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 Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]

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Capucine Rider


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MessageSujet: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Mar 11 Juin - 17:13

Le 24 février, 10h du matin

Nous étions tous à la recherche de ce quelqu'un qui nous rendait la vie un peu plus douce. De cette personne unique qui nous apportait ce qui nous manquait dans notre vie. Quelqu'un qui nous offrait de la compagnie, de l'aide, ou la sécurité. Et parfois, on pouvait trouver cet homme qui nous procurait les trois. Il me semblait avoir trouvé cet homme en la personne d’Élias Climber. Je disais bien peut être car il m'était arrivée de me tromper et ce, plusieurs fois. Pourtant, même si ce sentiment d'incompatibilité ne se faisait pas ressentir, il existait certains points de différence trop importants pour être mis de côté. D'où ma prudence quant à notre avenir ensemble. J'avais néanmoins envie d'y croire. J'avais besoin d'y croire, car je l'aimais. Je le connaissais mieux que quiconque et parfois, mieux que lui même. Il était un homme bon, gentil et aimant, alors même que la vie s'était amusée à le malmener. Il aurait très bien pu sombrer, mais il avait décidé de se battre et j'avais la chance de me tenir à ses côtés, d'être regardée et aimée par cet homme.

Notre relation aujourd'hui était compliquée à plusieurs égards. Tout d'abord, il y avait la hantise que son ex-femme vienne récupérer Indio. En effet, Sarah avait eu la gentillesse de confier le jeune garçon à son père pour quelque temps et c'était amusant d'avoir la petite tête blonde à l'appartement. Seulement, nous savions que ce n'était pas une solution définitive. Tous les soirs, les regards d’Élias sur le téléphone étaient de plus en plus désespérés. Il redoutait le moment où il devrait se séparer de son fils et je ne pouvais rien faire pour lui éviter un tel déchirement. A moins que nous quittions tous les deux Los Angeles pour emménager à Chicago.  Je ne voyais pas d'autres solutions.

Ensuite, notre couple devait affronter le secret sur la mutation de l'avocat. Une scientifique, pour ne pas le nommer, lui avait affirmé qu'il était porteur du gêne. Dans la mesure où j'étais moi même une mutante, il aurait été normale que je l'aide dans la découverte de sa capacité et de ses limites. Mais non... Pour mon bien, apparemment, Élias voulait me cacher cette partie de sa vie. Je ne comprenais pas très bien pourquoi, mais ce serait pour ma sécurité. Cela nous ferait du mal... Je ne saurais vous dire pourquoi. Enfin bref. Je lui avais promis d'attendre ses explications. C'était ce que je faisais en plus de constater cette distance qui s'insinuait dans notre couple. Je faisais pourtant des efforts pour que mon impatience et ma déception ne soient pas trop visibles, mais comment alors que la culpabilité se faisait de plus en plus présente dans les yeux d’Élias ?

Aujourd'hui, j'avais décidé de remédier à ce dernier problème. Avec détermination, je me dirigeais jusqu'à son cabinet. Avec discrétion, je me faufilais dans son bureau sans que la secrétaire s'en aperçoive. Avec une idée derrière la tête, je poussais ses dossiers précautionneusement pour m'installer et m'effeuillais en deux secondes, laissant apparaître une lingerie fine qui en ferait rougir plus d'un. J'attendais sa réaction, sachant pertinemment que celui-ci n'avait aucun rendez vous ce matin. C'était le bon jour pour une attaque en traître. Quelques gouttes de parfum au creux des poignets et dans les cheveux disposés avec grâce. Une vérification make-up montrant la perfection de mes traits. Tout était prêt. Il ne me restait plus qu'à attendre que cette porte s'ouvre, ce qui ne tarda pas. A l'attaque !
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Mer 12 Juin - 11:31

Ce n’était pas prévu. A aucun moment Sarah n’a évoqué l’idée de venir sur L.A. Ni pour affaire, ni pour voir Indio, ni pour quelle raison que ce soit ! Ce n’était pas prévu et quand quelque chose dépasse mon organisation, quand je suis pris par surprise et au dépourvu…bordel, je déteste ça. Ça ne devait pas se dérouler ainsi, j’aurai voulu pouvoir ranger mes idées afin d’être certain des choses à lui dire et celles qu’il valait mieux que je garde pour moi !
Indio va bien. Il y a évidemment quelques petits bémols ci et là et je n’ai eu aucune préparation pour lui en parler. Sans oublier que Capucine, elle n’en a jamais entendu parler. Logiquement. J’ai toujours surveillé les propos que mon fils donnait à sa mère – non ce n’est pas de l’espionnage, c’est par sécurité – et jamais il n’a évoqué ‘sacoupine’.
 
« Tu vas me reprocher encore longtemps d’être venue Elias ? Je ne m’attendais pas à ce que tu me sautes dans les bras mais quand même, c’est d’un agréable ! »
 
Oh ça va. Qu’elle ne joue pas la victime avec moi, ça ne prend pas. Calculatrice et profiteuse de talent, l’arnaque et l’arrivisme sont ses arts. Sarah. Bordel, je n’ai même pas eu le temps d’appeler Cap, ni même de lui envoyer un message ! Mon ex-épouse m’accapare totalement je ne sais plus où donner de la tête. L’école du petit, les affaires entre juristes, le comportement de nos anciens amis communs sans oublier les familles !...Cauchemar.
 
« Tu entends ? Je vais aller à l’hôtel dès que j’aurai pu voir Indio, tu n’as pas à t’inquiéter je ne vais pas t’emmerder longtemps. Très cher. »
 
Je peine à lui offrir un regard dépourvu de rancœur au moment ou nous approchons de la porte de mon cabinet. Elle est marrante, la belle, mais j’ai encore deux ou trois choses à faire avant de quitter les lieux. Puis ce n’est pas l’heure d’aller chercher le petit. Un coup d’œil à ma montre me rappelle judicieusement que nous sommes encore en pleine matinée.
Si on m’avait dit que Sarah me retrouverait au tribunal…
 
« Tu as fini de pester ? Tu me donnes le mauvais rôle mais tu es la seule à rouspéter. » Je passe la clé dans le verrou tout en observant cette femme qui fut quelques années durant, ma femme. « J’ai deux trois trucs à t’expliquer avant de te laisser rejoindre l’appartement…et un coup de fil à passer, aussi. Tu n’as pas besoin d’aller à l’hôtel on… »
 
C’est son soupir aspiré, sa plainte choquée, son gémissement de surprise qui me coupe dans un sursaut. Quoi ? Mon regard se réfère au sien pour se retourner dans le bureau – elle n’a jamais vu une pièce aussi spacieuse ? – et la…chute, est rude.
 
« C… ! »
 
Oui, Capucine. Sur mon bureau. Dévêtue. Sexy comme jamais et ; bon sang.
L’avocate qui m’accompagne reste bouche bée, mais pensez-vous qu’elle rebrousserait chemin ? Quelques secondes durant nous restons tous les deux, figés par ce spectacle inattendu, alors que la pauvre étudiante se précipite jusqu’à ses vêtements.
 
« Capucine je n’savais pas que tu…tu ne m’as pas dit et… »
 
« Eh bien ! » Dit-elle dans un rire à la fois moqueur et parfaitement crédible, de nouveau maitresse de ses émotions. « Ça c’est une surprise. J’imagine que tu aurais mieux fait d’entrer seul et avant que l’on se croise en ville, Elias. »
 
La ferme. Ai-je envie de dire, mais je n’en fais rien. Pour qui me prenez-vous ? Elle ne mérite même pas que j’accorde une once d’importance aux propos insultants qu’elle a articulés. Je n’aime pas ce ton qu’elle utilise pour exprimer sa jalousie, croit-elle que j’ai déjà tout oublié ? Je la connais, je la connais par cœur – si elle n’a pas changé. Et ça ne semble pas être le cas.
Froide et possessive, elle est vile, fourbe. Je n’ai pas l’intention de lui donner de l’importance alors que Capucine doit se sentir terrible seule, à cet instant.

Je la rejoins en vitesse quand mes jambes ont l’air d’être de nouveau en vie, et je passe ma veste sur ses épaules le temps qu’elle lutte avec ses vêtements pour se recouvrir décemment.
 
« Je suis désolé ! J’aurai du comprendre qu’il y avait quelqu’un avec la poignée déplacée mais…je ; j’te présente Sarah. Sarah, voici Capucine. »
 
La présentation sonne mal ;
Ça ressemble à une sentence.
Je ne demande pas d'entente amicale ;
Juste un semblant de bienséance...
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Capucine Rider


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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Mer 12 Juin - 16:36

Allongée, j'attendais avec impatience que mon avocat préféré pousse la porte de son bureau pour me découvrir ainsi dévêtue. Mon imagination me laissait entrapercevoir la scène qui se déroulerait dans quelques instants et j'étais certaine de ne pas le regretter. J'imaginais déjà son air surpris de me trouver ici, puis son sourire carnassier lorsqu'il comprendra mon sous entendu. Il s'approcherait de moi en une démarche féline et me prendrait entre ses griffes pour me manger toute crue. Hmmmm... J'avais hâte... Cela faisait des jours que nous n'avions pas eu un de ces instants d'intimité et même les gestes de tendresse commençaient à se faire rares. Pas uniquement à cause de lui, je devais le reconnaître. J'avais également ma part de responsabilité, mais c'était difficile... Être ainsi mise à l'écart n'était pas facile à accepter, surtout lorsque le problème tournait autour de la mutation. Alors nos soirées se résumaient à dîner avec Indio, jouer avec lui ou regarder la télé, puis le coucher. Souvent Élias prétextait un peu de travail et je finissais par me coucher en premier, assurant que j'étais de toute manière fatiguée. Voilà comment nous fonctionnions ces derniers jours et j'ignorais comment nous faisions pour nous éviter de la sorte. C'était un exploit !

Alors aujourd'hui, j'avais envie de retrouver un peu de légèreté. J'avais besoin de retrouver mon homme, de sentir ses mains sur mon corps, son souffle au creux de mon oreille et ses lèvres sur les miennes. Cela devenait une obsession au point d'en rêver la nuit et parfois même le jour.... Est-ce que cela faisait de moi une obsédée ? Frustrée, pourquoi pas, mais obsédée, alors que je ne pratiquais pas, c'était plutôt mal venu ! Bref, j'avais envie de sexe et comme un être humain était plus performant qu'un sex-toy, je m'en donnais les moyens auprès de mon mec ! A voir si celui-ci était réceptif, mais vu la mise en scène, il ne pourrait pas résister à la tentation.

Soudain, la poignée s'abaissa. Les micro-secondes qui s'écoulèrent alors que la porte s'ouvrait me semblèrent durer une éternité. Lorsque ce fut fait, j'eus envie de mourir. Ce n'était pas Élias.... Enfin si, il y avait bien Élias, mais il n'était pas seul. Était-ce une cliente ? Une autre avocate ? Achevez-moi et enterrez moi pour qu'on ne puisse pas voir mon visage mort de honte. Sans vraiment comprendre ce que je faisais, je me ruais sur mes vêtements pour me rhabiller. Après réflexion, c'était certainement la meilleure chose à faire dans pareille moment. Par contre, je faisais ça en silence, car je ne savais pas quoi dire. C'était bien une première ! Surtout que la femme qui accompagnait Élias se chargeait bien d'en remettre une couche. Ce que je pouvais être stupide. Ne pas avoir de rendez-vous pour un avocat ne voulait pas forcément dire qu'il serait tout seul dans son bureau...

Élias s'approchait de moi pour me déposer sa veste sur les épaules, mais je ne levais pas le regard. J'avais tellement honte. Davantage lorsqu'il fit les présentations. Sarah... Sarah ? Sa putain d'ex-femme ? D'accord, là, j'étais en enfer ! Une fois le tee shirt remis et le pantalon fermé, je m'approchais de la vipère en tendant la main.

- « Bonjour. Je suis désolée pour ce spectacle. J'ai... Je... Je suis désolée. »

Oui c'est ça. Maintenant, sois une gentille fifille et ferme là. Il était inutile de creuser davantage ma tombe, car elle était là, toute prête. Il suffisait d'ailleurs de croiser le regard de la vipère pour être fusillée d'office. Elle me prit la main pour me saluer, non sans me briser une ou deux phalanges au passage. La garce !

« J'espère que vous l'êtes et encore ce n'est que moi. Si cela avait été une cliente, le cabinet aurait eu à souffrir d'une bien piètre réputation. Connaissant mon ex-mari, il ne vous en voudra pas, mettant ceci sur votre inexpérience du monde adulte, mais il se peut que ce soir, il vous mette une fessée pour vous féliciter du peu d'amour propre que vous avez. »

Et paff dans ta gueule ! Là, j'en restais bouche bée et je ne savais vraiment plus où me mettre. Je me donnais l'impression d'être une chienne prise en faute... Je n'osais pas regarder Élias dans les yeux de peur d'y lire de la honte, de l'embarras ou pire, de la déception.

- « Vous avez sûrement des choses à faire et je me sens de trop. Je vais vous laisser discuter... »


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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Mer 12 Juin - 19:32

« Sarah ! Tu te rends compte de ce que tu dis ? »
 
Je rembarre ma contrariété dans un râle étouffé tout en m’assurant que cette fois Capucine est bien vêtue. Ok. Maintenant, je me retourne face à cette ex-épouse insupportable en secouant la tête, ébahi. En quelle honneur tant de méchanceté ? Je crois que nous n’avons jamais évoqué le célibat ou le couple de l’autre, ça ne lui donne pas pour autant l’autorisation de se faire exécrable. Merde à la fin, ça n’aide en rien la situation !

Quand Cap évoque l’idée de se retirer, j’ai l’impression d’imploser. Hors de question. Son attention ce matin était certes légère et dangereuse mais si fraiche, si bénéfique pour contrer les divers emmerdements que notre couple doit affronter.
A choisir de toute façon, je voudrais qu’elle reste et qu’on entame le programme qu’elle avait en tête…plutôt que de supporter les piques de madame Climber.
Eh oui, elle a toujours mon nom.
 
« Non s’il te plait ne pars pas…Sarah peut très bien attendre ce soir pour que l’on discute, surtout qu'Indio est à l’école. »
 
« Et on va parler de nous devant lui ? Toujours aussi futé. »
 
« Parce que tu crois qu’on va parler de nous ?...Demande toi lequel de nous deux est le plus avisé. »
 
Les regards échangés sont glacials, violents. Ça promet de bien se passer, j’en suis déjà épuisé. Que faire ? Elle n’a pas tort nous avons des choses à nous dire et ce n’est pas en jouant sur les mots que nos affaires avancerons. Si je n’ai pas l’intention de ‘nous’ évoquer, il faut qu’on aborde le sujet de notre fils. C’est très sérieux, j’ai l’intention de lui demander une garde partagée. Mieux vaut tard que jamais. Je veux que mon petit passe du temps avec moi, même s’il faut pour ça qu’il déménage toutes les deux semaines.
Dans un soupir absolument bruyant, j’attrape la main de ma belle et m’approche d’elle pour lui murmurer mes excuses.
 
« Je n’étais pas au courant de sa venue à L.A… On n’en a pas pour longtemps. J’ai déjà annulé quelques rendez-vous de cet après-midi, je rentre d’ici la fin de matinée pour qu’on mange ensemble. Ça te va ? »
 
« Mais oui, on aura rapidement fait le tour. Elias est une vraie tombe de toute façon, j’arriverais à peine à lui extirper des informations sur la nouvelle vie de mon fils à Los Angeles ! »
 
« …Puisque je suis si muet on se demande pourquoi tu tiens tant à être là ! On peut se voir plus tard Sarah, il reste toute la journée avant de retrouver Indio. »
 
Il faudrait savoir ce que je veux ;
Mais permets-moi d'être troublé.
Je ne m’imaginais pas en face de vous deux ;
L’amour présent et l'affligeant passé...
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Capucine Rider


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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Jeu 13 Juin - 8:37

N'importe qui aurait quitté les lieux au plus vite dans ma position. Il suffisait de les regarder se chamailler pour savoir qu'il n'était pas très futé de se mettre entre eux. Tous les coups semblaient être permis et j'offrais à Sarah sur un plateau d'argent un moyen de s'en prendre à Élias et à notre couple. Et si mon idée coûtait la garde d'Indio à l'avocat ? Je ne réfléchissais pas assez et me contentais de mes idées de gamine afin de remettre mon couple sur le droit chemin niveau sexuel. Comme si cela suffisait à tout régler. Quoiqu'il en soit, je devais partir malgré les efforts d’Élias pour me retenir ici. Mais une fois de plus, Sarah mettait son veto. La tension était palpable et même si toute cette agressivité, cette rancœur n'était pas totalement de mon œuvre, je comprenais que ma présence n'améliorait pas les choses.

Élias s'empara de mes mains pour s'excuser auprès de moi. Il n'avait rien fait de mal, donc ce n'était pas à lui d'être désolé. Heureusement que je n'attendais rien de la part de cette garce...

- « Oui oui. Pas de soucis. On se retrouve à la maison tout à l'heure. Bon courage. »


Je l'embrassais rapidement sur les lèvres pour montrer à cette horrible femme que je n'abandonnais pas mon homme à ses griffes. D'ailleurs, j'entendis un petit rire moqueur devant mon geste et un regard méchant. Si elle avait pu me tuer avec ce regard, elle l'aurait fait. Pour elle, j'étais l'ennemie... Je tournais les talons et me dirigeais vers la sortie.

- « Bon débarras. A nous deux maintenant ! »


Ok... Si un jour, l'idée me venait d'être gentille avec cette vipère, je préférais encore être foudroyée ! La porte refermée derrière mon dos, je me surpris à inspirer profondément. J'avais retenu ma respiration pour sortir de cet enfer, craignant de me faire dévorer. Pauvre Élias... Cette visite n'était déjà pas facile et je ne l'avais pas aidé avec cette petite mise en scène. Quelle idiote je faisais !

Je quittais les lieux. D'accord, mais pour faire quoi ? Je n'avais plus de boulot, j'étais à jour dans mes cours, Indio était à l'école et Élias occupé. Je devais faire quelque chose. Je devais changer, devenir plus adulte... Devenir une femme digne de se trouver aux côtés de l'homme qu'elle aimait. Et si je retrouvais du boulot ? Bonne idée ! Je me précipitais vers le kiosque le plus proche pour acheter des journaux avant d'aller faire quelques courses pour ce midi. L'avocat avait bien dit qu'il serait là. Autant trouver de bonnes choses pour le rasséréner après cet affrontement.

Plus les minutes s'écoulaient, moins j'étais pressée de rentrer à l'appartement. Je me donnais toujours de nouvelles missions comme m'acheter une veste, étudier les petites annonces en faisant une pause dans un café... Tout ça pour retarder mon retour à l'appartement. Pourtant, il fallait bien que j'y retourne vu qu’Élias s'attendait à ce qu'on se retrouve. Ce fut en traînant un peu des pieds que je rentrais à la maison. Je ne prenais même pas l’ascenseur pour dire ! Arrivée à la porte, je me demandais s'il était rentré. Etait-il en un seul morceau ? Empêtrée dans mes sacs, je ne vis pas tout de suite ce qui se passait ici, mais j'entendais qu’Élias était là.

- « Coucou. Je suis ren... »

Je m'arrêtais net devant le spectacle qui m'était offert. Je n'en croyais pas mes yeux et pourtant, cela semblait presque normal. Presque normal que l'ex-femme adulte, responsable et mère de son fils soit dans les bras d’Élias. Il était presque normal de les voir s'embrasser au milieu du salon. Je disais bien « presque » parce que là, je ne me sentais vraiment pas à ma place. Je déposais mes sachets dans l'entrée le plus discrètement pour ne pas les gêner. C'était un comble n'est ce pas ? Élias était pourtant mon partenaire et je ne faisais rien pour protéger mon territoire. Au contraire, je laissais l'ennemi gagner. Pourquoi ? Parce qu'ils étaient une famille.

- « Je repasserai plus tard. »


Comme ça. Une partie de moi aurait voulu me donner des baffes pour que je réagisse alors qu'une autre se demandait à quoi bon ? Il était normal qu’Élias veuille retenter sa chance avec la mère d'Indio. Je devais le laisser partir et me montrer adulte. Même si cela faisait mal.
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Jeu 13 Juin - 12:46

« …T’es carrément impolie et, t’es insultante Sarah, je sais très bien que tu en as conscience. C’est intolérable. Qu’est ce qui te prend ? Ca fait plus de deux heures qu’on discute et tu…t’es pas normale. »
 
Je referme l’appartement en donnant un coup de pied dans la porte, mes mains étant pleines de dossiers et autres documents. La conversation que Capucine nous a permis d’avoir en se retirant gentiment n’a pas servi à grand-chose malheureusement. Tout ce que je sais, c’est que mon ex-épouse traverse une période difficile et je connais absolument tous les détails de ces malheurs qui en réalité, ne sont que les désagréments logiques d’une vie bien remplie, auxquels nous sommes tous exposés.
C’est fatiguant, de l’entendre se plaindre. Chaque point de sa vie sur lequel elle se lamente vient s’ajouter au poids douloureux qu’elle décide de me mettre sur les épaules depuis des années. Je suis la source de son désespoir, le responsable de ses ennuis et je ne peux qu’accepter ? C’est insupportable. Deux années sont passées, nos routes ont changées, des personnes ont été rencontrées…je ne pourrais pas indéfiniment être le méchant.
Sarah fera toujours partie de ma vie, car elle est une femme que j’ai aimé et plus encore : elle est la mère d’Indio.
 
« J’essaye de me contenir mais figure-toi que ce n’est pas évident ! Toi tu vis tranquillement ton petit bonheur avec cette… »  Mon regard revient à elle avec attention et sévérité. « …fille, quel âge a-t-elle ? Tu te rends compte ? Tu crois que c’est un endroit stable pour notre fils ? Nous…nous étions si beaux ensemble, Elias. »
 
Ses mots sont du vent, mais il est perceptible et très dérangeant. Je détourne les yeux, fais mine d’avoir du rangement à faire alors qu’elle continue de me parler de nous. De ce que nous étions. Oui nous avons été heureux, mais ça n’a pas duré. Notre couple est très vite devenu une épine dans le pied de chacun. On n’a pas su gérer l’arrivée du petit et puis nous n’étions pas prêt de toute façon. Ça a été compliqué mais j’ai fini par comprendre que nous n’étions juste pas fait pour être ensemble ;
C’est tellement plus clair depuis Capucine. Mais comment lui faire entendre raison ? Comment dire à une femme qui parle de reformer un couple idyllique que l’on aime une autre avec plus de sincérité et de tendresse que jamais ?
 
Sa main est venue à ma joue alors que je soupirais et quand j’ai trouvé appui contre le canapé, son corps c’est approché. Détourner les yeux ne sert à rien, c’est se voiler la face. Je ne peux pas nier plus longtemps : j’ai tourné la page, récemment, et j’ai envie de tenter ma chance avec Cap. Quels que soient les défauts que l’on peut lui reprocher, je n’en vois pas. Ils sont ce que je désire, c’est tout.
Ouvrir la bouche pour l’évoquer fut sans doute le comble de l’erreur, ses lèvres ont trouvés les miennes et les mots touchants ont cédés leur place à de langoureuses et douces caresses.
Je cherche à la fuir, je me déplace et elle me suit comme si nous dansions, alors que mon soupir exprime un refus.
 
- « Coucou. Je suis ren... »
 
« Capucine ! »
 
- « Je repasserai plus tard. »
 
« Capucine s’il te plait ! »
 
Elle passe la porte et je me serais précipité à sa suite si une main ne m’avait pas retenue. Je me retire brusquement de l’étreinte de Sarah que je n’ose regarder et je file dans le couloir en manquant de trébucher.
Et maintenant ? Pas le temps de réfléchir. Pas de préparation. Aujourd’hui tout est bordélique et surprenant, inattendu, troublant, fautif…
 
« Chérie ne pars pas, Cap. Ce que tu as vu ne signifie rien crois-moi ! Je, je n’pensais pas que les choses tourneraient mal, j’étais loin de me douter que Sarah avait l’intention de…excuse-moi s’il te plait. »
 
J’attrape ta main avec conviction ;
Mais que puis-je faire pour t’aider ?
Après cette faute je te réclame pardon ;
Alors que je te sais immanquablement blessée…
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Capucine Rider


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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Jeu 13 Juin - 16:25

Je n'étais pas triste. Je n'étais même pas fâchée contre lui alors qu'une autre n'aurait pas hésité à lui taper un scandale en pareille circonstance. Elle se serait ruée vers ce couple pour les séparer. Qui aurait été frappé en premier n'était pas très important en soit, mais les deux en auraient pris pour leur grade. Elle aurait hurlé sa rage contre lui, lui demandant comment il avait pu lui faire ça, se croyant être la seule femme bafouée sur Terre. Pourquoi n'étais-je pas cette furie ? Pourquoi ne me battais-je pas pour Élias ? Sûrement parce que je ne faisais pas le poids. Elle était belle, elle avait un travail, de l'assurance, de l'expérience, mais surtout elle était la mère de la petite tête blonde. Au milieu de ces deux êtres, je n'étais que la petite blonde sympa qui faisait passer le temps avant de chaudes retrouvailles. Et d'après ce que je venais de voir, elles étaient très chaleureuses, ces retrouvailles.

Élias ne devrait même pas perdre son temps à me poursuivre. D'ailleurs, pourquoi je m'enfuyais ? Je devrais au contraire m'arrêter pour lui conseiller d'aller retrouver Sarah et de reformer leur couple. Peut être que j'étais un tout petit peu déboussolée en fin de compte. Je ne m'arrêtais que lorsqu'il me força à le faire en me retenant par la main. Avec sa force, je regagnais l'enceinte protectrice de ses bras, tout contre sa poitrine. Je ne me débattais même pas, me contentant de l'écouter. Il s'excusait. Pourquoi ? Pourquoi voulait-il couper les ponts avec cette femme magnifique pour la gamine que j'étais ?

- « Qu'est-ce que tu fais ? Tu devrais y retourner. Je... Je vais bien. »

Je me laissais bercer tendrement et respirais profondément son parfum. Qu'il était bon d'être dans ses bras et j'appréciais cette étreinte comme si c'était la dernière. Ses lèvres contre mes cheveux, son souffle s'écrasant sur ma nuque. Quel instant délicieux.

- « Tu es fou de vouloir rester avec moi, car elle est tout ce que je ne suis pas et c'est la mère d'Indio. Tu... Retourne vers elle. Tu as besoin de ton fils et il semble y avoir encore quelque chose entre vous. Je ne veux pas être un obstacle. Je ne suis rien si ce n'est une gamine. Tu mérites mieux. »

Je le regardais droits dans les yeux en tentant de sourire gentiment. Je pensais mes paroles et c'était ça le plus douloureux. J'avais conscience que notre histoire était faite pour mourir. Il n'y avait que peu d'espoir pour que notre couple soit pris au sérieux et au final, la rancœur finira par nous détruire. Peut être devrions nous nous contenter des bons moments passés ensemble et ne pas persévérer. Je ne voulais pas finir par le détester et encore moins le voir me détester.

Je m'accrochais avec force à sa veste alors que je devrais au contraire me séparer de lui. Ma tête en avait conscience, mais mon corps se refusait à lui obéir. Plus vite, il lâcherait prise, plus vite, la douleur serait moindre. Nous n'étions qu'au début de notre relation et encore celle-ci s'effritait de jour en jour. Nous étions revenus à la case départ quasiment. Nous n'étions que des colocataires qui partageaient le même lit. Si Élias décidait de retourner avec Sarah, j'allais me retrouver à nouveau à la rue, sans travail. Non, ce n'était pas son genre d'abandonner les autres. Seulement, il ne pouvait plus m'aider s'il refaisait sa vie avec elle. Il ne pouvait pas m'entretenir et à tous les coups, il repartirait pour Chicago...

- « Ne t'en fais pas pour moi. Je suis forte et je sais m'occuper de moi. Ça ne va plus entre nous, donc je comprendrais que tu veuilles retourner vers elle. Je ne t'en veux pas... », terminais-je en l'embrassant sur la joue.
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Jeu 13 Juin - 20:21

« …Mais…Cap ? Mais de quoi tu parles bordel ?!! »
 
On fera comme s’il n’y avait pas de vulgarité dans mes propos. Une fois n’est pas coutume, elle me pardonnera, surtout qu’elle a l’air de pouvoir tout pardonner ! Qu’est ce qu’elle me raconte ? Qu’est ce qui lui prend de ne pas se battre pour moi, pour nous ? Comment dois-je prendre ses mots ?
Les choses se mélangent, l’histoire du don indomptable me revient, je me rappelle que les sentiments de Capucine ne sont peut être que machination. Je me souviens aussi que ces derniers temps, en effet, tout n’est pas au beau fixe dans notre couple. J’essaye de considérer les choses, d’analyser la situation avec le plus de sang froid possible mais ce n’est pas évident : je l’aime, et elle me demande de retourner dans les bras de Sarah ?
Ce baiser n’était rien, j’ai été pris par surprise – si, juré – je trouve ça facile, même insultant de voir que ça ne lui fait que ça…
 
« Si j’étais amoureux de Sarah on serait encore marié ! Pourquoi tu veux que je la retrouve ? Je ne te conviens plus ? Tu…t’as compris ça y est ? Tu crois que je te manipule volontairement ? Je ne maitrise pas ce pouvoir et je suis désolé du vrac que ça provoque mais je n’ai jamais choisi de, de jouer avec tes sentiments ! »
 
Derrière nous mon ex-femme ne peut s’empêcher d’approcher. Ou alors c’est l’envie de partir qui la fait venir, toujours est-il que bientôt sa main se pose sur mon épaule et je la repousse violemment. Je me détache de Cap par la même occasion, les foudroyant du regard l’une et l’autre. Merde à la fin, c’est quoi ce bazar ? Elles se foutent de ma gueule ?! L’une n’a pas compris mes adieux tandis que l’autre a pris de travers mes déclarations ?
Au bord des larmes, je les dénonce avec toute la détresse qui m’enserre. La gorge serrée le cœur déchiré, je ne sais plus contenir ce trop plein d’émotion et surtout les nombreux paradoxes, dilemmes qui nous lient.
 
« Toi tu…tu viens pour quoi ? Pour m’embrasser ? C’est tout ? Et le bien être d’Indio tu en fais quoi ? Ne me dis pas que c’est pour lui, ne me dis pas qu’il serait plus heureux si on est ensemble : on s’est séparé pour lui éviter nos conflits. »
 
Je ne lui laisse pas en placer une car vient le tour de Capucine. Elle n’y échappera pas. Oh bien sûr, elle ne mérite pas que je crie. Elle ne mérite pas que je lui fasse le moindre reproche d’ailleurs. Forte et humble, la belle était prête à abandonner…
C’est bien ce qui m’a blessé.
Le don vient tout foutre en l’air, mes idées ne sont ni logiques ni même sensées, et la présence de Sarah me retient de tout raconter. Je me contente alors de pester, sans que mes propos ne soient compris. J’imagine.
 
« Tu attendais peut être que je fasse un faux pas pour retrouver ta liberté ? C’est ça ? T-tu…tu espérais que je t’abandonne pour ne pas avoir le mauvais rôle ? Si tu ne m’aimes plus je…si tu ne m’aimes pas…après tout, c’est normal. Il y a ce truc qui… »
 
« …Elias calme toi, et puis qu’est ce que tu racontes ? Quel truc ? »
 
Ce truc que je ne sais pas contrôler ;
Qui fait de moi un menteur.
Et la migraine me fait soudainement tomber ;
A vos pieds, dans un râle de douleur.
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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Ven 14 Juin - 17:55

Renoncer à lui était la chose la plus difficile qu'il m'ait été donnée de faire, mais il le fallait. Pour lui. Pour Indio. Moi, je n'étais rien. J'aurai beau changer de coiffure, m'habiller plus classique, je resterai la même gamine à problèmes. C'était toujours la même rengaine, mais aujourd'hui Sarah avait dit tout haut ce que les adultes devaient penser de notre relation. Les adultes de l'âge d’Élias. J'en venais même à culpabiliser devant cette femme, car elle me donnait l'impression de lui avoir volé son ex-mari. Cette sensation d'être l'autre femme, cet être nuisible qu'il fallait exterminer à tout prix pour qu'une famille puisse à nouveau trouver le bonheur. J'avais perdu mes parents trop tôt et je ne voulais pas imposer ce malheur à Indio.
Élias ne cherchait même pas à comprendre mon point de vue. C'était tellement simple pour lui qui n'avait pas besoin de faire ses preuves. Par contre, je ne comprenais pas la suite de ses propos. Manipuler ? Pouvoir ? Jouer avec mes sentiments ? De quoi parlait-il ? De quel pou... Soudain, ses mots firent tilt dans mon esprit. Ainsi, sa capacité se résumait à influer sur les sentiments des autres ou tout au moins les modifier. Mais dans quelle proportion ? Croyait-il réellement que mes sentiments à son égard n'étaient que pur manipulation ? Il était difficile de savoir ce que je pensais en cet instant, mais une phrase tournait dans ma tête en boucle : Quel idiot ! Quel crétin d'avocat !
Je n'osais dire mot alors qu'il s'en prenait à Sarah, puis à moi. Vraiment il comprenait rien à rien celui là ! En plus, il était sur le point de tout raconter à cette femme sur notre existence. Quel con, je vous jure ! Mais pas le temps de l'insulter davantage en pensée qu'il s'écroulait. Oula ! Malaise ? Crise cardiaque ? Putain, faisait chier ce vieux aujourd'hui ! Avec Sarah, nous finissions à genoux à ses côtés pour tenter de comprendre ce qu'il lui arrivait.

- « Élias ? Tu m'entends ? Oh le vioc ! »


Je croisais le regard horrifié de Sarah devant ma vulgarité.

- « Oui, c'est ça le langage jeune. Mais vous ne devez pas connaître vu votre âge avancé. »


Et un par tout ! Sarah n'avait qu'à bien se tenir, car je m'en prenais plein la gueule depuis ce matin à cause d'elle. De un, elle m'avait empêché de baiser avec mon partenaire dans son bureau. De deux, elle se donnait le droit de l'embrasser dans notre appartement (même si je ne contribuais pas financièrement, c'était plus mon appartement que le sien). De trois, je devais subir les reproches d’Élias alors que toute cette merde venait de cette femme. Et quoi après ? Je devais tendre l'autre joue ?

- « Fermez la bouche, vous avez l'air d'un poisson rouge hors de l'eau. Aidez moi plutôt à le ramener à l'intérieur. »
- « Toi la morveuse, profite bien de tes derniers instants avec lui car je ne lui laisserai plus jamais Indio si tu es là. »
- « Comme si le priver d'Indio allait le faire revenir vers vous... Vous êtes pathétique. »
Chacune un bras sur ses épaules, nous avancions lentement, mais sûrement jusqu'à l'appartement. Élias pesait son poids et j'étais bien contente que la garce soit là pour m'aider. Seulement, même à deux, il était difficile de le soulever. Je n'avais pas d'autre solution. Je savais ce que je devais faire dans ces cas là. Je l'avais déjà fait auparavant. Alors... Je l'utilisais en priant pour que les conséquences ne soient pas aussi détestables que les deux dernières fois. Ma capacité se révélait utile dans ces moments là, alors pourquoi m'en priver ? Par contre, je doutais qu’Élias voit ça d'un bon œil. Déjà qu'il semblait croire que mes sentiments envers lui étaient factices. Je vous jure ! Quel idiot....
Il était inenvisageable de monter Élias jusqu'au lit, alors nous le déposions doucement sur le canapé. Des regards noirs étaient échangés, mais aucun mot ne fut prononcé. C'était déjà ça. Un coup d’œil à l'horloge m'apprenait qu'il allait bientôt falloir chercher Indio.
- « Indio va bientôt sortir. Je vous conseille donc de jouer votre rôle de parent et d'aller le chercher. Ensuite emmener se promener ou manger une glace, histoire que j'ai le temps de le remettre sur pied. »
- « Comme ça t'es seule avec lui. »
- « Vous préférez que j'aille m'occuper de votre fils ? »
Mon regard glacé finissait de la convaincre. En quelques minutes à peine, elle était déjà partie et moi effectivement seule avec Élias. Je me dirigeais vers la cuisine pour lui prendre un verre d'eau et monter dans la salle de bain pour ramener un gant mouillé. Je déposais ce dernier sur son front et attendais... Je n'avais rien d'autre à faire de toute manière.
- « T'es qu'un crétin.... Tu le sais ça ? Un abruti égoïste et arrogant. Tout ça parce qu'une scientifique te dit que te révèle ta mutation, tu penses tout savoir à ce sujet ? Ne crois-tu pas qu'il aurait été plus simple de me poser la question directement, abruti d'avocat à la noix ? T'es qu'un couillon va ! Je sais même pas pourquoi je te parle et je continue de prendre soin de toi. Tu mérites même pas que je me casse le cul après cette journée de merde que m'a offerte ta femme. Ah pardon... Ton ex-femme que tu laisses tout régenter. Finalement, de nous deux... C'est peut être toi le gamin ! »
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Ven 14 Juin - 19:23

Confusion, douleur, trouble, colère. Et des tas d’autres trucs plus sympathiques les uns que les autres, je vous laisse imaginer.
Je suis sur le sol, la migraine me donne l’impression d’avoir un étau autour de la tête violemment serrée, les battements de mon cœur résonnent dans tout mon être – ce qui n’arrange rien – j’ai l’impression d’être fiévreux du moins tremblant, et histoire d’être au plus mal : Capucine et Sarah commencent à se disputer. C’est en tout cas ce que je conclue des sons de leurs voix qui me parviennent sans que je ne puisse pour autant expliquer le fond des phrases.
Mes yeux se ferment un instant, je voudrais qu’ainsi la migraine s’apaise, comme si elle n’appréciait pas la lumière. Je veux qu’elle se calme, qu’elle se rassure et se retire progressivement. Mais rien n’y fait, et les deux femmes ici présentes ont apparemment décidé de me tuer !

Quand je me retrouve installé dans le canapé, je suis impressionné par l’effort qu’elles ont du fournir…en coopération. Je n’aurai jamais pensé. Enfin j’ai l’air de crever j’espère bien qu’elles ont mis leur rancune de côté !
Enfin, un peu de fraicheur me parvient. Ma vue redevient plus nette et c’est sur Cap que tombent mes yeux.
 
Mes lèvres s’entrouvrent pour articuler son prénom, mais aucun bruit ne sort de ma bouche. Ou alors il n’est absolument pas audible, et pour cause : elle me gueule dessus. Littéralement. Comme une gamine en plein caprice, elle me déverse sa colère, son incompréhension et je ne sais quoi. Je peine à tout comprendre de toute façon, autant ne pas lui jeter la pierre trop vite. Si j’étais en parfaite possession de mes moyens peut être que j’aurai fourni les excuses nécessaires – ou que je me serais mis à crier moi aussi.

Rien. Je ne fais rien. Je la fixe, étonné de la voir dans un tel état. Capucine ne m’a jamais – ou pas souvent – parlé sur ce ton. Ce n’est pas très agréable, j’aurai préféré qu’on se lance dans son programme du matin, vous savez, le coup du bureau tout ça…mais c’est bien loin désormais. Sarah veut reformer notre famille – qui ne mérite même pas de s’appeler de la sorte – et Cap…que veut-elle, en fait ?
 
« J’te comprends pas. »
 
C’est simple. Je me redresse dans le fauteuil – non sans galérer – et je reprends, en essayant d’avoir l’air convaincant. Je ne suis pas le genre à balancer des excuses stupides juste pour soulager ma conscience ou faire des reproches. Eh, je suis avocat, quand même.
Mais je ne la suis pas, en a-t-elle conscience ? Elle me demande de rester avec mon ex-épouse, puis me démontre que je suis bête et manipulé par cette dernière ? Que veut-elle ?!!
 
« Sarah…Sarah se trompe sur nous. Sur elle et moi, je veux dire. » Je me perds, dans ces histoires de couples. « On ne peut rien faire de plus pour Indio que l’aimer, chacun de notre côté. En ce qui nous concerne, toi et moi… » Précision obligatoire, sait-on jamais. « …on se trompe peut être aussi. T’es trop jeune, techniquement. Tu as tout à vivre, je n’apporte pas grand-chose de neuf. En restant optimiste. Et moi je suis trop jeune, mentalement. D’après ce que tu dis. Je suis instable et…mutant. Je modifie l’image que les autres se font de moi. » Je fronce les sourcils, pas d’accord avec mes propres paroles. « Non. Ce n’est pas ça. J’ai un charisme beaucoup plus influent qu’il ne devrait l’être. Il est fort possible que l’aura que je dégage…te trompe, sur ce que tu ressens. J’avais trop peur de t’en parler. »
 
Au moins, c’est dit.
Doucement je me reprends ;
Réalisant que ça c’est fait ainsi ;
Dans la colère et l’égarement.
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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Dim 16 Juin - 20:44

Je déversais ma colère, ma frustration sur lui alors qu'il était déjà à terre. Certes, ce n'était pas très fair-play de ma part, mais ma réaction était légitime. Depuis ce matin, j'avais été traitée de tous les noms par son ex-femme et j'avais tout encaissé en me retenant de la tuer sur place. Puis, je devais déjeuner avec mon amoureux, tranquillement à l'appartement, ce qui nous aurait permis de nous réconforter mutuellement, mais non... J'avais retrouvé la langue de cette pétasse dans la bouche de mon mec. Et d'après ce qu'il m'avait été donné de voir, il l'avait seulement repoussé à cause de mon arrivée. C'était moi qui ne le comprenait pas. Il me disait la détester et il l'avait ramené à l'appartement alors que nous devions être seuls. Était-ce l'attitude à adopter lorsque l'on détestait une personne ? Je n'en étais pas totalement persuadée.
Au milieu de la pièce, bras croisés contre ma poitrine, je l'observais reprendre ses esprits et m'expliquer la situation de son point de vue. Il ne donnait aucune chance à son couple avec Sarah, ce qui me rassurait un peu, mais pas totalement. Quant à notre relation, il ne nous donnait guère plus de chance. Comment lui en vouloir ? Après une telle journée, n'importe quelle certitude à ce sujet aurait été ébranlée. Je me sentais déjà inférieure vis à vis d’Élias, mais là... Même un tapis me semblait plus haut que moi. Que ressortait-il de cet échange ? Même sans cette capacité, notre couple lui semblait ridicule. Je commençais à me déplacer pour me donner une certaine contenance, n'hésitant pas une seule seconde à lui tourner le dos. Au contraire... C'était plus facile comme ça.

- « Si tu avais accepté mon aide, j'aurai pu te dire dès le départ que ta capacité ne pouvait pas influer sur ma vision de toi à chaque instant passé ensemble. Nous sommes évolués mais nous ne sommes pas des dieux. Si tu avais réfléchis, je n'aurai pas pensé à toi tous les jours durant notre séparation et ressenti cette envie irrépressible de te revoir. Je n'aurai pas non plus passé cet appel qui t'a poussé à me retrouver.... »
Je soupirais bruyamment et me passais les mains sur la figure.
- « Au moins, on aura partagé la vision de notre couple. J'étais prête à te laisser repartir auprès de Sarah pour ton bonheur et celui d'Indio. Après tout, si tu es heureux avec elle, je me vois mal devenir un obstacle. Et toi... Je ne préfère même pas l'évoquer.... Alors dis moi... Qu'est ce qu'on fout encore ensemble ? Parce que j'aurai beau tout faire pour te prouver que je t'aime, tu penseras à chaque fois que ce ne sont que les répercussions de ta capacité. »

Il était là, à quelques mètres, et je me sentais seule. J'avais bien conscience que mes paroles sonnaient la fin de notre histoire. C'était terrible. C'était... douloureux. Nous n'étions que deux couillons qui ne donnaient pas cher de leur couple.
- « On fait quoi ? Sauras-tu capable de me faire suffisamment confiance sur ma compréhension de mes propres sentiments ? Peux-tu me jurer que tu ne regretteras jamais ta relation avec Sarah et... Pourras-tu passer ne serait-ce qu'un an à mes côtés sans voir cette différence d'âge entre nous ? »
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Lun 17 Juin - 19:31

- « Si tu avais accepté mon aide, j'aurai pu te dire dès le départ que ta capacité ne pouvait pas influer sur ma vision de toi à chaque instant passé ensemble. Nous sommes évolués mais nous ne sommes pas des dieux. Si tu avais réfléchis, je n'aurai pas pensé à toi tous les jours durant notre séparation et ressenti cette envie irrépressible de te revoir. Je n'aurai pas non plus passé cet appel qui t'a poussé à me retrouver.... »
 
Argumentation intéressante…mais pas assez convaincante. Pour autant, je ne me permets pas de montrer mon désaccord ; mais je n’en pense pas moins. Évidemment, Capucine explique les sentiments qu’elle me porte par ces pensées portant mon nom, par ce coup de fil durant une période de séparation douloureuse, par des idées positives et constructives à l’égard de notre couple…
Et après ? En quoi cela prouve-t-il que ce n’est pas l’effet de mon don et ses conséquences ? Qui prouve que ses pensées tournées vers moi ne sont pas justement le découlement de l’influence que j’ai eu sur la jeune femme, même plusieurs jours auparavant ?
On ne sait rien de cette capacité. Combien de temps les autres sont-ils soumis à ce pouvoir ? Dans quelle mesure ? Quels sont les paramètres de variation et puis comment justifier ce que j’émets ?
 
Cap essaye de rester lucide et mesurée dans l’explication de mon don, mais sans déconner, on ne sait pas du tout si c’est ainsi qu’il faut faire ! Elle est bien gentille de m’assurer que nous ne sommes pas des dieux, je veux bien la croire, mais qu’elle me prouve par a+b que le simple fait d’avoir été en contact avec moi ne l’a pas aliénée pour des jours voire des mois ?!
Vous allez dire que je suis pessimiste, que j’exagère, mais j’essaye de faire contre poids. Il ne faut pas oublier notre ignorance et se faire trop confiant, trop simple, trop facile…ça peut couter cher. Je préfère galérer aujourd’hui en me montrant sceptique, plutôt que de considérer mon pouvoir comme un détail avant qu’il ne nous bouffe…
 
- « Au moins, on aura partagé la vision de notre couple. J'étais prête à te laisser repartir auprès de Sarah pour ton bonheur et celui d'Indio. Après tout, si tu es heureux avec elle, je me vois mal devenir un obstacle. Et toi... Je ne préfère même pas l'évoquer.... Alors dis moi... Qu'est ce qu'on fout encore ensemble ? Parce que j'aurai beau tout faire pour te prouver que je t'aime, tu penseras à chaque fois que ce ne sont que les répercussions de ta capacité. »
 
D’accord je peux être parfois insensé, incompris du moins. Ça arrive à tout le monde de faire des choix, de prendre des décisions qui s’opposent à l’avis commun. Admettons. Mais de là à supposer qu’après deux ans de divorce je me considère encore heureux avec Sarah, c’est un peu gros. Je ne suis pas heureux avec elle et si je l’ai été, ça n’a pas duré. Je déteste savoir que Capucine se compare à un obstacle, à une épine dans un couple qui n’en n’est plus un ! C’est relativement insultant, en plus, pour ce que j’éprouve.
Ensuite. Comment ça je penserais à chaque fois que ce ne sont que les répercussions de ma capacité ? J’ai émis l’hypothèse que. Je soupçonne ma mutation de jouer des tours à nos ressentis. Je n’ai dénoncé personne ! Je n’ai fait que soulever des doutes et interrogations. Assez pénibles pour que ça altère notre relation certes, mais je n’ai jamais dit qu’elle ne m’aimait pas.
 
Dos à moi, nerveuse et révoltée, la demoiselle me donne l’impression d’avoir baissé les bras. Personne ne pourrait ceci dit le lui reprocher. Elle a été bien malmenée aujourd’hui, ce genre de journée éprouvante met K.O, je compatis.
Et ça fait peur. Parce que ses paroles précédentes sonnaient douloureusement comme un point. Un point final à notre histoire.
Avant que je ne puisse essayer de rattraper le truc, elle reprend. Ce n’est pas plus mal en fait, elle modère un peu le ton désolant de ses propos.
 
- « On fait quoi ? Sauras-tu capable de me faire suffisamment confiance sur ma compréhension de mes propres sentiments ? Peux-tu me jurer que tu ne regretteras jamais ta relation avec Sarah et... Pourras-tu passer ne serait-ce qu'un an à mes côtés sans voir cette différence d'âge entre nous ? »
 
« …Pour tes sentiments, il faut qu’on en apprenne plus sur mon don. Je n’ai aucun doute quand à tes certitudes, à tes intentions de m’aimer, à l’attachement que tu me portes ou aux espoirs que tu places dans notre couple. Reconnais simplement que même si tu te sens sûre de toi…on ne sait rien, de ce que je dégage vraiment. »
 
Quelque chose me dit que ces mots ne vont pas lui plaire, mais je n’ai pas l’intention de mentir. De me lever pour la prendre dans mes bras, l’embrasser, la cajoler, la rassurer et lui faire l’amour – si j’en ai encore la force, ahem – alors que je n’ai pas foi. Pas confiance en moi.
Pour évoquer mon ex-épouse, ça va être plus facile. Je sais encore ce que moi je ressens et pour elle, plus d’amour. Rien d’aussi fort en tout cas, que ce que je ressens pour Capucine.
 
« Ne vois pas Sarah comme une ennemie je…j’ai merdé tout à l’heure et je ne me ferais plus prendre. Je ne pensais pas qu’elle…enfin ; je n’ai pas d’excuse mais ne la crains pas. Elle est la mère d’Indio, je ne pourrais pas la rayer de ma vie. Je l’ai aimé et je tiens à elle, mais j’suis amoureux de toi aujourd’hui. »
 
Je ne m’en sors pas si mal, reconnaissez-le. Mais la troisième partie, inévitable provocation de la part de la jeune femme, s’annonce plus coriace. La différence d’âge…eh bien, j’imagine que je peux l’oublier. En fait je n’y pense pas souvent, et jamais quand nous sommes ensemble ! C’est peut être le regard et le jugement des autres qui me dérange le plus.
Qu’importe.
 
« L’âge n’est pas un obstacle. J’ai, le bon rôle dans cette histoire de différence. » Je me permets de sourire avec moquerie, c'est elle qui a choisi le vieux après tout. Moi je n'ai pas à me plaindre.« Ce n’est certainement pas un critère décisif dans notre relation, ça ne compte pas… »


Je l’observe en retrouvant le silence. On en est là. On s’aime, on se sent amoureux du moins, et très aimé. On ne veut pas voir l’ex-femme ou l’âge avancé – tss – du compagnon, on ne veut que s’aimer. Est-ce si facile ?
J’en doute. Mais vous l’aurez compris, moi et les doutes, on s’entend plutôt bien.
 
« …Je te demande de l’aide. Tu m’as reproché tout à l’heure de ne pas t’avoir demandé d’aide, quand à ma géniale dégénérescence génétique. Et bien je t’en demande : aide-moi. Fais-moi entrer en contact avec des gens qui pourront m’aider à comprendre ce que je suis ! Ce que je fais aux autres. Je veux comprendre et je sais que certains peuvent… »
 
Je n’ai pas le choix ;
Il faut que tu sois raisonnable.
Ne t’oppose pas à moi ;
Malgré les risques inévitables…
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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Mar 18 Juin - 16:17

Il n'entendait pas mes paroles. Il n'en avait même pas envie. Il me suffisait de le regarder pour être certaine qu'il ne cherchait pas à être convaincu. De toute évidence, son choix était déjà fait et il préférait croire que mes sentiments étaient le fruit de sa capacité, plutôt que de les penser réels. Est-ce qu'il pouvait imaginer une seule seconde le mal qu'il était en train de me faire ? Alors je lui laissais le choix ultime, une dernière chance de ne pas me décevoir, car après toutes ces épreuves, j'aurai cru qu'il accorderai plus de foi à mes propos. Surtout que la mutation était mon domaine de compétence, contrairement à lui. Ses paroles me désespéraient, me déconcertaient et m’abattaient moralement.
- « Oui parce que tu es soudainement devenu un expert en la matière. Ça ne te viendrait même pas à l'esprit que je sois plus près que toi de la vérité. », lançais-je fatiguée par cette discussion stérile.
Il ne prenait pas de gant pour m'exprimer son point de vue, alors je ne comptais pas en prendre non plus. Il ne voulait pas que je me vois comme une gamine à ses côtés ? Très bien ! J'allais lui montrer comment je parlais à un idiot sur le même pied d'égalité que moi. Puis, il se mit à évoquer Sarah. Il lui suffisait de prononcer son prénom pour que je me rétracte. Cette femme était vraiment impossible à vivre, je n'arrivais pas à comprendre comment Élias avait pu se marier avec cette... gorgone. Par contre... Je n'en croyais pas mes oreilles lorsqu'il me fit comprendre qu'il ne se ferait plus prendre. Lorsqu'il me fit comprendre qu'elle ferait toujours partie de sa vie parce qu'il l'aimait encore un peu, je voyais rouge. Pour le coup, j'étais sur le cul. Je bouillonnais de rage, mais n'eut pas le temps de lui répondre. Il continuait sur la différence d'âge qui nous séparait, avant de me demander de l'aide pour comprendre sa « dégénérescence génétique ». J'aurai dû être satisfaite, me rapprocher et peut être même me lover dans ses bras. Seulement, mon cerveau restait bloqué que les mots qui avaient précédé. Son histoire avec Sarah.
- « J'ai merdé tout à l'heure, je ne me ferais plus prendre... Je tiens à elle et ne la rayerai jamais de ma vie... J'espère me tromper, mais qu'est ce que je dois comprendre ? Comment ça, tu ne te feras plus prendre ? Ça veut dire que tu envisages de recommencer, mais d'avoir l'immense délicatesse de ne pas le faire devant moi ? Je dois le comprendre comme ça et l'accepter parce qu'elle est la mère d'Indio ? »
Dans mes souvenirs, ma voix n'avait jamais atteins un tel niveau sonore ! En plus, question aiguë, on ne pouvait pas faire pire ! Je m'étais retournée pour le regarder droit dans les yeux, car il n'était plus question de tergiverser. La mise au point devait avoir lieu maintenant. Pas demain. Pas dans une semaine. Maintenant.
- « A moins que tu ne penses que ton charme irrésistible me manipule au point de consentir à faire un plan à trois ou t'autorise à avoir une amante, maîtresse, peu importe le nom de cette.... Gniaaaaahhh »
Je m'arrêtais là, pour ne pas l'insulter ? Pourquoi ? Parce que je le faisais devant Élias. Si ce n'était pas une preuve d'amour ça, je ne voyais pas que c'était ! Je regardais la porte avec envie, mais ne la prenais pas. Car même si j'avais une envie folle d'aller me défouler, je ne voulais pas lui donner l'impression de fuir la conversation. Ou alors...
- « Oh mais si tu veux, je peux aller me promener et rentrer vers 22h pour vous laisser tout le temps de vous retrouver. Ça te conviendrait ? »
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Mar 18 Juin - 18:51

- « J'ai merdé tout à l'heure, je ne me ferais plus prendre... Je tiens à elle et ne la rayerai jamais de ma vie... J'espère me tromper, mais qu'est ce que je dois comprendre ? Comment ça, tu ne te feras plus prendre ? Ça veut dire que tu envisages de recommencer, mais d'avoir l'immense délicatesse de ne pas le faire devant moi ? Je dois le comprendre comme ça et l'accepter parce qu'elle est la mère d'Indio ? »
 
Euh…oh. Waa. Quiproquo. L’erreur, merde, tu parles d’un avocat, pas capable de t’exprimer correctement ! L’excuse immédiate que je me trouve – oui, j’aime plaider ma propre cause – c’est d’imaginer que la haine que porte Capucine à Sarah lui fasse croire le pire et donc, comprendre de travers mes explications.
Qu’importe. Je dois absolument rectifier le tir avant qu’on ne soit complètement au fond, genre au point de ne plus avoir de quoi faire demi-tour…ce serait quand même stupide, comme échec. Je trouve.
 
« Je… »
 
- « A moins que tu ne penses que ton charme irrésistible me manipule au point de consentir à faire un plan à trois ou t'autorise à avoir une amante, maîtresse, peu importe le nom de cette.... Gniaaaaahhh »
 
Bah, non plus. Ce n’est pas qu’elle est loin de la vérité…elle en est à des années lumière ! J’ouvre de grands yeux, puis fronce les sourcils, secoue la tête et m’approche d’elle jusqu’à réaliser que ce n’est sans doute pas le plus judicieux. Sait-on jamais, elle pourrait devenir violente.
Finalement je soupire et quand sa dernière remarque semble donner lieu à un silence épuisant, je prends la parole. Il était temps. Cap doit avoir encore des tonnes de choses à me dire mais si toutes sont fondées sur un malentendu, je ne vais pas la laisser gaspiller son souffle et sa salive ;
Je ne suis pas encore sadique.
 
« Chérie…je ne me ferais plus prendre…par elle. Je…ce n’était pas, pour évoquer une quelconque relation secrète ou adultère… » Qu’elle ait pu penser ça…qu’elle ait pu penser que je le formule si librement ! Eurk. « Elle fera toujours partie de ma vie, en tant que mère de mon enfant. Je ne veux pas de Sarah entre nous je, je n’veux que toi. Cap. Je ne me ferais plus avoir par ses réactions lunatiques ! Je ne m’attendais pas à ce qu’elle se rapproche ainsi, j’aurai du être plus méfiant et je m’en excuse mais elle ne m’aura plus !...Je n’ai jamais voulu continuer quoique ce soit avec elle… »
 
Est-ce que c’est clair, comme ça ? J’en doute. Excusez-moi d’être – encore une fois – sceptique mais elle s’est montée tout un drame qui n’a pas lieu d’être ! J’ai peur de ne pas me faire comprendre. Je m’approche alors, tant pis si elle frappe, et je dépose une main contre son bras.
Si j’avais envie de Sarah…pourquoi entretenir nos rêves ? Pourquoi avoir passé ce repas d’anniversaire ? Pourquoi ces retrouvailles ? Pourquoi ces larmes versées, ces verres avalés ? Pourquoi ce malaise depuis que je sais en quoi consiste mon pouvoir !? 
 
« On a des tas de raisons de se disputer, d’être en désaccord... Mais certainement pas Sarah, ou, mon attirance pour une autre femme. »
 
Tout n’est pas arrangé. C’est certain. Nous avons du pain sur la planche et c’est en premier lieu la capacité qui me pollue que je veux éradiquer. A défaut, pouvoir analyser. En détails ! La jeune femme croit que je remets en question ses sentiments et pour être honnête je ne sais même plus ce qu’il en est exactement ! A quoi je pense ? Qu’on est deux gros ignares impulsifs et que le destin, enfoiré, se joue de nous.
Bon. Ça ne règle rien.
Je laisse ma seconde main rejoindre son autre bras et je l’observe en me mordant la lèvre doucement.
 
« Il n’y a, que toi. »
 
N’ajoutons pas à nos démons ;
Des complications inexistantes.
Occupons-nous de ce don ;
Avant de passer à l’étape suivante
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Capucine Rider


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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Lun 24 Juin - 12:23

Depuis notre rencontre, s'il y avait bien une personne en qui je pouvais avoir confiance, c'était bien Élias. Cet homme gentil qui n'avait pas hésité à me recueillir alors que je n'étais plus que l'ombre de moi même. Cet homme attachant qui se sentait en dessous de tout et maladroit, mais qui s'était inquiété pour la parfaite inconnue que j'étais. J'avais appris à le connaître, à l'apprécier d'abord en tant qu'ami, puis en tant qu'amant. Notre relation m'apparaissait claire comme de l'eau de roche et pourtant, aujourd'hui, l'eau était plus trouble que jamais. Les fantômes de son passé étaient arrivés et certains se montraient un peu trop tenaces à mon goût. Cela ne m'aurait rien fait si Élias avait été irréprochable, mais, hélas... ce n'était qu'un homme. Cependant, il ne m'était pas très difficile de le croire lorsqu'il m'affirmait que Sarah s'était jetée dans ses bras telle une boulimique sur un donuts au chocolat. Seulement, je regrettais qu'il se soit fait prendre au piège devant moi. La scène qu'il m'avait été donnée de voir était... abjecte, dégoûtante et irrémédiablement incrustée dans mon esprit.
Il se rapprochait de moi, prenant le risque de me saisir par un bras au départ, puis par les deux. Il voulait que nos regards se rencontrent. Pas moi. Je faisais suffisamment d'effort pour ne pas pleurer après cette journée catastrophique. Je me sentais humiliée et complètement stupide. Dans l'histoire, il n'y pouvait rien, mais je lui en voulais d'avoir rencontré Sarah avant moi, de l'avoir ramené dans notre vie. Seulement, qui étais-je pour penser cela ? Rien... Je n'étais rien. Au mieux, une fille de plus dans sa vie. Je sentais qu'il attendait une réponse de ma part, que je lui accorde mon pardon et j'allais lui dire que, de toute façon, on ne pouvait rien y changer, mais déjà la porte cliquetait. Sarah ré-apparaissait déjà, tenant la main d'Indio, qui lui racontait sa vie à Los Angeles. Je ne voulais pas être ici.
- « Je vais prendre une douche. »
Ce n'était certainement pas la réponse à laquelle devait s'attendre Élias, mais c'était la seule que j'étais en mesure de lui apporter. Sarah semblait heureuse de mon idée qu'elle accompagna d'un petit ricanement satisfait. Elle était sûrement heureuse de la merde qu'elle avait foutu dans notre couple et ça... je ne pouvais l'accepter. Alors je retournais auprès d’Élias et je l'embrassais fiévreusement, passionnément. De quoi lui mettre des étoiles dans les yeux et de faire naître un putain de feu d'artifice dans ses tripes. Le baiser rompu, je jetais un coup d’œil en coin à Sarah avec un petit sourire sadique.
- « Puisque Sarah est là pour s'occuper d'Indio, sache que la porte de la douche est ouverte. »
Je lui mordais le lobe de son oreille, sachant pertinemment que ça le mettait dans tous ses états, et commençais à prendre le chemin de la salle de bain. Qui avait dit que je n'aimais pas perdre ?
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Mar 25 Juin - 14:51

- « Je vais prendre une douche. »
 
« S’il te plait Cap attends ! »
 
Eh merde.
Bien sûr j’ai vu la porte s’ouvrir et Sarah apparaitre avec son fils à la main. J’ai même remarqué le sourire largement étiré qu’il affiche, ses yeux qui pétillent de fierté et de gaieté. Sa mère lui manquait, elle lui manque constamment du moment qu’ils ne sont pas ensemble. La satisfaction qu’elle dégage ne m’a pas non plus échappée. Elle est heureuse, pour diverses raisons j’imagine et je devrais m’en réjouir ;
Mais c’est difficile.
Capucine s’apprête à se retirer et je déglutis l’ambiance pourrie qui s’annonce, quand sans me prévenir elle vient m’embrasser langoureusement.
 
« Je… »
 
« Bonne douche Sacoupine ! »
 
Je déteste ça. Enfin non, le baiser et le reste, sa proposition et tout ce qu’elle stransmet, c’est évidemment plaisant. Je suis son petit ami, je suis amoureux d'elle et…je déteste ça. A quoi jouent-elles ? Ces filles vont me rendre fou, je ne vois pas d’autre issue possible.

Jamais mon ex-femme ne s’est montrée si mauvaise et possessive depuis notre séparation, jamais Cap n’avait fait preuve d’autant de malice et de jalousie !
Sans trop savoir comment gérer les différentes émotions qui me traversent l’esprit – et le corps – j’esquive soigneusement le regard de Sarah et leur fait signe de m’attendre – pour quoi faire, aucune idée – puis je grimpe les marches quatre à quatre pour rejoindre la petite peste en force.
 
« Attends ! »
 
J’attrape son bras sans savoir quelle attitude adopter. Me faire sévère, dur et autoritaire avec une jeune femme qui cherche simplement à conserver son couple intact ? Ou dois-je entrer dans son jeu puéril et me montrer insultant envers mon gamin et sa mère ?
Je secoue la tête, incapable d’articuler quelque chose de sensé au moment ou ses yeux se posent sur moi. Mais je ne peux pas jouer à ça. Je suis un vieux con, si vous voulez. Et je ne suis peut être pas si parfait pour Capucine, elle finira par s’en rendre compte, mais je ne peux pas jouer à ça…
Doucement je caresse sa main, espérant que malgré moi, malgré nous, une solution se présente pour apaiser ces tensions.
 
« Elle sera bientôt partie. Au plus tard après le repas. Ne te mets pas dans cet état, tu ne m’aides pas. On doit se soutenir, et non utiliser l’autre comme d’une arme ! Je ne veux pas…tu n’es pas comme elle. Ne te rabaisse pas à ça. Sarah sait que je t’aime. Et si elle n’est pas contente, qu’importe. Mais aies confiance…en mes sentiments. »
 
J’ai envie de lui ouvrir mes bras, de lui rendre son baiser et de rester là, longuement, à la câliner pour que nos esprits et nos cœurs se calment. Mais ce ne serait juste pour personne. La conversation houleuse que nous avons entamée au départ de Sarah pour l’école n’est pas terminée, et même si la fin s’annonce dure, je ne veux rien laisser en suspend.
 
« Je te l’ai dit. Je suis sûr de ce que je ressens pour toi. J’ai besoin d’étudier ma capacité, je veux travailler dessus. J’ai peut être…besoin de temps. On n’est au plus mal depuis que je t’ai appris ma nature mutante et maintenant que je te révèle l’exactitude de mon don : c’est encore pire ! Je ne veux pas te blesser, je ne veux pas nous détruire. Mais sans l’analyser plus en détail, c’est ce que je fais. J’ai besoin de le connaitre, de l’apprivoiser. Et tu…tu n’es pas un cobaye. Je t’aime. Je n’ai pas le droit de jouer avec toi. Ni avec personne. »
 
Nos deux mains liées sont belles. J’ai toujours trouvé qu’elles s’accordaient à merveille. Je les observe, difficilement, ma respiration s’apparentant plus à de douloureux soupirs.
Je ne sais pas où trouver de l’aide. Je ne sais même pas si quelqu’un saura m’aider. Je ne sais pas où je vais, car ce monde m’est étranger. Pire encore, je suis réticent à cette nature. Mais c’est ce que je suis et si je veux m’y faire, si je veux pouvoir m’assumer en étant certain de ne pas faire de victime, il faut que je plonge et que je m’apprenne. 
Ça prendra le temps qu’il faudra, ça comportera sans doute des risques, mais Sarah est là pour Indio. Pour Cap…
 
« Peut être…qu’il nous faut faire une pause. »
 
Ces mots sont violents ;
Malgré la douceur de ma voix.
Je suis cruel et surement décevant ;
Mais ce qui m’importe avant tout : c’est toi.
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Capucine Rider


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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Mar 25 Juin - 16:34

J'entendais qu’Élias me suivait sur ce coup. Il allait enfin montrer à cette femme qu'il commençait à refaire sa vie avec une autre qu'elle. Il allait lui prouver qu'il pouvait aimer une autre qu'elle, qu'il avait tourné la page. Élias prenait enfin mon parti et il me défendait contre elle, car, depuis ce matin, on ne pouvait pas dire que cet avocat avait beaucoup plaider ma cause. Seulement, avant la douche, il semblait vouloir me parler. D'accord... Je l'écoutais et j'avais cette impression qu'il voulait que je tende l'autre joue à Sarah alors qu'elle m'avait déjà bien baffé tout le long de la journée. Bon c'était le début. Il semblait avoir beaucoup de chose à dire et j'étais prête à l'écouter jusqu'au bout.
Seulement, la suite ne me plaisait pas. Oui, ça n'allait pas depuis qu'il m'avait révélé sa nature mutante. Pourquoi ? Parce que cet idiot qui est un inculte dans ce domaine ne voulait pas de mon aide. Alors en bonne petite amie, j'étais restée en retrait comme il l'avait voulu. Là, il me disait qu'il m'avait révélé l'énoncé exact de sa capacité et me faisait comprendre que la situation était pire. Ok... A vue d’œil, ça faisait une heure, voir deux qu'il avait dit en hurlant avant de s'effondrer qu'il influait sur les sentiments des gens où je ne savais quoi. Sachant qu'il avait été à l'ouest la moitié de ce temps largement analysé par ses soins.
Je continuais de l'écouter ne voulant pas du tout voir où il voulait en venir. N'empêche il aurait fallu être complètement stupide pour ne pas s'en rendre compte, mais je ne désirais pas comprendre. Il y avait forcément une erreur, je devais sûrement me tromper.
- « Peut être…qu’il nous faut faire une pause. »
Eh bah non... ce n'était pas une erreur. Je n'étais pas stupide et je n'étais pas dans un rêve. Ou plutôt devrais-je dire un cauchemar. Je n'en revenais pas. Il me lâchait. Après tout ces moments passés ensemble, les nombreuses fois où il m'avait dit « je t'aime », il me lâchait. Je retirais mes mains des siennes. J'étais.... Triste ? Perdue ? Non... En colère. Je ne pleurais même pas car il n'y avait rien, ni personne à pleurer. J'étais dégoûtée.
- « Je t'interdis de dire que tu m'aimes, car c'est faux. Tu ne sais même pas ce que c'est. J'espère qu'un jour, tu sauras... Mais ce sera plus avec moi. »
Je retournais auprès du lit pour prendre mon chargeur de portable et mon sac. Le strict minimum vital.
- « Je viendrais chercher le reste de mes affaires dans les prochains jours et je laisserais la clé au gardien. Bonne continuation. »
Peu importait ses mots. Peu importait ses promesses ou ses excuses, ma décision était prise. Je n'avais plus la force, ni même l'envie de me battre pour lui. Lui montrer que mes sentiments étaient réels, que nous étions fait l'un pour l'autre. Je l'avais su. Pas lui. Du moins, plus depuis sa découverte du gêne mutant en lui. Je descendais les escaliers, passais devant Sarah qui, même si elle ne ricanait pas, n'arrivait pas à se défaire de son sourire. Elle était heureuse que je quitte Élias.
- « Si vous retournez ensemble, j'espère que vous prendrez davantage en compte ses opinions. Au revoir Bonhomme ! »
Suite à cela, je prenais la porte. C'était difficile, mais vu ce qui venait de se passer, c’était la seule chose envisageable. Je ne pouvais rester avec quelqu'un qui se laissait marcher sur les pieds par son ex-femme. J'avais besoin d'un homme et d'un vrai. Sur le trottoir, à la sortie de l'immeuble, j'avais peur. Où pouvais-je aller ? Les choix n'étaient guère nombreux, pour ne pas dire inexistants. Tant pis. J'avais battu le cancer. J'arriverai bien à passer ce nouvel obstacle !
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Mar 25 Juin - 19:48

Je ne sais pas trop à quoi je m’attendais. Comme souvent, je peine à anticiper les réactions des femmes, si intimes soient nos relations. Capucine n’a pas apprécié ma remarque ça c’était une évidence, bien sûr. Mais pour le reste, j’aurais espéré qu’elle crie un bon coup et qu’on discute de possibles arrangements pour…hum…mieux vivre ces irritations. Il nous fallait peut être du recul, un peu d’air, nous éloigner pour mieux nous retrouver ? Si elle m’en avait laissé le temps j’aurais  pu lui proposer diverses façons pour qu’on évite de se détruire.
Soyons clair c’est ce que nous faisions jusqu’à présent. Et non, je ne rejette la faute sur personne, si ce n’est sur mon don. Mais m’appartenant, il fait de moi le fautif direct. Je n’ai pas su gérer, je n’ai pas su assumer et avaler la nouvelle « je suis mutant » et tout s’est effondré.
Je pensais, pourtant, que notre histoire avait déjà des fondations plus solides…
Naïf.
 
« C’est gentil pour la chambre Elias…je t’attendrai. Qu’importe l’heure à laquelle tu reviens. »
 
« Inutile. Je ne rentrerais pas seul. Si je rentre. »
 
« Mais si tu ne la trouves pas ?...Ton fils a besoin de toi demain matin et… »
 
« Il t’a toi ! Ne joue pas sur la fausse famille que l’on forme. S’il te plait Sarah j’ai…pas besoin de ça. »
 
Sur ces mots j’ai quitté l’appartement.
Je n’ai rien avalé depuis le matin, je n’ai pas répondu aux appels de mon ex-épouse qui a tenté le coup vers 14 heures, puis 17 heures. Je continue de marcher, buté et décidé. Capucine est à pieds, il était inutile de prendre la voiture. Si elle choisi un autre moyen de transport ce sera probablement le bus et pour avoir plus de chance de la retrouver, il me faudra également utiliser ce truc bruyant.
Mais rien. Je me rends jusqu’au salon de thés – ou je suis reçu comme un moins que rien, mais poliment – sauf que la belle ne s’y trouve pas. Je rejoins la faculté, je change trois ou quatre fois de ligne pour m’approcher de tous les coins qu’on a pu fréquenter, même l’hôpital. Je suis monté là ou nous avons savouré le couché de soleil, le jour de la bonne nouvelle de sa rémission.
 
Rien. Personne.
Capucine ne cherche nullement à retrouver des goûts et des sensations partagés avec moi. Son comportement s’apparente plutôt à une fuite. Il m’a fallut six heures pour le constater.
Si elle a des amis pour l’accueillir, je ne les connais pas. Si elle a de la famille ? Je ne crois pas et pourtant, ces doutes gagnent vite mon esprit. Nous nous sommes trompés sur toute la ligne, sommes nous pour autant incompatibles ?
Je refuse d’y croire.

Minuit approche, je raccroche pour faire cesser la sonnerie du nouvel appel de Sarah, et je plonge les mains dans les poches de mon jean dans un irritant soupir.
Mais où se cache-t-elle ?
 Inquiet. Désolé. Coupable. En colère. Je suis peu concentré et maladroit.

Carrefour de deux rues que nous n'avons – je crois – jamais traversées ensemble. En percutant sa fine silhouette je me jette en arrière pour l’épargner le plus possible.
 
« Capucine ! Excuse-moi je ne t’avais pas vue…tu n’as rien ? »
 
Je me relève et époussette mon pantalon, plus par nervosité qu’autre chose. Je ne sais jamais quoi faire de mes mains dans ces moments tendus et délicats.
En penchant le visage sur le côté, j’essaye de deviner ce qui lui passe par la tête en plongeant mon regard dans le sien. Hormis dégout, colère, ce genre de trucs. Un léger espoir me laisse penser qu’on peut encore discuter et tirer au clair cette embrouille stupide.
Maintenant…il fait nuit et voir correctement ses yeux, c’est compliqué. Surtout que les miens s’humidifient déjà.
 
« …Ne reste pas dehors. Ne reste pas seule. Laisse moi t’accompagner, où tu veux. J'ai…je n’ai pas l’intention de retourner à l’appartement ce soir. »
 
Le programme de la soirée est incertain ;
Et notre avenir encore plus.
Pourrons-nous nous tenir la main ;
Ou la magie a-t-elle complètement disparue ?...
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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Mar 25 Juin - 20:30

J'arrivais à un carrefour dans ma vie. Je pouvais tout bonnement rebrousser chemin et me jeter dans les bras d’Élias pour le supplier de me reprendre ou avancer vers un avenir incertain. Je choisissais la deuxième option même si elle était difficile. Je n'avais nul part où aller. Mes amies se comptaient sur les doigts d'une main et le peu de fric mis de côté ne ferait pas long feu si je décidais de louer une chambre. Il me fallait trouver un travail. C'était la solution la plus logique dans un tel cas. Alors je prenais sur moi de faire le tour de la ville en ouvrant l’œil sur les éventuelles affiches. Je me payais même le culot d'entrer directement dans les bars, petits restaurants pour demander si une place était libre. Mais au fur et à mesure que les heures passées, le désespoir s'emparait de moi. Le métier de serveuse était quasi à la portée de tout le monde si bien que les offres se faisaient rares en cette période. Peut être me fallait-il tout simplement élargir mon périmètre... J'entrais dans tous les magasins où une place était libre, prête à montrer ma motivation et mon savoir faire. J'allais perdre espoir lorsque me fit savoir que je n'avais pas besoin d'expérience pour être vendeuse dans un magasin. Certes, ce n'était pas compliquée mais généralement, ces personnes préféraient une longue liste d'expérience. Là, non... C'était louche, mais bon. Je ne pouvais pas faire ma fine bouche.
Un coup d’œil à ma montre m'apprenait que le soir était arrivé. Dans mon inquiétude, je n'avais pas pris la peine de regarder le ciel. Si beau... Si dégagé... Si calme... Je décidais d'utiliser mes premières économies pour me prendre un cheeseburger et me dirigeais vers la plage. Le temps était propice à faire une nuit à la belle étoile. Pratique Los Angeles non ? Je m'installais, mangeait mon somptueux repas et m'affalais dans le sable pour explorer la voûte céleste. Devant ce spectacle magnifique, il n'y avait aucune raison d'être triste. Je me retrouvais peut être seule, encore, mais au moins, je n'étais pas quelqu'un qui me traitait comme... un accessoire. On l'aimait pendant un temps, mais bien vite, on s'en lassait si bien que les « je t'aime » étaient murmurés par habitude. Élias n'avait vu en moi que la demoiselle en détresse sans parent, sans attache. Alors il s'était donné pour mission de s'occuper de moi. Peut être se sentait-il coupable de quelque chose et qu'il avait eu l'impression de faire une bonne action en s'occupant de moi. Mais de toute évidence... Ce n'était pas de l'amour.
Au bout d'un moment, mon œil fut attiré par des intrus qui s'installèrent non loin de moi. Vu leurs humeurs, il n'était pas judicieux de rester dans les parages, surtout qu'ils avaient apporté avec eux de quoi se tenir chaud la nuit. Discrètement, je prenais la poudre d'escampette pour retourner en ville. Où pouvais-je aller à minuit ? Moé... Il ne me restait plus qu'à trouver un hôtel... Il y avait l'hôtel utilisé par Wyatt ! Il n'était pas nickel au niveau de l'hygiène, mais au moins, j'aurai un lit et quatre murs. Contente d'avoir trouvé un endroit, je ne faisais plus attention à mon environnement au point de tomber sur un mec. Un mec ? Non, un traître... Aussitôt, mon visage se durcissait.
- « Je pète la forme. »
A question stupide, réponse stupide. Qu'attendait-il ? Que foutait-il dehors à cette heure ? Ne devait-il pas être auprès d'Indio et de Sarah ? Auprès de sa famille ?
- « Ne pas rester seule pour aller avec qui ? Toi ? Tu ne crois pas que t'en as déjà fait assez ? Quand on y réfléchit, tu as payé mes soins, mes études. Tu m'as nourri, logé. Peu importe les raisons qui t'ont poussé à le faire, je te libère. Tu es libre. Fais ce que tu veux, quand tu veux. J'en ferais autant ! Nous ne sommes pas fait pour être ensemble, rentre toi ça dans le crâne. »
Je déglutissais avant de reprendre.
- « Je n'ai pas besoin d'un homme qui prend n'importe quel prétexte pour se désister. Je me suis battue pour toi. Toi, tu n'as pas cessé de m'écarter et au final, ça me retombe dessus. Ta vie est merdique ce soir, mais réfléchis d'où vient toute cette merde ? Alors arrête.... Et ne me demande surtout pas d'être compréhensive ou adulte, car en rompant avec toi, je crois prendre la meilleure solution pour nous deux. »
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Mer 26 Juin - 18:49

Garder son calme…il faut garder son calme.
Pourquoi me mettre en colère ? Pourquoi hausser le ton ? Pour raisonner cette bornée ? Pour prouver à Capucine que non seulement je ne me suis pas contenté de l’entretenir par générosité – je suis un brave gars mais quand même – mais qu'en plus les sentiments que j’ai développés pour elle sont clairement assumés, ressentis.
Je pourrais alors soupirer, pour ne pas crier. Lui rappeler que je suis venu la chercher dans ce salon de thés. Que nous nous sommes aimés là-bas, pour la première fois. Que nous avons convenus des difficultés à affronter mais que l’amour était le plus fort. Que si des obstacles se mettaient entre nous, nous serions toujours deux.
Enfin, je pourrais aussi partir. M’éloigner, lui tourner le dos. Parce que me battre ne m’intéresse pas. Je n’en ai pas envie. Me battre pour nous ? Mais il n’y a personne à affronter. Personne à part nous même. Je ne veux pas me battre contre Cap, et contre moi, c’est peine perdu. Pas faute d’avoir essayé pourtant.
Garder son calme. Ni s’énerver, ni jouer le blasé, ni l’ignorer. Le reste des possibilités parait mince, mais c’est avec calme que j’acquiesce.

« Je ne me lancerai pas dans ce débat. Tu sais ce que j’en pense, je ne vais pas me répéter. Je t’ai déjà tout dit. Qui plus est, si j’ai bien compris, mon don me permet d’avoir quelque chose de plus convaincant qu’un autre. Je ne veux pas l’utiliser contre toi. » J’insiste, en hochant la tête encore une fois. « Je n’ajouterai rien. Mon cœur et mon appartement te sont ouverts…si tu ne veux pas venir, je reste avec toi. »

Plus qu’entêté, je parais surement fou. Mains dans les poches, le regard attentif et calme, sans doute un peu trop d’assurance dans mon allure, j’attends. Je n’ai aucune confiance en moi à cet instant, elle pourrait se méprendre. Ce n’est pas parce que ma décision est prise que je me sens plus fort, bien au contraire…
Je ne peux la laisser seule dans la rue. C’est tout. Je vais lui payer une chambre d’hôtel. Je vais l’emmerder jusqu’à ce qu’elle accepte de revenir à l’appart. Je vais attendre qu’elle me baffe, pour glisser de l’argent dans ses poches. Au choix. Mais je ne la laisserai pas. C’est décidé.

« Je ne veux pas me séparer de toi. Mais tu souffres de mon silence et tu vas souffrir du temps d’adaptation dont j’ai besoin pour mon don. » Je surveille les alentours en baissant la voix, avant de m’approcher d’elle. D’un pas ou deux. « Il me fallait ton avis sur la question. Que fait-on de nous si tu subis ? La pause que j’ai évoquée était sensée te faire du bien, à toi. Je t’appartiens Capucine il n’y a pas de rupture possible de mon côté. C’était… temporaire. »

C’était peut être la seule explication à donner ;
Malheureusement je n’arrive pas à l’interpréter.
Ne vaut-il mieux pas quelques temps s’éloigner ;
Pour t’éviter de vivre une lourde période d’instabilité ?
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Capucine Rider


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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Mer 26 Juin - 22:13

Je ne regrettais pas mes paroles. Elles étaient justes et méritées parce qu’Élias n'avait, à aucun moment, cherché à me défendre contre cette odieuse femme. Tout dans son attitude montrait qu'il lui donnait raison. Elle m'avait rabaissé, insulté devant lui, mais il n'avait rien fait. Il s'était contenté d'assister à la scène et me faire des reproches. Alors oui, j'avais de bonnes raisons de douter de ses mots, de ses promesses. Après tout, il doutait bien des miens.

- « Plus convaincant ? Penses-tu que je sois convaincue ? Tu imagines que comme tu me le demandes, je vais sagement revenir vers toi alors que tu as laissé Sarah jouer les grandes divas ? Tu penses que je vais la laisser me rabaisser à chacune de ses visites alors que l'homme, qui dit m'aimer, ne fait rien et me reproche au final mon comportement de gamine avant de demander une pause ? Je vais te le dire clairement : Je suis loin d'être convaincue. »

Et paf ! Ça fait des chocapics ! Ou alors une grosse baffe mentale à cet avocat qui ne plaidait pas la cause de la bonne cliente. Je reprenais ma route pour retrouver cet hôtel miteux qui aurait au moins le mérite d'avoir un verrou sur sa porte. Car ce crétin avait décidé de me suivre comme il l'avait dit.

Puis, il en venait à parler de son don, de son silence et du temps d'adaptation jusqu'à ce qu'il comprenne en quoi il consistait. Seulement, ce n'était pas l'endroit pour évoquer ces informations. Il le savait sinon il ne baisserait pas la voix. Pourtant, il le faisait. Quand au reste de ses propos, ils étaient tout bonnement idiots. Quel était ce « nous » dont il parlait ? Une pause censée me faire du bien ? Mais bien sûr ! Et moi, j'étais quoi ? Une chèvre ? Pitié ! Il me blasait ! Je n'avais même plus envie de lui hurler dessus, car de toute évidence, cela ne servait à rien.

- « Me faire du bien... A d'autres ! Si j'avais eu besoin d'une pause, je l'aurai demandé. Arrête de me mettre sur le dos tes propres décisions. Si tu as parlé de cette pause, c'était pour toi et toi seul. Tu ne m'appartiens pas. Tu n'appartiens qu'à toi même et dans une moindre mesure à Sarah en la laissant faire ce qu'elle veut. »

Je tournais au coin pour arriver dans la rue de l'hôtel. Il était lourd à me suivre ainsi, alors qu'il voulait qu'on fasse une « pause ». Qu'il aille retrouver cette Sarah et son fils au lieu de parcourir les rues à ma suite. Nous n'étions pas mariés et il n'avait aucun devoir moral à mon égard. S'il pouvait me foutre la paix, je serais la plus heureuse et équilibrée des cinglés. Je marchais rapidement et finissais par grimper deux par deux les marches de l'hôtel. Même s'il n'était pas fantastique, il était toujours debout. Un bon point non ?

- « Bonsoir ! J'ai besoin d'une chambre avec un super bon verrou. Si vous avez un insecticide pour virer les nuisibles, je suis également preneuse ! »

Je jetais un regard vers Élias pour qu'il comprenne que le nuisible que je comptais combattre ce soir ne serait pas les éventuels cafards rencontrés sous le lit, mais bien lui. Je sortais de suite mon fric pour payer MA chambre afin de lui couper l'herbe sous le pied. La transaction passée, je me dirigeais dans la direction donnée par le réceptionniste. Même si j'étais venue une fois, ça ne faisait pas de moi une habituée. Je regardais ici et là jusqu'à ce que je sente quelque chose tirer sur ma veste. Je regardais... Des billets sortaient de ma poche... Je stoppais net.

- « Tu n'as vraiment rien compris... L'amour ne s'achète pas et tu auras beau me donner ta fortune, je t'ai déjà dit qu'elle ne m'intéressait pas. L'amour... Ça se prouve... Tu peux avoir un don, tu n'arriveras jamais à faire naître un tel sentiment chez quelqu'un car c'est plus que des mots, des images ou des sensations. Ce sont des actes et ça ne se résume pas à s'envoyer en l'air une fois de temps en temps. Enfin, je dis ça mais même ça, tu l'as oublié. »
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Jeu 27 Juin - 11:21

C’est moi qui viens de faire ça ? J’ai plongé de l’argent dans sa poche, sans déconner ? Je ne m’en suis pas rendu compte, j’ai l’air aussi surpris qu’elle lorsque Capucine se retourne, c’est vous dire. Mais puisque la monnaie a été déposée je ne vais pas nier, il n’y a ici qu’elle et moi – et le type à l’accueil mais je doute qu’il lui fasse don d’une cinquantaine de dollars – je dois donc assumer mon geste.
Qu’est ce qu’elle râle. C’est épuisant.

« Je n’ai pas de fortune. Je ne risque pas de te la donner. » Ce n’est pas le moment de faire de l’humour douteux, je vais vraiment m’en prendre une. Je poursuis en secouant la tête. « Et je n’ai jamais supposé que mon don peut créer le sentiment amoureux. Pour finir, je crois t’avoir déjà prouvé que je t’aime. Plusieurs fois. Tu veux quoi ? Que je me dispute avec Sarah alors que je n’en ai pas besoin ? Je t’aime. On a longuement parlé de toi, de ses insultes à ton égard. Je ne supporte pas son attitude, mais je ne peux pas me débarrasser d’elle, c’est la mère d’Indio. Et je t’aime. Elle ne peut rien faire contre ça. Je n’entrerai pas en guerre car pour ma part la victoire te revient déjà. Tu voudrais que je me batte ? Je ne suis plus un enfant. Capucine. Je t’aime, je sais ce que je ressens. Et tu le sais aussi. Alors arrête de vouloir remuer ciel et terre pour une chose que tu as déjà. Je t’aime. C’est clair ? Je dois le répéter encore une fois ? »

Je ne m’énerve pas. Je suis sans doute trop calme, pour une pareille conversation. Mais je n’ai pas envie de céder à l’excitation, aux mots durs et traitres. Elle en a prononcé assez, je ne vais pas me mettre à l’imiter et risquer de la blesser davantage.
Capucine est au plus mal, par ma faute, alors que j’ai tout fait pour réduire les dégâts. Imaginez donc. L'échec de mes efforts me révolte et j’aimerai pouvoir comprendre avec exactitude ce que je fais de travers. A part l’aimer et essayer d’ordonner ma vie, je ne fais rien d’offensant…

« Tu savais très bien que l’existence du petit et de sa mère causerait problème. Je n’y peux rien, la remettre à sa place je l’ai fait. Elle ne va pas squatter l’appartement, sa visite était imprévue et s’est suffisamment mal passée pour qu’elle n’y remette plus jamais les pieds. Je suis désolé Capucine mais je dois composer avec mes sentiments pour toi, ta puérilité, la jalousie de Sarah et la présence d’Indio au milieu de nous ! Je lui en veux de t’insulter, j’ai honte de te faire subir tout ça, tu me le fais payer assez cher ! Et quand j’évoque une pause pour que tu souffres moins, tu trouves encore le moyen de me le reprocher ? J’ai fait ce que j’ai pu. Je ne vois pas d’autres solutions. Soit tu prends sur toi, comme moi, soit tu te mets à l’abri. La mère du gamin sera vite partie, et je vais tout faire pour comprendre l’impact de ma capacité. »

Je me frotte la nuque en soupirant, incapable de garder plus longtemps pour moi tout mon désarroi. Ce sera la seule note d’exaspération sur mon visage calme. Ce serait inhumain d’être plus longtemps insensible.
Quelques secondes pour reprendre mon souffle, j’envisage alors de m’en aller...
Mais le silence et l'indifférence m'ont presque tué il y a quelques semaines, il faut éviter à tout prix de retomber là dedans.

« Je n’ai jamais essayé de t’acheter. Dans un autre contexte je t’aurai simplement suivie. Mais tu n’as pas un rond, c’est moi qui t’héberge et tu fuis l’appartement. Tu crois que je suis capable de te laisser seule sans aucun moyen ? Non. Excuse-moi. Je préfère encore avoir l’air de t’acheter. J’ai été plus romantique, je te l’accorde. Mais je n’en ai rien à foutre de ta haine et ton mépris. Je ne suis pas ce genre de susceptible arrogant. Je ne te laisserai pas sans être certain que tu vas bien. Je refuse de revivre l’enfer de l’autre fois. »

Tu fais tout pour me blesser ;
C’est sans doute mérité.
Mais même si tu préfères me quitter ;
Je veillerais sur ta sécurité.
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Capucine Rider


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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Jeu 27 Juin - 13:38

Il me prenait vraiment pour une bille. Ce n'était vraiment pas le moment de plaisanter, surtout que je pouvais encore me permettre une nuit à l'hôtel. Je continuais ma route jusqu'à ma chambre et redoutais qu'un autre client sorte pour nous montrer son mécontentement. J'ignorais combien de temps j'allais devoir rester ici, alors autant ne pas attirer l'attention. J'ouvrais la porte et la laissais ouverte après mon passage pour qu'il me suive. Ok, ce n'était peut être pas très malin de ma part, mais de toute évidence, il avait des choses à dire et ne me lâcherait pas avant de les avoir dites. Il me demandait ce que je voulais. Je voulais... Je voulais... J'aurai voulu qu'il ne rencontre jamais Sarah et qu'Indio ne soit jamais venu au monde... C'était aussi simple que ça et c'était tout bonnement horrible de penser ainsi. Mais voilà ! C'était ce que je ressentais.

Il continua sur sa lancée, reprenant là où mon cerveau s'était arrêté. Oui, je connaissais son passé et oui, j'avais essayé de l'accepter. Mais le débarquement impromptu de Sarah dans nos vies avait tout remis en question. Je m'entendais bien avec Indio, là n'était pas le problème. Seulement, Sarah ne devait pas être comprise dans le lot. Or, la petite tête blonde avait autant besoin de son père, que de sa mère. Par voie de conséquence, si je ne m’aplatissais pas devant Sarah, je perdais Élias. Même si je l'aimais, je le haïssais de m'obliger à mettre ce que j'étais de côté. J'avais le sentiment de devoir me renier. Lorsqu'il parla de ma puérilité, je dû faire des efforts inhumains pour ne pas exploser. Je me contentais de m'asseoir sur le lit avant de répondre.

- « Tu ne comprends pas... Si je suis partie de l'appartement, tu ne crois pas que c'était justement pour me mettre à l'abri de toi. Ce que tu me demandes là, c'est de ramper aux pieds de Sarah, de jouer les tapis devant elle. Tu veux quoi ? Que je la laisse me traiter comme une moins que rien. C'est ça qui me fait mal. En fin de compte, tu penses qu'elle a raison et tu la laisses faire parce qu'elle est la mère d'Indio. Même si c'est ton ex-femme, tu l'écoutes davantage que moi et tu mets mes réactions sur le compte de ma « puérilité » parce que ça t'arrange. Donc, oui j'ai peut être gagné ton cœur, mais elle a gagné notre futur, car elle n'est pas prête à te dire adieu. Elle va se servir d'Indio et entre lui et moi, le choix est vite fait. Alors non, je ne m'abaisserai pas devant elle. Je préfère encore crever dans la rue la tête haute que de vivre une éternité en étant une moins que rien. »

Voilà... C'était dit. Après un dernier regard, je décidais de m'allonger sur le lit, attendant qu'il s'en aille. Après ce que je venais de lui dire, il allait soit péter un câble, soit quitter les lieux sans dire un mot. Je penchais d'ailleurs pour la deuxième option. Élias n'était pas du genre à s'emporter. Il préférait jouer les conciliateurs et si ça ne marchait pas, il finissait par s'en aller. Mais non... Il était toujours là. Il reparlait de cet argent et du fait que j'étais une pauvre petite malheureuse sans le moindre sous.

- « J'ai trouvé un emploi cet après midi et avec mes économies, je peux tenir un moment. Je n'ai pas besoin de ton argent. »

Ne pas pleurer. Ne pas pleurer. Ne pas pleurer. Trop tard. Cache tes larmes. Cache tes larmes. C'était mieux... Je n'avais effectivement pas besoin de son argent et je le lui avais fait comprendre de nombreuses fois. Ce que je désirais c'était que cette femme ne remette plus jamais les pieds dans l'appartement, dans le bureau d’Élias, ni dans ma vie. Or... C'était mission impossible et je ne pouvais lui demander de faire ce choix, car son fils était en jeu.
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Jeu 27 Juin - 19:56

Je reste bête devant ses constatations. Sa vision des choses me surprend complètement. Mon visage se détend davantage – comme si c’était possible – et je reste immobile l’espace de quelques secondes. Pour Capucine, le seul moyen de supporter mon passé c’est de s’écraser devant Sarah ?
J’aimerai au contraire que ce soit mon ex-épouse qui ferme sa grande gueule en présence de la femme que j’aime, mais c’est terriblement compliqué de lui imposer. De toute façon je lui ai fait remarquer qu’un pareil comportement n’est pas acceptable et Sarah l’a compris : elle ne viendra plus à l’appartement que pour venir chercher Indio ou le déposer. Et ses visites ne dureront pas plus de deux minutes. Chrono en main.
Je ne vois pas comment je peux avancer si je demande à ma petite amie de s’agenouiller devant la mère de mon fils. Ce n’est ni logique ni humain. Je veux qu’elles se respectent et, si c’est impossible, qu’elles s’ignorent. Je dois faire le reste, et espérer que ça n’explose jamais.

La jeune femme s’installe sur ce que l’hôtel ose appeler un lit. Dans un mouvement peu motivé je regarde la porte derrière moi, la rejoins lentement, pour la fermer. Je doute que cet établissement regorge de clients, mais admettons qu’il y ait quelqu’un : je ne veux pas que notre vie privée soit étalée. Surtout à des gens de si mauvais gout. Hum.

« Tu vois la situation comme une lutte. Tu as l’impression que l’une d’entre vous doit prendre le dessus…mais vous n’appartenez pas à la même catégorie. Le combat est impossible…tu n’as pas à te rabaisser. »

Je m’approche, beaucoup plus convaincu par cette nouvelle direction qui me mène à elle plutôt qu’à la sortie, et je m’assois sur le matelas. Le moment est pénible et douloureux, mais ça ne sert à rien de se quitter sur un malentendu. Ce n’est pas évident de donner son opinion, en toute subjectivité donc, sans passer pour un égoïste. Mais on n’a besoin l’un comme l’autre de percevoir l’ensemble des ressentis.
Elle m’a donné les siens, je veux qu’elle comprenne ce que moi, je vois.

« J’ai été marié à cette femme. Et nous avons un enfant. Il est là, il a besoin d’elle, il a aussi besoin de moi. Je veux être là pour lui, ça fait trop longtemps que je suis absent. Mais le pauvre ne nous aura plus jamais. C’est ainsi et si je regrette pour lui, je n’ai pas l’intention de lui donner de faux espoirs. Il n’y a plus de nous, avec Sarah. Ce pronom est pour toi et moi aujourd’hui. Elle est mon passé. Je ne la vois que comme un ancien chapitre, qui fait en partie de moi ce que je suis. Toi tu es mon présent et j’espère, mon avenir. Tu es ce que je deviens, ce que j’essaye de faire et de transmettre. »

Finalement je m'allonge. Pour ne pas trop l'envahir, une seule moitié de mon corps repose sur le lit alors qu'un bras et une jambe se contentent de pendre de l'autre côté, pour me maintenir en place. Mon regard sur le plafond, je prends une longue inspiration.
L'inspiration, l'autre, ne me vient pas pour autant. Je n'ai pas l'impression d'être clair et ça me frustre énormément.

« Tu es tout Capucine. Je te l’ai déjà dit. Tu es toutes mes espérances, ma fierté, mon bonheur. Je ne te traiterai jamais comme une moins que rien ! Personne ne saurait faire ça, en plus. »

Mon visage se tourne juste assez pour que mes yeux effleurent les siens. Se sous-estime-t-elle toujours ainsi ? Je n’ai pas envie de la laisser penser que mes silences parfois valent indifférence. Il faut savoir se taire dans les moments opportuns. Je me suis peut être trompé durant la journée, à moins que ce soit elle qui ait mal interprété les non-dits. Je rectifie donc le tir : elle ne sera jamais rien. D’ailleurs, jamais elle ne sera moins qu’une autre. Elle est en haut de tous mes rêves, elle est le nom de tous mes vœux, ma maladresse n’a pas le droit de la faire douter comme ça…

Je m’empêche de venir caresser sa joue et replace mon attention sur le plafond. Sale. Je n’ai rien à lui imposer – déjà que j’ignore l’exercice de mon don à cet instant – c’est à elle que revient la décision. Toutes les décisions. Quelles qu’elles soient. Moi je suis perdu, je ne peux donc pas prétendre avoir les meilleures idées !

J’en ai assez que tu souffres ;
Je voudrais pouvoir deviner ce que tu veux.
Je refuse d’atteindre le fond du gouffre ;
Mais mon vécu ne me dit pas ce qu'est le mieux
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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   Mer 3 Juil - 11:05

Sarah et moi n’appartenions pas à la même catégorie… Comment devais-je le prendre ? Je l’ignorais, puisqu’il n’avait pas tout à fait tort. Nous étions le jour et la nuit et ce, peu importait mes efforts pour changer cet état de fait. Quoiqu’il en soit, entre Sarah et moi, c’était un combat. Elias ne voulait peut être pas l’assimiler, mais c’était une lutte pour déterminer celle qui était la plus appropriée pour rester aux côtés d’Elias. Sarah m’avait bien fait comprendre tout le long de la journée que je n’étais pas celle qui méritait cette place. Je devais forcément m’y attendre venant d’elle. Ce qui me restait en travers de la gorge était l’absence de réaction d’Elias devant sa méchanceté. Comme si lui rouspétait après comme on rouspétait un enfant de cinq ans était suffisant pour la remettre à sa place. Il n’avait pas non plus accepté de me suivre dans mon plan machiavélique de la douche pour me proposer cette pause. Par son refus et cette proposition, il m’avait rejeté. Si encore il avait fini par foutre Sarah en dehors de notre appartement devant moi, il aurait fait ce qu’il fallait. J’avais dû quitter ce « chez moi » pour le laisser avec une autre femme.

- « Peut être que ce n’est pas une lutte..., mais, au final, c’est moi qui ait dû quitter l’appartement… «

Cela faisait encore plus mal lorsque les mots étaient prononcés à haute voix. Je me mettais en boule pour faire passer la douleur et réfléchissait à ce que je voulais pour moi. Elias faisait tout pour me récupérer, mais en avais-je seulement envie ? Après ces jours de galère, en faisant tout pour ne pas l’obliger à cracher le morceau sur sa capacité, j’étais fatiguée de batailler. Nous nous étions éloignés, nous étions presque devenus des étrangers.

J’écoutais les mots d’Elias, mais leur sens ne me parvenait pas. Il idéalisait notre relation et nourrissait l’espoir que notre avenir soit tout rose, tout brillant. Seulement, il ne l’était pas. Il ne le serait pas tant qu’il… ne me fera pas pleinement confiance, qu’il continuera à me laisser sur le côté de la route comme il était en train de le faire. Il me voulait à ses côtés, j’étais d’accord. Mais il ne voulait pas s’encombrer de certaines choses. Pourtant, selon ses dires, j’étais tout pour lui.

- « Un avenir sans confiance… sans honneteté… sans… être vraiment ensemble. Depuis ta découverte, nous partagions le même appartement comme… comme de simples colocataires. As-tu seulement remarqué que le matin, on ne s’embrassait même plus pour se souhaiter une bonne journée ? Que le soir, je me couchais ou jouais avec Indio alors que toi, tu continuais de travailler ? Nous vivons sous le même toit, mais je n’ai plus l’impression que nous sommes un couple. Ta capacité t’a bouffé et tu n’as pas voulu partager avec moi. Pourquoi ? Parce que tu craignais que mes sentiments soient factices. Mais mets toi à ma place… Mets toi à la place d’une femme qui t’aime. Rajoute à ça la journée d’aujourd’hui... Alors si ce n’est pas une lutte, c’est quoi ? »

Je cherchais son regard des yeux pour y trouver la solution. Il était le plus âgé de nous deux, il avait l’expérience. Il saurait répondre à toutes ces interrogations sans queue, ni tête. Nous étions à un tournant de notre relation. Je lui montrais ce dont j’avais besoin, ce que je voulais pour nous. Je voulais ressentir à nouveau cette complicité qui nous caractérisait tant avant que nos sentiments soient déclarés. Je voulais retrouver nos confidences infinies sans craindre de jugement. Pour autant, avant d’avoir les réponses, je souhaitais ressentir ses bras autour de moi. Cette envie était presque idiot tellement l’heure était grave.

- « J’aimerai être certaine de retrouver ce que nous étions avant tout ça. Je veux retrouver l’homme que j’aime car j’ai beau te regarder, te serrer dans mes bras, t’entendre dire que je suis tout pour toi, je ne suis pas certaine que tu me laisses entrer pleinement dans ta vie. »
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MessageSujet: Re: Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]   

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Surprise, une femme nue ne cache jamais son visage [Terminé]

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