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 La chasse est ouverte !

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Snow P. Boomer


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MessageSujet: La chasse est ouverte !   Lun 28 Oct - 21:12


L'arroseur arrosé

10 Février 2011

Los Angeles était une de ces villes où il faisait bon vivre malgré un taux de criminalité toujours à la hausse, certains vous diront que pour sortir de chez soi il vaut mieux se munir d'un de ces tasers dernier cri qui vous anéantissent un homme à décharges de plusieurs milliers de volts renouvelables toutes les cinq minutes, d'autres comme Snow vous conseilleront plutôt une bonne dose d'Acide Gamma-Hydroxybutyrique pour relever le cocktail des importuns car il est inutile d'engendre des représailles douloureuses. Pour avoir expérimenté les deux techniques, la plus douce est indubitablement la plus convaincante car il est certain que la victime ne se relèvera pas au bout d'une vingtaine de minutes pour ruiner votre portrait. C'est avec ce même système qu'elle comptait partir en chasse et habituellement le gibier avait peu de chances d'échapper à sa battue. Certes, il n'y avait aucune probité dans sa façon d'agir mais le monde est ainsi fait.

Verre de vin rouge entre les doigts, elle réclama un taxi pour vingt et une heure s'accordant ainsi un peu de temps pour se préparer. Snow aimait l'élégance et le raffinement, elle opta donc pour une robe blanche lui arrivant au dessus du genoux qui, tout en restant classique, épousait la moindre de ses formes. Elle agrémenta sa tenue de soirée d'un pendentif en or discret et d'escarpins bordeaux assortis à son rouge à lèvres, la discrétion et le soucis du détail étaient bien plus efficaces pour ferrer de nouvelles victimes qu'un accoutrement tape à l’œil. Fin prête pour sa session de chasse à l'Homme, elle engloutit rapidement le fond de vin qu'il lui restait ainsi qu'une de ces pilules miracles pour grands névrosés. Comme presque à chaque fois, il était nécessaire qu'elle se plonge dans une sorte d'état second afin qu'elle ne s'adonne pas à des divagations intellectuelles soporifiques qu'elle seule était en mesure d'apprécier à leur juste valeur.
Le temps que le taxi la mène au quartier où se trouvaient tous les bars et autres bistrots branchés, le cachait avait amplement eu le temps de libérer ses premiers effets. C'est donc relativement décontractée qu'elle descendit de la voiture et qu'elle se dirigea vers le premier établissement qui se présentait à elle, se fichant éperdument de ce que pouvait être la bâtisse ou de l'impression qu'elle lui laissait ; tout ce qui importait était qu'elle grouille d'insouciantes et vigoureuses jeunes femmes assez crédules pour avaler la moindre de ses paroles. Snow pénétra dans le lieu baigné de chaleur humaine en jetant un bref coup d’œil sur les énergumènes qui l'entouraient. A vue de nez, un tris allait être indispensable pour dénicher celle correspondant à ses critères de sélection et quoi de mieux qu'une place en bout de comptoir pour analyser cette masse alcoolisée d'un point de vue extérieur ? C'est donc au bar qu'elle se rendit et qu'elle décida de commander une double dose de whisky pur, jugeant que le calmant qu'elle avait ingurgité plus tôt n'allait pas suffire pour supporter une telle jungle humaine.

Des petites, des grandes, des rondes, des rachitiques, il y en avait véritablement pour tout les goûts mais pas encore pour le sien. Ses pupilles scrutaient ici et là cherchant le moindre bout de beauté singulière qu'elle appréciait tant, parfois, elle pouvait passer plusieurs jours entiers sans qu'aucune femme ne suscite l'intérêt car tout n'était pas qu'une question de physique, le tempérament comptait pour beaucoup. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle était consciencieuse dans ses fouilles, quelques fois même un peu trop, mais quand on avait une fonction comme la sienne c'était une nécessité que l'on ne pouvait ignorer. On la payait pour cela : repérer, amadouer, briser et livrer sans que la pauvre âme n'ait personne sur qui compter, une chose difficile mais plus courante que ce que l'on croit.
Sa boisson en main, elle s'apprêta à se mêler à la foule pour un petit tour d'horizon mais un homme visiblement bien imbibé, au sourire exagéré et aux yeux brillants l'en empêcha en lui bloquant le passage. " Bonsoir charmante créature, je peux t'offrir un verre ? " Un début basique qu'il devait arranger à toutes les sauces et qui, certainement, devait se solder par un échec cuisant l'incitant sûrement à boire davantage pour regagner un reste de confiance avant de réitérer l'action. Snow en était sûre, elle n'était pas la première ni la dernière à subir cette approche maladroite, donc elle refusa poliment son offre aux intentions cachées. " Je vous remercie, en ce qui me concerne je suis déjà approvisionner et j'ai des doutes quant à la capacité de mon foie à supporter un verre de plus. Passez une bonne soirée. " Elle mentait, c'était évident, ce n'était pas le dernier qu'elle allait boire mais au moins ça n'allait pas être en compagnie de ce jeune ivrogne aux sourires enjôleurs et aux tentatives de séduction ratées. De plus, elle avait compté sur son sempiternel vouvoiement et son visage impassible pour le convaincre qu'insister n'était pas chose à envisager. Sans plus de cérémonie elle le contourna, chose qu'il n'eut pas l'air de vouloir accepter, c'est d'ailleurs pour cela qu'il vint lui saisir le poignet de façon un peu gauche afin de la retenir près de lui. " Allez quoi, reste, on peut quand même discuter un peu histoire de faire connaissance ! " Décidément, l'alcool faisait pousser des ailes au plus insignifiant des hommes. Relevant un regard bien plus froid sur le visage du Don Juan de pacotille, elle serra les mâchoires afin de retenir le flot d'insultes qui lui montaient à la tête et se contenta de paroles clairs sans prendre de détour. " Non, merci, je ne suis pas intéressée par l'optique de faire votre connaissance. Maintenant veuillez m'excuser, j'ai à faire. " D'un coup vif et assez sec, elle libéra son poignet de ses doigts, assurée que cette fois ci il aurait parfaitement compris qu'il lui déplaisait plus qu'autre chose. Fâcheusement, il ne sembla pas l'entendre de cette oreille et cette fois il passa un bras sur ses épaules dans le but de la ramener contre lui et ce contact à lui seul suffit à faire remonter toute la haine qu'elle s'évertuait depuis longtemps à contenir et maîtriser. Elle dû fermer les yeux quelques longues secondes afin de ne pas exploser en excès de rage et ne pas réaliser toutes les envies sadiques qui lui malmenaient le cœur, ce n'était ni l'endroit ni le moment pour lui écraser la paroi nasale ou les bijoux de famille à coup de genoux.

Une autre main vint se joindre à celle de son prétendant s'autorisant une glissade jusqu'au bas de son dos, il semblait que ce soit l'un de ses collègues venu pour lui prêter main forte dans ses discours de dragueur désespéré. " Oh la oh la, bonne prise l'ami, où es-tu allé pêcher cette belle sirène ?! Salut toi... " L'haleine fétide mélangée au mouvement de sa main qui glissait sur son postérieur eurent raison de sa patience, c'en était trop en si peu de temps. Était-ce cela la mentalité moderne ? La société de consommation avait-elle eu raison de la galanterie ? D'un côté, il n'y avait rien d'étonnant à cela, nous vivons dans un monde où le souhait est exaucé avant même que la demande soit formulée, cela associé à un abus de pornographie et un manque de respect évident envers les règles sociales, ça ne pouvait que donner des déchets ambulants. Déchets qui, d'ailleurs, se permettaient de poser leurs mains répugnantes sur sa personne. Le geste défensif fut rapide, instinctif, la main de Snow vint s'abattre sur la joue de celui qui avait osé découvrir ses courbes sans aucune sommation préalable, après tout, il ne fallait pas chercher la bête. Mais au lieu de calmer ses deux assaillants, cela eut pour effet de leur rendre l'alcool mauvais et, tandis que l'un frottait sa joue douloureuse, le deuxième l'attrapait par la nuque dans le but de calmer son élan courageux. Quels faibles d'esprit, deux contre un ce n'était pas équitable, bien qu'à leur place elle n'aurait sans doute pas hésité à assommer la victime et la traîner jusqu'à une ruelle mais maintenant qu'elle se trouvait dans un rôle opposé au sien sans avoir l'opportunité de les tuer en public, tout semblait différent. Il fallait à présent trouver une solution pour se sortir des griffes de ses futurs agresseurs, parce qu'il ne fallait pas être naïf, au vue de leurs gestes et des expressions de leurs visages, ils n'avaient pas juste l'intention de s'excuser et de la laisser en paix et son impression fut confirmée lorsqu'ils commencèrent à essayer de la traîner vers la sortie du bar.
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Lukas J. Olivera


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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Mer 30 Oct - 10:34

La vie de star, Los Angeles, Hollywood... Mon cul ouais, juste la course d'un putain de casting à un autre et cette sempiternelle petite phrase « on vous rappellera ». C'était très con en plus, mais humain, depuis, je ne pouvais pas m’empêcher de regarder mon téléphone. J'espérais qu'on finisse par me reconnaître quelques talents qui ne soient pas en rapport direct avec mes tablettes de chocolat.

J'avais même reçu une proposition pour un porno. Nan mais un truc de toqué quoi. J'imaginais sans peine la crise cardiaque parentale si on me voyait dans ce genre d'horreur. Et de toute façon l'idée ne me traverserait jamais. Si ma carrière de comédien ne décollait pas je serais forcé de reprendre contact avec mon agent. J'étais encore suffisamment jeune pour faire du fric comme mannequin.

Je cogitais essayant de voir combien de temps je pouvais me laisser, si ça ne valait pas le coup de rentrer au pays. Après tout même pour une carrière de comédien ce serait plus facile en Argentine. J'y étais connu... En même temps je ne saurais jamais si c'était mon talent ou mon nom qui m'ouvrait les portes. J'étais trop fier de caractère pour me contenter de l'a peu près. Je voulais y parvenir et je décidais de stopper mes ruminations pour aller me détendre.

Je pris une douche en chantant comme un con avant d'enfiler un pantalon noir et une chemise d'un gris pâle avec un col anthracite. C'était peut être un peu classique pour une soirée dans un pub de L.A mais en même temps j'aimais être bien habillé quand je sortais. J'étais attiré par les femmes élégantes et ça n'était pas en jogging que j'attirerais leur attention. Calcul de ma part ? Oui sans doute mais en même temps c'est toujours le cas non ?

Le métro était fréquenté à cette heure mais pas non plus bondé et j'appréciais. C'était difficile pour moi cette promiscuité forcée. J'avais tout le temps peur de me mettre à dérailler.
Je fus malgré tout bien content de sortir à l'air libre et d'inspirer à fond. J'aimais l'air de cette ville, j'aimais qu'elle grouille de vie et de gens décidés à aller au bout de leur destin. C'était la ville de tous les possibles et il fallait avouer que c'était grisant.

Je déambulais pendant un petit moment avant de jeter mon dévolu sur un bar dans lequel l'ambiance semblait sympa. Il y avait une soirée salsa plus tard dans la nuit et ça me motiva. Je préférais le tango mais la salsa me faisait également battre le cœur plus vite. C'était tellement agréable de tenir une jolie femme dans ses bras et de guider ses pas. Une danse sensuelle qui liait les corps.

Un sourire pensif apparu sur mes lèvres à cette pensée alors que je me dirigeais vers le bar et m'accoudais tranquillement. Je me commandais un cocktail maison, un truc à base de vodka avec du jus de je ne savais trop quoi. J'étais distrait, distrait par l'attitude d'un type à la mine bien imbibée. Il avait l'air sur le point de s'écrouler mais ça ne l’empêchait pas de s'en prendre à une jeune femme, rectification à une très jolie jeune femme.

J’attrapais mon verre déjà servi et avalait une gorgée rapidement tout en gardant les yeux fixé sur le couple ainsi malheureusement formé. Elle venait de se libérer le poignet et je pouvais voir sur ses traits la froideur nécessaire à repousser ce genre d'importun. Manque de bol l'homme n'avait pas assez de fierté ou était trop ivre pour comprendre qu'elle ne voulait pas de lui et il insista. Je me levais juste avant qu'un deuxième larron libidineux ne pose les mains sur elle.

Non mais franchement ? Ou allait le monde ? Comment un homme pouvait il profiter de sa force de cette manière ? Comment osaient ils se mettre à deux contre une jeune femme ? C'était abject et totalement inadmissible dans mon système de valeur. Jamais un homme ne devait lever la main sur une femme. C'était un principe inscrit chez moi et mon sang bouillonnait dans mes veines quand je parvins à la hauteur des deux connards.


« Vous allez immédiatement retirer vos sales pattes de ma femme ! »

Pas de sinon je vous pète la gueule. C'était tellement évident... En tout cas j'allais essayer ça c'était certain. Les deux types avaient des regards bovins et ne semblaient même pas comprendre ce que je venais de dire. Je plongeais mon regard dans celui de la jeune femme et lui fit un clin d’œil que je voulais rassurant avant de poser la main sur l'épaule du type le plus proche pour le tirer en arrière.

Je faisais bien une tête de plus ce qui devait aider en principe. Je le tenais fermement par son pull pas très propre et le secouais légèrement pour avoir son attention pleine et entière.

« Je vais me répéter une fois avant de te péter le nez, connard! Lâche immédiatement ma femme. »

C'était con mais avec ce genre de néandertalien je me disais que m'approprier la jeune femme pouvait aider. Genre toi enlever papattes, femelle à moi !! C'était assez pitoyable mais ça pouvait aussi aider la jeune femme à être sure que je sois de son coté. Qu'elle ne se retrouve pas avec la crainte que je l'attire moi aussi dans un coin sombre. Pas que j'ai quelque chose contre l'idée de l’entraîner dans un coin sombre, du moment qu'elle en avait aussi envie...

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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Mer 30 Oct - 10:34

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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Ven 1 Nov - 16:00


Compagnon d'infortune


Il se passait bien des choses à la tombée du jour, à croire que la foule s'ornait d'un tout autre visage. Snow avait beau passer la majeure partie de son temps à épier ses congénères dans des moments aussi banals qu'intimes, ils la surprenaient chaque fois un peu plus. Sans employer cette sempiternelle rengaine poussiéreuse " la nuit, tous les chats sont gris " force est de constater qu'il était impossible même pour les plus aguerris de démasquer les loups parmi les agneaux. Après tout, n'était-il pas vrai qu'un innocent pouvait se révéler bien combatif lors de moments de frayeur ? La caresse peut aisément se parer de griffes et le fardeau s'avérer réconfortant. Il serait bien narcissique de se glorifier d'une force qui ne peut exister que dans l'opinion que l'on se porte à soi-même sans l'avoir confronté à une vie peu clémente. Même si elle avait parfaitement intégré cette idée, Snow s'obstinait à croire qu'à l'inverse chaque être humaine était un monstre qui pouvait devenir une proie si l'on se donnait la peine de tirer les bonnes ficelles et que l'on débusquait la moindre de ses faiblesses. La prétention ne fait pas partie de son tempérament bien qu'elle laisse croire le contraire, selon elle un trop plein d'estime ne pouvait qu'obstruer la chemin qui mène au pouvoir alors qu'en agissant comme si l'on était faible, on redoublait souvent d'efforts pour atteindre ses objectifs ; ce qui était souvent payant.

Alors face aux deux compères de beuverie elle ne préféra pas se montrer trop impétueuse, elle n'avait rien à y gagner et ce n'était pas la meilleure des solutions pour apaiser leur ardeur. Mais comme chaque être elle avait ses faiblesses et malheureusement ils s'agrippèrent à des ficelles sur lesquelles il ne valait mieux pas tirer. Voilà pourquoi elle eut un moment de relâchement qui lui fit perdre ses résolutions et qui bien sûr érailla le sang-froid de ses assaillants. La tentation de sortir le couteau délaissé au fond de son sac à main pour leur trancher l'artère fémorale était des plus irritantes, mais malgré cela elle se rendait encore compte du lieu où elle se trouvait et semer la panique pour une simple envie rancunière n'était pas tolérable. Mais avant qu'ils ne réussissent à lui faire passer la porte de sortie elle avait tout le temps de réfléchir à une solution moins sanguinolente, chose qui était assez difficile pour elle au vu de sa dissemblance mentale. Sa fierté ne la laissait pas envisager de crier au secours et faire preuve de diplomatie n'allait absolument pas l'amener vers la paix, leur briser discrètement un doigt peut-être ? Elle garda cette idée bien au chaud au cas où elle n'en trouverait pas d'autres mais un imprévu vint s'interposer entre les deux hommes et l'assouvissement de leurs vices et ce qui la surprit autant qu'eux fut sa déclaration quant au fait qu'elle était sienne. Néanmoins, la stupeur se dissipa bien vite et cette annonce ne paraissait pas les gêner outre mesure ce qui la conforta dans l'idée qu'ils étaient des rustres alcooliques bougrement impudents. N'ayant pas l'habitude de recevoir une quelconque aide extérieure, il fallut qu'il lui fasse une œillade complice afin qu'elle le comprenne, du moins elle n'en laissa rien paraître observant avec une certaine curiosité la cinéma dont elle était l'héroïne principale. Se pouvait-il que des hommes de sa trempe existent encore ? Allons bon, cela faisait des années que la galanterie avait déserté les rues de Los Angeles et avait cédé sa place aux diverses immondices dont d'ailleurs elle était entourée. Contrairement à d'autres elle préféra penser que le preux chevalier y trouvait son intérêt autant que les autres et qu'au final elle allait devoir payer ses services, mais il était moins bien laborieux de se débarrasser d'un corps plutôt que de deux. Quoi en regardant de plus près la beauté de ce jeune homme si singulier elle pensa qu'à défaut de ne pas être capable de l'abattre, elle pourrait très bien s'en amuser et elle trouva dommage que Monsieur Ciccelli n'accepte pas les hommes au sein de la prostitution. Un Lancelot tel que lui devait indiscutablement faire tourner les têtes juvéniles et s'il était aussi charismatique qu'altruiste il ne devait pas lui être difficile de toucher le cœur de n'importe quelle femme. Toutefois le temps n'était pas aux divagations, Snow redescendit vite sur terre lorsqu'il empoigna l'homme à sa gauche pour accompagner sa menace d'une secousse persuasive, c'était bien tenté mais avec les grammes d'alcool que celui-ci avait dans le sang cela eut pour effet de lui redonner une nouvelle vague d'assurance.

Que fallait-il qu'elle fasse à présent ? Ne pas en démordre et se lancer dans le jeu des tourtereaux importunés ? Après tout, autant exploiter l'idée même si cela n'avait que peu marché jusqu'à présent, et puis peut-être que l'un des serveurs ou des autres noctambules pouvaient être interpellés par ce grabuge. Mais la véritable question était : Comment devait-elle se comporter afin de passer pour sa compagne ? Observer les couples était une chose, faire semblant d'en être un sans une solide préparation mentale en était une autre. Toujours son verre à la main, elle tendit l'autre pour saisir le bras du jeune homme héroïque décidée à ne plus le lâcher et quand le criard qui l'avait attrapé à la gorge mit fin à ses insultes, ce fut au tour de Snow de hurler dans l'oreille de celui-ci d'une voix sortie d'outre tombe qui l'étonna elle-même. " Cela suffit !!! " Cette fois ses sourcils s'étaient froncés et l'air impassible se transforma en une expression de colère qui n'annonçait rien de bon. " Je ne tolérerai pas que l'on touche à un seul de ses cheveux, suis-je suffisamment claire ?! " Il fallait tout de même l'admettre, cela lui avait fait un bien fou, de plus, ça lui servit pour diminuer l'attention du malotru et c'est à ce moment précis qu'elle décida de lui lancer le contenu de son verre au visage. S'ils avaient su être assez lâches pour s'en prendre à une femme, pourquoi devait-elle se défendre à la loyale ? Il ne restait plus qu'à espérer que cela leur laisse assez de temps pour leur permettre une tentative de retrait ou au moins que cela fasse lâcher prise au premier agresseur.

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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Ven 1 Nov - 16:00

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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Mar 5 Nov - 9:01

Je devais me détendre, c'était le programme de la soirée... ME détendre putain !! Pas me coltiner super connard et son acolyte crétinus l'édenté. Vraiment pas de bol, m'enfin en même temps je ne pouvais quand même pas laisser ces deux abrutis s'en prendre impunément à une jeune femme.
Impossible, on ne m'avait pas élevé comme ça. Le coté « détourne le regard et oublie » n'était pas du tout dans ma nature et même dans une aussi grand mégalopole je ne comptais pas changer.

J'espérais que ma voix grave et ma carrure suffirait à calmer les serpillières à whisky, mais non... Encore une fois, pas de bol... Ça commençait à faire beaucoup de manque de chance. Je secouais connard en chef en espérant que la lumière s'allume à tous les étages, le résultat fut au dessus de mes espérances. Une espèce de vocifération ressemblant vaguement à un bruit de dégueulis avant qu'il ne m’attrape à la gorge.

Il braillait comme un âne quand la princesse que je venais sauver sur mon beau cheval blanc se mit à lui hurler dans les oreilles avant de lui balancer son verre en pleine poire. Je levais le pouce en signe de victoire quand le type me lâcha pour reculer d'un pas. Je lui aurait bien mis un coup de boule tant je me sentais sous tension mais je n'avais pas pour habitude de frapper en traître.

Connard numéro 2 par contre avait les yeux grands ouverts et il serrait ses petits poings manifestement décidé à venger l'honneur bafouer de super connard.
Parfait ! J’attrapais la jeune femme par la taille avant de la glisser derrière moi. Mes réflexes revinrent vite et je me mis en garde.

La boxe me manquait, peut être que maintenant que ma gueule n'était plus mon unique fond de commerce ? C'était une idée à exploiter, mais euh comment te dire... Peut être pas de suite...
Connard deux essaya de lancer les hostilités avec des insultes concernant à priori ma mère. Peu clair... Avait il un dentier ? Ou était il d'un bled tellement paumé que je ne captais rien à son accent ? En effet je doutais qu'il tente de parler avec une patate chaude dans la bouche, ça ne serait pas logique si ?

J'envoyais un coup de poing dans l'épaule du gars, une sorte de coup de semonce en somme. J'avais pas tant que ça envie de lui péter les dents. C'était crade et j'aurais mal à la main... Je me rendis pourtant vite compte que ça n'allais pas suffire. Trop bourré il se sentait pousser des ailes ce con. Il se mit en garde enfin si on peut dire.

Voyant ça j'éclatais de rire, impossible de faire autrement. Sa rage redoubla forcément en voyant que je payais sa tête et il me fonça dessus. J'aurais bien esquivé en criant « hey Torroooo » mais je me retins. Fanfaronner et faire le beau c'était bien mais quand on ne risquait pas de se faire mettre à l'amende. Et après tout ils étaient deux...
Je me contentais donc de lui attraper le bras pour accélérer son élan et il termina sa course encastré dans le bar. Là c'était le moment de faire le beau, non ?
Je me retournais vers la jeune femme et lui fit un sourire aussi charmeur que possible.

"Tout va bien? Ils ne t'ont pas fais mal?"

Ce fut à ce moment là que super connard choisit d'intervenir. Je l'avais oublié celui là !!
Il me chopa par derrière et fixa sa clef de bras autour de mon cou. Mon adrénaline monta en flèche tandis que je posais les mains sur les bras du type. Inutile il me tenait bien avec ses gros poteaux.

Je reculais sur quelques mètres en essayant de le désarçonner mais non il tenait bon. Mon stress montait, l'air me manquait, je commençais à paniquer. Mon corps pris alors le relais de ma tête.

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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Mar 5 Nov - 9:01

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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Lun 11 Nov - 16:08


Retournement de situation


Il ne restait plus aucune fierté dans ces hommes bien trop portés sur la bouteille, ils ne se rendaient pas compte des dégâts qu'ils pouvaient causer ou de la gêne occasionnée, si elle portait plainte, elle gagnerait à tous les coups. Pas que Snow soit une femme procédurière mais par moment l'appel de l'argent facile lui soufflait ce type d'idée. Non, il y avait bien mieux que de les dépouiller jusqu'au dernier dollar, leur arracher la jugulaire à l'aide d'un contenant à liqueur brisé sur le comptoir par exemple ou leur servir leurs attributs en guise de mise en bouche. Quoi qu'il lui arrive, qu'elle se balade, qu'elle cuisine ou qu'elle se rafraîchisse sous un jet d'eau, chaque fois des visions horribles lui polluaient l'esprit, elle ne trouvait pas cela spécialement dérangeant il était toujours utile d'avoir un stock d'idées sadiques face à des situations inattendues mais ce qui l'asticotait le plus était de ne pas pouvoir les réaliser. Tout s'était passé si vite, jamais elle n'aurait imaginé en partant de chez elle qu'il puisse se passer une telle chose si tôt dans la soirée et malgré un début d'agacement non dissimulé, à présent, elle parvenait à s'en amuser. Le moment ne se prêtait pas au comique mais l'arrivée de ce jeune homme propre sur lui et aux faux airs de chevalier Lancelot eurent raison de sa contrariété. Car l'une des choses qu'elle préfère après les douleurs à infliger aux autres est l'observation de ses congénères dans des moments de vie tels que celui-ci ; ils lui donnent toujours l'impression de prendre part aux interactions humaines, ce dont elle n'est pas capable naturellement. Et ce bel inconnu venait de lui insuffler un zeste d'humanité qu'elle ne réussissait pas à avoir par ses propres moyens, voilà pourquoi elle lui avait prêté main forte, ce fut sa façon de le remercier pour lui avoir montré que les Hommes ne s'affublaient pas tous d’œillères lorsqu'il s'agissait des ennuis d'autrui. Elle venait de gaspiller du whisky en le versant sur le visage de la poche à gniole qui l'avait agrippé, quel gâchis, elle pensait toujours que le couteau aurait été une meilleure solution mais pour ça il aurait fallu qu'elle se laisse entraîner dans un lieu sans témoins, chose difficile à faire de nos jours. Au moins son sauveur du soir put enfin être délesté du premier ivrogne, le second par contre ne semblait pas vouloir rester sur un échec.

Quelle chose ridicule que la vengeance d'un alcoolique qui n'a pas les idées claires, un nouveau fiasco était à prévoir, surtout face à une personne aux actes et pensées héroïques. Cette opposition d'intentions par contre était des plus intéressantes, le bien contre le mal, les corrompus contre l'altruiste, elle était curieuse de voir quelle tournure cela allait prendre. Quand elle vit le poivrot approcher pour qu'on l'achève elle aurait bien voulu s'en occuper mais après tout ce n'était pas elle qui avait déclenché les hostilités alors quand son camarade momentané la saisit par la taille pour la mettre à couvert, elle ne protesta pas et se contenta de jouer son rôle de demoiselle en détresse jusqu'à la fin de l'acte. Elle se mit donc en retrait, croisant les bras contre ses côtes pour observer la posture du jeune défenseur et sa façon de bouger, visiblement il n'était pas novice dans la bagarre mais il ne semblait pas vraiment vouloir se battre, sinon il n'aurait pas montré son intention de porter un coup. Ou peut-être était-il seulement loyal ? Mauvaise idée face à un lâche. Tout ceci se confirma quand il le frappa à l'épaule, pourquoi ici plutôt qu'au nez ou à l’œil ? Voulait-il faire durer le plaisir ou ne pas y aller trop fort ? Un faible sourire s'accrocha à ses lèvres quand l'esprit vengeur fonça tête baissée vers son compagnon d'infortune, peut-être allait-il y avoir un peu de sang finalement - et cela lui conviendrait parfaitement elle n'avait rien contre la violence aveugle - restait à savoir qui allait en verser. Snow admira l'aisance avec laquelle celui qui s'était rangé de son côté évinça l'ennemi d'une belle esquive qui envoya l'adversaire rejoindre son fidèle comptoir, mais elle sentit aussi une pointe de déception, il s'en était débarrassé bien trop vite et sans animosité. Étrangement il venait d'aiguiser son intérêt et d'obtenir toute son attention, alors quand il se tourna vers elle pour lui demander si elle se portait bien et s'ils lui avaient fait du mal elle hésita entre la vérité ou lui dire qu'elle ne se sentait pas bien et qu'ils avaient été brutaux dans le simple but de voir jusqu'où il serait prêt à aller pour aider une inconnue. Mais elle n'en eut pas le temps, l'homme aux nouvelles fragrances alcoolisées s'en prenait de nouveau à lui mais par derrière cette fois, les lâches n'ont aucun fair-play et les bons cœurs leur tournent toujours le dos. De son côté elle n'esquissa pas le moindre geste pour lui venir en aide, après tout elle devait se faire passer pour faible et sans défense, et puis elle voulait voir s'il était capable de se sortir de cette situation seul. Il gigota pour se libérer mais ça ne sembla pas perturber son agresseur, avançant d'un pas elle plissa les yeux en comptant silencieusement le nombre de secondes qu'il lui fallait pour retrouver sa liberté. Puis, un imprévu chahuta son évaluation, une chose qu'elle ne parvint pas à comprendre, une gêne respiratoire qui n'avait rien à faire dans ce moment. Ça ne pouvait pas être à cause de la boisson ni à cause du stress, la quantité était bien trop faible, ni à cause d'un malaise, elle était en parfaite santé et redoublait d'énergie. Elle délia ses bras afin de poser ses mains contre ses clavicules tandis qu'elle détournait les yeux vers les personnes qui les entouraient, tout était bien trop confus, pourquoi diable tout un lot de personnes auraient les mêmes symptômes alors que d'autres continuaient à s'amuser comme si rien ne se passait ? A croire qu'ils étaient tous enfermés dans une bulle les privant d'air. Ceci est la dernière réflexion dont elle fut capable avant qu'elle ne s'appuie contre le mur à ses côtés afin de ne pas perdre son équilibre. Tout ça n'était pas normal, il était scientifiquement impossible que cela se produise, elle aurait été la seule à le ressentir elle aurait mis ça sur le compte d'un coup de chaud mais autant de personnes au même moment relevait du paranormal...ou d'autre chose. Sa grande surprise fut quand elle put respirer à nouveau, pile poil au moment où le jeune éphèbe fut relâché, simple coïncidence ? Elle ne le pensa pas mais elle était bien trop occupée à reprendre son souffle pour réellement s'en préoccuper dans l'immédiat.

Snow porta sa main à son front et ferma les yeux un instant pour reprendre la vigueur qui l'avait quitté temporairement, l'heure n'était pas au prélassement  et bien que les deux ivrognes soient pour l'instant perturbés par ce qu'il venait de se produire, elle était  certaine qu'ils reviendraient à la charge. Elle se redressa alors en gardant une main contre le mur et l'autre sur son front se demandant si dans son échappée elle devait prendre le jeune homme avec elle, vu son état ne valait-il pas mieux qu'elle l'emporte ? Pourrait-on appeler cela de la sympathie si elle le faisait ? Non, assurément pas, car elle avait toujours de mauvais plans en tête, et puis d'ailleurs pourquoi avait-il un tel comportement tout à coup ? Elle avança donc d'un pas pour s'assurer de son bon équilibre et finit par le rejoindre afin d'attraper son bras qu'elle passa autour de ses épaules tandis que le sien vint enlacer sa taille. " Venez avec moi, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. " Quand bien même il refuserait qu'elle ne lui demandait pas son avis, de gré ou de force elle comptait bien l'emmener dans un endroit plus tranquille afin de lui tirer les vers du nez sur ce qu'il venait de se passer. Elle se mit donc à avancer, fendant la foule curieuse pour rejoindre la sortie et lui faire passer la porte bras dessus bras dessous, c'est bien lui qui s'était présenté comme étant son concubin non ? Il allait devoir en assumer les conséquences. Ce qui risquait d'être plus dur était de parvenir à canaliser sa nouvelle attitude sans le blesser, et pour cela, elle avait bien une petite idée. " Je vais vous  répondre avant que vous ne me demandiez où je vous emmène. il y a un hôtel à deux rues d'ici, je paierai la chambre. " A lui d'en tirer ses propres conclusions, elle ne comptait pas éclairer sa lanterne en dévoilant ce qu'il allait se passer une fois la porte de la chambre fermée derrière eux mais il ne valait mieux pas qu'il refuse, elle avait toujours un argument de poids dans le fond de son sac et cette fois-ci elle ne se priverait pas pour le sortir et l'utiliser. Mais, lui laissant croire que ses intentions n'étaient pas si mauvaises elle pencha la tête pour la poser contre son épaule et lui caressa le creux des reins telle la princesse amourachée de son preux chevalier.
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Lukas J. Olivera


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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Lun 18 Nov - 13:47

Je déraillais, ce type maintenait sa prise mais je m'en foutais, j'avais envie de chanter. De danser aussi... Mais qu'est ce que c'était encore que ce bordel ? Nan mais franchement faut être bizarre quand même pour vouloir chanter des trucs paillards pendant qu'un connard vous étrangle, non ?

Quand il me lâcha pour se tenir la gorge je me mit à brailler de ma voix de stentor. Je chantais des trucs argentins, des paroles que je regretterais si quelqu'un venait me les conter. C'était ma capacité qui me faisait dérailler. Mon sang saturait en oxygène et ça me désinhibait totalement. Quand la jeune femme que j'avais cherché à aider vint se coller contre moi je lui fit un grand sourire et me laissait entraîner sans problème.

« Tu es sacrément canon toi. »

Ca c'était fait... En même temps les mots sortaient sans le moindre filtre je n'y pouvais pas grand chose. Ce qui me surpris en revanche ce fut la réponse de la demoiselle en détresse. Elle m'emmenait à l'hôtel ? Genre comme ça direct ? Je fus tellement scotché que je m’arrêtais d'avancer.

Je repartis pourtant vite en voyant que les deux crétins qui avaient repris leurs esprits se voulaient toujours belliqueux. Je me sentais pour ma part sur un petit nuage et je n'avais aucune envie de me bastonner.
Me frotter à la demoiselle par contre... Nan mais ça c'était pas envisageable. J'étais pas ce genre de mec qui couche juste pour le plaisir de se taper une fille. Même si elle était belle. J'avais des principes, peut être aussi parce que mon physique me le permettait ? Bonne question...

En même temps elle se sentait peut être obligée de me remercier en m'offrant son corps ? D'un autre coté elle n'avait pas parlé de se jeter sur moi en petite tenue... Elle me voulait quoi alors ? Bonne question mais aucune réponse ne me venait. Je finis par utiliser un moyen très simple pour en avoir une, poser la question...

« On ne se connaît pas, je ne vois pas vraiment ce que je suis sensé venir faire dans ton hôtel ? »

L'air frais me faisait du bien, je retrouvais mes esprits, et je me sentais mortifié. Je ne savais pas au juste ce que j'avais tenu comme propos mais j'étais conscient d'avoir été déplacé, sans doute même ridicule. Je détestais être ridicule... Elle était collée à moi et je pris mes distances.

« Je m'appelle Lukas, et je pense vraiment qu'aller boire un verre pour faire connaissance serait plus judicieux que gagner une chambre d'hôtel. »

Voix raffermit, regard clair, j'étais de nouveau moi même.
Je ne voulais pas la décevoir ou quoi que ce soit d'autre mais ça ne me ressemblait pas de suivre une inconnue comme ça pour aller on ne savait ou.
Lukas le preux chevalier restait un gamin obéissant à sa maman qui ne suivait pas les inconnus dans la rue et qui ne montait jamais dans les voitures. Je souris à cette pensée avant de planter mon regard clair dans le sien.

Nous étions assez loin du pub de départ, dans une rue plus sombre, les deux types ne nous avaient pas suivis. Je ne me sentais pas menacé le moins du monde pour autant. Assurance du mâle, que je risquais malheureusement de payer comptant.
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Snow P. Boomer


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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Mer 27 Nov - 15:26


Le masque tombe


Beaucoup de choses lui échappaient bien qu'elle soit consciente que d'autres êtres aux capacités hors du commun peuplaient le monde, il étaient là, tout près, se cachant derrière des visages communs. Elle en avait rencontré plusieurs se donnant en spectacle et d'autres qu'elle avait percé à jour qui s'étaient trouvés au mauvais endroit, au mauvais moment. Alors dès qu'un élément était scientifiquement impossible, elle se posait bon nombre de questions et cherchait à savoir d'où cela pouvait bien provenir. Comme dans ce bar par exemple, ou plusieurs personnes -elle y compris- s'étaient retrouvées privées d'air sans raison particulière alors que d'autres insouciants continuaient le fil de leur soirée arrosée. Bon nombre de gens se croiraient fou ou bien trop ivre pour croire que cela pouvait réellement se produire mais pas elle, car elle se connaissait et avait découvert les petits secrets de la mutation. Il restait encore à savoir si ce charmant jeune homme était pourvu de ces gênes extraordinaires ou s'il n'était pas la source de ce manque d'oxygène et pour obtenir des réponses, elle était prête à beaucoup de choses. Snow avait profité de son soudain changement d'attitude pour le mener par le bout du nez et le faire sortir du bar, jusque là la facilité avait semblé marcher puisqu'il l'avait qualifié de "canon" ; mot qu'elle trouva étrange car il était pour elle synonyme de destruction de masse mais soit, pourquoi pas, le rôle lui convenait. Elle hésita quelques longues secondes avant de le remercier. "...C'est charmant." Il fallait savoir une chose sur Snow, elle ne disait jamais merci ou rarement et quand cela devait arriver elle préférait les remontrances quant à son impolitesse plutôt que d'avoir à aligner ces deux syllabes. L'échappée sembla se dérouler sans encombres et elle avait pensé qu'il n'allait pas protester au vu de son comportement enjoué et du sourire béat qui fendait son visage mais elle se trompait. Elle le réalisa après lui avoir dévoilé son intention de l'emmener à l'hôtel car malgré une euphorie inexplicable il avait gardé une certaine lucidité qui, clairement, la dérangeait dans ses plans de dernière minute. Il s'était arrêté un instant, réticent à l'idée de l'accompagner et perplexe face à ses intentions, elle en était sûre, la tâche allait devenir légèrement plus compliquée. Soit, ce n'était pas insurmontable et plutôt que de répondre dans l'immédiat elle continua à le serrer de près en l'observant reprendre ses esprits. A ce jour, aucune drogue et aucun alcool n'avait d'aussi courts effets, ce qui confirma ses soupçons sur l'origine de la pénurie d'air. Il était également possible qu'elle se trompe, qu'il n'ait été lui aussi qu'une victime du manque mais quelque chose clochait dans cette version de l'histoire.

C'est lorsqu'il se sépara d'elle pour exprimer son refus de façon indirecte que l'expression de son visage changea pour devenir bien plus sérieuse. Il ne souhaitait pas venir dans une chambre tous frais payés avec elle ? C'est son choix. Il préférait faire connaissance autour d'un verre ? Pourquoi pas. Mais sa patience a des limites et le petit spectacle ajouté à ses incertitudes ne la confortaient pas dans l'idée d'être une agréable compagnie. Cependant, brusquer les choses ne pouvait que le faire fuir et tant qu'elle ne le tenait pas entre ses mains il était hors de question de l'effrayer. Elle inspira donc lentement puis fit renaître ce beau et faux sourire gêné qui habituellement lui attirait la sympathie des autres ainsi que leur confiance puis pour lui répondre, elle prit une voix étrangement douce. " Je ne sais pas trop ce qu'il m'a pris je suis navrée, habituellement je ne propose pas ce...genre de chose, c'est juste que..." Si elle n'avait pas été une sorte de psychopathe elle aurait certainement fait une bonne comédienne, à la différence qu'elle n'interprétait pas les émotions mais qu'elle les copiait telles qu'elle avait pu les analyser. "Lukas, enchantée, c'est un très beau prénom que vous avez là. Le verre me semble être une bonne idée du moment qu'il ne termine pas comme le précédent. Oh et je m'appelle Snow." Il fallait toujours inspirer de la bienveillance avant de faire quoi que ce soit de répréhensible, c'était primordial pour approcher une potentielle victime sans éveiller la moindre suspicion. Et quoi de mieux qu'une femme embarrassée pour faire baisser la garde d'un galant homme tel que lui ? Alors elle se rapprocha d'un pas tout en regardant vers le bout de la ruelle sombre où ils s'étaient arrêtés et pointa un point indistinct de son bras tendu. "Vous voyez là-bas ? Il y a un bar assez sympathique, il est petit mais les cocktails sont un pur délice et au moins nous pourrons nous entendre parler." Foutaises, ils n'allaient même pas bouger de leur position actuelle, tout ce petit manège était simplement pour créer une diversion et détourner son attention de ce qu'elle était en train de préparer ; la mains qui bouge à l'opposé de l'endroit où il devrait regarder, un lieu imprécis qu'il allait s'évertuer de repérer et ce nouveau pas en sa direction qui semblait tout à fait justifié pour mieux lui montrer le bar décrit. Mais ce bar, il ne le trouverait jamais car il n'existait pas et même s'il s'en rendait compte, il était déjà trop tard.

Profitant de son inattention et de son respect envers les femmes, la mains qui plus tôt lui désignait le bar imaginaire s'abaissa pour mieux remonter contre sa gorge afin de l'amener contre le mur qui se trouvait en son dos assez vivement. Une fois plaqué contre celui-ci, il put sentir une légère gêne au niveau de son entre-jambes, mais qu'était-ce donc que cela ? S'il avait regardé au bon endroit, il aurait pu le voir arriver, ce couteau qu'elle avait discrètement sorti du fond de son sac et qui présentement menaçait ses attributs masculins, ainsi elle s'assurait qu'il ne tenterait rien pour se dégager de sa prise. "Savez vous ce qu'il pourrait y avoir de pire que de vous faire émasculer dans cette ruelle ? Ce serait que vous tentiez de vous débattre et que je plante malencontreusement la lame de mon couteau dans votre artère fémorale, ainsi vous perdriez votre sang en quelques minutes et puis...ce serait la mort." Ça avait le mérite d'être clair et d'autres avant lui avaient pu constater ce qu'il en coûtait de ne pas prendre ses mots aux sérieux. Son visage n'était plus souriante à présent, il était froid et terriblement détendu, ce qui ne laissait pas présager le meilleur. Les doigts toujours contre sa gorge exerçèrent une légère pression contre celle-ci sans pour autant lui faire du mal, elle ne voulait pas que le petit incident de tout à l'heure se reproduise. "Je vous déconseille d'appeler à l'aide cela ne ferait qu'empirer votre situation. Pour l'instant je ne compte pas vous faire de mal mais soyez assuré qu'il faudrait peu de chose pour me faire changer d'avis. Vous vous demandez certainement ce que je vous veux et c'est très simple, des explications sur ce qu'il s'est passé dans le bar d'abord et vos papiers d'identité ensuite." Pourquoi les papiers d'identité ? Pour la simple et bonne raison qu'il ne lui donnerait jamais son nom de famille ou son adresse délibérément et il devait y avoir aussi une petite déformation professionnelle. Il n'avait pas intérêt à lui mentir ou à lui dire qu'il n'avait rien sur lui car elle était susceptible de l'accompagner jusqu'à son lieu de résidence et y camper jusqu'à ce qu'il crache le morceau. Snow n'était pas une tendre, ne négociait jamais et pouvait se montrer diablement menaçante lorsqu'il s'agissait de choses qu'elle convoitait. Le preux chevalier s'était mis dans de beaux draps et certainement devait-il regretter la compagnie des deux ivrognes maintenant qu'il réalisait à qui il avait à faire. Il pouvait toujours tenter de se sortir de cette impasse mais il n'avait pas le droit à l'erreur car elle lui serait fatale.
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Lukas J. Olivera


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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Jeu 28 Nov - 13:36

Elle était canon, diablement, bon j'ai été assez con pour le lui sortir comme ça sans autre forme de procès... En même temps elle le prenait bien a priori. Elle restait collée contre moi, ses formes semblaient épouser mon corps. C'était fichtrement excitant, surtout quand je me repassais les mots entendus peu avant. Elle m'avait clairement invité à la suivre jusqu'à son hôtel...

Un rêve, en tout cas pour la plupart des mecs. Mais pas pour moi...
Le délire genre j'te saute vite fait dans les chiottes d'une discothèque, pas pour moi. Pas que j'ai quelque chose contre le sexe torride, au contraire. Mais je ne considère pas comme un grand moment de sauter une nana dont je connais a peine le nom. J'ai besoin de temps, un minimum, besoin d'un peu plus, d'une attirance, d'une étincelle... En plus j'ai des principes, on ne traite pas une femme de cette façon.

Maman m'avait bien élevé. La preuve je proposais d'aller plutôt boire un verre. Je pensais casser l'ambiance, je l'imaginais se détournant de moi mais non. Elle parut déconcertée quelques secondes presque froide et son sourire se ralluma. C'était vraiment ça, ce sourire semblait concentrer toute la luminosité des lieux. Pas qu'il y ai beaucoup de lumière, c'était autre chose. Ça l'éclairait, ça donnait envie de s'y perdre...

Elle avait l'air contrit et je m'en voulus. Je n'aimais pas être blessant ou désagréable, en tout cas pas quand ça n'était pas mon intention. Je fus cependant ravi quand elle accepta ma proposition et laissais même échapper un petit rire quand elle pria pour qu'il ne se termine pas comme le précédent.

« J'ose espérer que tu es en meilleure compagnie. »

Ceci dit avec un grand sourire tout en me penchant pour essayer de discerner le bar dont elle parlait. Je ne connaissais pas ce quartier, mais je ne voyais rien du tout. J'allais lui faire un signe d'incompréhension quand tout s’accéléra. En une seconde je me retrouvais plaqué au mur une main me tenant fermement la gorge tandis qu'une autre plaquait une lame contre mes bijoux de famille.

Madre di dios, mais qu'est ce qui lui prenait a elle ? Je déglutis avec peine avant de fixer mon regard dans le sien sans esquisser d'autre mouvement. Bizarrement un objet pointu posé sur les testicules et l'homme le plus agité arrête très vite de gesticuler.
J'avais mal à la gorge depuis l'intervention de barrique à rhum numéro une et ça n'améliorait pas la sensation de ses doigts fins sur moi. Je l'écoutais parler de m'émasculer ou bien de me planter la fémorale et roulait des yeux affolés à la recherche d'une hypothétique aide.

Putain mais nom quoi... C'était quoi ce karma de merde sans déconner ? Je l'aidais, croyant protéger une jeune femme de deux enfoirés et en fait je tombais sur une adhérente de psychopathe en chasse ? La merde...
Elle dut noter mon regard affolé parce qu'elle m'interdit d'appeler au secours. Non mais eh, je t'emmerde morue... Voilà ce que j'avais envie de répondre, mais bizarrement ce couteau sur mes couilles me rendait prudent.

Quand elle se mit à parler de l'épisode du bar je me crispais. Elle avait compris que ça venait de moi ? Non, elle ne pouvait pas... C'était quoi son problème ? Elle bouffait les cojones de tous les mecs qui répondaient non à ses avances ou quoi ?
Pourquoi elle voulait mes papiers ? Elle était flic ? Une seconde de soulagement à cette idée avant de percuter que ça n'était pas vraiment des méthodes policières.

« Madre de puta. Loca, suelta me. Vaya a morir, hija de puta, cabrona. »

Pas très constructif tout ça Lukas. Bon en plus je n'étais même pas sur qu'elle comprenne quoi que ce soit en espagnol... D'autant moins avec mon accent Argentin. D'un autre coté elle se faisait insulter comme du poisson pourri donc il valait peut être mieux qu'elle ne comprenne rien...
Ceci étant ça soulageait. J'inspirais longuement avant de prendre une décision. Elle était barge, ça sautait aux yeux, donc il fallait m'adapter. Rester calme, lui donner l'impression que j'étais soumis à sa volonté. Ceci avant de lui exploser la gueule dans le mur et de m'échapper. D'un autre coté c'était une femme, je n'étais pas sensé taper une femme... D'un autre coté elle menaçait mes couilles... Je doutais que ma mère avait prévu ce cas de figure quand j'étais môme et qu'elle m'engueulait parce que je fracassais ma sœur... Non elle ne l'avait pas prévu, parce que ça n'existait pas. Dans mon monde les demoiselles en détresse ne se changeait pas en gorgone découpeuses de pénis... Putain d'Amérique, putain de ville de merde... Je voulais revoir mon Argentineeeee.
Bon ouais c'était bien beau, mais pour ça il fallait calmer l'hystérique du couteau suffisamment pour lui péter les dents ou me faire la malle. Super, j'avais un plan, bon pourri le plan, mais il avait le mérite d'exister.

« Je ne sais pas au juste ce que j'ai fait pour mériter que tu pètes un câble comme ça. Mais ok. On peut discuter. »

Je n'aimais pas son regard, je ne l'aimais plus en fait. Je venais de remarquer sa froideur, son manque de vie. Elle ne jouait plus à la princesse en détresse et on pouvait voir le mal, les détritus, la misère dans ce regard vide, dans ce regard de dingue. J'avais toujours eu peur de la folie, peur de le devenir même avec cette capacité que je ne contrôlais pas. Maintenant j'avais encore plus peur... Mais je ne devais pas le montrer, elle ressemblait à un prédateur et c'est connu ces bêtes là aiment la peur, elles aiment jouer avec leur proie. Je ne devais pas être une proie, pas pour elle, pas cette nuit.

« Je m'appelle Lukas Olivera, tu peux regarder, mes papiers sont dans ma poche de derrière, dans mon porte feuille. Tu m'excuseras mais tant que tu poseras ce truc sur mes couilles n'espère pas me voir bouger une oreille. »

Mon ton se raffermissait. Je m'adaptais, c'était ce qu'il fallait. Maintenant il fallait prier pour que les bouquins de psycho à la con qu'on trouvait partout ne soient pas trop à coté de la plaque. J'étais soumis en apparence, peut être qu'elle allait éloigner sa lame pour me fouiller ? Je respirais rapidement, trop rapidement, si la pression ne baissait pas l'adrénaline allait me faire dérailler. Pas le moment, je ne voulais pas me mettre a délirer et me planter sur son couteau. Fin de vie trop peu enviable...

« Pour ce qui est du bar, je n'y suis pour rien. Je ne connaissais pas ces types, je n'ai rien a voir avec eux. »

Je faisais semblant de penser qu'elle me reprochait d'être de mèche avec eux... Ca pouvait passer... Je ne voulais pas parler de cette bizarrerie, a personne, encore moins à une morue voulant me planter sa lame dans les bourses. Qu'elle prenne ma bourse en échange...

En même temps cette capacité, ou ce pouvoir, peu importe le nom qu'il fallait lui donner. C'était le bon moment pour qu'il soit utile pour une fois. Le soucis c'est que je n'avais jamais essayé de m'exercer. Je ne contrôlais rien du tout. Pouvait il encore s'enclencher après le bar ? Et si oui serais je capable de la mettre K.O sans rester moi même sur le carreau ? Tant de questions...
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Snow P. Boomer


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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Mar 10 Déc - 21:54


Faites vos jeux


Tout aurait pu se passer sans heurts, il ne serait pas dans cette situation si il avait fait le bon choix : celui de la suivre aveuglément jusqu’à l’hôtel sans écouter sa bonne éducation . Quoi que, cela aurait très bien pu être pire si il l’avait accompagné car l’on pouvait aisément s’imaginer ce que donnerait un tête-à-tête avec une folle du type de Snow, les poignets attachés à la tête de lit et une lente torture le temps d’une nuit interminable. Il avait voulu la sortir d’une mauvaise situation, ravissant chevalier en armure scintillante et au cœur rempli de bonnes intentions, du point de vue de tout être normalement constitué il ne méritait pas un tel sort, du sien la morale ne devrait même pas exister. Elle admirait la souffrance d’autrui surtout quand elle en était la cause, elle piochait au hasard des rencontres et parfois comme dans le cas présent certains détails l’aiguillaient dans sa sélection, une courte asphyxie par exemple ajoutée à un comportement défaillant et éphémère. Le plan simpliste de base n’avait pas fonctionné alors elle s’était rabattue sur le second et si celui-ci ne marchait toujours pas, elle en avait beaucoup d’autres pouvant s’étendre sur quelques mois voire une année, sa patience avait des limites mais sa ténacité n’en avait aucune. Pauvre Lukas, si elle avait été dotée d’une quelconque forme de sympathie elle aurait compati face aux futurs ennuis qu’elle lui réservait et au fait qu’il ignore encore dans quel pétrin il s’était fourré. Malheureusement elle ne ressentait pas grand-chose de positif, elle ne savait même pas à quoi pouvait ressembler cette forme de ressentiment, pour elle tout ça n’était qu’une faiblesse que l’on devait éviter si l’on ne souhaitait pas se retrouver crucifié par la déception. Il était l’image parfaite de tout ceci, cet homme aux pensées pieuses allant à la rescousse d’une pauvresse peu dégourdie et se retrouvant menacé par l’être auquel il avait voulu venir en aide, c’était tout bonnement pathétique.

Ça avait été tellement facile de le faire tomber dans le piège médiocre qu’elle lui avait tendu, comme un bleu il s’était magistralement passé la corde autour du cou et il allait finir par la serrer lui-même. Pour une femme comme Snow, on ne pouvait attendre mieux, il était un véritable délice enrobé dans de l’inquiétude et il n’était certainement pas au bout de ses surprises ni de ses peines. Il ne sembla pas apprécier son nouveau sort au vu des insanités qui s’écoulaient hors de sa gorge les unes après les autres, était-il bête au point de penser qu’elle ne pourrait pas comprendre ce qu’il venait de lui dire ? En effet si elle avait suivi le cursus habituel d’une vie banale elle aurait pu ne pas comprendre un traitre mot de ce qu’il déblatérait mais malencontreusement elle avait eu du temps, beaucoup de temps pour s’intéresser à toutes sortes de choses, les langues, les livres, les talents, les Hommes… et qu’apprenait-on en premier lorsque l’on entamait l’étude des langages ? Les insultes. De plus, son métier l’avait habitué à entendre beaucoup de mots auxquels elle n’était pas accoutumée mais de future prostituée à future prostituée, elle en connaissait à présent un rayon niveau grossièretés étrangères. Il pouvait s’estimer chanceux de ne pas faire face à quelqu’un de susceptible et armé seulement d’un couteau car elle en côtoyait quelques uns qui lui auraient déjà tiré dans la rotule pour bien moins que ça. Ses iris verts clairs ne perdaient pas une miette de ce que son visage pouvait lui céder, elle put y lire de la surprise, de la peur, du soulagement et enfin du calme, elle trouva cela magnifique bien qu’un peu trop rapide. « En effet, de votre point de vue vous ne méritez pas ce qu’il vous arrive mais à mon sens il n’est pas question de mérite, de bonne, de mauvaise action ou de faute. » Elles pouvaient être considérées comme des paroles rassurantes mais ça ne l’était pas, c’était un avertissement quant aux actions d’échappée belle qu’il pouvait éventuellement fantasmer. Ce qui entre autre voulait dire que ses motivations n’étaient pas basées sur des valeurs propres à la généralité, qu’elle pouvait faire n’importe quoi à n’importe quel moment et que s’il était mécontent ou qu’il ne comprenait pas il souffrirait quoi qu’il advienne.

Un faible sourire rajouta un peu de vie à ses traits figés lorsqu’il ajouta qu’elle pouvait prendre son porte feuille elle-même pour obtenir ce qu’elle voulait. Là, il s’enfonçait plus qu’autre chose même s’il ne s’en rendait pas vraiment compte, elle n’allait pas baisser sa garde et encore moins lui donner l’occasion de riposter. « Ce n’était pas une requête c’était un ordre et je doute que vous soyez en position de force pour rétorquer ou agir selon votre bon vouloir. Je ne le répéterai pas une troisième fois, donnez moi vos papiers d’identité. » Avait-il vraiment pensé qu’elle allait bouger le  moindre petit doigt pour prendre ses papiers ? Son ego aurait pu en prendre un sacré coup mais malgré ça et sa tentative ridicule elle avait conservé ce même calme olympien sans se départir de ce ton détaché comme si toutes les offenses qu’il avait pu proférer à son égard ne l’avaient pas touché. « Ne vous faites pas passer pour plus stupide que vous ne l’êtes, vous commencez sérieusement à m’échauffer. » Oh oui, il allait bien finir par cracher le morceau et s’il ne le faisait pas, elle agirait selon ce qu’il pourrait lui dire. La chose est, qu’elle-même ne parvenait pas à prévoir les réactions qu’elle pouvait avoir, d’un moment à l’autre, sur un coup de nerf, elle pouvait lui trancher la peau tout autant qu’elle pourrait le laisser s’échapper volontairement. L’imprévisible était une part de son être autant que le contrôle exagéré, elle avait dompté les deux pour une symbiose quasiment impeccable mais il ne fallait pas trop pousser la bête. Doucement, ses doigts relâchèrent leur emprise sur sa gorge pour glisser contre celle-ci en venant cueillir sa joue, du pouce elle la lui caressa tout en récupérant ce visage à l’expression doucereuse et au sourire avenant. « Allons, allons…je m’emporte. Comme je vous l’ai dit, pour le moment je n’ai rien qui me pousse à vous blesser, j’attends simplement des réponses de votre part, réponses que vous ne m’auriez pas donné si je n’en étais pas arrivée à vous menacer je me trompe ? Vous souhaitez préserver votre jardin secret ? C’est votre droit. Vous pouvez vous taire mais alors le choix me reviendra de déterminer si vous emporterez votre mystère dans le taxi qui vous mènera chez vous ou dans votre tombe. » Ajouté à cela, après une autre caresse, elle appuya la pointe de la lame un soupçon de plus pour bien lui faire comprendre que les négociations ne risquaient pas de marcher. Il fallait qu’il trouve autre chose, qu’il soit plus fin que cela pour détourner son attention parce qu’elle était tel un chien enragé, une fois la proie entre les crocs impossible de lui faire desserrer les mâchoires. « Avouez maintenant, ne le faites pas ou laissez moi décider quel sera votre sort. » Qu’y avait-il à avouer ? Elle n’en savait rien mais tout le monde avait ses petites cachotteries, toujours est-il qu’elle attendait une révélation, peu importe laquelle du moment qu’elle soit satisfaisante. Pour ce qui est de le tuer, elle en était capable mais elle se demandait encore si il était bien utile de gaspiller un tel mâle pour un simple refus. Il connaissait à présent ses intentions, qu’il ne la pousse pas à lui donner un avant goût de sa détermination, ce serait tout de même dommage de se sacrifier pour si peu de chose…
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Lukas J. Olivera


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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Mar 17 Déc - 12:55

J'étais dans une belle merde, un bourbier inextricable et je ne comprenais pas pourquoi. C'était quoi ce karma merdique sans déconner ? J'aidais une jolie femme à échapper à des gros lourds et je me retrouvais dans une ruelle glauque qui puait la pisse, avec cette même jeune femme apparemment décidé à se faire des boucles d'oreilles avec mes couilles...

Dans le genre pas de bol on ne faisait guère mieux. J'essayais de la faire détourner sa lame en lui demandant de me fouiller mais évidemment elle était intelligente en plus d'être dingue. Génial, une psychopathe en mal de victime... J'avais envie de hurler ou de lui taper dessus mais elle ne relâchait pas la pression sur ma gorge et elle sentirait le moindre mouvement à peine esquissé.

Elle avait un air tellement froid et inhumain que je ne doutais pas qu'elle soit capable de me planter et de me laisser crever là, comme un chien. Quand l'agacement apparu sur ses traits je serrais les fesses comme un con, comme si ça pouvait empêcher sa lame de rentrer.
Si elle essayait de me planter je me battrais, je ferais sans doute des dégâts mais selon ou elle plantait cette lame j'étais un homme mort...

Dieu que je flippais. Ma respiration se faisait haletante, mon cœur battait une sarabande de folie, mes pupilles étaient totalement dilatées. Je perdais pied...
Tout à coup elle changea d'attitude, elle me pinça la joue comme une vieille tante avec un gosse et son sourire de détraquée fit de nouveau son apparition.

Putain mais quelle tordue... Elle pensait encore pouvoir m'avoir au charme ? Là ? Non mais fallait pas non plus délirer, y'avait pas encore marqué grosse buse sur mon front. Et le pire c'était l'inadéquation totale entre ce sourire radieux et ses propos.
Elle parlait de m'enfoncer sa lame dans le corps avec un sourire de top model. Mais sur qui j'étais tombé bordel ? Une terrible envie de vomir me serrait la gorge.

« Ok, on se calme. Je veux bien qu'on discute, mais pas avec ce couteau sur mes couilles. »

C'était juste pas possible, j'étais bien incapable de me concentrer pour aligner deux pensées cohérentes.

« Si vous m'expliquiez précisément ce que vous voulez savoir ce serait plus simple en même temps. »

Ce fut à ce moment qu'elle appuya sa lame un peu plus fort. Je paniquais de plus en plus et l'adrénaline se déversa avec force dans mes veines. Quand elle arriva au cœur et qu'il s'emballa de plus belle ma capacité dérailla.

Je ne contrôlais rien mais pour une fois je n'eus pas peur en me sentant partir. Au contraire, j'étais soulagé, l'oxygène grimpait dans mon sang et je me sentais invincible, euphorique.
Au bout de cinq à six seconde je n'étais plus conscient de grand chose et commençait à dérailler et à parler tout seul.

« C'est quoi ce pays ou les canons sont des catins ? C'est pas franchement l'idéal, je n'aime pas ça du tout. »

Ce furent mes derniers mots plus ou moins cohérents avant que je ne commence à chanter. Un truc à la con mélange de chant de noël et de chanson paillarde. Je n'étais plus capable de rien. Je ne savais pas arrêter ce truc, j'étais bien trop paniqué pour seulement y penser. J'étais bien parti pour aller jusqu'au malaise... Restait à espérer que je l'entraîne avec moi dans l'inconscience...

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Mar 17 Déc - 12:56

Le membre 'Lukas J. Olivera' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Précision attaque' :
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Lun 20 Jan - 0:29




Face je gagne, Pile tu perds


Un peu trop, pas assez. Elle, lui. Aucune chance pour que le vœu qu’elle disparaisse comme elle était venue se réalise, les miracles n’existent pas. Il était coincé, elle le tenait littéralement par les bijoux de famille et l’entrevue d’une possible liberté était à exclure définitivement. Alors comme ça les méchants n’existent que dans les contes et au travers des caricatures préfabriquées par l’industrie Disney ? Foutaises. Tout n’était pas tout beau, tout rose, l’être humain avait droit à son lot de pourritures. Elle se glissait parmi les traîtres et les avares se mêlant à leurs goûts pour le crime, eux ses camarades détonants et explosifs qu’on ne pouvait aimer autrement que par la passion. Dominer est un vice, une ligne de conduite, de plus, qui n’a jamais aimé cette frivolité au moins une fois dans sa misérable vie ? C’est un plaisir que l’on ressent au fond de ses tripes, qui nous fait vibrer et jouir quand on le pousse à son paroxysme. Grand Dieu qu’elle aime ça. Ce n’est pas de sa faute si elle se comporte comme telle, les autres n’avaient qu’à pas dévoiler leur révulsion si rapidement, ça l’existait, l’incitait à plus de brutalité. De toute façon, aucun comportement n’était idéal, l’exemple en est que même la gentillesse de Lukas lui donnait désespérément envie de le pendre au bout d’une corde et lui lacérer la voûte plantaire. Réalisait-il toutes les mauvaises choses qu’il réveillait en elle ? Aguicheur. Franchement, elle hésitait entre lui broyer la hanche à coups de couteau ou lui faire l’honneur d’écouter ses paroles de mouton prêt pour l’abattoir. Dur dilemme. «  Vous êtes venu à moi, jeune homme, maintenant je suis là. Sachez alors que vous n’avez plus votre mot à dire sur la situation, fermez votre grande gueule et subissez.  » Pourquoi diable ne comprenait-il pas ? Était-il un sombre idiot ou avait-il réellement le souhait de se séparer de ses parties ? Et puis peu importe, il pouvait bien cracher, gagner du temps, se montrer doux comme un agneau mais présentement, il lui appartenait. Il fallait qu’il craque parce qu’il ne réchapperait pas de ce moment sans s’être effondré devant en lui baisant les pieds. L’attraction de la soirée, c’était lui, ses sueurs froides et sa vigueur anéanties sous un amas de spasmes incontrôlés seraient siennes ; ce n’était qu’une question de temps. Expliquer ? Et expliquer quoi au juste ? C’est bien lui qui tentait de lui claquer la porte au nez, il l’exaspérait et lui donnait envie de le livrer aux rats des rues. Ils auraient si tôt fait de ronger sa chair et ses os pour qu’il n’en reste rien. Cette image la fit frissonner d’envie.

«  La trotteuse fait son petit bout de chemin et vous en êtes toujours au même point. Persisterez-vous encore dans votre demande d’explications ? Butté que vous êtes. Je vais vous donner de la simplicité : dans quelques minutes, après que vous ne m’ayez toujours pas donné ce que je veux en feignant d’être un grand crétin, je vous planterai aléatoirement, ça pourrait très bien tomber entre les côtes…ou bien dans l’œil. A vous de voir. » Même s’il en était tantôt revenu au vouvoiement poli, il n’en est pas moins qu’il insultait encore son intelligence, Snow n’était plus une débutante et n’allait pas risquer de perdre si facilement le contrôle. Il n’aimait pas ? Elle s’en délectait. Et de le voir comme ça, dérailler de nouveau comme il avait pu le faire dans le bar, lui donnait l’impression de lui voler une part de son intimité sans que ce soit assez. Elle avait raison, quelque chose clochait et tout ça était bien trop gros pour n’être qu’une coïncidence. A la différence qu'elle ne ressentit pas le manque d'air, peut-être parce qu'ils se trouvaient tout deux en extérieur ? Il restait encore quelques points à mettre au clair. Et malgré une curiosité quelques peu comblée, il ne pouvait pas encore se permettre d'espérer une fin heureuse dans les rires nerveux et le soulagement d'une vie encore intacte. Snow se fichait bien de son état ou des gestes qu'il pouvait être amené à faire, il était sa propriété, elle pouvait donc en faire ce qu'elle voulait jusqu'à l'épuisement. Lentement, elle pressa l'ensemble de son corps contre le sien tout en glissant son bras libre derrière sa nuque à l'instar d'une amoureuse en demande d'échange de tendresse. Il n'en était rien. La lame maintenant fermement bloquée dans sa position, demeurait dès lors contre son bas ventre le menaçant un peu plus de sa présence aiguisée. Elle cherchait par ce rapprochement à définitivement le bloquer contre le mur et à donner l'illusion d'un couple intime à ceux qui pourrait les surprendre. Enfouissant ensuite son visage dans le creux de son cou, elle attendit qu'il termine ses chants de fanatique latino pour glisser ces quelques derniers mots. " Trois...deux...un... " Oh oui il avait craqué, mais pas assez. Et ce dernier décompte signifiait que les minutes étaient écoulées et qu'elle risquait de planter une partie de son anatomie au hasard. Mais allait-il seulement percuter la signification de ces chiffres ?
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Lukas J. Olivera


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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Lun 20 Jan - 13:23

Plus j'essayais de la calmer, et plus elle menaçait de me faire des trucs ignobles. Putain de bouquins de psycho à la con. Dans les films et les séries ça marchait, le héros disait un truc à la con et le méchant pas beau y croyait. Mais là c'était la loose... Peut être parce que je n'avais rien d'un héros ? A moins que ce soit parce que la vilaine était tout sauf une méchante pas belle ?

Elle était diablement belle, sexy, avec des courbes à se damner, oui tout ça à la fois... Mais j'oubliais, le qualificatif le plus important. Elle était complètement givrée !!!
Ce fut au moment ou elle commença à parler de me coller sa lame entre les côtes ou dans un œil que je perdis pieds. Elle voulait que je lui parle de ma capacité bizarre, elle eu droit à mieux puisqu'elle se déclencha. Ceci étant j'étais aux abonnés absents donc il ne fallait pas me demander d'y comprendre quelque chose.

C'était la panique qui avait enclenché le phénomène, pas moi. De toute manière ça n'avait jamais rien eu de conscient. J'essayais de m'en dépatouiller, guère plus.
Je ne comprenais plus grand chose, je voyais bien ses lèvres qui bougeaient, manifestement miss-folle-à-lier causait. Ce que je m'en foutais sur le moment...

J'étais euphorique, perdu sur les hautes cimes de l'hyperoxygénation. Le pire la dedans c'était que je respirais très vite, encore sous le coup des émotions précédentes. Ça ne faisait qu'augmenter le phénomène. Quand elle se plaqua contre moi je ne réfléchissais plus de façon cohérente et mon corps reçu un signal qui n'avait plus rien à voir avec la trouille.

Je posais mes mains sur ses fesses et l'a rapprochait encore de moi si c'était possible. Elle avait relâché la pression sur ma gorge et ça me permettait de laisser courir ma bouche dans son cou. Je mordillais, embrassais, et elle ne pouvait manquer de sentir ma virilité tout à fait glorieuse plaquée contre elle.

J'étais excité comme un dingue, entre les bras d'une dingue... Joli tableau... Me mère aurait sans doute fait un malaise, et c'était certainement ce qui me guettait vu la vitesse à laquelle l'oxygène grimpait dans mon sang. J'avais complètement oublié sa lame, j'étais dans un autre monde. Un monde tout en couleur dans lequel, une jolie femme plaquée à vous était forcément une bonne nouvelle. J’attrapais le lobe de son oreille du bout de la langue avant de me mettre à le mordiller.

A moins d'un seau d'eau, me calmer allait être compliqué... Quoique elle était sans nulle doute capable de pire que ça. M'enfin dans cet état je n'étais pas apte à comprendre grand chose. J'étais seulement grisé, d'elle et de ma capacité qui tournait à plein régime.
Dans l'idéal on pouvait espérer que cette capacité me sauve les miches. Genre elle aurait pu se déclencher sur la jolie sociopathe mais non... Elle se contentait de me pourrir la vie une fois de plus. J'étais livré pieds et poings liés, aussi sans défense qu'un mouton qu'on menait à l'abattoir.

J'aimais pas être un mouton, mais j'aimais bien la sentir contre moi, putain qu'elle sentait bon cette folle... Une fois de plus mes pensées sombrèrent, je n'étais plus que désir, plus qu'un corps. Avec un peu, non, beaucoup de chance, peut être que ça lui ferait baisser sa garde ? Ceci étant ça me ferait une belle jambe, j'étais désormais incapable d'en profiter...
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Snow P. Boomer


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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Lun 24 Fév - 15:50




Et maintenant ?


Même les hommes les plus forts peuvent être anéantis, il suffit pour cela de trouver le point de faiblesse, le secret à ne pas dévoiler ou l'offre que l'on ne peut refuser. Pour le commun des mortels, il y avait bien plus simple, des mots et de la peur appuyés par une arme bien placée. Comme maintenant, on ne peut pas dire qu'elle ait eu à remuer ciel et terre pour replier ses doigts acérés sur le pauvre petit Argentin. Il était comme une biche devant les phares d'une voiture, tout portait à croire que le carambolage était pour bientôt à en juger par sa patience qui s’effilait au fil des secondes. Elle pourrait bien faire preuve de pitié, l'ennui c'est qu'elle n'en a aucune et ce n'est pas pour un joli minois qu'elle allait commencer à jouer les philanthropes. Pourquoi persister si la finalité devait être la mort ? C'est vrai, le jeu n'en valait clairement pas la chandelle, elle n'eut aucun effort à fournir pour l'amener jusqu'à son piège, elle pourrait simplement mettre un terme à sa chasse avant que la lassitude ne la submerge, alors pourquoi ?  Pas pour la bizarrerie qui flottait autour de lui, mutant ou non ça ne fait aucune différence, dans l'un comme dans l'autre ça saigne, ça hurle et ça supplie. Pour se nourrir de la peur qu'elle lui insuffle alors ? Pas que. Dans le crâne qui abritait bien des images déséquilibrées commençait à germer l'idée que cet état insipide pouvait aisément prendre les couleurs de l'exception et du panache à condition de prêter main forte au destin paresseux. Pour se faire, il n'y avait qu'à attendre le bon moment et que le cobaye soit suffisamment mûr pour tomber de sa branche. Cet irrésistible besoin de déchirer les chairs était pourtant toujours présent, il tambourinait aux portes de son cœur en infectant le moindre organe de son corps, il était là, imposant sa cadence à ses pulsations et rendant douloureux l'attente de changement.

C'était un véritable combat contre elle-même qui se déroulait, celui qui opposait sont attrait pour le sang et l'exaltation d'un moment extravagant à venir. Le fait qu'il la provoque en glissant ses mains sur elle ne l'aida pas dans sa quête de retenue, car oui, elle prenait cela pour un encouragement à la violence parce que de son point de vue les plaisirs charnels et la brutalité étaient tirés de la même ardeur. Ce qui pouvait alors passer pour une vaine tentative visant à l'amadouer devint à l'inverse une incitation à la violence, il fallait le reconnaître ce genre de chose habituellement pourrait peut-être marcher, mais ce n'est pas face à n'importe quel agresseur qu'il se trouvait. Son état ne pouvait pas plus ressembler à celui des proies qu'elle rabattait chaque jour pour le compte de Ciccelli, à la différence qu'elles se prosternaient en la suppliant, peut-être qu'avec un peu de chance il allait y venir. Snow le laissa donc prodiguer ses baisers et l'étreindre en sentant ce corps évoluer, inondé par cette chaleur inappropriée qui lui faisait perdre la tête. Elle se fit poupée de chair, immobile et silencieuse pour lui donner l'illusion d'un avantage qu'il n'obtiendrait jamais, laissant ses paupières la plonger dans l'obscurité en expirant un souffle profond. Sans le savoir il venait de laisser le champ libre à l'opportunité qu'elle attendait, ce changement de comportement qui risquait de le perdre davantage dans la folie qu'elle lui imposait.

Quand ses cils sombres s'écartèrent à nouveau, elle le plaqua un peu plus contre le mur où elle l'avait immobilisé, sans austérité cette fois, laissant même glisser sa jambe entre les siennes pour apposer sa hanche contre le membre comprimé dans son jean. Imperceptiblement, elle ondula contre lui, resserrant son bras contre sa nuque en adaptant l'expression de son visage à la situation ; fiévreuse, sulfureuse, enivrée. Elle poussa même le vice jusque dans ses soupirs empreints de désir desquels elle sembla tirer la force nécessaire pour murmurer au creux de son oreille. « Ce n'est pas comme cela qu'il faut s'y prendre Lukas... » Elle souffla le prénom qu'il lui avait donné plus tôt sous la menace comme s'il était l'être qu'elle désirait le plus au Monde, à l'instar d'une petite chatte miaulant pendant ses périodes de chaleurs. Où voulait-elle en venir au juste ? Il fallait s'attendre à ce qu'il subisse les conséquences de son comportement impudique et qu'elle le plante comme elle l'avait dit. Elle n'en fit rien. Mais d'ailleurs, où était la lame qui avait résidé jusque là contre son bas ventre ? Snow la détenait encore dans sa main, le long de sa jambe, une occasion pour lui d'agir, de la repousser, la rosser et fuir. Toutefois, la chose qu'il était essentiel de garder à l'esprit était qu'elle agissait sciemment en toutes circonstances et ce n'était pas le fruit du hasard si elle avait écarté la pointe menaçante de son couteau. Les doigts qui détenaient celui-ci vinrent lentement écarter l'une des mains de ses fesses pour glisser l'arme en sa paume, elle lui cédait volontiers un peu de son pouvoir en lui donnant un prétexte pour retourner la situation. Ses doigts emprisonnèrent les siens afin de les faire remonter jusqu'à ce que l'objet tranchant se place au niveau de son sein, juste au niveau du cœur. « N'est-ce pas mieux d'être placé du bon côté de l'arme ? Vous n'avez qu'à l'enfoncer jusqu'à la garde, je ne bougerai pas. » Il faisait une bonne victime mais ferait-il un bon tueur ? Elle était persuadée que non, mais ses défaillances pouvaient le pousser à le faire, ce qui rendait les choses bien plus palpitantes. « Vous avez les moyens, je vais vous donner la raison. Si vous ne le plantez pas, je ferai en sorte que tous les êtres qui vous accompagnent au cours de votre misérable existence paient le prix de votre couardise, je les traquerai et les brutaliserai en votre nom. Je souillerai toutes ces sources de bonheur jusqu'à ce qu'il ne vous reste plus rien qui pourrait vous raccrocher à la vie. » Beau discours dont elle pensait chaque mot, car dans sa réalité rien ne devait être fait à moitié et il n'y avait rien de plus savoureux qu'une pauvre âme torturée par ses erreurs.

Lentement, elle libéra sa main tout en laissant la sienne caresser son bras, épiant sa réaction en lui offrant ce sourire doux qu'elle empruntait chaque fois qu'elle déblatérait des bassesses du genre. Ça n'avait rien d'un jeu, c'était de la cruauté, sa nature, son origine, celle qui inspirait toutes ses actions et ses pensées. Elle en fait sa propriété, il est à elle quoi qu'il fasse et la seule façon pour lui d'en échapper serait de la tuer ici et maintenant. Encore une question de choix qui déterminerait les malheurs qui allait devoir subir. Alors, allait-il se débarrasser de l'avenir qu'elle lui promettait ou allait-il se soumettre ?
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MessageSujet: Re: La chasse est ouverte !   Lun 24 Mar - 13:59

Cette soirée avait bien commencé, enfin il me semblait. Je savais plus trop ce que je foutais là en même temps. J'étais dans une ruelle, ok, mais pourquoi ? Trop compliqué ça comme question, j'y reviendrais plus tard. Donc j'étais dans une ruelle, collée à une bombe sexuelle, cool ! Non, pas coole, la dite bombe sexuelle voulait me découper les cojones. La salopeeeee. Pourquoi voulait elle faire ça ? C'était pas très, très gentil !

En même temps c'était pas très grave tout ça, enfin si peut être ? Je savais pas trop, ce qui était sur c'était que j'adorais le contact de ses fesses dans le creux de mes mains. Deux globes parfaits, c'était enivrant et je laissais ma langue courir dans son cou. J'étais euphorique et l'excitation balayait tout autre émotion. Elle se plaquait contre moi, elle ondulait, c'était tellement bon.

J'allais la soulever pour la plaquer au mur à son tour, mais je n'en eus pas le temps. Elle parlait. Je l'entendais comme à travers une porte, c'était pas clair. J'essayais de faire le point de sortir de ce marasme mais c'était compliqué. Je n'étais plus vraiment capable de grand chose...

Elle écarta ma main de ses fesses, et avant que j'en sois chagriné glissa sa lame au creux de ma paume. Je regardais l'arme sans comprendre, la laissant lever mon bras, sans plus de volonté qu'un pantin. Elle appuya la lame contre son sein et je fronçais les sourcils. Pourquoi mon plan cul de l'espace venait il de se changer en galère intergalactique ? C'était pas mon jour de chance, non c'était pire que ça, ça me revenait, cette nana c'était pas une bombe, enfin si, mais pas que. C'était une tordue, détraquée et perverse qui découpait les gens le soir pour s'occuper.

Mais alors pourquoi elle voulait que je la découpe moi maintenant ? C'était une espèce de maîtresse sadomaso ? Pas mon trip dans ce cas... Peut être qu'il suffisait que je lui dise poliment pour qu'elle me lâche la grappe ? Mouais vu la gueule de la succube, fallait pas non plus me faire trop d'illusion. Cette pensée m'arracha un petit rire tandis que je fixais mon regard sur ses lèvres qui bougeaient à nouveau.

Voilà qu'elle se remettait à causer. Merde ! Elle pouvait pas attendre que je décuite ? Mais au fait comment je faisais pour être bourré ? J'avais quasiment rien bu... Elle m'avait drogué, Cruella ? Non, c'était ce putain de don de merde... Je m'étais mis dans cette crotte, tout seul , comme un grand et il allait falloir m'en sortir.
J'étais un adepte de la conversation sensée, mais avec ce genre d'engeance j'avais compris que c'était inutile. J'étais en bout de course, je me sentais sur le point de m'effondrer inconscient. Pourtant je restais debout, sans doute à cause de ses propos.

Cette femme était d'une perversité extrême, elle menaçait mes proches, elle voulait que je la tue ? Je ne comprenais rien, j'avais l'impression d'être un jeune chiot arraché à sa mère. J'étais penaud, perdu, totalement défoncé à l'oxygène pur, et pourtant. L'image de ma sœur, ce fut ce qui me fit reprendre pieds. En tout cas en partie. Ca et le gros pic d'adrénaline que provoqua en moi l'éventualité d'une rencontre entre ma petite sœur chérie et cette détraquée de l'enfer.

« Je t'interdis de parler d'elle. »

Bon elle n'en avait pas vraiment parler, et d'ailleurs c'était très con de ma part ce que je venais de dire. Cette constatation augmenta ma rage et je levais la lame pour la coller contre sa joue.

« Il suffirait de te refaire le portrait pour que tu ne puisses plus nuire à personne. »

Idiot ça aussi. Pourtant j'avais le sentiment profond que c'était la pureté de ses traits alliée à la noirceur de son cœur qui en faisait un être dangereux. Elle pouvait vous approcher lentement dans l'ombre et frapper tout à coup comme une vipère. Cette pensée me bouffait la tête et je me sentais beaucoup moins exalté, beaucoup plus sur de mes ressentis, et en même temps toujours franchement désinhibé.

Je lâchais définitivement son cul pour serrer ma main droite sur sa gorge, jetant son couteau de l'autre avant de la poser également sur sa gorge. Je resserrais ma prise et sentit ma rage se concentrer dans mes mains, ma rage et mon don qui pour une fois sembla comme m'obéir. En l'espace d'une fraction de seconde elle se retrouva au bord de l’asphyxie, pas tant par la force de mes mains que par celle de ma capacité boostée à l'adrénaline.

« Tu es un serpent, un vulgaire serpent, et chez moi les serpents, on les étouffent. »

Ceci dit avant de m'écrouler sur elle, évanouit. Je l’entraînais dans ma chute et tombait sur elle. Cette capacité que je ne maîtrisais pas avait fonctionné mais elle m'avait une fois de plus fait perdre connaissance. J'étais à sa merci, une fois de plus, ma dernière pensée fut que j'espérais vraiment me réveiller, juste avant que ma tête ne touche le sol.
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La chasse est ouverte !

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