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 Bailamos ? [Edité]

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Lukas J. Olivera


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MessageSujet: Bailamos ? [Edité]   Ven 25 Oct - 13:15

  « California looooooooove

Californiaaa...knows how to party
Californiaaa...knows how to party

In the cityyyyyy of L.A.
In the cityyyyyy of good ol' Watts
In the cityyyyy, the city of Compton
We keep it rockin we keep it rockinnnnn »


A peine couvert d'un drap de bain, me déhanchant comme un forcené en mode tentative de sex appeal. J'avais une pêche d'enfer ce soir et j'étais l'incarnation de la joie de vivre.
Je venais d'avoir le résultat d'une audition, les producteurs voulaient me voir à nouveau. Rien de mirobolant mais c'était suffisant pour me mettre de bonne humeur.

Ça et ma décision d'aller rendre une petite visite à Dakota Cooper. Quand je pensais a elle je me prenais une vague de souvenirs dans la gueule. C'était un tout petit bout de femme, mais quel caractère. Elle m'avait fait pleurer de rire, et j'avais adoré chaque moment passé en sa compagnie. C'était un caractère tout feu tout flamme et je devais avouer que j'avais trouvé ça diablement sexy. Terriblement inconvenant aussi, imaginer la tête de mes parents devant une telle tornade suffisait à me faire marrer tout seul comme un con.

Je sautais dans mes fringues plus qu'autre chose avant de quitter mon appart. J'avais noté son adresse sur un bout de papier et mit en route l'appli GPS de mon téléphone. En effet malgré un bon sens de l'orientation j'étais souvent paumé dans cette ville. J'étais plus habitué au grand air et à la nature sauvage, ceci devait expliquer cela.
Quand mon téléphone m'expliqua qu'il me faudrait plus d'une demi heure pour m'y rendre à pied je soupirais, l'engueulais en le traitant de sadique avant de héler un taxi.

J'étais bien sapé, rasé de frais et arriver tout transpirant n'était pas une option valable. Je me calais donc confortablement au fond de mon siège pour mieux observer les lumières de la ville. J'étais encore fasciné par le spectacle et j'espérais que ça dure.
Ma course payée je me retrouvais devant l'immeuble de Dakota et mon stress fit son apparition. Allait elle être contente de me voir ? Oui sans doute, pas de raison... Quoique il était tard, elle n'était peut être pas seule ? Elle ne m'avait pas vraiment parue être du genre à rester à la maison en même temps...

Je m'engouffrais dans l'ascenseur en priant pour ne pas trouver porte close. J'étais de si belle humeur, le cosmos ne pouvait pas gâcher ça !!
Je sonnais à la porte en prenant soin de cacher le judas avec mon doigt. Bon peut être qu'elle n'allait pas aimer la blague, mais en même temps le but était de lui faire une surprise donc bon.

  « Hola princesa »

Ceci dit dès qu'elle ouvrit la porte avant de poser une main sur chacune de ses joues et de déposer un joyeux baiser sur ses lèvres avant même qu'elle n'ai eu le temps d'en placer une. Etait ce le moment ou le mari jaloux allait sortir me taper dessus ?
Je ne pus m'empêcher d'ailleurs de jeter un petit coup d'oeil au dessus de la jeune femme par l’entrebâillement de la porte... Rien pour le moment, ouf !
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Dakota R. Cooper


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MessageSujet: Re: Bailamos ? [Edité]   Sam 2 Nov - 7:52

Quand j’étais rentrée chez moi, je ne savais plus trop sur quel pied danser. Un comble pour moi quand on me connaissait bien. J’avais eu une discussion avec Wyatt Callahan dans la journée. J’avais pris un risque à nouveau en le laissant libre, mais le jeu en valait peut-être la chandelle. Je n’en savais rien. J’avais cette colère en moi, cette douleur que j’avais éprouvée une seule fois… et encore, à l’époque, il ne m’avait pas quittée pour une autre. Est-ce que les choses allaient fonctionner ? Est-ce que je parviendrais à être la meilleure et à effacer le souvenir de ce qui s’était passé avec Wetherford ? Pourtant, ses mots me hantaient, bien que je ne veuille plus les entendre.

J’avais ouvert une bouteille d’un bon vin blanc, servi dans un grand verre et j’avais mis la musique. Tout en buvant mon vin, je fermais les yeux et laissais mon corps être bercée par la musique. Voilà, je voulais oublier. Oublier le mal que ce salaud m’avait fait, oublier ces sentiments que je ne désirais pas éprouver, oublier que j’étais le cerbère déchu de Genetic. J’étais toute seule, mais heureuse de l’être. Au fur et à mesure, mon corps gagna en liberté et je me détendis. Je posais un instant mon verre et je dansais, sur ma seule cheville intacte. Sur le rythme entêtant des musiques qui se succédaient, j’ôtais ma veste et dénouais mes cheveux, pour finir en jupe et en chemisier. Je grimaçai quand je voulu grimper sur le canapé en faisant une pirouette qui me fit mal à la cheville, avant de reprendre mon verre et de me resservir. J’aimais danser. J’aimais me sentir libre. J’étais moi et j’emmerdais tous ceux à qui cela ne plaisait pas.

Et j’emmerdais la personne qui venait de sonner à la porte, parasitant ma musique. Encore un de ces chieurs de voisins qui se plaignaient de la musique ? Eh bien ils allaient goûter à Dakota Reese Cooper ! Je terminais cul sec mon verre de vin, le posai rageusement sur la table basse blanche – presque tout chez moi était dans les tons blanc et gris. Je n’avais jamais cherché à personnalisé cet appart, j’y passais tellement peu de temps… Au final, la pièce que je préférais était le dressing. Ça, ça me ressemblait ; Le reste… une vraie brochure de magazine. Bref, mes ballerines ne résonnèrent même pas sur le parquet et je collais mon œil contre le judas.

Noir.

Putain, encore un de ces sales mioches, à tous les coups. Je détestais les surprises, je n’aimais pas avoir des gens chez moi si ce n’était pas pour m’envoyer vite fait en l’air, donc pas besoin de dire à quel point je haïssais les visites surprises. J’ouvris la porte sans ménagement.

« C’est pas fini de faire chier les gens ! »

Ça, c’était ce que j’aurais voulu dire. Mais Je n’eus pas le temps de commencer ma phrase qu’une bouche se colla à la mienne et que mon visage fut prisonnier de deux immenses mains. Et cet accent, cette voix… Mes yeux étaient restés ouverts, et je compris. Mieux encore quand il se recula. Lukas ! Mon amant d’Argentine, mon muchacho superbement gaulé ! Je ne l’avais pas revu en chair et en os depuis ce sulfureux springbreak à la fac. Mais depuis, nous n’avions jamais rompu le contact. Vive internet pour cela. Il est un des rares avec qui j’avais couchés tout en gardant le contact. Même quand je sortais avec Brennen, il nous arrivait d’échanger des mails. Je lui avais une fois balancé mon adresse quand j’avais emménagé en lui disant de passer s’il était sur LA mais depuis le temps, je ne croyais pas que ce jour arriverait !

Ni une ni deux je lui sautais dans les bras, enroulant mes jambes et mes bras autour de son abdo géant.

« Tu cherches quoi là ? Un mec qui te ferait concurrence ? Rêve, pas d’homme ici, pas plus de quelques heures en tout cas ! Qu’est-ce que tu fais dans mon univers, hermoso ?

Je souriais, comme une conne. Putain, fais chier, j’aimais pas être heureuse de voir quelqu’un, ça montrait une attache et il n’en fallait pas. Mais putain, ça me faisait du bien. Voir quelqu’un de normal, coupé de ces histoire de mutants et de virus, qui représentait le temps où je ne me prenais pas la tête c’était trop bon.

« Y a du vin et de la musique ! Nostalgique ? »

Je levai un sourcil. Le vin, la musique et nous, ça avait donné un cocktail détonnant une fois…
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Lukas J. Olivera


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MessageSujet: Re: Bailamos ? [Edité]   Mar 5 Nov - 13:24

J'avais eu envie de voir un visage ami, comme ça tout à coup et forcément l'image de Dakota avait fait jour dans mon esprit. J'étais en pleine forme et je voulais m'amuser, faire la fête, délirer et là encore Dakota était douée.
Je ne l'avais pas vue depuis de longs mois mais nous ne perdions pas contact. Je devais cependant avouer ne pas l'avoir prévenue de mon installation à L.A. J'avais déjà en tête mon envie de lui faire la surprise.

Je fus pris d'un doute sur la qualité positive de cette surprise jusqu'à ce qu'elle ouvre la porte. Je posais mes lèvres sur les siennes avant qu'elle ne me saute dessus. Mon sourire s'accentua quand je l'entendis assurer qu'il n'y avait pas d'homme dans l'appart. C'était fou comme elle lisait en moi... C'était déjà le cas en Argentine, pourtant en général mes émotions ne se décodaient pas si facilement. Surprenant mais j'adorais ça. Pas besoin de se parler, un regard suffisait.

Pour tenir la jeune femme plus commodément je pris plaisir à poser les mains sur ses fesses rebondies. Juste au moment ou elle me proposait du vin et de la musique.

« Que pourrais je désirer de mieux, surtout si il n'y a pas de mari jaloux. Je tiens a minima à conserver mes testicules à leurs places. »

Je repoussais la porte d'une main tenant toujours la jeune femme de l'autre. Je posais un baiser sur ses cheveux avant de pénétrer dans son appartement. La musique me guida dans le salon et je me laissais tomber dans le canapé, Dakota à califourchon sur moi.

« Ça me fait tellement plaisir de te voir. Je débarque dans ton univers, en espérant que tu me le feras découvrir comme tu as connu l'Argentine. »

Ceci dit avec un large sourire et un petit clin d'oeil égrillard. C'était toujours comme ça, on se taquinait, on faisait les cons et dieu que c'était bon... La suite était souvent épicée mais ça pour le moment je ne m'en souciais pas le moins du monde. J'étais tout au plaisir de la retrouver et je me repaissais de son visage.

« Me voilà aussi optimiste que nostalgique, non ? »

Je me détendis et posais la tête sur le dossier du canapé avant de plonger mon regard dans celui de la jeune femme. Je prenais conscience qu'elle m'avait manqué. C'était bizarre parce qu'on c'était connus très peu de temps et pourtant c'était vrai. Je ne connaissais pas d'autre personne comme elle. Avec cette fougue, cette opiniâtreté... Elle était devenue une amie chère à mon cœur. Ce qui était nouveau parce qu'en général je n'étais pas très doué pour l'amitié homme-femme, encore moins qu'en j'avais couché avec la dite femme.

En attendant sa réaction je me mit à jouer avec une boucle de ses cheveux au rythme de la musique tout en bougeant les hanches sans même y réfléchir. Elle risquait de prendre ça pour une provocation mais pourtant j'étais innocent, un vrai naïf, comme d'hab...
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Dakota R. Cooper


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MessageSujet: Re: Bailamos ? [Edité]   Jeu 7 Nov - 18:26

Lukas… Prononcez Loukas. Si j’avais su que je le trouverai sur le pas de ma porte celui-là. En fait, il était capable de tout. Je ne l’aurais pas cru de prime abord. Il avait l’air d’un garçon si sérieux la première fois que je l’avais vu. Terriblement beau gosse, ça, rien à redire. Mais sérieux. Et peu à peu, j’avais découvert une toute autre facette de sa personnalité. Il était amusant, passionné, pas prise de tête. En quelque sorte, le type parfait. En quelques secondes, mes plans foireux s’envolèrent ainsi que ma déception relative à ce Callahan pas foutu de se comporter en vrai mec. Là, je ne savais pas pourquoi, mais je me sentais plus légère. Je n’avais pas beaucoup d’amis. Mais étrangement, lui, on pouvait d’une certaine manière le considérer comme tel. Bien sûr, ce n’était pas comme dans tous ces films de gonzesses où les soi-disant amis passent leur temps à pleurnicher dans les bras l’un de l’autre de leurs malheurs respectifs. C’était différent. J’eus toutefois une drôle d’impression quand je sentis ses doigts élancés sur mes fesses. Le dernier qui y avait mis les mains… Non, stop, je ne devais plus y penser. Musique, détente, Lukas. Voilà. Mon attention devait se focaliser là-dessus.

« Le jour où je serai mariée, les poules auront des dents et les surfeurs blonds seront les rois du monde. Et oui, laisse tes testicules où elles sont, au moins comme ça, je sais où les trouver. »

Je lui fis un clin d’œil. Le jeu, entre nous, avait commencé dès le début. Comment et pourquoi, je n’en avais aucune idée. Le plus surprenant était qu’on pouvait déraper sans que cela ne porte à conséquence. D’habitude, je me lassais et je filais à l’anglaise. Là même pas. Et pire, on pouvait aller jusqu’aux limites du dérapage et ne rien faire d’autre que plaisanter. Il entra chez moi comme chez lui et si d’habitude je ne tolérais pas ce genre de comportement, avec lui, cela passait. Il s’installa dans mon canapé, ne me lâchant pas. Nous jouions, nos souvenirs d’Argentine étaient encore bien présents dans nos esprits. Pourtant, de l’eau avait coulé sous les ponts depuis.

« Mais Los Angeles est tellement moins festifs que l’Argentine… Néanmoins, il y a quelques petites choses qui valent le détour. »

Comme certains bars peu connus mais dont l’ambiance détonnait. Des toits d’immeubles offrant une vue particulièrement superbe. Même des caves qui donnaient lieu à des sauteries dans un cadre original. Mais même si cela me faisait du bien de le voir, je me demandais si je serais encore capable d’être la Dakota qu’il avait connue. Des choses s’étaient passées récemment, et même si j’aurais souhaité être encore cette gamine inconséquence qu’il avait connue, rien ne me disait que je saurais faire une totale abstraction. Les choses étaient si faciles à l’époque. Tellement plus calmes, sans attaches, sans prises de tête. Je lui souris.

« C’est le meilleur mélange, non ? »

Mélange dont j’étais capable je le savais, en me forçant un peu. Nous nous regardâmes un instant en silence. Moi qui avait toujours eu l’habitude de me débrouiller seule, je devais reconnaitre que cela me faisait du bien qu’il soit là. Juste là. Je ne bougeais pas. Il me tenait contre lui, jouait avec mes cheveux, comme seul un couple devrait le faire. Pourtant, nous n’en étions pas un. Je fus tirée de mes pensées, par le mouvement qu’il impulsa dans le bas de son corps. Alors que j’étais sur lui, cela ne présageait rien de bon. Je le regardais alors, l’œil vif.

« Je vois que la musique te fait toujours le même effet. Je t’emmènerais bien faire une virée d’enfer, mais…, je me laissai glisser dans le canapé à côté de lui, j’ai eu comme qui dirait un incident technique. Je suis censée me reposer pour que ma cheville foulée se remette. Tu y crois à ça ? Moi au repos ! »

Je pris bien soin de lui montrer ma jambe, comme s’il y pouvait quelque chose. De toute manière c’était la faute de Wetherford. Bon, ok, c’était avant que je ne le revois que je m’étais fait cela. Mais peu importait. Je me relevais toutefois pour récupérer un verre et la bouteille de vin, afin de servir mon invité et de me rassoir près de lui en posant ma tête sur son épaule.

« Alors dis-moi tout. Tu es de passage ? T’es venu faire quoi à LA ? Faut être fou pour quitter l’Argentine et s’enfermer dans cette ville de tarés ! »

Et encore, il ignorait à quel point les gens étaient dingues ici. J’étais tellement soulagée qu’il soit loin de tout ça, Genetic, le virus, la traque, les magouilles politiques. Il était en sécurité, même si plus personne à Los Angeles ne l’était plus réellement…
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Lukas J. Olivera


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MessageSujet: Re: Bailamos ? [Edité]   Lun 18 Nov - 13:12

Surfeurs blonds ? Je ne comprenais pas vraiment la référence, mais bon, ça m'arrivait souvent avec Dakota. Nous n'avions pas été élevés dans le même pays et ça impliquait forcément des différences. Je me marrais à sa remarque, elle n'avait pas tort, l'imaginer mariée et mère de famille tranquille, était assez improbable.

Je lui avouais me sentir nostalgique,
avoir envie de me nourrir de ce passé,
qu'entre nous comme avant sans un seul Hic,
renaisse en l'instant le temps de l'amitié.

Sans le moindre calcul elle était devenue
une amie, une amante, retrouvée,
sous le feu de ses yeux, j'étais là mis à nu,
la tenant contre moi tel un trésor aimé.

Cette ville si grande où j'étais perdu
pouvait dès à présent me chavirer le cœur
même si l'adaptation pour moi est ardue
Dakota est là avec toute sa chaleur.

Je me perdais dans son regard, respirait l'odeur de ses cheveux et je me trouvais bien. La musique endiablée agissait sur mon corps et je me laissais aller, ondulant du bassin, convaincu que L.A avec elle serait forcément génial.

Elle se laissa glisser dans le canapé et je lui fit un grand sourire. En effet la musique me faisait toujours de l'effet, sa présence aussi. Je n'eus pas le temps de le lui dire elle avait reprit la parole pour m'indiquer un incident technique.
Elle me désignait sa cheville et je l’attrapais délicatement en fronçant les sourcils. J'espérais que la chaleur de mes mains apaise la douleur.

Elle se dégagea pourtant pour se lever et me servir du vin. Je bus une gorgée pendant qu'elle se réinstallait contre moi la tête sur mon épaule.

« Quitter mon pays était un crève cœur, mais tu sais être mannequin c'est bon j'ai fais le tour. Ça paraît assez j'me l'a pète style hein ? Mais même pas, j'étais acteur gamin enfin en amateur. Maintenant je voudrais en faire un métier. Et forcément pour ça l'eldorado c'est L.A. »

Installé dans ce canap' je me rendais compte de la fatuité de mon projet. Combien de mecs dans cette ville espérait la même chose ?
Pfff mieux valait ne pas y penser au final...

« Et toi princessa, dis moi, raconte moi tout. Comment tu t'es blessée ? Ce n'est pas trop grave ? »

Voilà comme d'hab une fois que je commençais à parler je ne m’arrêtais plus. En même temps je ne savais rien de sa vie, de ce qu'elle faisait pour vivre dans ce chouette appartement. Nous n'avions pas perdu contact mais nous ne parlions pas non plus du quotidien.

En même temps elle m'avait paru assez secrète déjà en Argentine. Elle vivait à fond le présent et c'était ce que nous avions fait. Pas de passé et pas d'avenir pour nous deux , nous le savions, elle repartirait. C'était un fait mais qui ne nous avait pas freiné. Peut être que c'était pour ça que tout était allé vite ? Parce que nous savions qu'il y avait une date de fin à cette chouette amourette ? Bonne question...
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Dakota R. Cooper


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MessageSujet: Re: Bailamos ? [Edité]   Ven 29 Nov - 20:58

J’avais souvent le sentiment de n’avoir rien à perdre. C’était ainsi qu’il fallait vivre après tout. J’avais déjà entendu une chanson française, je ne savais plus où ni qui était le chanteur, mais j’avais compris l’une de ses paroles. Elle disait « je veux mourir malheureux, pour ne rien regretter ». Cette prière, je la comprenais. Certainement mieux que quiconque. Sauf que ce soir, je n’avais plus envie de mourir. Et je n’étais plus complètement malheureuse. Peut-être parce que Lukas me rappelait l’insouciance, la liberté, loin de Genetic, loin de Los Angeles, loin de lui. Je n’avais pas l’habitude de tenir aux gens. Je ne savais pas vraiment comment m’y prendre. Je préférais généralement les chasser de ma vie avant qu’ils ne partent d’eux-mêmes. J’aurais aimé l’emmener courir à Central Park, lui faire visiter les recoins secrets que seuls les vrais habitants connaissent, et pas ces lieux bondés pour touristes abrutis. J’aurais aimé l’emmener dans des bars sympas où on pouvait danser sur des vraies musiques latines, avec de véritables danseurs et pas ces trous du cul d’américains qui semblaient avoir des asticots dans le derrière ou des hémorroïdes. Mais voilà… Il y avait eu mon licenciement, l’appel de ma mère et ce putain de talon.

C’était en train de tout gâcher, et ça me faisait chier. J’affichais une moue sincèrement désolée quand il prit ma cheville dans ses mains. Bon sang, il avait ramené la chaleur de l’Argentine dans ses doigts. C’était étrange, ce contact. Jamais je ne laissais les gens me toucher avec délicatesse. Les seules personnes qui avaient fait cela… Non, je refusais d’y penser. Avec lui, c’était plus facile. Presque naturel. Mais je ne pouvais pas le laisser prendre autant d’importance dans ma vie. Alors je me relevais pour lui offrir un verre de vin, avant de me réinstaller près de lui. Il aurait été n’importe quel autre homme, je lui aurais certainement balancé « putain, mais j’m’en branle ». Pas avec lui. Je l’écoutais alors qu’il me parlait de ses rêves et de ses projets.

« J’espère que tu vas réussir. Tu m’emmèneras dans les plus belles soirées VIP, hein ? J’connais pas beaucoup de monde dans le showbiz malheureusement. Tu habites où maintenant ? Tu as trouvé un pied à terre ? »

Moi j’avais trouvé cet appart dès que j’avais été embauchée à la mairie. Et depuis, je n’avais pas bougé. Ce n’était pas très chaleureux ou très personnel, mais c’était chez moi. Un salon, une chambre, un dressing de la mort. Et une salle de bain avec baignoire. Du pur bonheur. Mais si j’étais une citadine pur jus, j’imaginais mal Lukas dans un petit appartement clos et sans espace. Lui, c’était la liberté, la nature, la vie torse nu. Je tournai la tête vers lui, un peu troublée. Je n’avais pas l’habitude qu’on s’inquiète pour moi… Il y avait déjà eu Wetherford qui m’avait mise sur sa liste pour l’antidote et qui n’avait pu me laisser partir. Maintenant Lukas…

« J’ai eu… une très mauvaise journée, il y a trois-quatre jours. Virée, réembauchée, un appel de ma mère qui avait encore envie de me taxer du fric. J’étais énervée, j’ai pas fait gaffe. Marché un peu trop vite, un peu trop bourrée. Bref, c’est pas glorieux. Et pas digne d’un film à gros budget dans lequel tu pourrais jouer. »

J’osais pas réellement lui dire tout ce qui s’était passé ce soir-là. Parce que moi-même j’aimais pas ce qui s’était passé. Et puis… C’était trop personnel. Trop dérangeant. Et on n’en était pas là, Lukas et moi. Nous deux, c’était le fun, la légèreté. Pas ça… En même temps… nous n’étions pas censés nous revoir. Je n’avais jamais remis les pieds en Argentine et lui n’avait jamais évoqué la possibilité de venir. Nos échanges d’adresses n’auraient pas dû porter à conséquence. Pourtant il était là, assis dans mon canapé. J’étais à la fois troublée et apaisée. J’étais trop loin de la Dakota qu’il avait connue. Alors je me repris, lui souriant de plus belle et je me levais, le prenant par la main.

« Ma cheville n’est pas cassée, danse avec moi. Danse avec moi et dis-moi tout ce que j’ai loupé depuis que je suis repartie. »

Mes hanches suivirent le mouvement de la musique, alors que je me rapprochais de lui, me souvenant de nos tangos sensuels et ardents de l’époque.
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Lukas J. Olivera


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MessageSujet: Re: Bailamos ? [Edité]   Mer 18 Déc - 8:49

C'était amusant de voir comme on retrouve une amie avec une facilité déconcertante. La vraie amitié n'a pas besoin de preuve, elle reste là même pendant des années sans se voir. La conversation était facile avec Dakota, je n'avais pas besoin de faire semblant, pas besoin de jouer la comédie et ça me faisait du bien.

Pas qu'elle me connaisse particulièrement bien, nous n'avions jamais disserté sur le sens de la vie. Non c'était autre chose, il n'y avait pas de jugement entre nous. Pourquoi ? Bonne question... Peut être parce que sans cela nous n'aurions jamais pu nous rapprocher.

Nous étions très différent, pas vraiment du même monde et pourtant ça avait fait des étincelles le temps d'un été. Restait à voir si cette amitié qui avait surgit dans des moments de sensualité torride, pouvait résister au quotidien ? Nous avions le temps de voir venir.

« Oui j'ai trouvé un appart, pas très grand mais assez chouette. Le voisinage est cool surtout. Pour ce qui est des soirées j'ai mes entrées dans les soirées organisées par Elite, mais c'est moyennement mon truc. Je n'aime pas le showbiz c'est un comble pour un abruti voulant être acteur, pas vrai ? »

Je pensais à Sacha en disant ça et à notre si amusante rencontre. C'était un voisin aussi détonnant que gentil et j'étais sur que faire plus amplement sa connaissance serait un vrai bonheur.
Pour ce qui était des soirées VIP je me rendais compte à quel point j'étais à la masse. Je ne pouvais me dissimuler et vouloir vivre ma vie bien peinard tout en rêvant d'une grande carrière d'acteur. Il commençait à être temps que je grandisse un peu...

Je changeais ensuite de sujet en lui demandant ce qui arrivait à sa cheville. Les explications étaient sommaires et peu claires au final mais je compris surtout qu'elle ne voulait pas s'étendre sur ce thème. La preuve fut faite quand elle changea du sujet en me demandant de la faire danser.

Elle m'avait pris la main et je me levais lentement avant de l'attirer entre mes bras. Pas question qu'elle appuie sur sa cheville. J’attrapais donc sa cuisse et relevait sa jambe contre ma hanche. Ceci étant fait je dansais tout contre elle sur un rythme lascif avant de saisir son autre jambe pour la soulever contre moi.

« Tu n'es pas raisonnable, je le savais ceci étant dit. »

Un grand sourire avant de déposer un bisou sur son front puis un sur le bout de son nez.

« Je ne veux pas être celui qui te fera mal. Donc on va trouver un autre moyen de passer une bonne soirée. »

Mon ton était doux mais ferme. Et je la déposais doucement sur le canapé avant de m’asseoir à côté d'elle. Je posais la main sur sa nuque et l'attirait à moi. Elle se retrouva allongée la tête sur mes genoux avec mes mains qui lui massait le crâne.

« Je peux avoir une utilité même en statique. »

Je lui souriais tout en faisant jouer mes longs doigts dans ses cheveux. Elle avait besoin qu'on prenne soin d'elle, ça se sentait. Je ne savais pas comment je le pressentais et pourtant...
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Dakota R. Cooper


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MessageSujet: Re: Bailamos ? [Edité]   Lun 6 Jan - 17:18

Avec combien d’ex étais-je restée amie ? La réponse était facile : aucun. Combien d’amis avais-je eus ? Quelques-uns à peine. Combien en avais-je aujourd’hui ? Strictement aucune idée. Zéros, à mon avis. A part peut-être Lukas. Ceci dit, je ne savais pas réellement ce qu’était l’amitié. N’est-on pas censé tout se dire, s’accepter comme on est ? Je ne savais presque rien de Lukas, et lui n’en savait guère plus à mon sujet. Il était conscient que j’étais une trainée. Mais me connaissait-il réellement ? Il ne savait rien de mon enfance merdique, il ne savait pas que j’avais été achetée par une agence étudiant les mutants, il ne savait pas que j’avais été amoureuse une fois… Que je l’étais peut-être encore aujourd’hui. Tout cela, je n’étais pas prête à en parler. Mais même avec ce silence et ces secrets entre nous, cela me rassurait un peu de le savoir ici.

« Il faudra que tu me le fasse visiter. Et tu aimerais ces soirées si tu étais bien accompagné ! »

Je lui fis un sourire. J’avais le don d’attirer les regards sur moi, alors que je n’avais rien d’une de ces brindilles de mannequin. Cela ne le mettrait qu’en valeur qu’il ait une belle plante à ses côtés.

« Si tu veux percer, il faut te faire remarquer, tu n’as pas le choix, c’est comme ça que ça marche. Alors autant joindre l’utile à l’agréable ! »

Et moi je m’amuserais pendant qu’il marquerait des points pour son boulot. C’était un accord honnête, non ? Et cette perspective était plus réjouissante que le souvenir de la cause de ma cheville abîmée. Je n’étais pas prête à parler de cela. De toute façon, il n’y avait rien à dire. J’avais éprouvé des choses. Visiblement, l’autre aussi. Mais il ne me choisirait jamais. Alors pourquoi passer des heures à disserter. Il fallait que je danse, cela m’aidait toujours. Bouger, oublier, faire comme si tout allait bien, dans le meilleur des mondes. Je l’obligeais à me suivre, dans une supplique silencieuse. Il pouvait comprendre ça. Et puis nous dansions bien ensemble, nos corps étaient de parfaits partenaires. La preuve en fut faite quand il prit sans me demander mon avis ma cuisse pour me forcer à relever ma cheville endolorie. N’étant plus que sur une jambe, je dus m’agripper davantage à lui. Je n’aimais pas dépendre à ce point de quelqu’un. Normalement, je me débrouillais toujours toute seule. Cette position nous imposa un rythme lent, un balancier sensuel, qui rapprochait nos corps et les faisait se frôler.

Non, je n’étais pas quelqu’un de raisonnable, sinon rien de tout cela n’existerait. Ni ce qui valait la peine, ni les gâchis. Je ne me dérobai pas à ses marques de tendresse. Des baisers presque enfantins, qui contrastaient radicalement avec ceux de… non, je ne devais pas penser à lui, alors que j’étais bien. Je le laissai s’emparer de moi comme si je n’étais qu’une poupée. Ses mots me heurtèrent. Beaucoup me faisaient du mal, consciemment ou non. Personne ne se souciait réellement de moi. Mais entre Wetherford inquiet pour ma cheville l’autre jour et Lukas aujourd’hui… J’étais un peu perdue.

« Tu ne serais ni le premier, ni le dernier. »

Ça m’avait échappé, alors qu’il me déposait avec douceur dans le canapé. Chose rare, je me laissais totalement faire. Je ne savais pas à quoi il jouait et je ne pus m’empêcher de penser à Brennen. Il n’y avait jamais eu qu’avec lui que je m’étais retrouvée ainsi. Je sentis ses doigts glisser dans mes cheveux. Je fermai les yeux, retenant un ronronnement. Toutefois, très vite, je me sentis mal à l’aise. Je n’avais vraiment pas pour habitude de me laisser aller à ce point, sinon entre les mains de professionnels dans les salons de massage. Je devenais nerveuse, c’était idiot. Je voulus me redresser.

« Excuse-moi, je… je ne sais pas faire ça. Tu vas me laisser tomber. Ils me laissent tous tomber. »

J’attrapai la bouteille de vin pour la porter directement à mes lèvres. Ça ne servait à rien de se leurrer. Il allait disparaitre, comme tous les autres. Ils suffisaient qu’ils soient un peu gentils, que je fasse l’immense connerie de m’attacher un peu, et ils m’abandonnaient. Je devais remettre les barrières, je devais les rendre infranchissables, dès à présent, même en passant par lui.

« Tu devrais partir… »
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Lukas J. Olivera


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MessageSujet: Re: Bailamos ? [Edité]   Mar 28 Jan - 9:52

Discuter était facile, et je me livrais, sur mon absence de boulot, sur mon appart que j'appréciais bien. Dakota n'avait pas tort quand elle m'expliqua qu'il fallait que j'admette que les soirées étaient un mal nécessaire.

Elle avait parfaitement raison même. Il fallait que je m'y fasse, je ne pouvais pas percer dans ce milieu sans accepter le package qui allait avec. C'était un luxe que seules les stars pouvaient se permettre.

« Quand tu veux pour l'appart, évidemment. Pour ce qui est des soirées, je me laisserais peut être convaincre par mon agent la prochaine fois. »

Quand elle m'attira pour danser je lui exprimais gentiment mon désaccord. Elle avait une cheville en vrac et danser n'était pas l'idéal dans cette situation. Je préférais l'installer dans le canapé pour un petit massage. Je n'avais pas aimé sa remarque qui faisait de moi un mec comme les autres et j'aimais encore moins la suite.

Je ne sentais aucun abandon à mes caresses, au contraire, Dakota semblait comme sur ses gardes. J'ignorais pourquoi ; mais la magie entre nous semblait s'être fait la malle. Elle se redressa comme un ressort et porta la bouteille de vin directement à ses lèvres. J'étais un peu surpris mais je ne dis rien sur le moment. Je prenais sur moi, pour éviter d'aboyer.

Je n'appréciais pas qu'elle me voit comme ça. Comme un super connard qui se barrerait au premier soucis.

« Je ne sais pas sur qui tu es tombée, ni ce qu'ils t'ont fait, mais ça t'as rendue aigrie apparemment. Je n'aime pas vraiment que tu me voies comme ça. Je ne suis pas un sale type, et je pense que tu le sais. »

Ceci étant dit je me levais et me mis à arpenter la pièce de long en large.

« Maintenant si tu as des raisons de vouloir être seule je peux te laisser. Je tombe sans doute mal, j'en sais rien en fait. »

J'étais ok pour partir si elle souhaitait être seule, mais pas si c'était juste pour se prouver que tous les hommes sont des crétins dominés par leurs plus bas instincts. J'attendais sa réponse appuyé au mur non loin d'elle les yeux fixés sur son dos. Elle pouvait me virer si elle le souhaitait, après tout peut être que je m'étais trompé sur elle ? Peut être qu'elle n'avais pas envie de cette amitié possible entre nous ? Beaucoup de questions... Ce qui était certain c'était que cette soirée ne tournait pas du tout comme je l'avais pensé, sous ma douche.
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Dakota R. Cooper


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MessageSujet: Re: Bailamos ? [Edité]   Lun 3 Fév - 17:23

Dans la vie, il y avait des choix à faire. Ce n’était que cela en réalité, jour après jour, notre besogne quotidienne. Choisir, trancher dans le vif, et assumer, jusqu’au bout, ce qui se passerait. Lukas devait choisir de jouer le jeu, pour sa carrière, ou de laisser tomber ses rêves. Il n’y avait pas de demi-mesure possible. Marche ou crève, et il fallait être idiot pour croire qu’on pouvait faire des compromis. Il allait faire des efforts, ce qui était une bonne chose. Par contre, très vite, je compris que c’était à mon tour de faire un choix.

Pouvais-je me permettre d’avoir une faiblesse ? De m’en remettre à quelqu’un ? Mes dernières expériences me laissaient plutôt croire le contraire. On ne pouvait pas faire confiance aux gens. Tôt ou tard, volontairement ou non, ils finissaient toujours par nous trahir ou nous faire du mal. Je ne devais pas être une petite fille fragile. Je m’écartais donc de lui. Après tout, il aurait pu être ce que l’on appelait un ami… Sauf que je ne savais pas ce que c’était. Peut-être l’avais-je su, par le passé… Mais plus maintenant. Est-ce que j’étais aigrie ? Oui, probablement. Mais il ne savait pas ce que j’avais vécu ces derniers temps. Savait-il ce que cela faisait que de changer radicalement, ouvrir son cœur et se faire abandonner ? Savait-il ce que cela faisait qu’après avoir lutté on se révèle impuissant face à une personne qui est incapable de vous lâcher ou de se battre pour vous ? Probablement pas. Bien sûr, il avait toujours été cool avec moi. Mais pouvais-je le croire ? Avais-je seulement le droit de compter sur lui ?

Je restais statique et silencieuse alors qu’il faisait des va-et-vient dans mon appartement. J’avais toujours eu le don d’énerver les gens. Je n’aurais pas cru qu’avec lui ce soit si facile. Trop même. Cela voulait tout dire. Il ne se battait pas. Evidemment. Pourquoi aurait-il était différent de tous les autres ? Je devais rester toute seule. C’était la règle. Compter sur quelqu’un ne m’apporterait rien, sinon une faiblesse. Je l’appréciais, c’était vrai. Les choses étaient faciles avec lui, mais cela ne fonctionnerait pas. J’avais eu une chouette parenthèse avec lui, mais c’était en Argentine. Ici, nous étions à Los Angeles. Mon boulot ici était dangereux, le monde pullulait de mutants, un virus était en moi. C’était dangereux pour lui de rester auprès de moi. Et après ce que j’avais vécu ces derniers jours, après avoir dû admettre que je pouvais ressentir des choses… J’inspirais profondément et affichai un visage fermé et impassible.

« C’était cool toi et moi. On a passé du bon temps, et tu sais que tu seras toujours le bienvenu pour ça quand je serai plus en forme. Je te fermerai pas ma porte, mais j’ai pas besoin d’un chevalier servant. Je vais me débrouiller seule pour ce soir. Mais il y a plein de demoiselles en détresse si c’est ce qui t’intéresse. Moi, je suis là pour la fête. »

Le tout prononcé avec un grand sourire et sans sourciller, avec mon masque habituel. Je savais mentir et tricher. Il serait plus en sécurité s’il était loin de moi. Car il serait loin de Genetic, et surtout j’étais un élément destructeur. Je foutais tout en l’air, on s’était bien chargé de me le faire comprendre. Et ce serait mieux pour moi aussi. Etre seule me permettait de me détacher de tout. Me lier par contre me faisait mal et m’affaiblissait. Et puis il était un latino, un mec, un macho, non ?

« Tu vas rester ici et me supplier ? »

Les yeux rivés dans les siens, bras croisés sur la poitrine, je le défiais, ouvertement.
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Lukas J. Olivera


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MessageSujet: Re: Bailamos ? [Edité]   Dim 23 Fév - 10:48

Je pensais que cette femme était mon amie, je me rendais maintenant compte à quel point je m'étais fourvoyé. Elle me traitait comme un vulgaire sex toy, annonçant en gros que je pourrais revenir la sauter à une autre occasion. Luxure, quand tu nous tiens. J'étais tellement scotché que je ne répondis rien sur le moment et elle enchaîna en jouant les grandes dames exaspérée. Je haussais les sourcils avant de lâcher un rire moqueur et sonore. Cette femme je ne la connaissais pas, elle se retranchait derrière tellement d'orgueil...

« Ne joue pas les divas, vraiment ça ne te vas pas. Tu n'as rien d'une princesse. »

Je me décollais du mur et m'approchait d'elle avant de poursuivre.

« Je vais en effet te supplier, tu as raison. »

Un petit silence, une inspiration par le nez pour essayer de me calmer et ma voix retentit ; rendue rauque par la colère qu'elle m'inspirait en cet instant. Je n'étais plus que colère, et il fallait que ça sorte.

« Te supplier de fermer ta grande gueule pour changer, ça m'évitera de transiger à mes principes de chevalier servant pour te coller une droite.. En plus d'être aigrie tu me sembles ramollie du bulbe. Je n'ai pas pour habitude de venir sauter une pute dès qu'elle se sent disposée. »

J'étais dur, je le savais, mais elle ne méritait pas mieux. Elle me traitait comme un pauvre mec qui ne pensait qu'a l'a faire écarter les cuisses. Elle niait totalement le fait que j'étais quelqu'un de bien et ça commençait à me courir. Cette ville était vraiment peuplée de succubes.

« Ouais, une pute, c'est bien ce que tu es. En tout cas, à te comporter comme telle, ne t'étonne pas si on te traite comme ça. Tu fais franchement pitié drapée dans ta fausse indépendance. Tu veux que je te foute la paix ? Très bien. Tu sais ou me trouver si tu prends le temps de t'acheter un cerveau. Par contre inutile de te pointer sans avoir préparé tes excuses. Sur ce trouve toi un blaireau à mettre entre tes cuisses et bonne soirée. »

Fin de ma tirade, je pouvais remettre ma veste et me barrer. Je fulminais et claquais lourdement la porte de son appartement une fois sorti.
J'avais été méchant mais je ne regrettais pas. Peut être que ça allait la faire réagir ? Je préférais un millier de fois la Dakota que j'avais connu en Argentine à cette harpie que je venais de voir. En même temps je ne la connaissais pas, tout comme elle me connaissait peu. C'était un mirage cette éventuelle amitié. A priori il n'en restait plus qu'un tas de cendres encore fumantes.

Je doutais fortement qu'elle me contacte à nouveau, et si elle le faisait je n'étais pas certain de passer outre cette soirée. En tout cas pas si elle n'avait pas d'autres mots à la bouche.
Une fois à l'air libre dans la rue je m'apaisais un peu et décidais de marcher un moment. Il fallait que je décharge mon énergie, que je vois du monde, que je me change les idées. Par contre c'était maintenant clair dans mon esprit, il fallait que je me méfie des filles de cette ville. Entre celle qui voulait me couper les bourses et celle qui ne semblait jurer que par le sexe j'étais assez dégoûté. On pouvait me prendre pour un con, se moquer de moi, j'étais un romantique. Pas fleur bleue et cucul, mais convaincu que le sexe n'a d’intérêt que s'il y a de la beauté dans une relation. Sans parler d'amour éternel mais au moins du respect. Et là, dieu qu'on en était loin. Je haussais une dernière fois les yeux au ciel avant de faire un geste signifiant « basta ». Je venais de pénétrer dans un pub et j'espérais bien passer une soirée agréable. La gourmandise était mon plus vilain défaut et j'allais ce soir m'en donner à cœur joie, ça me ferait du bien. C'était considéré comme un défaut, pire même c'était l'un des sept péchés capitaux. Un truc que je n'avais jamais compris. Sans doute parce que pour moi profiter de la vie était une seconde nature. Genre être paresseux, comment ça pouvait être grave ? C'était chiant, à la rigueur mais de là à dire que c'était un péché, et capital en plus ? Enfin je veux dire, y a quand même pas mort d'homme. Quoique? Des images de Brad Pitt et de son enquête dans seven me revenaient en mémoire, mais je les chassais. A ces images se substituaient dans mon esprit le sourire sadique et sauvage de Snow. Cette nana me bouffait le crâne, ça devenait fou.

Elle ne m'avait même pas attaqué pour mon fric, c'était pour autre chose, c'était presque gratuit. C'était sans doute ce qui me dérangeais le plus. Ca et le fait que mon corps avait réagi à cette femme. J'aurais mieux accepté qu'elle m'agresse par avarice. Au moins j'y aurais trouvé une justification. Il ne fallait pas trop chercher, ça allait me rendre malade. Je détournais donc mon esprit de la question en tournant mon regard vers la salle. Il y avait une table au centre, entourée de jeune gens, ils avaient l'air heureux, une vrai bande d'amis. L'envie me serra le cœur un instant avant que je passe commande au barman. Ils faisaient de la bouffe de merde mais je m'en contenterais pour ce soir.
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Bailamos ? [Edité]

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