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 Can I take the right way ? [terminé]

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Evan L

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MessageSujet: Can I take the right way ? [terminé]   Dim 28 Avr - 7:06



Sam frappait inlassablement sur les timbales de sa batterie, comme s’il cherchait à faire le plus de bruit possible. Les murs de ma chambre tremblaient si fort, que j’avais du mal à garder une concentration parfaite sur mon devoir de mathématiques. Impuissant, j’avais plusieurs fois hurlé contre cet odieux frère qui ne connaissait visiblement pas la vie en société et le respect de l’autre, mais rien n’y faisait. Ni les mots, ni les menaces. Il était nul, pas besoin de le faire partager au monde entier. Ces derniers temps, il pensait que poster ses performances sur youtube allait le lancer dans une carrière musicale fulgurante. Moi, je jouais simplement de la guitare au concert saisonnier du lycée et quelques fois dans la rue et j’avais déjà eu plusieurs propositions par des maisons de disques.
Il me haïssait, parce que j’avais du talent. Lui, bossait dur, mais n’arrivait à rien. Pourtant mes parents croyaient dur comme fer en lui. Même Jenny, ma sœur, le soutenait. Mais Jenny était une hypocrite, qui ne voulait pas quitter Hollywood pour rien au monde, tant elle espérait faire une grande carrière dans le cinéma. Elle gagnait déjà sa vie par de petits rôles dans de belles pièces de théâtre. Dernièrement, elle avait joué au grand théâtre de Los Angeles, où tout le gratin de la haute société était venu se détendre et rire un bon coup. Mes parents étaient fiers d’elle et moi de même. J’avais toujours eu foi en Jenny et ses performances m’avaient toujours bluffé.

Ne supportant plus ce bruit assourdissant, je descendis au salon. Il faisait plutôt chaud pour un mois de février et j’avais toujours du mal avec ces 20 degrés constants, tout au long de l’année. Les saisons me manquaient. D’ailleurs, le froid de Boston me manquait terriblement. Je me sentais énervé et j’avais vraiment besoin de me défouler. Je pris une bouteille d’eau dans le frigo, puis sortie de la maison à petites foulées régulières.

J’habitais un quartier résidentiel plutôt agréable. Mes parents étaient deux bons américains, tous deux scientifiques, aimant plus leur travail que leurs enfants. Ils n’étaient pas souvent à la maison. Mon père, ingénieur en sismologie, voyageait beaucoup à travers le monde pour fouler les terres volcaniques de petites iles fortes sympathiques. Il nous avait amené l’été dernier en Guadeloupe  et je pense que je me rappellerai toujours de cette longue balade de cinq heures pour récolter de minuscules échantillons d’eau et de roches rouges. Ma mère, travaillais dans un laboratoire de recherche en génétique, mais elle ne m’avait jamais vraiment expliqué ce qu’elle y faisait vraiment. Je savais juste, qu’elle y consacrait beaucoup de son temps.

Courir dans le quartier ne me plaisait pas. Je commençais à connaitre le voisinage et ne supportais pas les sourires hypocrites de toutes ces femmes et le regard vide de tous ces hommes. Je pris le bus et celui-ci m’emmena jusqu’au centre de LA. Il y avait ce grand parc verdoyant, que les gens appréciaient beaucoup pour son côté sauvage, mais propre et pour la diversité des loisirs extérieurs qu’on pouvait y trouver. Il me rappelait un peu Central Park de New York, en moins étendu, bien évidement. Le bus me déposa à l’ombre fraiche d’un vieux chêne. L’entrée du parc n’était qu’à quelques mètres seulement. Il faisait si chaud et si beau aujourd’hui, que j’avais la vague impression que tout LA s’était donné rendez-vous dans le plus grand parc de la ville.

Après avoir foulé les chemins qui serpentaient un gazon verdoyant et couvert de citadins de toutes les origines, je regrettais mon choix. J’aurai dû opter pour la plage. Je courais à bon rythme, Wonderwall de Oasis dans les oreilles. Je me sentais libre, malgré ce monde oppressant, et mes doigts me démangeaient de gratter les cordes de ma guitare. Arrivant au bout du parc, l’impression de solitude se fit bien grande. Plus un chat. A croire que cette partie était bien moins intéressante. Il est vrai que les jeux, les fontaines et les bancs se faisaient rare. Seule une verdure fleurissante bordait les chemins presque mal entretenus. Sur les ponts, passait quelques joggeurs. Il faisait chaud et je commençais à perdre mon souffle. M’arrêtant à l’ombre d’un If, je sortis la bouteille d’eau de ma poche et bus une gorgée. Peu rafraichie, je regardais l’étendue verte qui s’offrait à moi. L’eau était devenue tiède et donc imbuvable à mon goût. Mes yeux se baladèrent de droite à gauche. Il y avait quelques joggeurs qui venaient dans un sens et dans l’autre. Ils étaient bien trop encrés dans leur monde et leur musique pour faire attention à ce que je m’apprêtais de faire.

Je déposais la bouteille sur le sol, toujours à l’ombre de cet imposant If. Je m'accroupie, puis posa mon indexe dans l’eau. Subitement, des glaçons se formèrent et l’eau changea immédiatement de température. Avec une faible quantité d’eau, j’arrivais à gérer ce pouvoir. Mais mes doigts commencèrent aussitôt à s’engourdir et un mal de tête suivit immédiatement, comme si je venais de prendre une poutre en bois en pleine tronche.

« Aie … »

Je portais la main au front, me relevant avec difficulté, chancelant de droit à gauche. Ma bouteille était toujours au même endroit, à moitié gelée. Je tendis la main pour la récupéré, mais perdit l’équilibre, manquant de m’écraser la tête la première contre le sol. Mais avant de finir en épave sur le bitume, une main ferme me rattrapa par le bras. Mes jambes ne semblaient plus pouvoir supporter mon propre poids et ma peau brûlait étrangement. Je me retournais vers l’homme. Il était grand, fort, à peine essoufflé et me toisait avec une incompréhension dans les yeux.
J’entendais à peine ce qu’il me disait, tant le martellement de. Je perdis connaissance. Combien de temps ? Je ne saurais le dire. Une minute, des heures, quelques secondes ? A mon réveil, l’homme se trouvait au-dessus de moi, toujours ce même regard. Il transpirait, l’un des joggeurs que j’avais vu plus tôt certainement. Il m’avait rattrapé avant que je m’écroule par terre. Je m’appuyais difficilement sur mes coudes. J’étais encore faible et mes avants bras me tiraient affreusement.

« merci … je … je vais bien. »

Je n’allais pas bien, ça se voyait à dix kilomètres à la ronde. Mais j’avais peur que l’homme ne se pose trop de questions, qu’il m’envoie à l’hôpital, ou qu’il fasse quelque chose que j’imaginais bizarre, pour je ne sais qu’elle raison. Je savais que ça passerait, il me fallait juste un peu de repos, une bonne demi-heure certainement. Il aurait pu continuer son chemin, me laisser, mais non, il me considérait de ses yeux sombres, puis jetait quelques coups d’œil furtif vers la bouteille, qui contenait à présent quelques petits glaçons qui fondaient doucement à la surface de l’eau.
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Can I take the right way ? [terminé]   Mar 30 Avr - 13:12

Revoir l’organisation de mes journées ne fut pas évident, mais indispensable. Avec l’arrivée d’Indio à L.A et ma vie avec Capucine, il n’était pas question que l’avocat prenne toute la place comme ça s’est déjà passé, plus d’une fois.
Je me souviens trop bien de ma vie avec Sarah, la mère du petit, et si nous ne partagions pas le même lit je me demande vraiment quand est-ce qu’on se serait croisé durant ces années passées officiellement ensemble… Au début on était un vrai couple, puis les années passaient, dégradaient nos sentiments, notre quotidien à deux. Nous n’étions jamais là l’un pour l’autre. Jamais là, ni dans l’appartement luxueux, ni face à face dans un tête à tête au restaurant, ni même chez des amis communs. Tout ça n’a duré qu’un temps après quoi nous étions deux avocats en puissance, créant leur clientèle, leur solide réputation, rien n’avait plus d’importance que la réussite professionnelle.
Je devenais un vrai Climber et un jour : je m’en suis enfin rendu compte.

C’est mon fils qui en a fait les frais, il avait tout juste deux ans quand sa mère et moi nous sommes séparés, ça va faire maintenant deux ans que je suis à L.A et le bout de chou me revient tout juste.
Indio se fait bien à sa nouvelle école, il a des copains partout dans les couloirs du petit établissement et sa maitresse semble satisfaite. Je le sais relativement sage – une forme de timidité qui le rend calme, en fait. A l’appartement tout se déroule bien également, les soirs restent les moments les plus compliqués pour lui car l’absence de sa mère lui revient à l’heure du couché, mais autrement : je ne me plains pas. Je suis moins mauvais père que je ne le pensais et puis ; Capucine est parfaite.
Les deux amours de ma vie apprennent à se connaitre, progressivement, testent réciproquement leurs limites et partagent de plus en plus de choses.

C’est comblé, apaisé, heureux je dirais même, que je suis venu courir ici pour alimenter cette sensation de bien être et couper ma journée au tribunal.

Les affaires sur lesquelles je bosse sont soigneusement enfermées dans un tiroir de mon bureau, ainsi que dans un coin de ma tête que je cadenasse à double tour. Je m’interdis d’y penser, savoure les plaqués guitare d’AC/DC, fredonne par cœur les solos qui me viennent et respire à pleins poumons l’air – presque – frais du parc.
Excellente idée, ce coin de verdure. Il en faudrait davantage mais ne nous plaignons pas ! Mon gamin adore cet endroit, nous y passons souvent du temps. J’ai l’impression en fait de découvrir l’endroit devant lequel je vis depuis plus de vingt mois…
Il n’est jamais trop tard parait-il.

Alors que mes foulées franches continuent de marteler le sol au rythme du son qui a remplacé dans mes pensées tous les potentiels problèmes qui pourraient me gêner, mon regard s’attarde sur un jeune homme. En m’approchant de lui – toujours en courant – je hoche la tête sur le passage de deux autres joggeurs – ne recevant en échange qu’un seul bonjour, n’en demandons pas trop – et laisse ma main rejoindre l’appareil dans ma poche pour réduire le volume.
Ce garçon a abusé il semblerait, ses joues écarlates contrastent avec la blancheur de son visage aux airs épuisés.

« …Est-ce que tout va… » Bordel ! Voilà qu’il me tombe dessus. Je m’arrête à l’instant même ou ma main s’empare de son épaule pour l’arrêter dans sa chute. Bien vite je ramène le second bras pour le soutenir mais son malaise est trop sérieux, il perd connaissance. « Eh gamin ! Merde. »

J’ai beau lancer plusieurs regards alentours, il n’y a – comme par hasard – plus aucun courageux pour me porter secours. Soit. Je prends soin d’allonger le pauvre gars à l’ombre de l’arbre, repoussant sa bouteille pour ne pas la renverser, et lui tapote doucement la joue.
Si j’appelle les secours alors que cet adolescent a oublié de manger aujourd’hui, je nous en voudrai autant à l’un qu’à l’autre.
J’attrape alors sa bouteille – gelée ! – et lui déverse sur le visage quelques gouttes en espérant que ce soit suffisant…je ne m’occupe alors plus de surveiller ses paupières. Mon attention s’est focalisée sur ce contenu anormalement glacé. Comment est-ce possible, avec le temps qu’il fait ? Je ne crois pas que ce coureur vient de sortir de chez lui, nous sommes au fin fond du parc, ça fait trop longtemps qu’il est ici pour que les glaçons de sa boisson aient perdurés…

« ...Je n’en suis pas si sûr. »

Dis-je en reposant la bouteille là ou elle se trouvait avant qu’il ne ferme les yeux. Plusieurs hypothèses me viennent en tête et la seule que mon esprit veut confirmer logique me déplait grandement. J’ai sans doute trop entendu parler de mutation ces temps ci, je rapporte tout là-dessus comme un stupide obnubilé ;
Et pourtant. Il a l’air bien ce garçon, ses couleurs lui reviennent doucement…ce n’est qu’une impression, je sais, mais je n’ai rien d’autre !
La surface solide en haut de sa bouteille m’emmerde vraiment. Mais plus tard.

« Est-ce que tu veux que j’appelle quelqu’un ? Tes parents ? Je crois que tu devrais rentrer et te mettre au frais, reprendre ton souffle. »

Son assurance est malmenée.
Avant qu’il n’émette une objection ;
Je glisse un regard sur la bouteille à côté ;
Et lui dis avec une certaine domination.

« Tu ne devrais peut être pas t’amuser à courir…ou jouer avec tes capacités, sans être préparé… »

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MessageSujet: Re: Can I take the right way ? [terminé]   Jeu 2 Mai - 11:28

Mes avant-bras me tiraient douloureusement, mais je pouvais enfin me redresser, du moins, rester sur mes coudes. Il me scannait du regard, comme si j’étais une sorte d’ovni. J’avais l’impression qu’il savait quelque chose sur mon compte, ou qu’il se doutait du don surnaturel que j’avais acquis quelques mois plus tôt. J’essayais de paraitre le plus naturel possible, même si au fond, j’avais peur de lui. Après tout, je ne devais pas être le seul à être mutant ? Enfin, produire de la glace par la pensée n’est pas donné à tous, alors peut-être que je fabulais complètement. Je voulais rencontrer quelqu’un d’aussi extraordinaire que moi, savoir que je n’étais pas seul au monde et pouvoir partager mes impressions. Car malgré mes écrits dans mon journal intime, il était difficile pour celui-ci de me répondre ou d’émettre un point de vue totalement différent. Ce n’est qu’un vulgaire journal !

Ma mâchoire se contracta sous la douleur. Mes veines semblaient durcir à vue d’œil et ma peau légèrement bleuir. Cet homme allait certainement me prendre pour un monstre ou quelque chose du genre … peut-être fuira-t-il et me laissera à l’abandon, voyant mes mains se transformer en véritable blocs de glace ? Non, il continuait à me fixer de son regard presque moralisateur.

Il voulait appeler de l’aide. Mes parents ? Grand dieu non ! Ils risqueraient de paniquer pour un rien et je ne voulais pas mettre mon père au courant de cette histoire. Déjà que j’avais l’impression qu’il en savait plus sur moi que je n’en sais sur ma propre personne … ça me faisait peur. Rentrer chez moi, j’aimerai bien. Mais il m’était quasi impossible de bouger mes jambes, tant elles étaient lourdes. Je me redressais sur mes coudes, me rapprochant du grillage, dans un grincement de dents. Je détestais ce pouvoir … enfin, était-ce vraiment un pouvoir ou une maladie encore inconnue dans ce bas monde ? Pour avoir simplement gelé la surface de mon eau, je me retrouvais dans un état pas possible. Et moi qui pensais peut-être geler toute l’eau de ma baignoire ?

Lorsque l’homme me fit une remarque mes « capacités », je fis les yeux ronds. Comme si, pendant quelques secondes, le monde s’était figé. Je déglutis péniblement. J’avais envie de fuir, malgré le fait que je rêvais de cette rencontre. J’avais bizarrement mal au ventre et un tas de mauvaises pensées se dirigèrent droit vers l’individu. Peut-être que j’étais quelqu’un de plus évolué, comme cette série que j’avais vu quelques mois plus tôt … Non, je n’étais pas le fruit d’une expérience. J’étais qu’un adolescent, simple, ordinaire, qui aimait la musique et la vie !

« Cap … capacités ? »

Je faisais semblant de ne pas comprendre. Peut-être que faire le naïf pouvait me sauver ? Non. Il m’avait démasqué, ça se lisait dans son regard. Que dire ? Que faire ? Qu’aurait fait Spiderman dans une telle situation ? Ou Batman ? Il faut dire que je me rapprochais plus du méchant freezer, mais en mode pas terrible … Punaise, pourquoi je n’étais pas doté de la capacité téléportation ? Qui nous donnait ce « pouvoir » ? Je le toisais du regard, sans vraiment savoir quoi répliquer. Il fallait faire attention aux moindres mots, mais pourtant j’étais incapable de réfléchir correctement. J’avais l’impression que si je confirmais que j’étais bel et bien mutant, le FBI sauterait de derrière les buissons, qu’une ordre de policiers en tenue de combat débarquerait en tapant du pied par les deux chemins de terre et que des hélicoptères de l’armée viendraient pointer une lumière aveuglante sur ma tête … Bien, prends ton courage à deux mains Evan et parle !

« Heu … vous … je ne comprends pas bien de quoi vous parlez, j’ai juste fait un malaise, c’est tout. »

Ok c’était nul comme excuse, mais j’avais franchement des doutes sur ce qu’il pensait. Si je lui racontais que je n’étais pas quelqu’un d’ordinaire, il risquerait de me prendre pour un fou. Au contraire, s’il s’agissait d’un mutant, il pourrait me comprendre et m’aider … Mais je préférais qu’il me dise exactement ce qu’il avait vu. Je lorgnais la bouteille d’un air perplexe. A vrai dire, il était impossible qu’elle puisse être aussi froide avec une telle chaleur, à moins d’avoir une glacière sous le bras. Ce n’était pas mon cas.
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Can I take the right way ? [terminé]   Ven 3 Mai - 12:13

Ah, la jeunesse.
Je me fais vieux, autant que j’assume non ? Pas plus tard que ce matin, Indio m’a fait remarqué que j’avais – ou faisais – je cite : au moins cent trente deux ans. Allez savoir dans quelle mesure et lucidité un enfant de cinq ans – même pas – peu articuler ça. Autant vous dire que je ne lui ai pas parlé de mon véritable âge et que je suis resté, avec jeu et sympathie, sur cette idée de forte ancienneté.
Je suis le genre à respecter les vieux, a estimer leurs propos et leurs savoirs. Pourtant…être moi-même l’un d’eux ne m’enchante guère. J’ai encore un peu de temps devant moi, quand même !
Pas vieux, mais plus jeune depuis longtemps. C’est un peu ça.

Ce gamin que j’ai sous les yeux en revanche, je ne lui donne pas la vingtaine. A moins qu’il ne soit pas gâté et que la maturité de son physique tarde à venir. Bref, ce n’est qu’un détail. Il est très certainement étudiant et sa mauvaise comédie traduit en plus une sorte de timidité.
Je suis tombé sur le gentil petit camarade, le mec avec qui tout le monde s’entend qui n’a pas de vraie relation amicale au sein de la classe ? Pas de conclusion hâtive Climber. Je suis juste amusé de tomber ainsi sur un adolescent qui met toute sa volonté pour me convaincre. En vain ceci dit.
Et puis c’est lui, qui a faillit tomber.

« Si tu ne vois pas de quoi je parle, c’est plus grave que je ne le pensais. » Ne voit-il pas que son corps a une réaction anormale ? Bien sûr que si. Il le voit, il le sait, et le vit bien mieux que moi. Mais je parviens à afficher un air impassible alors que le froid semble le recouvrir. Vraiment. « Soyons sérieux. T’as abusé et ça te retombe dessus. Reconnais que j'ai raison. J’ai déjà vu ça. »

Capucine.
On se croirait dans un bon vieux film de science-fiction, le coup des super-héros. Eh oui, s’ils maitrisent directement leurs pouvoirs, s’ils ne subissent aucune conséquence, aucun malaise suite à une démonstration explosive, à quoi ça sert ? Les réalisateurs ont tout intérêt à donner plus d’humanité à leurs personnages pour qu’on s’associe sans mal à eux. Bah en fait, c’est pareil dans la vie.
On n’a pas de superpuissance sans en payer le prix…et à l’adolescence, il y a tant de choses à apprendre, à contrôler : pas étonnant qu’ils galèrent tous ! Remarque, je ne suis pas plus doué pour l’instant.

Bon réfléchissons. Il veut me faire croire que son mal vient juste d’un coup de fatigue. Pourquoi ? Pour que je ne cherche pas à analyser ses symptômes, pour que je ne pose pas le doigt sur sa vraie nature ; mutante. C’est assez logique. Néanmoins j’ai tout vu. Et je continue de voir, d’ailleurs. Ce serait dommage d’en arriver à avoir des témoins !
S’il veut me mentir c’est aussi pour dédramatiser la situation, éviter que je n’appelle des secours. Quels qu’ils soient.
Bon eh bien, à moi de jouer.

« Je n’appelle personne. Ok ? Relaxe. Je ne préviens même pas tes parents à condition que tu…calmes ce truc là, sur ta peau. Faut pas rester là, d’autres personnes peuvent passer et je doute que tous soient aussi compréhensifs que moi. » Il a l’air perdu. Ce n’est pourtant pas compliqué, j’évite juste de prononcer les mots explicites. Mutants, pouvoir, tout ça. « Tu suis ? Je vais t’aider, tu permets ? On va se mettre là derrière l’arbre, je vais te chercher à boire si tu veux. »

Assurance, sang-froid et influence ;
Je fais comme si je maitrisais la situation.
Pourtant ce n’est que belle apparence ;
Je ne sais pas comment faire face à un tel don.

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MessageSujet: Re: Can I take the right way ? [terminé]   Lun 6 Mai - 9:39

Je me sentais totalement perdu. Cet homme était-il vraiment quelqu'un comme moi ? Un peu étrange et hors du commun ? Ou savait-il comme mon père, que j'étais un cas unique ? Bon sang, ce que je n'aimais pas cette situation. Quelqu'un de normal aurait paniqué en voyant mes bras bleuirent. Il m'aurait peut-être même forcé à prendre la direction de l’hôpital. Mes veines ne cessaient de gonfler et encore une fois, je crus défaillir lorsque je pris l'initiative de me redresser. J'avais beau aimer tester ma capacité sur des bouteilles d'eau, les effets secondaires, eux, empiraient de plus en plus. Je ne comprenais pas … pourtant dans les comics que j'avais lu et relu, les héros parvenaient à améliorer leurs pouvoirs grâce aux entraînements et au travail acharné. Moi, c'était tout l'inverse. Plus je m’exerçais à vouloir contrôler ce don incroyable, plus je m'affaiblissais.

Il semblait être au courant pour mon cas, alors que moi, je ne le connaissais absolument pas. Sa tête ne me disait rien, alors qu'on me disait souvent bon physionomiste. Je restais perplexe sur les propos de mon interlocuteur. Après tout, comment lui donner toute ma confiance, sur des paroles qui restaient floues et qui ne voulaient absolument rien dire ? Il ne m'avait pas encore affirmé qu'il était lui aussi mutant. Et puis, quel était son pouvoir si c'était le cas ? Je fronçais des sourcils.

Mes muscles étaient perclus de crampes et d'ankylose, de la mâchoire jusqu'aux oreilles. Il était difficile de me redresser sans chanceler et encore plus de marcher pour me cacher derrière un buisson. Et puis cette idée ne me plaisait pas du tout. Lui, il avait l'air costaud, alors que moi … j'étais bien trop fin pour le mettre à terre. Quelles étaient ses véritables intentions ? Je n'en savais rien. Alors je n'avais qu'une seule solution, me concentrer pour stopper les effets secondaires de mon pouvoir. C'était plus facile à dire qu'à faire, mais je n'avais pas le choix. Pris de cécité pendant quelques secondes, j'eus l'impression que me corps entier venait de se désintégrer … Etrange. Quand la vue me revint subitement, je pouvais agréablement constater que mes avant bras étaient redevenus normaux. Soulagement. Je croise le regard perplexe de l'homme en face de moi. Il se tient accroupie, le regard hagard, sans vraiment comprendre qui je suis. Il devine c'est certain, mais doit bien penser que je suis un grand insouciant. Tester son pouvoir alors qu'il y a foule dans le parc, c'est bien une preuve d'inconscience. Mais j'étais certain d'avoir pris mes précautions et je ne pensais pas tomber sur quelqu'un comme lui.
A présent, j'arrivais à me redresser, doucement, péniblement, mais au moins je me tenais debout. Quelques flashs blancs décoraient le paysage, ma tête tambourinait douloureusement, mais mes jambes arrivaient à me tenir en place. Je n'avais encore jamais récupéré aussi vite jusqu'à présent. Peut-être était-ce là un signe d'encouragement ? Que mon travail et mes efforts portaient leurs fruits ? Un sourire se dessina sur mes lèvres, bêtement.

Le joggeur voulait m'aider, c'était indéniable. Je tergiversais entre l'envie de lui parler de mon pouvoir, de cette nouvelle vie qui s'est ouverte à moi depuis peu et puis l'envie de le fuir, prendre mes distances. Parce qu'à vrai dire, j'étais peu enclin à lui déballer toute ma vie. J'étais faible et je ne le connaissais absolument pas. Peut-être qu'il était un genre de scientifique qui était sur le point de me kidnapper pour faire quelques expériences farfelues sur mon cas ? Mais il pouvait être également un citoyen honnête, comme on en trouve rarement à Los Angeles. Les lèvres entrebâillées, je réfléchissais à ce que je pouvais lui rétorquer pour me sortir de cette curieuse situation. Mais rien, absolument rien ne me venait à l'esprit. Alors qu'un silence s'imposait entre nous, j'eus la bizarre sensation de pouvoir tout lui dire, absolument tout. Comme si c'était la personne que je cherchais depuis l'apparition de mon pouvoir. Quelqu'un comme moi, avec qui partager mes impressions, mes sensations, mes émotions.

« Merci, mais ça va. Je … je n'ai plus très soif de toute façon. Je préfère m’asseoir. »

Je marchais gauchement jusqu'au premier banc à quelques pas de là. Devant, s'étalait une magnifique nappe d'eau vert pois, dont les risées rappelaient l'aspect dépoli d'un panneau de vitrail. Mes mains me lancinaient encore, mais j'essayais de cacher ma douleur derrière un sourire faussement amicale. L'homme était resté à mes côtés de peur que je perde l'équilibre, encore une fois. Malgré ce que je pouvais dire sur mon état, la fièvre était encore bien présente et mon état physique affichait clairement une faiblesse.

Il avait pu voir que je n'étais pas quelqu'un d'ordinaire et pourtant il n'avait pas peur. Alors, était-il également mutant ? Même si je n'aimais pas ce mot, c'était pourtant ce à quoi je me rapprochais le plus …

« Au fait, vous êtes aussi … enfin … comme moi ? » hasardais-je subitement. « Enfin, je ne veux pas dire que vous pouvez aussi geler de l'eau rien qu'avec la pensée, mais vous pouvez également faire quelque chose d'extraordinaire comme dans x-men ou spiderman ? »

Oui la référence était moisie, mais je m'étais totalement plongé dans les romans de sciences fictions depuis que j'avais réussi à geler cette voiture, que je m'imaginais comme un héros justicier, qui pourrait remettre de l'ordre aux Etats Unis. Sauf que je n'étais pas à New York, et que vu l'état dans lequel je me trouvais actuellement, j'étais loin d'être un véritable freezer ...
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Can I take the right way ? [terminé]   Jeu 9 Mai - 12:53

La jolie blonde et son chien sont encore assez loin devant nous, ils ne représentent pas de vrai danger surtout qu’elle est au téléphone et qu’entre deux phrases de sa conversation, elle parle à son clébard. Un peu comme s'il était son gosse. Le gros monsieur sur notre gauche a des lunettes de soleil, pas évident de savoir ce qu’il regarde mais j’aurai tendance à penser qu’il…ne regarde rien. Les yeux perdus dans un vide prenant, sans doute est-il dans une intense réflexion. Ou pas. Je me fais optimiste et décide de penser qu’il n’est pas non plus menaçant. Le jeune homme – allez, trentenaire à peine – installé sur le banc, à droite de notre arbre et je dirais à une quinzaine de mètres au loin, est sans doute le plus inquiétant. Le plus proche de toute façon. Néanmoins, après quelques secondes d’observation, je réussi à comprendre ce qui lui fait si souvent quitter son livre des yeux > la jolie blonde.

La boucle est bouclée, j’en conclue même que le gros aux lunettes fixe le chien. Ou la fille. Enfin qu’importe, son visage est plutôt orienté par là ce qui fait que nous – le gamin et moi – sommes encore un peu tranquilles. Mais les gens vont et viennent librement ici, surtout avec ce temps, ne jouons pas les imprudents.

« Ok, fais attention. »

Je l’escorte en surveillant davantage nos trois suspects que sa personne mais l’essentiel, c’est qu’il ne s’écroule pas ou qu’il n’affiche plus un comportement trop anormal. Sait-on jamais. Si le lecteur se lasse de la promeneuse, si celle-ci se met à bouder son chien ou si le gros veut venir s’assoir : je ne veux pas être mêlé à leur surprise.

« Tu as l’air d’aller mieux… »

Je déglutis l’espèce de frayeur qui s’impose dans un tel contexte. Ce que j’ai vu c’est...flippant. Cette espèce de transformation dont son corps à été victime, puis la rapide et visiblement douloureuse guérison qui lui a demandé un gros effort. Je le sens exténué. Tu m’étonnes !
Il vaut mieux que j’évite de trop réfléchir. C’est son problème, pas le mien. J’ai déjà envisagé qu’il existe des capacités si étranges que je ne peux les croire qu’une fois les avoir eu sous le nez. Je ne sais pas trop en quoi consiste la sienne, geler de l’eau et devenir bleu ? Pas de chance petit.

« Euh…non, pas vraiment. »

Puis-je feindre être normal sachant que je suis moi aussi un mutant ? Puis-je mentir à cet étudiant, me jouer de sa confiance et avoir vu son secret sans pour autant lui révéler le mien ?
En parlant du mien d’ailleurs, il doit être en train de faire son effet. Non ? Je ne le comprends pas de toute façon. Ça se trouve sans mon don, le gamin se serait barré sans demander son reste. J’imagine que c’est à peu près ça. Je soupire en acquiesçant doucement.

« Ma différence est plus discrète que la tienne. Je ne peux pas geler de l’eau comme toi, ni lancer des boules de feu, me transformer ou voler ! » Comme Capucine… « Mais il parait en effet que je partage avec toi cette anomalie génétique. Je ne sais pas depuis quand tu as ce truc, mais sois plus prudent désormais. C’était un accident ? Ou volontaire ? Ton test avec ta bouteille d’eau ? J’espère que ça te servira de leçon si c’était voulu, certaines personnes sont mal intentionnées et tu pourrais leur livrer ta personne sur un plateau en agissant ainsi. »

Je ne suis pas agressif ;
J’essaye juste de lui faire voir :
Ne jamais être trop expansif ;
Avec nos dangereux pouvoirs.

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MessageSujet: Re: Can I take the right way ? [terminé]   Jeu 30 Mai - 12:44

L’homme était compatissant. Il dégageait une sorte de confiance indéfinissable. Je me sentais en sécurité à ses côtés et l’idée de m’enfuir à toutes jambes, ne me venait même pas à l’esprit. Je le considérais un bref instant, quelque peu déçu de ces derniers propos. Mais alors, que pouvait-il faire ? Etait-ce plus du domaine de la télékinésie ? J’aurai tant voulu voir quelqu’un faire fondre un objet rien qu’avec sa pensée ou faire léviter toutes les pierres du parc. Oui, je fantasmais beaucoup, ne réalisant pas encore les limites d’une telle capacité. Pour moi, c’était une sorte de jeu. Essayer de voir, jusqu’où ce don incroyable pouvait m’emmener. Certes, pour le moment je n’avais pas fait grand-chose. Geler une voiture pour enfin perdre connaissance, ou encore geler l’eau de la baignoire et récolter de belles cicatrices sur les avants bras. D’un point de vue extérieur, on pouvait certainement me prendre pour un beau masochiste … car après tout, dès que j’exerçais cette capacité, les effets secondaires n’étaient pas jolis à voir.

Parfois j’agissais de ma propre volonté, comme aujourd’hui sur la bouteille d’eau. D’autres fois, mon pouvoir se déclenchait, sans que je ne demande rien. C’était pénible d’appréhender ce moment, chaque jour, espérant ne pas me faire remarquer. Aujourd’hui j’avais cru être discret, mais visiblement, je manquais cruellement de concentration. Mais le bon Dieu avait été clément avec moi en m’envoyant un autre mutant. Un mec qui pouvait me comprendre, quelqu’un de mon espèce. Est-ce qu’on était nombreux ? Ou venais-je de tomber sur un cas unique ?

Quelques fois, avant de m’endormir, je me posais un tas de questions sur mon état. Il y a quelques mois seulement, j’étais un étudiant ordinaire. J’allais au lycée, je faisais du sport, je révisais, voyais mes copains et faisais de la musique … maintenant j’ai un pouvoir. Qu’est-ce que je pouvais bien faire avec ? Je m’étais imaginé un tas de choses un peu saugrenues, mais j’avais l’impression qu’il était mon devoir de l’utiliser pour faire le bien autour de moi. D’agir comme ces héros de comics. Protéger ma famille, les gens que j’aime, réduire la criminalité de Los Angeles et pourquoi pas devenir ce nouveau personnage emblématique des Etats Unis ? Mais en même temps, j’avais peur. Peur que l’on me regarde de travers, qu’on me traite de monstre, qu’on veuille faire des expériences pour comprendre le fonctionnement de cette capacité. Peur de perdre mes amis et ma famille.

Je me demandais encore pourquoi j’étais doté d’un tel pouvoir. Pourquoi maintenant ? Suis-je le résultat d’une expérience scientifique ? M’a-t-on lavé le cerveau ? Cet homme semblait savoir plus de choses sur ce monde réservé aux gens exceptionnels. J’avais du mal encore à réaliser l’ampleur de la chose. Croire qu’il pouvait réellement exister des mutants, des personnes plus développées. C’était une idée invraisemblable, mais pourtant, lui, confirmait bien cette idée.

« Mais alors … vous êtes quoi exactement ? Vous faites de la télékinésie ? » demandais-je curieusement.

Je ne cachais pas ma joie de découvrir quelqu’un se trouvant dans la même situation que la mienne. Depuis plusieurs semaines, je n’arrêtais pas d’observer le comportement des passants dans la rue, ou encore mes camarades de Lycée, espérant repérer quelqu’un comme moi.

« Ça s’est déclenché il n’y a pas bien longtemps … En septembre de l’année dernière. Avant j’étais quelqu’un de normal. Mais maintenant, j’ai vraiment l’impression que ce pouvoir m’habite continuellement. C’est comme si j’étais poussé à l’exercer. Faut que ça sorte de moi … Je sais que je dois faire attention, parce que pour tout dire, je ne le maitrise pas bien du tout. Mais je pensais être seul quand j’ai gelé la bouteille d’eau. »

Mes yeux scrutèrent ceux de l’individu. J’étais admiratif, mais en même temps perturbé. Comme si soudainement, la méfiance se dessinait peu à peu au creux de ses prunelles sombres. Etait-il réellement digne de confiance, ou profitait-il de ma naïveté pour piocher le plus d’info possibles sur ma personne. Je me sentais soudainement mal à l’aise. Mais si je ne lui faisais pas confiance, alors à qui pourrais-je mon confier ? J’avais cruellement besoin de partager ce que je vivais, surtout avec quelqu’un de mon espèce.

« Excuse-moi, mais … tu pourrais me montrer comment fonctionne ton don ? Non pas que je n’ai pas confiance, mais je me sentirais plus rassuré si tu pouvais me montrer de quoi tu es capable. »
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Can I take the right way ? [terminé]   Mar 4 Juin - 19:31

En l’écoutant parler, mes connaissances en la matière augmentent. Enfin. C’est bien mal dit. Alors que le jeune homme me fait part des difficultés qu’il rencontre depuis que son corps exprime sa mutation, j’ai l’impression que mon capital d’informations sur le sujet s’agrandi. Nettement. Il m’apporte une toute nouvelle vision des choses.

> Capucine peut faire voler des objets. En réalité, elle peut même voler, elle-même. C’est un pouvoir visible, sans doute très arrangeant dans certain cas, et qu’il lui a fallut apprendre. Avec un entrainement assez complexe et fastidieux si j’ai tout compris.
> Kate – tout comme moi – possède une capacité beaucoup plus discrète. Dans son utilisation directe. Ne parlons pas trop vite, je n’ai pas vu de conséquences mais elle a évoqué quelques troubles que je devais ressentir. Sans doute parce qu’elle les subit aussi, après utilisation forcée de son don. Toujours est-il que sa faculté à lire la mutation d’autrui est immatérielle.
> L’adolescent auquel je fais face, entre dans une troisième catégorie. Organisation personnelle et non-exhaustive, cela va sans dire. Son pouvoir à lui est immanquable car il arrive à transformer la matière. En effet, il rend tout simplement le liquide : solide. Il passe d’un stade à l’autre avec des efforts non négligeables, n’oublions pas qu’il a frôlé le malaise sous mes yeux. Pire encore, sa peau a changé de couleur l’espace de quelques minutes et je n’étais pas certain de pouvoir le retrouver conscient.

…j’essaye de simplifier les choses, de les classer de façon encore plus claire, plus symbolique. Mais j’en sais encore trop peu. De plus, cette nouvelle et inattendue rencontre me force à visualiser les conseils de la scientifique différemment. Poser un autre regard sur ce que j’ai pointé du doigt sans réels arguments.
Et si ces sociétés spécialisées dans la mutation, si ces deux groupes avaient les moyens d’apporter de sincères solutions ? Cap a eu accès à un entrainement. De ce que j’ai compris, elle n’en garde pas un très bon souvenir ce qui me pousse à mettre des réserves sur leurs méthodes. A les craindre. Mais est-il possible que la jeune femme ait été approchée par le groupe le moins honnête ?
S’il y a un combat, s’il y a une confrontation "bien versus mal" , l’une de ces entreprises offre-t-elle une aide aux mutants en difficulté ? Sans abuser de leur nouvelle nature ?
Le gamin a l’air perdu. Ma première envie serait de le guider dans un centre spécialisé. Et c’est là, bordel, que je regrette d’être si mal informé !

« Excuse-moi, mais … tu pourrais me montrer comment fonctionne ton don ? Non pas que je n’ai pas confiance, mais je me sentirais plus rassuré si tu pouvais me montrer de quoi tu es capable. »

« Hum ? Ah, non je ne fais pas de télékinésie. C’est, plus abstrait encore. Pour tout t’avouer je ne peux le maitriser à ma guise, pour la simple et bonne raison que je ne le comprends même pas. On m’a assuré que je suis mutant. Mais ma capacité doit paraitre trop naturelle, je l’ai assimilé sans doute depuis des années à une façon de vivre et je ne sais plus faire la différence… »

Qu’est ce qu’il va comprendre à ce charabia, le petit ? Je soupire en haussant les épaules.

« Je crois qu'en plus il est plus rassurant pour toi de ne rien voir d’anormal. Tu en as assez fait pour aujourd’hui. Pour ce qui est de ta confiance, je ne te demande pas de me l’accorder. J’ose juste espérer que tu prendras en considération mes conseils : sois prudent. L’utilisation de ce pouvoir te fait du mal, peut être parce que tu manques d’entrainement, mais ce n’est qu’une hypothèse. S’il s’agit d’une…dégénérescence de ton corps, il faudrait franchement songer à étouffer ce truc. Ce n’est pas parce qu’il te donne l’impression de vouloir sortir que tu dois l’écouter… »

Mais je n’ai pas de meilleurs avertissements ;
Je ne suis qu’un médiocre débutant.
Il faudrait au moins retenir que mutant ;
Ne rime en rien avec épatant...
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MessageSujet: Re: Can I take the right way ? [terminé]   Mer 5 Juin - 19:48

J'étais déçu. Déçu parce qu'il n'était pas comme moi, surexcité à l'idée d'être un mutant, de pouvoir utilisé sa capacité et sauvé la vie d'un tas de monde. Peut-être que je vivais dans une totale utopie, mais depuis l'apparition de cette capacité extraordinaire, je n'arrêtais pas de me projeter comme le nouveau défenseur de l'univers. Peut être que ça me perdrait après tout. Mais je ne suis qu'un adolescent, insouciant, qui regarde sûrement trop de films de supers héros. Je m'attendais à ce qu'il me dise qu'il pouvait manipuler la terre ou se reconstruire tous les os après une chute de plusieurs mètres. Mais non. Il se savait mutant, mais pourtant, il était incapable de me dire quel don il possédait. Là, à ce moment précis, je ne savais plus quoi penser.

S'il ne pouvait pas me prouver sa mutation, comment pouvais-je lui faire confiance ? Il me disait de rester discret, de ne plus manipuler mon don dans un milieu public, mais lui, qui était-il vraiment ? J'en avais pas la moindre idée. Peut-être s'agissait-il d'un scientifique. Celui qui aurait fait une sale expérience dans un laboratoire caché de la ville. Peut-être qu'il était le responsable de mon cas, qu'il m'avait ingurgité un tas de trucs pas net dans le sang et ne pensait pas que je serais capable de geler de l'eau rien qu'avec la pensée ! Ou bien, je fabulais totalement. Mais je ne savais pas quoi penser. Je pouvais toujours partir, le laisser en plan sur ce banc et continuer ma route, sans jamais me retourner.

Mais était-ce là une bonne décision ? Peut-être qu'au final il était bien mutant. Quelqu'un d'ordinaire aurait hurlé en voyant ma peau virer au bleu. Ou bien, on m'aurait déjà envoyé à l’hôpital le plus proche. C'est vrai que c'était bizarre et vraiment anormal. Mais ça me faisait mal juste sur le coup. Peut-être que mes cellules subissaient quelque chose de grave, peut être même qu'à force d'utiliser ce don, je risquais de choper un cancer ou une maladie du sang. J'en sais rien. Enfin, je décidais de me présenter à lui. Après tout, si l'on apprenait à se connaître mutuellement, j'arriverai à savoir s'il connaît d'autres personnes comme moi et même découvrir sa capacité, si transparente soit-elle !

« Oh c'est dommage ! J'aurai bien voulu une présentation de votre pouvoir ! Au fait, je ne me suis pas présenté. Je m'appelle Evan Lincoln ! » dis-je avec un large sourire.

Je n'avais pas peur de dévoiler mon identité, car au final, il me connaissait mieux que quiconque dans cette ville. Il était sûrement le seul type qui m'avait vu dans tous mes états. Mes bras me lancinaient encore, alors que mes veines revenaient peu à peu à la normale. Ma peau tendait vers un violet presque transparent, laissant l'impression que mes avants bras avaient subis de violents coups.

« Vous avez de la chance de ne pas savoir quel est votre pouvoir. En quelque sorte ça vous protège. Mais vous m'avez dit que quelqu'un vous a affirmé que vous êtes mutant. Qui est cette personne ? Elle connaît l'existence de gens comme nous ? Dotés de pouvoirs extraordinaires ? Ou bien, est-ce une sorte de scientifique qui fait des expériences sur les gens ? Car je me pose la question. Il y a encore quelques mois j'étais une personne des plus banales au monde. Et un jour je me réveille avec un horrible mal de crâne sur le sol de ma chambre. Dès ce moment là, j'arrive à geler de l'eau … fin, j'veux dire c'est quand même super étrange non ? Vous ne pensez pas qu'on nous a kidnappé pour faire un tas d'expériences bizarres sur nos gènes ? »

Peut-être pouvait-il me donner des réponses, peut-être pas. Mais j'étais curieux de rencontrer cette personne qui lui avait certifié qu'il était bel et bien mutant, sans que lui même n'ai conscience de sa capacité. Je le toisais d'un regard empli de curiosité et avide de savoir. J'espérais tant qu'il puisse me guider, m'orienter et ne pas me laisser au bord de la route. J'avais besoin d'aide et lui seul pouvait m'aider. J'en étais convaincu.

HJ: désolé c'est court et un peu moisi ^^
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Can I take the right way ? [terminé]   Lun 10 Juin - 9:09

« Enchanté. »

Dis-je, sans me présenter en retour. Ça m’a échappé, disons cela comme ça. Je ne crains pas ce gamin ni ce dont il est capable de faire d’un prénom, mais puisqu’il est mutant j’ai bien peur qu’il attire l’attention de personnes beaucoup plus fourbes que lui et s’il venait à parler de moi…
Je deviens paranoïaque. L’affaire mutant me rend fou et je ne vais pas tarder à exploser. Littéralement peut être pas, mais il va falloir que je pose des questions, qu’on m’éclaire un peu sur le sujet et je ne connais pour ça que deux personnes : Kate, ou Capucine. Le problème est le suivant : je n’ai pas assez confiance en Kate, mon choix devrait se porter sur la demoiselle. Oui, mais la demoiselle veut me préserver de la mutation et des organisations qui s’en occupent et pour ne rien arranger, je ne lui ai pas dit en quoi consiste mon don.
Capucine…Kate…Kate…Capucine…

« Je ne me trouve pas particulièrement chanceux, figure toi et… »

Qu’est ce qu’il parle ce petit ! Le sujet qu’il aborde me déplait fortement, je me ferme dans un moue contrariée, sourcils froncés avec un air impatient, alors que ledit Evan me fait part de toute sa curiosité. Sans retenue aucune. Un vrai étudiant trop naïf et excité.
Lui parler de la miss Reynolds, c’est hors de question. Quand à savoir si notre dégénérescence est naturelle ou si quelqu’un s’est amusé à nous bidouiller l’ADN, je ne veux pas savoir !
Je sens mes muscles se tendre et la migraine déjà se pointer – elle a plutôt tendance à arriver le soir, merde – il faut que je l’arrête.

« J’sais pas ! J’en sais rien, d’accord ? Je ne connais rien de tout ça ! Eh ! Tu as entendu ce que j’ai dit ? Je n’y connais rien moi je ne peux pas répondre à tes questions, et puis rien ne me prouve que cette personne avait raison ! »

Mais je la crois. Allez savoir. Kate semblait sincère quand elle m’annonçait mon état de mutant. Elle était peut être satisfaite de se faire bourreau, toujours est-il que je l’ai cru, moi qui suis si méfiant. J’ai ressenti les changements s'opérer en moi quand elle s’est mise à jouer avec ce pouvoir, je me suis senti différent en fonction de notre concentration ou de notre proximité…
Oui il y a chez moi une anomalie qui, d’après la scientifique, se rapporte au charisme que je dégage. C’est tout ce que je sais et je refuse d’en parler avec un simple étudiant.

Bordel ; je n’ai jamais demandé à être concerné par tout ça, j’ai trop à faire avec mes propres erreurs pour tenter de dompter l’incrustation d’un don dans mon corps.

« Ne t’affole pas comme ça et gardes tes questions pour toi. C’est clair ? Je ne peux pas y répondre, je suis désolé, mais tu dois réellement apprendre la prudence. Ce n’est pas un jeu, il existe de réels dangers autour de la mutation…n’utilise pas ce terme. N’en parle jamais, à personne, c’est beaucoup mieux. »

Même s'il a besoin de professeur ;
Pour accepter son poison ;
Je me retire, comme un voleur ;
Trop angoissé par cette conversation…

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MessageSujet: Re: Can I take the right way ? [terminé]   Lun 1 Juil - 19:28

HJ: désolé pour le temps d'attente ... c'est impardonnable !

Ok ... pas besoin de le prendre sur ce ton M'sieur ! Non mais pour qui il se prend celui-là ? J'ai bien le droit de me poser des questions, c'est un peu normal quand on a 17 ans et qu'on apprend qu'on est pas le seul mutant dans cette maudite ville. J'essaie de comprendre pourquoi il me rejette comme ça. Peut-être parce qu'il ne me veut pas dans ses pattes. Peut-être tout simplement parce qu'il vient de comprendre qu'il a fait une erreur à m'abordant. Mais qu'est-ce que j'y peux là ? Je vais pas jouer ma victime pour autant. Je le dévisage un instant, fronce les sourcils, il me cache un truc, c'est certain. Il sait quelque chose, c'est évident, mais pourquoi veut-il le garder pour lui tout seul. J'aimerai en savoir d'avantage.

Visiblement, lui, non. Il préfère stopper net la conversation et je sens bien que l'envie de me planter sur ce banc le démange. Pfff, je suis déçu, dépité même ! Moi qui croyais avoir trouvé quelqu'un avec qui partager quelque chose allant à l'encontre de la nature. Il me parle de choses, dont finalement, il ne connait rien. C'est étrange, comme s'il avait essayé de me pister vers une direction. J'ai envie d'en connaitre plus sur cette personne qui lui a dit pour sa capacité. Qui est-elle ? Quel est son rôle ? Peut-être connait-elle d'autres mutants ? Je me lance.

- D'accord, vous n'y connaissez rien. Mais pas la peine de me parler comme ça ! Vous dites de me contrôler, mais vous, il faudrait revoir votre notion de la politesse et du respect. Je n'ai rien fait de mal, je pose juste des questions. C'est un peu normal non ? Je suis mutant et vous m'assurez que vous l'êtes également !! C'est un peu logique que ma curiosité soit aiguisée ... Si vous aviez vraiment envie d'être tranquille, pourquoi ne pas avoir mis sous silence votre côté mutant ?

Je le dévisageais encore et toujours, essayant de percevoir quelque chose dans le fond de ses yeux. Peut-être que j'avais plusieurs capacités ? Après tout, nous ne sommes sûr de rien ! J'aimerai bien savoir qui lui a dévoilé son secret. Mais je pense que c'est peine perdue. Il me voit plus comme un petit perturbateur dans sa vie bien tranquille. Comme un gosse à fuir qui pose trop de questions. Ses conseils, j'en ai pas besoin. Je voudrais simplement savoir qui est cette personne qui l'a mené sur la voie des mutants.
Je me lève et regarde l'allée de terre battue.

- Au fait, c'est qui cette personne qui vous a dit que vous étiez mutant ? Si vous n'avez pas les réponses à mes questions, peut-être qu'elle pourra y répondre ?
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: Can I take the right way ? [terminé]   Mar 9 Juil - 8:55

- D'accord, vous n'y connaissez rien. Mais pas la peine de me parler comme ça ! Vous dites de me contrôler, mais vous, il faudrait revoir votre notion de la politesse et du respect. Je n'ai rien fait de mal, je pose juste des questions. C'est un peu normal non ? Je suis mutant et vous m'assurez que vous l'êtes également !! C'est un peu logique que ma curiosité soit aiguisée ... Si vous aviez vraiment envie d'être tranquille, pourquoi ne pas avoir mis sous silence votre côté mutant ?

« …Sans doute par cette politesse et ce respect que tu me demandes de revoir. »

Je lui accorde un air dédaigneux, réprobateur, avant de soupirer. Ce n’est certainement pas par manque d’égard que j’ai haussé le ton. Ce gamin néanmoins n’en sait rien, en tout cas il ne comprend pas le malaise et la peur qui me traversent à cet instant précis. Je suis mal. Mal d’être mutant, mal d’en savoir si peu, mal de devoir assumer cette conversation.
J’aurai mieux fait de me taire. il a raison. Mais les choses ont été dites je ne peux revenir en arrière, je peux seulement fermer ma gueule maintenant. Ce serait le protéger, d’après moi. Je ne prétends pas prendre la meilleure décision mais je m’en voudrais trop de lui en avouer davantage.
Pour ce que je sais de toute façon…

- Au fait, c'est qui cette personne qui vous a dit que vous étiez mutant ? Si vous n'avez pas les réponses à mes questions, peut-être qu'elle pourra y répondre ?

« Tu es jeune et naïf. C’est rageant de l’entendre je veux bien te croire, mais c’est vrai. tu ne dois pas t’emballer à chaque fois que tu penses croiser un mutant. Mutant ne veut pas dire confrère ou allié. Prends plutôt le réflexe de voir ça comme un danger. Même si certains peuvent t’aider, prendre le risque de te dévoiler pourrait t’être fatale. Je ne te dirais rien sur elle : je ne veux pas qu’on s’en prenne à toi par ma faute. »

Ferme et précis. Je crois. A-t-il seulement compris ? Peut-il réaliser le poids de ma décision ? Saura-t-il faire la différence entre un caprice et un choix adulte ? Je n’ai pas l’intention de l’embêter mais comme lorsqu’on confisque à un enfant un objet dangereux avec lequel il jouait : il faut emmerder pour rendre service.
Embarrassé par sa détresse – qui est aussi la mienne – je lève les yeux au ciel.

« Je suis avocat. Je travail au cabinet Climber. Je suis parfaitement joignable si jamais…mais je ne te dirais rien de plus. Désolé p’tit. »

Cette fois c’est décidé ;
La conversation mutante s’arrête là.
Tu n’es pas le seul concerné ;
Par les ennuis qui découlent de tout ça.
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MessageSujet: Re: Can I take the right way ? [terminé]   Jeu 8 Aoû - 12:59

C’était dur à l’admettre, mais Elias avait raison depuis le début. Je n’étais qu’un idiot, aveugle par mon engouement à retrouver un maximum de gens de mon espèce. C’était tellement réconfortant de ne pas se sentir seul, se sentir soutenu et surtout croire que l’on peut tout partager avec un individu du même genre. Je me mettais le doigt dans l’œil. Elias n’était pas prêt à me porter dans son cœur et ça se voyait à des kilomètres. Bien, je n’avais plus rien à faire avec lui. Bien qu’une vague de questions me brûlait le bout des lèvres. J’avais tant de choses à savoir, et lui paraissait en connaitre bien plus qu’il ne le disait. Ça me tuait en quelque sorte. Le laisser partir, c’était comme … avoir une pépite d’or dans les mains et la refourguer à la rivière.

Je croyais bien qu’en quittant les lieux je n’aurai plus aucune chance de le recroiser un jour. Même si je viens courir ici, à la même heure chaque jour, rien ne me dit que le destin sera clément avec mes envies. Mais étrangement, malgré son agacement, il me donne le nom de son cabinet d’avocat. Ca ne m’avance pas vraiment, car je sais que jamais je n’oserai appeler son cabinet pour un rendez-vous et juste parler entre mutants. Non, l’idée même était flippante. Il était avocat … bien sûr, il devait avoir d’autres préoccupations que les tourments d’un petit adolescent de 17 ans. Franchement, personne n’en a rien à foutre que mes bras bleuissent, que mon pouvoir me rend vulnérable, que je sois tout simplement flippé par l’idée que des gens mal intentionnés puissent me kidnapper pour faire de moi un cobaye. Non … c’est sûr, tout le monde s’en fou, car personne n’est au courant. Dois-je l’avouer à mes parents ? Ce sont des gens digne de confiance non ? Quoique j’ai un doute sur mon père.

« Tu crois que je dois vraiment taire mon pouvoir ? Ne pas en parler à des gens digne de confiance ? Par exemple mes parents, tu crois qu’ils pourraient comprendre ? Me soutenir, me protéger ? »

Je commençais vraiment à craindre pour ma peau, pour celle de ma famille. Bon sang, je ne pensais pas qu’être mutant pouvait prendre autant d’ampleur. Bien sûr ce n’est pas évident à cacher, car mon pouvoir a tendance à se déclencher n’importe quand. Mais l’idée qu’on puisse m’intercepter dans la rue, qu’on puisse m’agresser maintenant que je suis au courant … ça me fait peur. Et puis comment reconnaitre ces gens ? Comment savoir que je ne suis pas surveillé en ce moment même ? Comment fait Elias pour gérer une telle vie ? J’en ai pas la moindre idée. Je me lève un peu fébrile. La fièvre commence doucement à me gagner et je ne me sens pas bien. Il faut que je rentre au plus vite, pour éviter de tomber dans le coma en plein parc, une seconde fois.

« Je … je vais rentrer. Je vais essayer de faire attention et ne plus faire usage de mon pouvoir. Ca serait mieux, pour moi et ma famille … Je vais essayer d’appliquer vos conseils M’sieur. Au revoir … »

Je tourne les talons, les mains dans les poches, le regard baissé sans vraiment comprendre pourquoi je m’en vais. En vérité j’aurai voulu qu’il me protège de tout ce merdier, mais je pense qu’il préfère se la jouer solo. A vrai dire, je le comprends. Pourquoi s’encombrer d’un jeunot qui ne maitrise rien ? Je pars peut-etre vers ma perte, ou si j’arrive tout simplement à maitriser mon don, peut-être qu’il en sera différent. Peut-être que j’arriverai à vivre une vie normale ?

HJ : sorry c'est court, c'est mal écrit, mais bon ça fait une plombe que je dois y répondre XD !
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