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 Raise your glass ! and let me the scotch's bottle...

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MessageSujet: Re: Raise your glass ! and let me the scotch's bottle...   Mer 11 Mai - 9:46

Bobby les avait méchamment disputés, elle leur avait même fait la morale, elle avait récupéré leurs clés, leurs portefeuilles, et en plus, elle leur avait envoyé une claque à l’arrière du crâne. Et elle profitait du fait qu’elle était une femme et que même en état d’ébriété avancé, ni Aaron, ni lui, ne lui aurait jamais rendu le coup pour effacer cet outrage. C’était fourbe, c’était mesquin, c’était machiavélique ! C’était Bobbiesque, en somme…

Il s’abstint de lui dire que là, tout de suite, elle lui faisait penser à sa mère et sa réaction la première fois qu’il était rentré ivre chez lui. C’est à dire beaucoup trop jeune. Il avait eut le droit au même type du laïus accompagné d’un discours sur la misère dans le monde, etc etc… Esteban en avait depuis, oublié les trois quart. Effrayant et sournois.

Presque autant d’ailleurs que le chuchotement d’Aaron. Esteban commença d’abord par exploser de rire avant de considérer gravement l’expression arborée par leur amie. Là, dans ces yeux bleus, n’était ce pas un éclat de folie meurtrière semblable à celui d’un mec près à assassiner toute sa famille à la hache. Il frissonna. Aaron avait raison, complètement, il fallait se méfier de petit bout de femme au risque de perdre des parties très importantes de leur anatomie. Esteban déglutit difficilement.

- Je surveille tes arrières et tu surveilles les miens ?

L’objectif d’Esteban était donc de se concentrer pour garder son sérieux et être prêt à parer à toute éventualité. Honorable tentative qui risquait, de toute évidence, de se solder par un lamentable échec considérant que sa capacité de concentration n’excellait pas les quinze secondes.

- Tu commences par Ronron, hein ? Et moi j’te regarde ! J'vérifie que tu sais coudre!


Courageux mais téméraire ! Peut-être qu’elle n’avait même pas de truc anesthésiant. Peut-être qu’elle allait faire exprès de leur faire mal pour leur passer l’envie d’à nouveau se bourrer la gueule. Cette femme était imprévisible, et c’était son plus grand atout.

- On aurait dit que Ronron était monté sur un taureau mécanique, mais bon j’ai pas pu voir toute la scène ! D’ailleurs Ronron, faut que tu me passes ton portable !

Ca lui revenait comme on allume la lumière dans une pièce noire. Pour mettre toute les chances de son côté, Esteban tenta de lui faire un sourire encourageant. Objectivement, il devait probablement avoir l’air de l’idiot du village.
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MessageSujet: Re: Raise your glass ! and let me the scotch's bottle...   Mer 11 Mai - 10:43

Les sourcils de la jeune femme s’était froncé et son nez retroussé lorsqu’elle avait aperçu les deux ivrognes se chuchoter des choses à l'oreille jute devant elle. Pendant quelques secondes, elle s’imagina qu’ils allaient soudainement se mettre à courir dans des directions différentes en gloussant comme deux imbéciles pour lui échapper ou pimenter un pu les choses. C’était bien leur genre. Enfin celui d’Esteban tout du moins, puisqu’elle n’avait jamais vu Aaron ivre avant aujourd’hui et n’avait aucune idée de quoi il était capable. C’était donc de lui qu’elle se méfiait le plus.
Pour rattraper Esteban, il ne lui faudrait même pas courir. Juste lui crier dessus et avoir l’air vraiment méchante. Ça marchait à chaque fois et il finissait presque toujours par revenir avec un air de gamin pris en faute. Et si ça ne marchait pas, alors il fallait faire semblant de pleurer… C’était fourbe, mais il fallait bien ce qu’il fallait. Son collègue se rapprochait toujours, mortifié, pour la prendre dans ses bras et s’excuser. Généralement elle répondait à son étreinte et ses mots réconfortants par une clé de bras assez douloureuse pour lui faire passer l’envie de retenter l’expérience.
Est-ce qu’elle allait oser frapper Aaron ? …Oui, sans doute. Sans aucun doute.

Une fois arrivée près de la voiture, elle n’écouta pas vraiment les remarques des deux garçons et s’occupa d’ouvrir le coffre de son engin. Il était encombré par les affaires de Wayne qui n’avait toujours pas vidé la voiture depuis la fin de l’année scolaire. Agacée, elle poussa tant bien que mes la caisse remplie de livres pour enfants dans le fond, fourra les quelques classeurs en vrac au-dessus, ajouta à sa tour de Pise quelques jeux de société et une peluche de grenouille. La mascotte de la classe, Hermitt the Frog.
Elle tira ensuite sa lourde sacoche bourrée à craquer de matériel médical qu’elle avait récupéré à Genome il y a un moment de cela. Au cas où.
Elle farfouilla à l’intérieur, éclairée par la lumière intérieure du 4X4, pendant qu’Aaron partait à la recherche de son portable, et finit par dégoter l’antiseptique dont elle aurait besoin, des compresses stériles, de quoi bander les deux ploucs, des strip pour l’arcade de son collègue et un kit de suture au cas où et une paire de ciseaux.
Satisfaite, elle revint vers les garçons et arracha le portable des mains d’Esteban qui venait de le récupérer pour le glisser dans la poche arrière de son mini short.

« Tu feras joujou plus tard, mon grand. Tu vas t’asseoir ici bien sagement» exigea-t-elle en saisissant son ami par le coude pour le trainer jusqu’à l’arrière de la voiture « [b]Assieds-toi de ce côté-là et ne touche à rien » indiqua-t-elle en désignant le côté du coffre où était entreposés les bouquins « Aaron, tu vas te mettre à côté » reprit-elle en aidant son compagnon à se hisser dans le coffre et à s’installer dans le fond « Relève ta jambe. J’vais couper dans ton pantalon j’te préviens, donc commence ton deuil. De toute façon le sang ne partira pas dessus, il est fichu alors fais-toi à l'idée... »

Avant qu’il ait pu protester (ce qu’il ne manqua pas de faire) elle se tourna vers Esteban dont les jambes pendaient dans le vide.

« Si tu me mets un coup, on ne sera plus jamais amis et tu n'auras pas d'enfants, pigé ? » le prévint-elle avant d’enfiler des gants en latex « J’vais nettoyer ta face de rat pour essayer d’y voir plus clair… Et commence pas à piailler, ça ne pique pas ! »
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Aaron O'Hara

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MessageSujet: Re: Raise your glass ! and let me the scotch's bottle...   Mer 11 Mai - 20:51

« Mais c'était le dernier pantalon propre qu'il me restait dans mon bureau ! »

J'avais beau me plaindre, elle était déjà en train de découper le tissu. J'avais peur qu'elle ne décide de découper quelque uns de mes poils au passage, voire ma hambre toute entière : après tout, c'était Bobby. Aussi, je prenais soin de ne rien dire de travers : il fallait faire attention à tout avec elle ! Et puis j'avais Esteban à mes côtés et à deux, on était toujours les plus forts de toute façon !

Une nouvelle pensée me traversa, quelque chose de bien trop sérieux par rapport à mon état : ce pantalon était le seul qu'il restait dans mon bureau... Et là, je n'en avais donc plus. Je frissonnai : j'allais devoir retourner chez nous... chez moi... pour récupérer des affaires. Je n'en avais pas envie, pas du tout même. Retourner là-bas me terrifiait bien trop. Je levai alors la tête vers Bobby tandis qu'elle finissait de s'acharner sur le tissu.

« Bobby... C'était mon dernier pantalon. Je sais que je l'ai déjà dit mais... mais... mes autres pantalons, tu sais, ils sont à la maison et... je veux pas... je veux pas y retourner de suite alors... »

Je baissai les yeux. Le moment d'euphorie était passé et c'était plus drôle. J'avais envie de pleurer maintenant. Aby me manquait, c'était atroce. Elle serait venue, elle, si elle avait été en vie. Nous n'aurions pas eu besoin de déranger Bobby. Même mieux : peut-être même qu'elle serait venue avec nous parce qu'elle le connaissait pas super bien à Esteban et que c'était un super copain en vrai.
Et puis même Bobby elle était cool en vrai. Elle faisait peur des fois mais c'était une chouette fille : Wayne me l'avait dit. Et lui aussi il me manquait. Il était parti à cause de tout ça. Aby était morte à cause de tout ça... Je sentais les larmes venir et ça faisait super longtemps qu'elles s'étaient pas incrustées si on oubliait la mort d'Aby justement...

« Tu ... tu crois que tu pourrais y aller pour moi ? T'as toujours les clés pour la bibliothèque, pas vrai ? Wayne te les a laissées ? Parce que moi... je... je crois que je pourrai pas... »

Je la regardais avec mes yeux tous mouillés puis je baissai les yeux. Je les tournai vers Esteban rapidement avant de les rebaisser. Finalement, c'était pas si cool que ça de boire... En fait si... Mais il fallait pas penser aux choses qu'on voulait oublier avec... C'était traître en vrai : on te disait que c'était pour oublier mais si t'y pensais c'était que t'oubliais pas en vrai et que donc, ça marchait pas pour oublier... Enfin, des fois si : j'avais de temps en temps oublié le nom des filles des soirées étudiantes, même celles qui se réveillaient avec moi le matin. Surtout celles qui se réveillaient avec moi en vrai...

Je voulais oublier que ça faisait mal et voilà. J'avais mal partout sans Aby et j'avais rien pour me soigner parce que c'était pas physique. C'était dans mon coeur et dans ma tête. Et puis avoir mal à la jambe ça me faisait un mal qui me faisait moins sentir le mal d'Aby...

« Pourquoi elle est plus là ? Hein ? Pourquoi ? Elle m'avait juré qu'on serait toujours ensemble. Elle a menti : elle m'avait promis qu'elle serait toujours là et elle est plus là. »

Et je me mis à pleurer tout doucement...

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MessageSujet: Re: Raise your glass ! and let me the scotch's bottle...   Ven 13 Mai - 10:43

- Mais je dois appeler Holly ! Tu comprends pas c’est VITAL ! T’es vraiment qu’une cleptomane Bobby, d’abord mon portefeuille et maintenant le portable de Ronron, t’es pas assez payée c’est ça ? Non, c’est pas ça ! Parce que t’en as un de portable déjà… Alors pourquoi tu veux pas que j’appelle Holly ? Hein ? J’fais ça pour le bien de Ronron moi !

Elle allait finir par le gifler s’il continuait à ce rythme là et une sorte de sonnette d'alarme mentale rouge l’en mit en garde. Esteban se laissa donc traîner presque docilement jusqu’à l’arrière de la voiture et s’installa dans le coffre, les jambes ballantes.

Et comme évidemment, elle lui avait dit de ne surtout rien toucher, il se retourna vivement. Un peu trop vivement d’ailleurs puisque la tête lui tourna. Il se rattrapa d’une main et saisit un bouquin de l’autre. Le livre était cartonné et plastifié, et de ce qu’il pouvait en constater, les dessins se voulaient simples, humoristiques, et les couleurs brillantes pour attirer le regard.

Esteban se remit en place, mais il n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit que Bobby recommençait avec ses mises en garde. Elle le menaçait de ne plus être amie avec lui s’il osait lui balancer un petit coup de pied, et en plus, il n’avait pas le droit de râler si son produit piquait ? Cette femme était un démon.

- T’es sûr que t’es pas plutôt télépathe, toi ? Puis, en la voyant préparer une compresse, il eut un mouvement de recul : Non ! Ca va piquer j’suis sûr ! T’as que des trucs de sadiques qui pique, t’as pas de truc qui font pas mal ! Non, non, non ! Allez, donne moi ça, je vais le faire !

D’un bon, le jeune homme se releva, chancela, se rattrapa de justesse sur la voiture et défia la rousse du regard avec un sourire d’enfant turbulent. Si elle refusait de lui donner la compresse, il ferait le tour de la voiture jusqu’à ce qu’elle cède. Non mais oh, on ne fait pas confiance à une Bobby! Elle aurait très pu y avoir mis du chloroforme sur cette compresse, juste pour qu’il lui foute la paix dans la voiture ! Elle était capable de tout, de TOUT, et Esteban le savait très bien pour l’avoir plusieurs fois défiée de faire des choses ridicules.

La voix d’Aaron le coupa dans son élan et il cessa ses singeries pour l’écouter. Il venait de voir des larmes embuer ses grand yeux bruns. Il n’avait pas du tout pensé à cette possibilité quand ils avaient tout deux enchaîné les verres. Pourtant, il connaissait parfaitement tous les effets de l’alcool depuis le temps: certains devenaient violents et agressifs, d’autre joyeux et inconscients, certains se transformaient en nymphomanes en manque, et d’autres finissaient en larme. Quand l’euphorie passait, le malaise et la douleur, eux, étaient toujours là et ils étaient sublimés parce que l’alcool avait désinhibé la personne.

Esteban déglutit difficilement, et envoya un petit coup de coude dans les côtes de Bobby, à voix basse il luit dit :

- Va le prendre dans tes bras.

Suivant ses propres conseils, Esteban alla s’installer aux côtés d’Aaron et plaça sa grande main sur son épaule. Il n’était pas très doué pour trouver les mots qui pouvaient réconforter, son truc c’était plutôt les conneries et l’humour pour dédramatiser. Sauf que… La mort de quelqu’un, c’est difficile à dédramatiser non ? A rendre plus supportable. Par conséquent, le jeune homme se trouvait légèrement démuni face à la situation.

- Elle serait restée si elle avait pu, t’sais.


Qu’aurait-il pu lui dire d’autre ? Qu’elle était toujours là dans leurs souvenirs et dans leurs cœurs ? Piètre consolation, phrases débiles et trop utilisées dans les films pour avoir le moindre sens. Esteban lança donc un regard de détresse à Bobby, parce qu’aussi têtue et teigneuse que puisse être ce petit bout de femme, elle avait bon cœur. Un cœur énorme, même. Et elle, elle avait déjà perdu quelqu’un, elle saurait peut-être trouver les mots.

D'un autre côté, Aaron prenait tellement sur lui depuis quelques temps, que lâcher tout ça ne lui ferait peut-être pas de mal.
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MessageSujet: Re: Raise your glass ! and let me the scotch's bottle...   Lun 16 Mai - 8:40

Bobby jeta un regard chargé de reproches à Esteban qui venait de lui conseiller de prendre Aaron dans ses bras. Pour qui la prenait-il au juste ? Ah oui, c’est vrai, une cleptomane vraiment méchante de venir leur sauver la mise au beau milieu de la nuit et qui ne riait pas à ses blagues vaseuses…
La grande rousse demeura pourtant immobile un moment encore, se mordillant la lèvre inférieure en faisant tourner son cerveau à plein régime. Elle savait que la détresse d’Aaron n’était pas feinte, mais que l’alcool dramatisait encore un peu plus les choses. Son ami était totalement désinhibé à l’heure actuelle et c’était pour cette raison qu’il craquait devant eux. Avant aujourd’hui, Bobby ne l’avait jamais vraiment vu pleurer la mort d’Aby… Mais c’était peut-être parce qu’elle n’avait pas cherché à le voir. Parce qu’elle avait préféré rester auprès de Wayne et le soutenir lui… Lui qui ressentait la douleur la de son ami.
Peut-être qu’elle aurait pu arranger les choses dès le début en se chargeant elle-même d’écouter Aaron, d’essayer de le soutenir un peu mieux. Mais elle n’en avait pas eu la force. Elle n’y avait même pas pensé en réalité, trop obnubilé par son petit ami qu’elle était. Par son petit ami et par son propre deuil…
A présent qu’Aaron se livrait sur le sujet, plusieurs grammes d’alcool dans le sang, elle ne savait pas vraiment comment réagir. Devait-elle pleurer avec lui et risquer d’empirer la situation ? Devait-elle lui parler avec douceur, essayez de détendre l’atmosphère et de lui changer les idées ? Devait-elle le gifler et lui ordonner de se ressaisir immédiatement et de refouler tout ça à nouveau ?

Si Wayne avait été là, il aurait su quoi faire. Il savait toujours quoi faire dans ce genre de situation et dans toutes celles qui restaient. Il gérait des conflits tous les jours, soignait des blessures tant physique que morale, réparait des doudous… c’était un héros. Un héros qui trouvait toujours les mots justes.
Et elle, elle était une cleptomane sans cœur incapable de faire face aux émotions des autres. Voir Aaron dans cet état la chamboulait évidemment, mais elle était aussi agacée. Agacée que leur leader craque et se montre faible. Elle se maudissait de réagir de cette manière, mais c’était plus fort qu’elle.

Bobby observa les deux garçons un instant encore avant d’enfin prendre la parole, après s’être dégagée la gorge.

« Ça va aller tu sais »bredouilla-t-elle nerveusement, sachant pertinemment qu’elle lui servait là un odieux mensonge « Esteban a raison, tu ne dois pas lui en vouloir, elle n’a pas choisi de… nous quitter. Et ce n’est pas ta faute non plus… »

Sauf que si, c’était un peu de sa faute. C’était un peu de leur faute à tous sans doute. Mais ce n’était pas le moment de se lancer dans ce débat.
Bobby savait que c’était finalement le moment de crever l’abcès, de prendre Aaron dans ses bras comme le lui avait rappelé Esteban… Sauf qu’elle savait à présent que c’était impossible pour elle. Parce tout ça lui rappelait un peu trop de mauvais souvenirs.

La rousse avait perdu ses parents il y a quelques années de cela et s’en rappeler était encore trop douloureux. Parce que ça avait été entièrement sa faute. Elle les avait tués. Tout le monde lui avait répété que c’était un accident, un terrible et malencontreux accident, qu’elle avait juste perdu le contrôle… sauf que le résultat demeurait le même : ses parents ne reviendraient jamais.
Aaron avait tué Aby en perdant le contrôle et lui avait fait rompre sa promesse. Il ne se pardonnerait jamais. Bobby le savait pour en faire l’expérience à chacun de ses réveils.
Et puis il y avait Wayne. Wayne qui avait failli disparaitre malgré ses promesses. Son grand brun au regard tendre qui avait du mal à gérer son pouvoir lui aussi et mettait sa propre vie en péril quand il perdait le contrôle.
Tous ces pénibles souvenirs se bousculaient dans son esprit fatigué et paralysaient ses muscles.

« J’irai chercher des vêtements chez toi » finit-elle par lâcher, les bras ballants « Tu auras qu’à me faire une liste quand tu auras un peu décuvé et j’irai te chercher tout ce que tu voudras… Et si tu veux, je commence par soigner Esteban et je le ferai pleurer comme une fille lui aussi. Tu sais que j’en ai le pouvoir et il sera ravi de se… sacrifier pour la bonne cause » ajouta maladroitement la rouquine en jetant un regard suppliant à son collègue
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Aaron O'Hara

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MessageSujet: Re: Raise your glass ! and let me the scotch's bottle...   Mar 24 Mai - 19:58

« Merci Bobby... Tu... tu es vraiment top... Il a raison Wayne... » dis-je en reniflant. Elle voulait bien aller à la maison à ma place et ça, c'était vraiment chouette. C'était une fille en or cette Bobby Bobo... Wayne me l'avait toujours dit et aujourd'hui, j'en avais la preuve...

La main d'Esteban contre moi me faisait du bien. C'était le contact d'un ami, un contact qui me réchauffait même s'il ne faisait pas froid. Je tremblais, c'était sûrement à cause des pleurs, et sa main sur mon épaule me rassurait. Il était super Esteban aussi, un vrai copain, un super copain même. Il était là, il ne me jugeait pas et en plus il m'avait fait passer une super soirée...

Et comme Bobby l'avait proposé, il allait se sacrifier pour pleurer avec moi : je me sentirais moins bête, moins pathétique, c'était sûr... Je les aimais mes copains... Ils étaient ma dernière famille maintenant. Genome, c'était tout comme ma maison et eux, ils étaient la famille qui me portait vers l'avenir...

Je reniflai et essuyai tant bien que mal les larmes qui avaient ruisselé sur tout mon visage et qui s'étaient faufilées dans mon coup.

« Merci les copains... Je... je vous aime en vrai... Et Esteban, c'est super de vouloir pleurer avec moi... »

Je le pris dans mes bras et le serrai fort, très fort. Je n'avais câliné personne depuis Aby et c'était bon... Je me souvenais d'une étude... Je tirai aussi maladroitement Bobby dans cette étreinte, sans me méfier des instruments qu'elle pouvait avoir entre les mains....

« Les gens, ils aiment pas se faire des câlins mais ils ont tort. Les câlins, c'est bon pour l'organisme... Même que quand on serre les autres dans ses bras, la pression exercée sur le système nerveux calme... C'est comme ça que je calme des crises à Genome, quand un type s'emballe... Et c'est vrai que ça marche, vous sentez comme ça fait du bien ? »

Je divaguais, c'était le whisky.
Mais au fond, je pensais vraiment ce que je leur disais : ils étaient de vrais amis. Dans mon état d'homme saoul complètement perdu, je me promis d'apprendre à mieux connaître Bobby : elle avait eu plus de contacts avec Aby qu'avec moi.

Et puis je me promis aussi de m'occuper du cas d'Esteban et de sa petite blonde : après tout, il avait eu envie d'appeler Holly pour moi alors... Un vrai copain.
Deux vrais copains que j'aimais pour de vrai.

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MessageSujet: Re: Raise your glass ! and let me the scotch's bottle...   Lun 20 Juin - 19:37

-Ouai, j’veux bien chialer mais m’fais pas trop mal hein ? Et vise pas les parties intimes hein ? Tu sais à quel point elles sont utiles !

Esteban s’était résigné. Il allait devoir morfler pour soutenir Aaron. C’était ça, être un vrai pote, être un homme, assumer.
Bon d’accord, peut-être qu’il avait d’abord tiré une tête de gamin capricieux qui ne veut pas manger sa soupe mais merde quoi. Il était un mec, un vrai, un pur, un dur, avec des poils sur les bras, un qui ne pleurait pas. Ou pas devant les autres en tout cas. Question de fierté.
Deux choses l’avaient dissuadé de faire entendre son opinion : le regard de Bobby et la réplique d’Aaron. Alors, Esteban s’était résigné. Après tout, pour un pote, il pouvait bien se ridiculiser un peu plus, c’était pas si grave que ça !

- Et puis, si j’chiale, Bobby aussi elle doit !

Et ouai la rouquine, crois pas que tu vas y échapper comme ça, même si t’es une nana. Solidarité masculine. Ou féminine. Bref. Pourquoi différencier ? Solidarité tout court ? Pourquoi d’ailleurs, un homme et une femme ne pouvaient pas être solidaires l’un de l’autre ? Ca s’appelait comment dans ce cas là ? Quel règle à la con !
Il n’eut pas vraiment le temps de se pencher davantage sur cette question d’une importance pourtant capitale, car Aaron l’attrapait déjà pour un câlin collectif. Mais viril hein ? Le câlin ! Pas un de ces trucs à l’eau de rose où deux potes se lamentent dans les bras l’un de l’autre non, un truc de mec.

Le détail gênant c’était qu’il l’avait attiré un peu trop vite contre lui et que l’inconfortable position dans laquelle il se trouvait avait remué son estomac. Un estomac un peu trop plein d’un certain liquide irlandais, fort goûteux à boire mais beaucoup moins délectable quand il menaçait de faire le chemin inverse.

- Bobby, un seau !


Trop tard.

Le grand dadais s’était levé d’un bond pour vomir allègrement sur le bitume du parking, s’accrochant pitoyablement d’une main au coffre de la voiture de Bobby. La même Bobby dont les chaussures venaient d’être malencontreusement éclaboussées.
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MessageSujet: Re: Raise your glass ! and let me the scotch's bottle...   Mer 22 Juin - 13:19

Crétin. Crétin immonde, répugnant, dégoutant, abject, malpropre, CRÉTIN !
Bobby n’osa pas baisser ses yeux clairs et pour le moment plissés par une grimace écœurée, vers ses petits baskets d’été bleu ciel qu’elle adorait. Elle savait ce qu’elle allait y trouver et ça ne l’enchantait absolument pas. Ce qui l’enchanterait pour le moment, c’était d’asséner un coup à Esteban. Le frapper au visage du plat de la main pour lui casser le nez et que sa morve de gros dégoutant remonte jusqu’à son cerveau ralenti par l’alcool pour terminer de le court-circuiter.
Au lieu de cela, les paupières toujours closent, elle recula de quelques pas pour éviter de patauger dans les déjections immondes et chaudes de son ex-ami et tâcha de faire appel à des forces supérieures invisibles capables de la calmer. Sa seule force invisible et assez puissante pour y parvenir était Wayne bien évidemment.

« Que ferait Wayne dans cette exacte situation… » murmura-t-elle alors qu’Esteban lui expliquait inutilement qu’il venait de vomir…

Il se fendrait la poire ce grand imbécile… Il prendrait ça à la légère et essaierait de trouver quelque chose de drôle à dire ou à faire… Ou alors il vomirait aussi, Wayne n’avait jamais vraiment trop bien supporté la vu du vomi. Il lui avait d’ailleurs expliqué qu’avec ses petits élèves, c’était parfois un problème.
Bobby rouvrit les yeux en prenant une grande inspiration, et baissa la tête pour observer la flaque visqueuse à ses pieds chaussés et tâchés, comme elle l’avait imaginé. Génial…

« Ça a…la forme… d’un… d’une… »

Non, il n’y avait rien à faire. Elle n’était pas Wayne et elle ne verrait pas de lapin gambadant dans un champ comme lui était capable de le faire.

« Espèce d’ivrogne de mes deux ! » se lâcha-t-elle en s’avançant, enjambant soigneusement la flaque « Grimpe là-dedans ! Allez, rentre tes jambes ! Si tu t’avises de vomir dans le carton de Wayne, je t’égorge et te laisse moisir sur le bas côté ! Aaron, rentre tes jambes ! ...je me fiche que tu souffres, ça t'apprendra ! Et ça vaut pour toi aussi ! »

Pas de pitié quand il s’agissait de vomi sur ses chaussures…
Et à peine les garçons se furent-ils exécutés, pleins de doute et d’effroi, qu’elle referma le coffre sur eux. Ils devraient s’en accommoder. Bobby ne tolérerait aucun commentaire et aucune critique. Furieuse, elle trouva un coin d’herbe pour essuyer tant bien que mal ses chaussures, puis retourna près du véhicule pour se glisser derrière le volant. Un silence de plomb l’accueillit à l’intérieur de l’habitacle et elle jeta un coup d’œil dans son rétro pour surveiller les deux zouaves qui n’osaient plus bouger pour autre chose que s’entreregarder avec appréhension.

« Pas de sang dans mon coffre non plus ! Vous avez pu attendre jusque là que j’m’occupe de vos plaies de dégénérés, vous attendrez qu’on atteigne le centre pour que j’vous rafistole ! »

Esteban ouvrit la bouche puis la referma, conscient du danger.

« Si y a un contrôle de police, couchez-vous et faites les morts ! » maronna-t-elle en tournant la clé dans le contact, avant de crier : « Et celui qui s'avise de me demander QUAND on arrive, rentrera à PIEDS ! »
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Aaron O'Hara

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MessageSujet: Re: Raise your glass ! and let me the scotch's bottle...   Mar 19 Juil - 21:05

Je me recroquevillai dans le coffre au moment ou Bobby le Monstre claqua la porte le refermant. Oui, nous venions d'assister à la transformation de Bobby Bobo en Bobby Monster, la Bobby qu'il valait mieux fuir et très vite en règle générale.
Les étapes de la transformation étaient toujours les mêmes. Il y avait la constatation du délit, ici la vue de ses chaussures couvertes de régurgitation de notre cher Esteban national. Ensuite, venait le moment du changement de couleur : elle virait au rouge pivoine, celui qui signifiait que la bête allait bientôt exploser. Après, ses veines faciales se faisaient plus grosses en même temps que ses yeux commençaient à lancer des éclairs. Et enfin venait l'arme ultime : le cri ! Le cri menaçant, terrifiant, se suffisant à lui-même. C'était ça à chaque fois.

Bref, je faisais profil bas et Esteban avait compris lui aussi qu'il valait mieux qu'on la ferme. En même temps, j'avais envie de rigoler maintenant et il fallait que ça sorte, après ma crise de larme, il fallait que je rigole un bon coup, que je retourne à l'alcool joyeux parce que c'était ce qui allait le mieux aux ivrognes.
Je regardais Esteban tout en tentant de ne pas pouffer mais c'était dur. C'était vraiment très dur, surtout qu'il avait encore la tête de celui qui vient de faire une grosse boulette et qui sait qu'il va encore en prendre une sur le coin du nez. Ah que c'était bon !

« Tu sais Calloway, il va falloir que tu trouves le moyen de nettoyer les jolies chaussures blanches de Bobby Monster que t'as souillées. Sinon, elle va te les faire manger. » Je réfléchis deux secondes avant d'ajouter, dans un air plus que sérieux : « Et pas que : tu la connais, tu vas payer, payer et... encore payer. Oui, tu vas payer pleins de fois ! » Et c'était vrai !

Je voyais Esteban qui commençait à énumérer ses maigres connaissances en matière de lessive. Il nous fallait un plan. Non, techniquement, il lui fallait un plan lui mais comme c'était quand même mon bon copain, j'allais l'aider. Il fallait qu'on trouve qui était notre meilleur agent de nettoyage... Ce n'était pas facile du tout ça comme question.

« Tu crois que Jordan fait la lessive ? Ou peut-être que Soraya s'y colle parfois... Je crois que je l'ai jamais vraiment faite en vrai... Comment on a fait pour esquiver autant de tours de lessive ? »

C'était un vrai casse-tête... Alors imaginer la sanction que Bobby allait inventer pour mon pauvre copain... C'était déjà plus drôle.

« Et pour toi ? Le pilori ? Non ! Je sais ! Elle va te faire nettoyer les poubelles qui contiennent les affaires de "filles" tu sais ? Les trucs dégueux qu'on aurait aimé ne jamais connaître ! Je l'aime cette Bobby, elle est unique et elle va te mettre à mort de la façon la plus horrible qu'il soit. Et moi je serai là pour voir tout ça... » Je m'arrêtai, un air horrifié sur le visage. « Tu crois que je vais prendre moi aussi ? »

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MessageSujet: Re: Raise your glass ! and let me the scotch's bottle...   Dim 24 Juil - 21:44

Se taire… Se taire… Se taire.. Et ne surtout pas éclater de rire, même si c’était atrocement difficile face à la grimace d’une Bobby qui essayait vainement de trouver une forme originale à sa flaque de vomi. Pour Esteban, ça ressemblait une simple régurgitation d’alcool et de cacahuète.

D’un autre côté, il savait qu’il avait une connerie plus grosse que lui et qu’il allait devoir en payer le prix fort. Il lança un coup d’œil à Aaron pour chercher un peu de soutien mais c’était peine perdu. Les lèvres de son ami frémissaient en réprimant difficilement un sourire. Le bougre, il avait envie de se foutre de la gueule de Bobby ! Lui aussi ! Bon : ne pas regarder Aaron. Baisser les yeux, baisser la tête, tenté d’avoir l’air dépité. Et se mordre la lèvre en essayant de ne pas éclater de rire.
En plus maintenant, il se sentait barbouillé, ce qui n’était pas agréable.

Il tenta de lancer un regard noir à Aaron qui lui rappelait sans ménagement ce qui l’attendait pour avoir commis un tel outrage mais ne parvint qu’à grimacer une expression grotesque. Pour contrer le ridicule, il tenta d’articuler de sa bouche pâteuse.

- Si j’paie, toi aussi. J’ai bu AVEC toi.

Oui, l’argument était bidon, mais rien à foutre, c’était come ça. SOLIDARITE enfin ! S’il devait bouffer les chaussures de Bobby, lui aussi, après tout, des chaussures, il y en avait deux, non ?!
De toute façon pour l’instant, la rouquine était bien trop occupé à les enfermer dans le coffre en grommelant des propos qu’il ne comprenait qu’à moitié, ou qu’il ne voulait pas comprendre.

Une fois que le coffre fut claqué, Esteban se laissa pouffer furtivement de rire et reporta son attention sur Aaron qui n’avait pas fini d’avoir des idées à la con. Il le battait presque à plate couture. Mais la partie n’était pas encore terminée, et Bobby en ferait surement encore les frais.

- Bien sûr que tu vas prendre, chuchota-t-il après une quinte de toux. Il faut qu’on riposte AVANT qu’elle ne nous attaque. Tu te rappelles : un plan, un PLAN ! Faudrait qu’on lui pique la voiture, sauf que je crois que j’peux pas conduite, le plafond tourne. Quoi qu’elle a ptetre démarré. T’as un truc chez toi pour enfermer les gens ? genre une pièce secrète ou quoi ? On la met dedans et paf, on la laisse jusqu’à ce qu’elle jure sur la tête de Wayne qu’elle nous en veut plus et qu’on craint plus rien. T’en penses quoi ?

Puis, se demandant si Bobby avait pu entendre leur magnifique plan, il mit un doigt sur ses lèvres pour indiquer à Aaron de se taire. Sauf que dans ce putain de coffre, il faisait plus noir que dans le cul d’une vache. Par conséquent, son geste avait surement été inutile.

- BOBBBYYYYYYYY !!!!! Tu mets de la musique steuplait ???? J’t’autorise même à massacrer les chansons qui passe avec ta voix de crécelle ma douce !


Puis il se pencha vers Aaron, lui laissant le plaisir de pouvoir renifler son haleine de phoque et murmura:

- Ou alors... Je l'occupes, elle essaie de me tuer et toi tu lui piques son portable et t'appelles Wayne à la rescousse. Ou Adam, ou qui tu veux. Quelqu'un quoi, ça marche ?Et avant même qu'il puisse répondre. Bobby??? QUAND EST CE QU ON ARRIVE?

ll entonna même un petite chanson, preuve qu'il y mettait de la bonne volonté et voulait réellement mettre son plan de maître à éxécution:

- Chauffeur si t'es champion! Appuie sur le champignon!
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MessageSujet: Re: Raise your glass ! and let me the scotch's bottle...   Lun 25 Juil - 20:26

Trop c’était trop. Elle voulait bien rafistoler quelques blessures d’ivrogne, consoler un mec bourré qui venait de perdre sa sœur et était censé être son ami… Elle voulait bien aussi aller chercher des vêtements de rechange. Mais elle ne serait pas la baby sitter de deux décérébrés alcooliques. Hors…de…question…
Depuis la place du conducteur, elle captait les voix des deux abrutis congénitaux qu’elle devait transporter d’un point A à un point B, sans chercher à les comprendre. Connaissant Esteban, il devait être en train de décrire à son ami de quelle façon il s’y prendrait pour la mettre KO à leur arrivée. Sauf qu’elle n’aurait qu’à lui faire les gros yeux, à parler un peu fort, pour qu’il se calme immédiatement et fasse la moue.
Avec les années, elle avait appris à cerner Esteban sobre et connaissant encore mieux l’Esteban défoncé. Et pour cause, ils avaient l’habitude de boire, fumer et consommer quelques pilules ensembles pour en tester les effets de temps à autres.

De la musique ? Et puis quoi encore ! Ils voulaient une histoire pour les aider à s’endormir aussi peut-être ?
Bobby écrasa son klaxon avant d’insulter un chauffard à qui elle venait de… griller la priorité. Tout ça à cause des deux mutants planqués dans son coffre et qui ne perdaient rien pour attendre. Et pour prouver qu’il était encore plus stupide qu’elle l’imaginait, son collègue lui demanda quand ils atteindraient leur destination…
Effectivement, un peu de musique serait la bienvenue.

Bobby détacha son regard de la route quelques secondes, le temps de triturer les boutons de l’autoradio. Le CD qui démarra aurait pu combler n’importe quel enfant entre 3 et 8 ans (et Wayne bien entendu) mais ça n’était pas le cas de la rouquine qui préféra opter pour une chaine de radio.
Les infos : c’était parfait ! Des morts, du sang, des catastrophes naturelles, tout ça. La jeune femme monta le son, un sourire mesquin aux lèvres.
Elle préférait entendre les bulletins météo annonciateurs de vague de chaleur plutôt que de supporter une minute de plus la rumeur des conversations d’Aaron et Esteban.

Après une bonne demi-heure de route, elle gara le 4X4 devant le bâtiment servant de QG à leur groupe en pleine expansion. Elle coupa le moteur et le silence retomba immédiatement dans l’habitacle. Bobby descendit alors du véhicule, le contourna et ne passa pas par la case coffre. Enfin si, juste assez longtemps pour frapper quelques coups, attirer l’attention des garçons et leur souhaiter une excellente nuit…
Un large sourire satisfait aux lèvres, la rouquine verrouilla la voiture dans une série de bips sonores caractéristiques, avant de s’éloigner triomphalement, ses chaussures dégoutantes en mains. Elle s’en débarrassa sans regret dans la benne à ordure devant l’immeuble puis y pénétra, ravie du coup qu’elle jouait aux deux ivrognes.

Se retenant de siffler, elle regagna sa chambre, fit glisser son short le long de ses longues jambes fines, retira son débardeur et se glissa sous les draps pour rejoindre son homme. Elle vint se coller dans le dos de Wayne et déposa quelques baisers dans son cou, le faisant grogne de plaisir. Il fallait bien peu de choses pour exciter Wayne…

« ‘t’bien r’trée ? » marmonna-t-il d’une voix endormie
« Ouip, pas de souci majeur »
« ‘vont biens ? »
« Complètement ivres et ridicules. Esteban a vomi sur mes chaussures » répondit Bobby en frottant son front dans le dos de l’empathe
« Cool… »

Le silence s’étira encore un peu après cette remarque, le temps que Wayne réalise ce qu’elle venait de dire. Il se retourna alors, l’obligeant à s’écarter un peu.

« Qu’est-ce que t’as fais, Bobby ? » la questionna-t-il en frottant ses yeux gonflés de sommeil
« Rien »
« Il a vomi sur toi, t’as forcément cherché à te venger, j’te connais »
« Il a vomi sur mes chaussures, nuance » tiqua la rouquine, sentant son piège se refermer sur elle en fin de compte
« Tu les as laissé où ? » soupira Wayne en se redressant dans leur lit
« Dans l’coffre… » avoua Bobby en soupirant à son tour, résignée

Sans un mot de plus, le grand brun se leva et enfila le boxer qui trainait sur le sol de son côté du lit. Il l’enfila sommairement avant de se diriger vers la porte de leur chambre sous le regard blasé de Bobby.

« Je t’aime » lança-t-il en refermant la porte sur son passage
« Va chier... » grogna la rouquine en enfouissant son visage dans son oreiller
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Aaron O'Hara

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MessageSujet: Re: Raise your glass ! and let me the scotch's bottle...   Dim 21 Aoû - 12:18

« Bonne nuit à toi aussi Ôôô douce Bobby ! » chantai-je, tout heureux. Je pouvais la voir s'éloigner gracieusement à travers les vitres teintées. Elle partait ?! « Calloway ! Elle se casse ! Elle se tire bon sang ! Elle nous laisse là ! »

Oh il la voyait partir, lui aussi, même qu'il avait arrêté de faire le pitre. Elle n'avait pas apprécié le voyage et elle comptait donc sur le fait que nous n'apprécions pas la nuit... Quelle fourbe cette Bobby, une vraie sorcière, une de ces sirènes au physique de rêve mais aux desseins diaboliques... Elle était bien plus maligne que nous et nous aurions du le savoir dès le départ...

Je commençais à paniquer tout en me demandant pourquoi je n'avais pas appelé Jordan ou Luna à la place de Bobby. Non mais quelle idée, vraiment, l'addition était salée.
Elle ne pouvais pas nous laisser là ! C'était trop risqué ! Il fallait penser aux conséquences ! Les hélicoptères de surveillance pouvaient nous voir, les sonars nageant dans le ciel pouvaient nous capter, les zombies bouffeurs de cervelles pouvaient nous attaquer sans problème...

« Merde Esteban, on est foutus foutus foutus ! On va se faire bouffer par des cannibales dans la nuit et elle s'en fout la gredine ! Elle s'en fout ! UN PLAN ! Tu disais UN PLAN ! Il a tout foiré ton plan ! Il en faut un autre pour sortir, un auuuutre ! »

Et encore, je n'étais même pas claustrophe ! Mon principal soucis ? Mon inquiétude première ? Les effets de l'alcool sur mon système digestif... "Lendemain de fête, caca qui fouette"... Caca mou oui ! Et caca qui veut sortir vite sans prévenir ! J'étais encore à l'abri, j'en avais pour une heure ou deux mais la panique activait sûrement tout ça.
Mes intestins jouaient déjà la neuvième symphonie de Mozart... Version gargouillis... Merde et remerde. C'était le cas de la dire.

« Désolé. » dis-je en passant une main sur mon ventre. « Tu sais ce qu'il va se passer si on sort pas d'ici dans une heure...! »

Ce n'était pas une menace, juste un rappel de l'urgence de la situation. Une horreur, ça piquoillait, ça sautillait... Bref, une solution et vite !
Wayne ! Il arrivait en galopant comme une huître mal rincée : notre sauveur !!!

« Wayne Lantern ! You've got the power !!! »

Et la chanson commença à tourner dans ma tête tandis que mon estomac jouait des claquettes : oui, la situation était grave et Wayne allait tout remettre en ordre : il était doué ce petit, très doué !

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MessageSujet: Re: Raise your glass ! and let me the scotch's bottle...   Lun 22 Aoû - 13:12

Il allait mourir. C’était une certitude. Et il reviendrait pour hanter Bobby et l’empêcher de dormir tranquille la nuit. Parce que si Esteban Calloway allait crever, c’était à cause d’elle. Elle qui les avait lâchement abandonné dans le coffre de sa voiture. Maintenant, il se retrouvait avec Aaron dont l’anus ne tarderait pas à se dilater en déversant des odeurs auxquelles il ne survivrait pas. C’était la fin.

- Non mais Aaron tu serres les fesses, j’suis trop jeune pour crever dans ces conditions !

Soyons réaliste, il n’avait encore rien foutu de sa vie et il comptait pouvoir en profiter encore avant de se faire bouffer par les vers.

Esteban tenta vainement de réfléchir à un plan mais entre son haleine et les odeurs corporelles de son compatriote, son cerveau refusait catégoriquement. Par chance, le coffre s’ouvrit sur le visage prophétique de Wayne. Tout en s’extirpant tant bien que mal du coffre, il s’adressa à leur sauveur.

- J’dirais plus jamais du mal de toi. Pas que j’en ai dit d’ailleurs, mais si jamais un jour tu m’énerves, j’te jure de rien dire de mal. J’oublierai jamais que tu nous as sauvés la vie mec. Sentant que ses jambes n’étaient plus des appuis stables depuis bien longtemps, Esteban s’appuya sur Wayne. Il plaça ses deux grandes mains sur les épaules de l’empathe pour le regarder dans les yeux. Sérieux mec, t’es un dieu, si j’aimais pas autant les nanas, j’te roulerais une pelle illico. Oh et puis, merde, tu le mérites bien.

Et sur ces charmantes paroles, il l’embrassa. Sans la langue hein ? De façon très viril et très amical, oubliant que rouler une pelle à un mec qui venait de vomir ses trippes, ça ne devait pas être très agréable. Il pouffa alors de rire comme le grand gamin qu’il était et se rattrapa à la voiture pour éviter de s’écrouler une nouvelle fois.

- M’enfin, Wayne, Bobby, elle a essayer de nous tuer, et on est pas en état de conduire. On peut crécher sur ton canapé ? En plus regarde, on est blessés ! Tu nous paies un verre pour fêter notre libération ! Pause. T’es sexy Wayne tu sais ? Pas autant que moi, mais sexy quand même ! WAYNE ta mission si tu l’acceptes…

Il pétait radicalement un cable. Ses neurones ne devaient plus faire correctement la connexion. Un truc clochait chez Esteban et sa réputation allait sans doute en prendre un coup.

- Retrouver le portable de Ronron pour que j’appelle sa blonde !
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Wayne

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MessageSujet: Re: Raise your glass ! and let me the scotch's bottle...   Mar 23 Aoû - 10:07

Wayne n’avait pas hésité une seule seconde à ouvrir le coffre à ses deux amis coincés à l’intérieur. En revanche, il lui avait fallut de longues secondes de réflexion pour savoir si oui ou non, ils méritaient d’y retourner. Peut-être qu’il n’aurait pas du se lever finalement, et laisser Bobby gérer la situation. Elle le faisait si bien et sa petite amie était si belle quand elle sortait de ses gonds et lui mettait la main à l’entrejambe pour définir lequel d’eux deux avait la plus grosse paire. C’était lui bien entendu, mais la rouquine aimait à dire le contraire. Et puisqu’elle avait sa main sur ses bijoux de famille, il préférait ne pas la contredire. Il n’était pas suicidaire de nature, les autres l’étaient pour lui.

Planté devant Aaron et Esteban, les yeux encore gonflés de sommeil et la tête lourde, il envisageait donc de les repousser gentiment en arrière et de refermer le coffre pour retourner dormir. Du repos bien mérité du guerrier.
Mais les deux autres abrutis flattaient son égo avec tant de conviction et de sincérité qu’il ne pu s’y résoudre. En vérité, la situation commença même à l’amuser. Cela dit, c’était très probablement parce que les deux autres étaient totalement ivres, transis d’un bonheur éphémère qui se vengerait demain matin au réveil.

Alors qu’il commençait doucement à sourire, les observant tour à tour avec calme, la silhouette d’Esteban se rapprocha soudain. La masse fondit sur lui avant qu’il ait pu réagir et il reçu un bécot sur les lèvres, mouillé, odorant et parfaitement désagréable.
Ca n’était pas la première fois qu’il se faisait embrasser par un autre homme et sûrement pas la dernière. Un baiser était un baiser et Wayne n’avait jamais été trop regardant là-dessus, mais c’était la première fois qu’un hétéro de la trempe d’Esteban l’embrassait, qui plus est juste après avoir vomit sur les chaussures de sa petite amie.
Wayne grimaçait donc quand le grand brun s’écarta, et il essuya rapidement sa bouche en espérant ne pas attraper d’herpès. Dieu seul pouvait savoir où les lèvres de l’étudiant avaient été trainer et même lui avait dû se détourner par pudeur…

Il l’écouta ensuite déblatérer (l’alcool n’avait aucun incidence sur le débit de parole du garçon cela dit), recommençant à afficher un sourire un peu niais. Les poings sur ses hanches dénudées, il observa les deux garçons tour à tour.

« Premièrement, je sais pas si vous l’savez, mais il est très tôt et avant que vous débarquiez, j’étais en train de dormir. Je suis en pilote automatique et il ne comporte pas l’option ‘partir en quête du portable de Ronron’… D’ailleurs j’ai jamais aimé ce surnom, désolé vieux » ajouta-t-il à l’adresse d’Aaron « Deuxièmement, j’ai pas de canapé et il est hors de question que vous squattiez mon lit ou ma baignoire, même si je vous aime inconditionnellement, parce que Bobby vit chez moi et qu’elle veut plus vous voir. Si je vous ramène, elle va nous mettre à la porte tous les trois et comme vous pouvez le constater, je suis en caleçon et les nuits sont fraiches… Donc vous allez gentiment me suivre jusqu’à l’infirmerie où je vous borderai avec amour et vous attacherai au lit s’il le faut » leur sourit-il avec un entrain certainement déplacé « Troisièmement, je sais que téléphoner à la blonde d’Aaron paraît être la meilleure idée du siècle, mais avec du recule, je pense qu’elle est aussi nulle que celle de m’embrasser et que tu regretteras de l’avoir fait demain, quand tu seras redevenu toi-même. Puis vous avez l’air de revenir d’une guerre. Je déteste la guerre et le sang. Mais je ne vous jugerai pas si vous me suivez sans faire d’histoire et me laissez soignez vos bobos, ok ? Alors en avant ma mauvaise troupe ! » lança Wayne en tirant Esteban par son teeshirt d’une main, attrapant celle d’Aaron pour le guider de l’autre.

Il ne leur laissa pas vraiment le choix de le suivre ou non jusqu’à l’infirmerie de Genome et laissa Esteban les guider plus ou moins jusque là puisque c’était « lui le chef ». Il concentra ses efforts sur la discrétion dont ils se devaient de faire preuve dans les couloirs endormis, essayant de ne pas faire preuve de trop de fermeté pour ne pas braquer les deux zouaves complètement ivres qui commençaient à fatiguer.
La situation était gênante dans tous les sens possibles. D’abord parce qu’une personne saoul est toujours capable du pire et s’humilie facilement, ensuite parce qu’au moins un des deux ivrognes était une figure emblématique de Genome et un leader né admiré par beaucoup, et enfin… Parce que Wayne ne s’était pas retrouvé en présence d’Aaron depuis la mort d’Aby. Très franchement, il s’était attendu à autre chose pour leurs retrouvailles… Il s’était attendu à ce que son ami ne soit pas rond comme un baril et vautré sur lui dans un couloir. Mais il prendrait ce qu’il y avait à prendre.

« On y est presque les gars. Esteban, arrête de danser tu vas tomb… Trop tard » marmonna Wayne qui ne pu retenir un éclat de rire, sans savoir si c’était lui qui s’amusait où les deux autres qui l’y contraignait.

Après avoir abandonné Aaron contre le mur, il vint prêter main forte à son autre ami qu’il releva tant bien que mal. Lui ordonnant de ne pas bouger, il alla ouvrir la porte de l’infirmerie pour revenir les conduire à l’intérieur.
Où était Adam quand on avait besoin de lui ?

« Aaron, tu t’assois là. Este….Tu veux bien poser ça et venir t’asseoir ici ? Je n’aime pas trop ce que tu es en train de faire » le sermonna-t-il comme il aurait réprimandé un de ses élèves, ses sourcils bruns froncés juste ce qu’il faut « Voilà, c’est bien. Je vais aller vous cherchez des vêtements propres, commencez à vous déshabiller… Et n'ne profitez pas pour comparer 'ce que vous savez', ce serait vraiment gênant pour tout le monde. mais surtout pour toi Aaron, parce que je l'ai déjà vue » les prévint-il en s’éloignant.

Il connaissait malheureusement l’infirmerie comme sa poche pour y avoir passé des semaines, voire des mois entier si on accumulait tous les séjours qu’il y avait fait pour tentative de suicide. Et même sans ça, sa copine et un de ses meilleurs potes travaillaient sur place alors…
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