..../...................../.....................................................................



 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Can you imagine? [Terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Elias J. Climber

~ In the arms of cactus angels

avatar

Messages : 3641

All about you
Your secret life:
Disponibilité:

MessageSujet: Can you imagine? [Terminé]   Dim 4 Aoû - 21:08

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Capucine & Elias
28 - février
E

n prenant contre moi les deux sacs de courses avec précaution, je quitte le magasin après avoir lancé un joyeux « Merci, bonne soirée ! » aux dames tout à fait sympathiques qui s’occupent des caisses. Cette journée fut bonne, productive même. J’ai pu clore deux dossiers et mes clients, satisfaits, me laissent penser qu’ils garderont judicieusement ma carte sous la main. Si jamais.
Mais à vrai dire, ce n’est pas le côté professionnel de ma petite vie qui m’a le plus fait plaisir. Ce matin quand je suis parti, Capucine était réveillée et m’a salué d’un baiser – que je ne suis pas prêt d’oublier. Son sourire illuminait son visage malgré les sept heures tapantes et j’ai eu droit à un message tout aussi délicieux à la pause de midi – que je n’ai pas pu passer avec elle cette fois.

Les choses s’arrangent. L’honnêteté est de retour, les rancœurs ont disparues et nous avons semble-t-il pris parfaitement conscience de nos faux pas respectifs. C’est bon signe, je me laisse tenter par cet optimisme bienveillant, apaisant.
Crier ne sert à rien, parait-il. Et bien nous en avons fait les frais et, aussi étrange que cela puisse paraitre, ça nous a aidé. On a exprimé colères et frustrations – certes maladroitement – ce qui nous a libéré. Et puis, on s’aime. Il fallait juste s’en souvenir.

« Capucine ?… »

Merde, qu’elle est lourde cette porte. Je la referme d’un coup de pied derrière moi avant de laisser les deux sacs se vider bruyamment sur la table. Bon. Où est-elle ?

« Cap ? Tu es là ? »

Évidemment, puisque la porte était ouverte. Je m’assure de n’avoir rien cassé dans ma précipitation, puis je descends les deux petites marches pour approcher du canapé. Un livre traine ici, le dvd de la veille est encore posé sur la table, bêtement je souris.
Ces heures si simples et banales que nous passons côte à côte sont autant de souvenirs que je voudrais garder, précieusement. Les emprisonner pour pouvoir régulièrement les visionner, les savourer. C’est difficile de mesurer la chance qu’on a, de se rendre compte de certains privilèges, des aubaines qui traversent nos vies ou la composent quelques années durant.
En cet instant pourtant, je le sens. Je suis comblé.

Cette soudaine vague d’enchantement me fait finalement quitter le coin télévision. Je passe par-dessus le canapé dans un bond enjoué et retrouve la cuisine. La belle doit être dans la salle de bain, je pense avoir entendu l’eau couler Dans ce cas à moi de faire vite – et bien si possible – pour préparer un petit apéritif sympathique.
Je sors des petits biscuits salés, des tomates cerises que j’assaisonne juste assez, des boissons, des glaçons, de jolis verres – que je manque de briser – et j’installe au milieu de ce « festin » trois bougies presque neuves. Hum. Un briquet, vite !

« Ah tu es là ! J’ai déjà faim et…ça va ? Chérie ? »

Je m’avance en te tendant la main ;
L’inquiétude barrant mon visage.
Pourvu que tu n’aies rien ;
Qui puisse ternir notre si doux mirage.


code by Mandy
Revenir en haut Aller en bas
Capucine Rider


avatar

Messages : 1517

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Lun 5 Aoû - 17:46

Un… Deux… Trois… Quatre… Cinq… Six… Sept… Huit… Neuf… Dix… Onze… D’accord… Houston, on a un problème ! J’étais d’accord sur le fait que mon corps avait subi quelques dommages à cause de la chimiothérapie, mais pour le coup, j’étais choquée. Mes pensées allaient directement vers Sonny qui saurait quoi dire, trouver les mots, la solution pour que tout se passe bien pour Élias et moi. Je n’en revenais pas. D’ailleurs, j’avais besoin de m’asseoir quelques secondes sur le lit pour me redonner une certaine contenance. Assise, je pouvais admirer mon reflet dans la glace et j’essayais d’imaginer ce que serait notre vie avec ce petit imprévu. Contre toute attente… J’aimais ce que je voyais. Certes, ce n’était pas prévu. D’accord, j’étais vraiment jeune et n’avais pas pensé que cela arriverait aussi tôt. Surtout qu’avec Élias, nous venions à peine de retrouver une certaine stabilité et ces derniers jours étaient tout simplement magiques. Devais-je détruire ces instants de paix en lui annonçant cette nouvelle ? Étions-nous prêts ? Je n’en étais pas certaine, même si l’idée me tentait. Or, nous nous étions promis de tout nous dire, de ne plus avoir de secret l’un pour l’autre et là… De plus, la dernière solution me semblait impensable et sans lui dire serait criminel. J’allais devoir me montrer courageuse et vite, car je l’entendais qui m’appelait pour la deuxième fois.

- « J’arrive ! », criais-je en me levant.

Un rapide coup d’œil à la glace pour me rhabiller correctement, me tapoter les joues et remettre mes cheveux en place et je me retrouvais quelques secondes après à ses côtés. J’essayais de cacher ma nervosité pour me laisser le temps de trouver la manière idéale de lui apprendre la nouvelle sans qu’il tombe dans les pommes ou s’enfuit en courant. Seulement, mes yeux tombaient sur la petite surprise qu’il était en train de me préparer. C’était si délicat de sa part ! J’avais de la chance de l’avoir et… et j’allais peut être tout gâché.

- « Non, non tout va bien ! Juste un coup de chaud, j’ai fait un peu de rangement. »

Je n’en revenais pas ! Les mots étaient sortis malgré moi alors que ma raison était bien consciente que je lui mentais. Après tout ce que je lui avais demandé, je me mettais à lui cacher moi-même des choses sur ma vie ou plutôt notre vie. Je n’en revenais pas. Je me détestais… Bon peut être que je ne devais pas m’emballer. Je n’avais aucune certitude alors il était inutile de l’inquiéter, d’évoquer une situation qui peut être n’arriverait pas. Pour autant, une petite voix intérieure ne cessait de répéter : « Onze jours… Onze jours… » C’est bon, je savais !

- « Tu m’accordes une minute avant que de commencer ? J’aimerai changer de tee-shirt ! »

Je déposais un baiser rapide sur ses lèvres tout en lui balançant un clin d’œil avant de remonter sur la mezzanine. Je retirais ledit tee-shirt pour en mettre un autre, mais en voyant mon image à nouveau dans le miroir, une idée me venait en tête. J’avais besoin de voir. Je ne saurai expliquer pourquoi cette volonté était si forte, seulement, je devais essayer. Sans comprendre, je me saisissais d’un coussin disposé sur notre lit pour le mettre sous mon tee-shirt. C’était tellement puérile, tellement inutile que je n’aurai jamais dû le faire. J’avais pourtant besoin de savoir, de voir ce qui se passerait dans ce cas là, même si ce n’était qu’un malheureux coussin en dessous d’un tee-shirt. Que voudra Élias ? Je n’en avais aucune idée. Nous n’avions jamais parlé enfant et surtout, il avait déjà Indio… J’avais peur… Je savais que je pouvais lui faire confiance, qu’il serait à mes côtés, mais j’ignorais comment lui dire. Perdue dans mes pensées, je continuais de fixer ce faux ventre minable et ne pu m’empêcher de remarquer cette main protectrice que je portais dessus.
Revenir en haut Aller en bas
Elias J. Climber

~ In the arms of cactus angels

avatar

Messages : 3641

All about you
Your secret life:
Disponibilité:

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Mar 6 Aoû - 9:40

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Capucine & Elias
28 - février
L

e baiser qu’elle vient de me donner ne me laisse qu’un gout d’inachevé sur les lèvres. Elle a déjà disparue à l’étage et je vois sa silhouette se refléter contre la penderie, au fond. Après avoir gardé cet air niais environ cinq secondes, je secoue la tête en souriant. Je la trouve un peu bizarre mais il y a surement une raison à cela et quand la demoiselle sera prête, elle m’expliquera ce qui la tracasse.
Ça ne doit pas être si dramatique, elle n’avait pas l’air malade. Juste un peu, dépassée. Choquée. Admettons. Ça peut venir de l’université et de leur superbe organisation, ça peut également être en rapport avec une de ses camarades – des histoires de filles, tout ça. Quoi d’autre ?
Je repose l’assiette de tomates que j’avais en main et je me pose un instant sur le premier tabouret prêt à accueillir mon auguste fessier. Bon.


Mais ça me travaille. Je déteste savoir que Capucine va mal – et même si ce n’est pas le cas, je l’ai trouvé troublée durant ce court baiser chastement volé. Évitons la paranoïa, mais j’ai quand même l’impression que son trouble me concerne, directement. Ce genre d’embrassade distante et obligatoire ne me plait guère, je finis par me lever pour rejoindre l’escalier.
Je ne devrais pas. On se fait confiance, elle va finir par tout me raconter. Mais j’appréhende, je m’inquiète et puis elle ne redescend pas merde ! Il n’y en a pas pour cinq minutes à changer un haut !

Dans une précipitation quasi impolie – même si je suis chez moi – je rejoins la belle sur la mezzanine. Elle se trouve juste là, à quelques centimètres de moi, près de notre lit devant la glace plaquée sur la porte de notre armoire. Je me disais aussi, que ce reflet visible d’en bas, avait des courbes assez étranges… connaissant – par cœur – le corps de Cap.

Visiblement, je suis monté sans bruit. A croire que je suis allé si vite que j’ai volé, frôlant à peine les marches. Autre chose que je frôle à cet instant : l’arrêt cardiaque. Je sais qu’on est gourmand, qu’on est même de très bons et assidus amants, mais il est techniquement impossible que six mois de grossesse se soient passés sans qu’on ne s’en rende compte !
Une sueur froide me dérange le dos alors que ma respiration se fait à nouveau entendre. Ah oui, inspirer, expirer. C’est important. Je n’en crois pas mes yeux et même si l’idée du déni de grossesse me parvient, je la rejette violemment. Non non, c’est beaucoup trop brutal, beaucoup trop soudain, imprévu, mal préparé, jamais discuté et…un coussin. C’est un coussin. Bordel Elias, un ventre de femme enceinte ça n’a pas cette forme irrégulière.

« …Chérie ?... »

Un sourire mal assuré fend mon visage apeuré. Ce n’est pas si horrible si c’est ça qui la perturbe mais, pourquoi maintenant ? Pourquoi ce soir ? Pourquoi pareille envie ? Pourquoi s’isoler ?

« Tu, hum, tu t’imagines dans quelques années ? »

Une main nerveuse dans la nuque, j’essaye de franchir les quelques pas qui nous séparent. Quand j’arrive derrière elle, en la regardant à travers le miroir, je passe mes bras devant son faux ventre. Rapidement le coussin abandonne sa cachette et se retrouve sur le sol, mes mains alors prennent sa place.

Je sens bien que la jeune femme est, honteuse ? Embarrassée du moins d’avoir été surprise. Je ne voulais pas être indiscret et surtout pas lui inspirer pareille frayeur. Je m’empresse d’embrasser son cou…loin d’imaginer que son délire n’était pas qu’une extrapolation hasardeuse, mais bien une plausible anticipation…

« Eh, tu trembles ? Viens là, respire. Tout va bien. Non ? »

Je t’attire vers le lit ;
Impatient et impuissant à la fois.
Je veux que tu me dises que oui :
Tout va bien pour nous, pour toi.


code by Mandy
Revenir en haut Aller en bas
Capucine Rider


avatar

Messages : 1517

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Mar 6 Aoû - 10:40

Prise en flagrant délit, je me tournais vers Élias, ne sachant plus trop où me mettre. A l’instar d’une petite fille fautive, mes mains se tordaient dans tous les sens alors que ma petite cervelle tentait en vain de me trouver une porte de sortie. Celle-ci m’était donnée par l’avocat lui-même. Dans plusieurs années… si seulement c’était possible. Peut être qu’en fermant les yeux très forts, nous sauterions dans le temps dans cette période qu’Élias appelait « plusieurs années ». Mais tout dans son expression, ses gestes montraient une assurance flageolante. Même si ses mots laissaient supposer qu’il s’agissait d’une éventualité, son attitude montrait que l’idée ne le séduisait pas totalement. Le coussin se retrouvait bien vite à terre et ses mains remplaçaient le vide qu’il avait créé.

Laissant ses bras protecteurs me recouvrir, je déposais l’arrière de ma tête sur son épaule et continuais de nous fixer dans la glace. Nous étions beaux tous les deux. Nous formions un couple étonnant, détonnant, mais on pouvait lire dans nos regards tout l’amour que nous portions à l’autre. Sauf que mon imagination vagabondait au point de me laisser voir une petite tête brune aux yeux bleus entre nous aux joues légèrement rosées. Tiraillée entre crainte et désir de voir ce futur arriver, je ne remarquais même pas mes tremblements. Ce ne fut qu’au moment où Élias m’en fit part que je le laissais m’amener au niveau du lit. Calmement, je reprenais une respiration à peu près régulière pour me redonner contenance.

- « Dans plusieurs années ? Cela veut-il dire que tu envisages cette possibilité avec moi ? Enfin, tu veux d’autres enfants ? », demandais-je en tentant de cacher mon espoir.

Ce serait déjà un premier pas d’avoir au moins cette confirmation, mais cela ne réglait pas l’affaire en cours. Si j’étais effectivement enceinte, que fera Élias ? Me quittera-t-il ? L’acceptera –t-il ? Ou montrera –t-il son désir que je me fasse avorter ? J’espérai que la première solution était inenvisageable, quant à la dernière, je préférais ne pas l’entendre du tout. Donc… Oh Mamma Mia ! Je devais lui parler.

Je me positionnais de sorte à ce que nous nous retrouvions l’un en face de l’autre, plaçant mes mains de chaque côté de son visage de sorte à le caresser doucement. En souriant un peu tristement, je l’embrassais pour me donner un peu de courage avant de le rompre tout en gardant cette proximité. Mon front restait collé au sien et mes mains se frayèrent un chemin jusqu’aux siennes. Doucement, je pris la parole.

- « Je dois te dire quelque chose, mais s’il te plaît laisse moi finir avant de parler. C’est… Je ne sais déjà pas comment t’annoncer cette nouvelle et… J’ai peur de ta réaction… »

Mon regard se planta dans le sien pour y obtenir son approbation à ma requête. Je trouvais également un côté rassurant, me faisant sentir que je pouvais avoir confiance en lui. Je me lançais.

- « Je… J’ai du retard… Si ce n’était que deux, trois jours, ce ne serait pas inquiétant, mais… J’ai onze jours de retard. »

Je pris une profonde inspiration avant d’annoncer clairement ce à quoi je pensais.

- « Je crois que je suis enceinte. »

Voilà ! La bombe était lancée ! Tous aux abris ! Seulement, je ne comptais pas m’arrêter en si bon chemin et décidais de reprendre la parole pour lui faire comprendre que je n’avais aucunement cherché à lui nuire ou tout au moins, à nous nuire.

- « Je n’ai pas cherché à ce que ça se produise. Oui, je veux des enfants, mais je n’aurai jamais cherché à te piéger, à te forcer à rester auprès de moi en l’utilisant comme otage. Je ne pourrai jamais faire ça, mais sache que je ne pourrai pas mettre de côté cette envie. Bien entendu, pas maintenant parce que je suis trop jeune, que notre couple est encore fragile, mais j’en veux avec toi plus tard. »

Je me saisissais de sa main pour la mettre sur mon ventre.

- « Mais s’il se révélait qu’un mini Élias ou une mini Capucine se trouvait déjà parmi nous… Qu’allons nous faire ? »
Revenir en haut Aller en bas
Elias J. Climber

~ In the arms of cactus angels

avatar

Messages : 3641

All about you
Your secret life:
Disponibilité:

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Mar 6 Aoû - 19:16

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Capucine & Elias
28 - février
«

Dans plusieurs années ? Cela veut-il dire que tu envisages cette possibilité avec moi ? Enfin, tu veux d’autres enfants ? »

Question piège. Et ce n’est très certainement pas son intention, mais la question reste une vraie embuscade car quand on est déjà père, qu’on vit avec une demoiselle aussi jeune que Capucine et que celle-ci se met à imaginer un avenir familial : la question a un arrière gout d’ultimatum. De test. De défi.

Si je ne réponds pas assez bien à son gout, la belle serait-elle capable de tirer un trait sur notre histoire ? Ce serait le plus logique. Le plus compréhensible. J’essaye de me mettre à sa place – c’est compliqué – et en fréquentant une personne plus âgée qui a déjà une famille – si brisée soit-elle – la jeune femme doit être constamment dans le doute. Pourquoi refaire une famille à mon âge ? Pourquoi réitérer ce qui m’a été fatal autrefois ? Pourquoi prendrais-je le risque de placer un gamin entre nous alors que tout se passe si bien ?
Parce que Capucine n’est pas Sarah. Parce qu’elle a le droit, elle aussi, d’avoir sa famille. Ses rêves, ses enfants. Parce que le passé n’est pas fait pour recommencer et que l’intégralité du contexte d’autrefois était foutrement différente d’aujourd’hui.

« Eh bien, si ça te tente, pourquoi pas ? Ce serait trop bête de ne pas créer la génération suivante de perfection ! »

Ok, j’exagère sans doute un peu, mais j’imagine que ma réponse est satisfaisante. Le visage que je lui affiche ne laisse aucunement supposer la contrainte ou la malhonnêteté. Je suis sincère, si nous sommes d’accord sur le principe de faire et d’élever des enfants par amour, je suis évidemment pour…
C’est juste, la première fois que je le remarque. Indio pourrait avoir des frères et sœurs, après tout, ça pourrait être une bonne chose. Oui. Un jour. Si Cap le souhaite et que notre amour est toujours ce paradis lumineux, nous aurons des enfants.

Naïvement et rêveur je lui souris, m’apprêtant à la rapprocher de moi pour l’enlacer. Mais la miss n’a pas terminé. Je fronce doucement les sourcils pour freiner mon excitation, tout en penchant le visage sur le côté.
Ses mots sont timides et pourtant suffisamment lourds de sens pour me mettre la puce à l’oreille bien avant la phrase ultime. Mais cette dernière est nécessaire, pour que je sois sûr de mes appréhensions. Alors voilà, ce n’était pas qu’un espoir, ce n’était pas juste une idée, Capucine soupçonne une grossesse bien présente !
Je déglutis et l’écoute jusqu’à ce qu’elle termine.

- « Mais s’il se révélait qu’un mini Élias ou une mini Capucine se trouvait déjà parmi nous… Qu’allons nous faire ? »

Grave et pensif, j’observe nos mains sur son ventre. On s’habitue si vite à la contraception, au contrôle de la vie, au pouvoir sur les existences des uns et des autres qu’on oublie que ce genre d’incident est ce qu’il y a de plus naturel. De plus beau, sans doute, dans une situation comme celle-ci en tout cas.
Nous sommes loin d’être malheureux et financièrement, accueillir ici un enfant est largement possible. Il n’y a aucune vraie barrière, pas d’entraves nuisibles ou problématiques. Pas pour moi. Mais mon amour est si jeune…je m’en veux. Car si c’est vrai, si Cap est enceinte, ses études vont en pâtir.

« Nous ferons…nous ferons le nécessaire. Nous ferons ce qui est le mieux pour toi, en priorité. S’il s’avère que c’est vrai, la décision te revient je ne veux pas que toute ta vie soit remise en question sans que tu n’aies le choix ! Mais sache que si tu es enceinte et que tu veux de cet enfant : c’est sans doute le début du plus beau chapitre de notre histoire qui s’écrit. »

N’ai surtout pas peur ;
Nous sommes inébranlables.
Ta crainte peut devenir bonheur ;
Nous sommes prêts, capables.



code by Mandy
Revenir en haut Aller en bas
Capucine Rider


avatar

Messages : 1517

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Mar 6 Aoû - 20:55

Mon cœur n’avait jamais battu aussi fort qu’en lui posant cette question. Même si mon désir d’avoir des enfants avec lui était inébranlable, il n’était pas prévu que cela se passe sans lui demander son avis. Je n’étais pas le genre de femme à tomber enceinte pour lier un homme à elle, mais je croyais qu’avec mon traitement et les méthodes de contraception utilisées, c’était impossible. Impossible n’était pas génétique. Etait-ce notre cocktail molotov mutant qui avait créé ce miracle ? Peut être… Je ne pouvais m’empêcher de me sentir coupable vis-à-vis d’Elias. Il ne méritait pas une telle chose surtout que ses ennuis avec Sarah étaient encore récents dans nos esprits. Je ne lui avais pas non plus facilité les choses avec mes problèmes et mes crises. Je m’en voulais et j’avais peur de sa réponse. Seulement, l’idée ne le rebutait pas. Il était prêt à accueillir la « nouvelle génération » que je mettrai au monde pour nous. Je restais un instant, rêveuse, soulagée et irrémédiablement amoureuse de cet homme. Maintenant, il me fallait lui dire la vérité quant à notre situation actuelle. Ce n’était pas gagné…

Mon discours terminé, j’attendais sa réaction. Les secondes s’écoulaient et elles me semblaient interminables. Le silence dans l’appartement rendait l’instant davantage sacré et lourd de sens. Sa réponse ferait basculer notre existence. Aucune idée où se placerait le bien et le mal car moi-même j’ignorais encore ce que je voulais. Lorsqu’il prit la parole, je cru que mon cœur allait sortir de sa poitrine. La formulation était si ambiguë que l’avortement était sa solution. Certes, notre couple était jeune, mais… mais… Je ne voulais pas tuer ce bébé. Je ne pouvais concevoir d’éjecter cette vie comme s’il s’agissait d’un vulgaire kleenex. Cependant, une fois encore, Elias trouvait les mots justes pour éclaircir la situation.

- « Je… Je ne peux pas tuer cet enfant... », terminais-je d’une petite voix tremblotante avant de me blottir contre lui.

Mes bras se nouèrent autour de sa nuque alors que je nichais ma tête contre son cou. Je n’avais jamais eu de bébé dans les bras, je n’y connaissais rien. J’avais seulement cette envie enfouie au plus profond de mes entrailles. Personne ne pourrait m’aider si ce n’était Elias. Au pire, Sonny me donnerait peut être quelques trucs en cas de problème, mais je ne pouvais me reposer sur elle. La jeune femme serait peut être tout aussi dépassée que moi. Il me faudra l’appeler pour lui annoncer la nouvelle lorsque le test sera positif.

- « Je suis désolée de t’embarquer dans cette galère. Je ne pensais vraiment pas pouvoir tomber enceinte après tout ce qui s’est passé et surtout, il me semblait que nous avions fait attention à chaque fois. Non ? »
Revenir en haut Aller en bas
Elias J. Climber

~ In the arms of cactus angels

avatar

Messages : 3641

All about you
Your secret life:
Disponibilité:

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Jeu 8 Aoû - 8:47

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Capucine & Elias
28 - février
O

ui, je pensais que nous avions pris les précautions nécessaires. Disons que c’est si logique, normal, habituel de maitriser la nature des choses, l’arrivée des évènements. L’Homme d’aujourd’hui contrôle sa vie comme jamais et l’arrivée même des nouveaux nés est – dans notre société du moins – parfaitement calculée, anticipée.
Nous avons du nous méprendre, surestimer la contraception et négliger ses limites. Tant pis pour nous, pour ainsi dire, mais je ne parviens pas à me sentir plus fébrile que ça.
Je vais bien.

Je vais bien, sans doute par expérience, par satisfaction et recul. Après ce que j’ai pu traverser, après les difficultés liées à la naissance d’Indio, cette solitude tuante, puis la rencontre de Capucine et nos premiers obstacles, j’ai pleinement conscience de ma chance. Je suis amoureux de la jeune femme, désormais nous repartons sur des bases si solides que j’en arrive à être optimiste sans jamais me reprocher cet excès de confiance.
Le couple que nous formons est aujourd’hui solide. Après avoir affronté et relevé les défis d’un destin hasardeux et fort sadique, nous voici repartis. Soudés, complices, impatients de vivre et d’évoluer.
Le pressentiment de Capucine quand à une grossesse ne peut pas être mauvais signe. Après tout.

« Il faut voir un médecin, d’accord ? Ne t’inquiètes pas, je serai avec toi quoiqu’il arrive. Je me souviens d’un médecin que j’ai eu comme client... »

Je me hisse jusqu’à l’étagère sur laquelle trônent mes vieux dossiers, à la recherche du nom du fameux docteur. Il est l’un des rares praticiens à qui j’accorde ma confiance, je veux donner le meilleur à Cap, à nos enfants si un jour nous en avons…

« Et ne t’excuse pas, chérie. Si nous avons été imprudents ce n’est pas ta faute. Nous sommes deux, toujours. Et surtout dans ce cas là. Nous allons donc faire le nécessaire pour que tout aille bien. Pour toi comme pour le bébé mais nous devons avant tout avoir la confirmation d’un professionnel. Si maintenant tu as raison…la plus belle partie de notre histoire est en train de s'écrire. »

J'espère la rassurer, un minimum. Je retourne auprès d'elle avec un dossier en mains, prenant d'abord le temps de vérifier les effets de mon petit discours. Capucine n'a pas à s'en vouloir. Ce qu'elle fait, ce qu'elle est, ce qui nous arrive, c'est pourquoi je l'aime.

Je vais tout faire pour toi ;
Pour que tu te sentes aidée.
Je serai constamment là ;
A te protéger et t’aimer.


code by Mandy
Revenir en haut Aller en bas
Capucine Rider


avatar

Messages : 1517

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Ven 9 Aoû - 19:59

Ma décision allait nous affecter tous les deux et, même si c’était la mienne, j’avais cette impression qu’Elias était le plus convaincu de nous deux. Il semblait si sûr de lui, persuadé que nous ferions de bons parents. Il avait un peu plus d’expérience que moi, c’était indéniable, mais j’aurai cru qu’après Indio, il serait chamboulé. Peut être y voyait-il une seconde chance ! Un moyen de se pardonner lui-même pour son absence auprès de son premier fils. J’aurai aimé avoir sa tranquillité, son assurance. J’étais persuadée de vouloir des enfants et pourtant, j’étais intérieurement paniquée. Et si je n’étais pas à la hauteur ?

Par contre, Elias voulait me prendre rendez vous chez un médecin… Personnellement, je me sentais trop pétrifiée pour y songer un seul instant et quand bien même mon oncologue avait réussi à me sortir des griffes du cancer, j’avais eu mon compte de blouse blanche pour l’année. Du moins, pour un temps.

- « Attends ! Je… Pas de médecin. S’il te plaît… On ne pourrait pas acheter un test de grossesse ? Ce serait plus simple et plus rapide car s’il faut attendre plusieurs jours… Je vais devenir folle. On pourra toujours prendre rendez-vous une fois la confirmation faite. »

Toujours assise sur le lit, je tentais de réfléchir posément à la situation, tout en le regardant s’agiter. La décision était lourde de conséquences, mais il était évident que je ne pourrais avorter. Rien que d’imaginer, j’en avais la nausée. Pour autant, étais-je prête à donner la vie à un petit être sans défense ? Si je n’étais pas une bonne mère ? Et si je le faisais tomber ? Mes yeux se posaient sur divers endroits de l’appartement qui me semblaient extrêmement dangereux pour un enfant. Un frisson me parcourait l’échine et je secouais la tête pour me remettre les idées en place.

- « Et si j’échouais… On ne peut pas dire que ma vie soit très normale. En plus, il y a mes gènes merdiques de cancéreuse et notre gène mutant bizarre. Il n’est pas encore là que je suis déjà une mauvaise mère ! Je lui donne des gènes horribles… Et même s’il y échappait, je serai bien capable de le laisser tomber et oh ! Si je l’oublie ? Oh la la la la… Le pauvre. »

Qui avait dit qu’il ne fallait pas paniquer ? Eh bah, plus facile à dire qu’à faire car j’étais bien en train de paniquer… Pauvre petit bébé qui n’avait rien demandé à personne. Il partait pas avec toutes les chances de son côté !
Revenir en haut Aller en bas
Elias J. Climber

~ In the arms of cactus angels

avatar

Messages : 3641

All about you
Your secret life:
Disponibilité:

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Sam 10 Aoû - 16:59

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Capucine & Elias
28 - février
C

apucine aurait-elle peur ? Elle prétexte l’impatience, la difficulté d’attendre l’avis médical après une visite. Je la crois, en partie. Il est vrai que dans ces conditions, pour une attente aussi énorme que celle que représente un enfant, les jours sans nouvelles qui passent sont une vraie torture. Néanmoins, je ne peux m’empêcher de penser que c’est le principe de la visite médicale en elle-même qui rend la belle réticente. Je ne peux que comprendre. Après tout ce temps passé à l’hôpital, après ces dizaines de rendez-vous, ces centaines de prises de médicaments…je n’ai pas à lui imposer ça. Pas tant que nous ne sommes pas certains de sa grossesse et le test semble une bonne alternative.

Encore faut-il que ce minuscule appareil ne commette pas d’erreur. C’est ce qui va m’angoisser, personnellement. Mais je n’évoque aucune contestation, là encore la décision lui revient après tout et du moment qu’elle ne court pas de risques, je ne saurais rien lui refuser.

« Très bien. »

Je laisse tomber la pile de papiers dont je m’étais emparé, et reviens à ses côtés. Nous aurons bien le temps de rendre visite à un spécialiste si le test de grossesse se révèle positif.
Posant une main sur son épaule que j’entreprends de masser délicatement, j’observe mon amour en me mordant doucement la lèvre. Est-ce normal de se sentir coupable ? Tous les deux ? Est-ce bien logique de s’en vouloir, d’avoir l’impression d’imposer un cataclysme à l’autre ?
C’est en effet un grand bouleversement – toujours dans l’hypothèse ou le pressentiment de Capucine est vrai – mais je crois que la responsabilité nous revient sans qu’il y ait besoin d’évoquer une faute. La seule raison qui pourrait expliquer cette gêne vient de notre amour pour celui / celle qui partage notre vie de ce fait, on voudrait pouvoir l’épargner de tout !

Mais la venue d’un enfant n’est pas un drame. Loin de là. Il suffit simplement de s’en rendre compte.

- « Et si j’échouais… On ne peut pas dire que ma vie soit très normale. En plus, il y a mes gènes merdiques de cancéreuse et notre gène mutant bizarre. Il n’est pas encore là que je suis déjà une mauvaise mère ! Je lui donne des gènes horribles… Et même s’il y échappait, je serai bien capable de le laisser tomber et oh ! Si je l’oublie ? Oh la la la la… Le pauvre. »

« Cap ! Eh, mon cœur, qu’est ce que tu racontes ? Un enfant n’entre pas dans une vie comme un objet nouvellement acheté. Tu ne l’oublieras pas, lui. Tu ne lui feras aucun mal. Jamais. En arrivant, un enfant fait d’un couple une famille. Officiellement. »

Je dépose un baiser sur sa joue, en la serrant contre moi.

« Crois-moi, le jour ou tu seras maman, que ce soit dans quelques mois ou plus tard, que tu te sentes prête ou non, tu seras étonnée par ta capacité à donner tout ton amour. A être une mère excellente. »

C’est une chose qui n’existe pas avant ;
C’est un principe qui dépasse tout entendement.
A partir du moment où tu deviens parent ;
Tu comprends ce que c’est, d’aimer vraiment.


code by Mandy
Revenir en haut Aller en bas
Capucine Rider


avatar

Messages : 1517

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Sam 10 Aoû - 20:11

Elias accédait à ma requête sans me poser de question. Dans les faits, il était normal de penser au test de grossesse avant de se rendre chez le médecin. C’était moins cher et puis même… Il s’agissait seulement de pisser sur une languette alors que de l’autre côté, c’était automatiquement la prise de sang. Je trouvais que l’on m’avait suffisamment vampirisé pour cette année alors si je pouvais éviter une prise de sang… Seulement, il fallait en acheter un et j’essayais de m’imaginer dans une pharmacie ou à la caisse d’un supermarché. Sentant mon rythme cardiaque s’accélérer dangereusement, je laissais s’échapper cette image. Le regard des autres me posait clairement un problème dans cette hypothèse. Pourquoi ? Cela faisait des semaines que je sortais avec Elias et je n’avais jusqu’ici jamais prêté attention à ce que les autres pouvaient penser de notre relation. Je m’en foutais. Cependant, le bien être d’un enfant allait peut être entrer en ligne de compte.

Mais le regard des autres n’était pas le seul problème. Mon esprit s’égara du côté de la génétique et des frissons de terreur s’emparèrent de moi. Que se passait-il pour l’enfant si les parents avaient une capacité ? Devenait-il automatiquement un mutant ? Pouvions-nous nous permettre de mettre un poids aussi énorme sur un enfant ? J’informais Elias de mes craintes sur ma capacité à être une bonne mère, sur ce que nous avions à lui offrir. Il ne pouvait rien y faire, j’en avais bien conscience, mais il fallait que ça sorte.

Elias prit la parole pour me réconforter. Il accomplissait sa tâche à merveille ! Ses mots étaient si… si… wouahhh ! Sans vraiment prendre de précaution, je me jetais à son cou et nous faisais basculer sur le lit. Je ne cherchais même pas à le déshabiller, je restais tout simplement contre lui, ma tête nichée dans son cou.

- « Merci… Merci d’être qui tu es. Je ne suis pas grand-chose sans toi. Une bonne étoile m’a conduit dans tes bras et je crois bien que c’était le meilleur choix de toute ma vie. »

Je resserrais mon étreinte autour de lui et continuais.

- « Tant que je suis avec toi, je peux tout supporter. »

Je l’embrassais rapidement et le regardais dans les yeux pour y lire cette détermination, cette assurance que j’avais entendue dans sa voix. Oui… Tant qu’il serait à mes côtés, je serais heureuse. Je prenais une profonde inspiration avant de tout relâcher d’un coup.

- « Allez zou ! Je vais aller chercher ce test ! Je fais vite ! »
Revenir en haut Aller en bas
Elias J. Climber

~ In the arms of cactus angels

avatar

Messages : 3641

All about you
Your secret life:
Disponibilité:

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Dim 11 Aoû - 19:53

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Capucine & Elias
28 - février
J

e pense sincèrement tout ce que je lui dis, à cet instant.

Les images de la naissance d’Indio, le désordre soudain dans mon cœur et mon âme, ces sensations nouvelles, cette page qui se tourne sur un avenir qui irrémédiablement parait ensoleillé ! Ces peurs, nouvelles également, gigantesques, vertigineuses qui pourtant ne viennent jamais ternir cette lumière qui se dégage de la minuscule silhouette, des petits yeux à peine ouverts, des gestes maladroits et curieux…

Devenir parent est une aventure qui s’étend et s’étend sur de nombreuses années. Qui s’étire sur une durée que l’on voudrait ne jamais voir s’arrêter. Qui logiquement, ne s’arrête qu’avec notre propre fin, c’est le mieux à espérer.
Je voudrai que Capucine comprenne ça. J’aimerai lui donner chacune des couleurs qui me sont apparues il y a quelques années, le parfum que j’en ai tiré, cette maturité qui nous tombe dessus, toutes ces responsabilités, la fierté, immense !

Après mes propos je l’observe afin de deviner, peut être, ce qui lui traverse l’esprit. Mais pensez-vous qu’elle m’en laisse le temps ! Bientôt la voici contre moi et son élan nous allonge tous deux sur le lit. Je libère un rire jovial en refermant mes bras dans son dos, déposant quelques baisers sur son front et sur les endroits accessibles de son visage. Puis, alors qu’elle prend la parole, mes attentions s’atténuent pour finalement disparaitre. Le silence s’impose partout, sauf évidemment la voix de Cap qui évoque une déclaration qui me fait frissonner.
Je décale mon visage pour la regarder, ému, incapable de formuler quoique ce soit de suffisamment joli pour la remercier.

- « Allez zou ! Je vais aller chercher ce test ! Je fais vite ! »

« …D’accord. A tout de suite ! »

A peine redressé sur le lit, je fixe les escaliers par lesquels elle vient de disparaitre. Elle va chercher le test. Suis-je sensé prier, maintenant ? Est-il important d’implorer la chance et le destin ? Et puis, dans quel but ? Dans quelle direction influencer mes espérances ? A nouveau je m’étonne de ne savoir ce que je veux.
Un enfant avec Capucine, oui, j’en suis de plus en plus certain. Maintenant ? Et pourquoi pas ? Si ce n’est pas aujourd’hui alors nous partagerons ça plus tard…pas trop loin mais, plus tard. Si c’est pour dans moins de neuf mois…bordel. La vie est une sacrée canaille.

Finalement je me lève, jette un regard à l’horloge noire suspendue au dessus du lit et fronce les sourcils. Trouvera-t-elle un commerce encore ouvert ? Un commerce qui vend ce que nous cherchons ? Oui sans doute, les pharmacies peut-être ?
Je suis parfaitement déboussolé et la moindre penser me flingue la tête. Je finis par rejoindre la cuisine et mon apéritif abandonné pour grignoter – à peine – en l’attendant. Je refuse d’allumer la télé, les informations catastrophiques ou les publicités débiles ne me tentent aucunement. Ce silence vaut mieux. Comme si je tenais à préserver cette espèce de messe jusqu’à ce que Capucine revienne. Comme s’il ne fallait pas altérer l’atmosphère poétique et songeuse de l’appartement avant que l’on sache. Vraiment.

D’ici quelques minutes nous saurons ;
Et notre histoire va forcément être altérée.
Que le test soit positif ou non ;
Nous avons évoquée et validée, l'idée dite bébé




code by Mandy
Revenir en haut Aller en bas
Capucine Rider


avatar

Messages : 1517

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Ven 16 Aoû - 12:37

C’était bien beau de dire « Reste là, je vais seulement acheter un test de grossesse », encore fallait-il joindre le geste à la parole. Je me retrouvais dans la pharmacie, devant mon futur achat sans pour autant m’en emparer. Je ne le pouvais pas. Cette boîte rectangulaire qui annonçait une fiabilité exceptionnelle de 99% était tout indiquée pour répondre à nos interrogations. Mais non… Il m’était impossible de m’en saisir, car soit elle me « condamnerait » à être une jeune maman non mariée, soit elle détruirait mon rêve de porter l’enfant d’Elias. Dans le second cas, ce ne serait que partie remise puisque l’idée d’avoir un enfant avec moi ne rebutait pas Elias, loin de là. Dans le premier cas, je serai seulement paniquée et alors ? La peur n’évitait pas le danger et comme je le disais tout à l’heure, tant qu’Elias était à mes côtés, je me sentais capable de tout. Quoique l’image d’un bébé de trois kilos et plus sortant de mon utérus me fit immédiatement serrer les jambes et grimacer… Eurk !

Bon ce n’était pas tout, mais je devais lever le bras pour prendre ce foutu test de grossesse. Allez ! A trois ! Un… Deux… Trois… Ou plutôt à Cinq ! Quatre… Cinq… A dix ? Six… Sept… Huit… Neuf… Dix… Elias, je suis une poule mouillée !!! Il ne me restait plus qu’une seule solution. En un geste éclair, je dégainais mon portable et appuyais sur les touches pour l’appeler.

- « Tu vas trouver ça con, mais je suis à la pharmacie au coin de la rue et… »

Je commençais à me marrer. J’étais si pitoyable de faire appel à mon mec pour m’aider à acheter un si petit truc !

- « Je n’arrive pas à acheter un foutu test ! T’es certain de vouloir un enfant avec une gamine incapable de faire cette simple course ? Ca craint ! Non, en fait… Je crains ! »

J’écoutais sa voix plus que je ne cherchais à comprendre ses paroles. Elle était si chaleureuse, si aimante. Il m’aimait… Moi… J’étais spéciale à ses yeux. J’étais son ange. Il me l’avait dit à de maintes reprises. Il serait temps que j’imprime cette idée une bonne fois pour toute et que je commence à porter mes responsabilités. Je n’avais pas fait attention et devais assumer ce petit oubli. Ce n’était quand même pas si horrible, en plus ! J’étais avec l’homme le plus gentil du monde et le plus sexy… A l’idée de ce que je serais capable de lui faire pour le lui prouver et au souvenir de tous nos moments charnels, je me détendais. Je me saisissais de cette petite boîte. Il serait là. Il ne m’abandonnera jamais.

- « Tu es mon calmant. A se demander pourquoi les gens se tournent vers les médicaments… Je t’aime. Je serai là dans quelques minutes. »
Revenir en haut Aller en bas
Elias J. Climber

~ In the arms of cactus angels

avatar

Messages : 3641

All about you
Your secret life:
Disponibilité:

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Sam 17 Aoû - 9:08

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Capucine & Elias
28 - février
T

ap tap tap.
Mes doigts sur l’accoudoir du canapé marquent un rythme beaucoup trop soutenu, témoin de l’agitation qui m’anime. Pourtant, sans ces battements sur le cuir, je suis calme. Installé devant la télé – toujours éteinte – j’attends le plus patiemment possible que Capucine revienne. Qu’elle passe la porte, l’objet de toutes nos interrogations en main.
De toute façon nous ne pourrons pas changer le résultat, nous avons beau être mutants nos capacités sont en fin de compte très limitées. Nous ne sommes pas surhommes, nous allons faire avec, comme le commun des mortels.

Tap tap tap.
Je ne sais pas être patient. Et dans ce contexte là, ça relèverai du miracle si je parvenais à me calmer ! La pulsation de mon index est plus rapide encore, le majeur rejoint son confrère dans sa chorégraphie, puis c’est toute ma main qui frappe le fauteuil.
TAP TAP TAP.
Téléphone !

Je bondis pour décrocher – alors que l’appel vient du portable qui lui-même, se trouve juste dans ma poche – et à bout de souffle, pareil à un athlète interrompu en plein effort sportif – j’exagère à peine – je prends la parole pour répondre à mon amour.
C’est quand même étrange qu’elle téléphone non ? Les commerces se trouvent à moins de dix minutes à pieds de l’appartement.

« …Il y a un problème ? Je, attends je descends si tu veux, j’arrive… ! »

Ni une ni deux, je contourne le salon, grimpe les deux petites marches qui mènent à l’entrée en un seul bond et attrape les clés en calant l’appareil contre mon oreille. Je n’ai pas besoin d’une raison pour rejoindre Capucine et lui porter secours.

Alors que je lutte pour ouvrir la porte tout en m’emparant du portefeuille, et ce sans lâcher le téléphone évidemment, la jeune femme prononce quelques phrases insensées. Illogiques. D’abord, comment peut-elle se permettre de remettre en doute ce que je souhaite faire avec elle ? Ensuite : bon dieu c’qu’elle est attachante.

« Cap calme toi s’il te plait. Respire. Tout va bien. Ce n’est qu’une petite boite parfaitement inoffensive. Il te suffit de passer à la caisse et de revenir avec. Cet achat n’aura pas de conséquences directes sur toi. Pour la simple et bonne raison que tu feras le test quand tu en auras envie. C’est encore toi qui décide de tout ça. Certainement pas le test lui-même, encore moins la vendeuse ou les personnes présentes ! J’aurai du venir avec toi…tu es sûre ? Ok. A tout de suite. »

Cette légère épreuve me ravi ;
C’est nouveau et jouissif.
Quand tu ouvres la porte je souris ;
Et viens t’enlacer, possessif.

« Ça va ? Surtout ne te sens pas obligée de faire ça maintenant…on pourrait manger un bout, non ? Enfin c’est comme tu veux. Ne te mets aucune pression. Je t’aime. »


code by Mandy
Revenir en haut Aller en bas
Capucine Rider


avatar

Messages : 1517

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Dim 18 Aoû - 21:00

Prenant mon courage à deux mains, je me saisissais de cette petite boîte rectangulaire qui scellerait notre destin avec sa réponse. Peut être exagérais-je un peu… Peut être pas… Elias et moi avions eu de nombreux nouveaux départs depuis que nous étions ensemble. Oh, nos querelles ne duraient guère longtemps, mais elles étaient si nombreuses comparées au temps passé ensemble. Peut être que notre pacte allait fonctionner et nous apporter cette stabilité qui nous manquait cruellement jusque là. Ce vœu de transparence absolue ressemblait un peu au ciment dans un mur de brique. Quand bien même celles-ci pouvaient supporter un poids important, il suffisait d’une vibration, d’une bourrasque pour que le chantier tombe en poussière. Notre couple ressemblait à cela avant d’incorporer ce ciment. La communication amenait à la confiance et celle que je nourrissais à l’égard d’Elias était totale. Il était la lumière au bout du tunnel, l’air qui m’était nécessaire, les bras dont je ne pourrais me passer. Il n’était qu’un homme aux yeux du monde, mais pour moi, il était mon monde, ma vie. A cette pensée, je me sentais rougir, ne pensant plus un seul instant à mon achat.

Je ressortais rapidement avec l’objet promis et reprenais la route jusqu’à l’appartement. Après ce petit tour dans mon esprit et mon cœur, je me sentais un peu plus sûr, un peu plus forte. Elias paraissait si calme lorsque je lui avais révélé mes craintes et il semblait heureux de voir un petit être débarquer dans nos vies. N’importe quelle femme se serait certainement sentie flattée, mais la petite chanceuse n’était autre que moi. Un sourire niais se dessinait sur mon visage. Il s’étira lorsqu’Elias me prit dans ses bras. Inspirant profondément son odeur, je me laissais reposer sur son torse. C’était tellement simple et si parfait.

- « Je t’aime aussi. », fis-je en plaçant mes mains sur son visage pour le regarder en face.

S’il y avait bien deux choses sur lesquelles je n’avais aucun doute c’était bien son amour pour moi et mon amour pour lui. Il s’agissait d’une nouvelle épreuve que nous devions vivre ensemble, main dans la main. Ce test ne donnerai ni bonne, ni mauvaise réponse. Peu importait son affichage. Elias sera là et nous resterons au moins tous les deux pour affronter la vie.

- « Il faut le faire maintenant… Avant que ça ne devienne une obsession. Maintenant, que je l’ai acheté, autant s’en servir. »

Je déposais une nouvelle fois mes lèvres contre les siennes et me rendais vers la salle de bain avec mon petit sachet. Pfiouu… Le mode d’emploi ne semblait pas très compliqué. Allez courage ! En deux temps, trois mouvements, je me retrouvais avec le test entre les mains en attente du résultat. Ok… Combien de temps ? 5 minutes ? Ce n’était rien ! Après une légère inspiration, je retournais auprès d’Elias, le test à la main.

- « Il ne reste plus qu’à attendre… Ca ne dure que 5 minutes… Si c’est positif, il doit y avoir une croix et si c’est négatif, c’est un trait. »

Je me laissais choir dans le canapé, laissant le test sur l’emballage sur la table, et le regardais. Finalement, les 5 minutes allaient peut être être plus longues que prévues…

- « Tu préférerais un garçon ou une fille ? », demandais-je à brûle pourpoint.
Revenir en haut Aller en bas
Elias J. Climber

~ In the arms of cactus angels

avatar

Messages : 3641

All about you
Your secret life:
Disponibilité:

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Lun 19 Aoû - 16:24

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Capucine & Elias
28 - février
J

’ai probablement essayé de retarder l’instant, de repousser le verdict. C’était inconscient bien entendu, mais Capucine a raison, autant effectuer le test dès à présent ce sera beaucoup moins sadique que de nous contraindre à attendre, en fixant la petite boite tout en sachant qu’elle renferme la réponse à notre question. Cette question derrière laquelle se cachent des dizaines d’autres, qui dépendent toutes de la réponse.

Oh bon sang. Je déteste ça. Je ne suis pas patient et inutile de rappeler je crois que je ne suis pas optimiste. Ce fameux mélange qui fait ma personne rend mon pouls trop cadencé et nerfs comme muscles sont à l’extrême de leur contraction.
Que dois-je lui dire, alors qu’elle s’apprête à rejoindre la mezzanine ? Courage. Bonne chance. Sois forte. Tout va bien se passer. Ce n’est rien. A tout à l’heure. Je t’attends.


« Ok. »

C’est absolument tout ce que j’arrive à articuler. Je ne prends aucun risque de prononcer une bêtise avec un pareil propos. C’est l’avantage. Ok. Qu’elle fasse le test maintenant, Cap, et nous serons fixés. Ce sera bien mieux ainsi sinon croyez-le je vais exploser !

Je ne bouge pas d’un poil. Mes yeux sont rivés sur les escaliers alors que déjà les crampes se font ressentir dans la raideur de mes bras, mes épaules et mes jambes. Ce ne peut pas être si affolant, pas après tout ce qu’on s’est dit, pas après avoir remis les pendules de notre couple à l’heure l’autre fois, pas après tant de déclarations.
Quand la demoiselle redescend, je n’ose ouvrir la bouche avant elle.

Cinq minutes ?

- « Tu préférerais un garçon ou une fille ? »

« …Une fille je crois. Ça me rassurerait de savoir que notre enfant a pris plus de toi que de moi. »

Je lève les yeux au ciel, bien conscient de l’absurdité de cette remarque. Et puis quand bien même nous aurions une fille, elle peut être – à quelques détails près – le portrait de son père. Je soupire profondément en voyant que l’heure ne passe pas et je m’installe sur le canapé, à quelques centimètres de ma belle.

Franchise. Honnêteté. Nous misons tout là-dessus, ce n’est pas le moment de prendre des détours.

« J’ai peur qu’il y ait concurrence si jamais… si jamais j’ai encore un garçon. Indio est adorable, il y a de fortes chances pour que tout se passe bien si un jour nous sommes parents mais…à choisir je crois qu’une fille ferait dans un premier temps moins de dégâts. Oh après bien sûr, elle se rattraperait ! »

Je l’observe en me mordant la lèvre, laissant ma main rejoindre la sienne pour enfermer ses fins doigts. Qu’importe en réalité. C’est ce que j’ai ressenti tout à l’heure, quand on a évoqué de façon générale la possibilité que Capucine soit enceinte. Je n’ai pas de préférence. Un enfant est un enfant, et s’il est de nous, si c’est le fruit de notre amour, alors je serais le plus heureux. Quel que soit son sexe, je serai si fier et si aimant.

Trois minutes, et des poussières.

« Tu as des idées de prénom ? Juste, comme ça hein. Certains ont déjà des prénoms en tête dix ans avant d’avoir un gamin alors…tu as des préférences ? »

Deux minutes quarante cinq.

« J’aime bien les prénoms un peu originaux…qui ne s’inscrivent pas dans le top dix des prénoms de l’année, je trouve ça ridicule ! »

C’est sans doute précipité ;
Et fortement maladroit.
Mais j’ai besoin de discuter ;
En attendant le résultat…


code by Mandy
Revenir en haut Aller en bas
Capucine Rider


avatar

Messages : 1517

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Mar 20 Aoû - 11:54

Je réfléchissais sur ma propre question et finalement, peu m’importait le sexe de notre futur enfant, car il ne faisait aucun doute que je l’aimerai. Malgré ma peur de cet inconnu, j’aimais déjà ce futur bébé. Quant à Elias, il préférerait une fille. Aussitôt, j’essayais de l’imaginer. Cette image était si belle. Je les voyais tous les deux dans ce salon. Une petite fille de quatre ans environs sur ses genoux montrant fièrement son dernier dessin de notre famille. Une petite poupée aussi brune que son père avec de beaux yeux bleus. Si belle… Si petite… Si fragile…

Elias craignait qu’un autre garçon fasse concurrence avec Indio. C’était effectivement un risque, mais peut être que ce dernier serait heureux d’avoir un petit frère. Aux dernières nouvelles, il m’appréciait même si j’avais tout fait pour ne pas endosser le rôle de mère à son égard. Je n’aimais pas Sarah, seulement, cela aurait été cruel de lui éloigner son fils. Comment réagira –t-elle si le test s’avérait positif ? Un frisson se propagea le long de ma colonne vertébrale, me poussant à me blottir contre mon avocat préféré.

- « Si elle existe, elle fera une très belle petite fille. J’espère qu’elle aura tes cheveux, mais je les laisserai pousser. Peut être aussi longs que je les avais moi… Je pourrais m’amuser à la coiffer. Lui faire des tresses, des chignons ou encore des couettes avec pleins de chouchous de toutes les couleurs. »

Le regard perdu sur le mur, je l’imaginais plus précisément. Si douce… Si souriante… Si innocente… Une vraie merveille. Notre merveille. J’avais hâte de faire sa rencontre, de lui parler, de la serrer dans mes bras. Une perfection qui avait besoin d’un prénom…

- « J’aime bien Kiara… Sinon, on peut jouer avec nos deux prénoms. Cela ferait Eline… C’est mignon aussi. Tu en penses quoi ? »

Cette conversation me paraissait si normale alors que la situation était loin d’être habituelle. Nous parlions enfant alors que nous ne nous connaissions que depuis quelques mois. C’était tellement fou et pourtant si wouaaaaah ! J’en avais envie alors que l’idée d’avoir des enfants ne m’avait pas effleuré l’esprit ces derniers temps. Si avoir des enfants un jour était une nécessité pour moi, je ne m’attendais pas à ce que ça arrive aussi tôt. Mon regard désormais attiré par le visage d’Elias, je resserrais son étreinte autour de moi et nichais davantage mon visage contre sa poitrine.

- « Je n’aurai pu imaginer meilleur père que toi pour un enfant. Tu es si important pour moi… »
Revenir en haut Aller en bas
Elias J. Climber

~ In the arms of cactus angels

avatar

Messages : 3641

All about you
Your secret life:
Disponibilité:

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Mar 20 Aoû - 19:28

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Capucine & Elias
28 - février

- « Si elle existe, elle fera une très belle petite fille. J’espère qu’elle aura tes cheveux, mais je les laisserai pousser. Peut être aussi longs que je les avais moi… Je pourrais m’amuser à la coiffer. Lui faire des tresses, des chignons ou encore des couettes avec pleins de chouchous de toutes les couleurs. »

S’il est possible que je devienne blanc, voire transparent, c'est en cet instant précis que ma peau doit changer de couleur. Mais ce n’est pas possible. Visiblement. je me contente sans doute de pâlir un peu, quoique j’ai drôlement chaud, et la prise de conscience de cette peur qui m’envahi provoque de désagréables frissons le long de ma colonne.
Ok. On respire calmement et on acquiesce en souriant... Tant pis, Capucine aura à la place une jolie grimace et je détourne le visage. C’est sans doute le mieux à faire pour lui épargner ma transformation physique. Oh ça va, on a tous nos moments de faiblesse. Mais je dois reconnaitre que la demoiselle est allée un peu vite, que son imagination et sa vision des choses sont précipitées à mon gout.

…j’ai vu cette petite fille. Le tableau qu’elle décrivait s’est illustré dans mes pensées et s’il a tout d’angélique et de bienveillant, il a un poids. Un poids qui va se poser là sur mes épaules, dès que le test aura confirmé nos appréhensions. Un poids que je porte depuis près de cinq ans, depuis qu’Indio est venu au monde, un poids qui m’a toujours fait peur. Avant de devenir père, maintenant que je le suis, et quand je suppose que je pourrai à nouveau l’être.
C’est quand même incroyable, d’arriver à se dire, à trente-sept ans, que sa plus grande frousse réside dans la responsabilité familiale. Je n’invente rien en plus, c’est le lot de trop de protagonistes tirés de mauvais films.
Je secoue la tête et réussis enfin à esquisser un sourire. Un vrai.

- « J’aime bien Kiara… Sinon, on peut jouer avec nos deux prénoms. Cela ferait Eline… C’est mignon aussi. Tu en penses quoi ? »

« C’est une très bonne idée, ce mélange. Eline. Eline. » Pour les spectateurs du fond. « …attendons quand même d’avoir besoin de réfléchir à tout ça…non ? »

Un coup d’œil à l’Objet, avec un grand O. Plus qu’une petite minute… Soixante secondes – et déjà moins – avant de connaitre la vérité. Avant de savoir si, là au creux de Cap, réside déjà un petit être vivant. Ne nous lançons pas dans l’étrange débat de savoir à partir de quand un embryon est un enfant, et occupons nous de ma tension. Ici. Tout de suite. Je vais crever.

Mes mâchoires solidement refermées se dessinent sur mon visage et mes yeux peinent à ne pas rester bêtement fixés sur l’Objet. Quand la réponse sera donnée, il ne représentera plus rien. Dans tous les cas. Mais ce qui me saute aux yeux – non pas de résultat encore – c’est de comprendre que toute mon attention, mon entière existence et le moindre de mes désirs, seront – et sont déjà – focalisés sur Capucine.

- « Je n’aurai pu imaginer meilleur père que toi pour un enfant. Tu es si important pour moi… »

Il n’y a rien que je puisse articuler pour lui répondre. Et pourquoi apporter une réponse d’ailleurs ? Nos sentiments sont si connectés. Nous sommes soudés, sur une longueur d’onde unique, si loin du commun des mortels. Oh oui, rien que ça. Nous avons créé notre propre longueur et nous avançons dessus, main dans la main.
Cap le sait. Je laisse juste mes doigts enlacer les siens pour approuver ses propos, et ensemble, nous nous penchons sur l’Objet, qui se réveille…

« Nous allons avoir une vie merveilleuse. Cap. »

Pourquoi en serait-il autrement ?
Le symbole attendu est bien là.
Je te serre dans mes bras solidement ;
Ce n’est pas cet objet qui choisi ce qu’on vivra.



code by Mandy
Revenir en haut Aller en bas
Capucine Rider


avatar

Messages : 1517

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Mer 21 Aoû - 17:39

Je lui proposais les prénoms qui me venaient à l’esprit, répondant ainsi à sa question. Je tentais de rendre ces minutes d’attente un peu moins douloureuses, sadiques, mais il me stoppa dans mon élan en me disant que nous ferions mieux d’attendre. Je ne comprenais pas ce retournement de situation, à croire qu’il avait changé d’avis. Etait-ce le cas ? Serait-il du genre à me poser un ultimatum en me proposant soit l’avortement, soit la rupture ? Non… Cela ne ressemblait pas à Elias. Il ne me ferait pas une chose pareille. Il m’aimait et il me l’avait prouvé à maintes reprises. Il s’agissait sûrement d’un coup de mou, de craintes, mais jamais il ne m’abandonnerait. Il me l’avait promis.

- « Je ne faisais que répondre à ta question… Mais tu as raison… Si ça se trouve, cette conversation est tout à fait inutile. »

J’aurai aimé ne pas paraître aussi déçue. J’étais peut être en train de lui imposer une situation qu’il ne désirait pas et maintenant, je me permettais de jouer les offusquées. Un soupire s’échappait de mes lèvres alors que je me réfugiais dans ses bras afin de lui montrer que je ne lui en voulais pas. Elias avait déjà vécu cette situation lorsque Sarah attendait Indio. Il n’en était pas à son premier rodéo alors que pour moi, c’était tout nouveau. Il connaissait déjà les responsabilités, les inconvénients que pouvaient poser un enfant. Je ne voyais que le bon côté de la chose… Pffff… Je me sentais si nulle d’espérer que le test soit positif alors qu’Elias devait prier pour que celui-ci soit négatif. Pour le rassurer et tenter de me donner un peu de courage, je lui fis part de mon sentiment quant à son futur rôle de père. Je m’attendais à ce qu’il m’embrasse, mais non… Ses doigts se mêlèrent seulement au mien. Finalement, il vaudrait mieux que ce test soit négatif. D’ailleurs, la réponse nous parvenait.

- « « Nous allons avoir une vie merveilleuse. Cap. »

Ses bras s’emparèrent de mon corps alors que je restais dans un état second. Je me laissais bercer avant de m’agripper à ses bras. Il était heureux… Il était heureux… Le test était négatif et il était heureux. De toute évidence, il ne voulait pas d’autres enfants. Après tout, il avait Indio. Pourquoi s’embêterai –t-il à pouponner un autre enfant ? J’étais triste. Même si notre relation était encore jeune, j’aurai été heureuse que le test affiche cette croix. Bref… Passons. Je le lâchais en lui adressant un petit sourire triste et me levais. Je prenais le test entre mes mains et le remettais dans sa boîte.

- « Fausse alerte… Je vais jeter ça. Désolé de t’avoir foutu la trouille. »

Respire… Ce n’était pas de sa faute. Dans la mesure où on m’a empoisonné pendant des mois avec tous ces produits, ces médicaments et qu’en plus, on prenait nos précautions, il était impossible que je sois enceinte. Ma pauvre fille… Réveille-toi ! L’emballage à la poubelle, je relâchais la pression en un soupire. Je n’avais même pas pensé tomber enceinte à mon âge et pourtant, j’étais déçue de ne pas l’être. Allez comprendre le paradoxe ! Je regardais la table déjà dressée et sentais qu’il était temps de passer à autre chose.

- « Tu as prévu quelque chose pour le dîner ou j’improvise ? »

La vie continuait ! Je devais passer à autre chose ou tout au moins, ne rien montrer à Elias de ma déception. Pour lui, c’était un soulagement qu’aucun être humain ne pousse dans mon ventre. Je ne devais pas gâcher son enthousiasme.
Revenir en haut Aller en bas
Elias J. Climber

~ In the arms of cactus angels

avatar

Messages : 3641

All about you
Your secret life:
Disponibilité:

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Jeu 22 Aoû - 8:53

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Capucine & Elias
28 - février
C

’était trop tôt. La question des prénoms. Prématurées, mes interrogations sur mes compétences de parents, beaucoup trop en avance, les doutes concernant Indio. C’était trop tôt. Une grossesse de Capucine. Beaucoup trop tôt. La jeune femme est étudiante, elle a besoin de terminer ce qu’elle a entamé pour disposer d’un support solide, de bases bien plus vastes et sérieuses afin d’entamer la réelle vie d’adulte.

Cap est jeune. Et si ce n’est pas une entrave à notre amour, nous ne pouvons pas pour autant fermer les yeux devant l’évidence : elle n’a que vingt ans. Certes physiquement, elle pourrait être maman. Ce test aurait pu être positif auquel cas, nous aurions fait notre possible pour que tout se passe bien. Pour elle comme pour l’enfant. Mais il s’avère qu’on a eu de la chance
La belle ne partage pas cette vision des choses. J’ai l’impression qu’un coup de massue vient de lui tomber sur la tête.

- « Fausse alerte… Je vais jeter ça. Désolé de t’avoir foutu la trouille. »

« Mais…ne t’inquiète pas je te l’ai dit, on aurait fait ce qu’il faut et je suis sûr qu’on aurait géré. »

Sûr, pas à ce point.
C’est peut être la décision de cet objet, l’affichage de ce symbole – preuve que nous n’allons pas avoir d’enfant pour l’instant – qui me replace dans le doute. Si Capucine était effectivement enceinte, je n’aurai pas eu d’autre choix que de m’accrocher fermement à nos espoirs, notre confiance. Et ça aurait fonctionné.
Néanmoins la nature ayant décidée de nous faire patienter, je retrouve mon pessimisme légendaire : c’aurait été bien trop tôt. Surtout pour la miss, mais je ne peux que tirer de là mon épingle du jeu. Sans préparation psychologique aucune, ce n’était pas sérieux de faire un gamin.

- « Tu as prévu quelque chose pour le dîner ou j’improvise ? »

Ça sent la contrariété à plein nez. Je ne sais pas comment réagir car il semblerait que Capucine soit déçue. Déçue de ne pas être enceinte. Déçue de ne pas attendre l’enfant de son compagnon de presque deux fois son âge. Aïe, dit comme ça, c’est douloureux. Je lève les yeux au ciel – à la recherche d’une potentielle aide de je n’sais qui – sans qu’elle me voie, et je retourne près de la cuisine, devant cette table que j’ai préparé avec gaieté en rentrant.

« J’avais simplement prévu l’apéritif, on peut commander quelque chose après, comme tu veux. Si tu as encore faim. »

Je m’approche d’elle, posant une main sur sa hanche.

« Ça va aller ? On sera encore plus heureux d’avoir notre premier enfant quand on aura décidé qu’il est temps…tu n’es pas d’accord ? Cette trouille comme tu dis nous a obligé à avoir une conversation importante. Je suis content qu’on ait discuté, et qu’on ait le même avis. On sera prêt. Ce n’était simplement pas aujourd’hui. »

Je m’installe devant toi ;
Bien décidé à te voir sourire.
Je comprends que ça n’aille pas ;
Mais ce projet reste notre avenir.


code by Mandy
Revenir en haut Aller en bas
Capucine Rider


avatar

Messages : 1517

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Jeu 22 Aoû - 14:45

Je n’aimais pas cette expression « On aurait fait ce qu’il faut »… Dans un autre contexte, je n’y aurai pas prêté attention, mais j’avais cette cruelle impression qu’elle signifiait « avortement ». C’était parfaitement tordu et stupide de ma part de penser ainsi. J’en avais conscience. Pourtant, il n’avait aucun regret quant au résultat négatif de ce test. Preuve qu’il n’avait aucune envie d’un enfant avec moi en ce moment. J’en venais à penser que si le résultat avait été positif, il aurait certainement ressenti une pression de ma part. Je l’aurai obligé à accepter cet enfant et un jour, peut être, m’en aurait-il voulu… De ce point de vue, mieux valait que le test soit négatif et j’allais devoir redoubler de vigilance quant à nos méthodes de contraception.

Après cette douche froide, je tentais de m’occuper l’esprit en pensant au dîner. Rien n’était plus neutre que la cuisine comme sujet de conversation et elle alliait organisation et pratique. En prenant sur moi pour ne pas chialer comme une sale gosse capricieuse, je lui posais la question sur ce qu’il avait prévu. Un sachet de courses traînait sur le plan de travail ce qui me freinait à préparer quelque chose de plus. Seulement mes efforts étaient vains car Élias sentait bien que ça n’allait pas. Sinon il serait resté dans le salon, aurait allumé la télé pour écouter les informations ou autres. Il me fit part de ses achats et me rendait compte que je n’avais pas très faim, voir pas du tout. Pour autant, il ne me laisserait pas aller me coucher sans rien avaler. Je commençais à le connaître mon homme tout comme il me connaissait.

Sa main sur ma hanche, il cherchait mon regard que je lui refusais pour le moment. Les larmes n’étaient pas très loin, autant les combattre tant qu’il en était encore temps. Ses mots étaient réconfortants, mais il n’enlevait pas la tristesse qui s’était emparé de mon être… Ne pouvant soutenir son regard, je m’approchais de lui, de sorte à l’enlacer. Ma tête sur son torse, je fermais les yeux.

- « Désolé… Je sais bien que je suis trop jeune, que c’est trop tôt dans notre relation, que tu n’es pas prêt à avoir un autre enfant, mais… même en sachant tout cela, je ne peux pas m’empêcher de me sentir triste. »

Je faisais une légère pause pour avaler difficilement ma salive avant de reprendre.

- « En étant assise sur le canapé, dans tes bras, j’ai… réalisé que j’avais envie d’être enceinte de ton enfant… J’imaginais parfaitement cette petite fille, cette Éline, et en voyant le résultat… C’est peut être exagéré, mais j’ai l’impression que je l’ai perdu. », terminais-je en un sanglot.[/color]
Revenir en haut Aller en bas
Elias J. Climber

~ In the arms of cactus angels

avatar

Messages : 3641

All about you
Your secret life:
Disponibilité:

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Jeu 22 Aoû - 16:28

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Capucine & Elias
28 - février

- « Désolé… Je sais bien que je suis trop jeune, que c’est trop tôt dans notre relation, que tu n’es pas prêt à avoir un autre enfant, mais… même en sachant tout cela, je ne peux pas m’empêcher de me sentir triste. »

Hum. J’avais raison – et ça me déplait – d’avoir soupçonné une déprime du côté de Capucine. Ça fait tout au plus une poignée de jours que la demoiselle a du retard et donc, qu’elle a pensé à une grossesse.
Comment, en quelques jours de doute et une heure de conversation rassurante – je crois, en est-elle arrivée à avoir d'abord extrêmement peur de ma réaction, puis me déclarer sa flamme en prenant conscience que j’étais parfaitement prêt – si ce n’est à être papa, à assumer notre relation et ce qui en découle – pour terminer sur une réelle tristesse. Une douleur.
Bêtement surpris par son attitude, et sans doute très loin de comprendre ce qu’une femme peut sincèrement ressentir quand il s’agit de fécondation, je la fixe un instant.


N’ai-je pas dit qu’en cas de test positif, nous avons tout ce qu’il faut pour accueillir un enfant ? N’ai-je pas précisé que j’aime si fortement Capucine, que de voir venir dans ce monde – certes fort imparfait – un enfant nous appartenant serait une joie énorme ? Une fierté ! Un miracle.
Je me suis peut être contenté de le penser. Inconsciemment. Pourtant ces émotions je les ai ressenties il n’y a pas cinq minutes et cette soudaine accusation de sa part me surprend.
D’où l’incapacité soudaine à prononcer le moindre mot.

Heureusement je parviens à bouger, pour compenser, et resserre mes bras sur la fine silhouette de la jeune femme. Évidemment qu’une confirmation de ses appréhensions aurait été finalement une bonne nouvelle…mais remettre à plus tard la confection d’une famille est loin d’être un mal !
Je crains que Cap interprète de travers ce que j’ai pu dire. Beaucoup de stress, de fatigue et de tension expliquent forcément ses pleurs.

- « En étant assise sur le canapé, dans tes bras, j’ai… réalisé que j’avais envie d’être enceinte de ton enfant… J’imaginais parfaitement cette petite fille, cette Éline, et en voyant le résultat… C’est peut être exagéré, mais j’ai l’impression que je l’ai perdu. »

« Calme toi…eh, regarde moi. Nous n’avons rien perdu. Tu entends ? Il n’y a pas d’enfant dans ton ventre chérie mais ce n’est qu’une question de temps. Nous aurons une famille. Nous aurons des enfants et nous aurons sans doute une petite Eline si ce prénom te plait autant ! Je l’aime moi aussi. »

Je dégage de son visage une mèche de ses cheveux blonds et reprends, en souriant.

« Je comprends ta déception mais je vois les choses autrement. Pour moi, ce soir, nous n’avons rien perdu. Au contraire. Nous venons de gagner quelque chose. Une prise de conscience. Un désir commun. Fort. Un avenir, des projets comme on en a rarement dans une vie…moi aussi je veux que tu sois enceinte de mon enfant un jour. Essaye de me comprendre. Nous n’avons rien perdu. On a élargi nos horizons, on…je crois…renforce encore plus notre amour. Ces idées qu’on a partagé sont la preuve que notre couple est solide. Ni ta jeunesse, ni celle de notre histoire n’est à critiquer. On s’aime énormément. A tel point qu’on envisage avec gaieté l’arrivée d’un enfant…! »

Je me sentirai presque con ;
De te faire une pareille morale.
Doucement je colle nos fronts ;
Et essaye d’inspirer tout ton mal.

« Ne pleurs pas. Tout va bien. Nous sommes encore plus forts qu’hier. »



code by Mandy
Revenir en haut Aller en bas
Capucine Rider


avatar

Messages : 1517

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Lun 26 Aoû - 11:16

Je me confessais. Je faisais part à Elias de cette envie irrépressible de porter ses enfants, de mon envie impérieuse d’être mère un jour. Aujourd’hui était une fausse alerte et pourtant, Dieu devait sentir la déception qui suintait de mon corps, de ma voix. Cette petite fille… Je ne l’avais pas seulement voulu, je l’avais imaginé. Des boucles brunes, de beaux yeux bleus, des petites joues rosées et un sourire… A faire fondre n’importe quel iceberg et je l’avais perdu à cause de mon trop grand enthousiasme. Pffff.

Je me sentais gênée, honteuse de me mettre dans des états pareils. Elias avait raison. Nous avions le temps de fonder notre famille et en réfléchissant avec ma tête, j’étais parfaitement d’accord avec lui, mais mon cœur, lui… ne voyait pas les choses de la même façon. Pourtant, nous venions d’avoir une discussion importante et maintenant, il connaissait mes désirs et il les approuvait. Il parlait même de plusieurs enfants, à moins que ce ne soit une expression ou une exagération pour me consoler. Néanmoins, quelques secondes après, il parlait d’un seul enfant. Ca m’allait quand même… Un pour le moment et il me suffirait peut être de le travailler au corps pour en avoir un deuxième si c’était ce que je voulais. Je l’écoutais attentivement en le regardant droit dans les yeux. Il était si sûr de lui que je ne pouvais que le croire. Nous aurons des enfants, un jour.

J’inspirais profondément son odeur et commençais à retrouver mon calme. Quoiqu’il arrive ma place était entre ses bras et nulle part ailleurs. Je portais mes mains à sa nuque et appuyais légèrement dessus pour capturer ses lèvres. Ce baiser était si doux, si sensible, si aimant… Parfait !

- « Je t’aime tellement… Que ferais-je sans toi ? »

A nouveau, je liais nos regards dans le but de lui montrer à quel point je désirais vrai. Il était tout pour moi. Mon ami… Mon confident… Mon amour… Vraiment tout.

- « Tu as raison… Pourquoi être aussi pressé alors que nous avons la vie devant nous ! J’aimerai offrir à cet enfant un peu mieux qu’une simple étudiante et en attendant… Rien ne nous interdit de nous entraîner... », terminais-je en un sourire coquin.

J’attrapais une tomate cerise et la portais à sa bouche. Il avait préparé cet apéritif pour moi, pour me faire plaisir et je l’accablais avec des soucis qui n’avaient pas lieu d’être. Enfin soucis… Ce n’était pas à l’ordre du jour, dirons-nous. Il fallait donner du temps au temps et quand nos vies seront stabilisées, que notre relation sera plus forte, nous envisagerons à nouveau bébé, mais en pleine connaissance de cause. Quand il arrivera, nous serons prêts et nous n’éprouverons qu’un bien être épanoui.
Revenir en haut Aller en bas
Elias J. Climber

~ In the arms of cactus angels

avatar

Messages : 3641

All about you
Your secret life:
Disponibilité:

MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   Mer 28 Aoû - 13:56

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Capucine & Elias
28 - février

« […] Rien ne nous interdit de nous entraîner... »

Si rien ne nous l'interdit, je peux même assurer que c’est vivement conseillé. Pas que nous ayons besoin d’améliorer nos étreintes qui sont toujours fantastiques en étant originales à chaque fois, mais je n’ai pas l’intention de freiner mes ardeurs sous prétexte que nous ne sommes pas encore préparés à accueillir un enfant…
Enfin. Tout ça vous le savez, et Capucine partage mon opinion j’en suis persuadé même si elle se permet de parler entrainement.

Récupérant entre mes dents le fruit qu’elle me tend, j’échange avec elle un sourire charmeur, affamé.
L’évocation d’enfant nous a fait avancer d’un pas, peut être même deux. Je suis amoureux de la jeune femme, je sais que notre rencontre fut aussi atypique que marquante. Cette histoire de mutation, son pouvoir, le mien ! Tout ce qui nous entoure, le contexte de notre couple, ses difficultés comme ses bienfaits sont mon existence. Mon plaisir. Ma vie. Je ne peux plus me passer d’elle et c’est à ce jour une certitude : je ne peux pas la perdre.

Je le sais depuis un moment, mais ce soir m’a ouvert les yeux sur l’évidence : mon avenir rime avec le sien. Pourquoi négliger l’arrivée d’un petit…d’un petit nous ?

« Je connais une gourmandise bien plus savoureuse que cette tomate. »

A ces mots, je passe mon bras derrière son dos pour la balancer – avec précaution – et me pencher au dessus d’elle. Mon nez contre le sien, je hausse un sourcil amusé. La jeune femme est fatiguée, mais elle me donne l’impression d’aller bien mieux que quand je suis rentré. Je suis rassuré. De voir Cap en meilleure forme, de savoir que je lui suis utile, bénéfique.
C’est prétentieux mais apaisant.

Quelques baisers et je la ramène contre moi en nous redressant, glissant mes mains à ses fesses. Et si nous dansions ?

« Moi non plus, je ne ferais ni ne serais rien sans toi. »

Quand la bulle qui renferme deux personnes est ainsi parfaitement lisse, harmonieuse, souple et doucereuse, il n’y a plus de doute possible quand à la beauté de ce qui les unit.
Sans mettre un fond musical, Capucine et moi entrons dans une danse légère et discrète, souriante, sucrée.

La soirée ne peut être désormais gâchée. Nous sommes beaux. Nous sommes mordus et passionnés, j’ai la ferme intention de combler mon amour et continuer de la rassurer. Autant que faire se peut. Sans cesser d’être moi-même, sans me lasser de l’aduler.

Un repas décontracté ;
Une affinité étincelante.
Je m’embrase pour t’aimer ;
T’entrainer à l’extase ardente.



code by Mandy
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: Can you imagine? [Terminé]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Can you imagine? [Terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
EVOLUTION :: CLIMBER'S PLACE-