..../...................../.....................................................................



 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 I just need some answers [Terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Holly D.

Invité

avatar


MessageSujet: I just need some answers [Terminé]   Mar 4 Jan - 22:07



(c) mymz & white rabbit


Cette foule qui hurle et qui court dans tous les sens. Trop de monde pour pouvoir repérer quiconque de ma connaissance. J’entends au loin, perçant au dessus du brouhaha général, une voix qui crie mon nom, je suis incapable de reconnaître qui m’appelle mais je cherche, me faisant entraîner par la foule. Mes pieds ne touchent même plus le sol, on m’entraîne vers la sortie, mais ce n’est pas là que je veux aller. On m’éloigne de mon but, il faut que j’aille au vestiaire, il faut les faire sortir, eux aussi. Enfin, j’aperçois la porte que j’essaie d’atteindre et je tente de me faufiler à contre courant pour y arriver, j’y suis presque, je tends la main puis... Je me réveillais en sursaut, je venais de me faire écraser par un morceau de plafond, heureusement pour moi tout cela n’était qu’un rêve. Un mauvais rêve qui me hantait depuis la catastrophique soirée de fin d’année. Pourtant, j’en étais sortie saine et sauve, juste quelques égratignures, mais toutes ces images me hantaient encore et toujours. Peut-être que le fait d’avoir eu mon ancien bourreau face à moi m’avait perturbé intérieurement ou alors je n’arrivais pas à me remettre d’avoir eu autant de révélation en une soirée.

J’entrais dans la douche et fit couler de l’eau bouillante. On avait beau être en plein été et que malgré l’heure matinale, la température dehors était déjà bien élevée, je prenais toujours une douche à la limite bouillante, c’était le seul moyen de me mettre les idées en place. Après la douche, j’enfilais une petite jupe en jeans avec un simple débardeur blanc, je séchais mes cheveux et passait un léger trait d’eye-liner sous mes yeux. J’avais besoin de réponses, d’y voir plus clair et surtout d’oublier cette soirée pour enfin passer une bonne nuit. Et le seul moyen que j’avais trouvé pour éclaircir l’histoire était de voir O’Hara. J’avais l’intuition qu’il savait beaucoup de chose à propos des mutants et qu’il pourrait m’expliquer certaines choses. J’embarquais mon sac et sautais dans ma voiture, direction l’usine désaffectée dans laquelle nous avions terminé cette fameuse soirée. Avant je fis un petit détour par une boulangerie et passait prendre des cafés. Autant le faire en douceur...

Je n’étais pas certaine de moi, mais il me semblait que l’usine se trouvait dans un des quartiers extérieur de la ville. Il me fallut une bonne demi-heure pour traverser la ville, mais j’arrivais enfin. Je sortis de la voiture et jeta un œil au bâtiment. Qui aurait pu croire que ce dernier abritait des bureaux et du matériel de haute technologie. Je ne savais même pas de quoi il s’agissait exactement, ça ressemblait à une sorte de Genetic, sauf que ça semblait beaucoup moins... Enfin je ne sais pas, le seul moyen était d’y entrer et d’essayer d’avoir des réponses à mes questions. Alors j’entrai et à peine avais-je mis un pas à l’intérieur que quelqu’un vint à ma rencontre. Je ne connaissais pas cette personne mais elle ne m’était pas tout à fait inconnu, je l’avais croisé lors de ma dernière visite. Il dut me reconnaître car il ne me posa pas trop de question lorsque je demandai à voir Aaron.

Il me conduit jusqu’au bureau où il se trouvait et me laissa là. Je pris une grande inspiration, je n’étais plus très sûre de moi, j’allais peut-être le déranger, qu’il ne voudrait pas me voir et qu’il vaudrait mieux pour moi de faire demi-tour. Mais non, après tout je doutai bien qu’il est envie de me voir un jour alors maintenant que j’étais là avec le petit déjeuner il n’avait pas d’autre choix de me recevoir. Après avoir soufflé un bon coup je toquai à la porte. Trop tard pour faire demi-tour...
Revenir en haut Aller en bas
Aaron O'Hara

Superman au rabais

avatar

Messages : 11417

All about you
Your secret life:
Disponibilité: indisponible

MessageSujet: Re: I just need some answers [Terminé]   Mer 5 Jan - 0:10

Fin juillet. Deux mois. Deux mois qu'elle n'était plus là et deux mois aussi que je n'étais plus vraiment là non plus. Je n'étais plus que l'ombre de moi en quelque sorte. C'était à peine si je me reconnaissais en me regardant chaque matin dans le miroir de mon bureau.
Je ne dormais presque plus à cause de tous ces cauchemars, ceux où je la voyais, où je tentais pour la énième fois de la sauver... Et à chaque fois, je n'y arrivais pas. A chaque fois, elle y restait et je me réveillais en sueur, ne pouvant plus retrouver le sommeil.
Voilà deux mois que je n'étais même plus retourné chez moi pour dormir : j'y allais uniquement pour prendre des affaires lorsqu'il m'en manquait. Je ne pouvais plus vivre dans cette grande maison si vide, là où son rire semblait encore résonnait dans le silence pénétrant qui y régnait en réalité. Et puis, je devais m'occupais sans cesse pour arrêter de penser : je vivais à plein temps à Genome, comme en témoignait le lit de camp de fortune qui trônait dans un coin de mon bureau. Ça me suffisait.
Je ne commençais mon boulot qu'en septembre ce qui me laissait largement le temps de m'activer à Genome et nous avions du pain sur la planche. Malheureusement, cette terrible nuit de mai était loin d'être passée inaperçue et il s'en était suivi un remue-ménage sans pareil. Shane Jones, membre de Genome et flic, nous avait bien aidé mais ça n'avait pas été suffisant : une enquête avait été ouverte. Heureusement, l'état de catastrophe naturelle avait été déclaré suite au tremblement de terre... Tremblement dont j'avais été la source meurtrière. Je frappais une énième fois du poing sur mon bureau. Depuis cette terrible nuit, j'étais rongé par le remord, je m'en voulais atrocement et pour oublier, je n'avais trouvé qu'un seul moyen : le travail.
La police n'avait pas été notre seul problème : nous avions du rapatrier de nombreux blessés à Genome, dans l'urgence. Nous étions heureusement équipé pour ce genre de cas mais nous n'avions pas mesuré l'ampleur des dégâts humains. Certains blessés étaient encore dans les locaux : les cas les plus graves... ou les plus complexes.
Et puis, il avait fallu leur expliquer... La plupart d'entre eux ne savaient rien, la plupart d'entre eux étaient ignorants de ce qu'ils étaient, de ce qu'il s'était passé et surtout, qui était impliqué. Beaucoup avaient appris ce soir-là que deux organisations existaient parmi tant d'autres. Et surtout, nous devions faire en sorte que ceux qui avaient été rapatriés à Genome ne soient pas invités pour une visite de courtoisie à Genetic. Il avait aussi fallu leur expliquer ce qu'était Genetic...

Harwell... Mon unique but était de lui faire la peau. A lui et à Holster. Je savais que c'était lui qui avait envoyé ses clébards à la fête. Je me doutais bien qu'il y avait eu là-dedans une histoire de repérage et peut-être même de ponction de quelques étudiants dotés d'un don au passage. Ça aurait du être une simple fête.... Ça avait été un vrai carnage. Si seulement j'avais pu réussir à me contrôler, rien de tout cela ne serait produit. Rien...
La vengeance animait mon esprit dans les moments où je me mettais à cogiter et je faisais tout ce qui était en mon pouvoir pour ne pas trop penser, trop réfléchir. Deux mois à penser à ça, à faire couler du sang pour que le sien ne se voit plus parce que c'était aussi ça, au fond : j'avais l'impression de la voir parfois à mes côtés, couverte de sang...
Deux mois... Je n'avais même pas vu le temps passer. Je n'avais revu quasiment personne mis à part ceux qui circulaient dans les locaux de Genetic. Je n'étais plus réellement du même monde que le reste des habitants de Loas Angeles dans ma tête et c'était bien là l'une des causes de mon enfermement. Je n'avais plus le coeur à vivre ma vie. Je vivais pour Genome, ce Genome que nous avions construit avec Aby pour aider les autres et quelque part effacer les dettes de nos parents. Aujourd'hui, mes propres dettes se rajoutaient au triste tableau de la vie.

J'entendis frapper à la porte. Il était encore tôt et c'était Esteban qui était de garde. Enfin, c'était ce qu'il me semblait : j'avais un peu de mal avec la notion de temps et donc, avec la notion des jours de la semaine et du mois.
Je me levai de ma chaise et me dirigeai lentement vers la porte, sans un bruit. Je l'ouvris et me retrouvai nez à nez avec le monde extérieur justement. Donovan. Je la regardai durant trois à quatre bonnes secondes, ce qui me parut une éternité. Elle n'avait pas changé et ça me réconfortait : je ne m'étais pas tant éloigné que ça de la réalité.
D'un geste de la tête, je l'invitai à entrer et refermai la porte derrière elle. Elle était belle, comme toujours. Et à chaque fois que mon regard croisait le sien, je ressentais encore cette électricité ambiante, cette attraction folle qui m'avait tant perturbé quelques semaines avant le drame.

« Hum... comment tu vas depuis... » Une pause. J'avais encore du mal à parler de tout ça. Et surtout, je ne savais pas vraiment quoi lui dire. Ce soir là, en plus du terrible drame qui s'était déroulé dans ce gymnase, nous avions eu droit tous les deux à pas mal de révélations. J'avais appris qu'elle était comme moi, une mutante, sans réellement être surpris : pour être si attirés l'un vers l'autre, il fallait bien un tel point commun, n'est-ce pas ? Et puis, j'avais aussi appris qu'elle connaissait Harwell et apparemment, leur lien était assez similaire à celui que j'avais moi-même avec cette charogne.
Elle avait assisté à tout le drame et elle nous avait aidé jusqu'au bout, nous épaulant lors du transfert des blessés vers Genome, restant toute la nuit à mes côtés alors que... Elle avait été là. Il ne s'était rien passé de plus, elle avait simplement été là et je lui en avais été reconnaissant : nous n'avions pas parlé, elle nous avait aidé puis elle m'avait soutenu par sa présence. C'était d'ailleurs le souvenir que je gardais d'elle lors de la soirée. Alors que j'aurais plutôt du me souvenir du fait qu'avant que tout ne dérape, nous avions réussi à enfin comprendre ce que nous voulions.
Mais c'était avant. Avant que tout n'éclate au creux de mes mains. Désormais, je n'étais plus sûr de ce que je voulais. A supposer bien sûr que je désire réellement quelque chose parce que j'avais surtout l'impression de passer les jours sans réellement savoir ce que je voulais faire. Je déglutis.

« Qu'est-ce qui t'amène ici... Je.. enfin, tu n'as pas de problèmes au moins ? » Parce que c'était ça aussi, l'autre problème qui s'ajoutait à la liste : les taupes de Holster avaient repéré pas mal de monde ce soir-là et une chasse aux sorcières avait été lancée illico. Alors que nous étions encore en deuil.
Aujourd'hui, plus personne n'était à l'abri. Et je ne voulais pas qu'il arrive quoi que ce soit à Donovan...

_______________________________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité

avatar


MessageSujet: Re: I just need some answers [Terminé]   Mer 5 Jan - 16:19

Qu’est ce qui m’avait amené ici déjà ? J’aurais mieux fait de faire demi-tour avant d’entrer dans le bâtiment, il n’aurait certainement pas envie de me voir et ce n’était absolument pas le moment de venir le charrier. Mais je venais de toquer et il aurait été très mal vu de prendre la fuite maintenant d’autant plus qu’il venait d’ouvrir la porte. Sa vision me fit comme un électrochoc, j’en avais presque oublié la raison pour laquelle j’avais été à cette fichue soirée. Malgré ses cernes et les traits tirés, il avait toujours autant de charme sauf qu’aujourd’hui, j’arrivais à déceler une partie de son mystérieux regard. J’avais essayé d’être utile ce soir là, d’aider comme je le pouvais mais j’avais eu l’impression d’être aussi utile qu’une plante verte. J’étais cependant restée jusqu’au bout et m’étais discrètement éclipsée lorsque les choses se stabilisaient un peu. Je me souviens de sa détresse lorsqu’il était sortis du gymnase et de sa détermination à aider tous les blessés qui avaient été ramené ici.
J’adressais un mince sourire à O’Hara avant qu’il finisse par me faire signe d’entrer. Je jetai un coup d’œil circulaire à la pièce tout en m’avançant vers le bureau pour y déposer les cafés et le sachet de croissants. L’endroit était simple, sans vraiment de décoration et j’aperçus un lit de camp posé dans un coin de la pièce. Alors il passait réellement toutes ses nuits ici ? « Hum... comment tu vas depuis... » Je sentais dans sa voix que le sujet n’était pas à aborder, je me contentai de lui répondre simplement ; « Mieux que toi de toute évidence... Ne me dis pas que tu dors réellement là-dessus !? Ca fait combien de temps exactement que tu t’es pas oxygéné le cerveau ? »

D’accord j’aurais pu dire ça avec plus de tact, mais la fée délicatesse ne s’était pas penché sur mon berceau à la naissance alors j’ai tendance à toujours sortir ce qui me passe par la tête sans vraiment réfléchir à la façon de le dire... Mais je n’aimais vraiment pas le voir dans cet état, j’avais envie de le prendre dans mes bras, de lui dire que s’il avait besoin d’une personne pour l’écouter ou juste une présence j’étais là pour lui, mais c’était la seule chose qui m’étais sortie de la bouche. Je lui adressai alors un regard en coin et murmura un « désolé ». Après tout il n’avait pas besoin des réprimandes d’une emmerdeuse comme moi.

« Qu'est-ce qui t'amène ici... Je.. enfin, tu n'as pas de problèmes au moins ? » Je fis non de la tête. Je n’avais eu aucun problème jusqu’à maintenant. Mais je me montrais extrêmement prudente. J’avais des doutes sur le fait qu’ils auraient encore besoin de moi, vu qu’ils avaient déjà effectué toutes sortes d’expériences sur ma petite personne, mais j’étais malgré tout sur mes gardes, persuadée que ce qu’ils cherchent ce n’est pas simplement d’effectuer quelques expériences pour vous relâcher après. « Non rien de grave, j’avais juste envie de... Enfin, j’ai apporté le petit déjeuné. » Je montrai le sachet et les cafés que je venais de déposer. « Comme je ne savais pas ce que tu préférais, j’ai pris un café glacé, un café normal, un cappuccino et un chocolat chaud amélioré au nom imprononçable... Et dans le sachet y a des croissants et des pains au chocolat. »

J’affichais un mince sourire et m’appuyais doucement contre le bureau. Je ne savais pas vraiment quoi dire ou faire, j’étais un peu mal à l’aise de m’imposer comme ça, mais dans le fond ça me faisait du bien de le voir. J’aurais tant aimé le voir sourire, juste une fois. Mais j’imaginais bien qu’il devait être bien loin d’avoir envie de sourire. Je ne pouvais pas m’imaginer ce qu’il ressentait en cet instant, n’ayant jamais à vivre une chose pareil. Au contraire j’avais toujours eu une vie des plus banales jusqu’à la découverte de mon pouvoir. Depuis ce jour plus rien n’allait comme il fallait, mais j’affichais continuellement un magnifique sourire, un masque qui me collait au visage car après tout qui étais-je pour me plaindre ? J’étais entourée de personne qui menait une vie beaucoup plus difficile que la mienne, j’en ai encore la preuve juste là devant moi. Je lui jetai un nouveau regard et oubliais complètement le but de ma visite. J’étais ici pour avoir des réponses, mais ça aurait été égoïste de ma part. Il semblait se torturer encore bien assez l’esprit par rapport à cette soirée, il n’avait pas besoin d’une emmerdeuse comme moi pour venir remuer le couteau dans la plaie.
Revenir en haut Aller en bas
Aaron O'Hara

Superman au rabais

avatar

Messages : 11417

All about you
Your secret life:
Disponibilité: indisponible

MessageSujet: Re: I just need some answers [Terminé]   Jeu 6 Jan - 0:47

Je n'avais même pas remarqué avant qu'elle ne le précise qu'elle n'était pas venue les mains vides. A vrai dire, je ne faisais plus attention à grand chose et cette fille était une des seules choses à laquelle je porte encore une once d'intérêt. Finalement, toute cette histoire m'avait permis d'y voir plus clair sur un sujet qui m'avait paru si flou avant : Donovan comptait à mes yeux.
Je ne savais pas si tout ça avait changé lors de cette nuit justement, mais le fait était qu'il y avait un truc, un petit quelque chose qui faisait qu'elle était l'une des rares personnes que j'appréciais voir désormais. Je ressentais toujours ce petit quelque chose au creux de mon estomac lorsque je la voyais.
Avant tout ça, il y avait beaucoup de tensions entre nous, des sortes de vibrations très violentes signifiant plusieurs choses : il y avait cet agacement mutuel, cette façon de se cracher toutes sortes de saloperies au visage et surtout, cette attirance que je savais désormais réciproque. Et tout ça était encore là, même après le drame. Cela me rappelait que j'étais encore capable de sentiments tout à fait normaux et ça me rassurait au fond.
Elle se tenait là, contre mon bureau, cheveux librement lâchés sur ses épaules, un débardeur blanc ornant une simple jupe en jean... Elle était définitivement sublime. Même habillée de façon simple. Je me souvins qu'au début de cette soirée, elle portait une sublime robe blanche qui avait attiré illico mon regard. Mais là, mon regard ne s'attarda pas sur elle. Enfin, pas sur son corps, plutôt sur son visage, son regard. Je ne tentai même pas de chercher à savoir à quoi elle pensait.
Je m'approchai du bureau et pris le café glacé. Ça au moins, c'était une valeur sûre : une boisson que je buvais toujours avec autant de plaisir. Par contre, je n'avais pas très faim. Peut-être plus tard.
Attendait-elle que je lui dise quelque chose de précis ? Attendait-elle quelque chose de moi ? Ou se retrouvait-elle ici parce que comme moi, elle ne savait pas ?
Pour parer à mon trouble général, je bus une gorgée glacée qui me fit un bien fou. Le café avait une propriété magique sur moi : il me redonnait un coup de fouet dès la première gorgée.
Trêve de plaisanterie, ce n'était pas en divaguant sur le café que nous allions avancer. Et puis, le silence commençait à être un peu long. Nous n'étions pas habitués à ce genre de silence : d'habitude, nous avions toujours de quoi alimenter la conversation même si, en règle générale, c'était une conversation plutôt houleuse. Mais avec tout ça, je ne savais plus quelle était la nature réelle de notre relation.
Je me décidai à ouvrir la bouche pour rompre l'instant un peu lourd.

« Je... je ne t'ai pas remercié pour ce que tu as fait ce soir-là. Je voulais que tu saches que... enfin... ta présence m'a fait du bien. »

Je déglutis. Je me trouvai bien minable. Pourquoi n'avais-je rien à lui dire ? Pourquoi n'étais-je pas capable de trouver quoi raconter ? Pourtant, j'aurais pu lui en dire des choses, j'en avais un rayon sur le sujet Holly Donovan au coeur de ma cervelle. Comme par exemple le fait qu'elle était la seule fille qui me trottait encore dans la tête après tout ça, enfin, les rares fois où j'avais le temps de cogiter. Ou encore que je regrettais amèrement tout ce qu'il s'était passé... Ou même que...
Je me rendis soudain compte que oui, en effet, nous avions tous les deux appris beaucoup l'un sur l'autre ce soir là et nous n'avions jamais eu l'occasion d'en discuter. Peut-être fallait-il commencer par là en fin de compte. Peut-être était-il temps de mettre les pieds dans le plat et de commencer par parler de choses sérieuses avant de pouvoir retrouver ce que nous avions avant tout ça.
Les non-dits et les silences faits sur certains sujets n'étaient jamais bons. Il fallait tout mettre à plat maintenant pour pouvoir être soulagé après.

« Hum... c'est un sujet que je préfèrerais éviter autant que toi je pense mais si nous n'en parlons pas... ça risque d'être bien vite trop pesant alors... Enfin, tu n'es pas obligée de répondre mais... ce serait bien je pense... Hum... Comment connais-tu Harwell ? »

Le simple fait de prononcer son nom me brûlait la gorge, me rendait complètement fou, contractait ma mâchoire... tout un tas de phénomènes physiques et psychiques se déclenchaient en moi. Je savais que ce type, je le tuerais un jour. Je le savais...

_______________________________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité

avatar


MessageSujet: Re: I just need some answers [Terminé]   Sam 8 Jan - 23:54

« Tu n’as pas à me remercier pour ça, c’était naturel, n’importe qui aurait fait la même chose... »
Un mince sourire étira mes lèvres. Oui, ça avait été tout à fait naturel pour moi, j’avais eu besoin d’être utile ce soir-là, mais le fait qu’il me dise que ma présence lui avait fait du bien me réchauffa le cœur, dans le fond j’avais été plus utile que ce que je n’avais pensé.

O’Hara s’était approché du bureau et avait prit le café glacé, pour ma part j’attrapais le cappuccino, en bu une gorgée puis posa à nouveau mon regard sur le jeune homme. Il m’avait tellement impressionné ce soir là. Il venait de perdre une partie de lui et il avait malgré tout assuré, aidant un tas de personne qu’ils avaient amené en leur bâtiment. Et je m’étais rendue compte d’une chose suite à cette soirée, une chose pourtant si évidente... J’étais sous le charme d’O’Hara, je ressentais pour lui quelque chose que je n’avais jamais ressentit auparavant et j’avais peur de ce sentiment et c’est ce qui provoquait ces tensions, je me protégeais en quelque sorte en lui balançant des saloperies à la figure. Me protéger de quoi exactement, moi-même je ne le savais pas. Mais je sais aujourd’hui qu’il y a quelque chose entre nous. Quoi ? Seul le temps pourrait nous le dire. Mais là n’étais pas la question.
Je ne le quittais plus du regard alors qu’un silence s’installait entre nous. C’était étrange, comme si un trop plein de révélation nous bloquait et nous empêchait de communiquer normalement. Parce qu’effectivement question révélation nous n’étions pas en manque. J’avais découvert qu’il était un mutant, tout comme moi. Dans le fond, cela n’aurait pas du me surprendre plus que ça... Et il connaissait Harwell qui plus est. Comment s’étaient-ils rencontrés ? Je n’en avais aucune idée, ce qui était sûr c’est qu’il n’y a absolument rien d’amical entre eux.
C’est O’Hara qui finit par briser le silence en partant sur un sujet épineux. Je détournai le regard, mais il avait probablement raison... Seulement je n’avais encore jamais réussit à parler de ce qu’il s’était passé à quiconque, bien sur mon enlèvement n’était pas passé inaperçu auprès de mes proches, mais chacun avait respecté le fait que je ne voulais pas en parler. Le fait d’y penser me replongeait dans cette petite cellule, froide... Puis devant cette ordure qui prenait un malin plaisir à me voir hurler, c’était comme si je pouvais encore ressentir cette douleur surhumaine qu’il m’infligeait. Cette sensation que j’avais ressentit pour la première fois quand toute cette rage et tout cette haine, au plus profond de moi se transforma en électricité. Quelque chose d’inexplicable qui m’avait transformé depuis ce jour. C’était il y a quelque mois et pourtant c’était encore si frais dans ma mémoire. Je me pensais prête pour la vengeance, mais je m’étais voilé la face. Je n’étais pas prête du tout à affronter ce qu’il s’était passé et je suis bien trop impulsive pour pouvoir maîtriser complètement ma capacité.
Mon regard s’attarda une nouvelle fois sur le jeune homme.

« J’ai été enlevé par Genetic il y a quelques mois, en mars je crois... Là-bas c’est lui qui s’est occupé de moi, ce qui explique pourquoi je ne le porte pas dans mon cœur. C’est comme ça que j’ai découvert que je pouvais maîtriser l’électricité... Heureusement il y avait cette fille, Anya je pense, elle m’a beaucoup aidé et c’est en partit grâce à elle que j’ai réussis à m’échapper... » Je ne savais pas quoi ajouter, c’était simplement ce qu’il s’était passé. Qu’ajouter d’autre sur Harwell ? Apparemment O’Hara le connaissait également et il savait de quoi il était capable alors je n’avais pas besoin de m’étendre sur ce sujet. « A mon tour de te poser une question... On est où ici ? »

J’avais quelques idées sur le sujet, mais rien de certain. Une organisation tournant autour des mutants, très certainement, en tout cas c’est ce que j’avais cru comprendre lors de la soirée que j’avais passé en ces lieux, mais quel était son but ? Je m’assis complètement sur le bureau et prit une nouvelle gorgée de ma boisson. Je sentais que la conversation allait être intéressante, et contrairement à ce que je pensais, O’Hara semblait être prêt à répondre à mes questions...
Revenir en haut Aller en bas
Aaron O'Hara

Superman au rabais

avatar

Messages : 11417

All about you
Your secret life:
Disponibilité: indisponible

MessageSujet: Re: I just need some answers [Terminé]   Lun 10 Jan - 22:48

Je me sentais mal. Je ne savais pas quoi faire, comme à chaque fois que je me retrouvais face à cette fille. Elle venait de me parler de son enlèvement... Si seulement j'avais su ! Si j'avais pu ne serait-ce que me douter un seul instant de ça, je crois bien que j'aurais tué Harwell, ce soir-là.
Je voyais qu'elle était forte, cette fille-là. Ce n'était pas pour rien si c'était elle qui occupait mes pensées : un charisme époustouflant, une charme limite, un caractère bien trempée et une force inébranlable. Enfin, pas face aux autres.Sauf que ce n'était pas rien. Elle avait du subir autant d'horreur que moi et rien qu'en y pensant, je sentais une nouvelle colère contre Harwell et Holster m'envahir. Pourquoi donc fallait-il que tous ceux qui comptaient pour moi soient pourchassés et anéantis par Genetic ?
Je tentais de refouler les tremblements de rage qui voulaient prendre place dans la conversation. Depuis ce tragique soir, j'avais des réactions assez excessives, j'étais comme à fleur de peau constamment. C'était assez déroutant et problématique. C'était d'ailleurs sur un coup de tête que je m(étais débrouillé pour embarquer Holster à Genome. Une erreur, une grossière erreur. Que je ne regrettais absolument pas !

Je fis soudain le lien avec le prénom qu'elle avait cité : Anya. Etait-ce La Anya d'Esteban ? Si tel était le cas, il fallait que je lui en parle. Cette fille était déjà engluée dans Genetic sans réellement le vouloir mais si en plus elle se risquait à faire foirer les plans de l'organisation, alors elle était réellement en danger. Je n'avais pas forcément confiance en cette gamine mais en même temps, je ne l'avais pas croisé, mis à part le soir où elle avait débloqué la porte. Je savais qu'elle était à Genetic plus contre sa volonté que de plein grès. Et je sentais bien qu'Esteban s'investissait un peu trop dans sa mission : il avait tendance à plus jouer au grand frère qu'à l'informateur. Enfin, c'était ce que mon ami voulait bien voir. Moi, je voyais leur relation sous un autre angle...
Bref. Là n'était pas la question. La question justement, venait de Holly, perchait sur mon bureau, les jambes se balançant légèrement, jambes délicieusement hâlées, teintées d'une douce couleur pêche. J'ôtai à la hâte les pensées parasites de mon esprit parce que de toute façon, je n'étais pas en état pour ce genre d'idées.

« Tu es dans les locaux de Genome. C'est ici qu'on se démerde comme on peut pour contrer les enfoirés de Genetic. C'est une organisation que j'ai créé avec ma soeur... juste après que nous... que nous nous soyons échappés de Genetic... il y a six ans....»

Je devais faire une pause. Je ne pouvais pas tout sortir d'un bloc. Je connaissais mon discours par coeur mais là, c'est Donovan, ce n'était pas les autres. Et puis, raconter tout ça avec sincérité, ça allait me demander beaucoup de concentration et surtout, beaucoup de... Enfin, il fallait que je trouve le moyen de rester calme et de ne pas sombrer une nouvelle fois.
Je pris place à ses côtés mais sans m'asseoir, juste en prenant appui sur le bureau. J'étais à sa hauteur ainsi. Je tournai la tête vers elle et je plongeai mon regard dans le sien, ne pouvant m'empêcher de frissonner par la même occasion.
J'avais une irrésistible envie de prendre sa main et de la toucher jusqu'à ce que j'en connaisse les courbures et les entrelacements de ses lignes par coeur. J'avais envie de la serrer contre moi juste pour qu'elle sache que nous étions semblables et aussi pour me sentir mieux, parce que je ne m'étais accordé aucun répit côté sentiments depuis ce triste soir. Je voulais l'avoir tout contre moi pour sentir qu'elle me comprenait.
Me comprenait-elle d'ailleurs ? Elle avait forcément compris que tout étais de ma faute, que c'était moi qui avais tué tous ces gens, moi qui avais tué Aby... Peut-être qu'en fait, elle me considérait comme un monstre. J'espérais simplement que non.
Ma main frôlait la sienne mais je ne me permis pas de l'attraper. Je ne savais pas ce qui était permis ou non. J'en avais envie, je sentais comme un besoin de l'avoir à mes côtés mais c'était trop tôt. Pour elle, pour moi, pour nous. Je me contentai de la regarder avec intensité.

« Nous avons été enlevés juste après la mort de nos parents, à nos dix-huit ans. Nous avons eu droit à toutes sortes de tortures mais le plus dur, ce fut de tout prendre en pleine face d'un coup, comme une claque. L'existence des mutants, le fait que nos parents étaient des mutants, tueurs à gages chez Genetic, l'expression soudaine de notre capacité à chacun... »

Je me tus une nouvelle fois. Ça faisait beaucoup. Mais j'avais besoin qu'elle sache qui j'étais réellement. elle avait le droit de le savoir...

_______________________________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité

avatar


MessageSujet: Re: I just need some answers [Terminé]   Jeu 13 Jan - 22:44

Genome... Apparemment, je n’étais pas si loin de la vérité, et la cause semblait bien plus intéressante. Mais là n’était pas le plus important, non le plus important était que j’apprenais petit à petit à connaître O’Hara et je m’apercevais que nous avions bien plus de point commun que je n’aurai pu le croire...J’avais toujours les yeux posés sur le jeune homme, comme si le mystère de son regard s’éclaircissait. L’instant était étrange, je pouvais presque voir le combat intérieur qu’il menait pour me raconter son histoire et je lui en étais reconnaissante.
Il vint ensuite se poser à mes côtés, nos regards se croisèrent pour ne plus se quitter. J’avais toujours ce petit fourmillement au creux de l’estomac, ce petit fourmillement qui me donnait l’impression d’être une adolescente hystérique devant le garçon dont elle était follement amoureuse. Il fallait que je me ressaisisse. Certes j’avais accepté l’idée que je puisse avoir des sentiments ou tout du moins ressentir quelque chose pour lui, mais le moment n’était pas vraiment le plus adéquat pour se laisser aller. Cependant je n’arrivais pas à m’en détacher, quelque chose d’indescriptible m’empêchais de baisser le regard jusqu’à ce que se main frôle la mienne. Un frisson me parcourut le corps et je baissai le regard, espérant qu’il n’ait rien remarqué. J’aurais tellement aimé la prendre, entrelacer mes doigts aux siens ou même de le serrer tout simplement contre moi, qu’il sache que je le comprenne, que je suis là s’il a besoin de moi... Mais je ne fis rien, me contentant simplement de redresser la tête lorsqu’il reprit la parole.

Je l’écoutais, ne cillant pas un seconde. Jamais je n’aurais imaginé qu’il puisse avoir perdu ses parents aussi jeune. Et puis apprendre que ses parents étaient tueurs à gage pour une organisation qui vous torture... Je n’osais imaginer ce à quoi j’aurai pu ressembler aujourd’hui si j’avais été à sa place... Je n’aurais certainement pas eu la force de me battre comme lui. Ca explique tellement de chose, comme pourquoi il semble toujours aussi sérieux, comme s’il s’est donné l’obligation de veiller sur sa sœur à la place de ses parents, sauf qu’il a échoué. Ca explique également pourquoi il est dans cet état aujourd’hui. Il n’a pas seulement perdu sa sœur, il ne lui reste plus rien, mis à part cette organisation qu’ils ont fondé ensemble.
Finalement je pris sa main. Maladroite, hésitante. Mon geste aurait pu paraître mal placé, mais qu’importe. Je ne savais pas quoi faire ni que dire. C’est la seule chose qui me passa par l’esprit. Je la tenais entre mes doigts fins, caressant de mon pousse le dos de celle-ci.

« Je... Je suis désolée, jamais j’aurais pu imaginer ça... » Je m’arrêtais quelques secondes, baissant le regard sur nos mains avant de reprendre plongeant à nouveau mon regard dans le sien. « Je sais que selon tes dires de notre dernière entrevue tu me détestes... » Un petit sourire se dessina au coin de mes lèvres « ... mais, si tu as besoin de quelqu’un pour te changer un peu les idées, aller boire un verre ou juste voir autre chose que les quatre murs de ce bureau, je suis là... Je peux parfois être de bonne compagnie. » Je tentai un nouveau petit sourire, ne sachant pas vraiment que dire. J’avais l’impression qu’il cherchait à rattraper toutes les erreurs que ses parents avaient pu faire à l’époque et qu’il culpabilisait pour ce qu’il s’était passé durant cette désastreuse soirée.
« Tu n'as pas à te punir éternellement Aaron, ce qu’il s’est passé ce soir là ce n’est pas de ta faute... »
Revenir en haut Aller en bas
Aaron O'Hara

Superman au rabais

avatar

Messages : 11417

All about you
Your secret life:
Disponibilité: indisponible

MessageSujet: Re: I just need some answers [Terminé]   Sam 15 Jan - 16:12

C'était encore plus fou que le séisme que j'avais provoqué. Pourtant, la puissance de la sensation qui habitait désormais tout mon être était toute petite à côté des tremblements du gymnase. Pourtant, j'avais l'impression d'être secoué de toutes parts, d'être au milieu d'une tempête, au coeur même d'une faille.
Bien sûr, cette fille m'avait toujours électrisé et troublé, mais là, c'était différent. Je baissai la tête, hypnotisé par le mouvement de son doigt sur ma main. C'était bon, ça me faisait du bien. Mais ce qui surtout, faisait que les choses étaient différentes d'avant, c'était qu'elle me rassurait. Elle ne me voyait pas comme le monstre que j'étais depuis ce soir-là, elle me voyait encore comme le type qui faisait mumuse avec ses éprouvettes au labo de biologie à UCLA. Elle était probablement la seule à me voir encore comme ça. Peut-être parce que cette par de moi-même n'était plus ou peut-être parce que justement, elle était tellement enfouie en moi qu'elle seule arrivait à la déceler.
Aby l'aurait trouvée tout de suite...
Je refermai lentement mes doigts autour des siens. Je savourais le contact de sa peau, je pouvais même sentir ce champ électrique qui flottait constamment autour d'elle : ou peut-être était-ce uniquement un champ électrique qui se générer entre nous ?
Je me rendais compte que tout s'était précipité. Nous n'avions même pas eu l'occasion de savourer notre soirée et surtout, de voir ce que nous allions faire tous les deux. Et maintenant... Maintenant quoi ? Maintenant il était hors de question que je me mette une telle idée en tête. Il était hors de question que je me laisse aller avec elle, elle ne méritait pas ça. Elle ne méritait pas de se retrouver en danger à cause de moi, d'être confrontée à mon incapacité de contrôler mon pouvoir et mes émotions. Et puis, qu'avais-je à lui offrir ? Rien. Un bureau sombre dans un bâtiment aussi bancal que mon esprit. Je n'avais plus qu'une demi-vie, je n'étais que l'ombre de moi-même et je ne pouvais me permettre de la vouloir elle, par simple égoïsme. Elle ne méritait pas ça et moi... je ne la méritais pas. Elle avait déjà bien trop souffert et elle avait beaucoup mieux à espérer de la vie.
Je ne lâchais toujours pas sa main, comme pour profiter de ce contact jusqu'à ce qu'il me brûle au point de me forcer à le rompre. Je profitais une dernière fois de sa peau avant de me débrouiller pour que ça n'arrive plus. Je comprenais peu à peu que ces mois que nous avions passés à nous détester, à nous acharner l'un sur l'autre n'avaient en fait qu'étaient une sorte d'amorcement de cette bombe, cette bombe qui allait nous exploser au visage si ça ne s'arrêtait pas : le début des emmerdes. Parce que les emmerdes, ça venaient toujours avec les sentiments. Oui, c'était exactement le mot qui convenait. Je ne connaissais pas encore la nature de mes sentiments à son égard mais une chose était sûre, l'avoir comme ça, à mes côtés, c'était suffisant. Je crois que j'aurais pu m'en satisfaire pour l'éternité, nous, comme ça, avec cette proximité et en même temps cette distance que nous laissions pour ne pas trop déborder...
Il fallait absolument arrêter tout ça avant que la bombe n'explose. Il fallait arrêter tout ça là, maintenant, pour ne pas que ça dégénère et que ces petites sensations persistantes quand nous étions ensembles ne se transforment en une chose qui n'admettrait pas de retour en arrière. Seulement, est-ce qu'un retour en arrière était encore possible dès maintenant ? Je me disais que oui tout en sachant que mon désir de ne pas lâcher sa main était le signe qu'il était déjà bien trop tard.
Je lâchai subitement sa main et me levai pour rompre le contact. Je fis passer ça pour une envie soudaine de croissant. J'en pris un sans même le porter à ma bouche. Je la regardai à nouveau, tentant de reprendre une certaine contenance et surtout, de feinter le détachement. Peine perdue, évidemment.

« Oui... enfin, une de ces soirs peut-être... Mais là, avec Genome et tout ce qu'il s'est passé... on a du boulot. Et quoi que t'en dises... j'ai commis une erreur. Je dois tout faire pour la réparer... » chose bien sûr impossible : les morts ne revenaient pas à la vie « ... ou du moins, je dois tenter de donner le change... »

Je me posais mille questions sur elle, sur ce que je ressentais, sur ce que j'avais le droit de faire ou non... J'étais seulement certain d'une chose : cette fille était différente des autres et elle avait une emprise sur moi qui me dépassait complètement. J'avais aussi l'intime conviction de ne pas avoir le droit de la garder pour moi et de lui imposer tout ça. Je n'en avais pas le droit. Alors je me résonnais...

« Si jamais tu as le moindre problème, viens ici directement. »

Et j'espérais qu'elle n'ait pas à le faire. Rien qu'à imaginer qu'elle avait déjà été la victime de ce cher Harwell me faisait bouillir d el'intérieur. Alors imaginer que cela puisse recommencer... J'avais déjà perdu ma soeur, il était hors de question qu'elle disparaisse elle aussi, même si pour ça, je devais m'éclipser de sa vie. J'en étais capable....

_______________________________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité

avatar


MessageSujet: Re: I just need some answers [Terminé]   Mar 18 Jan - 20:54

Indescriptible. Ce que je ressentais était tout simplement indescriptible. Ce courant qui me parcourait à chaque fois que j’étais en sa présence et que j’étais parfaitement incapable de contrôler. Ce n’est pas comme si cette sensation m’était inconnue, au contraire, je l’avais toujours ressentie, aussi loin que je m’en souvienne. Je me remémorais ce qu’il s’était passé quelque mois plus tôt, juste avant que tout ne dérape. Si j’étais à cette soirée, c’était avant tout parce qu’il m’avait lancé l’ultime défi de ce jeu malsain que nous entretenions. J’avais accepté, ne sachant que trop bien, tout comme le jeune homme, comment ça aurait du se terminé, seulement nous n’avions pas prévu l’imprévisible... A partir de ce moment, je compris que je me voilais tout simplement la face, si j’avais passé des mois à le détester c’était uniquement pour ne pas m’avouer qu’il avait ce petit truc qui le rendait important.
Ses doigts se refermèrent sur les miens et un frisson parcourut ma colonne vertébrale. Mon regard était toujours posé sur le jeune homme, tentant de comprendre une nouvelle fois ce qui lui passait par la tête, mais il s’était une nouvelle fois refermé. Il redevint l’énigme que je tentais inlassablement de déchiffrer. Etrangement, je me sentais bien et pour rien au monde je n’aurais voulu lâcher sa main. Comme si le fait le lâcher signifierait que je laissais m’échapper. Ce fourmillement électrique qui parcourait tout mon être me faisait du bien.
Puis tout se stoppa brusquement. Je ne savais pas exactement combien de temps nous étions resté dans cette position, mais Aaron avait subitement lâché ma main pour se redresser et attraper un croissant. J’étais complètement déconcerté, avais-je fait quelque chose de mal ? Mon geste avait-il était mal placé ? Pourtant, il n’avait pas paru contre... Au contraire. Je lui lancer un nouveau regard tentant de dissimuler ma surprise et mon incompréhension. Je tentais de faire comme si rien ne s’était passé, parce que dans le fond il ne s’était rien passé, nous nous étions pris la main et ça ne voulait rien dire. Peine perdue. Il fallait que je me reprenne, comment avais-je pu me laisser aller jusqu’à presque lui proposer un rendez-vous. Je passais nerveusement la main dans la mèche de cheveux qui me tombait devant les yeux.

« Tu as fait une erreur, mais c’est humain... Maintenant si tu penses que c’est en restant enfermé ici que tu arrangeras tout, fait comme tu veux. »

Je me levais à mon tour, sautant avec délicatesse sur le sol. Je me dirigeais vers lentement vers la fenêtre. Je regardais sans vraiment voir ce qu’il y avait dehors, peut-être aurais-je du partir et le laisser seul. Cependant je n’arrivais pas à me diriger vers la porte, je me sentais presque bien ici, j’étais en sécurité. Dehors, je me montrais méfiante avec la moindre personne qui pouvait croiser mon chemin, je n’étais bien nulle part... Il finit par reprendre la parole, je me retournais alors, lui faisant face une nouvelle fois.

« Je euh... J’y manquerais pas... » Puis après quelques secondes je finis par reprendre. « Je comprends pas... Je veux dire, pourquoi ils font ça ? Il y a d’autre moyen d’étudier le gène, ils n’ont pas besoin de kidnapper les personnes et les torturer pour ça... »

Mon regard se posa une énième fois sur le jeune homme. Ces questions m’avaient toujours perturbé et je n’avais jamais trouvé réponses à celles-ci. Peut-être qu’Aaron était l’un des ceux qui détenait les réponses, après tout il avait fondé une organisation pour contrer leurs idées.


c'est minable, désolée >.<"
Revenir en haut Aller en bas
Aaron O'Hara

Superman au rabais

avatar

Messages : 11417

All about you
Your secret life:
Disponibilité: indisponible

MessageSujet: Re: I just need some answers [Terminé]   Ven 21 Jan - 15:56

Pourquoi ? Ça avait aussi été la première question qui m'était venue à l'esprit le jour où nous avions enfin compris ce qu'il se tramait là-bas avec Aby. Pourquoi...
Pour la science, pour la connaissance, la soif de connaissance et de découverte. L'envie d'en savoir toujours plus, d'explorer les limites, de pousser les frontières mises à jour plus loin encore... C'était tout ça qui animait Genetic. Et je savais que c'était en quelque sorte ce qui animait chaque chercheur dans le domaine. Moi y compris.
La différence venait des moyens employés et de l'éthique : Genetic ne s'imposait aucune limite, qu'elle soit financière ou humaine. Et c'était là tout te la différence. Mais aussi une sorte de prise de conscience pour beaucoup de chercheurs en ne prenant en compte que ceux qui savaient. Genetic osait faire ce que tout bon chercheur s'interdisait : cela ne signifiait absolument pas qu'il n'existait pas des personnes tout à fait saines d'esprit capables de s'aligner sur les principes spéciaux de Genetic. C'était bien là le problème : après tout, qui pouvait affirmer qu'il ne fallait pas passer par là pour enfin savoir ?
Je refusais d'aller de ce côté de la science, malgré la passion dévorante que j'avais pour elle. Je me refusais à sombrer dans l'extrême. Sauf que, dans le monde des chercheurs, certains ne s'arrêtaient pas à l'aspect humain de la chose : et ça donnait un labo de recherche complet à Genetic où chaque chercheur perdu trouvait immédiatement un remplaçant...

« Tout est une histoire de science et de besoin de comprendre. Ça semble fou dit comme ça, mais en même temps, ça semble presque compréhensible. Tu peux toi-même comprendre : nous sommes des scientifiques, nous avons besoin de savoir comment tout fonctionne et s'agence. Et là, pour un chercheur en génétique, cette découverte est comme une sorte de boîte de Pandore. Elle contient tellement de promesses qu'il est dur de résister et de ne pas l'ouvrir pour savoir. Alors le chercheur l'ouvre, juste un peu, juste pour jeter un coup d'oeil : sauf que c'est ce qu'il aime, savoir, et il se laisse aspirer par le tourbillon. Il va vouloir aller toujours plus loin et repousser toujours plus les limites. La torture n'est pas faite pour le plaisir des chercheurs : ils veulent comprendre, savoir jusqu'où peut aller la résistance des mutants, savoir pourquoi certaines personnes et pas d'autres, pourquoi maintenant... Et parfois, ça dérape sans qu'ils ne s'en rendent compte : la grande majorité de ces types ne se rend même pas compte à quel point elle perd toute notion d'humanité. Là, c'est le cas des chercheurs. Pour les dirigeants, c'est tout autre chose : la connaissance et la préoccupation principale parce qu'elle apporte tellement plus comme le pouvoir et la capacité de pouvoir espérer contrôler un jour l'évolution pour qu'ils puissent la faire avancer à leur guise... »

Et c'était bien ça tout l'enjeu de cette merde. Tous les problèmes, toute cette horreur, toute cette peur et tous ces massacres : le pouvoir. C'était contre ça que je me battais, contre le fait de tenter de contrer la nature en maîtrisant son évolution. au fond de moi, ce qui m'apportait un léger réconfort, c'était de savoir que la nature gagnait toujours : ce qu'elle offrait, elle pouvait le reprendre à n'importe quel moment. Comme elle pouvait reprendre une vie en cas de dérapage...
J'étais toujours à côté de mon bureau, Holly, elle, était près de la fenêtre où quelques raies de lumière filtraient pour baigner la pièce d'une légère luminosité, perçant avec beauté l'obscurité : les fenêtres du bâtiments étaient presque toutes barrées de vieilles plaques ou planches de bois. Il ne fallait pas éveiller les soupçons et laisser penser au reste de la ville qu'il s'agissait uniquement d'une vieille bâtisse en attente de l'heure fatidique de la démolition.
Je n'osais me rapprocher d'elle, j'en avais pourtant envie. Je ne voulais pas risquer de faire un geste de trop, de me laisser aller et de flancher, une nouvelle fois. Je ne pouvais plus m'attacher aux gens : j'avais perdu la personne que j'aimais le plus au monde et beaucoup de mes proches avaient failli y rester aussi. Je ne pouvais prendre le risque de les exposer au danger qu'était ma vie. Robinson avait raison quand elle répétait sans cesse que j'étais le type dangereux de toute cette histoire...
Sa silhouette se dessinait dans le peu de lumière qui inondait la pièce et elle semblait plus éclatante que tout le reste. Elle était comme baignée dans un halo pâle et elle semblait incarner à cet instant toute la lumière de la vie, en contraste avec la noirceur du reste de la pièce qui n'évoquait que le côté sombre de mon existence. Je ne pouvais lui imposer les ténèbres qui me hantaient. Je n'en avais pas le droit.

« Harwell... C'est lui qui s'est occupée de toi ? C'est ça ? »

J'avais aussi le don de mettre les pieds dans le plat quand il ne fallait pas. Mais le silence qui allait finir par s'installer allait sûrement me pousser à réfléchir à ce que je ressentais pour elle et ça allait forcément se solder par une envie irrésistible de la prendre dans mes bras et de la garder jusqu'à ce qu'elle fasse revenir toute la lumière...

_______________________________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité

avatar


MessageSujet: Re: I just need some answers [Terminé]   Dim 30 Jan - 16:12

« Je suis censée comprendre ça ? Non désolée, d’accord je suis une scientifique, mais ça ne m’empêche pas de connaître les limites... Je suis certaine qu’il y a d’autre moyen de tout comprendre, il faut juste être plus patient... Encore, on peut presque les excuser, mais sur toutes les personnes à qui j’ai eu affaire durant mon séjour, les chercheurs semblaient en grande minorité... Ne me dit pas qu’Harwell cherche à comprendre... C’est à s’en demandé s’il peut comprendre quelque chose ce type, lui il était juste là pour le plaisir de me voir hurler... » Je fis une petite pause. « Et puis contrôler l’évolution... Pourquoi pas devenir ‘le maître du monde’ tant qu’on y est... C’est ridicule, comme si c’était possible... »

Je faisais les cents pas dans ce petit bureau. J’avais envie de me pincé, de me réveiller, tout cela ne pouvait être qu’un mauvais cauchemar. Contrôler l’évolution, j’avais l’impression d’être dans une de ces BD ou film avec des super méchants... Ridicule, et pourtant tout était bien réel.
Tout ce qu’Aaron venait de me dire cogitait dans ma tête. Il avait probablement raison, les chercheurs, on leur offrait sur un plateau d’argent la possibilité de comprendre... Etait-ce possibilité d’avoir une telle soif de connaissance et perdre ainsi toute notion d’humanité et laissé tourner une telle organisation ?
Nerveusement je passais une nouvelle fois la main dans les cheveux tout en continuant à tourner en rond dans la pièce. Je soupirai. Puis me stoppai net lorsqu’O’Hara s’attarda sur un sujet que je préférais ne pas aborder. Harwell. Son nom provoquait en moi un mélange de haine, de colère mais de peur aussi. Je déteste ce type, et même encore plus, je n’ai qu’une seule envie c’est de lui faire payer tout le mal qu’il a pu faire, seulement il est fort, bien trop fort pour que je puisse me permettre de le défier. Je finis par jeter un coup d’œil à Aaron, toujours posé contre le bureau. J’acquiesçais simplement.

« Si on pouvait éviter d’en parler ça m’arrangerait... J’en fais déjà assez de cauchemar la nuit alors si en plus il doit venir pourrir mes journées... »

Je retournais vers le bureau pour prendre une nouvelle gorgée de café. Me posant aux côtés de O’Hara je me mis à fixer le mur qui se trouvait face à moi. Harwell. Je n’arrivais toujours pas à effacer ces images que j’avais en tête, même après des mois, il ne se passait pas une journée sans que quelque chose ne me fasse penser au séjour que j’avais passé chez Genetic. Sans oublier les images de cette fameuse soirée qui s’y étaient ajoutées.

« C’est horrible, j’ai l’impression d’être parano... Je vois le mal partout, même enfermée chez moi je ne me sens pas en sécurité. J’essaie de faire face, mais je n’arrive pas à passer au dessus de tout ce qui a pu se passer... »

Je ne comprenais pas pourquoi je venais de dire tout ça. Qu’est ce que ça pouvait lui faire ? Et puis je passais pour quoi maintenant ? Moi qui essayais de passer pour une fille forte, je dévoilais tout ce qui me terrifiait à la dernière personne à laquelle j’aurais pensé. Je n’osais redresser la tête, qu’est ce qu’il devait penser de moi, il avait d’autre problème à gérer que ceux d’une jolie blondinette qui passe par là.
J’aurais probablement du partir, mais étrangement je me sentais bien ici, je n’avais pas envie de retourner dehors. J’eu un léger rire, pathétique.

« Désolée, je sais pas pourquoi je te raconte ça. Je pense que je vais y aller, tu dois avoir un tas d’autre chose bien plus intéressante que m’écouter à faire... »
Revenir en haut Aller en bas
Aaron O'Hara

Superman au rabais

avatar

Messages : 11417

All about you
Your secret life:
Disponibilité: indisponible

MessageSujet: Re: I just need some answers [Terminé]   Dim 6 Fév - 12:31

J'avais réussi à la déstabiliser en une fraction de seconde, rien qu'en prononçant le nom de Harwell. Merde, j'étais le roi des cons. tout ce que j'avais réussi à faire, c'était la mettre dans tous ses états alors que je ne voulais surtout pas ça. « Harwell n'est pas un scientifique. C'est un connard qui rampe en espérant atteindre les basques de Holster. »

Elle était de nouveau à mes côtés, après avoir fait le tour du bureau au moins trois ou quatre fois. Ses angoisses étaient les miennes. Le réflexe de se retourner à chaque instant, le fait d'être constamment sur ses gardes, d'avoir le besoin de faire des détours incroyables avant de rejoindre un lieu au cas où nous serions suivis... C'était mon quotidien, je vivais comme ça depuis l'enlèvement et depuis Genome. Une vie épuisante.
J'avais envie de la prendre dans mes bras et de lui dire qu'elle n'était pas seule, que j'étais là pour elle et surtout, qu'elle n'avait pas à s'inquiéter, que je veillerais à ce qu'il ne lui arrive rien. Mais je ne le pouvais pas : je serais là pour elle, oui, mais elle ne devait pas le savoir. Elle devait croire qu'elle n'avait rien d'autre à attendre de moi qu'un peu d'aide, comme tout autre mutant. Je ne voulais pas qu'elle aie à souffrir par ma faute ou pire, à être mêlée encore plus que ce qu'elle ne l'était déjà à tout ça. Je me répétais tout ça depuis qu'elle avait mis les pieds dans ce bureau : je n'étais pas assez bien pour elle, elle méritait mieux, je ne ferais que la mettre en danger et surtout, je la ferais souffrir. Je ne pouvais pas me le permettre.
Merde
Alors que ma cervelle était occupée à raisonner comme une forcenée sur ce que je ne devais absolument pas faire pour préserver Donovan, mon corps, lui, n'avait pas suivi un seul passage de cette réflexion intense et il avait bravé les interdits de ma raison. Mon inconscient prenait alors le pas sur le conscient et faisait à peu près n'importe quoi. Je tenais ses mains, tourné vers elle et je me noyais dans ses yeux bleus. Ma raison ne pouvait lutter, c'était comme ça. Holly était effrayée par la vie à l'extérieur et ça me faisait du mal parce que, malgré tout ce que je pouvais me dire, je tenais à elle. Beaucoup trop pour que je réussisse réellement à y renoncer. Je ne voulais pas qu'elle s'inquiète. Il y avait de légers crépitements au point de contact entre nos peaux mais je n'y faisais pas attention, bien trop absorbé par son regard. Je pouvais lire dans ce regard cette angoisse du lendemain, du retour à la captivité. Je ne voulais pas que cette angoisse reste en elle. « Holly, tu n'es pas la seule dans ce cas. On a tous peur. Mais dis-toi bien que je suis là, d'accord ? Je ne les laisserai pas faire, je ne les laisserai pas te reprendre et te faire souffrir à nouveau. Je... je suis prêt à tout pour qu'il ne t'arrive rien. »

Et c'était vrai. Je ne voulais pas perdre encore une personne qui m'était chère. Je ne voulais pas revivre ce que j'avais vécu. Pour ça, il y avait deux solutions. Le première était de protéger coûte que coûte ce que je ne voulais pas voir disparaître de ma vie. La seconde était de me fermer aux autres et de couper tout lien avec eux pour ne pas souffrir et ne pas dépendre d'eux. C'était impossible désormais. J'agissais comme ça depuis la mort d'Aby mais avec Donovan, je ne pouvais pas occulter mes sentiments. J'avais tenté de les occulter depuis le gymnase mais la revoir là me ramenait face à l'évidence : j'allais devoir la protéger parce que je ne pouvais l'oublier. Peut-être qu'avec le temps tout ça s'estomperait et que ces sentiments n'étaient que passagers mais j'en doutais. J'en doutais parce que nous nous étions toujours détestés autant que nous étions attirés l'un par l'autre. Et ça, c'était parce que nous étions tout à fait semblables et que nos vies étaient bien trop liées par nos épreuves et nos "connaissances communes". Il ne pouvait y avoir de hasard : je ne la connaissais que très peu mais je sentais déjà qu'elle était comme moi. C'était étrange et je ressentais ça pour la première fois. Et puis surtout, ce soir-là, au gymnase, j'avais pris conscience de tout ça, quand Harwell s'était pointé et que j'avais eu peur pour elle...
Je ne pouvais me résoudre à la laisser partir et à m'effacer. Je le désirais mais mon corps et mon inconscient, eux, désiraient tout autre chose... « J'ai déjà perdu Aby... Je ne supporterai pas de te perdre toi aussi... » dis-je dans un murmure...

_______________________________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité

avatar


MessageSujet: Re: I just need some answers [Terminé]   Mer 9 Fév - 16:38

Je me sentais ridicule, ne comprenant tout simplement pas pourquoi je venais de déballer tout cela. Peut-être un trop plein, une trop grande accumulation de toutes ces petites choses que je gardais pour moi. Trop, beaucoup trop et je venais d’exploser devant la dernière personne qui devait me voir dans cet état là. Personne n’aurait jamais du me voir ainsi, mais c’était chose faite. J’étais épuisée par la vie que je menais ces derniers temps, épuisée de chercher le moindre petit détail d’une situation qui serait anormale, alors qu’en réalité tout est on ne peut plus normal. Je n’osais plus croiser le regard d’Aaron, honteuse qu’il m’ait vu dans cet état là. Un long silence c’était installé, me rendant d’autant plus mal à l’aise. Je m’apprêtais à récupéré mes affaires et m’en aller lorsqu’Aaron attrapa mes mains, se postant devant moi. Je levais les yeux, surprise par ce geste. Lui qui, quelques minutes plus tôt, semblait chercher à rompre tout contact venait à présent de faire le premier pas. Je me plongeais à présent dans son regard qui se voulait rassurant. Il était si sombre, on pouvait y lire toute la force de caractère qu’il avait, parce oui, il possédait une force incroyable. Malgré toutes les épreuves qu’il avait enduré, il continuait de se battre, peut-être pas pour lui, mais pour les autres, ce que je trouvais admirable.
Son regard et ce fourmillement présent au plus profond de mon être m’apaisaient. Je resserrais un peu plus mes doigts fins sur les mains du jeune homme, profitant de chaque seconde de cet instant qui paraissait si précieux à mes yeux. Je ne voulais pas qu’il s’arrête aussi soudainement qu’un peu plus tôt. Ils se crispèrent d'ailleurs légèrement à la suite de ses paroles. Etait-il réellement sincère ou disait-il ça simplement pour me rassurer ? Je déglutis une nouvelle fois, ne sachant que penser, que faire, comment réagir. J’eue la certitude qu’il était sincère une fois ses dernières paroles prononcées.
La peur de le perdre, de ne plus pouvoir le revoir. J’avais pris conscience de cela lors de cette désastreuse soirée du gymnase, alors que j’étais prise dans la foule de la salle et qu’il était dans le vestiaire ou lorsque j’étais parvenue à sortir des vestiaires et que je ne le voyais plus revenir. L’angoisse et la boule à l’estomac qui m’habitaient à ce moment là m’avaient fait comprendre que je tenais bien plus à O’Hara que je n’aurais pu l’imaginer et contre toute attente cette sensation était réciproque.

Je ne savais plus quoi faire. Je restais là, immobile, mes iris toujours plantés dans ceux du jeune homme face à moi. J’étais incapable de penser à quoi que ce soit, mon attention n’étant portée que sur ce dernier. Mes lèvres s’entrouvrirent, mais aucun son n’en sortit. J’étais sensée faire quoi à présent ? J’étais figée, pour rien au monde je n’aurais voulu que ce moment cesse, j’aurais tellement aimé pouvoir arrêter le temps pour en profiter jusqu’à en être lassé, bien que je doutais que ça ne puisse arrivée. J’étais envoutée par le regard qu’il posait sur moi, bercée par ce faible courant qui m’envahissait. Rien n’aurait pu briser cet instant, rien à par peut-être cette pulsion passagère.
En une fraction de seconde, je m’étais avancée, bravant les interdits. Mes lèvres se collèrent aux sienne et un frisson parcourut tout mon être. Le pas de trop probablement, mais je n’avais pu m’en empêcher. Dans le fond, je m’étais tellement retenue que j’avais finit par craquer. Je ne pouvais plus lutter contre cette force intérieure, j’attendais ce moment depuis tellement longtemps. Ses lèvres avaient un goût sucré, c’était si agréable. Pourtant, il fallait que je m’en détache, je venais de franchir un pas que je m’étais interdit et je devais y mettre fin. Me battant contre l’envie de rester ainsi ou de me blottir contre son torse, je finis par me détachée. Je ne regrettais pas mon geste, j’étais cependant honteuse de m’être laissée emportée de la sorte. Je reculais d’un pas... Mais qu’est ce qui m’arrivait aujourd’hui...
Revenir en haut Aller en bas
Aaron O'Hara

Superman au rabais

avatar

Messages : 11417

All about you
Your secret life:
Disponibilité: indisponible

MessageSujet: Re: I just need some answers [Terminé]   Sam 19 Fév - 22:12

Je ne quittais pas son regard. Elle m'hypnotisait. Tout mon être se battait contre ma raison et c'était comme si mon corps ne répondait qu'à son corps à elle. Sa silhouette m'attirait comme un aimant et la voir se détacher si soudainement laissa une brève sensation de vide, juste quelques fractions de secondes...
Je sentais encore la pression de ses lèvres si fermes et délicates à la fois... Je l'avais eu finalement ce baiser. La première fois, il avait été écourté par Harwell. Mais là, je l'avais eu. Et c'était délicieux. Tout mon être ne réclamait soudain que le contact de sa peau. Mes yeux la dévoraient littéralement pendant que ma raison criait sans succès qu'il fallait que cela cesse.
Ma respiration était saccadée, j'étais comme essoufflé. Je ne m'étais pas attendu à ce qu'elle m'embrasse... Mais la sensation que cela m'avait procuré valait le coup. Je m'étais soudain senti revenir à la vie. J'avais senti tellement de choses : ses mains dans les miennes, se crispant au rythme de nos gestes, de mes paroles, ses yeux reflétant tout notre trouble, tout ces non-dits et toute cette frustration due à la retenue, son souffle balayant mon visage alors qu'elle s'était approchée de moi... Et ce détachement qui m'avait comme réveillé...
Je bougeais légèrement mes doigts, comme pour m'assurer de l'absence des siens. J'avais cette sensation électrique au bout de mes mains qui, je devais l'avouer, n'étais pas désagréable. En fait, c'était ça : elle était mon électrochoc. Elle était celle qui affolait mes sens, me faisait perdre pied, me faisait oublier le reste. Tout le reste. Jusqu'à en oublier Aby...

Je me levai et avançai doucement vers elle. Je sentais qu'elle était tout aussi perdue que moi. L'air ambiant était bien trop chargé de tensions de toutes sortes. Tout ce qui nous reliait était marqué par le drame et l'horreur et ça, c'était une barrière assez imposante pour avoir envie de reculer comme elle le faisait, je le comprenais parfaitement. Je le ressentais... Elle aussi, j'aurais pu la tuer ce soir-là...
Je la pris doucement par les épaules et plongeai une nouvelle fois au fond de son regard. J'avais envie de la protéger, de la prendre au creux de mes bras pour ne plus la laisser partir et la préserver du reste du monde. Là, à cet instant, je pouvais voir sa vulnérabilité et ça me faisait un peu peur : c'était la première fois que je perçais une partie de sa forteresse. Mais je savais qu'elle était forte et surtout, qu'elle était dotée d'un tel caractère qu'elle ne se laisserait pas surprotéger. Surtout pas par moi.

« Holly... Je ... je ne peux pas...Je... c'est trop dur... compliqué... » Sauf que penser et agir était deux choses totalement différentes et surtout, avec Donovan dans les parages, contradictoires...
Après tout, ce baiser que j'avais tant attendu, je n'avais pu le savourer pleinement. Il y avait comme un goût d'inachevé, une impression de ne pas être sûr de ce qu'on a goûté... Alors que je lui disais que c'était impossible, je l'avais attirée vers moi, pressant doucement ses épaules, et j'avais entrepris une nouvelle approche de ses lèvres. C'était bon, je ne contrôlais plus rien. Je ne pensais plus. Je savais simplement que je ne voulais pas arrêter.
Mes mains glissèrent lentement le long de ses bras pour venir se loges sur ses hanches. Lentement encore, elles se frayèrent un chemin jusqu'à sa chute de reins et cette fois, la pression que j'exerçai fut plus forte : je l'attirai à moi avec force et me laissai emporter par la fougue du moment. Je la serrai autant que possible contre moi, pour m'imprégner d'elle. Je prenais chaque parcelle de son être pour marquer ce contact à jamais dans mon esprit. Même si je ne pensais plus qu'à son coeur et ses lèvres, mon inconscient, lui, savait que j'agissais ainsi pour garder assez d'elle. Je devais garder assez de cet instant en mémoire pour m'en satisfaire pleinement et ne pas avoir à recommencer.
Je frissonnais, je tremblais et je ne voulais pas que ça s'arrête. Nous vibrions à deux, au rythme de la pulsation de nos coeurs, sentant la chaleur du mois de juillet se mêler à la chaleur de nos corps. J'allais amèrement regretter de ne pas en prendre plus encore....

_______________________________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Invité

Invité

avatar


MessageSujet: Re: I just need some answers [Terminé]   Ven 11 Mar - 0:32

Je ne répondais plus de rien, après l’avoir embrassé, je me reculais interdite. Je m’étais laissée aller à une pulsion alors que le moment n’était assurément pas adéquat pour succomber de la sorte. Et Aaron semblait de cet avis, du moins c’est ce qu’il laisser comprendre par ses paroles alors qu’il m’attrapait délicatement par les épaules et s’approchait dangereusement de mes lèvres. Mon cœur battait la chamade et la cadence s’accélérait au fur et à mesure de l’approche. C’était tellement différent de ce baiser que nous avions échangé quelques secondes plus tôt, il avait été furtif, inachevé. Ici, chaque seconde était précieuse, le contact de ses mains sur mes épaules dénudées, son parfum, son souffle balayant mon visage... ses lèvres. Je vibrais, frissonnais, n’osant plus bouger de peur que tout ne soit qu’illusion et que tout disparaisse en fumée au moindre mouvement de ma part.
Puis se mains glissèrent le long de mes bras pour venir s’installer sur mes hanches. Ce contact me fait frissonner malgré la chaleur qui envahit tout mon être. Tout est délicatesse et je finis par poser l’une de mes mains sur le torse du jeune homme alors que l’autre se fraye un chemin jusqu’à sa nuque que je caresse du bout des doigts. Puis ses mains vinrent se loger au bas de mes reins provoquant une sorte de décharge électrique. Ce que je ressens est tout simplement indescriptible, j’ai chaud, j’ai froid... La pression qu’il exerce se fait plus forte et je me laisse aller à la fougue du moment, m’agrippant à lui comme à une bouée de sauvetage. Cette sensation qui m’envahissait me semblait si étrange, comme si je n’avais jamais ressentit ça auparavant... J’avais simplement envie que ça ne s’arrête jamais, que le temps se suspende, nous laissant ainsi aussi longtemps que nous le désirions.

Je resserrai l’étreinte autant que je le pouvais, ma main posée sur sa nuque glissant jusque dans sa crinière, s’y attardant un instant pour ensuite descendre à nouveau. Nos cœurs battaient à l’unisson et je sentais mes joues rougir. Nous étions sur une pente glissante, embarqués dans une situation qui nous échappait à tous les deux, le genre de situation dont on ne ressort pas indemne, mais ça ne m’importait peu sur l’instant. Tout ce qui comptait était de profiter un maximum, consciente que de tels évènement ne se reproduiraient probablement plus de si tôt.
Je finis par me détacher légèrement afin de reprendre mon souffle, resserrant cependant un peu plus notre étreinte et posant mon front contre le sien. Je n’osais pour autant pas lever les yeux craintives de croiser le regard du jeune homme. J’étais troublée par tout ce qu’il se passait et croiser son regard me ferait sans doute perdre pied à nouveau. Je me sentais bien ainsi, je ne voulais plus bouger, seulement je me montrais égoïste.

Je posais une nouvelle fois mes lèvres sur les siennes, comme si je ne pouvais plus m’en passer. Je profitais, j’abusais peut-être mais c’était tellement bon. Mon corps réclamait plus et je menais un combat intérieur pour ne plus succomber à toutes ces pulsions. Une fois de plus, je me détachai et reprenais la même position que quelques secondes plus tôt.
« Je... Si tu veux... Enfin je peux y aller si tu préfères... »
Revenir en haut Aller en bas
Aaron O'Hara

Superman au rabais

avatar

Messages : 11417

All about you
Your secret life:
Disponibilité: indisponible

MessageSujet: Re: I just need some answers [Terminé]   Sam 12 Mar - 17:38

Le feu... Si douloureux mais tellement fascinant ! C'était ce qui faisait qu'on ne pouvait jamais cesser de jouer avec et qu'on prenait sans cesse le risque de se brûler parce qu'après tout, ça en valait le coup.
Nous étions là, l'un contre l'autre, et je ne pouvais arrêter de me brûler. Son contact était douloureux mais j'aimais ça. C'était mal, très mal. Pas tellement parce que nous étions dans une situation délicate, mais plutôt parce que j'y prenais goût. Je n'en avais pas le droit. Je ne pouvais pas m'attacher encore plus, je ne voulais pas être attaché à qui que ce soit, surtout pas à elle. Elle méritait mieux, elle méritait la sécurité et une vraie vie. Pas ça, pas ce que j'avais à lui offrir.
Je rompis légèrement le contact. J'avais besoin d'un peu plus de distance pour pouvoir réfléchir correctement, pour avoir les idées un peu plus claires. Quand elle était contre moi, c'était tout simplement impossible, je ne pensais qu'à elle et ça n'aidait absolument pas à être raisonnable. Je la regardais et je ne fus pas surpris de voir qu'elle avait toujours cette force dans le regard qui faisait qu'on savait tout de suite qui elle était. Je passai doucement ma main sur son front, balayant les cheveux blonds qui s'y trouvaient. Je devais me ressaisir. Mais en même temps, je ne voulais pas qu'elle parte. Je voulais me gorger d'elle, de sa présence, de tout son être pour une vie entière. Je devais l'imprimer en moi pour ne plus avoir à en redemander plus tard.

« Tu n'as pas besoin de partir. Tu peux venir ici quand tu veux. C'est juste que... » Il vaudrait mieux que tu le fasses quand je ne suis pas là parce que je suis faible.
Je savais que résister serait dur. Mais peut-être que ça se tasserait bien vite de son côté et qu'alors, tout serait plus simple. L'éloignement, l'oubli, l'effacement... Je n'avais pas l'impression de pouvoir l'oublier mais j'espère qu'elle, elle le puisse. C'était lâche. Mais c'était nécessaire. Quel homme je faisais, quel grand homme même. Une réaction pleinement adulte et responsable. J'en arrivais presque à me détester mais tant pis, mieux valait ça plutôt que Holly pâtisse de toute cette histoire.
Sentiments ? Oui, il était clair que j'avais quelque chose au plus profond de moi qui me disait que j'avais des sentiments pour cette fille; Mais il fallait tuer l'embryon dans l'oeuf, ne pas laisser tout ça se développer en quelque chose de plus fort pour ne pas courir à la catastrophe. Et plus je la regardais, plus je me demandais si ne pas se laisser aller n'était pas une meilleure chose... Elle me faisait perdre la tête, mes principes et ma raison. Je n'étais plus capable de réfléchir convenablement et ça m'effrayait... autant que ça me faisait du bien. Je me laissais aller à l'oubli, au plaisir et même à l'aperçu d'un pan de bonheur.
Avais-je bien droit au bonheur sans Aby ? Non. Je m'y refusais parce que je l'avais tuée. J'avais l'impression d'être un magnétophone tournant en boucle, ne faisant que répéter la même chose pour se persuader de sa mauvaise foi.
Je ne voulais pas la perdre et je ne voulais pas m'autoriser à rester à ses côtés : comment faire alors ? Je devais me débrouiller pour la préserver et donc lui offrir un accueil, un refuge permanent à Genome. Seulement, je ne pouvais me permettre de m'occuper d'elle. Ce serait donc à d'autres que je la confierais. « Tu es ici chez toi. Quoiqu'il t'arrive, tu peux venir et rester autant de temps que tu le souhaites. Quoique ce soit, même un simple coup de cafard : tu trouveras toujours quelqu'un à qui t'adresser... » Mais pas moi. Je ne pouvais pas le lui dire clairement, surtout pas alors que je le tenais encore dans mes bras. Je pris alors son visage entre mes mains, relevant la tête, mais gardant le contact entre nos regards. « N'hésite jamais à venir. Jamais. »

Je l'embrassai une dernière fois. Furtivement. Juste parce que je devais le faire. J'avais besoin de ce dernier baiser avant de la faire fuir, de la faire partir de ma vie. Je rompis alors tout contact, prenant simplement un bout de papier sur mon bureau et griffonnant deux numéros de téléphone. « Esteban Calloway et Bobby Dalton, deux membres que j'estime au plus haut point. Appelle-les n'importe quand, pour n'importe quoi. Ils t'aideront. Demande-les directement si tu viens ici : ils sauront quoi faire pour toi. » et je lui tendis le bout de papier, fuyant carrément son regard.
Lâche...

_______________________________________________________________

Revenir en haut Aller en bas
Holly D.

Invité

avatar


MessageSujet: Re: I just need some answers [Terminé]   Lun 4 Avr - 21:25

J’étais complètement déboussolé, consciente de ce qui est en train de se passer et pourtant, j’avais l’impression d’assister a la scène de l’extérieur. Je savais très bien que tout ceci ne mènerait à rien et pourtant il y avait ce petit fourmillement au creux de mon estomac qui m’apaisait. J’étais bien et je ne voulais tout simplement plus bouger. Au creux de ses bras, tout ce qu’il pouvait se passer a l’extérieur n’avait plus d’important...
Puis il se détacha, juste un peu et pris ensuite la parole. Je l’entendais à peine, ses mots n’étaient pas utiles. Après tout, je n’attendais rien et je savais très bien qu’il n’y avait rien à espérer, même si une infime partie enfouie au plus profond de mon être espérait plus.

Tu n'as pas besoin de partir. Tu peux venir ici quand tu veux. C'est juste que... Tu n’as pas besoin d’une fille totalement perdue et dépassée traîné dans tes pattes.
C’était clair, très clair. Il fallait que j’oublie simplement tout ce c’était passé en cette matinée, rayer de ma mémoire cet instant et n’en garder que les informations les plus importantes : Genome et Genetic. Je me remémorais alors ce qu’il venait de se passer, j’humais une dernière fois son parfum puis tentais d’effacer tout cela de ma mémoire. Cause perdue, quoi que peut-être qu’avec le temps...
Perdue dans mes pensées, je ne l’entendais plus parler, sa voix n’étant qu’un murmure lointain. Je n’avais pas besoin d’explication, juste qu’il me lâche et me laisse partir. Oui, qu’IL me lâche, car j’étais incapable de me détaché de moi-même. Puis je redescendis sur terre lorsqu’il attrapa mon visage, nos regards se croisèrent nouveau, me faisant perdre pied et déposa un dernier baisé sur mes lèvres. Je n’eus même pas le temps d’en profiter qu’il était reparti vers son bureau, griffonnant quelque chose sur un bout de papier qu’il me tendit. Deux numéros de téléphone de personnes faisant partie de Genome.

J’attrapai mon sac et y fourrai le papier sans grande attention. Je risquai un autre regard, mais il semblait soudain passionné par quelque chose sur son bureau. Je soupirai, évacuant le trop plein d’émotion. J’aurais voulu dire quelque chose, mais qu’ajouter a ça ? Tout était terriblement clair, il me refourguait même à deux personnes que je ne connaissais pas si j’avais besoin d’aide. La seule chose dont j’étais certaine en cet instant c’est que je n’utiliserais probablement pas ces numéros. Après tout, pourquoi revenir dans ces bâtiments alors que je dois tout faire pour m’éloigner de l’homme qui dirige l’organisation qui occupe ces locaux ?
Je me dirigeai enfin vers la porte, me retournant afin de lui lancer un dernier regard. Il n’avait pas bougé, même pas redresser la tête.

« Ne t’en fais pas, tu n’entendras plus parler de moi... »

Les mots avaient été plus vite que la pensée, mais après tout c’est ce qu’il veut... J’empoignai la porte et fini par sortir du bureau. Il ne me restait plus qu’une chose a faire ; m’occuper et m’occuper encore pour éviter de penser...
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: I just need some answers [Terminé]   

Revenir en haut Aller en bas
 

I just need some answers [Terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
EVOLUTION :: GENOME GROUND ZERO :: GENOME ARCHIVES-