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 Sans prendre de gants

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Addison Atkins


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MessageSujet: Sans prendre de gants   Jeu 21 Nov - 15:21

Pour la plupart des gens un jour de congé est un jour pour se reposer. J'ai constaté depuis un moment déjà que je ne fonctionnais pas comme tout le monde. Je déteste rester à ne rien faire. Je m'ennuie vite, je tourne en rond. Me garder les fesses posées sur un sofa pendant plus de quinze minutes révèle de l'exploit. Il m'arrive de regarder des films, simplement je fais autre chose en parallèle comme du ménage ou des abdos, du repassage... C'est d'ailleurs une sacrée différence avec mes parents, quand je leur ai dit que j'entretenais mon appartement toute seule ils sont tombés sur leurs séants. Une Atkins faisant la vaisselle, vous rendez-vous compte ! Ce serait presque plus scandaleux que si j'osais amener un roturier au brunch du dimanche. Non, je n'ai plus grands choses à voir avec eux, déjà qu'on n'a jamais été trop proches. Ils sont des inconnus à mes yeux et je suppose que la réciproque est encore plus vraie. Enfin, on ne crache pas dans la soupe. J'ai besoin d'eux pour finir mes études et j'estime qu'ils me le doivent bien. Après je ne serai probablement dans leur vie que la fille chirurgienne dont ils se vanteront auprès de leurs amis sans avoir la moindre fichue idée de à quoi mon quotidien peut ressembler. Les choses me conviennent parfaitement ainsi, la famille n'est pas une valeur qu'on m'a inculqué. Pour ça il aurait fallu avoir des parents plus présents.

Revenons donc à mon jour de congé. Étape un : entretenir mon appartement avant qu'il ne sombre dans le délabrement. Avec mes horaires de folie à l’hôpital j'ai peu de temps sinon pour le faire. Étape deux : chouchouter Clyde, j'aime passer du temps avec lui. Aujourd'hui c'est bain. Il n'aime pas trop ça alors j'essaie d'écourter la torture. Il gigote et comme une idiote je glisse sur le sol détrempé. Une Addison sur les fesses, une ! Je repousse du dos de ma main pleine de mousse une mèche de cheveux rebelle et procède au rinçage de mon gentil toutou qui subit bravement. La minute d'après il s'ébroue dans tous les sens et moi j'essaie de lui courir après pour le sécher avec une serviette. On finit par se réconcilier autour d'un câlin mouillé. C'est mon tour d'être bonne pour la douche, après l'avoir rincé évidemment. Je me pose autour d'un café, le chien à mes pieds pendant que je me plonge dans mes cours et mes notes. Hors de question de relâcher mes efforts, pas alors que j'approche de plus en plus de mon objectif. Un regard à la pendule et mon ventre qui râle me signalent qu'il est temps de déjeuner. Je m'offre un repas équilibré, viande blanche et petits légumes. Je suis moins raisonnable pour le dessert, les cookies du placard l'emportent. De toute façon je compte bien aller éliminer tout cela juste après. Une longue balade avec Clyde pour me faire pardonner, j'aime ces moments que l'on peut partager tous les deux quand je ne suis pas pressée par le temps. On en profite pour jouer dans le parc, il me lance le bâton et je vais le chercher à moins que ce ne soit l'inverse. Je le dépose à l'appartement, récupère mon sac de sport et me mets en route pour ma salle préférée.

Je salue les habitués en m'installant. Je suis une des rares filles à venir ici et avec ma grande bouche, tout le monde me connaît. En plus je fréquente cet endroit depuis bientôt un an. Tony le vieil homme qui possède cette salle et m'a appris tant de choses m'accueille d'une embrassade. C'est le seul autorisé à se montrer un peu familier avec moi, il pourrait être mon grand-père et je le respecte beaucoup. Il me taquine encore sur ma vie sentimentale et sur mon caractère. Venant de lui je le prends bien. Je bande mes mains, enfile mes gants et m'installe pour me défouler sur un sac de frappe. Après quelques minutes, Tony me donne un partenaire d’entraînement. Le genre de malabar sûr de lui qui ne comprend pas qu'on le fasse affronter une fille. Après quelques coups bien placés et une manœuvre pour le faire baisser sa garde, il finit par me prendre un peu plus au sérieux. Un bon crochet dans la mâchoire, ça vous fait ravaler un peu de votre fierté faut croire. Je lui donne quelques conseils sur son jeu de jambes. Monsieur n'aime pas la critique en plus ! Il profite que je suis distraite pour viser mes côtes. J'encaisse comme je peux et je ne referai pas l'erreur de compter sur son fair-play. La fin du round sonne, je remporte quand même cette manche. Je n'aurais pas l'occasion de lui montrer que je n'ai pas apprécié d'être prise en traître. D'un autre côté c'est le jeu, ça me rappelle de rester vigilante et de ne pas faire confiance. Les gens sont sournois, je le sais depuis le temps. Enfin j'ai bonne mémoire et je l'épargnerai moins la prochaine fois qu'on tombera face à face.

Je descends du ring et retire mes gants pour pouvoir boire. Je reprends gentiment mon souffle en balayant du regard la salle. On est une petite dizaine de présents. Certains soulèvent des poids, d'autres travaillent leur jeu de jambes ou leurs frappes dans les sacs. Mon adversaire et moi avons déjà été remplacés sur le ring que je viens de quitter. Mon attention se porte sur Tony qui est occupé avec son poulain, un boxeur talentueux qui essaie de passer professionnel. Il me fait signe. Je me retourne et je vois un nouveau visage, un homme arrêté dans l'entrée. Message reçu mon capitaine. Je repose la bouteille sur le banc près de mes affaires et me dirige vers lui.

« Salut, t'es nouveau ici non ? Je ne t'ai jamais vu. Moi c'est Addison.

Je ne souris pas, peu de gens peuvent se vanter de m'avoir vu avec un sourire aux lèvres. Le ton de ma voix par contre a quelque chose de relativement chaleureux. Je n'ai pas envie de faire déjà fuir un potentiel futur adhérent même si j'ai la réputation de ne pas être toujours commode.

- Tu sais ce que tu viens chercher ici ? Débutant ou déjà initié ? On a un peu de tout, des fous de la muscu, des gens qui viennent s'endurcir ou apprendre à se défendre, des passionnés, des gars qui espèrent passer pro un jour ou d'autres qui ne viennent que pour la frime.
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Lukas J. Olivera


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MessageSujet: Re: Sans prendre de gants   Ven 22 Nov - 10:27

J'avais besoin de me trouver un fief, un lieu à moi, un endroit ou rencontrer du monde, faire du sport, me défouler. C'était ma mission du jour. Triste mission quand on savait que je n'avais toujours pas décroché de job. A priori ça n'allait pas être tout a fait aussi simple que prévu de ce côté.
En même temps à vaincre sans mal on triomphait sans péril, donc j'étais ok pour les épreuves.

J'enfilais une tenue de sport avant de préparer mon sac. J'aimais avoir de quoi me changer et j'avais prévu le maillot. Je comptais trouver une salle avec tout le confort moderne. L'intérêt étant de me récompenser par une séance sauna/hammam/jacuzzi à l'issue du sport.
J'avais pris une adresse d'une salle non loin de chez moi et je décidais de commencer par là. Je pénétrais dans les lieux et fut saisi immédiatement par mes souvenirs.

Cette odeur de cuir, de gants, de boxe... Dieu que ça faisait du bien. Certes la salle n'était pas vraiment luxueuse mais je m'en foutais maintenant. Mon regard venait d'être attiré par le ring ou une fille était en train de mettre une taule à un malabar. Je me posais sur un banc et observait. J'adorais voir ce genre de duels. Le rapport de force n'était a priori pas en faveur de la jeune femme et pourtant... L'assurance du type et sa certitude le déversait. La boxe, quelle leçon de vie. Ça lui manquait a un point incommensurable.

C'était un sport noble, qui demandait implication et courage, pas un simple veni, vidi, vici. On ne montait pas sur un ring sans s'exposer et ça m'avait valu d’arrêter. Tout ça parce que ma belle gueule était tout ce que j'avais... Voilà que je devenais amer, pas vraiment dans mon caractère ça pourtant...
Quand la jeune femme eut terminé sa démonstration elle quitta le ring et je fus surpris de la voir me rejoindre. Elle engagea la conversation sur un ton globalement neutre. Je ne pouvais que répondre, et me montrer poli, a contrario je passerais pour un gros rustre malpoli ce qui n'était pas le meilleur moyen de m'intégrer.

« En effet, c'est la première fois que je viens ici. »

Je lui tendis une main avant de poursuivre.

« Moi c'est Lukas. »

Elle me demanda ensuite ce que je venais chercher en m'exposant les différents profils habituels des salles de sport.

« J'ai fait de la boxe a une époque, maintenant disons que je fais le nécessaire pour me défouler et m'entretenir.Mens sana in corpore sano, tu vois le genre? »

Ceci sous entendant pas mal de séances et parfois le besoin de taper dans un sac de frappe jusqu'à m'en faire mal aux mains. C'était peut être un mauvais plan que d'avouer tout de suite ne plus pratiquer ? Elle risquait de se détourner de moi, de me trouver moins intéressant, Non ? M'enfin, Alea jacta est... Je verrais bien si elle était accueillante dans un but précis ou pas. Je regardais autour de moi et notait les capacités de chacun, certains étaient vraiment bons, j'allais prendre plaisir à les observer.


« Tu sembles bien connaître les lieux, peut être pourrais tu m'indiquer le gérant pour que je vois pour les modalités d'inscriptions ? »

Toujours poli, j'étais ainsi fait quand je me trouvais face à des inconnus. Un vrai boy scout bien élevé. De facto je pouvais paraître fade de prime abord. Ça ne me gênait pas plus que ça d'ailleurs, je n'avais jamais eu besoin d'être sur entouré pour être bien. Bizarre quand on connaissait mon job, les gens restant persuadés que tous les mannequins courent derrière la reconnaissance, la gloire, l'amour... Plus que la gloire j'aspirais au bonheur, Carpe Diem était après tout un beau credo en tout cas c'était mon modus vivendi et je ne comptais pas en changer.
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Addison Atkins


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MessageSujet: Re: Sans prendre de gants   Lun 25 Nov - 9:33

Que l'on soit bien clair, je ne suis pas du genre à juger les gens pour la simple et bonne raison que j'ai horreur qu'on le fasse pour moi. J'ai appris depuis longtemps à mettre de côté ce que pensent les autres sauf ceux dont l'opinion m'importe vraiment. Cette salle de sport n'est probablement pas la plus fréquentée ni la mieux équipée. J'aime son ambiance et j'adore Tony, il m'a beaucoup appris. Voilà pourquoi je continue à venir ici. Pour être honnête, je ne m'entends qu'avec la moitié des adhérents, j'ignore l'autre moitié sauf s'ils me cherchent des noises. Tant qu'on ne vient pas m'écraser les doigts de pieds je suis plutôt coulante. Par contre j'ai tendance à vite réagir si on me tape sur le système. Tout cela pour dire que peu importe le profil du nouvel arrivant, il faut de tout pour faire un monde et il y a de grandes chances que cet endroit lui convienne.

- Enchantée Lukas.

Je l'écoute répondre à mes questions qui n'ont pour but que de cerner un peu mieux son profil. Forcément il gagne tout de même un bon point quand il m'indique avoir fait de la boxe. Pour le reste, c'est plutôt positif à mes yeux qu'il veuille se bouger. On est de plus en plus dans une société où les êtres humains considèrent que jouer au foot sur leur console est un vrai sport. J'ai un peu du mal personnellement avec les jeux, il faut rester visser sur un fauteuil beaucoup trop longtemps pour moi. Je peine donc à y voir un intérêt bien que je saisisse par contre que d'autres en trouvent un. Comme je le disais, chacun ses goûts.

- C'est vrai ? Tu faisais quel genre de boxe et pourquoi tu as arrêté ? Tu as le droit de m'envoyer promener si je te saoule avec mes questions. Et oui je vois parfaitement. Si je ne me bouge pas je deviens vite maboule moi. J'ai besoin d'extérioriser certaines choses on va dire.

Quand il parle du gérant, je tourne la tête vers Tony qui est toujours en grande conversation avec son poulain. Il parle aussi avec les poings, j'imagine qu'il lui donne quelques conseils sur ses frappes. Je fais un petit mouvement de tête dans leur direction tout en les pointant du doigt.

- Tu vois le vieux type habillé en bleu là-bas ? C'est Tony Andreo, cette salle est à lui. Il était un sacré bon boxeur dans ses jeunes années, depuis il entraîne la relève. Comme tu le vois il est un peu occupé là mais je peux t'expliquer comment on fonctionne ici. Globalement tu as le droit à trois séances gratuites pour voir si tu te sens bien. Après c'est une cotisation trimestrielle à verser. Y a plusieurs forfaits selon que tu souhaites juste te servir des équipements, que tu aies besoin d'un coach ou que tu veuilles en plus des cours de boxe. Enfin il te dira tout ça mieux que moi mais ça te donne déjà une idée de à quoi t'attendre.

Je lui fais signe de me suivre jusqu'à mon sac où je récupère ma serviette éponge. Je la passe autour de ma nuque et m'essuie le visage avec. Mon regard détaille les traits de son visage puis sa carrure en essayant d'estimer quel genre de sportif est ce Lukas.

- Dommage que tu es aies raccroché les gants, j'aurais bien aimé voir de quoi tu es capable. Et dis-moi... Tu as un genre de petit accent, tu viens d'où au fait ?

Gardant la serviette autour du cou, j'attrape ma bouteille d'eau pour en reprendre une gorgée. Je parcours la salle des yeux avant de reporter mon attention sur lui.
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Lukas J. Olivera


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MessageSujet: Re: Sans prendre de gants   Jeu 28 Nov - 12:27

C'était sympa d'être accueilli de cette manière, j'avais du coup le sentiment que je pourrais me faire une place. Bizarre parce qu'après tout elle n'était pas particulièrement souriante. En même temps c'était sans doute ça qui me plaisait. Elle ne me faisait pas l'article, elle n'essayait pas de me vendre son club. Sans doute parce qu'elle en connaissait la valeur.

J'étais à l'aise au point que je parlais de mon expérience de la boxe. Elle rebondit pour me demander quel type de boxe et pourquoi j'avais arrêté. Forcément grand con... Quand tu ouvres ta gueule on te pose des questions... J'avais envie de me coller une tarte au milieu du front avant de chanter « Eh la qui va là, c'est le grand couillon, eh là ça va pas ouh ououuuh ». Mais ça risquait de lui paraître assez peu adapté.

« Je faisais de l'anglaise, mais raisons professionnelles et j'ai du stopper. »

Ceci dit ma rencontre nocturne d'il y avait quelques jours me prouvait que reprendre pouvait être une bonne idée. De toute manière j'en avais envie depuis que j'avais été contraint d'arrêter. Préserver ma belle gueule n'avait après tout plus autant d'importance. Même si il était certain que ça restait un atout. M'enfin en même temps certains acteurs sont laids, enfin ils ont une gueule quoi. Est ce que j'ai une « gueule » moi ? Non sans doute pas. Mon nom n'est pas prêt à s'afficher en XXL sur des affiches donc bon ceci explique cela. Pourtant ce serait un pur kiff. Les gros titres " Lukas Olivera, c'est l'amérique, le symbole de la liberté. Il est né sur les bords du fleuve Bermejo, Lukas Olivera c'est pour nous tous un ami."

Ouais enfin bon c'était pas pour demain, et en plus cette phrase était complètement conne. Les journalistes n'étaient pas sensés avoir 4ans d'âge mental donc ils trouveraient mieux. Enfin surtout on en était pas là, fallait arrêter de rêver deux minutes et revenir dans cette salle de sport avec cette jolie fille. Jolie ? Méfiance... On voyait ou m'avait mené la dernière bombasse rencontrée... J'aurais bien eu besoin d'un Fulguropoing, Astérohache... Je débloquais gravement avec mes références merdiques mais ça me parlait. En même temps pas sur que ça m'aurait sauvé les miches. Pas avec ce genre de tarée, Une ombre file dans la nuit, c'est un assassin qui s'enfuit, et comme un démon il sourit, son crime restera impuni. C'est un fait, il faut que je l'admette, être chevaleresque sur ce coup c'était être un gros con. Quoique au vu de ma soirée j'ai peut être sauvé la vie des deux tonneaux de whiskys...

Addison me fit un rapide topo de l'organisation du club avant de m'inviter à la suivre jusqu'à son sac. Elle m'avait désigné le gérant et un sourire amusé orna mes lèvres un instant. Il avait tout du parrain de film des années 80/90. Les fringues, la taille, l'agitation tandis qu'il parlait à son poulain. Tout a fait le genre de coach dont j'aurais rêvé. Tony Andreo le shérif, shérif de l'espace.

Sur cette dernière pensée ridicule je reportais mon regard sur Addison. Elle parlait de voir ce que je valais les gants aux poings. Mmm vile tentatrice.
J'avais envie de les remettre, envie de voir si j'étais toujours bon. Est ce que j'en étais capable ?

« Boxer en entraînement reste possible. Je n'ai plus le niveau pour des combats, même en amateur j'pense. Mais tu as raison, je vais peut être m'y remettre.»

Pourtant j'aurais pu devenir pro en argentine. J'avais fait le choix de la raison plutôt que celui du cœur. En même temps je n'aurais sans doute jamais gagné autant de fric si j'avais épousé une carrière de boxeur.

« D'autant que j'ai vu que corriger des mecs ne te fais pas peur. »

Ceci dit avec un clin d'oeil et mon plus beau sourire charmeur. Douce Addison, si seulement je parvenais à te décrocher un sourire je suis sure que ce visage s'illuminerait.
Douce Addison, le sourire est avec toi, tu seras capable, le sourire aimable, d'oublier le mal, ma petite Addison. Cette litanie résonnait dans ma tête et je pensais immédiatement à ma petite sœur. Elle adorait que je lui invente des histoires à la gomme dans ce genre.

Quand elle était gamine mais toujours aujourd'hui. C'était un truc qui lui restait. Elle était pourtant devenue beaucoup plus dure que quand nous étions enfants. Clairement ma chère petite sœur avait perdue son innocence. C'était triste et dommage. Chez les femmes je ne savais pas bien pourquoi mais cette perte d’innocence se remarquait beaucoup plus.

Elle passait d'un beau pays rose avec des licornes et des papillons au monde réel terne et gris. Elles se rendaient compte que le prince charmant n'existe pas, que certains mecs sont de vrais enculés... Peut être que c'était ça... Je me demandais un instant comment était le monde d'Addison avant qu'elle ne devienne adulte. Bon évidemment,  Au pays, d'Addison, comme dans tous les pays. On s'amuse on pleure on rit. Il y a des méchants et des gentils. Mais quoi d'autre ? C'était rare une fille sur un ring, je me demandais ce qui l'y avait conduite.

« Je suis Argentin c'est pour ça. »

Un sourire pour m'excuser d'avoir mit autant de temps à lui répondre. Et j'enchainais.

« Tu boxes depuis longtemps ? »
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Addison Atkins


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MessageSujet: Re: Sans prendre de gants   Lun 2 Déc - 11:01

Raisons professionnelles ? J'ai un peu du mal à voir pourquoi. Peut-être qu'il était trop accaparé par son boulot pour avoir le temps de s’entraîner correctement. Je suis toujours contente d'avoir un adversaire potentiel en plus, sauf que rien ne dit qu'il aura envie de remonter sur le ring. Chacun son truc de toute façon comme on dit. Je ne vais pas lui pousser au cul juste pour voir de quoi il est capable quand il enfile des gants de boxe.

- Ici on est plutôt boxe américaine, on se sert aussi de nos jambes pour porter les coups. J'imagine que c'est assez différent de ce que tu as connu.

Tout comme je serais perturbée sans doute si on m'interdisait de me servir de mes pieds pour frapper maintenant. Dans le monde au milieu duquel j'évolue, c'est encore plus fondamental d'apprendre à se défendre. Je ne suis pas pour autant une fana de la violence, seulement entre victime ou battante j'ai vite fait mon choix. C'est bien gentil de ne pas vouloir faire mal ou juste rendre les coups, sauf que les gars qu'on a en face de nous eux ils n'hésitent jamais. Il faut se mettre dans la tête que c'est eux ou nous. Partant de ce principe, je suis prête à me battre pour sauver ma peau et protéger ceux qui comptent pour moi. C'est ce qui m'a poussé à venir ici au départ, finalement j'y ai trouvé beaucoup plus que ça. Tony m'a aussi enseigné la discipline, la maîtrise, des choses fondamentales quand on est au cœur de l'action. C'est sûr qu'entre un combat sur le ring et dans la vraie vie il existe bien des différences. Les règles ne tiennent plus quand tu joues ta peau pour de vrai.

- On a de tous les niveaux ici tu sais, et le principe de base c'est qu'on n'est pas là pour se démolir. Tu apprends autant à te défendre qu'à te battre, à tenir ta garde qu'à voir les failles dans celle en face. Enfin je ne t'enseigne rien là, tu dois déjà savoir ça. Quand on veut passer ses nerfs on s'en prend plutôt au sac de frappes. Après c'est à toi de voir si t'en as envie. On vient ici pour faire ce qu'on aime, se défouler, apprendre. Y a que toi qui peux dire ce qui est ton truc. On n'est obligés de rien dans cette salle encore heureux ! A part respecter les locaux, équipements et les autres bien sûr, enfin ça c'est le b.a.-ba de la vie en général.

Mes lèvres se pincent en un léger rictus quand il évoque le fait que je n'ai pas peur d'affronter un type. La taille et la corpulence des adversaires ne font pas tout même si ce n'est pas pour rien qu'on affronte en compétition des personnes de sa catégorie. Déjà les femmes inscrites ici ne sont pas si nombreuses alors si je dois attendre que l'une d'entre elles soit présente pour m'affronter, je ne m’entraînerais pas souvent ! Ensuite comme je l'ai dit je viens ici pour être parée à affronter les merdes que je peux rencontrer dans ma vie et les agents de Genetic ne sont pas que des filles fluettes, pareil pour l'Agence. Donc oui j'aime bien me trouver face à de gros costauds ici, surtout quand je peux leur faire ravaler leur air suffisant.

- Me battre ne me fait pas peur non, la vie est une lutte de toute façon. On se bat tous chaque jour pour son boulot, pour ceux qu'on aime, contre soi-même parfois d'ailleurs. Tu ne crois pas ?

Le nouveau venu vient donc d'Argentine. A part Cancùn je ne connais pas vraiment l'Amérique du sud, sauf ce qu'on en voit à la télé ou dans les magazines. Une nouvelle question me brûle les lèvres du coup, il faudra que je pense à rajouter la curiosité sur la liste déjà longue de mes défauts. A moins que ce ne soit une qualité, je me suis toujours demandée... Il est plus rapide que moi pour poser la sienne, je commence donc par lui répondre.

- Un an environ, sauf que je n'ai pas autant de temps libre que je le voudrais pour m’entraîner. Et toi as fait de la boxe combien de temps ? Tu vis aux États-Unis depuis longtemps ? Tu veux voir ou savoir quelque chose en particulier sur cette salle?
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Lukas J. Olivera


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MessageSujet: Re: Sans prendre de gants   Mar 3 Déc - 8:28

Addison était accueillante et je devais avouer que c'était agréable. Une jeune femme pour vous présenter un club de sport c'était mieux qu'un haltérophile sur le retour. D'autant plus quand la dite jeune femme était jolie et savait boxer. Un cocktail gagnant. Elle avait l'air fière d'être en mesure de combattre des mecs, en même temps la possibilité de frapper avec les jambes devait aider. Je ne savais pas, je ne connaissais pas cette discipline, mais j'étais motivé pour apprendre.

Ça me ferait du bien je n'en doutais pas. Et en affrontant des débutants comme moi j'aurais sans doute l'avantage de l'anglaise.
La jeune femme m'était sympathique et je lui souriais gentiment tout en l'écoutant. Par contre la suite de sa diatribe me fit une drôle d'impression. Elle parlait de la vie comme d'une épreuve... C'était l'inconnu pour moi. J'avais été élevé dans un cocon familial aimant et solide. Nous n'étions pas financièrement aisés mais nous ne manquions de rien d'important. C'était quelque chose de naturel pour moi pendant l'enfance et plus tard j'avais compris a quel point c'était un privilège.

Cette jeune femme avait l'âge de Sofia, grosso modo, et manifestement elle n'avait pas eu la même vie. J'avais envie de la réconforter, mais après tout elle ne semblait pas en avoir besoin. C'était bizarre, j'étais mal à l'aise et je préférais laisser là ce sujet sans répondre. Je relançais la conversation en lui demandant depuis quand elle venait ici. Un an ? Je fus surpris, elle avait l'air d'avoir vite progressé.

« J'en ai fait durant 5ans. Mais c'est très différent techniquement du full contact. »

La conversation se poursuivit et ma sensation de malaise s'estompa. Je n'avais pas envie de rencontrer une autre Snow, pas envie de me remettre dans les emmerdes à ce point là. Peut être que c'était ce qui me rendait frileux ? Je n'en savais rien, d'autant qu'a la base ça n'était pas dans mon caractère. J'aimais rencontrer des gens, de tous les horizons... Je ne voulais pas que cette femme ai assez d'influence sur moi pour m'en empêcher.

Par contre cette nana je voulais la retrouver, savoir qui elle était, pour qui elle bossait. Cette énigme devait être résolue pour que je recommence à dormir la nuit. Il fallait aussi que je songe à déménager... On ne savait jamais... Je reportais mon attention sur Addison et sourit avant de répondre.

« Je ne suis là que depuis quelques semaines. C'est tout récent. J'en suis encore au stade de la découverte de la ville. Pour la salle c'est gentil mais je pense que j'aurais l'occasion d'expérimenter, au fur et à mesure. Par contre on pourrait aller boire un verre ? Pour faire plus ample connaissance ?   »

Proposition en tout bien tout honneur. Parce qu'elle était sympathique, que j'avais envie de faire sa connaissance, que j'avais besoin d'exorciser... Toute nouvelle rencontre avec une jolie fille ne se terminerait pas dans une ruelle avec une lame posée sur mes testicules...
De toute manière c'était différent, il faisait jour, et elle avait un regard franc. Moins séducteur mais moins maboule surtout.
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Addison Atkins


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MessageSujet: Re: Sans prendre de gants   Sam 7 Déc - 10:27

Cinq ans... Il doit avoir son petit niveau même si sa partie est différente de la mienne. Je suis de plus en plus curieuse de le voir à l’œuvre. S'il s'y remet ici sans doute que j'en aurais l'occasion. Enfin visiblement cela n'a pas l'air au programme de la journée. Tant pis... Je l'écoute à la place me parler de son arrivée ici et me propose de continuer à jouer les guides touristiques pour salle de sport, un métier d'avenir ! Ou pas... Et là il me propose de boire un verre. Dingiding ! Une alerte résonne dans ma petite cervelle. Quand un homme prononce ce genre de phrase en général ça finit mal ! Mais bon, je ne vais pas mentir : Lukas est bien charmant et surtout il me semble intéressant. Je vais juste mettre les choses au clair histoire d'éviter toute dérive éventuelle.

- Je ne dis pas cela parce que je me pense irrésistible, surtout dans mon survêt après avoir transpirée sur un ring, à moins que l'odeur de sueur mette tes phéromones en ébullition... Je suis juste du genre directe, je ne cherche pas à me caser ou une aventure. Donc si tu veux prendre un verre pour qu'on sympathise ce sera avec plaisir, si tu espères me séduire je pense qu'une autre sera plus réceptive. Et honnêtement, c'est un service que je te rends ! Il faut arriver à me supporter dans la vie de tous les jours.  

Et j'ai dit ça sur un ton tout à fait posé, pas du tout agressif juste comme on énonce un fait, comme on constate qu'il pleut ou qu'il fait grand vent. Voilà Addison, donc moi (non non je ne suis pas encore atteinte d'une crise d'égocentrisme aiguë), la fille au franc-parler, cash, qui ne fait pas semblant. On aime ou n'aime pas, je m'en fiche je ne m'encombre pas d'apparences pour enrober celle que je suis et être aimée, je ne vais pas changer pour faire plaisir aux inconnus. Si on doit m'apprécier c'est pour moi et pas pour ce qu'on voudrait que je sois. Il paraît d'ailleurs que les femmes au fort caractère cela effraie certains hommes. On va vite savoir de quelle trempe est fait ce séduisant latino.

- Tu dois te dire que je te prête de mauvaises intentions peut-être, je ne me suis rien imaginée du tout. Je ne lis pas dans les pensées pour savoir ce que tu as en tête. Je suis juste quelqu'un d'honnête qui préfère éviter tout malentendu.  

Je me dis qu'il ne connaît sans doute pas grand monde ici, après tout il est loin de chez lui. Tout le monde ne se complaît pas dans la solitude. J'ai appris à me débrouiller seule, pourtant j'aime être entourée. Il est possible qu'il cherche juste à tisser des liens amicaux. Je ne suis pas une mauvaise personne non plus, juste un peu dure parfois parce que la vie aussi est dure avec moi.

- Tu as réussi à te décrocher un job ici ? T'es dans quoi au fait ? Si tu veux qu'on aille prendre ce verre, sache que cela me ferait plaisir de te découvrir mieux. Même si je suis du genre hargneuse je sais écouter et je ne pense pas être de mauvaise compagnie. Alors on le prend ce verre ou tu vas me montrer ici quel sportif tu es ?

Suivant ce qu'il décide, je lui expliquerai mieux le système de cette salle pour qu'il puisse s’entraîner à moins que mes paroles l'aient effrayé pour de bon. S'il veut encore faire connaissance, j'irais me prendre une douche rapide et me changer après avoir récupéré mes affaires et je l'amènerais dans un pub irlandais pas très loin où j'aime bien me rendre parfois avec les rares personnes qui ont réussi à m'apprivoiser, dont ce cher vieux Tony.
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Lukas J. Olivera


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MessageSujet: Re: Sans prendre de gants   Lun 20 Jan - 12:57

J'avais proposé ça, comme ça, sans bien réfléchir, et apparemment c'était inadapté. Elle sembla se figer et ce qu'elle dit ensuite me laissa clairement sans voix. Je n'avais rien contre les gens francs, bien au contraire. Mais ça ? C'était au delà de la franchise, un truc genre brute de fonderie. J'étais décontenancé et ça lui laissa automatiquement le temps de développer.

Je finis par écarquiller les yeux quand elle m'expliqua pouvoir se montrer douce et attentive ainsi qu'a l'écoute. Elle était intéressante auparavant parce qu'elle était jolie, et manifestement à l'aise dans ce lieu. Maintenant elle devenait fascinante. J'avais envie de découvrir cette personnalité de façon plus précise. Je ne doutais pas qu'elle puisse être mordante, mais j'étais aussi quasiment convaincu qu'elle pouvait être drôle. Je posais une main sur mon cœur et lui fis un clin d'oeil avant de poursuivre.

« Je suis impressionné, il est rare de rencontrer quelqu'un d'aussi franc. Ceci étant posé clairement, tu peux être pleinement rassuré, je ne cherche pas à te sauter dessus ou à te faire des propositions de rapprochement intempestif. »

Là ou son ton était resté froid et précis le mien était franchement amusé.

« Pas que tu ne me plaises pas, entendons nous bien, tu es très jolie. Quoique ça se vérifierait sans doute plus facilement après une douche. »

Je lui faisais un grand sourire pour bien montrer que c'était purement de la vanne. J'adorais plaisanter, c'était ma façon à moi de faire connaissance. Restait à espérer que la belle aux propos tranchants, avait le sens de l'humour. Sinon elle risquait de me mettre K.O d'un bel uppercut.

« Je ne cherchais pas à te draguer. Je suis en ville depuis peu, je ne connais pas grand monde, c'était juste une façon de te proposer de faire plus ample connaissance. Après je peux comprendre que tu n'en ai pas envie. On peut discuter ici, ou bien une autre fois. De toute manière je reviendrais, c'est certain. Tu as réussi l'exploit de me donner envie de remettre mes gants. »

C'était vrai, la voir sur le ring m'avait donné envie. J'avais évité les salles pendant les années de mannequinat. Ce temps étant terminé j'allais pouvoir m'y remettre.
Je pouvais comprendre qu'elle n'ai pas envie de se promener en ville avec un parfait inconnu. Se montrer méfiant, semblait être une bonne idée dans cette ville. Il suffisait de voir ou ma dernière rencontre fortuite m'avait mené...

Snow... J'y repensais en tremblant de peur, mais aussi d'autre chose. Cette espèce de folle était belle,  la beauté du diable, sexy à souhait et plus dangereuse encore que la mort. Je ne comprenais toujours pas ou j'avais mis les pieds, ni ce qu'elle me voulait... Ma crainte était finalement de l'apprendre bientôt à mes dépends. Je fixais de nouveau mon attention sur la jolie boxeuse, était elle du même acabit ?

Non, il ne fallait pas devenir parano, toutes les jolies femmes de L.A n'étaient pas toxiques... Le probabilité de tomber sur une autre sociopathe armée était faible. Non ? En tout cas je l'espérais...
Je n'avais pas du tout envie de revivre ce genre de moment. J'affichais mon plus beau sourire, attendant le verdict. Je ne cherchais pas à la séduire, et j'avais promis de ne pas essayer, en tout cas pas pendant ce verre, si elle acceptait de venir ceci dit. Pas gagné tout ça... Je finis par percuter qu'elle m'avait posé une question peu de temps auparavant et me décidais enfin à y répondre.

« Je voudrais devenir comédien. Mais c'est peut être pas le meilleur moyen de me faire bien voir. Tu vas me prendre pour un beau parleur qui passe son temps à raconter des conneries. J'en raconte ceci dit, mais je mens rarement. »

Génial Lukas, tu donnes envie mon grand... Je ne pus empêcher cette pensée de me faire sourire de nouveau. J'étais un vrai boulet sur ce coup, mais avec un peu de chance elle dirait oui, juste pour abréger mes souffrances, de neuneu en quête d'amis.
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Addison Atkins


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MessageSujet: Re: Sans prendre de gants   Dim 26 Jan - 9:30

Pour le coup de la franchise, ce n'est pas la première fois qu'on me le fait remarquer. J'ai la fâcheuse manie de dire un peu trop facilement ce qui me passe par la tête. Au moins avec moi les choses sont claires, pas de mauvaises surprises on sait toujours à quoi s'attendre. Si je dis bleu, ce ne sera pas rouge la minute suivante. Je ne suis pas fâchée qu'il dise ne pas vouloir me sauter dessus. Au moins il ne perdra pas son temps et moi je ne serais pas obligée de montrer ma facette Dark Addison. Je réalise que je ne suis sans doute pas comme les autres, je viens de décourager d'entrée de jeu un beau mec, avec qui j'ai une passion commune alors que peut-être dans quelques temps j'aurais très envie d'un flirt avec lui... Je n'ai juste pas trop l'esprit à cela pour le moment avec toutes les choses que j'ai en tête. Puis j'ai besoin de savoir à qui j'ai affaire. Les gens m'ont si souvent déçus... Sans compter que comme je l'ai mentionné, je lui rends un fier service étant donné combien je peux me montrer casse-couilles dans la vie de tous les jours.

- Promis je vais m'arranger pour ne pas sentir trop bon ! Là c'est moi qui le taquine, je ne suis pas une femme des cavernes non plus. Et ne t'en fais pas, je ne me suis pas forcément méprise sur tes intentions. Je suis juste trop méfiante de nature, on en voit de toutes sortes dans les grandes villes surtout quand on travaille comme moi aux Urgences.

Je rassemble mes affaires pour me diriger vers les vestiaires en prêtant une oreille attentive à ce qu'il me raconte. Mon regard va de Luka au reste de la salle, s'attarde sur un boxeur, sur Tony. J'avais bien envie de donner encore quelques coups pour me défouler. Me sociabiliser un peu ne me fera pas de mal et vraiment le latino m'est sympathique.

- Non, pas réellement. S'il y a bien une chose que j'ai apprise, c'est me méfier des apparences et des clichés. Après j'avoue que certains se vérifient, seulement j'ai pour habitude de me faire ma propre idée et de ne pas mettre les gens dans des cases. En plus mon instinct n'est pas trop mauvais. Je t'abandonne quelques minutes, Tony a l'air dispo' si tu veux lui parler pendant que je file à la douche.

Même si je me dépêche de m'exécuter, je prends quand même le temps de me laver, de me sécher, sauf les cheveux ce serait trop long. Une fois en tenue de ville comme on dit, je ressors des vestiaires avec mon sac sur l'épaule. Je salue le proprio des lieux avant de repartir avec le nouveau venu.

- Un pub ça ira ou tu préfères une autre ambiance ?

Une fois entrés dans le débit de boisson de son choix, on s'installe à une table. La serveuse vient prendre notre commande, j'opte pour une bière, une California common dont j'apprécie le goût fruité, la petite touche de caramel.

- Alors, que penses-tu de L.A. ? On y trouve pas beaucoup d'anges à vrai dire... Tu te plais ici ? Tu as déjà des pistes pour des castings ou ce genre de choses ? Tu vis où au fait ? Pas facile de se trouver un toit si on n'a pas de boulot.

Je joue avec mon dessous de verre en attendant qu'on nous serve. Mon regard clair est posé sur le charmant jeune homme qui me fait face. Je ne souris pas, ce n'est plus une surprise sauf peut-être pour lui. C'est comme ça, moi même je ne sais pas pourquoi il m'est si difficile de sourire. Peut-être parce que j'étais beaucoup seule enfant et que je n'avais pas grandes occasions de le faire ou alors ce n'est tout bonnement pas dans mon tempérament, je n'en sais rien. Sortant de mes pensées, je réagis seulement à un truc que Luka a dit plus tôt.

- Tu sais, tu ne devrais pas trop te soucier de ce que les autres vont penser de toi. Je veux dire par là que ceux qui en vaudront la peine chercheront à te découvrir, à savoir qui tu es plutôt qu'à te juger sans préambule. Encore que j'imagine que dans ton métier le paraître et l'opinion des gens sont importants.
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Lukas J. Olivera


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MessageSujet: Re: Sans prendre de gants   Mar 28 Jan - 9:34

Sa remarque sur le fait de ne pas sentir trop bon m'arracha un éclat de rire. Elle était franche et avait de l'humour, ce qui s'ajoutait à la liste de ses qualités. Quoique la franchise à l'état pur pouvait vite devenir un défaut en ce monde. Clairement ça avait tendance à porter préjudice, après elle était bien assez grande pour se débrouiller.

Je l'assurais de ma sincérité et de mes qualités de gentleman avant qu'elle n'aille prendre sa douche. Je me sentais un peu ridicule avec mon discours sur les comédiens mais c'était trop tard, c'était dit. Les a priori n'étaient pas mon truc et pourtant... J'avais toujours la crainte d'être mal jugé, considéré comme un être sans substance, juste parce que j'avais été mannequin et que j'étais plutôt bien fait de ma personne. C'était assez idiot, enfin, entendons nous bien, je ne me plaignais pas d'être bien foutu, ce serait encore plus con. C'était juste assez fatiguant de devoir sans cesse prouver que j'avais aussi un cerveau...

Pendant son absence j'en profitais pour me présenter rapidement au maître des lieux. Je l'assurais d'une visite prochaine et le saluais. J'attendais Addison dans un coin de la salle et lui fis un grand sourire en la voyant revenir. Elle était vraiment jolie, même si aucun sourire n'éclairait ses traits. Elle me proposa un pub, ce qui m'allait très bien. La discussion se poursuivit sur le chemin, sur des sujets bateaux, L.A, le boulot. Une fois installé je commandais une bière pression.

« J'ai passé plusieurs auditions, mais pour le moment rien de probant. Je vis sur mes économies et elles fondent comme la neige sur Venice beach. »

Je haussais les épaules avec fatalisme. C'était une réalité de toute manière, ça ne servait à rien de le nier. J'allais sans doute être obligé d'accepter un contrat de mannequinat. Représenter une marque ici me rapporterais de l'argent et en prime la notoriété qui me manquait. Pourtant, ça me faisais royalement chié. Je voulais réussir parce que j'étais un bon comédien, pas parce que mes abdos s'étalaient en 4 par 4 sur les murs de la ville.

« Pour L.A, tu as raison, la ville n'est vraiment pas peuplée d'anges. Ou alors des anges déchus. »

Je pensais à Snow en disant ça. J'avais été bouleversé par cette rencontre. Voir que tout pouvait basculer si vite m'avait choqué. D'autant plus que je trouvais ça injuste. J'avais aidé cette femme, j'avais été droit et respectueux et le résultat avait été monstrueux.

Je la chassais de mes pensées, ça n'était pas le moment d'y songer. Il ne fallait plus y songer du tout d'ailleurs. Je voulais l'oublier, et le plus vite serait le mieux. Par contre elle m'avait enlevé une bonne dose de candeur, je ne ferais plus confiance à n'importe qui. Peut être que c'était positif ?
Le serveur nous déposa nos commandes avant qu'elle ne fasse une remarque qui me sécha complètement. Elle venait de taper dans le mille. Etais-je si transparent ?

« Tu as sans doute raison. Ceci dit c'est un truc compliqué pour moi. J'ai été mannequin pendant plusieurs années. Un model assez connu dans le milieu en amérique latine et en europe. C'est quelque chose dont j'évite de parler, parce que par principe, quand c'est ton métier on te prend pour un abruti. J'évolue depuis des années dans un milieu ou le paraître c'est tout ce qui compte, et c'est tellement loin de mes valeurs, que je gère pas très bien. »

Je ne savais pas bien ce qui m'avait pris. J'attendais déjà le changement de regard. L'observation silencieuse pour voir si j'avais bien une gueule à être mannequin ou si c'était de la foutaise.

« La boxe j'ai du arrêter, pour ne pas abîmer mon visage, c'est con comme raison hein ? »

Un petit sourire, j'essayais de m'en sortir comme je pouvais. Je n'aimais pas parler de ça, encore moins à quelqu'un que je ne connaissais pas. Pourquoi en avais je ressenti le besoin ? Je n'en savais trop rien... Peut être sa façon de viser juste ? En tout cas je n'avais pas si bien que ça retenu la leçon de la méfiance...
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MessageSujet: Re: Sans prendre de gants   Sam 1 Fév - 9:21

Je l'écoute me parler à demi-mots de ses galères. J'ai beau avoir un foutu caractère je suis aussi du genre à tendre la main quand je le peux. Malheureusement je ne connais pas grand monde dans son milieu. Le seul artiste que je côtoie un peu, il verse plutôt dans la musique. Le manque d'argent je ne connais pas trop. J'ai grandi dans un milieu favorisé. Je ne crache pas sur l'argent de mes parents même si leur façon de vivre me débecte. Pour autant je ne pleure pas auprès d'eux à la moindre difficulté. Dès que j'aurais enfin terminé mes années de résidence, je pourrais vivre seulement par moi-même. J'aspire à cela depuis si longtemps ! Je déteste qu'on me qualifie de fille à papa.

- Je te souhaite que cela finisse par payer. Tu pourrais peut-être te trouver un petit boulot à côté genre mi-temps pour avoir un peu de rentrées d'argent. Si ça te dit, je pourrais sans doute t'aider. Avec ma grande bouche, je connais pas mal de monde. Bon ce ne sera pas le genre gratifiant et super bien payé, mais ça dépanne...

Pour les anges de la ville, heureusement on a aussi des gens bien. Question pourriture, on trouve ici plus que notre lot. Y en a d'ailleurs quelques uns à qui j'irais bien moi-même casser la figure pour leur expliquer ma façon de penser. Le pire c'est que j'évolue dans la violence, je soigne ses maux au quotidien dans mon job. Pourtant je pense que certains le méritent, pas ceux qui viennent me voir évidemment encore que... Ceux qui ont tué Tom. Vaut mieux pas qu'ils croisent ma route un jour. Sans doute que je n'en reviendrais pas si ça arrive, mais je les amocherais aussi. Je pose mes coudes sur la table et mon menton sur mes mains jointes en le regardant.

- J'avoue, tu as une sacrée belle gueule. Ça doit te faire bizarre d'avoir quitté cette célébrité pour redevenir un anonyme ici et tout avoir à prouver à nouveau. Pourquoi tu as tout plaqué là-bas ? Tu attendais plus de la vie ? T'as pu voyager en Europe un peu ?

La serveuse revient avec nos consommations et je trempe mes lèvres dans ma bière avant de reprendre ma position initiale. Mon attention est toujours centrée vers Luka. J'ai la tête dure, je suis du genre à dire tout ce qui me passe par la tête, pour autant je ne juge pas les gens trop vite. Peut-être que j'ai mes valeurs aussi bien qu'elle me soit très personnelles.

- Tant que tu ne changes pas pour eux... Ce serait moche de te perdre en route. Laisse-les penser ce qu'ils veulent, si toi tu sais qui tu es vraiment... Tu ne pourras pas empêcher les gens de croire ce qu'ils ont envie de croire. Cela ne veut pas dire pour autant qu'ils ont raison à ton sujet.

Mon regard court sur ce qui nous entoure, les quelques clients, le mobilier familier, le bar. Je fais un petit signe de tête au patron planté derrière avant de fixer de nouveau le latino de mes prunelles claires.

- Pas plus con qu'une autre, si ton boulot, ta carrière te semblent plus importants que ça... On renonce tous à certaines choses pour en accomplir d'autres. Regarde, moi j'ai bien laissé tomber l'idée d'être une fille populaire pour mieux être une emmerdeuse au franc-parler qui castagne ceux qui pensent que les filles sont moins fortes que les mecs !

J'esquisse un très léger rictus, ce qui s'apparente le plus à un sourire chez moi . J'essaie de mettre un peu d'humour, je ne peux pas m'en empêcher. Dramatiser une situation cela ne me ressemble pas. Il faut positiver dans la vie, ne pas perdre de vue l'essentiel sinon autant creuser un trou, foutre sa tronche dedans à la manière d'une autruche.

- Qu'est-ce qui t'a donné envie de faire du cinéma ? Si ça te tient à cœur, franchement ce serait con de ne pas te donner les moyens de réussir. Après y a bien des stars avec une tronche amochée qui ont fait carrière.
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Lukas J. Olivera


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MessageSujet: Re: Sans prendre de gants   Mar 25 Mar - 10:17

Je parlais avec cette jeune femme avec une facilité déconcertante, j'avais même fini par parler de mon ancienne carrière. Les galères du quotidien, c'était du détail et pourtant ça faisait beaucoup. Amusant cependant comme on pouvait relativiser en fonction de l'interlocuteur qu'on avait en face. Devant son meilleur pote on pouvait se plaindre de tout et de rien, mais devant son patron déjà on allait beaucoup mieux, devant sa mère encore mieux sinon elle était bien foutue de débarquée.

Je faisais maintenant l'expérience de me livrer à une parfaite inconnue. Je n'avais pas envie de passer pour un pleurnichard mais ça faisait quand même du bien. Elle me proposa de m'aider à trouver un petit boulot si besoin.

« C'est gentil mais ça ira. J'ai un peu de fric de coté et moyen de revenir à ma précédente carrière si ça se met à sentir le roussi. »

Quand je parlais de ma carrière de mannequin sa réaction m'arracha un éclat de rire. Elle était d'une spontanéité déconcertante.

« Heureusement que tu n'as pas pensé que je n'avais pas la tronche de l'emploi, ça aurait été moins cool à entendre. C'est très gentil en tout cas. »

Au final c'était une plaisanterie parce qu'après tout je m'en fichais assez qu'elle me trouva laid. Quoique... Je n'en avais pas vraiment l'habitude et l'aurait sans doute assez mal vécu au fond. J'avais beau me la jouer détaché de tout ça de cette carrière je n'en restais pas moins un pur produit du monde de la mode.

« J'étais comédien quand j'étais môme, et c'était un tel bonheur, j'ai voulu essayer de retrouver ça. L'anonymat c'est plutôt chouette au final, ça évite la barrière qui se crée entre toi et les autres. Je n'ai jamais aimé être plus considéré qu'un autre. J'ai rien fait de spécial, genre j'ai pas sauvé un gamin de la noyade ou autre acte héroïque. Tout ce qu'on me demande c'est d'avoir une belle gueule sur les photos. »

Totalement sincère, j'aimais cet anonymat retrouvé. Je n'aurais jamais fait sa connaissance aussi simplement chez moi. Parce que j'étais une petite vedette. Mes pensées étaient assez sombres et j'étais assez négatives, je craignais d'avoir été perverti par ce culte de l'apparence. Pourtant le fil de cette discussion m'aidait à me sentir mieux, parler était un bon exutoire, c'était réputé.

« L'Europe c'est sans doute ce qui me manque le plus, il y a des endroits tellement jolis, tout y est plus à taille humaine qu'ici. C'est très différent et en même temps proche par bien des cotés. Je n'ai pas eu assez de temps pour flâner à mon goût et j'espère bien y retourner. Si ma carrière décolle ça sera un des objectifs à moyen terme. »

Elle me posa une très bonne question et je réfléchis un instant. Pourquoi avais je choisis de partir sur une carrière au cinéma ?

« Bonne question. Gamin comme j'te disais, j'ai fais du théâtre, en amateur bien sur. Sans doute que le cinéma et hollywood ça flatte mon ego au fond. Enfin pas vraiment pour le moment, mais un jour peut être. »

J'haussais les épaules avec un fatalisme teinté d'amusement.

« Et toi, à part jouer les sauvageonnes impopulaires à grande gueule, tu fais quoi dans la vie ? »

C'était dit avec gentillesse, je ne voulais pas la blesser, je ne faisais que rebondir sur ses propos précédents.
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Addison Atkins


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MessageSujet: Re: Sans prendre de gants   Mar 8 Avr - 7:54

Je ne relève pas qu'il refuse mon offre, pas plus que je ne m'en offusque. Si y a bien une chose que j'ai appris sur les hommes c'est qu'ils sont fiers. Ils préfèrent se débrouiller seuls, surtout quand c'est une femme qui propose d'aider. Ils doivent avoir peur que cela nuise à leur virilité à nos yeux ou une connerie de ce genre-là. Je hausse donc les épaules, à ton aise monsieur belle gueule. Ensuite je l'écoute me parler de son enfance qui a inspiré ses rêves d'adulte. Je sirote ma bière, fait tourner le verre entre mes doigts au fil des mots.

- La célébrité aujourd'hui importe à beaucoup de gens. Ils veulent être connus même si c'est en faisant de la merde. Je ne parle pas pour toi évidemment ! Je pense plutôt à la téléréalité ou à ses starlettes qui se vendent au plus offrant juste pour que l'on parle un peu d'elles. Et à toutes ces gamines perdues qui s'imaginent entrer dans le grand monde si elles les imitent. Toi au moins tu as l'air d'avoir la tête sur les épaules, j'espère que tu la garderas.

La conversation s'égare un moment sur l'Europe. Je me souviens de mes vacances passées là-bas à parcourir les grandes capitales avec une copine. J'ai bien aimé mon séjour de l'autre côté de l'océan, même si les habitants ont parfois une drôle de façon de se comporter.

- J'ai voyagé un peu aussi, c'est vrai que c'est beau. Je ne suis pas trop une baroudeuse pourtant. Ma vie est ici, je m'y sens chez moi. Je n'ai pas une folle envie de courir le monde, la plage me suffit.

J'imagine que cela en surprendrait plus d'un de m'entendre tenir ce genre de discours. Y a tant de gens qui rêvent de courir le monde. Je crois que je n'ai pas cette curiosité là. Lukas m'interroge à son tour sur ma vocation.

- Je finis mes études de chirurgie générale. C'est un peu moins glamour je suppose de dire que je passe mes journées les mains dans le sang et les viscères.

Me suivre en salle d'opération ferait tourner de l’œil à plus d'un. Même au début de mes études je ne me suis jamais sentie mal quand je disséquais des cadavres pour apprendre. Il paraît que je manque de sensibilité, je dirais plutôt que la mienne est différente. Je ne me limite pas à ce qui arrête les gens. Comme il s'attend sans doute à ce que je lui raconte pourquoi j'ai suivi cette voie, je le devance.

- Bon, si je voulais te vendre un peu de rêves je te dirais que mon papa était un grand docteur et que j'ai voulu l'imiter. Ce n'est pas le cas, il est dans les affaires et je ne pourrais pas être plus différente de mes géniteurs même si j'essayais. Je ne saurais pas exprimer précisément  quand j'ai décidé de devenir chirurgienne. C'est peut-être bien parce que je ne comprends pas toujours comment fonctionne la tête que j'essaie de réparer le corps, j'en sais foutrement rien en fait. Je voulais juste faire quelque chose qui compte à mes yeux.  

Mon regard se fixe sur mon verre jusqu'à ce que je me mette à douter qu'il interprète mes paroles comme il faut. Je relève le nez vers lui.

- Ce n'est pas du tout que je veuille sauver le monde ou avoir l'impression d'être importante. Je ne le fais pas pour qu'on me regarde avec des yeux larmoyants en me remerciant. C'est juste la carrière qui m'intéressait, avoir une utilité et pas seulement faire du fric pour l'étaler devant les autres...  
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Sans prendre de gants

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