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  « you won't break me again » [terminé]

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Aedhan V. Wilshade


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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Jeu 26 Déc - 21:14

« I JUST WANT OUR LIFE BACK. »


Rester enfermé. Personne n’aimait ça, surtout pas lui, et quand bien même il n’en deviendrait pas fou, le loup en lui finirait par grogner et être irritable, au point qu’il pourrait sûrement avoir de violentes réactions. Dans le fond, ce ne serait pas sa faute, mais celle de l’instinct, celle de l’animal en cage qui voulait récupérer son « chez-lui », pouvoir se dépenser comme il le souhaitait, car il y avait bien une chose qu’Aedhan n’avait pas pu faire depuis les blessures de son dos, c’était bien de se transformer. Se dégourdir les pattes serait un véritable bonheur, même dans cette cellule blanche et étroite, certes, moins que la précédente, mais tout de même. Pour l’heure, il guérissait lentement mais sûrement, et la viande rouge avalée aiderait à récupérer des forces, il le savait, même s’il avait été surpris d’en avoir autant. Malgré cela, il ne s’en plaignait guère, mais lui tout ce qu’il voulait, c’était sortir, récupérer ses affaires et pouvoir vivre tranquille, hors de ces murs, avec April de préférence. Son April. Le loup tenait un beau discours, réel et sincère, mais fallait-il encore que la jeune femme puisse le croire. Il ignorait que le Père avait eu la même genre d’approche, de façon sournoise la sienne, car Aedhan n’était rien d’un pervers ou d’un cinglé. Alors il essayait. Le loup essayait de lui ouvrir les yeux, lui demandant même si elle était sortie de sa tanière depuis, si elle avait vu le monde ? Etait-elle allée à une fête foraine ? Avait-elle pris du bon temps ? Apparemment non, car il n’obtint aucune réponse, sauf celle qui lui disait promptement (et pour la énième fois), qu’il était responsable de la mort de leur parent. Arquant un sourcil, il ne voulut pas remettre cela sur le tapis, alors il fit comme s’il n’avait rien entendu, bien que les traits de son visage l’aient plus ou moins trahi… Il continua dans sa lancée, convaincu qu’ils sortiraient d’ici, qu’ils pouvaient réussir. Et la question tomba. Comment voulait-il s’y prendre pour l’emmener dehors ? Le loup se tût alors un instant… Il devait y réfléchir.

« Je ne sais pas encore… J’y travaille. Et je n’ai pas encore assez de force pour compter sur le loup, bien qu’il soit sûrement capable de bousiller une porte dans un réel élan de colère. ». Sauf si elles étaient blindées bien sûr… Réellement blindées.

La panique et les idées s’entremêlant dans son esprit, il ne vit même pas le message subliminal caché derrière le message du « les attraper ». Les attraper signifiait sortir dehors, si on lui faisait assez confiance pour ça, il pourrait sortir et ne plus jamais revenir. Arquant également un sourcil en la voyant faire, il sut qu’il devait réfléchir à la question de façon plus sérieuse. Mais ça, ce fut avant qu’elle ne révèle vouloir mourir s’il était tué. Du moins, elle ne le dit pas immédiatement, car il resta incrédule, complètement éberlué devant ses paroles. Quoi ? Qui d’autres mourrait en même temps ? Ou juste après ? Son sang ne fit qu’un tour lorsqu’elle lui dit « moi ». Comment ça elle ? Pourquoi ? La bouche entrouverte, il resta planté là, face à elle, complètement perdu.

« Pourquoi voudrais-tu mourir avec moi ? Je… ». Etait-elle si désespérée à ce point ? Représentait-il l’espoir à ses yeux ? Mais l’espoir était brisé, il était coincé ici !

Puis, il se redressa, soudain réellement choqué.

« Je ne compte pas mourir pour te voir mourir juste après ou en même temps que moi ! Je m’y refuse ! ». Il recula vers le fond de la cellule, enfin vers la porte de celle-ci… « Cet endroit va nous tuer, et je ne veux pas que tu y laisses ta peau ! Partons d’ici, je veux t’emmener avec moi. ». Il avait soudain les yeux brillants et se rapprocha d’elle, étant presque à genou, près d’elle. « Je ne veux pas voir la flamme qui t’anime s’éteindre. ». Il déglutit. « Pourquoi dis-tu une chose pareille ? Pourquoi voudrais-tu mourir avec moi ? Je ne veux pas être responsable de ta mort April, je t’aime trop pour ça ! ». Il se figea. Les mots étaient sortis tout seul. Légèrement sonné, il se rendit compte que le cœur avait parlé plus vite que la raison. Mais c’était vrai, il ne voulait pas la voir mourir, il ne voulait pas… Sur ces paroles, il se tût, comme anesthésié soudain, se rendant compte qu’il avait quasiment déclaré sa propre flamme…
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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Jeu 26 Déc - 21:45

I HAD SO MANY DREAMS ABOUT YOU AND ME, HAPPY ENDINGS...
NOW I KNOW... YOU ARE NOT YOURSELF.

Oui. April avait longtemps observé le monde. Et elle avait constaté que très souvent, les hommes lançaient de belles paroles. Au cinéma, ça finissait bien mais la vie, la vraie, cette femme naïve finissait seule. Elle l’avait elle-même expérimenté. Il était parti. Sans elle. Et lui, tout comme son Père lui disait ce qu’elle voulait entendre. Si autrefois, elle avait plongé tête première dans cette fabuleuse illusion, le retour à la réalité avait été trop douloureux. Aedhan ne pouvait pas le mesurer pleinement. Après tout, il s’était construit un chez lui et... Et après ? Il avait sûrement profité de la vie. Il était sûrement allé aux fêtes foraines. Il s’était sûrement amusé pendant qu’elle, elle moisissait ici. Oui, elle pouvait bien lui pardonner. Mais elle hésitait. Lui disait ne pas lui en vouloir pour ces blessures et ça la perturbait. Comment pouvait-il aussi facilement effacer ça ? Le doute s’insinuait de plus en plus dans son esprit. Souffrait-il de ce syndrome ? Il ne serait vraiment pas le premier. Et peut-être était-ce même plus logique pour lui encore... Il y avait ce passé entre eux. Un autre n’aurait jamais pu l’atteindre de cette manière mais Aedhan lui, oui. Parce qu’elle... Il était sa faiblesse. Elle l’écouta avouer qu’il n’avait aucun plan. Forcément. Il comptait sur elle, elle le savait. Et les paroles de son Père lui restait gravé dans la mémoire. Ils faisaient ça pour se sauver. Aedhan suivait totalement ce schéma. Ou peut-être pas. « Tu te berces d’illusion, ces portes sont inviolables. Tu ne réussirais qu’à te briser ton crâne de loup, là dessus ». Comme toujours, April lui laissait des solutions dans des non-dits. Un loup qui se briserait le crâne irait à l’infirmerie et alors... Il aurait au moins franchi une porte. Malheureusement, l’infirmerie était également une forteresse. Il en faudrait plus. Oh la jeune femme voyait déjà le plan parfait dans son esprit mais elle se refusa de donner la solution. S’il voulait qu’elle le croit, il fallait qu’il fasse son plan seul.

Puis, la conversation prit une tournure inattendue. Du moins pour le loup parce que pour April, la chose était une évidence depuis bien longtemps déjà. Elle avait détourné les yeux, pour ne pas voir quelle émotion elle allait provoqué chez son ancien babysitter. Gardant le silence alors qu’il lui demandait pourquoi elle en viendrait à une telle extrémité, elle finit par lui donner une bribe d’explication. Un aveu silencieux. Elle en tremblait. Comment avait-elle pu dire ça ? Horrifiée, témoin impuissante et silencieuse de tout ce qui se passait, tout semblait lui échapper. Hors de contrôle. « Je ne compte pas mourir pour te voir mourir juste après ou en même temps que moi ! Je m’y refuse ! ». April releva la tête. Pourquoi ? Il pensait encore avoir une quelconque autorité sur elle ? « Cet endroit va nous tuer, et je ne veux pas que tu y laisses ta peau ! Partons d’ici, je veux t’emmener avec moi. ». Encore cette rengaine. April soupira. Qu’il cesse. Qu’il arrête. Il fallait qu’il comprenne que jamais, jamais il ne sortirait d’ici. Même s’il parvenait à changer d’étage, elle ne le laisserait jamais partir vivant. Pourquoi ne comprenait-il pas ? « Je ne veux pas voir la flamme qui t’anime s’éteindre. ». Ne le voyait-il pas ? Ce que l’on avait fait d’elle ? April était brisée depuis longtemps maintenant. Elle n’avait plus rien. Juste... Cette vie la fatiguait, cette conversation la fatiguait. Tout ce qu’elle voulait, c’était s’endormir et ne plus jamais se réveiller dans ce monde qui lui semblait de plus en plus terne et gris. Maculé du rouge carmin du sang. « Pourquoi dis-tu une chose pareille ? Pourquoi voudrais-tu mourir avec moi ? Je ne veux pas être responsable de ta mort April... »Oh. Pourquoi ? Il était déjà responsable de la mort de leurs parents alors une de plus ne pèserait plus très lourd... Et puis... C’était son choix à elle ! Pourquoi il ne voulait pas la laisser ? Pourquoi fallait-il toujours qu’on lui dise quoi faire ? « je t’aime trop pour ça ! ». Plongée dans sa réflexion, elle ne mesura pas tout de suite la portée de ses mots. Ils résonnèrent dans son esprit. Choquée, elle fronça les sourcils. Avait-elle bien entendu ? Quelle... « Je crois que tu ne ressens pas vraiment ce que tu me dis. Je crois que tu es juste atteint de ce mal que d’autres ont également. Tu essaies de me manipuler, de créer un lien émotionnel avec moi pour que je n’ai plus la force de te torturer ou de te faire du mal. Tu te sers de moi. Pour te sauver. Tu fais exactement ce que Père m’a dit que certains d’entre vous feraient ! Tu n’as pas le droit ! ». Les larmes débordèrent. « Tu n’as pas le droit de jouer avec moi ! Je te l’interdis ! Je ne te ferai plus jamais confiance ! Tu m’as trahi de la même manière la première fois ! Comment peux-tu oser me dire ce que je dois faire ou non ? Tu ne comprends rien ! Non, je n’aime pas cette vie. Oui j’aimerai pouvoir sortir plus, aller dans des endroits plaisants mais parce que tu m’as abandonné tu m’as déjà condamnée ! Tu es responsable de ce qui m’est arrivé ! Alors tu vois, si tu es responsable de ma mort, je m’en fous ! Mais moi je ne vois pas pourquoi je continuerai à vivre alors que mon dernier... ». Elle se tût à temps. Elle essuya ses joues. La colère et le chagrin se succédaient dans son regard. Une pulsion de violence la saisit et le plateau en fit les frais en allant s’écraser contre le mur. « Je suis désolée. Mais tu ne devrais pas pouvoir me pardonner. Tu ne devrais pas dire ça tout en me parlant de partir. Tu ne sortiras pas. Je ne te laisserai pas partir. Pas vivant. »

Les mots sortaient plus vite qu’elle ne le voulait mais... Au fond, c’était une autre déclaration. Seulement elle paniquait. Elle était terrifiée. « Je t’ai brisé, je suis désolée ». Elle porta ses mains devant son visage. Il était brisé. Elle l’avait détruit. Le poids de la culpabilité était trop lourd à porter.
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Aedhan V. Wilshade


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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Ven 27 Déc - 11:07



« I’M NOT BROKEN ! »



La situation n’allait pas tarder à déraper, tout cela à cause d’une honnêteté beaucoup trop vraie pour qu’elle ne puisse être réellement entendue. Le « Père » avait bien fait les choses avec elle, même si le loup ignorait tout du mal qui rongeait son April. Il n’était pas brisé, malgré tout ce qu’il s’était passé, il n’était en rien brisé. Il avait mal, la douleur de son dos était toujours encombrante, mais il voulait tellement se racheter, il se rendait compte de son infâme erreur et lui-même se demandait comment avait-il pu la laisser ici ce jour-là. Mais les mots ne servaient à rien, car le mal que le vicelard avait laissé trainé dans les veines de la jeune femme était une horrible barrière, entourant son cœur comme un mur épais afin de protéger son unique création, son unique trésor. L’idée de fracasser la porte tomba à l’eau, même s’il nota cette fois, l’idée qui se cachait derrière les paroles de la blonde. Malheureusement, ce fut une révélation bien trop grande et choquante qui tourna à jamais le sens de cette conversation.

Choqué, comme annihilé, Aedhan se refusait clairement à l’idée qu’elle ne se suicide si jamais il mourrait. Pourquoi vouloir mourir avec lui ? S’il comprenait inconsciemment le sens de tout ceci, il ne semblait pas résolu à vouloir mourir afin qu’elle s’en aille. Non elle ne pouvait pas vouloir mourir ! Et tandis que tous deux étaient rongés par les larmes qui commençaient à rouler sur leurs joues, qu’il sentait la panique s’insinuer dans ses propres veines, le loup fit l’impensable, il déclara sa flamme. Son cœur venait de parler. Ses sentiments si longtemps enfouis venaient de ressortir. Pourquoi alors n’était-il pas venu la chercher après s’être enfui ? La peur… Aedhan avait tout simplement eu peur. Une peur si bleue qu’il n’avait quitté les murs de sa demeure avant ce fameux jour où il s’était fait avoir, et qu’il s’était retrouvé ici. Sûrement était-ce un signe du destin, il devait réparer son erreur, remettre les pendules à l’heure. Mais comme dans chaque histoire dramatique, fallait-il encore qu’aucun obstacle ne s’élève entre eux deux.

Le silence était retombé, juste après cette déclaration, et pour la première fois depuis le début, le loup put déceler de la panique dans les yeux de la jeune femme. Celle-ci commença à balbutier des paroles qui n’avaient pas de sens pour lui, au début, mais qui prirent tellement d’ampleur qu’il ne put qu’écarquiller à nouveau les yeux, surpris d’entendre tant de choses erronées. Et bientôt, elle se mit à pleurer à chaudes larmes. Aedhan se redressa, signant à la négative tout en ne la quittant pas des yeux. « Non, April… ». Mais elle continuait de parler, si bien qu’il ne pouvait répliquer ou lui dire qu’elle avait tort. Il ne cherchait pas à la manipuler, son Père avait tout faux, sur son compte du moins. Il l’aimait sincèrement, d’un amour si fort, il n’avait juste jamais eu le courage de l’avouer. Il allait une énième fois rétorquer lorsqu’elle se tût avant de révéler quelque chose. Que voulait-elle dire ? Alors que son dernier quoi ? Il ne put le savoir, car avant même qu’il ne réussisse à lui couper la parole, les larmes roulant sur ses joues, elle dit quelque chose qui le tétanisa, le faisant blêmir du même coup. Pas vivant… Aedhan se laissa tomber assis par terre, complètement désemparé. Elle ne le laisserait pas partir vivant… Elle ne voulait pas le voir partir seul, il l’avait bien compris, mais de là à le garder pour le tuer ? Un suicide collectif ? Le loup sut, à cet instant, qu’il devait la sortir de là à tout prix. Il ne voulait pas qu’elle se tue.

En la voyant si triste, les mains devant le visage, Aedhan déglutit, toujours aussi livide. Il n’était en rien brisé, elle n’avait pas réussi malgré toutes les tentatives. S’approchant doucement d’elle à nouveau, rampant presque sur le sol pour arriver près du lit, il se redressa juste assez pour être en face d’elle, et pouvoir l’observer à la hauteur de son visage, que leurs yeux puissent se croiser. Prenant doucement les mains qui cachaient le visage de la jeune femme, il voulait qu’elle le regarde.

« Si j’étais brisé… April. Je n’aurai pas contredis une seule de tes idées, une seule de tes phrases. Je ne serais qu’un… Chien. ». Il ne voulait pas qu’elle le quitte des yeux. « Je ne t’imposerais jamais quoi que ce soit. Je veux juste réparer mon horrible erreur. Je veux t’emmener avec moi dehors. Et si je dois mourir durant l’une de leurs expériences… Alors soit. Appelle-le si tu en as envie. Dis-leur que le « chien » est assez fort pour subir des expériences à nouveau… ». Ca lui coûtait de dire ça, il avait horriblement peur des expériences, horriblement peur d’eux et de la souffrance, mais s’il fallait ça pour l’emmener avec lui alors… Il écouterait son idée. « Je n’aime pas cette idée, je ne te le cacherais pas, mais si c’est la seule solution pour t’avoir avec moi, alors pourquoi ne tenterais-je pas ? ».

Les mots « pas vivants » raisonnaient toujours dans son esprit, comme une horrible évidence, une horrible révélation. Ca l’avait tellement retourné qu’il était soudain extrêmement fatigué, mais il ne devait pourtant pas se coucher maintenant. Dans le fond, Aedhan craignait d’être tombé dans le panneau, que tout ceci ne soit qu’un énième jeu de la part des scientifiques, depuis qu’ils connaissaient sa faiblesse, mais il accordait le bénéfice du doute à April. Il acceptait de lui faire confiance.

Reculant doucement, lâchant les mains de la jeune femme, il contourna le lit pour passer derrière, il sut que cela serait douloureux, mais son dos supporterait peut-être mieux les futures expériences comme ça. « Ton « Père » sera fier de toi, même si je ne serais jamais véritablement un chien. ». Il se permit à tout petit sourire, peu rassuré tout de même, puis la fourrure commença à apparaitre sur ses bras, et bientôt il se trouvait allongé par terre. Le processus de la transformation était lancé, et il ne l’arrêterait pas.
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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Sam 4 Jan - 16:43

I AM SO SORRY I BROKE YOU. WAS NOT MY INTENTION.

Plus les minutes avançaient et plus April pensait avoir fait ce qu’elle avait toujours voulu éviter. Jamais elle n’avait eu l’intention de briser son loup. Jamais elle n’avait voulu en faire un chien. C’était bien trop dur pour elle que de réduire un animal aussi sauvage à un état de... chien. Pourtant, tout dans son attitude collait parfaitement avec ce que lui avait dit Père. Alors quoi penser d’autre ? Manifestement, elle l’avait brisé. Totalement. Horrifiée, elle cherchait une issue de secours. A quoi bon l’aider ? Il ne ferait que s’échapper et quand bien même il respecterait sa promesse, la blonde ne se voyait pas passer sa vie avec un être qui pensait... Eprouver des sentiments pour elle mais qui au final n’étaient là que pour assurer sa survie dans ce monde hostile. L’industrie des laboratoires de recherches étaient souvent le centre de rêves fous où l’on pensait, parfois à tord, que l’on pouvait en arriver à des expériences sur des humains qui portait atteinte à l’intégrité de l’être. Oui. C’était bien ce qu’ils faisaient ici, à Genetic, mais seulement parce que certains de ces mutants étaient vraiment importants pour faire avancer la science et qu’ils étaient dangereux. La plupart étaient drogués, officiellement, simplement pour qu’ils restent tranquilles. Aedhan, April lui épargnait encore cette drogue. Elle ne voulait en aucun cas le soumettre et pourtant... Pourtant, en l’écoutant, elle entendait ces autres qui tombaient dans cette affreuse logique.

Alors, si on lui retirait son seul espoir, à quoi bon vivre ? Aedhan semblait ne pas comprendre pourquoi alors même qu’il avait pointé cette vérité qui l’enrageait elle-même : ici, elle était prise au piège, elle n’avait plus de vie. Là dehors, plus personne ne l’attendait. Alors franchement avec qui irait-elle à une fête foraine ? Quel genre de vie pourrait-elle espérer ? La réponse était : aucune. On l’avait détruite. Elle craignait son « père » plus que tout mais ne l’aimait pas. Elle ne souffrait pas de ce syndrome, elle avait depuis longtemps refermer la porte sur ses émotions et appris à dire ce qu’il voulait entendre. Rien de plus. Du moins... La plupart du temps. Alors pourquoi le défendait-elle toujours ? Elle n’avait pas le temps de réfléchir à cette question parce qu’Aedhan vint à lui dire des mots qu’elle avait voulu entendre il y avait si longtemps déjà...

Les mains devant les yeux alors que les portes de sa liberté se refermaient lentement sur elle, April sanglotait. Il cherchait à la manipuler, comme Père. Ils agissaient de la même façon tous les deux. Ils la faisaient culpabiliser, cherchaient à l’utiliser. Autant, Père en avait le droit mais Aedhan... Le seul en qui elle aurait pu avoir confiance si seulement... Elle ne l’entendit pas lui dire qu’elle se trompait. Effondrée dans son schéma de pensées, elle refusa tout net de l’aider à fuir. Non, non, quand bien même il était brisé, elle ne le laisserait pas partir. Elle avait trop besoin de lui. S’il n’était pas capable de jouer le jeu... Et même s’il le jouait, il devrait s’éloigner d’elle, sortir d’ici... Elle ne pourrait plus le voir ! Ne le comprenait-il pas ? La seule issue pour eux deux... C’était bien qu’on demande à la White Lady de l’éliminer. Oh elle le ferait. Sa main presserait la détente. Peut-être tremblerait-elle. Peut-être aurait-elle la vue brouillée mais il pouvait être sûr d’une chose : elle le rejoindrait dans les secondes qui suivraient. Ils partiraient ensemble.

Pensant que sa solution était de toute façon la meilleure, April ne vit pas Aedhan se rapprocher d’elle. Sursautant alors qu’elle sentit qu’on cherchait à retirer ses mains, elle résista par réflexe mais elle dut finir par capituler. La vue encore brouillée, elle perçut néanmoins les yeux de son ami d’enfance. « Si j’étais brisé… April. Je n’aurai pas contredis une seule de tes idées, une seule de tes phrases. Je ne serais qu’un… Chien. ». Elle hoqueta et secoua la tête, voulant même détourner son regard. Il ne comprenait pas. Il ne comprenait pas ! Bien sûr que si, elle l’avait brisé ! « Tu fais ça juste pour survivre ! Tu veux juste t’échapper encore une fois ! ». La voix enrouée, elle toussa alors qu’il reprenait la parole. Il lui expliqua vouloir réparer son erreur. Vouloir l’emmener avec lui. Et... Assez fort pour... Quoi ? Braquant sur lui des yeux étonnés, elle secoua la tête, pleine d’incompréhension. « De quoi tu parles ? Tu n’es pas encore guéri ! ». Mais il achetait l’idée. April déglutit. Voilà. Elle se serait faite avoir une seconde fois. Déglutissant difficilement, elle fixait le sol. « Une fois que tu seras dans les autres étages, je ne pourrai plus te voir. Tu vas encore m’oublier, je le sais. »

Réalisant qu’il tenait toujours ses mains quand il les lâcha, la jeune femme les observa comme si elles n’étaient pas normales. Relevant encore la tête quand il mentionna son Père, April essuya ses larmes. C’est alors qu’elle vit la fourrure réapparaître. « Aedhan, non ! Tu n’es pas encore guéri ! ». Mais il était trop tard. « Aedhan arrête ! Tu aurais pu au moins enlever tes vêtements, tu crois que c’est gratuit ou quoi ? Je te préviens, je ne t’en redonnerai pas d’autre si tu n’arrêtes pas ça tout de suite ! ». Sauf que ça sembla ne pas fonctionner. April siffla. Espèce d’idiot.

Une fois qu’il eut terminé, elle ramassa les vêtements éventrés par terre et lui lança un regard noir. « J’étais sérieuse, tu n’en auras pas d’autres avant un moment. La prochaine fois tu y penseras avant. ». Elle les mit sur le chariot et sortit avant de revenir quelques minutes plus tard. Il voulait être sous sa forme débile de loup ? Soit. Elle le traiterait donc comme tel. Entrant à nouveau dans la pièce, bien plus méfiante que d’ordinaire, elle lui posa une assiette de boulettes de viande. « Mange. Tu as rouvert tes plaies. Idiot. ». Puis, elle attendit l’opportunité qu’elle attendait pour lui enfoncer la seringue dans le cou. « Désolée, mais tu auras toujours tes soins. Tu n’iras pas faire d’expériences avant d’être guéri. Totalement. ». Le temps que le somnifère fasse effet, elle sortit sa trousse. Une fois assurée qu’il dormait bien, elle lui rasa la fourrure sur tout le dos, le long des plaies, et lui refit son pansement en veillant à ne pas trop le serrer. Puis, pour éviter qu’il ne le retire, le loup fonctionnant plus à l’instinct, elle lui mit une belle collerette autour du cou. Là. Elle put quitter la pièce satisfaite d’un travail bien fait.
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Aedhan V. Wilshade


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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Sam 4 Jan - 19:52



« YOU DIDN’T. »


La voir pleurer de cette manière le rendait horriblement malheureux, non pas parce qu’elle avait soit disant réussie à le briser, comme elle le pensait, mais parce qu’il se refusait à la voir aussi malheureuse. Son erreur, il souhaitait plus que tout au monde la réparer… Pourquoi refusait-elle de le laisser essayer ? Il ne voulait pas mourir, et ne voulait surtout pas la voir mourir elle aussi. Ce serait pire que tout, même si dans l’ordre logique de la chose, il ne la verrait pas, car mort avant… Aedhan voulut lui dire, il essaya de le lui dire, mais elle se refusait encore à écouter, persuadée qu’il avait tort et qu’il en était fini de lui, qu’il ne penserait plus jamais par lui-même. Qu’il faisait ça, pour sa survie. Se contentant de plisser le nez, il continua son discours, résolu à devenir un chien pour leur bon plaisir, et ainsi pouvoir l’emmener loin d’eux, c’était son premier but avant celui de réellement sortir. En entendant les mots de la jeune femme, le loup ne put que la forcer à le regarder. « Je ne partirais pas sans toi. Pas cette fois. J’attendrai, si l’on ne décide pas de me tuer avant, la bonne occasion pour partir tout en t’emmenant avec moi. Que Dieu m’en soit témoin aujourd’hui, si une occasion se présente mais que je ne peux t’emmener avec moi, je ne prendrai pas cette chance. Je préfèrerai mourir plutôt que de réitérer mon erreur une seconde fois. ». Il était décidé, elle n’y changerait plus rien, même en essayant de lui faire faire le contraire.

Se reculant à contre cœur et lâchant les mains d’April, il procéda à la transformation, même si celle-ci n’était clairement pas pour. La fourrure apparaissait sur ses bras nus, puis sur son torse jusqu’à ce qu’il ne finisse par terre, se tordant sous la douleur. Il ne hurla pas, préférant contenir ses éventuelles plaintes pour lui-même. Oh, il ne put cependant toutes les retenir, et les paroles de la blonde vis-à-vis des vêtements ne furent pas retenues sur le coup, la transformation était assez épuisante pour réussir à tout entendre autour de soi. Ainsi, Aedhan alla au bout du processus, déterminé à subir les expériences maintenant, qu’il puisse avancer, qu’il puisse l’emmener loin de ce taudis.

Quand il eut terminé, le loup noir était encore affalé par terre, de profil, prenant de grandes inspirations. Il entendit bien April récupérer le pantalon et le boxer écartelés en mille morceaux, ses oreilles percevaient bien les sons. Ca lui fit d’ailleurs tout drôle, il n’avait plus l’habitude, des semaines qu’il ne s’était pas transformé à présent. Se redressant, à semi allongé, les pattes arrière de côté, tandis que les pattes avant restaient devant lui, il observa de ses yeux ambrés la réaction de la jeune femme, elle empestait l’agacement. Remuant doucement la queue, Aedhan reprenait ses repères, ceux-ci étant différents de ceux que pouvaient avoir un être humain. Ses oreilles fonctionnaient, sa queue aussi apparemment, son dos faisait mal, mais il avait connu pire. Sa truffe reniflait toutes les odeurs, dont celle du sang frais et du sang séché entre les poils. Les paroles d’April raisonnèrent jusqu’à ses oreilles. Tournant la tête vers elle avec ses yeux de chien battu, il lui demandait pardon pour les vêtements, mais à en juger par l’attitude de la blonde, elle ne ferait pas de cadeau cette fois-ci. Soit… Il ne comptait pas redevenir humain avant que les expériences ne soient belles et bien terminées. Ce ne fut que lorsqu’il entendit le chariot rouler et grincer qu’il se releva en un bond. Trouille. Quand le loup comprit ce que c’était, il se remit assis, remuant toujours la queue doucement, observant April quitter la pièce. Allait-elle seulement revenir ?

Pendant les minutes qui suivirent, Aedhan resta les prunelles rivées sur la porte en métal, elle allait revenir, oui, c’était le rythme de ses pas. Remuant la queue en la voyant revenir, il allait venir vers elle, mais sentit la méfiance. Non, il n’était pas méchant ni en colère à cet instant, elle n’avait pas de raison de l’être ! Le loup noir l’observa donc jusqu’à ce qu’elle pose l’assiette de boulette à ses pattes, puis, releva les yeux sur elle en penchant la tête sur le côté. Des boulettes, seriously ? Néanmoins, l’instinct animal était ravi de renifler l’odeur de la viande, en plus, il y en avait plutôt pas mal alors… Passant son regard de l’assiette à la jeune femme, il se décida, mais avant… Se rapprocha d’April pour poser amoureusement sa truffe fraiche et mouillée contre sa joue, comme un « boude pas », ou encore un « merci, il ne fallait pas ».

Ce ne fut qu’après s’être assuré qu’elle ne boudait pas de trop qu’il commença à manger ses boulettes, debout sur ses quatre pattes. Il avait d’ailleurs presque terminé quand il sentit la piqure dans son cou. La panique s’insinua tout de suite dans ses veines. Non pas ça ! Reculant d’un bond, il heurta le mur à sa droite en couinant, avançant à l’autre bout de la pièce, qui n’était pas très grande. Il ne fallut qu’un laps de temps de quelques secondes pour qu’il commence à sentir la force de ses pattes vaciller. Marchant toujours, à l’opposé d’April, il couinait et grognait, comme s’il grommelait ou râlait pour lui-même. Ses prunelles croisèrent un instant celles de la jeune femme en un « Pourquoi ? », il ne semblait pas résolu à se laisser docilement s’endormir. Malheureusement, c’était son arrière-train qui le trahit en premier le faisant basculer en avant, ou plutôt… L’obligeant à s’allonger de tout son long sur le sol en un bruit étouffé. Sa vue se brouillait déjà, alors pour se donner une contenance il se secoua, perdant quelques poils au passage, et chercha à se redresser, mais son arrière-train ne voulait plus obéir. Tournant à nouveau la tête vers April, il eut juste le temps de l’apercevoir un court instant, avant de sentir sa tête tomber en un couinement contre le sol froid et blanc. Bientôt, April n’entendrait plus que la respiration régulière du loup, bien trop grand pour être considéré comme un loup normal.

***

Aedhan se réveilla trois bonnes heures plus tard. Bien qu’il ait eu droit à un somnifère étant humain, la dose pour le loup semblait encore plus assommante. Ce fut donc dans un gémissement qu’il chercha à se redresser, encore chancelant sur ses pattes. Mais ce ne fut pas le plus choquant sur le moment, Aedhan se sentait horriblement étriqué, comme saucissonné. Quand ses yeux acceptèrent de s’ouvrir, il ne vit que devant lui. Quoi ? C’était quoi ça ? Tournant la tête, il n’arrivait pas à voir sur les côtés, si bien qu’il se mit à reculer et trébucha contre le lit. Encore sonné, il retomba le ventre contre le sol en un grognement. S’en suivit finalement des gémissements plaintifs et interrogateurs, car il ne comprenait pas du tout ce qu’il lui arrivait… Mais vraiment pas.

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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Sam 4 Jan - 22:33

SO WE CAN DIE TOGETHER.

Forcée de le regarder dans les yeux, April sentait les larmes couler le long de ses joues. A ses yeux, le monde, la vie, plus rien ne valait grand chose. Combien de mutants avait-elle brisé en ces murs ? Plus qu’elle ne l’aurait voulu. Ou pas. Au fond d’elle, il y avait toujours cette dualité. Il y avait d’un côté l’April d’Aedhan, celle qu’il voulait retrouver, celle qu’elle avait essayé de protéger et de conserver. Et il y avait la White Lady. La protectrice mais aussi le bourreau. Celle qui pouvait tuer de sang froid. April n’était pas schizophrène. Pas vraiment. Mais des mécanismes de défense avaient du se mettre en place et le prix, elle le payait encore. Déshumanisée, elle ne craignait pas la douleur et savait même la gérer. Grâce à son père bien sûr. Il avait voulu qu’elle sache les douleurs qu’elle infligeait aux autres. Qu’elle puisse connaître ses limites pour évaluer celle d’un mutant. Elle en portait encore les traces. Elle renifla alors que le loup lui faisait une énième promesse. « Une autre promesse ? ». Il n’avait déjà pas tenu les autres... Oh elle était plus blasée au fond d’elle qu’autre chose. Du moins, elle l’aurait voulu. Mais elle avait ouvert la barrière. Et c’était cette April qui avait une confiance aveugle en lui qui s’exprimait. Ici, elle était elle-même. Vraiment. Juste avec lui. En dehors de cette cellule, la White Lady sévissait toujours. Il y avait une séparation très nette. Mais le jeu était de plus en plus difficile à jouer. Etre la White Lady lui pesait de plus en plus. Elle n’ajouta rien de plus. Trop perdue dans ces sentiments contraires qui s’agitait en elle, la jeune femme vit simplement son captif reculer. Pourquoi ? Elle le vit commencer sa transformation. Criant pour l’empêcher de faire cette bêtise, elle sentit la colère l’envahir alors qu’il n’en faisait qu’à sa tête.

Elle l’observait, fâchée de voir qu’il avait encore ruiné des vêtements. Oh il pouvait bien trouver ça amusant (elle le déduisait aux mouvements de sa queue), elle, elle était vraiment agacée. Il aurait vraiment pu faire attention ! Posant tout sur le chariot, elle nota bien sa réaction de peur. « C’est rien, je remballe juste tout ça ». Quittant finalement la pièce, elle dut bien se rendre à l’évidence : Aedhan n’était jamais vraiment lui même sous cette forme. Il la reconnaissait, c’était certain mais il conservait des réactions proche de l’animal qu’il incarnait malgré tout. Cela signifiait donc qu’il lui faudrait prendre soin de lui comme tel parce qu’il aurait la fâcheuse tendance à faire tout ce qu’il ne fallait pas.

Elle revint donc avec un leurre et prudemment. Il semblait content de la voir mais bon, il pouvait bien tenter de s’échapper aussi. Elle ne pouvait plus communiquer avec lui, du moins pas de la même façon. Il ne pouvait pas vraiment lui répondre et c’était là, à ses yeux, le plus grand danger. Déposant une assiette de boulettes de viande, elle vit bien son regard. « Quoi ? Aujourd’hui, ils n’avaient que des boulettes. Je n’allais pas te ramener des haricots verts avec, si ? ». D’humeur un peu bougonne, elle lui en voulait déjà. Qu’est-ce qu’elle en savait elle de ce qu’il pouvait manger ou pas ? Elle n’allait quand même pas lui ramener des lapins ! Elle sentit soudain un truc froid et mouillé contre sa joue. Ieurk. Elle essuya sa joue de la main et lui lança un regard noir. « Tu as déchiré tes vêtements ! ». Mais elle passa une main affectueuse dans ta fourrure et lâcha un sourire. « Vraiment, fais attention. Franchement, ça ne te coûtait que deux seconde de retirer au moins ton pantalon... ».

Le piège se referma lentement. Elle attendit que le loup soit concentré sur son assiette pour passer à l’action. S’écartant pour l’éviter, elle le vit heurter le mur. Reculant, elle ne le lâchait pas du regard. Après tout, il pouvait bien l’attaquer. Il couinait et grognait. Quand leurs regards se croisèrent, April prit un air désolé. « Pardonne moi. Mais je dois te soigner et ta forme de loup n’est pas d’une grande aide. Je préfère... Prendre des précautions, tu comprends ? ». Comprenait-il seulement vraiment ? Lentement, il finit par succomber au sommeil.


***

La White Lady n’avait pas vu le loup depuis trois bonnes heures. Un somnifère n’était jamais anodin, elle préféra passer voir comment il allait. La première chose qu’elle constata fut qu’il était réveillé. Refermant la porte derrière elle, elle alla vers le lit. «Rho ne pleure pas, je ne t’ai rien fait de mal ! J’ai du raser ta fourrure et te mettre un pansement. Et pour que tu ne touches pas tes pansements par réflexe de loup ou je ne sais quoi, je t’ai mis une collerette. Pas de quoi faire un drame ». Oui selon elle. « Je t’avais dit de ne pas te transformer mais tu ne m’as pas écouter... ». Et voilà. La White Lady parlait. Actions. Conséquences. Il avait osé aller contre son ordre, eh bien qu’il assume à présent.
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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Dim 5 Jan - 13:34




« WE WON’T DIE HERE. »


Il se refusait de la laisser ici, et il voulait encore moins qu’elle ne meure en ces lieux. Plongeant son regard dans le sien, le loup voyait bien les larmes rouler sur ses joues. D’un doux geste de la main, il vint en essuyer une qui se frayait un chemin jusque sa mâchoire. Les mots de la jeune femme raisonnèrent jusqu’à ses oreilles et il pencha la tête en guise de première réponse. « Je ne te laisserai pas ici. » répéta-t-il une seconde fois, d’un ton toujours aussi posé et sérieux. Il était plus sérieux que jamais et espérait qu’elle le croirait sincère cette fois, car sincère, il l’était bel et bien. Et pour le lui prouver davantage, Aedhan se mit à reculer et procéda à la transformation, il se devait d’en finir avec ces expériences, ils étaient là depuis déjà bien trop longtemps, elle beaucoup plus que lui. Les cris de la white lady ne servirent à rien car la fourrure apparaissait déjà sur l’ensemble de son corps, et le pantalon blanc s’écartelait déjà, laissant entrevoir des jambes se changeant en pattes arrières puissante. La taille du loup était immense, imposante, bien qu’il n’ait pas plus de force pour autant. Il n’était en rien un être surnaturel, enfin si, un peu à cause de la mutation. A peine adolescent que sa forme canine avait déjà dépassé la taille normale d’un loup lambda. Sa forme de loup avait grandi en même temps que lui, et surtout plus que lui. Nul doute que la blonde n’acceptait pas l’idée que de nouveaux vêtements soient ruinés, et il entendit bien ses avertissements et sa punition à venir, mais Aedhan ne pouvait se résoudre à revenir en arrière. Il se devait d’aller au bout, pour eux. Pour elle surtout, il se prenait soudain pour une sorte de héros, il devait la sauver, la sortir de cet endroit morbide et du joug de son Paternel.

Une fois qu’il fut recouvert de fourrure, le loup put se redresser sur ses quatre pattes. Il prenait connaissance de son corps, comme à chaque fois, de sa vue, de son odorat et de sa vision. April avait tant pleuré que ses joues sentaient comme l’eau salée, ça avait quelque chose d’étrange. Si le loup allait jusqu’au bout de sa curiosité, il lui aurait sûrement léché la joue avant qu’elle ne range les affaires. Il ne s’attendit pas, d’ailleurs, à entendre le crissement des roues du chariot métallique, ça le fit sursauter et se redresser complètement sur ses pattes. Ce fut April qui le rassura, lui disant ce qu’elle faisait. Aedhan pencha la tête sur le côté et se remit assis tout en l’observant quitter la pièce une première fois. Sur le coup, il crut qu’elle ne reviendrait pas, mais lorsqu’elle pénétra à nouveau dans la cellule blanche, le loup fut véritablement soulagé de la revoir. Elle ne s’était absentée que quelques minutes mais ça lui avait déjà paru des heures, ou plutôt… S’inquiétait-il qu’elle ne soit réellement en colère après lui.

Surpris, en la voyant ramener des boulettes de viandes dans une assiette, il ne fit cependant pas la fine bouche, surtout quand elle mentionna les haricots verts, il fit la grimace pour répondre et couina en tournant la tête. Les boulettes de viandes iraient très bien. Remuant la queue, Aedhan vint poser sa truffe contre sa joue qui sentait encore l’eau salée puis gronda doucement, lui disant merci à sa manière. Quand elle lui lança le regard noir et qu’elle s’essuya il baissa instinctivement les oreilles, sans s’en rendre compte, mais il n’avait pas une expression de méchanceté, il n’était pas prêt à bondir sur elle, il s’interrogeait juste sur la manière à adopter pour qu’elle ne crie pas. Oui, il avait ruiné son boxer et son pantalon, il en était conscient. Ce ne fut que lorsqu’elle passa une main affectueuse dans sa fourrure qu’il se détendit, les oreilles se redressant doucement. Il trouva la caresse absolument divine et ferma les yeux, grondant de bonheur pour le coup, ce qui la fit sûrement sourire. Il acquiesça ensuite, pour lui dire qu’il avait compris et qu’il tâcherait de faire attention la prochaine fois. Le toucher relevait du miracle, il n’y avait qu’elle capable de passer sa main entre ses poils noirs sans risquer de se faire bouffer. Il reconnaitrait le toucher de ses mains les yeux fermés, April avait de la chance, le loup ne se laissait jamais toucher, il avait déjà du mal à se laisser faire sous forme humaine, mais sous forme animale c’était encore pire. En règle générale, à peine une main effleurait sa fourrure qu’il se crispait et montrait les crocs, ou pire, il mordait par réflexe. Dans ce cas présent, c’était différent. April était une amie, et elle avait toujours pu le toucher, même lorsqu’ils étaient jeunes et qu’il la rassurait quant à la dangerosité des loups. Oui, il y avait une multitude de contes relatant de faits horribles dont les loups en étaient les auteurs, mais dans le fond, les loups n’étaient que des animaux sauvages, il fallait bien qu’ils mangent, et si le loup s’attaquait à l’homme, ce n’était qu’en cas de défense. Cela n’était donc pas étonnant qu’Aedhan soit dans cette même logique, qu’il ressente ce même instinct. Un ennemi ne pouvait le toucher, et il tuait en cas de danger, bien qu’April fusse la réelle exception à la règle, celle qui arrivait à percer les défenses animales, l’empêchant d’attaquer. Le loup savait qu’il ne fallait pas la toucher.

En pleine confiance, Aedhan repartit le nez dans son assiette et dévorait sagement les boulettes quand il sentit la piqure de la trahison dans son cou. Couinant, il se dégagea et heurta le mur avant de se mettre à faire les cents pas, pour fuir. Réflexe du loup qui venait de sentir quelque chose de dangereux. S’il avait s’agit d’une autre personne, celle-ci aurait pu se faire arracher le visage, car la réaction du loup était souvent directe lorsqu’on s’en prenait à lui, mais l’odeur d’April emplissait l’air et le ramenait toujours à la réalité, si bien que même si l’instinct animal, si le loup prenait le dessus, il ne ferait rien contre elle. Pour l’heure, il se contenta de l’observer, sans comprendre. Pourquoi venait-elle de faire ça ? La réponse il l’obtint, mais son esprit s’embrumait déjà et son arrière train était comme paralysé, l’empêchant de faire un pas de plus. Il tomba sur le sol dans un couinement doux.

Le loup ne se réveilla que trois bonnes heures après que sa fourrure ait été rasée et son dos soigné. Lorsqu’il ouvrit les paupières, il était encore perdu et embrouillé. Comme tout animal en cage, il chercha à se relever en premier, avant de constater son état tout entier, et ça ne fut pas une réussite. Reprenant de la constance, il se rendit compte que rien n’était visible de chaque côté de sa tête. C’était étrange. Il lui fallut plusieurs minutes avant de comprendre qu’il se sentait saucissonné, comme emballé dans du papier cellophane. La sensation était désagréable, les plaies de son dos piquaient plus que de raison et il voyait blanc sur les côtés. Quelle était cette blague ? Par instinct, il se mit à couiner, gémir et heurta le lit derrière lui, trébuchant même dedans. Empoté sur ses pattes, Aedhan cherchait à comprendre, mais le somnifère embrouillait toujours son esprit, laissant le loup et l’homme se battre en duel dans un même corps. Le loup pensait : piège, tandis que l’homme pensait : qu’est-ce que c’est ? Et tout s’entremêlait. La voix d’April le fit sursauter et il passa difficilement au-dessus du lit, faisant glisser les draps, s’emmêlant presque dedans, sa collerette gênait ses mouvements et l’appréciation des distances. Coincé, Aedhan s’immobilisa et écouta la jeune femme. Quoi ? Rasé ? Le dos ? Sa fourrure ? S’il avait été humain, il serait sûrement devenu blême, mais pour l’heure, le loup avait les oreilles légèrement baissées sous l’incompréhension et la surprise.

Il n’écouta pas la fin (précisément la partie où elle disait qu’il n’avait pas écouté…) et chercha à observer son dos, ça le grattait, il devait se gratter, mais la collerette faisait son effet et il n’arrivait rien à voir, et rien à faire… Le spectacle était des plus comiques : un loup qui essayait désespérément de trouver « sa queue », et plus précisément son dos, dans cette situation-ci. Quand il comprit qu’il n’y arriverait pas, il leva sa patte avant et essayait de pousser la collerette pour la retirer de sa tête. C’était à la fois l’homme et le loup qui s’exprimaient, ils étaient d’accord sur l’action à mener pour retirer l’assaillant.
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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Mer 8 Jan - 19:38

I AM GONNA KILL YOU IF YOU DON’T OBEY ME

Lorsqu’il posa sa main sur sa joue, elle frissonna. Ce n’était pas normal. April n’osa pourtant pas réagir. A vrai dire, elle était toujours coincée entre deux tendances contradictoires qui s’affrontaient continuellement et le temps qu’elle prenne une décision, il était souvent déjà trop tard. Comme lorsqu’il l’avait embrassé. Elle aurait dû le repousser. Le frapper même. Droit dans le nez, comme l’autre petit morveux avait eu lorsqu’il avait eu cette même mauvaise idée. Elle se souvenait de son sentiment de l’époque : la colère. Parce qu’il lui avait volé quelque chose de précieux. Du moins elle le crut jusqu’à ce qu’Aedhan lui offre son premier vrai baiser. C’était totalement différent avec lui. C’était... Agréable. Tout comme sentir sa main lui caresser la joue. Relevant les yeux vers lui quand il lui assura qu’il ne la laisserait pas ici une seconde fois, elle douta. Elle ne pouvait pas s’en empêcher, pour elle, il l’avait trahi, abandonné et lui avait causé des souffrances qu’il ne soupçonnait même pas. « Tu es conscient que si je dois te torturer, je le ferai ? Sans hésiter ? ». Pourquoi revenait-elle là dessus ? Sûrement en guise d’avertissement. Mais aussi parce qu’elle aimait ça. Une partie d’elle adorait le marquer. C’était sadique, elle le savait bien mais ça la soulageait. Oui, elle lui en voulait toujours au fond et elle voulait qu’il sache vraiment la peine qu’il lui avait faite. Les espoirs qu’il avait détruit. Et surtout pour toutes les fois où il faisait le contraire de ce qu’elle lui demandait.

Loin de le considérer comme un héros lorsqu’il prit sa forme lupine, la White Lady se redressa, lui ordonnant de ne pas le faire. Il était blessé, il allait ruiner son travail ! Si jamais il rouvrait ses plaies... Mais il était déjà trop tard et elle fut bientôt face à un loup. Un loup plus grand que la normale. Prodigieusement agacée, la jeune femme ramassa les vêtements en lambeaux et les posa sur le chariot. Aedhan, sous cette forme, n’était plus humain. Pour elle, il était bien plus dangereux. Oh non, elle ne craignait pas ses crocs. A vrai dire, s’il la tuait accidentellement elle ne lui en voudrait même pas. Mais lorsqu’il était un loup, elle parlait souvent trop. Elle le traitait comme... Son loup. Elle se confiait, parfois sur des sujets qu’elle aurait préféré ne jamais abordé. Alors, elle préféra ne pas perdre de temps. Il avait pris sa décision et il en paierait les conséquences.

La blonde lui fit un sale coup. Il n’y avait pas d’autres mots pour dire ce qu’elle avait fait : venir avec une distraction dans le seul but de lui planter une seringue dans le dos... Sa fourrure était douce. Il aimait, elle le savait. Elle aussi. Le caresser la détendait. Elle n’avait jamais eu d’animal domestique et malgré lui Aedhan s’en rapprochait le plus. Elle l’observa passer sur le lit, s’emmêler dans les draps. « Drama Queen. ». Non, elle n’était jamais très tendre. Pas ici. Mais sincèrement il exagérait ! Ce n’était qu’une collerette pour l’empêcher de toucher à ses pansements ! « Tu as un pansement sur le dos qui passe sous l’abdomen, Aedhan, et il ne faut pas que tu y touches ». La voix traînante, presque blasée, elle posa sa tête sur sa main pendant qu’il s’évertuait en vain à voir son dos. « Arrête ! Je ne plaisante pas Aedhan, si jamais tu essaies de la retirer, ce n’est pas une collerette que tu auras mais des chaînes ! A toi de choisir si tu veux bouger librement dans ta cellule ou te retrouver coincé sur le lit ! ». Les yeux lançant des éclairs, elle ne plaisantait pas. Son ton était autoritaire et ne laissait place à aucun doute : sa menace, elle la mettrait sans problème à exécution. Debout, elle était prête à intervenir. La défierait-elle encore ? Les poings serrés, droite, ce n’était plus April qui parlait mais la White Lady. Elle ne le craignait pas. Elle n’hésiterait pas. Il fallait donc qu’il fasse son choix à présent. Obéir ou bien subir les conséquences de ses actes.

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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Sam 11 Jan - 18:35



« YOU WON’T DO THAT. »


Aedhan ne faisait pas de promesse, il n’avait pas utilisé les mots « je te promets », et ne voulait certainement pas les mettre. Non pas par peur de ne pouvoir la tenir, mais parce qu’il voulait lui prouver par les actes, et non en utilisant des mots, qu’il ne l’oublierait pas en chemin. Pas cette fois. S’il ignorait toujours réellement ce qu’il s’était exactement passé des mois avant, des années même, il ne voulait juste pas réitérer la même erreur, car celle-ci serait fatale, pour eux deux. Les paroles qui s’échappèrent des lèvres de la blonde ne lui firent pas froid dans le dos, il en était pleinement conscient… De ça. « Je sais… ». Un murmure tandis qu’il ne la quittait pas des yeux après avoir séché plus ou moins ses larmes. « Il ne faudrait pas qu’ils croient que tu m’as… A la bonne. ». Oui, sinon cela compliquerait les choses, alors Aedhan acceptait le fait qu’il ferait sûrement face à la douleur, encore, mais de toute façon sa décision était prise, et lors des expériences, il ne serait pas ménagé non plus… Si c’était le prix à payer pour sortir d’ici avec elle, il était prêt à tout, il en était pleinement conscient à présent. Après ces derniers mots échangés, le jeune homme se mit à reculer et commença sa transformation, sans écouter les contre-indications d’April, il ne les entendait même pas.

Son agacement, il le sentit à pleines narines quand il fut enfin sous sa forme de loup. Elle était contrariée et énervée parce qu’il venait de ruiner un énième pantalon. Aedhan s’y était habitué… A bousiller ses fringues, même ses préférées. Il suffisait parfois d’un réflexe pour qu’il décide, au grand damne de ses vêtements, de se transformer pour courir plus vite. Le loup se sentait traqué même lorsqu’il n’y avait aucune raison de l’être à l’extérieur. Il suffisait d’un regard parfois trop insistant pour qu’il décide de prendre la poudre d’escampette. C’était ça sa vie, bien qu’il n’ait osé le lui avouer lorsqu’elle avait posé la question. Voilà pourquoi il cherchait à avoir une maison, un toit où il s’y sentirait enfin en sécurité, plus que dans les locaux temporaires de Genome. Pour l’heure, il se trouvait là, dans une cellule de Genetic, et n’en sortirait pas avant un long moment. Prenant conscience de son corps, chose qui était extrêmement importante à chaque transformation, surtout lorsque celles-ci étaient espacées, Aedhan sursauta en entendant le son des roues du chariot, il n’était plus habitué à l’ouïe fine, il aurait presque juré entendre un juron en provenance du couloir. Laissant April filer, il s’inquiéta cependant de ne pas la voir revenir, mais par chance, elle remit les pieds dans la cellule avec des boulettes de viande. Allant amoureusement la saluer par une pose de truffe froide sur la joue, il apprécia la caresse qu’elle seule était capable de lui donner. C’était une drôle de sensation à chaque fois, et ça lui plaisait, si bien qu’un léger grondement de bonheur s’échappa de sa gorge sans qu’il ne s’en rende réellement compte. Si ce moment paraissait agréable, il ne serait pourtant que de courte durée. A peine finit-il par mettre le nez dans son assiette qu’il sentit la piqure de la seringue, elle l’avait bien eu…

Le loup ne se réveilla que trois heures plus tard, et il ne comprit pas tout de suite qu’elle était revenue dans la pièce, trop occupé à se demander ce qu’il lui arrivait, il ne voyait rien sur les côtés et se sentait coincé. Qu’était cette farce ? Se prenant les pattes dans les draps du lit de fortune, la jeune femme lui dit d’arrêter son cinéma dramatique, mais Aedhan écoutait sans entendre, si bien qu’il commença, en couinant toujours à essayer de retirer sa collerette avec sa patte, ce qui ne plut pas du tout à la blonde. Le loup entendit les explications d’April, celles qui lui expliquait ce qu’elle avait fait. Un pansement sur tout le dos et passant sous le ventre ? Oui, il pensait bien à quelque chose de ce genre, ça collait, et il avait l’impression d’être comme un saucisson coincé dans un emballage en plastique. Se redressant sur ses pattes, le loup noir cherchait à inspecter son dos, ça le démangeait déjà et la collerette… Insupportable, il ne passerait jamais les portes avec ça. Remuant sans pour autant être capable de faire de grands gestes, ce furent finalement les mots autoritaires de la jeune femme qui firent leur effet. Posant ses yeux dans les siens, il baissa les oreilles de moitié en grondant doucement, contrarié, puis il se contenta de se laisser tomber sur les fesses, ne remuant même pas la queue. Il poussa un énorme soupir. L’air un peu boudeur, il ne bougeait plus, mais cela ne dura que quelques secondes, car il se remit rapidement à remuer la queue. Son air autoritaire ne lui plaisait pas, et pire encore, il voulait la revoir sourire… Se redressant à nouveau il fonça vers elle, les oreilles dressées et la langue presque pendante, tel un gros chien domestiqué, puis il se redressa davantage sur ses pattes arrière pour venir lui lécher la joue. Il ne s’était écoulé qu’un mince laps de temps de trente secondes.

Une fois son œuvre achevée, il se mit à lui tourner autour, il voulait jouer, des câlins, n’importe quoi mais la collerette ne le rassurait pas. L’instinct animal reprenant le dessus, Aedhan n’en voulait déjà plus à April pour la seringue, trop occupé sur son irrésistible envie de jouer. Les chaines, il n’en voulait clairement pas, mais le voir agité de cette manière pousserait sûrement la jeune femme à tenter de le canaliser, la seule question restait… De quelle façon ? Comment faire ?
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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Dim 12 Jan - 15:07

I WILL. DON’T TEST ME.

April fut surprise qu’il comprenne aussi bien. Effectivement, il ne valait mieux pas pour sa sécurité que l’on sache à quel point elle tenait à lui. La White Lady en elle était de son côté plutôt satisfaite : elle pourrait continuer de le marquer en toute impunité. Jamais il ne pourrait plus lui vouloir pour faire couler son sang. Jamais il ne pourrait plus lui en vouloir pour lui infliger une nouvelle cicatrice dans son dos. Elle avait, après tout, une oeuvre d’art à terminer. Son arbre manquait encore d’un peu de branches. Et puis, elle pourrait lui faire payer sa désobéissance. Comment pouvait-il oser braver ses ordres ? Oui, ce fait continuait de l’ennuyer. Même si cela pouvait prouver qu’il n’était effectivement pas brisé au point de faire aveuglément tout ce qu’elle pouvait lui ordonner, April n’était plus habituée à rencontrer autant de résistance.

A présent qu’il était un loup, la jeune femme fut dépitée. C’était que sous cette forme, April avait tendance à agir de manière trop relaxée. Alors elle n’avait eu d’autre choix que de le piéger. Non. En fait, elle savait qu’elle aurait bien pu faire les mêmes soins avec lui sans l’anesthésier de la sorte, mais il l’avait fâchée et si elle retenait sa main, le loup devait quand même savoir qu’il n’était pas un chef de meute ici. Le voyant faire tout un caprice et un sacré jeu d’acteur, elle le traita sans ménagement de « drama queen ». Mais c’était bien ce qu’il était. Elle n’avait fait après tout que lui raser de la fourrure et lui mettre un pansement. Bon, il avait certes une collerette mais c’était parce que sous sa forme de loup il pouvait avoir des réflexes qui retarderaient sa guérison.

Se retrouvant soudain les yeux plongés dans le regard du loup, elle l’observa baisser les oreilles. Hum. Il ne l’impressionnait pas. Pas en étant aussi ridicule. Avec un sourire sadique, elle dégaina son téléphone et prit une photo. « Là. Tout le monde verra à quel point tu peux être capricieux et immature ! ». En fait, il fallait dire qu’assis comme ça, à soupirer, avec une collerette et ainsi saucissonner, le loup avait vraiment de quoi faire sourire. Reprenant son sérieux une fois la photo prise, elle rangea calmement le téléphone dans sa poche et le toisa du regard.

Ce fut alors que son comportement changea du tout au tout. De sa bouderie infantile, il se mit soudain à remuer la queue. Haussant un sourcil, April ne le quittait pas des yeux. Qu’est-ce qui pouvait le rendre tout d’un coup aussi heureux ? Le voyant avancer vers elle, April plissa les yeux. « Mais qu’est-ce que... ». Il se redressa soudainement et elle sentit sa langue râpeuse sur sa joue. Surprise, April n’avait pas eu le temps de réagir mais elle recula alors qu’il lui tournait autour. Ok. Il devenait fou, ce n’était pas possible. April sentait sa collerette dans ses jambes. Il n’avait plus trop la notion des espaces. « Aedhan, calme toi ! ». Mais il ne semblait pas décider à devenir un gentil loup. Inspirant longuement, elle ferma les yeux. Valait mieux ça que de laisser ses réflexes prendre le dessus. « Je ne comprends rien à ce que tu veux ! Explique moi ! ».

Et puis s’il voulait un jeu, elle ne savait pas trop comment jouer avec un loup. Elle se voyait mal lui lançait une balle pour qu’il lui rapporte, il y avait quand même un homme sous cette peau de loup. Et s’il voulait des câlins, ce n’était pas en courant dans tous les sens qu’il pourrait lui faire comprendre cette envie. « Tu ne garderas la collerette que quelques jours. ». Soit une bonne semaine mais un loup avait peut-être moins la sensation du temps qui passe qu’un homme.
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Aedhan V. Wilshade


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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Dim 12 Jan - 19:37





« NO YOU WON’T APRIL. »


Il ignorait tout des plans de la White Lady, de cette idée saugrenue de continuer l’œuvre d’art sur son dos. D’ailleurs, il n’avait pas eu l’occasion de constater les dégâts mais il les savait énormes, et irréversibles. Des marques qui pourraient probablement plier la peau de son dos d’une certaine façon, d’une manière anormale, de celles que les autres humains lambda ne connaissent pas. April avait néanmoins raison sur un point : il ne pourrait plus lui en vouloir si jamais elle se devait de le martyriser, il n’aurait d’autre choix que d’accepter et de comprendre. Comprendre, c’était déjà le cas, car Aedhan connaissait la situation de la jeune femme et il ne voulait pas qu’elle souffre à nouveau, comme ça avait déjà pu être le cas. Le loup avait été incontrôlable, aurait-elle seulement l’occasion de voir ces images un jour ? Dans le fond, lui-même ignorait qu’elles existaient, mais nul doute que s’il se voyait il se ferait probablement peur à lui-même, le loup avait cédé complètement à l’instinct animal. Pour l’heure, Aedhan était de nouveau sous cette forme et peu résolu à se laisser faire par cette collerette. A son réveil, il n’avait pas du tout apprécié cette nouvelle amie qui l’empêchait de voir correctement. Reculant, agité il s’emmêlait tout seul dans les draps au grand damne de la blonde qui le traita alors de Drama Queen. Cela ne dura qu’une seconde, car lorsque le loup essaya de retirer la fameuse collerette en plastique, la White Lady ne se fit pas prier et il n’eut d’autre choix que de se laisser tomber assis, contrarié.

Les oreilles semi baissées, il voyait bien qu’il ne l’impressionnait pas, de toute manière ce n’était pas son intention à ce moment précis, il ne faisait que bouder. Toutefois, Aedhan ne s’attendit pas à se faire prendre en photo, et quand il comprit de quoi il retournait, il voulut le lui piquer avec ses dents mais n’osa pas tout de suite… Il ferait ça, plus discrètement, enfin il essaierait. L’air boudeur ne dura pas bien longtemps, car son instinct reprit le dessus et le loup voulait jouer, pour qu’April sourie à nouveau. Il aimait la voir sourire, ça avait toujours été le cas, même quand ils étaient plus jeunes. Soudain ravi, le loup se rua sur elle en remuant la queue, lui léchant la joue au passage avant de se mettre à tourner autour d’elle, manquant de la faire tomber par la même occasion à cause de sa collerette. L’anesthésie faisait encore plus ou moins son effet car il chancela plusieurs fois mais réussit à se maintenir en équilibre sur ses quatre pattes. La jeune femme s’énerva, il le sentit instantanément mais n’arrêta pas son manège pour autant, brisé qu’elle avait dit ? Aedhan était bien résolu à lui prouver le contraire, si bien qu’il ne s’arrêta de tourner que lorsqu’elle lui demanda de lui expliquer.

Calmement il retourna se positionner plus loin, assis, son dos le démangeait, c’était l’une des raisons principales de son agitation, il essaya de le lui faire comprendre en essayant d’observer à nouveau son dos. Instinctivement et bien qu’il ne le touche pas, sa langue s’échappait de sa gueule comme dans un geste désespéré pour se lécher. Un geste qui ne servait à rien car il n’atteignait pas son dos. Ne sachant si elle allait comprendre, il fit ce que tous les chiens faisaient en général, lever la patte arrière pour tenter de se gratter derrière l’oreille ou même le flanc. Reposant ses yeux sur elle, il vint finalement la voir sans être aussi agité que la première fois, il réclamait simplement une caresse, voulait être rassuré, surtout que lorsqu’elle lui avait dit pour la durée de la collerette, il avait grimacé en grognant légèrement, visiblement contrarié, mais soit… Il n’avait pas le choix et c’était toujours mieux que les chaines, donc le loup n’avait rien fait de plus. Si April détestait la forme de loup, Aedhan, lui, la préférait. Quelque part, il se sentait plus en sécurité, comme s’il s’agissait là d’une carapace protectrice, alors qu’en réalité il n’en était rien, il souffrait de la même manière que s’il était humain, l’usage de la parole en moins. Toutefois, la majorité des paroles passaient par le regard ambré qu’il renvoyait, couleur qui contrastait avec ses yeux ordinairement vert.

Quant au téléphone… Le loup était bien résolu à le récupérer, mais pour l’instant il l’avait plus ou moins oublié. L’ambiance était bonne enfant, cela changeait des derniers jours, qui avaient été des plus stressants. Aedhan se souvenait pleinement de la douleur, et bien qu’elle fût moins forte à présent, son dos lui rappelait sans cesse la rage qu’avait mis April dans ses gestes. Et elle était capable de le réitérer. Qu’en était-il de son « Père » ? Cela faisait plusieurs jours, semaines qu’Aedhan était tranquille, mais pour combien de temps ? Ne s’inquiétait-il pas de ne pas avoir de vue sur la cellule de son loup préféré ? Celui qu’il avait vu s’énerver avec rage après les murs. Celui qui aurait pu le dévorer sur place pour sauver la jeune femme, celle qu’il aimait ?
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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Lun 13 Jan - 19:12

TIL THEN I WILL TORTURE OTHERS.

April jeta un coup d’oeil sur la photo avec un sourire un peu moqueur. Quel loup sauvage ferait ça ? Il était vraiment trop drôle ! Elle rangea son téléphone. Le regardant chanceler, la jeune femme ne put s’empêcher de penser qu’il était quand même un peu trop surexcité alors qu’il ne s’était réveillé que depuis quelques minutes. Ou heures. Il devrait quand même prendre plus le temps. Il était trop pressé. Trop pressé de guérir notamment. Pour April, sa guérison le menait irrémédiablement vers d’autres douleurs. Tous ici avait appris que le temps de la guérison, c’était le temps de sursis. Ces petits jours où on les chouchouterait. Ces petits jours où rien ne viendrait les troubler. Elle ne lui avait pas injecté une forte dose non plus. A vrai dire, elle avait utilisé une dose en dessous de la moyenne et manifestement elle avait bien fait. S’il titubait à ce dosage, alors à un normal...

Et il tournait, tournait, tournait autour d’elle. Mais que voulait-il ? A ce moment là, elle lui en voulut. Elle lui en voulut d’être devenu ce loup avec lequel elle ne pouvait plus communiquer. Un loup qu’elle n’avait pas vraiment eu envie de voir. Un loup qui la ramenait à des souvenirs trop douloureux. Elle le suivit du regard alors qu’il allait s’assoir plus loin. Hum. Mais encore ? Haussant un sourcil, elle fut tout simplement fatigué. Autant gamine elle le faisait naturellement, mais deviner ce qu’il lui disait à cet instant la fatiguait. Elle perdait son temps, restait même trop longtemps ici...

Plongée dans ses pensées, elle le vit soudainement près d’elle. Distraitement, elle lui caressa la tête. C’était instinctif pour elle. Dès qu’il était sous cette forme, elle le traitait comme... Elle retira sa main. Un chien. Un loup n’accepterait jamais ça. Plongeant ses yeux verts dans le regard ambré, la jeune femme descendit sa main dans son cou et commença à le gratter doucement mais efficacement. Si elle n’avait pas les ongles très longs, ils l’étaient suffisamment pour accomplir dignement cette tâche. « Je vais devoir y aller, j’ai des mutants à torturer ». Oui. Comme ça. Sa voix était devenue très froide alors qu’elle redevenait peu à peu la White Lady. Elle allait devoir de nouveau torturer des mutants. Des humains. Certes un peu différents mais des humains tout de même.

Aedhan ne le savait pas, mais tout cet endroit était une expérience à lui seul. Des prisonniers, des tortionnaires... Certains scientifiques avaient fait de semblables expériences pour déterminer si le comportement d’un individu était lié à son environnement ou à son caractère. Les résultats furent certes contestés mais d’une manière générale, c’était l’environnement. Aedhan était dans le rôle de l’un de ces prisonniers et adoptait malgré lui le comportement requis. April elle-même était un sujet d’expérience. En exécutant des ordres dont elle n’était pas responsable, elle se retrouvait endoctrinée par un scientifique qui avait sérieusement modifié sa capacité morale. Elle ne réfléchissait plus. Elle ne voyait plus les mutants comme des humains. Sauf un. Un pour lequel elle adoptait peu à peu un comportement rebelle en lui offrant plus que nécessaire et en lui donnant l’opportunité d’échapper à ces mauvais traitements. Car, il fallait le dire, April n’intervenait que pour ancrer un certain comportement. Une fois que celui-ci était acquis, les mutants, dociles, la voyait moins souvent. Juste de quoi leur raffraîchir la mémoire de temps en temps. « Dommage que ce ne soit pas cette vipère, j’ai bien envie de la dresser ». Elle avait changé. Se redressant, le dos bien droit, elle quitta la pièce sans un regard pour le loup.
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Aedhan V. Wilshade


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All about you
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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Lun 13 Jan - 19:44





« YOU’LL BE FREE. SOON. »


L’odeur de l’exaspération flânait dans l’air, il la sentait bien, pourtant il ne faisait aucun commentaire. Aucun couinement ou autre protestation canine, il se contentait d’essayer de lui montrer ce qu’il voulait. Ce qu’il espérait. Aedhan avait mis du temps à se calmer, et dans le fond, intérieurement il bouillonnait, le loup réclamait la forêt, des kilomètres de forêt dans lesquels courir et se dégourdir les pattes sans avoir à se soucier de quoi que ce soit d’autre que son estomac. Il suffisait d’un petit bruit de feuille séchée pour attirer l’attention de ses oreilles pointues tout en provoquant l’instinct animal, celui du chasseur. Celui qui chassait le gibier pour se nourrir, et qui en aimait le goût du sang et de la chasse. Après avoir effectué le geste qui servait à faire comprendre que son dos le démangeait, il se rapprocha à nouveau de la jeune femme. Oui, Aedhan pouvait être dangereux sous son instinct animal, mais il n’avait jamais encore blessé April. Elle, pensait-il, il ne pourrait jamais lui faire de mal, se refusait de la faire souffrir. C’était comme une sonnette d’alarme interne, l’homme en lui la reconnaissait à chaque fois, son odeur, sa présence, ses émotions, tout ce qui émanait d’elle le faisait revenir. April était un peu son point d’ancrage ici, celle qui pouvait le sortir de sa léthargie animale.

Pour l’heure, le loup sentit la caresse sur sa tête et ne dit rien, se contentant d’en profiter malgré la collerette gênante qui l’empêchait de se diriger convenablement dans sa cellule. Malheureusement l’attention ne fut que de courte durée car elle retira sa main. Redressant la tête pour l’observer, les oreilles dressées il ne comprenait pas ce qui se passait. Intérieurement, Aedhan craint avoir fait quelque chose de mal, mais la jeune femme ne fit rien d’alarmant ou de mesquin. Après tout, elle avait déjà gagné sa photo ridicule du jour, que pourrait-elle faire de plus ? Ce fut à ce moment-là, alors qu’il l’observait et plongeait ses prunelles ambrée dans les émeraudes d’April qu’il sentit sa main dans les poils de son cou. Bien que cela ne fut pas son dos, le loup se sentit soudain soulagé et gronda de bonheur se laissant happer par les gratouilles. Fermant les yeux, il resta assis de cette manière en profitant des ongles de la jeune femme dans sa fourrure noire. Malheureusement pour lui, le ton de la voix de la blonde lui parut soudain si froid qu’il s’écarta doucement de lui-même, sans faire de geste brusque, de peur de l’énerver. Il sentait la colère qui la dévorait, ainsi sous cette forme et ça perturbait l’homme en lui, qui sentait le point de rupture proche entre les deux personnalités de celle qu’il aimait. Aedhan se dit, avec toute sa concentration humaine qu’il la sortirait de ce problème, qu’il essaierait. Déjà, il comptait bien la sortir d’ici et peu importait le temps que ça prendrait tant qu’il ne passait pas l’arme à gauche.

La torture était un mot qu’il n’appréciait pas, plus, et la voir dire cela d’une façon aussi nonchalante lui rappela bien les paroles qu’elle avait prononcé quelques instants plus tôt, avant qu’il ne se transforme. Si elle devait le torturer elle le ferait sans sourciller, sans même hésiter. S’écartant d’elle avec sa collerette, il osa tout de même venir poser à nouveau sa truffe contre la paume de sa main cette fois, comme un signe disant « ça va aller, ça va bien se passer », comme s’il sentait qu’au fin fond d’elle-même, April détestait ce qu’elle faisait ici, celle qu’il avait toujours connu, celle qui était douce, maligne et aimante. Retournant finalement près du lit, comme pour s’y allonger, soudain fatigué de son excitation, Aedhan la laissa partir, le cœur un peu lourd. Il profita néanmoins du son de la porte qui claque derrière la silhouette féminine, pour laisser le loup prendre le dessus. Parfois, ça lui permettait de faire le vide, de se reposer… Mais parfois ça pouvait aussi le perdre, car c’était quelque chose qu’il ne maitrisait pas bien.

***

Les minutes passèrent, puis les heures. Depuis qu’April avait quitté la pièce, le loup avait fait sa petite vie. Au début, il chercha à se rapprocher de la porte, reniflant toutes les odeurs qui pouvaient s’échapper de la moindre embrasure, du moindre trou. Il dut toutefois se faire une raison car la cellule blanche était parfaitement hermétique, ne trainait qu’une bouche d’aération pour renouveler l’air mais qui ne laissait entrevoir aucun son ni odeur particulière, même pas celle de la mort. Après avoir fait son petit tour, le loup noir retourna sur le lit, la collerette ne bougeant pas d’un poil, il préféra céder à la fatigue dans un lourd soupir d’ennui. Complètement allongé de profil, Aedhan remuait parfois la queue dans son sommeil, rêvant d’une course poursuite visiblement. Le loup mourrait d’envie de revoir la nature, d’y courir, de chasser de renifler toutes les odeurs de la terre, de l’écorce des arbres ou encore des oiseaux perdant leurs plumes par-ci par-là. Ainsi, il couina plusieurs fois dans son sommeil avant de sortir finalement de sa rêverie en sursaut. Se redressant, il se remémora la collerette puis le bandage sur l’ensemble de son dos et de son abdomen. Bandage qui collerait sûrement les poils de son ventre d’ailleurs… Oreilles en arrière, Aedhan ignorait combien de temps il s’était écoulé, mais son esprit était bien là, en quinconce avec celle de l’animal, il n’attaquerait personne rentrant dans cette pièce par pur instinct et ne chercherait pas à sortir, l’homme imposait ses directive et l’animal, bien que sauvage, ne semblait pas avoir la force de les contredire, comprenant sûrement que c’était… Pour son bien. Une bien drôle de dualité, mais qui, si l’on cherchait bien, pouvait aisément se rapprocher de celle d’April. Ils luttaient tous deux contre un être en colère. Un être en cage.
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