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 I belong to no place but to you. You're my home. [Terminé]

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Jeremy Stenson


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MessageSujet: Re: I belong to no place but to you. You're my home. [Terminé]   Mer 8 Mai - 9:41

Leurs petits jeux de garnements les conduisaient une nouvelle fois sur la brèche. Ils en arrivaient indéniablement à repousser la limite toujours plus loin. A jouer plus dangereusement avec le feu. Etait-ce conscient ou inconscient ? A cette question, Jeremy répondrait très certainement « de quoi tu parles ? » Il le savait sans le savoir, ou plutôt, il ne voulait pas savoir, il ne voulait pas non plus se prendre la tête à essayer de comprendre. Ca lui faisait peur et ça risquait de tout gâcher. Ne pas mettre de mots sur ce qu’il ressentait était le maître mot. Il savait juste qu’elle était la seule à lui faire cet effet là. Pas d’attache était son leitmotiv, il s’y tenait. Maxime était l’exception qui confirmait toutes les règles. C’était bien plus qu’un simple désir charnel. Non, c’était bien au delà de ça.

A cet instant, il était juste heureux de voir son alter ego vivre et rire, d’avoir le privilège de la voir dans son intimité, sans son masque de teigne, de partager l’instant avec elle. Elle le faisait se sentir lui aussi de nouveau vivant. Et si pour mériter cela, il devait jouer les funambules sur un fil étroit, au dessus d’un gouffre sans fond, il le ferait sans hésiter. Il était fou à lier, au moins tout autant qu’elle. Elle lui tendait une perche, il l’avait saisie, tout naturellement, faisant trembler une fois de plus le fil sur lequel il évoluait un saut périlleux avec en prime. Elle avançait dans la même direction que lui, il n’était pas seul à se livrer à ce petit numéro. Si elle l’y incitait, il l’accompagnerait dans sa chute, et vice versa. Il n’avait pas peur de marcher avec elle au bord du précipice. Un sourire charmeur étira ses lèvres, en guise de réponse à l’invitation qu’elle lui avait lancé, juste avant qu’il ne se jette à corps perdu dans la bataille finale.

Sa tentative pour la réduire au silence fit son effet dans un premier temps, mais ne fut pas sans conséquences. Cette tactique était risquée, il en avait conscience. Il aimait vivre dangereusement. D’autant plus qu’elle était en train de faire sauter les derniers crans de sureté qui le maintenaient encore à la raison. La main qu’elle fit courir sur sa peau provoqua un frisson qui remonta jusqu’à son échine. Son cœur s’emballait de plus belle, il sentait le vide le happer, son souffle se raccourcir. Se sentant sombrer, il devait se raccrocher à quelque chose s’il ne voulait pas perdre pied tout de suite, il se recula. Elle en profita pour le piquer une nouvelle fois dans son égo, qui semblait lui aussi vouloir le pousser dans le vide.

« ah oui ? » répondit-il dans un souffle, à court de répartie, tandis qu’elle prenait le dessus avec souplesse. Il la laissa faire. Il était presque à sa merci. Ce fut elle qui l’embrassa cette fois-ci. Il lâcha l’oreiller qu’il tenait encore comme garde fou, posa sa main sur la joue de Maxime et la laissa glisser jusqu’à sa nuque. Quand bien même il se brûlerait qu’il s’en foutait. Il était même en train d’oublier qu’il avait faim ! Ils jouaient à armes égales, il avait voulu la désarmer, elle le lui rendait bien. Il était prêt à capituler quand elle se redressa de nouveau. Visiblement, elle n’avait pas dit son dernier mot. Il en profita pour essayer de respirer, son regard s’accrocha au sourire puéril qu’elle affichait, son cœur manqua un battement. Quel con ! Il avait relâché sa vigilance trop tôt !
Le coup qu’elle lui assena fut de bonne guerre, lui fit ressentir la morsure des flammes auxquelles il était en train de se livrer. Elle le ramenait brusquement à la réalité, une semi-réalité encrée dans leur univers dérangé, encore emprunte de magie.

Il sentait le feu le consumer de l’intérieur, pris en flagrant délit, il regrettait à présent de ne pas avoir choisi le coup d’oreiller pour la faire taire. Elle était vraiment sans pitié ! Ce n’était que partie remise. Elle le provoquait encore. Si c’était ça qu’elle voulait, il n’allait pas se faire prier ! Sa patience avait des limites ! Il agrippa de nouveau l’oreiller qu’il avait délaissé et lui envoya à travers la gueule.

« Si tu veux disposer de ma vie, il te faudra me passer sur le corps !»

C’était n’importe quoi, en effet. Il perdait son sang froid. Non. Il l’avait perdu depuis un moment déjà, depuis qu’il s’était laissé envouter par cette diablesse. Elle le poussait dans ses derniers retranchements. Son égo, lui, n’était pas encore décidé à s’avouer vaincu. Tout en riant, ils se livrèrent à une bataille de coussins qui s’entrechoquèrent dans des bruits sourds et des volètements de plumes et de mousse. L’intensité des coups augmentait à mesure qu’il assouvissait sa vengeance, proportionnellement à sa frustration.
Jeremy dévia sa dernière attaque avec une certaine violence, attrapa fermement sa taille d’une main puis se mit à la chatouiller. Il ne répondait plus de rien, tous les coups étaient permis ! Il lui soutira un nouveau cri destiné au voisin fauteur de trouble. Il riait aussi, qu’il aille au diable celui là !
Il en profita pour se redresser, réduire ainsi la distance qui les séparait, et par la même occasion, le rendre moins accessible aux coups d’oreiller. Il posa sa main dans le creux de ses reins, la plaqua un peu plus contre lui, envoya valser son arme quelque part dans la chambre, puis remonta sa main désormais libre le long du bras de Maxime en une subtile caresse afin d’atteindre son poignet encore armé, dans le but de lui faire lâcher prise. Dans le même temps, il approcha son visage de son oreille :

« Tu disais ? » à peine murmuré, avant de déposer un baiser brûlant sur son oreille puis de laisser glisser ses lèvres dans son cou.

Ca aussi il se le permettait sachant pertinemment qu’en tirant sur la corde sensible, il l’entrainait avec lui dans sa chute. Si elle voulait fuir, c’était maintenant ou jamais. En fait, non, c’était déjà trop tard. La pression qu’il exerçait sur les hanches de la jeune femme se mua en caresse. Sous son t-shirt, les doigts de Jeremy effleuraient sa peau douce et lisse stigmatisée par endroits. Ils s’enlisaient au fur et à mesure et se laissaient une nouvelle fois aller à l’ivresse de leurs corps. Tu aurais du m’étouffer, je deviens fou ! Impudent, il fonçait tête baissée dans les flammes, allait droit au suicide sans réfléchir. Avide de sensation forte qu’elle était la seule à lui procurer, il l’enlaça, l’embrassa. Les dernières barrières qui s’interposaient entre eux cédèrent. Plus de jeu, plus de masque, plus de carapace. Ils étaient complètement à nu. Il l’avait dans la peau, se dissolvait dans son regard, se fondait en elle, la couvrait de baisers, de caresses. Complice de sa déchéance, elle était sa drogue, son héroïne, son oxygène. Elle le faisait vibrer comme personne. Ils succombèrent ensembles dans l’extase.

Le round 2 s’était terminé comme le premier. Ils semblaient avoir survécu mais étaient décidément irrécupérables.
Le temps de retrouver leurs esprits, ce fut le ventre de Maxime qui se manifesta cette fois-ci, furieux d’avoir été injustement mis de côté, rappelant à Jeremy qu’il avait la dalle lui aussi. Émergeant du brouillard qui lui servait en ce moment de cerveau, il soupira, de bonne grâce :

« C’est plus fort que toi ! tu peux pas t’empêcher de râler ! »

Elle ou une partie de son corps, ça revenait au même. Elle allait probablement lui en mettre une, peu importe. Le rappel à la réalité était rude, mais nécessaire. Son estomac s’était réveillé, il fallait qu’il trouve un truc à manger et vite. Il fixa le plafond avec intensité, essayant de se remémorer ce qu’il avait dans les placards qui pourrait les rassasier. Il se rappela le chaos qui régnait dans la cuisine, ce qui l’amena à faire le bilan général des diverses zones de combat. Merde ! fait chier ! c’est pas le moment de penser à ça ! Manger ! Et soudain, contre toute attente, un espoir ! Il y avait un truc qui avait résisté à leurs assauts, un paquet de bonheur, planqué entre le mur et le canapé du salon, qu’il s’était ouvert l’autre soir en dessinant devant la télé.

Il lança un regard espiègle à Maxime :

« Appelle-moi Dieu ! »

Rien que ça ! Non, il ne perdait pas le nord. Il roula sur le côté avant qu’elle ne lui fasse payer son arrogance, se dirigea vers l’armoire, enfila un autre caleçon, la flemme de partir à la recherche de l’autre dans le bordel ambiant. Il se saisit d’une couverture propre au passage, ralentit à la hauteur de Maxime :

« J’ai la solution à tous tes problèmes ! » puis passa son chemin sereinement, quittant la chambre.

Il récupéra paquet de clopes et allumettes au passage qu’il déposa à côté du cendrier sur la table basse du salon, jeta la couverture sur le canapé et dénicha le saint Graal tant convoité : un paquet de chocapics à peine entamé ! Par chance, il l’avait oublié là, trop concentré sur ses plans d’archi l’autre soir. Il le secoua bruyamment, intentionnellement. Elle avait intérêt à vite ramener ses fesses si elle voulait en voir la couleur.

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MessageSujet: Re: I belong to no place but to you. You're my home. [Terminé]   Lun 20 Mai - 18:00

La guerre est déclarée et si nous n’avons que des coussins comme une arme, nous nous battons dignement. Cet enfoiré a le dessus. Évidemment. Je n’abandonne pas pour autant. La trêve, c’est pour les faibles ! Et cet éclat dans son regard me semble si incohérent avec nos jeux d’enfants. C’est pourtant ainsi. Je suis persuadée que la même chose brille dans mes yeux. L’envie. La frustration. L’amusement. Les coups se succèdent au même titre que les rires et les grognements. Je me contorsionne sous sa main qui me chatouille et cherche vainement un moyen d’échapper à cette horrible punition. N’importe qui d’autre ce serait pris une droite. Venant de n’importe qui d’autre, ce geste m’aurait profondément agacé. Je ne supporte pas qu’on m’approche. Là, je ne suis qu’une gamine, une morveuse qui rit aux éclats et dont les abdominaux sont douloureux à force d’être sollicités. Jeremy plaque sa main contre mes reins et m’attire. Mon regard s’accroche aux murs de la chambre. Je chancelle. Si je le regarde, je vais sombrer. Si je le regarde, je ne répondrais plus de rien, et encore moins de mes actes. Un frisson me parcoure à mesure que son doigt dessine une caresse sur mon bras. Il a jeté son arme d’un geste brusque. Je croise ses yeux. C’est foutu. Je suis foutue. Sous son emprise, je lâche l’oreiller.

Son souffle taquine mon oreille et mon cœur qui tambourine alors que je tente de rester immobile. Calme. Concentrée pour ne pas craquer. Ses lèvres dans mon cou. Ce frisson de plaisir. Il veut ma mort. Il me tuera. Ma cage thoracique se soulève à intervalle régulier mais il me semble que je tremble presque. J’ai presque peur sans savoir ce qui m’effraie tant. Le laisser faire, me perdre ou qu’il s’éloigne ? Ma peau ne répond si bien qu’à ses doigts. Tout ça est trop intense, trop fort, pour ne pas me faire paniquer. Je devrais fuir. Fuir avant que l’un de nous deux ne détruise l’autre. J’en suis incapable. Il m’a eue. Avec ses airs de gamins, ses propos ironiques, son regard malicieux, ses conneries d’ado, son charisme si particulier, et la force de ses bras. Il est hors de question de fuir, de trouver une pirouette pour esquiver. Et cette certitude brûlante quand il m’embrasse enfin.

Ça n’appartient qu’à nous. Je ne suis pas idiote. Nous avons eu d’autres amants, d’autres maîtresses, d’autre corps contre lesquels s’abîmer. Pour moi, ce ne sont que des visages flous et anonymes. Des tentatives désespérées pour m’assassiner de plus belle. Pour frôler le vide, me mettre en danger, disparaître dans un néant. Est-il besoin de le dire ? Ça n’a rien à voir avec ce qui se passe. Nous… Qu’est ce qu’on est ? J’en sais rien, putain j’en sais rien. Quand il me frôle, je frissonne. Me consume sous ses caresses, m’embrase sous ses lèvres. C’est comme lancer un bolide à 295 kilomètres heures et foncer dans un mur sans ressentir la moindre hésitation. Marcher sur des braises brûlantes. Sauter à l’élastique du haut d’une falaise. Entortiller soigneusement les cordages d’une balançoire et tout lâcher d’un coup. Se jeter depuis le toit d’un immeuble et en savourer consciencieusement la chute. C’est vivre. En plus fort, en plus beau et en plus intense. Si je tremble, lui aussi. Son regard ne me ment pas. Nous vibrons sur le même accord, dans le même tempo, délivrés de l’inutile. J’ai le privilège de le voir tel qu’il est. Jeremy, insaisissable et malicieux, baisse la garde et les armes. Il laisse tomber son armure de taquinerie, ses pitreries, et ses provocations. C’est un cadeau, un risque et une responsabilité. J’ai le vertige mais, ça me plaît. Je voudrais mourir entre ses bras au moins autant qu’embrasser la vie. Je suis incapable de le lâcher, de quitter sa peau. Se noyer l’un contre l’autre et perdre pied ne m’effraient plus tant s’il est là. Je m’agrippe. Par peur que tout disparaisse et par besoin de le sentir toujours plus proche. Nos corps se répondent si facilement, presque instinctivement. C’est irrationnel. Nous sommes irrationnels.

Indéfinissable. Absolu. Évident. Grisant. Troublant.
Et, fragile.

Tout s’arrête toujours et je crains une nouvelle fois cet après. Tout contre lui, je ne bouge, ne remue pas un cil, et reprend mon souffle. Je veux une clope mais avant que ma bouche ne formule mon impérieuse demande, mon estomac me rappelle à l’ordre. Je suis toujours affamée. Jeremy expose son point de vue sur mon caractère de merde et je lui envoie un coup de genou. Pas suffisant pour lui faire bien mal mais suffisant pour lui faire comprendre que je l’emmerde toujours autant. Malgré moi, je souris et cache mon visage entre mes bras pour qu’il ne le remarque pas.

Je grogne « Y’a plus rien à manger à cause de toi ! »

Je vais mourir affamer et me dessécher sur ce lit. Hors de question que je fournisse le moindre effort tant que je n’aurais pas la certitude qu’il y a de la bouffe à la clé. On peut toujours sortir à la recherche d’une épicerie ouverte. On étant à traduire par « il » parce qu’il est hors de question que je fournisse le moindre effort comme je l’ai déjà dit. Stop. Deux secondes. Quelle connerie il vient encore de me sortir là ? Dieu ? Je hausse les sourcils, moqueuse et dubitative. Il file déjà et je suis sa silhouette des yeux, m’attardant sur son dos. J’aime son dos. Je suis obligée de constater que j’ai aimé y passer mes mains.
Fais chier.

Il farfouille dans l’armoire, se rhabille plus ou moins, choppe une couverture et continue de se la jouer prétentieux. Dans l’état de fatigue (c’est la fatigue, rien à voir avec un quelconque contentement ou apaisement !) où je me trouve, j’esquisse un sourire. Il est grave. Cinglé. Barré. Il a un grain, l’arbre et toute la forêt qui va avec. J’en reste tout de même à mon principe et me roule dans le drap, bien décidée à ne pas bouger sans preuve. Sauf que preuve, il y a. J’entends le son familier d’un paquet de céréales et seules des Chocapic sont dignes de l’appart. MANGER ! Où est ce foutu tee-shirt ? Je le trouve incroyablement vite et l’enfile à la va vite, je chope un de ses caleçons car un aller-retour jusqu’à ma piaule serait beaucoup trop risqué. Je hurle.

« Si tu bouffes tout, j’te passe par la fenêtre ! C’est clair ? » Quoi ? Ah, merde. J’ai gueulé, encore, et il doit être assez tard. Finalement, je décide de m’en foutre et je file. À l’entrée du salon je tape un stop et le regarde. Jamais je ne lui dirais mais bon sang, il me connaît trop bien. Des chocapics, des clopes, et lui. « Je suis surprise que le salon ait été épargné. » Non, je ne compte pas foutre le bordel ici. J’ai faim, je suis fatiguée et j’ai envie de laver devant la télé. J’hésite un instant sur ce qui me tente le plus sur le moment mais ma main va naturellement trouver les cigarettes. Je n’ai pas fumé depuis trop longtemps et la nicotine me manque. J’exhale la fumée dans un soupir de bienheureux et ma main libre va taper dans le paquet de céréales. Le mélange fumée-chocolat n’est pas des plus sympa mais, je ne vais pas me plaindre. « Je ne t’appellerai pas Dieu pour autant, j’espère que tu le sais. Ça n’arrivera jamais. Ni maintenant, ni plus tard. » La mise au point était nécessaire. « Il manque un truc. »

Clope à la bouche, je file chercher des oreilles dans ma chambre. Je les jette sur le canapé. Je pose ma clope dans le cendrier, tant pis si elle se consume, j’irai au bout de mon idée à la con. Je pousse le canapé, y coince un pan du drap. Deux chaises me fournissent des appuis à gauche et à droite pour maintenir ma cabane artisanale. Je chope un oreiller, le glisse en dessous, ramène le cendrier par terre et m’assoie au centre de mon œuvre. Je passe la tête à l’extérieur. « Tu ramènes ton cul ou bien il te faut une invitation écrite ? »

Je me dis qui si les gens savaient ce qui se passe à l’intérieur de cet appartement, nous perdrions l’un et l’autre toute réputation. Heureusement pour nous, on en a rien à foutre.

« Ramène la télécommande aussi s’il te plaît. Je veux pouvoir zapper et commenter les émissions débiles. »
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Jeremy Stenson


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MessageSujet: Re: I belong to no place but to you. You're my home. [Terminé]   Mar 21 Mai - 19:17

Un petit moment d’éternité qui s’était déjà envolé… Voilà ce qu’il restait de leurs bêtises, accompagné d’une sensation étrange de félicité, un sentiment irrationnel, troublant et vertigineux. Ce sentiment qui ne l’habitait qu’avec son alter-égo depuis toujours, qui lui était réservé, et qui semblait avoir pris une toute autre dimension depuis qu’ils avaient sombré ensemble.
Jeremy avait beau savoir que l’attachement était trop grand, qu’il risquait de perdre gros si le fil se rompait, mais il n’avait pu s’empêcher d’aller sur la pente glissante. Elle était la seule attache qu’il avait conservée et qu’il voulait garder précieusement. Le lien qui les unissait n’avait rien avoir avec une simple histoire de fesses, c’était bien plus que ça d’autant plus qu’il existait bien avant leur dérapage. Elle était son alter-ego, et ça suffisait à tout expliquer. Le reste n’avait absolument rien à voir. Il n’y avait pas de questions à se poser. C’était ce qu’il se disait quand il avait besoin de se rassurer ainsi que pour empêcher son cerveau de se mettre à trop cogiter.

Comme il s’y attendait, il se prit un coup de genoux lorsqu’il lui fit remarquer qu’elle râlait. Ce fut ce qui l’apaisa. Ses craintes sur l’après étaient infondées, rien n’avait changé. Ils étaient toujours deux sales gosses qui se cherchaient mutuellement et sans arrêt. Elle grogna puis enfouit son visage dans les draps, ce qui lui avait tiré un sourire de soulagement à Jeremy.

Il s’était levé, l’avait taquinée comme si de rien n’était puis était allé dégoter le saint Graal de la nourriture dans le salon. Comme lorsqu’on agite un paquet de croquettes pour faire venir un chat, le simple fait de secouer la boîte de chocapics firent émerger la tigresse affamée. Il leva les yeux vers elle après qu’elle l’ai menacé, plongea sa main dans le paquet sans la lâcher du regard, saisit quelques pétales enrobés de chocolats et les porta lentement à sa bouche. Ca sonnait encore comme une provocation, le salon avait était épargné, c’était vrai, c’était peut être pas très malin de sa part de la tenter. Il ne se sentait pas prêt pour un troisième round. Il lui adressa un sourire angélique et lui tendit le paquet.

« Il ne faut jamais dire jamais ! » répondit-il sans perdre son grand sourire, alors qu’elle refusait catégoriquement de l’appeler par ce super surnom qu’il s’était trouvé. Comme c’était étonnant ! Et comme cette réponse lui allait à la perfection ! sinon, elle n’aurait pas été elle-même.

A sa plus grande surprise, elle ne prit pas le paquet et disparu quelques secondes dans sa chambre. Elle revint avec des oreillers et entreprit de construire une cabane avec la couverture et les chaises, comme lorsqu’ils étaient gosses, ce qui combla l’amusement de Jeremy. Tout était parfait, trop parfait pour être réel. Il aurait voulu que le temps s’arrête ce soir.
Mais l’heure n’était pas encore aux regrets de ce qui n’était pas terminé et Maxime le lui rappela bien vite, lui intimant de ramener ses fesses.

« Ouai, ou un pigeon voyageur sinon ! »

Il sauta du canapé et la rejoignit sous la tente, muni de la télécommande et de leur repas du soir. Il alluma la télé et mit une chaîne au hasard avant de se caller sur un oreiller contre Maxime, en toute innocence comme ils l’avaient fait de nombreuses fois jusqu’alors, sans aucune arrière pensée, le paquet de bonheur chocolaté entre eux qui fut leur seul repas de la soirée. Et quel repas !
Jeremy laissa la maîtrise de la télécommande à Max qui zappa de nombreuses fois, ils commentèrent les différents programmes télévisés, mangèrent, rirent, se taquinèrent encore puis finirent pas s’endormir là, dans une tente de fortune plantée dans le salon, comme des gosses, oubliant l’espace et le temps.

Fin

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