle numéro 1 de Genome était le secret. Seulement avec deux totales inconnues à la cause dans les pates, c’était plutôt râpé. Qu’il s’agisse de malentendus ou pas, ce manque d’organisation et de sécurité le rendait malade. Un organigramme avait beau être parfait, si l’on choisissait de ne pas le suivre, alors il ne servait à rien.

Pour couronner le tout, Adam venait de comprendre que ce chuintement musical insupportable venait de lui et de son propre casque. Il baissa ses yeux verts sur l’appareil et laissa sa bouche se crisper en une faible expression de mépris. Il s’avança de quelques grands pas dans la pièce et balança vivement son escabelle dans un coin, faisant sursauter l’assistance. Il vira également son casque avant de se tourner vers ses deux collègues, la mâchoire serrée.
Si Esteban avait été seul, ça aurait été plus simple, mais il fallait rajouter Bobby à l’équation, et Bobby avait une grande gueule. Il déployait déjà tout un trésor d’énergie et de concentration afin de ne pas se laisser déborder par la colère, mais avec elle dans le coin, il allait en plus devoir contrôler son ton, et mesurer ses mots, et cet exercice le rendrait malade à l’avance.

    « Il y a... de toute évidence… » articula-t-il lentement dans l’espoir de dissimuler un rien ses débordements intérieur « un grave manque de communication dans cet établissement »

Suintant l’agacement, il piétina d’une jambe à l’autre, posa ses poings sur ses hanches, pour les ôter presque immédiatement afin de joindre ses mains dans l’espoir de souligner au mieux ses paroles. Ses yeux brillants étaient rivés sur la rouquine et l’alcoolique dans l’espoir de réveiller en eux les gens efficaces et pratiques qu’ils pouvaient être parfois.

    « Je voudrais sincèrement savoir qui a rendez-vous avec qui… et pour quels motifs. Et AVANT que vous ne vous mettiez à brailler tous en même temps… » s’exclama Adam en voyant Daphney, Bobby et Esteban ouvrirent tous les trois simultanément la bouche.

Il ne termina pas tout de suite sa phrase et se tourna vers une armoire métallique qu’il ouvrit avec brusquerie. Il farfouilla hâtivement à l’intérieur sans ménager son contenu puis fini par agripper un tube rempli de petites pilules blanches. Il le tendit à Esteban.
    « Prend ça. Parce que tu vas avoir besoin de toute ta tête pour arranger TON problème » lui annonça Adam avant de l’agripper par le bras pour l’inciter à traverser la pièce pour faire face à Daphney qui se tenait toujours près de la porte d’entrée « Je vous souhaite d’être très heureux » cracha-t-il avant de les laisser se démerder entre eux.

Il revint vers Bobby et profita d’être légèrement à l’écart des autres maintenant pour toucher deux mots à la seule personne qui avait l’air de savoir ce qu’elle fichait là.
    « Vas-y ! Je peux tout entendre parce que je ne suis absolument pas en colère » lui assura-t-il en espérant qu’elle le croit…
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Jeu 3 Mar - 15:28

Pas le jour. Pas le jour… Vraiment PAS LE JOUR ! Le petit nez légèrement retroussé de la rouquine se plissait un peu plus à chaque seconde alors que ses sourcils clairs se fronçaient légèrement. Pendant ce temps, ne paraissant rien remarquer ses colocataires enchainaient les répliques autour d’elle, ne lui laissant pas la chance d’en placer une. N’avaient-ils donc pas conscience tous autant qu’ils étaient de la situation ? SA situation ? Elle avait dû se lever extrêmement tôt et s’arracher à al chaleur réconfortante des bras de son homme pour affronter un monde cruel, froid et sale, plein de mensonge. Pire, c’était elle qu’on obligeait à mentir et qui devait embobiner une innocente jeune femme un peu trop jolie pour être honnête à son goût pour le plaisir de sa seigneurie Aaron O’Hara. Et alors que le sort s’acharnait sur elle et qu’elle était la terrible victime des manigances de leur boss à tous (façon de parler…), la joyeuse bande autour d’elle piaillait sans discontinuer. On se serait cru dans un de ces bâtiments boursiers plein à craquer.

Bobby prit une grande inspiration, regrettant amèrement que Wayne ne soit pas là pour lui envoyer un de ces vagues apaisantes qu’elle faisait sembler de détester par principe.
Il lui aurait au moins fallut ça pour ne pas casser la figure de cet imbécile heureux d’Esteban. Quelque chose pour sa gueule de bois ? Une bonne claque à l’arrière du crâne, c’était tout ce qu’il méritait. En plus, il avait le toupet de lui réclamer un café. C’était bien les mâles ça !
Et alors qu’elle allait lui signaler qu’il pouvait bien se carrer son café là où elle pensait, la brune qui accompagnait Adam prit la parole et lui coupa l’herbe sous le pied. Elle avait de la chance de ne pas s’être montrée aimable avec sieur Calloway, sinon Bobby s’en serait probablement pris à elle.

Il était pourtant rare que la jeune femme soit dans un tel état d’agacement. Mais c’était ce qui arrivait quand elle se retrouvait confrontée à l’une des choses qu’elle aimait le moins au monde : se sentir dépassée. Aaron lui avait confiée une mission en apparence simple (et ce n’était pas la première fois qu’il le faisait d’ailleurs) mais elle ignorait comment faire fonctionner tout l’appareillage du labo et ne savait pas par quel bout commencer. Et puis il y avait le mensonge… Elle excellait dans ce domaine, mais uniquement quand les mensonges venaient d’elle-même et qu’ils étaient formulés dans son intérêt. En plus, celui-ci était de taille puisque Shannon, qui se trouvait au cœur d’une base de mutants devait restée dans l’ignorance quant à l’endroit où elle se tenait et la particularité des personnes qui l’entouraient. Elle devait ignorer ce qu’elle était susceptible d’être…
C’était sur Bobby que le couperet tomberait si la cousine d’Aaron venait à découvrir le pot aux roses. Évidemment.
Et cette dernière se présenta d’ailleurs dans l’embrasure de la porte pour lui signifier son impatience… C’était le bouquet ! Quel culot !

Daphney ? Génial… mais QUI était Daphney Oliver au juste ? Une nouvelle conquête d’Adam ? D’Esteban plutôt à en croire ses remarques précédentes adressées au jeune homme. Ou alors s’agissait-il d’une simple nouvelle habitante de Genome de laquelle elle n’avait pas encore entendu parler ou d’une simple visiteuse… Savait-elle où elle se trouvait ou bien était-elle dans la même situation que Shannon ?
Trop de questions et trop de bruit pour qu’elle puisse se concentrer. Et Bien entendu, Adam vint en remettre une couche en critiquant leur manque de communication. Elle allait lui en donner de la communication !
Sauf que lui non plus ne lui laissa pas le temps d’en placer une. Ça commençait à devenir affreusement lassant… D’abord Esteban qui changeait de sujet avant qu’elle l’attaque, puis Shannon qui venait se plaindre de la qualité de ses services et maintenant lui. Elle allait tous les faire dis…les tuer. Se reprit-elle en essayant de chasser de son esprit ce pernicieux désir de les voir disparaitre à tout jamais par sécurité.

Alors qu’elle poussait un nouveau soupir pour tenter de se calmer un peu, Adam la pris à part, s’adressant à elle d’un ton plus posé qu’auparavant. Pendant quelques secondes, la rouquine se contenta de le fusiller du regard. Qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire qu’il soit en colère de toute manière ? Envisageait-il un instant la possibilité qu’elle puisse avoir peur de lui ? Ri-di-cu-le… Tout à fait Adam Spine ça…
La jeune femme croisa ses bras fin devant sa poitrine et desserra enfin ses lèvres pincées par un agacement qu’elle ne cherchait plus à dissimuler.

« Je ne peux pas t’en parler » décréta-t-elle, sachant pertinemment que ces quelques mots le mettrait hors de lui

S’il y avait bien une chose que le petit génie détestait, c’était qu’on le tienne à l’écart et qu’on lui fasse des cachoteries. Il fallait qu’il soit au courant de tout, qu’il décortique tout et qu’il étale sa science à tout bout de champ avec ce petit air parfaitement innocent qu’elle détestait.
Mais pour le coup… elle avait besoin de son aide et de sa fameuse science infuse. Il était le seul à savoir utiliser le matériel dont elle disposait pour analyser convenablement l’échantillon de sang qu’elle prélèverait dans peu de temps sur Shannon O’Hara.
Poussant un soupir, la petite rousse fit signe au grand brun de se pencher vers elle. Le mutant faisait au moins deux têtes de plus qu’elle et lui parler sur le ton de la confidence était peu évident dans les conditions actuelles. Il s’exécuta en comprenant ce qu’elle cherchait et Bobby prit alors la parole à voix basse, désignant Daphney d’un rapide et discret geste du menton.

« Pas devant elle » lâcha-t-elle avant de lever son poing pour dissimuler ses lèvres à la jeune femme, au cas où elle saurait lire la suite de son discours (on n’était jamais trop prudent) « Ça concerne la fille du couloir. C’est la cousine d’Aaron et il voudrait que je la teste pour son projet humanitaire… »

Même si Esteban et son aventure d’un soir -ou peut importe qui elle était- étaient légèrement en retrait, Bobby n’était pas certaine de pouvoir expliquer clairement la situation à son mentor. Elle ignorait de quoi Daphney était au courant et si on pouvait ou non lui faire confiance. Bobby ne voulait pas être responsable d’une fuite et elle préférait, à juste titre selon elle, jouer la carte de la prudence pour l’instant…
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Dim 6 Mar - 11:39

Mais pourquoi le monde entier s’était-il liguer contre lui alors qu’il n’avait absolument rien fait ? Il n’était que le spectateur insignifiant d’un talk show trop bruyant qui comportait beaucoup trop de participants à son goût. Et il avait une énorme gueule de bois. Les voir s’agiter comme ça autour de lui, lui filait le tournis et il se serait bien installer sur le lit prévu à l’origine pour les examens. Une sieste, oui c’était ça. D’ailleurs, il trouvait que ses paupières étaient atrocement lourdes et il avait bien du mal à garder les yeux bien ouvert. Cet effort surhumain accaparait d’ailleurs les trois quart de ces capacités intellectuelles.

Bobby lui lança un regard furibond, et il comprit alors, à retardement certes mais la mort dans l’âme, qu’il pouvait dire adieu à son café gentiment préparé. Les femmes de nos jours… De vrais petits tyrans en pantalons. Daphney en rajouta une couche en lui parlant de victime d’interrogatoire et d’il ne savait plus trop quoi. En tout cas, elle, elle voulait bien le laisser boire un café. Le sosie d’Abby en profita d’ailleurs pour pointer le bout de son joli nez.

Esteban soupira lourdement. C’était le bordel, le gros bordel. Il avait mal au crâne et brusquement envie de les laisser se débrouiller tout seul avec leur mission humanitaire et leurs histoires de manque de communication. Oui parce qu’en plus, Adam était en train de s’énerver et ça, ce n’était jamais bon. Persuadé qu’il n’avait rien à faire dans tout ce quiproquo, Esteban se hissa sur le lit d’auscultation, attendant que la population de la salle en effervescence daigne se calmer. C’était sans compter Adam qui lui tendit une petite boîte de pilules blanches.

- Dieu te bénisse, mon enfant ! T'es le meilleur.

Il prit les pilules dans un geste affreusement lent et faillit s’étouffer en les avalant lorsqu’Adam le saisit sans ménagement par le bras pour le conduire à Daphney. Ce n’était pas sa journée, vraiment pas. Comme un pantin désarticulé, Esteban se laissa faire, complètement inconscient des évènements. Son foi devait d’ailleurs toujours baigner dans l’alcool parce qu’il regarda Adam avec tout le sérieux d’un enfant de cinq ans émerveillé par une bulle de savon, et lui dit :

- Par contre, tu devrais songer à faire du yoga tu sais ?


Non, il n’avait même pas le bon sens de lui dire qu’il n’y avait rien entre Daphné et lui. D’ailleurs cette petite remarque lui semblait totalement irréaliste. Il ne la connaissait pas plus que ça lui. Abandonné devant l’intruse, il ne savait plus quoi faire. Il se passa la main dans les cheveux.
Il aurait sans doute du commencer par répéter sa question : « Qu’est ce que tu fous ici ? », il aurait peut-être même du la tourner avec un peu plus de courtoisie. Mais non. La seule chose qui hantait son esprit embrumé était la perspective de se gorger d’un liquide noir qui valait à ses yeux, plus que de l’or.

- Euh….
Il fit traîner la syllabe en longueur, pour se donner le temps de la réflexion. On va boire un café ?

Ceci n’était pas une question. Esteban s’engouffra dans la porte et son regard se dirigea vers la machine à café au bout du couloir.

- Allez je te l’offre, c’est de bon cœur, ajouta-t-il en souriant.

Il croisa une nouvelle fois la silhouette d’Abby… Non, de l’inconnue qui était là pour il ne savait quoi. Il s’arrêta à sa hauteur, les traits toujours tirés mais faisant un effort pour paraître plus réveillé qu’un ours en pleine hibernation.

- On n’a pas été présenté je crois, fit-il, je m’appelle Esteban. Tu es ici pour quoi déjà ?

Adam et Bobby était des démons sortis tout droit de l’enfer. Ils l’avaient réveillé, lui avait râlé dessus, l’avait fusillé du regard et en plus l’avait fichu dehors avec son problème et leur problème. Une idée de petite vengeance s’insinua dans son esprit, il attendit la réponse de la jeune femme puis lui fit signe de le suivre. Esteban revint sur ses pas, ouvrit en grand la porte de la salle d’auscultation. Bobby et Adam n’avaient pas finis leur petite conversation ? Tant pis pour eux ! Sans pitié, Esteban interpella sa rouquine préférée :

- Bobby, ton rendez vous est là, ce serait malvenu de la faire attendre tu crois pas ?


Et il referma la porte derrière le sosie d’Abigaël O’Hara, gratifiant au passage ses collègues d’un regard qui signifiait : « la prochaine tu me feras mon café, ingrate. » ainsi que « et ça, maintenant c’est TON problème ». Ceci fait, il fit un geste à Daphney pour lui faire signe de le suivre jusqu’à la machine à café. Il bailla allègrement sur le chemin, sans prononcer la moindre parole. Il ne parlerait qu’en présence de son avo…café.


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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Mer 9 Mar - 13:48

Attendre. Voilà la première vertu que Shannon prônait. Bien-sûr, elle aimait tellement perdre son temps dans un couloir assise sur une chaise dans un brouhaha insupportable. Entendre des disputes sur des sujets inutiles, croiser des personnes étranges qui la regardaient l’air de dire « qu’est-ce qu’elle fait la celle-là, elle a craqué son slip », patienter pour pouvoir passer des tests totalement improbable qui ne lui serviraient a rien. Mais puisque sa baby-sitter de cousin lui avait demandé, bien sûr qu’elle devait le faire. Parce que désormais, elle devait toujours faire ce qu’on lui disait sans broncher, parce qu’elle devait être la cousine O’Hara, la cousine sage et parfaite, qui ne posait pas de problèmes dans cette ville. « Sois belle et tais toi », voilà ce qu’elle ressentait même si tout le monde se permettait de la laisser patienter seule dans un couloir à attendre qu’on daigne venir la chercher. Oui, c’était tout ce qu’elle aimait.

Elle commençait à taper du pied quand il y eut du mouvement. Enfin si l’on peut qualifier les pas du brun de mouvement. C’était plutôt un robot désarticulé qui avançait comme il pouvait droit devant lui. Il ressemblait à un pacha, mal rasé, la gueule de bois à en juger par l’angle d’ouverture de ses yeux, et l’haleine probablement écœurante. Sans aucuns gènes il passa devant Shannon. Après l’avoir regardé la bave aux lèvres d’un air qui le rendait primitif –ou peut-être l’était-il déjà-, il ignorait totalement l’irlandaise. Certes, elle n’aimait pas qu’on la toise comme une vulgaire paire de chaussure qui nous plaise un peu trop, mais tout de même. Elle espérait de tout cœur qu’il allait se casser la figure sur le tapis finir la tête contre la vitre de la machine à café et tomber raide dans le coma (Oui, Shannon ne souhaitait tout de même pas la mort a quelqu’un), ou que la machine s’emballe et qu’elle lui renverse tout son contenu brulant sur l’inconnu. Mais elle n’eut pas le temps de vérifier si ses vœux se réaliseraient, que la jeune femme qu’elle avait vu plus tôt avec le géant le suivait comme une secrétaire agacée qui n’avait pas une minute à elle (bien que sa tenue ne soit pas du tout en accord avec cette comparaison). Elle aurait surement été belle, si sa figure n’était pas défiguré par une grimace qui signifiait soit qu’elle ne supportait pas la vue arrière de son prédécesseur, soit elle lui en voulait à mort de ne pas l’avoir rappelé aujourd’hui après leur nuit endiablé. (Sans oublier le fait, que par sa petite taille, elle devait presque lui courir après, pourtant il était au ralenti…) En tout cas, elle semblait lui en vouloir pour quelque chose.

Finalement, avant que l’inconnu est atteint la machine qui le sauverai de son état second. Il se tourna vers Shannon, et la regarda avec un sourire qui aurait pu être flippant s’il n’essayait pas tant bien que mal de garder les yeux grand ouverts. Il s’arrêta à sa hauteur, et se mit à lui parler. Elle crut pendant quelques secondes qu’il allait se mettre à genou comme on faisait avec les enfants.

- On n’a pas été présenté je crois, fit-il d’un air t’inquiète pas je mords pas, je m’appelle Esteban. Tu es ici pour quoi déjà ?

Le fameux Esteban, laissa tout juste le temps a Shannon de lui répondre. Il les enchainait celui-là. Elle lui fit son plus grand sourire et lui dit

-Shannon, Shannon O’Hara, je suis ici pour te servir de conscience. Mais tu sembles plus traquer l’odeur du café, qu’une douche qui te serait plutôt utile.

Esteban acquiesça. Shannon esquissa un sourire. En plus d’être complétement fou, il ne l’écoutait pas. Décidément, le côté séduisant qu’elle lui trouvait au début s’estompa peu à peu. Il retourna jusqu’à la pièce où ils s’étaient tous retrouver, et fit signe à Shannon de le suivre. Ayant marre de poirotée, elle décida de le suivre malgré l’air vicieux et fier de lui qui s’était peint sur son visage. Il ne frappa même pas à la porte qu’il l’ouvrit en grand sans aucune pitié.

- Bobby, ton rendez-vous est là, ce serait malvenu de la faire attendre tu crois pas ?

Shannon passa la tête par-dessus l’épaule d’Esteban, et vit les deux autres personnes. Il y avait Bobby, qui paraissait un peu stressée, même vraiment agitée. Quand Esteban s’adressa a elle de cette façon son teint est devenu aussi roux que ses cheveux. Ça en devenait presque mignon de voir comme elle rougissait devant lui. Ce pouvait être de rage certes, mais Shannon était agacé elle aussi, et préférait penser qu’elle rougissait parce qu’elle appréciait le fou. Après tout un peu d’actions, ça ne fait pas de mal. La jolie rousse commençait a vraiment viré au rouge écrevisse, on aurait presque pu croire qu’elle s’étouffait. Un peu plus loin, il y avait l’autre inconnu, le géant qui bidouillait des machines plus au moins grosses, avec plus ou moins de boutons. Il appuyait de partout, sachant parfaitement ce qu’il faisait. Shannon aurait surement été impressionnée, si la taille du jeune homme n’avait pas été aussi imposante à côté de Bobby. L’image d’un géant et d’un gnome se mit en place dans la tête de l’irlandaise, son pays natal lui manquait réellement.

Elle sortit de ses pensées quand la porte claqua derrière elle. Elle fit un grand sourire aux deux personnes, comme une sorte de mea culpa a ses pensées. Certes ils ne les avaient pas entendu, mais tout de même. Mais son sourire s’effaça peu à peu quand elle comprit que beaucoup de ces machines seraient pour elle. Elle n’aimait pas du tout ça.

-On y va ?
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Jeu 17 Mar - 18:27

Il était évident que Monsieur Adam Spine avait un problème. Et ça se voyait sur l'air assez crispé de ses traits. Le voilà qui commença dans un ton incroyablement lent, comme si le simple fait d'accélérer la cadence allait le faire exploser. Exploser comme une bombe qui faisait "tic-tac-tic-tac-tic-tac"… Il prétexta un manque de communication. C'était peut-être vrai, moi, je n'en savais rien: c'était la première fois que je m'étais les pieds ici, et ce n'était pas pour voir Spine faire "Boom".
Il s'agita quelque peu physiquement, mouvant ses mains sans savoir quoi en faire, comme si le simple fait de rester dans une position fixe allait le rendre plus énervée encore. J'aurais dis que quelque chose le démangeait. Soudain, mon professeur dragueur demanda qui avait rendez-vous avec qui, et pourquoi. J'allais parler pour tenter de sauver ma pauvre tête, comme ce que semblaient sur le point de faire la rouquine et Esteban, mais il nous interrompit de nouveau en se dirigeant vers l'armoire du fond, dont il sortit un tube qu'il tendit à Esteban en lui faisant savoir qu'il en aurait besoin pour "s'occuper de son problème". J'étais piquée à vif. D'abord, je n'appartenais pas à Esteban, parce que malgré tout ce que je savais à son sujet, je ne le connaissais pas, et même si aux yeux de Spine, j'étais un problème, les miens étaient beaucoup importants que ça soudaine envie de savoir qui, quoi, comment, quand et pourquoi j'étais là. Je n'avais pas à me justifier, au fond. Tout ce que je souhaitais, c'était des réponses. Et si je n'étais sûr que d'une seule chose à présent, c'est qu'ils devraient se mettre à plusieurs pour me faire sortir d'ici, car je ne voulais que mes réponses. Je voulais Aaron O'Hara, et le mieux placé pour m'aider, c'était Esteban Calloway. Mes yeux verts le fixèrent, et si cette fois ils ne rirent pas face à cette espèce de phrase remplie de jalousie maladive qu'Adam nous sortit, à Esteban et moi lorsqu'il le fichu à la porte, c'est parce que j'avais trouvé ça profondément ridicule. J'étais une gamine, dans le fond, même Aaron le savait, mais il y avait des choses qui ne me faisaient pas rire, surtout si elles n'étaient fondées sur rien.

Adam se retrouva alors plus loin seul avec Bobby Dalton. Celle-ci sembla lui murmurer quelques phrases, avant de me jeter un rapide coup d'oeil et de lui murmurer autre chose au creux de l'oreille. La rousse se méfiait. Et ce n'était pas parce que le lien qui arrivait peu à peu entre elle et moi me le montrait que je le savais. Non, pas besoin d'être un extra-terrestre pour s'en rendre compte, ni pour le comprendre. J'étais une intrus, en terrain inconnu, moi même une inconnue, c'était une réaction normale, et je ne m'en formalisais pas. Le lien m'indiqua qu'elle était peut-être une conquête de Esteban aux beaux yeux de la jolie rouquine, et je hoquetais de surprise, avant de me reprendre. C'était grotesque.
Je me tournais vers le concerné, qui quelque minutes plus tôt avait vivement remercié Spine pour ses comprimés, et lui avait innocemment conseillé de faire du yoga. Il avait l'air légèrement embarrassé, et je trouvais ça idiot. Je n'étais pas capable de quoi que ce soit. J'étais petite, ok, athlète, je courrais vite, mais je ne pouvais pas le manger, le couper en morceaux, le porter, ou l'assommer. Non, j'étais bien incapable de me défendre toute seule, alors je ne voyais pas ce qui pouvais le gêner. Il me proposa d'aller boire un café, j'haussais des épaules. Si ça pouvais l'aider à répondre à mes questions, ça ne me posait aucun problème.
Il changea de pièce, et passa devant la cousine d'Aaron. Il s'arrêta pour lui toucher deux mots. Elle se présenta comme Shannon O'Hara, et le mena par le bout du nez. Comme un mal réveillé -qu'il était-, le brun répondit d'un hochement de t^te, à la remarque peu glorieuse de Shannon. Elle m'amusait, je la gratifiais d'un sourire. Qu'est-ce qu'elle était belle de plus ! Le malheureux refit le chemin à l'envers avant d'ouvrir une porte qu'il indiqua à Shannon. Derrière lui, je vis du matériel scientifique. Cet endroit était un vrai répertoire de choses complètement folles. Où est-ce que j'avais mis les pieds encore ?

Calloway appela Bobby en lui indiqua que son "rendez-vous" l'attendait. Rancunier, le Esteban, à noter. Je ne pu voir la réaction de la rouquine mais apparemment, vu le regard de Shannon, ça avait l'air assez remarquable. Dommage pour moi. Puis j'abandonnais tout ce beau monde en suivant Esteban qui se dirigeait visiblement vers la machine à café du coin. Je le regardais faire, m'appuyant sur un mur, attendant le signe qui me dirait que je pourrais me lancer. Lorsqu'il eu son café dans les mains et que son regard se mit à briller férocement de contentement (à noter, Esteban, accroc au café, ça peut servir…), un petit sourire fit le tour de ma bouche. Mais je me repris, tentant de ma lancer. De toutes façons, il n'y avait pas quatre chemin.

- Je te mentirais si je te disais que je ne suis pas là pour te déranger, mais ça, tu t'en es déjà rendu compte. Je sais que tu n'es pas un idiot. Voilà, j'ai des questions, et tu es, sur une longue liste -qui continue de s'allonger-, la personne la plus apte à y répondre. Je le sais, c'est tout. Je voudrais des réponses. C'est très important.

Mes mains étaient moites, mon coeur semblait chavirer sur une houle imaginative mais présente, et j'avais peur d'oublier quelque chose. Peur de ce que je pouvais laisser voir, de ce qui me trahirait. Peur de ne rien obtenir. De repartir avec encore moins de réponses, et avec le coeur encore plus en miette, et un peu plus malade.

- C'est à propos d'Aaron.

Je l'avais dis, il n'y avait pas quatre chemin. Mes yeux se levèrent et se plantèrent dans les siens. J'ai bien peur qu'à ce moment là, ils laissèrent transparaître toute ma peine et mon dilemme intérieur déchirent.
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Sam 19 Mar - 20:41

Adam n’avait pas eu besoin que Bobby s’étale beaucoup plus longtemps pour comprendre ce qui était entrain de se passer. Ou tout du moins une partie. La partie qui concernait cette petite brunette à l’accent irlandais qu’il avait vu attendre dans le couloir et qui ne semblait pas avoir sa langue dans sa poche – comme tout O’Hara qui se respecte.
Lorsque Bobby avait fait mine de ne rien lui dire, il avait serré les mâchoires et ça avait suffit pour que sa jolie collègue se fasse un peu plus bavarde. Elle lui avait alors parlé d’un projet humanitaire. Ca l’avait laissé perplexe l’espace de quelques instants. Il était resté planté, poings sur les hanches, à l’observer avec perplexité. Ce n’est que lorsqu’Adam avait ouvert la bouche pour lui demander si elle s’auto médicamentait qu’elle l’avait en quelque sorte interrompu. D’un soupir agacé, elle avait articulé trois petites lettres qui avaient terminés de clarifier la situation. Ses lèvres avaient silencieusement dessiné « A.D.N ».
Puis elle avait enchainé d’un petit regard qui signifiait « tu pige maintenant ? » au quel Adam avait répliqué d’un hochement de tête affirmatif. Effectivement, la lumière s’était rapidement fait. Assez rapidement pour que personne ne capte leur échange.
Aaron avait amené sa cousine à Genome pour tester son ADN afin de savoir si elle portait le gène mutant ou pas. Sauf qu’apparemment, Aaron n’avait pas jugé bon d’expliquer la situation à sa cousine, et il allait falloir faire semblant…
Quant à savoir pourquoi Aaron n’était pas resté là pour superviser ses lamentables mensonges, c’était une autre histoire. Pourquoi s’adresser à Bobby et Esteban pour ce genre de boulot pointu ? En tant que gradué en biologie, Aaron aurait pu s’en charger lui-même ! Qu’est-ce qu’il avait dans le crâne à la fin ?!

Avec un agacement non feint, Adam avait laissé cette question en suspend car il était inutile de se s’interroger à ce propos, la seule chose qui restait un mystère aux yeux d’Adam, c’était le fonctionnement hasardeux de l’esprit humain. Du coup, le jeune étudiant en cinéma avait délaissé la rouquine pour préparer le matériel nécessaire et calibrer l’ordinateur.
Juste après, Esteban était réapparut dans la pièce avec la cousine en question, avant de retourner dans le couloir où l’attendait certainement Daphney. Tout en continuant de pianoter d’une main, Adam avait tendu l’autre bras pour agripper le coude de Bobby qui s’était ruée en avant comme un tout petit taureau. Certainement dans l’intention de déboyauter Esteban qui semblait se laver les mains de toute cette situation. Heureusement, la rouquine était bien trop minuscule pour lutter contre sa poigne, et elle abandonna l’idée de la violence sans moufeter.

Adam ne lui avait même pas accordé un regard, il pensait à cette partie du problème qui ne trouvait pas encore de solution logique. Il manquait clairement des données pour que l’équation prenne forme aux yeux d’Adam. Quel rapport Daphney avait-elle avec la cousine O’Hara ? Y’en avait-il seulement un ou il s’agissait en fait de deux problèmes indépendant qui ne faisaient que se chevaucher au gré d’un destin capricieux ?
D’intéressantes pensées qui continuaient de suivre leur cours tandis qu’une autre partie de la concentration d’Adam était fixée sur ce qui se passait dans la pièce.

En gros, ils devaient faire semblant d’être des collègues de travail d’Aaron, ce qui n’était pas totalement faux, et lui faire passer un teste sanguin pour une obscure raison humanitaire.

    « … j’t’en foutrai moi de l’humanitaire » marmonna-t-il pour lui-même avant de presser un dernier bouton.

Il se retourna pour faire fasse aux deux demoiselles.
Comment tester l’ADN d’une personne sans qu’elle se doute de quoi que ce soit !? Théoriquement il avait le choix : Un cheveu, un peu de salive, ou bien entendu, un échantillon de son sang. Seulement, pourquoi un organisme humanitaire aurait souhaité lui arracher un cheveu, ou lui plonger un coton tige dans la bouche ? Le plus prudent pour ne pas bousiller la minable couverture d’Aaron, c’était la prise de sang.

    « Oui… oui on y va » acquiesça le jeune homme en échangeant un regard un peu hésitant avec sa rouquine de collègue « Bobby tu… hem… tu t’occupe de la… tu sais » baragouina Adam en mimant une seringue sur son propre bras.


Il étouffa rapidement un frisson. Il allait falloir qu’il soit très mal poli et leur tourne le dos durant toute la procédure d’extraction sanguine, sous risque de rendre son petit déjeuner. Le pire, c’était qu’il allait falloir qu’il tripote l’hémoglobine pour faire le teste par la suite. Ce constat était extrêmement contrariant. Il évita donc de faire la moindre conversation, et laissa Bobby assumer seul l’aspect social de cette confrontation, préférant aux deux jolies demoiselles dans son dos les quelques branchements électrique à effectuer pour le teste à venir.
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Dim 20 Mar - 18:43

Mort. Rage. Syphilis. Champignon nucléaire. Eviscération. Torture.
Bobby faisait mentalement défiler une suite d’images décousues et sanglantes qui venaient entrecouper cette scène imprimée dans son esprit. Elle revoyait très nettement le visage narquois d’Esteban apparaître dans l’embrasure de la porte qu’il venait d’ouvrir. Elle le voyait s’exprimer dans un ralenti cruel pour lui dire que son rendez-vous était là (cadavre purulent) et qu’il serait mal venu (mycose) de la faire attendre. Elle visualisait les postillons sortir de sa grande bouche. Elle se voyait enfoncer ses pouces dans ses yeux injecté de sang jusqu’à entendre un petit plop significatif… Elle se voyait soulever son cadavre fièrement d’une main et leur crier à tous : AHAH ! VOUS VOYEZ ! PAS DE CERVEAU ! JE VOUS L’AVAIS BIEN DIT !! Et finalement, elle s’imaginait cracher dans ses orbites vides avant de voir à nouveau la porte s’ouvrir et un Esteban stupide y passer sa grosse tête hirsute d’imbécile heureux. Et la boucle se bouclait à nouveau avec un scénario différent.
L’idée qu’elle allait bientôt lui en faire baver, qu’elle se vengerait et obtiendrait en plus l’aval de Wayne, l’un des meilleurs amis du grand brun, pour lui pourrir la vie jusqu’à ce qu’il craque et vienne lui demander pardon à genoux.

« Bobby tu… hem… tu t’occupe de la… tu sais » baragouina Adam en mimant une seringue sur son propre bras

La voix de son ami le tira de ses rêveries machiavéliques. Combien de temps était-elle restée ainsi, prostrée ? Certainement pas assez longtemps pour que son sourire carnassier et son regard brillant de malveillance n’alarme les deux personnes qui partageaient la pièce avec elle. La rouquine acquiesça à la remarque d’Adam. Si elle n’avait pas été aussi remontée contre la terre entière, elle lui aurait sans doute adressé un petit sourire compatissant. Mais de toute façon, le garçon l’aurait certainement mal prit et c’était tant mieux.

« Asseyez-vous Shannon » proposa-t-elle en ravalant toute sa haine, ou du moins en la rangeant bien soigneusement dans un coin de sa tête pour la déverser plus tard sous forme d’un rouleau compresseur de 7,8 tonnes sur Esteban

Bobby se détourna pour attraper une paire de gants en latex et les enfiler en s’efforçant d’arborer un air décontracté et tout à fait professionnel. Mais ses gestes restaient encore mécaniques, ses sourires s’apparentant plutôt à des grimaces crispées.
La brune qui lui faisait face pris place sur la petite table au centre de la pièce. Les pieds dans le vide elle observa tour à tour les deux pseudos médecins qui allaient la prendre en charge pour les cinq prochaines minutes au minimum.

Le plan que Bobby avait élaboré en l’espace de quelques secondes pour rendre l’histoire (débile) d’Aaron crédible était assez simple. Elle allait utiliser à peu près le même formulaire qu’on avait à remplir lorsqu’on voulait faire don de son sang. C’était sûrement le genre de questions qu’on vous posait lorsque vous vouliez faire un séjour à l’étranger pour des raisons humanitaires ou ce genre de choses. Bobby n’avait jamais voyagé mais ça paraissait plausible… Du moins elle l’espérait.

« Mettez-vous à l’aise, je vais avoir besoin de votre bras » ajouta-t-elle en désignant les vêtements de la jeune femme pendant qu’elle préparait son plateau

Une fois Shannon débarrassée de quelques couches superflues, elle releva ses manches et Bobby examina ses avant bras à la recherche d’une veine exploitable.

« Est-ce que vous suivez un traitement médical particulier en ce moment ? Pour quelques raisons que ce soit ? »

- Non, aucun

« Vous avez déjà reçu une transfusion sanguine à un moment de votre vie ou reçu une greffe de tissu d’un autre donneur ? » demanda-t-elle ensuite, examinant l’autre bras de Shannon qui se laissait faire docilement

Bobby s’était déjà demandé ce qui se passerait si un mutant transfusait son sang à des humains jugés normaux. Est-ce qu’ils développeraient des habilité eux aussi pendant un court laps de temps ? Est-ce qu’il y aurait une quelconque réaction ? Elle ne s’y connaissait pas assez sur le sujet pour le savoir. Il faudrait qu’elle pose la question à Adam quand elle en aurait l’occasion.

- J'ai déjà donné mon sang, si cela compte

« Hem...non. Avez-vous déjà eu une maladie du sang ? Une tendance anormale aux saignements, ce genre de choses ? » demanda-t-elle ne sachant pas vraiment où tout cela les menaient au fond, tout en passant un coton imbibé d’alcool sur le bras droit de la jolie brune à qui elle avait posé un garrot

- Quand j'étais petite, le soleil me faisait saigner du nez. En même temps en Irlande, il se fait rare

« Bien. Je ne pense pas que ce soit alarmant... Avez-vous récemment voyagé à l’étranger ou visitez au cours de votre vie des pays jugé à risques ? »

Qu’est-ce que ça voulait dire au juste ? Elle n’en avait pas la moindre idée elle-même.
La jeune femme laissa à Shannon le temps de répondre, la seringue en main

- Non

« Détournez les yeux si la vue du sang vous dérange » conseilla Bobby, se retenant de jeter un regard en direction d’Adam qui se tenait le plus à l’écart possible d’elles deux

Quelques secondes plus tard, elle enfonçait l’aiguille dans la peau de Shannon pour atteindre la veine qu’elle visait. Elle devenait douée à ce petit jeu-là et ses patients se plaignaient rarement de son service. Dans la minute qui suivit, elle remplit trois petits tubes à essaie remplies du sang de la brunette qui prenait son mal en patience.

« C’est presque terminé » assura la rouquine dans un sourire

Sourire qui disparu bien vite. Devait-elle également lui poser des questions sur ses pratiques sexuelles ? C’était conseillé, non ? Si elle ne le faisait pas, ça allait paraître bizarre… Et en même temps, elle n’avait vraiment pas envie d’aborder ce genre de sujet avec cette parfaite inconnu qu’elle serait peut-être amenée à revoir… Et qui s’avérait être la cousine d’Aaron. Et puis Adam était toujours là… Non, assurément, ce serait vraiment trop gênant.
La jeune femme préféra donc se contenter de retirer l’aiguille du bras de Shannon et d’appliquer le coton sur le point sanglant qui venait d’apparaître à la surface de sa peau.

« Compressez pendant quelques secondes, s’il vous plait »

Et sans plus de cérémonie, Bobby se redressa avec son petit plateau contenant les trois fioles pour se rapprocher d’Adam et lui adresser un regard un peu inquiet. Est-ce que ça allait aller pour lui ? Est-ce qu’il était près à prendre la suite ?
Et surtout : est-ce qu’elle avait autant assuré qu’elle l’imaginait ?
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Sam 26 Mar - 22:27

« Bobby tu… hem… tu t’occupe de la… tu sais »

Le jeune semblait au bord de l'agonie à la simple vu d'une aiguille, tandis que Bobby agitait nerveusement des instruments peu rassurant... Tout semblait à la fois s'agité, et s'arrêté autour de Shannon. L'aura qui émanait des personnes de la pièce paraissait embarrassée et agacée, tandis que les corps ne bougeaient que très peu, très peu au point qu'on aurait pu voir des statuts. Bien sûr c'était une image, mais c'était la seule qui venait a l'esprit de l'irlandaise.

« Asseyez-vous Shannon » Proposa Bobby a Shannon, d'un ton qui a nouveau n'était pas très encourageant. Mais comme Shannon devait tenter de se faire discrète et qu'elle avait promis a son cousin de ne pas trop poser de question, elle exécuta l'ordre et s'asseya patiemment dans l'espèce de table médicale, qui n'était qu'imposture. Il s'agissait en effet d'une simple table qu'on aurait pu trouver dans n'importe quelle salle d'attente. Manque de professionnalisme, mensonge, ou besoin de nouveau financement ? Au moins, Bobby était très professionnel, du moins le paraissait. Elle enfila ses gants en latex qu'elle fit claquer sur ses fins poignets. Tandis que le brun, pétrifié dans un recoin de la pièce, ne devait pas supporter la vue du sang. C'était a la limite du *je me bouche les oreilles et je vous tire la langue*. Ce qui était sur, c'est que ce n'était pas un médecin, peut-être un simple assistant, et encore...

« Mettez-vous à l’aise, je vais avoir besoin de votre bras » Shannon se retourna vers la rousse, et a nouveau sans la moindre réplique provocante, elle fit ce qu'on lui demandait. Elle enleva sa veste, tandis que Bobby préparait avec soin, peut-être un peu trop, ses outils qui allaient transpercé la peau pâle de Shannon. Cette dernière a eu l'habitude dans sa jeunesse des prises de sang. Elle avait passé le plus clair de son temps, étant plus jeune, a l'hôpital, tombant régulièrement malade. La mononucléose est surement la maladie qu'il la le plus atteinte. Bien-sûr Shannon était normal, du moins c'est ce qu'elle pensait.
Bobby chercha au milieu des avant-bras de la brune, une veine susceptible de lui plaire.

« - Est-ce que vous suivez un traitement médical particulier en ce moment ? Pour quelques raisons que ce soit ?

- Non, aucun

- Vous avez déjà reçu une transfusion sanguine à un moment de votre vie ou reçu une greffe de tissu d’un autre donneur ?

- J'ai déjà donné mon sang, si cela compte

- Hem...non. Avez-vous déjà eu une maladie du sang ? Une tendance anormale aux saignements, ce genre de choses ?

- Quand j'étais petite, le soleil me faisait saigner du nez. En même temps en Irlande, il se fait rare

- Bien. Je ne pense pas que ce soit alarmant... Avez-vous récemment voyagé à l’étranger ou visitez au cours de votre vie des pays jugé à risques ?

- Non

- Détournez les yeux si la vue du sang vous dérange »

Bobby faisait son interrogatoire. Shannon aurait plutôt pensé à des questions étranges, qui n’auraient aucun rapport avec la prise de sang, mais non. Tout était à peu près normal ici, comme un bâtiment fait pour les personnes travaillant dans l'humanitaire de façon pas toujours très légal. Elle lui avait posé un garrot. Shannon n'avait jamais compris à quoi cela servait. Ce n'était pas comme si tout le sang contenu dans le corps allait s'échapper au moment où l'aiguille rentrerait dans la peau. C'est d'ailleurs, pendant que l'irlandaise était perdue dans ses pensée, que la rousse commença a lui pomper du sang. Comme la plupart des gens, la jeune brune n'aimait pas la sensation des prises de sang, pourtant elle ne pouvait s'empêcher d'avoir les yeux rivés sur ce que lui faisait la personne. Peut-être par simple peur qu'on la prenne par surprise et qu'on la mange.

« C’est presque terminé » assura la rouquine dans un sourire.

Shannon se tourna vers l'autre personne, le seul et unique mâle de la pièce, et le jaugea: celui ci était vraiment bizarre. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas vu quelqu'un aussi terrifié et dégoûté par la vue de ce liquide rouge épais. L'aiguille finit par ressortir du bras de la jeune femme.

« Compressez pendant quelques secondes, s’il vous plait » dit Bobby en lui posant un coton sur la veine trouée

Malheureusement, on pouvait entrevoir le visage du brun, qui rien qu'a sa couleur vous donnait envie de ne plus manger pendant plusieurs jours...
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Dim 27 Mar - 17:32

Le monde s’était arrêté de tourner pour Esteban au moment même où le café coula dans sa gorge. Il n’avait besoin de rien de plus, ou si, peut-être d’un sofa rouge sur lequel il se serait affalé le temps que le médicament et la caféine fasse leur effet. Il s’imaginait bien, enroulée confortablement dans une couette duveteuse, à ne rien faire si ce n’est écouter la télévision dont le volume aurait été radicalement baissé. Autant vous dire qu’à ce moment, il se moquait bien de la situation dans laquelle se retrouvait Bobby et Adam, et que dans sa petite rêverie idyllique, le premier rôle féminin ne revenait pas à Daphney. D’ailleurs, elle, elle ne faisait même pas partie du tableau.

Voilà pourquoi quand la petite brunette ouvrit la bouche, il ne réagit pas. Tout du moins jusqu’à ce qu’elle prononce le nom fatidique d’Aaron. Bouchée bée, il la fixait sans prononcer le moindre mot. Et en plus, elle lui sortait ses yeux de chiens battus, façon petite orpheline qui a perdu ses parents et recherche la seule personne au monde qui ressemble à une famille. Non, mais elle déconnait là ? Pourquoi fallait-il que ce soit à lui, avec son cœur d’artichaut bien camouflé, qu’elle vienne demander ça ?

Pour toute réponse, il avala d’une traite le restant de son café, en espérant que ça achèverait de le réveiller.

- Aaron, hum...J’vois pas de qui tu parles, parvint-il finalement à articuler, avec un haussement d'épaule.

Mensonge éhonté. Et puis qu’est ce qu’elle lui voulait à Aaron ? Elle n’espérait tout de même qu’il allait cracher le morceau. Esteban ne connaissait finalement quasiment pas cette fille, et malgré son regard de cocker, il se devait de rester un minimum méfiant. L’idée de courir se planquer dans la salle de soin lui parut atrocement tentante jusqu’à ce que l’image d’une Bobby furieuse, dont un filet de bave rageur dégoulinerait d’une bouche tordue, ne le dissuade de mettre son plan à exécution.

- J’suis désolé Daphney, ça a l’air de te tenir à cœur cette histoire. Si tu veux m’en parler, j’pourrais peut-être t’aider…

Un menteur doublé d’un hypocrite puisque tout dépendait de ce qu’elle voulait à Aaron. Et le pire était sans doute, que comme ses neurones ne s’étaient pas encore tous reconnectés, il n’avait presque pas à se forcer.

Une question le turlupinait tout de même, comment cette fille pouvait-elle savoir qu'il était ami avec Aaron puisqu'elles ne les avait jamais vu ensemble et que jusqu'à encore récemment, ils n'étaient pas réellement proches tous les deux.
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Mer 30 Mar - 17:47

Monsieur Calloway se délectait apparemment de son café vu latte qu'il tirait, et je le laissait reposer un peu. Après tout, j'allais le harceler, autant que son café le prépare mentalement et ne le réconforte d'avance. Parce que je pouvais être très chiante. Encore plus chiante que sa Anya quand il la trouvait chiante si il la trouvait chiante. Quel âge elle avait déjà ? Ah oui… une petite jeune fille. Une blonde, en plus. Rt qu'est)ce qu'il avait dit plus tôt ? Qu'il préférait les blondes. Et bien… j'allais avoir un avis particulier sur le sujet "Esteban Calloway". Et est-ce qu'il avait appris que les vrais blondes ne consistaient qu'en 5% de la population mondiale ? Non, pas vraiment. Le brun rêvassait -sûrement à une blonde jeune et appétissante…-, et me laissa mariner un moment. Un moment durant lequel je me reprit en main, évitant les regards inquiets ou de perdre la bride de mon interrogatoire pas si improvisé. J'avais pleins de questions. D'abord, comment allait Aaron ? Ensuite, pourquoi est-ce que je ne pouvais plus le voir ? Puis, où je pouvais le trouver ? Après venaient où on est et pourquoi y'avait la cousine d'Aaron ici ?
J'avais beaucoup de questions, beaucoup trop, et donc il allait falloir que je fasse un tri, parce que premièrement je n'avais pas la certitude qu'il réponde à une seule, deuxièmement, il allait sûrement me mettre dehors dans la demi-heure qui allait suivre. Je le vit finir son café, et avant que j'ai le temps d'ouvrir la bouche, il me répondit.

- Aaron, hum...J’vois pas de qui tu parles.

Tout ça dit le plus naturellement du monde, assaisonné d'un haussement d'épaule magistrale. Il me prenait pour une pomme ou quoi ? J'en voulais pas de ces salades ! Il voulait jouer à ça et bien…

- J’suis désolé Daphney, ça a l’air de te tenir à cœur cette histoire. Si tu veux m’en parler, j’pourrais peut-être t’aider…

… il allait perdre. Je le regardais un instant ébahie. Il se foutait de moi, là ?! Il était entrain de me prendre pour une de ses blondes mal fagotées côté cerveau ?
Les mensonges, ils étaient bons quand moi je les faisait. Oui, j'était absolument égoïste de ce côté là, parce que moi, je mentais pour préserver les gens. Et ce brun de pacotille mentait pour soit, se pailler ma tête, soit pour une raison que je ne connaissais pas, mais qui était de tout façon, invalide à mes yeux, c'est-à-dire, nulle, archi nulle. La colère me prit, moi, j'étais inquiète pour mon ami, j'avais besoin de savoir qu'il n'allait pas faire une connerie qui allait foutre sa vie en l'air, et ce Calloway à la noix ne semblait pas comprendre que j'allais lui passer sur le corps s'il le fallait. Le "Grand frère" d'Anastasia Jaye avait bien beau faire une voir deux tête de plus que moi, peser plus lourd que moi, et être un mec macho ou pas, je n'avais pas peur de lui. Non, j'avais cesser d'avoir peur de tous ces trucs sans importance depuis que j'avais faillis laisser ma peau dans le gymnase d'UCLA. J'avais eu peur pour Aaron, pour Holly, pour Emy, pour tout le monde. J'avais trouvé mon ami d'enfance retrouvé depuis peu inconscient dans les bras d'un des mes blondes, et il s'était fait embarqué dans un état pitoyable qui m'avait glacé le sang. Pour couronner le tout, la vue du lien perdu avec Abi m'avait quasiment autant détruite que lui: j'avais eu l'impression de perdre le fil avec Aaron. Comme si, soudainement, il s'était sentit seul, et qu'il avait oublié tous ceux qui étaient là pour lui. Sauf que je l'avais retrouvé pour être là pour lui, et je n'avais, depuis plusieurs semaines, eu aucun moyen de le voir: il m'avait éviter comme la peste, et ce comportement me faisait mal un peu plus chaque jour. C'était pire que la douleur que j'avais eu sur le sourcil, et plus lancinant encore que la douleur que j'avais ressentit au poignet, et qui était là régulièrement. La fureur me fit trembler, et j'ouvris ma grande bouche.

- Arrête de mentir ! Je sais que tu connais Aaron et que vous êtes très proche ! Je sais que ces temps-ci c'est de toi qu'il est le plus proche et que tu veux l'aider, mais c'est justement ce que je veux faire alors tu vas répondre à mes questions et je te ficherai la paix. Je n'ai pas de nouvelle, et lorsque j'ai réussit, au contraire d'Abi et de tant d'autres, à sortir de l'enfer qui s'est produit à UCLA, s'était pur tomber dans le pommes après un vision d'horreur de mon ami, que je n'ai toujours pas revu ! Alors je me fiche que tu ai des gens à protéger et des inquiétudes par à rapport à telle ou telle personne, je veux juste le voir !

Je reprit ma respiration pour repartir de plus belle, mais le regard qu'il me lança m'indiqua que j'avais trop parlé. J'avais dis des choses que je n'aurais jamais du dire ou même insinuer. Je m'étais quasiment vendu. Avec un peu de chance, il me prendrait pour une dératée qui le suivait quotidiennement, mais j'eu soudainement un mauvais pressentiment. Comment j'allais bien pouvoir rattraper le tire ? Aaron O'Hara si tu avais été là, si tu avais bien voulus que je t'aide, je n'en serai jamais arrivé là. Depuis UCLA, je ne m'étais jamais sentit autant en danger. Mon coeur se prit à tambouriner à cent à l'heure. Je retins mon souffle.
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Ven 1 Avr - 21:42

Adam, comme prévu, leur avait consciencieusement tourné le dos à toutes les deux durant toute la durée de la prise de sang. Cela dit, il n’était pas resté inactif. En tout, trois machines étaient nécessaires afin d’effectuer le test. Trois machines qu’il fallait calibrer correctement, et d’ailleurs il prit tout son temps pour le faire. Pourtant ce ne fut pas assez pour couper totalement son esprit des pensées écœurantes que lui provoquaient toujours la vue du sang. C’était le principal désavantage d’avoir la capacité de se concentrer sur plusieurs choses à la fois. Il ne fallait pas oublier qu’en arrière plan, quelque part au fond de son esprit polyvalent, tournait toujours le calcule qui lui indiquerait la position de Mars par rapport à la terre, et qui lui permettrait de savoir quand il pourrait emmener sa classe d’Astronomie observer la planète rouge depuis le Griffith Observatory, l’observatoire Astronomique situé à HollyWood. Malheureusement ça n’était clairement pas assez pour le distraire. Adam s’était donc mit à réciter les nombres premiers. C’était une activité à la quelle il s’adonnait souvent, pour catalyser sa concentration et éviter que ses pensées ne parte dans trop de direction à la fois, au risque de surchauffer. L’avantage avec les nombres premiers, c’est qu’il y en avait à l’infini et que le sujet n’était donc pas épuisable.
Et pourtant, Adam réussit tout de même à capter toute la conversation entre les deux demoiselles dans son dos.

Bobby enchainait tout un tas de questions parfaitement inutiles et qui n’étaient destinées qu’à accréditer le mensonge peu imaginatif d’Aaron, mais qui ne leur servirait à rien concernant la mutation. Heureusement, la rouquine et lui ne seraient pas obligés de jouer à ce petit jeu trop longtemps, car le teste ADN qu’il devait faire était bien moins poussée que ceux effectués dans les laboratoires de la police scientifiques, ou pour les tests de paternité par exemple, qui demandaient un approfondissement et une recherche de compatibilité. Si Shannon était une mutante comme son cousin, la réponse serait quasiment immédiate et lui sauterait aux yeux une fois le sang traité, car la molécule d’ADN des mutants possédait plusieurs différences fondamentale d’avec l’ADN humain, comme par exemple, un nombre accru de paires de bases. Quelques minutes seulement seraient donc nécessaires pour être fixé sur la nature de la jeune O’Hara. Et ces minutes ne tarderaient pas à être écoulées, puisque Bobby avait déjà terminé de jouer au vampire et se tenait maintenant à ses côtés.

Adam lui jeta courageusement un coup d’œil, puis dans un soupir un peu sec, baissa ses yeux verts sur les trois tubes à essais qu’elle lui tendait. Sa première réaction fut le dégoût profond et l’écœurement, une sorte de torsion incontrôlable de l’estomac qui lui blanchissait les joues et lui plissait le front. Puis la nausée fut presque aussi tôt remplacée par l’étonnement.

    « Hm. Allons donc » soupira-t-il en arrachant son regard des affreuses petites fioles écarlates pour le poser sur sa jolie petite assistante.

C’est que pour un test ADN tel qu’il s’apprêtait à exécuter, une simple goûte était nécessaire. Il arqua légèrement un sourcil, mais évita tout autre commentaire pour éviter de rejoindre Esteban sur le banc des accusés à l’intérieur de la tête de Bobby. Question d’auto-préservation.
Il se contenta donc d’agripper une petite pipette qu’il avait préalablement préparée et d’en plonger l’embout dans l’un des tubes à essais. Il laissa les commissures de sa bouche se tordre légèrement, prit par le dégoût que lui inspirait l’aspect visqueux du liquide.

    « Hm… voilà. C’est tout… » informa le jeune homme d’un ton plat en faisant signe à Bobby de rapidement s’éloigner de lui « Balance le reste dans l’évier ou quelque chose comme ça… quoi que non attends ! » s’exclama-t-il en se redressant vivement.

Il resta ainsi durant quelques secondes, puis changea d’avis.

    « Non. Non c’est bon, balance » confirma enfin le garçon en levant un pouce en direction de sa collègue.

Il se désintéressa ensuite de la question pour s’occuper des quelques gouttelettes carmin qu’il venait de vider dans un énième tube en plastique, et aux quelles il mélangea un produit transparent puis qu’il encastra dans une palette en caoutchouc. Il l’a fourra ensuite à l’intérieur d’une machine de la taille d’une photocopieuse et pressa trois ou quatre boutons, avant de pousser un faible soupire contenté. Un faible bourdonnement du aux vibrations de l’appareil se mit à planer dans la pièce. Dans deux minutes, il pourrait retirer l’échantillon pour le mettre dans une seconde machine qui le bombarderait de quelques rayons bien placés, et après ça, la dernière machine leur donnerait le résultat. Facile.
En attendant, il se détourna et reporta son attention sur les deux autres occupantes de la pièce. Tandis que Bobby s’occupait du sang inutilisé, Shannon elle, poireautait patiemment, avec l’expression de la fille qui se demande un peu ce qu’elle fiche-là. Ils en étaient tous un peu là, mais ça il ne pouvait pas le lui dire.
Et maintenant que l’atmosphère était plus calme, il pouvait enfin se détacher de toute cette histoire et l’observer d’un peu plus près. Si on la regardait dans le détail, elle ne ressemblait pas tant que ça à Aby. C’était plutôt son allure générale et sa silhouette qui lui avait évoqué son ex-petite-amie décédée. Leur plus grand point commun, c’est qu’elles étaient toutes les deux vraiment très belles. A choisir, le sang n’était pas le fluide qu’Adam aurait aimé partager avec elle, c’était certain.
Le jeune homme réalisa par ailleurs que ce genre de pensée était beaucoup plus efficace que de réciter mentalement les nombres premiers lorsqu’il fallait qu’il se change les idées.

Réalisant qu’il était entrain de la fixer depuis une trop longue poignée de seconde, le jeune homme adressa un vague rictus à l’irlandaise et se détourna pour s’approcher discrètement de Bobby.

    « Dis, tu crois qu’elle est majeur ? » demanda-t-il plus ou moins discrètement à la rouquine.
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Dim 3 Avr - 12:26

Avec une lenteur calculée, Bobby se tourna vers Adam qui se tenait à ses côtés, affichant une moue interrogatrice qu’il estimait certainement tout à fait innocente. Mais la rouquine le connaissait assez pour savoir exactement à quoi il pensait… Et ça ne demandait pas un trop gros effort, ni un sens de l’observation redoutable. Shannon était une jeune femme jolie et Adam était… eh bien un garçon.

« Je ne pense pas et je suis certaine qu'elle a la syphilis. Tu devrais la tester pour les MST » ironisa Bobby qui la pensait pourtant tout à fait en âge de s’ébattre sexuellement avec le mutant

Et sans plus de cérémonie, elle se détourna de son collègue et mentor pour retourner auprès de la cousine d’Aaron qui patientait sagement, ou tâchait au moins d’en donner l’illusion. Mais les signes de son impatience étaient légion et Bobby la comprenait tout à fait. Ils avaient l’air d’une bande de bras cassé, le bâtiment où elle se trouvait ressemblait à peu près à tout sauf à une entreprise sérieuse s’intéressant à des causes humanitaires.
Adam supportait difficilement la vue su sang, Esteban était arrivé encore à moitié ivre et escorté par une fille étrange sur son supposé lieu de travail et elle-même, malgré son air professionnel, n’arrêtait pas de grincer des dents. Et d’ailleurs, quand elle y pensait, il n’y avait que ses gants en latex et ses énormes lunettes noires qui servait sa cause et la faisait ressembler à une laborantine…
Ils étaient tous lamentables. Comme Aaron avait-il pu s’imaginer que sa cousine goberait son histoire ? Pour le moment, elle ne faisait aucune vague, et Bobby espérait vivement qu’elle fasse par de ses doutes à Aaron en personne et leur fiche la paix. Mais l’agitation dont faisait preuve Shannon et la façon qu’elle avait de se mordiller la lèvre comme pour empêcher quelques questions de les franchir lui laissait à penser que ce serait à eux d’affronter ses interrogations un peu perplexes…

Bobby décida donc de la devancer. Lui adressant le plus charmant sourire qu’elle avait en stock (et son stock avait été grandement amenuisé par la présence furtive d’Esteban), elle revint à sa rencontre.

« Voilà, nous en avons terminé ici. Si vous voulez, je peux vous conduire au mess pour que vous avaliez quelque chose pendant que mon collègue commence ses tests » proposa-t-elle en apposant un pansement sur le bras de la jeune femme

Quitter cet endroit lui ferait assurément le plus grand bien et lui permettrait sans doute de mettre la main sur son collègue pour lui faire comprendre sa façon de penser et lui enfoncer ses pouces dans les orbites. De toute façon, Adam n’avait pas besoin d’elle ici. La rouquine allait être dans ses pattes et ils finiraient par se disputer. Et la jeune femme était assez sur les nerfs comme ça…

« Aaron vous a dit qu’il vous raccompagnerait chez vous ? Vous êtes supposés vous retrouver quelque part ? » demanda-t-elle encore alors que Shannon se redressait prudemment
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Dim 10 Avr - 16:07

    Le brun, toujours avec son air de dégouté, prit les trois fioles de sang du bout des doigts. Il était vraiment étrange, presque aussi douillet qu'une fillette. Cela aurait pu être émouvant, si son teint ne virait pas au vert terne. Shannon esquissa un sourire lorsqu'il ne prit qu'une goutte de sang. Du bout de sa pipette, il aspira ce liquide qui lui tirait une grimace. Bien-sûr, il ne portait pas de gant, et il n'avait pas désinfecté la pipette qui avait déjà du être utiliser. Comment une goutte de sang lui suffirait-il à analyser Shannon ? Cette dernière commençait vraiment à trouver toute cette mascarade ridicule. Et depuis quand avait-on besoin de si grosse machine pour une prise de sang ? Un microscope performant ne suffisait-il pas ? Certes, elle n'avait jamais été doué en biologie, mais elle s'était quand même spécialisée en physique, et savait comment était composée les molécules, comment en analyser les caractères. Mais bon, l'irlandaise préférait attendre la suite pour comprendre ce que ces personnes lui voulaient. Il rendit à Bobby le reste du sang et mit en route les machines. Un brouhaha sourd s'évapora dans la pièce. Ils se murmurèrent quelque chose qu'elle ne comprit pas, et Bobby fila verser le reste du sang dans l'évier. En plus de lui avoir menti sur le sang qu'elle lui avait retiré, elle lui en avait pris de trop ? C'était le monde à l’ envers. Shannon n'aimait vraiment pas ça. Les cachoteries n'étaient pas du tout son truc. Elle commençait à taper du pied, et à se passer nerveusement la main dans les cheveux. Qui sait ? Peut-être Aaron en voulant se débarrasser d'elle, l'avait envoyé au milieu de psychopathe ! Et voila qu'elle commençait à imaginer n'importe quoi. Elle eut un léger soupire et posa ses yeux sur Adam, qui la fixait sans aucune retenue. Elle le regarda de haut en bas. Le sang l'effrayait, mais Shannon avait l'air de l'intéressé. Elle n'aimait pas être regardée comme un jouet, mais le brun semblait plutôt la regarder comme un bonbon, un bon gros bonbon. Gros ? Elle ? Elle était loin d'être grosse. Appétissante peut-être mais pas grosse. Elle n'avait pas porté attention une seconde a lui, et le revoilà qu'il faisait des messes basses avec Bobby. Shannon fronça les sourcils. Venait-il vraiment de demander si elle était majeure ? Elle retint un fou rire et baissa les yeux au sol. Plus ridicule, tu meurs. Shannon allait poser une question, lorsque Bobby revint vers elle, et la devança.

    « Voilà, nous en avons terminé ici. Si vous voulez, je peux vous conduire au mess pour que vous avaliez quelque chose pendant que mon collègue commence ses tests » dit-elle dans un sourire forcée.

    L'irlandaise tenta doucement de se remettre debout. Elle supportait le sang, mais sa capacité à l'ignorer était limitée. Elle se remit à peine sur pied qu'une autre question venant de la rouquine l'assailli

    « Aaron vous a dit qu’il vous raccompagnerait chez vous ? Vous êtes supposés vous retrouver quelque part ? »

    Shannon releva la tête, et regarda les deux médecins tour à tour. Leur faux air d'innocents les rendaient presque attendrissant, presque. Elle époussetât ses vêtements par réflexe et inspira un bon coup. Le moment de poser sa question venait d'arriver. Elle sentait la colère montée, et l'adrénaline faire son effet.

    « Premièrement, je sais me débrouiller, je n'ai pas besoin d'Aaron pour survivre. Deuxièmement, je ne crains pas autant le sang que votre collègue qui n'a même pas pris de gants pour le manipuler, je n'aurais donc pas besoin de prendre un café. Troisièmement, quand allez-vous m'expliquer ce que je fais réellement ici. Pas que votre compagnie soit déplaisante, mais quand quelqu'un n'ose pas vous demandez votre âge, il y a de quoi rire. »

    Un silence de plomb s'abattit dans la pièce. La machine avait cessé de fonctionner, le "test" devait être terminé. Les deux "médecins" se regardèrent tour à tour, hésitant. Shannon n'avait pas tout son temps, et elle commençait a vraiment s'agiter.

    « Personne ? Bien je vais appeler Aaron, lui expliquer que votre mensonge a lamentablement échoué, et que vous avez souillé mon sang. »

    Shannon arqua un sourcil, attendant que l'un des deux se manifeste.

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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Mar 12 Avr - 8:40

Elle n’y croyait pas, pas le moins du monde. Esteban vit la lèvre inférieur de Daphney descendre jusqu’au sol comme dans les dessins animés. C’était déjà mauvais signe. Mais il sentit la colère envahir chaque parcelle de ce petit corps menu. De la fumée allait lui sortir des oreilles quand elle se décida enfin à parler. Parler ? Non, crier, l’invectiver, et parler du drame de l’U.C.L.A.

- Arrête, ok, c’est bon j’ai compris !

L’incendie était encore présent dans beaucoup des esprits de Genome et quelques regards interrogateurs s’étaient portés sur eux. Il avait même vu une tête aux sourcils interrogateurs sortir d’un des bureaux pour assister à la scène. Ce n’était pas le meilleur endroit du monde pour avoir ce genre de discussion.

Elle avait beau avoir l’air désespéré, Esteban ne pouvait pas se permettre d’être sensible à ce genre de choses. Le marteau qui tambourinait sous sont crâne l’aidait, de toute manière, à ne pas prêter trop d’attention à la douleur de Daphnée. Il écrasa son gobelet en plastique et l’envoya dans la poubelle la plus proche. Panier. Puis, il saisit le bras de Daphney et l’entraîna à sa suite dans le couloir. Il ne savait pas où ils pourraient aller pour avoir une petite conversation, mais ici, ce n’était pas possible.

A voix basse, la mâchoire crispé, il répondit :

- Si t’es venue faire un scandale tu peux repartir tout de suite.

Un peu trop sec. Le jeune homme se radoucit très légèrement après un soupir. Cette fille devait sortir d’ici, et il n’était plus d’humeur à lui faire la causette.

- Je comprends que tu t’inquiètes mais essaie de le comprendre, il vient de perdre sa sœur, il a besoin d’être seul pour lécher ses blessures. C’est pas en venant ici harceler tout le monde que t’auras des réponses, compris ? Il va bien, c’est tout ce que t’as à savoir. Et quand il aura envie de te contacter, il le fera. Maintenant t’es mignonne, tu vas gentiment rentrer chez toi, prendre un chocolat chaud devant un film à l’eau de rose et envoyer un mail à Aaron pour prendre rendez-vous parce que j’pense pas que tu sois la seul à qui il donne pas de nouvelles. Compris ?

Elle avait plutôt intérêt de toute manière. Il lui lâcha enfin le bras alors qu’ils étaient devant le monte-charge qui conduirait la jeune fille à la sortie.

Esteban n’aimait pas particulièrement jouer les chiens de gardes, mais là, il ne pouvait rien pour elle, et cette fille ne devait pas rester ici sous peine de découvrir des choses sur Genome. Des choses qu’elles n’étaient pas censée savoir.

- Tu connais la sortie, fit-il en appelant leur ascenseur de fortune.

Et sans attendre son reste, il tourna les talons pour s’engouffrer dans la salle de soin. Esteban avait besoin de se calmer et il voulait l’avis de Bobby et d’Adam sur Daphney. Sauf que lorsqu’il ouvrit la porte…

« Personne ? Bien je vais appeler Aaron, lui expliquer que votre mensonge a lamentablement échoué, et que vous avez souillé mon sang. »

- Non mais c’est à la mode ou quoi ?

Il se saisit de portable de Shannon et regarda ses deux compères dans l’espoir d’avoir des réponses.

C’était une très mauvaise journée, le monde entier s’était ligué contre lui pour lui pourrir la vie.
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Lun 25 Avr - 12:49

Soudain, ce bonhomme endormit sembla se réveiller, et sa réaction fut immédiate. J'aurai pu continuer comme ça pendant des heures, et me mettre à crier également, mais il me coupa la parole pour me "demander" d'arrêter. Je me tus un moment et le regardais inspirer et expirer, sûrement dans le but de réfléchir. Puis, sans demander son reste, il m'attrapa le bras et me traina dans je ne sais quelle direction, sous les regards de l'assemblée, qui semblait apparemment avoir entendu mon discours qui avait remué le couteau dans la plaie, dans les miennes aussi. Une douleur me lança au dessus du sourcil, comme pour me réveiller. Il me dit alors que pour un scandale j'avais sonné à la mauvaise porte, et soudain j'eu droit à un sermon qui me fit l'effet d'une baffe. J'étais trop choquée pour réagir lorsque le brun s'en alla comme une fusée dans l'autre sens, et si je ne l'avais pas tant été, j'aurai sûrement répondu qu'on ne frappe pas les filles de pareil façon, même mentalement, vu le soufflet monumentale et mental que je venais de me prendre en pleine poire. Je me repassais alors tous ses mots. "harceler tout le monde", faux, je n'avais harceler que lui, même si je venais de faire une jolie bourde qui faisait que je me sentais très très mal. "quand il aura envie de te contacter, il le fera"... mieux valait pour moi que je ne traduise pas. "prendre une chocolat chaud devant un film à l'eau de rose". Coco, toi aussi t'es mignon, mais chez moi c'est un latte macchiato devant un bon film d'action. "Envoyer un mail à Aaron pour prendre rendez-vous"... ... ... ???
Comment ça envoyer un mail à Aaron ? Primo, si quelqu'un m'avait envoyé autant de mails que je ne lui en avais déjà envoyé, j'aurai porté plainte depuis belle lurette, où au choix, je l'aurai fait enfermer. Secondo, je n'avais jamais entendu parler d'une carnet de rendez-vous pour voir ses amis, et si c'était comme ça que Mister O'Hara fonctionnait à présent, et bien je me ferai ch*ez à avoir ce rendez-vous, rien que pour lui montrer ma façon de penser. Le son de la boite en ferrailles me sortit de mes pensées, et devant encore plusieurs regards je manquais d'exploser. J'avais prévenu qu'il allait perdre. Je connaissais la sortie, et bien oui, mais maintenant qu'il avait voulut être catégorique sur le "pas de réponses pour Aaron", je voulais au moins savoir où j'étais, c'est-à dire, où j'étais entrée, et d'où j'allais sortir. Il y avait beaucoup de monde, et si j'avais déjà vu Callaway et Aaron rentrer une fois ici, il y avait aussi Adam, et la cousine de mon "vieil ami". J'ouvris mon don, et si j'avais pu faire un sourire machiavélique comme dans les films, ça aurait été le bon moment. Pleins de files de couleurs se présentèrent, et alors que je me détournais le plus fièrement possible -même si j'avouais que c'était profondément pitoyable après un tel rafale, oui, je ne m'étais pas prit un vent, mais un rafale-. C'était plus qu'étrange. Ils se connaissaient tous, et la couleur qui les reliait ne me disait rien dans ce que j'avais déjà vu. C'était bizarre. Plus bizarre encore, beaucoup avaient un lien en commun avec Abigael O'Hara, et certains des décédés d'UCLA (et moi je venais d'ouvrir ma bouche comme une idiote). Mais le lien qui me dérangeait le plus, c'était celui que chacun entretenait avec Aaron. Beaucoup de service, de gratitude, de devoirs et de loyauté. Mais où est-ce que j'étais tombée ? Entrée ? Dans quoi est-ce que je m'étais foutue ?
Je pris soudainement conscience que j'avais des questions importantes à poser, et même si une vague idée commençait à gronder au fond de moi, je préférais avoir confirmation. J'avançais, regardant à droite à gauche, prenant connaissance de beaucoup de liens dont je n'aurais jamais soupçonné l'existence -pourtant j'en avais vu des liens, et beaucoup, c'était vaste L.A.-. Puis finalement, je trouvais la salle où c'était réfugié Esteban, copain-grand-frère-protecteur-ou-je-ne-sais-quoi d'Anya. Il avait un portable à la main, alors que la cousine d'Aaron était encore figée dans un geste qui laissait penser qu'elle tenait le dit téléphone. Bobby Dalton semblait aussi gênée -énervée, au choix-, que mon prof d'Egyptologie. J'entrais en toquant, histoire d'appuyer ce que j'allais dire.

- Je trouve regrettable que votre "collègue" manque de politesse. On ne jette pas les gens dehors comme ça, on ne coupe pas la parole, et en plus, on n'arrache pas le téléphone des mains d'une jolie fille. Et quand on a fait la fête en rêvant de blondes, on ne met pas son état sur le dos de ses compères.

Je lui lançais un regard noir, comme il m'arrivait rarement d'en faire. Sauf que là, le parcours ne faisait que commencer, et l'étiquette interdisait de s'arrêter en cours de route.




((Mais non je ne vous ai pas oubliée !! désolée de répondre si tard.))
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MessageSujet: Re: ♦ In#2 ♦ « Welcome to Paradise » [Terminé]   Mar 26 Avr - 2:13

    La situation était brouillonne, désorganisée, disparate.
    Adam sentait bien que lui-même et ses deux collègues de Genome manquaient de contrôle sur la situation. Ces deux petites brunes piaillaient leur envie d’en savoir plus, Bobby rageait sur Esteban, et Esteban quant à lui, semblait manifestement sur le point de perdre patience également.
    Selon ses pronostiques, la situation était à deux doigts de déraper. Et dans la logique, c’était à lui qu’incombait la lourde tâche de maintenir cette étrange petite barque à flot. Après tout, il était « le plus gradé » parmi les membres de Genome qui étaient présent dans la pièce, et si jamais les choses se passaient mal, si jamais certaines informations perçaient alors qu’elles n’étaient pas sensées le faire, il allait s’en vouloir de ne pas avoir fait ce qu’il fallait, de ne pas avoir été capable de garder le contrôle.
    L’effort qu’il devait donc fournir était de taille, mais nécessaire. Il devait se refuser le droit d’en rajouter une couche et d’y aller de ses propres petites revendications et de ses propres reproches comme il avait très envie de le faire. Il devait être celui qui recadrait la situation et calmait les esprits avec sagesse, comme l’aurait fait Ross par exemple.
    Pour arriver à faire cela, il devait se détacher complètement de ses émotions, et accepter le fait que toute chose n’était pas forcément bonne à dire.
    Il n’allait donc faire de remontrance à personne, et faire preuve du maximum de diplomatie possible. C’était difficile, il avait très envie d’envoyer chier grassement tout le monde et de retourner à ses caméras de surveillance en claquant la porte si fort qu’il en aurait fait trembler les murs. Mais il n’allait pas le faire. Il allait se contenter de s’imaginer le faire dans l’espoir de se défrustrer un peu, avant d’endosser le rôle du mec intelligent et raisonnable qu’on s’attendait généralement qu’il soit.
    Ca n’était pas un rôle amusant, c’était même un rôle très chiant, qui lui donnait l’air chiant aussi du coup, mais il n’en restait pas moins vrai qu’il avait un avantage indéniable sur les autres. Il pensait très vite. Il était donc capable de s’énerver, de réussir à se raisonner et de rebondir et prendre du recule très vite, alors que les autres n’en n’étaient encore qu’au stade de l’énervement.
    D’ailleurs, toutes ces pensées ne lui avaient pas prit plus d’une ou deux secondes en tout et pout tout, et ce fut presque du tac au tac qu’il reprit la parole une fois que Daphney se fut tue.

      « Quelqu’un d’un tout petit peu moins intelligent que moi, mais de beaucoup plus sage à dit un jour ‘on traite les autres comme l’on se traite soit même’. Si c’est vrai, alors tu ne peux franchement pas en vouloir à mon collègue, Daphney. Tu devrais plutôt le plaindre » lança Adam de son ton neutre et détaché habituel.

    Tout en se faisant, il s’était approché d’Esteban en un grand pas large et lui avait distraitement reprit le téléphone des mains pour le rendre à sa propriétaire. Ce fut d’ailleurs vers cette dernière qu’il braqua ses yeux verts par la suite.

      « Ecoute, si tu veux appeler Aaron, ne te gène surtout pas, parce que si tu as envie d’obtenir plus d’explications, c’est à lui que tu dois t’adresser. En attendant ça ne veut pas dire que ce l’on t’a raconté est un mensonge. C’est bel et bien une organisation humanitaire ici, ou tout du moins à but philanthropique. Tu veux plus de détail, c’est bien normal mais tu comprendras qu’Esteban, Bobby et moi-même n’ayons pas très envie de prendre cette responsabilité. C’est une affaire de famille »

    Il haussa les sourcils une brève fois pour appuyer ses dires, avant de s’éclipser vers l’autre côté de la pièce pour récupérer le papier que venait de sortir l’imprimante.

      « Hin ! Et bien voilà Shannon, tu fais officiellement partie du club. Voilà tes petits résultats » lança-t-il en refilant le papier à la jeune femme.

    Elle ne pouvait pas comprendre ce qui y était marqué, mais Aaron le pouvait lui. A lui de voir ce qu’il allait faire de cet info, ça n’était plus leur problème et il espérait que Shannon ait bien compris cela et ne tente plus de les harceler inutilement. Illico, il s’était tourné vers Daphney.

      « Je sais que ça va te paraitre un peu bizarre, mais si tu veux ta carte de membre toi aussi Daphney, il va falloir que tu remonte ta manche et que tu nous laisse te prendre un peu de sang pour une analyse. T’as pas peur des piqures j’espère ? » conclut Adam avant de se tourner vers Bobby pour qu’elle prépare ce qu’il fallait pour une seconde prise de sang.

    Du moins, si Daphney était d’accord.


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