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 3... 2... 1... Fight ! [terminé]

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Capucine Rider


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MessageSujet: 3... 2... 1... Fight ! [terminé]   Mer 29 Jan - 15:04

Tic… Tac… Tic… Tac… L’horloge semblait me narguer en ralentissant le temps qui s’écoulait. Le temps me semblait horriblement long depuis mon coucher car Élias n’était toujours pas reparu. Où était-il ? Allait-il bien ? Question stupide… Etait-il toujours vivant ? Je ne pouvais rester dans notre lit alors qu’il traînait dehors. J’avais besoin de savoir qu’il était en sécurité puisque l’idée de m’appeler ou de m’envoyer un message ne lui avait pas effleuré l’esprit. J’envoyais valser les couvertures au bout du lit pour me rhabiller. Mon œil expert m’apprenait qu’il était deux heures du matin, mais ce n’était pas important. Il avait besoin de moi, de savoir qu’il comptait encore pour quelqu’un. Du moins, c’était mon avis et s’il n’était pas présent dans ma vie, à quoi bon la vivre ?

Ma veste mise, mon couteau planqué, je quittais notre ancien cocon. Genetic devait certainement continuer sa traque contre les membres de Genome, voir même de tous les mutants. Il n’était pas prudent de déambuler dans les rues sans but. J’essayais de faire une liste de tous les endroits où Élias serait susceptible d’aller. Je me rendais à son bureau, chez Sarah qui m’envoya sur les roses après m’avoir donné le nom du cimetière où était enterré leur fils. Il y avait une chance qu’il y soit et même si se balader dans un tel endroit, seule, dans le noir n’était pas très réjouissant, c’était le seul moyen de le retrouver. Arrivée devant la tombe de la petite tête blonde, je ne pouvais que constater mon erreur. Il ne me restait plus qu’à chercher au hasard en espérant tomber sur lui. Autrement dit, c’était mission impossible.

Les heures passaient et je n’arrivais à rien. J’ignorais si  je devais être triste ou en colère. Quoiqu’il en soit, dès que huit heure sonnait, je me décidais à rentrer à l’appartement. Pour faire quoi ? Appeler les hôpitaux encore ? Les commissariats encore ? Mieux valait ne pas trop ébruiter cette affaire. Cela risquait de nous retomber plus qu’autre chose et nous avions déjà notre lot de soucis. J’insérais la clé dans la porte et constatais que celle-ci n’était plus verrouillée… Ce n’était pas normal puisque j’étais certaine de l’avoir fermée. Élias ? Un intrus ? Je me saisissais de mon arme au cas où je tomberai dans une embuscade avant d’entrer. Il était là, au milieu de la pièce, avec le regard vide. Sa nuit n’avait pas dû être meilleure que la mienne. Que pouvais-je dire ? Que pouvais-je faire ? La seule personne qu’il désirait ne pouvait lui être rendue. Il n’avait que moi… Piètre lot de consolation, si tant est que j’en sois une.

- « Où étais-tu ? », demandais-je d’une voix glaciale.

Il semblerait qu’entre la peine et la colère, mon esprit avait fait son choix. Je refermais la porte en la claquant.

- « Te rends-tu compte du souci que je me suis fait pour toi ? Je t’ai cherché ! Toute la nuit ! Je ne savais pas où tu étais, ni même si tu étais en vie ! Ceux qui nous ont fait ça sont toujours dehors à nous chercher et tu ne prends même pas la peine de répondre à mes appels ??? Tu te fous de qui ? Tu as perdu Indio, mais tu n’es pas le seul à souffrir ! Si tu ne conçois pas que je puisse avoir de la peine suite à sa perte, tu pourrais au moins penser à Sarah que j’ai dû déranger à 3 heure du matin pour savoir si elle t’avait vu ! Tu n’es pas tout seul, Élias ! Fous toi ça dans le crâne, merde ! », explosais-je.
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: 3... 2... 1... Fight ! [terminé]   Lun 3 Fév - 14:36

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Capucine & Elias
Quand on ne sait plus qui on est, où on va ni dans quel but, quand on ne comprend plus les raisons de notre existence, les motivations qui nous ont un jour poussé pour nous abandonner, quand on ignore en fait les réels choix que l’on a fait et ceux qui nous ont été imposé d’une façon ou d’une autre…on a cette étrange sensation de n’être plus rien.
Peut être que je ne suis plus. A cet instant, mes pas me ramènent à l’appartement et je n’ai plus conscience de l’heure qu’il peut être, des personnes que je peux ou non croiser. Oh il y a bien une certitude : Indio ne sera pas là. Indio ne sera plus jamais près de moi.

J’ouvre la porte que je ne prends pas soin de refermer correctement et m’avance lentement dans le salon. Calista, Ezekiel, Calista et Ezekiel. Ensemble. Calista, mon amie. Ancienne en tout cas, je ne sais même plus ce qu’il en est aujourd’hui. Ils sont ensemble, ils semblaient éperdus, désolés, mais si soudés. Ensemble.
Moi je suis sensé avoir quelqu’un. Pour être ensemble. Avec cette personne. Mais je n’y parviens pas c’est terminé, quelque chose en moi s’est brisé. En mille morceaux. Ils continuent de se détacher de ma personne petit à petit, à chaque pas effectué, pif paf, je m’écroule.

Planté devant la grande vitre qui donne sur la ville illuminée, les mains dans les poches de mon pantalon et mon blouson toujours sur les épaules, j’attends. De retrouver les informations qui m’ont échappés. J’attends que me reviennent les connaissances que j’ai cru posséder toute une vie.
Qui suis-je…ce genre de conneries qui vous font croire un temps que vous êtes quelqu’un.
Ce temps semble révolu pour moi. Beaucoup de pages ont été tournées quand Indio s’est éteint.

Puis la porte s’ouvre et la voix de Capucine s’incruste dans ma silencieuse transe. Je pesterai si j’en avais le courage, mais rien, je ne dis rien. Je continue de regarder loin devant, je la laisse vider son sac et ses mots me passent environ à vingt mille kilomètres au dessus. Environ. Mais les fragments de mon cœur ne sont pas encore tous tombés, comme je le disais, la décomposition est en cours je suis donc humain pour quelques heures encore.
Et donc ? Je finis par me retourner, le visage quasiment impassible.

« J’ai cru que je le tuais. Indio est mort, et si ce n’est pas sa faute, il est lié à tout ça. Je l’aurai tué, et j’aurai fait pareil avec tous ces mecs présents ce jour là. Sauf que ce soir, ce con était devant moi. Tu comprends ? Il s’est pris pour le centre du monde, le roi des persécutés, mais j’aurai été aussi fou avec un autre. Enfin. »

Je ne me fiche pas de ce que tu as dit ;
Je sais pertinemment tout ça.
Il se trouve simplement qu’aujourd’hui ;
Je ne suis plus celui que tu crois.


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Capucine Rider


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MessageSujet: Re: 3... 2... 1... Fight ! [terminé]   Lun 3 Fév - 15:26

Etait-ce une certaine insensibilité ? Une sorte d’égoïsme qui me poussait à lui hurler dessus ? Il fallait comprendre qu’à l’origine, Elias n’était pas coupable de son état. Même une personne aussi chiante et capricieuse que moi pourrait comprendre ses réactions et les accepter. J’étais prête à toutes les folies pour cet homme qui m’avait tant aidé par le passé. Seulement, j’avais besoin de savoir qu’il était encore là quand bien même il ne resterait qu’une infime parcelle de l’Elias que je connaissais. Cet homme bien que maladroit parfois, était un excellent avocat qui avait non seulement des facultés intellectuelles impressionnantes mais possédait également une bonté sans borne. Il avait tellement fait pour moi qu’il m’était difficile de le voir dans cet état. Je ressentais le besoin irrépressible de l’aider, le serrer contre moi pour supporter ne serait-ce qu’un peu sa peine. La tristesse qu’il me renvoyait d’un simple regard était si grande qu’elle serait capable de m’engloutir si je ne prenais pas garde. Rien que l’aura obscure qui l’entourait me glaçait le sang, me serrait le cœur et me blessait plus que je ne saurai le dire ou le décrire. J’avais réellement besoin de rétablir le contact, cette communication tellement importante pour un couple tel que le notre. Il pouvait très bien me hurler dessus, cela n’y changerait rien. Ce serait même un début ! Il fallait qu’il me parle. Non… Il le devait.

Pourtant, aucune colère ne me fut renvoyée. Du moins, pas celle qui explose, celle où les cris sont rois. Non… Il s’agissait d’une colère plus froide, plus profonde. Je n’avais jamais vu un tel regard chez Elias et celui-ci n’était guère annonciateur de bonnes nouvelles. Bien au contraire. Ce regard me faisait peur. De ses paroles, j’en concluais qu’il avait retrouvé la personne qui avait tué Indio. J’ignorais les circonstances de la mort du petit garçon, mais j’en comprenais que ce n’était pas intentionnel. Etait-ce dû à un agent de Genetic ? Peut être pas directement, mais la part de responsabilité de l’organisation ne faisait aucun doute.

- « Donc… Il est toujours vivant… Tu comptes le revoir ou en as-tu fini avec lui ? »

Autant savoir ce qu’Elias avait en tête en ce moment même. Devais-je faire attention à ce qu’il serait capable de faire à cet homme ? Oui, mais pas pour les bonnes raisons. Bien sûr, un meurtre ne réglerait pas les problèmes d’Elias, mais… Serais-je capable de l’en empêcher ? Pas certaine. Si cela lui permettait de se sentir mieux, je pourrais même l’aider dans ses manœuvres. Si ce n’était pas triste de penser ainsi… Mais comme je le disais… J’étais prête à tout pour cet homme.

- « Que souhaites tu faire à partir de maintenant ? Je veux que nous soyons sur la même longueur d’ondes au cas où il te faudrait un alibi. »
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: 3... 2... 1... Fight ! [terminé]   Mar 4 Fév - 15:39

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- « Donc… Il est toujours vivant… Tu comptes le revoir ou en as-tu fini avec lui ? »

Pourquoi est-ce que je reverrai cet homme ? Il est vrai que je n’ai rien raconté à Capucine, elle sait simplement ce qu’il y a à savoir : Indio n’est plus en vie. Je n’ai pas le courage de raconter les détails de l’accident, c’est si douloureux d’y penser, c’est frustrant et décevant de savoir que je n’ai rien pu faire, c’est même devenu épuisant de respirer…
Que pourrais-je raconter à Cap, et qu’a-t-elle vraiment besoin de savoir ? Qui est ce type dont je parle sans donner plus d’informations que l’acte irréparable que j’aurai pu commettre juste parce qu’il était présent ce jour là. Présent, et qu’il a tenu Indio, contre lui. Ce sont dans ses bras, à lui, que mon petit a passé ses derniers instants.

- « Que souhaites tu faire à partir de maintenant ? Je veux que nous soyons sur la même longueur d’ondes au cas où il te faudrait un alibi. »

« Oh Capucine, je n’suis pas un assassin ! Je serai incapable d’aller l’abattre même si ça me défoulerait de taper dans quelque chose ou quelqu’un… et puis il, c’est, pfff. »

Je m’écroule dans le canapé après avoir passé dans mes cheveux une main tendue et agressive. A m’en arracher les cheveux, si c’était possible. Sans me retourner pour la regarder, je reprends, sentant pour la première fois depuis le drame un besoin de lui parler. Ceci dit, je n’évoquerai toujours pas les faits. C’est ce que j’ai vécu ce soir qui me travaille maintenant ;

Est-ce que j’arrive à penser à autre chose ? A focaliser mon attention sur un sujet différent que la perte du petit ?...

« Je t’ai parlé de Calista, l’amie que j’ai invité l’autre soir ? Je suis allée la voir. Enfin, j’ai longtemps marché en sortant et mes pas m’ont conduits vers chez elle alors : j’ai frappé. C’est quelqu’un de si tendre que j’avais confiance et… » J’attends que la demoiselle s’approche du canapé et je hausse les épaules doucement. « Ne le prends pas mal, c’est juste qu’elle est à la fois détachée de tout ça, et à la fois concernée parce qu’elle a vécu la même ; chose. »

Chose. Il n’y a pas de nom pour définir ça.
Après cet intermède sensé être rassurant – sans doute encore un bon signe, puisque je pense comme un homme en couple – je poursuis ma narration. Donc chez Calista :

« Il se trouve qu’elle vit avec lui. Je ne suis pas allé le chercher, je ne voulais certainement pas revoir un seul de ces visages, je cherchais juste Cali et, tu connais ma chance ! »

Ô grand sourire ironique ;
J’essuie une larme qui s’amène.
Notre amour devient-il platonique ?
Car pour t’approcher je me sens en peine…

« Ce que je souhaite faire ? Découvrir qui sont les vrais responsables et tenter de leur faire payer...intelligemment. »

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Capucine Rider


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MessageSujet: Re: 3... 2... 1... Fight ! [terminé]   Mar 4 Fév - 17:34

- « Oh Capucine, je n’suis pas un assassin ! Je serai incapable d’aller l’abattre même si ça me défoulerait de taper dans quelque chose ou quelqu’un… et puis il, c’est, pfff. »

A vrai dire, il était difficile d’en être persuadée car je ne le reconnaissais plus. L’homme que je connaissais n’aurait pas quitté l’appartement sans se retourner après m’avoir envoyée par-dessus la balustrade. Quand on savait qu’il m’avait accompagnée à l’hôpital et m’avait offert l’hospitalité chez lui alors que j’étais tombée devant lui sans qu’il n’y soit pour rien, il y avait un gouffre entre les deux personnages. Là encore, ce n’était pas sa faute, mais je ne pouvais garantir qu’il ne chercherait pas ce type pour mettre un terme à son existence. Après… S’il n’était pas un assassin, j’en étais une. Il le savait et même si cela me faisait peur qu’il me demande de m’en charger, que pourrais-je faire si ce n’est accepter ? Il ne me restait plus qu’à prier pour que cette idée ne lui vienne pas en tête sinon, j’étais à peu près certaine de mal le vivre. La dernière fois s’était passée sans que je ressente trop le poids de la culpabilité. Après tout, c’était l’agent de Genetic ou moi, nous étions engagés dans une sorte de guerre. Aujourd’hui, le site était encore radioactif !

Heureusement pour moi, Élias ne semblait pas prêt à prendre la vie de cet homme. Je le voyais s’arracher les cheveux avant de s’installer sur le canapé. Canapé que je ne rejoignais pas. Je préférais garder mes distances pour plus de sécurité. Seulement, cette distance de sécurité prévenait des coups physiques, mais pas des coups psychologiques… Alors que je l’avais cherché, il avait trouvé refuge chez cette « amie ». L’amie qu’il avait invitée chez nous en me demandant de passer la soirée dehors avec mes amis. Ouahhh, le coup de poignard était assez violent. Qu’attendait-il ? Que cette femme soit libre, prête pour se mettre en couple ? Je décidais une fois de plus de la fermer, prenant sur moi et gardant un goût amer dans la bouche. De toute évidence, je n’étais pas la femme qu’il irait voir s’il avait besoin de parler ou d’être réconfortée. Que pouvais-je faire ? L’engueuler alors qu’il était encore plus bas que terre ? Je n’étais pas aussi… mesquine. Pour autant, il eut une pensée pour moi (enfin) puisqu’il tenta de me rassurer. Il s’obligeait certainement à cela en s’apercevant que je ne le rejoignais pas sur le canapé.

Debout, en plein milieu de la pièce, je me contentais de l’écouter, me retenant certaines paroles blessantes qui ne feraient que le braquer. Cette communication que j’essayais d’instaurer depuis nos retrouvailles était établie. Il aurait été stupide de ma part d’y mettre un terme parce que je me sentais une fois de plus rejetée. Il m’expliquait qu’il ne cherchait que cette « Cali » et qu’en fin de compte, il était tombé sur le… « Tueur » de son fils ? Pas de bol en effet. Élias se laissait aller et je remarquais une larme couler sur sa joue. Si j’avais été plus rapide, j’aurai fait en sorte de l’essuyer, mais il ne m’en laissa pas le loisir. Je m’étais néanmoins rapprochée de lui et ma main restait tendue vers son épaule, hésitant à le toucher. Pouvais-je me permettre un tel geste ? Bien sûr ! C’était encore mon homme pour le moment… J’allais poser cette main réconfortante sur lui, pour lui prouver que j’étais là, prête à l’aider. Mais il me fit part de ses intentions pour la suite.

- « Tu entends quoi par intelligemment ? Car ils sont puissants… Beaucoup plus que tu ne le crois. Ils sont riches et peuvent faire disparaître n’importe qui de la surface de la terre sans qu’on vienne leur poser la moindre question. L’éthique n’est pas non plus leur fort puisqu’ils n’hésitent pas à enfermer les gens comme nous dans des cellules pour les tester, les torturer et ce, jusqu’à ce qu’ils en aient marre, que quelqu’un les libère ou qu’ils trépassent. Et crois-moi… A l’heure qu’il est, ils ont déjà toute notre vie dans un dossier. Dans ton cas, tu pourras surement remercier Kate Reynolds… Et vu que l’on m’a cataloguée dans le mauvais camp, il suffit d’attendre un peu pour qu’ils débarquent ici. »

Je contournais le canapé pour m’installer sur le fauteuil. Mes paroles auraient pu créer un vent de panique chez moi, mais bon… Vu la situation actuelle, je me demandais encore s’il y avait une bonne raison de se battre. On pourrait au contraire, piéger cet appartement pour tuer le plus d’agents possibles le jour où ils arriveraient. A nous de voir si nous voulions mourir dans l’explosion ou non. Personnellement, je me tâtais : j’étais lasse de fuir.
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: 3... 2... 1... Fight ! [terminé]   Jeu 6 Fév - 16:06

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Alors que son poids plume se pose dans le fauteuil, je replace mon regard sur l’extérieur, à travers la fenêtre en face de nous. La nuit est un leurre. Elle nous fait croire que dehors, tout est calme, apaisé. Je me mets à espérer fortement que le petit est en paix lui aussi, que sa respiration n’a jamais été aussi détendue, que ses pensées sont totalement soulagées et que l’environnement dans lequel il est lui permet simplement d’oublier. Oublier la noirceur de ce monde, oublier la monstrueuse injustice dont il a été victime ;
Et dont il ne reviendra jamais.

Qu’a-t-elle dit ?
Je place sur elle mes yeux normalement noisette, noirs à cet instant. Sans doute parce que l’appartement est peu éclairé. Ou alors parce qu’ils ne verront plus jamais les choses avec davantage de clarté, tout restera sombre désormais.

Je hausse les épaules dans l’intention de lui répondre. Qu’ai-je à dire ? Elle a raison et ne m’apprend rien. Capucine a fréquenté ces gens plus souvent que moi et dans des conditions que je ne souhaite pas débattre. Et après ? Je ne les laisserai pas poursuivre leur petit jeu en restant bras croisés. Ils m’ont tout pris ! Qu’ai-je à perdre ?
Capucine. Mais j’ai cet insupportable sentiment de l’avoir perdue elle aussi, en même temps qu’Indio. En me retirant cet oxygène, ils m’ont simplement retiré tout désir de vivre, de continuer. Ils n’ont fait que motiver une et unique chose : ma vengeance.
C’est bête, c’est puéril et suicidaire, mais n’est-ce pas le goût de toutes les vengeances ? Je serais violent s’il le faut, et je perdrai la vie à mon tour, c’est fort probable. Si j’ai pu les inquiéter, si j’ai pu supprimer deux de leurs agents d’ici là ou insuffler un peu d’espoir à leurs victimes : alors je ne serai pas mort pour rien.

Mais je suis bien vivant ce soir et la demoiselle à mes côtés me fend le cœur, ce qu’il en reste. Elle est soucieuse et en même temps, je sens également de la motivation se dégager de sa personne. Ses propos ne cherchent aucunement à me décourager ou me convaincre d’abandonner. Je ressens un soutien que je ne trouverai nulle part ailleurs et qui, au fond, me fait tant de bien…
Je ne veux pas la mêler à ça. Bien qu’elle fasse partie de l’histoire, qu’elle détienne mon cœur et appartienne au mien. Qu’elle ait connu ces monstres, qu’elle ait vécu avec Indio un temps. Je ne veux pas. Je ne supporterai pas qu’elle m’accompagne dans cette lutte. Sans doute parce que j’ai bel et bien décidé que ce serait mon dernier chemin.

« Je ne suis pas si pressé. »

Mourir est un objectif délicat.

« Je vais prendre mon temps. J’ai besoin de…de me retrouver. Ou plutôt de me découvrir, c’est complexe. Je n’ai plus envie d’être. Pas ce que j’ai déjà été en tout cas. Je suis changé Cap’, et je ne reviendrai pas. »

Mais il faut que je me cerne, et vite. Il faut que je goute à ce risque, à ce pouvoir que permet l’abandon de responsabilité et de raison.

« Tu me pardonneras ? Je n’veux pas te faire souffrir, mais je n’ai pas le choix. Je ne me sens plus capable d’être...moi. »

Ou alors il faudra du temps.
Si j’arrive à saccager leur tanière ;
Que par malheur j’en ressors vivant ;
Seul un repos près de toi sera salutaire.

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MessageSujet: Re: 3... 2... 1... Fight ! [terminé]   Jeu 6 Fév - 16:36

Mon but n’était pas de décourager Élias, bien au contraire. J’étais même prête à l’aider dans son entreprise, quitte à me mettre en danger pour le sauver. Qu’avais-je à perdre si ce n’était lui ? Le reste m’importait peu. La vie sans lui ne valait pas la peine d’être vécue, alors mourir à ses côtés serait certainement la mort la plus douce qui pouvait exister. L’avocat semblait comprendre mes paroles et mes intentions et me faisait savoir qu’il n’était pas pressé de se mettre en route contre Genetic. Vu notre adversaire, il nous fallait un minimum de préparation, de stratégie pour réussir à atteindre notre but. Par contre, la suite de ses paroles me semblait confuse. Que cherchait-il à me dire ? Je comprenais parfaitement que la mort d’Indio bouleversait sa vie à tout jamais et qu’il faudrait des mois, des années, voir même le reste de sa vie pour s’en remettre. Mais j’étais là… Du moins c’était ce que je pensais jusqu’à ce qu’il mette les bons mots sur ce qu’il souhaitait.

- « Tu me pardonneras ? Je n’veux pas te faire souffrir, mais je n’ai pas le choix. Je ne me sens plus capable d’être...moi. »

Que devais-je comprendre ? Était-ce une manière de rompre avec moi ? Voulait-il m’écarter alors que la situation me touchait de près ? Que j’étais un atout dans sa lutte contre Genetic ? Ces quelques mots me laissaient bouche bée, car je ne m’y attendais absolument pas. Je ne pensais pas qu’il chercherait à m’évincer de la sorte. J’étais presque à regretter de ne pas être morte lors de la chute de Genome. Au moins, je n’aurai pas eu à vivre ce moment pénible. C’était la grosse claque, mais je me gardais bien de montrer à quel point cela me touchait. Si j’expliquais à Élias qu’il venait de me porter un coup fatal, cela le culpabiliserait davantage. Or, ce n’était pas mon intention. Il avait suffisamment de chose à gérer pour lui rajouter la crise de la petite amie hystérique.

- « Je comprends… Je ne veux pas être une gêne pour toi. Si tu le veux bien, par contre, j’aimerai rester à l’appartement. Tu feras ce que tu veux, je… je ne te gênerai plus. »

Je lui en demandais peut être beaucoup. J’allais devenir le parasite que je redoutais d’être à mon arrivée ici. S’il m’avait offert l’hospitalité au début, que nous nous étions mis en couple par la suite, comment faire lorsque nous étions des ex ? J’abusais de sa gentillesse une fois de plus, mais je savais aussi qu’il ne devait pas rester seul. Qui savait ce qu’il serait capable de faire dans un coup de folie. En restant ici, je garderai au moins un œil sur lui, même si je venais de lui promettre de ne pas interférer dans sa vie.

- « Et si… Par hasard, tu as envie d’inviter Calista ici… un soir… Je sortirai. Il suffira de me prévenir… Je ne ferai pas d’esclandre. »

Punaise… J’accusais le coup quand même ! Championne du mensonge en plus de ça ! Même si l’idée me faisait mal à en crever, je lui donnais l’autorisation de se réfugier dans d’autres bras que les miens. Je ne pouvais rien dire. Elle savait ce qu’il endurait. Elle pouvait l’aider. Elle. Pas moi. Oh oui… ça faisait mal de ne rien laisser paraître et de perdre l’homme en donnant sa bénédiction.
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MessageSujet: Re: 3... 2... 1... Fight ! [terminé]   Ven 7 Fév - 20:35

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Elle comprend, dit-elle. Ça m’étonnerait fortement. Elle ne comprendra jamais, ni elle, ni personne. Je sais que Capucine veut bien faire, qu’elle veut m’aider et m’accompagner dans mes décisions, mais je n’ai pas besoin de ça. Enfin je n’en ai pas envie…je crois. Je ne sais plus, je suis confus, je suis totalement à l’ouest en fait. Ses mots sont à la fois doux et douloureux, chaleureux et si blessants. Je veux qu’elle se taise, je veux qu’elle sorte ! Je veux qu’elle m’évite de dire ces choses qui nous feront du mal à tous les deux ;
Parce qu’on s’aime merde. Notre couple est déjà si fragile à la base, je suis si faible ! Fréquenter Cap était une erreur que j’étais prêt à assumer, que j’appréciais plus qu’elle ne le pense, mais cette blessure supplémentaire qui saigne encore me rend bien trop désarmé. Incapable de pouvoir l’aider ni même l’aimer désormais…

Ce soir en tout cas. Mais qu’attend-elle ? Que déjà je relève la tête ? Que je lui prenne la main pour que nous avancions à deux contre l’ennemi ? Elle se trompe royalement si c’est ainsi. Premièrement je veux régler ça seul. Avec égoïsme et rancœur. Deuxièmement je ne veux pas qu’elle s’expose aux risques qui sont les miens ; et ce n’est pas comme si les mutants ne connaissaient pas le dossier "Capucine Rider".
Je secoue la tête dans un soupir moqueur. Presque insultant.

« Calista ? Mais ; t’as entendu ce que j’ai dit ? Elle fricote avec ce gus !!! Et Calista est une amie, certainement pas une…tss, laisse tomber. Reste à l’appartement, je ne te mets surement pas dehors bien au contraire, tu donnes vie à cet espace. Et puis, il faut bien que quelqu’un le garde. Je crois que j’ai besoin de prendre des distances avec cette ville. »

Je percute alors ses sous-entendus. Super. La confiance règne à ce que je vois, comme d’habitude. En fin de compte. Nous avons peut être trop d’années d’écart. On s’est menti en s’assurant que ce n’était pas un désavantage, que c’était plutôt une force, que c’était justement nos différences qui faisaient la solidité de notre couple.
Comment ai-je pu penser qu’une loque telle que moi pouvait être casé ? Un divorce ne m’a pas suffit, je vais ruiner les rêves d’une jeune femme à peine sortie des études et ensuite ? Je trouverai une jolie blonde pour consoler mes nuits, puis une brune pour oublier la blonde, qui ira voir le voisin à qui j’aurai piqué la femme ?

« Rassure toi j’ai autre chose à faire que trouver une amante. Je…je vais être invivable Capucine. Ça ne change rien à ce que je ressens pour toi, je t’aime, je le sais, ça fait partie de moi. Mais la disparition d’Indio est trop dure et… »

Je me frotte les yeux dans un reniflement et détourne le regard.

« Je vais être chiant ! C’est tout. Alors pitié ne fais pas semblant d’accepter. Ne te contente pas de supporter et, pars. Fais ce qu’il te chante, quand tu le souhaites…l’appartement est ton foyer, mais je ne tiens pas à te voir captive de ma dépression. »

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MessageSujet: Re: 3... 2... 1... Fight ! [terminé]   Sam 8 Fév - 15:56

Perdre un enfant, c’était l’impensable, le jamais imaginé, un phénomène contre nature : un enfant ne pouvait mourir avant ses parents. Cela n’avait aucun sens. C’était tout un avenir qui disparaissait, c’était toute une famille qui se mourrait, aussi insolite que pouvait être la notre. Je ne pouvais mettre ma peine au même rang que celle d’Élias car c’était son rôle de père qui était remis en cause. Perdre son enfant était un choc émotionnel qui bouleversait non seulement sa vie personnelle, mais aussi notre vie de couple et sûrement professionnelle. Perdre Indio, c’était aussi voir voler en éclats tous ses repères, une partie du sens donné à son existence sans que je ne puisse rien faire pour le réconforter. Il devait éprouver ce sentiment que le monde s’arrêtait. Plus rien ne serait comme avant et tout s’écroulait autour de lui : ses projets, ses rêves, c’était comme si une partie de lui-même s’éteignait à tout jamais. Mais la mort de cet enfant devrait également faire peur aux autres. Je ne parlais pas de ces autres qui compatiront à la douleur d’Élias, se retenant bien d’en parler faute de trouver les bons mots, mais de ceux qui sont responsables de cette mort injuste. Que ce soit lui ou moi… si nous n’avions pas pu protéger Indio, je pouvais vous assurer que nous le vengerons.

Je ne savais comment, encore moins le moment, mais c’était une certitude. Le tout était de nous organiser pour atteindre notre but. Pour ce faire, il me fallait mettre de côté mes sentiments. Ce n’était pas facile, mais c’était un prix que j’étais prête à payer. Élias n’avait pas besoin de mes railleries, de mon sentiment d’insécurité dès qu’il approchait une autre femme. Les gamineries étaient désormais terminées. Néanmoins, je ne me laisserai pas insulter par lui quand bien même il serait au fond du trou. Il était triste ? En colère ? Parfait ! Qu’ils mettent cette haine au profit de ses objectifs au lieu de s’en prendre à ses alliés. Il ne connaissait pas Genetic. Moi, si. J’étais sa meilleure chance d’arriver à ses fins. Je le laissais vider son sac, prenant sur moi dès qu’il se permettait certaines paroles blessantes. Élias avait beau avoir le double de mon âge, il pouvait être vraiment couillon quand il s’y mettait. Comme si j’allais l’abandonner dans cette épreuve… Crétin, je valais mieux que ça.

Quand il eut terminé, je m’approchais du canapé pour m’asseoir à ses côtés. Peu importait que cela ne lui plaise pas. Peu m’importait qu’il ne puisse plus supporter ma main sur sa joue. Je prenais ces droits car il me les avait donnés le jour de mon vingtième anniversaire. J’étais propriétaire de son corps, de son esprit et de son âme. S’il m’aimait toujours comme il le disait, il ne pouvait me les enlever sinon il renierait sa parole envers moi.

- « Élias… Tu me donnes le droit de faire ce qu’il me chante, alors mets toi dans le crâne que je resterai à tes côtés. C’est mon choix et tu ne pourras pas me l’enlever. Tu peux essayer de me mettre dehors, m’insulter ou même me frapper, peu importe. Je ne pourrais vivre sans te voir car tu es ma vie. Tu as perdu Indio… Tu t’es perdu… Je ferais tout pour apaiser ne serait-ce qu’un peu ta peine et ta colère, même si je dois y laisser MA vie. Je ne te dirais jamais quoi faire avec la tienne alors donne moi ce même droit et faisons les choses ensemble. Pour Indio. »

Seul, Élias n’avait aucune chance. A nous deux, nous n’en avions guère de plus, mais au moins, nous ferions cela ensemble et c’était le plus important. Il ne connaissait pas ses ennemis, ne les avait jamais vu, ne savait pas où ils se trouvaient… C’était mission impossible pour un avocat non entraîné. Alors, il serait stupide de ne pas me consulter.

- « Tu es resté à mes côtés depuis notre rencontre. Tu t’es battu avec moi contre mon cancer et tu m’as tenue la main jusqu’à ce que j’apprenne que j’étais en rémission. Tu m’as donnée une raison de me battre. Tu es ma raison. Alors, ne viens pas me dire que je suis captive de ta dépression, car la seule prison qui existerai est celle que je ne veux jamais quitter : notre amour. »
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: 3... 2... 1... Fight ! [terminé]   Sam 8 Fév - 22:09

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Capucine & Elias
C’est con. Je pensais détenir la plus belle déclaration d’amour, entre nous. Je pensais avoir formulé la meilleure façon de lui dire combien je l’aime, pour qu’elle ne l’oublie jamais, pour qu’elle ressente si fortement mes émotions qu’aucun doute ne pourrait s’immiscer dans ses pensées.
Visiblement je me suis trompé. Voici un « je t’aime » plus percutant que tous ceux que j’ai pu lui murmurer et, en plus de cela, Capucine me prouve tout simplement que j’avais tort dans mes promesses et mon assurance : la jeune femme devrait douter de moi, vraiment. Elle a beau assurer le contraire et me signaler qu’aucun de mes choix, aucune de mes décisions ne pourront altérer ses sentiments ou ses raisons de rester auprès de moi, je sais que désormais je ne suis plus certain de l’aimer comme je le disais.

Je ne suis pas sûr qu’elle puisse indéfiniment se fier à mes émotions.

« […] Tu m’as donnée une raison de me battre. Tu es ma raison. Alors, ne viens pas me dire que je suis captive de ta dépression, car la seule prison qui existerai est celle que je ne veux jamais quitter : notre amour. »

Je reste sans voix. Durant quelques instants. C’est beau, il n’y a rien à dire, c’est beau et sa tactique fonctionne à merveille car je suis ému. Touché au plus haut point. Une femme fantastique m’aime, énormément. Elle veut me rendre la pareille, elle veut me faire croire que je suis un bon gars, qui fait des bonnes choses, et qui mérite qu’on lui tende la main. Et j’y crois.

Dans un soupir mal dissimulé je me lève, liant mes mains au dessus de mon crâne. Il me faut faire quelques pas. Me vider, oublier tout ça. Ça ne peut plus marcher comme ça, Cap ne s’en rend pas compte et ne comprendra pas ; j’avais raison depuis le début.
Je suis foutu.

« Oui mais…Est-ce que tu t'es demandé…par hasard…si moi j’ai l’intention de rester dans cette fameuse prison ? »

Aïe. Même moi, ça me blesse. Alors que ressent-elle ? Que pense-t-elle désormais de cet homme pour lequel elle est prête à tout ? Fichtre, je me déteste. Et je la secouerais si elle ose répéter ses déclarations à l’eau de rose. Il faut qu’elle ouvre les yeux ; merde.
Je suis amoureux d’une fille…dont je n’ai pas envie ? A moins que ce soit l’inverse. Peut-on désirer une fille que l’on n’aime pas ? Con. Je l’aime, j’ai dit. je ne peux plus l’aimer, c’est tout. Pas maintenant, pas comme ça. Pas avec tout l’amour gluant qu’elle éprouve pour moi ;

« J’me sens pas bien. Ok ? J’suis pas à l’aise dans cette vie. Ni dans cet appartement, ni dans mon boulot, ni avec toi. Malgré les sentiments. C’est terminé. J’ai explosé, je suis p’t’être mort en même temps qu’Indio. Et ne me conseille pas un psy, pitié. »

Je hausse les épaules, abattu.
Cette constatation est difficile à avaler ;
Je suis moi aussi sur le cul.
Le mieux pour toi serait de me quitter.

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MessageSujet: Re: 3... 2... 1... Fight ! [terminé]   Sam 8 Fév - 23:34

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Les mots étaient puissants. Souvent inutiles lors de situations qui demandaient des actes aux protagonistes tels qu’un coup de poing ou un simple baiser. Parfois traîtres si on se laissait davantage porter par leur musique plutôt que par leur sens. Mais jamais vide de sens lorsqu’ils étaient prononcés. Mes propos pouvaient paraître naïfs, voir même utopistes, ils étaient néanmoins sincères. Élias était le centre de mon monde aujourd’hui, de sorte que la gravité ne me ralliait pas à la Terre, mais à lui et uniquement lui. Je ne saurai expliquer ce phénomène avec des mots car ils seraient tellement insuffisants, tellement insipides pour expliquer cette attraction qui m’unissait à lui. Mon amour pour lui ne pourrait être ni quantifié, ni quantifiable et ne cesserait qu’à ma mort quand bien même nos vies seraient amenées à se séparer. Mon idée n’était pas de dessiner l’amour parfait que l’on rencontrait dans les contes pour enfant car nous avions eu nos bas dans notre relation. Nous avions chacun fait des erreurs et c’était normal. Nous n’étions que des êtres humains, mais j’étais certaine sur un point : Élias était pour moi ce que les spécialistes en la matière appelaient une âme sœur.

Après cette déclaration, Élias ressentit le besoin de s’éloigner de moi. A quoi pouvait-il penser ? Je ne lui imposais pas mes sentiments, il était libre de faire tout ce qu’il désirait entreprendre. Il était hors de question que je sois une gêne pour lui. Pour le moment, je lui proposais seulement d’être une alliée. J’avais mes raisons et elles reposaient certes sur mon amour pour lui, mais en aucun cas, je lui demandais de me rendre la pareille. Même s’il m’avait avoué qu’il m’aimait, il avait d’autres projets plus importants en tête et je respectais cela. Seulement… Sa réponse fut brutale. Cruelle. Était-ce intentionnel ? Essayait-il de me tester ? Son regard m’apprenait qu’il était totalement conscient de ses paroles et qu’il les pensait. En apparence, mon corps restait droit et mon visage complètement impassible. Intérieurement, je mourrais. Il ne s’agissait que d’une banale question à laquelle je ne désirais pas répondre. Quand il s’en aperçut, il continua sur sa lancée, enfonçant davantage les clous qui servaient à me crucifier sur l’autel de notre amour.

Qu’il était dur de regarder l’homme que l’on aimait détruire tout ce en quoi vous croyiez. N’y avait-il aucun espoir pour qu’un jour, il puisse m’accepter à nouveau entre ses bras ? Ne pouvait-il pas concevoir qu’un jour il pourrait surpasser cette épreuve ? Élias n’était pas le premier à perdre un enfant et même si les parents survivants gardaient cette plaie toute leur vie, ils continuaient d’avancer. En quoi Élias serait-il différent ? J’étais prête à m’occuper de lui aussi longtemps qu’il le faudrait, mais cela semblait lui être égale…

- « Je ne te force à rien. Tu es libre de mettre fin à notre relation comme tu viens de le faire, mais ça ne m’empêchera pas de continuer de t’aimer. C’est triste, mais nous n’y pouvons rien et nous ne changerons pas. De plus, si tu n’as pas envie de voir un psy, qui te force à le faire ? Tu es le seul à en parler… »

Cela me faisait si mal de prendre cet air détaché, mais il me fallait être convaincante. Élias me connaissait par cœur, il avait eu le temps de m’étudier durant ces longs mois de cohabitation. Il devait me croire quand bien même cela me brisait. Je ne devais pas être un obstacle.

Cependant, bien vite, je me rendais compte que la tâche était plus ardue que je ne pensais aussi il me fallait trouver une échappatoire. N’importe quoi… Bingo ! A mon tour, je me levais et tout en marchant vers l’escalier menant à la mezzanine, je lui disais :

- « Je vais aller prendre une douche. Toutes ces recherches m’ont faites transpirées. Par contre… Avant d’y aller, j’ai une question… Si les rôles avaient été inversés. Si Indio avait survécu et que j’étais morte dans cette attaque… Tu l’aurais abandonné pour me venger ou tu aurais tourné la page ? M’aurais-tu pleurée ? »

Je laissais quelques secondes s’écouler avant de revenir sur mes questions.

- « Non… En fait… Ne dis rien. Ça vaut mieux. », terminais-je en souriant tristement avant de me rendre dans la salle de bain.

Pfiouuuuu. Je n’aurai jamais dû lui poser ces questions car elles n’étaient pas appropriées. Si les places avaient été inversées, tout le monde aurait été heureux. Indio serait en vie et aurait pu grandir. Élias serait content d’être un bon père et moi, je n’aurai pas eu à subir la douleur que je ressentais aujourd’hui. Oui… Tout aurait été merveilleux si les rôles avaient pu être échangés. Cependant, la vie était une garce et pour le moment, seule l’eau qui s’écoulait sur mon corps pouvait cacher les larmes qui s’écoulaient de mes yeux.
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: 3... 2... 1... Fight ! [terminé]   Dim 9 Fév - 9:32

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Capucine & Elias
Oh la maitrise du sang froid. Je suis impressionné, mais pas déçu. Je n’espérais pas qu’elle s’effondre, bien que ce puisse être le genre de réaction qui m’aurait rassuré. Quelque part. Avoir la preuve que ses sentiments pour moi sont sincères, à défaut d’obtenir une preuve concernant les miens. Mais rien, Capucine reste fière et droite dans la bataille, prête à prendre tous les coups. Jusqu’à ce que son âme soit trop lacérée, probablement.

Je n’irai pas plus loin. Mon intention n’était pas de la blesser, juste de lui ouvrir les yeux. Je n’ai plus envie de ma vie, donc la nôtre passe à la trappe en même temps. Point. Si elle ne veut pas comprendre ou si elle croit qu’en continuant à lutter contre l’écroulement de notre relation elle peut en sauver quelque chose : je ne vais pas l’en empêcher. L’espoir, on ne crache pas dessus. Le mien a disparu mais la demoiselle semble en posséder encore, juste assez pour me supporter.
C’est presque amusant. Presque.

- « Je vais aller prendre une douche. Toutes ces recherches m’ont faites transpirées. Par contre… Avant d’y aller, j’ai une question… Si les rôles avaient été inversés. Si Indio avait survécu et que j’étais morte dans cette attaque… Tu l’aurais abandonné pour me venger ou tu aurais tourné la page ? M’aurais-tu pleurée ? »

Sal*pe.
Comment ose-t-elle ? Si le sort s’était acharné sur elle et non sur Indio ? Mais bordel elle n’est pas le centre du monde ! Certainement pas le mien ! Ma mâchoire se contracte tandis que je cherche à formuler le mieux possible les insultes qui me viennent aux lèvres ;
Si Cap était morte, je n’aurai jamais abandonné Indio. Et si aujourd’hui elle se sent abandonnée, alors qu’elle fasse le calcul comme une grande…

- « Non… En fait… Ne dis rien. Ça vaut mieux. »

Et maintenant quoi ? Elle se défile ! Tant pis pour elle, la question a été posé, la réponse s’est construite dans mes pensées. Si la vie lui avait été retirée, oh oui je serais en train de souffrir. Bien évidemment que j’en voudrai au monde entier et que l’idée de me venger germerait progressivement dans ma tête… mais comment peut-elle penser que j’agirais de la même façon avec mon fils ? Comment peut-elle se donner la même importance que ma chair et mon sang ?
Je la regarde monter avec un air clairement vindicatif. C’est ça, qu’elle aille prendre sa douche.

Épuisé, terrassé par cette conversation houleuse et inutile contre mon désarroi, je m’écroule dans le canapé une nouvelle fois. Mais elle est toujours là, la peine. Et Capucine n’en aura pas pour mille ans ! A moins qu’un peu d’eau fraiche lui redonne raison et qu’elle prenne enfin la décision de quitter les lieux, je ne sais comment poursuivre la soirée sans changer d’attitude.

Sans que je ne m’en rende compte, juste sous ma main, une peluche s’est glissée. Un tigre, si ma mémoire est bonne, mais je n’ai pas le courage de le regarder. Je n’étais déjà pas très téméraire avant cela…me voici lâche devant un jouet.
Je prends une profonde inspiration en balançant mon crâne sur le dossier du canapé. Et soudain c’est le flot. Encore des larmes. Rien que des larmes ; toutes si chargées d’incompréhension, de déchirure.
Mes doigts se resserrent sur l’animal en polaire alors que mon autre main se plaque sur mes yeux dans l’idée de stopper l’écoulement, en vain.

« Papa voulait juste passer du temps avec toi. Snif. On rigolait bien finalement, non ? Papa est…il est désolé chéri…il est tellement désolé… ! »

Mes pleurs sont des cris ;
Mon cœur est en morceaux.
Si tu savais comme je me sens petit ;
Depuis que tu as hurlé ton dernier mot…

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Capucine Rider


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MessageSujet: Re: 3... 2... 1... Fight ! [terminé]   Dim 9 Fév - 10:15

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Cette douche était nécessaire, salvatrice pour notre couple et pour moi. Le « nous » que nous essayions de construire depuis des mois semblait être tombé aux oubliettes pour l’un de nous deux et dans ces cas là… Comment faire pour rester ensemble ? Ma foi en nous serait-elle assez forte pour supporter la tristesse d’Elias et raviver un semblant de flamme ? Ou tout ceci n’était que le début de mon échec ? Qui savait ? Cela ne faisait que deux jours que nous nous étions retrouvés et je ne m’attendais pas à ce qu’il oublie son fils en aussi peu de temps. Je ne le lui demandais même pas. Je pouvais comprendre que ce chemin serait long et difficile, mais aura -t-il une fin ? J’avais beau lui avoir tenu tête en montant l’escalier tout à l’heure, j’ignorais combien de temps je pourrais tenir... C’était malheureux à dire, mais ma foi en nous n’était pas aussi inébranlable. Les sentiments étaient présents, la volonté de l’aider également, mais comment faire quand l’autre vous rejette aussi violemment ? J’avais bien vu dans son regard après lui avoir posé la question sur les rôles inversés qu’il était sur le point de… m’insulter ? Me jeter à la rue ? Me rouer de coups ? Peut être les trois en même temps. Elias n’était plus. Elias était mort dans les décombres de Genome.

Après ma sortie de la salle de bain, je constatais que l’appartement était calme. Trop calme. Etait-il sorti furieux après ma provocation ? A moins qu’il…A cette pensée, mes jambes me propulsèrent à travers la chambre pour examiner le salon d’en haut. Non… Il était là. Vivant. Plus ou moins. Assis sur le canapé, à regarder une peluche… Les mots qu’il prononça étaient si… Il n’y avait pas de mots pour exprimer une telle peine, une telle souffrance. Je pouvais la ressentir jusqu’au plus profond de moi, traverser chaque parcelle de mon corps, inonder mes entrailles. Il me fallait prendre un instant pour avaler une bouffée d’air au risque de me laisser submerger devant ce tableau si… révoltant.

Une fois certaine de ne pas m’effondrer, je rejoignais Elias doucement pour ne pas le brusquer et m’asseyais à ses côtés en le prenant dans mes bras. Voilà tout ce qu’il m’était donné de faire pour le réconforter, si tant est que ça marche. J’espérais seulement qu’il ne me rejetterait pas. Pas maintenant. Pas après ça. S’il ne pouvait concevoir que la mort d’Indio puisse aussi me faire de la peine dans une moindre mesure, il pouvait au moins m’accorder le droit de souffrir en le voyant dans cet état. Pour autant, je me sentais coupable. De quoi ? D’être à l’origine de cette tragédie ? D’avoir indirectement causé la mort d’Indio et donc la souffrance d’Elias ? De ne pas être capable de trouver les bons mots pour l’aider dans cette épreuve ? De l’avoir provoqué tout à l’heure ? Oui… Il y avait de ça.

- « Je suis désolée… Je… Je suis désolée… »

Je resserrai mon étreinte contre lui tout en regardant le plafond. Le voir pleurer contre moi, aussi seul, aussi désespéré. Non, c’était trop. Je me laissais submerger à mon tour par les vagues de tristesse qui émanaient de son être. Pourquoi la vie était aussi cruelle ? Pourquoi avait-elle choisi de reprendre un petit être innocent alors qu’elle laissait des criminels survivre ?
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MessageSujet: Re: 3... 2... 1... Fight ! [terminé]   

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