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 Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]

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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Mer 3 Juil - 19:12

« Peut être que ce n’est pas une lutte..., mais, au final, c’est moi qui ait dû quitter l’appartement… »

« C’est toi qui es partie. Oui. Elle est beaucoup plus féroce et tenace, c’est dans son caractère, ce n’est pas une battante, c’est une véritable sorcière. Elle t’a fait lâcher prise, je peux comprendre. Mais je ne t’ai pas mis dehors Capucine et c’est elle qui partira définitivement. Pas toi. Pas…ce n’est pas ce que je veux… »

C’est plus clair ainsi ? Inutile de jouer sur les mots qui ont été dit, ceux qui n’ont pas été prononcés, sur les gestes mal compris et les faits non appliqués. Cap est partie car c’était carrément insupportable entre elle et Sarah. Et avec moi aussi. Soit. Je conçois tout à fait que la situation fut pour elle agaçante au plus haut point et c’est d’ailleurs toujours très difficile ;
Mais qu’elle n’ose pas sous-entendre que j’ai laissé mon ex-épouse gagner du territoire. Jamais plus elle n’aura ne serait-ce que le quart de ce que je donne à Capucine. La mère de mon enfant a la main mise sur le domaine qui concerne ma paternité. Ce sera tout. C’est déjà conséquent et très gênant pour ma relation avec la jeune femme mais je ne peux pas faire autrement, cet enfant est autant le mien que celui de Sarah, je ne saurais lui refuser ça…
Capucine pourra-t-elle faire avec ?

- « Un avenir sans confiance… sans honneteté… sans… être vraiment ensemble. Depuis ta découverte, nous partagions le même appartement comme… comme de simples colocataires. As-tu seulement remarqué que le matin, on ne s’embrassait même plus pour se souhaiter une bonne journée ? Que le soir, je me couchais ou jouais avec Indio alors que toi, tu continuais de travailler ? Nous vivons sous le même toit, mais je n’ai plus l’impression que nous sommes un couple. Ta capacité t’a bouffé et tu n’as pas voulu partager avec moi. Pourquoi ? Parce que tu craignais que mes sentiments soient factices. Mais mets toi à ma place… Mets toi à la place d’une femme qui t’aime. Rajoute à ça la journée d’aujourd’hui...»

Finalement, le plafond est pratique. Là en face de moi. Il ne me juge pas. Il ne soupire pas, ses sourcils ne se froncent pas par agacement ou lassitude – logique, puisqu’il n’en a pas – et rien dans les traits de son visage inexistant ne peut m’inspirer la culpabilité.
Mais les mots de Capucine, sans que je n’aie besoin de l’observer, font très mal. Ce n’est pas insultant, elle est assez calme même, ça ne s’apparente pas à de vrais reproches. C’est une constatation cuisante, douloureuse, quasi objective. Et c’est pire que tout. Elle serait sous l’emprise de la colère je pourrais prétexter son état pour excuser ses paroles ;
Mais non. Cap a raison. Sur toute la ligne, ou presque.

« Alors si ce n’est pas une lutte, c’est quoi ? »

« C’est moi. »

Si le plafond douteux que je regarde depuis quelques minutes ne peut le faire, je ne me prive pas moi de soupirer. Profondément. Comme espérant repousser ainsi les maux qui m’écorchent le cœur sans aucune précaution. J’ai peut être besoin de subir une intervention, à vif, pour retrouver des idées claires, pour faire les bons choix. Mais ce que je vis là n’est pas du tout une punition utile, c’est de la torture. Pure et dure.

« Ça ne vient pas du don. J’ai adopté le comportement classique, commun. Je, j’étais comme ça. J’ai toujours été comme ça je crois. Je travaille beaucoup, je me referme, doucement mais surement. Il y a eu quelques ébranlements dans notre histoire – on peut difficilement les oublier – ça a malmené toute la confiance que j’avais. En moi. Alors tout se casse la gueule. C’est presque logique. C’est terrifiant. »

Je tourne le visage en sa direction et esquisse un sourire lourd de nervosité. D’impuissance. Je suis fautif, j’ai théoriquement les moyens de sauver tout ça, mais en pratique, je ne sais pas faire. Je ne l’ai pas fait avec Sarah. Je n’ai pas su faire avec les rares autres compagnes « sérieuses » que j’ai eues. Je ne sais pas faire. Le gène mutant s’accompagne-t-il d’une malédiction ?

Brutalement je me lève, la détermination m’empêche même de faire le geste maladroit de trop. Je ne tombe pas. Je ne l’effleure pas. Je ne pouffe pas, je ne pleure pas non plus. Il y a bien quelques détails qui trahissent mes appréhensions, l’angoisse qui me tord le ventre, mais rien de plus. A quoi bon ? Je ne suis pas là pour plaider ma cause. Je dois agir. Et vite. Si c’est encore utile.

« Je ne sais pas ce que tu attends Capucine. Je ne sais même pas ce que tu imagines quand tu parles de vouloir entrer pleinement dans ma vie. Tu y es. Tu y es complètement. Il n’y a pas de demi-mesure, je t’aime. C’est pour moi absolument tout ce que je peux offrir. Tu es dans ma vie, de façon la plus intégrale quoi soit. »

Je ravale de traitres larmes qui, heureusement, restent là ou elles sont. En serrant violemment la mâchoire, je rejoins la porte.

« Elle est à l’appartement car je refuse de voir mon fils à L.A dans une chambre d’hôtel. Mais demain elle sera partie. Je dois sans doute aller lui dire…pas de raison que tu sois la seule à me reprocher des choses. »

Dis-je dans un sourire amère, ne sachant vraisemblablement plus en esquisser de vrais.

« Je…je vais prendre une chambre, pour moi. Dans un autre hôtel que celui là, si tu m’accompagnes. Sinon, je serais vite revenu. »

Il faut sans doute arrêter de penser ;
Juste agir honnêtement, dans tous les cas.
J’ignore ce qu’il va nous arriver ;
Mais j'ai toujours voulu être juste envers toi.



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Capucine Rider


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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Mer 3 Juil - 22:59

Il était vrai que j’avais pris la décision de quitter l’appartement, mais avais-je réellement le choix face aux propos d’Élias ? Déjà que j’étais quasi inexistante pour lui ces derniers jours, qu’est ce que cela aurait pu être si j’avais accepté de rester chez lui durant cette pause ? C’était même stupide de croire qu’il s’agissait d’une pause dans ce cas là. J’aurai pu lui dire tout ça, mais je m’en abstenais car cela ne mènerai à rien de concret. La question était de savoir si nous devions rester ensemble ou non et batailler sur le sens des mots passés ne servait à rien, si ce n’est de nous embrouiller. J’essayais de lui faire comprendre l’état actuel de notre couple, priant pour que celui-ci se rende compte que quelque chose n’allait plus. Nos habitudes, notre routine avaient été balayées d’un revers de main et le « nous » qu’il semblait prôner depuis le début n’existait plus. Je décidais même de terminer ma tirade par une question ouverte. J’étais prête à entendre n’importe quelle réponse de sa part. J’étais prête à encaisser qu’il ne puisse supporter ma présence alors qu’il cherchait à me cacher sa capacité, à sentir sur mes épaules le poids de ma jeunesse et de mon ignorance devant son expérience. Mais il n’avait aucune remontrance à mon égard.

Nos divergences passées avaient tué le peu de confiance en lui qu’il possédait. J’avais pourtant tout fait pour le rassurer, lui prouver mon amour, mais force m’était de constater qu’il n’avait rien entendu. Comment pouvais-je lui faire comprendre que sans lui, ma vie n’aurait eu aucun sens. Il était mon sauveur, mon prince charmant qui m’avait délivré des griffes de la maladie. Moi qui n’étais rien en fin d’année dernière, je suis devenue plus forte en quelques mois. Tous mes exploits, mes victoires, je les lui devais, car il m’avait soutenu. J’aurai aimé lui rendre la pareille avec sa capacité. Seulement, il avait estimé qu’il pouvait se passer de mon aide. Élias ne m’avait même pas donné la chance de lui prouver que j’étais assez forte pour le soutenir, que je l’aimais assez pour rester à ses côtés malgré l’adversité. J’avais patienté et pris sur moi autant que j’avais pu, Sarah anéantissant tous mes efforts en une journée.

Soudain, il se leva. C’était la fin. Il en avait marre de ces chamailleries, de ces reproches. Il ne parvenait sûrement pas à comprendre ce que je pouvais ressentir. Je levais les yeux vers le plafond, sentant les battements de mon cœur s’accélérer. Ses mots finirent de me convaincre sur son incapacité à comprendre mes attentes. Très bien… J’allais les exprimer à voix haute. Surtout qu’il avait évoqué de nouveau son ex pétasse.

- « Ce que je veux c’est que toutes ces cachotteries cessent enfin ! Nom d’un chien, rends toi compte ! Tu m’as avoué à demi-mot en quoi consistait ta capacité, parce que tu y as été forcé. Ce n’était même pas par choix. J’ai attendu autant que je le pouvais alors que je voyais parfaitement que notre couple se noyait parce que j’avais la certitude que tu m’avouerais enfin tes craintes. Tu m’avais promit de ne pas me faire attendre et ça va bientôt faire deux semaines. Deux semaines que je sais que tu me caches quelque chose qui pourrait nous détruire. Je t’aime Élias, mais… A chaque fois que nous n’étions que tous les deux dans la pièce, j’ai espéré que tu prennes la parole pour tout me dire. Tu avais l’air si perdu, si… »

Je levais les yeux au ciel pour ne pas pleurer. Je me rendais également compte que je m’étais levée pour faire les cent pas dans cette petite chambre d’hôtel.

- « Je ne pouvais même pas t’aider… Tu m’avais dit d’attendre, alors… j’ai attendu. Mais j’en ai marre d’attendre, j’en ai marre de te demander les choses alors que tu devrais me les dire tout de suite. Si je suis la femme qui doit se tenir à tes côtés, la tête haute, je mérite au moins d’être au courant. Sinon pour ce qui est de Sarah… Je ne veux plus jamais la revoir ! Plus de visite surprise, plus de passage à l’appartement comme si c’était chez elle. Si elle pouvait même rester à la porte, ce serait le Nirvana ! Et surtout… Je ne veux plus que cette garce t’embrasse ! Tu es à moi et si elle ose me tester, crois moi que je te la vire en la tirant par les cheveux et ce, même si Indio est présent. »

C’était haletante que je décidais de le regarder droit dans les yeux. J’avais besoin de savoir qu’on faisait toujours une équipe et pour se faire, il devait respecter ces deux exigences. La première me semblait tout à fait logique. Pour la deuxième, par contre… Certes, je devais exagérer même si je n’en avais pas conscience à l’heure actuelle, mais au moins, il était prévenu. Elle était la mère d’Indio, je ne comptais pas lui retirer ce droit. Seulement, j’avais la garde d’Élias !

Notre vie de couple n’était pas un long fleuve tranquille. Je dirais même que c’était tout le contraire. J’avais fait quelques sacrifices pour lui, alors j’espérais qu’il allait en faire de même et se montrer plus ferme devant Sarah. J’avais besoin de son soutien face à elle. Au final, il préférait aller la voir pour lui parler… Je jetais un regard sur mon portable et constatais qu’il était plus d’une heure du matin. Il préférait régler son « nous » avec Sarah à une heure inconvenante plutôt que de rester avec moi le reste de la nuit. Il était… fatiguant et pour cette nuit, je n’avais plus la force de lui montrer que son attitude et ses paroles étaient dissonantes.

- « Cette chambre a tout ce qu’il faut pour dormir et il ne manque rien d’autre que ta présence à mes côtés. Mais puisque tu veux régler tes comptes avec Sarah à cette heure, libre à toi… Je suis même certaine qu’elle a prévu une belle nuisette pour t’accueillir ou peut être rien... Remarque, ça irait plus vite pour te sauter dessus. Tu en penses quoi ? Tu préférerais qu’elle porte quelle couleur ? Moi, je verrai bien du rouge... La couleur de la passion... », demandais-je le plus innocemment possible en me jetant sur le lit de sorte à atterrir sur le ventre.

Élias ne voulait peut être pas me tromper, mais il ne semblait pas comprendre jusqu’où Sarah était prête à aller pour le reconquérir. Finalement, de nous deux, c’était lui le plus naïf. Et finalement... La culpabilité me submergea. Voilà que je m'en voulais d'avoir été aussi méchante avec lui alors qu'il m'avait cherché dans les rues de Los Angeles. Je lâchais un profond soupir pour relâcher la pression et reprenais la parole.

- "Désolé... Je... Laisse tomber. Je suis fatiguée et je suis méchante... Pardon..."

Je déposais ma tête sur l'oreiller que j'avais agrippé avec mes bras et décidais de fermer les yeux. C'était beaucoup plus facile de ne pas le regarder. Il semblait si malheureux.

- "Si tu veux aller voir Sarah pour régler vos affaires, je n'ai pas à m'en mêler. Je reste ici jusque demain matin au moins alors, tu sais où me trouver."
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Dim 7 Juil - 20:34

« C’est bon Capucine ! J’ai compris pour le don et tout ce bordel. Ok ? Excuses moi d’avoir mal vécu tout ça, pardon de ne pas avoir bien géré la nouvelle. Je suis désolé, je ne peux pas remonter le temps ce n’est malheureusement pas dans mon pouvoir !!! C’est fait. N’en parlons plus. Je n’ai pas l’intention de te faire de secrets, la preuve je t’en avais parlé malgré mes angoisses. Je pensais te protéger, rien de plus… »

Elle a compris ? Je ne vais pas supporter bien longtemps d’être accusé. Je ne nie pas les erreurs commises, j’aimerai simplement que ça s’arrête là. Si c’est impardonnable à ses yeux, alors je crois que tout est terminé. Mais puisqu’elle ne l’a pas dit, puis-je supposer que l’histoire continue ?
Le don, je ne le connais toujours pas bien. Cap ne semble pas s’inquiéter de ses conséquences sur elle, sur mon entourage en général. Mais je vais m’occuper de ça, parce que s’il lui suffit de croire solidement en nous, c’est pour moi bien différent : je ne sais pas ce que j’impose à ses réactions et ça me fait flipper !
Le premier qui trouve ça anormal, dehors.

- « Cette chambre a tout ce qu’il faut pour dormir et il ne manque rien d’autre que ta présence à mes côtés. Mais puisque tu veux régler tes comptes avec Sarah à cette heure, libre à toi… Je suis même certaine qu’elle a prévu une belle nuisette pour t’accueillir ou peut être rien... Dans ce cas, ça irait plus vite pour te sauter dessus. Tu en penses quoi ? Tu préférerais qu’elle  porte quelle couleur ? »

Pour ce qui est de Sarah on a l’air d’accord mais le problème c’est que, quand enfin je me lève pour bouger les choses, voilà qu’elle me retient ! Bordel on ne va jamais y arriver. Je ne sais plus quel comportement adopter pour que la demoiselle soit satisfaite. Elle m’épuise, je ne la comprends pas. je n’attends pas de notre relation de couple une parfaite harmonie, je sais bien que ça n’existe pas. et d’ailleurs, les désaccords et les avis différents sont richesses. Avant tout. Soit. Mais il faut quand même savoir : je dois rester ? Je dois aller engueuler Sarah ? Je dois prendre des décisions pour nous ou m’effacer ?
Elle est contradictoire et je finis par soupirer en me rapprochant du lit après avoir lancé la porte pour que celle-ci se referme, violemment.

« Ça suffit. Tu n’es ni drôle ni pertinente. Tu es juste blessante. C’est ce que tu veux ? Et ne dis pas que c’est pour me faire réagir. Je n’y allais certainement pas pour vérifier sa tenue, désolé de te décevoir. Si on pouvait éviter d’utiliser ce genre de sarcasme mal placé pour s’expliquer, ça m’arrangerait. »

Pour qui se prend-elle ? Je trouve ça mauvais, insultant. Ça l’amuse ? J’en doute. Alors qu’elle calme le jeu ou ça va vraiment mal se terminer. J’irai donc parler à Sarah demain puisque la jeune femme accepte ma présence ici. Qu’elle ne me reproche pas de ne pas mettre les points sur les i avec la mère du petit.
Je me laisse tomber sur le lit et ravale ma colère dans un soupir amère.
Dans le même mouvement, la demoiselle semble mesurer la dure portée de ses propos. En tout cas, elle s'excuse et ma rancœur disparait aussitôt. La journée fut affligeante pour elle...

« On verra demain ce qu’elle veut. Pour Indio. Dormons pour le moment…si possible. Tu as eu une sale journée tu dois récupérer. »

Et si possible, ne plus me blâmer ;
Je m’en veux déjà bien assez.
Je sais que tu as raison de m’engueuler ;
Mais laisse-moi ce soir pour souffler…

...
...
...

« Je déteste quand on s'engueule. »
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Capucine Rider


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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Dim 7 Juil - 22:27

Il était vrai que je me répétais, mais voilà. J’avais engrangé pas mal de frustration et de pression ces derniers jours si bien qu’il était quasiment impossible de m’arrêter. J’avais aussi bien mal vécu cette journée d’enfer que ceux qui l’ont précédé. S’il avait compris, tant mieux pour lui. Seulement, j’avais besoin de dire les choses quand bien même, ça le contrariait. J’aurai tellement aimé crier à pleins poumons pour sortir tout ça en me foutant royalement de mon entourage. Malheureusement, mes parents m’avaient un minimum éduqué. Je savais pourtant que ce serait libérateur. Pourtant, non. Je restais allongée sur le lit, les yeux fermés, accrochée fermement à cet oreiller qui ne m’avait rien fait. Je me contentais de m’excuser pour mes derniers propos, reconnaissant y être allée un peu fort, même si je n’avais pas totalement tort…

Je ne bougeais pas d’un pouce lorsqu’il s’installa à son tour sur le lit après avoir claqué la porte. La nuit promettait d’être longue malgré l’heure avancée. Me réveillera –t-il demain matin avant de partir ? Si la situation était inversée, le ferais-je ? Je n’en étais pas sûr, mais mettais cela de côté préférant attendre que ledit moment arrive. Néanmoins, il m’encourageait à me reposer après cette journée éprouvante. C’était rien de le dire et, une fois encore, je décidais tout simplement de la fermer. Les secondes s’écoulaient sans que l’un ou l’autre n’éteigne la lumière… Alors je me dévouais. D’un geste vif, je dirigeais ma main vers l’interrupteur pour nous plonger dans l’obscurité avant de retrouver ma place initiale. C’était horrible. Nous n’étions qu’à quelques centimètres et pourtant, ils me semblaient infranchissables. Du moins, c’était ce que je pensais jusqu’à ce qu’il me fasse part de son dégoût pour nos disputes. Comment ne pas être d’accord avec ces mots ?

Quelques secondes s’écoulèrent sans que je ne dise ou ne fasse quoique ce soit. Il devait sûrement s’attendre à ce que je lui donne la réplique, mais rien ne me venait. Mon esprit était en mode « pause ». Il n’y avait plus personne pour formuler une seule idée concrète et cohérente. Je me contentais seulement de me rapprocher de lui et de déposer ma tête contre son torse. Je restais ainsi une poignée de secondes supplémentaires avant de lâcher :

- « Si seulement, ça pouvait s’arrêter… »

Bien évidement, il y aurait d’autres erreurs, d’autres disputes jusqu’au jour où nous finirions par nous séparer. Je n’étais absolument pas optimiste sur notre avenir car nous ne faisions que nous disputer depuis que nous étions en couple. Ces disputes auront-elles une fin ? Cette fin impliquera –t’elle une rupture ? C’était possible… Mais pour le moment, il était à mes côtés et il ne m’avait pas tapé sur le système au point de ne plus me coller à lui.
Dans un geste d’appartenance, je passais un bras autour de lui, récitant intérieurement mon chapelet d’injures à Sarah. Regarde ça grognasse !

- "Tu me réveilleras avant de partir si tu l'es avant moi ?"
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Lun 15 Juil - 17:03

« Je pense que le mieux reste de partir ensemble. »

Ce n’est que mon avis.
La nuit est longue, et beaucoup trop courte à la fois. Les paradoxes de mon existence me reviennent un à un, sans que je ne puisse résoudre les problèmes qu’ils imposent. Je ne sais pas quoi faire pour Indio. Je sais seulement ce qui le rendra heureux, et ce sont des choses impossibles. Je sais aussi ce qui lui fera mal, mais ça correspond plus ou moins à ce qui me fera du bien car indirectement, ça fera du bien à Capucine.

En ce qui concerne notre couple, le nœud est presque plus coriace encore. Elle est jeune. Je me suis promis il y a quelques temps de ne pas lui imposer mes ennuis « d’adulte » de ne pas mettre sur ses épaules des soucis dont elle n’a pas besoin. La jeune femme en a plus que nécessaire, si je veux la soulager ce n’est pas en rendant sa réalité plus morne, plus lourde, plus dure.
Mais l’abandonner ? Ce serait intolérable. Insupportable. Plus pour moi que pour elle.


Un fin rayon de soleil passe à travers les volets de mauvaise qualité de la chambre d’hôtel et j’ouvre les yeux, plus épuisé que la veille. Ça promet.
Il faut se lever. Pas le choix, Sarah et Indio sont à l’appartement il faut que les choses bougent ce matin sinon le cauchemar d’hier va se reproduire. Capucine ne supportera pas que l’emmerdeuse – mon ex-femme – reste plus longtemps pour l’insulter. Je ne peux qu’acquiescer.
Doucement je me lève, utilise ce qui sert de salle de bain pour me débarbouiller et m’assois aux côtés de la belle pour caresser sa joue doucement.

« Allons-y. On sera bien mieux chez nous. »

Quand nous sommes tous deux prêts, on se met en route. Un léger détour vers une boulangerie française pour faire le plein de pâtisseries, nous sommes déjà à l’appartement. Discrètement je prends sur moi avec une grande inspiration. Bien. Allons-y.
J’ouvre la porte et, à ma grande surprise, Sarah est sur le départ…elle nous attendait, dit-elle.

« Alors euh…J’appellerai dans la semaine pour que tu aies Indio et… »

« Ne t’en fais pas. J’irai le chercher à l’école ce soir si tu permets, je l’emmenerai se détendre un peu, puis au restaurant. Tu permets ?? »

« Oui. Bien sûr. Tu pars demain soir ? »

« Et je reviens dans une semaine. Oui. »

…ah ?
Je plisse les yeux pour l’interroger alors que mon fils ne supporte plus d’attendre. Il se pend à mon bras, se met à sautiller et sa mère lui donne une autorisation. Mais qu’est ce qu’ils mijotent ces deux là ?

« Maman va habiter chez papaaaaa ! »

*Tousse*.
Je secoue la tête et fais un pas en arrière pour éviter de chuter. Mon regard croise celui de Capucine semblant lui dire «  je te jure que je ne savais pas ! » avant que Sarah n’attrape mon bras, pour récupérer mon attention.

« Mais non ! Je vais prendre un appartement ici. A L.A. Tu avais raison quand tu disais qu’il a besoin de nous deux et…je vois bien que tu ne peux pas revenir à Chicago à cause du boulot et du reste. » Elle sourit à Cap, avant de reprendre. « Alors je viens. Ce sera mieux ainsi tu ne crois pas ? »

« C’est…oui je ; c’est super pour le petit je crois ! Mais, tu as trouvé quelque chose ? Pourquoi tu ne m’as rien dit et… ? »

Je ne sais pas comment prendre ça.
C’est peut être bien ;
Peut être pas.
Mais je viens te prendre la main.

« Il aura plus de temps avec sa mère c’est une bonne chose. Et moi, j’aurais tout mon temps à t’accorder… »
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Capucine Rider


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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Ven 19 Juil - 13:52

Je ne prenais pas la peine de répondre à Elias puisque ses propos rejoignaient mes pensées. Il me semblait évident que nous devions quitter cet endroit main dans la main malgré les évènements de la veille. Mais l’évidence n’était pas forcément partagée avec tous. En l’occurrence, Elias et moi étions sur la même longueur d’onde. Cela me rassurait quelque peu, à voir si cela se poursuivait au moment où nous affronterions à nouveau le dragon qu’était l’ex femme d’Elias. Bon Dieu que je ne la trouvais insupportable.

Le reste de ma nuit se déroulait comme la journée de la veille : longue et fatigante. Je ne parvenais pas à faire le vide dans mon esprit si bien que les mots blessants et inexcusables de Sarah tournaient et rebondissaient sur les parois de ma mémoire. Je n’avais vraiment aucune envie de la revoir ou de lui adresser la parole. Qu’elle retourne d’où elle venait et nous pourrions continuer notre petite vie en espérant que sa visite n’aura pas été vaine. Elias était un adulte, du moins, il était censé l’être davantage que moi et il me donnait l’impression de se laisser couler. Il aurait très bien pu me demander de l’aide, mais force était de constater que sur ce coup là, j’étais de trop. Seulement, il ne s’était pas aperçu que notre couple en avait pâti. L’avait-il compris cette fois-ci ? Trouverons-nous enfin cet équilibre ? Allez savoir !

Je n’ouvrais les yeux qu’au moment où la main d’Elias effleura ma joue. Il était déjà l’heure d’aller au casse pipe ? Pff. Je poussais un léger soupir et restais quelques instants allongée sur le dos à regarder le plafond tout en retenant le « ou pas ». Pensait-il que tout s’améliorerai après le départ de Sarah ? Là, je n’avais pas la réponse. Je me laissais guider par Elias vers la sortie, dans les rues de Los Angeles et ce pour retrouver ce « chez nous ». Mais à peine avions nous poussé la porte que la première chose qui nous apparaissait était le visage de la garce. Je ne cherchais même pas à discuter avec elle, j’aurai même pu les laisser seuls si Elias n’avait pas tenu ma main. Il aurait même mieux valu que je quitte la pièce pour ne pas entendre leur conversation, car là… J’avais seulement envie de l’étrangler, l’égorger, la pendre par les pieds à la fenêtre et voir avec satisfaction le sang couler hors de son corps de pétasse. Mais lorsqu’Indio se mêla à la conversation, mon esprit imaginait un tout autre scénario où j’aurai attrapé cette charmante petite tête blonde par la peau du cou pour l’expulser par la fenêtre.

- « Où ça ? Dans le local à ordures ? », marmonnais-je à moi-même.

Je venais de penser à voix haute… Le petit ne semblait pas avoir entendu, Sarah avait vu que j’avais parlé, mais n’avait pas dû comprendre. Quant à Elias… Je ne saurais le dire. Bref, je les laissais gérer leurs histoires, préférant m’éclipser vers la salle de bain. Je n’avais pas à entendre ces nouvelles là, surtout lorsque la garce se faisait un malin plaisir d’examiner mes réactions. Dans la mesure où elle arrivait à nous pourrir la vie depuis Chicago, je n’osais imaginer le sort qu’elle nous réservait si elle s’installait à Los Angeles. Putain… J’entreprenais de me laver le visage et les dents, histoire de ne pas retourner dans la salle avant son départ. Chercherait-elle encore à l’embrasser, à se serrer contre lui dans le seul but de le récupérer petit à petit ? Possible… Et avec tous nos problèmes, elle avait une chance de réussir. Je le perdais… Même s’il essayait de me rassurer – alors que lui-même n’en était pas sûr – je ne me sentais pas sereine. Finalement, il était vraiment temps que je reprenne un travail. Bientôt, je serais peut être obligée de trouver une autre chambre.

La main d’Elias vint à la rencontre de la mienne, signe que son entretien avec Sarah était terminé. Pour lui, son retour était une bonne chose et il essayait de me convaincre que c’était également une bonne chose pour nous. Le croyait-il vraiment ? Peut être, mais j’allais devoir repenser mon avenir vu que mon histoire « ils vécurent heureux jusqu’à la fin de leur vie » était malmenée. Maintenant, j’allais devoir vivre au jour le jour,  sans plus rien espérer, ni attendre de sa part. Je ne pourrais qu’attendre le jour où il me demandera de quitter l’appartement pour laisser ma place à Sarah. Aujourd’hui, il la détestait peut être, mais les sentiments pouvaient resurgir, surtout lorsqu’une personne cherchait par tous les moyens à les remonter à la surface. Elle voulait Elias et elle utilisera tous les stratagèmes nécessaires pour y parvenir. Alors je plongeais mon regard dans celui de l’avocat et décidais d’être honnête.

- « Tu y crois vraiment ? J’ai plutôt le pressentiment qu’elle fera tout pour t’arracher à moi et que je ne pourrais rien faire pour l’en empêcher… »
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Jeu 25 Juil - 9:00

Elle quitte les lieux. Elle emmène notre fils à l’école et s’occupe de lui pour la journée. Toute la journée. Il passera ce mardi en présence de sa mère et je crois que c’est une excellente chose pour lui. Pour Sarah également, mais soyons franc, je n’ai pas envie de m’inquiéter de son bien être.
Quand la porte se referme sur Indio, je percute les mots de Capucine. Ainsi, la conversation musclée d’hier soir ne l’a pas vraiment rassurée. Je décide d’arrêter l’immaturité – pour ce jour – et un sourire se voulant rassurant barre mon visage que je rapproche du sien.

« Rien faire ? Vraiment ? » Restons sérieux. Je soupire et resserre ses doigts dans les miens. « Chérie, elle va peut être faire ce que tu dis : « tout faire pour m’arracher à toi », peut être pas. Dans tous les cas tu te trompes car tu possèdes ce qu’il faut pour l’en empêcher. Je t’aime. Je ne suis ni devin ni parfait. Mais je suis amoureux, j’ai confiance en nous. »

Vrai ? Vrai. Plus que jamais. On a traversé assez de choses douloureuses et de moments magiques pour baisser les bras, pour ne plus y croire. Je lui ai dit et répété, hier soir notamment. Mais aussi lors de tous nos conflits certes nombreux. Cap sait aussi bien que moi où se situent nos forces, notre espoir, nos chances : on ne perdra pas la face, ni à cause de mon ex-épouse, ni personne. Il n’y aura de fin que le jour de l’éloignement de nos cœurs et, rien ne prouve que ce jour arrivera.
N’est ce pas ?

« Ça va aller. »

Et ce n’est pas une question. Je reste certain que la persuasion influe d’une manière ou d’une autre sur les évènements. Restons confiants, ça ne peut qu’aller… Je prends la demoiselle dans mes bras, parsemant son visage de baisers.

« Je vais m’arranger pour terminer la chambre du petit. Si Sarah emménage, il ira chez elle le temps d’avoir un endroit acceptable ici. Quant à toi, très chère, que voudrais-tu changer de cette décoration ? Il va falloir y mettre ta patte. Et je ne parle pas que de ton parfum dans mes draps même si ça, c’est indispensable. »

Cet appartement est le tiens ;
Nous sommes ici chez nous.
Sache que j'y tiens ;
Nous affronterons tout.
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Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]

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