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 I hate you then I love you [Terminé]

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Keaton T. Wetherford

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MessageSujet: Re: I hate you then I love you [Terminé]   Mer 2 Oct - 20:29

Notre collaboration professionnelle n'était même pas encore officielle et déjà nous étions entrés dans une guerre des nerfs. Il était hors de question de céder du terrain même si ça ne lui plaisait pas. Je pouvais comprendre qu'elle n'aimait pas Kate pour différentes raisons. Par contre, je n'acceptais pas sa volonté de lui rentrer dedans à chaque fois qu'elle la croiserait dans les locaux de Genetic. « C'est ce qu'on verra. » Hors de question pour ma part que j'accepte l'idée qu'elle puisse l'agresser. Je me devais de protéger la mère de mon enfant. J'étais tout ce qu'il y avait de plus sérieux, elle l'était sûrement aussi de son côté. Je ne lui laisserai pas avoir le dernier mot ni faire, hors de question. Pas sur ce sujet, la protection de mes proches incluait Kate, que Dakota le veuille ou non. Elle devrait se faire à cette idée, ou finir par renoncer et se trouver un autre travail.

Nous n'étions d'accord sur rien. Pas même sur l'amour alors qu'elle aurait du aller dans mon sens. J'avais du mal à y croire vu ce que je ressentais et mon comportement au cours de cette soirée. Et plutôt que de me donner raison, elle se permettait de me contrarier et comme si ça ne suffisait pas, elle m'avait pris ma bière. Mon envie de l'envoyer promener en jurant au passage se faisait de plus en plus sentir. Elle me comparait à un bébé. Et elle ne comprenait rien. Jamais je n'avais déclaré que je souhaitais être polygame. Loin de moi cette idée, même si je ne la réfutais pas, je n'y avais jamais songé en ce qui me concernait. « Qu'est-ce que j'y peux si tu ne piges rien ? » Si j'étais une contradiction sur pattes, de son côté, elle n'était guère mieux à ne pas comprendre sans qu'on lui fasse un dessin. Et comme si ça ne suffisait pas, elle buvait ma bière !

Je décidais alors de rentrer dans son jeu, employant ses propres mots pour justifier le fait qu'il était hors de question que je lui achète un téléphone. C'était en train de monter crescendo entre nous. Je n'étais pas très loin de jurer de nouveau. Mais ma main posée sur la sienne pour récupérer la bouteille brouilla le tout. J'avais envie de lui rire au nez. Comme si j'allais lui demander son aide pour parler à Kate. Certes, j'avais abordé le sujet mais jamais je n'avais envoyé un message clair de détresse pour qu'elle m'aide à trouver une explication qui tiendrait la route. Ou alors, si c'était le cas, j'avais vraiment une mémoire de poisson rouge. Et ce contact entre nos peaux était plus que dérangeant. Il me court-circuitait complètement, à tel point que je finis par quitter la banquette pour me réfugier dans les toilettes.

Une fois la porte refermée derrière moi, j'ouvris en grand le robinet du lavabo. Un bref instant, je regardais l'eau couler. Quelque chose avait été sur le point de se déclencher et j'avais failli perdre une nouvelle fois le contrôle. Je détestais fuir mais il fallait le reconnaître, c'était bien ce que je venais de faire. Tout ça car j'avais de plus en plus de mal à contrôler ce que je prenais pour des pulsions sans importance. Mes mains passèrent sous l'eau et je m'aspergeais un peu le visage. Puis je refermais le robinet, m'essuyant avec mon avant bras. Allais-je retourner dans la salle ou attendre encore un peu. Si le destin était avec moi, une fois que je me déciderais à ouvrir cette porte, elle ne serait plus là, ayant perdu patience. Voilà, c'était ce que j'allais faire, attendre jusqu'à ce qu'elle se lasse et que je reprenne complètement le contrôle. Ce n'était pas compliqué comme plan et parfait à la vue de la situation.

Fais chier ! La porte des toilettes s'ouvrit brusquement sur elle. Ok, elle n'avait pas choisi de m'attendre, ni de partir, mais avait perdu patience au point de me rejoindre. Comme si ça ne suffisait pas, il fallait qu'elle me balance des phrases dérangeantes. Il n'y avait rien entre nous, seulement une envie de s'étrangler. Cela aurait du être suffisant pour me dissuader de l'embaucher. J'avais pris la décision contraire de celle que j'aurais du prendre. J'allais répliquer. Mes lèvres s'entrouvrirent pour le faire. Cette saloperie avait anticipé ma réaction. Oui elle me faisait chier. Elle n'était pas la seule emmerdée par tout ce qui se passait jusqu'à présent et plus particulièrement ce soir là. « Tu m'énerves, je n'ai rien à te dire Cooper. » Elle me poussait dans mes retranchements. Je détestais ça. Comme si les paroles ne suffisaient pas, elle me narguait une nouvelle fois avec ma bière. C'était vraiment une drôle de conception qu'elle avait sur le fait de devoir une bière à quelqu'un. Cela ne signifiait pas la boire en même temps à sa place !

J'étais concentré sur cette broutille, à tel point que je manquais perdre l'équilibre quand elle me plaqua contre le lavabo, dressant la bouteille de bière entre nous. Nos corps se frôlaient et de nouveau cette étrange sensation qui refit surface. « J'arrêterai de parler d'elle quand tu lui foutras la paix quand tu la croiseras. » Jamais elle n'accepterait. C'était une sorte de chantage et il n'y avait pas besoin de bien la connaître pour savoir qu'elle refuserait. Je tentais tout de même. Nous parlions encore une fois quasiment en même temps. « Tu me fais vraiment ch... » Mais je m'interrompis à cause de ce qu'elle venait de dire. Je n'avais pas envie d'imaginer ce que ça faisait. Je le refusais même si mon cerveau ne m'écoutait pas vraiment et le faisait. Nous en étions donc arrivés là, à se défier une nouvelle fois du regard, comme si on attendait que l'autre baisse en premier les yeux.

Aucun ne cédait. Ce petit affrontement aurait pu durer de longues minutes jusqu'à ce qu'un client du bar ouvre la porte, disant qu'il avait besoin d'aller aux toilettes ou de se rafraîchir. Elle ne comprenait rien. Je n'avais pas peur de la toucher. C'était mes réactions qui me posaient soucis. C'était les conséquences qui me faisaient peur. C'était... Elle venait de prendre ma main, mes doigts entrèrent en contact avec la forme arrondie d'une de ses fesses. De nouveau cette sensation, inexplicable, de plus en plus difficilement contrôlable. Je lui donnais raison, je n'étais qu'un pauvre type qui saisit de sa main libre la bouteille qu'elle tenait toujours entre nos visages. Je la portais à mes lèvres et sans hésiter je buvais une gorgée. Si elle avait empoisonné le breuvage, je le saurais rapidement et me sentirai mal. Rien ne se produisit. Je bus une seconde gorgée sans un mot avant de poser la bouteille sur le lavabo derrière moi.

« Ce n'est pas te toucher qui me fait peur... » La preuve, c'était que ma main se trouvait toujours sur sa fesse. Non, c'était beaucoup plus compliqué, inexplicable. Ma raison diminuait de plus en plus, jusqu'à ce que je finisse par ne plus entendre cette petite voix dans ma tête qui me disait de partir et de me protéger. Je ne savais pas ce qui était en train de se passer. Je ne pensais plus aux conséquences, à tout ce qui en découlerait. Le point de non retour était atteint depuis un moment, je le savais même si je ne voulais pas me l'avouer. Mes doigts se firent plus ferme sur sa fesse. Ma seconde main se posa sur sa hanche. Je la fis pivoter pour la plaquer à son tour contre le lavabo, juste retour d'ascenseur. Je me penchais alors et mes lèvres se déposèrent sur les siennes. Cette fois, j'oubliais vraiment tout ce qui me retenait jusqu'alors.

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MessageSujet: Re: I hate you then I love you [Terminé]   Jeu 3 Oct - 19:55

Mais il ne comprenait vraiment rien cet imbécile ? Il fallait en plus que je lui achète des cotons tiges pour qu’il se nettoie les oreilles ? Il fallait qu’il arrête de voir sa grognasse comme une sainte. Et navrée, mais si elle me faisait chier, je répliquerai, c’était comme cela que je fonctionnais et ce n’était pas prêt de changer. Je l’ignorerais avec grand plaisir si elle ne me cherchait pas de noise, mais à la moindre pique, je partirai au quart de tour direct, que monsieur blondinet me l’interdise ou non. Alors oui, c’était ce qu’on verrait. Je n’allais pas en démordre.

Et l’énervement allait en grandissant. Plus les secondes s’écoulaient, plus j’avais envie de le tuer. Il me faisait chier. Je n’avais jamais vu quelqu’un d’aussi prise de tête et là, il en tenait une sacrée couche. Je le fusillai du regard. Je comprenais très bien au contraire. Un pauvre type qui n’assume pas, voilà tout ce qu’il était. Et là, il commençait à me courir sur le haricot. C’était véritablement sur le point d’exploser de nouveau, comme une cocotte-minute qui montait en pression. A tel point qu’il se sauva. J’aurais dû en faire autant. Nous n’étions pas à notre place, ni lui ni moi. J’aurais dû me barrer comme je le faisais à chaque fois mais rien ne se déroulait normalement ce soir-là. Peut-être que la pleine lune régnait… je n’en savais rien mais en tous cas, ça me prenait la tête. Et franchement, je n’allais pas supporter cette situation éternellement. Je ne ferai pas efficacement mon boulot avec un crétin qui me parlait de sa gonzesse et qui se barrait la queue entre les jambes dès qu’il me touchait la main. Je voulais mettre un terme à cette valse-hésitation qui me gonflait au plus haut point. S’il ne me supportait pas, qu’il mette les choses au clair une bonne fois pour toute. Et qu’il disparaisse totalement de ma vie.

« Je crois que si au contraire ! »

Bien sûr qu’il avait des choses à me dire, bien sûr que je le faisais chier autant qu’il me faisait chier, mais là, il était trop tard pour faire marche arrière. Trancher dans le vif, rentrer dans le lard, voler dans les plumes, mettre les pieds dans le plat, voilà ce que je comptais faire. S’il n’en avait pas le courage, moi je l’aurais, quitte à ce que ce soit violent. Et visiblement, blondinet n’avait qu’un seul neurone qui tournait en rond dans son cerveau.

« Je lui foutrai la paix quand la réciproque sera vraie. »

Je n’en avais rien à foutre d’elle. Je pouvais la rayer de ma mémoire aussi facilement que d’écraser un insecte sous sa chaussure. Passer à côté d’elle sans la voir serait un jeu d’enfant tant elle était insignifiante. Par contre, lui, il était un énorme caillou dans ma chaussure et le ton était monté. On ne s’écoutait plus, nos voix se recouvrant mutuellement. Dans un bar normal, aucun doute que des clients seraient déjà entrés pour voir ce qu’il se passait. Mais là, j’avais fait mon petit effet. Et je récupèrerai ma place de Cerbère. Foi de Cooper !

Je voulais qu’il cesse son petit jeu. Qu’il cesse de me parler d’elle. Qu’il cesse de me retenir pour mieux me repousser après. Et s’il espérait que je baisse les yeux, alors il ne me connaissait vraiment pas, et nous n’avions absolument rien à faire là. Je voulais savoir à quoi il jouait et je lui offrais la possibilité d’enfin être sûr. D’autorité, je l’obligeai à toucher ma fesse. Test de confiance et test non du contrôle, mais de ce qu’il ressentait. Voilà, ce que je lui offrais. Il but la bière que j’avais pu empoisonner. Une bonne chose de faite. Maintenant, je mettais les choses au clair. S’il me faisait du mal, je lui en ferais. C’était ainsi que la nature m’avait faite et il devait m’accepter telle que j’étais. Il commençait à parler… encore. Il n’avait pas de bouton off ? Sauf qu’il ne termina jamais sa phrase. Je sentis une pression sur ma peau. Et rien que cela me fit tout drôle. Nos regards se croisèrent. Une lueur nouvelle passa dans ses yeux. Une lueur qui ébranla un peu mes fondations. Mon souffle se coupa quand il prit enfin les choses en main, au sens propre du terme. Mon corps frissonna et le baiser qu’il me donna compensait amplement la douleur du dos heurtant violemment le lavabo. Mes mains glissèrent dans son dos alors que je perdais à mon tour le contrôle. Je le détestais, c’était un trou du cul, mais j’avais envie de lui. Et putain, ça me faisait chier. Ma tête allait exploser. Mon corps, lui semblait avoir trouvé ce qu’il cherchait.

Je ne respirais plus, je n’avais plus réellement conscience de toute la haine qui nous avait habitée. Ça recommençait. J’avais besoin de ce contact qui était comme une drogue qu’on offrait à un junkie sevré depuis trop longtemps. Ça montait à la tête, ça provoquait des tremblements, et ça suscitait l’irrésistible envie de continuer. C’est comme la cigarette, on sait que c’est mauvais, qu’il ne faut pas, mais on ne peut pas s’en empêcher.

Mes lèvres, ma langue, mes mains, mes hanches, tout répondait favorablement à ses gestes, à cette… chose qui nous dépassait totalement. D’un coup de bassin, je le poussais, sans me détacher de lui, pour que nos corps entrent dans le cabinet des toilettes. J’avais connu mieux, mais j’avais connu pire. De toute façon, à mon corps défendant, je réagissais comme une véritable droguée. Nos corps se planquaient contre les parois, nous arrachant parfois des râles, étouffés par nos baisers. Je me laissais emporter, alors qu’il y avait cette voix qui me murmurait : « il va t’abandonner », « il va se rendre compte qu’il avait juste envie de te sauter et tu n’auras plus le moindre intérêt ». J’appréhendais l’après. Oui, pour une fois, moi, Dakota Reese Cooper, j’avais peur de ce qui allait se passer après. Est-ce qu’il serait assez fort pour me retenir ? Est-ce qu’il en aurait seulement envie ? Est-ce qu’il allait me laisser sur le bord de la route ?

Toutes ces pensées se mêlaient à nos baisers, et je ne réagis que trop tard à un geste que je venais de faire. Je percutai enfin que je venais de prendre sa main pour la poser sur ma joue. Je m’écartais un instant, ouvris les yeux et croisai son regard. J’étais là, avec sa main sur ma joue, ce simple contact qui avait foutu en l’air toute ma vie et mes bonnes résolutions. Un geste que je quémandais aujourd’hui ? J’avais honte. Et j’étais là, à le regardais, pouvant presque me contenter de ce geste, me demandant si ce serait la dernière fois. Presque.

« Prends-moi pour ce que je suis ou quitte moi… »
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Keaton T. Wetherford

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MessageSujet: Re: I hate you then I love you [Terminé]   Sam 5 Oct - 20:49

Je doutais que l'on soit un jour sur la même longueur d'ondes. Nos réactions étaient contraires, nous n'étions d'accord sur aucun point. Quand je l'invitais à parler, je me faisais remballer et quand, de son côté, elle était enfin décidée à s'exprimer, c'était mon tour de vouloir me plonger dans le silence, oubliant les questions dérangeantes qu'elle me posait. Nous n'avions rien en commun, seulement cette attraction physique qui nous poussait l'un vers l'autre. Je ne comprenais pas ce qui se passait, ou peut être que je le comprenais que trop bien et j'avais la volonté de l'oublier, me plongeant dans le déni le plus complet. Ce fut le vide qui finit par venir à moi, m'emplissant et balayant tout sur son passage, surtout la raison. Il me poussait à faire ce que je voulais à cet instant, refusant que je pense aux conséquences de mes actes. Il brouillait les transmissions de mon cerveau. Plus rien ne comptait si ce n'était ce corps qui répondait favorablement à l'appel du mien.

Ses mains dans mon dos me laissaient une sensation de brûlure. Elle était arrogante, insupportable, orgueilleuse. C'était une chieuse de première. Elle détestait la femme que j'avais choisi. Elle cumulait tous les défauts, c'était suffisant pour que je parte en courant. Pourtant, je réclamais ces baisers, ce corps qui épousait le mien malgré la barrière des vêtements. Ses lèvres étouffèrent une protestation naissante quand je me retrouvais plaqué contre une paroi. Celle des toilettes ? Je ne savais même pas comment nous étions arrivés jusque dans cet endroit clos, restreint et inconfortable. Une petite voix tentait de se faire entendre dans ma tête. Elle me répétait « arrête tu vas le regretter » mais aussitôt une autre venait la recouvrir, s'exprimant plus fortement « c'est trop tard, tu en as envie, va jusqu'au bout ». Elle m'empêchait de penser à l'après. Elle me poussait à profiter de chaque baiser comme si c'était le dernier et qu'il n'y en aurait pas d'autre.

Quelle serait l'étape suivante de ce péché auquel je goûtais ? Baisser le pantalon, relever son tailleur ? Ma main entra en contact avec sa peau, à un endroit bien particulier de son corps. J'ouvris les yeux. Le temps se suspendit ou du moins donna cette impression. Nos regards se croisèrent. Elle m'avait reproché ce geste, il était interdit, et à présent elle le réclamait. Pourquoi ? Je n'en avais aucune idée. C'était peut être sa façon de baisser ses défenses et de s'ouvrir à moi. Je l'interrogeais du regard. Je ne savais pas ce qu'elle voulait. Je ne retirais pas pour autant ma main. Mon pouce caressa sa joue. C'était comme l'interlude au milieu d'un morceau avant qu'il ne reprenne de plus belle, un moment de calme avant que nos lèvres se cherchent une nouvelle fois sans pouvoir se contrôler.

Mais elle parla. Une simple phrase lourde de sens et terrible à entendre pour moi. Si elle ne l'avait pas prononcée, tout aurait déjà été écrit d'avance. On se serait envoyé en l'air dans ce toilette, voilà quelle aurait été la suite. Mais avec cette phrase... Mes lèvres effleurèrent les siennes sans que je ne retire ma main. Je m'écartais à peine. « Ne me demande pas ça.. » murmurais-je alors que nos visages se frôlaient. Je ne le pouvais pas. J'étais incapable de me plier pour l'accepter entièrement alors que nos opinions, nos caractères divergeaient sur de nombreux points. Elle n'avait pas le droit de me demander de faire un choix, ou peut être que si justement. Je comprenais ce qu'elle ressentait, c'était sûrement ça le pire.

Mes prunelles se fermèrent brièvement. Quand je les rouvris, mon pouce passa sur ses lèvres, les caressant. «Pas ici, pas comme ça. » Nous ne pouvions pas nous envoyer en l'air dans cet endroit lugubre où n'importe qui pouvait entrer à tout moment. C'était d'ailleurs étonnant que personne ne l'ait encore fait. J'aurais même pu rajouter « pas sans protection. » Cette folie passagère ne devait pas donner lieu à un être non désiré, ou prendre un risque pour nos santés, surtout avec les défenses immunitaires merdiques que nous avions à cause du virus. Cela serait une véritable connerie si on poursuivait dans ces conditions. Nous l'aurions faite si elle n'avait pas parlé. Sans le savoir, elle s'était exprimée, se posant en voix de la raison de nos consciences. C'était trop risqué et je ne pensais pas uniquement à nos âmes qui se perdaient en cours de route car elles se réclamaient malgré tout ce qui les opposait. « Il vaut mieux rentrer.. »

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MessageSujet: Re: I hate you then I love you [Terminé]   Sam 5 Oct - 22:28

Une imbécile. C’était tout ce que j’étais ce soir. Une crétine, une abrutie, une idiote, une écervelée. Le pire, c’était que je le savais. J’avais commis bien des erreurs dans ma vie, mais celle-là, c’était de loin la plus grosse. Je m’étais tapé un nombre incalculable de mecs ou de meufs que je n’aurais pas dû… mais là, là c’était le pompon. Je m’en mordrais les doigts.

Et pourtant je m’en foutais. Mon cerveau était complètement HS. Je ne répondais plus qu’à un désir brûlant, une envie violente, douloureuse, qui partait des tripes et se répercutait dans la moindre parcelle de peau. Il était naïf, il était blond, il était idéaliste, il me perturbait. Je le détestais. Je devais le détester. Alors merde, mais qu’est-ce que je foutais là ? Je n’en savais rien, je me contentais de tout cela. D’oublier, de réclamer ces baisers, ce corps, de donner à ce truc en moi ce qu’il désirait. Peut-être que ça passerait après, ou peut-être que ce sera pire.

Et ce fut pire même avant que l’acte ne soit commis. J’avais commis le pire. J’aurais du baiser. Ça je savais faire. Remonter ma jupe, virer mon sous-vêtements, défaire sa ceinture, prendre appui contre la paroi, poser une jambe sur la cuvette des toilettes pour l’équilibre et le tour était joué. Alors pourquoi bordel de merde ? Pourquoi j’avais fait ça ? Pourquoi je me foutais dans la merde comme une grande ? Pourquoi je ne pouvais pas me contenter de tirer mon coup comme à chaque fois ? Pourquoi ?

Je regrettais chacun de mes mots à l’instant même où je les prononçais. Son pouce me brûlait. Je voulais remonter le temps, effacer cela. Je crus que ce serait possible quand je sentis ses lèvres sur les miennes. Mais les choses avaient changé. Ce n’était pas un baiser assoiffé, une volonté de dévoration. C’était un baiser doux. Un baiser d’amant.

Et un coup de poignard. Ma gorge se noua. Je manquai une respiration et j’ignorais s’il s’en était rendu compte. Je sentais son souffle se mêlant au mien, nos mains toujours sur nos corps. Mais la frénésie n’était plus. Le temps était suspendu, la réalité que nous étions aussi. Ou pas. Je venais de faire la pire chose qui soit. Je lui avais demandé de m’accepter, comme je l’avais fait avec Brennen. Comme si cela avait de l’importance. Je lui donnais le pouvoir sur moi. Un pouvoir total et absolu. Quelle conne. Je n’avais même pas cligné des yeux, tout le temps que dura son hésitation. J’avais suivi la moindre de ses respirations. Ses yeux qui se fermaient et se rouvraient. Je ressentais le moindre de ses gestes, comme son pouce caressant mes lèvres.

La bulle était brisée. De son côté, il devait penser que la plus grosse connerie qu’il aurait pu faire venait d’être évitée. Du mien, ça n’était pas du tout le cas. Baiser avec lui aurait été plus facile que cela. Je n’étais pas bien. Pas ici ? Pas comme ça ? Ailleurs et autrement ? J’en savais rien, je ne savais pas ce que cela voulait dire.

Mes yeux se baissèrent. Je m’écartai. Mes doigts se portèrent à mes lèvres avant de se porter sur mes vêtements, pour les lisser. J’étais incapable de le regarder à présent, et je ne m’en sentais que plus ridicule.

« Certainement… oui… »

Je sortis des cabinets avant de quitter les toilettes. Je ne pris même pas la peine de récupérer ma bière. Alors que tous les regards étaient braqués sur moi, je traversai le bar, balançant un billet sur le comptoir sans même jeter un œil au gérant. Je ne m’arrêtais qu’une fois à l’extérieur. Le vent s’était levé, refroidissant considérablement l’atmosphère. J’inspirai un grand coup et croisai les bras sur ma poitrine pour me réchauffer. Ma cheville commença à se rappeler à moi. Je l’avais oubliée celle-là. Qu’est-ce que j’avais fait ? Je voulais juste danser à la base… J’entendis la porte du bar. Ma tête se tourna légèrement.

« On ferait mieux de rentrer… », Je lui donnais raison, il fallait le noter. Pourtant je n’avais pas envie de rentrer pour trouver mon appartement froid et en bordel. Mais je ne pouvais pas rester. Enfin non… on ne pouvait pas rester.

Je tournai cette fois complètement la tête vers lui, le regardant de nouveau dans les yeux.

« Rentre bien. Rêve de moi, t’en meurs d’envie… Je vais bien trouver un taxi. »

Mon regard se détourna de nouveau et je commençai à marcher en boitant. Je doutais de trouver un taxi honnêtement, et je me voyais mal rentrer à pieds… Mais tant pis. Voilà à quoi tout se résumait. Un vaste « tant pis ». Je ne pus toutefois pas m’empêcher de me tourner une dernière fois.

« Ailleurs et une autre fois ? »

Pourquoi j'avais besoin de lui ?
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Keaton T. Wetherford

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MessageSujet: Re: I hate you then I love you [Terminé]   Dim 6 Oct - 12:30

L'acte ultime n'aurait pas lieu ce soir là, ce qui n'empêchait pas ma trahison envers Kate d'être complète. Il n'y avait pas besoin de coucher avec quelqu'un pour tromper. De simples gestes suffisaient. Comme embrasser de soi-même, caresser une joue, laisser glisser un doigt sur des lèvres. Tout ceci était des gestes intimes qui n'appartenaient qu'à un couple. Nous n'en étions pas un Dakota et moi. Au mieux, nous aurions du être deux corps qui se laissaient emporter par une pulsion incontrôlable et qui avaient besoin de s'assouvir au contact de l'autre. Mais tout n'était pas si simple. Chacun de nos gestes allait au delà d'une simple attirance physique. Chaque mot et chaque geste étaient décuplés au risque de blesser l'autre sans en avoir l'intention. Peut-être même que coucher ensemble, ici dans ce cabinet aurait apporté de nouvelles souffrances mentales. Il valait mieux partir, arrêter avant d'avoir des regrets.

Je m'attendais à ce que la jeune femme réagisse vivement, qu'elle m'apostrophe en me balançant une nouvelle fois que je ne savais pas ce que je désirais, que je ne pouvais pas prendre avant de rejeter car je changeais d'avis en cours de route. Une agression verbale de sa part aurait été normal, cela aurait aidé à calmer mon esprit et à m'aider à avoir bonne conscience, si je pouvais en avoir une. Elle s'écarta et cette fragilité qui se dégagea de sa personne à cet instant m'ébranla. Ce n'était pas dans ses habitudes de laisser montrer ses faiblesses. C'était pourtant ce qu'elle était en train de faire, ne me regardant plus. Même l'intonation de sa voix m'inquiéta. Puis elle disparut, me plantant là, sans un regard dans ma direction.

Je me laissais aller quelques secondes contre la paroi du cabinet. Je me faisais du mal. Si encore je ne m'arrêtais qu'à ma personne, je ne m'inquiéterai pas. Mais je faisais du mal à cette femme en même temps. Et Kate également allait souffrir par ma faute. J'avais emprunté un chemin qui menait tout droit à une impasse et je n'avais aucun moyen de faire demi tour. Est-ce qu'il ne me restait plus qu'à foncer tête baissée jusqu'à venir m'écraser contre le mur qui stopperait ma route ? Je sortis à mon tour des toilettes au bout d'un instant. Je me dirigeais vers le comptoir pour régler nos consommations quand le gérant m'indiqua que c'était déjà fait. Je n'avais plus qu'à partir, quitter ce lieu sans me préoccuper des regards qui pouvaient éventuellement tournés dans ma direction.

La porte du bar franchie, l'air qui frappa mon visage me fit un peu de bien. La jeune femme était là, à quelques mètres de moi. Elle se retourna et confirma qu'il fallait rentrer. Son esprit combatif n'était plus pour cette soirée. Je ne répondis rien, faisant quelques pas dans sa direction. Elle leva la tête et nos regards se croisèrent. Je m'en voulais de mon comportement. J'avais le sentiment de l'avoir manipulée alors que ça n'avait pas du tout été mon intention. J'avais juste répondu à ce que je ressentais. J'aurais du écouter l'autre voix dans ma tête dès le départ qui me disait de partir, de fuir sans me retourner.

« Je suis désolé. » Déjà, elle se détournait pour partir. Mon regard l'accompagna. Je ne savais pas si j'allais rêver d'elle comme elle m'avait invité à le faire. Je pensais plutôt que la nuit allait être très longue et que jamais je ne trouverai le sommeil. Trop de frustration, trop de culpabilité, trop d'interrogations. Trop de tout. Je pouvais encore faire un geste vers elle, la rattraper et lui dire que je la ramenais jusqu'à son appartement. Je ne pouvais pas faire un pas dans sa  direction. Je savais exactement où ça nous mènerait. On se laisserait emporter et cette fois il n'y aurait pas de sursaut de lucidité qui nous retiendrait. J'enfonçais mes mains dans les poches de mon pantalon, serrant les poings quand elle se retourna. Les serrant un peu plus fortement à l'écoute de sa question.

« Je ne peux pas te faire de promesse Dakota. Je n'en fais plus. » Un simple oui en réponse aurait été comme une promesse que je faisais. Je ne pouvais pas. J'en avais déjà trop fait à Kate pour ce résultat. Il était hors de question que je m'engage encore une fois en disant des propos que je serais incapable de tenir. « Je vais t'appeler un taxi. On se voit lundi au bureau. Repose-toi bien. » Profite de ces quelques jours pour essayer d'oublier ce qui se passe entre nous. Protège toi de moi. Je n'ai pas envie de te faire du mal mais je sais que je suis en train de t'en faire, que j'en fais à Kate et à moi également par la même occasion. Il y avait tellement de choses auxquelles je pensais sans être capable de les exprimer. Je tournais à mon tour les talons après un dernier regard, sortant au passage mon téléphone. Comme je l'avais annoncé, j'appelais un taxi. Puis j'empruntais le chemin me ramenant à mon appartement. Ingrid m'attendait. Il y avait peut être un ou une ami avec elle. Il allait falloir faire comme si de rien n'était et que tout allait bien. Au moins pour ce soir.

FIN

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