..../...................../.....................................................................



 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 5.01 ♦ Time to say Farewell

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
The judgment

I run
your world

avatar

Messages : 1945

All about you
Your secret life:
Disponibilité: [nb RP/nb max]

MessageSujet: 5.01 ♦ Time to say Farewell   Lun 20 Jan - 8:18

Time to say Farewell


Un dernier hommage
10 mai 2011

Il est à peine dix heures du matin et déjà de nombreux habitants de Los Angeles s’agglutinent autour des ruines du bâtiment. Le long des barrières de sécurité qui entourent les gravats, des fleurs et des bougies ont été déposées au fil des jours. Certains proches ont placé sur le sol une photo d'un disparu aux traits figés à jamais sur du papier glacé. S'il fait grand soleil, il semble pourtant que dans cette rue aux bâtiments à la mine vétuste, les badauds se soient parés de leur manteau de tristesse. Quelques familles en larmes sont soutenues par leurs proches. En plus de sombres inconnus venus pleurer les pertes liées à cette catastrophe, on devine quelques touristes curieux et mal informés arrivés là par hasard. Une mélancolique litanie s'élève par moments, des chants de deuil américains sont entonnés par la foule comme un dernier hommage à ceux qui par malchance se sont trouvés pris au piège.

Des journalistes sont venus couvrir l’événement. La presse a relaté les faits en suivant la version officielle qui prétend que le mauvais entretien des locaux est à l'origine de l'accident. S'il existe une source moins officielle qui met en avant une toute autre thèse ayant conduit à cette catastrophe, elle est pour le moment bel et bien étouffée. Les nouvelles ont en tous cas fait état des pertes et des noms des victimes. Les forces de l'ordre sont également présentes pour encadrer l’événement et s'assurer qu'il n'y ait aucun débordement. Même certains grands noms de la ville ont fait le déplacement pour témoigner leur soutien aux familles.


Informations générales :
• Ce sujet est libre, chaque membre peut y participer ou non selon ses envies.
• Il n'y aura pas d'autres interventions de The Judgement.
• Pas de tour par tour, vous pouvez poster plusieurs fois au fil des échanges ou ne faire qu'une seule apparition.
• Si des membres de Genetic ou de l'Agence peuvent être présents sur les lieux pour participer à l'événement ou surveiller ce qui s'y passe, aucune mission de capture n'a été lancé cette fois. La consigne est au contraire de faire profil bas puisque la cérémonie sera médiatisée et que des policiers sont sur place. Inutile d'attirer l'attention sur vos groupes respectifs.
• Vous êtes bien évidemment libres de lancer d'autres sujets en parallèle ailleurs au même moment (ou à un autre) pour vous réunir entre vous si vous préférez ne pas vous mêler à la foule.
Revenir en haut Aller en bas
http://evolution.forum-pro.fr
Ezekiel Styn


avatar

Messages : 1318

MessageSujet: Re: 5.01 ♦ Time to say Farewell   Lun 20 Jan - 9:49

La matinée en était à la moitié de sa vie quotidienne, quand Ezekiel sortit sans bruit de l'appartement. La nuit avait été longue, blanche, désastreuse. Le réconfort de Calista n'avait que pansé une blessure qui ne cessait de saigner, et il devait sortir, voir, constater l'effroi que sa vie venait de prendre. Pour honorer la mémoire de cette vie innocente, sauver un peu de son salut mental.

Capuche, ou pas de capuche, il avait longuement hésité. Il faisait déjà bon à cette période de l'année, mais ce n'était pas tant pour la chaleur que pour cacher aux yeux du monde le monstre qu'il était devenu.

Il marcha, déambula plutôt dans les rues sans prêter à ce qui l'entourait. La luminosité lui brûlait la rétine déjà rudement mise à contribution la nuit dernière. Il commençait déjà à sentir cette odeur de brûlé lui emplir les narines, et l'agitation qui régnait autour. Les badauds, attirés par une morbide curiosité, s'amassait autour des barrières pour voir au plus près ce drame. Les téléphones en mode caméra, souvenir éphémère d'un instant qui restera pour lui gravé à jamais dans sa mémoire.

Une fois le dernier coin de rue atteint, il réajusta un peu plus sa capuche pour masquer la plus grande partie de son visage, et tenta tant bien que mal de s'approcher le plus possible de la bâtisse désormais réduite à l'état de ruines. Il leva un peu le nez, et chercha le troisième étage du regard. A cette vision se superposa celle d'un enfant échappant à son contrôle, courant à perdre haleine pour retrouver son père, le seul en qui il se savait en sûreté. Puis .... puis plus rien. Ezekiel était dans une bulle de cauchemar, où un silence lui vrillant les tympans se substituait au brouhaha de la populace.

Il tomba à genoux, et pleura, les mains sur son visage. Certains lui posèrent une main probablement réconfortante sur l'épaule, comme pour témoigner qu'ils imaginaient sa douleur, mais ils ne comprenaient rien, absolument rien. Il était passé de victime collatérale, à coupable de la perte d'une vie si fragile. Le visage de l'enfant l'hanterait jusqu'à la fin de ses jours, et il imagina l'incarnation de sa malédiction rire à gorge déployée en le voyant aussi abattu.

Ezekiel se leva d'un bond, dégageant sèchement ces mêmes preuves d'attention, avant de fendre la foule à coup d'épaule sans la moindre délicatesse. Un peu plus loin, il inspira à grandes goulées l'air l'entourant, les yeux embués de larmes. Il cria de rage, de détresse, extériorisant ce qui le rongeait de l'intérieur. Il ne sut dire si cela l'avait soulagé, mais il n'avait pas pu faire autrement. Un cri futile dans un monde qui ne l'acceptait pas ...

_______________________________________________________________


Don't care where leads the road if you travel with me.

Revenir en haut Aller en bas
Shannon O'Hara


avatar

Messages : 37

MessageSujet: Re: 5.01 ♦ Time to say Farewell   Lun 20 Jan - 12:04


Les mains dans les poches de mon manteau noir, mon col remonté jusqu’au mes oreilles, je regardais les décombres de loin. Je ne m’étais pas vraiment rapproché, ayant bien trop peur de qui je pourrais rencontrer et de ce qu’il pourrait arriver. J’étais donc proche d’une sortie éventuelle pour prendre la fuite. Mais, galvanisé par cette foule d’anonyme, je m’étais avancé, approché sans même m’en rendre compte. Je regardais les photos, les fleurs, les pleurs. Pourquoi ? Pourquoi ça ? Comment en étions nous arrivé là ? Je ne versais pas de larmes, parce que je ne comprenais pas. C’était des amis, des proches. Des gens avec qui j’avais ri, qui m’avait pris la tête, ou inversement. C’était des personnes que j’appréciais ou non. Peu importait. Personne ne méritait cela. Devait-on en arriver là ? A devenir des meurtriers ? Devions-nous, nous aussi, nous salir les mains ? Est-ce que nous allions devenir ? Mais est-ce que c’était vraiment ce que nous souhaitions ? Le but de Génome n’était-il pas juste de vivre ? Et non de survivre ? De se planquer ?

Tant de photos, tant de journalistes … Je faisais attention de ne jamais être pris dans ces caméras, et je continuais ma marche pour regarder encore et toujours ces débris. Moi, pendant que les miens se faisaient massacrer je m’amusais ! J’en voulais à mon cousin qui nous avait fait quitter cette ville. J’en voulais aux autres d’avoir été si stupide pour crever. J’en voulais à Genetic qui nous massacrait les uns après les autres. J’en voulais à la terre entière ! Mais, mais oui, je devais bien l’admettre, je m’en voulais à moi aussi. Je m’en voulais surtout à moi. J’aurais dû dire non. J’aurais dû m’affirmer. Je devrais sans doute plus tenir tête à mon cousin. Je devrais plus m’intégrer dans Genome. Participer au conseil ou en créer un ! Combien de morts nous faudrait-il encore pour que nous nous organisions réellement ? Mais surtout, pourquoi Genome devrait prendre une autre voie que celle de la vie ? Nous ne voulions que vivre ! Etait-ce si difficile ? Que faisions-nous de mal !

Je fulminais, je rageais et tous ses pleurs, cela commençait à affecter mon humeur. Si je continuais d’entendre ses pleurs, j’allais finir par crier sur la première personne venu ! Finalement nous étions morts. Nous étions tous morts. Cela n’était que la seule réponse possible à notre futur. Nous allions être exterminés par des personnes qui étaient comme nous, mutantes. Mais les humains présents ici ne savaient même pas cela. Et quand cela se saurait, ils nous en voudront. Ils nous en voudront de vivre. Je finis par regarder un couple poser une photo. Un frère sans doute ou une sœur. Peut-être les deux ? Ils pleuraient et ils se serraient l’un et l’autre. Et je serais mes poches et mon manteau contre moi. Nous étions si seuls au final. Chacun pleurant pour nos morts, mais si seul face à cette horreur. Est-ce que Genetic se marrait en ce moment ? Est ce qu’ils faisaient la fête ? Est ce qu’ils étaient fiers d’eux ? Ma mâchoire était serrée fortement tout comme mes poings. Ma rage ne servait à rien, sauf à m’aveugler. Pleurait ne servait à rien, car nos morts ne reviendraient pas. Alors quoi faire au final ? Attendre ? Attendre que la mort ne vienne nous emporter à notre tour ? Ou attendre d’en emporter un maximum avec nous ? Quel chemin devions-nous choisir d’emprunter maintenant ? Je voulais combattre. Mais si c’était cela le résultat de cette lutte, je n’étais plus très sûr de vouloir emprunter cette voie.

Alors, je penchais ma tête en avant et je fermais les yeux. Pour nos morts. Silence.
Revenir en haut Aller en bas
Keaton T. Wetherford

Représentant du Cap
C.A. de Genetic

avatar

Messages : 1013

All about you
Your secret life:
Disponibilité: Voir dispo avec moi

MessageSujet: Re: 5.01 ♦ Time to say Farewell   Mer 22 Jan - 6:13


Time to say farewell

Keaton & Cie- Keaton & Cie- Keaton & Cie- Keaton & Cie- Keaton & Cie- Keaton & Cie- Keaton & Cie- Keaton & Cie- Keaton & Cie-




Un simple jean noir, une chemise blanche et une veste de cuir avec une fleur à la main. Je me tenais au milieu de la foule venue pleurer un proche disparu, ou seulement présente par curiosité. Officiellement, je ne pleurai personne. Je regrettai la tournure que les évènements avaient pris. Ce 30 avril 2011 resterait à jamais graver dans les mémoires. Je n'aurais pas du venir sur place. Il y avait un risque malgré la présence des journalistes et des caméras. Le risque s'était accru depuis l'évasion d'Esteban Calloway. Qu'avait-il dit exactement à son groupe à mon sujet ? Que restait-il de Genome ? Peut-être plus rien mais cela valait-il le coup que je m'expose en ce jour alors que mes responsabilités familiales prenaient le dessus sur tout le reste désormais ?

Je fendis la foule pour m'approcher des barrières de sécurité. Je restai un moment devant à observer l'amas de débris qui restait du bâtiment. Depuis mon retour à Genetic, j'avais pris le temps de lire les différents rapports, de consulter les différents articles de journaux qui parlaient du drame. Personne ne méritait de mourir ce jour là et pourtant... Kate et Lou auraient pu mourir. J'aurais pu être à la place de cette personne à quelques mètres qui venait de s'effondrer de douleur et de tristesse. Je me penchai pour déposer la fleur que j'avais amené avec moi. Une hélénie, symbole des larmes. Une fleur que j'avais créé un peu plus tôt, car elle ne florissait qu'entre juillet et septembre normalement. En quelque sorte, je demandais pardon à Genome avec cette fleur. Je réclamai surtout le pardon des disparus. Si le vote du conseil avait été différent. Si Tussle n'en avait pas encore profité pour amplifier la chose avec ses idées saugrenues. Cet homme était vraiment le pire de tous mais en quelque sorte, son machiavélisme avait sauvé beaucoup de monde. Il était à l'origine de l'enfermement des personnes dans le bâtiment mais les mutants dont ils s'étaient servis avaient foiré et nombreux étaient également ceux qui avaient été téléportés vers l'extérieur. Une maigre consolation au milieu de cette journée de recueillement.

Je me retournai pour parcourir la foule du regard, tout en m'éloignant un peu des barrières. Cette proximité pour se recueillir revenait aux proches. Je ne pouvais pas me mettre plus en avant. Maintenant que j'eus déposé la fleur, je devais partir. Pourtant je m'attardai. Mes prunelles ne décrochaient pas de cette foule, effleurant les visages sans jamais s'attarder dessus. Des membres de Genetic devaient être présents. Un mot d'ordre avait été passé pour cette journée, encore fallait-il qu'il soit suivi jusqu'au bout. Quand on connaissait l'esprit de contradiction des pro Tussle, rien n'était jamais garanti. Les caméras dissuadaient, je restai encore quelques minutes, même si ma présence n'apporterait rien de plus ou éviterait quoi que ce soit.

© B-NET

_______________________________________________________________




Take strength from those that love you


Genetic, c'est ça:
 


Revenir en haut Aller en bas
Dakota R. Cooper


avatar

Messages : 896

All about you
Your secret life:
Disponibilité: 3 rps et une intrigue

MessageSujet: Re: 5.01 ♦ Time to say Farewell   Ven 24 Jan - 21:21

Je ne savais même pas pourquoi j’étais venue. Tout cela me saoulait. J’avais l’impression que plus rien ne fonctionnait. Je n’avais plus qu’un tas de ruines en guise de certitude, je savais désormais que l’être humain était profondément seul. Restant soigneusement en retrait, ne souhaitant pas me mêler à la foule dont je me foutais royalement, j’observais le tas de ruines. Genome. La mission avait réussi, mais pour quoi, au final ? Découvrir un traitre dans nos rangs ? Etre blessé ? Se faire tirer dessus par un homme qu’on avait aimé avant de le tuer d’une balle entre les deux yeux. J’aurais aimé comprendre. Juste comprendre. J’ignorais pourquoi c’était si important, d’autant que ce qui était fait ne pouvait pas être défait.

J’avais tué Brennen. Il m’avait appelée Reese avant de me tirer dessus. De me parler de quelqu’un que je menaçais. J’avais besoin de réponse et je n’en aurais jamais, mais une chose était sûre, une partie de moi était bel et bien morte, ensevelie sous ces gravas. Et ces gens-là, tout autour. Avaient-ils la moindre idée de ce qui s’était passé ? Soupçonnaient-ils seulement les drames qui avaient eu lieu ? Derrière mes lunettes de soleil, j’observais ces êtres qui allaient et venaient, déposant des gerbes de fleurs et pleurant à chaudes larmes. Je n’avais ni fleurs à déposer, ni larmes à verser. Ils étaient tous crevés de toute manière, cela ne les ramènerait pas.

Plus personne ne m’appellerait Reese. Plus personne ne me retiendrait après une nuit. Plus personne ne me tiendrait la main. Ce n’était pas seulement le deuil d’un homme que je devais faire, j’enterrais tout un pan de vie, tout un panel d’émotions. Je devais enfouir profondément cette part d’humanité qu’il avait révélée chez moi et qu’il avait renversée, bafouée le 30 avril dernier. A quoi cela m’avait-il servi, d’être humaine ? De croire à cette vie qu’il m’avait offerte durant ces quelques mois ? Il m’avait brisée, et quand je m’étais reconstruite, un autre homme avait failli me mettre également à terre. Si tant est que je croyais encore à ces inepties, Brennen s’était chargé de me convaincre que rien de bon n’existait. Je ne savais plus où j’en étais, en réalité. Je voulais rebâtir les murs de ma forteresse, ne plus jamais laisser la moindre faille permettant à un ennemi de s’engouffrer pour me mettre à mal. Je voulais leur prouver à tous que j’étais plus forte et en même temps, je n’avais qu’une envie. Dégager. Me barrer loin de cette ville de merde, de ses habitants de merde, de mon job de merde, de mes boss de merdes. Ouais, Dakota Cooper songeait à battre en retrait. Profitez-en bien, bande d’abrutis.

Je jetai un dernier regard sur cette foule qui chialait. Putain, ce qu’ils avaient l’air cons. Et ces caméras… vive le reportage pourri pour faire chialer dans les chaumières. Pathétique. Moi j’étais vidée, je ne ressentais rien de plus qu’une colère qui me maintenait debout. Elle s’accentua quand je le vis, lui… Sans avoir prononcé un seul mot, sans avoir eu de réelle pensée pour mes « collègues » morts ce jour-là, je me détournai. Je n’étais venue que pour une seule personne, et elle n’existait plus. Et en un sens, moi non plus je n’existais plus.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: 5.01 ♦ Time to say Farewell   

Revenir en haut Aller en bas
 

5.01 ♦ Time to say Farewell

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
EVOLUTION :: GENOME GROUND ZERO-