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 Rock-steady beat of Madness ! [Terminé]

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Tim C.

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MessageSujet: Rock-steady beat of Madness ! [Terminé]    Lun 10 Mai - 17:22

    S’il y avait bien un truc que détestait Timothy, c’était les grosses horloges qui font tic-tac.
    C’était complètement obsédant, et lorsque Tim en avait une sous le nez il ne pouvait plus rien faire d’autre que de l’observer encore et encore. Ses tics et ses tacs finissaient par résonner comme un marteau piqueur dans son crâne. C’était infernal.
    Et c’était pire encore lorsqu’il y avait l’un de ces stupides balanciers qui rappel les pendules d’un hypnotiseur de fête forain. Ces odieuses inventions provenaient tout droit de l’enfer.

    Pourtant ! Et fort heureusement, dans le hall d’entrée de la maison de Docteur McGregor, il n’y avait pas de telles horloges. Pas même une seule, et aucun tic-tac agacent pour venir troubler la quiétude que se doit d’entretenir tout cabinet médical, peu importe la spécialisation du praticien.
    Pour l’heure, sa spécialisation, c’était la psychologie.

    Ca n’était que la seconde fois que le jeune homme rendait visite au docteur. La première fois s’était déroulée il y a quelques semaines déjà, et il ne s’était rien passé de spécial. Ils avaient plus ou moins fait connaissance, papoté, passé en revue son dossier, Tim avait accordé plus d’attention aux décorations murales du cabinet qu’a la conversation qu’ils avaient entretenu, qu’il connaissait par cœur pour avoir écumé pas mal de docteur avant celui-là.
    Il connaissait les psys sur le bout des doigts, certains avaient leur méthodes, d’autres n’en avait aucune. Au final, c’était toujours un peu la même rengaine.

    Le jeune homme n’avait même pas vraiment fait attention de comment il avait échoué ici. Son médecin plus régulier, le Docteur Vagner, celui qui, à l’image de Frankenstein, aimait à jouer avec les cerveaux humains, s’amusait de temps en temps à lui renseigner tel ou tel docteur, lui fixait des rendez-vous aux quels il se rendait - parfois - avec nonchalance, et l’air d’un touriste en ballade.
    Vagner en avait l’habitude, et avec les années, avait apprit à ne plus se poser trop de question sur les décisions parfois hasardeuses de son patient.
    Tim aimait bien le Docteur Vagner pour cette raison précise. Pas trop de question, juste « fais ceci Tim, et ne fais pas cela ». Et si jamais il faisait le contraire, ça n’était pas si grave. C’était loin d’être compliqué. Tim aimait faire simple, ça tombait bien.

    Les psys par contre, ils étaient payés pour poser des questions. Sachant que le grand dada de Timothy était d’y répondre n’importe quoi, le courant passait souvent très mal avec eux, et ce nouveau rendez-vous lui permettrait de voir ce que ce McGregor allait réellement penser de lui.

    A ce moment, des pas se firent entendre dans des escaliers situés à sa gauche. Il tourna ses yeux verts dans cette direction pour constater que le quarantenaire aux cheveux clairs se dirigeait désormais vers lui.
    Tim ôta son chapeau et se leva, son large sourire tranquille affiché sur le visage.
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Rock-steady beat of Madness ! [Terminé]    Jeu 13 Mai - 0:13

Depuis qu’il enseignait à l’université, Ross acceptait de suivre des patients triés sur le volet. Il ne voulait pas recommencer la vie de dingue qu’il menait lorsqu’il était uniquement psychologue. Il avait même, pendant quelques mois, rayer de son carnet de rendez-vous tous ceux qui le consultaient en les orientant vers d’autres spécialistes reconnus. Cependant, le contact avec certains d’entre eux lui manquait. C’était bien beau d’enseigner mais il n’apprenait rien. Par contre, il en apprenait toujours de ses malades –terme qu’il employait très rarement car il le trouvait inapproprié- ce qui lui permettait d’affiner ses analyses et d’être toujours à la page. L’évolution chez l’homme n’avait de cesse que de s’accélérer. Un simple exemple relatif aus générations : Il y a seulement un demi siècle, l’écart entre deux générations était estimé à 25 ans ; désormais, il frôlait plus les dix ans que les vingt. Tout allait de plus en plus vite sur cette terre, même les gènes entraient dans cette course folle.

Folie - un terme encore que l’écossais n’aimait pas – Qui pouvait prétendre ne jamais avoir eu des moments de « folie ». Personne à son avis, où alors la vie de cet individu aurait été des plus monotones. Comment était-il possible que classifier les souffrances psychologiques dans des cases prédéterminées ? Ceux qui avaient participer à cela n’étaient ils plus fous ? Même le bon vieux Freud avait de gros problèmes ! Tout cela était très relatif et Ross ne s’arrêtait jamais à une analyse aussi facile. Assez rêvasser ! Quelqu’un attendait d’être reçu : le patient envoyé par le Docteur Vagner. Le psychologue avait accepté de reprendre son dossier pour deux raisons : le cas du jeune homme était très intéressant et il était porteur du gène mutant. Il l’avait déjà reçu une première fois simplement pour établir le contact. Aujourd’hui se déroulait la première séance.
Ross descendit de sa chambre et accueillis chaleureusement le jeune homme.

- Bonjour Tim ! Content de vous revoir.

Il lui fit signe d’entrer dans son bureau, qui ressemblait plus à un salon qu’à un cabinet médical, et de s’asseoir où il voulait. Il avait le choix entre un face à face séparé par le bureau, des chauffeuses autour d’une table basse et le divan. Ce fameux divan qu’il n’aimait guère mais qu’il était obligé de conserver pour des patients accrochés aux traditions « psychanalitiques ».
- J’ai examiné votre dossier avec attention et je me suis posé une question… Question qui va vous semblez peut-être étrange, mais n’en prenez pas ombrage.

En effet, les différents médecins qui avaient suivi le jeune homme l’avaient mis dans plusieurs cases comme la mythomanie, l’amnésie, la schizophrénie, la démence et autres.. Ross n’était pas d’accord avec ces fameuses cases ; certes il fallait bien donner des noms aux symptômes mais il ne s’y attardait jamais très longtemps. Il préférait de loin se faire sa propre opinion et surtout avoir celle de son patient.

- Pourquoi pensez-vous avoir besoin d’un soutien psychologique ?

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MessageSujet: Re: Rock-steady beat of Madness ! [Terminé]    Jeu 13 Mai - 22:59

    Ca n’arrivait pas souvent, mais parfois, Tim était prit au dépourvu.
    Pour une première question, ce McGregor faisait fort. On ne la lui avait encore jamais faite celle-là. Pourquoi lui pensait avoir besoin d’un suivit ?
    La belle affaire, on ne lui avait jamais vraiment demandé son avis. D’ailleurs il ne s’était jamais vraiment posé la question. Il n’avait jamais que sept ou huit ans de souvenir en tout et pour tout, et d’aussi loin qu’il s’en souvienne, il avait toujours plus ou moins fréquenté les psys. Apparemment, c’était de mise dans son cas, point.
    Maintenant, quel était son avis là-dessus ? Est-ce qu’il pensait en avoir réellement besoin ?
    Pour être honnête, y’avait-il question plus chiante à se poser à soi-même ?

    Il arqua donc un sourcil, méditatif, scrutant le carrelage clair sans vraiment le voir.

    « Et bien… je n’en sais rien. Sûrement à cause de mon syndrome d’Asperger je présume ! Mon seul point commun avec ce brave Albert d’ailleurs, j’ai toujours été nul en math !... ah non il ya peut-être la coupe de cheveux maintenant que j’y pense » soupira le jeune homme avant de laisser son esprit passer à autre chose comme il mourrait d’envie de le faire depuis 10 bien trop longues secondes de questionnement.

    « Dis-donc, c’est vachement propre ici » fit-il remarquer, avançant de quelques pas dans la pièce tout en observant le décor modern et design qui s’offrait à lui.
    Fronçant les sourcils, il tourna une ou deux fois sur lui-même.

    « Y’a vraiment beaucoup de places assises, vous devriez penser à faire des travaux de groupe ! Ou bien vous recycler en organisateur de fête d’anniversaires, de mariages et de Bar Mitzvahs. Ce bureau est aussi grand que mon appart’ » lança-t-il sans s’écouter vraiment lui-même, bien trop occuper à observer les différents sièges qui s’offraient à lui.

    Et Dieu qu’il y en avait ! En temps normal il n’aurait eu aucun mal à choisir. Il se serait affalé ou bon lui semblait sans s’en faire. Sauf que là, il était chez un psychologue et qu’il savait pertinemment que ses moindres mouvements seraient analysés, disséqués. Si il s’asseyait devant le bureau, cela voudrai dire tel chose, et si il choisissait le divan, cela voudrait en dire une autre. Le Docteur Ross allait surement en tirer l’une ou l’autre conclusion et Timothy tenait à ce que cette fameuse conclusion soit la plus proche possible de la vérité vrai et de ce qu’il pensait être. Restait à savoir si ce qu’il pensait être était ce qu’il était vraiment…
    Et du coup, plus il se posait la question, plus la réponse semblait s’évaporer. Quel aurait été son choix s’il n’avait pas été observé ? Les sièges autour de la table basse ? En était-il certain ? Ou n’était-ce que son envie de paraitre le plus sincère possible qui lui dictait ce choix ? Il n’en savait même rien lui-même.

    La séance n’avait pas encore commencé et pourtant c’était déjà bien trop compliqué pour lui. Tournant une dernière fois sur lui-même, Timothy décida en son âme et conscience que le meilleur choix était de laisser le Docteur choisir, et de rester debout.
    Ce qu’il fit, se tournant maintenant vers le quarantenaire pour lui sourire d’un air indécis, faisant tourner son chapeau entre ses deux grandes mains.

    « Je parlais d’Albert Einstein » précisa-t-il, revenant sans transition au premier sujet aborder avec le médecin.
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Rock-steady beat of Madness ! [Terminé]    Ven 14 Mai - 22:56

- Un Asperger ! Vous êtes sûr ? Dit-il avec étonnement en fronçant les sourcils.

Ce syndrome n’apparaissait pas dans le dossier. De plus, d’après les différentes descriptions relatives au comportement du jeune homme, rien ne faisait penser à ce syndrome, mise à part l’hypersensibilité. C’était bien maigre pour diagnostiquer un Asperger et heureusement que tous les hypersensibles ne rentraient pas dans cette catégorie. C’était une des raisons pour laquelle le psychologue n’aimait pas ces fameuses cases prédéfinies.

- Mais bon, ce n’est pas important ce que vous êtes ou n’êtes pas du point de vue médical, je voulais juste avoir votre sentiment. En tout cas, vous ne manquez pas d’humour. C’est vrai que vous avez une certaine ressemblance avec Einstein côté perruque. Dit-il pour rebondir sur les dires de Timothy.

Le jeune homme remarqua la propreté du cabinet et le nombre de places assises. Pour la propreté, Ross n’y était pour rien, il était même plutôt bordélique excepté pour ses livres qu’il classait et rangeait avec soin. Il avait bien fait d’embaucher Ian comme homme à tout faire. Ainsi il était certain que rien ne traînait très longtemps dans la maison. Quant aux thérapies de groupes, ce n’était pas sa spécialité et il ne trouvait pas cette façon de faire très professionnelle. En effet, il pensait que les psychologues organisaient ces petites réunions dans le but de gagner de l’argent en un minimum de temps. Il avait du mal à comprendre comment un psy pouvait suivre plusieurs personnes en même temps. Certes, il y avait souvent des points communs pour un même problème, mais le vécu des gens étaient rarement le même. Par contre, il était bien obligé d’admettre qu’en milieu hospitalier, c’était la meilleure façon de s’occuper d’un maximum de patients. De toutes les façons, c’était bien trop prenant et cela ne l’intéressait pas.

- Vous me voyez en organisateur d’événement ? Demanda-t-il en plaisantant à moitié car il avait bien compris que la suggestion du jeune homme était en rapport à la grandeur de la pièce.

L’écossais ne manqua pas de remarquer l’hésitation du jeune homme quant au choix de la place qu’il souhaitait prendre. Il ne s’assit pas d’ailleurs. Ross nota mentalement cette attitude qui en disait long, bien plus long que s’il avait choisi un siège. Il n’en dit rien et alla s’asseoir sur l’une des chauffeuses autour de la table basse.

- Je vous en prie, prenez place. Dit-il en montrant trois places libres.
- Vous avez l’air d’aimer plaisanter apparemment. Que diriez-vous des psys qui vous ont suivi ?

Ce n’était pas une question piège, Ross voulait simplement connaître l’avis du Timothy et si de plus il le donnait sur le ton de la rigolade, c’était encore mieux. Au moins cette séance ne serait barbante pour personne. Car il fallait le dire, les séances de psychothérapie étaient plutôt déprimante même si Ross prenait le recul nécessaire pour ne pas être touché émotionnellement. Heureusement, de temps à autre, il avait des patients comme Timothy. Ce n’était pas les plus faciles à cerner mais c’était on ne peut plus intéressant.

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MessageSujet: Re: Rock-steady beat of Madness ! [Terminé]    Dim 16 Mai - 1:30

    S’exécutant à la demande du médecin, Timothy prit enfin place. Il s’assit à côté du propriétaire des lieux qui, pendant ce temps, enchainait avec une nouvelle question.
    On pouvait déjà dire que ce Monsieur savait comment rebondir et exploiter chaque sujet de conversation pour en savoir un peu plus sur lui.
    C’était justement ça qui était un peu stressant dans ce genre de rendez-vous. Du moins ça l’était au début, lorsque c’était tout nouveau comme maintenant. McGregor essayait de cerner son patient, chose normale, mais du coup, Tim ne cessait d’avoir cette image complètement idiote en tête.
    Il était assis sur un siège qui ressemblait désagréablement à une chaise électrique, ligoté, sale et tremblant, relié par des électrodes à une machine d’un autre siècle qui dessinait des courbes sur une longue feuille blanchâtre. Le tout dans une pièce humide et gris à l’ambiance un peu glauque, du genre bunker en 45.

    Ca n’avait pas beaucoup de sens, mais cela voulait surement dire qu’il se sentait sonder, et qu’il n’aimait pas vraiment ça. C’était toujours durant cette étape que ça dérapait et commençait à coincer. Peu des psychologues l’ayant suivit avaient réussit à accumuler assez de rendez-vous pour passer au stade d’une connaissance mutuelle assez grande pour parler de vraie confiance.
    Lorsqu’on parlait à quelqu’un en qui on avait confiance, et que celui-ci posait des questions, on ne se sentait pas sondé, on se sentait juste écouter, et on ne le leur en demandait pas plus, au fond.

    « Vous voulez que je vous dise ce que j’ai pensé de tous les psychologues qui m’ont suivit ? » il haussa les sourcils brièvement, poussant un faible soupir méditatif « Et bien… le tout premier à l’hôpital, c’était une femme, et c’est à peu près tout ce dont je me souviens. Ensuite j’ai été suivit par le Docteur Leonard, pendant la période de rééducations. Il était fan de football et il ne cessait de comparer la vie à un match, et la réussite à un touchdown. Personnellement ça m’a laissé froid, je crois que j'ai jamais été sportif, mais à part ça, ça pouvait aller. Ensuite mon dossier à été repris par le Docteur Daska, un neurologue, qui m’a envoyé chez une spécialiste qui s’appelle Kavalzky. Elle a écrit un livre vous savez. Avec un titre du genre ‘les méandres de la mémoire’. Et elle est plutôt vieille et elle sentait le café. Et elle me posait des questions étranges, du style ‘Quelle a été la couleur de votre toute première pensée lors de votre réveille ce matin Timothy ?’ » imita-t-il d’une voix pâle « Ensuite j’ai passé plusieurs mois en maison de repos, et en parallèle au Docteur Kavalzky, j’ai été suivit par la psy du centre, Ann. Elle, elle était cool. Elle a continué à me téléphoner quand je suis finalement rentré chez moi. Puis quand j’ai arrêté de payer les factures de téléphone et d’électricité, ils ont tout coupé et on a perdu le contacte. Entre temps j’avais aussi arrêté d’aller voir la spécialiste. Après ça je suis retourné dans un Institut, ou j’ai rencontré un autre spécialiste, et lui il avait écrit deux livres ! C’est le Docteur Daska qui me récitait leur bibliographie à chaque fois parce que je crois qu’il pensait que c’est un gage de qualité que de s’être fait éditer. Moi j’en suis pas si sûr parce que ce spécialiste en question, j’y suis allé que deux fois. Y’avait plusieurs énormes têtes de cerfs pendues au mur, et d’autres trucs qu’il avait tué. Ca s’est plutôt mal terminé. Je trouvais ça horrible d’aller dans son bureau » frissonna-t-il avec dégout « C’est à peu après à ce moment là que j’ai déménagé et que je suis venu habiter ici à Los Angeles. Le Docteur Daska à transférer mon dossier vers le Docteur Vagner, et lui aussi il s’est mit à me prendre plein de rendez-vous. En premier, y’a eut Wellis, qui avait la paire de lunette la plus laide de tous le continent Nord-Américain. Il avait l’air d’un ours sans poile, c’était trop bizarre à voir. Alors ensuite je suis allé chez un Docteur Crichton. Je crois bien qu’il était gay, quoi qu’il en soit il était marrant. Je suis resté chez lui trois ans et il à prit une retraite anticipé pour aller vivre en argentine. Il m’a même envoyé une carte de noël une fois. Je l’aimais bien parce que quand je faisais des références au cinéma, il les comprenait, et qu’il écoutait autre chose que de la musique classique. Bref, a partir de là, le Docteur Vagner à continué à me renseigner l’un ou l’autre type, mais si je l’écoutais je passerais ma vie sur un divan, alors j’ai plus ou moins arrêté d’y aller. En fait c’est plutôt de Vagner que je devrais parler, c’est le record man de ma carrière médicale. Mais il n’est pas psy… ça vous va ? » termina enfin Timothy après son interminable monologue « J’ai du en oublier un ou deux mais j’ai du mal à me rappeler les noms de temps en temps » précisa-t-il au cas où.
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Rock-steady beat of Madness ! [Terminé]    Lun 17 Mai - 19:06

Le jeune homme prit place sur une la chauffeuse se trouvant à ses côtés. C’était relativement étonnant car la plupart des patients s’asseyaient face à lui ou s’allongeaient sur le divan, pour garder une certaine distance semblait-il. Rares étaient ceux qui prenaient place à ses côtés. Ce n’était pas très important mais ça avait le mérite d’être noté. Le jeune homme ne répondit pas sur l’Asperger et après tout, le psychologue n’avait pas besoin de la confirmation de son patient, il le constaterait lui-même si c’était le cas. Par contre, Timothy répondit volontiers à sa dernière question, et quelle réponse !

Le monologue était tellement long que Ross faillit perdre le fil à une ou deux reprises. Si il répondait ainsi à chaque question, la séance allait durer dix ans au moins XD. Il était très surpris d’entendre le jeune homme donner autant de noms en si peu de temps. Il retint deux ou trois choses importantes qui lui serviraient peut-être plus tard.

- Et bien ! On a été aux petits soins avec vous ! Dit-il sur le ton de la plaisanterie.

Timothy avait été suivi de très près par un grand nombre de médecins. D’après ses calculs, cela faisait un médecin par an depuis l’accident. Il était étonnant qu’aucun de ces médecins n’aient réussi à aider le jeune homme. Certes, la psychologie humaine n’était pas une science exacte, ce serait trop facile et bon nombre de patients seraient aujourd’hui débarrassés de leurs problèmes, mais de là à n’avoir obtenu aucun résultat, c’était surprenant. En même temps, changer sans cesse de psychologue n’arrangeait rien dans un soutien psychologique. Il fallait souvent plusieurs années à un professionnel pour arriver à déterminer les raisons d’une souffrance et ensuite pouvoir y apporter un soulagement plus ou moins efficace.

- Vous avez l’intention de changer encore combien fois de spécialiste ? Demanda-t-il en souriant.

Ross essayait de savoir si le jeune homme avait l’intention de se faire suivre une bonne fois pour toute par le même praticien. Il était prêt à l’aider mais il fallait lui laisser le temps de comprendre comment était « fait » l’esprit de Timothy. Quant à lui faire recouvrir la mémoire, c’était une autre paire de manches. Il y avait différentes amnésies et certaines se disparaissaient comme elles étaient venues, souvent grâce à un autre choc, mais c’était extrêmement délicat et surtout très aléatoire. Il n’y avait pas vraiment de règle de conduite à adopter pour cela.

- Vous avez 25 ans n’est-ce pas. Que faites vous dans la vie ? Vous avez des passions, des centres d’intérêts ? Avez-vous des amis, une petite amie ou un petit ami, des enfants peut-être ? Comment vous voyez vous dans vingt ans ?

Voilà toute une série de questions indispensable pour cerner un peu mieux le personnage. Cela pouvait paraître surprenant mais c’était nécessaire. Ross préférait poser ces premières questions d’usage et en être débarrassé. Ensuite, il passerait aux choses sérieuses en employant la méthode la mieux adaptée à son patient.

- Ca vous dit de boire quelque chose ? Proposa-t-il en se levant pour se rendre à sa table de travail sous laquelle était glissé un réfrigérateur de bureau.

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MessageSujet: Re: Rock-steady beat of Madness ! [Terminé]    Mer 19 Mai - 1:02

    L’intention de changer de spécialiste ? Ah, non, non, Timothy n’avait jamais l’intention de changer de quoi que ce soit. Il ne comprenait même pas vraiment ce qu’il fichait là. Enfin si, il savait ce qu’il fichait là, mais il avait du mal à comprendre en quoi son comportement et son cas nécessitait un suivit psychologique. C’était son neurologue qui pensait comme ça, et le neurologue avait la place de Dieu dans la vie d’un amnésique.
    Ca n’était pas Vagner qui avait remit en place les petits bouts de cerveau qui s’étaient fait la malle lors de l’accident, mais depuis plusieurs années maintenant, il était en charge de son dossier, et ne semblait pas vouloir se lasser. Au fond, Tim songeait qu’il était bon pour lui d’être tombé sur un manche à balais comme Vagner. Ce coincé était aussi têtu qu’une mule et persistait à vouloir « l’aider ». Le souci de Timothy avec son médecin, c’était que celui-ci considérait sa façon d’être comme un « problème ». Tim n’était pas comme ça consciemment, c’était un syndrome. Ca n’était pas très flatteur, mais en-même temps peut être que c’était vrai ! Si c’était le cas, il remerciait la maladie, elle était la bienvenue puisqu’il ne se plaignait pas de sa vie actuelle et qu’il avait tous les jours une bonne raison de sourire.
    Quoi qu’il en fût, la raison pour la quelle il avait changé tant de fois de psychologue, c’était qu’il les avait trouvé plus malade que lui. Des gens visiblement aigris, et malheureux dans leurs vies auraient du s’atteler a arranger leurs propres problèmes avant d’essayer de réparer des gens qui se sentait moralement bien mieux qu’eux…
    Et aussi parce qu’il était tombé sur des personnes peu souples. Il pouvait accepter et parler avec n’importe qui, tant qu’il ne sentait pas de jugement. Pour sa part, il ne jugeait jamais les gens qu’en fonction de la façon qu’ils avaient de le juger lui,… ou de leur capacité à le dissimuler correctement ou non…
    On était bien élevé ou on ne l’était pas…

    « Et bien ça dépend » répliqua-t-il après ces quelques secondes de questionnements intenses « Peut-être que dans six mois je citerai votre nom à un autre type… » blagua-t-il, pince sans rire.

    Ca n’était absolument pas ses plans, mais ces psys passaient leur temps à poser des questions et à le tester, il pouvait bien leur rendre de temps en temps la pareille.
    En attendant, le docteur avait enchainé avec une volée de questions personnelles et basiques. Il ne manquerait pas de les lui retourner, le plus vite possible. Pour faire connaissance, il fallait que la dite connaissance soit réciproque, non ?
    Il avait acquiescé a l’énonciation de son âge avant de se racler la gorge et d’amorcer une réponse :

    « Hum… oui… » Oui ? A quoi ? « C’est vastes vos questions, je risque d’oublier plein de trucs ça serait idiot… je n’ai pas de petites amies, ou de petits amis, mais j'ai quatre chiens, un rat et un perroquet, on vie dans un appart’ » expliqua-t-il avec lenteur tout en continuant de triturer son chapeau « En réalité c’est un peu dur d’expliquer ce que je fais… je crois bien que je ne fais pas grand-chose mais… ça dépend de votre conception du sujet. On pourrait aussi dire que je fais plein de trucs, vous comprenez ? C’est pareil pour les amis… ça dépend de la conception qu’on à de ce qu’un ami doit être et par conséquent, je ne sais pas vraiment si je dois vous répondre ‘oui’ ou ‘non’, parce que j’vous connais pas assez pour savoir ce que vous considérez comme un oui ou comme un non ! Peut-être que pour vous, la réponse serait oui, mais que mon dernier psy aurait prit ça pour un non … enfin j’suis jamais tout seul ça c’est sur… quoi que… là encore en fait, c’est compliqué. Moi je considère qu’être avec mes chiens, c’est être avec quelqu’un… j’ai aussi rencontré plein de gens pour qui ça n’était pas le cas. Je ne bois que de l’eau ou du thé. » continua-t-il d’un ton parfaitement égale, fixant le quarantenaire en attente d’une réaction qui pourrait lui éclaircir les idées
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Rock-steady beat of Madness ! [Terminé]    Ven 21 Mai - 16:53

Ross avait la forte impression que le jeune homme consultait des spécialistes par habitude. Depuis le début de l’entretien, il n’avait pas exprimé clairement ce qu’il ressentait et il n’avait pas précisé ce que des séances chez un psychologue lui apportait. Le fait de changer trop souvent de spécialiste n’était pas pour simplifier les choses.

- Qui sait… Observa-t-il l’esprit ailleurs, en pesant aux questions posées.

Le psychologue avait balancé une série de questions plus pour faire le point par rapport au contenu du dossier de Timothy.. C’était aussi une façon de procéder afin de voir quelles seraient les réponses auxquelles son patient répondrait en premier ; une méthode peu conventionnelle qui permettait à Ross de voir ce qui importait le plus. En général, les gens répondaient à la dernière question en premier car c’était celle qu’ils avaient retenue le plus facilement ; sinon, ils donnaient des réponses sur les sujets qui ne le touchaient pas de trop près. Le jeune homme s’embarqua dans un autre monologue pour répondre tout en essayant de savoir ce que le psychologue pouvait penser. Il voulait sans doute répondre en fonction des idées de son interlocuteur mais ce n’était pas ce que Ross attendait. En tout cas, il était clair pour lui que l’affectif était sa principale préoccupation.

- Je ne vous demande pas de vous positionner par rapport à moi, mais par rapport à vous. Si vous estimez avoir différentes occupations, c’est que vous en avez. Je ne suis pas là pour juger si vos occupations rentrent dans un cadre donné ou non. Le principal est que vous pensez avec une occupation et le plus important c’est qu’elle vous plaise. C’est comme pour les amis, les animaux de compagnie, etc…

A la précision du jeune homme, Ross passa un petit coup de fil à Ian, son homme à tout faire afin qu’il prépare un thé pour tous ceux qui se trouvaient dans la maison et d’en apporter deux tasses dans son bureau.

- Une cigarette peut-être ? Nous pouvons allez sur la terrasse si ça vous tente.

Timothy n’avait de cesse de jouer avec son chapeau. C’était un signe d’impatience ou de stress traduisant un manque. Ce manque était sans doute la nicotine qu’il avait sentie en accueillant le jeune homme. Pour en revenir à son analyse, Ross rebondit sur le sujet qui semblait passionner Timothy.

- Où sont vos animaux actuellement ? Demanda-t-il en ouvrant la baie vitrée donnant sur la terrasse.

Le contact avec les animaux était toujours bénéfique pour les personnes ayant des problèmes psychologiques. Il l’était également pour n’importe qui. Ross ne comprenait pas ceux qui n’aimaient pas les animaux et qui ne se remettaient jamais en question. Cela dénotait souvent une grande frustration ou un traumatisme de l’enfance ; choses qu’il était assez facile d’évincer mais encore fallait-il le vouloir. L’écossais aimait beaucoup les animaux mais il préférait ne pas en avoir chez lui. Adopter un animal, c’était comme adopter un enfant. On devait s’en occuper en partageant un bout de chemin avec lui. Comme il ne faisait pas les choses à moitié et qu’il n’avait pas assez de temps, il préférait ne pas en avoir plutôt que de les laisser trop souvent seuls.

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MessageSujet: Re: Rock-steady beat of Madness ! [Terminé]    Sam 22 Mai - 0:56

    Sans vraiment y réfléchir, Timothy s’était immédiatement levé lorsque le psychologue lui avait proposé de gagner la terrasse. Rester assis lui donnait l’impression d’être sous les feux des projecteurs, tandis que bouger et rester debout le dérangeait moins. Il lui arrivait bien entendu de parfois rester à ne rien faire, mais lorsque ça arrivait, personne n’était là pour enchaîner les questions personnelles aux quelles il n’avait pas toujours envie de répondre.
    Une chose était certaine, aucuns des précédents psys du jeune homme ne lui avaient jamais proposé d’aller se fumer une clope sur la terrasse, ou le balcon de leur cabinet. C’était une première en huit ans de « carrière ».
    Au moins, s’injecter un peu de nicotine lui occuperait les mains et une partie de l’esprit durant quelques agréables minutes.

    Dans une discussion courante, lorsqu’on n’avait pas envie de se raconter et qu’arrivaient les questions gênantes, il était toujours simple pour Timothy de détourner l’attention avec l’une ou l’autre histoire de son cru. Mais chez un homme dont la spécialité était le décodage psychologique, ça n’était pas la meilleure des idées. Il aimait raconter n’importe quoi parce que généralement c’était plus amusant que sa vérité, mais il n’était pas non plus là pour faire perdre du temps au Docteur.
    Il rechignait à répondre mais respectait tout de même celui dont c’était le métier de le mettre mal à l’aise. Surtout que d’après ce qu’on lui certifiait – « on » mit pour Vagner, en fait – c’était pour son bien. Il adorait jouer avec les pieds de son neurologue attitré, mais suivait tout de même de temps en temps ses conseils, songeant qu’il devait tout de même un peu mieux savoir de quoi il parlait comparé à lui.

    Le jeune homme, une fois à l’air libre, plongea une main dans la poche intérieure de son petit gilet sans manche pour en sortir un paquet de clope dont il en extrait l’une d’elles. Il la porta à ses lèvres mais ne l’alluma pas immédiatement, distrait par les réflexions que lui inspirait la dernière question de McGregor.
    Si il voulait savoir où étaient ses chiens exactement, au moment ou ils parlaient, c’était simple pour lui. Il lui suffisait de se concentrer un petit peu et la réponse venait d’elle-même se loger dans son crâne. Immobile, il plissa donc les yeux quelques instants, sondant son esprit à la recherche des informations voulues. Et comme d’habitude, celles-ci fusèrent de nulle part, presque comme des images, des sensations qui n’étaient pas les siennes.

    « Et bien… » débuta-t-il, allumant enfin sa cigarette « Bob est à l’arrière de la boucherie qui fait le coin de ma rue en espérant que le vendeur prenne pitié et lui file un truc à ronger. Rasta est sur la plage sur les traces d’un chat, Piwi fait connaissance avec un caniche et Watson dors à point fermé sur mon lit. Il à refusé d’aller dehors quand je le lui ai proposé. Quand je pars je les laisse sortir sinon ils rongent mes trucs parce qu’ils s’ennuient » expliqua-t-il, son esprit migrant déjà sur un autre sujet

    Tournant sur lui-même à deux reprises, il posa ses yeux verts sur le décor. C’était une belle maison, assurément. Et bien entretenue en plus de cela.

    « C’est vachement grand chez vous. Mais peut-être que j’ai cette impression parce que chez moi c’est petit. Je préfère quand c’n’est pas trop grand de toute façon. Vous vivez tout seul ? » questionna Timothy en reposant ses yeux sur son interlocuteur

    Il se demandait quel genre de vie pouvait bien avoir son nouveau médecin. Il avait l’air assez doux pour être père de famille, et un mari aimant, mais il aurait pu tout aussi bien être un célibataire endurcit fan de golf. D’ailleurs il était assez difficile à cerner. Sobre, élégant, souriant, avenant, mais en même temps, discret et effacé, tout en ayant cela dit de la présence.
    Il avait l’air d’un psychologue en gros. Ces gens dressés à cerner les autres et à se rendre incernable…
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Rock-steady beat of Madness ! [Terminé]    Dim 23 Mai - 16:04

Le jeune homme ne se fit pas prier et se rendit sur la terrasse comme lui avait proposé le psychologue. Sourire aux lèvres, il le suivit de près. Il avait tapé dans le mille et il allait en profiter pour s’en griller une également. Ross était un petit fumeur mais il aimait bien prendre une cigarette avec un café ou un thé ; c’était, pour lui, un véritable petit plaisir dont il ne se privait pas excepté lorsqu’il était en consultation. Là, ça tombait bien, son patient était un accro à la nicotine, Il alluma une cigarette et tendit son briquet au jeune homme qui se mit à répondre à se dernière question. Il avait complètement évincé les précédentes mais ce n’était pas bien grave. Ross voulait juste avoir l’avis du jeune homme et savoir un peu comment il se plaçait dans la société. S’il ne voulait pas en parler, tant pis, les sujets reviendraient bien assez tôt dans une autre conversation. Par contre, il donna tous les détails de la vie de ses animaux en omettant un point, quels étaient ces animaux ?

- Si vous pouviez me préciser qui est qui, ce serait plus facile pour moi de comprendre.

A peine eut-il fini de dire où ses animaux se trouvaient que Timothy se montra assez curieux. Ce n’était pas à lui de poser des questions, mais il était assez logique de s’intéresser un minimum à celui qui le recevait en consultation. Cela prouvait au moins qu’il ne s’intéressait pas qu’à lui. Sur la grandeur de la maison, l’écossais sourit et observa d’un air amusé.

- Vous avez bien raison de préférer un petit espace. Le principal est de s’y sentir bien. C’est trop d’entretien les grandes maisons !

Heureusement pour lui, il avait les moyens d’employer du personnel. Il avait Ian comme homme à tout faire et une femme de ménage qui venait une fois par semaine pour donner un coup de main à son serviteur. Ian ne pouvait pas tout faire et il avait le droit à deux jours de repos par semaine. En général, Ross lui donnait ses week-ends pour être tranquille chez lui, sauf lorsqu’il recevait du monde, mais ce n’était pas souvent. Lorsqu’il organisait des petites réceptions, il le faisait plus volontiers sur son bateau ; cela permettait aussi de laisser la maison à Wyatt pour inviter ses amis si ce dernier n’avait pas envie de se joindre à la fête.

Ross n’avait pas spécialement envie de répondre à la question de Timothy qui était assez personnelle. En même temps, il savait que, pour établir une relation de confiance avec un patient, il était nécessaire de dévoiler un peu de sa vie privée sans entrer dans les détails.

- Je vis ici avec mon fils. Mais c’est pratique pour recevoir.

C’était vrai que c’était grand pour deux mais il y avait Ian, son homme à tout faire, qui logeait dans un petit studio aménagé prévu à cet effet et trois chambres d’amis qui accueillaient les copains de son fils ou les siens après une bonne soirée passée dans le jardin ou la maison. Il lui était même arrivé d’héberger, pour une nuit, un ou deux patients trop épuisés après une séance difficile et incapables de reprendre le volant dans de bonnes conditions.

Il n’avait pas toujours habité une grande maison. Il l’avait obtenu grâce à son travail et il était assez fier de sa réussite mais ne s’en vantait pas. Ce n’était pas le genre de l’écossais d’autant plus qu’il n’était pas matérialiste, mais il avait de l’argent alors il en profitait. Il n’était pas de ceux qui épargnaient le moindre sou pour en avoir encore plus. Certes, il avait ouvert un ou deux comptes épargne pour assurer ses arrières et ceux de son fils car il était conscient que personne n’était à l’abri d’un coup dur. Pour le reste, il dépensait sans trop compter mais sans pour autant jeter l’argent par les fenêtres.

- Vous ne m’avez pas dit quel métier vous exercez ? Si vous n’en avez pas, vous avez sans doute un centre d’intérêt qui occupe une partie de vos journées ou de vos nuits ?

Oui c’était vrai ça, Timothy n’avait pas répondu à cette question qui avait du lui paraître sans importance. Effectivement, pour le suivi psychologique, cela n’avait pas grande importance, mais il était toujours intéressant de connaître le métier de ses patients, ne serait-ce que pour voir si ils étaient épanouis du point de vue professionnel. Si toutefois un patient vivait de ses rentes, une activité non rémunérée, bénévole ou un hobby étaient aussi intéressants.

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MessageSujet: Re: Rock-steady beat of Madness ! [Terminé]    Mar 25 Mai - 20:46

    Timothy n’avait pas réalisé que le médecin avait du mal à suivre ses explications. Pour lui, c’était logique, et il avait tendance à croire que ce qui l’était pour lui, l’était forcément aussi pour les autres. Or c’était rarement le cas en vérité.

    « Oh hum, ce sont mes chiens. Comme je vous l’ai dis j’ai quatre chiens… je l’ai dis non ? Je sais plus si je l’ai dis mais quoi qu’il en soit voilà, maintenant c’est fait. Et tout ça, c’était mes quatre chiens. J’aimerai en avoir plus mais… je ne saurai pas vraiment où les mettre dans mon appartement, c’est déjà juste pour nous cinq, alors je me fais violence. J’ai aussi un perroquet et un rat… ça aussi je l’ai dis, … enfin je crois… »

    Il réfléchi à la question quelques secondes, mais laissa bien vite tomber. Il avait souvent des doutes sur ce qu’il avait dit ou pas dit durant une discussion. Il débitait parfois trop vite pour lui-même.
    Mieux valait se concentrer sur les questions suivantes.
    Ou du moins la question suivante, question qui elle, il en était certain, avait déjà été posée. Il était vrai qu’il n’y avait pas répondu, de cela aussi il était certain. C’était sans arrêt la même question qui le pausait problème. Que faisait-il dans la vie exactement ? C’était plutôt difficile de répondre, même en connaissant la réponse !
    Que faisait-il de ses journées ? Il avait l’impression d’être sans cesse occupé, de remplir ses journées, pourtant quant il y pensait, il ne faisait absolument rien de spécial, et rarement la même chose !
    La seule constante, c’était ses allées et venues dans Los Angeles. Mais pour aller où ? Et faire quoi ? Si jamais McGregor enchaînait avec ses questions-là, le dilemme se poserait à nouveaux quant à la réponse à lui fournir. Pour ne rien faire justement. L’absence totale d’occupation, c’était ça qui lui prenait tout son temps…
    Mais c’était loin d’être quelque chose de compréhensible pour presque toutes les personnes qu’il rencontrait. Les gens étaient souvent surpris, parfois choqué même. Alors il avait prit l’habitude de détourner l’attention par une réponse complètement évasive et inventée. On appelait souvent cela mentir, mais il trouvait que le mot était trop fort. Comme toujours, sa philosophie était « Si la vérité n’est ni amusante ni plaisante, autant raconter quelque chose d’autre »

    Pourtant, comme il l’avait songé auparavant, il n’était pas là pour faire perdre son temps au psychologue. Raconter n’importe quoi à une personne dans la rue était passable. Le faire lors d’une séance, ça n’était pas correcte. Surtout que McGregor se montrait détendu et ouvert jusque là.
    Bon, il rechignait a répondre aux questions personnelles, ça Timothy l’avait bien compris, mais il n’empêche qu’il avait l’air d’être un homme tranquille et calme, et c’était là ses seules exigences. Il les remplissait, pourquoi lui mettre des bâtons dans les roues.

    Et durant ce plus ou moins long moment d’intenses réflexions, Tim avait arboré une moue typique de quelqu’un qui tergiverse intérieurement. Il haussa finalement très haut les sourcils et se tourna vers le psy.

    « … pour tout vous dire je ne fais rien » lâcha-t-il platement « Rien du tout. Pas de métier, pas de travail, pas de passion bien définie, juste… vous savez… j’ai mes chiens et… je me balade. C’est à peu près tout… Enfin, pas vraiment » continua le jeune homme, levant les yeux au ciel, méditatif « Je fais des choses mais… enfin voilà, ça ne dure qu’un temps » conclut Tim avant de tirer une bouffée sur sa cigarette.
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Rock-steady beat of Madness ! [Terminé]    Jeu 27 Mai - 14:18

- Et bien ! 4 chiens, un perroquet et un rat. C’est une véritable ménagerie chez vous. Observa-t-il en souriant d’un air admiratif.

Ses animaux devaient lui tenir compagnie mais devaient aussi l’occuper une partie de son temps. D’après ce que le jeune lui avait dit, il se doutait qu’il n’avait pas d’activité professionnelle mais il voulait en avoir la certitude. Pour vivre, Timothy devait avoir une fortune personnelle dans ce cas.

Ross laissa tranquillement réfléchir le jeune homme en dégustant le thé que Ian leur avait apporté. Il respectait toujours les silences de ses patients. Avant de répondre, certains avaient besoin de réfléchir, de rassembler leurs idées, d’autres avaient des difficultés à parler d’eux-mêmes ou se demandaient ce qu’ils fichaient là au final. Ceci étant, il y avait des silences qui en disaient longs et le psychologue était très attentif à l’attitude de ses patients lorsqu’ils ne disaient rien. Timothy finit par répondre à sa question. Ce jeune homme n’avait pas de métier mais ce n’était pas cela qui l’ennuyait. C’était qu’il pensait « ne rien faire ».

- Mais non, vous ne faites pas rien ! Objecta-t-il gentiment avant de donner son point de vue.
- Vous savez, il y a tellement de personnes qui n’ont pas de passion, qui n’aiment rien et ne s’intéressent à rien. Vous au contraire, vous êtes passionné par les animaux, à moins que j’ai mal compris… Et si les choses que vous faites vous plaisent, même si ce n’est qu’un temps, c’est ça le plus important.

Pour le psychologue mais aussi pour l’homme qu’il était, le principal était de se sentir bien dans sa peau et bien dans sa vie. Si la personne était heureuse de ce qu’elle avait et de ce qu’elle faisait, l’avis des autres n’étaient que foutaises. Il y avait tellement de gens qui menaient leur vie en fonction des autres, qui ne faisaient rien en rapport avec leurs aspirations de peur de ne pas être « dans la norme », alors quand il avait à faire à des personnes qui avaient la volonté de faire ce que bon leur semblaient, il adhérait entièrement, du moment que les faits et gestes de ceux-ci n’empiétaient pas sur la vie des autres.

- Etes vous heureux ainsi ?

Lui-même, pourtant assez libéral, était parfois dans l’obligation de faire des choses qui ne lui plaisaient pas vraiment, mais en général il s’attachait à faire ce qu’il avait envie sans se soucier du qu’en dira-t-on. La liberté se méritait et ce n’était jamais sans effort qu’on y parvenait.

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MessageSujet: Re: Rock-steady beat of Madness ! [Terminé]    Ven 28 Mai - 21:46

    Décidemment, ce McGregor avait l’air plutôt cool pour un psy de la quarantaine qui vivait dans une grande maison, seul avec son fils. Si l’on s’en tenait à une description aussi sommaire, il était facile d’imaginer un type un peu froid, voir aigri, aux idées toutes aussi grisonnantes. Mais il n’en était rien et c’était plutôt plaisant à constater. Timothy était heureux d’être tombé sur ce genre de personne et il lui tardait d’en savoir un peu plus sur lui.
    Jusqu'à maintenant, il n’avait pas été non plus trop pressant ni trop direct dans ses questions. Les interrogations plus gênantes finiraient bien par venir au fil du temps, Tim le savait, mais il préférait la méthode de Ross, qui s’invitait dans sa tête en douceur, en prenant bien soin de dressé de lui un tableau d’ensemble. Sûrement pour mieux pointer les détails difformes du dit tableau un peu plus tard.

    Laissant poindre un léger sourire sur sa grande bouche, Tim se laissa deux petites secondes pour méditer à la réponse à fournir à son interlocuteur. C’était une question d’ampleur, une question vraiment, vraiment très sérieuse et très importante. Le bonheur après tout, c’était ça qui faisait tourner le monde. C’était une quête perpétuelle, et parfois perdue pour un grand nombre de personnes sur terre. La quête de ce fameux bonheur était le moteur de tout le monde. Tout dépendait de l’idée que l’on se faisait du bonheur. L’argent pour beaucoup, les possessions matérielles, la reconnaissance, le sexe, les drogues, les hobbies en tout genre. Tout ça, c’était juste pour essayer d’être heureux. Ca rendait donc cette question primordiale, et il fallait y répondre en tout conscience des choses.

    Plissant légèrement ses yeux fixés sur les carrelages de la terrasse, Tim porta une dernière fois sa cigarette à sa bouche avant de se lancer dans une réponse :

    « En règle général, toujours oui » finit par dire Timothy « J’ai rempli la plus part de mes conditions personnelles au bonheur. Il en manque quelques unes tout de même mais je suppose qu’elles arriveront bien à un moment ou a un autre alors… oui. Je suis heureux ainsi. »

    Puis relevant ses yeux verts en direction du ciel où venaient de passer deux grands oiseaux qu’il avait entendu dans un petit recoin de son cerveau, il ajouta un complément à sa dernière remarque.

    « Cela dit, je pense que c’est toujours mieux de ne pas être totalement comblé. Ca fait un but à atteindre. Quant on à pas de but à atteindre, on stagne, et stagner, ça ne rend pas heureux. C’est plutôt ironique. Ce sont des oiseaux migrateurs, je me demande combien de kilomètres ils ont déjà parcouru » débita Timothy avec calme, mais d’un ton parfaitement égale

    Son regard était toujours fixé sur les deux grands oiseaux qui s’éloignaient au loin, continuant de faire ce que la nature leur dictait de faire. Eux, pour sûr, ils avaient tout compris au bonheur. Les animaux étaient bien plus doués à ça que les humains.
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MessageSujet: Re: Rock-steady beat of Madness ! [Terminé]    Dim 30 Mai - 14:09

La réponse de Timothy sur le bonheur était tout à fait satisfaisante. Ce jeune homme était plein de bon sens. Il était primordial aussi d’avoir des objectifs à atteindre. Comme il l’avait souligné, cela permettait d’avancer. Cette séance de psychothérapie ressemblait plus à une discussion de deux hommes abordant des sujets divers. Malgré tout, les questions n’étaient pas anodines et c’était toujours un peu de cette façon que Ross abordait ses patients. Ce qui lui importait le plus pour les personnes le consultant était de trouver un équilibre afin de vivre sans culpabiliser ou souffrir de leur situation. Apparemment c’était le cas du jeune homme.

- Parfait ! Vous avez entièrement raison.

L’écossais sourit en posant le regard sur le jeune homme puis sur les oiseaux migrateurs volants dans le ciel. Ce patient montrait un véritable intérêt pour les animaux. Ross ne savait pas combien de kilomètres parcouraient ces oiseaux, beaucoup certainement, mais il ne s’était jamais posé la question.

- Aucune idée.

Ross avait remarqué chez lui une certaine tendance à détourner les sujets sans pour autant les évincer entièrement. Il se laissait assez facilement distraire par l’environnement. Cela n’avait rien d’inquiétant mais pouvait être considéré comme un échappatoire ou un manque de concentration. Timothy étant suivi depuis de nombreuses années, s’amusait peut-être à tester les médecins en leur donnant à réfléchir sur la véracité de ses dires. Hormis cela, le comportant et les réponses données jusqu’à présent par son patient confortaient le psychologue dans ses déductions émanant de la lecture de son dossier. Il lui manquait tout de même deux ou trois éléments importants avant de conclure. Ross écrasa sa cigarette dans le cendrier en demandant :

- Comment vivez-vous votre amnésie ?

Le jeune homme savait-il pourquoi il était devenu amnésique ? Arrivait-il à se remémorer des bribes de son histoire ? Etait-il inquiet de recouvrer la mémoire ? Avait-il ou non envie de savoir ? S’inventait-il des scénarii pour remplacer le chapitre manquant à ses souvenirs ? Ross avait posé une seule question afin de ne donner aucune orientation aux réponses de Timothy. Il espérait ainsi obtenir un résultat s’approchant le plus possible de la vérité. Ce point était très important pour la suite de la psychothérapie.

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MessageSujet: Re: Rock-steady beat of Madness ! [Terminé]    Dim 30 Mai - 18:28

    Ce psychologue était un fourbe ! Et il n’essayait même pas de le cacher.
    Depuis le début il s’était borné à des questions relativement simples, plutôt légères, sans grandes conséquences, et relativement positives. Et là, soudainement, sortit de nulle part, il sortait le maillet pour lui abattre sur le crâne, maintenant qu’il avait bien baissé sa garde. Il lui sortait LA question à 50 mille dollars.
    Timothy avait l’impression de se retrouver sur le siège des candidats sur le plateau de l’émission « Qui veut gagner des millions ». Il accumulait les bonnes réponses depuis le début du jeu, et là tout d’un coup, paf ! Une colle.
    Sous les feux bouillants des projecteurs qui l’empêchaient de discerner la foule moqueuse qui l’entourait, Tim devait maintenant choisir une solution.

    « Comment Timothy Cogan vit-il sont amnésie ? »

    Bien, pas bien ? Mal, très mal ? L’occultation ? L’acceptation ? L’introspection ? La remise en question ?
    La vérité c’est qu’aucune de ces réponses ne semblait coller, et qu’en même temps, toutes semblaient convenir. La vérité c’est qu’il n’avait absolument et complètement aucune idée de comment il faisait. Cela devait venir du fait qu’il avait décidé il y a plusieurs années, de ne plus se prendre la tête avec rien et de simplement se concentrer en permanence sur le moment présent. Depuis il se sentait plutôt bien, et il déprimait rarement. Comme dit précédemment il se sentait heureux la plus part du temps, le sentiment était bien réel.
    Sauf qu’a côté de ça, il passait son temps à collectionner le moindre objet trouvé sur sa route, en guise de souvenir. Il se doutait bien que cette habitude découlait d’une manière ou d’une autre du fait qu’il n’avait plus aucuns souvenirs précédent l’accident de voiture, lors de ses 18 ans.
    Et si on rajoutait a ça le fait qu’il répondait à toutes les questions personnels par une histoire inventées sur le fait – et non pas un mensonge, c’était différent à ses yeux, il y avait aussi de quoi penser que quelque chose clochait. Seulement, il ne savait pas vraiment quoi, et avait toujours réussit à éviter que quelqu’un le lui explique. Quelqu’un comme un psychologue par exemple…

    « Hum… » finit-il par laisser échapper après un silence méditatif

    Puis il tira sur sa cigarette, cet air pensif toujours profondément incruster sur ses traits. Il vint se gratter la tête de sa main libre avant de jeter un bref regard au psychologue.

    « … j’en sais vraiment rien… en fait » avoua-t-il, haussant une épaule.

    Aucune autre réponse plus honnête et plus explicite ne lui venait. C’était le néant dans la case « réponse ». Heureusement qu’aucun vrai million n’était en jeu…
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Rock-steady beat of Madness ! [Terminé]    Dim 30 Mai - 20:59

Ross constata comme un grand vide après la question posée sur l’amnésie du jeune homme. Il ne s’attendait vraiment pas à ce que Timothy n’ait aucun avis à émettre. C’était très surprenant même. Une question aussi ouverte laissait pourtant de nombreuses possibilités de réponses. Il fallait croire que ce n’était pas évident pour le jeune homme. S’il ne se trompait pas, Timothy avait répondu le plus honnêtement possible et c’était une bonne chose.

D’après son dossier, ce patient souffrait d’une amnésie globale antérieure due à un traumatisme crânien. D’après les notes des précédents médecins, ses souvenirs partaient du jour où il était sorti du coma. Il était rare de constater une perte de mémoire aussi importante. En plus du traumatisme crânien, Timothy devait cumuler une amnésie psychogène. En avait-il conscience ? Impossible à dire. Difficile de poser la question à ce garçon attachant sans risquer de le perturber. Pour cette première séance, Ross préférait ne pas approfondir le sujet Pour ne pas rester sur une note négative, il se devait de rassurer son patient.

- Bref ! Tant que vous n’avez pas d’angoisse ou de période de déprime, ce n’est pas grave. Le principal est que vous soyez heureux.

Avant cette question primordiale, l’homme se demandait si des consultations chez un psychologue étaient vraiment nécessaires. Timothy disait être heureux et il en était presque convaincu. Mais était-ce vraiment le cas ? Désormais, il en doutait. Il souhaitait revoir Timothy pour tenter d’en savoir un peu plus. Ross rentra dans la pièce et s’approcha de son bureau. En fin de séance, il laissait toujours une porte ouverte aux éventuelles interrogations de ses patients.

- Je ne vais pas vous ennuyer plus longtemps, à moins que vous ayez des questions à me poser. Si vous le souhaitez, nous pouvons nous revoir dans un mois ? Proposa-t-il en souriant.

Un mois lui laissait le temps de réfléchir à la dernière question posée. De son côté, Ross contacterait le médecin qui l’avait suivi pour connaître son sentiment.

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Timothy

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MessageSujet: Re: Rock-steady beat of Madness ! [Terminé]    Jeu 3 Juin - 0:53

    Timothy fut reconnaissant envers Ross de ne pas pousser plus loin pour aujourd’hui. Il avait une impression bizarre difficilement explicable. Et lorsqu’il essayait de se l’imager, c’était inévitablement la même scène complètement absurde qui se jouait devant ses yeux.
    Il se voyait lui-même, marcher dans la rue a reculons, un sourire un peu vague aux lèvres, comme si il observait quelque chose de plaisant. Puis au moment de se retourner pour reprendre une marche normale, il se prenait de plein fouet un énorme poteau électrique dans la tronche.
    C’était un peu l’effet que lui avait fait la question du médecin sur son amnésie. De toute façon, c’était toujours un peu l’effet que lui faisait ce genre de question. Il avait cette fâcheuse tendance à regarder partout ailleurs sauf à cet endroit précis, jusqu'à en oublier qu’il était effectivement amnésique. Il amnésiait son amnésie, en quelque sorte… Et quand on venait le lui rappeler il y avait ce petit flottement désagréable du « Ah. .. oui… c’est vrai… » typique à la prise de conscience soudaine. En même temps ça n’était pas comme si il avait pu s’attendre à autre chose. Il se trouvait chez un psychologue justement à cause de son amnésie. Et pourtant, c’était tout de même chaque fois tomber de haut que de se remettre ce fâcheux détail dans cette fâcheuse mémoire.

    Mais heureusement donc, le psy ne comptait pas poursuivre cette fois-ci. Il allait avoir un moment pour se faire à l’idée qu’il allait effectivement devoir avoir des discussions sur ce sujet dans un avenir plus ou moins proche. Il aurait pu éviter de revenir ici, et ne pas reprendre de rendez-vous pour le mois suivant comme le lui proposait McGregor. Pourtant, au fond, même si le réalisé n’était pas agréable, il savait que cette fois, il n’y couperait pas. Il allait bien falloir qu’il passe par là à un moment ou a un autre. Continuer de reculer sans ne jamais sauter au final pouvait durer un temps, mais pas toujours. Cela faisait un moment qu’il n’avait plus consulté personne, et l’arrivée de Ross dans sa vie confirmait qu’il arrivait au moment de son parcoure ou il allait devoir se retourner sur ces huit dernières années. Il avait retardé l’échéance un maximum. Il était encore très jeune lors de l’accident, et il s’était laissé quelques années, maintenant il avait le recule et l’expérience nécessaire pour se bouger un peu.

    Ecrasant sa cigarette dans le cendrier pour ensuite suivre le médecin à l’intérieur du bureau, Timothy remit son chapeau sur ses cheveux ondulés.

    « Hum… oui dans un mois c’est très bien » acquiesça Timothy « Vous pourriez m’écrire la date sur un petit papier ? Je le collerais sur mon frigo pour être certain de ne pas oublier. Je me suis acheté un réveil exprès pour ne pas être en retard aujourd’hui. J’suis pas très doué avec les rendez-vous » expliqua-t-il à l’homme dans un demi sourire, agrippant la note que celui-ci venait de lui passer.

    Il glissa le papier dans la poche intérieur de sa veste, puis tendit la main vers le psychologue pour qu’il la serre, le remerciant au passage. Quelques minutes plus tard, il ressortait de la grande maison chic de son nouveau psy, les mains dans les poches, et des questions plein la tête.
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