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 Just stop doggin' me around [terminé]

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Keaton T. Wetherford

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C.A. de Genetic

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MessageSujet: Just stop doggin' me around [terminé]   Lun 13 Mai - 20:11

Lundi 14 Février 2011 – Vers 20h45

Pourquoi je me trouvais dans cette chambre ? Ma présence n'était pas requise et pourtant c'était bien dans cette pièce que je me trouvais. Une infirmière était à mes côtés. Elle était chargée de faire l'injection. Est-ce que j'étais présent comme médecin ? Même pas. Comme ami ? Encore moins il semblerait. J'aurais du tourner les talons, surtout après le regard que j'avais croisé. Il était froid, limite dénué d'expression. Il m'était adressé et non à l'infirmière, ça je l'avais bien compris. Je m'attendais à une vanne, ou au minimum à une réplique cinglante, m'interrogeant pour justifier ma présence ce soir là. Il n'y avait rien. Seulement le silence et les quelques paroles prononcées par l'infirmière. Cette rencontre était étrange. Des explications devaient être fournies pourtant, il suffisait de songer aux termes dans lesquels on s'était quitté. Mais non rien. On s'observait sans un mot quand le regard de l'un ne se détournait pas pour fixer un point plus intéressant sur un mur. Ce silence était quelque peu pesant mais si elle n'était pas décidée à l'interrompre, je ne le ferai pas non plus. Quand l'infirmière fut prête, je me contentais de prendre une chaise dans la pièce, de la rapprocher près du lit. Je m'installais dessus, attendant que le sérum fasse son effet. Quand ce fut le cas et que je vis la crise de douleur approcher, je ne lui laissais pas le choix. Ma main agrippa la sienne, la serrant, resserrant mon emprise si elle tentait de se dérober. Je ne la lâchais que lorsque je jugeais que la crise s'estompait. Sans un mot, je me levais et tournais les talons, quittant la chambre.

Mardi 15 Février 2011 – Vers 22h

C'était la veille que l'on avait injecté le sérum à Dakota. Presque dix jours sans échanger un mot et quand l'occasion s'était présentée, nous ne l'avions pas fait. Combien de temps ce silence allait-il encore durer ? Si chacun campait sur ses positions comme nous étions en train de le faire, sûrement éternellement. C'était peut être ce qu'il y avait de plus sage à faire, s'ignorer pour mieux vivre chacun de son côté et ne plus s'agresser. Je ne pouvais me résoudre à cette solution. Je me posais des questions, j'avais des points à éclaircir et cela nécessitait une discussion avec la jeune femme. Encore fallait-il qu'elle se décide à décrocher un mot...

Durant la journée, je m'étais racheté un téléphone portable, remplaçant le précédent qui avait perdu la vie dans un accès de colère, ce qui ne m'arrivait que rarement en temps normal. Et depuis quelques temps, qu'était-ce que la normalité ? Je me le demandais. Après l'achat de ce téléphone, j'étais retourné directement à Genetic. Je limitais mes déplacements, me contentant de graviter à l'intérieur de cette organisation. J'étais encore contagieux et je ne souhaitais pas particulièrement contaminer d'autres mutants. J'avais passé du temps avec Ingrid avant de m'isoler dans mon bureau qui était celui de ma sœur auparavant. De là, j'avais consulté quelques fichiers et trouvé un numéro de téléphone que j'avais noté sur un morceau de papier. Je fis un détour par une pièce, récupérant quelque chose que je glissais dans un sac de sport puis je pris la direction de l'ascenseur, ne m'arrêtant pas au rez-de-chaussée et continuant à grimper jusqu'au toit.

Voilà plus d'une heure que je me trouvais sur le toit de Genentech, profitant de la vue et de l'air frais. Les premières minutes, je les avais passées à observer autour de moi le paysage nocturne qui s'étendait à ma vue. J'avais posé le sac dans un coin avant de m'appuyer sur la rambarde de sécurité pour observer l'agitation des rues un peu plus bas. Au bout d'un moment, je m'étais écarté pour sortir mon téléphone et le morceau de papier que j'avais en poche. Je tapais alors un message.

Code:
Toit de Genentech. Il est temps de sortir de ce silence.

Je n'appuyais pas sur la touche pour l'envoyer. Je songeais qu'elle se douterait de la provenance de ce message, mais également qu'elle l'ignorerait royalement. Alors je décidais de rajouter autre chose pour la forcer à venir, quitte à ce qu'elle entre dans une rage folle et que ça éclate une nouvelle fois entre nous. Ça ne serait qu'une habitude en train de se mettre en place.

Code:
J'ai vu tes sms avec Tussle...

Cette fois, le message partit. Il n'y avait plus qu'à attendre. Je repris place contre la rambarde, observant les lumières de la ville et sortant une cigarette que j'allumais, prenant le temps de la fumer.

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MessageSujet: Re: Just stop doggin' me around [terminé]   Mar 14 Mai - 10:35

Lundi 14 Février 2011 – Vers 20h45

Non mais qu’est-ce qu’il foutait là ? Sérieusement ? Merde ! Il devrait être content, j’avais levé le camp, il avait récupérer ses affaires, libre à lui d’aller voir sa précieuse Reynolds. Je ne voulais plus lui parler, j’avais été claire. J’avais déconné et tout était de sa faute. Pourquoi j’avais fait cette connerie de ne pas l’achever ? Merde, mais je déconnais à plein régime. Et pourquoi il était là ? Dès que je le vis entrer, je me durcis… Je devais avoir pour lui le même regard que Tussle m’avait jeté à travers le hublot quand il avait remis les pieds à Genetic. L’infirmière pour m’injecter ce foutu sérum, ok. Mais pourquoi il était là ? Après un regard glacial, je fixais mes yeux sur un point du mur de ma chambre, me terrant dans le silence le plus total. Je ne voulais pas de lui ici…

Alors que l’infirmière s’activait, je jetais des regards à Keaton… Si c’était une hallucination à cause de la maladie, elle était bien tenace. Il manquait juste les bouclettes… Mon regard se fit encore plus froid quand il s’installa à côté de mon lit. Et pourquoi on m’avait fait m’allonger ? Je n’aimais pas ça ! Pourquoi il ne partait pas ? J’avais envie de lui hurler de dégager, qu’il n’avait rien à faire ici, mais non, non… ce serait trop facile que je perde le contrôle encore une fois. Je sentis à peine qu’on me piquait. J’avais eu tellement d’aiguilles dans le corps pendant ma vie… Bon allez là, pourquoi ils restaient plantés là comme deux épouvantails à qui il manquait des neurones ? C’est bon, je l’avais eu ma piqure… Qu’est-ce… qu’est-ce que… Je me crispai. Une douleur vive et soudaine s’empara de moi. Au moment où mes poings allaient se serrer, je sentis un obstacle ? Une peau contre la mienne, qui n’aurait pas dû être là. Alors que la douleur contractait mes muscles et que je m’efforçais de ne pas hurler, je tournai la tête et ouvris les yeux. Et je le vis. Cet abruti me tenait la main. Mais je ne voulais pas… personne n’avait le droit de me tenir la main… de toute mes forces, je ‘agitais

« Lâche-moiiiiiiiiiiiiiiiiiaaaaaaaaaaaaaAAAAAAAAAAAAAHHHH »

J’avais l’impression que ça me déchirait de l’intérieur. Rarement je n’avais eu aussi mal. Ma main serra la sienne que je détestais mais j’avais trop mal. Puis la douleur diminua… J’étais vidée. Ma main glissa et tomba sur le lit. Je le vis – comme dans un brouillard – qui sortait… enfin. Et je m’endormis.

Mardi 15 Février 2011 – Vers 22h

J’émergeais avec difficulté... Comme si mon corps pesait une tonne et qu’on l’avait rué de coup. J’étais seule… au point de me demandais si cela avait été réel… Je levais ma main et la contractais. Ça avait été réel. Mes yeux se fixèrent alors sur la porte. Au bout de je ne sais pas combien de temps, l’infirmière de la veille vint me voir, le temps de me briefer sur le sérum, blablabla. Je ne l’écoutais pas. Je voulais rentrer chez moi. Une dizaine de jours que je n’avais pas revu mon appart… En même temps… il n’y avait rien qui m’attendait là-bas. Rien et personne puisqu’Adalia… Non, stop, j’allais rentrer chez moi et m’en réjouir, comme d’habitude.

La journée avait été lente et pénible. Je m’étais réveillée sur les coups de 11h mais il me fallut des heures pour retrouver une autonomie, prendre une douche, manger un peu… bref redevenir autre chose qu’un zombie dépendant. En fin d’après-midi, j’avais souhaité regagner mon bureau. On avait fini par me laisser faire. Je notai que malgré le sérum, on prenait soin de m’éviter. M’en foutais. Et même si c’était difficile, que j’avais encore le corps engourdis et la tête au bord de l’explosion, je bossais. Ce fut la vibration de mon portable qui me sortit de mon boulot et me fit prendre conscience de l’heure tardive. Je ne connaissais pas le numéro. Pourtant, la raideur qui habita mon corps ne laissait aucun doute. Keaton. Qu’il aille crever… je ne le rejoindrais pas. Surtout s’il me donnait des ordres. Mais je bugguais sur la suite. Je manquais même une respiration… J’enrageais. Qu’est-ce que ça pouvait lui foutre ? Il était sauf, non ? Alors quoi, il fallait qu’on en disserte pendant des heures ? Mon agrafeuse vola à travers la pièce. Merde !

Les nerfs en pelote, je pris ma veste sous le bras et mon sac. La porte de mon bureau claqua. Monsieur commençait à jouer à son rôle de membre du CA, s’arrogeant le droit de récupérer mon numéro et me donner des ordres ? Ça n’allait pas se passer comme ça ! Je fulminais dans l’ascenseur. Putain. Besoin d’une clope. Et d’un shoot de tequila. Ou de deux, tiens. Quand j’arrivai enfin sur le toit, la nuit était déjà bien installée. Je respirais, redécouvrant, après plusieurs jours d’enfermement l’air frais. C’était étrange. Et là je le vis. D’un pas résolu, j’avançai vers lui.

« Je ne suis pas votre secrétaire. Je ne réponds aux ordres que de Tussle, M. Wetherford. »

Repasser au vouvoiement, arrêter d’ouvrir des brèches pour qu’il s’y engouffre. Sous une pulsion, je lui ôtais sa cigarette du bec pour en tirer une bouffée. Nicotine…

« Ça va, vous vous êtes bien amusé à me regarder pendant qu’on m’injectait ce truc ? C’était quoi, une sorte de vengeance ou juste le plaisir de passer la saint Valentin avec moi ? Vous voulez parler ? Je vais parler. Soyez content, vous êtes en vie et libre. Vous devriez vous contenter d’un merci et mettre les voiles. On n’a rien à se dire et Tussle n’a pas besoin de savoir. Tu veux… Vous voulez savoir quoi ? Pourquoi j’ai fait ça ? Considérez que c’était un instant de faiblesse ou la maladie. C’est bon, on a fini ? »

Et je mourrai d’envie de lui coller dans la tronche la main qu’il m’avait tenue…
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Keaton T. Wetherford

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MessageSujet: Re: Just stop doggin' me around [terminé]   Dim 19 Mai - 12:34

Le quartier des affaires de Los Angeles qui se situait en plein centre de la ville offrait une vue magnifique. Plusieurs années que je vivais dans la cité des anges et je n'avais pas encore eu l'occasion d'admirer ce qui s'étendait sous mes yeux. Il fallait dire que - jusqu'à quelques mois en arrière - je n'avais aucune raison de monter sur le toit d'un bâtiment comme celui sur lequel je me trouvais, qui offrait une jolie vue. Cette nuit je n'avais pas davantage de raisons de me trouver là. Il fallait pourtant trouver un lieu et je choisis celui-ci. Les lumières de la ville s'allumaient progressivement. Certaines s'éteignaient, remplacées par d'autres. Au loin, je pouvais entendre quelques coups de klaxons, sûrement un employé pressé de rentrer chez lui après une longue journée de labeur, ou un taxi qui perdait du temps au milieu de la circulation. À quelques pâtées de maison du centre, je devinais l'hôpital, dissimulé entre deux immeubles. Je me demandais si je pourrais y retourner. Je m'étais absenté de nouveau, sans prévenir cette fois, et même si j'avais laissé un message aussitôt que j'eus récupéré un moyen de communication, j'émettais des réserves sur le fait que l'on me reprenne. Si cela n'arrivait pas, il ne me resterait plus rien. Seulement Genetic qui offrait un salaire suffisant, sous condition de travailler pour le groupe sans se contenter de façade. Mes possibilités se réduisaient de jour en jour. Si je ne faisais pas attention, avant même que je comprenne, il ne me resterait que la boutique de fleurs.

Un instant, je songeais à sortir le téléphone de ma poche pour envoyer un nouveau message. Non à cette même personne qui avait reçu le premier texto, mais à une autre, plus chère à mon cœur et qui portait mon enfant. J'hésitais à le faire, j'en mourrai d'envie mais je refusais de me décider, mon cerveau faisant un blocage. Ce n'était pas encore le moment. Trop d'inconnues demeuraient. J'espérais qu'après cette nuit, j'y verrai un peu plus clair. C'était à double tranchant. Soit effectivement j'y verrai plus clair, soit je serai encore plus embrouillé que je ne l'étais déjà. Que se passerait-il si la seconde option prenait le dessus sur la première ? Je n'osais pas formuler la réponse dans ma tête, même si celle-ci résonnait comme le mot « fin ».

J'entendis le bruit de la porte du toit qui s'ouvrait à la volée dans mon dos. Je pris le temps de tirer une bouffée de ma cigarette avant d'envisager de me retourner pour voir qui arrivait. Je me doutais de l'identité de cette personne. Effectivement, je ne me trompais pas quand mes prunelles claires se posèrent sur sa silhouette. Même pas de salutation, elle entra directement dans le vif du sujet. Bien évidemment que je savais qu'elle n'était pas ma secrétaire. Elle préférait perdre son temps à servir un homme sans scrupule, lui mangeant dans la main et accomplissant le moindre de ses caprices. Du moins, elle semblait l'avoir fait jusque présent, à une exception près, me sauvant la vie au lieu de m'achever. Sa raison m'était toujours obscure, dévoiler la vérité n'était de toute manière pas le but de cette rencontre.

Elle ne me laissa pas le temps d'ouvrir la bouche, me retirant la cigarette de mes lèvres pour la porter aux siennes. Énervée la demoiselle ? En manque sûrement de nicotine mais également d'alcool du peu que j'avais pu remarquer quand nous étions tous les deux confinés dans la même chambre. Je ne dis rien, la laissant reprendre. Enfin le silence était interrompu et on parlait. Non, rectification, elle parlait car pour le moment, je ne faisais que l'écouter. Elle était lancée, je ne prenais pas le risque de l'interrompre. Je la laissais penser ce qu'elle voulait de moi. Si elle était persuadée que je m'étais amusé à contempler sa douleur à cause de l'injection, alors qu'il en soit ainsi. Pour la saint Valentin ? Je n'avais même pas capté le jour que nous étions la veille. Ce n'était pas avec elle, ni avec Ingrid que j'aurais du le passer. Ça aurait dû être notre première saint Valentin... A croire que les premières fois n'étaient pas pour nous...

« Il va falloir te décider Dakota... Tutoiement... Vouvoiement... Que d'incertitude. » Je me rapprochais alors d'elle, laissant s'écouler quelques secondes avant que je ne tende la main dans sa direction. Je ne lui effleurais pas la joue comme lors de notre rencontre. Je me contentais de récupérer la cigarette qu'elle m'avait prise pour la remettre entre mes lèvres. « On n'a pas fini, ce n'est que le début... Je pensais que tu n'étais pas comme Tussle. Je le pense toujours sinon tu n'aurais pas épargné ma vie. Je me fiche de tes vraies motivations, ce n'est pas pour ça que nous sommes ici ce soir. On a quelque chose à régler. » Je m'écartais alors, reculant de quelques pas. La cigarette tomba sur le bitume du toit. Je récupérais le sac que j'avais laissé à terre. « C'est ma sœur qui m'a annoncé que j'allais être père. C'est une nouvelle qui aurait du me remplir de joie mais je n'ai jamais pu apprécier ce moment. Tu sais pourquoi ? » J'ouvris le sac pour récupérer ce qu'il y avait à l'intérieur. « Tout ça parce que Tussle m'a retiré ce que j'avais. Tu as oublié lors de notre rencontre de me préciser que tu étais dans le coup. Peut être même que tu as pris ton pied en faisant ça. » J'étais extrêmement calme malgré les apparences. Je m'énervais rarement, la pression montait progressivement, éclatant ou finissant en général par retomber. « Je vais t'offrir ce que tu voulais dès notre rencontre et ensuite on n'en parlera plus. » Alors je lui tendis ce que je tenais. Des gants de boxe d'entraînement. Une paire dans chaque main. « A moins que tu renonces à mettre une raclée au « héros » du Blue Lake ? » En même temps, ce n'était pas difficile d'y parvenir, je ne m'étais pas battu depuis une dizaine d'années et j'avais en face de moi un agent entraîné.

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MessageSujet: Re: Just stop doggin' me around [terminé]   Dim 19 Mai - 21:47

Rester dans une chambre, sous l’œil des médecins et des scientifiques, sans voir l’extérieur. Cela me rappelait mon adolescence et mes premiers temps à Genetic. Je rêvais de mon appartement. De reprendre ma vie. De revoir Los Angeles. Et sur ce toit, je pouvais admirer cette ville qui avait fait de moi ce que j’étais. A San Francisco, je n’avais eu aucun espoir, aucun avenir. Alors qu’à Los Angeles… J’avais un boulot, un bel appart’, de belles fringues, de l’amusement à portée de main. Los Angeles était mon présent et mon avenir. Je devais tout à ce groupe et à cette ville. Alors que j’étais enfermée, depuis des jours, j’avais imaginé ma sortie. Et en vérité, ça ne ressemblait pas du tout à ce que je vivais. Je m’étais représentée un sermon de Tussle, des conseils de prudence (comme si j’allais les suivre) des médecins et surtout une virée shopping dans Los Angeles. J’aurais pris un petit déjeuner au Starbuck près de chez moi, puis je serais allée à Holmby Hills, creuser un peu plus la tombe de mon compte en banque. J’aurais mangé une salade dans un petit diner’s très peu connu, dans le quartier de Silver Lake. Je me serais certainement baladée ensuite, jusqu’à ce que la nuit tombe et que les lumières fleurissent. J’aimais Los Angeles et encore plus la nuit. Mais ma sortie n’avait strictement rien à voir. Il avait été là et il l’était encore. La nuit était tombée, la ville scintillait de mille feux, mais je ne la voyais pas. Il m’avait gâché cela.

Je ne savais vraiment pas à quoi il jouait. Je m’étais brûlé les ailes et je savais arrêter avant que les choses ne partent en vrille. Apparemment, ce n’était pas du tout son cas. Il était libre, il pouvait retourner avec sa grognasse au ventre surdimensionné et sa chère fille pour former la parfaite petite famille. Et moi, je retournerais à ma vie. Est-ce que sa blondeur peroxydée avait attaqué ses quelques neurones ? Autant mettre les choses au clair, ce que je fis. Je voulais juste me barrer, car à cause de lui, je déconnais. Je risquais de tout perdre, et même si ça craignait, tout ce que j’avais se résumait pour l’heure à mon boulot. Et je n’étais pas efficace quand il était dans les parages. Finalement mon programme de sortie se limiterait à une prise de tête et certainement à une ou eux bouteilles d’alcool bien fort pour passer le tout.

Il me tapait sur le système. Et cela s’accentua quand il me reprit avec un ton condescendant et limite paternaliste que je ne supportais pas. Rectification… trois bouteilles. Ou alors deux et une dose de ce que je pourrais trouver. Je le fusillais du regard. Pourquoi je ne l’avais pas tué ? Ça nous aurait rendu service à tous les deux. Et même si je n’avais jamais causé directement la mort de quelqu’un avant, cela aurait dû être facile. En plus, j’aurais certainement eu une récompense. Je m’efforçais de ne pas loucher et de garder mes yeux rivés dans les siens quand je vis sa main approcher de moi. S’il me touchait encore, je le passerais par-dessus la rambarde, c’était décidé. Mais au lieu de cela, il reprit sa fichue cigarette pour tirer une taffe à son tour. Merde, j’aurais dû cracher un peu de poison… si j’avais su. Alors qu’il affirmait que j’étais différente de Tussle, j’expirai un nuage de fumée. Qu’en savait-il… si cela avait été quelqu’un d’autre, je n’aurais peut-être pas hésité. Superman avait sa Kryptonite, moi j’avais Wetherford. Il fallait que je m’en débarrasse si je voulais avancer.

« Moi je n’ai rien à régler. »

S’il avait un problème, c’était le sien, pas le mien. Je croisais les bras, l’observant en silence, analysant chacun de ses gestes tandis qu’il me parlait. Et franchement, je ne comprenais rien à ce qu’il me racontait. Déjà, l’idée d’être empli de joie à l’idée d’avoir un enfant m’échappait totalement, avec la Reynolds, ça relevait en plus du délire. Mais en plus, même si j’avais été prête à m’occuper d’Adalia, je n’en avais pas éprouvé de la joie. Il me porta un coup en revanche, qui fit que je me braquai soudainement. Il était très calme en prononçant une accusation mais je n’étais pas idiote. Il me haïssait pour ce que j’avais fait. J’étais dans le coup… pour la captivité de sa gonzesse ? Certes, ce n’était pas mon plan, mais j’avais été l’un des mailles du filet. Voilà… je la ressentais, cette colère et ce dégoût. Des sentiments auxquels j’étais plus habituée. Je n’aimais pas cette vision qu’il avait de moi mais… en quelque sorte c’était ce que j’étais, et il valait mieux qu’il me voie comme un monstre et me fuit comme la peste. Alors même s’il m’avait fichu un coup, je m’efforçai de le regarder sans ciller, sans trembler, sans avoir l’air le moins du monde affectée par ses mots. J’essayais de comprendre où il voulait en venir alors que j’enregistrais à peine ses propos. Machinalement je tendis la main pour attraper ce qu’il pointait vers moi. Des gants de boxe ? Ses propos m’éclairèrent. C’était terminé. Si pour lui, le round ne faisait que commencer, pour moi, c’était fini. Je savais ce que je devais faire. J’étais un monstre. Pas du même acabit de Tussle, certes, mais un monstre. La seule personne qui avait semblé me considérer différemment le pensait à son tour. Alors je leur donnerai à tous ce qu’ils attendaient de moi.

« Mais tu as cinq ans d’âge mental ou quoi ? Le fait de t’être coupé les bouclettes n’a pas effacé ton côté blond. Tu veux faire quoi ? Me taper parce que j’ai embêté ta copine ? Ça sonne très cour d’école et vois-tu, je suis ce qu’on veut, mais au boulot je ne déconne pas. »

Faisant danser les gants dans les mains je m’approchais de lui… tout prêt, au point que nos vêtements se frôlaient sous l’effet de la brise. Tout avait été illusion, mais si je m’étais leurré, lui aussi. Et dans son cas, c’était pire, il s’aveuglait.

« Est-ce que j’étais dans le coup ? oui, certainement. Est-ce que j’ai pris mon pied ? A coup sûr. C’était ma première mission. Garder l’œil sur une prisonnière. Ni plus, ni moins. Je ne l’ai jamais touchée et je n’ai pas contribué à son enlèvement. J’ai pris mon pied car c’était la première mission importante qu’on me confiait. Je sortais enfin du trou. Et j’avoue que le fait de voir emprisonnée une femme qui pendant des années est venue me prélever du sang ou faire des expériences sur moi sans se soucier de comment je le vivais n’était pas pour me déplaire. Ce boulot m’a sortie du caniveau, fin de l’histoire. Je ne l’ai pas fait dans le but de pourrir votre vie. »

Je baissais alors le regard. J’étais calme en extérieur, je le savais. En un sens, je l’étais aussi à l’intérieur. Parce que pour une fois, je savais où j’allais.

« Tu peux être en colère contre moi, alors que tu n’as aucune raison de l’être, peu importe. Tu es libre, en vie, ta… copine est dehors et tes filles t’attendent. Moi, on m’a pris la seule fille que j’aurais pu avoir et si Tussle tombe sur les mails que j’ai envoyés, je perdrai la seule chose que j’ai. Mon boulot. Tu crois que vous êtes les victimes et moi le grand méchant loup ? Soit, ferme les yeux, c’est plus simple. »

Moi, en revanche, je rivais les miens droit sur lui. Ridicule cette barbe naissante, mais passons.

« Pars. Tu as quelque chose hors d’ici. Mais ne te mens pas. Tu as caressé mon visage. Tu m’as retenue pour que je reste auprès de toi. Tu m’as pris la main. Pourquoi ? Tu me demandes des comptes, mais je pourrais en faire autant. Pourquoi tu es là, avec moi, alors que tu pourrais être ailleurs ? Pourquoi ma joue ? Pourquoi ma main ? J’ai toujours cru qu’il n’existait que deux types d’hommes. Ceux qui voulaient me sauter, et ceux qui me prenaient pour un punchingball. Parfois les deux se combinaient. Le plus triste dans l’histoire ? J’ai cru que tu étais différent. J’ai honte de l’avouer, mais je l’ai cru. Aujourd’hui, tu te pointes avec des gants de boxe en espérant me faire du mal ? Me cogner en prétextant une légitime défense ? Ouais… j’y aurais presque cru… »

Ma voix était calme, faible, et d’un geste, je lui remis les gants entre les mains, avant de reculer de quelques pas.

« Demande-toi ce que tu veux, avant de prétendre savoir ce que moi je veux. Je me fiche du « héros du Blue Lake », je me fous de lui mettre une branlée. J’ai vu son vrai visage ce soir, celui d’un homme qui arrive avec des gants de boxe pour ne pas penser. Et ce type-là, je n’en ai rien à faire… »

Je lui tournais le dos. Comme mon ex, il avait failli – et je dis bien failli – me faire croire qu’il pouvait y avoir un peu… je ne savais même pas de quoi. C’était ridicule. Une brute sans cervelle, comme les autres. Et moi, je ne comptais plus me faire avoir.
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Keaton T. Wetherford

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MessageSujet: Re: Just stop doggin' me around [terminé]   Lun 20 Mai - 20:24

Je lui offrais l'occasion de revenir au point de départ, d'accéder à la demande qu'elle m'avait faite le jour de notre rencontre. C'était ce qu'elle désirait au début, pourquoi j'avais cette désagréable impression qu'elle ne la saisirait pas. La jeune femme n'avait pas encore répondu mais je le notais déjà dans son attitude. C'était à peine perceptible mais je pouvais sentir la contrariété, peut être même la colère. À quoi je le voyais ? Des années de théâtre, à jouer la comédie, m'avaient appris à remarquer certains signes. Elle n'allait pas tarder à répliquer, ce n'était plus qu'une question de secondes. Verbalement ? Physiquement ? Les mots prirent le dessus. Peut être qu'elle avait raison sur mon âge mental du moment, sûrement qu'elle se trompait sur mes vraies motivations. J'aurais vraiment voulu la taper, jamais je ne lui aurais tendu ces gants. C'était bien mal me connaître que de penser que je lèverai la main sur une femme à mains nues. Elle ne comprenait pas mon geste et je ne ressentais pas l'envie de lui expliquer. Cela n'avait rien à voir non plus avec le fait qu'elle ait « embêté » Kate. Son explication raisonnait autant cour d'école que la motivation qu'elle me prêtait. Cette envie de me défouler, cette occasion de me frapper, je l'offrais non pas pour venger Kate mais bien pour moi. J'avais touché le gouffre après l'enlèvement de la mère de mon enfant. Jamais elle ne pourrait comprendre. Parce que les mots couples et enfants ne faisaient pas partis de son vocabulaire et ce, même si elle avait eu l'intention d'adopter une gamine.

Elle n'avait pas l'intention d'enfiler les gants, préférant jouer avec alors qu'elle se rapprochait de moi. Nos corps se frôlèrent, ou plutôt nos vêtements. Je ressentis un léger picotement le long de ma colonne face à cette promiscuité. Mon regard ne se décrocha pas du sien mais je ne fis aucun mouvement dans sa direction, pour combler le peu de distance qui nous séparait. Cela aurait pu, un pas en avant, se pencher légèrement et prendre ses lèvres pour l'embrasser. À la place, je l'écoutais alors qu'elle reprenait. Elle avouait le plaisir qu'elle avait pris à accomplir sa mission, à surveiller une femme qu'elle n'aimait pas. En même temps, elle me prouvait sans s'en rendre compte qu'elle n'était pas comme Tussle, ni pire que lui. Elle n'avait pas profité de la situation pour faire du mal à Kate, à supposer qu'elle disait la vérité. C'était juste un boulot à ses yeux. Je ne comprenais pas, ou plutôt je ne voulais pas comprendre que l'on puisse prendre du plaisir à retenir une personne prisonnière. Ma nature allait contre ce sens. Mon statut de médecin également. Tout mon être me dictait d'aider mon prochain, non de l'enfermer. Mais quel plaisir pouvait-on prendre à ce genre de choses ! Je secouais très légèrement la tête en signe de désapprobation même si ça ne changerait rien.

« Aucune raison d'être en colère... Si tu le dis. » A quoi bon polémiquer. Elle ne voyait la situation que de son point de vue, ne tentant pas de se mettre à ma place. Et qu'elle ne me sorte pas que je n'en faisais pas de même, sinon Tussle aurait déjà eu vent depuis quelques jours de cette histoire de mails. Je n'aurais pas tenté non plus de lui remonter le moral quand elle avait su qu'elle n'aurait pas la garde de cet enfant. Je ne déclarais pas qu'elle était le grand méchant loup dans l'histoire, je jugeais peut être simplement qu'elle avait des œillères et ne voyait pas beaucoup plus loin que le bout de son nez en dehors de son boulot et de sa petite personne. Elle avait peut être raison, autant que je ferme les yeux pour restreindre ma vision des choses, pour ne plus avoir ses contradictions qui m'animaient depuis quelques temps, que je n'ai plus à faire en fonction de ses désaccords entre les décisions que je devais prendre et ce que je pensais réellement. Fermer les yeux et ne plus penser qu'à moi, sans songer aux conséquences de mes actes. C'était ce que je devais faire. Alors pourquoi je ne détournais pas le regard alors que ses prunelles venaient se raccrocher aux miennes ?

Elle m'offrait l'occasion de partir. Son raisonnement était quelque peu meilleur à entendre même si je n'étais pas certain d'avoir toujours quelque chose en dehors de Genetic. J'avais Tammy et Moïra. Ingrid. Bientôt Lou. Mais Kate ? En lui demandant du temps, je m'étais peut être condamné. Je la connaissais, je me connaissais. Je savais qu'un léger détail entre nous pouvait prendre des proportions énormes. Et dans le cas présent, ce qui nous séparait, ce n'était pas un léger détail, bien au contraire. Est-ce que je devais arrêter de me mentir ? Il était peut être temps en effet. Et pourquoi elle laissait percevoir cette fragilité à cet instant. Elle me paraissait sincère mais rien ne me prouvait que ce n'était pas un leurre. Si je faisais une remarque sur ce point, elle se refermerait telle une huître alors qu'elle commençait à peine à s'ouvrir. Quel que soit ma réaction, elle n'irait pas, que je fasse ce qu'elle attendait de moi ou non, à supposer qu'elle espérait quelque chose de moi, ce qui n'était guère probable.

Déjà elle me tournait les talons, prête à partir. La laisser faire serait une bonne option. La retenir également. M'interroger sur ce que je voulais vraiment... Est-ce que c'était elle que je voulais ? Il n'était plus question de Genetic ni de l'enlèvement de Kate à présent mais bien d'autre chose, du fond du problème qui faisait que nous étions sur ce toit ce soir. Je m'apercevais que j'avais la motivation de lui parler à cause de ce qu'elle avait fait vis à vis de Kate mais je m'apercevais également qu'il y avait cette raison, ce besoin de trouver une explication. Je pouvais choisir de la garder pour moi ou de l'exprimer enfin à voix haute... « Je mentirai si je dis que je ne suis pas attiré par toi physiquement.. Tu m'attires, on se saute mutuellement et puis chacun reprend sa route ? C'est peut être ta vision de la vie mais ce n'est pas la mienne. Je déconne quand tu es dans les parages mais il n'y aura rien de plus. J'aime Kate, elle porte mon enfant et c'est elle que j'ai demandé en mariage. Autant de notions qui doivent envie de te faire vomir mais c'est ma vision de la vie et de l'amour. » Je balançais les deux paires de gants sur le sac de sport. Elles n'avaient plus d'utilité à présent. « Peut être que tu peux comprendre tout ça, je ne te demande pas de le faire de toute façon. Tu penses avoir vu mon vrai visage mais crois-tu vraiment que j'ai besoin de gants pour te taper dessus ? Tu as raison, il vaut peut être mieux que tu m'inclus dans un des deux types d'hommes que tu penses qu'il existe, ça simplifiera les choses autant pour toi que pour moi. Cela ne me donnera peut être plus envie d'apprendre à connaître cette personne que tu caches derrière la façade et qui n'est pas détestable. » Cette fois, ce fut mon tour de tourner les talons, me rapprochant de cette rambarde qui ornait les contours du toit. Je m'appuyais dessus, cherchant mon paquet de cigarettes au fond de ma poche.

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MessageSujet: Re: Just stop doggin' me around [terminé]   Ven 31 Mai - 11:37

Je n’aurai plus mal. Je ne souffrirai plus à cause d’une paire de couilles. Voilà la résolution que j’avais prise plusieurs mois en arrière. J’avais été vulnérable. J’avais été « gentille ». J’avais été moi dans ce qu’on appelle communément une « relation de couple ». Et j’y avais cru. J’avais cru à ses sentiments quand il murmurait des « Reese » à mon oreille, j’avais cru qu’il serait toujours prêt de moi quand il me caressait le visage pendant l’amour, j’avais cru que je pourrais faire partie d’un nous quand il me prenait la main. Et il était parti. Comme ça, comme si rien n’avait compté. J’avais eu mal. Très mal. Certainement la blessure la plus profonde qu’on pourrait jamais me faire. Depuis, quand j’avais enfin remonté la pente, je m’étais juré que plus jamais on ne me ferait du mal. Mais sans que je sache comment ou pourquoi, Keaton était parvenu à m’en faire. Je n’aimais pas être ici, parce que je savais que face à lui, j’étais… vulnérable. Je détestais devoir l’avouer, mais je ne faisais que des conneries en sa présence. Il n’aurait pas pu rester loin de Los Angeles et de Genetic ? Tout allait très bien avant son retour.

Il attendait de moi que je crie et que je cogne. Après tout, je devais admettre que je le faisais vraiment très bien. Mais on ne jouait plus à présent. En tout cas moi, je n’avais plus envie de jouer, et ce n’était pas en se cognant dessus qu’on y arriverait. Oh, il ne fallait pas se leurrer. Je mourrais littéralement d’envie de lui foutre une baigne et de lui gueuler un tas d’horreurs au visage. D’ailleurs, plus les secondes s’écoulaient et plus j’avais de jolies expressions fleuries qui poussaient dans mon esprit. J’étais même sûre qu’on me décernerait un prix de poésie pour cela. Mais allez savoir pourquoi, j’étais calme. Peut-être pour ne pas entrer dans son jeu. Peut-être pour qu’il ne gagne pas, comme mon ex avait gagné. Je n’en savais rien. Mais en tout cas, plus je le contrarierais, plus il me détesterait et les choses seraient plus faciles. Je deviendrai l’Ennemi et on m’éviterait comme la peste. Ça, ce serait plus simple à gérer qu’une main prise en pleine douleur. Alors il allait me détester, car ça, je savais comment m’y prendre. Et quoi de mieux que la vérité pour cela…

Puisque l’on m’avait désigné comme un monstre, alors je serais un monstre. Une dernière fois, parce qu’après, nos chemins ne se croiseraient plus. J’avais fait à l’époque ce qu’il fallait pour moi, pour que je m’en sorte, comme sa copine. Mais je sentais dans son regard que si mon comportement le révulsait, en revanche, le fait que sa copine fasse des expériences sur des êtres humains n’était pas grave. Bien… le monstre n’est peut-être pas où on l’attend, mais qu’importe. Il était en colère. C’était bon signe. Sa copine était innocente, j’étais coupable. Prévisible. Et d’autant plus facile à gérer.

Je n’avais pas à mentir pour faire fuir les gens. Je l’avais découvert depuis longtemps. Feindre, manipuler, faire semblant d’être un monstre glacial, ça marchait sur certains, mais la sincérité, voilà quel était le plus grand monstre tapi dans l’être humain. Il suffisait de dire la vérité pour que les gens vous haïssent. Alors je lui disais tout. Ou presque. Ce que je pouvais dire en tous cas. Bientôt, il verrait Dakota Reese Cooper et la raison pour laquelle il s’accrochait disparaitrait. Je n’aurais pas besoin d’exagérer ou de raconter quelque chose d’horrible. J’aurais juste à être moi. Sans forcer comme je pouvais le faire avec mes sous-fifres de mes deux. Il n’y avait plus qu’à partir. Qu’il aille vivre sa vie et moi la mienne, le monde n’en tournerait que mieux et tout le monde serait content. S’il se demandait pourquoi il était là, réellement, je voulais dire, pourquoi c’était moi qu’il était venu chercher, il trouverait un monstre en lui. Il refuserait d’accepter et il s’éloignerait pour toujours. Ça serait plus simple, pour lui comme pour moi. Il vivrait dans le mensonge avec sa Kate, mais vivre dans le mensonge, c’est toujours plus simple que d’affronter la vérité. Et pour une fois, je disais cela sans mépris, car moi-même je n’arrivais pas à mettre le doigt sur ma vérité. J’étais presque arrivée à la porte d’accès pour quitter le toit quand je l’entendis. Je me tournai pour lui faire face. Encore heureux que je l’attirais physiquement ! J’attirais même les gays, alors je me serais posé des questions dans le cas contraire. Vas-y… cogne donc Keaton. Si ce n’est pas avec des gants, alors ce sera avec des mots. Et oui… oui, j’avais envie de gerber. Pas à cause des mots « mariage » ou « enfant », même si en soit ces mots ne devraient figurer dans aucun dictionnaire à part ceux consacrés à l’art de l’horreur, mais passons. Non. C’était parce que c’était avec la Reynolds. La reine des glaces, méprisant le genre humain. Il y avait deux petites voix en moi. Celle qui me disait « elle va encore gagner, elle gagne toujours, tu ne devrais pas la laisser faire… hurle, frappe, détruis-la » et celle qui me disait « laisse, tant qu’elle n’approche pas de ton territoire, laisse les se fourvoyer, laisse les croire à leur rêve débile dont ils finiront par se réveiller ».

« Félicitations », lâchais-je d’une voix monocorde et froide.

Balancer rageusement les gants de boxe, cela me ressemblait plus qu’à lui, mais passons. Il avait décidé d’être théâtral ce soir. Je ne clignais pas des yeux. J’étais une parfaite statue de cire. Détestable. C’était précisément ce qu’il fallait que je sois. J’observais son manège en me concentrant sur ses propos et sa façon d’agir. La vérité, voilà ce qui faisait vraiment mal. Alors je n’allais pas l’attaquer, juste le mettre en face de sa vérité, alors qu’il essayait d’esquiver.

« Tu essaies de convaincre qui ? Tu n’as plus grand-chose à voir avec le Wetherford que j’ai rencontré le mois dernier. Le grand idéaliste qui pensait qu’il pourrait me changer. Aujourd’hui, tu n’es plus qu’un homme qui fuit et ne va pas au bout de ce qu’il veut. Tu m’as fait appeler. Alors que tu aurais pu partir loin d’ici avec les autres. Et tu t’arrêtes en si bon chemin ? C’est dommage. Tu te ramènes avec des gants de boxes, pour me demander une explication alors que c’est ton comportement que tu ne comprends pas. Tu m’en veux de l’avoir séquestrée ? Mais elle, elle avait le droit d’en faire autant ? Pourquoi ? Juste parce que quelqu’un, en l’occurrence toi, l’attendait à l’extérieur, alors qu’absolument personne ne m’attendait moi, ça rend ce que j’ai fait plus monstrueux qu’elle… Je ne l’ai pas touchée, elle faisait des expérience, mais elle, on peut lui pardonner ? C’est pas l’avis du Keaton que j’ai rencontré, ça. Celui qui se battait au nom de l’humain… mais qui pardonne à sa belle. Pas le même Keaton. Tu aimes Reynolds ? Cool. Mais je ne connais pas grand-chose à l’amour. Je ne savais pas que lorsqu’on aimait une personne, on caressait le visage d’une autre, qu’on acceptait les baisers d’une autre, qu’on prenait la main d’une autre – par deux fois -, qu’on retenait la mauvaise personne. Mais déteste-moi. Simplement n’oublie pas que tu as peut-être fait tout ça pour la même raison que j’ai désobéi à Tussle… Attrape. »

Je lui balançais mon paquet de clopes. Fallait croire que j’étais d’humeur généreuse ce soir.

« Vivez votre petit rêve, jusqu’à ce que le « et si » te torture un peu trop. Et si elle n’était pas la bonne. Et si on n’était si heureux. Et si j’avais eu le cran de l’embrasser… Mais comme tu es si convaincu que tu l’aimes, tu feras semblant de ne pas entendre cette petite voix, tu feras comme si tout allait bien, pour t’en persuader. Quel bonheur en effet. Une dernière chose avant que je m’en aille. »

Il fallait qu’il me déteste, il le fallait… alors que m’approchais de lui en lui tendant un miroir de poche. J’étais mère Noël ce soir.

« Genetic est grande, je suppose qu’on parviendra à ne pas nous croiser trop souvent. Regarde un peu dans ce miroir, la personne que tu es devenu… Tu es presque le roi des glaces, félicitation. Très beau couple que celui-là, même si je doute que ce soit un compliment dans la bouche de la plupart des personnes évoluant ici. Je n’aime pas beaucoup cet homme-là. Lâche, menteur, qui laisse tomber. Mais s’il plait à Kate, un type qui se ment à lui-même et qui est prêt à se bagarrer comme dans une cour d’école, alors je vous souhaite tout le bonheur du monde. Mais je trouvais que l’ancien Keaton avait plus…de panache et d’honnêteté. »

Demi-tour, j’allais bien réussir à franchir cette porte !

« Et la prochaine fois, pour avoir sauvé la vie de tes filles et la tienne, un simple merci suffira. Tu me devrais au moins trois faveurs, mais je suis quelqu’un de sympa, je t’en fais grâce ! »
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MessageSujet: Re: Just stop doggin' me around [terminé]   Sam 8 Juin - 19:54

Je ne savais plus dans quelle poche il se trouvait. Mon paquet de cigarettes avait disparu comme par enchantement. C'était comme si un petit lutin s'était glissé, avait récupéré le paquet et qu'il s'amusait à le déplacer d'une poche à une autre à mesure que je les fouillais pour les trouver. Je ne comprenais pas ce besoin de nicotine que j'avais. Plus de trente ans sans fumer et je prenais une pente dangereuse. L'addiction me guettait et si je continuais ainsi, d'ici quelques années, je déposerai une plainte contre le groupe qui empoissonnait mes poumons, qui m'aurait rendu accro et m'aurait provoqué un cancer des poumons. J'étais prêt à disserter dans ma tête sur le tabagisme. Ce n'était pas le moment, pourtant cela me détendait quelque peu. Depuis le début, c'était toujours la même chose. Pas une seule rencontre sans que ça ne se termine en dispute entre Dakota et moi. Il existait des personnalités incompatibles, nous en étions peut être des preuves vivantes.

C'était elle que je tentais de convaincre. Ce n'était donc pas assez voyant. Mais la convaincre de quoi, du bien fondé qu'il fallait qu'on reste à distance, qu'on tente de cohabiter au sein de Genetic pour notre bien à tous les deux et surtout qu'il n'y aurait rien de plus. C'était surtout ce point sur lequel je désirais insister. La jeune femme avait peut être raison. Depuis un mois, ma vision des choses avait peut être changée sur certains points. Des responsabilités au sein d'un conseil d'administration faisait qu'il fallait apprendre à faire des concessions et ce, même si parfois c'était pour nous déplaire. Pourtant elle se trompait encore une fois à mon sujet. À croire que ça serait toute sa vie de penser des choses sans creuser en profondeur. Je n'approuvais pas ses actes. Je n'approuvais pas non plus ceux de Kate dans le passé. Je souhaitais seulement que ça ne se reproduise pas. Vous savez, comme on dit, l'histoire ne doit pas se répéter. Autant la laisser parler et songer que c'était un dialogue de sourds entre nous. On ne réussirait jamais à se comprendre, ou plutôt à s'entendre. J'étais médecin, je me battais toujours pour l'être humain. Cela ne changerait jamais. C'était aussi le propre de l'homme que de pardonner, au moins une fois pour laisser une seconde chance.

Pourquoi ? C'était la question que je me posais. Chaque mot qu'elle prononçait me faisait m'interroger. Nous deux véhiculés par une même raison ? La bonne blague, elle se trompait. Par réflexe, j'attrapais le paquet de cigarettes qu'elle envoyait dans ma direction. Je n'avais toujours pas trouvé le mien. Je ne me rendais pas compte que je le cherchais toujours machinalement. À présent que j'en avais un en mains, bizarrement, je ne l'ouvrais pas. Contradiction. J'encaissais sans broncher, sans laisser percevoir la moindre trace d'émotion sur mon visage. Pourtant, certains mots prononcés par la jeune femme m'atteignait. En ne répliquant pas, il se pouvait que je lui donne raison. Si je le faisais, d'un autre côté, je lui donnais également raison. Je n'avais pas de solution, dans les deux cas, ma réaction ne serait pas appropriée et elle en profiterait.

Elle sortit un objet et s'approcha de moi. Je m'aperçus que c'était un miroir qu'elle tournait vers moi. Il faisait sombre, pourtant je pouvais observer mon reflet dans celui-ci. J'avais une tête à faire peur. Il me semblait même distinguer quelques veines colorées en noir le long de mon cou. Ou alors c'était simplement un effet d'optique du à l'obscurité. Lâche, menteur, non combattif... J'en viendrais presque à regretter ma vie d'avant pourtant je ne le pouvais pas. Si ma route n'avait pas recroisé celle de Kate, je n'aurais jamais connu Tammy, ni Moïra. Et Lou ne serait pas bientôt parmi nous. Alors est-ce que j'avais changé ? Probablement, peut être pas aussi radicalement que Dakota voulait me le faire croire. Ses derniers mots m'interpellèrent. « Tu préférais le crétin arrogant idéaliste et bisounours, mais bien sûr... » Comme si j'allais la croire. Qu'elle parte donc !

Ah non, elle avait tourné les talons mais cela ne l'empêcha pas de glisser une nouvelle réplique. Digne de Dakota Cooper bien évidemment. Cette femme était... il n'y avait pas de mot pour la qualifier. « Tu te fous de moi ou peut être que je délirais vraiment... il me semble pourtant t'avoir dit que j'étais désolé de t'avoir contaminée. Je t'ai également remercié d'être allée chercher Ingrid. Il te faut quoi de plus, une annonce dans le L.A. Times de demain que tout le monde la lise et reconnaisse ta générosité ? » Voilà, qu'on se le dise, j'étais agacé même si l'intonation de ma voix était tout à fait neutre. Merci la pratique du théâtre et mon self contrôle naturel qui m'aidaient à garder mon sang froid. C'était ce que j'étais après tout pour elle, le roi des glaces non ? Autant lui faire plaisir. Je me rapprochais d'elle et me mis en face, lui barrant la route vers la porte. Il y avait comme un semblant de déjà vu. « Tu m'agaces Cooper. » Sans crier gare, je couvris la distance qui nous séparait et mes lèvres se posèrent sur les siennes. Un baiser bref, non appuyé, comme le premier qu'elle m'avait donné. « Et si j'avais eu le cran de l'embrasser.... » Je m'étais écarté pour répéter sa propre phrase. Puis mes lèvres se posèrent une nouvelle fois sur les siennes. Réplique du second baiser. Et de nouveau je m'écartais. « A présent, ça va être, si j'avais eu le cran de faire l'amour avec elle ? Ça ne se produira pas. Il n'y aura même plus de baiser. Tu vas pouvoir utiliser ces deux là et te faire une joie d'aller les rapporter à Kate, comme pour les premiers. La différence c'est que cette fois, je ne mentirai pas si elle demande confirmation.. » Alors que la première fois, je n'avais pas nié, je n'avais pas tenté de me retrancher derrière une explication qui disait que Dakota m'avait embrassé. J'avais simplement dit qu'on s'était embrassé, endossant également les responsabilités de nos actes. « Tu peux partir maintenant.. Tu as suffisamment de cartes en mains pour en tirer profit et on sait que tu adores ce jeu. Je n'aime pas beaucoup cette femme-là mais si tu crois que tout le monde te perçoit ainsi, continue donc aussi à te fourvoyer. »

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MessageSujet: Re: Just stop doggin' me around [terminé]   Dim 9 Juin - 10:15

Il y avait bien longtemps que je ne croyais plus aux contes de fées et aux nanars romantiques. Dans la vie réelle, il n’y avait pas d’évidence. Pas d’amour. Les gens ne se battaient pas contre vents et marées au nom de l’Amour. C’était crétin et parfaitement inconscient que de croire le contraire. C’était une vaste fumisterie et moi-même j’avais failli en faire les frais. Il était temps que ça cesse. J’avais mon boulot. Il n’y avait que cela de vrai. Mon job. Clair, net et précis. Je ne pouvais compter que là-dessus car tout ne dépendait que de moi. Je ne misais sur personne d’autres. Et c’était ainsi que tournait le monde. Je n’avais pas besoin de ce Wetherford dans mes pattes. Je devais allégeance à Tussle. Les choses étaient très claires dans ma tête désormais. Il fallait que ce surfeur peroxydé sorte de ma tête et de mon espace vital. Et pour ça, une seule solution. La haine. La haine qui naissait de la vérité. Tout le monde me fuyait. C’était un don naturel. Cela avait commencé par mon père. Puis ce fut au tour de ma mère, ma sœur progressivement puis Brennen. C’était si facile, la fuite.

Je lui assénais mes derniers coups, qui n’étaient pourtant que la stricte vérité. Mais c’était le pire des maux, nous le savions tous. Je ne voulais pas de lui, il ne voulait pas de moi. Alors pourquoi m’avait-il fait venir ? C’était une question qui resterait en suspens. Nous n’avions pu qu’à nous achever pour ne plus jamais nous revoir et ce serait très bien ainsi. Il y avait deux poids de mesure. La justice était un concept qui n’existait pas dans le monde dans lequel nous vivions. Et je ne faisais pas partie des bisounours qui se laissaient aveugler par de jolis rêves tous roses.

« En tous cas, c’était lui que j’ai choisi d’épargner… »

Oui, ce crétin arrogant idéaliste. Le type que j’avais décidé de sauver, en contrariant les plans de Tussle, ce n’était pas cet abruti fini que j’avais actuellement en face de moi. Ce type qui m’insultait presque en supposant que je voulait de lui. Mais qu’il aille avec Reynolds ! Qu’il dégage, ce type qui se croyait grand seigneur parce qu’il ne pardonnait qu’à une seule personne juste parce qu’elle lui avait ouvert ses cuisses. Ce n’était pas lui que j’avais sauvé. J’en gerberais presque. C’était l’autre que j’avais sauvé. Celui qui m’avait retenue. Celui qui avait été doux. Celui qui n’était donc qu’un putain de mensonge de merde !

Il fallait que je parte. Deux ans n’avaient pas donc suffi. Il fallait que j'enfouisse de nouveau en moi cette satanée humanité qui n’était qu’un moyen de nous mettre tous en danger. Voilà, la plus grosse faille que nous avait donné la nature. Mais j’évoluais à Genetic et j’emmerdais la nature. Je serai Dakota Cooper et qu’ils aillent tous au diable. Il me dégoûtait. Ses propos me dégoûtaient. Je ne voulais même pas lui répondre… qu’il se l’enfonce où je pense son LA Times, ça lui fera du bien !

Je tendis la main vers la poignée de la porte pour enfin quitter ce toit débile où je n’aurais jamais dû mettre les pieds. Cela n’avait servi à rien de toute manière car au final, je ne savais toujours pas pourquoi et de quoi il voulait parler. Mais je m’en foutais à présent. Néanmoins, je ne pus atteindre ma cible car Monsieur J’aime-Kate-et-je-vais-me-marier-avec-elle venait de se planter devant moi, m’arrachant un soupir d’énervement. Pourquoi il faisait toujours ça, il ne pouvait juste dégager de mon chemin ?

« C’est récipro… »

Mais qu’est-ce qu’il foutait ce… ce… ce babouin dégénéré ! D’où il m’embrassait alors que j’avais envie de lui arracher les yeux et de les balancer sur les passants du haut du toit ? Mais ! J’eus un mouvement de recul quand il m’embrassa pour la seconde fois. Ça me révulsait. C’était ça, ce qu’il était ? Un homme qui arrachait des baisers pour s’en servir comme d’une arme ? Il était exactement comme tous les autres et j’avais été bien conne de croire le contraire. Soudainement, j’explosais. Je le poussais violemment et je me mis à hurler sans vraiment réussir à contrôler quoi que ce soit.

« VA TE FAIRE FOUTRE ! T’es qu’un minable et j’espère qu’un jour les gens te verront sous ton vrai jour ! Je ne t’ai jamais embrassé dans le but de m’en servir contre toi, je ne me sers pas de ce genre d’arme comme toi ! Je ne joue pas avec les sentiments des gens en caressant les joues, en tenant la main ou en les retenant pour après leur balancer ce genres d’horreurs à la figure ! »

J’étais en rage. Ils me manipulaient tous. Tous, sans exception. J’avais une larme qui coulait, comme la fois où Brennen m’avait larguée. Il fallait en finir. Alors j’agrippai son visage, je l’embrassai et lui injectai une dose infime de poison. Juste de quoi lui faire avoir mal au ventre.

« Ne t’approche plus jamais de moi, parce que je suis capable de bien pire. »

Et je quittai le toit. Je dévalai les escaliers et ce ne fut qu’une fois en bas que j’essuyai mon visage. Voilà. C’était fini. Et je rentrai chez moi dans la nuit noire.

FIN
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