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 I make mistakes that I learn from 'cause I'm young [terminé]

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Wyatt PC

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MessageSujet: I make mistakes that I learn from 'cause I'm young [terminé]   Dim 13 Oct - 15:39

19 Mars 2011 – Après-Midi

Savez-vous ce qu'on ressent quand on a dix huit ans et qu'on se retrouve enfermé entre quatre murs, soit disant pour sa sécurité ? Non, vous ne savez pas ? Et bien je vais vous le dire. On se fait grave chier. Il n'y avait pas d'autres mots pour exprimer ce que je ressentais depuis plusieurs jours. Jusque présent, j'estimais que j'avais fait de gros efforts. Une traque était lancée contre les mutants en général et plus particulièrement contre ceux de Genome. Je manquais de chance pour le coup. J'étais mutant, j'appartenais à Genome et pour couronner le tout, j'étais un ancien membre de Genetic qui était parti sans se retourner. Autant dire que je cumulais tous les défauts aux yeux de ceux qui nous traquaient et s'il y avait bien une personne qui ne devait pas mettre son nez à l'extérieur, c'était bien moi. Sauf qu'il suffise que l'on dit à un enfant de ne pas toucher au risque de se brûler pour qu'il soit pousser par la curiosité et qu'il le fasse. Aïe. C'était ce que l'on disait pour ne pas avoir écouté. Peut-être que j'allais dire ce mot très prochainement, car je faisais ce que je ne devais pas faire : le mur. Du moins, façon de parler.

Une demi-heure auparavant, j'avais longé les murs des couloirs de Genome, prenant soin de me montrer discret pour qu'on ne me remarque pas. Du moins mes proches car les autres, j'en avais un peu rien à faire. J'avais évité chacun, mis mon téléphone sur silencieux, puis j'avais mis les voiles. Une irrésistible envie de prendre l'air, de me changer les idées, de flirter avec les risques que cela impliquait. Je n'en pouvais plus de Genome, je n'en pouvais plus de ses membres. Je saturais. Ce n'était pas vraiment contre eux mais je supportais de moins en moins de ne pas pouvoir faire ce que je désirais. J'étais jeune. J'avais besoin de bouger. Et comme tous ceux de mon âge, j'avais toujours tout un tas de trucs qui me passaient par la tête. Certains sans importance et d'autres qui prenaient de l'ampleur plus que de raison à cause du confinement. Il fallait que je sorte, sauf que si je demandais l'autorisation ça serait niet, nada, et j'en passais. Alors je l'avais fait en douce, une casquette sur la tête pour dissimuler mon visage. J'étais libre.

J'avais même réussi à gagner Central Park l'air de rien. Je déambulais comme si je découvrais le monde qui m'entourait, profitant de chaque chose que je voyais comme si je les découvrais ou comme si c'était la dernière fois que mes prunelles se posaient dessus. Je savais que je ne devais pas m'attarder. Mon téléphone sonnerait bientôt, on me demanderait où je me trouvais. Je mentirai et je me précipiterai, rebroussant chemin pour gagner les locaux de l'organisation comme si je ne les avais pas quittés. En attendant, je venais de m'installer sur un banc et j'observais une petite fille qui donnait à manger aux pigeons. Elle devait avoir cinq ou six ans. Ses parents la surveillaient à proximité. Je me demandais si j'avais fait ce genre de choses à son âge. Est-ce que Ross et Nicole m'avaient couvé du même regard attendri que ces parents portaient sur leur enfant ?

Ma main se plongea dans ma veste. J'en sortis une photo pliée qui paraissait usée. Je ne l'avais pas depuis longtemps, tout juste quelques semaines. Elle était dans l'enveloppe que mon père m'avait donné pour que je n'oublie pas ma mère. Nous étions tous les deux dessus et Nicole me couvait du regard comme si... Je n'arrivais pas à l'expliquer mais je pouvais lire son amour sur cette photo. C'était réconfortant pour moi. C'était tout ce qui me restait d'elle, quelques photos, des vidéos où je pouvais encore entendre le son de sa voix même si je ne m'en rappelais pas. « Merde ! » Il y eut une brusque bourrasque de vent et la photo m'échappa des mains. Je n'hésitais pas et me lançais à sa poursuite alors qu'elle faisait des avancées sur l'herbe. Je tendis le bras mais elle m'échappa pour se déposer un peu plus loin. Cette fois, je fis ce que seul un imbécile est capable de faire. Je me jetais au sol pour la récupérer, plongeant comme si je souhaitais attraper quelque chose de très fragile avant qu'il ne s'écrase au sol. Mes doigts effleurèrent la photo. Un sourire illumina mon visage. Avant que le vent ne l'emporte de nouveau. « Fais chier ! Reviens ! » Quoi de plus normal que d'être allongé dans l'herbe et de parler à une photo. Sauf que je me rendis compte en la suivant du regard qu'elle venait de s'échouer contre les jambes d'une femme. « Ne bougez plus s'il vous plait, elle est à moi. » Je ne savais pas qui était cette femme car je ne m'étais pas relevé mais elle pouvait me faire une faveur, non ?
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Dakota R. Cooper


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MessageSujet: Re: I make mistakes that I learn from 'cause I'm young [terminé]   Lun 14 Oct - 16:47

Dans deux jours j’allais bosser pour Lui. Qu’est-ce qui m’avait pris bon sang ? A trop le fréquenter j’étais devenue blonde ou quoi ? En plus, cette couleur ne m’irait pas du tout. Alors non, non et définitivement non, je ne pouvais pas être blonde ! Et puis merde, devoir lui obéir… sérieusement ? Oui, bon d’accord j’étais en train de mettre de la pommade sur ma cheville comme il m’avait dit de le faire, mais ça, ça ne comptait pas, c’était pour que je puisse remettre des talons. Parce que les ballerines, ça allait bien cinq minutes, mais ce n’était pas des vraies chaussures ! Bref, tout ça pour dire que j’avais été bien conne d’accepter. Mais force était d’avouer que je ne supportais plus de tourner en rond dans mon appartement. Franchement, je me faisais même chier. Même regarder un bon porno ça ne me disait plus rien ! L’heure était réellement grave. Ne pas bouger… genre, comme si on pouvait m’interdire de bouger et me forcer à me reposer !

Et puis merde. Il n’était pas là après tout. Il ne me surveillait pas. Donc qu’est-ce que ça pouvait bien faire que je fasse ce que je voulais. Rien. Voilà, c’était décidé, cet après-midi, j’allais sortir. J’aurais bien fait un jogging mais vu l’état de ma cheville, mieux valait éviter, il serait encore capable de me faire la leçon comme à une enfant, ce que je ne supporterais pas. J’enfilai un short en jean moulant, un sous pull blanc avec des bonhommes dessus. Rien de classique pour moi en somme. Cheveux détachés, converses aux pieds, je quittai mon appartement, sans réel but. Enfin si. Je passais dans une boutique afin de racheter un téléphone. Le dernier en date s’étant avéré être un piètre nageur. Au moins, avec ce nouveau joujou, je ne risquais plus de recevoir de nouveaux appels de ma mère.

Mon errance me mena jusqu’à Central Park. J’étais bien contente d’avoir mis ce sous pull finalement, l’air n’était pas particulièrement chaud. Il y avait même un petit vent qui pourrait finir par devenir désagréable. Certes, moins que ces gamins braillards qui n’avaient pas encore mué et qui hurlaient comme des sirènes de pompiers. L’horreur. Fait chier… à quand l’école le samedi, qu’on ne retrouve pas ces choses en train de polluer l’espace ?

Je pilai d’un seul coup, levant les bras en l’air. Un morpion venait de me toucher. Par accident, je voulais bien le lui accorder, mais quelle horreur !

« Va-t’en… »

Je n’eus même pas besoin de hausser le ton. Je prononçai ces mots très lentement et de façon à ce que lui seul m’entende, tout en rivant mes yeux dans les siens. Le gamin écarquilla les yeux et prit ses jambes à son cou. Enervée, je sortis une clope, la portai à ma bouche et l’allumai. Tirant une bouffée, je soupirai d’aise, sous le regard apparemment excédé de deux mamies. Tout en les regardant, je tirai de nouveau sur ma clope, avant de renvoyer la fumée dans leur direction. Qu’elles soient contentes, je ne l’avais pas fait dans la tronche des gamins. Et puis merde, quatre-vingt-dix pour cent d’entre eux allaient y venir à la clope, alors maintenant ou un autre jour…

Je poursuivis mon chemin, en tentant de ne pas trop appuyer sur ma cheville abimée. Je sortis mon nouveau téléphone de ma poche et commençai à entrer des numéros, que je connaissais étrangement par cœur. Même le sien…  J’hésitais d’ailleurs à lui envoyer un sms pour qu’il ait mon nouveau numéro. Sauf que… Merde, ça pouvait attendre lundi. Là, au moins, nous aurions un moment de répit. Je pianotais sur le clavier pour le familiariser avec, fumant ma clope, sans prêter attention au monde qui m’entourait quand j’entendis une voix. Qui osait me parler alors que je jouais à Angry birds ? Euh… que je complétais mon répertoire ?

Je relevai la tête mais ne vis personne… Avant que mes yeux ne se baissent et découvrent un gamin étendu par terre. Putain, déjà un gosse c’est chiant, mais un ado, c’est con en plus. Et qu’est-ce qui était à lui ? Mon regard ne s’attarda absolument pas sur ce gosse que je voulais ignorer, mais glissa sur mes jambes… Qu’est-ce que c’était que ce truc ? Je me penchai, la cigarette dansant dans ma main gauche. Mes doigts libres se posèrent sur ce qui semblait être une photographie.

« Pourtant c’est sur ma jambe, logiquement c’est donc à moi, non ? »

Je n’avais toujours pas levé la tête vers lui, mais je me concentrai sur la photo… Mon visage dut s’assombrir. En tout cas, mon humeur, elle, oui. La photo… elle représentait une mère et son fils sauf que… La femme…  distraitement, je laissai tomber ma cigarette par terre et je l’écrasai distraitement. Je tins la photo à deux mains, la rapprochant de mon visage. On aurait dit… non… C’était impossible. Pourtant, c’était elle….

Je relevai la tête et fis alors quelques pas vers la carpette humaine. J’allais de découverte en révélation aujourd’hui. Un sourire se dessina sur mon visage. Impossible… C’était si facile ? Il suffisait de se pencher pour cueillir des petits glands tombés de l’arbre ? Un ex membre de Genetic… qui avait participé au Blue Lake et en avait profité pour ne plus donner signe de vie… Je me penchai vers lui.

« Ce n’est pas très gentil, Callahan, de nous faire croire qu’il t’est arrivé malheur, on s’inquiétait à la maison… Néanmoins… »

D’un geste brusque, j’appuyai sur son épaule pour le maintenir au sol. Je pouvais le ramener et toucher une superbe prime grâce à laquelle je m’achèterai de superbes chaussures. Mais là, cette photo de la Reynolds, ça m’intriguait, au point de perdre tout professionnalisme. Alors je lui collai l’image sous le nez.

« Cette femme, Reynolds, pourquoi tu as une photo d’elle ? Dis-moi qui est le gosse sur la photo et quand elle a été prise, peut-être que je serai gentille… »
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MessageSujet: Re: I make mistakes that I learn from 'cause I'm young [terminé]   Lun 14 Oct - 20:21

La scène était tout ce qu'il y avait de plus normal et de logique. J'étais affalé dans l'herbe sur le ventre, et j'admirais une paire de converse. Un peu plus haut, il y avait des chevilles et sur l'une d'elles, la photo que je cherchais à récupérer. Je demandais aux jambes – à défaut de la femme à qui elles appartenaient – de ne plus bouger car l'objet contre ses jambes m'appartenait. Je tendis le bras. Je l'avais presque. Plus que quelques centimètres. Mais j'eus droit à une phrase et une main vint s'emparer de la photo. Je fermais brièvement les yeux. « Si vous raisonnez ainsi, l'herbe sur laquelle vous êtes vous appartient également car vous avez vos pieds dessus... Logiquement... » Et puérilement mais ma réplique était à hauteur de la sienne, c'est à dire très basse. Mon bras se replia. J'avais échoué dans la récupération de ma photo. Il ne me restait plus qu'à me remettre sur mes jambes, offrir mon plus beau sourire à la demoiselle et prendre ma photo.

Je perdis quelques secondes à contempler ses chevilles, me demandant quel âge elle avait. C'était con, si je me relevais, la tâche serait plus aisée mais des semaines enfermé à Genome brouillait un cerveau. Déjà que le mien était bizarre de naissance... Allez vingt cinq, peut être trente ans. Voire même quarante si elle mettait une tonne de crème dont les filles raffolaient. Je ne savais même pas si ce genre de produits de conservation – et non de soin – existaient pour les jambes. Peut être que si je lui posais la question, la demoiselle me répondrait.

Plus jamais je ne m'attarderai pour admirer des chevilles. Je sentis un regard pesé sur moi. Elle me regardait attentivement. Trop même. Une sonnette d'alarme se déclencha en moi. Elle se mit à clignoter dans tous les sens quand j'entendis mon nom et que je compris qu'elle était de Genetic. Lève toi, cours, fuis Callahan ! Je n'avais que ça en tête, je prenais déjà appui sur mes mains,  commençant à me relever quand je me sentis plaqué au sol par une prise ferme. « Il y a erreur sur la personne m'dame. Vous devez me confondre avec quelqu'un d'autre. » Je tentais de gagner du temps, cherchant désespéramment une solution. J'hésitais un instant. Et si je criais au viol ? Il y aurait bien une bonne âme qui viendrait me porter secours. Nous ne vivions pas dans un monde égoïste où chacun ne pensait qu'à sa gueule. Ok, je retire ma dernière phrase, notre monde ressemblait à celui-ci.

Tant pis. J'allais tout de même tenter. « AU VI.... » Le son de ma voix diminua quand elle me colla la photo sous mon nez. Puis elle prononça le nom interdit, celui que je ne souhaitais plus entendre et qui avait un don pour me mettre de mauvaise humeur depuis quelques temps. « Qu'est-ce que ça peut vous foutre ? » Chouette réponse Callahan. En même temps, en dehors de Romanov et Harwell, personne ne m'avait impressionné à Genetic. Puis j'avais une botte secrète du nom d'Holster. Ce n'était pas mon habitude d'ébruiter ce genre de nouvelles mais si je disais que mon père et Holster avaient été mariés, et donc par extension que le chef de Genetic était mon beau père, elle retirerait ses sales pattes de sur moi, et me présenterait même des excuses, non ?

Encore une idée foireuse, j'allais devoir trouver une autre tactique. Sauf que là, dans l'immédiat, rien ne me venait. À part peut être coopérer un minimum. « C'est moi sur la photo, j'étais mignon non ? Je le suis toujours en fait, si vous me relâchez, vous pourrez le constater. La femme, ce n'est pas cette connasse de Reynolds. Jamais je ne poserai avec elle sur une photo. Même si elle Lui ressemble.  Maintenant si vous permettez.... » Sans crier gare, je tendis ma main pour envelopper sa cheville de mes doigts. Je ne tentais pas de me redresser ou de la faire tomber. Je comptais sur autre chose. Allez petit pouvoir, il allait me montrer que pour une fois, il ne foirait pas. Il pouvait le faire, je croyais en lui. De tout mon cœur, de toute mon âme. Déclenche toi !

Oui : Le pouvoir de Wyatt se déclenche. Oh un miracle se produit. Sa main étant en contact direct avec la peau de Dakota, il commence tout doucement à lui faire baisser sa température corporelle, en partant des jambes avec l'intention de remonter vers le haut du corps.

Non : Si on y croit, on l'obtiendra. Mon œil. Le pouvoir de Wyatt ne se déclenche pas. Il est là, comme un con à tenir une cheville. Oups ?
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MessageSujet: Re: I make mistakes that I learn from 'cause I'm young [terminé]   Lun 14 Oct - 20:21

Le membre 'Wyatt P. Callahan' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Oui/Non' :
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MessageSujet: Re: I make mistakes that I learn from 'cause I'm young [terminé]   Mar 15 Oct - 16:59

Le gosse avait un sens de la déduction qui me plaisait. Il aurait presque pu être bouffon à la cour du roi. Divertissant, mais envoyé aux lions s’il saoulait trop. J’aurais adoré ça je crois bien.

« Tu apprends vite pour un gamin. Je tolère ta présence parce que tu la réchauffe, uniquement. »

Et sérieusement, qu’est-ce qu’un gosse – et surtout Callahan – foutait vautré comme une… non, restons polis… que fichait-il ici ? Sa réapparition après des mois de recherches, comme ça, avait quelque chose de surprenant. Etait-ce la roue du destin qui tournait ? J’avais été virée, mais un représentant du CA m’avait réembauchée. J’aurais dû être rongée par le virus, et je figurais sur une liste d’attente pour bénéficier de l’antidote. Je ne pouvais pas aller travailler, et on me mettait sur mon chemin un mutant recherché ? Dieu existait-il ?

« Premièrement c’est Mademoiselle, je ne suis pas une vieille de trente piges [et là, la joueuse fuit] et si tu crois le contraire, je vais te crever les yeux car ils te servent vraiment à rien. Deuxièmement, je ne commets jamais d’erreurs… »

Oui, bon, peut-être que ces derniers temps j’en avais commises, mais ça, il n’était pas censé le savoir. Toujours était-il que cette fois, je ne me trompais pas. Je savais qui il était, j’avais pertinemment conscience qu’il avait évolué à Genetic et qu’il s’était enfui.  Ah si j’avais fait une erreur… ce n’était pas un ado que j’avais sous la main mais un gros bébé en train de brailler comme si ses couilles n’étaient pas encore descendues. Et non, je n’irai pas vérifier. J’avais plus urgent à faire, comme comprendre comment ce morpion pouvait avoir une vieille photo de Reynolds avec un mioche. Il avait certes pu la rencontrer à Genetic, mais ça… elle avait quinze ans de moins. Ou dix, je ne savais pas trop. Jamais été douée pour évaluer l’âge des gens. Bref, on s’en foutait.

Oh… un élan de rébellion. Que c’était mignon, petit poussin qui essaie de battre des ailes, alors qu’il n’a qu’un petit duvet et pas encore de poils au menton… Je ne répondis pas. Ça ne servait à rien. Un ado, c’était con par définition. Et ça avait un cerveau de poisson rouge. Dans cinq secondes il allait oublier son petit élan d’opposition. Cinq… quatre… trois… deux… un… Un sourire se dessina sur mon visage. « Connasse de Reynolds »… qu’est-ce que j’aimais entendre cela. Et c’était presque jouissif de l’entendre dans une autre bouche que la mienne.

« Je ne doute pas que tu sois « mignon », petit poussin. Mais ce que tu dis m’intéresse… »

Sauf qu’il était bien un mec. Et c’est con un mec. Alors un mec ado, imaginez les dégâts ! En d’autres termes, il fallait qu’il gâche tout. Il osait me toucher le petit mollusque ? Je m’apprêtais à lui asséner un bon coup de pieds dans la poire quand je ressentis une vague de froid. Mais elle n’avait rien de normale… comme si elle venait de l’intérieur…  Je vacillai un instant, avant d’essayer me dégager de lui et de lui jeter un regard noir. Mais j’allais l’empoisonner et le ramener par la peau du cul à Genetic ce branleur !

« Lâche-moi, trou du cul ! »

Rassemblant mes forces, je l’attrapai par le col pour le forcer à se mettre debout… Au passage, je me raccrochais aussi à lui. Saleté de don, j’avais pas la moindre idée de ce que c’était, mais je ne l’aimais pas du tout. Je le regardais droit dans les yeux, en colère comme rarement

« Je te jure que tu vas me le payer espèce de…. »

Je vis alors que les deux mamies de tout à l’heure nous fixaient de nouveau. Putain, mais elles n’avaient rien d’autres à faire que de me suivre et de me juger ? Quelle question, bien sûr que non, elles devaient s’emmerder dans leurs vieilles vies de ménopausées, alors évidemment, la mienne devait les passionner. Je les regardais un instant, avant de me coller à Callahan et de lui adresser un grand sourire.

« Mon cher poussin, tu es bien maladroit…, répliquai-je à voix assez haute pour être entendue par le sonotone des mamies, avant de baisser le ton. Ne joue plus jamais à ce petit jeu. Ce qui te sauve c’est d’avoir prononcé les mots magiques… parle-moi de cette « connasse de Reynolds ». Tu ne l’aimes pas beaucoup, moi non plus. Alors tu ranges tes doigts de princesse magiques ou je te les brises. Qui est cette femme sur la photo si ce n’est pas Reynolds ? »

Et pourquoi tu la hais ? Raconte, raconte, raconte… Non, ça, je me contentais de le penser, même à l’approche de Noel je n’avais jamais été le genre de petite fille qui trépignait d’avoir ses cadeaux. Peut-être parce que je n’avais jamais eu de vrai Noel. L’ouverture des soldes à Prada. Voilà qui me parlait plus, mais je saurais me contenir.

Je lui ébouriffai même les cheveux avant d’adresser un grand sourire aux deux mamies qui nous regardaient toujours. Et si Callahan me faisait chier, je lui roulerais un patin. Ça ferait les pieds aux mamies et en plus, ça le calmerait direct si je lui envoyais une petite dose d’arsenic. Accidentellement, bien entendu.
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MessageSujet: Re: I make mistakes that I learn from 'cause I'm young [terminé]   Mer 16 Oct - 19:06

Un rêve. D'ici quelques minutes, j'allais ouvrir les paupières et me rendre compte que j'hallucinais. Je serais à Genome, pestant contre ce trou du cul d'O'Hara, faisant les yeux doux à Emy pour qu'elle me donne ses cours de première année, suppliant Sonny par messages qu'elle m'envoie son mec pour faire disparaître Aaron, cherchant mon père qui devait roucouler avec Anne dans un placard et laissant un message incendiaire à Maxime car elle était encore occupée à vaquer à ses occupations et oubliait son petit frère adoré. Voilà, je sortirai d'un rêve qui laisserait place à la réalité. Le problème, c'était que je ne pensais pas que les rêves étaient douloureux et pouvaient me plaquer au sol quand je souhaitais me relever. Finalement, j'étais bien dans la réalité. La voix féminine protestait sur le Madame, le rectifiant pour un Mademoiselle. Il n'y avait que les filles pour nous casser les pieds sur leur âge. Mais qu'est-ce qu'on s'en foutait ! « Vous êtes toutes les mêmes, faisant une fixette sur votre âge... Vous mettez déjà de la crème anti-ride m'dame ? » Je persistais sur le mot qu'elle ne souhaitait pas entendre.

Je pris sur moi ensuite. J'aurais pu hurler comme une gonzesse qu'elle tentait de me violer. À la place, je me focalisais sur cette photo qui semblait attirer son attention. Ce bout de papier m'appartenait, il relevait de ma propriété privée. Je ne souhaitais pas tout lui dire à ce sujet et qui plus est, elle avait prononcé le nom à ne pas évoquer en ma présence. Reynolds était une connasse. Cette femme également. On ne pouvait donc pas me foutre la paix dans cette ville qui comptait plusieurs millions d'habitants ? J'optais pour une tentative d'évasion débile.

« Oh putain... » Il fonctionnait. Mon pouvoir fonctionnait !? Étrange. Il foirait tout le temps quand il ne fallait pas en général. Sauf que là, je sentais très bien à son contact qu'il s'était activé et qu'il se répandait dans son corps. C'était inespéré, j'aurais pu en pleurer de joie si j'avais eu le cœur à jouer la comédie. J'étais trop heureux, je relâchais mon attention. Elle finit par s'extirper de mon emprise avant que je ne réussisse à la mettre au sol. J'opposais de la résistance mais finalement je me retrouvais debout contre mon gré.

« Mais... Vous êtes minuscule ! » Je remarquais notre différence de taille. Une bonne vingtaine de centimètres et si quand j'étais couché, j'aurais pu être impressionné, à présent que j'étais face à elle, je l'étais beaucoup moins. J'avais juste envie de rire et je me mordis la lèvre pour ne pas extérioriser ce que j'étais en train d'imaginer. « Espèce de primate qui pourrait vous rapporter gros ? » La jeune femme s'était interrompue dans sa phrase alors je la poursuivis pour elle, l'arrangeant à ma sauce. C'était ce que j'étais après tout, un nom sur un dossier, une personne recherchée pour avoir trahi Genetic et tous les commentaires qui allaient avec. Elle aurait peut être une prime si elle me ramenait. Encore fallait-il qu'elle y parvienne car je ne me laisserai pas faire aussi facilement, malgré les apparences.

Et puis... Pourquoi elle se collait à moi et me souriait ? « Avec tout le respect que je vous dois, vous êtes trop vieille pour moi m'dame. Trouvez un gars de votre âge ou plus vieux et plus mature que moi. » J'étais maladroit à ses yeux. Je pouvais également être con. Et je savais presque me taire quand il le fallait, ce que je fis quand elle baissa la voix. Je jouais à un jeu moi ? Si peu... Les mots magiques ? Je ne comprenais déjà plus rien à ce qu'elle racontait avant d'aussitôt percuté. Il s'agissait de Reynolds. De nouveau sur le tapis... De retour..... « Mais allez vous faire foutre ! » Elle se permettait de m'ébouriffer les cheveux comme si... j'étais un petit garçon qui aimait l'affection et qui en réclamait. Genre...

Je tentais de m'éloigner mais elle me tenait fermement. Utiliser une nouvelle fois mon pouvoir ? Il était capable de se vautrer en beauté. Un miracle se produisait rarement deux fois de suite. Lui mettre mon poing dans la figure ? Je ne tapais pas une femme... Ignorante et mal renseignée sur moi en plus. Mon dossier ne devait pas être complet. Ou alors, elle avait du rater le passage qui disait que je n'avais pas besoin de poser ma main sur une personne pour enclencher mon pouvoir. C'était juste plus efficace quand j'avais un contact direct. « Pitié, ne me faites pas de mal, je ferai comment pour jouer à la console sans mes doigts magiques ? Suis jeune, suis con, en dehors des jeux vidéos, je ne m'intéresse pas à grand chose. Et j'oublie beaucoup de choses, comme cette femme sur la photo. Dites moi qui vous êtes, pourquoi vous vous intéressez à cette femme et Reynolds, et mes souvenirs reviendront peut être. C'est donnant donnant, vu qu'on est dans un lieu public, vous avez plus à craindre que moi à me retenir contre mon gré... » Du ton du parfait idiot de base, je passais progressivement à celui qui savait ce qu'il était en train de faire, raisonnant sans perdre son sang froid même si j'étais en présence d'un membre de Genetic. Je m'en foutais, ce n'était pas comme si j'avais déjà survécu au gymnase et au Blue Lake, n'est-ce pas ? Parfois, il m'arrivait d'oublier d'être con. Mais seulement parfois....
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Dakota R. Cooper


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MessageSujet: Re: I make mistakes that I learn from 'cause I'm young [terminé]   Mer 16 Oct - 20:26

Est-ce qu’on avait le droit d’en coller une à un ado ? Ma mère le faisait, j’avais ses gênes, donc… je retenais toutefois la baffe. Bon dieu… Dire que j’avais voulu recueillir Adalia… J’aurais pété un câble si elle avait été aussi conne que ce morpion ou si elle m’en avait ramené un. Putain…

« Et toi tu manges des clowns au petit-déjeuner ? Oh, tu as vu ? Moi aussi je sais poser des questions à la con. »

Petit poussin crétin. Comment un tel idiot pouvait avoir une information qui m’intéressait ? C’était à n’y rien comprendre. Quoique… il avait des reflets blonds en réalité. Ça expliquait réellement beaucoup de choses. Et décidément, la Reynolds attirait les blondinets. J’avais besoin de savoir ce qu’il foutait avec cette photo. Car la femme sur l’image lui ressemblait. Certes, avec quelques rides de moins, mais c’était elle, même s’il me soutenait le contraire. Et qu’est-ce qu’elle foutait avec ce gamin en taille miniature ? Il y avait de quoi se poser des questions. Même pour quelqu’un qui supportait cette bonne femme. Sauf que petit poussin n’était pas vraiment conciliant. Et ce sale fils de… non, fils de pute si la bonne femme était la Reynolds, là, je resterai soft. Ce branleur avait eu le culot d’utiliser son pouvoir sur moi ? Je rêvais. Sale con. Et je ne savais franchement plus du tout ce en quoi consistait sa capacité mais il me le paierait ce coup-là ! Il m’avait énervée, et quand on m’énervait, il fallait assumer. Alors la première chose que j’allais lui apprendre c’était de se comporter en homme et de se tenir debout et non coucher comme un nourrisson qui attend que sa mère lui talque le cul.

Je le dévisageai, complètement abasourdie.

« Putain mais il y a quelque chose entre ton cerveau et ta bouche ? Ah non, pardon, ça supposerait que tu aies un cerveau et là j’en doute. Oui, je suis petite, mais toi, tu es à la hauteur de ta connerie. »

Encore que la première pensée fut en réalité « mais je t’emmerde abruti », mais j’avais fait un effort de politesse remarquable. Je n’avais jamais été complexée par ma taille, au contraire. Généralement, on ne s’en méfiait pas et ceux qui ne me connaissaient pas imaginaient que j’étais une petite chose fragile, incapable de faire le moindre mal. Oui, je l’avais déjà dit, c’est con un mec. Et je l’aurais étripé sur place s’il n’y avait pas eu ces mamies voyeuses. Oui, il pouvait me rapporter gros. J’aurais dû me concentrer et me focaliser sur cette idée. Ainsi, à Genetic, ils verraient tous que Dakota Reese Cooper n’était pas enterrée et qu’elle était bel et bien dans la place. Mais la vérité, c’était que lorsque deux données entraient dans l’équation, je ne raisonnais plus intelligemment. Visiblement, lui, il ne réfléchissait jamais. Ça faisait une sacrée différence.

« Mais tais-toi.  Comment tu veux que je m’intéresse à un puceron comme toi, pitié ? On dirait une asperge couplée avec un poussin, j’aime les mecs, pas les gosses. Les femmes, à la rigueur mais toi… pitié… »

Et même un fœtus devait être plus mature que lui, franchement. Même me le taper je n’aurais pas pu, ou alors vachement bourrée. Et puisqu’il jouait au bébé, j’allais le considérer comme un bébé.

« Oh mais j’irai me faire foutre… quand tu auras répondu à mes questions. »

Mais… pourquoi petit poussin essayait de se transformer en truite qui tentait de s’échapper d’entre mes douces mains ? J’allais finir par perdre patience et ce n’était pas bon signe. J’inspirais profondément. Putain. Jamais j’aurai de gosse. Je refusai d’engendrer un truc qui pourrait, de près ou de loin ressemblait à ça. Allez, pour les cours d’éducation sexuelle au lycée, c’était lui qu’il fallait envoyer. Juste pour les dégoûter d’engendrer un être comme ça. Quoique les filles au lycée sont connes, elles seraient encore capables de le trouver sexy. Putain de période de merde l’adolescence. Et en plus il voulait jouer les mecs virils. Pathétique. Mais je devais admettre que je préférais ceci à une carpette sur laquelle essuyer mes converses.

« Tu serais presque impressionnant petit poussin. Mais les coqs, ce n’est pas trop mon truc non plus. Donnant donnant, hein ? Ok, je suis Dakota, tu sais très bien où je bosse et il se trouve que je hais cette bonne femme qui a fait des expériences sur moi. Et j’ai d’autres raisons, mais elles ne te regardent pas. Mais crois-moi, si je pouvais l’étrangler je prendrais encore plus mon pied qu’après un putain d’orgasme. Si la femme sur la photo n’est pas la Reynolds, alors c’est qui ? C’est ta mère ? En soit, je m’en fous, sans vouloir l’offenser. Mais cette ressemblance… Tu connais la morue, comment t’expliques ça ? Et pourquoi tu la hais ? Pourquoi être parti alors qu’elle était à portée de main pour te venger… si tant est que tu aies les couilles pour te venger. »

Et encore une fois, non, je n’irai pas vérifier. Bon, il était content, il avait eu sa réponse, il avait intérêt à me donner la mienne.
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MessageSujet: Re: I make mistakes that I learn from 'cause I'm young [terminé]   Jeu 17 Oct - 17:57

En temps normal, j'aimais ce genre de rencontre. Une personne inconnue avec qui livrer des joutes verbales. Descendre très bas dans la gaminerie, atteignant les limites de la connerie. Ne prenant rien du tout au sérieux. Cette femme aurait pu me plaire, elle avait de la répartie. J'aurais pu me lâcher encore davantage pourtant, il y avait un point à ne pas négliger. Elle appartenait à Genetic. Ce groupe, c'était pire que la peste à mes yeux. Il y en avait, prêts à vendre n'importe qui si cela leur donnait l'espoir de gravir dans la hiérarchie et de se faire bien voir d'Holster. Je n'y étais pas resté longtemps mais j'avais vu comment ils fonctionnaient. Ce n'était pas pour ma personnalité. J'étais beaucoup trop.... Libre pour adhérer à leurs convictions. Je me méfiais. Je sondais pour voir s'il me serait aisé de m'échapper. Elle me tenait fermement. Sous certains aspects, elle me faisait penser à Romanov. Aussi teignes l'une que l'autre, sûres d'elle, ayant un objectif et tentant de l'atteindre, même si cela voulait dire faire une concession.

Dakota... du Nord ou du Sud ? Étrange prénom que de donner le nom d'un état. C'était peut être celui de sa conception et ses parents avaient peut être poussé le vice à lui mettre en second prénom South ou North ? C'était plausible si l'alcool les y avait aidés. J'avais désormais son prénom même si le connaître ne m'avançait à rien pour le moment. Inutile de prononcer le mot tabou, je savais qu'elle bossait pour Genetic. Quoi d'autre ? Elle détestait Kate Reynolds. Un bourreau en plus d'être une meurtrière ? Je n'étais pas étonné, je ne croyais pas en ses histoires pour protéger ma mère du gène mutant. « Punaise, vous en posez des questions... Pire qu'une gosse de six ans qui veut comprendre le monde qui l'entoure. » C'était vrai quoi. C'est qui ? C'est ta mère ? Comment t'expliques ça ? Et pourquoi.... ? J'avais posé une seule condition, j'avais droit à une avalanche de questions en retour. C'était triste.

« Vous allez devoir prendre un ticket Kodak.... Reynolds est à moi quand son gosse sera né. » Elle ne croyait tout de même pas  qu'elle allait me griller la priorité. Je me fichais que Kate l'ait torturée, ce qu'elle m'avait fait était pire même si elle avait tenté de s'en défendre. Elle était responsable de la mort de ma mère. J'avais perdu un de mes parents, j'avais pleuré durant des nuits, j'avais fait des cauchemars,, je vivais depuis avec un vide au fond de moi que  mon père tentait de combler. J'en avais strictement rien à faire de sa torture, ma vengeance était prioritaire ! Même s'il y avait peu de chances que le moment venu je trouve le courage de commettre mon méfait mais ça c'était une autre histoire qu'elle n'était pas obligée de savoir.

« Cette femme, c'est ma mère et Kate est responsable de sa mort, ça vous ira comme explication ? » Et dire que je l'avais suivie jusque Genetic sans rien savoir. Elle m'avait approché, elle m'avait recruté. C'était pour mieux me poignarder dans le dos. Et à présent, elle tentait de faire croire qu'elle regrettait tout, espérant qu'on s'apitoie sur son côté future mère de famille. Elle avait gâché plus de treize ans de ma vie, et elle continuait encore. Et voilà que je pensais une nouvelle fois trop à elle. C'était en train de me bouffer. D'un geste sec, je récupérais la photo pour la remettre dans ma poche. Elle l'avait trop souillée de ses doigts. En plus, elle semblait porter sur le sexe vu son vocabulaire alors allez savoir où elle avait fourré ses doigts. Hors de question que je lui laisse cette photo.

« C'est bon, satisfaite, je peux partir. C'est pas vraiment une question en fait, je vous annonce juste que je vais me tirer et vous allez avoir la gentillesse de ne pas me retenir. Il ne peut rien y avoir entre nous, je suis désolé Dakota. Ça serait contre la déontologie, je suis votre élève, vous êtes mon professeur. Vous n'allez pas risquer votre carrière pour moi. » Au fur et à mesure de mes propos, j'augmentais un peu le ton de ma voix pour que les deux mamies puissent entendre. Je regardais même dans leur direction à la fin. « Hein que j'ai raison mesdames ? Ce n'est pas correct. »

Oui : Les deux mamies trop heureuses d'être incluses dans la discussion, hochent de la tête. Elles regardent d'un œil mauvais Dakota et se mettent à parler en même temps pour désapprouver la jeune femme qu'elles pensent être le professeur qui harcèle un de ses étudiants.
Non : Les mamies font de gros yeux aux deux jeunes gens. Elles n'interviennent pas mais ne ratent pas une miette de ce qui se passe même si elles n'entendent pas tout. Ça leur fait une attraction pour animer leur journée.
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MessageSujet: Re: I make mistakes that I learn from 'cause I'm young [terminé]   Jeu 17 Oct - 17:57

Le membre 'Wyatt P. Callahan' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Oui/Non' :
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MessageSujet: Re: I make mistakes that I learn from 'cause I'm young [terminé]   Jeu 17 Oct - 19:16

Tic-tac, tic-tac, j’attendais des réponses et elles ne venaient pas. Or, je n’étais pas du genre patiente. Ces derniers jours encore moins que d’habitude. Trop de contrariété, trop de stress. En plus, ça ternissait le teint. Comme si je n’avais pas suffisamment à faire avec ce virus et surtout ce sérum ultra douloureux. D’ailleurs, j’allais avoir droit à une nouvelle injection quand je remettrai les pieds à Genetic. Et je n’aimais pas ça. En tout cas, ce poussin était en train de me courir sur le haricot. Les rares mérites qu’il avait à mes yeux étaient son sens de la répartie – bien qu’il ne semblât pas capable de savoir quand il fallait s’arrêter, ce qui était pourtant une donnée de base que j’avais inculquée à Ingrid – et le fait qu’il haïssait Reynolds. C’était la seule et unique raison pour laquelle je n’avais pas encore tenté de l’empoisonner pour le ramener à Genetic. Et il commençait à tirer un peu trop sur la corde à mon goût…

« Quand on veut ferrer sa proie, il vaut mieux être bien renseigné. Tu comprendras peut-être que tu seras grand mon bonhomme. »

Qu’est-ce qu’il croyait ? La haine, ça s’entretient. Le feu de la colère, ça se nourrit. Il fallait connaitre son ennemi, la moindre de ses failles si on voulait avoir une chance de blesser mortellement la bête. Sérieusement, il ne fallait pas avoir inventé l’eau chaude pour savoir cela. Sauf que petit poussin ne semblait pas avoir le cerveau suffisamment développé pour comprendre quoi que ce soit à l’art de la guerre. Et il voulait se venger de Reynolds ? Ce moustique ? Pitié, elle l’écraserait même enceinte et sur le point d’accoucher. Il était débile ou quoi ? Cette fois je ne jouais plus. Par chance pour lui, il avait dit « quand le gosse serait né ». Parce que putain de merde, j’avais promis à Wetherford que je protègerai sa fille. Et j’aurais étripé ce morpion sans regret s’il avait voulu agir contre la gamine. Il voulait se faire la Reynolds. Se venger de quelque chose. La détruire. Un fin sourire commença à naitre sur mes lèvres, mais je m’efforçai de le faire disparaitre. Il pensait vraiment que j’allais me battre avec lui pour avoir le privilège d’abîmer ma superbe manucure contre cette carcasse toute ridée ? Il se trompait lourdement, mais allez, on lui pardonne, il n’était qu’un enfant.

La suite fut bien plus intéressante. Vraiment très très intéressante. Mon sourire s’élargit un peu plus avant que je ne le fasse disparaitre de nouveau. Alors cette grognasse, en plus d’être une vieille momie faisant des expériences sur les gens était aussi une meurtrière ? J’aurais pu le parier. Elle suintait le mal et la condescendance. Ses grands discours sur la science, le fait de sauver des êtres, ce n’était que du pipeau. Est-ce que Wetherford savait cela ? Est-ce qu’il allait oser me regarder dans les yeux et me dire que le fait d’avoir été un cerbère était pire que ce qu’elle avait fait ? Qu’elle méritait le pardon alors que je n’étais qu’un monstre ? Moi au moins, je n’avais la mort de personne sur la conscience. Du moins, à ma connaissance… C’était une bombe que je tenais là. Le seul hic, c’était que je doutais qu’il me croie. C’est con un mec. Un mec amoureux encore plus. Mais je me répétais.

« Je suis navrée, mais ça ne me surprend pas de la part de cette garce. »

Et pourquoi elle n’avait pas tué la mienne de mère ? Peut-être que je l’aurais moins détestée si elle avait fait ça. Petit poussin n’était pas content. Qu’il la garde sa photo, elle n’allait pas me servir. J’avais la tête ailleurs. Comment est-ce qu’il pourrait me croire ? Cette bonne femme était un monstre. Un monstre, alors pourquoi l’aimait-il ? Pourquoi est-ce qu’il s’accrochait à la part qu’elle voulait bien lui montrer ? Pourquoi s’aveuglait-il sur le reste. Et pourquoi, s’il savait, l’acceptait-il complètement, alors que moi, il m’avait…

Minute, de quoi il me parlait, petit poussin ? Elève ? Professeur ? Je suivis son regard, avant de lever les yeux au ciel.

« Se cacher derrière des mamie, c’est super glorieux. Peut-être qu’un jour tu deviendras un homme… »

Grands dieux… qui serait la fille assez folle pour faire de lui un mec ? Peut-être une de ces mamies. Pauvre petit gars, il devait nous faire un complexe… peut-être parce qu’il n’avait pas grandi avec sa précieuse « môman ».

« Wyatt, tu sais très bien que le docteur a dit qu’il fallait que tu arrêtes de de fumer… »

Je fis un signe aux mamies, imitant un toxico qui tirait une taffe en désignant l’asperge à mes côtés, avant de me tourner une nouvelle fois vers lui.

« Je me fiche des qu’en dira-t-on. Je vis avec depuis des années et te ramener par la peau du cul devant tous ces gens, ça ne me fait pas peur. Les gens sont lâches, Callahan, si tu ne l’as pas encore compris, il serait temps de grandir. Je ne prendrai pas de ticket. Je te laisse Reynolds, mais j’espère au moins que tu as vraiment les couilles pour te venger. Tu gagnerais même toute ma sympathie même si tu n’en a rien à foutre. Je rêve de voir cette femme disparaître, et crois-moi, ce n’est même pas pour plaire aux big boss. Au contraire même. Je veux la voir disparaître au point de te laisser partir, en espérant que tu auras le cran qui va avec tes paroles. Je sais beaucoup de choses sur elle. J’aurais pu t’aider du moment que tu touches pas au morpion. »

Je fis deux-trois pas en arrière, levant les mains en l’air et lui souriant presque.

« L’ennemi de mon ennemi est mon ami. Je te fais une fleur Callahan, crois-moi. On a plus de points communs que tu ne le pense. Sois digne du mec que tu m’as montré aujourd’hui et te contente pas d’être un beau parleur. »

Je connaissais le mail professionnel de cette fichue bonne femme, je connaissais ses habitudes, autant d’informations qui lui seraient utiles s’il était vraiment qui il prétendait être.  Je reculai toujours. Je commettais une nouvelle folie en le laissant partir. Mais même si je ne le revoyais jamais, il m’avait donné du grain à  moudre. Cette femme était une meurtrière, elle avait privé un gamin de sa mère… j’avais une piste, je n’aurais plus qu’à trouver une preuve. Et si ce gosse mettait son plan à exécution… Finalement, la journée était plutôt belle.
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MessageSujet: Re: I make mistakes that I learn from 'cause I'm young [terminé]   Ven 25 Oct - 3:14

Les secondes défilaient inexorablement tandis que la probabilité de mettre ma vie en danger et de me faire capturer par Genetic augmentaient. Je ne pouvais pas rester en présence de cette femme même si nous semblions ressentir la même aversion en direction de Kate Reynolds. Je ne pouvais pas lui faire confiance, elle appartenait à Genetic et ce groupe était capable de tout, je l'avais vu de mes propres yeux avec Harwell quand il avait torturé Shannon. Je m'étais interposé dans un premier temps avant que cet agent ne me mette hors de la salle pour laisser exprimer tout son sadisme. Et cette femme qui se tenait en face de moi... Elle ne semblait pas vouloir me lâcher tant que je ne lui aurais pas donné un minimum d'informations. Ce que je me décidais à faire en révélant que Reynolds était responsable de la mort de ma mère à qui elle ressemblait. Certes, elle n'avait pas fait le sale boulot elle-même en appuyant sur la gâchette ce jour là mais c'était tout comme. Elle avait été présente. Elle n'avait pas empêché ces hommes de tirer ni de me frapper. Ma mère était morte, elle était sur place et depuis ce jour là, elle m'avait suivi. C'était tout ce que je retenais, ne cherchant pas à aller plus loin.

Dakota me comprenait. Quelle belle jambe cela me faisait. Je n'avais pas besoin de sa compassion et encore moins de sa pitié. Je ne connaissais pas cette femme et je ne souhaitais pas non plus la connaître. Nous n'étions pas du même monde, nous gravitions dans des sphères différentes qui se nommaient Genetic et Genome. Il était grand temps que je mette les voiles, alors je choisis la première option qui se présenta à moi en me venant à l'esprit. Supposer qu'elle était un de mes professeurs qui me harcelait, je n'hésitais pas à prendre en témoin deux vieilles dames installées sur un banc à proximité qui ne perdaient rien de la scène. J'espérais qu'elles interviendraient, j'en fus pour mes frais. Elles ne semblaient pas approuver mais n'ouvraient pas la bouche, préférant s'échanger quelques mots à voix basse dans leur coin. C'était raté mais au moins leur attention était focalisée sur nous. « J'ai le temps pour devenir un homme vieux et sage, je n'ai pas un certain âge comme vous. » Même si je n'avais aucune idée de son âge et que je m'en moquais royalement. Les femmes détestaient qu'on fasse des remarques sur leur âge et elle en était une. Je n'avais pas grand chose à faire, juste saisir une ouverture qui se présentait à moi et ce, même si elle avait du répondant.

Genre, j'avais l'air d'un toxicomane qui avait trop fumé ou qui était en manque. Elle ne s'était pas vue. Je fumais à peine, ce n'était pas moi qui avait les vêtements qui sentaient la cigarette ni qui auraient les bouts des ongles jaunis à force de fumer. Enfin bref, elle avait raison sur un point, je me foutais d'avoir sa sympathie. Je ne souhaitais même pas qu'on fasse plus ample connaissance et qu'elle devienne mon amie. J'en avais déjà pas mal et ils étaient beaucoup plus cool que cette rabat joie qui me parlait de son rêve de voir disparaître Reynolds. « C'est que vous seriez sentimentale à vouloir que je ne touche pas son bébé. » Un agent de Genetic fan des morpions ? J'avais du mal à l'imaginer, cela me faisait même presque sourire à cette pensée. Elle commençait à s'éloigner. « Vous ne serez jamais mon amie Dakota. » Et quelque part, c'était moi qui lui faisais une fleur là. Il fallait du courage pour me supporter au quotidien, elle n'avait pas idée. Qu'elle demande donc à Emy ce que ça faisait que d'être ma meilleure amie. C'était ingérable à certains moments tant on partait dans des délires incontrôlés.

« Je n'ai rien à vous prouver. Mais si ça peut vous faire plaisir de le savoir, si je n'arrive pas à l'atteindre elle, je me contenterai de faire en sorte qu'elle éprouve la même souffrance que moi pour les prochaines années. Comme en lui prenant le père de son enfant. » Même si je ne savais pas qui c'était, qu'il ne m'avait rien fait. Puis en y réfléchissant bien, je reproduirai le même schéma en ôtant un parent au morpion et ça laisserait un vide dans sa vie comme cela en laissait un dans la mienne. Je détestais cette idée mais si je n'arrivais pas à me venger de Reynolds directement, j'emploierai un moyen détourné. Je me reculais à mon tour, m'éloignant de cette femme. Pire, je me rapprochais du banc des vieilles dames pour m'asseoir à côté de l'une d'elle. « Belle journée n'est-ce pas mesdames ? » Tout en parlant, je ne quittais pas Dakota du regard. J'attendais qu'elle parte pour disparaître à mon tour. Je ne pourrais même pas rentrer immédiatement, je ne savais pas si elle tenterait de me suivre. Dans tous les cas, je patientais, lui faisant une fleur car je n'utilisais pas mon pouvoir pour la mettre à terre. Il avait fonctionné une fois, il semblait être dans un bon jour, ce qui changeait de d'habitude.
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MessageSujet: Re: I make mistakes that I learn from 'cause I'm young [terminé]   Ven 25 Oct - 19:27

Un jour, je retrouverai ma ligne de conduite. Je m’en faisais le serment. Plus rien n’interviendrait entre mon boulot et moi. Sauf que ce jour n’était pas arrivé. Autrefois, j’aurais embarqué ce poussin par la peau du cul dans les cellules de Genetic et j’aurais empoché fièrement la prime que j’aurais dépensée en m’offrant de merveilleuses chaussures. Oui mais voilà, depuis, quelques données faussaient ma savante équation. Si je pouvais me débarrasser de la Reynolds sans me salir les mains, j’acceptais de sacrifier une superbe paire de chaussures et de laisser filer une personne recherchée. Et puis, de toute manière, avec la façon dont Genetic m’avait traitée, je ne voyais pas pourquoi je devais m’échiner à augmenter leurs prises. J’étais même prête à pactiser avec ce qui était un prisonnier en puissance. J’étais prête à lui offrir sur un plateau d’argent toutes les informations dont il aurait besoin pour se venger.

« Mon âge canonique fait que j’ai plus d’expérience que toi dans beaucoup de domaines. Dommage que tu ne sois pas assez intelligent pour en profiter. »

Ceci étant dit, c’était vrai que j’étais plus vieille que je l’aurais cru. Depuis toute petite, je clamais à qui voulait l’entendre que je mourrais à vingt-cinq ans. Et les gens qui connaissaient ma vie ne pouvaient qu’être d’accord avec cette affirmation. Et là… Dans un mois jour pour jour, j’aurais vingt-six ans. Bref, qu’il me traite de vieille si cela l’amusait. Il était trop con pour comprendre à quel point je pouvais être un atout. Un mec ado, c’est vraiment le summum de la connerie. Allez Callahan, sois un peu intelligent, tu peux le faire en poussant bien… je lui offris une dernière fois mon aide, avant de reculer. Tant pis s’il refusait. Tant pis pour la prime, je m’en foutais. Cette morue avait un ennemi, et moi, j’avais recueilli de très précieuses informations. Cela me suffisait. Par contre, il avait tort sur un point.

« Oh non. Mais c’est après elle que j’en ai, pas après son gosse et je suis peut-être un monstre, mais tuer un fœtus gluant, c’est pas mon trip. »

Et officieusement, j’étais censée protéger Lou et son père. Je savais que Keaton serait prêt à tout pour sa fille, même si cela me dépassait. Et s’il risquait déjà de la perdre à cause de ce qui s’était passé – ou pas passé – entre nous, je refusais d’avoir laissé sur le marché l’arme qui ferait du mal à son enfant, à savoir Callahan. Je m’éloignais. J’avais posé mes conditions, cela ne servait à rien de s’attarder. Je pris une moue attristée en l’entendant tout en portant mes mains à mon cœur.

« Oh, tu viens de me briser le cœur, mon poussin. »

S’il savait comme je n’en avais rien à foutre de son amitié. Je n’avais pas besoin de m’entourer pour réussir, mais il était bien trop jeune pour comprendre. Je reculais toujours quand je stoppai net ma progression. Petit poussin avait dit quoi là ? Il ne savait pas dans quelle merde il venait de se fourrer. Tuer Wetherford pour attendre la momie ? Une colère ardente m’envahit. Hors de question qu’il touche à un seul de ses cheveux blonds. Pas parce qu’il avait fait la connerie de s’attacher à cette pétasse. Je l’en empêcherais de toute manière. J’avais un nouveau boulot, j’allais redevenir officiellement un cerbère et Callahan ne savait pas à quel point je pouvais être une chienne enragée. Je serrais les poings, résistant à l’envie de le trucider sur place. Le tuer ne m’aurais pas dérangé, mais ces mamies auraient trouvé le moyen de donner mon signalement aux flics. Et le orange des incarcérés ne m’allait pas du tout. Et ce lâche se fourrait dans les jupons des mamies. Pathétique. Pitoyable.

Cette fois, j’avançais droit sur eux, mon regard ne quittant pas celui de Callahan.

« Tu es mal renseigné, poussin. Tu pars en guerre sans connaitre la position de ton ennemi. Il y a de fortes chances pour qu’elle n’ait plus de contact avec le père. Il est même plus probable qu’elle soit ravie que tu le tue. »

Je tournais alors la tête avec les grands-mères, levant un sourcil, mais toujours sure de moi.

« Excusez-nous, mesdames. Nous planifions un meurtre. D’ailleurs, si vous voulez qu’on s’occupe de l’un de vos petits-fils… »

Nos deux mamies, outrées, se levèrent en murmurant dans leur barbe. C’était décidé, je mourrai avant de ressembler à ça. Je les surpris même à trottiner pour s’éloigner plus vite de nous. Je me penchai alors vers Callahan, m’appuyant sur le dossier du banc à bout de bras.

« Imagine plutôt sa colère si quelqu’un d’autre s’occupe de son enfant. Quelle torture pour une mère que de savoir qu’une autre berce son bébé, que celui-ci risque de l’appeler « maman »… »

Alors, on allait arrêter le fantasme direct, cette autre mère ne serait jamais moi. Je ne voulais pas toucher un bébé, je ne savais même pas comment ça se portait. Et je n’aurais jamais la patience d’en bercer un. Autant mettre un peu de whisky dans le biberon et le tour était joué. Mais qu’elle le croit, ça ça serait la pire des tortures pour elle. Elle serait punie et Keaton aurait sa fille…
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Wyatt PC

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MessageSujet: Re: I make mistakes that I learn from 'cause I'm young [terminé]   Jeu 31 Oct - 20:44

Il fallait savoir battre en retraite pour se protéger. Je l'avais fait une fois à Genetic en n'entrant plus dans cette salle d'interrogatoire et en laissant faire Harwell. J'avais préféré assurer ma propre protection plutôt que de défendre la cousine de cette tête de nœud d'O'Hara. L'instinct de survie avait primé sur le reste ce jour là. Je n'en étais pas très fier, encore aujourd'hui. Je n'étais qu'un simple humain, doublé d'un gosse qui sortait à peine de la période de l'adolescence. Et encore, cela se produisait à de rares occasions car mon comportement était loin d'être adulte dans la majorité des cas. Une nouvelle fois, je battais donc en retraite, me glissant sur ce banc aux côtés de ces deux vieilles dames. Elles seraient mes témoins, mes alibis, tout ce qui pouvait se rapprocher du terme survie.

Il en faudrait face à cette femme. Je devais avoir prononcé une phrase de trop. Merde. C'était laquelle ? Elle ne s'éloignait plus. Non, non, elle devait continuer à reculer, tourner les talons, faire preuve d'impolitesse en me tournant le dos, je lui pardonnerai, et disparaître. Merde. Elle n'écoutait pas et se rapprochait de moi. Une femme c'était contrariante de nature déjà. Alors une femme collante et déterminée, je ne vous en parlais même pas. Et ce sobriquet qu'elle me donnait était agaçant. Le petit poussin deviendrait un jour un coq et mon bec serait assez dur pour lui donner des coups.

En attendant, le petit poussin partait en guerre avec des informations manquantes qu'elle se faisait une joie de combler. J'apprenais ainsi que Reynolds ne serait plus avec le père de l'enfant, était-ce que je devais comprendre. Et nous planifions un meurtre, c'était parfait. Hein ? Comment ? Ma bouche s'ouvrit devant le toupet de cette femme. J'avais envie de lui sortir un joli nom d'oiseau mais elle était trop occupée à faire fuir les deux mamies. Non, revenez mesdames, ce n'était pas encore l'heure d'aller regarder les feux de l'amour ou amour gloire et beauté à la télévision. Trop tard, elles étaient parties, presque en courant, et moi je me retrouvais avec une Dakota qui s'appuyait sur le banc, se tenant à proximité de ma personne.

Quand elle me demanda d'imaginer, je le fis. Je suivis son raisonnement, le cours de ses pensées puis quand je compris quelque chose, j'éclatais de rire. Sérieux, c'était ça son plan machiavélique pour faire du mal à Reynolds ? « Excusez-moi pour le foutage de gueule mais j'ai du mal à vous imaginer avec un mioche dans les bras. » Elle en avait après Kate, non après son gosse. Elle ne souhaitait pas tuer un fœtus gluant comme elle l'avait dit mais par contre, cela ne la dérangeait pas de le tenir dans ses bras sachant qu'il serait l'enfant de Kate. « Vous avez déjà songé à consulter un psy ? Ça pourrait vous faire du bien. Vous semblez avoir une aversion envers les gamins mais vous voulez celui de Reynolds.... Qu'est-ce que vous cherchez réellement derrière tout ça ? » Il devait y avoir quelque chose de plus profond, de plus caché et je n'arrivais pour le moment pas à le pointer du doigt. Je n'avais même pas envie de le pointer du doigt en réalité. Cela faisait déjà bien trop longtemps que je me tenais à ses côtés et si l'un de nous était surveillé, ce n'était guère prudent. Et puis, pour une fois que je sortais de Genome, ce n'était pas pour supporter une femme bizarre pour le restant de la journée. J'avais mieux à faire pour m'occuper. Je pouvais surtout trouver meilleur interlocuteur avec lequel discuter.

« Cette fois, j'y vais et je vous laisse à vos rêve de vous faire appeler maman. Cela vous irait très mal Dakota. Croyez moi. D'ici deux ans, on aurait l'impression que vous aurez quarante ans. Ce mioche vous épuisera, vous ne semblez pas avoir l'âme d'une mère. Écoutez les conseils d'un futur psy débile en devenir, j’excelle dans ce domaine » Celui des conneries, bien évidemment, quoi d'autre. Je reculais de quelques pas. « Vous pouvez me rattraper si la clope n'a pas grillé vos poumons. » Je comptais bien courir. D'ailleurs, ce fut ce que je commençais à faire. Pas très glorieux mais j'étais jeune, endurant, elle était vieille, fumeuse. J'avais toutes les chances de mon côté face à elle. Sauf si elle avait un pouvoir capable de m'arrêter à distance.
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