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 S.O.S Amitié, bonjour ! [Terminé]

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Anne W.

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MessageSujet: S.O.S Amitié, bonjour ! [Terminé]   Mar 25 Juin - 17:04

22 février, 10 am

Aujourd'hui, j'étais heureuse. Heureuse d'avoir rencontré l'amour à nouveau et de le vivre au grand jour. Heureuse d'être enceinte alors que les médecins m'avaient promis que je ne pourrais jamais donner la vie. Heureuse parce qu'aujourd'hui, j'allais retrouver un vieil ami. Après les péripéties avec Genetic, ma vie était calme au point de faire quelques recherches sur mes connaissances. Je n'étais pas spécialement une traqueuse, mais il y avait des personnes qu'on ne voulait pas perdre de vue, même si la distance était un obstacle redoutable. Maintenant, je n'avais plus d'excuse pour ne pas aller le voir. J'imaginais déjà sa tête surprise lorsqu'il me verrait dans sa salle d'attente. Encore plus quand ses yeux se poseront sur mon bidon qui devenait de plus en plus visible. J'approchais dangereusement les 6 mois de grossesse quand même ! Bref !

Engouffrée dans un taxi, j'attendais patiemment que le chauffeur daigne enclencher la seconde pour me conduire à destination. Il était énervant de voir le compteur défiler alors qu'il pourrait aller plus vite. Je lui en faisais même la remarque sans pour autant me montrer grossière. Au moins, je lui montrais que je n'étais pas dupe quant à son petit jeu. D'ailleurs, il pouvait toujours s'asseoir sur un quelconque pourboire. Non mais je devais me calmer là ! On pourrait me comparer à une pucelle lors de son bal de promo s'apprêtant à faire des cochonneries avec son copain. Non pas que Kaidan ne soit pas un charmant jeune homme, seulement, j'avais Ross et il me suffisait amplement. Il n'y avait pas plus vigoureux qu'un écossais. Youhou ! Ok... Mode pucelle enclenché !


J'arrivais tant bien que mal à destination et réglais ma note pour sortir de cet enfer de lenteur. Ne connaissant pas les lieux, j'essayais de me mettre à la recherche d'une plaque. Tiens ! La voilà ! Je me dirigeais jusqu'à celle-ci et entrais dans l'immeuble pour finalement, attendre dans la salle d'attente. La standardiste vint me voir pour me demander si j'avais pris rendez vous. Oups... Je lui faisais comprendre que je passais par là, que j'étais une amie et que j'avais quelques contractions. Rassurée, elle m'expliquait que le docteur n'avait pas de rendez vous pour le moment et que je pouvais passer. Décidément, tout se mettait en place ! Je poussais la porte et entrais dans le bureau sans mot dire pour ne pas attirer l'attention de la standardiste outre mesure. Une fois la porte refermée, je me dirigeais vers Kaidan et me laissais tomber sur ses genoux. Devant son air ébahis, je lui faisais un grand sourire avant de rajouter :
- « Je t'ai manqué, darling ? »
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Kaidan Johnston


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MessageSujet: Re: S.O.S Amitié, bonjour ! [Terminé]   Mer 26 Juin - 21:52

Il était tôt, très tôt quand je flânais sur le toit de mon immeuble. Tranquille, posé, j'observais les immeubles alentours avec émerveillement tandis que le soleil se levait petit à petit au loin. Moi, j'avais ma veste, mon café encore tout chaud et je profitais de la fraîcheur matinale. Avais-je le droit de monter ? Probablement non ,cependant, la porte y conduisant était restée grande ouverte. Par qui ? Pourquoi ? Ce n'était pas important ! En tout cas, moi j'étais très attiré par cette porte ouverte ! C'était tellement incitatif que je trouvais cela idiot de ne pouvoir en profiter, et ce, même si dans haut il n'y avait pas grand chose à voir. Mais j'aimais bien la vue, mon immeuble faisait heureusement partie des plus grands du quartier donc j'avais toute la hauteur nécessaire à la contemplation d'un lever de soleil sur une mer de béton. Mon casque sur les oreilles, la tête éprise d'une mélodie, je prenais le temps de respirer à plein poumons l'air pollué en provenance directe d'en bas. De peu, je me serais cru dans un film, une série ou quelque chose dans le genre, avec une OST dramatisant le tout comme les américains savent si bien le faire. Je me sentais libre paradoxalement. De quoi ? Aucune idée, c'était juste une sensation. Une impression idiote qui avait germé à cet instant dans mon esprit et qui mourrait aussitôt entre deux respirations. D'un seul coup, j'observe ma montre : 9h.

-Et m*rde ! Je vais devoir y aller... Dis-je sans plus de convictions.

Et en effet, je devais me bouger le cul et décoller de mon toit si je voulais me rendre chez mon seul et unique patient de la matinée. Loin de moi l'idée de m'en plaindre car c'était si rare, surtout en hiver ! Ce jour était même à marquer d'une pierre blanche ! Seulement, si j'étais assez ravi de n'être sollicité qu'une seule fois ce 22 Février, ce n'était, en revanche, guère de gaieté de cœur que je me rendais chez le patient. Et pour cause, j'allais devoir me taper une fois de plus l'hypocondriaque Mr Hawking. J'en frissonnais d'avance de le voir... Ce gars là me... comment dire ? M'effrayait un peu avec sa maison sur-nettoyée et sa collection envahissante d'objets avec des chatons dessus ! Quand je me rendais chez lui, il ne me lâchait jamais des yeux avec son regard de hibou conféré par ses grandes lunettes rondes. Et puis il y avait son obsession de la maladie... jamais vu ça de ma vie! Dés la moindre brûlure d'estomac : un cancer. Une migraine ? Encore un cancer. Toux ? Tumeur. Client fidèle des hôpitaux, je crois qu'il se faisait faire un check-up toutes les deux semaines au minimum et m'appelait quasiment tout les jours. Ce n'était pas un homme spécialement méchant...du moins je ne le pensais pas en tout cas, il était en revanche terriblement épuisant. Je me souviens lors de notre première rencontre, il m'avait dit que tout les autres médecins l'avaient abandonné devant sa terrible maladie incurable. Tu m'étonnes ! Seulement à l'époque, je ne le savais pas ! Je ne m'en suis aperçu que peu après ! Je ne pouvais cependant me permettre de le rejeter. Il avait bien besoin d'aide après tout, mais pas de la mienne. J'avais maintes fois essayé de le mettre en contact avec un psy... pas moyen. « Des charlatans. Des escrocs ! Des chiens du gouvernement !» Me disait-il alors. C'était à se demander si l'hypocondrie était son principal problème...
Alors j'arrivais chez lui, garant ma voiture rapidement. Je prenais une dernière grande respiration avant de sonner à la porte. Il vint ouvrir promptement, je me forçai à sourire en me disant « Et j'offrirais mes soins à quiconque me le demandera. Oui, il a besoin d'aide. C'est ton job ! Allons mon petit Kaidan, tu as vu bien pire à New-York... » Des gens dérangés, il y en avait bien de partout ! Et je me devais d'aider chaque humain réclamant mon aide. Je faisais alors comme d'habitude... en faisant fi de l'atmosphère étrange qui embaumait cet appart. Sa raison pour m'appeler ?

Un bleu... oui oui... un bleu.

Il m'avait appelé pour un bleu et un seul. Un seul et malheureux petit bleu sur la jambe. Sérieux...C'est possible ce genre d'homme ? J'ai cru que j'allais le tuer ! M'appeler pour un bleu... je l'ai regardé d'un air « Tu te foutrais pas un peu de ma g*eule par hasard ? » Mais son air inquiet était vraiment trèèès convaincant. De plus, il me faisait également étalage de ses nombreux autres symptômes et à l'entendre, il avait bien choppé toutes les maladies de la terre. Moi, tout ce que je voyais de concret, c'était un bleu, rien d'autre. Je ne sais pas vraiment comment aurait réagit un humain lambda... un poing en pleine g*eule je suppose. C'est ce que j'aurais du faire d'ailleurs...et pourtant, je me suis contenté de lui faire une ordonnance pour une bonne crème contre les hématomes, puis j'ai pris ma sacoche et je me suis barré sans plus de cérémonies. Ah si ! J'ai quand même attendu qu'il me fasse un chèque avant de partir et il me semble avoir vaguement entendu ses remerciements sur le seuil de la porte mais mon esprit était déjà loin. Je suis alors rentré directement au cabinet... il était 9h45...  tout ce temps perdu chez un fou...

-Alors ? Ce rendez-vous ? Me demande ma secrétaire d'un air moqueur.
-Palpitant...

Au fond, j'étais heureux de rentrer ! Oui! Terriblement heureux ! Et je traçais directement dans mon bureau, sans dire un mot de plus, pour m'allonger sur la table des patients. À me voir ainsi le regard vague, on aurait pu me croire dépressif alors que j'étais simplement épuisé, épuisé par cet homme qui me harcelait. Allongé sur le dos, le plafond me paraissait soudainement tellement intéressant ! Tellement intéressant que je ne pouvais m'empêcher de le fixer pendant de longues minutes, sans pensées particulières, puis, au bout d'un certain moment, je me suis finalement décidé à me lever pour cette fois m'avachir sur mon fauteuil. À peine étais-je assis, qu'une femme débarque dans mon bureau sans présentations ni même un bonjour. Je n’eus pas vraiment le temps de réfléchir qu'elle se laissa tomber sur mes genoux. Tranquille. Peut-être était-ce la fatigue due à la matinée... mais il me fallut quelques secondes avant de reconnaître parfaitement son sourire... Puis air surpris, et :

-Anne ? Dis-je incrédule, avant d'ajouter très vite, Oh p*tain Anne ! C'est bien toi ?! J'en revenais pas. Elle ? Ici ? Maintenant ? Si je m'y attendais ! Oh! Ça fait combien de temps depuis la dernière fois ? Oh, c'est pas important ! En tout cas, tu peux pas savoir comme ça me fait plaisir de te voir Anne ! Tu es rayonnante! Franchement, ça m'fait plaisir de te voir ainsi ! Très courte pause, le temps de respirer, Et ça doit faire des lustres que je n'ai plus eu de nouvelles ! Mais ce n'est pas grave! En même temps, je comprends tout à fait que tu n'ai pas eu la tête à ce genre de choses. Tu as du avoir énormément de travail avec tes élèves ! Et puis, moi aussi j'aurais pu chercher à te contacter. Enfin, ce genre de chose ça se fête dignement ! Allez! Je t'invite au meilleur resto de LA! Ah c'est vrai, il est que 10h... bon ben, un brunch puisque c'est calme...pour l'instant.  J'étais si content !

À ce niveau là, je ne me souviens plus très bien en quelle langue je parlais, si c'était en français ou en anglais ou encore un mix des deux. Une chose était certaine : si je savais gérer mes émotions négatives, c'était moins le cas avec les positives. En effet, revoir un visage amical a toujours suscité chez moi des réactions...disons...assez explosives. Je me levais de ma chaise en douceur, avec elle par la même occasion. Quand soudain, mon regard glissa sur son ventre bien trop rond pour être honnête.

-Mais qu'est-ce... ? Ton ventre... Mise en marche du cerveau, bug mental puis révélation. Et quelle révélation! À cet instant j'ai adopté un comportement calme, tranquille, parfaitement maîtrisé et qui, pourtant, traduisait toute l'ampleur de mon enchantement ... Nan j'déconne ! J'étais fou de joie ! Je ne me suis pas gêné pour le montrer ! D'abords, je n'ai rien dis, me contentant simplement d'écarquiller les yeux au maximum, ma main devant la bouche comme pour étouffer un cri tout en pointant du doigt l'évidence. T'es...t'es enceinte?! T'es vraiment enceinte ?! J'affichais un grand sourire, j'étais même à la limite de sauter sur place. À me voir ainsi, on aurait dit un gamin heureux d'apprendre qu'il allait être grand frère. Wow ! Je suis si heureux pour toi ! J'allais la serrer dans mes bras, puis, me rendant compte que mon étreinte était un petit peu trop forte, je lâchai emprise soudainement, comme si j'avais affaire avec quelque chose de divin. En même temps, qu'il y a t-il de plus divin qu'une femme enceinte et épanouie ?

-Oups désolé...il ne faudrait pas que je l'écrase hein! Child mode on. Ça fait combien de temps ? Non ! Chut ! Ne dis rien ! Ne dis rien ! Je vais deviner ! Aloreuh... vu la taille du ventre...hum...je dirais entre 5 et 6 mois. Je me trompe ? Et c'est qui l'heureux papa? Est-ce que c'est une fille ou un garçon? Allez ! Dis dis dis ! Je veux tout savoir ! Un excité je vous dis ! Un excité heureux !
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MessageSujet: Re: S.O.S Amitié, bonjour ! [Terminé]   Jeu 27 Juin - 12:59

Non, non, la Vierge en personne ! Mais bien sûr que c'était moi ! Je me gardais bien de lui faire la remarque, préférant jouer les gamines de quinze ans. Il était ahurissant de constater que ce médecin avait le don de me rendre heureuse à chaque fois que je le voyais. D'ailleurs, à cette pensée, je me promettais de venir le voir plus souvent. Toujours sur ses genoux, je le regardais s'exciter autant que moi de ma venue et mine de rien, ça en rajoutait à mon bonheur. D'où le côté rayonnant de ma personne. Par contre, un petit pincement au cœur se fit ressentir lorsqu'il parla du Domaine... Oui... Il n'était pas encore au courant que celui-ci avait fait l'objet d'un incendie criminel tuant presque tous ses occupants. Même s'il m'arrivait souvent d'y penser, j'essayais de repousser ces mauvais souvenirs. Cela faisait encore trop mal. Mais sa bonne humeur chassa mes sombres pensées et le plaisir de l'avoir retrouvé fit le reste. Je préférais me laisser embarquer.

- « Tu sais bien que je ne peux rien te refuser et le fait que tu m’aies pas oublié après tout ce temps me pousse à accepter ! Et puis, si tu laisses de côté la médecine, on dira qu'il n'y a pas d'heure pour manger ! »

A peine avais-je prononcé ces mots qu'il était prêt à y aller. Après tout, je ne faisais que débarquer dans sa vie, bouleversant peut être son emploi du temps. J'avais peut être dû diminuer mes heures de travail, cela ne voulait pas dire pour autant que c'était le cas de tout le monde. J'allais mesurer son enthousiasme lorsque ses yeux se posèrent sur ma bouée. Aussitôt, je sentais un grand sourire se glisser sur mes lèvres et d'une main comblée, je touchais mon ventre. Surprise ! Par contre, son début de question m'amusait.

- « Oui, ce matin j'ai vu une boule de bowling et je me suis dis : Tiens, j'ai faim. Et voilà le résultat. »

Sa main devant sa bouche, je l'avais complètement scotché. Était-ce ma grossesse ou croyait-il à ma blague pourrie ? Eh bah non ! Il avait bien compris que j'étais enceinte. Finalement, ses études de médecine lui avaient bien servis. Je me serais davantage inquiétée pour ses patients s'il n'avait pas fait le lien. Je le serais dans mes bras, me retenant limite de sautiller tellement sa joie était communicative. Ce garçon était incroyablement adorable. C'était pour cette raison que j'étais revenue vers lui malgré tout ce temps. Une fois que l'on rencontrait ce genre de personne, il ne fallait surtout pas s'en défaire car il devenait rapidement les meilleurs amis que l'on pouvait avoir. Intelligent, beau et drôle à la fois. Ce n'était pas donné à tout le monde ! Limite tant de perfection faisait mal aux yeux. Heureusement qu'il était un homme et qu'on recherchait un style différent chez nos partenaires, sinon je me ferais du soucis avec Ross. Quoique... Mon écossais serait bien capable de tomber sous le charme !

Son étreinte se relâcha soudainement alors que j'étais très bien, moi ! C'était quoi ces manières ? Je maintenais la mienne pour le garder contre moi. Ok, si la secrétaire décidait d'entrer dans le bureau, elle pourrait fortement se méprendre sur la situation, mais je m'en foutais totalement.

- « Rooooo t'en fais pas ! Il a déjà connu pire. Et venant de toi, un câlin est une bonne raison de lui donner chaud. »

Ok, j'allais devoir me calmer. Surtout qu'il me posait la question de savoir depuis combien de temps j'étais dans cet état, avant de vouloir deviner. Et une fois de plus, le docteur réussissait haut la main ! Toutes les questions qui suivaient me faisaient rire. J'avais l'impression qu'il était un petit enfant qui découvrait que sa mère allait lui donner un petit frère.

- « Gagné ! Je vois que tu n'as pas perdu la main ! A la fin du mois, ça fera six et c'est un petit garçon. Le papa, tu le connais... C'est Ross McGregor. Vous êtes en contact, il me semble... Je pensais que je n'aurai jamais d'enfant à moi et il a fallu qu'un entêté d'écossais s'y essaye et pouf ! Du premier coup ! Et toi alors ? Raconte ! Ton métier ? As-tu une fiancée ? Une copine ? Je veux tout savoir, car si tu arrives à me rendre aussi heureuse alors que tu n'es que mon ami, je n'ose même pas imaginer dans quel état de béatitude tu les mets. »

Ça c'était de la finesse ! Du Anne Williams tout craché !
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Kaidan Johnston


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MessageSujet: Re: S.O.S Amitié, bonjour ! [Terminé]   Lun 8 Juil - 21:30

La Terre, d'une superficie totale de 510 067 420 km², d'une population d'environ 6,916 milliards d'êtres humains. Des milliards de possibilités se présentaient à elle donc, pourtant, c'était entre les mains du professeur qu'elle avait succombé au bonheur. Dans de telles circonstances, le monde me semblait soudainement si petit, si étroit que cela en devenait presque drôle. Alors, était-ce à cause de cette réflexion ou bien à cause de cette révélation que je me taisais? Un savant mélange des deux évidemment! Et l'idée de voir le prof père d'un nourrisson, me faisait doucement sourire. Non pas que je l'en croyais incapable! Loin de là...en fait, je ne savais pas vraiment. Je n'étais pas assez intime avec l'homme pour juger de ses aptitudes parentales. Seulement, cette image... cette seule image de lui préparant les biberons, de lui changeant les langes, ça me faisait rire tout simplement.

-Le Prof? Sérieux, le Prof McGregor?! Oui, l'appeler Ross était au-dessus de mes forces. C'est que les anciennes habitudes sont souvent les plus tenaces! Ah! La vieille canaille! Je riais. Oui oui, on est en contact enfin... je n'ai pas trop eu le temps de le voir physiquement depuis que je me suis installé ici. Avec les installations, les patients... Mais bon, un de ces quatre faudra quand même que je me décide à lui rendre visite ! À la fois pour le revoir et pour le féliciter! Il n'aurait su trouver meilleure compagne !

Quelque chose clocha... je n'aurais su dire quoi sur l'instant mais il me fallut plusieurs minutes pour m'en souvenir. Si mes souvenirs étaient bons, n'était-elle pas déjà mariée? Il me semblais que oui... comment s'appelait-il déjà? ... Pas moyen de m'en souvenir! J'évitais de m'attarder dessus. En faire mention, même involontairement, pouvait la mettre dans une position très délicate et je ne voulais pas la gêner alors que nous venions à peine de ne retrouver. De plus, je ne savais pas quelles émotions pouvaient en dégager, si elles allaient fortes et donc dangereuses pour le bébé. Un scénario catastrophe? Peut-être... peut-être que je m'emballais pour un rien et que je me trompais une fois de plus. Donc, plutôt que de rester sur des pensées plus que foireuses, je me concentrais sur ses interrogations. Si la première me paraissait parfaitement légitime et facile à répondre, je me sentis soudainement plus gêné pour la seconde. Gêne d'autant plus accentuée par ses compliments.  

-Euh... question boulot, ça va aller! Je n'ai pas à me plaindre, le travail ne manque pas ici! Bon, le rythme est parfois dur tenir, entre les visites du matin et les rendez-vous de l'après-midi, en plus, il y a une de ces épidémies ces derniers temps. Mais ça va aller, j'ai connu bien pire! Aujourd'hui encore, t'as de la chance! Je n'ai eu qu'une seule consultation, enfin...si je peux appeler ça une consultation. Sinon, question cœur... Je me dirigeais vers la fenêtre, lui laissant le loisir d'admirer mon dos. Je...comment dire? Tu vois j'ai encore...quelques difficultés à parler avec les femmes qui me plaisent. Un jeune adolescent n'aurait pas dit mieux! Bégaiements ou silence radio, je ne suis clairement pas un séducteur né, Anne. Ne va pas croire que mon aisance avec toi veuille dire que tu ne me plait pas, je te trouve même très séduisante mais euh... voilà. En plus, je ne voudrais pas avoir le Prof sur le dos haha! Petite pause, fallait vraiment que j'apprenne à la fermer de temps en temps moi, Bref, je m'y suis fait une raison! La vie de couple ne doit pas être faite pour moi. Ça peut paraître bien triste, je suis plutôt heureux ainsi! Une once de tristesse caché derrière un sourire, un sourire qui se voulait rassurant. Ne t'inquiète pas à ce niveau là! Merci pour le compliment en tout cas! J'essaie juste de faire au mieux!

Je n'aimais pas trop parler de ma vie privée; qui, au passage, était d'une platitude effrayante. Oui, j'étais terriblement chiant de ce côté là! S'il y en avaient qui aimaient conquérir les femmes, qui aimaient en parler comme on parlerait de tableaux de chasse, moi, j'étais du genre à m'attacher à la personne jusqu'au jour où la flamme ne brûle plus. La séparation était alors moins douloureuse, moins violente sauf qu'avec Jenny, j'avais eu le sentiment terrible de me sentir c*n, d'être un homme sans la moindre valeur, sans la moindre ardeur lorsque eu lieu notre rupture. La trahison, la naïveté, la stupidité, trois exemples de ce que ce que j'ai pu ressentir à l'issu de cette histoire et une perte subite de confiance en moi. Plutôt gênant non? Ce n'était pas si vieux que ça en y repensant. C'était il y a quoi? Deux ou trois ans pas plus. Guérir devait m'être plus long... ou bien étais-je trop sensible.
Je n'ai jamais su les raisons qui la poussèrent à me quitter, ni pourquoi elle avait choisie le post-it pour me l'annoncer. Qu'avais-je mal fait? Étions-nous au bout de notre histoire? Aucun signe avant-coureur, ce fut prompt et brutal. Mais vraiment, le plus dur pour moi, était ce manque d'explication bien douloureux à supporter. Était-je trop mauvais au lit? Etait-je un goujat avec elle sans m'en rendre compte? Non...enfin...peut-être... il me semblait pas en tout cas.

M'enfin, cet événement appartenait au passé! Sauf que j'en portais toujours les stigmates. Ça ne m'empêchait pas de vivre néanmoins! Ni de sourire! Ma meilleure arme pour protéger les gens de mes émotions, de mes problèmes personnels. Après tout, ma vocation était de me préoccuper des autres et non l'inverse! Me jetant sur le porte-manteau d'un pas décidé, je saisis ma veste avec entrain. C'était ma manière de couper court à la conversation. Puis, j'entremêlai mon bras avec le sien, mon coude serré contre le sien à la manière d'un couple de danseurs ou de mariés.

-Très chère amie! Allons apprendre à ton futur marmot ce qu'est le bon goût culinaire!

Quand nous sommes passés devant ma secrétaire, celle-ci eu pour réflexe de lever son doigt, les mots sur le bout de ses lèvres, prête à me rappeler à l'ordre. La surprise de me voir bras dessus bras dessous avec une femme, enceinte de surcroît, l'avait quelque peu laissée sans voix. Une habitude mêlée à l'imprévu! Et comme d'habitude je lui répondais, avant même qu'elle me sorte la première phrase, qu'elle n'avait qu'à me biper si besoin.

-Tu veux manger quoi? Français? Japonais? Chinois? Italien? Peu importe ton choix! Je t’emmène chez les meilleurs!  

Je trébuche soudainement. J'eus tout juste le temps de la lâcher, de m'exclamer dans le langage le plus "fleuri" qui soit, avant de me m'étaler lamentablement sur le trottoir. Fort heureusement, l'accident ne fit aucune victime, juste un bleu futur sur mon genou droit. Mais surtout, je suis partis à rire aux éclats, comme un gosse, en jetant un regard sur elle, sur l'expression de son visage.
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MessageSujet: Re: S.O.S Amitié, bonjour ! [Terminé]   Lun 5 Aoû - 16:26

Kaidan était ce même vil flatteur que lors de notre rencontre. En effet, même si les circonstances ne s’y prêtaient pas, en France, il avait réussi à me mettre suffisamment en confiance pour le laisser entrer dans cette sphère privée, quasi secrète que représentait le Domaine. C’était un exploit pour qui me connaissait à cette époque et aujourd’hui, encore, je parvenais à taire certains pans de ma vie. En revanche, je le considérais comme un bon ami et lui « révéler » ma grossesse ou l’identité du père ne représentait aucun danger. Il me semblait trop honnête et sincère pour jouer la comédie à ce point. Il était médecin, pas comédien nom d’un chien ! Oh, ça rimait !

- « En effet, je suis un vrai petit ange ! Bien entendu, toute moquerie sera considérée comme un acte de guerre… », faisais-je en secouant un doigt autoritaire sous son nez alors que mon sourire s’étirait.

Mais là n’était pas la question ! Il y avait des sujets beaucoup plus importants que mon EXCELLENT caractère, à savoir la vie professionnelle et personnelle de mon docteur préféré… Quoiqu’il ne pouvait concourir que pour la seconde place, la première appartenant à Ross, non ? Ce n’était pas le même style de docteur. L’un était pour les bobos physiques alors que l’autre résolvait les problèmes mentaux. Dans la mesure où ils étaient tous deux des proches, devais-je me considérer comme une accro aux docteurs ? Peut être… J’espérai ne pas finir en hypocondriaque totalement névrosée. Mieux valait passer sous silence le reste de mes réflexions et me concentrer sur les réponses de mon interlocuteur. Sérieux, les femmes enceintes devenaient grosses et niveau concentration, cela pouvait se révéler assez compliqué.

Le « jeune » homme me rassurait quant à son travail bien qu’il était stupide de s’en faire pour les médecins à Los Angeles. La population était suffisamment nombreuse pour donner de quoi faire à toutes ces blouses blanches. Par contre, je tiquais sur le mot épidémie… Parlait-il de celle qui me venait à l’esprit ? Ou était-ce de rhumes ou de bronchites dont il parlait ? Mais impossible d’en savoir plus car il me faisait une description du côté cœur et à cet instant, je sentais mon cœur se serrer. J’étais triste pour lui car je savais que c’était un homme bien. Qu’est ce qu’elles avaient toutes ? Je me rapprochais jusqu’à nouer mes bras autour de lui, venant me plaquer contre son dos pour observer la vue. Ma tête se déposait contre sa joue sur laquelle je déposais un petit baiser d’encouragement avant de la reposer sur son épaule.

- « Tu es quelqu’un de formidable. Aussi beau qu’intelligent, tu mérites une femme encore mieux que moi. Et ne laisse rien, ni personne te dire le contraire. Ne te complaît pas dans la solitude car celle-ci est mauvaise conseillère… ». Et je savais de quoi je parlais. « Moi j’ai confiance en toi et en ton charme naturel. Alors haut les cœurs, moussaillon ! »

Je me détachais doucement de lui en lui caressant l’épaule en un geste de réconfort. Il était mon ami et il avait besoin que quelqu’un lui montre à quel point il pouvait être bénéfique pour une personne. Kaidan était vraiment l’homme que je recommanderai à toute femme sérieuse, désirant une relation stable et harmonieuse. Certes, il fallait le petit plus qui rendait la relation magique, unique, mais il se provoquait. Cette complicité finissait par naître au fur et à mesure que les personnes s’apprenaient. Je croyais suffisamment en lui pour être persuadé qu’il trouverai sa perle rare.

Mais pas le temps de s’attarder davantage sur le sujet puisque Kaidan s’était emparé de son manteau, prêt à m’emmener déjeuner. Je le laissais m’entrainer bras dessus, bras dessous en dehors de son cabinet, devant une secrétaire ébahie. Un petit regard en biais vers celle-ci pour la jauger. Plutôt pas mal et le fait qu’ils travaillent ensemble étaient certes un bon moyen de les rapprocher, mais pour plus tard… Ce n’était pas forcément facile.

Alors qu’il me demandait le style de nourriture qui me conviendrait pour le déjeuner, je sentis sa pression sur mon bras se relâcher. Je n’eus même pas le temps de saisir sa main pour le retenir. Mais merde à la fin ! Je devenais impotente maintenant ? Je me sentais inutile, frustrée et triste de ne pas avoir pu faire ce simple geste. Davantage lorsque Kaidan se mit à rire. Il se cassait la figure et il riait. Drôle de réaction.

- « Ok… J’appelle Ross ou une ambulance car, de toute évidence, tu as reçu un choc à la tête pour rire ainsi ! Qu’est ce qu’il te prend ? Tu t’es fait mal ? »
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Kaidan Johnston


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MessageSujet: Re: S.O.S Amitié, bonjour ! [Terminé]   Sam 31 Aoû - 23:35

-Je suis ravi que tu te rendes enfin compte  de ma perfection. Je riais légèrement. Enfin, si tu le dis Anne, si tu le dis...

C'était adorable de sa part, d'essayer de me remonter le moral ainsi. Anne n'avait vraiment pas changé depuis la France, toujours aussi attentionnée. Un trait de caractère qui avait du taper dans l'oeil du prof outre sa beauté physique car oui, à mes yeux, Anne était une belle personne à tout points de vue. Mais ça me faisait toujours drôle de penser qu'elle avait finie avec McGregor! Que le petiot qu'elle portait était de lui! Qu'elle, cette amie rencontrée outre-atlantique allait finir avec celui que je croisais aux conventions médicales. Une hasard incroyable, une chance pour lui. J'enviais cet homme. Je l'enviais d'avoir trouvé sa perle rare. Par conséquent, il avait intérêt à bien la protéger car sinon... ouais bon, dans mes souvenirs, le gars était assez costaud alors, en cas d'affrontement j'allais bien déguster mais rien à faire! J'étais prêt le débusquer si jamais il lui faisait du mal! Mais cela ne pouvait arriver...hein? Je devais faire confiance aux souvenirs que j'avais de lui. À savoir un homme digne de confiance avec qui mon mentor aimait discuter et elle avait du pif cette femme, pour savoir à qui s'adresser. Une sorte de sixième sens dira-t-on. Seulement voilà, les esprits les plus tordus savent revêtir les apparences les plus convenables. Il n'aurait pas su la tromper? Si?

Mais Anne était assez grande pour s'occuper d'elle même. N'était-elle pas meilleure juge que moi? Mais...je me suis attaché à elle et j'ai horreur qu'on touche à mes amis, proches ou lointains. Je ne voulais pas qu'elle soit tombée sur le mauvais homme, qu'elle en souffre. Or Ross ne ferait jamais une chose pareil, pas à ma connaissance. Un sang d'encre inutile en somme. Peut-être était-ce à force de regarder des séries de profilage qui sait?

-Ni l'un ni l'autre Anne, tout va très bien. Je me relevai rapidement, tirant sur mes vêtements une fois debout, Tu vois? Je vais parfaitement bien! Je me suis juste un peu fait mal au genou. C'est juste que... C'était juste magnifique la manière dont je me suis vautré, tout seul. Tout simplement magnifique! Et ta tête surtout, la tête que t'as faîte! Je rigolais une fois de plus, sous son nez. Était-je vraiment fou de rire de tout? Peut-être. C'était aussi peut-être à cause de ces rires fréquents que je devais un corps aussi maigre? À méditer! Enfin bref, on peut y aller! Je suis garé juste là.

Ma voiture était juste quelques pas. Une Ford rouge d'occasion, je ne me souvenais plus du modèle ni même de l'année où elle fut fabriquée. Elle était plutôt confortable même si loin de rivaliser celui des 4x4 qu'on peut croiser à LA et son intérieur ressemblait à un intérieur de voiture standard, sans décorations ni fioritures. Je m’arrangeais pour la garder propre tant la carrosserie que les sièges. En bon gentleman, je lui ouvrai la porte avec révérence s'il vous plaît:

-Si Madame veut bien prendre place. Et je la regardais avant de m'écrier,Tu veux un coussin peut-être, pour ton dos? Attends! Je vais t'en chercher un!

Je n'ai pas attendu sa réponse pour foncer au cabinet, prendre un des coussins de la salle d'attente avant de revenir aussi vite que j'étais parti. Je m'installai enfin à ses côtés, en lui demandant une fois encore dans quel genre de restaurant elle voulait se rendre, la première demande ayant coupé court à cause de ma chute. Je pouvais enfin démarrer la voiture, prenant soin de rouler tout en douceur et tout en souplesse pour son confort. Autant dire qu'au volant, j'étais un poil stressé et deux fois plus vigilant qu'à l'accoutumée.

-Au fait, vous avez choisi un prénom?



[HRP: Désolé l'attente et pour la qualité moisie. >.< Et si il y a quelque chose qui te gêne...]
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MessageSujet: Re: S.O.S Amitié, bonjour ! [Terminé]   Sam 7 Sep - 10:56

Soupçonneuse, je regardais mon ami qui riait de s’être cassé la figure. Il ne me semblait pas qu’il se soit cogné la tête, mais étant donné son attitude, rien n’était moins sûr. Surtout qu’il se relevait comme si de rien n’était. Certes, il ne s’agissait que d’une chute et Kaidan était un grand garçon, mais bon… A croire que mon instinct maternel grandissait au fur et à mesure que mon ventre poussait. Si je réagissais ainsi à presque 6 mois, je n’osais imaginer à terme ou même, une fois le bébé arrivé. Je le reconnaissais, mais voir que Kaidan se foutait LEGEREMENT de ma gueule, je me renfrognais.

- « Contente que ma tête te fasse rire… », fis-je en haussant les épaules.

Je n’étais pas fâchée contre lui, il m’en fallait quand même plus. Par contre, je n’aimais pas qu’on se moque de moi quand je m’inquiétais pour les autres. Même si là, c’était particulièrement stupide de ma part. Mes yeux roulèrent dans leurs orbites alors qu’il me proposait de continuer notre route vers sa voiture. Je m’apprêtais à m’installer à l’intérieur sous son invitation quand il s’écria sur mon besoin d’avoir un coussin pour mon dos. Je n’eus même pas le temps de le retenir qu’il était déjà parti en courant. Il avait la bougeotte ou quoi ? Comme si j’avais réellement besoin d’un coussin ? Là en plus de me sentir énorme, le poids des ans m’écrasait. Une fois mon docteur revenu et le restaurant japonais choisi, je me chargeais de lui faire une petite leçon sur les femmes enceintes.

- « Pour que nous soyons sur la même longueur d’onde, je suis enceinte. Mais ni impotente, ni énorme. Je ferais attention à ne pas te couver, si toi, tu fais attention à ne pas me prendre pour quelqu’un en sucre. Nous sommes, par la force des choses, beaucoup plus forts que la moyenne. »

J’accompagnais ce discours d’un petit sourire triste. Oui… Nous avions vu pire qu’une simple chute dans la rue ou une grossesse un peu difficile. Notre statut de mutant nous avait mis dans des situations qu’une personne normale ne saurait imaginer. Il suffisait de voir l’histoire du Blue Lake. Les humains normaux ne s’étaient même pas demandés comment un site naturel avait pu devenir radioactif en l’espace d’une nuit. Même si Kaidan n’avait pas vu cette bataille contre Genetic, il ne faisait aucun doute que lui aussi avait dû voir ou même vivre des moments difficiles. J’espérais que son ignorance des organisations mutantes le sauvait un minimum de ces atrocités… Cependant, je n’eus pas le temps de réfléchir davantage à la question que le médecin m’en posait une autre sur le bébé.

- « Après une longue discussion, nous avons fini par nous mettre d’accord sur Logan. Logan McGregor, ça sonne plutôt bien, non ? »

Je le regardais de ma place en souriant. Peut être qu’en lui expliquant les raisons de notre choix, il serait amusé lui aussi !
- « J’ai l’impression que nous avons passé tous les prénoms masculins au crible et celui là, me semble bien trouvé. Après tout, je suis mutante et fan de X-men… Tout ce que j’espère c’est qu’il n’ait pas de griffes en acier dès la naissance… Sinon, ça craint ! »

Nous arrivions à destination et je sentais déjà mon ventre faire la lambada. Sushiiiiiiiiiiiiiis !!!! Encore heureux qu’il s’agissait d’un cri mental sinon Kaidan aurait appelé les blouses blanches pour l’asile le plus proche. Rapidement, nous nous installions à table et admirions la carte.

- « J’ai hâte de te voir manipuler des baguettes… Dois-je demander un poncho imperméable avec mes sushis ? »
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MessageSujet: Re: S.O.S Amitié, bonjour ! [Terminé]   Sam 28 Sep - 23:41

Un temps d'arrêt, des yeux ronds, histoire d'encaisser la réaction. Qu'est ce que j'avais fait de mal encore? Soit Anne m'infantilisait, soit c'était moi qui surprotégeait la belle, à moins qu'il s'agissait d'un mélange des deux. Il fallait sérieusement que je commence à arrêter avec mes bonnes attentions car à vouloir trop en faire, on étouffe un peu les gens. Mais je n'y pouvais rien moi! C'était totalement inconscient! Oui, inconscient! Parfaitement!
C'était sans doute ça qui troublait la perception que j'avais d'Anne, qui la transformait en une autre personne. Et cette personne se trouvait être la première femme que j'avais fait accouchée et qui, manque de pot, s'était retrouvée dans une situation délicate par ma faute. Une histoire assez lointaine mais marquante, tellement riche en émotion, peur comme joie et dont l'écho rejaillissait encore (malgré moi) sur Anne. Je pensais l'avoir vexée, blessé dans son amour-propre avec cette petite histoire, plus l'instant où je me foutais légèrement de sa g*eule... innocemment bien entendu! Je suis toujours innocent! Sa réaction était peut-être due à l'éveil de son instinct maternel ou bien c'était son corps qui subissait un peu trop les dérèglements hormonaux. Enfin, c'était du passé tout ça... Il fallait simplement la revoir en femme parfaitement capable de se prendre en charge. Enfin, non pas que je ne la voyais plus en tant que telle mais... c'était juste qu'en sa condition, je la pensais un tantinet plus fragile. Oui, c'était très idiot de ma part... Je me contentai de lui dire:

-Bien m'dame! Je ne le referais plus! D'un ton enjoué. Que faire d'autre sinon? Je n'allais tout de même pas lui dire que la dernière fois que je m'étais retrouvé seul à seul avec une femme enceinte dans une voiture, avait bien faillit tourner au drame tout de même!

Sur la route, à l'annonce du prénom, mon côté enthousiaste fit de nouveau son apparition, surtout quand on connait ses classiques:

-Logan? Excellent choix! J'étais surpris. Surpris et ravi!

Logan, Wolverine, un des super-héros qui avait bercé l'enfance d'un aficionados des comics et que j'aimais d'autant plus par sa nationalité canadienne. Quand j'étais gosse, j'avais toujours un certain sentiment de fierté à ce sujet, comme si quelque chose d'unique nous unissait lui et moi... alors que c'était juste un personnage de fiction, qu'il n'existait donc pas vraiment. En somme, j'étais juste très con. Mais revenons au prénom lui-même et non au mythe caché derrière. Honnêtement, je le trouvais court, agréable à l'oreille et collant bien au nom de famille. Un prénom dont le sens était "Petite caverne" si mes souvenirs étaient exacts, bien que ma ma science des prénoms était plutôt limitée. Dans un sens, ça aurait été plus logique qu'il s'agisse d'un prénom féminin mais... mais ce n'était pas important! Le plus important c'était que Logan = Wolverine = X-Men = Super héros donc Anne était une femme de goût, fin de la discussion!

-Oula! Ne lui donne pas de mauvaises idées! Je riais. J'espère pour vous qu'il n'aura pas le même caractère...parce que là, bon courage!

Le temps de me garer proprement, de nous installer gentiment autour d'une table que nous avions bientôt les menus entre les mains. Anne s'était montrée...assez enthousiaste par les sushis, j'étais dans le même état.

-Tu ne vas pas être déçue! Je suis 5ème Dan du maniement des baguettes! Dis-je en les plaçant entre mes doigts, un peu de mensonge ne fait de mal à personne n'est-pas? Ben écoute, faut savoir vivre dangereusement!

Les plats de sushis arrivent enfin, je savais d'avance que je n'allais pas manger grand chose. Je connaissais la théorie, mais c'était de pratique dont j'avais besoin! Mon premier sushi me narguait, un peu comme si le saumon, bien que mort et découpé, se foutait de moi alors que je manquais toujours de le manger.

-En fait, je crois que je vais en demander un pour moi.

Je ne voulais pas céder à la facilité de saisir ma fourchette. Non, moi je voulais manger selon l'enseignement de Confucius! J'y tenais! C'est alors que nous nous sommes toisés du regard, une lueur de défi brillant dans mes pupilles et les yeux plissés à la Clint Eastwood: c'était entre lui et moi! Je l'attrape une, deux, trois, quatre fois. C'est à la cinquième qu'il cesse de glisser! Il sent la terreur, sa fin est proche...très proche. Impitoyable, je l’emmène jusqu'à ma bouche très doucement, d'un geste lent et tremblant. Il glisse à nouveau dans un dernier sursaut d'espoir, je tente à nouveau sa capture! Sûr de ma technique, le sushi se résigne enfin à être avalé. Enfin je mord son algue, son poisson, son riz goulûment.
Le combat était enfin terminé.

Victorieux, je pousse un cri de joie!

-YEAAAAH! Les gens se retournent vers moi incrédules, amusés, indignés ou encore étonnés. J'avale en souriant, abaissant mes bras. Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon je serais mort depuis bien longtemps! Au final, j'ai mit plus de cinq minutes pour pouvoir le manger... jolie score! Maintenant, il ne me restait plus qu'une petite douzaine à avaler de la même manière, sans oublier le Wasabi et la sauce soja. Entre deux bouchées, je poursuivais:

-Enfin bref... euh... Vous avez choisi l'hôpital dans lequel tu vas accoucher? Et, au fait, comment il se porte ce bon vieux McGregor? Toujours aussi occupé avec ses patients? Et toi, ça se passe bien avec tes étudiants?
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MessageSujet: Re: S.O.S Amitié, bonjour ! [Terminé]   Lun 7 Oct - 11:04

Une fois la promesse de Kaidan obtenue, je me détendais. Preuve qu’il m’en fallait peu pour être heureuse, même si j’espérais n’avoir pas été trop abrupte dans ma demande. Etait-ce mon caractère ou les hormones qui me montaient à la tête ? Peut être les deux. Oui… Cela devait être les deux, car certains me connaissaient essentiellement pour mon caractère un peu fort. Ils n’avaient pas eu le temps ou la chance de constater que je pouvais être sympa. Du moins de temps en temps, mais c’était ma manière de me protéger. A force de repousser les gens, on ne courrait pas le risque de les perdre. Leur départ ne nous faisait pas souffrir. Cependant, cette technique ne marchait pas pour ceux qui me connaissaient vraiment et Kaidan en faisait partie puisqu’il se contenta d’acquiescer. En plus, il aimait le prénom que Ross et moi avions choisis pour notre fils. Quoi de plus normal ! Wolverine était assez sexy dans son genre… Des muscles saillants, forts, tendus à l’extrême… Ce débardeur blanc épousant parfaitement la moindre parcelle de peau… Hmmmm… Ces hormones allaient me tuer. Heureusement pour moi, Kaidan détourna mon attention en parlant du mauvais caractère du personnage. Certes, mais qui pouvait dire que ce mauvais caractère ne viendrait pas de moi ?

Nous nous installâmes au restaurant et dès le départ, je le charriais sur son maniement des baguettes. Avait-il l’habitude ? Peut être aurais-je dû choisir un restaurant italien. Quoiqu’avec la sauce tomate et la cuillère, la tâche n’était pas aussi sûre pour mon chemisier qu’on pourrait le penser. Un McDo ? L’entreprise serait toute aussi périlleuse. Mais peut être faisais-je ma mauvaise langue. Peut-être était-il effectivement 5ème Dan dans le maniement des baguettes !

- « J’ai hâte de te voir à l’œuvre ! », fis-je avec entrain.

Les plats arrivèrent. Tout ça semblait appétissant, mais préférais laisser l’honneur à Kaidan d’entamer le plateau. Du moins, s’il y arrivait ce qui n’était pas gagné.

- « Heureusement pour toi, je n’ai pas mis mon chemisier préféré… », laissais-je échapper en essayant de retenir mon sourire.

Cette petite visite était exactement ce qu’il me fallait. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi insouciante. Même si mes problèmes avec la grossesse s’étaient résorbés, j’avais toujours cette crainte de mal faire, de mettre en danger ce petit être qui grandissait dans mon ventre. Je laissais croire que je gérais cette grossesse, mais chaque matin, au réveil, je me demandais ce qui allait se passer durant cette journée. Une chute dans les escaliers, un accident de la circulation, une mauvaise rencontre avec Genetic ou un malfrat. Voilà pourquoi j’avais de plus en plus de mal à regarder les informations. La vie était assez effrayante quand bien même l’intention de causer un drame n’était pas toujours présente.

Seulement, ma vie n’était pas en danger dans ce restaurant. Celle de Kaidan, par contre… Après une lutte acharnée, il venait de manger son premier sushi. S’il continuait ainsi, il allait certainement mourir de faim ! Il me fallait lui montrer ma technique redoutable que n’importe quel débutant pouvait exécuter.

- « Attends, il y a une autre façon de manger ses sushis et je pense qu’elle te conviendra mieux. Tu n’as pas besoin des deux baguettes, mais seulement d’une. Tu prends ta baguette dans ta main, tu la diriges vers le sushi et plouf ! »

A ce dernier mot, je plantais la baguette en plein milieu du sushi avec un sourire victorieux. Un peu de sauce soja sucrée et hop ! Direction mon gosier. Hmmmm… Aussi bon que le débardeur de Wolverine. Bouffe et sexe, certainement la meilleure alliance qui puisse exister ! A cette pensée, je me mettais à imaginer cet homme qui me donnait la becquée ou alors complètement nu avec les sushis disposés sur son corps. Cette vision était parfaite jusqu’à ce qu’une autre se ramena et brisa tous mes rêves : Wolverine déguisé en sushi…

- « Nous pensons faire l’accouchement dans une maternité privée. Non pas que nous n’ayons pas confiance dans les compétences du personnel hospitalier, seulement, c’est plus discret ainsi. Sinon Ross a eu beaucoup de travail ces derniers temps même s’il essaye aujourd’hui d’être plus présent. Dernièrement, il a eu un petit souci avec ses yeux, mais, merci mon Dieu, ça s’est arrangé. J’ai eu peur qu’il ne puisse voir son fils un jour… »

A cette pensée, je me rembrunissais. Ross avait eu beaucoup de chance cette fois ci, mais que se passerait-il si cela se reproduisait ? Que ferait-il si la prochaine fois, cela ne s’arrangeait pas ? J’avais peur qu’il perde la vue définitivement à force d’utiliser sa capacité. Lorsqu’il avait recouvrait la vue, j’avais eu peur qu’il me trouve différente. Même si le bébé était visible sans être encore trop imposant, je me sentais énorme. Alors montrer à l’homme que j’aimais, les petites rondeurs qui apparaissaient sur mon corps n’était pas chose aisée. Lui, ne les avait pas vues. Au contraire, il m’avait affirmé que j’étais la plus belle femme et qu’il était heureux. Ah la la… Les hommes !

- « Sinon, tu te plais bien à Los Angeles ? Que fais-tu de ton temps libre ? »
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MessageSujet: Re: S.O.S Amitié, bonjour ! [Terminé]   Dim 3 Nov - 21:33

Interloqué.... tout simplement interloqué. J'avais envie de crier au sacrilège, quelle ignominie de traiter ce met avec aussi peu de délicatesse? Les amateurs de la baguette devaient se sentir offensé par une telle technique! Comment pouvais-je cautionner ça sans rien dire, sans rien faire alors qu'un tel blasphème se trouvait là sous mes yeux? Le sushi que j'apprêtais à enfourner dans ma gorge dans un mouvement tremblant et dans l'équilibre le plus fragile, glissa sur le plateau. Elle voulait m'aider, je ne pouvais pas douter de cette volonté et ce sourire victorieux, si fier. Il était vrai que j'avais faim, que ces sushis me tentaient énormément avec ce riz et ce poisson cru, que j'avais énormément de mal afin de les engloutir mais tout de même... Pouvais-je vraiment salir la mémoire d'une pratique plus que centenaire? C'était ça ou rester contempler des heures et des heures de tentatives ratées. J'avais une fierté, une ligne de conduite et je m'y tenais! Et puis, j'allais forcément acquérir un soupçon de technique à force d'essayer non?
Oh et puis m*rde hein! La faim n'attend pas! Après avoir hésité pendant quelques minutes à recourir à la manière forte, je me décidai enfin à l'employer sans vergogne! Désolé Confucius mais une urgence reste une urgence et ma faim en était le parfait exemple! PAF! D'un coup de baguette, j'empalai le sushi, je l'avalai et un sourire satisfait grandissait sur ma face. Même si cette technique était un peu barbare, elle avait le mérite d'être diablement efficace!

-Anne, tu es géniale!

Le rendement augmentait, je me régalais! Je savais que cet instant de ma vie, ces quelques minutes où il m'était impossible de manger correctement se passent de commentaires. Pas ma faute si j'étais maladroit avec des baguettes. Avec des seringues et autres instruments, tout allait très bien, j'étais habile - heureusement d'ailleurs-, mais des baguettes... non. Une sorte de mode manchot automatique en quelque sorte. Et encore, me traiter de manchot aurait été une insulte à tout les manchots, d'autant plus que certains se trouvaient être très habile de leur dernière main, parfois bien plus que ceux qui en avaient deux. Anne poursuivit la conversation:

- C'est une bonne solution! Je suis sûr qu'il viendra au monde sans danger! Peine pour la suite, je ne savais pas que le Professeur avait été aveugle. Je me suis légèrement crispé, la seconde d'après j'étais rassuré. Ce n'était que temporairement fort heureusement. C'est que je tenais à l'inviter à boire un coup afin de le féliciter pour le petit, il aurait été dommage qu'il ne puisse trouver le verre. Oh wait, les écossais ont le pif pour ça. Mais ça ne risque pas de se reproduire?

Puis il était l'heure de répondre de mes actes en dehors des heures de boulot.

-Oh oui! Je me plaît bien ici, les gens que j'ai croisé jusqu'ici étaient sympathique! Le temps est agréable, bien qu'un poil trop chaud pour moi. Je revois des vieilles têtes. Et puis le quartier où j'habite n'est pas trop mal, un peu malfamé mais les gens du quartier semblent m'apprécier malgré tout. J'ai accès au toit, j'ai un appart correct, j'ai un chien... je suis plutôt bien installé. Non, pour l'instant je n'ai pas de quoi me plaindre. Je m'arrêtais là, valait mieux ne pas parler ni vices cachés de l'appartement, ni de la foi où on m'a agressé pour une ordonnance, des détails sans importance à mes yeux.

Quant à mes temps libre... Ça dépend de mes périodes en fait. Tiens, il n'y a pas longtemps, je me suis passionné pour la culture étrusque, fascinant peuple soi-dit en passant! Puis petits rappels sur la culture romaine et grecque avant de m'intéresser à autre chose. Faudrait que j'arrête de changer de passion aussi rapidement mais c'est plus fort que moi Parfois je m'amuse à apprendre le chinois ou encore l'espagnol, histoire de pouvoir bien comprendre mes patients, certains parlent un anglais assez approximatif. C'est fou tout les patients chinois ou espagnol que je reçois! Le week-end parfois je passe du temps sur Internet ou je vais jouer du piano même si je ne suis pas très doué. Puis parfois je joue à la console, je lis des livres, des articles, je regarde des séries, je fais la sieste parfois. Je vais voir des amis quand je peux, et s'ils peuvent, sinon, je vais me balader. Rien de bien particulier en somme!

Grand sourire, j'en avais enfin terminé avec la liste.

-Et toi? Tu as due t'arrêter non? Comment se passe la grossesse? Il est agité? Je mangeais un autre sushi.
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MessageSujet: Re: S.O.S Amitié, bonjour ! [Terminé]   Jeu 14 Nov - 11:34

Dans un premier temps, ma technique ne semblait pas le convaincre alors qu’elle était efficace à cent pour cent, mais après réflexion, Kaidan semblait se décontracter et adhérer. Tant mieux car j’aurai eu de la peine de le voir se battre avec ses sushis après l’avoir forcé à venir dans ce restaurant. Le terme « forcé » était sûrement exagéré puisqu’il m’avait laissé le choix. Néanmoins, je ne pouvais m’empêcher de me sentir coupable… D’où la technique de la mort qui tuait du plantage de baguette. Elle ne laissait aucune chance au sushi qui se faisait engloutir dans la seconde. Du moment que Kaidan était heureux, tout m’allait. D’autres clients pouvaient bien nous regarder d’un mauvais œil, mais qu’importait ? S’ils voulaient jouer aux cons c’était leur problème et non le nôtre.

- « Je sais ! », répondis-je en faisant une pause mannequin avec l’épaule en avant et le regard de braise.

Après les conseils pour manger, la conversation s’orienta sur mes projets avec Ross. Il y avait pas mal de choses à dire : certaines banales, d’autres plus délicates telles que la cécité momentanée du psychologue. Kaidan comprenait notre choix d’utiliser une clinique privée. Quoi de plus normal puisqu’il était mutant lui aussi. Par contre, j’ignorais jusqu’où mon ami était impliqué dans le secret mutant. Connaissait-il Genetic ? Comprenait-il le risque qu’il encourait en vivant à Los Angeles ? Je n’en étais pas certaine et pourtant, je ne pouvais trop rien dire. Depuis l’expérience avec Sonny, j’avais perdu confiance en mon jugement. Mon plus grand désir était de protéger mes proches, mais peut être que je n’étais pas objective avec eux. Je voulais tellement les mettre à l’abri que je ne faisais sûrement pas attention aux conséquences. Je pensais que Sonny garderai le secret. Je l’avais suffisamment mise en garde à ce sujet. Malheureusement… Elle n’avait pas tenu sa langue quitte à mettre en danger la cellule Genome. Donc, non… Je ne pouvais rien dire à Kaidan là-dessus.

- « C’est ce que je crains, mais Ross ne semble pas partager ce sentiment. Bien sûr, il y pense. Il sait que c’est une possibilité. Seulement, il n’hésitera pas une seule seconde à se sacrifier pour protéger les siens. C’est d’ailleurs ce qui me fait peur… Même si je ferais certainement la même chose. Qu’en penses-tu ? »

Suite à sa réponse, je poussais mon enquête sur la vie du docteur Kaidan Johnston. Une vie plutôt tranquille d’après ses dires, même si sa description me semblait un peu trop idyllique. Je décidais pourtant de ne pas le harceler prenant pour argent comptant ce qu’il me disait.

- « Oh un chien ? Quelle race ? Alors qu’il faisait des courses, Ross s’est fait suivre par un petit chien abandonné. Il était tellement mignon malgré son piteux état que je n’ai pas eu le cœur de le jeter dehors. Désormais, il vit chez nous et nous l’avons appelé Chivas. Puis, Ross est devenu aveugle et nous lui avons trouvé un chien d’aveugle appelé Guinesse. Plutôt de circonstance pour un écossais, non ? », terminais-je en riant.

Ses passe temps révélés, je me rendais compte qu’il était peut être un peu trop solitaire. Aucune activité en groupe dans sa liste et il s’agissait davantage d’activités intellectuelles que physiques. En soit, ce n’était pas très grave, mais la pratique d’un sport collectif permettait de se faire des connaissances et dans tout ce que me disait Kaidan depuis le début de notre entretien, c’était ce qui lui manquait. J’allais le lui faire remarquer lorsqu’il me renvoya la question.

- « Oh non… J’en suis encore assez loin. Tu me connais, non ? Si je pouvais travailler jusqu’à l’accouchement, ce serait parfait. Mais… La grossesse ne sera peut être pas de tout repos. Au début, j’ai eu quelques complications. Rien de grave, mais il y a eu un petit décollement du placenta. Depuis, j’évite tout stress même si c’est compliqué et je prends mes médicaments avec une certaine rigueur. C’est bizarre… Au début, je n’en voulais pas et maintenant, j’ignore si je pourrais continuer si je le perdais. Mon épisode en France s’est très mal terminé et ce serait la goutte d’eau qui ferait déborder le vase. Si Ross ne m’avait pas aidé, je ne sais pas ce que je serais devenue. »
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MessageSujet: Re: S.O.S Amitié, bonjour ! [Terminé]   Lun 16 Déc - 23:14

Parfois, il m'arrivait de me demander si j'avais eu raison. Si j'avais eu raison de quitter New-York et ses opportunités pour Los Angeles. Cette question, je me la posais de temps en temps, sans raisons apparente, et généralement, la réponse ne tardait pas à venir, toujours la même, le petit "oui" qui me confortait dans ma décision. Ce jour-là, la réflexion me venait à l'esprit tandis que je goûtais à mes sushis. Avais-je eu raison de m'être aventuré si loin? A faire ce que je faisais malgré les risques? Je regardais Anne, je souriais. Non, aucune erreur, rejoindre la Cité des Anges était une expérience à laquelle je devais goûter, de plus, je revoyais de vieilles têtes que je ne pensais jamais revoir, et de nouveaux j'en rencontrais. J'avais souvent envie de remercier Liam pour m'avoir proposer de le rejoindre ici, à LA pour l'aider avec sa capacité. Depuis, il acceptait mieux le fait d'être un mutant, il avait moins besoin de moi d'autant plus que sa vie personnelle et professionnelle l'accaparait entièrement. Je me satisfaisais de la situation, après tout, ce n'était pas de sa faute si la vie avait choisi de faire diverger nos chemins, et même, cela rendait nos retrouvailles plus savoureuses. Savoureuses, exactement comme celle-ci avec Anne.

-Je pense que je ferais la même chose... Oui, je ferais la même chose que lui, que toi à risquer ma vie au nom des miens mais contrairement à vous, je ne suis pas sur le point de fonder une famille. C'était ma manière de dire qu'il valait mieux un parent vivant qu'un parent mort. Même si je me demandais pourquoi le vieux utiliserait son pouvoir. Un hold-up? Un barbecue? Comment pouvais-je le savoir? Je n'étais pas encré dans la vie du vieil écossais au point de savoir ce qu'il faisait de ses rayons lasers.

Mais peu importait ce détail, je pensais avoir raison sur un point. Peut-importe ce que le Prof faisait, je préférais ne pas y penser à vrai dire, il devait être plus que prudent. Devenir aveugle...il l'avait été une fois. D'accord ce n'était que temporaire mais qu'allait-il faire si cela se reproduisait? Qu'allait-il faire si ce n'était plus temporaire, que c'était définitif? Il allait se retrouver à devoir vieillir sans voir son enfant grandir, du gâchis. Mais plus le temps de songer à de noires éventualités, qu'elle me parlait de ses chiens avec un tel enthousiasme, que je ne pouvais que la suivre. Surtout avec un chien nommé Guinness, je ne pouvais que rire avec elle.

-Le mien s'appelle Cloud. Oui c'est sur que c'est moins exotique que Guinness mais si tu le voyais! C'est simple: c'est une petite peluche ébouriffée. Je ne m'y connais pas trop en chien mais je pense que c'est un bâtard. Je rentrais tranquillement quand j'ai entendu aboyer près d'une benne à ordure. Mais c'est un vrai petit diable par contre, le genre à ne faire que des conneries éveillé, un air adorable pour se faire pardonner et une gueule d'ange pour dormir.

Je ne pouvais m'en plaindre de ce chiot, il avait un comportement de tout petit et c'était bien normal. Un petit chiot pataud, curieux, une petite boule d'énergie que je laissais le plus clair de mon temps chez ma voisine de palier. Depuis que certains patients m'avaient confessé une peur des chiens gênante, j'avais dû me résoudre à le faire garder pour la journée. Enfin, ce n'était pas très important! Ce qu'elle me révéla par la suite l'était beaucoup plus en revanche! Arrêt de travail forcé, mise à l'écart du stress, décollement de placenta, médocs, elle me rappelait énormément ma soeur pendant sa grossesse. Je m'inquiétais, réflexe élémentaire lorsqu'on me parle de décollement de placenta. C'était à la fois et le médecin et l'ami qui exprimaient une légère angoisse, cette crainte que l'épisode se renouvelle et qu'il empire. Je connaissais Anne, comme elle l'avait souligné:

-Hum...Tu sais, parfois il vaut mieux ne pas penser à ce qu'il aurait pu se passer. Cela n'est pas arrivé et ça n'arrivera pas, alors pourquoi s'en faire? Ecoute, moi par exemple, si j'étais resté au Canada avec mon père, je serais surement devenu prêtre au lieu d'apprendre à manger des sushis avec toi, c'est dire si le destin tient à peu de choses! Je riais. Je dédramatisais un peu mais c'était la stricte vérité, Et Ross est là pour toi. Le petit va bientôt naître avec une tête de Wolverine sauce franco-écossaise, vous faîtes la paire tout les deux et le chien peut peut-être même vous servir la bière au canapé. C'est-y pas beau?

Au fond, quelles certitudes avais-je? Oui, sur quelles bases je me fondais pour être aussi sûr de ce que je disais? Juste une: sa manière de parler de lui. Sa façon de parler de lui comme son roc, son épaule sur laquelle elle se reposait. Elle était fragile après la France, il était à ses côtés. Il était aveugle, elle était restée. C'était clair pour moi!

-Vous avez prévu de vous marier? Dis-je avant de reprendre un verre d'eau.
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MessageSujet: Re: S.O.S Amitié, bonjour ! [Terminé]   Dim 5 Jan - 13:23

Kaidan confirma mes craintes sur le fait de se sacrifier pour les siens. Lorsque l’amour ou l’amitié entraient en jeu, l’être humain était capable de tout. Seulement, le jeune homme ne se limitait pas à dire que le sacrifice était une bonne chose puisqu’il se permettait un sous entendu sur la famille. Sur ce point, nous étions d’accord. Même si la cause de Genome était juste, je me rendais compte que mes actions allaient s’amenuiser rapidement. Mon état commençait à se voir sérieusement et je me voyais mal mettre en danger la vie de mon bébé pour une mission. Cela faisait un moment que Genetic faisait profil bas et ce n’était pas pour me rassurer. Une telle organisation ne restait aussi calme que parce qu’elle avait besoin de temps pour mettre en œuvre ses projets. Qu’allaient-ils nous sortir la prochaine fois ?

- « Oui… Mais même en faisant attention… On peut te la reprendre… »

Ouahhhhh, super glauque ! Bravo Anne ! N’était-ce pas sensé être un repas tranquille et joyeux pour fêter les retrouvailles avec un ami cher ? Certainement, les hormones qui me jouaient un petit tour en ramenant une note de nostalgie dans mon esprit. Oui, j’avais une famille un an auparavant en France. Oui, j’étais heureuse là bas… Et aujourd’hui, à peine un an après, je me retrouvais enceinte et plus ou moins fiancée à un autre homme. Je mériterai certainement le titre de la veuve de l’année ! Que penserait Liam s’il me voyait ainsi ?

Mais mieux valait tourner cette conversation sur un sujet plus joyeux et je n’en trouvais guère de plus agréable que nos charmantes petites boules de poils. Ross et moi devions passer pour de vrais pochtrons dans la mesure où nos chiens portaient les noms d’un whisky et d’une bière. Quel exemple pour notre bébé ! Quoiqu’il en soit, Kaidan m’expliquait la manière dont il avait adopté Cloud et cela me rappela l’histoire de Chivas. Je n’étais pas présente, mais selon les dires de Ross, le petit chien l’avait suivi, sûrement attiré par l’odeur de la nourriture, jusqu’à l’appartement. Ce jour là avait été assez difficile et je n’avais pas pu me résoudre à le remettre dehors. D’ailleurs, c’était le jour où j’avais appris ma grossesse. Eurf… Heureusement que Chivas était arrivé sinon la journée ne se serait pas aussi bien terminée. Tous les moments me revenaient en mémoire : l’apparition de Sonny pendant que je faisais le test de grossesse, ses reproches, ma fuite de l’appartement, l’accident de voiture, le petit passage par l’hosto, mon enlèvement de l’hosto par Ross pour terminer chez moi à plus ou moins s’engueuler sur notre avenir en commun. Oui, cette journée avait été riche en rebondissements.

- « Je connais ça. Chivas a beau faire des bêtises, il arrive toujours par m’avoir. »

Et à mon avis, si le chien y arrivait, je n’osais pas imaginer mes réactions envers Logan… Je finirai peut être par le féliciter pour chaque bêtise. Non quand même, mais il me sera sûrement difficile de le punir, malgré mon expérience avec les enfants et adolescents. D’ailleurs, je venais à parler des petites appréhensions que j’avais au sujet de ma grossesse. Comme à son habitude, Kaidan tentait de me mettre à l’aise en dédramatisant la situation. C’était une des qualités que j’appréciais chez lui. J’allais même jusqu’à l’imaginer en prêtre. OH… MY… GOD !!! C’était le cas de le dire. Je hochais la tête en signe d’approbation lorsqu’il fit le portrait de notre famille. S’il pouvait réellement avoir la tête de Wolverine, ce serait merveilleux. Un homme grand et fort, volontaire et courageux, intelligent et passionné. Bref, l’idéal.

Par contre, Kaidan évoqua la case mariage… Aïe ! Sujet épineux dans notre famille et je ne savais pas réellement quoi répondre car ce n’était ni oui, ni non en ce moment.

- « C’est une question difficile que tu me poses. A la base, Ross n’est pas pour le mariage, donc nous partons avec des points en moins. Après, j’ai été mariée une première fois et bon… ça s’est mal fini. Bref. Ross m’a demandé en mariage alors qu’il était devenu aveugle et j’ai senti que ce n’était pas pour passer notre vie ensemble, mais pour ne pas se retrouver seul dans cette épreuve. Il m’avait en plus caché quelques détails car il était parti pour une randonnée et j’ai appris par quelqu’un d’autre qu’il était en fin de compte à l’hôpital depuis au moins un jour si ce n’est deux… Je te laisse imaginer mon état d’énervement quand j’ai appris la nouvelle. Donc, j’ai refusé. Par contre, il y a quelques semaines, je lui ai demandé s’il voulait se marier avec moi et cette fois, c’est lui qui a répondu « non ». Alors nous sommes dans une sorte de no man’s land. », terminais-je en souriant doucement.

Je continuais de manger mon repas et regardais Kaidan en faire de même. Ma technique était tout de même redoutable et même si j’évitais de le montrer, je trouvais le jeune homme attendrissant. Il allait falloir que je lui trouve une donzelle. Dommage que Sonny soit déjà engagée avec Remington sinon, je n’hésiterai pas un seul instant à les coller ensemble. En plus… Kaidan était médecin. Rêve de toutes les mamans de mettre sa fille dans les bras d’un homme qui gagne bien sa vie, en plus d’être aussi gentil. Ce serait intéressant….

Le repas commençait à toucher à sa fin et je me demandais si Kaidan avait encore beaucoup de travail pour l’après midi. Loin de moi l’idée de le mettre en retard.

- « Tu es libre dans les prochains jours ? J’aimerai t’inviter à dîner à la maison. Ainsi tu verras Ross et peut être même une de mes protégés si elle est libre. Cela fait un moment que je ne l’ai pas vu et je n’arrête pas de me dire qu’il faut que je la rappelle pour qu’on puisse savourer un bon repas ensemble. Qu’en penses-tu ? », demandais-je tout à fait innocemment.
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MessageSujet: Re: S.O.S Amitié, bonjour ! [Terminé]   Lun 10 Fév - 0:23

-Je sais. Je sais... Répondis-je un ton plus bas.

Je n'avais rien trouvé de mieux, rien de rassurant, rien qui puisse alléger la gravité de ses paroles car elle avait raison, je le savais. Détruire ce qui a été construit, balayer du revers de la main la vie d'un autre, prendre une vie, j'imaginais sans grande peine ce scénario. On avait volé ma mère de cette façon plus d'une dizaine d'année avant cette rencontre. C'était involontaire évidemment, les circonstances étaient différentes mais le résultat restait le même : une famille brisée. Mais elle... je ne pouvais rien faire d'autre que de m'inquiéter de plus en plus et il ne me manquait plus que l'audace de la questionner. Cependant, ce n'était ni ma vocation, ni le but de cette rencontre. De toute manière, elle ne m'aurait sûrement rien avoué puisque je n'étais pas versé dans l'art de la persuasion. Enfin si... quelque part oui mais pas dans ces circonstance. Peut-être aurais-je dû tenter de la pousser un peu, peut-être était-ce mieux ainsi, chacun à sa place. Peut-être aurait-elle été offensée, braquée à moins d'aveux arrachés sur le bout des lèvres. Au fond, valait mieux ne pas savoir, ni même chercher. Parler des chiens était bien mieux, bien plus agréable et le sien avait l'air d'un véritable démon aux yeux doux, ce devait être une constante chez eux ou bien était-ce un frère caché du mien. Un air innocent pour mieux tromper son monde et savoir attendrir pour s'en sortir.

La suite était mieux encore. La mettre mal à l'aise. J'avais réussis à la mettre mal à l'aise avec cette question de mariage. Bravo ! Bien joué ! Ce n'était pas voulu, mais bien joué quand même. C'était sûrement ça le lot des retrouvailles, des vraies retrouvailles, pas celle du genre la dernière encontre à la semaine dernière. Des instants joyeux, des bonnes nouvelles, des mauvaises et des moments comme ça, ou on ne sait pas vraiment. J'avais comme une puissante envie de m'applaudir tandis qu'elle finissait sa petite explication quant à la question du mariage entre elle et Ross. Une situation compliquée, paraissant inextricable, voilà ce qui leur correspondait. Doucement, j'avalais machinalement quelques gorgées d'eau. Elle ne devait pas connaître ce toc qui me poussait à boire quelque chose, cul-sec, lorsque j'avais du mal à comprendre et si j'avais une boisson sous la main pour déglutir assez... bruyamment. J'avais compris que le sujet était fort délicat à aborder entre eux, qu'elle n'était pas réglée et qu'elle ne le serait avant un moment. Alors, pourquoi ? Pourquoi avais-je ce sentiment de culpabilité alors que j'étais en dehors de l'affaire ? Que j'étais ignare à son sujet ? Que je n'y étais strictement pour rien et que je n'étais pas concerné ? Aucune idée, c'était comme un réflexe. Je pouvais me sentir coupable pour bien des choses, de la faim dans le monde et dans ce cas-ci, d'avoir posé une question sur le mariage. Y'a des gens comme ça, faut pas chercher.
La raison était pourtant toute simple : le malaise. Malaise à demi-effacé par son sourire, il est des choses qu'on ne cache pas aisément, surtout pour quelqu'un qui en use -et qui en sur-abuse même. Instinctivement, je comprenais que je ne devais pas chercher plus loin. Tout était sûrement lié, un lien que je ne pouvais comprendre sur l'instant car un élément était occulté. Je continuais de respecter ce choix. Au fond, c'était une question stupide. Comme si pour vivre heureux, il fallait vivre marié !

Tel un maître veillant sur son élève, Anne veillait sur moi tandis que nous finissions notre repas. Sa technique était redoutable, au point qu'elle ne trouvait rien à redire, sans doute étais-je un bon élève. Une invitation à dîner ?

-Ce sera avec plaisir! Malheureusement, mon emploi du temps dépend surtout de mes patients mais je trouverais bien le temps pour un dîner.

Déclarai-je le sourire au bout des lèvres. Enthousiaste, comme d'habitude.
Je m'occupais rapidement de payer l'addition.

-Je vais te raccompagner. C'est à cet instant précis que retentit une sonnerie de téléphone, la mienne, celle que j'avais attribué à ma secrétaire afin de m'avertir de l'arrivée d'un patient. Un bon gros rappel mes devoirs en somme, marquant au son du générique d'Urgence la fin de ma petite virée. Petite chose aliénante, j'en soupirai rien que l'entendre. Soit il s'agissait d'un patient, soit il s'agissait ma secrétaire qui me faisait une fausse alerte, ce qui était peu probable mais plausible. Dans les deux cas, je devais y retourner à contrecoeur.

-Ah... je dois y aller. Ça ne te dérange pas si j'y vais ? J'appelle un taxi. Et on se tient au courant ?

Anne hocha la tête tout simplement. Un petit coup de fil rapide, des adieux et j'allais rejoindre mon véhicule. Ce n'était guère galant de ma part de la laisser en plan, je n'aimais pas l'idée mais avais-je vraiment le choix? Bientôt, la jeune femme disparut complètement au détour d'une rue et ma pensée, bien qu'encore habitée par les échos de nos retrouvailles, se focalisait désormais sur la tâche à venir. Changement radical d'ambiance, retour aux médocs, aux grippes et aux hypocondriaques!
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S.O.S Amitié, bonjour ! [Terminé]

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