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 We were a good team.[terminé]

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Elias J. Climber

~ In the arms of cactus angels

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MessageSujet: Re: We were a good team.[terminé]   Ven 21 Mar - 10:24

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" Il y a mourir dans "je t'aime" il y a je ne vois plus que toi. Mourir au monde, à ses poèmes, ne plus lire que ses rimes à soi.
Un malhonête stratagème, ces trois mots là n'affirment pas. Il y a une question dans "je t'aime", qui demande, m'aimes-tu toi ? " Cap & Elias 14/05
   

   
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   En deux jours. En « même pas » deux jours je suis à l’hôpital.

Mon visage se contracte un instant en une expression perplexe. Oui cela fait deux jours – plus ou moins – que nous sommes séparés et je me suis comporté comme un véritable ivrogne au point de me mettre en danger. Pour autant, nous étions encore ensemble quand j’ai pris la fuite comme un fou, percuté la voiture de Dakota, pris le risque de mourir noyé dans la bagnole avant d’en voler une. Je retire volontairement de mes pensées deux ou trois passages de l’histoire – la trahison de la garce ou encore mon infidélité – mais la vérité reste déprimante : ça fait plus de deux jours que cela dure.
La rupture n’a peut être rien arrangé, je lui accorde ça.

« …J’éviterai de me rendre minable à l’avenir. Je peux faire ça pour toi, pour éviter que tu t’inquiètes. Ok ? »

Quoi ? Je m’achète une conduite ? Je ne lui dois plus rien. Pas plus qu’elle n’a de raison de s’inquiéter désormais. Il se trouve que c’est juste pratique de lui faire ce genre de promesse, pour imaginer que je la rassure un peu. Et puis être soul n’offre pas les meilleures sensations, j’ai eu ma dose d’alcool pour les deux ou trois prochaines semaines.
Techniquement la demoiselle a du temps avant de devoir s’affoler à nouveau à propos de ma santé.

Perdu dans mes réflexions enrayées par l’alcool et l’effet des médicaments administrés, je maitrise mal la gravité du contexte, l’impact des mots et l’importance de la conversation. Les profondeurs sont erronées et ma vision des choses bien trouble. Comme si les propos n’étaient que de lointains sons que je devine à peine, leur sens prenant des allures de mirages indéchiffrables ou de théories utopiques tout au mieux.
Je suis épuisé. Réellement épuisé.


Mais il y a ces notions effrayantes, qu’on n’envisage pas tout de suite. Ces idées prononcées qui soudain se rapproche de notre existence pour venir les ternir un peu plus. Il y a ces lugubres possibilités qui prennent allure et viennent s’associer au visage de celle qu’on aime :

« […] et si je ne me suis pas encore suicidée c’est pour ça. Sinon… Je ne prendrais même pas la peine de supporter cette souffrance une seule seconde de plus. »

Je saute de mon lit – non sans manquer de m’écrouler – et rejoins la porte en un rien de temps. Avant même que Capucine ne tente de me retenir je suis déjà dans le couloir à solliciter la présence d’une infirmière ou d’un médecin.
Pense-t-elle que je vais la laisser songer à la mort sans la mettre entre de bonnes mains ? Sans réaliser que je tremble de froid alors qu’une saloperie de fièvre s’empare de moi, je frappe aux portes, totalement scandalisé de ne pas être entendu.

Enfin, on  vient nous engueuler. Une jeune aide-soignante aidée de deux compères nous traine dans ma chambre pour nous venir en aide et, sans qu’ils aient besoin de nous en informer, nous calmer sérieusement.

« Cette jeune femme a besoin de manger, elle doit manquer de vitamines et de sommeil. Elle pourrait se faire du mal si vous ne faites rien ! »

J’ai plutôt l’air d’un fou ;
Mais le ridicule ne tue pas.
Il est clair que je ferai tout ;
Pour qu’on prenne soin de toi.


   
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MessageSujet: Re: We were a good team.[terminé]   Ven 21 Mar - 11:11

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" Il y a mourir dans "je t'aime" il y a je ne vois plus que toi. Mourir au monde, à ses poèmes, ne plus lire que ses rimes à soi.
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  Notre relation était des plus étranges en ce moment. Entre amour et haine, il était difficile de trouver un juste milieu parce que les deux côtés m’écartelaient sans pitié et sans relâche. Cela faisait deux jours à peine et les voisins appelaient déjà les secours ! Comment ne pas m’inquiéter après cet épisode ? Pourtant, je ne pouvais pas faire grand-chose. J’essayais tant bien que mal de me lever le matin, de me battre pour ne pas gâcher la vie qu’Élias m’avait donnée et me demander de surveiller mon ex-compagnon serait la goutte d’eau. Je le savais et lui aussi. Voilà pourquoi Élias me faisait cette promesse d’être plus prudent avec lui à l’avenir. Il ne me devait rien et peut être qu’il s’agissait de paroles en l’air, mais j’avais besoin d’y croire. Je devais lui faire confiance car imaginer le jour où la chaleur quitterait son corps était au dessus de mes forces.

Il devait le comprendre. Il devait non seulement me faire cette promesse, mais en plus le penser sincèrement. Élias devait entendre que même si c’était difficile, j’avais passé ces deux jours sans me mettre aussi minable que lui. Je n’avais rien fait pour attenter à ma vie. Même si l’appétit m’avait quitté, je prenais soin de me nourrir un minimum. Je prenais des somnifères pour dormir quelques heures même si les cauchemars s’insinuaient dans mon sommeil. Je faisais donc le nécessaire pour survivre. Pas lui.

En racontant mon enfer personnel, je ne pensais pas un seul instant qu’Élias réagirait ainsi. Sans crier gare, il sortit de son lit, non sans peine, avant de se précipiter dans le couloir. Je n’eus pas le temps de le rejoindre avant qu’il appelle à l’aide à tout bout de champ. Forcément, devant un tel vacarme, le personnel médical débarqua en force. Quelle idée ! Je n’opposais aucune résistance, car moi-même j’étais perdue. Élias se chargeait d’éclairer notre lanterne. Oula la la la…. Ce n’était vraiment pas le moment. Je décidais de jouer la fille qui ne comprenait pas la situation.

- « Je vais très bien, rassurez vous. Je ne comprends pas son énervement. Nous étions en train de regarder la télé tout en discutant et il s’est précipité dans le couloir. Je suis désolée si nous avons réveillé les autres patients. »

La réponse d’une personne saine d’esprit, non ? L’aide soignante vérifiait l’état d’Élias pendant que ses deux comparses faisaient en sorte qu’Élias reste tranquille. Il avait de la fièvre… En gros, il nous tapait une crise de délire. Tant mieux ! Ainsi, les autres ne me poseraient pas trop de questions sur les allégations du malade. De toute manière, mon uniforme suffisait à en imposer même s’il ne s’agissait que d’une tenue de « bleu ».  

Les antibiotiques administrés, Élias calmé, le personnel me recommandait de ne pas trop le fatiguer. De toute manière, il allait certainement sombrer dans les minutes qui allaient suivre. Une fois seuls, je laissais le silence s’installer. Il n’y avait rien à dire sans énerver Élias. Il avait besoin de repos. Après un soupir, je me saisissais de sa main en prenant sur moi. Un petit geste pour l’humanité, mais un grand pas pour notre « relation ».

- « Chuuuuut... Je suis là... Calme toi... »

 



 
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: We were a good team.[terminé]   Sam 22 Mar - 10:03

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" Il y a mourir dans "je t'aime" il y a je ne vois plus que toi. Mourir au monde, à ses poèmes, ne plus lire que ses rimes à soi.
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   Elle ment, elle triche. Elle se sert de mon état…et c’est bien fait pour moi. Je prends sur moi pour ne pas exploser à nouveau et donner raison à ses allégations. Je suis ivre et dans un état pitoyable, j’entends l’infirmière parler de fièvre et déjà on m’injecte de nouveaux calmants. Qui puis-je convaincre dans une pareille situation ? Personne. Personne ne prendrait au sérieux mon inquiétude concernant Capucine, pour l’heure.
Ainsi, je clos les paupières et me laisse faire malgré la sensation désagréable de n’être qu’un corps dépourvu de raison, auquel on n’attache aucune personnalité et aucun droit de parole. Je tente de calmer ma respiration et je me répète intérieurement : prendre soin de Cap. Inlassablement, je répète ces mots pour me donner toutes les chances de m’en souvenir à mon réveil ;
Lorsque j’irai mieux, je serai de nouveau persuasif. Et si mon don pouvait à ce moment me donner un coup de main, tout ira pour le mieux.

Focalisé sur cette promesse que je me fais, cette responsabilité qui concerne la santé de la jeune femme, je parviens à me détendre et bientôt l’équipe médicale se rassure. Ils décident de quitter la chambre en nous laissant enfin tous les deux. Cependant les médicaments que je viens de recevoir m’épuisent et je peine à rester parfaitement conscient. J’ai sommeil, terriblement sommeil, sans avoir envie de dormir.
Tant de sujets restent à aborder. On ne peut pas enterrer notre histoire sous ces erreurs d’adolescents et autres malentendus. Mais d’un côté, l’essentiel a été dit : nous nous aimons…mais ne sommes pas capables de vivre ensemble. Nous ne sommes sans doute pas faits l’un pour l’autre.

Qui a eu l’idée d’inventer l’amour ? Qui  a décidé qu’en plus de tous leurs vices, les Hommes seraient dotés de la capacité d’aimer ? C’est le détail final, tuant, qui fait de nous ces êtres faibles et manipulables.
C’est quand même dégueulasse de nous permettre d’aimer, sans que cela soit toujours possible.

La voix de la belle au creux de mon oreille, sa main contre la mienne et le peu de chaleur qui s’en dégage me rappelle douloureusement les nombreux moments partagés ensemble à l’appartement. Mais tout sonne faux, fade, insignifiant. Ce n’est qu’artifice et mensonge. Je lui promets de faire attention, elle s’efforce de paraitre naturelle en me rassurant…
Nous sommes sans doute minables. Néanmoins, ce soir, ça me fait du bien.

« Bonne nuit. »

Sans ironie aucune, pour une fois. Je referme les yeux après m’être assuré qu’elle était bien là, que je ne rêve pas, puis je m’endors. Directement. Sans autre forme de procès. Je sombre pour dormir quelques heures d’affilé sans qu’aucun cauchemar ne vienne me réveiller. Oh les songes ne sont pas joyeux, mais la fatigue est trop puissante et ce n’est pas plus mal.

♠ ♠ ♠ ♠ ♠

Quand je quitte les bras de Morphée, le service est en pleine activité, la plupart des patients ont terminés leur petit-déjeuner et je vais bientôt pouvoir rentrer.

« Eh Cap ; ça va être l’heure de partir. Tu as du mal dormir, il faut que tu ailles te reposer. Je vais appeler un taxi, d’accord ? »

Les difficultés rencontrées hier sont toujours là ;
Mais je m’arrange pour les oublier et me préparer.
Il va falloir que je sois fort pour m’occuper de toi ;
Car je n’ai pas oublié ma promesse : je vais t’aider.

« Ne me regarde pas comme ça, je t’appelle dans la journée si tu veux être sûre que je me porte bien. Ça te va ? »

   
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Capucine Rider


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MessageSujet: Re: We were a good team.[terminé]   Lun 24 Mar - 15:51

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  La fatigue était la ruine de mon corps alors que l’inquiétude se faisait faucille de mon âme. Après cette soirée et cette nuit mouvementée, un instant de répit s’était installé dans la chambre au moment où les yeux d’Elias se fermèrent. Le calme était revenu en apparence, mais rien ne pourrait changer le passé. Je m’endormais sur cette pensée en me laissant bercer par cette respiration lourde et profonde qui provenait de son corps harassé. Il était vivant pour le moment et il ne pourrait pas faire de bêtise supplémentaire. Il s’agissait tout de même d’un poids non négligeable en moins sur mes épaules déjà bien chargées.

Avec tout ça, la nuit fut courte et le repos bien maigre. Endormie sur ma chaise, les bras et la tête contre le lit du patient, c’était un réveil en fanfare qui nous était proposé. Il ne me semblait pourtant pas avoir coché cette case… Je ne savais même plus où j’étais lorsque mes yeux se sont ouverts sur cette chambre aux murs blancs. Il me fallut quelques minutes pour me remémorer les évènements de la veille alors qu’Elias entamait la conversation. Partir…. Partir…. Partir !!!! Quelle heure était-il ? Un œil sur mon portable m’apprenait qu’il était bien trop tard pour un réveil. Merde ! J’allais être en retard ! Les gars allaient certainement se foutre de ma gueule et ma supérieure me passait un savon. Il se pourrait même qu’elle me donne une tâche comme la cuisine ou le nettoyage du vestiaire pour me faire payer mon retard. Ma journée n’était pas prête de se terminer.

- « Eh merde ! Je vais être en retard ! Je vais me faire défoncer ! »

Aussitôt, je me levais, prête à me ruer dehors lorsque mon esprit se recadrait sur Elias. Pouvais-je le laisser rentrer seul ? Pouvais-je seulement le laisser seul aujourd’hui ? N’allait-il pas, une fois chez lui, se remettre à boire comme un trou ? Je le regardais se préparer tout en me posant ces interrogations. Il était hors de question de lui expliquer le fil de mes pensées car il les trouverait sans nul doute révoltantes. De toute manière, un alcoolique n’avait pas conscience d’en être un au départ et si Elias n’était peut être pas encore arrivé à ce stade, il n’en était pas loin non plus.

Il se rendit compte de mon hésitation si bien qu’il tentait de me rassurer, mais… Pouvais-je lui faire confiance ? Là était toute la question. Elias semblait avoir retrouvé ses esprits, mais il s’agissait peut être d’une façade pour mieux quitter cet endroit et ne plus m’avoir dans ses pattes.

- « Puis-je te faire confiance ? »

Il semblait exaspéré par mon regard, mais son attitude n’aidait en rien à calmer ma suspicion. Il m’avait donnée de bonnes raisons de douter de lui, alors qu’il ne vienne pas non plus me traiter de parano car nous savions tous les deux, qu’il y avait quelque chose de plus derrière. Déjà, lors de notre première dispute, il s’était réfugié dans l’alcool et là,… Après tout ce qui s’était passé… Sans Indio… Sans Sarah… Sans moi… Elias avait de bonnes raisons de se mettre à boire même si ce n’était pas le comportement le plus indiqué pour soigner une dépression.

- « Pas d’alcool. Tu rentres chez toi. Tu prends une douche. Tu te couches. Si tu ne veux pas dormir, tu sors. Mais en aucun cas, je ne veux qu’une histoire comme celle d’hier se reproduise. Sinon… C’est moi qui te tue. »

La dernière phrase n’était pas une blague. Du moins, je ne ressentais aucune envie de rire car la situation était grave de mon point de vue. Connaissant Elias, il n’irait jamais voir un psychologue alors que ce serait certainement la plus sage des décisions. Hélas, il était impossible de forcer une personne à se soumettre à une thérapie. Tant pis. Nous ferions sans !



 



 
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: We were a good team.[terminé]   Lun 24 Mar - 16:52

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   « Puis-je te faire confiance ? »

Qu’est ce que j’en sais ? Je ne sais même pas si je peux me faire confiance. Alors si je suis en mesure de lui faire une réelle promesse, c’est une bonne question ! Mais j’acquiesce, maintes et maintes fois pour espérer la convaincre. Ce n’est quand même pas son rôle de se faire du souci. Ce n’est plus son rôle, pour être exact.

Ses menaces me font lever les yeux au ciel. Si j’ai envie d’en finir avec la vie je crois que je n’attendrais pas son intervention. Je suis assez grand pour le faire seul et de la façon qu’il me plaira…sauf que je ne le ferai pas. L’escapade durant laquelle j’ai croisé la miss Cooper aurait pu me mener au suicide, mais j’ai tiré un trait sur cette option.
Si je veux boire, qu’on me fiche la paix.

« Dépêche-toi, tu aggraves ton cas. »

Dis-je sans aucune méchanceté, esquissant au contraire un sourire sympathique en indiquant d’un geste du menton l’horloge du couloir que l’on devine depuis la chambre. Ses journées ont l’air chargées, peut être est-ce le but afin de ne pas trop réfléchir. Ne pas ressasser les ennuis ou se faire trop de mauvais sang.
J’aime me rassurer, me dire qu’elle cherche une échappatoire quelconque pour se remettre de notre rupture et c’est sa formation qu’elle a choisi. Dans l’idéal, il faudrait que cette fuite la laisse amoureuse de moi tout en la soulageant des complications dues à notre relation.
Je rêve sans doute.

« Il faut que j’aille attendre le taxi et j’ai sans doute des papiers à régler à l’accueil. Qu’est ce que tu vas faire ? Bloquer ta journée pour surveiller ton ex insupportable ? J’t’en prie. Tu en as fait largement assez je,…je culpabilise ! Tu manques encore plus de sommeil par ma faute. Prends mon petit-déjeuner à ma place, j’aurai le temps de manger en rentrant. Et ne t’en fais pas. Je ne me rendrai plus malade. »

Parce que tu es là. Que tu es si fragile par ma faute, je n’ai pas l’intention de te laisser te détruire. Je ne sais pas du tout comment te venir en aide, s’il faut freiner ta motivation professionnelle ou t’encourager, t’imposer du repos ou te laisser te dépenser. Je ne sais plus quels sont les mots qui te font du bien, je les confonds presque avec ceux qui te blessent ;
Mais je finirai bien par trouver, par savoir. Il y a toujours une solution dit-on.

Quelques minutes me suffisent pour être prêt, j’écoute d’une oreille très distraite les commentaires de l’infirmière avant de quitter la chambre puis d’entrainer Capucine jusqu’à l’extérieur. Le taxi ne devrait pas tarder.

« Si tu veux, je t’appelle ce soir. »

Je ne voudrai pas m’imposer ;
Mais tu sembles si paniquée.
En me donnant envie de t’aider ;
Tu es surement entrain de me sauver.

   
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MessageSujet: Re: We were a good team.[terminé]   Mar 25 Mar - 20:35

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Mes paroles étaient ridicules. J’étais ridicule. Comment imaginer qu’une fille de vingt ans fasse la morale à son ex-copain de trente-sept ans ? Surtout que cette même demoiselle le menaçait de mort s’il s’adonnait à son passe temps favori de ces deux derniers jours : se pochtronner. Cette situation craignait et, d’un point de vue extérieur, il vaudrait peut être mieux pour nous deux – et surtout pour moi – de prendre mes distances avec Elias. C’était évident, moi-même en arrivais à cette conclusion. Mais entre le penser et s’exécuter, il y avait un gouffre… Un monde… Une planète… Une infinité… Nous étions dans une situation inconfortable et l’une ou l’autre des solutions qui s’offraient à nous n’était pas sans risque. Dans les deux cas, les deux parties souffriraient. Etait-ce que nous voulions ? Je ne pouvais me résoudre à en parler à Elias car sa promesse de ne plus rien faire de stupide n’avait pour but que de me rassurer. A tous les coups, il n’en pensait pas un mot. Alors lui parler de nous quand moi-même j’ignorais où j’en étais ne serait que pure perte de temps. Nous verrons bien !

Mes yeux faisaient la navette entre Elias et l’horloge. Il avait raison. Je ne pouvais rien lui apporter pour le moment et rester indécise allait me provoquer davantage d’ennuis à la caserne. Ma décision était prise. Nos chemins allaient devoir se séparer. Pour combien de temps ? Jusqu’à ce soir. J’essayerai de finir rapidement mes tâches supplémentaires pour passer à son appartement pas trop tard. Oui… Je ferais ça. De toute façon, il était à peu près certain qu’il me serait impossible de trouver le sommeil sans avoir été rassurée sur son sort.

- « Non, merci… Je n’ai pas faim pour le moment et, de toute manière, tu as raison ! Je dois y aller. »

Je disais cela, mais ne quittais pas pour autant la pièce. Il était si difficile de le quitter… Cette force qui me rattachait à lui ne m’avait pas quittée et elle me poussait à me jeter dans ses bras. Je ressentais ce besoin irrépressible de les sentir autour de moi, de sentir son souffle dans mes cheveux et de rester ainsi toute la journée jusqu’à ce que cette boule au ventre disparaisse. Quel gâchis.

L’infirmière faisait son entrée dans la chambre pour remplir les derniers papiers et nous donner l’autorisation de sortir. Enfin… son autorisation de sortir. Une fois à l’extérieur, la réalité me revenait en pleine face. Toute cette agitation, tout ce fourmillement prouvait que la vie continuait malgré tout. Je ne pouvais plus me permettre cette « oisiveté ». Elias ne serait pas toujours là et je devais prendre sur mes épaules la responsabilité de mon futur. Fini de glander ! Je devais terminer ma formation le plus rapidement possible pour commencer à travailler. La sociologie m’avait fait perdre du temps et il était plus que temps de me bouger le c*l. Je ne pourrais pas vivre indéfiniment de cette manière. J’avais besoin de trouver un appartement rapidement et pour se faire, il fallait de l’argent. Elias avait déjà payé une partie de la formation, il était hors de question de lui demander davantage. Je devais me débrouiller et j’y arriverai.

- « D’accord. Je ne sais pas à quelle heure, je terminerai, mais au pire, laisse moi un message avant de te coucher. Je saurais que… tout va bien. Allez zou ! Il faut que je file ! ................ A ce soir. »

Ces derniers mots étaient durs à prononcer car ils signifiaient mon départ. Je n’en avais pourtant aucune envie. Mais dans la vie… Nous ne pouvions pas toujours avoir ce que nous voulions.








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