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 I scraped my knees when I was praying and found a demon in my safest haven.[terminé]

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Riley B. Clark


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MessageSujet: I scraped my knees when I was praying and found a demon in my safest haven.[terminé]   Dim 20 Jan - 18:38

15 Janvier 2011

Arrête de m’appeler. Les mots à peine lisibles sous ses larmes lui crevaient les yeux et le cœur, tels une épée acérée. Un seul message. Un peu plus de deux ans passés ensemble et voilà comment ça se finissait. Un message. Et pourquoi ? Pour des mots. Deux mots. Deux simples mots qu’elle n’arrivait pas à prononcer. Deux terribles mots qui la paralysaient à chaque fois qu’elle les pensait. Deux mots fatals, qui ne faisaient que la détruire depuis ses sept ans. Deux mots. Sept lettres. Un simple présage de solitude. Aimer détruit. Aimer ne veut pas dire « à jamais ». Aimer veut dire « ne me quitte pas ». Pourquoi Sarah ne comprenait-elle pas ? Ne voyait-elle pas que ses appels étaient sa manière de lui dire ? Le téléphone serré dans son poing, Riley tentait par tous les moyens de calmer ses sanglots et sa colère. Elle ne pouvait pas recommencer l’expérience. Jamais. Le monstre qui se nichait dans un coin de son être ne devait plus jamais apparaître. « Jamais. » murmura-t-elle dans un souffle, alors qu’elle s’allongeait sur son lit, en position fœtale.

Les minutes s’étaient envolées sans qu’elle ne s’en rende compte. 120, pour être exactes. Peut-être un peu plus, peut-être un peu moins, mais qui tenait le compte ? Elle. Son cerveau écoutait son cœur pour une fois et comptait les secondes qui s’écoulaient, qui prolongeaient l’absence de celle qu’elle aimait, entretenaient la douleur qu’elle n’avait jamais connue auparavant. Ses yeux s’étaient fermés et le sommeil l’avait emportée, mais c’était un sommeil agité, un souvenir du monstre qui se déchaînait. La frayeur se lisait dans ses yeux à présent ouverts. Il n’y avait personne dans sa chambre, à part elle et tout semblait être en place, mais son cœur battant et son estomac noué lui faisait appréhender la possibilité de recommencer. Les poings serrés, cachés sous son oreiller, elle pleurait en silence. Elle pleurait pour que Sarah revienne et rendorme la bête qui se cachait en elle, pleurait pour la vie qu’elle avait avant, pleurait pour la vie qu’elle voulait avoir. Pleurait pour que tout s’arrête, pour qu’elle puisse reprendre tout depuis le début. Mais c’était inutile de pleurer pour de telles choses. Alors elle pleurait parce que c’était tout ce qu’elle pouvait faire.

Deux coups sur sa porte attirèrent son attention, la forçant à se relever et à essuyer ses larmes d’un revers de la main. La porte s’ouvrit sur la silhouette encore petite de sa demi-sœur, qui, bien que d’ordinaire peu timide, se mordillait la lèvre et refusait de poser son regard sur elle. Riley esquissa un léger sourire, renifla et d’un signe de tête invita Ashley à entrer. « Maman te dit de bouger tes fesses fissa, parce que tu vas être en retard pour ton cours de 10h et que c’est pas parce qu’une garce t’as largué qu’il faut que tu compromettes ton éducation. » Son sourire attendrit se transforma rapidement, lorsque la tristesse l’envahit à nouveau. Sarah n’était pas une garce, elle était juste … mais Karen ne voyait pas les choses du même œil. « Dis-lui que j’arrive tout de suite. » Ashley acquiesça et referma la porte derrière elle en repartant, avant de l’ouvrir à nouveau, quelques secondes plus tard. « Riley, ça veut dire quoi compromettes ? »

***

Les mains enfoncées dans les poches de son manteau, son sac sur l’épaule, elle marchait à vitesse grand V pour sortir du froid le plus vite possible. En bonne fille de Los Angeles, elle détestait lorsque les températures baissaient et détestait l’hiver, qui l’empêchait d’apprécier la plage et l’eau chaude de la mer. Son dernier cours de la journée venait de se terminer et n’ayant pas à travailler cet après-midi, il ne lui restait plus qu’à rentrer chez ses parents. Mais rentrer voulait dire continuer à s’apitoyer sur son sort et s’il y avait bien une chose qu’elle appréciait à propos de la fac, c’était que les cours l’empêchaient d’y penser. Elle voulait prolonger ces instants. C’est avec ce projet en tête, et une terrible envie de quelque chose de chaud, qu’elle entra dans le premier starbucks se trouvant sur son chemin. Ni vide, ni plein à craquer. C’était une surprise pour Riley. A cette heure-ci, il était normalement impossible d’entrer dans cet établissement. La chaleur qui y régnait était étouffante, après être resté si longtemps dans le froid. Ses mains frigorifiées la brûlaient et son manteau était en trop, mais elle ne fit rien pour l’enlever. La queue jusqu’au comptoir n’était pas longue et elle put passer sa commande rapidement, sans aucun incident. C’est lorsqu’elle eût son gobelet en main, que son regard se posa sur la pire des vues. Non, ce n’était pas Sarah avec quelqu’un d’autre. Sarah n’était même pas là.

Le sang avait déserté ses joues, la rendant pâle comme la mort et le dégout dégoulinait dans ses veines comme un poison. Son cœur battait violemment contre sa cage thoracique tandis qu’elle tentait de les ignorer, de porter son regard sur autre chose. Deux femmes, d’environ son âge, un peu trop proches pour être de simples amies et un peu trop éloignées pour être un couple, mais il n’y avait aucun doute dans l’esprit de Riley, ces deux inconnues n’étaient pas hétérosexuelles et le montraient aux yeux de tous. Non, la blonde ne pouvait pas regarder ailleurs. N’avaient-elles pas honte ? De se montrer en public de cette manière ? Les mâchoires serrées, elle les fixait. Elle était aussi scandalisée qu’attirée par cette scène et cela la rendait folle. L’une d’entre elle avait les cheveux noirs, un corps de rêve, des lèvres somptueuses et elle ne pouvait être sûre d’ici, mais un regard presque hypnotisant. Un frisson d’horreur parcourut son corps tandis que la colère remplaçait le dégoût. Cette fille était à présent seule et Riley n’était que trop heureuse de cette occasion pour aller lui dire sa manière de penser. C’était sans compter sur un adolescent ridicule avec sa grosse casquette et son jean descendu jusqu’aux fesses, qui la bouscula. A peine le temps de comprendre, qu’elle titubait déjà lâchant son gobelet au passage. Sous l’impact, le couvercle s’ouvrit et tout le café se déversa sur les pieds de la fille aux cheveux noirs. « Oh mon … Je suis désolée. » Mais les excuses ne servaient à rien. La brune avait l’air furieuse.
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Dakota R. Cooper


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MessageSujet: Re: I scraped my knees when I was praying and found a demon in my safest haven.[terminé]   Mar 22 Jan - 15:33

14 janvier

Fallait arrêter de déconner maintenant. Trop de choses m’avaient perturbée ces derniers temps. La dernière en date était une fillette haute comme trois pommes répondant au nom d’Adalia. Je ne pouvais pas laisser une telle chose se produire. Je ne devais pas être responsable d’une vie. Je ne voulais gérer que la mienne, je ne voulais pas changer. Je ne désirais que ma liberté et être moi-même. J’aspirais à du plaisir sans retenue, à la libération des corps et de l’esprit. J’avais soif de vie et faim de corps. Je devais renouer avec mes amours sinon je me perdrais. Et je m’aimais bien, pas question que je change. C’est pourquoi après le boulot, j’avais décidé de me vider la tête en sortant dans ma boite favorite. Là au moins, j’étais dans mon élément. Le strass, la musique à fond, les corps qui se frottent et se mêlent.

L’instinct revenait vite. Il était fort, puissant, il emportait tout. Il faisait pulser le sang dans les veines et battre le cœur dans la poitrine. Tout comme il faisait s’exciter le bas ventre. C’était toute cette folie presque animale que je ressentais en cet instant et un sentiment de puissance ainsi que de domination. J’étais comme la reine des abeilles avec sa ruche. Tous gravitaient et papillonnaient autour de moi. Ou peut-être une fleur, car tous voulaient me butiner. Et j’adorais ça. Et comme je n’aimais pas léser mes fidèles sujets, je leur rendais bien leur admiration. Je dansais pour eux, me déhanchais contre eux, perdais ma langue en eux, et mes lèvres sur eux.

Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. Et j’allais être ivre à en crever. Mais pas comme la dernière fois. Là, j’avais retenu la leçon. Non, j’allais m’enivrer de sensations. Au contact de cet homme, là-bas, au bar. Ou plutôt non, de cette beauté là-bas. Il faut quand même avouer que, toute orgueilleuse que je pouvais être, je savais reconnaitre quand une autre femme était canon. Et celle-là l’était tout particulièrement. Je m’approchais donc d’elle. Unr approche non lourde ou agressive, subtile comme seules les femmes savent si bien le faire. Quelques temps plus tard, nous étions chez elle sur le canapé, par terre, au pied du lit, dans le lit. Et je suis partie dès que nous avons terminé, alors qu’elle me regardait depuis le lit. Pas de secret, je n’étais pas du genre à rester après les galipettes.

*
* *

15 janvier

J’avais pris mon week end. J’y avais bien le droit après tout. Et il m’avait été accordé sans souci. De toute manière, Tussle savait qu’en cas de besoin, je répondrai toujours présent. Il fallait bien ça pour grimper les échelons. Bref, tout cela pour dire que j’avais trainé au lit pour me remettre de ma soirée et de ma nuit. Un bon bain, un masque revigorant. Un repas ultra-diététique le midi. Il fallait assainir le corps et l’appareil digestif. Donc un grand jus de citron mêlé à de l’eau chaude. Pas un thé, ne mélangeons-pas tout. Mais une telle cure, sans manger, il n’y avait rien de tel pour purifier le corps.

L’après-midi toutefois, je commençais à avoir faim. J’avais toutefois appris à taire ce cri que poussait mon ventre. Mais je décidai quand même d’aller me prendre un café. Un café sucré, ce serait ma seule dose de glucide de la journée. Mais je n’avais aucune matière grasse ou sucré chez moi, rien, nada. Alors direction le Starbucks du coin, à cinq minutes de mon appart. L’air était frais, plus frais que d’habitude. J’avais donc opté pour un jean serré, avec de superbes bottes en cuir et un trois-quarts bleu, ouvert sur un chemisier noir. Il faisait vraiment chaud à l’intérieur, mais je ne comptais pas m’attarder de toute manière. Je passais ma commande et tendis le bras lorsque j’entendis une voix familière.

« Encore besoin de reprendre des forces après la nuit dernière ? »

Je souris avant de me retourner. D’habitude, je n’appréciais pas de tomber sur mes conquêtes, que je ne considérais même pas comme des ex. Le seul « ex » que je reconnaissais avoir était parti un beau jour, sans aucune explication. Aucun intérêt de penser à lui. Etrangement, je n’étais pas fâchée de la voir. Elle avait au moins eu le mérite d’accepter ce que j’étais et mon attitude.

« Qui te dit que ce n’est pas pour remettre ça ? »

Nous nous éloignâmes de la file des clients pour discuter. Vraiment rare que je discute comme ça. Mais bon, elle ne manifestait aucun désir d’une relation « stable » ou « exclusive » et cela me convenait. Elle approcha sa main de mon visage pour dégager une mèche. Je ne savais pas si on nous regardait ou pas, cela n’avait jamais été une priorité, cela n’avait jamais eu le moindre intérêt. J’aimais ce qui se passait, je ne chercher pas plus loin. Et cela aurait pu être parfait, on aurait peut-être remis le couvert elle et moi si une blondasse imbécile et visiblement aussi douée qu’un mioche de deux ans niveau coordination des bras et des jambes n’avait pas osé déverser le contenu de son café sur mes bottes. MES BOTTES ! merde à la fin !

« Désolée ? Alors tu sais parler mais pas marcher ? Ce n’est pas possible d’être aussi imbécile ! Tu sais quoi, tu viens avec moi ! »

Et je plantais ma conquête de la veille, l’oubliant totalement. Mes bottes étaient en danger de mort et ça, c’était la priorité numéro une. J’attrapai cette gamine par le poignet. Bon sang, elle avait tout du cliché californien de la nénette blonde aux yeux bleus pas très fufute. Sans ménagement, je la trainais à travers le café jusque dans les toilettes du starbuck où je la lâchais devant le lavabo. Enragée, j’ôtai mes bottes et lui fourrai dans les bras.

« T’as intérêt à ce qu’elles soient nickel ma jolie, parce que sinon je te le ferai payer. Et si tu venais pour draguer cette femme, tu attendras que j’en aie fini avec elle, à moins que tu te joignes à nous… »

Mes bras se croisèrent devant ma poitrine tandis que je me plantais devant la porte, pour l’empêcher de passer. Quand une femme voulut entrer, je lui claquais la porte au nez.

« Occupé ! »

Oui, j’avais une affaire à régler.
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Riley B. Clark


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MessageSujet: Re: I scraped my knees when I was praying and found a demon in my safest haven.[terminé]   Dim 3 Fév - 15:36

Furieuse était un euphémisme et pourtant, il n’y avait pas d’autre mot qui lui venait à l’esprit. Riley n’était pas femme de conflit, c’est pourquoi elle se laissa entraîner jusqu’aux toilettes, sans répondre aux insultes que cette fille avait osé lui lancer à la figure. Car oui, le terme adéquat était bien « oser ». Quoi ? C’était interdit de trébucher, de nos jours ? Il ne s’agissait que de chaussures. Un item remplaçable avec une facilité déconcertante. Pas comme des jambes. Ou une moelle épinière. Une carte bleue, de l’argent et paf, des nouvelles chaussures à mettre dans une armoire déjà pleine à craquer. Un seul regard sur cette bimbo lui confirmait ce dont elle se doutait depuis le début : apparence avant, réflexion après. Riley aurait pu tomber et se casser un bras, Pamela Anderson version brune se serait plus inquiétée pour ses godasses que la fille à ses pieds. Les yeux roulant vers le ciel, la blonde se frotta le poignet lorsqu’il lui fut enfin rendu. Elle avait de la poigne, ça, elle ne pouvait pas le nier. Les excuses qu’elle allait lui déballer furent bien vite ravalées, lorsque les bottes de madame atterrirent dans ses bras. « T’as intérêt à ce qu’elles soient nickel ma jolie, parce que sinon je te le ferai payer. Et si tu venais pour draguer cette femme, tu attendras que j’en aie fini avec elle, à moins que tu te joignes à nous… » Dans l’esprit de Riley, ce fut comme si le bouton off, venait de se mettre sur on. Dix jours auparavant, les choses avaient commencées de cette manière. Une partie d’elle était effrayée, mais c’était comme si le contrôle lui échappait à présent. La réponse ne tarda pas.« Je te demande pardon ? » Non, Riley n’aimait pas les conflits, préférant les résoudre plutôt que d’en faire partie, mais elle n’était pas non plus du genre à se laisser marcher sur les pieds.

Ses émotions jouaient au yo-yo depuis la rupture, mais elle avait appris à ne rien laisser passer et rien n’était lisible sur son visage. Se faire traiter d’imbécile ok. Être considérée comme une bonniche à cause d’un malheureux accident … un compromis aurait certainement été possible, mais laisser une catin des bas quartiers la supposer lesbienne, ça, ça ne passait pas. Oui elle l’était, non elle ne l’acceptait pas. Oui elle sortait tout juste d’une relation de deux ans, non elle ne laisserait pas cette conne refaite de la tête aux pieds le savoir. Elle laissa tomber les bottes au sol et se rapprocha dangereusement de la brune. « Tes bottes, tu peux te les fourrer où je pense, ma jolie, parce qu’il n’est pas question que je te les lave. Puisque tu les aimes autant, lèche-les, apparemment c’est ce que tu sais faire de mieux, non ? Rassure-toi je ne m’abaisserai pas à ton niveau de débauche, tu peux tranquillement retourner gagner ta vie. Et si tu crois que ça me plait d’avoir perdu $3.00 sur ta pomme, laisse-moi te corriger en te disant que j’aurai préféré me crever les yeux, ça m’aurait évité de te voir de trop près. C’était qui ton chirurgien ? Je serai toi, je porterai plainte. Soit tu l’as mal payé, soit tu l’as mal baisé. Dans tous les cas, je te plains. Vivre avec une gueule pareille ça doit être dur. »

Où étaient passées les excuses qu’elle voulait proférer ? La vérité dans ses propos ? Perdues dans le néant de ses pensées qui fusaient à une vitesse effrayante. La femme qui lui faisait face était loin de la mocheté refaite qu’elle décrivait. Non, cette femme était belle à en mourir. Son physique de rêve et ses yeux réellement hypnotisants faisaient presque oublier sa personnalité à coucher dehors. Si Riley n’avait pas été aussi homophobe et ne venait pas de se faire briser le cœur en des milliers de morceaux par une fille, elle aurait peut-être pu essayer de la séduire. Oui peut-être. Mais son caractère de merde – car elle ne pouvait qu’avoir un caractère de merde, pour péter un câble à cause d’une paire de chaussures - n’excusait en rien les propos qu’elle venait de tenir à son égard. Des propos qui ne lui ressemblaient pas. Ce n’était pas elle qui parlait. C’était obligatoirement l’autre, car la Riley qu’elle connaissait était incapable de prononcer de telles paroles, sauf sous le contrôle de l’alcool. Mais ce n’était pas l’alcool qui coulait dans ses veines. C’était une colère qui était en train de naître. Une colère qui faisait bouillir ses entrailles. Une colère née d’une offense et du souvenir de la porte qui claque derrière Sarah. L’air sous ses doigts devenait un peu trop palpable et avant que tout ne devienne incontrôlable, Riley serra les poings, placarda un sourire sur ses lèvres et poussa la vile tentatrice face à elle pour ouvrir la porte et laisser entrer la femme. « Ne faites pas attention à elle, c’est libre. »
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Dakota R. Cooper


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MessageSujet: Re: I scraped my knees when I was praying and found a demon in my safest haven.[terminé]   Sam 9 Fév - 17:28

J’étais vraiment entourée de bons à rien et de bras cassés. Incroyable tout de même ! tenir sur ses jambes, c’était si compliqué ? Depuis quand renverser du café chaud sur des chaussures était un acte socialement admis ? J’allais lui apprendre les bonnes manières à cette gonzesse, et quand on touchait à es chaussures, je pouvais m’avérer être un excellent pédagogue, très convaincant, et qui imprimait profondément ses leçons. Oui, cette grognasse blonde allait comprendre qu’on ne touchait pas impunément à mes bébés. Mes précieuses. Mes chaussures. Mes bottes.

Qu’est-ce qu’elle ne comprenait pas ? J’étais pourtant quelqu’un de direct et de claire dans mes propos. Je ne jouais pas sur les mots. La franchise directe et spontanée. Alors quoi ? Elle était trop blonde pour comprendre mon langage ?

« Chaussures. Laver. Toi comprendre ? »

Peut-être que là elle comprendrait… Je pouvais difficilement faire plus bas et plus clair. Et apparemment, elle parlait la langue. Mes yeux se plissèrent… Elle venait de commettre la pire des erreurs possibles là… Elle avait osé… Elle avait commis l’affront de faire tomber MES bottes ! J’espérais sincèrement qu’elle avait fait son testament car elle allait me le payer très très cher. Je la vis s’approcher avec un air de toutou qui va mordre. Mais j’avais les crocs plus acérés que les siens et je les lui planterai dans la jugulaire avant qu’elle ait le temps d’ouvrir la gueule… Elle essayait quoi là ? De me cracher son venin à la figure. Mais attention, elle bavait plus qu’autre chose. Je levai un sourcil. Si elle n’avait pas osé un tel sacrilège, elle aurait pu m’amuser, mais là, je ne riais pas du tout de son attitude. Je mourrais d’envie de lui foutre la tête dans le lavabo et d’ouvrir l’eau pour l’y noyer. Mais malgré cette envie pressante, j’analysais ce qu’elle disait, le choix de ses mots. Une prude ? Une sainte vierge réfractaire à la sexualité libre ? Quoi d’autre ? J’étais laide, bah tiens ! ça m’aurait peut-être atteint si je n’avais pas conscience de la bombe que j’étais. Sérieusement, je me voyais nue tous les matins et tous les soirs, je connaissais la marchandise, et en toute objectivité, j’étais canon. Donc son attaque ne fonctionnait pas le moins du monde.

Je lui souris tout à coup en approchant un peu plus mon visage du sien. Si elle voulait jouer, elle avait trouvé sa partenaire. Sauf que moi, je jouais pour gagner.

« Tu veux savoir si je lèche bien ? Tu en meurs d’envie n’est-ce pas ? Sache que je suis très douée et que si tu me laissais faire, tu saurais que je ne peux pas « mal baiser ». Mais continue à me regarder et tes yeux te brûleront… peut-être aussi ta petite culotte… »

Si j’étais déjà une débauchée à ses yeux avant, je n’osais imaginer les insanités qu’elle pouvait penser à mon sujet. Ou alors elle imaginait mes lèvres la touchant. J’adorais provoquer les homophobes et autres coincés moralisateurs. J’allais lui en faire baver à cette hérétique qui en plus s’en était prise à mes bottes. Le fait qu’elle me pousse n’accentua pas mon envie de lui faire payer. Non, elle avait touché à mes chaussures et cela suffisait à me mettre en rogne. Qu’elle se sauve, j’allais la rattraper. Mes yeux se plissèrent, comme un rapace s’apprêtant à fondre sur sa proie et mon sourire dévoila mes dents… mes crocs ? J’allais lui faire payer.

« Excusez-moi… »

Je remis mes bottes et passai devant la femme qui n’avait rien demandé à personne. Je me foutais d’elle, tout comme de la fille que j’avais sautée la nuit dernière. Seule cette garce blonde et coincée m’intéressait. Sourire carnassier aux lèvres, je fendais la foule amassée dans le café. Je pouvais très bien lui renverser à mon tour du café sur elle, histoire de perdre moi aussi trois malheureux dollars sur ses fringues moisies… Ou alors je pouvais être plus subtile… plus pétasse aussi, en un sens. Hum… oui…

En quelques enjambées, je fus à son niveau. Je l’attrapai par le poignet et la forçai à se retourner. Et là, sans crier gare, je l’embrassais. Comme ça, devant tout le monde.

« Excuse-moi, ma chérie, je ne voulais pas que tu te mettes en colère. Va travailler, on en reparlera à la maison. »

Quelques personnes nous regardaient. Rares étaient encore les homo qui s’assumaient complètement et vivaient comme les hétéro sous les yeux de parfaits inconnus. Est-ce qu’elle assumerait ? Mystère…
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Riley B. Clark


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MessageSujet: Re: I scraped my knees when I was praying and found a demon in my safest haven.[terminé]   Ven 1 Mar - 16:42

Le sang de Riley ne faisait qu’un tour dans ses veines. Son cœur battait à une vitesse vertigineuse et si elle ne faisait pas attention, les choses risquaient de vite dégénérer. Les mots de la bonne femme se répétaient dans sa tête, comme un écho. Pourquoi est-ce qu’il fallait toujours qu’elle tombe sur les plus connes ? Elle laissa entrer la pauvre femme qui n’avait rien demandé avant de sortir, mains dans les poches, comme pour s’empêcher de faire une bêtise. Le contrôle dont elle faisait preuve l’étonnait elle-même. Enervée comme elle l’était, il suffirait que quelqu’un la touche, pour qu’elle explose. Mâchoires et poings serrés, elle marchait le plus vite possible en direction de la porte du starbucks. Il n’était pas question qu’elle détruise l’établissement, pas à cause d’une fille aussi arrogante et superficielle que canon.

Les muscles de ses bras étaient secoués de spasmes, elle sentait sa respiration se saccadé et les larmes lui monter aux yeux. Il ne s’agissait pas des signes habituels de la manifestation de sa capacité, mais elle reconnaissait ceux qui avaient précédés son pétage de plomb, dix jours auparavant. Pour la première fois depuis des années, elle priait. Ses lèvres bougeaient dans une prière silencieuse, adressée à un Dieu qui ne l’avait jamais aidé, jamais soutenue, mais c’était tout ce qu’elle pouvait faire, tout ce qu’elle pouvait essayer de faire, pour se contrôler. Une main sur son poignet la força à se retourner. Elle n’avait pas besoin d’avoir 130 de QI pour savoir à qui appartenait cette main, ni ces lèvres qui venaient de s’abattre sur les siennes. Ses yeux se fermèrent sur le coup, plus par réflexe que par envie. Le dégoût l’envahit à nouveau, suivit de la tristesse. Une autre fille que Sarah l’avait embrassée. Un sanglot s’échappa de sa gorge. Tout cela se mélangea à la colère qui lui obscurcissait la vue et elle ne put que repousser violemment celle qui lui faisait face, lorsqu’elle eut fini de lui oblitérer ses propos mensongers et offensants.

Dé:
 

Le coup était partie sans qu’elle ne s’en rende compte. Ce n’est que lorsqu’elle sentit sa tête lui tourner qu’elle comprit ce qu’il venait de se passer. D’un regard, elle observa les lieux. Rien n’était cassé, la brune lui faisait toujours face et les autres clients les regardaient. Les pupilles contractées sous la colère et la panique elle laissa ses yeux se poser à nouveau sur cette garce qui l’attirait plus qu’elle ne voulait l’admettre. A quoi jouait-elle ? Faire croire qu’elles étaient en couple alors qu’elles ne savaient même pas comment l’autre s’appelait, quel était son but ? L’enragée encore plus ? Riley avait envie de rire et de pleurer. Cette crétine ne la connaissait pas et pourtant elle savait déjà où appuyer pour faire mal et provoquer une rage que peu avaient réussi à faire sortir.

Elle fit un pas en avant et prit le poignet de la brune avant de l’entraîner à l’extérieur. Il n’était pas question que tous ses secrets soient dévoilés le même jour, la même heure, face à autant d’inconnus. En à peine 5 minutes, cette sublime Jane Doe avait réussi à percer à jour son homophobie et son homosexualité. Ce n’était pas difficile à deviner en soit, mais ce qui était encore plus incroyable était que dans ce cours laps de temps, elle avait réussi à faire sortir son autre facette. Peut-être que le coup de vent était passé inaperçu ? Une partie d’elle espérait que c’était le cas, l’autre partie savait que c’était naïf de le croire. Mais dans tous les cas, que pouvait faire son opposante ? L’enfermer pour en faire un rat de laboratoire ? Sa vie était merdique, mais elle n’était pas dans un film de science-fiction, il y avait peu de chances que ça arrive. Le froid la frappa de plein fouet et sa langue passa sur ses lèvres pour se battre contre les gerçures. Le goût inconnu qu’elle y trouva raviva sa colère comme l’air nourrit une flamme. Son emprise sur le poignet de la brune se resserra sans qu’elle ne s’en rende compte. Elle avait besoin de Sarah plus que de raison et il avait fallu cette connasse pour la rendre désespérée au point de rappeler son ex pour lui dire ces deux mots qu’elle n’avait jamais pu sortir. Et pourtant, elle mourrait d’envie de reprendre possession des lèvres de cette parfaite inconnue. La seule qui avait jamais réussi à l’énerver d’une telle manière.

« C’est quoi ton problème ? » hurla-t-elle alors, autant à l’adresse de la garce, qu’à elle-même. Elle lâcha le poignet de la jeune femme et passa une main dans ses cheveux. « Ca t’amuse de provoquer les gens comme ça ? » Le vent commençait à se lever et le vertige qui commençait à la prendre lui indiquait que ce n’était pas un vent naturel. Mâchoires serrées, elle s’adossa contre un mur, posa ses mains sur ses genoux et tenta de respirer. Elle détestait les conflits. Encore plus depuis l’accident de son père. Elle détestait ce qu’elle était. Elle détestait cette faiblesse qui la prenait à chaque fois qu’elle perdait le contrôle. Contrôle qu’elle avait pourtant réussi à maintenir pendant plusieurs mois, avant la rupture. Et cette conne allait prendre plaisir à remuer le couteau dans la plaie. Ça ne faisait pas dix minutes qu’elles se connaissaient, mais Riley savait déjà ce qui allait se passer et elle ne pourrait pas l’arrêter. C’était là toute la preuve de son impuissance. Et tout ça pour une histoire de bottes !
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MessageSujet: Re: I scraped my knees when I was praying and found a demon in my safest haven.[terminé]   Ven 1 Mar - 16:42

Le membre 'Riley B. Clark' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Précision attaque' :
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MessageSujet: Re: I scraped my knees when I was praying and found a demon in my safest haven.[terminé]   Ven 8 Mar - 20:27

Il y avait plusieurs choses que j’aimais dans la vie : obtenir ce que je voulais, les chaussures, me venger, mettre les gens mal à l’aise. Et là, cette petite blonde me permettait de tout combiner. Du pain béni. Et j’allais m’en régaler. Elle était déjà presque à point là, je n’avais plus grand-chose à faire pour que la cocotte minute n’explose. Gêner, pousser à bout, c’était mon truc. J’étais particulièrement douée pour trouver ce qui énervait les gens. Et quand je tenais mon jouet, hors de question de le lâcher. Pas tant que je ne serais pas rassasiée. Et la mise en bouche était… littérale. Je l’embrassai, sachant pertinemment qu’elle n’aimerait pas et me haïrait encore plus. Mais j’étais certainement irrécupérable. Que voulez-vous, on ne se refait pas.

Mais alors que je la relâchais, attendant de voir sa tête exploser et sa cervelle se répandre sur le sol et les murs, je sentis quelque chose d’étrange. Plus qu’étrange même. Une rafale de vent ? Assez violente pour me forcer à reculer d’un pas… J’aurais pourtant juré que la porte du starbuck était fermée…. Et quand bien même, un tel souffle, ce n’était pas rien. Vraiment bizarre… Mais je n’eus pas réellement le temps de m’interroger, ni sur cette impression, ni sur l’expression sur le visage de cette sale bête, car déjà celle-ci m’embarquait hors du café… Allait-elle en redemander loin des regards ? Allait-elle sortir les griffes ? Mais je saurais encore la dompter cette mini-tigresse.

L’air était glacial, autant que l’humeur de mon nouveau joujou. Voulait-elle que je la réchauffe ? Parce que ça pouvait s’arranger. Je resserrai un peu les pans de mon manteau, tomber malade alors que j’avais une poupée toute neuve, ce serait dommage. Je sentis aussi une désagréable pression sur mon poignet, mais je ne laissais rien paraître, me contentant de la fixer dans les yeux, alors qu’elle explosait enfin.

Elle me relâcha et se passa une main dans les cheveux. Elle craquait… je pouvais voir la faille se dessiner sous mes yeux et s’agrandir. Je souriais. Oui, tout cela m’amusait au plus haut point. Et plus elle s’excitait comme une puce, plus ça me mettait en joie. Je la regardais se débattre avec ses sautes d’humeur et se laisser aller contre un mur, se fondant presque en lui. Pathétique. Une fille qui s’écrase et se fond dans le décor, c’était du gâchis. Je m’approchais d’elle et lui pris le menton entre deux doigts, l’obligeant à relever la tête et me regarder dans les yeux.

« Ecoute moi bien ma jolie. Oui. Oui, ça m’amuse de faire chier les gens, encore plus ceux qui jugent les autres et ne s’assument pas. Je ne sais pas ce qui se cache dans ta tête, mais tant que tu ne le laisseras pas sortir, tu souffriras, et des gens comme moi te marcheront sur les pieds sans aucun remord. »

Mon regard se porta alors sur mes sublimes bottes… une pointe de colère s’éveilla en moi. Mes bébés !! Mes petites !! Ma main gauche se plaqua contre le mur, à hauteur de sa tête, alors que ma main droite alla effleurer sa hanche. Mon visage s’approchait du sien et je la défiais du regard. Je n’avais plus à hausser la voix, contrairement à elle, je pouvais me contenter de murmurer.

« Tu as abîmé quelque chose à laquelle je tenais, c’est dommage, car je ne vais pas te lâcher maintenant. Je vais te hanter et te torturer jusqu’à ce que je me lasse de toi. Et tu n’as aucune chance car moi je laisse sortir le monstre en moi, je lui laisse les pleins pouvoirs et il peut assouvir toutes ses envies. Tu ne seras libre que lorsque tu laisseras tes pulsions prendre le dessus. Laisse-toi aller et deviens toi-même… »

Ma bouche n’était plus qu’à quelques millimètres et du bout des doigts je caressais sa hanche. Un réel plaisir que cette torture mentale. Je ne supportais pas les gens à l’esprit étriqué… Et je ne supportais pas non plus les chouineurs. Sans compter que j’avais besoin de me défouler, et qu’elle avait réussi à me couper toute envie de faire des galipettes avec cette autre femme, là. Parce qu’elle avait touché à mes bottes et parce qu’elle avait cru qu’elle pourrait ne pas faire ce que je lui ordonnais. Grossière erreur que celle-ci. Vraiment très très grossière. Car j’étais une carnivore et je n’allais faire qu’une bouchée d’elle… Sauf si elle se révélait assez intéressante en sortant le monstre en elle… les petites capricieuses, ce n’était pas mon plat favori. En revanche, les vilaines filles…
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Riley B. Clark


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MessageSujet: Re: I scraped my knees when I was praying and found a demon in my safest haven.[terminé]   Dim 5 Mai - 14:24


Elle n’était pas si faible, normalement. Elle savait toujours se défendre, d’habitude. Elle portait son masque d’indifférence, d’ordinaire. Et s’il ne s’agissait pas d’indifférence, cela se rapprochait d’un sourire arrogant, d’un air supérieur qui cachait les souvenirs de son enfance qu’elle voulait à tout prix oublier. Elle n’était pas celle qui s’écroulait sous le poids des remarques de son interlocuteur. Elle n’était jamais faible au point de laisser les autres voir ce qu’elle était. Jamais. Alors pourquoi se retrouvait-elle sans défenses, face à cette bimbo de mes deux ? Quelque chose forçait Riley à se replier, mais quoi ? La réponse lui échappait, autant que les mots pour répondre aux provocations incessantes d’une femme dont elle ne connaissait même pas le nom.

Affaiblie par l’usage de sa capacité, elle n’avait d’autre choix que de laisser son interlocutrice la dominé. Cela l’enrageait encore plus que les insultes qu’elle n’arrivait même pas à encaisser. Parce qu’il s’agissait bien d’insultes. Riley grinçait des dents, tandis que ses oreilles se faisaient agressées par la voix de Barbie Catin des bas quartiers. Et ce qui était exaspérant, c’était justement cette voix, qui n’arrangeait en rien l’attraction que Riley ressentait pour elle. Cette voix allait avec ce physique et rendait le tout infiniment plus attrayant et elle se maudissait.

Le coup partit, avant même qu’elle n’ait pris conscience de la commande de son cerveau à ses muscles. A peine Barbie avait-elle finie de parler, que sa main s’était emparée de son cou. Elle ne s’était pas rendu compte de la colère prenant naissance au creux de ses entrailles, ni du feu qui s’était répandu dans ses veines, à mesure que cette idiote parlait. Elle ne s’était pas rendu compte de la disparition de sa fatigue. Elle sentait le vent les frapper violemment, emmêler ses cheveux, faire battre son cœur plus vite qu’il ne le devrait, à moins qu’il ne s’agisse là que de l’adrénaline ?

Sa prise autour du cou de Barbie ne se resserrait pas, mais il suffirait d’un mouvement de sa part pour qu’elle n’hésite pas. C’était une fureur qu’elle ne connaissait pas, mais qui lui apportait une force bienvenue, lui donnait un avantage sur cette salope. Et qu’elle ne vienne pas faire sa victime, elle l’avait demandé. Un sourire mesquin se dessina sur ses lèvres. Elle l’avait demandée.

D’un geste, Riley retourna la situation en plaquant violemment sa victime contre le mur. Elle sentait ses muscles la brûler et ses mains trembler, mais c’était si agréable d’avoir le pouvoir, pour une fois, qu’elle refusait de s’arrêter. « Ne me touche pas, Barbie. » murmura-t-elle enfin, lorsqu’elle put décoller ses mâchoires. Deux décennies de colère enfouie, elle mesurait enfin l’étendue des dégâts qu’elle et sa mère avaient causés. Comprenait enfin pourquoi elle frappait sous l’influence de l’alcool et pourquoi elle n’aimait pas les conflits. C’était la séance révélation et sous une dernière pulsion, Riley réagit.

Un mouvement de son bras lui suffit à la décoller du mur. Un mouvement de poignet suffit à la pousser et avec la puissance du vent, elle tomba.

Dé 1:
 

Ce n’est que lorsque Riley sentit le sol se dérober sous ses pieds qu’elle réalisa que cette garce s’était emparée de son poignet pour la faire tomber avec elle. Si sa chute fut amortie par le corps de Barbie, son poignet, lui, en avait pris un coup. Pourquoi le commun des mortels avait-il ce terrible réflexe d’utiliser ses mains pour se protéger ?

Sa main gauche dérapa sur le bitume, arrachant au passage la peau de sa paume, tandis qu’une douleur intense se diffusait du bout de ses doigts à son épaule, en prenant naissance au poignet. « Salope ! » siffla-t-elle entre ses dents en roulant sur le côté. La colère qui avait commencé à s’évaporer pour laisser place à une peur qu’elle ne connaissait que trop bien, revenait de plus belle. Cette fois-ci dirigée contre elle-même.

Le cœur battant et le corps tremblant, elle se laissa glisser jusqu’au mur pour s’y adosser tandis qu’elle tentait de reprendre ses esprits. La fatigue qu’elle ressentait lui donnait le tournis et elle respirait bien trop fort pour une simple chute. Elle avait l’impression d’avoir couru un marathon et ses muscles tremblaient comme s’ils étaient tétanisés, accentuant au passage la douleur qui secouait son poignet. Elle était au bord de l’évanouissement et elle se maudissait. Si elle tournait de l’œil, cette connasse en profiterait et il n’était pas question qu’elle se laisse dominer encore une fois. Qu’avait-elle dit ? Se laisser aller ? Pas besoin de lui dire deux fois. Pas tant qu’elle serait en présence d’une personne comme …

Dé 2 : Riley s'évanouit-elle ?:
 

Elle perdit conscience avant de finir sa pensée.
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MessageSujet: Re: I scraped my knees when I was praying and found a demon in my safest haven.[terminé]   Dim 5 Mai - 14:24

Le membre 'Riley B. Clark' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

#1 'Précision attaque' :


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#2 'Oui/Non' :
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MessageSujet: Re: I scraped my knees when I was praying and found a demon in my safest haven.[terminé]   Mar 7 Mai - 19:34

Depuis toute petite, j’avais appris que la gentillesse ne payait pas. Je n’avais pas eu de « gentils » autour de moi… sauf peut-être Holly… mais cela remonte à très longtemps. En revanche, des monstres, des teignes, des insensibles, ça, j’en connaissais. Et j’en faisais partie. Je n’en avais pas honte, c’était ce que j’étais. Et être comme tous ces gens m’avait permis d’aller loin… Je n’avais pas peur de laisser sortir cette part sombre de moi-même. Elle dominait, je pouvais la sentir, mais qu’importe puisqu’elle me permettait de gagner et d’arriver où je le voulais. En revanche, mon jouet du moment était dans la retenue. Je ne savais pas précisément ce qu’elle cachait, mais c’était puissant et honteux. Et ce serait une arme redoutable, si seulement elle se laissait aller.

J’allais l’aider… J’étais une sainte après tout. Une bienfaitrice. La mère Teresa des bas quartiers. J’allais éveiller le monstre que j’avais hâte de découvrir. Et il surgit violemment et plus vite que je ne l’aurais cru. J’écarquillais les yeux sous l’effet de la surprise. Le vent se leva et cette garce de blondasse me faisait mal ! Je la défiai du regard. Si elle espérait y lire de la peur ou que je la supplie de me laisser la vie sauve, elle se trompait lourdement. Mourir ne me faisait pas peur. Et si je mourais de ses mains, au moins, elle se souviendra de moi pour toujours, je la hanterai sans cesse. Et ça, c’était jouissif comme perspective. Malgré la pression qui commençait à me priver d’oxygène, je m’efforçai d’esquisser un sourire pour la provoquer et répondre au sien. Je la voyais, cette lueur dans son regard. Elle y prenait du plaisir… on ne pouvait pas me la faire, à moi… ça lui plaisait de laisser le monstre, elle prenait son pied…

En une fraction de seconde, elle me plaqua contre le mur. J’allais avoir des bleus à cause de cette teigne. La douleur ne l’atteignait pas réellement, mais j’allais mettre du temps à masquer les hématomes. Je levai un sourcil. « Barbie » ? Je n’avais jamais joué aux Barbies de ma vie ! Je leur aurais arraché la tête sinon… en plus, elles avaient des petites culottes qui ne s’enlevaient pas… Aucun intérêt. Mais je n’allais pas relever ce folklorique surnom… Toutefois, hors de question qu’ ne la pousse pas encore un peu… le monstre était tout près, il suffisait d’une petite provocation.

« Tu en meurs pourtant d’envie je suis sûre… »

Avais-je visé juste ? Peut-être, parce que sa force décupla et sans que je ne puisse rien y faire, je sentis le sol se dérober sous mes pas. Par réflexe, j’agrippai les poignets de la demoiselle au sale caractère, l’entrainant dans ma chute. Si ce n’était pas gentil de ma part ! J’avais senti le vent, encore plus puissant cette fois. Etait-ce lui, ou elle, qui m’avait mise à terre ? J’avais étrangement la sensation que c’était une rafale de vent puissante qui m’avait fait cela… et ce n’était pas normal ce genre de temps, même si je n’étais pas madame météo.

« Pétasse… »

C’est qu’elle pesait son poids la blondinette ! Nous en étions donc à échanger des mots doux. Quelle belle relation nous avions. Mais il était grand temps de passer à l’étape supérieure… je n’étais pas idiote et ma vie à Genetic m’avait appris à voir certaines choses. Elle se laissa glisser sur le côté, me permettant de reprendre mon souffle.

« Serait-on un vilain petit démon ? »

Sous-entendu vilaine petite mutante ? Il faudrait que j’en aie le cœur net… Je pris appui sur mes coudes pour la voir tenter de s’adosser contre le mur. De plus en plus étrange. Et si elle était comme moi ? Enfin, soyons sérieux, personne ne pouvait être comme moi, j’étais unique. Mais si elle avait ce petit quelque chose en plus ? Et j’aurais peut-être pu vérifier si cette petite nature ne s’était pas écroulée au point de perdre connaissance, comme moi lorsque je forçais trop… encore une coïncidence troublante…

Je parvins alors à me relever complètement, et je pris la peine d’épousseter mes vêtements. Eux, ils étaient importants. Elle, elle pouvait attendre. Quand je fus assurée qu’aucun malheur n’était arrivé à ma tenue, je m’avançais vers ce petit corps pathétique… que je remuais du bout de ma superbe botte qu’elle avait abîmée.

« Pitoyable… »

Coup d’œil à droite, coup d’œil à gauche. Personne. Je m’accroupis alors et dégageais son visage.

« Fais un sourire… »

Peut mieux faire pour le sourire, mais je la pris en photo grâce à mon téléphone. Je la ferai surveiller. Il était toujours de bons tons de ramener des mutants à Genetic, mais je préférais m’assurer de mon coup avant de l’embarquer. Je me contenterai de la pister et de la hanter quelques temps… le temps nécessaire pour être sûr… J’allais partir en la laissant dormir comme un chien galeux quand une vilaine petite idée germa dans mon esprit et fit naitre un sourire sur mon visage.

Alors je revins vers elle, et commençai à remonter son tee-shirt, avant de défaire son soutien-gorge. Juste le dégrafer, pas l’enlever, pour qui me prenez-vous… tout comme je me contentai d’ouvrir son jean. Je sortis de l’une de mes poches, une petite fiole de parfum. Toute petite, exprès pour être transportée partout avec soi. Et d’une pression discrète, mon parfum arriva sur elle, alors que je susurrai à son oreille.

« Voilà ce qui arrive quand on est vilaine avec moi… »

Je me redressai alors et partis sans attendre mon reste. Elle finirait bien par se réveiller de toute façon.


TERMINE
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MessageSujet: Re: I scraped my knees when I was praying and found a demon in my safest haven.[terminé]   

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I scraped my knees when I was praying and found a demon in my safest haven.[terminé]

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