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 To wait for you is all that I can do [terminé]

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Drew Chambers


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MessageSujet: To wait for you is all that I can do [terminé]   Lun 24 Fév - 16:00

To wait for you is all that I can do

Sonny Malone & Drew Chambers


Bientôt, Drew retournerait à ses vieilles habitudes, mais pas ce jour-là. Ce jour-là, il accompagnait Sonny au supermarché, pour qu'elle fasse les courses afin de préparer un repas pour Remington et son meilleur ami, qu'elle recevait le soir même. Le jeune Chambers, permis en poche depuis quelques mois, s'était proposé comme chauffeur pour l'empêcher de conduire dans son état de grossesse assez avancé. A vrai dire, sous n'importe quel prétexte, et à n'importe quelle occasion, il cherchait la compagnie de la jeune femme, allant jusqu'à s'avancer dans ses devoirs pour avoir du temps à lui consacrer sans qu'elle ne puisse rien lui reprocher.
Chaque jour qui passait rendait la promesse qu'il s'était faite plus difficile à envisager, car Sonny se révélait aussi merveilleuse qu'il l'avait imaginé, et qu'il ne voulait pas se réveiller de ce rêve qu'il vivait en s'étant fait une place à ses côtés - peu importe quel rôle il jouait, il voulait bien être ce qu'elle voudrait qu'il soit, pour être avec elle.

Ainsi, ça ne le dérangeait pas de préparer le diner pour Remington, ça ne le dérangeait pas de la rendre heureuse pour que celui-ci en profite. Elle lui souriait, sans évoquer ses capacités étranges, sans le craindre, riait à son humour naissant, s'amusait de ses maladresses, et ça lui suffisait, c'était même plus qu'il n'aurait pu espérer après des années à croire que personne ne pourrait le comprendre.


    - Dépêche-toi ! Cria-t-il par la fenêtre, en klaxonnant devant la porte, se moquant gentiment de la lenteur avec laquelle elle se déplaçait désormais, avec son gros ventre. Il aperçut, par la fenêtre de sa propre maison, sa mère qui l'espionnait derrière le rideau, de plus en plus consternée par les changements qu'elle observait chez son fils. Si tu veux qu'on arrive avant la fermeture... Commença-t-il lorsqu'elle ouvrit la porte pour se placer à ses côtés, sans finir de crainte qu'elle ne se venge de ces mauvaises paroles, se contentant de l'accueillir d'un sourire de circonstance.


Aussitôt qu'elle eut refermé la porte, il fit gronder le moteur. Cette voiture, si elle n'était pas du dernier confort, le rendait tout de même fier : il l'avait payé avec ses propres économies, obtenus par de petits boulot ça et là, pour une fois, et non l'argent de poche que son beau-père lui donnait. A vrai dire, il l'avait acheté précisément en songeant à ce genre d'occasions où elle pourrait servir. Elle roulait bien, et il était prudent, ce qui ne pouvait que rassurer ses passagers, malgré l'apparence vieille et rouillée de l'extérieur du véhicule.


    - T'as la liste ? Demanda Drew à la jeune femme, en haussant un sourcil, commençant à bien cerner le caractère étourdi de Sonny. J'ai pris des sacs de courses, assez pour embarquer tous le magasins, si tu comptes dévaliser les rayons. Il appuya sur la pédale d'accélérateur, prenant soin de démarrer doucement le temps qu'elle mette sa ceinture. Il va falloir t'acheter de nouvelles fringues, aussi, tant qu'on sera là-bas, celles-là sont proches de se déchirer, constata-t-il d'un ton plus sérieux, en jetant un regard furtif au décolleté de sa voisine, qui était prêt de déborder - il avait beau le trouver magnifique, il était bien conscient que c'était un peu trop, pour son état.


Dépassant leur rue, et prenant une vitesse de croisière avant de prendre la direction de la galerie marchande, Drew porta ses doigts au poste de radio, afin de mettre une petite musique d'ambiance. La chaine jazz... Non merci, il changea de fréquences tout en gardant les yeux sur la route.


    - Nostalgie-FM... Des sons de ton âge non ? Il la taquinait parfois sur leurs deux ans d'écart, comme si quelques mois avaient fait une éternité : ça lui permettait de se trouver une raison de plus pour se convaincre qu'elle n'était pas faite pour lui. Ooh, take a look at me now, there's just an empty space... Commença-t-il à entonner, sur la voix nasillarde de Phil Collins, qui résonnait dans l'habitacle. But to wait for you, is all I can do... Il adressa un clin d'œil à sa passagère, ignorant l'étrange cohérence des paroles avec ce qu'il faisait. Je connais mes classiques, se justifia-t-il en rigolant.



Il ne fallait pas plus de dix minutes pour arriver au centre commercial, mais c'était largement suffisant pour que le jeune homme fasse quelques gaffes... Il n'avait plus honte, malgré tout, d'être celui qu'il était vraiment avec elle, il faisait juste taire de son mieux le désir qu'il avait d'avoir plus.
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Sonny Malone

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MessageSujet: Re: To wait for you is all that I can do [terminé]   Mar 25 Fév - 14:51

C’était un grand jour. Pour moi en tout cas. Brennen devait diner avec nous. Enfin, de manière officielle j’allais rencontrer le meilleur ami de mon fiancé. Et ce ne serait plus dans une salle en feu où je n’étais que la petite amie de Rem, non… Cette fois ce serait dans notre maison, alors que nous étions officiellement fiancés malgré les turbulences des derniers jours, et il allait me voir portant l’enfant de Remington. Pour moi, c’était un grand jour, presque comme rencontrer la belle-famille, et je voulais que tout soit parfait. Mais quand on était une si piètre cuisinière ce n’était pas chose aisée. Alors depuis que je savais que ce diner aurait lieu, j’avais passé tout mon temps libre le nez plongé dans les bouquins de recettes pour trouver quoi leur faire à diner. J’en avais parlé à Drew que je voyais presque tous les jours depuis que j’avais appris sa nature de mutant, et il m’avait proposé de m’aider à faire les courses et à tout préparer. Autant dire qu’il était mon sauveur ce jour-là ! Donc le jour J, j’avais enfilé ma veste impossible à fermer, fait une liste de trois kilomètres de long, attaché mes cheveux en une queue de cheval, j’étais parée. Quand j’entendis le premier coup de klaxon, je sortis de la maison.

Il était là, dans sa voiture ; la sienne, attention, il n’avait absolument pas voulu que je nous conduise avec la voiture de Rem. Peut-être l’orgueil masculin ? Peu importait en réalité, Drew était aux petits soins et toujours en stress qu’il m’arrive quelque chose, alors j’avais une confiance aveugle en ses talents de conducteur. Je fronçai les sourcils… Voilà qu’il me pressait maintenant ! Marchant délibérément plus lentement – j’étais une chieuse, après tout – j’atteignis enfin sa voiture et montai côté passager.

« Un jour, je te ferai avaler six kilos de ramen, tu verras que c’est dur de se presser quand on est dans cet état ! »

Et je n’en étais qu’à six mois… Mais mon ventre poussait de plus en plus vite, au point que je me demandais parfois si je n’allais pas accoucher d’un géant… mon dieu… s’il avait les gênes de Rem… je n’arriverai jamais à le sortir de mon corps…

« Et puis, tu aurais pu faire l’effort de te garer dans l’allée, tu fais un bien piètre chauffeur particulier. En route, monsieur Chambers, nous perdons du temps ! »

Le tout dit avec un port de tête bien fier et bien droit. J’étais heureuse aujourd’hui et j’avais décrété que tout se déroulerait parfaitement bien. La liste ? Non mais… pour qui me prenait-il ? Bien sûr que je l’avais… enfin… Après lui avoir offert un visage outré… je me mis à fouiller mon sac. C’était un tel bordel… Merde, il fallait que je l’aie sinon il allait se foutre de moi.

« Ahaha ! Bien évidemment, je savais exactement où elle était », déclarai-je en la brandissant fièrement, et sans mauvaise foi aucune… ou presque.

En tous cas, il avait raison sur une chose, je comptais bien dévaliser les rayons. Je lui fis un grand sourire et lui jetai un regard plein de malice. Il allait s’en mordre les doigts de m’avoir accompagnée, car j’avais bien prévu de faire un diner parfait.

« Oh, on devrait demander à ta mère si elle veut qu’on lui prenne des trucs en passant, puisque tu as la blinde de sacs apparemment. »

Sauf qu’il eut une remarque qui me fit totalement perdre le cours de mes pensées. Et immédiatement, mon regard se posa sur mes seins. Bon, d’accord j’avais encore pris un kilo… j’étais un peu serrée… mais je n’étais pas si grosse… Il me trouvait grosse ? Rem ne me disait rien…

« J’ai pas envie de ressembler à un sac à patates. »

J’en avais marre de ces fringues de grossesse immonde. Je n’avais pas quatre-vingt ans, je ne voulais pas ressembler à une mamie. Alors oui, je râlais mais j’avais bien le droit après tout. On grossissait déjà quand on attendait un enfant, ce n’était pas une raison pour s’enlaidir ! Ceci dit… je devais faire bonne figure, alors je refusais d’être moche pour mon diner. Je fis un geste pour allumer la radio, mais il me devança. Encore une preuve que nous étions pareils lui et moi. Ce ne serait pas avec Rem que cela arriverait. Je le laissais donc choisir. Je chanterai de toute manière et quoi qu’il choisisse, donc dans le fond, ça n’était guère important. Par contre, il se prit une claque sur le bras.

« La vieille te dit que tu changeras tes couches toi-même, morveux ! »

Genre… il avait dix-huit ans, j’en avais vingt… On écoutait forcément les mêmes musiques, on regardait nécessairement les mêmes choses. J’avais juste dû élargir ma culture musicale depuis que je vivais avec Rem. Et puis zut, Phil Collins, c’était atemporel, tout le monde connaissait ! Les jeunes comme les moins jeunes. Je me surpris d’ailleurs à chanter, répondant à Drew qui avait entonné le premier la chanson. Je ne comprenais pas toujours tout ce que je chantais, il ne fallait pas oublier que j’étais française à la base… mais là, une phrase m’interpela, et alors que Drew plaisantait, je lui jetai un regard amusé…

« J’espère que le « to wait for you is all I can do », n’est pas une façon plus subtile que tout à l’heure de me faire comprendre que je traine et que je ne suis pas rapide, parce que je te préviens, si c’est ça, je serai plus lente qu’une mamie dans les magasins ! »

Entre deux chamailleries, nous arrivâmes enfin au centre commercial. Et il y avait de quoi faire. Drew se gara et on pénétra dans le saint des saints des achats en tous genres. Des boutiques, il y en avait partout, tout comme la partie plus spécifique à l’alimentaire. Là, il nous fallait un plan d’attaque.

« Bon… puisque tu estimes que je suis super moche et qu’il faut me rhabiller, on devrait commencer par ça. Parce que prendre des produits frais si c’est pour les trainer deux heures dans des boutiques surchauffées, ça craint. Et hors de question qu’on se divise le travail. Tu as eu le malheur de sous-entendre que mes vêtements ne m’allaient pas, alors tu seras obligé de m’accompagner. »

Sans lui laisser le choix de répliquer, je lui attrapai la main pour l’entrainer de force dans la première boutique pour femmes enceintes sur notre chemin. Et comme de juste, les premiers vêtements que je vis étaient des tuniques trois fois trop grandes ou alors des maillots avec des messages ridicules dessus comme « je ne suis pas grosse, je suis enceinte », ou « fille ou garçon »… très peu pour moi.

« Vas-y, trouve moi quelque chose qui me rende belle avec tous mes kilos en trop ! »

Pour ma part, j’étais plutôt attirée par les vêtements de bébés que par ceux que je pourrais porter… J’avais du mal à réaliser qu’un jour j’habillerai un enfant, dans cette petite layette blanche, là….

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MessageSujet: Re: To wait for you is all that I can do [terminé]   Mar 25 Fév - 16:26


Essuyant les répliques de Sonny d'un rire franc, Drew vérifia dans le rétroviseur que la voie était libre avant de démarrer. Il s'était garé du mieux qu'il avait pu pour éviter de saccager les pelouses de la rue, sans pour autant gêner la circulation... Et elle le savait surement parfaitement, malgré son reproche. Quand elle évoqua sa mère, le jeune Chambers sentit ses joues s'enflammer. Non, il n'avait guère envie de prendre des courses pour sa mère, d'une part parce que le frigo était toujours plein chez lui, et d'autres parts parce que cela détonnerait beaucoup trop avec l'attitude de rebelle qu'il affichait à la maison. Et puis... Sous-entendre qu'il habitait toujours avec sa maman, venant de la fille qu'il convoitait, c'était surement dans la top liste des discussions les plus embarrassantes pour un grand adolescent.

    - Non, c'bon, elle a b'soin d'rien, grogna-t-il, dans son coin, en tournant le volant pour s'insérer sur la route, clignotant bien allumé. Et puis j'aurais d'jà bien assez à porter avec tes courses à toi, ajouta-t-il, imposant subtilement son aide dans ce domaine : il était bien entendu qu'elle ne prendrait rien dans son état.


Un camion bloquait légèrement la circulation devant lui, et Drew en profita, malgré lui, pour reposer les yeux sur ce décolleté dont elle se plaignait maintenant, puisque sa remarque l'avait surement vexé. De sa pauvre expérience avec les femmes, le jeune garçon avait pourtant bien retenu une chose, c'est qu'il ne fallait pas s'aventurer sur ce terrain... Mais sur le coup, il n'avait pas vraiment vu le mal de lui en parler.
Maintenant, à cause de lui, elle allait surement complexer, et il culpabiliserait de l'avoir tant trompée dans son jugement - ce n'était absolument pas ce qu'il avait voulu insinuer en lui conseillant de nouveaux vêtements. Après tout, se voir gagner quelques tailles, cela faisait partie du processus naturel de la grossesse, qui portait bien son nom.

    - Tu ne pourras jamais ressembler à un sac à patates, contesta-t-il donc avec sérieux et douceur, en croisant son regard dans le miroir de la visière. Il y avait tellement de conviction dans ces quelques mots qu'un véritable obèse aurait revu son opinion de lui-même, en se les voyant adressés.


Et sans prévenir, il se prit un coup sur le bras, poussant un cri grave de surprise. Quelle violence ! Ses prunelles prirent une teinte de fausse réprobation, et il fit mine de souffrir terriblement de cette attaque en secouant avec une grimace son bras - après avoir passé rapidement la quatrième vitesse mine de rien.

    - Attention, la sauvage, je conduis ! On ne frappe pas le pilote quand on veut arriver entier à destination, dit-il en se redressant dans son siège pour se donner un air vainement important. La prétention ne lui allait pas, et il abandonna tout aussi vite cette posture hautaine surjouée, pour reprendre un comportement décontracté. Heureusement que je ne t'ai pas attendu pour arrêter les couches, parce qu'à la vitesse à laquelle tu avances, je serais étonné que tu réussisses à changer ton véritable morveux avant qu'il ait atteint mon âge, en effet ! Il s'arrêta une seconde pour écouter la suite des paroles de la chanson "you're the only one who knew me at all", et sentit son estomac se serrer. Mince, moi qui pensait faire preuve de tact en demandant à Phil de faire l'intermédiaire...


Elle ne comprendrait surement jamais ce qu'elle avait fait pour lui en quelques jours, alors que d'autres s'y étaient essayé pendant des années sans résultat. Il se concentra sur son créneau dans le parking où ils venaient d'arriver, pour éviter de penser à ce qu'il éprouvait, et qu'il devrait garder pour lui, même s'il devait s'en étouffer. Elle ne saurait pas, et c'était mieux ainsi. Il ne voulait rien faire qui risquait de briser ce lien naissant, même s'il n'était jamais voué à devenir aussi fort qu'il l'aurait voulu.
Terminant sa démarche par la remontée du frein à main, calé du premier coup entre les deux lignes blanches qui caractérisait la place de stationnement, Drew invita sa passagère à descendre, pour enfin pénétrer dans les boutiques.

    - C'est pas c'que j'ai voulu dire... Essaya de se défendre le jeune homme, avant de réaliser qu'il s'agissait d'un combat perdu d'avance, et de hausser les épaules. Avait-il vraiment le choix ? Maintenant qu'il était là, il était bien obligé de la suivre - de toute façon, il n'avait pas envie de la quitter des yeux, il ne l'accompagnait pas pour le plaisir de la foule. T'as qu'à prendre une robe... Alors qu'il tirait d'un rayon ce qui semblait être un tablier humoristique pour baleine, Drew fit la grimace, et le reposa immédiatement le cintre. Comment veux-tu que j'choisisse, j'y connais rien...


Autant avouer que c'était toujours sa mère qui lui achetait des fringues, parce que tout lui allait, et qu'il s'en moquait infiniment. Pour les hommes, c'était assez simple : un jean et une chemise les habillaient. Et puis, Drew avait la chance d'être bien taillé, pour que les vêtements tombent bien sur lui, en général.
Alors qu'il tripotait sans conviction une jupe trop courte, une vendeuse passa près de lui, avec un sourire moqueur. Le jeune homme laissa retomber sa trouvaille à sa place, en rougissant. Il ne manquait plus que quelques unes de ses connaissances du collège pour le voir s'intéresser à la lingerie, et il ne pourrait jamais se débarrasser de cette réputation... Mais bon, au fond, il s'en fichait pas mal. Sa mission était beaucoup plus sérieuse qu'elle ne le paraissait : il s'agissait de redonner confiance en elle à Sonny. Il fronça les sourcils, réfléchissant à ses différentes options, en observant chaque recoin du magasin...

    - Euh... Tiens, ça, t'aimes ? Proposa-t-il à la jeune femme en lui désignant une tunique rouge bordeaux, qui faisait très habillée. Ou ça, ajouta-t-il en haussant les épaules, désignant un pantalon dont la matière semblait assez élastique pour supporter ses centimètres de ventre en trop. T'as qu'à essayer plusieurs trucs, et tu verras bien si c'est confortable.


L'employée repassa près de lui, lui lançant cette fois un coup d'œil outré, comme si cette phrase était définitivement rédhibitoire pour une femme. Confortable, ce n'était surement pas dans le vocabulaire de cette pimbêche, qui abusait de maquillage. Mais que dire... Drew était persuadé qu'il trouverait Sonny belle dans n'importe quoi, alors le critère qui déterminerait l'achat ne serait pas esthétique, ou ils seraient partis pour acheter tous le magasin.
Drew jeta à sa voisine un regard désespéré... Elle voulait visiblement le torturer, en hésitant si longtemps.

    - Bon, on va prendre ce truc-là, et plus celui-là aussi... Décida-t-il en la voyant regarder avec plus d'insistance ces morceaux de tissus entre lesquels il ne voyait guère de différence. Allez, aux cabines, et que ça saute ! On va pas y passer la nuit, mamie Sonny, conclut-il avec un clin d'œil, en tirant le rideau derrière elle. C'est bon, tu t'en sors ? Comment ça te va ? Ajouta le garçon alors qu'elle n'avait surement même pas eu le temps de retirer ce qu'elle avait sur elle avant d'enfiler quoi que ce soit.
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Sonny Malone

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MessageSujet: Re: To wait for you is all that I can do [terminé]   Mar 25 Fév - 19:42

« Mes courses, tout de suite parce que je suis une fille, je vais dévaliser les magasins ! »

Bon d’accord, rien qu’à voir ma liste de courses, on pouvait aisément deviner que j’allais en avoir pour des kilos de nourriture ; mais je voulais vraiment faire les choses bien. Entrée, plat, dessert, apéro… Et surtout de la variété : des poissons, de la viande, des légumes sur ordre du médecin…Bref, un repas gargantuesque et on risquait d’en avoir pour des jours à tout manger. D’ailleurs, je penserai à en donner une part à Drew, ce serait bien mérité. Enfin… sauf s’il me traitait de grosse. Oh, je savais qu’il ne pensait pas à mal, mais il allait devoir apprendre certaines petites choses s’il voulait un jour séduire une demoiselle, comme par exemple ne jamais ne serait-ce que sous-entendre qu’elle avait pris du poids. En tout cas, il se rattrapa plutôt bien. Il m’affirma que j’avais encore de quoi être jolie, et sans sourciller, je le vis dans le reflet du rétro. Cela me fit sourire et je détournai le regard. J’avais du mal à vraiment me rendre compte de ce que j’étais devenue, et j’avais également oubliée mon corps d’avant ma grossesse. J’avais désormais la silhouette d’une future maman, et je ne savais pas vraiment si ça me rendait encore « belle »… Après tout, depuis quelques temps, Rem et moi ne faisions plus aussi souvent ni aussi passionnément l’amour… A cause des contrariétés du boulot, certes, mais peut-être aussi parce que je n’étais plus très sexy… J’ouvris la bouche pour en parler à Drew avant de me raviser… Parler de ma vie sexuelle avec lui alors qu’on allait faire des courses après avoir disserté sur mon décolleté n’était certainement pas une bonne idée.

Mieux valait se concentrer sur la musique… et sur l’énième bêtise qu’il me sortit. Comment un garçon pouvait-il sortir autant d’inepties à la minute ? Il n’y avait pas à dire, il était doué. Doué au point de se prendre un coup… avec une réaction parfaitement surjouée… Il m’arracha d’ailleurs un cri outré…

« Mais… écoute moi bien Chambers, je serai une pro des couches, et je te prends quand tu veux à la courses une fois que je ne serai plus enceinte ! »

Là, c’était tout ou rien… Vu que j’avais arrêté le footing depuis un moment à cause des risques, j’avais dû tout perdre… alors je n’avais plus qu’à croiser les doigts pour que Drew soit une quiche en sport. Mais enfin je n’y croyais guère… J’avais vu sa musculature après tout… Et s’il était parvenu à ce résultat naturellement et sans entrainement, alors c’était officiel, le monde était injuste. Et en plus il savait se garer du premier coup… saleté, je trouverai une faille que je me ferai un grand plaisir d’exploiter. Moi ça m’aurait pris le double ou le triple de temps… Je l’aurai un jour… je l’aurai…

J’allais commencer à le punir en le forçant à faire ce que tout homme normalement constitué détestait plus que tout : du shopping. Et je corsais la difficulté et le degré de torture en ajoutant les paramètres « pour femme » et « enceinte ». L’un des plus grands défis qui soient. Et le bougre tenta de s’atteler à la tâche, m’arrachant un regard complètement désabusé et une grimace quand il sélectionna la première tenue. Bien ce que je disais… robe pour femme enceinte, c’était synonyme de parachute pour les designers…

« Parce que tu crois que j’y connais quelque chose moi. Réfléchis un peu, une fille ronde comme moi, tu la trouverais jolie dans quoi ? »

Là j’aurais bien eu besoin de Thalya, ses conseils avaient été plus que précieux. Laissant alors Drew se débrouiller dans cet enfer, je reportai mon attention sur les vêtements pour enfants, jouant avec un body, faisant glisser la jambe entre mes doigts. Je n’avais même pas encore commencé à remplir l’armoire et la commode. J’entendis alors la voix de mon voisin qui me tira de mes pensées. Il avait trouvé deux tenues ; une robe classe, qui irait bien avec mon teint mat, et un pantalon classique. Je ne savais pas trop. Me coupant un peu de tout, je pris le temps de toucher les tissus, d’essayer de me projeter dedans. La robe était tentante, mais d’un autre côté, ce n’était qu’un diner… Le pantalon ferait moins solennel, mais il me faudrait un haut sympa pour faire un peu festif quand même…

« Hey ! »

Mais c’était qu’il ne me laissait même pas le temps de faire un choix le cochon ! Je lui tirai la langue quand il me traita de mamie… il ne paierait rien pour attendre celui-là, foi de Malone ! Mais mais mais…. Il venait de « m’enfermer » dans une cabine en plus !

« Rouuuuuuuuuuuuuuh ! »

J’ouvris le rideau et pointa un index accusateur sur Drew, vaguement menaçante.

« Toi, un jour, va falloir que tu apprennes à parler aux filles. Sache qu’on aime prendre notre temps et qu’on n’aime pas les hommes trop pressants ! »

Je retournai derrière le rideau… ça m’allait vachement bien de dire cela, alors que j’étais enceinte et fiancée à un homme que je connaissais depuis même pas sept mois… Mais zut, à la fin. Un peu gauche dans mes mouvements, je commençai à ôter mes vêtements pour enfiler la robe et me regarder dans le miroir. Elle m’allait plutôt bien, mais je n’étais pas certaine… alors je sortis…

« Alors ? J’ai peur que ça fasse un peu trop pour un diner à la maison… »

Je me sentais un peu… gauche, voilà, il n’y avait pas d’autre mot. Alors que je dodelinais sur mes deux pieds, je me rapprochais de Drew, pour m’observer dans un autre miroir. La robe soulignait parfaitement mes courbes et mon ventre arrondi… La vendeuse peroxydée s’approcha alors de nous, avec son air et son ton faussement maternels…

« Bonjour, c’est votre premier je suppose ? Cette robe vous va très bien, mais vous devriez penser aux sous-vêtements surtout pour votre poitrine, il faut en prendre soin, n’est-ce pas monsieur ? »

Hein… quoi… qu’est-ce qu’elle imaginait ? Et… pourquoi est-ce qu’il y avait ce groupe d’ados de l’autre côté de la vitre qui semblait se marrer ?

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MessageSujet: Re: To wait for you is all that I can do [terminé]   Mer 26 Fév - 8:12


En ce qui concernait les femmes, il était certain que Drew ne pouvait se baser que sur des préjugés : il n'en avait côtoyé que très peu, et pas assez longtemps pour établir une vraie opinion sur le sujet. Dans la théorie, néanmoins, il n'avait rien de macho, et il croyait d'ailleurs fortement à l'égalité des sexes : non, au fond, il ne supposait pas que Sonny prendrait beaucoup de courses parce qu'elle appartenait à la gente féminine, mais surtout parce qu'il percevait son caractère dans toute sa démesure innocente... Quand elle lui avait parlé de ce diner, il avait très bien compris qu'elle misait beaucoup d'espoir dessus, et qu'elle voulait qu'il soit parfait. Et parfait signifiait souvent abondance, pour ceux qui n'étaient pas habitués à cuisiner.
C'était donc cette logique là que Drew avait suivit, pour se préparer à porter de nombreux sacs, bien qu'il lui laissa croire qu'il nourrissait le genre de vision archaïque des rôles conjugaux dont elle l'accusait.

    - Tu pourras toujours dire que les hormones te rendaient prétentieuse, pour expliquer ta défaite, à ce moment-là, s'amusa Drew, en considérant son défi de course. Il y avait peu de chances qu'elle puisse le rattraper à ce jeu-là... Le sport était la seule matière dans laquelle le jeune Chambers n'avait jamais eu de blâme. Et je suis sûr que j'peux même changer une couche plus vite que toi, on chronomètrera pour voir !


Drew se mordit discrètement la lèvre inférieure, avec la sensation d'être allé trop loin, lancé dans les challenges qu'elle lui inspirait. Ce ne serait surement pas à lui de s'occuper de cet enfant, et il l'acceptait parfaitement... De plus, il ne serait plus dans les parages, s'il se tenait à ses bonnes résolutions. Et puis il n'avait jamais changé de couche de sa vie, et il s'imaginait presque la chose comme un enrobage de papier cadeau, maintenu par de bons kilomètres de scotch.
Le pauvre gosse... Il ne pouvait pas le mêler à un conflit qui allait surement le traumatiser, avant même qu'il ne soit né.

Il évita soigneusement de répondre à l'interrogation de la jeune femme, qui doutait de son apparence : il savait qu'il la trouverait belle, même si elle portait ses propres vêtements - plus encore, probablement. Tandis qu'elle caressait les habits pour bébé, Drew l'observa à la dérobée, profitant de ce spectacle inédit. La douceur qui se lisait sur le visage de Sonny était bouleversante, et il se détourna avant de sentir son cœur chavirer.
Prenant la situation en mains, il rit des protestations de la demoiselle. Trop pressant avec les femmes, alors qu'il s'était résolu à passer sa vie à languir pour elle ? Elle ne savait pas de quoi elle parlait.
Patientant sagement, donc, derrière le rideau, tandis qu'elle enfilait la robe choisie, Drew tourna son regard vers la vitrine, où se pressaient plusieurs de ses camarades, le dévisageant d'un air suspect. Drew leur adressa une expression sombre, et un geste très explicite de la main, ce qui ne sembla guère les décourager : ils déchanteraient le lendemain, quand il les attraperait à la sortie du collège, pour leur expliquer la situation de façon plus pratique. S'ils ne connaissaient pas la définition du respect de la vie privée, il allait la leur faire rentrer dans le crâne à coups de poings.
Mais Sonny sortait enfin de sa cabine, et il n'eut pas le temps de le leur faire comprendre, oubliant ce désagrément dès que ses yeux se posèrent sur la silhouette de sa voisine.

    - Euh, bah, c'est pas mal, réussit-il à articuler néanmoins, en esquissant un sourire presque douloureux. Il était certain que celui à qui était réellement destiné ce cadeau avait de la chance, et que le destin était bien cruel de l'offrir à la vue de Drew pour lui interdire d'y espérer jamais. Non, c'est bien, tu vas faire un heureux affirma-t-il, avec un peu plus d'assurance, quand elle avoua sa crainte que la tenue ne soit déplacée pour un diner informel.


Il était inenvisageable que Remington puisse le contredire, ou alors, c'était le dernier des ingrats. Ainsi, ils arrivaient surement au bout de leurs recherches, et Drew ne pouvait que s'en féliciter : cela avait été efficace ! Mais bien sur, c'était sans compter la vendeuse, qui n'avait pas dit son dernier mot... Drew la sentait bien assez vicieuse pour venir s'en mêler. Et il n'imaginait même pas à quel point, se décomposant à chaque sous-entendu.

    - Sans doute... Débuta-t-il, jetant un coup d'œil à Sonny, comme pour l'appeler au secours. Devait-il démentir, ou juste faire comme si la perspective d'apprécier la poitrine de sa compagne n'éveillait pas en lui des désirs enfouis sous de plus grandes valeurs ? On va... Euh... Y penser. Enfin, j'veux dire, réfléchir. Merci. Et comme elle partait avec un haussement d'épaules, Drew se pencha vers Sonny pour murmurer : elle a cru que... ? Un rire étranglé s'échappa de sa gorge. N'importe quoi.


Vraiment ? Visiblement ça ne l'était pas pour tous le monde. Mais Drew ne comptait pas la mettre mal à l'aise, ni lui non plus, en allant dans cette voie. Remington et elle faisait sans doute un couple aussi bien assorti, à leur manière. Malheureusement, ce genre de choses ne se commandait pas.
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Sonny Malone

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MessageSujet: Re: To wait for you is all that I can do [terminé]   Mer 26 Fév - 16:42

Mais c’était que le jeune Drew Chambers osait me défier ? Il ne savait réellement pas où il avait mis les pieds celui-là, s’il espérait que ma mémoire de poisson rouge lui permettait d’y échapper, il se fourrait profondément le doigt dans l’œil. Je le regardai, l’œil pétillant.

« Alors petit un, aucune gloire à gagner contre une « mamie », vive la virilité. Et petit deux, je prends le pari pour les couches. Et ne t’inquiète pas que je t’appellerai le jour de la très grosse commission. Le perdant paiera un déjeuner au vainqueur. »

Je me demandais comment je pourrais faire pour tricher. Parce que soyons lucide, à part pour les couches, je n’avais aucune chance de gagner, donc la course, c’était mort. Et même pour le défi des couches… un petit peu de triche ne pourrait pas faire de mal, non ? Ce ne serait pas avec Rem que je pourrais faire une telle chose. Je n’arrivais pas du tout à l’imaginer changeant la couche d’un bébé… Dommage, car là, j’aurais eu une chance de le battre. Bref, cela importait peu dans le fond, le défi était lancé et nous avions plus urgent.

Et le plus urgent s’apparenta à choisir une tenue pour mon diner. Il fallait croire que Drew avait plus l’œil qu’il ne le prétendait car il opta rapidement pour une robe. Mais pour un diner avec mon fiancé et son meilleur ami… j’avais peur que cela fasse trop. Je voulais faire bonne impression mais pas défiler pour les oscars. Pourtant, d’après Drew, ça convenait.

« J’ai juste envie que la personne qui se rapproche le plus d’une famille de Rem m’apprécie… »

Parce que finalement, c’était ça. La logique voulait, quand on se mettait en couple, de rencontrer sa belle-famille. Chez nous, c’était plus compliqué. Les parents biologiques de Rem reposaient à Great Falls et je connaissais déjà ses parents adoptifs avec qui il n’avait plus le moindre lien. Il fallait dire que Ben et Ellen Blackwell étaient loin d’être des parents modèles… Surtout Ben. D’ailleurs, ça me rendait malade qu’il soit libre d’aller et venir à sa guise dans Los Angeles. Que se passerait-il le jour où Rem tomberait sur lui ? Il ne fallait pas penser à cela maintenant, ce qui importait, c’était de réussir ce diner et d’être acceptée par Brennen.

« J’espère. Je veux juste que son meilleur ami ne me voie pas comme une gamine qui risque de foutre sa vie en l’air… »

Parce que c’était vrai que pour moi Rem avait changé perdu beaucoup… quarante mille dollars, déjà, pour me payer la fac. Sa liberté, en quelque sorte puisque j’étais tombée enceinte et qu’on allait se marier. Rem m’avait dit que j’avais impressionné Brennen, mais ça ne suffisait pas à mes yeux. Ce fut la vendeuse qui me tira de mes pensées en me conseillant de revoir… ma lingerie ? Bon dieu mais combien de Thalya Ciccelli allais-je encore croiser ? Et qu’est-ce qu’ils avaient tous avec mes seins ? Pourquoi demandait-elle son avis à Drew ? Et ces gens, là, pourquoi nous regardaient-ils en faisant des messes basses ?

« On a ce qu’il faut à la maison, merci, madame » lançai-je à la vendeuse avec un grand sourire avant de prendre Drew par le bras.

Quand elle déguerpit enfin, je lâchai mon jeune voisin, visiblement mal à l’aise de la méprise. Je le comprenais… Un gars de son âge avec une fille en cloque, je risquais de lui pourrir sa réputation. Et à tous les coups, les gamins qui nous regardaient étaient des gens de son lycée. J’avais le chic pour mettre les pieds dans le plat, mais c’était le seul moyen de nous débarrasser de la vendeuse. Je jetai un regard désolé à Drew.

« Oui, elle a cru qu'on était ensemble et que tu étais le père. Je suis désolée, mais une fille de mon âge enceinte, ça attire forcément les regards, les moqueries et les jugements, alors il y a de fortes chances pour qu’on nous dévisage tout l’après-midi, et qu’on nous balance des vacheries. Et oui, on va penser que tu es aussi irresponsable que moi. Je suppose d’ailleurs que je viens de te faire une sacrée réputation… »

Je désignai d’un signe de tête ses « camarades ». Du moins je supposais que c’était ça. Le pauvre allait en voir des vertes et des pas mûres si on ne rectifiait pas la vérité…

« Tu veux que je me fasse passer pour ta sœur ou un truc du genre ? Désolée pour tout ça, écoute, je vais payer ça, et on file faire les vraies courses, ça marche ? »

Je m’en voudrais si à cause de notre sortie il se faisait emmerder par des petits cons… je n’avais absolument pas pensé aux mesquineries et aux qu’en dirait-on. Attendant qu’il se décide, j’allais payer la robe… et le petit body blanc. C’était bête, mais je n’avais pas résisté. Le tout premier vêtement de mon bébé. Je glissais le tout dans un grand sac et offrit un sourire de circonstances à la vendeuse. Heureusement que Remington ne mettrait jamais les pieds avec moi dans ce magasin car je la sentais capable de se mêler de ce qui ne la regardait pas. Plus qu’à retrouver Drew s’il n’avait pas filé pour éviter la honte d’être imaginé en père ado…

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MessageSujet: Re: To wait for you is all that I can do [terminé]   Mer 26 Fév - 18:04


Plus il passait du temps avec Sonny, et plus, naturellement, ils se mettaient à faire des projets à longs termes. Des détails, des paris stupides, des rêves, mais bel et bien projetés dans un avenir où ils seraient toujours ensemble, voisins et amis. C'était si facile d'être avec elle que Drew oubliait qu'il se l'était interdit... Comme elle oubliait surement que leurs vies étaient dissemblables au possible, avec le métier de son futur époux, et en enfant en route. Pourquoi prétendaient-ils donc qu'ils pourraient toujours se voir, alors que rien n'était si incertain ?
Les doutes de Sonny arrachèrent un nouveau soupir au jeune homme. Comment pouvait-elle être si parfaite, et en être autant inconsciente ? Il lui fallait sans doute quelqu'un pour lui rappeler en permanence qui elle était, et ce qu'elle valait.


    - Il t'appréciera ! S'exclama Drew avec assurance. Il ne pouvait envisager la chose différemment. Puisqu'elle insistait, il nuança cependant, en essayant de trouver des arguments en sa faveur. Quand on est confiant sur ses choix, qu'on les assume, les autres finissent par être convaincus... Je crois.


Bon, il n'avait jamais été très bon en philosophie, au collège, peut-être à cause de tous les cours qu'il avait loupé, parce qu'il trouvait la matière inutile... Il le regrettait un peu à présent. Il aurait surement pu lui sortir une citation intelligente, un proverbe incontestable, qui l'aurait rassuré. Mais non, il n'avait que ses opinions pour la défendre, et il ne pensait pas forcément être un modèle.
Donc, il se tut, passablement gêné. La vérité, c'est qu'il l'avait jugé, lui aussi, la première fois qu'il l'avait vu, avec son ventre rond. Il s'était dit qu'il devait s'agir d'un accident, avant de constater, par divers indices douloureux, qu'elle était vraiment amoureuse de son compagnon, et désirait cet enfant de lui. Alors, il s'était dit que son appréhension envers une si grosse décision était surement de la jalousie, et il avait intégré les faits comme une banalité.
Remington semblait pouvoir subvenir aux besoins d'une famille... Alors ce n'était pas une catastrophe, de la fonder dès à présent.
Et puis, quand elle parlait de foutre la vie du Pillsbury en l'air... Il avait franchement envie de pleurer de rire, tant c'en était ridicule. Il aurait volontiers fait toutes les concessions du monde, et plusieurs bébés, pour pouvoir imaginer avec bonheur une vie assurée aux côtés de Sonny. Tout ceux qui n'arrivaient pas à voir ça devaient être indignes d'intérêt.


    - Tu lui donnes une vie plutôt... Ne t'en fais pas pour les apparences, en plus, Remington a d'jà du lui faire le portrait de la situation, s'il le laisse entrer chez vous. Drew ne pouvait s'empêcher de dresser un tableau élogieux de l'homme qui avait gagné le cœur de Sonny, et contre lequel il ne voulait pas prendre les armes. Il est assez intelligent pour connaitre ses priorités et se passer de ses amis, s'ils n'approuvent pas son couple !


A 18 ans, sans réels amis, Drew ne pouvait surement pas considérer avec clarté la situation... Néanmoins, dans sa vision très stéréotypée de la vie, il s'imaginait encore que l'amour triomphait sur tout - c'était ce que clamait les médias, la télévision, n'importe quel jeu de console, où le héro ne se battait que pour une seule femme. Il ne l'aurait pas avoué, mais il était resté aussi romantique que n'importe quel enfant exposé seulement à ces légendes, sans réelles expériences.

Il se sentit donc particulièrement honteux que Sonny puisse s'amuser de la méprise de la vendeuse... Ce n'était pas vraiment un jeu, pour lui, ce n'était pas vraiment drôle de se moquer d'une réalité parallèle qui collait tant à ses désirs. Pourtant, il fit comme si le quiproquo ne le dérangeait pas, et sourit au regard désolé de sa voisine.


    - Oh, j'm'en fous, avoua-t-il sans détours. Ma réputation n'en est pas à une mise en cloque près. Y'a deux ans, j'ai appris que j'couchais avec ma prof de géographie de l'époque, même. Elle était trop vieille pour tomber enceinte, elle. Il haussa les épaules, avec une moue moqueuse, jetant un regard vers ses camarades, qui n'avaient rien loupé de l'essayage et de leur esquive de la vendeuse. C'plutôt flatteur pour moi, d'un côté, j'imagine, conclut-il, sceptique.



S'il avait vraiment été le père de l'enfant que portait Sonny, il ne s'en serait pas caché, donc il ne voyait pas pourquoi il l'aurait fait maintenant. Tandis qu'elle allait payer ses achats, Drew dévisagea l'une des filles de la bande de voyeur, qui, au contraire des autres, lui souriait bizarrement. Il ne savait pas vraiment comment interpréter ce genre de signe.


    - Ce s'rait pas crédible, répondit-il sur un ton très sérieux à l'hypothèse de Sonny. Tout le monde sait que j'ai tué ma sœur en incendiant mon précédent domicile !


Il y avait tellement de rumeurs sur lui qu'il ne les comptait plus. Peu de personnes, au fond, voulait savoir la vérité, très rare étaient ses camarades qui essayaient vraiment de le connaitre... A croire que les mythes étaient plus distrayants : ils seraient surement déçus de savoir que son quotidien était devenu très calme, depuis qu'il avait arrêté les fugues, et les bagarres pour un oui ou un non. D'ailleurs, il n'avait eu aucune heure de colle cette semaine, ce qui relevait pratiquement du miracle.


    - Alors, que dit cette fameuse liste - si elle est toujours au fin fond de ton sac ? Enchaina-t-il en prenant la direction du magasin d'alimentaire, sans plus se préoccuper des apprentis paparazzis.



Un homme, visiblement pressé, semblait ne pas les avoir vu, et il manqua de foncer dans la jeune femme, si Drew ne l'avait pas écarté d'une main, en lui jetant un regard noir. L'inconnu s'excusa en bredouillant, mais le jeune Chambers ne le calculait déjà plus : il fixait ses doigts, nus. Il avait oublié de mettre ses gants, tout à l'excitation d'accompagner Sonny... Il venait de réaliser son erreur au contact de la peau du moustachu, qui l'avait électrisé, par son manque d'habitude.
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MessageSujet: Re: To wait for you is all that I can do [terminé]   Jeu 27 Fév - 16:53

On m’avait dépeint Drew comme un garçon irrespectueux, paumé, nul au lycée, bagarreur… Bref, le portrait type d’un sale gosse qui ne ferait rien de sa vie. Pourtant, à chaque minute qu’on passait ensemble, je me rendais compte qu’il était totalement différent. Et il me surprenait à chaque fois. Et là, au milieu de cette boutique pour femmes enceintes, il me prouvait une nouvelle fois qu’il n’avait rien à voir avec le garçon que tout le monde imaginait. Par contre, il se trompait lourdement sur la relation entre Rem et son meilleur ami. Et de très loin. Elle était beaucoup plus complexe que cela.

« Depuis quand es-tu si sage ? »

Je lui souris avant de me pencher pour déposer un baiser sur sa joue, avant que l’on soit interrompu par une vendeuse qui se mêlait de tout. Elle avait au moins eu le mérite de me ramener sur terre, à la dure réalité. Notamment avec ces gamins qui devaient s’imaginer tout un tas de trucs. Oui, j’étais enceinte alors que je n’avais que vingt-ans. Oui, c’était le résultat d’une relation non protégée. Non, ce n’était pas une grossesse désirée. Mais je les emmerdais. Cet enfant, je l’aimais déjà. Moi, je pouvais encaisser leurs regards et leurs jugements, le mépris affiché qu’on me témoignait. Mais je ne voulais pas l’imposer à Drew. Il avait suffisamment à faire sans que je ne lui inflige cela. Néanmoins, il semblait prendre cela avec humour, plus mâture qu’il n’y paraissait pour son âge.

« Ta prof de géographie… Je vois, donc je suppose que les mauvaises notes que tu as eu cette année dans cette matière, c’est parce que c’était un homme, non ? Le lycée et ses mauvaises langues… à la fac ce ne sera guère mieux, malheureusement. »

Par chance il semblait plus malin que la moyenne. Il aurait peut-être une chance de se frayer un chemin et de ne pas devenir un de ces parfaits abrutis. J’allais payer mes achats après lui avoir offert une porte de sortie. S’il voulait filer à l’anglaise, je ne lui en voudrais même pas… Mais non, il était là à mon retour, observant la bande de jeunes. J’entendis avec amusement ce qu’il ajouta. Le pauvre, comment pouvait-il faire pour encaisser toutes ces rumeurs les plus farfelues les unes que les autres ? Et comment pouvait-on avoir un esprit aussi malsain pour inventer de telles choses ? Et ce, dans le seul but de faire du mal.

« Hey bien… Je crois qu’il y en a une qui a un faible pour un incendiaire… »

Je lui désignai en souriant une jeune fille qui le regardait différemment des autres. Et je ne connaissais que trop bien ce regard. Drew lui plaisait, ça crevait les yeux. Et ça se comprenait. Combien de fois j’avais pu jeter ce genre de regard… en vain la plupart du temps d’ailleurs. Bref, trêve de plaisanterie, nous avions des courses à faire ! Et une nouvelle fois j’eus droit à un gentil commentaire.

« Pfffff, je sais exactement où elle est. »

Tout en tenant mes achats, j’ouvris d’une seule main mon sac pour en extraire ma liste… du moins… essayer… Mais bon, sang, elle ne pouvait pas être partie cette liste ! Faussement contrariée, je claquais tous mes sacs dans les bras de Drew pour plonger dans mon sac à main. C’était une vraie leçon de spéléologie… mais je finis par la retrouver !

« Voilà, elle est là, évidemment… »

Non mais… Nous prîmes enfin la direction des magasins, alors que j’énumérais à Drew la liste des réjouissances : pommes de terres, rôti de bœuf, carottes, miel, saumon… il y avait tellement de choses que je ne fis pas attention où je mettais les pieds. Ce fut le geste de Drew qui me fit enfin revenir sur terre. Nous avions évité l’accident de peu et il s’en était fallu d’un presque rien pour que je percute un homme aussi distrait que moi.

« Ce n’est rien, monsieur… »

Je m’en fichais en réalité de lui, ce qui me préoccupait, c’était Drew qui semblait avoir buggué. Et je compris vite pourquoi… Il fixait ses doigts. Est-ce que son don s’était enclenché ? Est-ce qu’il se passait quelque chose ? Je posais mes doigts sur son poignet pour le forcer à l’abaisser avant de me placer devant lui, pour qu’il ne se concentre que sur moi.

« Drew ? Il ne s’est rien passé de grave là, tout va bien. Ça s’est déclenché ? Tu as mal quelque part ? »

Je l’attirai un peu à l’écart pour éviter de nouveau un contact avec la foule, si jamais sa capacité, quelle qu’elle soit, s’était enclenchée. Il ne manquerait plus que quelque chose d’extraordinaire se passe et qu’on attire encore plus l’attention. Je le regardais avec inquiétude et bienveillance, sans avoir lâché son poignet.

« Tu ne peux pas avoir la trouille comme ça constamment, Drew… Si ce n’est pas avec moi, il faudra que tu acceptes ce que tu fais et que tu apprennes à contrôler. »

Peut-être l’orienterai-je vers Anne, des fois qu’elle reviendrait à Los Angeles, ou encore Ryan, s’il ne désirait pas de mon aide, mais il ne méritait pas de vivre dans la peur. Je me figeai tout à coup…

« Drew j’ai… j’ai envie de fraise… c’est terrible, là, il me faut de la fraise, maintenant ! »

Un peu plus de six mois sans envie particulière et voilà que ça me prenait, là, au beau milieu du centre commercial et d’une discussion des plus sérieuses… mais j’aurais tué pour des fraises.

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MessageSujet: Re: To wait for you is all that I can do [terminé]   Ven 28 Fév - 11:21


Haussant les épaules, Drew réalisa que depuis qu'il connaissait Sonny, il avait en effet changé. Il était avec elle comme il n'était pratiquement avec personne : calme, réfléchi, sociable. Ces rumeurs sur lui n'étaient pourtant pas sorties de nulle part. Pendant des années, il avait alimenté par son comportement ce genre de bruits sur son compte, se montrant insolent, agressif, sauvage envers ses camarades... Il en payait les frais, et cela ne le dérangeait pas.

    - Oh, je ne suis pas sage, je fais juste semblant pour avoir ma part de gâteau, déclara-t-il avec un clin d'œil malicieux, délaissant la contemplation de sa pseudo-admiratrice, pour retourner à celle plus agréable de Sonny. Elle lui avait promis de le récompenser pour ses efforts après le diner du soir, en lui offrant un morceau de sa recette secrète... Il n'allait pas oublier cette promesse ! Déconne pas, j'ai eu 5 à mon dernier examen de géo, j'ai doublé mon record. Je deviens bon ! Et sans faire de cours particuliers...


Le jeune Chambers rougit légèrement lorsqu'il comprit que Sonny avait elle aussi capté le manège étrange d'une des demoiselles qui les espionnait, et le prenait pour un signe d'appréciation. Même si Drew n'y portait ni attention ni intérêt, il avait déjà remarqué que son statut un peu particulier semblait être convoité par quelques pimbêches adeptes des bad boys... Seulement, il n'en était pas vraiment un, et elles se rendaient vite compte qu'il n'agissait pas ainsi justement pour frimer et se pavaner devant leurs faveurs. Elles démissionnaient donc très vite de leur entreprise, en constatant qu'il ne jouerait pas le rebelle dompté par l'amour.
Il haussa donc les épaules, considérant que si la Malone avait raison, celle-ci finirait aussi vite par lâcher l'affaire.

    - Oh, si c'est ça, ça lui passera, répondit-il avec compassion, comme s'il évoquait une maladie bégnine, un mauvais rhume ou une gastro, par exemple. Tout seul j'espère, ajouta-t-il plus bas, avec une grimace tendue à l'idée qu'elle puisse être assez courageuse pour venir lui parler. Ce genre de discussion le mettait grandement inconfortable, et il se braquait plus vite encore qu'à l'ordinaire.


Sonny sortit finalement sa liste, après lui avoir mis tous les sacs dans les bras, et Drew écouta patiemment l'annonce de la suite des opérations... Oui, en effet, comme il s'y était attendu, elle avait prévu de quoi nourrir un régiment. Bien sûr, Drew n'avait guère plus d'instinct sur les proportions, et il préféra la croire sur parole : après tout, un homme comme Remington devait manger pas mal, et son meilleur ami était de la même trempe... Enfin, 3 saumons, en plus de la viande, et des 2 kilos de pommes de terre, cela semblait un peu excessif.

Tout à ses réflexions, il n'eut presque pas le temps de réagir comme l'homme manqua de les percuter, et il lui fallut quelques secondes de plus pour réaliser le réel danger que son intervention aurait pu entrainer. Les mots de Sonny lui parvinrent de très loin, tandis qu'il restait, muet, perplexe, à attendre le verdict.
Finalement, il se ressaisit, constatant que rien ne paraissait survenir de ce choc, et rangea brusquement ses mains dans ses poches, calant les sacs sur ses poignets. Ainsi, il aurait moins de chances de faire de dégâts... Il hocha la tête d'un air qu'il voulait rassurant vers la jeune femme qui l'accompagnait.

    - C'est bon, c'est bon, annonça-t-il, sa voix vibrant d'un certain agacement, plus envers lui-même qu'envers elle. Il se sentait ridicule, humilié de se montrer si faible, alors qu'il voulait tant faire bonne impression... Elle le maternait, comme un gamin, alors qu'il rêvait de devenir un homme à ses yeux. Mais s'il ne surmontait pas ce qu'il faisait, en effet, il n'y parviendrait surement jamais. C'est rien, j't'ai dit, continua-t-il plus sèchement, quand elle insista de nouveau sur les efforts qu'il devrait faire pour se maitriser.


Son humeur n'eut pas le temps cependant de s'assombrir... Sonny évoquait déjà une envie de fraises pressante, qui lui fit oublier ses propres problèmes. De la manière dont elle le disait, on aurait pu croire que sa vie en dépendait, et Drew, alerté, se mit à chercher des yeux le rayon des fruits et légumes.

    - A ce point, vraiment ? Demanda-t-il, presque effrayé par la férocité de cette envie. Et ça veut dire quoi, ça ? Que ce sera une fille ?


Tout en parlant, Drew entraina sa voisine dans les rangées, prenant finalement sur un étalage une barquette de fraises bien remplie... Certaines n'étaient pas très mures, et il la reposa pour en choisir une autre avec plus d'attention.
Vérifiant que personne ne les regardait, car il savait que ce genre de choses ne se faisaient pas vraiment dans les magasins, il prit la tige d'un fruit entre ses doigts, et le présenta devant la bouche de Sonny, avec un sourire.

// scène mythique de Tess d'Urberville xD:
 

Drew fixait les lèvres de la jeune femme, incapable de détourner son regard. Le moment était... Etrange, troublant. Pour lui en tout cas.
Une voix derrière lui le fit sursauter.

    - Hey, mais qu'est-ce que vous faites ? J'espère que vous comptez l'acheter... Commença l'employé du supermarché, avant de s'arrêter, reconnaissait Drew, pour l'avoir déjà interpelé, une fois, en train de voler dans les étages, avec ses fréquentations peu recommandables de l'époque. Toi ?


Le garçon se tétanisa, jetant un coup d'œil en coin à Sonny... Il ne marquait pas des points, décidément, ce jour-ci.

    - Pardon ? Je crois que vous faites erreur sur la personne... Tenta-t-il de s'excuser. Bien sur, nous allons l'acheter, pour qui nous prenez-vous ?


Le regard de l'homme se posa sur le ventre arrondi de la Malone, puis sur le paquet de fraises, et enfin sur Drew... Pour une fois, peut-être que sa compagnie lui serait bénéfique. Parfaitement à l'aise dans le rôle de l'innocent, plus que dans celui de trouble-fête pour Sonny, Drew se contenta de fixer avec assurance le technicien de surface, pour le mettre à l'épreuve de faire un scandale sans véritables raisons ni preuves.
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MessageSujet: Re: To wait for you is all that I can do [terminé]   Ven 28 Fév - 20:11

Je souris. C’était typiquement une réplique que j’aurais pu lui sortir, ça, avoir une part de gâteau. Les ressemblances entre nous étaient troublantes. C’était comme si on se comprenait, comme si on était toujours sur la même longueur d’onde, et que les choses seraient toujours faciles. En tout cas il n’avait pas oublié que je l’avais eu au chantage en négociant du gâteau contre son aide. Je ne savais pas cuisiner grand-chose, mais il y avait tout de même quelques recettes que je gérais.

« Hum… Ok, tu as intérêt à te tenir à carreaux pour mériter ce gâteau. Quant à la géographie… Bon, ok, c’est comme les maths pour moi, je ne peux rien dire. Une fois, Rem m’a emmenée à Northstar… Je ne savais même pas qu’il y avait de la montagne enneigée en Californie… »

Et puis, on avait tous ses forces et ses faiblesses. Et par conséquent ses disciplines favorites. Personnellement, j’étais trilingue et plus versée dans la littérature. Il ne fallait pas m’en demander trop. Là, je pourrais aider Drew, mais pour le reste… Enfin, si, je pourrais peut-être l’aider avec les filles… Il semblait avoir une touche, mais être un peu trop timide pour aller voir cette jeune fille. Pourtant… Elle était jolie, et je la comprenais. Drew avait un charme dont il n’avait absolument pas conscience. Et avouons-le, la réputation de mauvais garçon ajoutait toujours un petit plus non négligeable. Ah, Drew ne paraissait pas plus intéressé que cela…

« Elle n’est pas ton genre ? Tu préfères quel type de filles ? »

Bon d’accord, parfois, mon côté « fille » ressortait un peu trop. Mais cela faisait si longtemps que je n’avais pas eu une discussion complètement futile sur des histoires de cœur en toute innocence… Le genre de discussions dans lesquelles on compare ses copains/copines, ses ex etc… Je n’avais eu que des discussions terriblement sérieuses et tristes ces derniers temps…  Mais bon, je ne devais pas non plus oublier que j’avais affaire à un garçon et que ce n’étais pas leur sujet de conversation préféré… Au lieu de cela, il fallait se reconcentrer sur notre objectif premier : les courses. Je voulais prouver à Brennen que je pourrais m’occuper parfaitement de Remington. Même si ce serait en réalité plutôt mensonger vu que j’aurais l’aide d’un commis.  Et heureusement qu’il était là, car il m’évita un accident frontal avec un parfait inconnu.

Je fus réellement inquiète de la réaction de Drew. Je n’avais jamais vu sa capacité à l’œuvre, j’ignorais la façon dont elle allait se manifester, si cela lui faisait mal ou pas. Je devais avoir l’air d’une véritable mère poule. Alors que Drew, lui, se renferma sur lui-même. Ça me fit mal au cœur de le voir planquer ses mains, comme s’il était un danger public. Je me raidis quelque peu quand sa voix se fit plus sèche. Mes yeux l’évitèrent un instant. J’étais à côté de la plaque, et incapable de l’aider. Etrangement, ce fut mes hormones qui me sauvèrent… Une envie, soudaine, incontrôlée, inexpliquée… Des fraises. Je voulais des fraises, là, maintenant. C’était mon fruit préféré depuis des années, mais là… c’était comme si je n’avais pas mangé depuis des jours. J’avais comme un besoin vital de fraise. J’étais décidemment un réel cliché ambulant.

Je me laissai guider par Drew dans les rayonnages. J’avais l’impression de lui faire peur, mais moi aussi je me faisais peur pour être honnête.

« J’en sais rien, j’ai jamais eu ça auparavant… Une fille ? Je sais pas, j’aimerais bien, je crois. »

Et le tout dit en trottinant ici et là à la recherche de fraises. Une fille ? Un garçon ? Je n’en pouvais plus de ne pas savoir, ça allait me rendre dingue.  Mais enfin cette pensée disparut aussi vite qu’elle était apparue dans mon esprit. Drew venait de brandir une barquette de fraise. Saint Graal ! Beauté ultime ! Je la regardais comme si on étalait devant moi une valise contenant un million de dollars. Et mon obsession ne fit que s’accroître. Je me fichais de avoir d’où elles venaient, si elles étaient recouvertes de pesticides ou non, je voulais en manger. Juste en manger. Et voilà qu’il la remettait en place !!!

« Mais… »

Je tournai vers lui des yeux implorants, du genre « mais pourquoi tu me fais ça ? », avant qu’il en trouve une autre, dont il sortit une fraise qu’il me tendit. Un sourire étendit mes lèvres, que j’approchai de la fraise. Je ne pris même pas la peine de prendre le fruit dans mes mains, non, je mangeai directement, comme s’il me donnait la becquée, ne songeant même pas à mal. Pourtant, la dernière fois que j’avais mangé des fruits de la sorte… disons que ça c’était terminée d’une façon qui devrait être censurée. Mais là… c’était juste… Drew et moi.

« Huuuuuuuum, c’est merveilleux… »

Je riais, j’avais l’impression de ne rien avoir mangé de si bon depuis… toujours. Sauf que je crus que j’allais m’étouffer quand un gros monsieur pas très sympathique au demeurant nous rappela à l’ordre, comme si on était de vulgaires voleurs. Ça ne m’était plus arrivé depuis que j’étais avec Rem, être traitée comme une gamine qui pourrait faire des bêtises de gamine. Quelque part, ça avait quelque chose de… rafraichissant. Toi ? Moi ? Ah non, Drew… Drew ? Est-ce qu’il avait eu des problèmes ici ? Je fronçai les sourcils, m’apprêtant à interroger Drew  quand celui-ci reprit la parole. Oh il y avait anguille sous roche. Je vis alors le type m’examiner… Ah… ça montait dans son cerveau le lien « fraise/femme enceinte » ? Par contre ça ne semblait pas du tout l’attendrir.

« Toi, je te reconnais… »

« AHHHHHHHHHHHHHHHH ! »

Je me pliais en deux, tenant mon ventre à deux mains.

« Chéri, j’ai une contractiooooooooooooooooooooooon, ça fait mal ! Faut que je m’asseye ! »

Bah quoi, je tentai le tout pour le tout. Ce type n’allait pas nous lâcher, il fallait donc le distraire d’une façon ou d’une autre, alors si mon ventre pouvait me servir à quelque chose pour une fois, ce ne serait que justice. Peut-être que le balourd oublierait Drew et nous laisserait faire nos course tranquillement une fois qu’il se serait remis de ses émotions.

« J’ai besoin de fraises… », ajoutai-je entre deux hoquets de douleur feintes, et en jetant un regard de chien battu au type de la sécurité.

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MessageSujet: Re: To wait for you is all that I can do [terminé]   Sam 1 Mar - 20:56


A vrai dire, Drew n'était pas nul en géographie... Il savait que la Sierra Nevada s'étendait jusqu'à la Californie, même s'il n'en fit pas la remarque à Sonny, hochant la tête à son étourderie en souriant d'un air complice. Il ne voulait juste pas faire d'effort pour réviser ses leçons, il ne voulait donner à l'un de ses professeurs la satisfaction de le voir vraiment travailler. Il aurait sans doute pu être bon, il aurait sans doute pu rattraper son retard, mais il n'en avait pas encore envie.
Cette idée était trop accrochée à celle de son père, et son esprit, même s'il refusait de faire le lien directement, l'empêchait d'avancer pour s'en détacher. Il ne pouvait envisager d'obtenir de bons résultats, si son père n'était plus là pour le féliciter... Il n'arrivait pas encore à exister pour lui-même.

L'interrogation suivante de Sonny l'affola un moment - son cœur s'emballa, et il sentit le sang monter à ses joues. Impossible de la regarder, dans ce genre de circonstance... Il suivit des yeux la fille qui avait déclenché un tel questionnement. Son genre ? Le problème ne s'était jamais vraiment posé... Enfin, bien sur, il avait quelques pulsions comme n'importe quel adolescent, mais il avait toujours mis cette possibilité de côté, comme si le choix ne se posait pas de toute façon : comment pourrait-il apprécier la compagnie d'une petite amie, s'il ne pouvait même pas la toucher ?
A vrai dire, il avait repoussé si loin la probabilité de s'investir dans ce domaine, qu'il ressentait à peine le manque. Sauf peut-être depuis quelques temps...

    - Le type que j'pourrais jamais avoir sans doute... Répondit-il d'un air suspect, en haussant les épaules. Après tout, c'était le grand mal des hommes, de toujours espérer l'impossible, pour se priver à jamais du bonheur. Et d'un autre côté, il avait l'impression d'en être si proche... Et si loin, à la fois. J'suis pas un mec facile... On m'choppe pas à travers deux portes de magasins !


Il bomba le torse, en mode auto-dérision... Mieux valait tourner ça au ridicule, cela valait mieux. Elle ne pouvait pas deviner combien cette remarque innocent lui faisait mal, pour tous les sous-entendus qu'elle impliquait, notamment le fait qu'elle s'isole automatiquement de tous les genres qu'elle évoquait.
Néanmoins, il était bizarrement heureux d'être le premier à voir ses pulsions alimentaires liées à la grossesse se révéler. C'était surement un peu déplacé, et ridicule, mais pourtant, il se sentait privilégié d'être là, pour en profiter.

Bien sur, c'était sans compter sur son passé, pour venir gâcher le moment - surement plus magique pour lui que pour la jeune femme, qui se contentait d'écouter son estomac, alors qu'il en éprouvait, lui, d'autres émotions, à ce même niveau.
L'intervention de cet employé de service eut le don d'énerver profondément le jeune homme, qui avait bien espéré pour une fois, passer un moment tranquille, en oubliant les erreurs qu'il avait pu faire, et qu'il ne comptait pas renouveler à ce jour. Il jeta un regard à Sonny, en coin, pour guetter sa réaction : aurait-elle honte de réaliser qu'elle faisait confiance à un délinquant notoire, pour tenir ses courses ?
Mais non... La Malone était bien trop parfaite pour lui donner cet échappatoire, et faciliter son éloignement.

    - Sonny ! S'exclama-t-il en oubliant tout, se baissant sur la demoiselle qui se pliait en deux, sous l'effet apparent d'une douleur violente. T'asseoir ? T'asseoir ! Paniqué, Drew chercha des yeux un étalage sur lequel elle aurait pu s'appuyer, l'entrainant finalement contre les balances automatiques, pour virer la pauvre femme qui y effectuait les pesées à la chaine. Est-ce que ça va ?


Il le fixa avec inquiétude, ignorant totalement le technicien qui deux secondes plutôt l'aurait dénoncé surement au responsable, ou pire. Son cœur battait à cent à l'heure, et il réfléchissait plus vite qu'il ne l'avait jamais fait, avec l'afflux de sang qui parcourait ses organes, prêt à agir.
Puis enfin, quelque chose percuta... L'avait-elle appelé chéri ?
Un sourire goguenard se dessina sans contrôle sur ses lèvres, autant de plaisir à réaliser qu'elle n'avait pas réellement mal, qu'à s'entendre nommé par ce terme. Il essaya néanmoins de poursuivre le jeu, feignant toujours l'inquiétude.

    - Il va falloir attendre de passer à la caisse... Commença-t-il, comme s'il prenait soudain le parti de la prudence, et de la résignation stupide face à un règlement qui pouvait si vite être contourné pour un cas exceptionnel.
    - Non... C'est bon madame, allez-y, si ça vous soulage... Capitula finalement le bonhomme disgracieux, cédant devant le visage feint de la Malone. Vous payerez la barquette quand même, ajouta-t-il, pour bien montrer qu'il avait autorité malgré tout.


Il lança un regard signifiant clairement : "partie remise" à Drew, et s'éloigna en grognant. Le Chambers étouffa un rire, tentant de jouer jusqu'au bout son rôle de bon père... Alors là, si Sonny voulait du jugement, elle allait être servie, et contre elle-même cette fois : elle venait de passer pour une gamine totalement inconsciente, qui attend l'enfant d'un adolescent irresponsable.
Ils étaient un couple d'incompris, dans la grande société moralisatrice qui sévissait dans les magasins... Deux contre le monde.

    - Tu es sûre que ça va ? Insista-t-il quand même, pour en avoir l'assurance de sa bouche. Pendant un instant, j'ai bien cru que j'allais devoir t'emmener à l'hosto... Ne me refais plus jamais ça ! Il hésita, la dévisageant avec une méfiance mêlée de tendresse. Enfin, sauf si bien sur, tu as vraiment des contractions.


Et s'il se retrouvait seul, le jour où cela arriverait, serait-il assez organisé pour la conduire ? Remington lui en voudrait-il d'avoir été là, et non lui ? Fille ou garçon, il se sentait déjà une connexion avec cet enfant... Il n'aurait surement pas du. Ce n'était pas le sien, et ça ne le serait jamais.

    - C'est pas tout ça, mais si on veut avoir le temps de cuire tout ce qu'on a acheté, faudrait p't'être mettre la vitesse supérieure... Ils n'avaient quand même encore pas tout pris, alors qu'ils avaient toute la cuisine qui les attendait derrière.
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MessageSujet: Re: To wait for you is all that I can do [terminé]   Mar 4 Mar - 10:35

Encore un qui rêvait à la femme parfaite ? J’avais longtemps cru au prince charmant moi… et puis je suis tombée sur Remington. J’espérais juste que Drew réviserait ses critères à la baisse et se laisserait happer par ses sentiments. Car après tout, avoir un genre ne voulait rien dire. Ça s’imposait à nous quelle que soit la personne. Alors si ce n’était pas cette fille pour Drew, il y aurait bien une autre chanceuse. Je ne pus que rire à sa répartie, qui décidément me plaisait de plus en plus.

« Vaut mieux ça qu’une fontaine dans un parc, non ? Peut-être deux portes au lycée ? »

En même temps, je devais admettre que cela me ferait tout drôle de voir Drew avec une fille. Je ne saurais trop dire pourquoi. Peut-être parce qu’il était mon petit protégé et que le voir voler de ses propres ailes me rendrait à la fois fière tout autant que ça me chagrinerait… Je n’en savais trop rien, mais il fallait se rendre à l’évidence, ça finirait par arriver, car son charme commencer déjà à faire des malheureuses. Toujours était-il que ça, ce n’était pas pour aujourd’hui. Par contre, le présent nous jouait de sacrés tours. Nous avions ainsi échappé de peu à un carambolage en plein magasin, à une dispute, mais nous n’avions pu échapper à l’une de mes premières pulsions de grossesse. J’aurais pensé que cela serait survenu beaucoup plutôt et surtout, différemment de ce cliché sur les fraises et les femmes enceintes, mais bon, ce n’était pas comme si je contrôlais quoi que ce soit. Drew fut mon sauveur sur le coup, par contre… si dans tous les contes, il fallait un gentil et un méchant, nous venions de voir débarquer celui qui incarnait le Mal et l’Ennemi… Tout cela pour une barquette de fraises… Enfin non, il y avait un plus gros contentieux entre eux deux, cela se sentait tout de suite. Je savais que Drew avait fait quelques bêtises… peut-être que là, nous en avions un bel exemple…

En y repensant après coup, j’aurais pu faire preuve de maturité, en me portant garant de mon voisin et en allant même tout de suite payer la barquette… Sauf que ce ne fut pas du tout ce qui me vint à l’esprit sur le moment. Non, au lieu de ça, je me retrouvai à feindre une contraction. N’en ayant encore jamais eue, je ne pus que m’inspirait des films...comme quoi la télé pouvait avoir du bon. Et je me révélais bonne comédienne quand je constatai que Drew paniquait à l’idée que ce soit une vraie contraction. Je me laissais faire – après tout, j’étais censée être la proie d’une violence qui me torturait de l’intérieur – essayant de ne pas éclater de rire, ni rougir de tous les regards rivés désormais sur nous. Oui, j’avais décidément le chic pour toujours me faire remarquer.

Je lui adressai un regard complice quand la supercherie atteignit enfin son cerveau et qu’il sourit ; Bon, les choses sérieuses allaient enfin pouvoir commencer. Et il était plutôt bon acteur lui aussi. A sa remarque, je pris mon air le plus affligé dont j’étais capable.

« Mais ça fait mal… »

Je sortis cette phrase dans un gémissement avant de reporter mon regard implorant sur le technicien. Le regard Malone en quelque sorte. Le gars se retrouva bête et finit par accepter que je mange, à condition – bien sûr – que l’on paye la barquette. Je lui adressai donc un visage comme touché par la grâce divine avant de redemander à Drew une fraise que je me ferai un plaisir de picorer à la becquée… N’était-il pas, après tout, censé être le père de mon bébé ?

« Merci monsieur. Ne vous en faites pas, on va la payer, promis. »

Si on l’échappait belle pour cette fois, je sentais que si Drew remettait les pieds sans moi ici, il passerait un sale quart d’heure.

« Ça va, rassure-toi, je vais très bien. Par contre, c’était vachement drôle, tu aurais dû voir ta tête ! Respire Drew, je ne suis pas prête d’accoucher. Sauf s’il nous tombe encore dessus … »

Je jetai un coup d’œil, mais apparemment, nous ne risquions plus rien… Je reportais alors mon attention sur Drew, lui souriant pour le rassurer. La naissance n’était prévue que pour juillet, j’avais le temps de voir venir – et de lui faire plusieurs fois le coup.

« Va falloir que je joue ta petite amie à chaque fois que tu vas venir dans ce magasin ? Tu n’as pas l’air d’avoir des amis, ici… »

Et moi, je ne devrais pas venir faire de courses avec Remington… En même temps… ce n’était pas comme s’il nous arrivait souvent de faire les courses à deux, surtout ces derniers temps avec son humeur massacrante.

« Oui, tu as raison, les courses. Allons-y, en espérant qu’on n’aura plus d’obstacles. »

Et la liste était très longue. A tel point que j’obligeai Drew à prendre un caddy. Je piochai allègrement dans les rayons, particulièrement concentrée... jusqu’à ce qu’on arrive aux viandes. Et là… ce fut le drame. Je vis l’étalage de viande… blanche, rouge, l’odeur… Je me sentis mal… et détournai le regard.

« Je… je supporte pas la viande, je crois… va nous falloir un plan B… oh c‘est horrible… »

Ça me donnait la nausée. Je n’avais jamais eu ça non plus auparavant. Il fallait croire que mon bébé avait décidé de me pourrir la préparation de mon repas. J’avais enfin trouvé la recette parfaite et je ne pouvais pas la faire car je ne supportais plus la vue et l’odeur de la viande. C’était la catastrophe assurée… J’en aurais pleuré.

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MessageSujet: Re: To wait for you is all that I can do [terminé]   Dim 9 Mar - 8:57

Drew jeta un regard en coin à la Malone, curieux de la voir exprimer quelques hypothèses sur les lieux idéaux pour conclure : était-ce du vécu ? Et si c'était bien d'elle qu'elle parlait, il l'imaginait déjà dans une fontaine, ses vêtements collant à sa peau, attendant que des bras d'homme viennent l'étreindre et la secourir... Ceux de Remington sans doute. En tout cas ce ne serait pas Remington qui pourrait la coincer dans un couloir de l'université, et rendre un seuil de porte de classe romantique. Mais mieux valait ne pas y penser, car il n'y avait rien de pire que les espoirs déçus d'avance.
Enfin bref, il était évident que c'était la personne qui comptait, et non le lieu, car il aurait bien accepté de se livrer à n'importe quoi, n'importe où, avec Sonny... Il la fixa avec éloquence, tandis qu'elle riait à ces idées, belle pour Drew comme elle n'en avait pas conscience. Il savait apprécier ses petits moments où elle se laissait voir, naturelle dans ses mouvements, avant de croiser son regard qu'il détournait alors immédiatement comme si de rien était.

Et là, encore, alors qu'elle feignait un malaise, il l'observait à la dérobée, profitant des traits harmonieux de son visage et de la compassion qui s'y lisait. Il était presque contradictoire d'imaginer qu'elle puisse le faire souffrir un jour... Et pourtant, elle le ferait, malgré elle surement, si il s'obstinait dans cette voie.
Sa remarque le blessa d'ailleurs plus qu'elle ne l'aurait fait en venant de quelqu'un d'autre. En effet, il n'avait pas d'amis - ici, comme ailleurs, de toute façon. Maintenant, il était plus embarrassé qu'autre chose. D'une parce qu'il n'avait guère envie d'avouer ce pourquoi il n'était pas très apprécié dans le coin, de l'autre parce qu'elle prenait le sujet d'être sa petite amie avec un humour qui l'affligeait.

    - J'suis désolé, j'aurais jamais du t'emmener ici... S'excusa-t-il, passant une main dans ses cheveux courts, en secouant la tête. J'pensais pas qu'ils réagiraient encore comme ça. Et Remington risque de pas apprécier autant qu'toi cette histoire.


Il lui adressa un clin d'œil, sous-entendant que l'animation, autant que ce rôle, semblaient lui avoir plut. Débarrassés des bons et loyaux services de cet employé à la chaine commerciale, les deux jeunes gens poursuivirent donc leurs courses sans encombres... Jusqu'au rayon boucherie.
Sonny ne tolérait visiblement plus la vue des steacks, ou leur odeur, ou les deux. Drew l'en éloigna prestement.

    - Vu ce que t'as prévu en hors d'œuvre et en poissons, j'crois qu'ils pourront s'passer de viandes, t'inquiète pas ! Commenta-t-il pour essayer d'être rassurant. T'as qu'à faire un truc avec des œufs, à la limite, pour les protéines.


Sur ces conseils culinaires plus ou moins appropriés, ils finirent par se mettre d'accord pour faire passer à la caisse le charriot remplit à ras bords qu'ils avaient empruntés. A vrai dire, la quantité des produits était assez effrayante, pour Drew, qui commençait à se demander si tout rentrerait dans le coffre de sa voiture, puis, dans le frigo des Pillsbury-Malone.
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MessageSujet: Re: To wait for you is all that I can do [terminé]   Dim 9 Mar - 21:14

Je ne saurais pas vraiment le contentieux qui existait entre Drew et le technicien. Peu importait dans le fond. Je savais que même s’il avait pu faire quelques bêtises par le passé, il était quelqu’un de différent aujourd’hui. Je ne voulais pas le condamner, personne ne méritait cela. Le pauvre se confondit en excuse… ça ne le ferait pas non plus avancer de ressasser ainsi le passé, quant à s’inquiéter de la réaction de Rem…

« Hey, calme-toi. Rem aussi a fait des bêtises. Et puis il ne s’est rien passé de grave aujourd’hui. »

Et sérieusement, il n’y avait pas mort d’homme. Ça serait même plutôt marrant à raconter comme anecdote. Au pire, Remington serait plus blasé qu’autre chose, mais certainement pas contrarié. Du moins, je ne le pensais pas. Mais il avait raison sur un tout autre point : il était plus que temps de penser aux courses. Elles n’allaient pas se faire toutes seules, et le repas non plus. Une nouvelle fois, cette journée m’apprit quelque chose… en plus d’une envie soudaine de fraises, ma grossesse m’empêchait désormais de supporter la viande. La poisse… Alors que c’était au menu ! Non, mais non, j’avais tout prévu, je voulais que ce soit parfait. Et il fallait de la viande pour un repars parfait, non ? Et puis un truc avec des œufs… à part une omelette, je ne savais rien cuisiner.

« Mouais… Je vais essayer de faire sans le plat principal, en espérant que le poisson leur suffise, parce que je m’imagine mal leur servir des œufs durs… Quoique, des œufs mimosa peut-être… »

Ce diner allait me rendre dingue… mais ce n’était pas avec n’importe qui, c’était avec Brennen ! Pourquoi est-ce qu’on n’avait pas opté pour un resto, comme on l’avait fait avec Sacha ? Au moins, il n’y avait qu’à être souriante, un peu spirituelle, rire aux blagues pas forcément drôles et c’était tout… Là, avec un repas à la maison, il fallait en plus que je fasse quelque chose de bon… ou ne serait-ce que mangeable. Tant bien que mal, nous parvînmes à terminer les courses. J’avais de quoi nourrir tout un régiment, mais je n’arrivais quand même pas à être rassurée…

La voiture de Drew fut remplie à ras bord et tout fut déposé dans la cuisine. Pendant plus de deux heures, Drew m’aida à tout préparer, entre deux éclats de rire même si ma nervosité commençait à se faire sentir. Je me calmais quelque peu au moment du goûter, où on dégusta le gâteau que je lui avais promis. Là, comme on ne courait plus partout, je pouvais prendre le temps de relativiser, de plaisanter. Voilà, rester une gamine avant de reprendre mon rôle de future épouse et future mère de famille. J’offris à Drew de repartir avec une part de tout ce qu’il avait contribué à réaliser, avant de le remercier. Il me faisait du bien. Mais là, j’allais devoir me préparer. Le meilleur ami de mon futur mari allait débarquer, alors je filai enfiler ma robe toute neuve, relever mes cheveux, me maquiller un peu.

Seulement, ce à quoi je ne m’attendais pas… c’était que cette soirée allait se muer en une longue et interminable attente… Un silence assourdissant… des portables éteints… une angoisse absolument terrible. Cette journée qui avait commencé dans l’innocence se transforma en doute, en peur, en souffrance… Et j’étais terriblement loin de me rendre compte à quel point ma vie allait changer après cela, et que je venais de vivre ma dernière journée d’enfance.

FIN


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