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 Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur. [Terminé]

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Shante T. Cassidy

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MessageSujet: Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur. [Terminé]   Sam 2 Nov - 23:18


_Vendredi 18 mars 2011
Cette sortie avec Neema avait vraiment changé beaucoup de choses dans ma vie ou tout du moins avait permis à des changements de se faire, maintenant il fallait à ces changements mon consentement pour opérer. J'étais au courant des agissements de Genetic à propos des mutants, mais après le délire qui s'était passé dans la petite forêt dans les hauts de Los Angeles le mois dernier, j'avais un autre aspect de l'entreprise devant mes yeux... Je n'imaginais pas à quel point le monde mutant était dangereux et violent, alors bien sûr j'avais toujours en tête mes idéaux, bien sûr j'étais toujours persuadé qu'il fallait recenser faire recenser des mutants dangereux pour éviter les problèmes comme Jefferson...

J'avais décidé donc décider, avec Neema, de sauver la peau de Holster père, étant assez proche de sa fille, je trouvais ça légitime...  Mais il y a maintenant deux jours de ça, un des agents de Genetic est venu frappé à ma porte sur les coups de 7h du matin... Alors déjà, le truc à pas faire... SEPT HEURES, non mais ces gens n'ont donc pas de vie ? L'autre mec se croyait dans Men in Black t'sais, genre j'ouvre la tête dans le cul, le mec me zieute de haut en bas et me tend un dossier genre Top secret, confidentiel que y'a que moi qui doit le voir tu vois... L'agent K me souhaite une bonne journée et je referme la porte... J'ai même pas prit la peine d'ouvrir l'enveloppe, j'ai posé sa sur la table et j'ai été me recoucher. Puis le matin, vers les 11 heures, j'ai regardé son contenu, c'était une lettre de Holster, nouveau grand patron qui m'offrait un travail à Genetic. Woah, la claque.

Ça fait deux jours que j'ai cette lettre dans mes affaires, deux jours que j'y pense du matin au soir et que je ne trouve pas de solution. Je n'avais pas forcément envie de travailler pour eux, mais les avantages cités... Ouch. Et puis c'est aussi pour ça que j'avais accepté les tests chez Genetic, pour faire partie du projet, là c'était une opportunité en or... Mais je repensais également à l'engueulade avec MJ à ce sujet, la petite avait peut être raison à leurs propos...

Alors voilà, aujourd'hui je me décidais enfin à faire quelque chose, je réservais mon billet d'avion et appelais ma mère en faisant mes valises.

Yo m'man, ça te dérange pas si je viens squatter à la maison un bout de temps ?

Bien évidemment, c'était ma mère et j'étais la seule chose qui lui restait, mon père étant mort... Alors elle accepta et, au ton de sa voix, je sus qu'elle était joyeuse comme jamais. Je lui expliquais ensuite ma situation et la raison de ma venue puisqu'elle me les demandait. J'ouvris la valise et commençai à y mettre mes vêtements.

Non j'vais bien t'inquiète, c'est cool à LA, mais j'ai besoin de faire une pause. La vie est bonne ici mais j'ai besoin de prendre une bouffée d'air à Pittz, être tranquille et réfléchir à mon avenir...

J'entendis la porte s'ouvrir ou se fermer, je ne savais pas trop et finissais ma discussion avec ma mère.

Mais t'inquiète maman, je t'expliquerais tout en détail à la maison, on se voit dans deux jours, bisous.

Je coupais le téléphone, le glissai dans ma poche et fermai la première valise...
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Mary Jane Holster


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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur. [Terminé]   Dim 3 Nov - 20:36

Ca faisait des jours que je n’arrivais plus à faire la grasse matinée. Alors, je me levais, prenais une douche, m’habillais et soit je squattais l’ordi de Shante, soit j’allais faire un tour en faisant attention à ne pas être repérée. Ce matin, j’étais allée me balader au bord de la mer, en cette période, il n’y avait presque personne. Tant mieux, je n’avais pas spécialement envie de tomber sur des potes. Je pris mon petit déjeuner sur la terrasse d’une brasserie, la même où j’avais fait la connaissance de Calista, une jeune femme douce qui avait apaisé momentanément mes tourments. Après avoir flâné sans but réel le long de la côte, je décidais de rentrer.

Quand j’ouvris la porte de l’appartement de Shante, mes yeux furent attirés par une valise. Je ne cachais pas mon étonnement. Mon logeur ne m’avait pas prévenue d’un possible voyage. La surprise passée, je commençais à m’inquiéter. Si ça se trouvait, il avait décidé de me foutre à la porte sur un coup de tête. Pourtant, nous ne nous étions pas engueulés ces derniers temps ! Au contraire, j’avais plutôt tendance à me faire la plus discrète possible pour éviter de me retrouver dans la rue. Non mais ce n’était pas le genre du jeune homme à prendre une décision aussi radicale sans avoir eu une discussion avant. Je devais me faire des films là. Bon ok, mais en attendant, je n’étais pas des plus rassurées.


- Euh… Tu fais quoi là ? Tu pars en voyage ? Tu fais du tri dans tes fringues ?

Je n’abordais pas ce qui m’inquiétait le plus, à savoir possibilité d’être expulsée sans préavis. Je ne voulais pas lui mettre cette idée en tête si ce n’était pas le cas. Je n’en menais pas large quand même, mais ne voulant pas paraître inquiète, je retirais mes chaussures comme si de rien n’était. Je sautais sur le canapé pour m’asseoir en tailleur, posais mes coudes sur les genoux, attendant patiemment la réponse.

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Shante T. Cassidy

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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur. [Terminé]   Mar 5 Nov - 13:06

Comme je m'y attendais, le bruit de l'ouverture et de fermeture de la porte annonçait l'arrivée de Mary Jane, après tout, qui d'autre avait les clés de l'appartement ? Bon ok, ce n'était pas fermé à clés, mais l'idée était là, les autres frappent à la porte avant d'entrer, elle, elle n'en a pas besoin. Elle posa immédiatement ses yeux sur la valise que j'avais posé dans le salon. Elle commença son petit interrogatoire habituel et je repartais dans ma chambre pour remplir un sac de sport d'autres affaires de ma propriété, puis je répondis à MJ... Sans lui répondre.

Ouais.

Refermant la fermeture éclair du sac de sport une fois ce dernier plein, j'hésitais à raconter la vérité à la petite... Après tout, cela ne la regardait pas totalement. Mais je n'avais pas envie de lui mentir, elle était en droit de tout savoir, elle méritait de savoir pourquoi je quittais Los Angeles pour un moment. Alors, posant le sac à côté de la valise, je m'appuyais sur une chaise et la regardai, assise comme une indienne, comme la petite fille super sage qu'elle n'était pas, puis j'ouvris la bouche.

Holster, un vieux qui ressemble plus à une femme qu'à un homme... C'est ton père ?

Bien sûr que c'était son père, mais c'était une façon d'introduire la suite, qui était un peu plus troublante pour elle. C'était une façon de l'emmener en terrain inconnue avec une corde de rappel qui sécurisait la zone. Je lâchai la chaise des mains et, le temps de sa réponse, allais m’asseoir à côté d'elle. Je lui souris et commençais à lui raconter ce qu'il m'était arrivé plus tôt en février.

Tu t'rappelles de Neema ? T'sais la française super jolie là ? Bah l'autre jour, j'ai voulus aller manger avec elle un midi, et je me suis retrouvé à la suivre dans son petit délire de détective. On suivait ton père en fait, son ancien-nouveau boss.

Je rigolai rapidement en revoyant la scène dans la voiture, puis repris un semblant de sérieux pour continuer.

De fil en aiguille, j'en suis arrivé à sauver ton père d'un fou furieux, de mettre KO le fou furieux et une fille dont qui avait des comptes à me rendre...

Oui, les détails importaient peu, si il fallait que je lui explique qu'un sérum était en jeu, que le gars était armé d'un pistolet, qu'il a tiré sur son père, que j'ai utilisé mon pouvoir pour le déstabilisé pour qu'ensuite la fille qui a des comptes à me rendre le mette à terre, que le flingue à voler jusqu'à moi et que je m'en suis saisis pour tirer sur les deux zouaves et qu'ensuite on s'est barré avec son père et Neema... C'était peut être beaucoup d'information à avaler d'un coup... Alors je revenais à l'essentiel.

Enfin bref, tu m'avais dit la dernière fois que Genetic était mieux avec ton père aux commandes... Si t'es pas au courant, il a reprit les commandes et m'offre un job là bas... Mais je sais pas quoi faire, en ce moment c'est le bordel dans ma vie et dans ma tête...

Alors je regardai l'heure, j'avais un avion à prendre, mais j'étais large, très large.

Donc j'ai décidé de prendre des vacances à Pittsburgh, chez ma mère... J't'aurais bien dit de venir, mais je commence à te connaître.

Je lui souriais et lui fis un petit clin d'oeil complice.
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Mary Jane Holster


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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur. [Terminé]   Sam 9 Nov - 21:53

C’était quoi cette réponse qui n’en était pas une ? Pourquoi ne me répondait-il pas clairement ? Peut-être le dérangeais-je ? Ok, je débarquais un peu comme un cheveu sur la soupe avec mes questions, mais elles étaient justifiées. Ce n’était pas une raison de me faire la tête. Je fronçais les sourcils en observant le petit manège de Shante comme si je me trouvais devant une grosse énigme. Je préférais ne rien dire pour éviter de l’énerver mais je commençais à m’inquiéter. Tout portait à croire qu’il s’apprêtait à partir. Si ça se trouvait, il allait aussi me foutre à la porte. Je ne comprenais pas ! Depuis notre engueulade, j’avais fait profil bas, je m’étais montrée très sage non ?  

*Je vais me retrouver encore toute seule, abandonnée, comme d’hab ! J’vais aller où moi ?*

A cette pensée une petite moue d’enfant triste sur le point de pleurer apparut subrepticement sur mon visage. Moue qui se transforma en expression de surprise teintée d’affolement lorsque le jeune homme fit la description du père Holster. Euh… Mais pourquoi me demandait-il ça ? Cela voulait-il dire qu’il l’avait rencontré ? Qu’il lui avait parlé ? Je croisais les doigts pour que ce ne soit pas vrai. Abasourdie, j’écoutais la suite sans dire un mot. Je voyais vaguement qui était Neema mais je ne la connaissais pas vraiment. Pourquoi cette fille et le jeune homme s’étaient mis à jouer les détectives en plus ? Qui était cette fille qui avait des comptes à lui rendre ? Et ce fou furieux dont il parlait ? Le discours de Shante était difficile à suivre. Je restais dubitative en essayant de faire des rapprochements et des déductions, mais je n’y comprenais rien. Bref comme il disait ! Et alors, qu’en résultait-il ?

- T’as sauvé mon paternel ! M’exclamais-je en écarquillant de grands yeux étonnés.

Je ne savais pas si j’étais contente ou déçue de cette information mais le jeune homme continuant de parler, je ne m’attardais pas sur mes ressentis. Moi,  j’avais dit que Genetic était mieux avec mon père aux commandes ? Je ne m’en souvenais pas. Je ne devais pas être dans mon état normal ce jour là. Ok il était vrai qu’avec Tussle, c’était pire, mais ça ne voulait pas dire que c’était mieux avec Holster ; c’était moins pire, c’était tout. Je hochais la tête confirmant que je savais que le Conseil d’Administration avait remis Dunney en place, mais je m’en fichais, j’avais d’autres choses à penser. La carrière professionnelle, si on pouvait appeler ça comme ça, de mon paternel était secondaire. J’aurais préféré qu’il s’occupe de moi plutôt que de cette organisation de fous obsédés par la science, la recherche, l’argent et le pouvoir.


- Holster est venu te voir ? Alors là, ça m’étonnerait ! Il faudrait une alerte à la bombe ou un truc du genre pour qu’il bouge son cul de son fauteuil ou de son canapé. C’est pas le genre à venir en personne pour recruter du monde, il est trop fainéant pour ça !

Je haussais les épaules et remuais la tête car tout cela me paraissait improbable. J’étais quand même inquiète et j’avais un sentiment bizarre qui me titillait les entrailles.

- Il t’offre un job ? Mais quel job ? Tu n’vas pas réfléchir à cette proposition ! Sérieux ? Demandais-je sans lui laisser le temps de répondre de suite.
- J’comprends que ce soit le bordel dans ta tête… T’as raison d’aller t’aérer les poumons chez ta mère.  

Il était clair que je n’allais pas le suivre. D’une part car il n’en avait sans doute pas vraiment envie et d’autre part parce que je n’avais pas l’intention de quitter Los Angeles. Encore que, ce serait une planque idéale, mais je risquais de me faire chier comme un rat mort là-bas. Le petit clin d’œil complice lancé par Shante ne me rassurait pas des masses. Quel sort me réservait-il ?

- Et moi, j’vais faire quoi ? J’vais aller ? T’as rendu ton appart ?
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Shante T. Cassidy

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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur. [Terminé]   Lun 11 Nov - 0:18

La tête qu'elle avait fait était tout bonnement hilarante... On aurait dit ces petits singes là, ceux avec les gros gros yeux ! Hmmm, remarque ce n'était peut être pas des singes... Un Tarsius ! Ouais c'est ça, on aurait dit que Mary Jane s'était transformée en tarsius le temps d'une exclamation. Je me retenais de rire à la vue de ses grands yeux écarquillés à leur maximum mais le fait qu'elle gueule sur moi en me disant que j'avais sauvé son paternel me fit rire quelques secondes. Je ne répondis pas par des mots mais je hochais la tête de haut en bas pour lui dire que oui, affirmatif, j'avais sauvé son père... Enfin il me semble que je l'avais sauvé, en tout cas ça en avait tout l'air ! Puis je continuai de lui raconter mon histoire, « Les aventures de Shante », on pourrait presque en écrire un livre... Ou une nouvelle plutôt, ouais une nouvelle c'est cool. Mais Speedy n'avait pas l'air de croire à mon histoire... Après tout c'est vrai que c'était une histoire un peu folle mais en fait non, elle me croyait apparemment, sauf sur le fait que son père soit venu m'offrir un job. Je répondis alors en souriant et en secouant la tête.

Nah, il est pas venu en personne, il a fait transmettre la lettre par un gars des Men in Black, tu vois le genre, gros gorille en costard quoi.

Je gardais mon sourire, cherchant à la rassurer pour je ne savais quoi. Elle me demanda ensuite quel travail son père m'offrait... Pourquoi ça l'intéressait ? En quoi ? Je n'étais même pas sûr d'avoir lu le titre du travail qu'il me présentait, ce que j'avais vu c'était surtout les zéros sur le salaire et les avantages... J'avais un truc mais en vrai, je n'étais pas sûr que je comprenais très bien ce que ça impliquait. Alors je haussais les épaules et m'adossais au canapé.

J'sais pas... Agent, genre 007 peut être, j'en sais rien. Pourquoi tu veux pas que j'y réfléchisse ? Regarde la lettre par toi même. Je lui montrai la lettre posée sur la table d'un geste de la main. Regarde le salaire, regarde les avantages... Tu sais combien de je gagne en tant que barman ? C'est presque trois fois moins !

Je soupirais en la regardant et reprenais sans la laisser répondre.

Je pense pas qu'tu peux comprendre, toi t'as grandis avec une cuillère en argent dans la bouche, j'sais pas si tu peux comprendre le délire.

Quand elle commença à s'inquiéter sur son sort, je mis ma main sur sa tête et lui décoiffai ces cheveux en rigolant. J'arrêtai avec ses cheveux et posai ma main sur sa poche en souriant.

T'as l'air de bien aimé l'appart, j'te le laisse si tu veux.

Je me levais, lui fis un bisou sur le front et allais ouvrir le frigo pour me prendre un verre de jus d'orange. Je revenais sur le canapé et posai mon verre sur la table, tendant un autre verre à MJ.

Faudra que tu penses à faire le ménage de temps en temps, les courses pour remplir le frigo, tout ça... J't'appellerais de temps en temps pour voir si t'es encore en vie !

Je rigolai comme un con en la regardant puis bus une gorgée de jus d'orange.
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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur. [Terminé]   Mer 13 Nov - 23:50

- Aaaah j’comprends mieux ! Dis-je quand Shante expliqua que ce n’était pas son père qui était venu lui offrir un job.

Là au moins je le croyais mais je ne comprenais pas pourquoi ça le faisait sourire. Travailler n’était pas une partie de plaisir et ça l’était encore moins quand c’était pour Genetic. Shante était-il bête ou quoi ? Ne s’était-il pas rendu compte que l’organisation créée par mon paternel ressemblait plus à un bagne qu’au club Med ? Ne savait-il pas tout ce que ça impliquait s’il devenait un agent de Genetic ? Visiblement non puisqu’il s’amusait à faire la comparaison avec James Bond. Il ne devait même pas savoir que signifiait 007 ! C’était n’importe quoi ! Je ne pris pas la peine de lire la feuille que Shante me montrait.


- Ah ouais… Tu veux tuer des gens, toi, maintenant ? Ca va pas bien la tête ! T’as fumé quoi aujourd’hui ?

Je refusais de croire que mon logeur souhaitait s’engager dans cette direction. Malgré ses petits coups de colère, rares ceci dit, je le trouvais trop gentil pour servir Genetic. Il allait se faire bouffer en un rien de temps. En fait c’était l’appât du gain qui le motivait. Ok, je n’avais pas besoin de gagner ma vie mais je savais que ce n’était pas la même chanson pour tout le monde. Je savais aussi qu’il existait d’autres boulots bien payer qui ne nécessitaient pas d’être à la botte d’un égocentrique sans scrupules. Alors, effectivement je ne comprenais pas la motivation de Shante. A tous les coups, il n’avait pas toutes les données en main.

- J’hal-lu-ci-ne ! Tu t’rends pas compte ! Si tu bosses pour Dunney et sa troupe, tu n’auras plus de liberté, faudra toujours que tu rendes des comptes…. Oh bien sûr, ils te laisseront libre de tes mouvements, mais au moindre faux pas, PAF, ils t’écraseront comme une mouche.

Je claquais des mains pour accompagner mes dernières paroles. Je voulais le ramener à la réalité, qu’il se réveille. Avec son délire, mon problème de logement passait au second plan, et le ménage, on oublie. Je pris le verre de jus d’orange que Shante me tendait et le posais sur la table sans y toucher.

- Cool ! Dis-je quand même pour le remercier de son hospitalité.
Si seulement il allait chez sa mère pour lui rendre visite et prendre l’air, ça serait super, mais là c’était pour réfléchir à la proposition de Genetic. Je n’arrivais pas à digérer la pilule, je devais l’en dissuader et argumenter, encore.


- Nan mais, faut pas aller chez Genetic. Ils vont te réduire à l’état de légume robotisé…. Ah ça, pour t’entraîner, ils vont t’entraîner… tellement, que tu ne seras plus capable de penser par toi-même. Encore, si t’étais un scientifique, t’aurais un traitement de faveur, mais c’est pas l’cas. Faut paaaaas y’aller, j’veux pas que tu partes, j’veux que tu restes ici, avec moi. J’t’aiderai à trouver un boulot bien payer si tu veux… J’te jure, c’est des chiens, tu vas mourir si t’y vas. J’veux pas qu’tu meurs ! Non non non, j’veux pas, t’as pas l’droit d’m’abandonner…

J’en faisais trop ? Même pas. Ok tous ceux qui bossaient chez Genetic n’étaient pas des sans cœur mais rares étaient ceux sans reproches. Et mise à part ma proposition de l’aider à chercher un boulot, j’étais sincère ; encore que j’étais prête à le faire mais n’ayant jamais eu cette tâche à accomplir, je n’avais aucune idée de ce qu’il fallait faire. Je ne voulais pas qu’il parte chez sa mère pour réfléchir à cette fichue proposition. Je n’avais aucune envie de me retrouver seule dans un appartement. J’étais à deux doigts de pleurer.

- J’vais faire quoi sans toi ? Demandais-je en le regardant d’un air tristounet.
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Shante T. Cassidy

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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur. [Terminé]   Lun 18 Nov - 19:57

Au vue de la tête de MJ quand je lui parlais de ce que son père m'avait offert comme travail, je savais sans qu'elle n'ait besoin de parler qu'elle n'aimait pas ça. Ses yeux ne savaient même pas quoi faire, oscillant entre les rouler, les lever, les fixer dans les miens pour me montrer qu'elle n'était pas contente. Moi je rigolais en parlant de James Bond, je m'imaginais en costard cravate avec des gadgets de partout et entouré de femmes plus belles et bien foutues les unes que les autres. Non mais sérieux, t'as déjà vu un film de James Bond ? Le James Bond Girls, c'est quelque chose hein ! Mais Speedy me ramena à la réalité en parlant de tuer des gens... C'est vrai que les morts dans James Bond étaient monnaie courante, le mec devait avoir un sacré ratio tué/mort si il jouait à un jeu vidéo ! Elle marquait un point, un énorme point, autant dire que là, c'était la fin du troisième quart temps entre Miami et Oklahoma et D.Wade avait shooté au buzzer pour les faire passer devant juste avant la fin, le truc qui finit pas le match mais qui te dégomme le moral. Tu t'y connais pas en basket ball ? Tant pis pour toi vieux. Le fait est que j'ouvris la bouche pour lui répondre, hésitant.

Pourquoi tu veux que je tue quelqu'un ? Je l'ai déjà fait, je recommencerais pas ! Toi t'as fumé quoi ? J'suis pas hitman hein !

C'était pas marqué « tueur à gages » ou quoi, pourquoi parlait-elle de tuer des gens ? Peut être que Genetic tuait des mutants dangereux, sûrement même et dans ce cas, je n'étais absolument pas contre l'idée ! C'est sûr que je ne serais pas celui qui tient l'arme du meurtre, mais l'idée de savoir que l'entreprise dans laquelle je travail élimine les dangers comme l'autre cannibale de notre planète, ça me va. Pendant que j'étais au frigo à remplir les verres, elle parla de son père et du fait que si je travaillais là bas, je disais au revoir à ma liberté... La petite garce, elle avait beaucoup de défaut, mais je ne pouvais nier le fait qu'elle savait appuyer là où il fallait... Je revenais donc et m'assis en face d'elle, répondant simplement.

C'est un boulot comme un autre...

Mais cela ne l'arrêta pas, elle rajouta une couche, plutôt hardcore. A l'écouter, j'avais l'impression d'entendre le résumé d'un film de science fiction, genre Terminator ou un truc du genre. Genre ils vont me lobotomiser et me transformer en robot... Je levais les yeux au ciel, elle faisait sa tête de petite fille triste et c'était trop, elle me l'avait déjà faite et je commençais à la connaître la petite. En riant je lui répondais

Et tu me demandes ce que j'ai fumé ? Clairement t'es pas sobre toi hein... Houston tu m'reçois ? C'est la vraie vie là hein, faut que t'arrêtes les films, l'alcool ou les jeux vidéos, je sais pas ce que tu prends... On est pas dans un film, ils vont pas me lobotomiser hein, y'a des lois, des trucs qui font que ce que tu racontes c'est impossible.

Je posai ma main sur son front pour voir si elle n'avait pas de la fièvre ou quoi mais rien. Alors je baissai la tête pour voir ses yeux d'en dessous.

T'es pas chaude, t'es sous champi ?

Je repris mon verre de jus d'orange et bus quelques gorgées, reposant le verre sur la table, je me rendis compte que MJ ne faisait peut être pas exprès, ses yeux étaient rougis de larme et elle me regardait tristement... Peut être était elle une grande manipulatrice ou peut être était elle honnête... Elle me demanda ce qu'elle allait faire sans moi... Je me décalais et m'assis juste à côté d'elle, la pris dans mes bras et lui fis un câlin. Lui répondant sur un ton se voulant réconfortant.

Oooh allez allez, je t'abandonne pas... T'as vécu une vingtaine d'années sans moi, tu peux bien vivre encore !

Je me rendis compte que je ne connaissais même pas l'âge de Mary Jane, dans ma tête elle avait dix huit, dix neuf ans, les asiatiques font jeunes... Tant pis, je n'avais pas envie de lui demander alors je lui fis un gros bisou sur le front.

T'as mon numéro, t'as mon adresse mail, tu pourras m’appeler quand tu veux Speedy.
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Mary Jane Holster


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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur. [Terminé]   Ven 22 Nov - 20:20

A la question de Shante  qui me demandait pourquoi il tuerait quelqu’un, je haussais les épaules d’un air blasé. Il n’avait même pas capté mon allusion ; mais bon, je m’en fichais. Le plus important pour moi était qu’il ne se décide pas à aller bosser pour mon paternel. Cette idée me faisait vomir. Ma description,  très réaliste (si si), de l’organisation Genetic l’amusait plus qu’elle ne le dissuadait. Il pensait que c’était un boulot comme un autre.

- Mmmmaiisss nnnnnnnnnnonnnnn ! Ca n’a rien à voir avec un boulot normal ! Prostestais-je avec véhémence en tapant du point sur le canapé.

Pourquoi ne me croyait-il pas ? Ok j’en avais rajouté un peu, mais pas tant que ça. Lorsqu’il se faisait soigné là-bas, n’avait-il rien vu ? Etant volontaire, il était certain que les chercheurs et leurs petits soldats se montraient aimables. Ils lui avaient sans doute raconter qu’ils faisaient des examens poussés et des tests pour éliminer tous les risques de rechute et même pour se sentir en meilleure forme qu’il ne l’était avant son introduction dans les locaux de Gen&Tech.


- Rien n’est normal là-bas, même pas mon paternel. Ils sont tous dingues et n’ont qu’une idée en tête, dominer le monde et gagner plein de fric à ne plus savoir quoi en faire. Ah ça c’est clair que les employés sont mieux payés que dans n’importe quelle autre boîte, mais faut voir ce qu’ils leurs demandent ! T’as pas idée mon pote… T’as pas idée…. Ca se voit que tu n’as jamais été dans les étages inférieurs toi !

Ah ça ! Pour raconter des bobards et endormir les gens, ils étaient très forts. Ils racontaient aux mutants conciliants qu’ils étaient là pour les aider, pour les entraîner à contrôler leur capacité. N’importe quoi, ils les entraînaient à devenir de bons petits soldats ; pour un peu que leur capacité était offensive, ils étaient aux anges. Si ça ne marchait pas comme ils voulaient, ils mettaient ça sur le compte de la génétique, précisant que les recherches dans le domaine étaient longues mais qu’ils étaient les mieux placés pour trouver ce qui clochait. Il était vrai que leur matériel était de pointe et qu’ils avaient les moyens que peu de laboratoires, dans ce monde, avaient. Ils oubliaient simplement de dire que des mutants cobayes en faisaient les frais et qu’ils ne s’arrêtaient pas à quelques vies sacrifiées. La preuve de leur intelligence et de leur fourberie, Shante pensait que je me faisais des films. Il poussa même la blague en vérifiant que je n’avais pas de fièvre.

- J’suis pas malade…j’suis clean. Dis-je en repoussant sa main terriblement déçue qu’il ne croit pas un mot de ce que j’avais raconté

Déçue et triste d’apprendre que Shante m’abandonnait. Quoi qu’il en dise, c’était ce qu’il faisait. Ok il me laissait son appartement mais rien ne me prouvait qu’il reviendrait. Une fois chez sa mère et après avoir longuement réfléchit à cette proposition, il irait sans doute directement chez Genetic et je ne le reverrai plus jamais. Je me lovais dans ses bras en m’accrochant à son haut pour qu’il ne puisse plus se lever. Il y avait longtemps que quelqu’un m’avait serré contre lui comme ça. J’en avais oublié le bienêtre qu’on pouvait ressentir. Le câlin réconfortant de Shante me faisait du bien. Je souris intérieurement quand il tenta de me rassurer ; ça faisait vingt ans que je vivais sans lui, je pouvais continuer ainsi. Sauf que je n’avais pas cet âge ! Ca me faisait plaisir de constater qu’il ne me prenait pas pour une adolescente. Mais bon, c’était une piètre consolation par rapport au sentiment d’abandon qui remontait à la surface.


*Pourquoi tous ceux que j’aime partent, m’oublient ou meurent ?*
- C’est pas juste ! Dis-je d’une petite voix triste.

Envoyer des sms, des mails, téléphoner, mouais ; je n’étais pas convaincue. On sait tous que ce genre de rapports ne dure qu’un temps. Si les personnes ne sont pas directement en contact, au bout d’un moment elles finissent pas penser à autre chose et font leur vie en laissant derrière elles les personnes rencontrées ; il n’en reste qu’un souvenir qui meurt au fil du temps, mais plus le contact est prolongé et intense, plus le souvenir a des chances de s’estomper moins rapidement.

- Et si on f’sait l’amour ? Proposais-je en arborant un joli sourire, ravie de l'idée qui venait de me traverser l'esprit et que je trouvais géniale.

Bah quoi ? Y'a pas d'mal à s'faire du bien. Comme ça, j’aurais plus de chances que Shante ne m’oublie pas. Ou alors ça voudrait dire qu’il s’envoyait en l’air des dizaines de filles et qu’une de plus ne changerait rien.
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Shante T. Cassidy

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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur. [Terminé]   Sam 23 Nov - 17:56

Le comportement de Mary Jane était vraiment étrange, c'était l'une des premières fois que je la voyais autant s'entêter à propos d'un sujet... Mais en fait, maintenant que j'y pensais, c'était déjà arrivé, elle s'était déjà plus ou moins énervée en parlant et c'était également par rapport à ce sujet. Elle ne s'énervait pas souvent à propos de quelque chose, d'habitude elle avait toujours cette lueur taquine ou ce comportement de petite chieuse quand elle faisait quelque chose de mal ou qu'elle me tenait tête sur un sujet, mais là il n'y avait rien de tout ça, il n'y avait qu'une petite colère et une grande frustration, la preuve en était lorsqu'elle frappa son poing sur le canapé... Et si elle avait raison ? Si elle s'emportait autant sur le sujet, c'était peut être parce qu'elle savait de quoi elle parlait et en y pensant, elle était la fille du patron après tout, elle devait forcément en savoir plus que moi... Peut être même qu'elle se cachait d'eux chez moi... Peut être avait-elle raison. Mais de quoi parlait-elle ? Il n'y avait pas d'étages inférieur... Du moins pas la dernière fois que j'y étais, quand on avait prit l'ascenseur avec Neema, il n'y avait que deux sous sols, celui où Neema bossait et celui ou j'allais passer mes examens... MJ serait du genre à inventer quelque chose pour qu'elle obtienne ce qu'elle veut ? Mentir pour obtenir quelque chose ok, mais pourquoi mentir pour que quelqu'un d'autre ne fasse pas quelque chose qui ne l'affecte pas ? Ce n'était pas logique, que j'aille travailler là bas ou pas, au final cela ne changeait rien à sa vie... Merde, je commençais à penser qu'elle avait peut être raison et plus là discussion avançait, plus mon voyage que ma mère s'imposait.

Ma main ne resta pas longtemps sur son front, cherchant à détendre un peu l'atmosphère par une petite blague, elle repoussa ma main et la blague par une petite mine déçue et presque tristounette... Je la pris alors dans mes bras, frottant son dos lentement pour la réconforter. Ce n'était pas grand chose finalement un câlin, mais c'était souvent cette petite chose que la personne d'en face avait besoin, ce petit moment de réconfort qui embaumait momentanément la douleur. Et puis finalement, même pour la personne qui fait le câlin et qui n'en a pas forcément besoin, c'est également très agréable de sentir la chaleur de l'autre dans ses bras et de savoir qu'elle le rassure. La petite MJ n'avait pas entouré mon corps de ses bras, elle s'était contentée de prendre mon t-shirt dans ses mains et de le tenir comme si sa vie en dépendait. Je la trouvais tellement mignonne à ce moment, une petite chose fragile qui s'inquiétait de la suite des événements, ayant peur de se voir briser en restant seule. Sa petite voix, encore plus petite que d'habitude, se plaignit contre le destin sûrement, contre ce qu'il lui arrivait, sa phrase me fit penser à ce petit gars à la grosse banane jaune sur la tête et je souris. Alors je reculais un peu mon corps du sien et lui fit un gros bisou sur le front, le genre de bisou qui te dit « T'inquiète pas, tout ira bien » mais qui passe forcément mieux que si t'avais ouvert ta bouche pour le dire tu vois ? Je passais ma main dans ses cheveux pour dégager son visage et tapota en souriant son petit nez.

Je pris ensuite mon verre de jus d'orange et fis couler ce qu'il restait dans ma bouche. Il n'en restait pas beaucoup mais assez pour remplir à moitié ma bouche et repeindre la table basse... Parce que oui, Mary Jane venait clairement de me demander de faire l'amour avec elle... Le tact était absent dans cette phrase et son absence, ou simplement l'idée derrière la question, fit que je crachais tout le liquide de ma bouche devant moi, sur la table et par terre... Surpris ? Ouais, pire que ça même, c'était soit je m'étouffais avec le jus d'orange, soit je crachais tellement j'étais surpris. En toute honnêteté, l'idée m'avait déjà plusieurs fois traversé l'esprit depuis qu'elle était là, même plus de fois que je ne pouvais sûrement l'admettre... Mais là, comme ça, balancer ça comme ça... C'était comment dire, c'est comme prendre une belle crotte et la balancer dans un ventilateur... T'en mets partout. Ou pour plus de délicatesse, une bombe quoi. Encore une perle que MJ avait lâché sans même en avoir l'intention. Elle avait un énorme sourire aux lèvres et c'était bien plus agréable à regarder que la mine toute triste d'avant, mais... quand même quoi ! Je reposai le verre maintenant qu'il était vide et souris jaune à Speedy... Je souriais jaune ouais, parce que je ne savais absolument pas comment réagir et répondre à cette question. Alors je la regardai avec ce sourire indécis.

Euuh... Je... Tu peux pas... Tu peux pas balancer un truc comme ça maintenant ! Enfin... Tu peux pas, si ?

Me voilà comme un con, tellement je ne sais pas quoi répondre, je me mets à lui demander... Débile. Mais le fait est, je ne savais pas du tout, mais pas du tout comment réagir. Je devais dire non parce que nous étions juste amis et qu'elle vivait chez moi ? Je devais dire oui parce que l'idée ne me déplaisait pas du tout et qu'elle le proposait ? Je devais ne pas répondre et la laisser mener la danse selon son envie ? Le doute... Finalement je pris une inspiration et répondis.

Pourquoi tu voudrais faire l'amour ? T'en as... Envie ? Avec moi ?

Je rigolai à moitié, cachant mon incertitude et mon léger mal être... J'étais assis droit dans le canapé et ne touchai plus MJ de nul part. Je devrais peut être changer de sujet... Essayons.

Je vais aller voir un vieux pote qui connaît des gens du monde musicale, me pencher sur le rap un peu... ça serait cool ouais.

Je parlais à moitié tout seul, évitant le regard de Mary Jane... Damn, pourquoi elle fait ça ?
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Mary Jane Holster


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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur. [Terminé]   Dim 24 Nov - 15:54

J’espérais que tous mes discours dénigrant Genetic finiraient pas convaincre Shante de ne pas bosser pour eux. Il n’avait pourtant pas l’air très convaincu. En même temps, c’était un mec, il fallait lui laisser le temps que toutes les informations communiquées par ma petite personne lui montent au cerveau. Seulement j’avais un défaut, je n’étais pas patiente. En plus, quand j’aimais bien quelqu’un, je ne voulais pas le voir partir. Alors, savoir que Shante quittait Los Angeles pour allez chez sa mère et réfléchir à la proposition de mon paternel, me mettait dans état d’esprit presque second. Non seulement j’avais du mal à comprendre ce que je ressentais mais en plus je ne pouvais pas contrôler tout ce qui se passait en moi et tout ce que je disais. J’étais un peu comme un avion en pilotage automatique.

Ma proposition ne manqua pas de surprendre mon logeur. S’il n’avait pas recraché le jus d’orange qu’il avait dans la bouche, il se serait étranglé. Moi-même surprise car ce n’était pas dans mes habitudes. J’étais presque gênée d’être aussi directe. Encore que, quand une idée me traversait l’esprit, il n’était pas rare que je la verbalise sans réfléchir.


- Bah si ! Pourquoi je n’pourrais pas dire ce qui me passe par la tête ? Demandais-je d’une voix ingénue.

Un petit sourire amusé se dessina sur mes lèvres. C’était marrant de voir Shante se confondre de la sorte. Lui qui était habituellement zen et j’m’en foutisme semblait dérouté. Ses questions me déroutèrent également. Pourquoi voulais-je faire l’amour ? Bah pourquoi pas ? C’était mieux que de se faire la guerre non ? En plus, depuis que j’étais tombée enceinte, personne ne pouvait m’accuser de fille facile ! De ce côté-là, le terrain était en jachère. Alors en avais-je envie ? Bien sûr que j’en avais envie, sinon je ne l’aurais pas proposé. A savoir si j’en avais envie avec lui ou avec un autre mec, bah… je ne m’étais pas posée la question. Actuellement, il n’y avait aucun garçon dans mon entourage avec qui je partageais des têtes à têtes. Oh il y en avait bien quelques uns qui traînaient par ci, par là, qui me plaisaient physiquement mais qui ne m’intéressaient pas intellectuellement. Shante n’entrait pas dans mes critères de beauté, mais son allure, sa gentillesse et sa présence étaient bien plus appréciables. Je me rappelais le soir où il avait accepté que je dorme dans son lit. En bon gentleman, il n’avait rien tenté ; de mon côté, je n’attendais rien de lui, ça ne m’avait même pas effleuré l’esprit ; je lui faisais confiance. J’avais apprécié qu’il soit à mes côtés et il me semble que j’avais fini par me coller à lui dans la nuit, simplement pour sentir la chaleur humaine, apaisante et rassurante. J’avais dormi comme un bébé sans faire le moindre cauchemar.


- Evidemment! Pas avec le voisin. Assurais-je en haussant une épaule d’un air de dire que sa question était stupide.

Finalement, j’en avais envie. Ca n’avait pas l’air d’être la même chanson pour Shante qui s’était écarté de moi sans que je m’en aperçoive. Il se tenait assis, le corps et la tête droits comme s’il avait un corset et une minerve et avait changé de sujet. Je tournais la tête vers lui, me penchant légèrement pour l’interroger du regard.


*Pourquoi, t’en a pas envie toi ? J’suis pas assez bien pour toi ? Trop jeune ? Non, il ne connaît pas mon âge réel ! J’te plais pas ? Ou alors tu m’considères comme ta p’tite sœur et tu trouves l’idée trop trash ? Ca serait bien ma veine ça !*

Le temps que le jeune homme se remette de ses émotions, j’avais le temps d’écrire un roman. Un air déçu traversa mes prunelles et une moue boudeuse se dessina sur mes lèvres. Lèvres que je posais subrepticement sur celles de Shante avant de faire un demi-tour pour m’allonger sur le canapé. Je retirai mes chaussures, posais mes pieds en hauteur sur le dosseret et ma tête sur les genoux de Shante. Il n’avait pas sourcillé, préférant parler musique. Okayyyyy… Non mais c’était quoi son problème ? Il n’était pas homo, je n’étais moche. Il avait peur de quoi ? Ce n’était pas une demande en mariage que je lui avais faite ! Ah moins que :

- Aaaah ok, j’comprends ! Dis-je en me redressant pour m’accouder à moitié sur ses genoux.
- T’es encore amoureux de l’autre fille que t’as pas pu sauver et maintenant t’es impuissant. C’est ça, hein ? Dis-moi qu’c’est ça ou alors faut que tu m’expliques… J’comprends pas… Toutes les filles disent que les mecs ne ratent jamais une occasion ; s’ils ne le font pas c’est qu’ils sont homo, amoureux ou impuissant. Alors ? J’peux savoir pourquoi tu veux pas ?

Je n’étais pas agressive dans mes propos, j’étais plutôt compatissante voire implorante. J’avais anticipé une réponse négative alors qu’il n’avait pas encore émis un véritable avis. Cela dit, sa façon de vouloir changer de sujet n’était-elle pas une façon subtile de me faire comprendre que ce n’était pas possible ? Je me préparais donc à essuyer un refus en espérant qu’il avait une raison valable ; sans cela, je me sentirai rejetée une nouvelle fois, je ne voulais pas !
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Shante T. Cassidy

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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur. [Terminé]   Dim 24 Nov - 23:05

Pourquoi ne pouvait-elle pas dire ce qu'il lui passe par la tête ? Et bien déjà, parce que si elle ne l'avait pas fait, je n'aurais pas repeins ma table basse du salon... Parce qu'il y a des règles de bienséances qui s'appliquent aux hommes pour vivre en communauté. C'est comme ça ! Et pourquoi utilisait-elle cette petite voix d'enfant complètement innocent ? Cette voix était chiante, parce qu'elle était à la fois mignonne et agaçante, elle arrivait à la rendre innocente, à faire en sorte que je ne sois plus énervé ou que j'arrête de lui reprocher quelque chose qu'elle aurait fait... Agaçant ! Et puis ce sourire amusé... Elle était contente de ce qu'elle venait de dire en plus de ça ! Elle était contente de me voir embarrassé de la sorte ? Ou simplement de m'avoir demandait ? Elle souriait peut être juste pour essayer de m'amadouer et d'avoir ce qu'elle voulait... Mais voulait-elle vraiment coucher ? Je n'en étais pas sûr, pas sûr du tout ! Alors pour en être un peu plus sûr, quoi que pas forcément beaucoup plus, je lui demandai en m'y reprenant à deux fois si elle en avait vraiment envie et si elle était sûr que c'était avec moi... et bien évidemment, elle répondit que oui... J'étais un peu con pour le coup, on était que deux dans l'appartement, elle me l'aurait pas dit à moi si elle avait envie de le faire avec quelqu'un d'autre, bravo la réflexion Shante ! Good boy.

J'avais bougé sur le canapé pour m'écarter de Mary Jane, j'avais besoin de réfléchir, j'en avais vraiment besoin, c'était viscéral. Mais elle n'avait visiblement pas envie que je m'éloigne d'elle, se penchant en avant, elle me regardait, cherchant mes yeux... Moi j'essayais tant bien que mal de regarder ailleurs mais je me doutais de ce qu'elle avait en tête, elle cherchait à savoir ce qu'il se passait dans mon cerveau au travers de mes prunelles, mais non. Je cherchais à dire quelque chose, à combler ce vide insupportable que j'étais en train de créer et d'alimenter... En revanche ça, je ne l'avais pas venu venir... Alors que j'étais à deux doigts de trouver quelque chose à dire, je sentis la chaleur et l'humidité des lèvres de Speedy se déposait sur les miennes. A ce moment, j'oubliai ce que j'allais dire et sortis le premier truc qui me vint à l'esprit, même si cela n'avait aucun rapport avec la situation actuelle. Voilà, elle était au courant ce que j'allais faire en partie à Pitt mais cela n'avançait pas notre affaire.

Finalement, je reposais mes yeux sur elle, sa tête sur mes cuisses. Et en la regardant dans cette position, je passai ma langue rapidement sur mes lèvres, Mj y avait déposé un petit goût exotique terriblement agréable que j'avais déjà goûté par le passé et que j'avais déjà aimé. Ma tête n'était peut être pas décidé mais apparemment, mon corps, lui, connaissait déjà ma réponse. J'inspirais fortement et, maintenant que j'avais presque prit ma décision, ou plutôt que mon corps l'avait prise pour moi, elle m’interrompit, se redressant vers moi, réduisant l'espace entre nos tête. Je pensais qu'elle allait à nouveau venir m'embrasser alors je fermais les yeux. Mais ce fut des mots à la place d'un baiser, intérieurement je soupirais presque de soulagement mais extérieurement, j'ouvrais les yeux. Je pensais qu'elle avait comprit que je n'étais pas vraiment chaud pour faire le premier pas mais que si elle venait, je ne dirais pas non. Mais je haussai un sourcil en l'écoutant, mais le sourcil s'abaissa vite quand elle évoqua Dusty... Elle avait tort, je n'étais plus amoureux d'elle, je m'étais fait à l'idée, j'avais fait le deuil et j'avais essayé de mettre ses événements sous clé dans un coin de mon cerveau, mais apparemment, MJ avait trouvé la clé. La chipie, elle savait définitivement où appuyé pour faire son effet. Elle avait déjà réussit à me faire douter sur le travail avec son père, maintenant elle touchait à une zone sensible qui me rendait plutôt vulnérable. Alors mon corps prit le pas sur ma tête et lui prouva que je n'étais plus amoureux de Dusty, je baissai la tête rapidement jusqu'à ce que mes lèvres se collent aux siennes. Je lui coupais ainsi la parole en l'embrassant, posant le plat de ma main sur son ventre. Je les décollais après quelque secondes et la regardai...

Tu fais comment Speedy... J'arrive jamais à te dire non...

Une chanson me vint en tête, résumant ma situation actuelle, Bump N' Grind de monsieur R.Kelly et les premiers mots de la chanson « My mind is telling me no but my body my body's telling me yes »... Il avait du avoir le même problème que moi...

Tu sais que... C'est le quatrième ?

Elle allait sûrement se demander le quatrième quoi, alors je lui souriais comme je lui souriais souvent et, faisant des vas et viens sur le ventre de la jeunette avec mon pouce, lui précisa le quatrième quoi.

Le quatrième baiser depuis notre rencontre...

Je n'allais pas forcé le passage à l'acte mais à présent, j'étais prêt, j'en avais également envie... Mais je préférais la laisser faire, la laisser diriger la chose, qu'elle en soit vraiment sûr.
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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur. [Terminé]   Jeu 28 Nov - 22:53

Comme Shante avait changé de sujet et évitait mon regard, j’avais compris qu’il n’était pas d’accord sur ma proposition. J’étais déçue de ne pas obtenir ce que je voulais, mais je n’allais pas en faire tout un fromage. J’aimerais quand même bien comprendre ce qui ne tournait pas rond chez ce garçon. Pour le taquiner, je lui avais volé un baiser avant de m’installer confortablement ; la tête sur ses genoux et les pieds sur le dosseret du canapé, les yeux rivés sur mon logeur.  La langue qu’il passa rapidement sur ses  lèvres et le gros soupir qu’il poussa m’interpella. J’en déduisis alors qu’il aimerait bien mais ne pouvait point. Ce fut pour cette raison que je me redressai subitement en débitant mes extrapolations.

Je ne compris pas pourquoi Shante ferma les yeux ; sans doute avait-il honte de sa condition, le pauvre. L’impuissance reconnue devait faire mal à sa virilité ; ça devait être super dur de se retrouver face à son handicap et de ne pas pouvoir satisfaire ses envies mentales, si envie il y avait. Et moi qui lui avais balancé tout ça sans m’inquiéter de ce qu’il ressentirait ! Du coup, je n’étais pas trop fière même si mon intention n’était pas de le blesser mais de le faire réagir. Bah oui quoi, quand vous dites à un mec qu’il est impuissant, il se voit contraint de prouver le contraire ; c’est un bon moyen pour obtenir ce qu’on veut. Les haussements de sourcils et les changements d’expression sur le visage du jeune homme me confortèrent dans mon idée. Je fus donc surprise qu’il prenne l’initiative de m’embrasser à son tour et de poser sa main sur mon ventre. Ce dernier signe était souvent un signe instinctif indiquant que le garçon aimerait que la fille porte ses enfants. Euh… Comment dire que ce n’était pas mon objectif ! Non mais de toutes les façons, cette envie n’était qu’un rêve pour lui.  Pauvre Shante ! J’étais ennuyée pour lui. Après, il pourra toujours avoir recours à l’assistance médicale, mais ce ne sera pas une partie de plaisir.

Je fus surprise quand il souligna que c’était le quatrième. De quoi parlait-il ? Aaah ok, il parlait de baisers. Je hochais la tête d’un air entendu mais j’étais scotchée. Purée, le mec il les avait comptés ! A moins d’être complètement out, on se souvient du premier baiser, du premier rapport sexuel, du premier rendez-vous, mais ensuite on ne se souvient pas du nombre de fois ; ce n’était pas commun. Ah mais oui, bien sûr ! Son impuissance le rendait sans doute plus sensible que la moyenne ; aussi devait-il attacher beaucoup d’importance à tout ce qui faisait partie des préliminaires. Ca devait être une réaction normale qu’un psy pourrait certainement expliquer. J’étais ennuyée pour lui mais je ne dis rien avant de changer  de position et de m’asseoir en travers sur ses genoux.


- Nan mais c’est pas grave, tu sais. Quand on peut pas, on peut pas. T’inquiète. Affirmais-je en enfouissant ma tête dans son cou.
- On peut faire autre chose. Ajoutais-je en l’entourant des mes bras pour lui faire un gros câlin.

Shante n’était pas un jeune homme ordinaire, et moi, ce genre de garçons m’attirait. Allez savoir pourquoi ? Je ne me posais plus la question du moment que j’en tirais un certain bénéfice. Là, j’étais bien collée contre   Je sentais son odeur mêlée à celle de son tee-shirt tout propre imprégné d’un parfum de lessive qui m’était agréable. Naturellement, une de mes mains passa sous le tissu pour toucher sa peau et caresser son torse.
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Shante T. Cassidy

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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur. [Terminé]   Ven 29 Nov - 13:20

C'était bizarre et très rare mais j'avais réussis, je ne savais pas pour autant si c'était le baiser que je lui avais fait de mon propre chef, la main sur son ventre ou quelque chose d'autre, mais j'avais réussis à faire taire Mary Jane, elle était silencieuse et se contentait de me regarder avec attention. C'était un moment peu fréquent. Mais malgré tout, j'aimai bien quand elle parlait, et cela faisait un moment maintenant qu'une fille que j'aimais bien ne m'avait pas regardé avec autant de choses dans ses yeux. Je n'étais pas mentaliste et encore moins télépathe alors ne me demandez pas ce que ses deux jolies billes disaient, je n'en savais rien, mais ce que je savais de sûr, c'est que son regard sur moi était agréable. À l'heure actuelle, je n'avais pas l'impression d'être un pote, un gamin ou je ne sais quoi à ses yeux, j'avais plutôt le sentiment d'être quelque chose d'important pour elle, un phare à son bateau, une chose à laquelle elle pouvait se fier... Et à cause de ce sentiment, je commençai à regretter mon départ pour Pittsburgh, j'avais prit ce choix sans lui en parler, j'avais prit ce choix par moi même sans penser une seule seconde qu'il aurait autant affecté ce petit bout de femme. Alors peut être que ce baiser était une façon de lui montrer que je tenais à elle aussi et que j'étais désolé de partir de cette façon. De ce fait, j'avais accepté de faire l'amour maintenant avec elle si c'était ce qu'elle voulait... beaucoup disent que le sexe est utile pour plusieurs choses, l'est-il pour s'excuser ?

Si Mary Jane pensait que je l'oublierais en quittant Los Angeles, elle était dans le faux. Elle n'était pas une fille que j'avais rencontré en soirée ou quoi, je l'avais hébergé, j'avais assisté à sa réaction à propos de la mort de son fils... Comment pouvait-elle imaginer que j’oublie le Noël qu'on avait passé ensemble ? Il avait été bien spécial quand même... Alors oui effectivement, il existait une chance pour qu'on ne se revoit pas, il y avait une chance que je reste à Pittsburgh mais il existait aussi une chance pour que je revienne et qu'elle ne soit plus là... Elle aussi pouvait passer à autre chose, elle aussi pouvait m'oublier, la faute n'était pas obligatoirement la mienne. Si la petite trouvait un autre mec sympa, elle m'oublierait aussi, ainsi va la vie, on change, on évolue, on s'adapte.

Le fait que je me rappel du nombre de baisers que l'on avait partagé la surpris et son visage me fit sourire. Elle ne répondit pas et cela me surpris également, ce n'était pas vraiment dans ses habitudes de rester silencieuse si longtemps. Mais comme je le pensais, le silence de sa part ne fut pas éternel, elle se redressa et s'assit sur mes genoux, puis en me regardant avec une once de pitié dans ses yeux, elle chercha à me rassurer en me disant que ce n'était pas grave si je ne pouvais pas... ne pas pouvoir quoi ? Je haussai un sourcil en l'écoutant, voulant lui demander de quoi elle parlait, je m'interrompis par moi même en la voyant se cacher dans mon cou, puis posais alors mes lèvres sur ses cheveux en me taisant, respirant la douce odeur de son shampoing. Mais elle insista un peu, parlant de faire autre chose en me serrant dans ses bras. Pendant ce câlin, elle passa sa main sous son haut et fit glisser ses doigts contre ma peau. Je frissonnai à ce contact et mon sang, lui, descendit assez rapidement en dessous de la ceinture. A l'évidence, mon corps était plus que content de la situation. Je n'étais pas sûr qu'elle pouvait le sentir, mais l'idée même qu'elle le sente me fit rougir un peu. J'eus une légère bouffée de chaleur et embrassai ses cheveux à plusieurs reprises, posant une main sur sa nuque et l'autre, à mon tour, sur son dos, caressant sa peau délicatement, elle avait la peau douce et agréable... Je n'avais pas envie de ruiner ce moment par des mots, alors je restai silencieux, profitant de l'instant présent...
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Mary Jane Holster


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MessageSujet: Re: Il ne faut jamais dire adieu, cela porte malheur. [Terminé]   Sam 30 Nov - 21:26

Shante ne me contredisant pas, j’étais certaine de ce que j’avançais. Il ne pouvait pas le pauvre. Mais bon, comme je venais de le dire, ce n’était pas grave puisqu’on pouvait faire plein d’autres choses sympathiques ensemble. J’aimais bien être collée à lui et sentir la chaleur de son corps sous mes doigts. J’appréciais qu’il me rende les petites caresses que je lui prodiguais. Je ne m’en lassais pas en me disant que ce genre de contact était presque aussi voluptueux qu’une partie de jambes en l’air. Après tout, ceci n’est que l’aboutissement de préliminaires tout aussi agréables !

Ne souhaitant pas interrompre ce charmant moment de tendresse, je me collais un peu plus contre le jeune homme. J’étais trop bien comme ça. Ca faisait longtemps que personne ne m’avait serrée dans ses bras de la sorte. J’en avais presque oublié que c’était aussi plaisant. J’avais volontairement mis un frein à une excitation naissance pour ne pas essuyer de déception. Et là, surpriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiise, je sentis quelque chose qui n’était pas vraiment présente auparavant. Je me redressais comme si je venais de faire une découverte extraordinaire.

- Mais, mais alors t’es pas impuissant ! M’exclamais-je en ouvrant de grands yeux étonnés que je posais  un cours instant sur l’endroit proéminent pour vérifier que je ne m’étais pas fait un film.
- Wouuhaaa ! Alors là ! Si j’m’attendais à ça. Ajoutais-je d’un air gêné.

J’étais presque désolée d’avoir fait des conclusions hâtives sur la virilité de mon partenaire. Enfin désolée, pas tant que ça puisque finalement la surprise allait dans le sens de ma proposition. Shante ne devait rien y comprendre. Peut-être pensait-il que j’étais un peu folle. Ok, je l’étais parfois mais bon, pour l’heure c’était de sa faute ! Pourquoi avait-il fait en sorte d’éviter de répondre directement à ma requête ? Pourquoi n’avait-il rien dit quant à mes allusions ? Peut-être n’avais-je pas été assez claire ? Possible ! Après tout, les garçons avaient souvent une façon de pensée très différente des filles.

En tout cas, j’étais sûre d’une chose désormais : il n’était pas impuissant. La cerise sur le gâteau était qu’il était partant pour l’aventure puisque son corps parlait pour lui. Youpiiiiiiiiiiiiiiii ! Je me mis à califourchon sur ses genoux et lui adressais un sourire radieux. J’étais soulagée pour lui et je n’avais plus besoin d’être compatissante. Les yeux pétillants de malice, je fis courir mes doigts de son front jusqu’au cou, puis de son torse jusqu’à son bas ventre.


- T’es trop drôle comme mec toi ! Constatais-je en amorçant un petit rire.

De mes deux mains, je soulevais le tee-shirt de Shante afin qu’il le retire. Je fis de même avec mon haut que j’envoyais valdinguer à travers la pièce et je me collais de nouveau à lui. La sensation était tout autre qu’avec un tissu séparant deux peaux. Même si un gentil câlin était appréciable, c’était encore mieux. La chaleur était montée d’un cran, heureusement sinon on risquerait d’après froid non ? Ne souhaitant pas laisser perdre cette énergie débordante, je l’embrassais avec la fougue qui me caractérisait. J’avais la langue bien pendue, on me le reprochait souvent, mais au moins je savais l’employer à des fins autres que la communication verbale.


Spoiler:
 
Shante fut surpris par ma constatation ; il se mit à rire en voyant que j’étais gênée et secoua la tête d’un air de dire que c’était du grand n’importe quoi. Cela ne l’empêcha pas d’entamer les hostilités un fois bien installée sur ses genoux. Sans doute voulait-il me prouver que j’avais tort à 100 %. Tant mieux, je ne demandais que ça ! Il commença par se laisser faire somme si je l’intimidais, àou alors il voulait vérifier que ce n’était pas simplement un simple test de ma part. Rassuré sur mes intentions et conforté dans les siennes il reprit les rennes pour une chevauchée fantastique et nous fit traverser un désert brulant de désir pour arriver à une oasis de plaisir que nous dégustâmes avec appétit jusqu’à être rassasiés de plaisir. Le jeune homme passa ensuite sous la douche, s’habilla et prit son sac ; ce fut sur cette touche fort sympathique qu’il quitta son appartement pour rejoindre sa ville natale. Je pris également une douche mais au lieu de me rhabiller, j’enfilai un pull que j’avais déjà emprunté à Shante et passai par la case réfrigérateur pour un encas bien mérité. Ca creuse ses choses là ! Satisfaite de ces instants d’intimité, je mis de la musique et m’affalai sur le canapé pour l’écouter. Je ne pensais à rien ni même au vide que Shante laissait derrière lui, je me morfondrai un autre jour !
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