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  « you won't break me again » [terminé]

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Aedhan V. Wilshade


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MessageSujet: « you won't break me again » [terminé]   Mer 4 Sep - 20:00





« YOU WON’T BREAK ME AGAIN. »


Los Angeles. On pourrait l’appeler “capitale du soleil” tant le climat y est bien souvent radieux. Quel mauvais habitant Aedhan ferait s’il osait se plaindre du beau temps. Temps qu’il n’avait pas apprécié depuis plusieurs semaines maintenant. « Saleté de soleil, il fait trop chaud ». Oui enfin… Vous l’aurez compris, bien qu’un peu bougon, le loup préférait les fraîcheurs hivernales, ça lui permettait de s’emmitoufler sous ses couvertures sans le moindre regret. La chaleur estivale ne lui plaisait guère, moins de couvertures à utiliser… Vous comprenez ? Voilà bien des jours que le jeune homme ne sortait pas de son trou, à l’intérieur du bâtiment de Genome, à l’étage des « rescapés », comme il aimait bien l’appeler, ou même des « éclopés », lui-même se considérant comme tel. Les cicatrices de son dos pouvaient le prouver… Aedhan en avait bavé par le passé, le rendant parfois si silencieux qu’on pourrait le croire totalement dérangé ou complètement agoraphobe. Il n’en était toutefois rien de tout cela, le loup avait simplement quelques convictions erronées, toutes mises en tête par une blonde au caractère bien trempé, qui fut pourtant un ange bien des années auparavant.

Aujourd’hui était donc un grand jour. C’était la première fois depuis longtemps qu’il osait mettre un pied dehors. Bien sûr, il n’avait prévenu personne (il ne comptait pas beaucoup d’amis parmi ses quelques fréquentations). Avançant les mains dans les poches de son jean, le loup espérait bien rester tranquille. Il se sentait constamment traqué et cette sensation était des plus désagréables, pas seulement pour lui, mais également pour ses « rares » amis. Dans le fond, le loup était peut-être un petit peu dérangé psychologiquement. A force d’être inquiet on finissait par attirer les ennuis.

Malheureusement pour lui, c’était bel et bien ce qui allait se produire, car dans l’ombre, on le suivait déjà, silencieusement. Genetic n’était pas forcément au courant de ce qu’un scientifique pouvait bien faire en secret. Des recherches aussi tordues qu’importantes… Du moins, aux yeux de ce « fanatique de l’évolution génétique ». A ses bottes… Une blonde à la silhouette élancée, qui jadis, était aussi pure qu’une jeune colombe. A présent, aveuglée par la haine, elle écoutait ce scientifique, et l’aidait même, sans forcément s’en rendre compte, dans ses recherches farfelues. Aedhan ignorait qu’il serait la cible aujourd’hui. Que jamais plus, il n’oserait ressortir en dehors de Genome s’il y revenait un jour. Traumatisé, il serait traumatisé. Alors qu’il s’arrêtait près de la place, observant les vagues heurter le sable fin, il soupira, le soleil l’aveuglant. L’homme banalisé le suivait toujours, en cachette, et Aedhan ne le savait même pas. Ce ne fut qu’à l’angle d’une ruelle, alors qu’il était sur le chemin du retour, beaucoup plus anxieux, que l’homme passa à l’action. Un coup bien placé et tout fut noir aux yeux du loup. Aussi noir que le charbon.

Il n’ouvrit les yeux que bien plus tard, alors que la fraîcheur et l’humidité faisaient frissonner sa peau à nue. Il avait perdu son t-shirt dans « la bataille ». Papillonnant des yeux, encore sonné, il se redressa doucement, surpris de son sort, mais reconnut instantanément le genre de cellule dans laquelle il se trouvait. Se crispant soudainement, il se releva, cherchant déjà une issue. Ca ne pouvait être possible, il avait fait attention et n’était pas un cobaye. Agacé et paniqué, il testait chaque mur de la cellule, espérant trouver le moindre signe de faiblesse, mais rien… Plissant le nez et grognant pour lui-même, il s’acharna ainsi pendant plusieurs minutes, jusqu’à ce que la porte s’ouvre… Sur une tête connue. Aedhan se figea instantanément et sentit ses sourcils se froncer. Il n’avait pas envie de l’affronter, pas encore, pas elle… Et surtout pas maintenant. Il n’avait prévenu personne, personne ne le chercherait. Qui se préoccuperait d’un mutant un peu trop perturbé à cause de fausses idées ? Sourcils froncés, il se surprit à ouvrir « le bal ».

« Tu aurais pu envoyer une invitation. ».
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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Jeu 5 Sep - 22:38

BE CAREFUL WOLFY... I COULD KILL YOU IN A BLINK




Ce matin là, April se réveilla d’une nuit sans rêves. Ou plutôt d’une nuit peuplée de souvenirs qui s’entrechoquaient en une guerre titanesque : les moments heureux contre ceux plus malheureux. Se redressant dans le lit, elle observa son réveil. Même heure. Nouvelle journée. De longues heures encore avant d’en voir le bout. Si seulement... Si seulement elle pouvait échapper à l’emprise du temps... Mais non. Il lui fallait vivre, tenir, continuer de faire ce qu’on lui demandait. Oh si seulement... Si seulement on pouvait cesser de faire battre son coeur. Lui ôter la vie, la libérer de tout cet ennui qui l’accablait. Soupirant de lassitude, elle se leva et se traîna dans la douche. L’eau fraîche la réveillerait sûrement suffisamment pour ne pas être en retard. Il détestait le retard. Revêtant sa tenue blanche traditionnelle, elle endossait peu à peu le rôle qu’on lui demandait de jouer : celui de la White Lady. Ce fantôme de femme vengeresse qui s’en prenait aux hommes... Qui cherchaient désespérément à rentrer chez elle. Oh, ils ne savaient pas combien ceux qui la surnommaient ainsi avaient vu juste ! Une fois prête elle descendit pour prendre son petit-déjeuner. Il était déjà sûrement à table, le journal étaler à coté de sa tasse de café. Avant d’entrer, elle composa son masque. Il ne devait pas savoir qu’elle le craignait. Et pourtant, ce n’était qu’une façade parce qu’il l’avait façonné pour. Oh, elle ne le détestait pas. Il avait fait beaucoup pour elle mais il voulait un soldat alors elle était simplement ce qu’il voulait qu’elle soit.

« Bonjour. », dit-elle en entrant dans la pièce et en prenant place. Il l’accueillit avec un sourire et une réponse enjouée. Pourquoi tant de démonstration d’émotions soudain ? Quelle bonne nouvelle pouvait bien le faire réagir de cette manière ? « Il a été localisé. Ils vont le ramener au centre dans la journée. Je compte sur toi pour l’accueillir comme il se doit ». Il hocha la tête, lui lançant un regard plein de sous-entendus.

April s’était tendue et posa lentement son café sans quitter du regard son mentor.Son esprit analysait chaque mot, chaque mimique sur le visage de son protecteur. Un seul homme était responsable de son chagrin. Un seul homme était encore en vie alors qu'il aurait dû mourir de sa main. Ses yeux s'assombrirent dangereusement alors que le nom s'imposait lentement à elle. « Wilshade? ». Le hochement de tête de l'homme la conforta. Ses muscles se tendirent. Les traits de son visage durcirent. « Du calme, ma colombe... J'ai moi aussi besoin de jouer avec lui... Je crois me souvenir qu'il avait un don intéressant alors ne le tue pas trop vite... Même si bien sûr je t'y autoriserai le moment venu ». Il l’observait. Elle sentait bien ses yeux tenter de fouiller son âme mais April resta parfaitement stoïque. « Merci. Je ne te décevrai pas. » Elle finit son assiette, imaginant déjà comment se passeraient leurs retrouvailles. Elle quitta la pièce sans un regard en arrière. Il allait payer. Dieu qu'il allait payer pour tout le mal qu'il lui avait fait. Il avait abusé de sa naïveté, de sa crédulité et l'avait abandonné alors qu'elle avait eu besoin de son aide. Comment avait-il pu lui faire ça ? Jouer des sentiments d'une gamine ? La colère avait totalement empli son coeur. April était dans une rage contrôlée mais ceux qui croisaient son chemin avaient intérêt à s'écarter car tout obstacle finit irrémédiablement dans un mur. Ironie du sort puisqu'un jour elle serait capable de le traverser...

Accueillir un loup ? Non... Pas tout de suite. Il était dans un endroit très spécial du centre, loin des expérimentations "lambda", celles de son mentor étant considérées comme bien plus extrêmes et peut-être un peu secrètes dans le fond. April ne savait pas trop ce qu'il faisait et dans le fond, ça lui était encore bien égal. Elle, tout ce qu'elle voulait, c'était de torturer, découper, arracher du mutant. Aliéner leurs esprits, leurs coeurs et leurs corps pour ne laisser d'eux que des êtres vides de toute vie. Des ombres d'eux-mêmes, capables de lui obéir aveuglément. Ses "chiots" comme elle se plaisait à les appeler. Aujourd'hui, elle avait une horde de chiots et certains qui étaient passés entre ces mains n'avaient jamais pu se défaire de son emprise. Même s'ils avaient pu fuir dehors. Le conditionnement qu'elle leur faisait vivre était si intense qu'ils pouvaient à l'un de ses appels se mettre à la protéger. Même s'ils n'en avaient pas envie. Les lois de l'inconscient n'avaient plus aucun secret pour elle. Et la jeune femme en ce jour ne voyait plus que la véritable opportunité de vengeance.

Ses talons se mirent à claquer sur le sol. Aedhan avait été emmené dans les parties sombres du Centre. Un endroit effrayant et particulièrement glauque. Une atmosphère propice à détruire l'esprit d'un être humain. Des portes lourdes, ne laissant que peu de visibilité. De véritables cachots. Ouvrant la lourde porte, April ne jeta même pas un regard à l'agent interne qui surveillait cette porte de fer. Sa télécommande à la main, elle savait que s'il commençait à se montrer ennuyeux elle aurait de quoi le tenir à distance. Glissant sa main dans sa poche, elle ne jeta aucun regard aux cellules. Des paires d'yeux disparaissaient de la petite fenêtre dès qu'ils pouvaient la voir. L'odeur de la peur suintait partout et elle excitait particulièrement la dame blanche. Son pas s'arrêta en face de l'une d'elle. Il était là. Un fin sourire cruel se dessina sur ses lèvres. Il était là. Juste derrière cette porte. Un sentiment de victoire emplit son coeur. Mais aussi de frustration. Elle avait reçu l'ordre de ne pas le tuer. Ennuyeux. Elle ne pouvait pas non plus l'abîmer de trop en lui broyant des os parce qu'il avait besoin de lui entier. On entravait son jeu !

L'homme était un loup pour l'homme. Cette phrase était au combien vraie. Et April allait se faire un plaisir de le rappeler à cet homme loup qui se trouvait juste derrière le battant. Une victime qui serait bientôt consentante et la supplierait de l'achever. Une lente agonie qui le conduirait dans les affres les plus tortueux du désespoir, dans des supplications que jamais un homme ne penserait prononcer. Elle le tenait. Oui, elle en saliverait presque. C'était ce que son coeur désirait le plus et son monde gris se transforma soudain en un monde de sang. La vengeance était un plat qui se mangeait froid et April était juste impatiente de pouvoir goûter à celui-là. Poussant le verrou, elle ouvrit la porte et le découvrit figé. Oh... Surprise ! Elle nota qu’il était torse nu. Quelle prévoyance ! Satisfaite, elle prit le temps de le regarder. Portait-il encore ses marques ? Celles qui le faisaient sien ?« Tu aurais pu envoyer une invitation. ». Non mais quel toupet ! Parce qu’il pensait vraiment qu’elle l’inviterait ? Ses traits se durcirent.  « Nous l’avons fait, mais tu l’as refusée. ». Sa voix était tranchante. La porte s’était refermée derrière elle et la White Lady cherchait à le contourner pour voir son dos. « Bienvenue à la maison, Wolfy. ». Un sourire moqueur aux lèvres, elle le testait clairement. « Ne pense pas que tu aies une quelconque importance à mes yeux. Une fois qu’il aura eu ce qu’il veut de toi, je pourrai enfin régler mes comptes avec toi. Et crois moi, ta dette est... Vraiment conséquente. ». Si en apparence elle paraissait sérieuse et calme, en réalité elle bouillonnait. Elle se retenait de lui sauter à la gorge et de lui planter un couteau dans le coeur, une balle en pleine tête ou à le pendre au mur... Ou à le noyer... Ou d’autres choses plus amusantes et lentes encore... L'avertissement était clair. Mieux valait pour lui qu'il ne la provoque pas.
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Aedhan V. Wilshade


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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Sam 14 Sep - 9:35





« YOU’RE WASTING YOUR TIME, AND MINE TOO. »


Il avait déjà pu entrapercevoir quelques couloirs, surtout ceux ressemblant fortement aux couloirs d’un asile de fou. Tout fait de blanc… Un blanc immaculé mais aussi angoissant. Du sol au plafond… Il y avait de quoi devenir complètement fou. Pourtant, le loup n’avait pas été amené dans ces couloirs-là. Pas cette fois. Ses prunelles vertes s’étaient posées sur l’obscurité qui émanait de sa cellule. L’humidité faisait frissonner chaque pore de sa peau mise à nue. On avait tout de même eut la dignité de lui laisser son pantalon et son boxer. C’était déjà ça. Quand les talons claquèrent sur le sol humide, Aedhan était en train de chercher une sortie, une fissure dans un des murs, de l’eau qui s’écoule du plafond, n’importe quel petit trou lui aurait convenu, mais il ne trouvait rien. Il fallait dire que la luminosité n’aidait pas vraiment. Habillée de blanc, lorsque la porte s’ouvrit, on aurait pu croire qu’un ange arrivait. L’ange de la mort. Comme c’était ironique tous ces symboles dans le fond… Ca aurait presque pu le faire rire s’il n’avait pas craint un minimum la blonde qui lui faisait à présent face. Les marques qu’avaient laissées April sur son dos étaient toujours là… Elles n’auraient pu disparaître en un claquement de doigts, même s’il l’avait souhaité un nombre incalculable de fois. Le loup était marqué à vie, ces cicatrices, œuvres des plus macabres resteraient à jamais gravées dans sa chaire. Si seulement c’était là le seul drame de sa vie.

Sur un ton légèrement arrogant mais tout aussi « amical », Aedhan fit sa première réflexion, sans même adresser un bonjour de politesse. Elle aurait pu lui envoyer une invitation. La réponse de la white lady le fit sourire, le genre de sourire carnassier que l’on pouvait également prendre pour un sourire de timbré psychotique.

« Vraiment ? Le courrier a dû se perdre alors… Je n’ai rien reçu. »

Non résolu à s’asseoir, le loup restait donc debout et de marbre, enfin presque, parce qu’il était plus agacé qu’autre chose de s’être retrouvé là pour la énième fois. Il n’avait pas envie de lui adresser la parole. Elle avait beau lui avoir sauvé la mise, c’était à cause d’elle s’il était ici. Personne d’autre qu’elle n’aurait pu le faire surveiller alors qu’il sortait pour la première fois depuis des mois, de son antre. L’air bougon, il ne prêta pas attention au bienvenue, aussi gentillet fut-il, Aedhan n’en avait cure et s’en fourrait même le doigt dans le nez. Balivernes que toutes ces pseudos politesses, cela faisait bien longtemps que l’April qu’il avait gardé avait disparu. Bien longtemps qu’elle ne croyait tout simplement plus… En lui. Comme une vulgaire coïncidence, alors qu’il pensait tout ceci, voilà qu’elle répondit à sa « question muette », à ses suggestions des plus tordues. Avait-il de l’importance pour elle ? Sûrement encore… Sinon elle ne serait pas là à vouloir absolument lui faire payer, il en était pleinement conscient. Croisant finalement les bras face à de tels propos, le loup plissa le nez. « Il ? ». Oui, il n’avait pas eu l’occasion de rencontrer son « boss », celui pour qui elle semblait visiblement travailler, et qu’elle admirait, du moins, en public. C’était l’impression qu’elle lui avait donné. Quant à sa dette…

« Je ne te dois que la réussite de mon escapade précédente. Je ne pense pas avoir autre chose à te rendre… Si ce n’est peut-être que j’aurais aimé pouvoir te rendre ta liberté. Tu sembles tellement étriquée dans ces habits blancs, et ce rôle que tu joues à la perfection. ». Il fronça les sourcils. « Je te connais April. Si tu étais aussi froide que tu le prétends, tu ne m’aurais pas aidé cette nuit-là. Au risque de te faire tuer. Ma dette concerne ce passage de nos vies. Rien d’autre ou alors je ne suis pas au courant… ».

Penchant la tête sur le côté, et malgré l’agacement, il demeurait sincère. Un tantinet narquois au début de ses mots, mais le sérieux avait repris le dessus sur le reste. Il ne pouvait la détester trop longtemps. Pourtant… Il la détestait autant qu’il l’appréciait, et cela faisait beaucoup, mais ici, face à elle, il avait du mal à rester indifférent. Ce n’était pas l’œuvre de sa manipulation psychique, non, tout résidait là à cause de souvenirs communs et partagés autrefois. Il ne pouvait se résoudre à croire que la jeune April qu’il avait connu était définitivement « morte », terrassée par le poids des ans, et par d’autres forces bien plus obscures…

« Qu’est-ce que ton précieux maître veut au juste ? Qu’a-t-il à gagner avec tout ce cinéma ? ».

Oui, c’était là la plus grande de ses interrogations, on avait plusieurs fois tenté de lui dire que Genetic n’était pas là pour « faire de mal », ou même torturer, tout n’était que quelques expériences pour la science. Avaient-ils seulement l’intention de lui injecter ce remède anti-mutation ? Car ça… Il en était hors de questions.

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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Sam 14 Sep - 16:18

LIAR! YOU LET ME DOWN!



Les sous-sols de Genetic n’étaient pas si glauques que ça, au contraire. Le responsable n’aimait pas vraiment voir les mutants maltraités et le projet secret sur lequel travaillait le mentor d’April. Ses méthodes discutables avaient de bons résultats. Ses recherches, selon lui avançaient à grand pas et il était toujours selon lui sur le point de trouver la solution au problème mutant. Mais ça, c’était la façade. Les choses étaient bien faites. Il y avait un couloir, caché aux yeux non avertis qui contenait quelques cellules différentes. L’obscurité et la privation d’eau et de nourriture étaient sans conteste des méthodes de traitement efficaces. April le savait, il le lui avait appris et chaque mutant qui y passait finissait toujours par y succomber.

Lui faisant face, la jeune femme prenait sur elle pour conserver ce masque d’indifférence mais le loup eut la mauvaise idée de vouloir discuter. Le ton moqueur, indocile, il semblait vouloir jouer à ce petit jeu où tout deux savaient qu’il serait perdant. Mais peut-être l’avait-il oublié ? « Vraiment ? Le courrier a dû se perdre alors… Je n’ai rien reçu. » Le regard de la jeune femme se durcit. Il ferait mieux d’être plus prudent, elle pouvait bien perdre sa patience. Déjà qu’elle brulait de l’éradiquer de la surface de cette terre. Mais April ignorait qu’il la pensait responsable de son arrivée ici. Elle-même ne l’avait appris que le matin même et si elle l’avait libéré, décision qu’elle regrettait amèrement aujourd’hui, sa surprise à cette nouvelle n’avait pas été feinte. Il ignorait qui était son mentor ? Pourtant, il l’avait vu… Ou peut-être pas, le jour où April s’était formée sur Aedhan, il n’avait fait qu’observer à l’abri derrière une vitre fumée.

Il nia sa dette. Ses dettes. Elle déglutit, essayant de ravaler sa colère. Mais il avait été trop loin. Lentement, elle replia son poignet et sentit la seringue. Avançant dans la pièce, sachant qu’Aedhan ne pourrait pas ouvrir la porte sans une clé qu’elle conservait stratégiquement elle se rapprocha de lui. « L’homme qui m’a recueilli lorsque personne n’était là pour me protéger. » Sa voix commença à trembler. Et elle commença à perdre le contrôle. Sans prévenir, elle lui donna un coup bien placé dans l’un de ses organes, lui plantant du même coup la seringue qui injecta son produit paralysant. La douleur qu’il ressentirait le ferait peut être tombé à genoux, avant même que le produit n’agisse. Il serait alors à sa place. Comme un bon toutou. « Il étudie les gens comme toi pour trouver comment vous guérir et éviter que ce genre de drame ne se reproduise. » Quel drame ? Elle faisait bien évidemment référence à l’assassinat de ses parents. L’enjambant, elle lui tira la tête en arrière et lui murmura à l’oreille : « Je crois que ta dette concerne un peu plus que ma liberté ». Elle le relâcha et prit le temps de l’observer.

Immobilisé, il ne pouvait absolument rien faire. A part parler. Alors, tranquillement, elle le traîna jusqu’au centre de la pièce et passa les chaînes autour de ses poignets. « Si tu as une bonne mémoire, tu te souviens de ce qui vient après… N’est-ce pas ? ». Sa voix grondait, menaçante. Oh, s’il avait peur, il avait raison. Il voulait parler ? Ils allaient le faire, la jeune femme devait de toute façon régler ses comptes avec lui. S’éloignant à nouveau, elle le regarda encore quelques instants. Observer donnait le temps à sa victime d’anticiper et d’imaginer. Or l’imagination était très certainement la pire torture qui soit. Elle appuya sur un bouton jusqu’à ce qu’il se retrouve suspendu. « Tu m’as beaucoup déçu en fait… Et ce que je suis devenue… C’est toi qui en est responsable, c’est toi qui m’a abandonné. Vous les mutants, vous n’êtes que des menteurs ! Vous abusez de votre gène et finissez toujours par tuer, toujours. Alors il travaille à vous retirer votre petit pouvoir. Le faire disparaître, le bloquer pour que vous puissiez vivre normalement et pour que l’humanité ne sombre pas dans le chaos. ».

Le fil électrique dans la main, elle avança lentement vers lui. « Tu crois que tu ne me dois rien ? Tu me dois tout au contraire. Tu me dois trois vies mais tu n’en a qu’une seule à m’offrir… Je m’en contenterai. ». Elle posa son objet de torture sur lui. Le courant électrique était assez fort. Elle le laissa poser plusieurs secondes, jusqu’à ce que la chair brûle. « Tu n’es qu’un menteur ! Tu ne m’auras plus avec tes beaux discours et cette fois crois-moi tu ne vas pas sortir d’ici, pas vivant ! ».
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Aedhan V. Wilshade


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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Dim 22 Sep - 18:02



« IF YOU HATE ME THAT MUCH, JUST KILL ME THEN. »


La peur. Une sensation que le loup ressentait beaucoup trop à son goût. Sensation qu’il ne voulait pas connaître, jamais plus, et qui pourtant ne cessait de persister. Ce monde n’était peut-être pas pour lui en fin de compte. Aedhan était loin d’être un trouillard. Avant de subir les frais d’expériences douteuses et secrètes, il était un homme tout ce qu’il y avait de plus normal (enfin… Si on retirait sa capacité bien sûr). Soldat dans l’armée des Etats-Unis, il s’était fait une place dans la société. Malheureusement pour lui… Du jour au lendemain il ne devint qu’un homme perturbé et majoritairement sur la défensive. Un bruit trop intriguant ? Il se retournait aussi rapidement que possible. Une personne inconnue ? Limite il montrait les crocs sans même être sous forme animale. Et si on l’approchait ? S’il ne vous fuyait pas ou ne vous incendiait pas, c’est que vous aviez de la chance. Dans le fond, Aedhan avait sûrement été détraqué par April lors des séances de torture. Bien qu’il ne pense pas être fou, elle avait réussi à le marquer, en quelques sortes, et en dehors des séquelles physiques.

Pour l’heure, le loup restait un homme, et il ne voulait pas que la terreur se lise dans ses yeux. Bien sûr, comme tout être humain sensé, il craignait la douleur, surtout lorsque cela touchait à nouveau son dos déjà meurtri. Chaque cicatrice effleurée lui rappelait indéfiniment la douleur qu’il avait pu ressentir au moment du marquage. Malgré tout, Aedhan faisait face à la white lady, ancienne amie qui lui était méconnaissable. C’était triste, en y pensant, la façon dont ils avaient été séparés. Oh, il assumait son choix d’avoir été dans l’armée, mais il lui avait toujours écrit, jusqu’à ce qu’elle ne le fasse plus… Lui aussi avait des choses à lui mettre en pleine poire. Il n’était pas seul responsable dans l’histoire. Et surtout… Il ignorait que l’assassinat de ses parents avait un rapport avec lui. Il ignorait même tout court le drame qu’elle avait vécu.

Cherchant à discuter, sans doute pour faire diversion, le loup demeurait sincère dans ses propos, surtout les derniers qui la concernait elle. Aedhan n’avait jamais voulu lui faire de mal, et ne voulait toujours pas lui en faire malgré sa colère. Oui, il pensait bel et bien que sa présence ici était de sa faute, et surement de son bon vouloir. A en juger par son attitude cela ne pouvait être que sa faute… Sinon elle serait surprise, ou peut-être qu’elle ne serait tout simplement pas vu le voir. Pourquoi l’avoir aidé par le passé si c’était pour le faire revenir ? Le jeune homme était perdu et ne comprenait plus vraiment le pourquoi du comment. Tout ce qu’il savait à présent, c’est qu’il était là, dans une cellule crasseuse et sombre, à la merci des jouets d’une ancienne amie (et même plus), qui avait vraisemblablement une dent contre lui. Et une bonne grosse. Il ne s’attendit d’ailleurs pas… Qu’à la suite de ses paroles, la jeune femme se mette à lui donner un coup bien placé. Il aurait dû le prévoir, mais non… Il avait eu beau être sur la défensive, il avait fait l’erreur de s’attendrir quelques secondes de trop. Et voilà qu’il se trouvait à présent presque à genoux, les mains entre les jambes et le souffle coupé. C’était un coup tellement bas et facile… En revanche, la seringue qui vint se planter dans son cou était une bonne surprise. Comment l’avait-elle planquée aussi bien ? Grognant de douleur il bascula en arrière par réflexe, juste après que la piqure ne se fit sentir. Tétanisé, il essaya de se relever malgré la douleur à l’entrejambe mais n’eut réellement le temps de le faire. Ses jambes lâchèrent et il se retrouva sur le sol. Chacun de ses membres s’endormaient lentement et ne répondaient plus, chose qu’il eut extrêmement de mal à comprendre sur le moment, mais après coup, il comprit, et tomba complètement allongé sur le sol froid de la cellule.

Les mots d’April arrivèrent jusqu’à ses tympans, il fronça les sourcils, il n’avait pas besoin d’être guéri. « Je ne suis pas malade. ». La seule chose qu’il aurait pu avoir, c’était des puces, et encore… Complètement paralysé, il ne put l’empêcher de tirer sa tête en arrière. Laissant échapper un nouveau grognement, il déglutit comme il put. Les mots ne furent pas compris, il ne voyait pas ce qu’elle lui voulait. « Je ne comprends pas… ». Mais qu’à cela ne tienne, la White Lady semblait n’en avoir cure, pour preuves, elle le tira même au centre de la pièce comme un vulgaire pantin désarticulé et incapable de tenir debout tout seul. La fraîcheur et le côté rugueux du sol n’aidèrent pas son dos à se sentir mieux, et il avait toujours horriblement mal à ses parties. Non vraiment, elle commençait sérieusement à l’agacer.

Le ton menaçant ne le fit pas frémir, pas en apparence, il détournait même les yeux pour se montrer indifférent. Les chaines, à croire qu’ils ne savaient qu’utiliser que ça. Un soupir sec s’échappa de ses lèvres tandis qu’une expression boudeuse crispait ses traits. Bien sûr qu’Aedhan imaginait le pire, car il ne se souvenait pas en détails de toutes les tortures, son esprit ayant décidé que c’était beaucoup trop dur à vivre pour lui. Il s’enferma donc dans sa bulle protectrice, bulle instaurée par son même esprit afin de le préserver au mieux. Malheureusement, cela ne durerait pas… Car lorsque les chaines tirèrent sur ses poignets pour le soulever, il grogna. Ne pouvant lever la tête pour se tenir à peu près droit, la position était donc des plus inconfortables. Le menton presque collé à son cou, de par la position abaissée de sa tête, il n’avait plus l’occasion de la regarder dans les yeux. C’était sûrement mieux ainsi. Inlassablement silencieux, il se contentait donc de regarder le sol poisseux (de son point de vue).

Les paroles qu’il se prenait en plein visage étaient des plus folles, il ne dit tout de même rien, il lui avait déjà dit ne pas être malade. Il ne fit qu’arquer un sourcil aux dernières paroles, celles juste avant que le courant électrique ne passe dans son corps. « Je n’ai tué pers… ». Trop tard, le fil s’était déjà abattu sur lui, brûlant sa chaire, faisant tressaillir son corps de toute part, et provoquant une douleur insoutenable dans tous ses membres. Serrant les dents, il ne pouvait détourner la sensation de douleur en serrant les chaines. Paralysé, Aedhan était donc uniquement à la merci de l’électricité et du bon vouloir d’April… Jusqu’à… La mort ?

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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Dim 22 Sep - 18:33

DON’T WORRY IT IS ACTUALLY ON MY TO DO LIST


A ses yeux, son silence le rendait responsable. Il n’avait répondu à aucune de ses lettres, et ne l’avait jamais rappelé. Il n’était même jamais venu… Peut-être que le militaire qu’elle avait eu au téléphone n’avait pas transmis le message ? La question l’avait longtemps tourmenté mais April avait finalement opté pour une version dure, mais simple : il avait coupé les ponts. Il ne voulait plus la voir, sa famille… Il n’avait manifestement jamais cherché à savoir ce qu’ils étaient devenus. Tout le discours de son mentor passait en boucle dans son esprit malade : les mutants étaient des monstres, des assassins qui prenaient ce qu’ils voulaient quand ils voulaient sans se préoccuper de personne. Sauf par intérêt. Or, Aedhan à ce moment-là lui montrait bien par ce discours qu’il cherchait à l’amadouer. Sa diversion aurait pu fonctionner s’il n’avait pas utiliser juste avant un ton aussi moqueur. Sa colère était éveillée à présent. Et il ne pourrait plus rien y changer.

La première étape était de se servir de la mémoire du corps. Si Aedhan frondait, prétendant ne pas avoir peur, nul doute que quelques souvenirs réussiraient à le déstabiliser. A ses yeux, chaque mot qu’il prononçait était un mensonge. « Ils te diront tout ce que tu veux entendre April. Ils sont prêts à tout pour s’échapper mais ton devoir c’est de leur apprendre à obéir. Alors ne les écoute pas. Jamais ». Un bon conseil qu’elle s’appliquait à suivre. Ne montrant jamais aucune pitié, elle n’avait qu’échoué une fois. Un échec cuisant qui d’ailleurs lui faisait face à ce moment même. Le loup avait fait exactement comme son mentor lui avait dit. Il l’avait trahi et ce jour là, April avait compris. Il avait raison depuis toujours. Son cœur s’était endurci, du moins face au mutant car elle restait humaine malgré tout et en profonde dépression. Ce monde, il était vide. Gris. Chaque jour passait, en emmenant un autre avec lui et la jeune femme était fatiguée. Elle n’aspirait plus qu’à mourir et si elle en venait à un extrême avec lui… Elle savait qu’elle le suivrait.

L’attaque fut rapide. April le frappa. Un point précis sur son abdomen où passait un nerf. Réveiller la douleur était un jeu d’enfant pour elle. Profitant de son effet de surprise, elle lui planta une seringue alors qu’il était presque tombé à genoux. La frappe était quasi chirurgicale. Il fallait dire que la jeune femme était entraînée et que si l’on devait l’associer à un animal à présent, c’était un cobra. Depuis plusieurs minutes, elle avait repéré le point qu’il lui fallait frapper pour que le produit paralysant face son effet rapidement. Tombant au sol, elle le toisa alors qu’un sourire en coin se dessiner sur sa bouche. Voilà. Là était sa place et d’une certaine manière, elle se sentait soulagée. La situation était maîtrisée. Il ne pourrait pas se transformer en loup et ne pourrait pas non plus tenter de s’échapper. Et surtout, il était entièrement à sa merci. C’était une certaine satisfaction. Habituellement, elle ne prenait même pas la peine de prendre le temps de discuter. Oui, d’une certaine manière, il pouvait se considérer comme chanceux.

Le saisissant par les cheveux, elle lui redressa la tête pour répondre à ses questions. « Je ne comprends pas… ». Oh… Le pauvre… Il ne comprenait vraiment pas ? Il se fichait d’elle, c’était sûr. La blonde n’en doutait pas, il était en train de faire comme tous les autres, de la déstabiliser. Mais il n’y parviendrait pas et elle allait le lui prouver. Le tirant jusqu’au centre de la pièce, elle prit le temps de l’installer. Elle le tenait. Et il avait l’air si misérable. Mais elle n’avait pas le droit de s’attendrir et l’indifférence d’Aedhan l’aida à en revenir à ce qu’elle faisait de mieux : torturer. « Oh… Tu boudes ? Ce n’est pas grave, on va s’amuser dans quelques minutes, crois-moi ». Elle le souleva alors jusqu’à ce qu’il soit suspendu. Ceci, peu de gens le tenait en compte, mais c’était déjà une forme de torture.

Alors que le courant électrique brûlait sa chair et se propageait dans son corps, April l’entendit répondre. Il avait tué. Il était un assassin. Elle retira l’embout. La chair qui s’y était accrochée s’arracha lentement. Elle l’appliqua à un autre endroit quand son téléphone sonna. Un message. Soupirant, elle consulta l’écran tout appliquant toujours le fil sur le corps de sa victime. Il avait besoin d’elle. Agacée d’être troublée dans son jeu macabre, elle retira à nouveau l’embout. La chair brûlée avait noircie. Sans un mot, elle installa une perfusion avec le produit paralysant et de quoi le nourrir afin qu’il n’ait pas l’idée de se transformer d’ici son retour.

Elle quitta la pièce, décidant de le priver de lumière et d’eau. Deux privations qui pouvaient rendre un être humain fou. Et la suspension risquait bien de le démembrer mais April savait déjà combien de temps ils avaient avant que quelque chose de malheureux n’arrive.

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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Dim 22 Sep - 18:59





« DON’T LEAVE ME HERE. »



Le loup le comprendrait bien assez tôt, les choses allaient s’envenimer, et pas qu’un peu. La souffrance, Aedhan ne l’avait pas totalement oublié, mais cela faisait quelques années qu’il n’avait pas ressenti réellement les effets néfastes de celle-ci. Inutile de préciser alors, que lorsque le coup partit dans son abdomen, il se plia de douleur. Selon April, cela revenait à le mettre à sa place, mais Aedhan n’était pas un chien, il ne faisait que se transformer en loup. Rien de plus. Il n’avait pas à obéir à la blonde, bien qu’elle fut sa meilleure amie par le passé, et même plus. Lorsque la seringue laissa passer le liquide paralysant dans ses veines, le loup ne se sentit pas bien, et tomba quasiment instantanément sur le sol. Oh il essayait bien d’échapper aux effets, mais la dose contenue devait être prévue pour un éléphant, tant la rapidité des effets fut flagrante. La discussion prenait une tournure qui ne lui plaisait pas, tout comme les gestes. Rapidement à la merci de la jeune femme, il se fit trainer jusqu’au centre et attaché comme un vulgaire sac à viande, ou porc prêt à être réduit en charpie et vendu au sein d’une boucherie. Il déglutit, la seule chose qu’il puisse faire encore. Aucun de ses membres ne réagissait, et intérieurement, ça le fit clairement paniquer. Un travail sur lui-même était nécessaire, et bien qu’essayant désespérément de se calmer, Aedhan ne parvenait pas à trouver la force intérieure nécessaire pour calmer sa respiration, au grand bonheur, sûrement, d’April.

Malgré tout, les explications avaient beau tomber, le loup ne comprenait pas ce qu’elle pouvait bien lui reprocher. Bien sûr, il l’avait laissé là, quelques années plus tôt, sans avoir pris la peine de la sortir de ce trou à rat, il avait compris son erreur, mais ne se voyait pas avoir à en adosser une autre. Il ignorait tout du drame exact qui s’était produit chez elle, chez ses parents. Il n’avait plus eu de nouvelles, elle n’avait plus écrit ! Malheureusement pour son cas, la jeune femme ne semblait pas encline à l’écouter, et au fond ça le rendait dingue. Il ne comprenait pas ! Alors, pour se préserver un minimum face à ce qu’il risquait d’arriver, Aedhan se mura dans le silence, de toute manière, il était paralysé, et même parler devenait une torture, il ne voulait pas baver comme un vulgaire animale anesthésié.

Suspendu comme un vulgaire porc, le loup grogna, bien qu’il ne sente aucun de ses membres, il risquait surtout de manquer d’air, sa tête ne pouvant être maintenue par sa seule volonté. Cela rendait la respiration extrêmement difficile, et de toute manière, la position risquait d’accélérer ce sentiment de suffocation, pour finalement devenir presque une strangulation. Un manque d’air si horrible que l’on pouvait en mourir. Sûrement en mourrait-il même avant de se démembrer. Le pire restait encore à venir pourtant… L’électricité, avant même que le fil ne touche son corps, le fit frissonner de douleur, bien sûr qu’il s’en rappelait. Il avait occulté certaines choses mais la douleur, malgré le flou sur les différents objets utilisés, restait là, marquée dans sa chair et dans son être. Le cerveau humain était magique pour ça, et la white lady, le savait pertinemment, elle en usait, même. Il voulut alors lui dire qu’il n’avait jamais tué personne, qu’il n’avait rien d’un mutant enragé, et surtout qu’il n’était pas malade. Ce sérum il n’en voudrait jamais, il assumait ce qu’il était. Bien sûr, comme tout autre être humain, il aspirait à une vie normale, loin des souffrances et des peines qu’il avait pu déjà ressentir dans sa vie qui n’était pas encore terminée (ou peut-être bientôt). Cependant, ce n’était pas là une raison suffisante à ses yeux pour renier ce qu’il était. Aedhan était né ainsi, et elle l’avait aimé ainsi. Qu’est-ce qui avait bien pu lui arriver ? N’était-ce qu’une histoire de vengeance ? Lui en voulait-elle toujours de l’avoir laissé là ? De ne pas avoir réfléchi à la conséquence de ses actes et de n’avoir voulu que sauver sa peau en premier ? Oui, il s’était montré égoïste, et il le savait, en était pleinement conscient, s’en voulait même également, mais qu’était-il censé faire de plus ? Torturer n’était pas une solution, et il était en train de la perdre, sûrement l’avait-il déjà perdu…

L’électricité naviguait dans tout son corps à présent, le secouant de toute part sans qu’il ne contrôle rien. Bien que paralysé, la douleur restait irrémédiablement forte, et serrer les dents ne suffit plus au moment où la chair partit avec le fil électrique. Un hurlement s’échappa de ses lèvres à cet instant, tandis que ce n’était nullement un moment de répit. Des gouttes d’eau perlèrent bientôt sur son front, pour s’écraser sur le sol déjà humide. Le sang s’y mêlerait sûrement bientôt, tandis que l’électricité circulait à nouveau, le crispant et rendant les choses encore plus difficiles à supporter. Le souffle coupé, Aedhan ne sentit que trop vite cette impression de suffoquer, à dire vrai, il suffoquait plus ou moins, ce qui ne fit que déclencher son instinct de survie un peu plus, mais il ne pouvait strictement rien faire. Son cerveau livra donc une bataille acharnée envers son propre corps, frustré de ne rien pouvoir commander, la migraine fut bientôt là, rapide et tenace. April eut beau retirer l’embout de sa peau noircie et brûlée, Aedhan eut toujours l’impression d’être secoué, sûrement était-ce encore un peu le cas, le joug de spasmes nerveux. Sur le moment, il eut réellement peur de ce qu’elle allait bien pouvoir faire. C’était comme si l’enfant ressurgissait le temps de quelques minutes. La respiration saccadée et difficile, voire même sifflante, il ne put que subir la piqure de la perfusion, qui, à côté du reste, ne fut qu’un simple picotement. La tête toujours collée à son cou, il la vit bientôt se diriger vers la porte, et ce fut encore sonné qu’il essaya de parler :  « Ne me laisse pas… ». Ici. Mais la porte métallique se referma et il se retrouva dans les ténèbres.

Ainsi paralysé, les secondes devinrent des minutes et des minutes des heures. Plus le temps passait, moins ses prunelles ne se faisaient à l’obscurité, et il se mit bientôt à voir des formes inexpliquées. Des formes floues, comme si sa vue se brouillait, ou bien n’était-ce là que les effets d’un cerveau rendu malade de ne pouvoir influer sur aucune partie de ce corps humain dont il était censé avoir le contrôle. Plus les minutes passaient, et plus le loup paniquait. Plus il paniquait plus l’air lui manquait, et les larmes nerveuses se mirent bientôt à rouler sur ses joues. Il était complètement impuissant, et la douleur, si vivace le rendait déjà dingue. Aedhan ne voulait pas chigner, il était bien trop fort pour ça, du moins s’en persuadait-il, mais le noir mêlé à l’impuissance, à un corps qui ne fonctionnait pas était la pire chose qu’il avait pu ressentir jusqu’à présent. La sensation de n’être qu’un légume qui ne pouvait être entendu était des plus horribles… Et face à tout cela, l’air finit réellement par lui manquer. Angoisse.
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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Lun 23 Sep - 16:49

WHY NOT ? YOU DID LEAVE ME HERE ONCE…

Le dos bien droit, les yeux rivés sur la vitre, April suivait attentivement l’expérience. Le mutant amené dans la pièce était complètement à la merci de son mentor. Il fallait dire qu’April l’avait bien dressé et l’homme se laissait complètement faire. Elle écoutait le scientifique donner ses ordres pour qu’il tente l’utilisation de son pouvoir. Son job ? Surveiller le prisonnier, étudier chaque détail de son comportement afin de savoir s’il allait commettre quelque chose de stupide ou non. Il ne valait mieux pas… Si jamais il tentait de désobéir, il le lui reprocherait. Il lui dirait que manifestement elle n’était pas assez sévère ou pas assez douée, des mots qu’elle ne voulait pas entendre. Un frisson lui parcourut l’échine alors qu’elle voyait les aiguilles s’enfonçait dans cet être évolué. Oh elle connaissait bien cette douleur, il le lui avait fait subir. Les images s’imposèrent dans son esprit.

« Pour maîtriser l’esprit d’un homme, tu dois en connaître les secrets et ressentir toi-même chaque douleur que tu comptes lui infliger ». Les larmes aux yeux, elle le suppliait de ne pas poser cette lame chauffée à blanc sur son abdomen. Crispée, elle l’implorait de toutes ses forces. Elle n’avait que 17 ans, elle ne voulait pas mourir… Pas encore. Etrange… Aurait-elle encore aujourd’hui cette ultime pensée de survie alors qu’elle sentait son âme mourir en elle ? Et soudain, elle sentit la plaque d’acier se poser sur elle immédiatement suivie par une intense sensation de chaleur. C’était insupportable ! Hurlant, cherchant à s’échapper de l’étreinte des chaînes qui la retenait, April ne le sentit même pas retirer la lame. Il vint encadrer son visage de ses mains. « Ouvre les yeux, tu n’as plus rien à craindre, je suis là ». Lentement, elle obéit alors que de nouvelles larmes ruisselaient sur ses joues. « Tu dois être plus forte que la douleur elle-même… Comment pourras-tu tuer ce meurtrier si tu pleures ainsi devant lui ? Il usera de chacune de tes faiblesses. » Les mots, ils ne pouvaient qu’être vrais à cet instant. Jamais elle ne douterait de lui. Même si elle le revoyait encore déposer un baiser sur son front et alors qu’elle se pensait en sécurité, sentir de nouveau la morsure violente de l’acier incandescent. Un gémissement s’échappa de ses lèvres. Son dos s’arqua mais elle serra les poings de toutes ses forces. Et se retint de pleurer. « C’est bien April, tu te débrouilles bien, je savais que tu pouvais l’endurer ». Fière. Oui elle se sentait à ce moment-là si fière d’elle. Et ce mutant à présent, l’était-il ?

« White, Wilshade est dans le stade 3. Est-ce qu’on s’en occupe ? »
. Elle se tourna vers l’autre agent et secoua négativement la tête. « Non. Je vais y aller moi-même. Il veut que je sois la seule à m’en occuper. Mais surveillez-le régulièrement lorsque je ne suis pas avec lui, les ordres n’ont pas changé. ». « Bien Madame. ». Elle le regarda s’éloigner et observa son mutant docile être détaché. En voilà un qui aurait une visite réconfortante de sa part… « Donne lui un repas convenable pour le récompenser, et précise bien que ce repas est mon présent pour son comportement exemplaire. » Il se retourna et hocha la tête pour signifier qu’il l’avait entendu et disparut. Il la regarda. Elle se sentit comme transpercée. Savait-il vraiment ce qu’elle pensait ? Il lui sourit. Il était fier. Elle aussi. Il avait confiance en elle et c’était bien tout ce dont elle avait besoin.

Marchant d’un pas régulier dans les couloirs de cette filiale aux nombreux secrets, la jeune femme entendait ses chiots s’agitait. Venait-elle pour lui ? Ou elle ? Non… Elle devait encore secourir une pièce de choix ce soir-là. Glissant la clé dans la lourde porte, et composant le code, elle entra. Il faisait sombre. Trop sombre pour qu’il puisse déterminer l’heure. Alors elle avança la main vers l’interrupteur et alluma les néons qui diffusèrent une importante lumière blanche. « Hi… Aedhan. Tu as l’air d’avoir mauvaise mine, pauvre chiot ». Refermant soigneusement la porte derrière elle après avoir poussé un petit chariot dans la pièce elle baissa les chaînes pour qu’il puisse toucher le sol. « Tu dois avoir soif non ? Est-ce que tu veux de l’eau ? ». Elle attrapa une petite bouteille d’eau et se rapprocha de lui. Il devait être très faible et pourtant elle restait sur ses gardes. Si jamais il osait avoir un mauvais comportement avec elle, il allait le payer cher. Et vu son état, il ne valait mieux pas. Il aurait d’autres jours pour se montrer rebelle. Tenant la bouteille en vue pour qu’il puisse constater qu’elle était sincère (sur le contenu de la bouteille au moins) elle prit le temps de passer dans son dos. Posant un doigt inquisiteur sur la blessure datant de presque trois jours, elle évalua sa cicatrisation. Pauvre petite chose…

Non. April n’éprouvait pas vraiment de remord. Du moins elle avait fermé la porte de son cœur afin de ne pas regretter ces gestes. Il les méritait ! Ses parents étaient morts par sa faute ! Il l’avait abandonné là ! Il aurait dû la sauver ! Mais comme les autres ! Il était égoïste, il mentait ! Il avait tué ! C’était un homme dangereux à présent, il n’avait plus rien à voir avec le garçon qui l’avait gardé (pour de l’argent d’ailleurs… Avait-il seulement jamais été sincère ? ). Dans son esprit, Aedhan n’était plus qu’un menteur, un manipulateur qui avait abusé de sa jeunesse, un danger public qui devait être éradiqué. Et une fois sa vengeance assouvie, son but ultime atteint, April pourrait sereinement quitter ce monde. « Si tu es sage, je te mettrai un peu de crème pour cicatriser ». C’était le deal. Le choix était à présent entre ses mains.
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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Dim 6 Oct - 9:22



« IT WASN’T ON PURPOSE. WAS BLIND. »


Les minutes ne passaient pas, ou plutôt les heures. L’obscurité était sa seule amie à ce moment critique de son existence ou il pensait qu’il allait mourir d’asphyxie avant même que ses membres paralysés ne décident de se disloquer. Les jours devinrent longs, trop longs, et la notion du temps s’envola en un battement de cil. Les quelques larmes qui avaient roulé sur ses joues avaient séché depuis bien longtemps maintenant, ne restait plus que la semi-conscience, car à ce stade de torture, le loup ne ressemblait plus à grand-chose, hormis un réel morceau de viande suspendu, prêt à être vendu au plus offrant (ou au moins difficile). La douleur, bien réelle, n’était plus qu’une impression abstraite de vie, Aedhan ne ressentait plus rien, hormis cette oppressante sensation d’étouffer. La tête condamnée à rester baissée, il ne pouvait même pas reprendre une bonne bouffée d’air, malgré l’odeur putride qui se dégageait de la pièce. C’était sûrement là la pire sensation jamais ressentie depuis qu’il était né dans ce monde. Le loup ne s’endormit que lorsqu’il sombrait dans l’inconscience, ou bien lorsque son corps décidait qu’il ne pouvait plus tenir, complètement épuisé. La dernière journée, si tout le monde savait qu’il faisait jour, lui l’ignorait, ainsi il ne pensa pas avoir passé toute une journée entre conscience et totale inconscience. Ainsi, quand elle franchit à nouveau le seuil de la porte, Aedhan errait entre réalité et sommeil de mort.

La lumière aveuglante qui s’éprit de la pièce l’obligea à ouvrir faiblement les yeux puis à les refermer. Malgré sa tête baissée il parvenait à déceler la lumière. C’était un élément bien trop flagrant et dérangeant sur le moment pour qu’il ne puisse pas en noter la présence. Ils savaient parfaitement que l’obscurité et la lumière ne faisaient pas bon ménages. Surtout lorsque l’on passait du noir au blanc. De nouvelles larmes roulèrent sur ses joues, plus par réflexe à cause de la luminosité trop grande qu’un signe de peur ou de tristesse. Le loup était amorphe, comme totalement ankylosé. Lorsque ses pieds touchèrent le sol froid de la cellule, ceux-ci glissèrent, il était toujours plus ou moins paralysé, et quand bien même cela n’aurait pas été le cas, il aurait tout de même glissé et le soulagement prévu n’aurait pas fonctionné, trop de fatigue et de douleur. Manque de sommeil et soif. Si soif. Le son de l’eau ballottant dans une bouteille plastique attira son attention, et bien qu’il ne puisse lever les yeux, il déglutit et passa sa langue sur sa lèvre inférieure, sèche. Oui, il avait soif, bien sûr qu’il avait soif, c’était normal, mais la lumière l’aveuglait toujours trop, et il ne pouvait pas s’empêcher de fermer les yeux. Les mots, il ne les entendait qu’à moitié. Ainsi, Aedhan ne réagit que trop tard lorsque le doigt se posa sur l’une de ses plaies causées par l’électricité. Il voulut sursauter, mais au lieu de ça, sa peau ne fit que tressaillir, lui étant incapable de bouger. La respiration difficile, cela lui couta énormément d’énergie de ne dire que ces quelques mots :

« De l’eau. ». Il dût d’ailleurs s’y prendre à plusieurs reprises avant que le son ne s’échappe de sa gorge sèche. La voix enrouée, il commençait à avoir mal au cou, il serait sûrement coincé quelques heures, si seulement la paralysie s’arrêtait.

Malheureusement, il ne savait que trop bien que la torture ne s’arrêterait pas ici, car malgré sa demande, et bien qu’il fut trop faible pour se montrer rebelle, il ne deviendrait pas un simple chien obéissant. Il en était hors de questions. Sur le moment, il n’arrivait pas à réfléchir, ni même à penser sereinement, l’eau obnubilait ses pensées, l’eau et que la sensation d’étouffement s’arrête définitivement, chose qui n’était pas encore le cas, tant il respirait mal. La seule chose qu’il ajouterait si elle le demandait, était un « s’il te plait », ça lui coûterait de le dire, mais il le dirait, sinon il se sentirait mourir. Sûrement serait-ce mieux, mais pour le coup, ce soir-là, il n’en avait vraiment pas envie. De toute manière il ignorait combien de temps s’était écoulé, pour lui cela paraissait être des mois, mais peut-être n’était-ce que quelques heures… Tout cela restait irrémédiablement perturbant, et à défaut de devenir fou, Aedhan aurait pu tout simplement tomber dans les pommes. A présent, il n’espérait qu’une seule chose, pouvoir boire un peu d’eau, ne serait-ce qu’une petite gorgée, mais il lui en fallait, car il se sentait dépérir à petit feu, et la patience commençait sérieusement à être mise à mal. Ne pas pouvoir bouger était une chose horrible qu’il ne supportait plus, il pourrait presque en pleurer pour retrouver sa mobilité et ne plus être un vulgaire légume. Cela risquait de le rendre dingue, mais pour l’heure, il ne demandait que de l’eau, oui de l’eau… Juste de l’eau.

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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Dim 6 Oct - 9:41

LIAR. YOU JUST FLED AWAY AND THINK BOUT NOTHING ELSE BUT YOU



April savait à quoi s’attendre. Ce genre de tortures, lentes, insoutenables, avaient un effet des plus efficaces sur ses victimes. Certaines mourraient. D’autres, sombraient dans la folie. D’autres encore agonisaient. Une part d’elle-même espérait fermement qu’Aedhan ferait parti de la troisième catégorie. Mais sa conscience chassa cette pensée malvenue et la jeune femme inspira avant d’entrer dans la pièce.

Toujours suspendu, avec cette perfusion qui décontractait les muscles, April aurait dû être satisfaite et pourtant... Elle ne l’était pas vraiment. Parce qu’elle lui en voulait et que si elle était malheureuse, bloquée dans une telle atmosphère, et ayant enduré elle-même ce genre de tortures elle en connaissait le prix. Combien de fois l’avait-elle appelé au secours dans ses rêves ? Parfois, quand elle faisait tomber son masque dans la solitude de sa chambre, la jeune femme se demandait comment elle faisait pour tenir alors que manifestement, plus personne ne se souciait d’elle. Son mentor ? Elle doutait qu’il la considéra réellement comme sa fille. Ce lien était bien trop éloigné de celui qu’elle avait eu avec son père réel. A vrai dire, elle ne lui avait peut-être jamais vraiment laissé la place, effrayé d’oublier le visage de son père, visage qui avec le temps devenait de plus en plus flou. Mais pourquoi tenir quand le monde vous tournait le dos ? Quelles ambitions avoir ici ? En dehors de tordre le cou de Cooper, cette vipère assoiffée de pouvoir, elle n’en avait aucune. Seul lui pouvait trouver ce médicament et guérir les mutants, les empêcher de muter, leur permettre d’être juste humains. Et pourtant... Elle était toujours là. Elle n’avait pas le droit d’ y penser mais quelque part, c’était parce que lui l’était toujours. Lui qui pouvait certainement ramener son humanité. Oui, si elle était toujours en vie c’était parce qu’un infime espoir, une flamme vacillante au milieu d’une plaine enneigée où un vend venu du nord soufflait, menaçant de l’éteindre à tout jamais.

S’occupant distraitement des chaînes, elle lui permit de reposer ses pieds à terre et de ne plus souffrir de la suspension. Son corps glissa sur le sol, totalement mou. La blonde prit soin de les placer de manière à ce qu’il ne se blesse pas, ce serait malvenu. Ses yeux se posèrent sur les lèvres sèches, craquelées par la déshydratation. Enregistrant l’information, elle prit quand même le temps d’observer la plaie, cette brûlure qu’elle pourrait éventuellement soigner avec un baume cicatrisant. Jouant avec sa bouteille, elle agissait par habitude à ce petit jeu pervers qui consistait à faire languir sa victime. Aedhan parla. Il voulait de l’eau. Penchant la tête sur le côté, un fin sourire se dessina sur ses lèvres. Il la croyait à son service ? Se rapprochant de lui, elle se pencha jusqu’à son oreille où elle lui murmura quelque mot : « Je devrai refuser parce que tu n’as pas dit le mot magique mais je suis de bonne humeur aujourd’hui... ».

Etait-ce vraiment ça ? Ou bien au fond d’elle-même, ne trouvait-elle pas un prétexte pour le tenir contre elle ? Non. C’était le jeu. Pour dominer l’esprit d’un homme, il fallait après sa punition lui donner du réconfort, être son seul point d’ancrage, les seuls yeux qu’il croiserait et qu’il attendrait désespérément parce qu’il n’y avait que dans ce regard qu’il pouvait savoir qui il était. « Et puis, je prends ça pour un oui, alors ne me déçois pas. Ne me fais pas regretter d’être revenue à temps au lieu de t’avoir laissé mourir ici. ». S’agenouillant à ses côtés, elle se plaça derrière lui et le souleva jusqu’à le caler contre elle. Dévissant le bouchon de la bouteille, elle porta l’eau à ses lèvres en veillant à ne pas trop en faire couler d’un coup. Ce serait quand même un comble s’il se noyait dans ses bras ! Ou s’il s’étranglait... Prenant soin de lui avec une douceur qui contrastait totalement avec son attitude sadique des derniers jours. « Alterner le chaud et le froid créée la dépendance ». Hochant la tête alors que ce conseil lui revenait en mémoire, elle passa une main tendre dans ses cheveux. « Parle moi, Aedhan... ». Oui, qu’il lui parle, lui fasse oublier ces jours sombres, qu’il lui dise tout ce qu’il voulait... Y avait-il encore un avenir pour eux ? Qu’il lui fasse oublier sa douleur quelques instants... Juste... Toucher du doigt ce que leur vie aurait pu être si... Pinçant les lèvres, elle détourna les yeux vers le mur d’en face. Son coeur était si lourd à porter. Sa voix était douce. Et, sans qu’elle ne s’en rende compte, elle alla même jusqu’à déposer un baiser sur sa tempe. Bien sûr, tout cela était officiellement calculé... « Pourquoi est-ce que tu ne m’as pas sauvé aussi ? Pourquoi m’as-tu laissée seule ? Pourquoi est-ce que tu m’abandonnes toujours quand j’ai besoin de toi ? ». Veillant à ce qu’il boive directement, elle n’attendait peut-être pas de réponse. Il devait être confus et à vrai dire, cet état la rassurait : si jamais il y faisait référence, elle pourrait prétendre qu’il avait totalement rêver cette scène...

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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Dim 6 Oct - 9:56





« I DON’T KNOW WHAT I WAS THINKING ABOUT WHEN I LEFT HERE. »


Les muscles endormis, ne pouvant effectuer aucun mouvement, Aedhan ne ressentait pas réellement la véritable douleur de sa condition. Il ne s’en rendrait compte que lorsque l’effet paralysant aurait totalement disparu, si April décidait de lui rendre sa mobilité un jour. Pour l’heure, la lumière aveuglante faisait pleurer ses yeux meurtris, qui s’étaient tant habitués à la noirceur des ténèbres. Entendre l’eau remuer dans cette bouteille en plastique aurait pu le rendre fou, tant ses lèvres sèches étaient douloureuses. Passant une langue maladroite sur celles-ci, le loup mourrait de soif, et la gorge, toute aussi sèche que le reste ne demandait qu’à être rassasiée. Malheureusement pour lui, la White lady n’était pas encline à le satisfaire tout de suite. Epuisé, le corps d’Aedhan toucha le sol mais ne put se stabiliser seul. Avoir recours à l’aide de la blonde était dégradant, bien qu’il n’en ait pleinement conscience sur le moment, tant son esprit était embrumé par la fatigue et par l’angoisse. Son rythme cardiaque, bien que très lent, était trompeur, au fond de lui, le loup était mort de peur à l’idée de subir maintes et maintes tortures supplémentaires. Il ne pouvait leur donner satisfaction, qu’était-ce donc le but de tout ceci ? Cette mascarade le rendait dingue, que devait-il faire ? Il lui fallut plusieurs minutes pour réussir à prononcer quelques mots. C’était comme redécouvrir sa propre voix, éraillée, mais la sienne quand même. Trois jours qu’il n’avait pas dit un seul mot, trois jours qu’il n’était qu’une loque suspendue, oh il avait souhaité mourir, et pour lui, tout semblait être une éternité, une mort préparée et si lente, qu’elle en devenait interminable. Alors il aurait aimé mourir, malgré l’angoisse. Ses émotions passaient de l’une à l’autre en un yoyo infernal.

La jeune femme, il ne l’observait pas vraiment, la tête toujours penchée vers le bas, dans le fond c’était mieux, il ne pourrait supporter son regard satisfait tout de suite. Etonnamment, il ne se produisit rien de tel. Bien au contraire, April se rapprocha de lui, un sourire aux lèvres qui ne semblait pas si satisfait que ça. La voix de la jeune femme, bien que très douce, agressa les tympans du loup qui s’était comme enfermé involontairement dans une bulle. Les mots ? Il ne les comprit pas vraiment, trop fatigué pour essayer de comprendre une longue phrase qui ne changerait surement pas sa condition. Aedhan n’entendit que « mot magique » et « bonne humeur ». Il essaya de prononcer le fameux mot magique, complètement à l’ouest des propos de la jeune femme, mais aucun son ne sortit, et il dût se racler doucement la gorge. Il avait toujours soif. Sans avoir le temps de calculer, le loup sentit la chaleur humaine de la white lady, sensation des plus étranges lorsque l’on avait connu que la froideur pendant des heures et des heures. Surpris, son corps frissonna par automatisme, tandis que la chaleur le berçait déjà dans un état de semi-conscience. Dans cet état, il ne tenterait absolument rien, de toute manière il ne pouvait pas bouger, cela réduisait à néant ses chances de faire quoi que ce soit. Les minutes qui suivirent furent les plus surprenantes pour le loup qui n’avait pas connu de tendresse depuis des années. Calé contre elle, il ne pouvait s’enfuir, et lorsque l’eau salvatrice coula dans sa gorge, il l’avala sans mal. Oh il manqua bien de s’étrangler à la première gorgée, mais cela ne fut pas un problème. L’eau coulait au fond de sa gorge, la sensation était si agréable que ses paupières se fermèrent instinctivement. Les larmes roulaient toujours sur ses joues, la lumière était horrible, encore plus ainsi installé.

La situation était si étrange à ses yeux, qu’il fut surpris des questions qui suivirent. Lui parler ? Il ne pouvait pas boire et parler, elle le savait. Et quand les questions tombèrent, Aedhan rouvrit les yeux, des petits yeux, toujours humides et rougis par la luminosité trop forte. Pourquoi parlait-elle de ça soudainement ? Il voulut répondre quelque chose, mais… Ce n’était pas réel ? Si ? Comment pourrait-elle être si soudainement gentille avec lui alors que la veille, ou l’avant-veille ? Elle l’électrocutait sans ménagement ? Perdu, Aedhan se contenta de papillonner des yeux, meurtri. Il descendit complètement la bouteille, ou du moins, une bonne partie. Il aurait aimé la poussée avant d’un geste de la main, mais il n’était qu’une marionnette enfermée dans les bras d’une white lady, aussi redoutable que douce, apparemment. Sur le moment, il crut retrouver son April.

« April… ». Ses paupières s’étaient refermées, et il avait réussi à s’arrêter de boire. Passant sa langue sur sa lèvre inférieure, il déglutit quand même difficilement, la chaleur réveillait la douleur de ses flancs, sa chaire à vif. « Je suis désolé… ». Oui, intérieurement, il avait mal, si mal de l’avoir laissé ici, il ignorait pourquoi il ne l’avait pas emmené, il ne se souvenait plus. Son escapade était floue, si floue dans son esprit.

Le loup se mit soudainement à tousser. La toux soulevait sa cage thoracique, mais il était toujours prisonnier de son propre corps. Il murmura d’une toute petite voix. « Je ne peux pas bouger. ». Sur le moment, on aurait cru un enfant, à la merci de son bourreau. Epuisé physiquement et moralement, Aedhan redevenait l’enfant inquiet qu’il avait pu être quand il avait annoncé à son père qu’un incident s’était produit avec ses camarades de classe, au parc…

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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Dim 6 Oct - 16:48

I KNOW. JUST BOUT YOU. LIKE ALL MUTANTS DO.

A présent qu’il était affaibli, la jeune femme avait décidé de ne plus lui administrer le paralysant. Suivant son comportement, elle pourrait ne plus avoir à y recourir. Tout ceci n’était qu’une bataille psychologique, et, préparée, la White Lady comptait bien l’emporter. L’homme était une créature sociable qui, laissée seule, finissait immanquablement par sombrer dans la folie. Aedhan était aux portes de celles-ci et April ne comptait pas le laisser tomber dans des délires sans queues ni têtes. Alors, avec douceur, elle laissa tomba une barrière. Elle avait juste besoin d’une réponse. Ce qu’il ignorait, c’était que si cette réponse ne lui plaisait pas, il en souffrirait. Pour l’heure, le loup était à sa merci et sachant bien qu’il ne devait pas totalement être conscient, elle saisit l’opportunité. Le ramenant contre elle tendrement, elle lui laissa boire le liquide vital dont il avait manqué. Le sentant frissonner, elle posa une main sur sa joue et la fit glisser en une caresse réconfortante. « Shhhhh, tout va bien. Tu es en sécurité ici... ». L’ironie de la situation semblait absurde même à ses yeux. Elle aurait dû lui dire « pour le moment » mais à vrai dire, il ne devait même pas vraiment l’écouter.

Installé dans ses bras et entre ses jambes, elle se servait de son buste pour lui donner un appui. Un oeil extérieur non averti pourrait penser qu’elle se montrait maternelle. Il n’en était rien ; Du moins officiellement. April ne faisait qu’appliquer une méthode. La torture recouvrait bien des aspects et les sentiments en faisaient partis. Malgré ses précautions, Aedhan s’étrangla à la première gorgée. Instinctivement, April écarta la bouteille et fit en sorte de le pencher en avant jusqu’à ce qu’il n’ait plus d’expectorations. Puis, elle le ramena contre elle et lui fit boire, comme un enfant, sa ration d’eau. Les larmes sur ses joues n’échappèrent pas à son attention. Elle prit soin de les effacer. Elle poussa même le vice en lui déposant un baiser sur la tempe. Ce baiser lui donnait l’impression d’être brûlant et déplacé. Jamais elle n’avait agi ainsi. Et merde. Déglutissant, elle se raidit et observa les alentours. Elle était dos à la camera. Ouf. S’il regardait, il aurait pu simplement penser qu’elle lui murmurait encore à l’oreille. Soulagée, elle décida de lui poser les questions qui hantaient son esprit depuis des années. Pourquoi ? Pourquoi l’avait-il abandonnée ? « April… ». Son prénom. Il devait être le seul à le connaître des mutants qu’elle torturait ici. Quelque part, dans sa poitrine, son coeur meurtri sursauta.

Impatiente d’entendre son explication, le son de sa voix éraillée cependant lui fit comprendre qu’elle allait devoir attendre avant qu’il ne parvienne à aligner les mots. Et ceux qui sortirent ne la satisfaisaient pas. What ? Désolé ? C’était tout ce qu’il trouvait à lui dire ? Son corps se tendit sous l’effet de la colère. Elle devait se contenter d’un « je suis désolé » ? Il pensait vraiment qu’elle allait lui pardonner le meurtre de ses parents, son absence et son abandon avec juste des mots ? Il avait bien raison. Elle avait bien failli succomber. Elle avait été trop loin encore en déposant un baiser sur sa tempe. Quand il toussa, elle le repoussa sans ménagement jusqu’à ce qu’il tombe par terre. Une plainte. Et il se plaignait ? Mais et elle ? Quel égoïste ! S’il pensait lui faire pitié, il se mettait le doigt dans l’oeil. Frémissante, elle le poussa du pied jusqu’à ce qu’il soit sur le flanc. « Pauvre Wolfy. Eh bien tu m’en vois « désolée » ».

Fière de sa boutade, elle envoya la bouteille d’eau qui entravait son chemin vers un mur. Qu’il se débrouille. La White Lady disparut à nouveau. Oh elle reviendrait. Et lorsqu’elle le ferait, il serait probablement capable de bouger mais entre temps, l’on aurait pris soin de l’enchaîner à nouveau, sans le suspendre certes. Il pourrait bouger dans la pièce mais lorsqu’elle reviendrait, Aedhan allait revivre quelques uns de ses pires cauchemars. Elle le haïssait.
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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Sam 12 Oct - 9:14




« I SAID I’M SORRY AND I MEAN IT. »


La tendresse soudain utilisée était des plus surprenantes. Comment était-il censé réagir à ça ? A ces gestes si tendres et effrayants à la fois ? Frissonnant, tandis que la white lady le gardait contre elle et faisait glisser sa main sur sa joue, le loup n’arrivait réellement à se détendre. Dans son for intérieur, bien qu’épuisé, un signal d’alarme s’était mis en route à l’instant même où elle l’avait « pris dans ses bras ». En sécurité, ce n’était pas vraiment les mots qu’il aurait utilisé, ici on ne l’était clairement pas, et Aedhan ne se faisait pas d’illusion, il ne le serait jamais, pas coincé entre ces murs. Pas alors que la jeune femme qui le tenait avait des allures de bipolaire. Tout cela n’était qu’une façade, bien sûr, mais le loup se méfiait de tout, et bien qu’il ait l’impression de retrouver la petite fille qu’il eut connu lorsqu’il prononça son prénom, il n’en était rien. Comment aurait-il pu en être autrement, alors que la seule réponse qu’il put donner à cause de sa voix éraillée fut un « désolé ». Un désolé pourtant si sincère et qui voulait tellement en dire… Mais elle n’avait pas compris, peut-être même n’avait-elle pas pris la peine de comprendre. A ce moment précis, ce fut sûrement la guerre froide qui se mit en place, c’était à celui qui craquerait en premier. L’un voulait briser l’autre, tandis que l’autre voulait retrouver une amie perdue.

La cause provoquant cette haine acharnée envers le loup était bien étrange, Aedhan lui-même n’avait pas compris de quoi il retournait, chacun ayant vécu un traquenard, à sa manière. L’on avait empêché les lettres d’Aedhan d’arriver, et ils crurent donc chacun de leur côté qu’ils s’étaient oubliés. Quelle ironie, lorsqu’on savait qu’April s’était nourrie de cette haine envers lui, et que le loup, de son côté, pensait à elle à chaque seconde depuis le silence radio. Chacun d’eux avait vécu des horreurs, et maintenant qu’ils étaient l’un en face de l’autre, ils étaient incapables de recoller les morceaux. Le loup n’avait commis qu’une seule faute, celle de ne pas l’avoir emmené avec lui, et bien qu’il réfléchit encore et encore à la raison, il ne la trouvait pas, cette nuit, ce souvenir, restait irrémédiablement flou, pour une raison qui lui était totalement inconnue, et qui lui échappait totalement.

Quand la colère de la White lady s’abattit sur lui, il n’eut que le temps de voir la bouteille s’écraser contre le mur. Son corps, toujours paralysé se sentit tout de même projeté en avant, et sa tête heurta le sol de côté. Une grimace étira ses traits, tandis que son rythme cardiaque s’emballait et que sa cage thoracique s’agitait sous la respiration difficile. Le ton d’April lui glaça le sang, tandis qu’elle quittait déjà la pièce, il voulut alors hurler qu’il ne pouvait pas lui donner de réponse plus précise, il ignorait tout de cette fameuse raison qui l’avait poussé à s’échapper sans elle. Il ne savait pas ! Les images ne revenaient pas. Il essaya tant bien que mal de parler et de le lui dire, mais sûrement parlait-il déjà dans le vide, car aucune réponse ne vint, la porte resta inlassablement condamnée.

Les heures qui suivirent furent très douloureuse, alors que ses membres se réveillaient. Se mêlaient alors les fameuses fourmis, mais aussi l’horrible douleur des membres ayant été tirés, écartelés pendant des jours, des brûlures électriques et du coup reçut. La douleur était telle que lorsqu’il eut l’occasion de bouger à nouveau, le loup se recroquevilla comme il put, espérant faire passer la douleur. Toujours allongé de côté, à la même place qu’au départ d’April, il serrait les dents pour ne pas grogner, chouiner ou même claquer des dents. Il avait froid, ainsi sur le sol humide, et lorsque son corps fut pleinement réveillé, son estomac se mit à crier famine. Dans un état plus que déplorable, c’est dans ces conditions que les hommes arrivèrent pour l’enchainer à nouveau. Fatigué, Aedhan ne put réellement résisté, et il se retrouva donc entravé, avec cependant la possibilité de bouger tout de même un peu, et il n’était plus suspendu. Le corps entièrement endoloris, il espérait que cela cesse, il essaya encore de parler, une fois seul, et hurla à qui voulait l’entendre qu’il ne savait pas ce qu’il s’était réellement passé cette fameuse nuit. En espérant que la White lady entende ses propos, et consciencieux de ne pas la mettre dans l’embarras, il ne précisa jamais de quoi il voulait bien pouvoir parler. La voix rauque ne passait peut-être même pas au travers des murs. Qui sait ? Peut-être avait-il hurlé et s’était-il brisé le peu de voix qu’il lui restait, pour rien ?
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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Lun 14 Oct - 17:16

EXPERIENCE TIME !



« April, amène le moi pour 11h, j’aimerai tester certaines choses avec lui. »Un frisson lui parcourut l’échine. Levant un regard interrogatif vers le scientifique, elle se confronta à des yeux de glace. « Qui ? » demanda-t-elle naïvement, espérant de tout son cœur qu’il parlait d’un autre de ses chiots. « Wilshade ». La sentence tomba comme un couperet. Restant droite et silencieuse, elle sentait qu’il observait sa réaction. Ne rien trahir. Aedhan aurait dû mourir il y a longtemps mais les blessures qu’elle lui avait infligé avait convaincu l’homme qu’elle n’éprouvait aucune pitié pour lui. Et surtout, il n’avait jamais soupçonné qu’elle était parvenue à le libérer en mettant la faute sur un collègue un peu trop naïf. « Un problème, April ? ». Elle déglutit et hocha négativement la tête. « Non, aucun. Je vous l’amène pour 11h. Mais dans quelle salle ? ». « La C suffira. » « Bien Monsieur. »

Cela faisait quelques jours qu’Aedhan était resté seul mais contrairement à son arrivée, il avait droit à un plateau repas deux fois par jour. Et de l’eau. On ne le soignait pas mais il pouvait avoir quelques cachets pour atténuer ses douleurs. D’après ses informations il allait mieux sans non plus être dans une grande forme. Marchant dans les couloirs, la White Lady était de mauvaise humeur. De quel droit le choisissait-il pour ses expériences ? Elle ne l’avait même pas dressé. Se mordant la lèvre, la blonde réfléchissait. Elle ne pourrait le sauver pour cette fois ci et connaissant son mentor, il avait intérêt à obéir et à faire ce qu’on lui disait quand on lui disait. L’expérience serait douloureuse, comme toujours mais s’ils voyaient qu’il essayait, alors peut-être qu’ils le laisseraient tranquille. Observant sa montre, elle se présenta dans sa cellule quinze minutes en avance.

« Lève-toi ». Un ordre. Elle ne lui jeta même pas un regard lorsqu’elle s’approcha et le contourna. Elle lui passa des chaînes solides autour des poignets et ce ne fut qu’une fois immobilisé qu’April daigna lui donner une explication. « Je dois t’emmener en salle d’expérimentation, ils veulent faire des tests. Tu connais la maison, alors souviens-toi que plus vite tu fais ce qui t’es demandé, plus vite tu seras tranquille. Qui plus est, je n’aurai pas besoin de repasser derrière pour t’apprendre deux trois leçons de plus. » La menace était claire et elle ne plaisantait absolument pas. Sa voix, froide et tranchante, ne trahissait aucune émotion et pourtant elle avait peur. Mais qu’est-ce qui pourrait trahir cette émotion ? Peut-être son odeur ou bien son rythme cardiaque, anormalement élevé.

La jeune femme le poussa en avant pour le faire avancer et le guida dans les couloirs jusqu’à la salle. Il ne servait à rien de résister mais s’il tentait quoique ce soit, la blonde avait de quoi le calmer en quelques secondes. Une fois arrivés sur place, elle le fit entrer dans une pièce blanche. En hauteur, des vitres blindées où observaient les scientifiques qui assistaient à l’expérience. Une vitre électrifiée, histoire d’empêcher ces monstres d’attaquer le personnel de l’entreprise. Certains avaient parfois de drôle de réactions. « Merci April. » La jeune femme défit les liens d’Aedhan et leva la tête vers la vitre teintée. Elle hocha la tête pour indiquer à cette voix qu’elle l’avait entendu. Mais, alors qu’elle s’apprêtait à sortir, la voix retentit à nouveau « Non, j’aimerai que tu restes dans la pièce aujourd’hui ». Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Quoi ? Mais pourquoi ? L’incompréhension se reflétait dans son regard. Inspirant lentement, elle prit sur elle sans discuter, mais mal à l’aise. « April, j’ai besoin que tu fasses un certain nombre de prélèvements pendant sa transformation. » C’était du suicide. Elle avait beau être habile et une ancienne voisine du loup, celui-ci pouvait toujours la mordre méchamment. « Mais… Père je… » La voix la coupa « Silence. Tu obéis aux ordres. A moins que tu ne veuilles toi aussi y passer. Tu l’as déjà dressé dans le passé, je suis sûr que le souvenir de tes présents suffira à le convaincre de nous laisser travailler. ». Déglutissant, la jeune femme ne put rien répondre de plus. Que dire ? Elle souffla. Les traits de son visage s’étaient durcis. Colère ? Oh oui. Elle avait parfois du mal à obéir à certains ordres, et celui-ci en faisait partie. « Transforme-toi ». C’était pour Aedhan. April se tourna vers lui et observa sa réaction. Elle savait bien que pour le faire, il devrait se déshabiller. April savait que ça faisait partie de l’humiliation également.

« Obéis, qu’on en finisse et qu’on nous fiche la paix à tous les deux ». Un murmure, glisser entre ses dents. Un petit sifflement. La porte était condamnée. Elle leva les yeux vers le plafond. Elle ne le regarderait pas se dénuder, elle espérait bien réussir en aveugle. Proche de lui, elle savait également qu’il pouvait l’attaquer. Qu’il fasse. Qu’il la tue, elle s’en fichait bien. Tout ce qu’elle souhaitait elle, c’était d’avoir la paix. Un tiroir s’ouvrit avec une seringue. April s’en saisit et une fois prête, elle attendit que lui aussi le soit.
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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Sam 19 Oct - 15:05





« GO TO HELL. »


Il s’était heurté à un mur. Il n’avait eu droit qu’au silence, car elle n’était pas venue. A peine avait-elle franchi le seuil de la porte qu’il ne la revit pas avant ce jour fatidique. Celui de l’expérience. Le loup s’était usé la voix, jusqu’à ne plus pouvoir émettre un son, mais April ne vint pas. Fatigué, il avait fini par se mettre dans un coin, une fois les sensations revenues, mort de douleur. Les jours qui suivirent furent tout aussi silencieux, sauf quand on lui amenait à manger, ce n’était pas l’hôtel cinq étoiles, loin de là, mais ça suffisait à empêcher son estomac de crier famine. Parfois, il eut même le luxe d’obtenir un cachet contre la douleur, celle-ci était si grande que les cachets ne faisaient qu’atténuer un peu, mais c’était assez pour le soulager pendant quelques heures durant lesquelles il en profitait pour dormir. Les trois premiers jours, ce fut le même quotidien, Aedhan ne faisait que dormir en attendant tout bêtement qu’on le laisse crever ici, ou qu’on lui ouvre la porte et lui dise « va-t’en ». Malheureusement pour lui, ce rêve était bien trop beau, car cette fois ils n’étaient pas déterminés à le laisser tranquille, et April, ne le sauverait pas. Il en était conscient, tout en elle criait colère. Au bout de quelques jours, le loup se sentait un peu plus fort sur ses jambes, mais restait blessé et fatigué. Il était bien loin de son état de mort avancée quand elle était venue lui donner de l’eau, mais ce n’était pas la super forme non plus, loin de là. Qui plus est, il était irritable, il avait eu beau dormir Aedhan restait irrémédiablement fatigué.

April ne revint que ce jour-là, et pas forcément de bonne humeur. Il fut surpris d’entendre le verrou à ce moment précis de la journée ou de la nuit, et sursauta. Le cliquetis métallique des chaînes retentit alors qu’il se redressait doucement, les cheveux en bataille et les yeux plissés sous la lumière. L’ordre aurait pu le faire grogner sous sa forme animale, mais au lieu de ça, il se contentait de l’observer, sans la quitter des yeux. Il ne s’agissait pas là d’une bravoure retrouvée, non, juste d’un moyen d’analyser ses faits et gestes pour prévoir une attaque quelconque. La jeune femme ne l’observa pas, mais quand elle le contourna, il se mit sur ses deux jambes, sûrement aurait-il pu en profiter pour se carapater si il n’était pas déjà attaché. Il n’était pas d’humeur à se faire emmener où que ce soit, et donc peu résolu à se faire enchainer solidement les poignets. Il croisa les bras. Une chose était sûre, il ne résisterait pas longtemps face à une white lady en forme olympique. Il se retrouva tout de même prisonnier quelques minutes après, et ses explications ne lui plaisaient toujours pas. Contrarié, la mine renfrognée il n’eut d’autre choix que d’ouvrir la marche, mais, bien que silencieux, il se permit un léger grognement. Elle menaçait, bien, lui aussi. Oui il connaissait la maison, mais cela ne voulait pas dire qu’il allait se laisser trancher en deux pour leur bon plaisir, il ne fallait tout de même pas déconner.

Sur le chemin, Aedhan ne tenta absolument rien et demeurait horriblement silencieux. Muet comme une tombe il espérait bien qu’April ressentirait la tension, celle qui signifiait qu’à n’importe quel instant il pourrait la mordre ou la bouffer, même sous forme humaine. Il n’avait jamais aimé les expériences, et était toujours beaucoup plus contrarié qu’à l’ordinaire dans ces cas-là, et donc deux fois plus dangereux que sous paralysant. Arrivé dans la pièce blanche qui lui éblouit les yeux et qui le rendait encore plus pâle que la normale, il laissa la jeune femme retirer ses chaines, et laissa ses bras retomber le long de son corps. Aedhan se refusait de regarder quoi que ce soit, les yeux rivés sur le sol, l’air toujours aussi agacé, il ne comptait pas leur montrer qu’il les avait repérés, du haut de leur vitre teintée qu’il aimerait réduire en bouillie s’il en avait l’occasion. Tout aurait pu se passer de façon « banale », si on n’avait pas demandé à April de rester dans la pièce pour effectuer des prélèvements pendant une transformation. Etaient-ils seulement conscients que sous son degré de colère, il risquait de la descendre sans le vouloir ? La transformation pouvait être très douloureuse, et avec ses plaies, elle le serait véritablement. Ce n’était pas une utopie. Malgré sa colère, Aedhan ne voulait pas la tuer, même si il lui en voulait aussi. L’ordre qui tomba pour lui l’obligea à contracter sa mâchoire, pouvait-il le dépecer ? Non parce que cette voix-là, il la haïssait plus que de raison, et la dénomination de Père lui avait hérissé le poil, ce n’était pas son père à elle.

Aedhan ne bougeait pas, figé comme une statue, les yeux toujours rivés sur le sol, bien qu’il ait lancé quelques regards à droite et à gauche. Le murmure d’April il l’entendit, pour l’instant, il réfléchissait, et sa première pensée était beaucoup plus méchante qu’à l’accoutumé. « Pourquoi ? Une fois lancé je serais capable de te descendre sans hésitation sous la douleur. ». Un autre murmure, mais ce serait le seul, car malgré ce que pensait le scientifique, elle n’avait pas entièrement réussi à le dresser la dernière fois. Toutefois, il était on ne peut plus énervé à présent, car bien que l’expérience ne le réjouissait pas, il ne voulait pas qu’elle soit torturée par ce cinglé. Levant finalement la tête, et la tournant vers elle d’un air déterminé malgré ses traits tirés par la fatigue, il dit à voix haute. « Ce salopard n’est pas ton père. ». Puis, il leva les yeux vers la vitre, sourcils froncés et commença la transformation sans même retirer ses vêtements, plutôt souffrir qu’être nu comme un ver devant ces tarés.

Des jours qu’il n’avait pas eu l’occasion de sentir tous ses membres fonctionner correctement. La transformation fut extrêmement pénible pour lui, encore plus avec une April tournant autour avec une seringue pour essayer de faire des prélèvements. Les expressions de son visage changeaient, passant de l’expression de la douleur à la colère noire, tandis que ses membres craquaient les uns après les autres. Le processus était lancé et rien ne pouvait l’arrêter. Il risquait de la bouffer à tout moment.


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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Dim 20 Oct - 9:40

LOOK AT ME. YOU DID THAT TO ME.

Cette expérience ne lui plaisait pas. Il la mettait en danger, elle-même le savait. Aedhan était peut-être épuisé mais les mutants restaient tous dangereux, spécialement lorsqu’ils se retrouvaient dans cette salle. D’autant plus qu’il était de mauvaise humeur. Elle n’avait pas réagi quand il avait grogné pour lui faire comprendre qu’il était vraiment mal luné. Certainement autant qu’elle. April n’avait certainement pas prévu qu’il soit sur la liste des mutants ce jour là. Il ne s’était pas encore totalement remis de ses blessures et normalement il les laissait toujours se remettre. Alors pourquoi ? Cherchait-il encore à la tester ? Elle se blinda comme elle put même si au fond d’elle une voix criait pour échapper à ce cauchemar. Dans la salle, elle libéra le jeune homme de ses liens et entendit les ordres. Crispée, elle réalisait qu’elle risquait bien de mourir égorgée par un loup. Et le pire ? Elle ne lui en voudrait même pas. Elle voulait juste que tout ça finisse rapidement et qu’on leur fiche la paix. Et bien sûr, une discussion s’imposerait avec son père parce qu’il n’avait pas à la tester de la sorte : n’avait-elle pas fait ses preuves jusque là ? Pourquoi croire qu’elle avait encore des sentiments pour lui ? Elle faisait si attention à ne pas lui accorder plus d’attention qu’un autre, à le faire souffrir presque comme les autres. Savait-il ? Avait-elle manqué une information d’importance capitale ? « Pourquoi ? Une fois lancé je serais capable de te descendre sans hésitation sous la douleur. ». Elle ne put lui répondre. Mais un léger sourire se dessina sur ses lèvres. S’il osait, ils le tueraient. Et ce serait une belle fin pour eux deux. Ils seraient libres. C’était bien ce qui pouvait leur arriver de mieux mais il ne devait même pas y penser. Et elle, elle comptait bien sur ça pour rejoindre enfin la paix à laquelle elle respirait.

Mais si jamais il lui résistait, son mentor serait fâché de voir qu’elle n’avait manifestement pas suffisamment bien dressé ce mutant. Et elle en paierait le prix. « Ce salopard n’est pas ton père. ». Les mots résonnèrent à ses oreilles, lui vrillant les tympans. Ses pupilles se dilatèrent. La peur. Il venait de la condamner. Une boule se forma dans sa gorge et elle sembla tout d’un coup sur le qui-vive. Allait-il lui répondre ? Peut-être n’avait-il pas entendu ? Non, bien sûr qu’il avait entendu. Tendue, elle le vit se transformer. Prenant son courage à deux mains, elle lui fit une prise de sang rapidement et d’autres prélèvements. Au final ce n’était pas grand chose. Aedhan n’avait pas terminé sa transformation quand elle sortit de la pièce avec le matériel.

Une fois dans les couloirs, elle avança vers la pièce où son père se trouvait. Elle ouvrit la porte et entra. « Tu as les prélèvements ? ». Elle hocha gravement la tête et lui tendit la boîte. « Bien. ». Au ton de sa voix, elle sut. Un frisson lui parcourut l’échine. « Que s’est-il passé là ? ». Elle ferma les yeux. On y était. Elle les rouvrit et les garda fixés vers le sol. Pourquoi ? Pourquoi avait-il dit ça ? « Je le punirai. Je n’ai pas osé parce qu’il avait commencé sa transformation et que j’ai pensé que vous souhaitiez les prélèvements... ». « Pensé ? Tu as pensé ? ». Et voilà... Elle s’était bien rendue compte de son erreur au moment même où les mots étaient sortis de sa bouche. Il approcha et elle eut le réflexe de vouloir protéger son visage. Mais il ne la frappa pas. Au contraire, il la prit dans ses bras. Perdue, April haussa les sourcils. Les larmes aux yeux, elle voulut s’excuser. « Je vous demande pardon je voulais dire que sans ordre contraire j’ai... Obéi ». « Je suis désolé, April. Tu connais les règles. Et tu m’as déçu. Il était faible. Il n’aurait jamais du oser parler comme il l’a fait. Tu sais ce que cela signifie... Et puis, je suis persuadé que ton ancien voisin tient encore à toi. Suffisamment pour apprendre à bien se tenir. Tu ne crois pas ? ». Elle pleurait. Mais elle hocha la tête.

Elle restait figée à l’endroit qu’il lui avait indiqué. Aucune émotion ne se trahissait sur son visage, mais pour combien de temps ? Quelques secondes. Quand il entra, ses muscles se tendirent. Oh elle savait bien ce qu’il faisait. Une part d’elle voulait se révolter mais la peur l’emportait sur tout le reste. De sa petite pièce, Aedhan pouvait voir. Tout était retransmis sur la vitre teintée. « April... Tu me déçois fortement. ». Elle ne répondit pas. Il ne fallait pas, sinon ce serait pire. « Tu es censée empêcher ce genre de comportement. Aurai-je fait une erreur en te faisant confiance pour former les mutants à obéir ? ». Serrant les dents, elle attendait. Juste, qu’il fasse vite. Il lui tendit un verre. Ce qu’elle vit dedans la sidéra. « Non, s’il vous plaît ! ». Mais il lui attrapa la tête et la força à boire. C’était de l’eau de javel. Elle avala le liquide en essayant de se débattre par réflexe.  Une fois fait, il l’abandonna là. Pleurant de douleur, elle sentait bien que son oesophage était brûlé. Jamais il n’avait utilisé ça pour elle... Pourquoi ? Tombant sur le sol, elle se recroquevilla, tordue par la douleur. Son estomac était saisi de crampes et elle pourtant elle se retenait de vomir. La douleur était intenable. Roulant sur le sol comme pour éteindre des flammes invisibles, elle hurlait, pleurait. C’était sa faute ! Pourquoi il avait dit ça ? Sa haine grandissait encore dans son coeur, le dévorant. Il l’avait fait exprès.
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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Dim 20 Oct - 12:02



« I CARE ABOUT YOU. I DO. »


Aedhan n’avait pas mesuré son acte, il pensait défier le mentor et non la white lady en disant cela. Il pensait même lui faire ouvrir les yeux. Ce fils de chien n’était en aucun cas son père. Monsieur White était si avenant avec son prochain, il en était le parfait opposé. A peine les mots avaient quitté ses lèvres qu’il avait mis en marche sa transformation. Cela lui prenait beaucoup plus de temps qu’à l’accoutumé, les blessures, sans doute, en étaient la cause. Pendant ce temps, April fit ses prélèvements, la douleur était si forte qu’il n’en sentit nullement les piqûres. La white lady s’éclipsait tandis que le loup terminait sa transformation face contre terre, après avoir réduit son pantalon en charpie.

Il lui fallut bien dix bonnes minutes avant de reprendre un semblant de dynamisme et pour prendre conscience de ce qu’il venait de se passer. Secouant la tête, il passa sa langue sur ses crocs en grondant légèrement. De taille imposante, Aedhan se mit debout sur ses quatre pattes, une fois qu’il fut sûr d’être en état pour le faire. Une fois à peu près stable et reprenant le goût à la transformation animale il se secoua de tout son long, faisant voler quelques poils au passage. Encore maladroit, car toujours sous le joug de la récente douleur, il leva les yeux vers la vitre teintée en baissant les oreilles, que voulaient-ils de lui ensuite ? Grondant à nouveau, il tourna la tête pour chercher April des yeux, mais elle n’était plus là. Les prélèvements ? Avait-elle réussi ? Qu’est-ce qu’il se passait ? Il ne s’attendit pas à voir la vitre teintée devenir un véritable écran de télévision. April se trouvait à l’intérieur, mais pourquoi ? Les prunelles dorées rivées sur la vitre, il gardait tendit les oreilles et reniflait. Aucune odeur particulière depuis sa pièce, hormis la sienne, qui empestait la salle blanche. Il vit l’homme s’approcher d’April, et bien qu’Aedhan fusse toujours en colère contre elle, son instinct lui disait que cela ne sentait strictement rien de bon. Quand la seconde phrase résonna jusqu’à ses oreilles de loup, il se raidit, ce salopard n’oserait tout de même pas… Ce ne fut que lorsque le scientifique passa à l’acte en la forçant à boire qu’il comprit le manège. Restant pour l’instant immobile, il fut contraint de voir sa petite protégée se faire torturer à sa place. Sa colère lui disait de ne rien faire, mais il était incapable de détourner les yeux de la scène. Le visage de l’homme fut imprimé à l’encre rouge dans son esprit, tandis qu’April se roulait déjà par terre, hurlant de douleur. Qu’avait-il mis dans ce verre ? Du poison ? Allait-elle en mourir ? A force d’imaginer le pire, il ne put que réagir, comme propulsé par ses pattes arrières il se rua sur la vitre comme si la jeune femme se trouvait de l’autre côté, et se prit un violent coup de jus. Elle était de l’autre côté ce n’était pas possible. Grognant, les oreilles baissées, il cherchait désespérément une solution pour lui venir en aide. La panique s’infiltrait dans ses veines et l’adrénaline était à son maximum, tandis, qu’encore blessé et pourtant faible, il se jetait sur la moindre ouverture probable en couinant de désespoir et de souffrance. Oui, le loup souffrait pour elle de la voir ainsi.

Face à son impuissance, il ne baissa pas pour autant les bras, et il poussa finalement un cri, même plusieurs, à en vriller les tympans de tous ceux qui pourraient se trouver dans le coin. Imposant, il laissa tomber la vitre teintée pour privilégier la porte. Tournant violemment la tête pour observer où se trouvait la dite porte, il se jeta contre le mur, poussant et grattant de toute ses forces. Aedhan ne cessait de grogner, il avait si peur et s’en voulait tellement. On ne pouvait pas lui faire de mal, pas sous ses yeux. Les cris stridents d’April qui résonnaient à ses oreilles étaient insupportables. Que cela cesse, il fallait que cela cesse. Essoufflé et grondant, couinant et hurlant à tout rompre, il essayait de la prévenir qu’il faisait tout pour arriver. Les murs ne cédèrent pas, malgré les griffures qu’il avait pu faire. Le blanc n’était plus immaculé. La vitre teintée était sûrement son seul moyen. Poussant de toutes ses forces sur ses pattes arrière, il se jeta à nouveau. L’électricité fut si violente qu’il retomba maladroitement sur ses pattes. Cela ne faisait pas longtemps qu’il remuait dans tous les sens, mais pour lui, tout semblait déjà être une éternité. Les pattes flageolantes et légèrement écartées, le loup essayait de se calmer mais son rythme cardiaque était rapide et les images, les sons n’aidaient en rien. Que cela s’arrête que cela s’arrête, qu’on la laisse tranquille. Il avait fait ce qu’ils demandaient, alors pourquoi ?

Sur cette réflexion, le loup se jeta à nouveau contre la vite, grattant de toute sa hargne malgré l’électricité qui ankylosaient ses membres. Ils ne s’en sortiraient pas comme ça. Il hurla à nouveau en retombant sur le sol, qu’Il vienne le dresser lui-même, si ça ne lui plaisait pas.
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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Dim 20 Oct - 12:13

WHAT A BAD WOLF... SHOW ME HOW BAD YOU CARE 'BOUT HER

On pouvait dire qu’il n’avait pas mesuré son acte et ici chaque acte avait ses conséquences. April se réveilla plusieurs heures plus tard dans une pièce blanche. Etait-elle morte ? Etait-elle enfin libre de toute cette histoire ? « Bonjour mon ange. » Son cerveau reconnut la voix. Non. Elle ne pouvait qu’être en vie pour l’entendre. Déglutissant péniblement, elle trouva une perfusion attaché à son bras. « Tu es à l’infirmerie. Je t’ai soigné. Tu sais bien que mon but n’a jamais été de te tuer. ». Elle ne put que le haïr. La colère se refléta dans ses yeux verts alors que son « père » jouait ce rôle à la perfection. Oh oui, ce regard plein de sollicitude, de compassion, comme s’il était vraiment triste qu’elle ait eu à subir cette punition. Comment pouvait-elle encore être en vie ? Et dans quel état ? « Ne soit pas fâchée, April. Tu sais bien que je n’aime pas ça non plus, pas avec toi. ». Elle se sentait si faible. Que lui avait-on fait ? Les pièces du puzzle se mettait lentement en place. Aedhan. L’expérience. Les mots et... Ce goût de javel encore présent dans sa bouche. Il lui avait fait boire un verre d’eau de javel. Jamais il ne lui avait fait subir cette torture là. L’électricité, elle connaissait. Le feu aussi. La noyade également. Etait-ce une nouvelle leçon ? Avait-il utilisé ce prétexte pour l’entraîner et lui montrer une nouvelle façon de dresser les mutants ? Jamais... Jamais elle ne pourrait utiliser ça sur ses chiots. « Mon ange, si tu dois être en colère, c’est contre lui. Tu l’avais prévenu non ? ». Elle hocha la tête. La dernière chose dont elle avait envie, c’était de parler. Sa gorge la brûlait. « Bien sûr que tu l’as fait. Je le sais, tu es la meilleure ici. Tu fais du très bon travail et je suis fier de toi ». Quelque part au fond d’elle, elle hurlait. Elle lui hurlait qu’il était un monstre, qu’il ruinait sa vie depuis près de 15 ans et qu’elle ne rêvait que de lui arracher la tête et de fuir, fuir très loin de ce centre de recherches aux sombres secrets. Des secrets qu’elle aurait préféré ne jamais connaître.

Si c’était à refaire, jamais elle ne se serait enfuie de chez elle. Elle aurait laissé ce mutant la tuer avec ses parents. Aedhan l’aurait peut-être su un jour. Peut-être pas. Mais elle serait avec eux, au Paradis. A présent... Que lui restait-il ? Il anéantissait chacun de ses espoirs. Le chagrin était immense. Son désespoir aussi. Et sa colère... Sa colère était sans limite. Elle en voulait au monde entier et lentement, les paroles empoisonnées faisaient leurs chemins dans son esprit façonné par cet homme : les mutants. C’était de leur faute. Elle ferma les yeux alors qu’elle sentit une main chaude et tendre sur sa joue. « ... April, mon ange, nous t’avons soigné, tu n’auras aucune séquelle. Mais tu as besoin de te reposer quelques jours alors... Profites-en. Nous avons énormément de travail. » Elle hocha la tête et se rendormit. Là au moins la douleur ne l’atteignait pas.

Le soleil caressait sa peau à travers la fenêtre. Elle se réveilla dans sa chambre, elle reconnut sa chambre avec les posters d’une chanteuse qu’elle aimait bien mais dont elle avait oublié le nom. Elle vit à son poignet le bracelet bleu qu’elle affectionnait tant. Pourquoi ? Elle devait avoir quinze ans. Approchant de la fenêtre, elle observa la maison voisine. Celle des Wilshade. D’ailleurs, M. Wilshade venait de sortir avec un sac pour les courses. Un sourire se dessina sur ses lèvres. La vie semblait si merveilleuse ici. Rassurée, elle sortit de sa chambre et sentit l’odeur des pancakes. Son ventre cria famine alors elle suivit l’odeur jusqu’à trouver ses parents, déjà attablés, en plein petit-déjeuner. Ils la saluèrent avec un grand sourire. Le paradis. Elle l’avait. Elle y était. Heureuse, elle dévora tout ça, sans vraiment s’occuper du goût. Ils discutaient et elle profitait de l’instant comme jamais. Ils allèrent au centre commercial et sa mère lui acheta une robe blanche avec des dentelles. Cette robe n’avait rien de trop sage ou au contraire de trop fou. Elle correspondait bien à son âge et April l’adorait. A peine fut-elle rentrée qu’elle courut se changer. Elle avait hâte de la montrer à Aedhan. Mais quand elle rouvrit la porte... Il faisait nuit. Instantanément elle sut. Il était là. Elle l’entendait. Il venait pour elle, pour la tuer. Tétanisée, April fit volte face. Revivant ce souvenir terrible, elle s’échappa encore jusqu’à trouver un homme. Un homme qui la prit sous son aile. Un homme qui tua ce meurtrier pour elle. Un homme qui était son père.

Aedhan avait vu la scène. A vrai dire, c’était bien ce qu’il espérait. Un instant, il avait cru que sa petite protégée n’ait eu une faiblesse. Mais elle l’avait torturé sans sourciller, il portait les marques. De toute manière, si elle en avait eu une, nulle doute que la punition lui rappellerait à qui elle devait sa loyauté. Il revoyait ses yeux verts, l’implorant. Il la revoyait le supplier. Il n’avait pas céder, il ne le pouvait pas et April savait bien pourquoi : s’il n’allait pas jusqu’au bout, elle penserait avoir un pouvoir sur lui. C’était ça la clé de la psychologie humaine ou même mutante : il fallait que la victime n’ait plus aucun doute sur ce dont était capable son bourreau. Elle avait bu presque docilement. Si elle avait eu de mauvaises pensées en tête, elle se serait rebeller bien plus. Il la maîtrisait toujours et il en fut soulagé. Et quant à ce mutant, il était certain qu’il avait un lien avec son ange. Ils étaient voisins et si April avait voulu le dresser, il serait bien plus résistant que les autres. Il n’avait fait que l’aider. Il ne faisait aucun doute pour lui que cet homme loup se montrerait plus obéissant avec elle à présent. Il visionnait la video de ses réactions. La colère dans son regard. La façon dont il arrondit son dos, les poils dressés quand il annonça ce qu’il se passait. Ce regard doré qui observait la scène, semblant ne pas y croire. Un sourire victorieux se dessina sur ses lèvres alors que le loup se ruait sur la vitre. L’électricité ne suffit même pas à le décourager puisqu’il grogna et se jeta sur tout et n’importe quoi. Il était fou. En avait-il seulement conscience ? Il hurlait. Le scientifique l’étudiait. Ainsi sous sa forme de loup, son humanité n’était pas éteinte. L’information était intéressante. Il avait reconnu April et avait cherché à la trouver pour... ? Espérait-il la sauver sous cette forme ? A en voir son acharnement, cela ne faisait aucun doute. Il fallait qu’il étudie la chose pour qu’il en soit sûr. Mais pour ça, il avait besoin d’elle.

Quand elle se réveilla, elle n’était plus dans la même pièce mais dans sa chambre. Un frisson lui parcourut l’échine : on l’avait déplacé pendant son sommeil. C’était flippant parce qu’elle n’avait rien senti et ne s’était même pas réveillée. Désorientée, elle n’osa pas se relever, testant ses bras et ses jambes. Elle roula sur le côté et vit encore cette perfusion dont l’aiguille traversait sa peau jusqu’à une veine. Ses yeux lurent l’étiquette et comprit que c’était un antidouleur. Arrachant tout ça, elle jugea qu’elle pouvait bien l’endurer par elle-même. La croyait-il si faible ? Vexée et peinée, elle se leva. Ses jambes étaient un peu faibles mais c’était sûrement parce qu’elle n’avait rien avalé depuis plusieurs jours. Elle le trouva dans le couloir. « Bonjour April. Je venais justement voir si tu étais réveillée. J’ai besoin de toi avec le loup. Pour une expérience. ». Elle papillonna des yeux. Quoi ? Encore ? Elle en sortait à peine ! « Combien de... ». Il sourit, bienveillant. « Tu es restée alitée pendant trois semaines ». Trois semaines ? Ses brûlures étaient moins importantes mais... Etait-elle sortie d’affaire pour autant ? « Ne t’en fais pas, la dose que je t’ai donné n’est pas mortelle... Juste suffisante pour blesser, mais pas pour tuer. ». Hochant la tête, elle n’osait pas parler. Elle était gênée alors... Elle l’écouta lui expliquer son plan. Jamais il ne lui dit que le loup avait été particulièrement touché par ce qu’il lui avait fait.

Il était déjà dans la salle. Quelqu’un d’autre avait dû l’amener là. Qui ? Oui, savoir que quelqu’un d’autre avait pu s’en occuper pendant trois semaines la dérangeait. C’était SON mutant. Personne ne devait s’en occuper en dehors d’elle. Agacée, elle essayait de se contrôler mais tout ce à quoi elle pensait c’était de lui arracher la tête. Tout ça, c’était sa faute ! Il lui avait injecté un anesthésiant pour le déplacer. « April, je sais que tu le hais mais je te demande de rester immobile. Je veux voir ses réactions. Et ne t’en fait pas, s’il tente quoi que ce soit d’agressif contre toi, nous le mettrons à terre d’abord. ». Le mots lui parvenaient mais à l’idée de rentrer là dedans... Elle voulait lui arracher la peau pour avoir osé parlé. A cause de lui, elle avait été punie. Il ne lui causait que des ennuis. Oh Dieu qu’elle le détestait. Mais là elle n’avait pas droit à l’erreur. Inspirant lentement elle entra dans la salle alors qu’il dormait toujours. Elle s’assit là où on le lui dit, c’était important pour qu’ils puissent bien viser au cas où. Ils ne lui avaient donné aucun moyen de défense et à en juger par son apparence, lui, il avait repris du poil de la bête. Les jambes croisées devant elle, elle ferma les yeux. Quel était le but de tout ça ? De la tester encore une fois ? Non, il disait que c’était pour tester Aedhan. Pourquoi ? Fronçant les sourcils, elle réfléchissait. Il voulait voir comment il réagirait face à elle, savoir si elle l’avait dressé. Elle n’était pas loin de la vérité mais ce que voulait prouver son mentor, c’était que ce mutant avait une faiblesse. C’était elle. Et il était prêt à tout pour obtenir ce qu’il voulait, même à blesser sa protégée.

A présent, il observait. April était face à lui. Elle ne semblait pas avoir peur. Tant mieux. Comment réagirait le loup ? Il avait hâte de le savoir.
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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Dim 20 Oct - 12:40





« ONE DAY I’M GONNA EAT YOU UP. »


Sa colère était dévastatrice. La sale aux murs blancs n’était plus qu’une pièce souillée par les griffures et les coups de toute part. Malgré l’électricité, la vitre avait fini par se fendre légèrement à un endroit. Le loup ne lâchait prise, même quand les cris d’April cessèrent et qu’elle sombra dans l’inconscience. Cela fut même pire, car il la crut morte sur le coup. Les prunelles dorées s’étaient instantanément posées sur la vitre écran lorsque les hurlements s’étaient interrompus. S’il s’arrêta quelques instants, soufflant fortement à cause de son essoufflement il n’en devint que plus dangereux, cherchant à la rejoindre de plus belle. Ce salopard allait payer pour ça. Aedhan s’énerva après les murs, en tournant sauvagement en rond pendant plusieurs minutes, voire même heures. Ce ne fut qu’au bout de deux qu’il finit par s’allonger de côté, épuisé et hanté par les images de la jeune femme se tordant de douleur. Lorsque la vitre teintée redevint normale, le loup ne sut si April était encore vivante ou non, il ignorait absolument tout et vivait dans cette ignorance si insoutenable qu’il pouvait réellement en devenir fou. Une chose était sûre, la haine qu’il éprouvait pour le mentor était si forte que si jamais il venait à croiser son chemin il serait capable de l’anéantir et de le réduire en miettes. A ce moment précis, April pourrait dire combien il était dangereux. Sinon la plupart du temps, Aedhan avait plutôt l’air d’un gros chien que d’un loup capable de manger de la chair humaine.

L’expérience était terminée, et bien que le loup, les poils toujours hérissés, fut épuisé physiquement, ils n’en eurent pas moins de mal à le déplacer pour autant. A peine avait-il compris qu’on allait le bouger de place qu’il se redressa sur ses pattes, certes flageolantes. L’adrénaline était toujours là, bien ancrée dans ses veines. Ils n’eurent d’autre choix que d’essayer de l’anesthésier. La pièce eut beau être pleine de technologies différentes et d’armes de précisions cachées dans les murs, Aedhan était si vif à cause de la colère qu’il fallut bien tirer quatre fois avant qu’il ne s’effondre inconscient sur le sol blanc. Finalement, c’était peut-être mieux ainsi, car l’anesthésiant, en faisant son effet venait de permettre au mutant de calmer considérablement son rythme cardiaque, et de mettre son esprit en veille.

Lorsqu’il se réveilla le lendemain dans sa cellule sombre, le loup gronda son inquiétude, puis il s’assit, patient. Il l’attendait, elle reviendrait. Cinq jours s’écoulèrent ainsi, sans que le loup ne prenne la peine de redevenir humain, oubliant même parfois ce qu’il attendait réellement, mais il demeurait constamment assis. Ce ne fut qu’au bout de ces cinq jours qu’il commença à « pleurer », hurlant de temps à autres, s’énervant après la porte lorsqu’il perdait patience. Aedhan devenait un véritable lion en cage, dominé par l’instinct animal. Et un animal qui voulait sortir, pouvait devenir totalement incontrôlable. Pourtant, April allait bien, le scientifique avait fait en sorte qu’elle soit soignée et elle se reposait dans une chambre beaucoup plus agréable que sa cellule. Elle n’était pas morte, mais lui, n’était au courant de rien. Il ne vit quasiment personne pendant ces trois semaines sauf pour avoir à manger, mais sous forme animale, venir amener un plateau était une véritable prise de pincettes. En général, à peine lui avait-on déposé à manger qu’il s’acharnait sur la porte, la griffant au passage jusqu’à s’en user lui-même les griffes de ses pattes avant. Nul doute que pendant trois semaines, Aedhan ne fit que du bruit, pour se faire entendre, il appelait constamment ce mentor à l’affronter, le pousser à tenter de le dresser, pour qu’il voit si tout cela n’était qu’une partie facile à gagner ou non.

Trois semaines, cela avait paru une éternité à Aedhan, qui n’était toujours pas conscient du temps qu’il pouvait bien s’écouler. Il avait pleuré les nuits, s’était énervé le jour, jusqu’à en devenir complètement fou. Il s’était écorché, mais n’avait pas sourcillé une seule seconde, ni même geint sur son propre sort. Tout dans sa tête n’hurlait qu’April. Etait-elle encore vivante ? Savait-elle combien il était désolé de n’avoir pu la sauver ? Il aurait pu continuer pendant encore longtemps à se poser les questions, si on n’était pas venu le chercher ce jour-là. En voyant l’homme armé il baissa les oreilles en arrière et se gonfla, montrant déjà les crocs. Malheureusement, cette cellule-là était déjà bien petite pour un homme, alors pour un loup de sa taille, ce fut quasiment impossible d’esquiver les fléchettes anesthésiantes. Au contact de la piqûre il couina et essaya de griffer son assaillant en faisant un petit bond en avant, mais le produit était fort et il perdit l’équilibre de ses pattes arrières. Tout redevint noir une nouvelle fois.

On le transporta dans une nouvelle pièce blanche, similaire à celle qu’il avait presque réduite à néant de l’intérieur, à moins que ce ne fut la même, celle qu’on avait réparé. Il n’en savait rien et dans le fond il ne se posait même la question, car lorsqu’April rentra dans la pièce, lui il dormait toujours profondément malgré sa taille. Le noir de sa fourrure tranchait nettement avec l’univers présent autour d’eux. Un vrai mouton noir dans un troupeau de moutons blancs.

Quand il revint finalement à lui, tout fut d’abord flou, et la lumière l’aveugla. Gardant les prunelles fermées, il chercha instinctivement à se remettre sur ses pattes, on l’avait anesthésié, et April, où était April ? Sur la défensive, il chancela, se rattrapant de justesse en écartant les pattes, et là il ouvrit les yeux. Les prunelles dorées se posèrent sur la silhouette féminine, assise à quelques mètres de lui. N’en croyant pas ses yeux, il reconnut l’odeur. Sa queue commença à battre l’air tandis qu’il baissait les oreilles et se mit à couiner doucement, comme un chien pourrait le faire en voyant son maître revenir à la maison. Elle était vivante. S’approchant d’elle, on pouvait lire toute la misère et le soulagement du monde dans les prunelles de loup. Passant sa langue sur son museau, comme s’il allait lui lécher le visage, il se mit à la renifler, tournant autour d’elle pour être sûr qu’elle était bien réelle. Oui, c’était son odeur, et elle semblait en forme malgré son air renfrogné. C’est alors qu’il reconnut la blancheur de la salle, encore une expérience ? Levant les yeux en redressant les oreilles, il vit une nouvelle vitre teintée. Il était forcément derrière. Soudain, il se positionna devant April, normalement toujours assise par terre au même endroit, puis il montra les gros et hérissa ses poils, grondant méchamment en direction de la vitre. Il ne la toucherait pas.
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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Dim 20 Oct - 17:03

CLOSIN’ MY EYES TO OBEY. YOU’RE SUCH AN IDIOT

April était assise et vidait son esprit de toute pensée. Les brûlures, bien que moins importantes la gênait toujours. Etait-ce si surprenant ? Il l’observait également et elle voulait pouvoir endurer cette douleur sans broncher. Déjà son comportement de la dernière fois était mauvais. Pourtant, il ne lui en voulait pas. Ou plus. Ou pas. Il n’avait pas été en colère contre elle. Oui, cette conviction était ancrée en elle. Et maintenant, il la mettait dans la même pièce qu’Aedhan. Pourquoi ? Que voulait-il tester ? Il la testait. C’était certain. Ici, elle était toujours en évaluation. Allait-il l’obliger à le tuer ? Elle s’arrangerait pour qu’Aedhan la tue d’abord. Il serait toujours plus rapide pour trancher sa carotide que le traitement que lui réserverait son mentor pour atteindre ce résultat. Elle entendit le loup derrière elle se redresser maladroitement. L’anesthésie devait le ralentir encore. Son rythme cardiaque accéléra, non pas parce qu’elle avait peur, mais juste parce que l’inconnu l’inquiétait. Qu’avait-il prévu au juste ? Un couinement retentit. Oh, elle savait bien ce qu’il essayait de lui dire. Elle le connaissait bien. En quelques secondes, il fut autour d’elle, la reniflant comme pour vérifier ou apprendre ce qu’il s’était passé ces derniers jours et s’assurer qu’elle allait bien. Non. Elle n’allait pas bien. Et le responsable c’était lui.

Il les observait avec attention et son pressentiment se vérifia. Ce loup avait manifestement un lien émotionnel avec elle. Et ce lien n’avait rien à voir avec les autres mutants. Les autres la craignait, ils obéissaient comme elle elle lui obéissait, par la peur d’un châtiment. April restait de marbre. Oh il la connaissait suffisamment pour savoir qu’elle se retenait de lui faire mordre la poussière. Mais face à la caméra, le loup s’interposait et grognait. Il rit. Si seulement il savait... Intéressant. Il allait donc tester l’humanité du loup mais avant, il lui restait quelques examens complémentaires à faire.

April n’avait pas bougé. « Assis ! ». La voix s’adressait bien évidemment au loup. Un loup qui semblait peu enclin à obéir. « April, mon ange... ». Elle comprit bien ce qu’il voulait d’elle. Elle se releva et alla vers le fond de la pièce. Quand elle se tourna vers le loup, ses mains tremblèrent. Elle n’avait envie que d’une chose : l’étrangler. « Obéis ». Un murmure. Elle n’avait pas encore récupéré sa voix ou peut-être n’osait-elle pas, de peur de découvrir qu’on avait pu la lui détruire. Elle ne le regardait même pas. Mais il avait intérêt à suivre les ordres parce qu’autrement, elle allait encore souffrir par sa faute. La blonde vit une plaque avancer vers lui. C’était juste de quoi faire un examen clinique. « April, tu peux le ramener, j’en ai fini pour aujourd’hui ». La jeune femme hocha la tête pour montrer qu’elle avait entendu et se tourna vers Aedhan. Le loup ne l’avait certainement pas vu venir mais on venait de lui remettre un coup d’anesthésiant. « Tu as 15 minutes ». Elle traîna sans douceur le loup jusqu’à sa cellule et ressortit sans un regard.

Quelques heures plus tard, elle se retrouva à distribuer les repas. Elle n’avait pas pu le faire pendant trois semaines et son humeur maussade ne présageait encore rien de bon. D’ailleurs, certains l’apprirent à leurs dépends. Elle arriva à la cellule de son voisin d’antan. Elle ne se sentait pas suffisamment en forme. Elle avait déjà trop dû s’énerver sur les autres parce qu’elle se sentait plus faible. Mais elle n’avait pas le temps de s’écouter alors elle entra. Elle laissa le plateau sur la table, sans jeter un regard à l’animal. Etait-il même toujours sous sa forme animale ?
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Aedhan V. Wilshade


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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Dim 17 Nov - 12:52





« I JUST CARE ABOUT YOU. »


La voir saine et sauve le rendait heureux, c’était un véritable soulagement. Si seulement il savait que la jeune femme en face de lui était rongée de l’intérieur par un immonde mensonge… Aurait-il sûrement été plus prudent et moins expansif. Pour l’heure, il cherchait à la protéger, face aux caméras et à la vitre teintée, ce salopard ne lui ferait plus aucun mal. Grondant toujours, il essayait de faire comprendre à April qu’il n’avait fait que vouloir la sauver, mais il se doutait bien que l’homme n’aurait pas montré de vidéos sur son exploit d’il y avait trois semaines, lorsqu’il avait presque retiré tout le blanc d’une seule pièce. L’électricité l’avait bien évidemment meurtri, mais depuis, Aedhan avait repris des forces, ce n’était pas la forme olympique, non toujours pas, mais sous sa forme animale il pouvait faire extrêmement mal. Lorsque l’ordre grésilla et qu’il reconnut la voix il grogna de plus bel et montrant les crocs. Les oreilles baissées et l’air menaçant, il n’attendait qu’une chose, que cet homme vienne lui faire face, qu’ils en finissent. Combat singulier, celui qui gagnait avait le droit de tuer l’autre, c’était plutôt bon deal non ? Le « mon ange » lui hérissa les poils, ce n’était pas son père. Tournant la tête vers April, il la vit se redresser et se diriger vers le fond de la pièce, les mains tremblantes. Aedhan sentait bien la colère, mais ne pensait pas que ce fut dirigé contre lui. Il ne commettrait pas la même erreur deux fois, il tenait tellement à elle… Quand elle lui demanda d’obéir, il souffla mais se laissa tomber, assis.

La plaque qui arriva vers lui ne lui plut guère, et bien qu’il conserve les oreilles baissées, il ressemblait beaucoup plus à un ours grognon qu’un loup prêt à bondir sur sa proie. Il ne fit rien, en revanche, la seringue qui atterrit encore une fois dans sa peau le fit faire un bond en arrière, cherchant déjà à mordre n’importe quoi. Il ne fit malheureusement pas long feu, apparemment ils ne plaisantaient plus sur la dose d’anesthésiant, le loup s’effondra au sol en à peine une minute. Il ne se sentit pas se faire trainer jusqu’à sa cellule sans ménagement, et ne se réveillerait pas avant quinze minutes qui lui parurent des heures. Les réveils de ce genre étaient de plus en plus durs, il commençait à avoir du mal de supporter l’anesthésie.

Quand la white lady vint finalement apporter son repas, il était encore allongé par terre, non plus étalé de profil de tout son long, mais dans une position beaucoup plus canine. Les pattes arrière de côté, il avait posé sa gueule entre ses deux pattes avant. Bien sûr, quand la jeune femme entra, il releva la tête, reniflant les odeurs qui émanaient du plateau, mais aussi de la blonde. Elle était toujours contrariée. Lui s’était fait anesthésié, alors il était également un peu bougon, et se sentait barbouillé, ou bien il espérait tout simplement de la viande rouge, c’était sûrement un peu des deux. Aedhan n’avait pas récupéré de vêtements, et il se sentait beaucoup trop faible pour procéder à une transformation inverse, qui risquait de lui prendre plusieurs heures à cause de l’anesthésie, alors il demeurait loup, et se préférait même sous cette forme, ici, dans cette cellule. Au fond, toute cette fourrure le protégeait plus ou moins, lui et son humanité, et il n’avait pas besoin de parler pour se faire comprendre. Les émotions les plus rudimentaires se lisaient sur les expressions de son corps. Se redressant finalement sur ses pattes, il avança vers le plateau, et renifla, il n’en prit qu’une portion, à dire vrai il se contenta de lécher la purée et retourna « s’allonger », ne sachant comment April allait réagir. Il n’avait rien fait de mal depuis qu’il l’avait revu et ne s’était plus énervé sur la porte, qui pourtant, gardait toujours les traces de son cinéma des derniers jours.

Toujours rebelle avec certaines personnes, il ne voulait juste pas qu’on lui fasse de mal, et dans le fond, lorsqu’il redeviendrait humain, il espérait bien lui faire comprendre que cet homme polluait son air vital en se faisant passer pour son père. Un père ne ferait jamais de mal à son enfant, même pour apprendre les bonnes manières à un chien, ou même à un loup. Les prunelles dorées restaient posées sur elle, il ne la quittait pas des yeux. Face au silence, il osa tout de même couiner doucement, comme pour savoir si… Elle allait bien.

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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Dim 17 Nov - 13:14

HE DID THAT BECAUSE OF YOU

Il s’était assis. Valait mieux pour lui parce qu’April ne pensait déjà qu’à lui arracher les yeux, mieux valait qu’il ne lui donne rien de concret pour la pousser à l’action. Le plateau fut déposé sur une table. A vrai dire, cette cellule ci était plus agréable que la première. Il avait un lit et une table et un sanitaire. C’était suffisant pour vivre décemment et ne pas déplaire aux hautes sphères. Mais ça, ça lui passait par dessus la tête. Il était encore en convalescence, peut-être pour les scientifiques, mais pour elle, il était toujours à mater. Ignorant le loup jusque là, elle ferma les yeux et inspira.

Quelque chose n’allait pas, mais une fois encore, elle repoussa cette pensée loin d’elle. Sans un mot, elle sortit des vêtements pour le loup. Elle les posa sur la table, il saurait bien les trouver quand il en aurait besoin. D’ailleurs, cela ne devrait pas tarder normalement. A ce qu’elle en savait, sa métamorphose était limitée dans le temps. Les disposant soigneusement sur un côté de la table, à côté du plateau. Elle souleva alors la cloche et était prête à mettre l’assiette par terre mais elle la reposa plus loin. Quelque chose n’allait définitivement pas.

Elle se sentait mal. C’était l’odeur de la nourriture qui la rendait malade. Il fallait dire qu’elle n’avait rien avaler depuis plusieurs semaines, on l’avait nourri via des perfusions. Elle avait perdu de sa masse musculaire et elle venait juste de se lever. C’était certainement le tout combiné qui la rendait... Son visage devenait livide. Sa vision se brouilla. Elle ne vit même pas Aedhan aller lui même chercher son plateau. En revanche, elle sentit ses jambes s’affaiblir. Elle se laissa glisser contre le mur. Son rythme cardiaque avait accéléré, ses oreilles bourdonnaient. Elle faisait un malaise. Tout crépitait dans sa tête, c’était comme si chacun de ses neurones se déconnectaient. Et ce fut le noir.

Seulement pour quelques secondes. Elle reprit lentement conscience de son environnement. Elle était dans une cellule. Celle d’Aedhan. Reprenant le fil de ses pensées, elle respirait calmement. Sa gorge la brûlait. Fermant les yeux à nouveau, elle avait l’impression de vivre un nouveau cauchemar. Oublier la douleur. Elle se concentra. Il lui avait appris. Il fallait l’accepter. Il fallait se concentrer sur autre chose. Les battements de son coeur par exemple. Elle écouta donc chacun de ses battements. Elle l’entendit bien couiner mais elle ne répondit pas. Assise, elle sentit peu à peu la douleur s’atténuer. L’auto hypnose fonctionnait. Soulagée, elle rouvrit à nouveau les yeux et s’éclaircit la voix.

Il n’y était pas allé de main morte. Il lui avait assuré qu’il ne lui avait pas mis une dose mortelle. Qu’il avait maîtrisé le processus mais vu ce qu’elle endurait encore, elle n’en avait pas l’impression. D’ailleurs, manger ne lui disait rien. Elle ne voulait plus ni boire ni manger. La seule chose qu’elle acceptait d’avaler, c’était son pansement gastrique. Elle attendrait donc le temps que son estomac et son oesophage se remettent de cette terrible expérience. Aedhan voulait lui dire qu’elle était maltraitée. Elle lui répondrait qu’elle était simplement entraînée. La nuance était mince mais tout de même présente. Et l’emprise qu’il avait sur son esprit était bien trop importante pour qu’on réussisse à la détourner de sa mission. Le fautif, c’était lui. Il n’aurait jamais eu à le faire si Aedhan avait obéit comme elle le lui avait conseillé. Elle était loin d’être calmée. Sa forme de loup le protégeait mais pour combien de temps ? April ne pouvait pas lui faire mal. Pas lorsqu’il était un animal. Elle ne torturait que les mutants, pas les animaux. Ironique n’est-ce pas ? A ses yeux, un animal était plus précieux qu’un homme. Le raisonnement aurait dû être inverse mais ce n’était pas le cas.
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Aedhan V. Wilshade


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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Dim 24 Nov - 19:08





« I KNOW AND I’M SORRY. »


Le loup s’en voulait pour ce qu’elle avait vécu. Dans le fond c’était un peu ironique vu ce qu’elle-même lui avait fait subir bien des semaines auparavant. Pourtant, Aedhan restait Aedhan et voir son ancienne protégée souffrir lui avait tordu le cœur. Cet homme n’était qu’une enflure de première et la jeune femme ne semblait pas le réaliser. Ca le blessait, quelque part, car il ignorait encore tout de ce qui avait bien pu se passer pour qu’elle se retrouve ici. Il s’en voulait de l’y avoir laissé des années plus tôt, mais sa mémoire à ce sujet ne semblait pas décidée à revenir… Comme si une barrière psychique s’y était mise, l’empêchant d’accéder à cette partie de ses souvenirs. Après avoir léché la purée dans l’assiette et grignoté la viande, il vit April contre le mur, aussi pâle qu’un mort, il s’inquiéta instantanément. Couinant, il s’approcha d’elle pour vérifier qu’elle allait bien et n’avait rien. A dire vrai, il ne fit que poser son museau frais et mouillé contre sa joue, un geste qu’il avait déjà fait par le passé, lorsqu’ils n’étaient encore que des ados et qu’elle aimait avoir son loup en poils à côté d’elle.

Lorsque la blonde revint à elle, Aedhan s’écarta légèrement de côté, s’il avait voulu, il aurait pu la blesser, mais son attitude des derniers jours en auraient été tout aussi contradictoire. April n’avait pas vu les images, et sans doute que son mentor ne lui montrerait jamais, cachant ce secret révélateur de beaucoup de choses, pour lui. Pour son bonheur de sadique personnel. Malgré la tension palpable dans l’air, que le loup sentait bien jusque dans ses tripes, il ne semblait pas méfiant, ou même apeuré et en colère. Il aurait dû, après ce qu’elle lui avait fait, mais l’image de la jeune femme se tordant de douleur prenait le pas sur le reste, et les sentiments enfouis et non exprimés restaient bien présent malgré toute la douleur du monde qu’il avait pu endurer. Et qu’il endurerait sûrement encore.

La jeune femme gardant le silence, le loup décida de se reculer, sûrement était-il l’heure de redevenir humain, après tout, il devait lui parler. De ce qu’il s’était passé, mais également de sa peine de n’avoir réussi à traverser cette vitre, cette cellule pour la sortir du mauvais pas. Il ne s’attendait cependant pas à ce qu’elle le maltraite à nouveau, rongée par la haine. Profitant du fait qu’elle était encore un peu sonnée, il lança la transformation, mais ce ne fut pas une partie de plaisir et lui prit plusieurs minutes, lui arrachant des couinements semi animaux et semi humains. Lorsqu’il fut finalement lui, il était nu comme un vers, allongé en position fœtale sur le sol de la cellule sombre. Ayant attrapé les vêtements au passage avant sa transformation, il s’habilla aussi rapidement que possible, et ce fut à nouveau Aedhan qui fit face à la white lady, l’air un peu pâle et fatigué. Il avait tout de même eut un anesthésiant pour éléphant (il en était persuadé) dans les veines.

Maladroit, il n’osait réellement bougé, alors il se contenta de s’asseoir sur le lit de fortune qu’on lui avait si gentiment prêté. Pourquoi ? Il en avait absolument aucune idée, et dans le fond il n’essaya pas de savoir, pas pour l’instant. C’était rare d’avoir ce genre de privilèges ici. Effleurant le matelas fin du bout des doigts, il fut comme électrisé, comme si c’était mal de profiter de ce genre de confort luxueux. Le loup ne comprenait pas. Lorsqu’il fut toutefois assis au bord du lit de camp, il osa lever les yeux sur elle.

« Tu devrais boire un peu… ». Une petite voix, presque un murmure tant il ne pouvait plus se fier aux odeurs. Etait-elle toujours en colère ? Ca le rendait malade de la voir ainsi. Puis finalement… Après quelques minutes de silence supplémentaire, il se mit à parler, mal à l’aise. « J’ai essayé de te venir en aide, mais j’ai été incapable de sortir de la pièce. Je ne pensais pas qu’Il serait capable de te faire une telle chose, s’il te considère comme… Sa fille. ». Le terme lui coûta beaucoup, et ses sourcils se froncèrent d’ailleurs instantanément tant il avait du mal. Pour avoir connu les White et se rappeler de leur gentillesse, il ne comprenait pas ce revirement de situation. « Qui est-il pour se faire appeler Père ? ». Il ne pensait cependant pas s’attirer les foudres de la white lady en évoquant le sujet… Le ton n’était pourtant pas hautain, Aedhan voulait juste… Comprendre.
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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Dim 24 Nov - 22:28

SORRY… YOU’RE ALWAYS SORRY BUT IN THE END I AM ALWAYS THE ONE WHO SUFFERS BECAUSE OF YOU

Si April savait à quel point il s’en voulait, elle serait bien capable de s’arranger pour être punie plus souvent afin qu’il en souffre, à chaque fois. Heureusement, elle n’en avait pas conscience, tout simplement parce qu’elle n’avait pas connaissance qu’Aedhan ait tout vu. L’idée ne lui effleurait tout simplement pas l’esprit parce qu’à vrai dire, elle se savait être filmée constamment. Excepté ici. Les caméras dans les cellules où il était n’étaient pas admises, il ne fallait pas heurter la sensibilité des grands directeurs de Genetics, médecins pour certains. Alors on avait de jolies cellules de façade, avec des conditions plus humaines que celles où elle travaillait habituellement. Le loup était en sursis et mieux valait pour lui qu’il profite de cette relative tranquillité. Perdre son humanité, ici, c’était le meilleur destin que l’on pouvait avoir. Ceux qui avaient accepté d’obéir étaient plus souvent là et April n’avait pour certains même plus besoin de les voir. Mais comme partout, il subsistait toujours quelques rebelles et le loup en faisait partie. Il fallait dire que la blonde n’avait jamais vraiment pris la peine de le mater comme les autres. Une part d’elle-même voulait qu’il conserve sa raison. Parce que ça lui faisait mal.

La tête appuyée contre le mur, légèrement en arrière, était une position idéale s’il voulait la tuer. La gorge offerte, il ne suffirait que d’un coup de dent pour tuer son bourreau et la libérer. Mais il ne le fit pas. Ce fut la truffe fraîche sur sa joue qui la ramena. Rêve ou réalité ? Elle était un peu perdu et désorientée. Portant la main à sa joue, elle nota la présence du loup pas si loin que ça d’elle. Etait-ce lui ? Elle n’en avait pas la preuve et encore un peu faible pour se fâcher et lui faire sentir à quel point elle lui en voulait, la jeune femme ne pensait qu’à une chose : sortir et se coucher pour attendre que ça passe. Sauf que ses forces ne lui étaient pas encore revenues.

Sa vue s’éclaircissait alors qu’elle voyait le loup prendre les vêtements. Il était sérieux là ? Il ne pouvait pas attendre qu’elle sorte ? Agacée, elle referma les yeux, préférant ne pas assister à la transformation. April était plutôt pudique, du moins, elle avait au moins ce reste d’éducation de ses parents qui lui restait et qui l’obligeait à respecter l’intimité de ses victimes. Tournant la tête pour fixer un mur, la blonde n’accepta de le regarder que lorsqu’il lui parla. Boire ? Pour quoi faire ? On lui avait brûlé l’œsophage et l’estomac, elle préférait n’en rien faire. Ne répondant rien, jugeant qu’il n’avait pas de conseil à lui donner, il se décida à reprendre la parole. Ses muscles se tendirent. Et son rythme cardiaque accéléra. Il savait ! Il avait… Vu ? Ses yeux verts s’enflammèrent. De quel droit osait-il lui dire qu’il n’était pas bien pour elle ? Lui au moins avait pris soin d’elle, ce qu’Aedhan n’avait pas fait depuis plus de dix ans. April braqua ses yeux sur lui et le fixa froidement. « L’homme qui m’a sauvé la vie et qui prend soin de moi. Mais ça, c’est toi qui me l’a fait. Pas lui. ». Sa voix était encore eraillée mais April conservait son sang froid. Mais pour combien de temps ?

Sentant qu’elle n’était pas en forme, elle voulait battre en retraite. Ils auraient cette conversation plus tard, quand elle pourrait lui montrer tout ce que ce scientifique lui avait appris sur la torture. Se redressant maladroitement, les jambes encore un peu flageolantes, l’agent avait détourné les yeux. Il la voyait en position de faiblesse mais qu’il ne s’y trompe pas : elle le haïssait toujours. Et d’ailleurs, elle allait le lui prouver : « Lui n’a pas tué ses parents, ni même les miens. ». Il allait pouvoir cogiter sur cette phrase parce qu’elle ne lui apporterait aucune réponse. S’il l’ignorait, tant pis pour lui. Mais elle venait de lui balancer sa vérité à la figure. « Qui es-tu pour te prétendre un frère maintenant ? ».
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Aedhan V. Wilshade


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MessageSujet: Re: « you won't break me again » [terminé]   Jeu 26 Déc - 11:16



« I DID NOT KILLED YOUR PARENTS ! AND HE’S NOT A FATHER ! »


Aedhan était redevenu lui-même, il ignorait toutefois que ça allait être sa plus mauvaise idée jusqu’ici. April était « malade », ou plutôt, on lui avait inculqué des valeurs mensongères. Si elle se souvenait de ses parents, elle considérait ce mentor beaucoup plus comme un père et ne semblait pas vouloir croire celui qui avait été bien plus qu’un simple ami. Pourtant, le loup, s’il savait, aurait pu comprendre le problème, mais lui-même était persuadé qu’elle l’avait tout bonnement oublié, il n’avait plus reçu aucune lettre ! Pourquoi est-ce que ce serait lui le fautif et non un de ses collègues de l’armée ? Redevenu humain, il espérait bien pouvoir la prévenir du danger, cet homme était un meurtrier et un fou furieux, qui prenait un malin plaisir à torturer tout le monde, elle y comprit, il l’avait démontré au moment même où il l’avait forcé à avaler cette mixture dont il ignorait toujours la teneur. Il savait juste, que cela devait être très douloureux. Murmurant, ne sachant réellement comment s’y prendre, il lui suggéra de boire, mais la jeune femme semblait peu encline à l’écouter, au fond, cela pouvait encore une fois se comprendre, et il ne la forcerait pas. Après tout, ce n’était pas lui l’ami ici. Ici il n’était que son jouet préféré, à cause de qui elle s’était pris une rouste du supérieur. Peut-être que sa colère avait à voir avec ça, mais pour l’heure, sous forme humaine, Aedhan ne pouvait plus ressentir les émotions de la blonde. S’il avait su, il aurait profité de sa forme animale, encore un peu… Pour économiser son corps.

Aedhan se mit finalement à parler, sûrement était-ce une erreur mais il voulait crever cet abcès qui le dérangeait plus que de raisons à présent. Il était ignorant, il ignorait même pour ses parents à dire vrai, il ne savait absolument rien ! Alors quand les mots froids et tranchants brisèrent le silence de la cellule et qu’elle se mit à déblatérer tant d’horreurs et de choses improbables, il se braqua après avoir ouvert de grand yeux ronds face à l’annonce de la mort de leurs parents.

« Nos parents sont… Tes… Mes ? Quoi ? ». Il balbutia sous le choc, réaction première face à la phrase qui venait de le marquer, était-ce une torture ou ? Non, cela ne put l’être face à son regard, elle ne mentait pas. Mais elle se trompait ! « Je… Tu racontes des conneries ! Ils ne peuvent pas être morts ! ». Et pourtant si, ils l’étaient… Mais sûrement qu’April prendrait ces phrases comme un superbe jeu d’acteur, il n’en était cependant rien. Absolument rien, et cela se lisait dans son regard paniqué et perdu. Il se leva, d’ailleurs, pour faire les cents pas dans la pièce. La stupéfaction, l’horreur et la tristesse laissèrent finalement place à la colère. Il se rapprocha d’April, comme prêt à la secouer comme une puce pour qu’elle se réveille, des larmes de chagrin roulant déjà sur ses joues à l’annonce de la mort de ses parents. « Quand ?! Et comment ?! ». Il voulait la peau de ce fils de chien qui avait commettre cet acte. « C’est l’œuvre de ton bienfaiteur ?! Il ne t’a pas sauvé April ! Il t’a endoctriné pour que tu deviennes quelqu’un que tu n’es pas ! Qui te dit qu’il n’a rien prémédité à tout cela ?! Comment tes parents auraient-ils pu… Mon Dieu… ». Il se stoppa net, croisant les bras derrière sa tête, horrifié par tout cela.

Cela ne dura que quelques secondes, car il revint à la charge, trop d’informations embrouillaient son esprit.

« Il t’a fait ça ! Je n’ai rien fais hormis essayer de me tirer de cette cellule ! Je ne t’ai pas forcé à boire ! Il l’a fait ! Alors qu’il est censé te protéger et t’aimer, une véritable relation « filiale » aussi immonde soit-elle à mes yeux ! Il ne t’apprécie pas, et ne t’aime pas ! Ca se lit dans ses yeux ! Il n’aime personne d’autre que lui. Et il essaye de te monter la tête contre les seules personnes qui restent ! ». Il déglutit. « Oui, je ne t’ai pas emmené avec moi, mais je ne me souviens pas de cette nuit-là, c’est flou April ! Je n’arrive pas à me souvenir ! Tu ne m’as plus écris… Du jour au lendemain je n’ai plus eu une seule nouvelle de toi. J’étais à des centaines de kilomètres ! Je t’ai écrit, encore après ça, mais je n’ai jamais obtenu de réponses ! Comment oses-tu croire que j’ai pu tuer nos parents ?! Mais enfin je… ». Il se tue à nouveau et envoya finalement voler le plateau contre le mur, complètement désespéré, et de nouvelles larmes roulèrent sur ses joues. « Qui a fait ça ? ». Oui, il voulait le nom de ce salopard, tout de suite.

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