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 L'affaire du talon

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Calista Freeman


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MessageSujet: L'affaire du talon   Ven 17 Jan - 17:17

Les dernières semaines n'ont pas été faciles pour Calista. Entre son enlèvement et son emprisonnement au sein d'une entreprise inconnue, la découverte de sa différence, elle éprouve un détestable sentiment d'insécurité. Ses nuits sont pleines de cauchemars, elle a peur même quand elle est chez elle. La fatigue se fait sentir sur son travail surtout qu'elle a l'impression de trahir son employeur en recueillant des informations pour ses bourreaux. C'est le prix de sa liberté, aussi elle n'a pas bien le choix. Il est heureusement un domaine qui lui apporte une certaine sérénité, comme une zone d'accalmie en pleine tornade, un coin de soleil au milieu du mauvais temps. Son ciel d'azur qui lui donne la force d'avancer et de rester debout s'appelle Ezekiel Styn. Il ne se passe pas une seconde désormais sans qu'elle ne pense à lui. Pourtant elle n'a toujours pas trouvé le courage de lui avouer clairement ses sentiments. Finalement les choses lui conviennent assez bien ainsi, leur relation évolue toute en douceur et c'est ce dont elle a besoin.

La jeune femme avance parfois un peu à tâtons, au beau milieu de se ce maelström de sentiments parfois si contradictoires, entre l'insécurité et la quiétude, la peur et la confiance, l'amour et le dégoût. Il lui aura fallu du temps pour se reprendre et se remettre à vivre. Elle continue malgré tout à craindre tout ce qui peut se cacher dans l'ombre. D'autant que seulement quelques jours auparavant, son ami est rentré après avoir vécu une très étrange expérience. A son tour sa vie a été menacée et il était encore une fois question de mutants. Toutes ces choses torturent l'esprit de la si discrète brune. Chaque fois qu'elle se retrouve seule et qu'elle n'est pas occupée, elle repense à ce qu'on lui a fait subir, à ce qui pourrait encore survenir.

C'est justement le cas tandis qu'elle cherche désespérément un taxi pour rentrer chez elle après une journée de travail qui s'est soldée par une longue réunion. Il est plus de 18h, les rues sont bondées et cependant impossible de trouver une de ces maudites voitures jaunes ! Après avoir perdu quinze bonnes minutes à espérer pour rien, l'assistante finit par se résoudre à prendre le métro. Elle n'aime pas particulièrement ce moyen de transport. L'endroit sent mauvais, il fait sombre. Elle a manqué le dernier départ visiblement car le quai est presque vide. Elle avance donc pour se poser le long de la voie. Un faux pas plus tard, son talon cède lui valant une cheville tordue avec la douleur qui l'accompagne. Sous la surprise, Cali manque de tomber. Elle se reprend de justesse, se penchant pour contempler les dégâts et frotter l'articulation douloureuse. Soudain quelqu'un attrape son sac pour le lui dérober. Par réflexe, elle resserre son étreinte autour de l'objet. Sans doute qu'elle ne se battrait pas plus fort si l'inconnu menaçait de lui prendre sa vie au lieu d'un vulgaire sac à main. Bien que... Quelle femme ne serait pas perdue sans ce fourre-tout si pratique où on range tout un tas de choses importantes ? Elle se débat en tous cas, le malotru tire fort de son côté. Certains observent la scène sans même agir. A croire que le monde tourne si mal qu'on se désintéresse de laisser une innocente demoiselle se faire voler sans sourciller.
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Ryan McCallan


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MessageSujet: Re: L'affaire du talon   Sam 18 Jan - 10:26

Le retour était difficile, cependant, s’il voulait s’occuper un maximum, Ryan devait retrouver un travail. Son ambition pour Genetic n’était pas morte, il attendait juste son rendez-vous avec Keaton, le meilleur ami de Maggie. Comme quoi, dans certain cas, Genome et Genetic peuvent cohabiter. Du moins, certain de leurs membres. Aujourd’hui serait donc la journée de la recherche d’emploi. Agathe, son ancien employeur n’était plus là. Ce qui était étrange. Qu’était-elle devenue ? Il n’était partit que deux mois pas deux ans… il était donc retourné à l’UCLA pour voir s’il pourrait à nouveau récupérer un emploi de maître de stage. Une méthode aussi pour repérer les jeunes mutants qui s’ignorent. RAS. Le responsable n’était pas là. Ce serait donc pour plus tard.

Alor qu’il revenait chez lui, il était déjà dix-huit heures bien entamé. Il savait qu’attraper un taxi à cette heure-ci était plus que peine perdue, alors il décida de prendre le métro. C’était étouffant. Il avait la sensation de se faire épier, d’être observé comme une bête de foire dans son long manteau noir. C’était peut-être ce qu’il était au fond. Vu sa tête fatiguée, et son allure dégingandé Il ne prenait plus vraiment soin de lui, il était donc plutôt négligé. Ça ne lui ressemblait pas. En même temps, depuis son retour il ne se ressemblait pas du tout.

Oppressé jusqu’à la moelle, il décida de sortir à la prochaine station. Il attendrait la fin du rush pour les taxis en allant au starbucks ou bien il continuerait à pieds sur un bout de chemin, mais il ne pouvait plus endurer cette sensation. Il était déjà assez mal comme ça. Cette boule au ventre permanente n’avait nul besoin d’être alimentée. Alor quand il se retrouva sur le quai, ce fut la plus agréable sensation de la journée. L’impression de liberté. Rapidement, il se dirigea alors vers la sortie.

Au niveau des marches qui menaient faire la liberté totale, Ryan entendit un brouhaha qui ne ressemblait pas à celui habituel de métro. Il s’approcha alors, juqu’à distinguer ce type qui essayait de piquer son sac à une pauvre jeune femme. Et tout le monde passait à côté d’eux sans les voir. Enfin, en faisant comme s’il ne les voyait pas. Outré. Voilà ce qu’il était. Lui, avait toujours son espèce de teaser portable sur lui. Il le sortit, et se dirigea vers le mec. Il fit come tout le monde, comme s’il ne s’inquiétait pas de la scène et au moment de les croiser, il lui fila une décharge dans les côtes. De quoi l’assommer quelques temps.

Il se détacha alors de la foule et tendit son bras pour aider la jeune femme déséquilibrée.

« Ca va aller ? »

Ryan n’inspirait peut-être pas confiance à première vue, mais au moins il n’était pas de ces moutons qui ne font rien pour autrui. C‘était contre sa nature et il ne comprenait pas ces comportements. D’autant qu’il revenait d’un pays où l’entraide est presque quelque chose d’inné. Los Angeles a beau être une grande ville, chaque être humain qui la peuple est fragile à son échelle.
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Calista Freeman


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MessageSujet: Re: L'affaire du talon   Ven 24 Jan - 10:07

La scène se déroule comme dans un film au ralenti. Une seconde la jeune femme est là, à se débattre avec son agresseur pour conserver son sac et l'autre il s'écroule sur le sol après un bruit difficilement perceptible de décharge électrique. Comme elle tirait et ne s'attendait pas à le voir lâcher prise, Calista manque de basculer en arrière. Par chance elle a le réflexe de s'agripper à la première chose qui passe par là, à savoir un bras humain. Échevelée et encore sous le coup de tout ce qui vient de se produire, il lui faut du temps pour réaliser ce qui se passe. Le malotru se tortille par-terre et l'instinct de sa proie lui crie de s'enfuir loin d'ici. Elle réalise que l'homme qu'elle tient vient de s'adresser à elle, sauf qu'elle n'a pas la moindre idée de ce qu'il lui veut. Son regard dans lequel doit percer toujours une pointe d'angoisse se pose sur lui. Elle détaille son allure qui n'a rien de très rassurante ou d'engageante. Les yeux noisettes glissent ensuite vers le type malhonnête qui est encore un peu sonné avant de se relever vers son sauveur. Est-ce que c'est à lui qu'elle doit cette fin heureuse ? Incrédule, la brune se sent tiraillée entre son besoin de fuir cet endroit et sa reconnaissance. En tous cas, elle agrippe fermement son sac de sa main libre comme s'il contenait le plus grand des trésors. Aurait-elle réagi aussi vivement quelques semaines auparavant ? Probablement pas. Dedans sont rangés ses clefs, ses papiers... On a déjà profané son appartement, elle ne tient pas à savoir qu'un autre inconnu sait où elle vit et a les moyens d'y entrer... Elle secoue la tête de gauche à droite en fixant son attention sur le barbu.

«Pardon, vous disiez ?... »


L'assistante réalise seulement alors que sa main est toujours posée sur le bras de ce parfait étranger. Un peu vivement, elle la retire comme si le contact risquait de la brûler. Ses lèvres esquissent un sourire timide, presque une excuse pour ce contact prolongé bien involontaire. Peut-être qu'il lui demandait justement de bien vouloir le lâcher. Son regard tombe à nouveau sur son agresseur, elle ressent toujours cette adrénaline, cette peur. Il faut qu'elle parte d'ici, c'est comme vital. D'un autre côté, Cali ne peut pas délibérément laisser une telle nuisance dans la nature au risque qu'il fasse du mal à une autre.

- Ne devrions-nous pas prévenir la sécurité ou la police ?

Elle a vraiment du mal à détacher son regard du voleur. En un autre temps, elle aurait sans doute éprouvé une once de pitié en le voyant dans cet état alors qu'il vient de tenter lui dérober son sac. Son esprit peine à analyser et surtout réaliser tout ce qui vient de lui arriver. Les yeux noisettes reviennent croiser ceux de l'inconnu. Malgré son air négligé, c'est la seule personne qui ait osé lui prêter main forte.

- Je vous remercie infiniment d'être intervenu. Ce n'est pas que mon sac renferme toute ma fortune, seulement je n'aurais pas été tranquille à l'idée que cet individu ait connaissance de mon lieu de résidence et en possède les clefs.

Sans parler de tous ses précieux carnets qui lui tiennent lieu de mémoire vu que la sienne est défaillante. Cela la jeune femme ne peut pas vraiment l'évoquer. Elle se rend seulement compte maintenant de toutes les informations sur sa vie et les gens qu'elle croise, sur son travail qui y sont répertoriés. Elle a vraiment manqué de prudence ! Il faudra vite y remédier. Les battements de son cœur commence à peine à reprendre un rythme plus régulier.
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Ryan McCallan


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MessageSujet: Re: L'affaire du talon   Sam 25 Jan - 19:39

Ryan venait d’agir sans réfléchir mai il ne supportait pas qu’on s’en prenne aux plus faibles. Concrètement, ce type profitait de la détresse de la jeune femme pour essayer de tirer on sac. Son Teaser devenait donc son ami aussi soudainement que la scène était apparue devant ses yeux. Ce qui le dégoutait, purement et simplement, c’était inadmissible. Et le comportement des passants l’était encore plus. Savaient-ils au moins, que si l’on avait le moyen de porter plainte contre eux ils seraient condamnés pour non-assistance à personne en danger ? Ne connaissaient-ils pas la compassion et l’entraide ? Visiblement, non.

Le fait étant que sa réaction avait provoqué une réaction en chaîne, ce fut tout naturellement qu’il offrit son bras à la jeune femme pour qu’elle se retienne afin d’éviter la chute. Le type, lui était complètement K.O, ce qui allait très bien à Ryan qui l’observait attendant presque qu’elle défaille.

« Je vous demandais juste si ça allait » répondit-il en essayant de capter son regard.

Il e doutait que son allure ne devait pas trop amener les gens à lui faire confiance, cependant il était là, et il venait de l’aider. C’était surement ce qu’elle se disait alors qu’elle reprenait la parole pour suggérer à Ryan de partir d’ici. Il comprit son choc et resta distant.

« Excusez-moi, mais je crois qu’on doit appeler la police avant, non ? »

Laisser un crime impuni ne résoudrait pas les problèmes de la jeune femme. Du moins, même si appeler la police ne l’aiderait pas plus que ça non plus, un sale type aurait au moins ce qu’il mérite. Et c’est tout ce que Ryan souhaitait. Tel un justicier, il voulait punir les criminels. Il laisserait la femme partir mais seulement si elle lui laissait ses coordonnées avant pour qu’il les communique aux forces de l’ordre. Il n’eut juste pas le temps de faire sa proposition.

« Vous n’avez pas à vous excuser. Quoi qu’il y ait dans votre sac, ce sont vos affaires, c’est normal de défendre une partie de sa vie. »

Il lui offrit un sourire compatissant qui dénotait largement avec son allure. Un sourire qu’il ne pouvait donner que dans de telle circonstance, n’étant absolument pas d’humeur à l’accoutumée. Maggie était toujours constamment présente dans ses pensées, et quelque part, il s’est dit que si cela avait été elle, il aurait pu être bien plus violent avec le type.

« Puis-je vous offrir une boisson chaude après pour vous détendre ? Ou vous raccompagner simplement plus proche de chez vous si vous le souhaitez ? »

Il voyait bien qu’elle était encore sous le choc et était tout aussi conscient que la proposition pouvait être mal perçue, cependant, il se voyait mal la laisser ainsi. Même si finalement c’était peut être la solution la plus simple. Une solution qui ne lui convenait guère, comme d’habitude. D’ailleurs, en attendant que la police arrive, il descendit les quelques marches qui les séparait de l’assaillant et il lui fit une clef de bras pour l’immobiliser et le plaquer contre le mur qui sentait la pisse.

« Tu vas sagement attendre que ton heure sonne Ok ? Ou mon Taser, pointé dan ton dos se chargera de toi une nouvelle fois
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Calista Freeman


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MessageSujet: Re: L'affaire du talon   Jeu 30 Jan - 8:35

L'inconnu est d'une aide très précieuse, non seulement il est intervenu à point nommé mais il prend les choses en main. Calista se sent bien trop secouée pour raisonner convenablement. Puisqu'ils tombent tous deux d'accord sur la nécessité de livrer le voleur aux autorités, elle trouve tout de même la ressource de composer le 911 pour qu'on leur envoie quelqu'un. La jeune femme explique gentiment à l'opératrice ce qu'il vient de se passer, où ils se situent en se fiant au panneau indiquant en gros le nom de la station. Après avoir remercié son interlocutrice, elle raccroche. Son bras libre n'a pas cessé une seule seconde de serrer le sac à main contre elle. Son regard lui n'a pas quitté les deux individus et elle sent glisser sur eux la curiosité des passants. La brune essaie de ne pas prendre en pitié celui qui vient de l'agresser et qui supplie qu'on le laisse partir en comprenant que son sort est décidé. Pour l'oublier, elle pense à répondre à la proposition de l'étranger.

- Je... Oui, je boirais bien quelque chose. Mais vu les circonstances, c'est plutôt à moi de vous offrir un verre je pense. Je vous suis infiniment reconnaissante de votre intervention.

Elle se rend compte qu'elle est toute tremblante, le contrecoup sans doute de cette situation de stress. Le métro et la rue continuent de livrer leur flot de voyageurs tandis que les minutes s'écoulent. Un vif soulagement envahit la demoiselle lorsqu'enfin arrivent les hommes en uniforme. Tandis que l'un des deux prend en charge le prisonnier, le second s'occupe d'enregistrer les coordonnées de la victime et du témoin. Il leur demande à tous deux de se présenter au poste prochainement afin que leurs dépositions puissent être faites. Calista acquiesce bien volontiers même si elle ressent un certain malaise à cette idée. Elle ne peut s'empêcher de songer à ce qu'il adviendra de l'individu, bien que ce soit un soulagement de savoir qu'il ne sera plus dans la nature. Une fois les policiers repartis, elle souffle un peu. Elle n'a qu'une envie à vrai dire : foncer chez elle, s'enfermer à double tour et retrouver les bras protecteurs d'Ezekiel. Seulement son ami n'est pas très en état ces derniers jours, il leur est arrivé tant d'infortunes... Elle ferait mieux de prendre le temps de maîtriser mieux ses nerfs avant de rentrer. De toute façon l'assistante ne peut pas laisser son sauveur sans le remercier dignement.

- Connaissez-vous un endroit sympa par ici où nous pourrions aller pour prendre ce rafraîchissement ?

Si tel est le cas, la jeune femme le suivra là-bas, dans le cas contraire elle se fiera aux devantures des cafés pour en choisir un avant de s'y installer avec son invité. Une fois pris place à une table, elle se détend un peu mais garde néanmoins son sac sur ses genoux. Elle se rend bien compte qu'elle doit paraître idiote et que son voisin doit s'imaginer qu'elle transporte dieu sait quoi... La serveuse ne tarde pas à passer prendre leur commande. Cali hésite.

- Je vais prendre un diabolo citron s'il vous plaît.

Elle est suffisamment énervée pour ne pas se commander un café et un peu de sucre, de bulles et de frais lui fera peut-être du bien. Une fois que l'employée s'éloigne, le regard noisette se pose sur l'inconnu. La brune s'efforce de sourire aimablement, elle commence tout juste à se détendre.

- Je ne me suis même pas présentée avec tout ceci. Je m'appelle Calista. Je suis vraiment heureuse de constater qu'il reste encore des personnes dans les grandes villes qui se préoccupent de ce qu'il se passe autour d'elles.

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MessageSujet: Re: L'affaire du talon   Lun 3 Fév - 20:55

Ryan n’en revenait pas d’avoir pu accomplir ce miracle. Il était tellement dans sa bulle ces derniers temps qu’il ne se savait même pas capable d’un tel altruisme envers des inconnus. Et pourtant, c’était dans sa nature. Il le savait, tout comme ses proches. Quoi qu’il en soit, il ne pouvait pas laisser cette femme qu’il voyait tremblante et apeurée en ces lieux pendant qu’il rentrait sagement à son hôtel. Ce f ut donc tout naturellement qu’il lui proposa d’aller boire un verre, histoire qu’elle se détende quelque peu. Il baissa la tête lorsqu’elle accepta avec une nuance, pour dire qu’il acceptait. S’il avait bien compris quelque chose avec les femmes, c’est que rien ne sert de discuter quand elles ont quelque chose dans la tête.

Soudain, alors qu’il allait confirmer par la parole, les forces de l’ordre arrivèrent. Bien sûr ils interrogèrent Ryan et Calista. Ce dernier gardait un œil sur la jeune femme. Cet instinct protecteur, il ne l’avait pas spécialement avant, et pourtant il se le découvrait extrêmement aiguisé aujourd’hui. C’était déstabilisant, mais il savait exactement ce qu’il avait à faire. Enfin, la discussion se finit par un remerciement et une convocation au poste, potentielle, dans les jours à venir en cas de besoin. Le biologiste acquiesça et rejoint immédiatement Calista.

« Oui, je connais un petit bar sympa, qui vend également des pâtisseries »

Il pensait à Sonny et ses cookies, et partait bizarrement du principe que toutes les femmes étaient gourmandes. Ou bien était-ce parce qu’il trouvait la jeune femme assez pâle. En tout cas, il tendit son bras si elle voulait s’y accrocher, signe de galanterie, et la guida jusqu’à l’établissement qui était à deux pâtés de maison de la bouche de métro. Ryan pour sa part commanda un cookie et un café, petit rituel instauré depuis sa première rencontre avec celle qu’il considérait comme sa meilleure amie. Quant à la jeune femme elle se contenta d’un sirop. Il pouvait le comprendre. Elle était dans un tel état de nervosité, il avait l’impression qu’elle allait craquer d’une minute à l’autre. C’était d’ailleurs pour cette raison, entre autre, qu’il lui avait proposé de prendre un café ou autre chose. Il ne pouvait décemment pas la laisser toute seule dans cet état. Et, un lieu public, il n’y a rien de tel quand on ne sait pas si on peut, oui ou non, faire confiance à la personne.

« Ryan. Enchanté. Ne vous inquiétez pas, vous êtes secouée c’est normal. »

Il sirota un peu de son café puis ajouta.

« Et je suis toujours aussi atterré de voir à quel point les gens sont nombrilistes. En tout j’espère que vous allez réussir à vous détendre… N’hésitez pas si vous avez besoin de quoi que ce soit. »

Ryan ne souriait pas, il n’y parvenait plus vraiment, il n’avait pas non plus l’air du chic type en apparences, alors le voir agir et l’entendre parler pouvait être déroutant. N’en restait pas moins qu’il faisait tout ça de bon cœur. Il se sentait utile, voilà l’essentiel. Et le tout d’une manière des plus désintéressées.

« Ca va aller pour ce soir ? » demanda-t-il vraiment sérieux.
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Calista Freeman


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MessageSujet: Re: L'affaire du talon   Mar 11 Fév - 9:55

L'homme face à elle a vraiment l'air gentil et attentionné. En plus de lui avoir épargné le vol de son sac à main, il essaie de s'assurer qu'elle va bien. Il faut à Calista faire de gros efforts pour retrouver une contenance et une quiétude d'esprit afin de ne pas paraître trop désemparée. Son regard noisette détaille le visage de Ryan, tâchant d'évaluer son âge au moins. Si son aspect est négligé, ses manières sont tout à fait courtoises. Après tout chacun vit et s'habille comme il le désire ! Elle lui adresse un nouveau sourire. Dans ce lieu public elle se sent un peu plus en sécurité bien qu'une partie de son esprit ne puisse s'empêcher de souligner qu'elle est forcément illusoire.

- Enchantée de faire votre connaissance Ryan, bien que j'aurais préféré que cela se passe en d'autres circonstances. D'un autre côté, sans cet individu nous serions sans doute passés l'un près de l'autre sans nous voir.

La question de son voisin de table lui fait écarquiller les yeux. Ce soir ? Que veut-il dire par là ? A-t-elle laissé échapper quelque chose qu'elle aurait déjà oublié ? C'est tout à fait son genre et après ce qu'elle a subi elle marche sans doute un peu à côté de ses chaussures. Aïe ! En parlant de cela la brune se rend compte que sa cheville est douloureuse. Elle était si perturbée qu'elle n'a même pas réagi en clopinant jusqu'ici. Sa tête se penche sur le côté pour mieux voir ses pieds et un des talons qui pend au bout de la chaussure. Merveilleuse journée ! Elle se redresse sur sa chaise.

- Pardonnez-moi, vous disiez ? Ah oui ce soir... Je n'ai prévu que de rentrer chez moi. Par chance je ne vis pas seule.

L'assistante sera rassurée de retrouver Ezekiel. Elle ignore si elle ferait bien ou non de lui raconter sa mésaventure. Ils enchaînent l'un comme l'autre les mauvaises rencontres ces derniers temps ! La serveuse revient avec leurs commandes. L'attention de Cali est attirée par ce biscuit doré énorme aux pépites de chocolat et de nougatine. La faim, ou peut-être la gourmandise, la rattrape aussitôt ! Elle se tourne donc vers l'employée en lui adressant un sourire d'excuse.

- J'en prendrais bien un aussi finalement, s'il vous plaît.

Elle suit des yeux la silhouette féminine qui va chercher un cookie supplémentaire et prend son précieux trésor entre ses doigts non sans remercier celle qui le lui apporte. La serveuse repart vers un autre client. Les doigts fins de la brune font tourner le biscuit avant d'en casser un morceau. Ce n'est qu'avant de le porter à sa bouche qu'elle relève le nez vers Ryan.

- Vous m'avez donné envie avec le vôtre. Ils ont l'air délicieux. Vous venez souvent par ici ? Vous y travaillez ?


Le petit bout croquant et sucré est dégusté doucement. La jeune femme laisse échapper un petit « hmm » appréciateur. Oui, il est vraiment très bon. C'est curieux comme manger finit de l'apaiser, un peu comme si la vie reprenait son cours normal. Elle savoure une autre bouchée tout en écoutant son voisin de table.

- Les rues de Los Angeles seront un peu plus sûres ce soir et c'est grâce à vous.

Mais son imaginaire un peu fantasque et souvent alimenté par toutes sortes de romans ne peut s'empêcher de prêter une existence triste au malotru qui l'a agressé. Et s'il avait une famille à nourrir qui se retrouverait maintenant encore plus dans le besoin ? D'un autre côté, il existe des façons bien plus honnêtes de gagner de quoi entretenir les siens...

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Ryan McCallan


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MessageSujet: Re: L'affaire du talon   Jeu 27 Fév - 5:24

Il avait beau se replier sur lui-même depuis quelques temps, Ryan n’en restait pas moins un homme gentil et profondément bienveillant. C’était lui, il était comme ça et il ne changerait probablement jamais quoi qu’il arrive. Au pire, il serait une coquille complètement vide. Au mieux, il redeviendrait le sauveur de la veuve et de l’orphelin. En réalité c’était un peu ce qu’il voulait faire. Aider son prochain pour s’oublier lui-même et ses problèmes. Un peu tordue comme idée, mais elle se défendait, et quoi qu’on en dise elle restait noble. C’était une manière saine pour autrui de bénéficie de la déroute d’un être qui a tout perdu. Ou presque. Il essayait au moins de se convaincre de ça.
La jeune femme, elle souleva un point important. Une rencontre dans de meilleures conditions aurait été plus appréciable. Seulement, la vie est construite de telle manière qu’il arrive que peu de fois dans une vie où l’on rencontre les gens de la manière idéale. Y-a-t-il une manière idéale d’ailleurs ? et il était bin d’accord que parfois, les pires événements mène à faire la connaissance de gens qu’on aurait probablement jamais abordés dans d’autres circonstances.

« Surement. Et, après tout, peu importe le comment, le principal reste que cela reste une bonne rencontre. »

Ryan essayait de faire dans la perspicacité et surtout il voulait agrémenter ses dires d’un sourire, qui se transforma plutôt en une déformation étrange de ses lèvres. Un rictus peut être ? Quoi qu’il en soit, cela devait paraître bien farfelu au vu de la situation. C’est pourquoi il dévia bien plus rapidement qu’il n’était nécessaire sur la sécurité de la jeune femme. Elle semblait encore bien troublée et il s’inquiétait de savoir ou non si ça irait pour la soirée. Il pourrait toujours faire quelque chose pour l’aider si elle le lui demandait. Heureusement, il apprit qu’elle ne vivait pas seule, ce qui était rassurant, car il pouvait au moins être certain qu’elle aurait quelqu’un pour lui porter secours en cas de problème.

« Bien ; je suis rassuré pour vous. En tout cas dites bien à votre ami ce qu’il s’est passé, qu’il ne soit pas pris au dépourvu en cas de problème. »

Bien Ryan, si tu voulais la rassuré c’est bien joué ! Il eut envie de se taper le front contre la table en se rendant compte que ses propos n’avaient rien de rassurants. Il avait beau être naturel, bah le naturel casse parfois l’image de bon samaritain. Il se noya alors dans son cookie. Il était bon, doux, sucré et bien chocolaté, comme il les aimé. Et surtout il lui faisait penser à Sonny qui raffolait de ces petites gourmandises et qui l’avait corrompu avec. Désormais, il ne pouvait presque quasiment jamais s’empêcher d’en dévorer un avec un café.

« Désolé de vous avoir donné envie. Cela dit on dit que le chocolat est un bon déstressant. Sinon oui je viens souvent ici, quasiment tous les jours. C’est sur le chemin de mon hôtel. »

Et oui, Ryan vivait encore à l’hôtel et il n’avait absolument aucune idée concernant une nouvelle installation en ville. Tout lui semblait flou et surtout il ne voulait pas retourner là où il vivait avec Maggie. A aucun endroit où elle était passée en réalité. Il faudrait donc qu’il se relou un autre appartement, et ça ne se faisait pas comme ça. Tout comme il lui fallait une nouvelle voiture. Une nouvelle vie en réalité. Et c’était surement le plus difficile dans sa situation. Reprendre tout à zéro lorsque l’on reste enfermé dans son passé des plus douloureux.

Songeur et empreint d’une profonde tristesse qu’il ne contrôlait pas vraiment, le biologiste fut soudain ramené à la réalité alors que Calista annonçait presque trop sincèrement que les rues de Los Angeles étaient désormais plus sûres pour la soirée et grâce à lui ; il ne le voyait pas du tout comme ça et se mit légèrement à sourire.

« Je n’ai fait qu’accomplir mon devoir de citoyen. J’estime que beaucoup de gens sont trop égoïstes et ils s’en mordront les doigts plus tard. Et personnellement, ça ne me coûte rien d’aider si je peux le faire. De plus, je ne supporterais pas que cela arrive à quelqu’un de proche alors je ne fais que faire ce qui me semble juste. En tout cas vous êtes gentilles. Prenez soin de vous et n’hésitez pas à m’appeler en cas de problème. Je ne suis pas la meilleure de personne qui soit ni même le genre de type qui amène rapidement la confiance et je comprendrai que vous ne vouliez pas me revoir, cependant, je ne laisserai pas quelqu’un dans le besoin, quel que soit ses choix, sous prétexte que… donc voilà, n’hésitez pas. »

Il finit son café et observa la porte. Non pas qu’il s’ennuyait mais il se sentait de plus en plus à l’étroit. Ryan n’avait plus goût à la socialisation. Il se demandait même, parfois, comment il parvenait encore à fouler le sol d’une ville si bondée.
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Calista Freeman


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MessageSujet: Re: L'affaire du talon   Lun 3 Mar - 12:33

Un sourire se dessine sur les lèvres de la brune tandis que son interlocuteur lui conseille de raconter ce qui vient de se passer à Ezekiel. Elle ne répond pas et ne compte pas d'avantage l'appliquer. Après tout ce que ces deux-là ont vécu dernièrement, il est inutile de rajouter à la paranoïa ambiante. Non, pour une fois Cali va prendre sur elle et ne pas se reposer sur quelqu'un d'autre, un tout petit pas de plus sur ce chemin qui, elle l'espère, finira par la rendre plus forte. Histoire de ne pas s'attarder sur ce sujet épineux, elle grignote son cookie. Le sucre apporte une petite vague de réconfort. Reposant le gâteau sur son assiette, elle se frotte les mains pour se débarrasser des quelques miettes avant de prendre une gorgée de sa boisson. Cela ne l'empêche nullement d'être attentive à la discussion.

- Oh ! Vous travaillez dans l'hôtellerie ? La jeune femme réalise qu'elle se fourvoie peut-être. Il es probable qu'il se contente d'y louer une chambre. Ou bien vous y résidez ? Vous n'êtes pas de Los Angeles ? Je suis arrivée ici il n'y a que quelques mois. Je suis originaire de Chicago. Et vous ?

Contrairement à son bon samaritain, l'assistante n'a aucun mal à se montrer sociable et à faire la conversation. Elle aime foncièrement les gens. Ses récentes mauvaises expériences lui ont à peine appris à se montrer plus méfiante. Elle demeure une grande naïve, une optimiste qui a du mal à croire que l'homme puisse être à ce point mauvais. Et puis, pourquoi se méfier de quelqu'un qui vient de vous sauver et se montre très gentil ?

Calista adresse un nouveau sourire à celui qu'elle découvre, plus enthousiaste cette fois et plus sincère encore que les précédents. Et même si elle croit fort en la bonté de la race humaine, elle est bien obligée de réaliser ses travers. Il n'empêche que ce Ryan redore un peu le blason de ses congénères, au milieu des égocentriques, des manipulateurs, des menteurs, des violents...


- C'est tout à votre honneur. Je partage ce principe. J'essaie de ne pas faire aux autres ce que je ne veux pas qu'on me fasse. Et à l'inverse je tente aussi d'apporter aux êtres que je croise ce que dans leur situation j'aimerais que l'on m'offre.

Portant de une fois encore le verre à ses lèvres, la brune surprend le regard de son voisin de table vers la sortie. Machinalement, elle se tourne dans la même direction. En observant cette porte, elle ne peut s'empêcher de repenser à toutes les menaces qui rôdent au dehors. Cette sensation de mal-être la suit depuis son emprisonnement chez Genetic. Nul doute que sa mésaventure du jour ne fera qu'accentuer le phénomène. Alors elle se force à penser aussi à toutes les bonnes personnes dont elle pourra croiser la route, les Ezekiel (bien qu'il soit unique et lui suffise), les Elias, les Keaton, les Ryan...

- Quoi qu'il en soit je suis contente d'avoir croisé votre route Ryan. Mais peut-être êtes vous attendu quelque part ? Je m'en voudrais de vous retarder même si j'aimerais faire quelque chose à mon tour pour vous.

Ses doigts fins viennent cueillir un peu de condensation sur son verre. Son regard se perd dans le vague un instant avant de se reposer dans celui de son interlocuteur.

- Croyez-vous au destin ? Je pourrais vous laisser filer d'ici maintenant et ne plus jamais vous revoir après ce que vous avez fait pour moi. Mais je n'en ai pas la moindre envie. Je ne veux pas pour autant m'imposer à vous mais j'aimerais bien avoir une chance de vous découvrir un peu mieux et je l'espère un jour vous épauler à mon tour. Vous avez l'air d'être quelqu'un de bien.

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Ryan McCallan


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MessageSujet: Re: L'affaire du talon   Dim 16 Mar - 9:05

Quelque chose en Calista lui rappelait sa propre expérience. Toujours bienfaisante et sociable malgré ce qui venait de lui arriver. Comme si son bon côté ne pouvait pas être touché par les horreurs du monde. Cette innocence préservée coûte que coûte. Ryan était comme ça aussi. Ce qu’on pourrait appeler un bisounours. Maintenant ? Il en était peut-être tout autre, cependant, il conservait cette part de lui qui voulait aider autrui. La différence entre eux, cependant, restait incontestablement le débit de parole. Elle enchaînait sans problème, comme si ce qui venait d’arriver n’était pas arrivé, jamais. Il en perdait limite le fil ne sachant plus de quoi ils parlaient à la base.

« Je vis à l’hôtel parce que j’étais partit en Ecosse avec ma femme mais suite à son décès je susi revenu. J’ai plus rien ici niveau logement et en attendant de retrouver quelque chose je vis à l’hôtel. »

Sa voix était sombre. Il essayait d’évoquer la mort de Maggie de manière froide et distante mais il ne savait pas si cela fonctionnait vraiment. Il avait aussi eu un débit de parole assez rapide espérant qu’elle ne s’attarderait pas sur le décès, bien que s’il ne le souhaitait vraiment pas il ne l’aurait surement pas évoqué. Seulement, c’était un fait et il ne savait pas bien mentir lorsque ce n’était vraiment pas nécessaire.

« Je ne sais pas vraiment d’où je suis originaire. Du Vermont, mais je suis orphelin depuis mes trois ans et j’ai été beaucoup trimbalé. »

Ça, c’était déjà quelque chose de plus facile à évoquer dans le sens où ça faisait partie intégrante de sa vie et depuis bien longtemps, mais il était conscient, en même temps, qu’il ne laissait pas une super bonne image de lui en évoquant ces faits. Le voulait-il au moins ? Il n’en savait absolument rien. Quoi qu’il en soit, cette fille lui semblait incroyable. D’une part, par la manière dont elle faisait face à son agression en si peu de temps, d’autre part par son discours qui ressemblait étrangement aux principes qu’il avait lui-même.

« On se ressemble pas mal à ce que je vois ».

Il ne put s’empêcher de le dire finalement, tellement l’évidence était là. C’était dingue de rencontrer quelqu’un qui pouvait nous comprendre plutôt que nous dire que l’on est stupide que la race humaine est irrécupérable et que ça ne vaut pas la peine de s’user pour des cons. Ou pire, de ne voir que le mal en autrui. Il n’était pas de ce genre et ce malgré tout ce qui lui était arrivé, oui. C’était peut-être stupide mais il se disait qu’il fallait des gens comme lui pour que le monde avance et bien sûr, il l’affirmait avec une pure modestie sur un ton d’évidence et d’espoir. C’était pourquoi il ne souhaitait pas changer, même si, indubitablement, le décès de Maggie l’avait affecté bien plus profondément que les autres décès qu’il avait subi récemment.

« Je ne suis pas attendu, mais vous ne me devez rien. Prenez soin de vous, ça me fera déjà un énorme plaisir ! Et n’hésitez pas vous munir d’un teaser, ça peut toujours aider. »

Il n’aidait pas les gens pour qu’ils l’aident en retour. Il n’était même pas capable de savoir s’il avait ou non besoin d’aide. Surement qu’aller voir un psychologue l’aiderait plus qu’il ne l’espérait, mais c’était quelque chose qui le rebutait plus que de raison. Jamais il n’était allé en voir un et ce n’était pas maintenant qu’il aurait envie de commencer. Stupide erreur.

Ryan finit alors son cookie quand Calista reprend la parole. Le destin… Son regard s’envola dans le vague, à la recherche de la réponse. Oui il y croyait, parfois. D’un côté, il avait envie de la pousser à le fuir, il se savait non fréquentable, du moins pour le moment et d’un autre côté ça allait à l’encontre de ce qu’il était. Faire du mal aux gens n’était pas spécialement dans ses attributions.

« Rien ne nous empêche d’essayer de devenir des amis. Et si vous avez encore besoin de moi, vous n’avez pas besoin de me rendre la pareille. Prenez juste mon numéro. »

Numéro qu’il était en train d‘écrire sur sa serviette non utilisée avant de la lui tendre.

« Mais oui, il m’arrive de croire au destin. Quand il est heureux plus que lorsqu’il nous conduit sur un chemin de ténèbres, je dois l’avouer… » finit-il par dire, pensif et revoyant le visage de Maggie se matérialiser dans ses songes.
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Calista Freeman


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MessageSujet: Re: L'affaire du talon   Mar 25 Mar - 9:51

Il semble que l'homme qui est assis face à elle n'ait pas eu une vie très joyeuse non plus, du moins ces derniers mois. Le regard que pose Calista sur lui est empreint de compassion et bien qu'elle se demande ce qui est arrivé à son épouse, elle ne commettra pas la maladresse de poser la question. Une maladie peut-être, ou bien un accident ? Elle le découvrira possiblement un jour, seulement si Ryan décide de se confier à elle. Elle ne le forcera pas à lui en parler, quoi qu'il en soit. La brune repose le cookie sur sa serviette, laissant ses doigts fins jouer dessus inconsciemment.

- Oh... Je suis désolée. J'ai perdu ma fille, je sais donc le chagrin que l'on a quand la mort nous arrache ce que l'on possède de plus précieux.

Elle se mord la lèvre en réalisant ce qu'elle vient de laisser échapper. L'assistante évoque rarement Emily, surtout devant des inconnus, ou plutôt elle tait son décès. La pitié qu'elle lit sur le visage de ses interlocuteurs lui est devenu insupportable et elle est tout autant allergique à leurs phrases creuses sur le paradis ou le sens de la mort. Ils ont beau dire, rien de ces choses là ne vous apaisent. Seuls ceux qui sont passés par là sont susceptibles de vous comprendre, ceux en somme qui ne vous débitent pas les premières niaiseries venues.

Ce que la jeune femme découvre ensuite de son sauveur contribue à en dépeindre un portrait assez triste. Cette fois elle se retient de dire qu'elle a elle-même perdu sa mère durant son enfance et que son père était loin d'être un modèle dans son genre. Sans doute que comme elle, Ryan a appris à composer avec son passé. Loin d'en être guérie pour autant elle a fait le choix d'avancer plutôt que de regarder sans cesse en arrière. En tous cas, elle ne sait pas trop que répondre à cela. Cali n'a pas envie de paraître pesante, ni indifférente.


- Je ne connais pas du tout le Vermont. Qu'est ce qui a finalement guidé vos pas à L.A. ? Vous comptez y poser vos valises ou bien vous n'êtes que de passage ?

La petite main de la demoiselle se pose sur son verre qu'elle porte à ses lèvres pour en prendre une gorgée. La brune manque de s'étouffer en entendant parler du taser. Elle a entendu ce mot dans des films, voit donc de quoi il est question surtout maintenant qu'elle a observé cette arme défensive en action. Étant donné le sentiment d'insécurité qu'elle ressent depuis son enlèvement, l'idée a de quoi la séduire. Calista aurait sans doute plutôt opté pour une bombe lacrymogène malgré tout.

- Je vais méditer la question, les rues sont de moins en moins sûres à ce qu'il semble. Puis-je vous demander ce qui vous a motivé à vous en équiper vous-même ? Vous avez connu une mauvaise expérience vous aussi ?

Lorsque Ryan lui remet la serviette avec l'inscription de son numéro, la jeune femme sort de son sac à main l'un de ses précieux carnets. Elle l'ouvre à une nouvelle page et une fois armée d'un stylo se met à recopier. Elle détache ensuite une feuille vierge et note le sien ainsi que son nom. Elle la tend à son voisin de table en souriant.

- Tenez, et n'hésitez pas à m'appeler quand vous le voudrez pour prendre des nouvelles ou pour me demander un service. Vous avez des amis, des connaissances ici ? Je me suis sentie relativement seule moi à mon arrivée. Si c'est votre cas, je me ferais un plaisir de vous accompagner à des sorties culturelles ou juste pour aller prendre un verre. Et puis je pourrais vous présenter mon... ami.

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Ryan McCallan


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MessageSujet: Re: L'affaire du talon   Mar 8 Avr - 5:44

C’était pour ce genre de regard compatissant ou même de pitié que Ryan n’aimait pas parler de lui. C’était toujours la même chose. Pauvre Ryan… Pauvre type qui doit être malheureux… Ce n’était pas du tout ce qu’il recherchait et en même temps il se voyait mal rester impassible à ne rien dire alors que son but était d’aider les gens. Ça passait par le dialogue et l’écoute. Inexorablement.  Cpendant, dans le cas présent, il ne savait pas qoi dire si ce n’est un pauvre.

« Désolé. »

Pour sa aprt il ne pouvait pas prétendre ce qu’était perdre un enfant, surtout pour une mère. Il y avait toujours ce lien indéfectible, ce lien qui se créé dès la conception. Parce que l’enfant grandit dans le ventre de sa mère et se nourrit de ce qu’elle mange, vit au rythme de sa mère dès le plus jeune âge. Ryan comprend ce côté et aurait souhaité pouvoir le vivre pour comprendre encore mieux pour savoir ce que c’est mais il était un homme et à moins que la science avance assez pour ça, jamais il ne saurait. Il ne pouvait donc rien dire à cette femme manifestement plus que touchée par la mort de son enfant. Qui ne le serait pas ?

Simplement, il n’ajouta rien et laissa la jeune femme conduire la discussion, répondant docilement à chaque question. Les événements de son passé ne le touchaient plus comme avant et c’était avec un réel détachement qu’il les évoquait. Il aurait voulu, parfois, qu’il en soit de même avec Maggie.

« Je ne sais pas, c’est étrange… J’ai peut être pris l’habitude d’être trimbalé et ma mère adoptive ressemblait trop aux souvenirs maigres que j’avais de ma vraie mère…j’ai voulu faire de longues études également et l’UCLA m’a ouvert ses portes. L’indépendance et la  solitude avec… j’aimais bien ces années d’innocence finalement. »

Il ne savait rien de son don et vivait paisiblement à l’époque.

« Une amie m’a convaincu de rester alors, je vais partir à la recherche de l’appartement idéal près de la plage.  J’en ai déjà quelques-uns en vue. Je ne vous ferai donc pas faux bond, vous pouvez compter sur moi pour être là en cas de besoin. Et vous, vous êtes d’ici ?»

Son ton était aussi léger qu’une brise matinale, pourtant il n’avait rien de monotone. Un mélange étrange qui allait probablement caractériser le nouveau Ryan pendant quelques mois encore.  Bref, tout ça pour en venir au fait qu’il conseillait à la  jeune femme de se munir d’une arme de défense. Et, contre toute attente, il fut pris au dépourvu par sa question.

« On peut dire ça oui… »

Ce qui l’avait motivé ? Entre Genetic, Genome, et John qui l’avait torturé, il avait de quoi être sacrément motivé à porter un teaser et encore ce n’était que ça. Il aurait pu carrément se munir d’une arme quelconque mais bien plus violente.

« … mais je pense également que vu comme les rues grouillent de pourritures, ça peut toujours servir, surtout si vous avez tendance à prendre les transports en commun. »

Il n’était quand même pas rassuré de savoir que des pauvres gens étaient aux mains des plus violents.  Et la jeune femme qui était devant lui n’était pas encore assez détendue pour être à l’aise pour rentrer ce soir, il le sentait, c’est pourquoi il lui tendit sa serviette avec son numéro de portable. Agréablement surpris qu’elle en fasse de même, pour une fois il ne put s’empêcher de sourire à ses propos.  Il ne savait pas vraiment d’où cela venait, mais l’envie avait pris le dessus.

« Bien Madame ! Et j’ajoute que je pense la même chose pour vous. N’hésitez pas !  Sinon oui j’ai des connaissances sur L.A, je pourrais vous les faire rencontrer si vous voulez, et ce sera avec plaisir que je rencontrerai votre ami.  En tout cas, vous êtes sûre que ça va aller pour le reste du chemin ? »

Ryan finit son café et son cookie et croisa les mains devant lui.
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L'affaire du talon

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