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 RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]

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Kate Reynolds


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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Dim 10 Fév - 11:22

Je reçu la réponse de Dakota et l'ordinateur vola dans la pièce pour aller s'écraser contre le mur.

« Je vais la tuer, secrétaire de Tussle ou pas je vais tuer cette espèce de petite garce. »

J'étais debout sur le lit et j'en descendis rapidement sans me soucier de la douleur que ça éveillait dans mon bassin. J'étais trop enragée pour me laisser ralentir par la douleur. Cette petite conne était prête à le mettre en danger pour le simple plaisir de me faire chié. Incroyable, elle se la jouait maîtresse éplorée ne voulant pas qu'il meure, soit qu'elle se comporte comme telle alors.

C'était fou comme comportement, si Keaton l'avait choisi de quoi avait elle peur ? De toute manière s'il avait vraiment choisi de vivre quelque chose avec elle nous n'avions plus rien à faire ensemble. Je rejetais cette pensée qui me faisait bien trop mal pour me concentrer sur la nécessité de le sauver.
Je me rendis rapidement dans le labo, la jeune Susan venait de mettre notre antidote dans une poche de perfusion. Elle me parla de nouveaux tests, d'expérimentation animale et autres. Je n'avais pas le temps pour ça, Keaton n'avait pas le temps pour ça. Ça devait fonctionner, sinon j'aurais tué l'homme que j'aimais envers et contre tout et tous, enfin plutôt toute !!

Je préparais un chariot de soin avec tout le matériel nécessaire emballant avec soin ma poche de perf pour qu'elle soit protégée de la lumière. C'était peut être le sésame pour que Keat puisse sortir de cette chambre, j'espérais juste que ça ne serait pas les pieds devants.

Je pris la route du secteur , moins de 10 minutes après avoir reçu le mail de Dakota. Je n'avais pas demandé à Susan ou à son acolyte de m'accompagner, je ne les connaissais pas. Impossible de remettre la vie de Keat entre leurs mains. Si je ne parvenais pas a entrer dans cette chambre j'enverrais Louise, et si il arrivait malheur à Keaton j'étranglerais Dakota de mes mains. Ça c'était le scénario dans lequel je ne rentrais pas, mais je gardais bon espoir.

J'arrivais dans le couloir en silence, uniquement perceptible à cause du très léger chuintement des roues du chariot sur le linoléum. Je me trouvais dans le dos de Dakota et j'éclatais littéralement de rire en entendant la voix de Keaton dans l'interphone.

« Manifestement il n'a pas passé une aussi bonne nuit que vous. »

Elle n'allait pas aimer mais je m'en foutais.

« M’empêcher d'entrer pour le simple plaisir de m'emmerder c'est vraiment très adulte Dakota, vraiment, je suis très impressionnée. »

Je voyais le lierre recouvrir le hublot et mon sourire s'effaça, il était trop faible, j'avais peur pour lui.
Qu'est ce que je pouvais faire pour qu'elle me laisse entrer dans cette pièce ?
Elle l'avait dit, soit je trouvais un remède soit j'entrais sans protection. Elle avait manqué à sa parole mais ne le ferait sans doute pas deux fois ?

« Je vais faire l'injection Dakota, c'est capital parce que je suis le médecin le plus expérimenté de cet endroit. Vous avez affirmer me laisser entrer si je trouvais un remède ou si j'y allais sans protection. Les deux conditions étant réunies, tenez votre parole. Ouvrez cette porte. »

Faudrait il que je supplie ? Je m'en moquais, c'était quelque chose de très dur pour moi mais si nécessaire je le ferais. Il comptait bien plus que ma fierté. Elle prendrait sans doute son pied après tout personne dans Genetic ne pouvait se vanter de m'avoir vu plier. J'attendais tranquillement devant la porte résolue à faire le nécessaire pour entrer.

« Si vous ne me laissez pas y aller, il va mourir, si vous l'aimez ou s'il y'a vraiment quelque chose de spécial entre vous, vous ne pouvez pas accepter ça. »

Je me tournais pour fixer mon regard dans le sien.

« Je dois me mettre à genoux ? Vous supplier ? Si ça vous amuse je le ferais. Je veux le sauver, je me fous de tout le reste. »

J'étais tellement inquiète en voyant le lierre s'évaporer sur le hublot que je n'avais même pas honte de me soumettre. Je lui en voudrais plus tard et elle me le paierait, plus tard, s'il y'avait un plus tard...
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Dakota R. Cooper


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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Dim 10 Fév - 17:54

Je me trouvais encore devant l’interphone et devant cette chambre. Pourquoi ? Parce qu’il servirait de cobaye pour tester l’antidote. Voilà, je faisais mon boulot. Rien de plus, rien de moins. J’étais chargée de surveiller les opérations sur l’évolution de cette maladie, je ne faisais que mon travail. D’ici quelques minutes, une équipe viendrait pour lui inoculer le vaccin ou l’antidote ou je ne savais pas quel autre nom on lui donnerait et je veillerai sur tout cela. Puis nous repartirions chacun de notre côté et tout cela serait fini. Je ne les croiserai plus. Sauf si c’était pour les écraser. Car je ne voulais plus rien avoir à faire avec eux.

Et apparemment c’était réciproque. Comment avions-nous pu faire une trêve lui et moi ? Comment avions-nous pu nous tutoyer ? Peut-être y avait-il eu une éclipse, un phénomène quelconque. En tout cas, ce qui était certain, c’était que plus jamais nous serions aussi… « proches » que la veille. Jamais. Je ne bougeai pas en le voyant faire ce que nous aurions dû faire depuis le début : établir une barrière entre nous. J’aurais dû le faire, mais cela me faisait mal… non… cela me vexait. Pas autant que ses mots. Peut-être que nous devrions songer à le bâillonner la prochaine fois qu’il serait mis en quarantaine dans les locaux de Genetic. Ses mots distillaient encore plus de poison que ma propre bouche.

Je restais un instant immobile. Mon orgueil venait d’en prendre un sacré coup. J’eus l’impression d’un coup de poignard quand j’entendais un rire aigue de castrat. Ah non, on avait juste coupé les testicules de cette Kate. Je ne me tournais même pas, faisant claquer ma langue contre mon palais. Visiblement, je n’avais pas été claire. Ou alors elle avait grillé ses derniers neurones sur l’antidote. Je ne la laisserai pas entrer. C’était peut-être irrationnel, sûrement même, mais elle ne ferait pas un pas dans cette chambre.

« Depuis combien de temps ne l’avez-vous pas embrassé ? Moi ça fait quelques heures. Et depuis combien de temps ne vous t-t-il pas retenue ? Pour moi ça ne fait que quelques heures. Prenez cela comme vous le voulez. »

Mon regard n’avait toujours pas bougé du hublot. Mon corps n’avait pas esquissé le moindre mouvement. Pourtant, je sentais que mes mains trembleraient si je n’y prenais pas garde. J’avais tellement envie de la tuer. De sentir son cou de girafe albinos sous mes doigts. De voir la peur dans son regard quand elle comprendrait qu’elle n’aurait plus jamais la moindre bouffée d’oxygène. Je rendrais un grand service à l’humanité en faisant cela. Une chance que je n’aie pas l’âme d’une héroïne.

Je daignais enfin lui faire face lorsqu’elle tenta de jouer la reine des glaces en m’assimilant à une petite fille. Je n’avais vraiment pas le droit de lui envoyer une giclée de poison dans le gosier ? Innocemment… l’air de rien…

« Oh, pardon… certainement la grande différence d’âge entre nous qui fait qu’on ne se comprend pas. Entre les jeunes et une grand-mère, il y a forcément des incompréhensions. C’est sûrement votre âge canonique qui fait que vous êtes là alors que j’ai été très claire. Vous n’entrerez pas. »

Et puisqu’aucun autre médecin ne l’accompagnait, j’en déduisis que la survie de Keaton l’importait peu. Soit. Il n’avait pas envie de me voir et j’avais décidé que ce serait sous MA surveillance qu’on lui ferait l’injection. Et en ce qui me concernait, je n’avais pas envie de voir cette mégère. Donc nous n’avions plus rien à faire dans ce couloir. Sauf qu’elle semblait vraiment avoir un cerveau qui fonctionnait au ralenti, car elle insista. Et je dois avouer que voir la grande Kate Reynolds littéralement ramper à mes pieds, en manquant de rouler sur son ventre digne d’un ballon de cirque, aurait quelque chose de jouissif, mais je n’aurais pas savouré un tel spectacle. En revanche, si j’étais décidée à partir, quelque chose dans ses paroles m’arrêta.

« Si vous ne me laissez pas y aller, il va mourir, si vous l'aimez ou s'il y'a vraiment quelque chose de spécial entre vous, vous ne pouvez pas accepter ça. »

Elle avait tort. Elle n’était pas Dieu, ni thaumaturge. Ce n’était pas elle qui avait un pouvoir de vie ou de mort. Je n’aimais pas Keaton. Comment pouvait-on l’aimer ? Aimer quelqu’un qui pense que vous êtes le pire exemple à suivre ? Aimer quelqu’un qui pense qu’on ne vous a donné votre poste que parce que vous étiez emplie de douleur et de souffrance ? Qui se contente de tolérer votre présence ? Non. Il n’y avait rien de spécial entre nous. Il y avait juste eu… un flottement. Une hésitation momentanée. Rien de plus.

J’étais en colère et c’était une mauvaise idée de m’avoir mise en colère, alors d’un coup sec, je la poussais, rivant mes yeux dans les siens.

« Pour le sauver, il ne fallait pas vous entêter à vouloir faire vous-même l’injection. Vous prétendez l’aimer, mais vous êtes prête à vous servir de lui comme d’un cobaye, sans connaitre les risques et les contrecoups de votre soi-disant remède. Vous ne changerez jamais, toujours à considérer les autres comme des pantins et des cobayes. Il est trop faible pour subir un test. Si encore il n’avait pas utilisé son pouvoir, je ne dis pas, mais là, c’est hors de question, pas tant que son état ne sera pas stabilisé et que vous n’aurez pas compris que vous ne ferez jamais cette injection en personne. »

Cette fois, plus personne ne se mettrait en travers de mon chemin. Il fallait que je me reprenne et que je marche dans les clous. J’avais pour mission de garder Kate loin de ce type. J’allais m’en tenir à cela. Et je le ferai, quel qu’en soit le prix. Elle ne l’approcherait pas. Je fis quelques pas et appuyai sur l’interphone.

« Votre source de désaccord, votre rupture, je crains qu’elle ne soit encore d’actualité. Rassurez-vous, c’était notre dernière discussion, vous et moi. »

Sous-entendu : votre copine pratique toujours les expérimentations en considérant les êtres humains comme les cobayes. Deuxième sous-entendu, qui n’en était pas un : on ne se parlerait plus. C’était fini. Je m’éloignais dans le couloir. Pouvais-je le laisser mourir ? Apparemment, la réponse était oui. Au moins, il n’aurait plus à endurer ma présence et je n’aurais plus ce trouble. Oui, j’en arrivais à penser que ce serait moins pénible qu’il meurt plutôt qu’on reste dans cette situation.
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Kate Reynolds


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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Lun 11 Fév - 8:46

J'avais espéré que cette idiote revienne à la raison mais manifestement j'étais loin du compte. Elle me poussait ? Me menaçait ? Espérait elle me faire peur ? Je fréquentais ce monde depuis bien trop d'année pour être impressionnée par une gamine qui se donnait de l'importance. Elle n'était finalement qu'une pale copie de Romanov.

Je n'avais pas l'habitude de me contenter des copies. Je la laissais me pousser me contentant de m'appuyer au mur une main sur le ventre tout en me concentrant sur sa capacité. Je ne pouvais pas lui sauter au visage, c'était trop dangereux pour Lou, elle était entraînée et assez peste pour être un adversaire de taille. Pourquoi n'avais je pas copié un don capable de lui faire mordre la poussière ? C'était vraiment dommage. Copier le sien ne me servirait à rien, je connaissais son don, je n'avais aucune envie de lui rouler une pelle pour la mettre KO. D'autant qu'apparemment elle préférait Keaton.

J'avais fait en sorte de ne pas réagir à ses déclarations mais c'était compliqué. J'avais envie d'envoyer tout ça au diable. Même la réaction de Keaton était une sorte d'aveu, s'il n'y avait rien entre eux pourquoi la maintenir à distance ? J'avais de plus en plus envie de pleurer mais je me contentais de serrer les poings. Je réfléchissais à toute allure essayant de trouver un moyen de lui faire comprendre qu'elle racontait de la merde.
Attendre que Keaton récupère ? Attendre que son état se stabilise ? Dans ce cas là c'était attendre sa mort, il était au plus bas et ne remonterait pas comme ça. Le peu d'expérience que nous avions déjà montrait qu'il avait atteint le point de non retour. Il lui fallait cet antidote même si cette fille avait raison il pouvait le tuer. Par contre elle ne comprenait rien, je me foutais que ma découverte soit importante, cette fois, seul le résultat comptait.

Tandis qu'elle balançait des sous entendus douteux en appuyant bien sur notre rupture dont elle n'aurait du rien savoir je soupirais. Je lui ferais payer pour ça, un jour... Je pouvais patienter sans problème pour me venger et elle allait l'apprendre.
Quand elle s'éloigna de l'interphone je pris sa place et appuyait sur le bouton. J'inspirais avant de me lancer d'une voix neutre, quasi professionnelle. Je maintenais comme je pouvais mes émotions à distance. Je ne pouvais me permettre d'exploser.

« Ta petite amie refuse de me laisser entrer. J'ai trouver un antidote possible. Je n'ai pas de certitude mais sans tu vas mourir, c'est une certitude. Tu connais Louise ? Elle va venir brancher la perf. »

Disant cela je m'étais retournée pour regarder Dakota, elle semblait maintenant moins pressée de partir. Elle pouvait se mettre en rage ou même pire que ça je resterais devant cette porte et j'attendrais que la perf soit passée. L'infirmière était une personne de confiance et la vie de son patient passerait avant les possibles ordres hystériques de Dakota. Il fallait maintenant espérer qu'elle parvienne à entrer avant que la malade n'appelle la sécurité ou autre connerie du même ordre.

Je l'avais fait prévenir par Susan et elle ne devait pas être loin. J'appuyais sur la sonnette près de la porte et elle s'avança dans le couloir. Tandis qu'elle arrivait je lui désignais mon chariot puis la porte.

« Il faut poser un nouveau cathéter qu'on soit sur qu'il n'y ai pas d'infection possible. Merci Louise. »

Cette femme m'était sans doute sa carrière en jeu, je supposais en effet que la mesquinerie de Dakota irait jusqu'à la faire virer. Je ferais ce qu'il fallait pour qu'elle trouve une bonne place en cardio à l’hôpital si besoin.

« Même si votre parole ne vaut rien la mienne vaut quelque chose. Je vous assure que je n'essaierais pas d'entrer en même temps que Louise. Je resterais près de l'interphone pour répondre aux possibles questions de l'infirmière. »

Sa parole n'était rien... Je la haïssais en cet instant à un point phénoménal, je risquais de déclencher sa capacité... Craignos.
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Keaton T. Wetherford

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Lun 11 Fév - 16:15

Une réaction complètement idiote et de blond sans cerveau. Je pouvais qualifier ce que j'étais en train de faire de la sorte. J'étais déjà épuisé et je ne trouvais rien de mieux que d'empirer ma situation en utilisant mon pouvoir. Je désirais être seul. Je ne souhaitais parler à personne. Et surtout je ne souhaitais pas me prendre la tête si je vivais les dernières heures de mon existence. Voilà pourquoi je fis ce que j'aurais du créer depuis le début, une barrière entre la secrêtaire de Tussle et moi. Si je l'avais fait depuis notre rencontre, il n'y aurait peut être pas eu de baiser, ni de chamailleries, ni de capacités à se faire mal sans forcément le vouloir, et encore moins un geste pour retenir l'autre. Nous étions des inconnus l'un pour l'autre. Dakota avait commencé à nous remettre en place la veille en adoptant de nouveau le vouvoiement. Je finissais le travail en dressant cette barrière florale. Comme quoi, malgré nos désaccords nous étions capables de travailler en équipe si on pouvait mettre ce mot sur ce que l'on était en train de faire.

L'utilisation de mon pouvoir ne dura que quelques secondes. Je n'étais pas en état de le maintenir comme j'avais pu le faire le jour du Blue Lake. Mon bras retomba lourdement sur le lit. Ma respiration était légèrement haletante. J'avais du mal à recouvrer mon souffle. Je m'étais grillé de l'énergie pour rien, réduisant le nombre d'heures ou de jours qu'il me restait à vivre. Et pour quel résultat ? Aucun. Je n'étais pas idiot même si je venais d'agir de la sorte. Il suffisait à la jeune femme de patienter bien sagement derrière la porte et d'attendre que les effets de mon pouvoir disparaissent pour entrer. Cela commençait d'ailleurs. Le lierre qui emprisonnait la poignée de la porte avait déjà disparu. Et celui qui recouvrait le hublot s'effritait, disparaissant tout doucement. Ce n'était plus qu'une question de secondes avant que j'aperçoive de nouveau sa tête de l'autre côté. Mes yeux se fermèrent. Et ma main qui ne tenait pas la télécommande du lit se crispa sur les draps.

J'avais mal. Je faisais déjà les frais de l'utilisation de mon pouvoir. La douleur était si intense que j'avais envie de crier. Je me contins, me mordant fortement la lèvre pour ne rien laisser percevoir de ma douleur à ce monde extérieur à la chambre. J'avais également très chaud, la fièvre revenait en force. Je tentais de prendre sur moi pour reprendre une respiration normale, me concentrant sur le bip des machines autour de moi. Pourtant je n'arrivais pas à me concentrer. Quelque chose clochait. La porte ne s'était pas ouverte. Dakota accéderait-elle à ma requête pour une fois ? C'était étrange et dans un sens, effrayant. C'est alors que je perçus des voix. Deux vois féminines d'après ce que je pouvais percevoir. Je ne comprenais malheureusement pas ce qu'elles étaient en train de se dire. Je savais qu'il y avait celle de Dakota mais je ne distinguais pas la seconde, ou plutôt j'étais trop faible pour me concentrer et la deviner.

Au bout de quelques minutes, il y eut le déclic de l'interphone et une voix. Ce ne fut pas le sens de ses propos qui me fit froid dans le dos et frissonner. Je réalisais d'après ce qu'elle me dit que la seconde personne qui l'accompagnait c'était Kate. Dakota et Kate dans le même couloir, à quelques mètres de là. Je ne sais pas pour vous mais bizarrement, je me sentais plus en sécurité allongé sur mon lit dans cette chambre qu'à l'extérieur. J'avais également l'impression d'avoir de meilleures chances de survie plutôt que de me retrouver entre les deux. Je poussais un léger soupir, me demandant déjà ce que les deux attendraient de moi. Des explications certainement. Pas maintenant, plus tard... Entre une femme qui m'aimait et l'autre qui me faisait tourner en bourrique, mes chances de survie étaient vraiment amoindries si je devais leur parler à toutes les deux en même temps et dans cet état.

Protégé dans cette chambre pour le moment, je tentais de comprendre ce qui se passait. D'après les propos de Dakota, Kate continuait ses expérimentations sur des cobayes humains. Du moins, c'était ainsi que je le comprenais. Par contre pour le reste. Elle renonçait vraiment à nos confrontations ? Ou alors il y avait un double sens dans sa phrase qui faisait beaucoup plus froid dans le dos. Comme le fait qu'on n'aurait plus de discussion car elle allait me laisser mourir. Flippant mais en même temps guère étonnant. Elle ne me devait rien, elle avait les autorisations nécessaires pour empêcher que certains membres du personnel médical n'entrent pour me soigner. Mais avait-elle réellement le droit de laisser mourir le représentant d'un des membres du conseil ? Je m'apprêtais à lui poser la question quand l'interphone s'enclencha à nouveau. Ce n'était plus la même voix mais l'effet fut le même.

Ma petite amie ? Dakota ? Sérieusement ? On n'arrêtait pas de se disputer, nous étions incapables de nous trouver un point commun en ce qui concernait Genetic. Rationnellement, ce n'était pas possible. Je me demandais où Kate avait trouvé cette idée que nous sortions ensemble, la brune et moi. Je n'appuyais pas sur le bouton de l'interphone pour m'expliquer. Le silence n'était pas un aveu de ma part, je n'étais juste pas en état d'avoir une discussion philosophique sur mes sentiments envers une femme et le fait que l'autre... Bah non rien, on n'aurait plus de discussion qu'elle avait dit, et c'était préférable. Durant les secondes qui suivirent, je recoupais les propos de Kate avec ceux de Dakota. Ainsi elle avait trouvé un possible antidote et voulait le tester sur moi sans en connaître les éventuels effets secondaires et sans garantie qu'il fonctionne. Je comprenais désormais pourquoi Dakota avait dit que la source de ma rupture était toujours d'actualité. Il y avait une décision à prendre et qui ne concernait que moi. Je la pris rapidement et en tremblant, mes doigts enclenchèrent le bouton de l'interphone.

« Ok... J'accepte d'être le cobaye... Mais juste Louise qui vient... personne d'autre... Et j'aimerai savoir comment tu as créé cet antidote. » Quitte à mourir de quelque chose, autant savoir de quoi il était composé et comment il avait été élaboré. Mes doigts se relachèrent ensuite, laissant tomber la télécommande sur le lit. On ne pouvait pas imaginer à quel point cela m'avait coûté de parler. A cet instant, je ne souhaitais qu'une chose, c'était dormir. De nombreuses heures en espérant aller mieux au réveil, du moins si je me réveillais. Les paupières toujours fermées, je tentais de rester éveillé pour m'assurer qu'il n'y aurait que l'infirmière qui entrerait dans la chambre. Seulement c'était de plus en plus difficile de rester conscient et de ne pas rejoindre Morphée.

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Lun 11 Fév - 20:02

« Reese, laisse-tomber. Je m’en vais. C’est terminé. On ne se reverra plus et ce sera mieux ainsi, tu verras. »

Voilà comment il m’avait quittée. Celui qui m’avait fait croire que je pouvais changer. Celui qui m’avait fait croire que je pouvais « aimer » et qu’on pouvait tenir à moi. Lui seul m’appelait Reese. Je n’ai jamais su pourquoi. Bref. Quelques mots lâchés et une promesse de ne plus jamais se revoir. Promesse qui avait été tenue. Un adieu balancé à la va-vite, que je n’avais pas compris. Je le comprenais un peu mieux, à présent. Ne pas éterniser les choses était certainement une façon de les rendre moins pénibles. Et ne plus se voir du tout… une manière comme une autre de passer plus vite à autre chose. En plus, si à l’époque la décision avait été univoque, cette fois, elle répondait à un besoin de ma part et de la sienne. Et ce n’était pas comme s’il y avait « quelque chose de spécial »… à part peut-être son don pour me mettre hors de moi.

Tout était clair désormais. Kate n’entrerait pas et je ne parlerai plus à Keaton. Un partout dans le fond. J’avais tout de même du mal à comprendre cette femme. Elle disait qu’elle l’aimait et elle était prête à risquer sa vie en en faisant le cobaye d’un produit jamais testé. Ce n’était pas logique ça, ce n’était pas normal… Si encore elle avait essayé sur un prisonnier… mais là… De toute manière, j’étais vouée à ne pas les comprendre. Et je ne m’en porterai pas plus mal. Ma vie avait rarement été aussi compliquée que depuis que je les connaissais. Et j’avais été faible. Trop faible. Je m’étais attachée à des gestes terribles car dénués de tous sentiments ou de réelles intentions. Stupide et faible. Mais c’était terminé.

J’allais partir quand elle sembla se décider à renoncer à son entêtement stupide et puérile. A part une dernière attaque. Sa petite amie… Le jour où je serai la petite amie de quelqu’un, les poules auront des dents. Et le jour où JE serai la petite amie de ce type… il y avait certainement plus de chance que je gagne le gros lot à la loterie. Mais passons, j’étais presque fatiguée de lui répondre. Elle ne méritait même pas que je fasse attention à elle. L’ignorer, comme on ignore un enfant piquant une grosse colère, voilà peut-être ce qu’il lui fallait.

Qu’attendait-elle en me fixant comme ça ? Que j’applaudisse des deux mains parce qu’elle daignait enfin faire ce que je lui disais ? Je regardai l’infirmière arriver, cette Louise, sans prononcer le moindre mot. De toute façon, mon regard devait parler pour moi. Un geste de travers, et elle le payerait très… mais alors très cher. Cette femme allait être la main qui risquait de l’achever. En avait-elle seulement conscience ? Vu son état de faiblesse avancer, je ne savais pas s’il résisterait à un traitement violent. Je les ferai virer. Toutes les deux.

« Effectivement, vous n’entrerez pas. »

Et calmement, les bras croisés, je m’avançais jusqu’à m’appuyer contre le mur, juste à côté du système d’ouverture. Je veillerai à ce qu’elle ne passe pas. J’étais entrainée et je n’hésiterai pas à lui abîmer son visage de mère maquerelle. Au pire, si je la jetais à terre, son espèce de ballon de baudruche qui lui servait de ventre amortirait sa chute. Je fis un signe de tête à cette Louise afin qu’elle approche. Mais je ne détachais pas mon regard de Kate, jusqu’à ce que l’interphone se fasse entendre. Il s’adressait à Kate, évidemment. Evidemment… Et il jouait encore les héros. Personne ne pouvait entrer… l’une pour protéger son têtard, l’autre – moi – parce qu’il ne voulait rien avoir à faire avec. Je ne dis rien. Je n’avais rien à dire de toute façon. D’un geste brusque, je passais le pass dans le lecteur et fit signe à la dénommée Louise d’entrer.

« N’oubliez pas la tenue stérile. »

Et dès qu’elle fut entrée, je refermais la porte et glissais le pass bien à l’abri de la convoitise de la Reynolds.

« Vous aurez sa mort sur la conscience s’il se passe quelque chose. Il est faible et je persiste à dire que ce n’était pas le bon moment. »

Je jetai un œil à travers le hublot, pour voir Louise effectuer l’acte médical. S’il vivait… il essayerait de tuer Tussle, celui qui m’avait donné ma chance. Je n’avais que lui comme appui, je le savais. Je risquais de tout perdre s’il s’en sortait. Et lui il aurait ce qu’il voudrait avec sa merveilleuse petite famille. S’il mourait… je garderai mon poste, je n’aurai plus ces mouvements d’humeurs désagréables. Je ne lui parlerai plus, comme prévu. Pourtant…
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Kate Reynolds


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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Mar 12 Fév - 8:10

J'avais espéré une réaction de la part de Keaton devant mes insinuations. Une dénégation, mais rien ne vint. Qui ne dit rien consent ? Pouvait il vraiment sortir avec cette nana ? Tout en me reprochant mon passé ? Non... Trop aberrant, m'enfin la vie m'avait déjà habitué à pire donc je restais sur mes gardes. Dakota finit par admettre qu'il fallait laisser Louise procéder, tout en me foutant la pression et en m'accusant de ne pas prendre de précaution. Certes, je détestais ça, mais je n'avais plus de temps. Keaton arrivait en bout de course.

« Le diplôme de médecine ne s'obtient pas en roulant des pelles à Keaton donc votre avis je me le carre où je pense ! »

Elle se la jouait videur de boite de nuit, collée au mur et je lui fit un doigt d'honneur avant de m'éloigner pour rejoindre l'autre hublot. C'était plus une petite fenêtre dans la paroi du mur. J'avais là aussi un interphone, le seul soucis étant que ma conversation avec Keat n'aurait rien de privée. Il y avait Louise bien sur mais surtout l'Autre... J'entendis sa question et prit deux secondes pour organiser mes idées.

« La perf contient des cellules souches de moelle osseuse. Pour booster ta moelle et te permettre de lutter. Les cellules d'une jeune mutante malade mais qui se trouve être résistante au virus. Quelqu'un qui a souhaité m'aider à trouver un antidote. Une jeune femme charmante, elle s'appelle Jenny. »

Je fis une courte pause en observant Louise lui poser un nouveau cathéter. Ce petit temps permettrait à Keat d'en arriver à un questionnement sur la compatibilité cellulaire.

« Jenny n'était pas compatible, pas avec toi je veux dire. J'ai du combiner ses cellules souches avec un autre ADN mutant. Ça fonctionne in vitro, maintenant reste à voir si ça fonctionnera sur toi. Je ne suis pas sûre que ça te guérisse, en tout cas ça n'aura rien de spectaculaire, disons 48h environ pour aller vraiment mieux. »

Je me passais la main dans les cheveux et retint mon souffle tandis que Louise branchait la perf. Verdict rapide, soit il y aurait un léger mieux dans les heures qui venait soit j'allais devoir plancher sur un autre moyen de le sauver.
J'avais omis de préciser que l'ADN en question était le mien, vu son état il était fort possible qu'il ne se pose même pas la question. Je n'avais pas envie de jouer les héros, en plus il était capable de m'engueuler d'avoir donner ma moelle en étant enceinte. Ça n'était qu'un détail de toute façon, restait à espérer qu'il ne pense pas que j'avais prélevé de la moelle à un pauvre hère attaché au fond d'une cellule.

Pour ça il fallait qu'il ai compris à quel point j'avais changé, mais ça n'était pas gagné ça, loin de là. Je m'en étais moi même pleinement rendue compte en revenant au sein de l'organisation. Je n'étais plus la même et bizarrement j'aimais ça. Louise réglait le débit, elle me jeta un coup d’œil pour recevoir d'autres instructions. Je lui désignais le chariot qui contenais le matériel d'urgence d'un simple regard. Il fallait qu'elle soit prête à réagir si ça se passait mal.

Même si le remède était efficace c'était un prototype, une sorte de médicament mutant. C'était tout à fait possible que le corps de Keat n'apprécie pas ces grosses molécules combinées même si elles le sauvaient. Je croisais les doigts et le temps me sembla suspendu. J'attendais les possibles questions de Keat et Louise ou les railleries et méchancetés de Dakota. J'étais Kate Reynolds, une putain de scientifique qui venait de bosser sur le remède de sa vie... Pression de dingue !
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Keaton T. Wetherford

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Mar 12 Fév - 17:11

C'était l'ombre d'un espoir qui se profilait à l'horizon. Si le sérum créé par Kate fonctionnait, peut être que je guerirai ou du moins que mon état serait stabilisé le temps de parvenir à mieux. Je voyais cette porte se profiler à l'horizon mais une autre s'ouvrait également et qui ne me concernait pas. Ingrid... Si elle était malade, on pourrait également la soigner alors que je serve de cobaye pour permettre cela, ce n'était rien à mon sens. Un logique juste. Un père ne souhaitait pas voir son enfant souffrir et je considérais l'adolescente comme ma propre fille même si cela faisait que quelques mois que j'avais sa garde.La porte s'était ouverte pour laisser entrer Louise, cette infirmière qui devait me branchait la perfusion. Elle portait une tenue stérile. Peut être qu'elle m'adressa un sourire rassurant, je n'aurais sur le dire. Alors qu'elle s'affairait pour tout préparer, mes prunelles se portèrent sur le hublot de la porte. Je croisais le regard de Dakota. Je ne dis rien, n'appuyant pas sur le bouton de l'interphone. Si elle s'était tenue à ce qu'elle m'avait dit, Ingrid était désormais à Genetic et prise en charge par le personnel médical. Je lui en devais une désormais et même si elle ne m'avait pas confirmé qu'Ingrid était en sécurité, je lui adressais un regard reconnaissant.

Je détournais ensuite les yeux pour tenter de me concentrer sur ce que faisait Louise. J'avais toujours cette envie de dormir, mes paupières étaient toujours un peu plus lourdes que quelques minutes auparavant. Il y eut un déclic et le bruit de l'interphone. Puis la voix de Kate qui résonna dans la pièce, répondant à ma question et m'expliquant ce qu'elle avait fait. Une mutante qui résistait mieux que les autres... Jusque là, j'enregistrais l'information, difficilement mais j'y arrivais. Jenny... Si je survivais, j'irai remercier cette jeune femme pour l'aide qu'elle aurait apporté à l'élaboration d'un vaccin. Par contre, est-ce que j'étais compatible avec elle ? Ma main chercha la télécommande pour appuyer sur le bouton de l'interphone. Je m'en saisissais quand Kate reprit la parole, devançant ma question pour y répondre. Un combinaison avec un autre adn mutant. Mon esprit marqua un temps d'arrêt. Un adn de mutant combiné avec un autre et terminant dans mon corps, est-ce qu'il n'y avait pas de risque de mutation en cours de route et de rejet ? Sans doute que oui...

Et l'adn de qui ? Ce fut la question qui germa dans mon esprit. Une des rares que je me posais. Kate ne pouvait pas avoir choisi un cobaye pour faire ses tests avant de me l'administrer. Ça serait un retour en arrière, à cette partie d'elle que je n'acceptais pas. Ou alors... Le sien ? Je n'arrivais pas à savoir si la voix au bout de l'interphone était faible, ou souffrante, résultat de test et de prélèvements qui aurait été fait sur son propre corps. Elle n'aurait tout de même pas osé mettre sa grossesse en péril pour moi ? Je me refusais à cette possibilité, pourtant je devais l'envisager. Au bout d'un moment, je finis par déclencher l'interphone. « Si le pouvoir du mutant est temporaire... Ton sérum le sera également... »

Clairement je ne l'interrogeais pas. Je ne faisais que sous entendre que si elle avait été le second mutant, cela ne fonctionnerait pas. Ou si ça fonctionnait, ça ne serait que du provisoire. La capacité de Kate était temporaire. Elle copiait un pouvoir, se l'appropriait provisoirement puis le perdait. J'envisageais le même schéma pour son antidote. Il fonctionnerait puis tout comme son pouvoir, il perdrait de son efficacité et on reviendrait à la case départ. C'était à tenter, elle devait le faire. Et on aurait la réponse d'ici deux jours pour savoir dans quel état je serai. En pleine forme et prêt à surfer avec beaucoup d'espoir. « Rendez-vous dans 48h... » Il n'y avait plus qu'à patienter et le sommeil avait raison de moi.

Une heure s'écoula....

Oui : Keaton semble plutôt bien supporter la perfusion. Il n'y a pas de réaction particulière. Il dort pour les deux prochains jours.
Non : Keaton réagit mal au sérum qui lui est transfusé. Il est prit de convulsions. Il sera quasi tout le temps inconscient pour les deux jours suivants.

48h plus tard, soit le 6 Février 2011

Si oui :
Attaque précise : Le sérum semble faire son effet. Keat est revenu à son état d'avant sa perte de connaissance de la nuit. État stable mais pas d'autre amélioration.
Attaque imprécise : Le sérum a de l'effet mais ce n'est pas suffisant. L'état de Keat est revenu entre sa perte de connaissance et l'utilisation de son pouvoir. Son état est jugé préoccupant.
Attaque déviée : On a cru que le sérum aurait de l'effet mais rien, Keat est revenu à son état d'après l'utilisation de son pouvoir. Très faible.

Si non :
Attaques précise/imprécise/déviée : retour à la case départ. L'état de Keaton est très faible.

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Mar 12 Fév - 17:11

Le membre 'Keaton T. Wetherford' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

#1 'Oui/Non' :


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#2 'Précision attaque' :
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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Mar 12 Fév - 21:28

Et c’était moi qui avais des réactions puériles ? Qu’est-ce qu’il ne fallait pas entendre comme conneries… Me faire un doigt d’honneur… non mais, ce genre de pratique ne se faisait plus depuis… cinquante ans au moins. M’enfin, elle avait l’air de vivre à l’âge de pierre. Changer, quand on est vieux, c’est difficile. Je ne répliquais pas, me demandant simplement comment elle savait que Keaton et moi nous étions embrassés… d’ailleurs, si, je répliquais.

« Rouler une pelle, c’est mettre la langue, au cas où vous ne le sauriez pas. Nos baisers ont été très sages. Je ne suis pas du genre à lui faire un enfant dans le dos pour tenter de le lier à moi pour la vie.»

Ok, j’attaquai à son niveau, avant de me murer de nouveau dans le silence, me contentant d’observer et d’écouter. Je jetai tout de même un coup d’œil par le hublot alors que Louise procédait à la perfusion et aux autres actes médicaux. Je croisais son regard… bizarre. Il n’avait pas l’air en colère ou froid pour quelqu’un qui ne voulait pas me voir et qui était allé jusqu’à s’épuiser pour m’éviter. Que s’était-il passé en l’espace de quelques minutes ? Peut-être sa blondeur ou son côté bisounours qui ressurgissait. Je n’en savais rien mais je restais accrochée au hublot et à cette scène, jusqu’à ce que le dialogue reprenne entre Kate et Keaton.

Je ne comprenais rien à ce qu’elle racontait. Mon truc c’était la politique, les manigances et pas les histoires de cellules et de moelle osseuse. J’aurais presque pu m’endormir en réalité. Je n’aurais vraiment jamais pu faire médecine, c’était certain. Qu’est-ce que je foutais là ? J’aurais pu partir, le temps que l’expérience se fasse, je n’aurais pas eu à supporter leur discussion, ou ce spectacle devant lequel j’étais totalement impuissante. Ils finirent enfin par se taire et les minutes s’écoulèrent. Louise était ressortie, prenant soin de ne rien toucher, afin de ne pas propager le virus. Je ne lui adressais aucun mot, pas plus qu’à la Reynolds, qui ne semblait pas disposée à bouger ses grosses fesses d’hippopotame de là. Je ne savais pas ce qu’elle attendait, mais je ne bougerais pas tant qu’elle serait là. Le temps s’écoula… le silence était de mise et il ne fut brisé que par la sonnerie de mon téléphone. Sans adresser le moindre regard à Kate, je décrochée.

« Très bien. Bien au niveau 3 ? Parfait. Que personne ne l’approche à part un médecin. Dites-lui que je passerai la voir très vite. »

Ingrid était enfin là. En sécurité. Les meilleurs médecins évoluaient ici, elle serait sous contrôle et surtout, ils sauraient gérer ses problèmes liés à sa capacité. Je passerai la voir dès que Kate aura bougé et qu’on saura si l’état de Keaton était stabilisé. Attendre était quelque chose de pénible, mais s’il fallait en passer par là, alors soit.

Jusqu’à ce que…

Les machines firent du bruit, le genre de « bips » qui ne laissent planer aucun doute sur ce qui se tramait. Je m’agrippai au hublot pour constater que Keaton convulsait. Ce n’était pas bon, mais alors pas bon du tout. Mais quelle conne ! je lui avais dit pourtant ! Elle n’avait pas testé son sérum. Conne conne conne ! De rage je fondis sur elle et l’attrapai par les pans de sa blouse.

« Je vous avais dit qu’il était trop faible ! Je n’ai peut-être pas un diplôme de médecine mais je vais vous carrer le vôtre très profondément, parce que vous allez le tuer ! Orgueil de merde, je vous jure. Dites-moi ce qu’il faut faire ! Je vais y aller, on n’a pas le temps d’attendre les tenues stériles et il ne me pardonnera jamais de vous avoir laissé rentrer alors que vous êtes en cloque. Ce n’est pas pour vous épargner que je fais ça, mais pour sa fille, alors je vais rentrer et vous allez me dire clairement et seconde par seconde ce que je dois faire. Je suis claire ? »

De toute façon, je ne lui laissais pas le choix et dégainais mon pass pour entrer. Je lui jetai un regard noir pour le décourager d’entrer. Si elle était une bonne mère, elle penserait à sa fille. Je refermais la porte derrière moi. Deuxième fois que j’entrais sans protection, fallait vraiment être maso. Je n’hésitai pas toutefois. Il ne pardonnerait à personne si sa fille était touchée. L’image d’Adalia s’imposa à moi. Je devrais me préserver pour elle, pour nos séances ensemble. Pourtant, je ne le faisais pas. Une preuve de plus que je ne serais jamais une bonne mère pour elle. Mais aussi parce que je savais que si j’étais contagieuse, je pourrai la préserver en n’allant pas aux services sociaux, en annulant simplement les séances. Elle m’en voudrait certainement, mais elle, je pouvais la protéger. Alors que le cake dans le four de Kate, c’était une autre histoire… Je me dépêchais d’approcher de Keaton.

« Désolée pour ma présence, ce n’est qu’un contretemps, tu te débarrasseras bientôt de moi…. , j’attrapai alors la télécommande de l’interphone, Je vais être vos mains pour les prochaines heures, alors je vous écoute, position latérale de sécurité ? »
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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Mer 20 Fév - 12:46

5 Février, 10h06

J'avais prié pour que ça fonctionne, malgré les doutes exprimés par Keaton. Il avait raison mes cellules risquaient de dé fusionner sur le long terme. Il fallait juste prier pour que ce temps suffise à stimuler sa propre moelle osseuse. Je m'installais pour attendre, le temps qu'il faudrait. Louise quitta la chambre tandis que Dakota continuait à jouer les cerbères.

J'étais aux premières loges pour le voir se mettre à trembler. Il convulsait... Les larmes me montèrent aux yeux et je les chassais d'un geste de la main avant de me précipiter vers la porte. Je voulais entrer mais c'était sans compter sur la nouvelle garce numéro 1 de mon classement. Elle me repoussa violemment et m'insulta. Ca me passait au dessus je me sentais déjà bien assez coupable. Inutile d'en rajouter.

Quand elle me relâcha je tombais entraînée sans doute par le poids de mon ventre. Je me retrouvais à genoux et impuissante alors qu'elle sortait son pass pour entrer. Je me redressais le plus vite possible mais ne parvint pas à attraper la porte avant qu'elle ne se referme. Elle était auprès de Keaton, je voyais ses lèvres bouger. Je tremblais de peur et de rage mais mit tout ça de coté quand elle déclara qu'elle serait mes mains.

C'était insupportable mais mieux que rien, il avait besoin de soins, en urgence. Je devais faire abstraction de mes sentiments envers la jeune femme. Après tout elle venait de prendre le risque d'entrer sans protection. Une main posée sur mon ventre pour me donner du courage je répondis.

« Oui mettez le en PLS. Il faut aussi relever les barrières du lit qu'il ne tombe pas. »

Le temps qu'elle intervienne mon regard ne quittait pas le scope, je devais réagir vite et bien pour rétablir la situation.

« Dans le deuxième tiroir du chariot il y'a du valium. Tu en prends une ampoule de 10mg. Il faut les lui injecter directement dans la zone de ponction de son cathéter. Louise va arriver elle devait surveiller le scope. Mais il n'a pas le temps d'attendre. »

Exit le vouvoiement le but était d'être efficace pas de faire des politesses.
L'injection faite l'état de Keaton se stabilisa rapidement. Il restait inconscient mais n'avait plus de trémulations. Il allait s'en sortir, il devait s'en sortir.
Louise arriva rapidement et pénétra dans la chambre en tenue stérile, elle prendrait le relais de Dakota et c'était parfait.

La jeune femme allait pouvoir sortir. J'avais bipé l'équipe chargé de gérer les contaminations possibles et elle arrivait.

« Connor arrive avec l'équipe de décontamination. Vous allez devoir subir les examens réglementaires avant de quitter cette pièce. »

Je n'écoutais même pas sa réponse me contentant de les regarder approcher en lançant de nombreux regards sur le scope de Keaton.
J'étais son médecin, j'étais la mère de sa fille, j'étais amoureuse de lui et je ne pouvais même pas l'approcher. J'en aurais hurlé de douleur et de frustration.
L'équipe arriva et Dakota se prépara à sortir. Elle était contaminée... Elle ne pouvait sortir à l'air libre dans le couloir. Il lui fallait une tenue stérile le temps d'être installée dans une autre chambre.

« A qui dois je transmettre cette nouvelle ? Qui dirige maintenant en l'absence de votre maître ? »

Un petit chien ou plutôt une petite chienne avait bien un maître non ?
J'avais envie de lui sauter au visage quand elle sortit de la pièce bien encadrée pour être installée dans ses nouveaux quartiers mais je me contentais de cracher à ses pieds.
Je m'installais un fauteuil et prit une couverture pour rester devant ce hublot le temps qu'il ouvre les yeux. Il fallut plusieurs heures et ça ne dura pas longtemps. Juste assez pour que je lui glisse « Je t'aime. » par l'interphone avant de retourner me mettre au boulot.

Je n'allais pas voir Dakota, je n'en avais pas envie. Qu'elle se démerde, ce qui était certain c'est que je ne comptais absolument pas pénétrer dans sa putain de chambre.
Cette femme était dangereuse, son don était dangereux d'autant plus si elle en perdait le contrôle. Il faudrait que l'équipe soit plus prudente encore. Peut être faudrait il faire appel à Romanov ? Pour les soins ?

J'y pensais tout en me remettant au travail. Un antidote ça ne fonctionnait pas. J'avais eu une nouvelle idée, détruire le virus, ne plus agir sur les symptômes mais bien sur le virus en lui même.
Il fallait pour cela réussir à faire produire un maximum de lymphocytes à Jenny pour ensuite les isoler dans son sang et les utiliser contre le virus.
Il ne me fallait pas n'importe quels anticorps, je devais en obtenir contre ce virus en particulier. Il faudrait injecter du virus à la jeune fille ? C'était monstrueux, ça la rendrait malade, ça pouvait la tuer. Elle devait connaître la totalité des risques.

Le lendemain je me rendis dans sa chambre après avoir été observer Keaton un long moment.

« Non. Ca n'a pas fonctionné, mais j'ai eu une autre idée. »

Je me mis alors à lui expliquer les risques qu'elle courrait si elle acceptait de m'aider. Je ne lui cachais rien, ce temps était révolu.
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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Ven 22 Fév - 20:36

La vie est faite de décisions que l’on doit prendre dans la précipitation. Agir d’abord et réfléchir ensuite… Une sorte de darwinisme moderne ? Je n’en savais rien mais je n’avais pas eu trente-six solutions. J’étais entrée dans la chambre de Keaton, pour la seconde fois, sans protection. Et je savais ce que cela signifiait. Comme la dernière fois, je m’exposais au virus et je devrais subir un tas d’examens pour voir si j’étais ou non contaminée. Une deuxième prise de sang en deux jours… joie… Et tout cela pourquoi ? Je vous le demande !

Bref, l’heure n’était vraiment pas à la réflexion. Je m’exécutais, me soumettant très temporairement à ses ordres. Qu’elle n’en prenne pas le goût, cela ne durerait pas. Je fis donc basculer Keaton sur le côté, pour le mettre en position, qu’il ne s’étouffe pas avec sa langue. Quoique… ça nous ferait des vacances en fait. Non… ne pas penser et ne pas hésiter. Relever les barrières du lit, check. Et relever les barrières d’un lit quand un dingue gigote comme un possédé, croyez-moi, ce n’est pas une mince affaire ! Ensuite ? Deuxième tiroir… ampoule de valium… hey mais ! Minute papillon ! La grognasse me tutoyait maintenant ? Elle avait de la chance que je sois dans cette pièce parce que je te l’aurais méchamment empoisonnée ! Nous disions donc ? Valium… Je lisais les étiquettes à toute vitesse, ne cherchant même pas à comprendre. Ensuite ? Zone de ponction du cathéter. Ok, je savais ce que c’était, l’avantage d’avoir été cobaye depuis des années. Je lui jetais tout de même des coups d’œil de temps en temps pour m’assurer que les choses étaient ok. Puis les convulsions ralentirent. Je me tenais à côté du lit, le regardant sans bouger. Les choses n’étaient pas logiques… Elle aurait dû vouloir le sauver et moi le tuer…

J’entendis alors quelqu’un entrer dans la pièce. Louise ? D’où avait-elle le pass pour entrer dans cette foutue chambre ? Je la toisais du regard dans sa tenue d’extra-terrestre. Me connaissant, elle devait savoir qu’elle allait payer cher cela. Je tendis alors calmement la main et mon ton ne laissait place à aucune discussion.

« Votre pass, tout de suite ! J’ignore qui vous l’a donné, mais cela sera consigné. Chaque pas que vous ferez de travers sera noté et je vous jure que si un autre pass circule, vous serez virée, pour faute grave et je vous assure que vous ne trouverez aucun emploi dans aucun hôpital de toutes les zones couvertes par Genetic. »

Me défiant du regard, elle me tendit le pass. Quand je disais qu’il y avait un ver dans le fruit… en fait, ça pullulait de vers grouillant. Et puisqu’elle avait choisi son camp, j’avais choisi le mien. Ils me le payeraient… tous. J’entendis alors la voix de la Reynolds par l’interphone. Elle devait exulter de son coup avec l’équipe de décontamination. Quelle imbécile…

« Je ne serai pas contagieuse avant deux jours. Ne me dites pas que j’en sais plus que vous sur cette maladie, alors que je n’ai pas de diplôme de médecine. Mais c’est gentil de vous inquiéter pour moi. »

Deux hommes en tenues stériles entrèrent à leur tour quand je daignais leur ouvrir. Je ne ferai pas de scène, j’étais au-dessus de cela. Une adorable prise de sang plus tard, j’appris que ce cher Keaton m’avait transmis son virus. Quand je dis que les hommes sont des nids à microbes. Elle exultait, alors que j’enfilai la tenue stérile… Je la regardais fièrement, presque amusée par cette puérilité et surtout, cette naïveté. Elle croyait vraiment que ce léger contretemps aurait un impact sur moi ? Je sortis enfin, encadrée par l’équipe de sécurité. Je passais devant elle sans baisser les yeux alors qu’elle crachait à mes pieds. Non… vraiment ? Quelle… Bien. Puisqu’elle voulait la guerre, ses pions allaient tomber. La défiant du regard, je dégainais mon portable et composais un numéro.

« Bonjour Monsieur. Le premier essai de Reynolds s’est soldé par un échec. Il y a des fuites, elle a su que Wetherford était dans les locaux, elle a voulu tester le soit disant remède sur lui. Non, je ne l’ai pas laissé entrer. Le patient a été pris de convulsions graves et il est actuellement inconscient et son état est préoccupant. J’ai dû entrer. Il s’avère que j’ai été contaminée. Non, ne vous en faites pas, je suis toujours d’attaque pour réaliser mon travail. Oui, je continuerai à le surveiller. Je chercherai aussi les membres pourris, oui. Bonne journée monsieur. »

Et voilà… Elle croyait vraiment que quelqu’un d’autre prendrait ma place ? C’était bien mal me connaitre. J’étais la meilleure et même sur un lit de mort je le resterai. Puis nous quittâmes le couloir. J’attendis d’être enfin hors de portée de la Reynolds pour demander – ou plutôt ordonner – à mes gorilles, un détour par la chambre d’Ingrid. Je ne comptais pas lui annoncer tout de suite la nouvelle, ni pour moi ni pour son père. Mais je voulais m’assurer de son état. Puis je regagnais une chambre. Déjà occupée… les malades se multipliaient. Ce qui me donna une idée. Je passais la nuit dessus, à la préparer… à demander les autorisations à Tussle.

5 février 11h

Tout était prêt. Enfin ! parce que je ne passerai pas une minute de plus avec cette malade. Et vas-y que je me plains, et vas-y que ça gémit. Non, plus possible. On était venu me dire que tout était prêt. Je souris. Si Kate n’avait pas paradée comme un paon en chaleur, pas sûr que j’aurais pris cette décision… Mais le jeu en valait la chandelle. On me permit donc de quitter la chambre – à condition que j’enfile l’une de ces tenues super moches qu’on voit dans ET, même si moi, j’avais la classe avec.

Je traversai les couloirs, défiant du regard quiconque osait me considérer comme un cobaye sur qui tester des vaccins, jusqu’à arriver devant la chambre de Keaton. Mamie n’était pas là…. Peut-être qu’elle s’était décidée à enfin sortir quelque chose de potable cette fois. Eh bien, elle aura une surprise en arrivant. Je ne vérifiais même pas par le hublot, j’avais confiance en ces hommes, je savais que mes consignes auraient été respectées. D’un geste décidé, j’introduisis mon pass et pénétrais dans la chambre. Il semblait dormir… Et tout mon matériel était là. Un deuxième lit avait été installé, avec mon ordinateur portable, mon téléphone, mes dossiers en cours. Et mon sac de vêtements. Alléluia ! Pressée, j’ôtai cette horrible tenue blanche, m’installer sur le lit et ouvrit l’ordinateur. J’avais du boulot. Je devais rédiger tout un rapport pour Tussle, en lui expliquant toutes les fuites dont j’avais été témoin. Je devais lui prouver que j’étais toujours digne de mon poste…
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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Sam 23 Fév - 19:53

5 Février 2011 – 11:24

J'étais en proie à une immense fatigue qui me plongeait dans un sommeil quasiment continu. Je n'avais pas eu conscience de l'agitation qu'il y avait eu autour de moi. Je ne me souvenais pas avoir faire une mauvaise réaction au sérum qui avait été injecté dans ma perfusion. En fait, je n'avais conscience de rien. J'entendais à peine les bips des machines qui me parvenaient et qui semblaient si lointain alors qu'en réalité les machines étaient proches et qu'elles auraient pu empêcher une personne habituée au silence de sombrer dans le sommeil. Je ne sais pas combien de temps s'écoula avant que je commence lentement à reprendre connaissance. Mes paupières battirent difficilement à un moment. La lumière de la pièce n'était pas forte mais c'était suffisant pour m'agresser et m'obliger à garder mes yeux à moitié clos. J'entendis le grésillement de l'interphone. Quelqu'un venait de le déclenchait. Et trois petits mots qui me parvinrent comme à travers un brouillard. Je les entendis à peine, sombrant de nouveau.

J'eus ainsi plusieurs périodes de réveil de quelques secondes avant de basculer de nouveau dans ce monde intérieur qui m'attirait de plus en plus. J'avais perdu la notion définitive du temps, je ne m'en préoccupais même plus. De temps en temps, il y avait de l'agitation de la pièce. Une personne essayait de me parler, tentant de me demander comment j'allais. Je ne tentais pas de remuer les lèvres, ni de tourner ma tête dans sa direction. Il était trop tôt, j'étais trop faible et je ne pouvais lutter contre ce sommeil qui m'appelait.

Ainsi, je n'eus pas conscience qu'il y eut une agitation plus importante que les autres. Des personnes en tenue stérile étaient entrées dans la pièce, amenant avec elles un second lit qui fut mit à côté du mien et du matériel fut déposé dessus. Elles ne me perturbèrent pas au point de faire réagir mon cerveau pour qu'il s'interroge et ordonne à mes yeux de s'ouvrir. Je repartais encore une fois dans le monde des rêves, où tout était paisible et sans aucun problème.

Je ne faisais que dormir depuis la veille. Combien de temps encore cela allait-il durer ? Au moins, durant ce temps je n'avais pas l'idée stupide d'utiliser une nouvelle fois mon pouvoir. Le faire signerait mon arrêt de mort et même si je savais que cela réjouirait quelques personnes que cet instant se produise, je n'étais pas idiot de leur faire ce cadeau. J'avais soif et ce fut ce besoin qui me réveilla. Ma main glissa le long du drap, à la recherche de la télécommande que je ne trouvais pas. Si j'avais ouvert les yeux, il aurait été plus aisé de la trouver, chose que je ne fis pas. J'entendis un pianotage plus ou moins régulier dans la pièce. Ce fut ce qui me décida à ouvrir les paupières. C'était inhabituel, cela n'avait plus rien à voir avec le plus régulier des machines. Ma tête se tourna en direction du bruit et j'aperçus une silhouette familière, assise sur un lit.

La surprise se lut dans mes prunelles. Je ne m'y attendais pas du tout. Je ne compris pas non plus la raison de sa présence, surtout qu'elle ne portait pas de tenue stérile. Que s'était-il passé dont je n'avais pas connaissance ? Je voulais l'interroger mais j'étais trop faible pour lancer de grandes questions qu'elle ne trouverait pas existentielle. Peut être qu'elle lirait dans mon regard les interrogations qui traversaient mon esprit et ferait un acte de bonté pour y répondre. Mon cerveau tentait de se mettre en route mais je sentais bien que cela ne durerait quelques minutes, peut être moins que j'espérais pouvoir tenir. Je ne savais pas combien de temps j'avais avant de sombrer de nouveau. Alors je décidais de faire court. « Ingrid... Merci. » Je n'avais eu aucune confirmation pour savoir si elle avait tenu parole. Mes idées n'étaient pas claires, pourtant ma première préoccupation allait pour ma fille adoptive. La seconde était pour la seconde non encore née mais l'absence de Kate dans la chambre était rassurante à mes yeux. Je l'interprétais en me disant qu'elle n'était pas entrée et donc que je ne les avais pas contaminées toutes les deux.

Je battis des paupières mais tentais de résister encore un peu. Mes yeux tentaient de rester fixés sur la jeune femme. C'était de plus en plus dur. Ce n'était pas ce jour là qu'on aurait une joute verbale digne de nous. Mes lèvres remuèrent de nouveau. « Pardon de t'avoir contaminée. » Cette fois, mes yeux se refermèrent. Je n'étais plus guère en état de parler, il me fallait encore des heures de repos. J'aurais pu réclamer de l'eau pour me désaltérer un peu. J'avais préféré m'excuser. C'était comme si je voulais avoir la conscience tranquille avant de partir. Une ou deux minutes s'écoulèrent alors que je gardais les yeux fermés, écoutant les sons autour de moi. Puis je sombrais dans le domaine des songes..

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Dim 24 Fév - 0:04

J’avais une tonne de choses à faire, je m’en rendais compte maintenant que j’avais l’ordinateur sous les yeux. Les post-ils sur le bureau défilaient. Appeler la cellule Genetic à New-York pour obtenir des informations sur un rétrovirus recherché. Etablir un rapport sur les fuites relevées au sein des locaux. Ça, c’était urgent. Quelqu’un de bien informé avait délibérément révélé la présence de Keaton à la Reynolds. Quelqu’un avait donné un pass à Louise. Et j’étais tellement en colère contre Kate que j’étais bien décidé à citer des noms, dans ce rapport, quitte à faire tomber des têtes. Et entre temps, j’avais reçu des informations demandées il y avait déjà quelques temps… Sur ce cher Pillsbury. La maison qu’il avait achetée avec sa copine avait été entièrement payée avec son argent à lui. Un ex militaire et dessinateur free-lance pouvait se payer une maison et une moto comme la sienne en claquant des doigts ? Non, il y avait forcément anguille sous roche, et je finirais bien par la pêcher. Quant à cette Sonny, je n’avais pas grand-chose, aussi je décidais de lancer une recherche à plus grande échelle. Il me fallait des renseignements sur son passé. Je savais déjà qu’elle avait bossé dans un bar… pas très légal pour une mineure, mais je savais que je pouvais trouver du lourd.

Recherche lancée. Puis coup de fil à New-York passé. Rapport en phase de rédaction. J’aurais même pu le terminer si une voix ne m’avait pas interrompue. Une voix comme sortie d’outre-tombe. Grave. Caverneuse. Pas sexy pour autant. Il fallait dire qu’elle venait de Keaton. Je ne tournais même pas la tête vers lui. Je savais comment il était de toute manière. Ses bouclettes ridicules collées sur son front poisseux. Des veines noires comme s’il ne s’était jamais lavé. Des cernes de dingues. Je continuais à pianoter alors que je l’entendis prononcer deux mots. Qu’en savait-il si j’avais bien embarqué Ingrid ? J’aurais pu la laisser crever chez eux comme une merde, vu ce qu’il pensait de moi. Les yeux rivés sur l’écran, je dus faire un effort pour me concentrer et reprendre la rédaction.

« Elle est très malade Elle suffoquait quand l’équipe l’a trouvée et son pouvoir se déclenche tout le temps. Elle a de la fièvre. On s’occupe d’elle Mais vu que j’ai dû intervenir pour que Kate ne contamine pas ce truc qu’elle a dans le ventre, je te confirme qu’elle n’approchera pas d’Ingrid. Jamais. Pas tant que j’aurai mon mot à dire. »

Parce que je savais très bien comment cela se passerait, au fond de moi. Je n’étais pas naïve. Je savais très bien que quand Keaton serait de nouveau sur pieds, il repartirait avec elle et qu’ils formeraient une belle petite famille avec leur précieux têtard et Ingrid. Ingrid qui à tous les coups l’adorerait comme une mère… Alors qu’elle n’a absolument rien fait pour elle. Mais cette inconsciente adepte de tests sur des êtres humains gagnerait. Keaton lui pardonnerait cette tendance et tout finira dans le monde rose et acidulé de ces putains de contes de fées à la con !

Mes doigts ripèrent lorsqu’il s’excusa de m’avoir contaminée. Menteur… je croyais qu’il ne voulait plus me voir, que de toute façon, j’avais une mauvaise influence Je m’obligeais à garder une voix ferme, sans jamais le regarder.

« Je devais le faire, c’était mon travail. »

Tu parles, comme si tu étais infirmière… non mais tu t’écoutes Dak ? Et reste assise… Dak… écoute ta conscience bordel de merde, ne te lève pas ! Dak… tu me désoles…

Bah oui, j’étais debout finalement. Mais j’avais tenu ma résolution de ne pas le regarder… enfin, pas dans les yeux. Non mais comprenez-moi… sa voix était infernale, rouillée, comme s’il devait arracher chaque mot de sa gorge, c’est super chiant en réalité. Alors je me tenais près de lui et j’attrapai son verre d’eau, pour lui mettre au bord des lèvres. Ma main gauche glissa sous sa tête pour la pencher en avant, histoire qu’il ne se comporte pas en bébé et n’en foute pas partout parce que ce serait le pompon.

« Cela ferai tâche dans mon cv que je laisse crever un membre du CA. »

Voilà. Il fallait le dire comme ça. Froidement. Et retourner sur mon lit. Boulot, boulot, boulot. Je ne devais penser qu’à cela. Et ce fut mon seul objectif. Les heures passèrent, lentes et studieuses.



6 février, 9h

Je détestais être réveillée par la sonnerie de mon téléphone et pourtant, ce fut ce qui arriva. Je dormais pourtant bien, je n’avais pas encore de symptômes gênants. Je ne demandais rien à personne… qui était-ce ? Je fixais l’écran… merde. Les services sociaux… Adalia.

« Allô ? Oui, je sais, c’est le deuxième rendez-vous que je dois annul… J’ai des soucis de santé… non, ça ne remet pas en cause ma capacité à… comment ça ? Vous lui avez trouvé une famille ? Et elle les aime bien ?.... Mais j’avais.. tous les critères : emploi, elle aurait eu une chambre, je… je sais, les rendez-vous mais je ne peux… Très bien, d’accord ça va, j’ai compris ! Et je pourrais lui dire au revoir ? Non, évidemment… »

Je raccrochais, sans un mot de politesse… Trop de rendez-vous manqués, je n’avais rien de la parfaite famille d’accueil. Alors qu’un couple bien propre sur lui s’était présenté et voulait s’occuper d’Adalia. Et je ne devais pas lui dire au revoir, elle était petite, elle m’oublierait sans difficulté. Dans le fond, ce n’était peut-être pas plus mal J’étais là, dans cette chambre en quarantaine. Tout était un fiasco. Elle n’aurait eu aucune chance avec moi, comme je n’en avais eu aucune avec ma mère… Il valait mieux pour elle… et pour moi… moi avec une enfant de cinq ans… inconcevable… irréel… improbable. Alors pourquoi je sentais cette boule dans ma gorge ? Et qu’est-ce que… Qu’est-ce que je sentais sur ma joue. Non…NON NON NON. D’un geste j’essuyais cette infâme trace de faiblesse. C’était une bonne chose… il suffisait de m’en convaincre… de toute manière, bientôt, je serai dans le même état de Keaton et on crèverait comme des chiens. Beau destin, mais finalement, très prévisible.
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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Lun 25 Fév - 19:18

6 Février 2011 – 9:06

Encore une nuit d'écoulée et j'étais toujours en vie. Ce n'était qu'une supposition pour la nuit car la sonnerie d'un téléphone portable brisa le bruit régulier des machines pour retentir dans la chambre. Ce n'était pas mon téléphone, on me l'avait pris – je ne savais pas pourquoi d'ailleurs – ah si mesure de sécurité m'avait-on dit. Alors pourquoi ma voisine de chambre avait-elle encore droit au sien ? Tussle sans doute... Il fallait que je pense à autre chose et non à cet homme, au risque de m'énerver et de jouer avec mes nerfs tout seul comme un grand. Perdre patience et mon calme ne m'avancerait à rien si ce n'était à empirer mon état. J'avais eu cette prise de conscience la veille, durant un court instant de lucidité avant de me rendormir. Rester le plus zen possible, c'était la meilleure décision que je puisse prendre si je voulais espérer vivre assez longtemps, jusqu'au moment où Kate et l'équipe de scientifiques qui travaillaient avec elle réussiraient à mettre au point un sérum pour stabiliser mon état, à défaut de me guérir.

Il fallait donc que je reste tranquille, surtout avec celle qui partageait désormais ma chambre depuis la veille. Ce n'était pas une mince affaire même si jusque à présent on pouvait dire que des efforts étaient faits des deux côtés. C'était sûrement dû à mon état. Je ne restais pas longtemps éveillé, ce qui n'encourageait pas à la chamaillerie. Quand j'avais découvert Dakota, assise sur un lit non loin du mien, je l'avais remerciée pour Ingrid. Elle avait tenu parole et l'avait ramenée pour qu'on la soigne à Genetic. Elle m'avait fait part de son refus que Kate l'approche, et je n'avais rien trouvé à redire. Polémiquer ne servait à rien, surtout quand on savait les conséquences qui pouvaient découler d'entrer directement en contact avec une personne malade. Je m'étais également excusé d'avoir contaminé la jeune femme. Même si elle avait répliqué que ce n'était que son travail qu'elle avait accompli, je lui étais reconnaissant de son geste. Elle n'avait rien à me prouver, elle ne me devait rien et pourtant, malgré tout elle avait risqué sa santé et sa vie pour que je m'en sorte. Une preuve d'humanité de la part de Dakota Cooper ? Effectivement mais si j'avais fait un commentaire à ce sujet – encore aurait-il fallu que j'en ai la force et le courage – jamais elle aurait continué dans son acte de bonté en me donnant mon verre d'eau et en m'aidant pour que je réussisse à boire.

Comme si cela allait faire tâche de me laisser mourir. Au contraire, Emmet Tussle noterait ma mort en point positif sur son cv, nous le savions tous les deux. La vraie raison était donc toute autre mais j'étais trop fatigué pour tenter de la découvrir et je m'étais rapidement assoupi. Quelques heures plus tard, je me réveillais. Je supposais que nous étions en pleine nuit. Si je n'avais plus la notion du temps, il avait fallu que je tourne la tête pour remettre un peu d'ordre à l'intérieur. Dakota dormait donc logiquement il était tard. Sans le savoir, elle me redonnait une notion du temps. Durant quelques minutes, je l'observais en train de dormir, avant de me laisser une nouvelle fois gagner par la fatigue et je me rendormis.

Ce fut donc cette sonnerie de téléphone qui me réveilla. Je sentis une légère agitation sur le lit d'à côté. Je ne voulais pas écouter la conversation pourtant je ne pouvais pas faire autrement. La seule solution était de me lever et de m'enfermer dans la salle d'eau le temps qu'elle termine mais avant que je réussisse à me mettre sur mes jambes pour la rejoindre, la conversation téléphonique serait terminée. De toute manière, elle ne dura guère de temps. Et il ne m'en fallut pas beaucoup non plus pour comprendre de quoi il était question. Il fallait que je m'avoue que c'était une surprise. Dakota, qui ne semblait pas aimer les enfants – ou peut être juste les miens – avait apparemment entrepris des démarches pour s'occuper d'une petite fille. Un membre de sa famille ? Une inconnue pour elle ? Je ne savais pas, ça ne me regardait pas non plus et je ne comptais pas faire de commentaire. Sauf que ma tête se tourna dans la direction de la jeune femme, et je vis le geste de sa main sur son visage. Dakota n'était pas insensible, loin de là. « Tu veux en parler ? » Je brisais le silence qui s'était de nouveau installé dans la pièce. Je m'attendais à une réaction vive de sa part. Peut être même qu'elle se lèverait pour venir m'étrangler. Ce serait bête, je n'étais pas au mieux de ma forme mais d'avoir énormément dormi durant les nombreuses heures qui venaient de s'écouler me donnait une impression d'être presque reposé, tout étant dans le mot presque car j'étais encore bien loin de pouvoir me lever pour courir quelques kilomètres. Ce n'était pas de la pitié de ma part, ni de la compassion, seulement une oreille « amicale » que je proposais mais le percevrait-elle, c'était fort improbable.

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Mar 26 Fév - 18:08

Je ne savais pas… Je ne comprenais pas ce que j’avais fait pour que tout se casse la gueule comme ça. Je faisais bien mon boulot, je faisais ce qu’on me disait et bam ! La reine des glaces venait tout gâcher. Et par sa faute, j’étais malade. Parce qu’elle n’avait pas suivi les procédures de sécurité. Et parce que j’étais en quarantaine, j’avais raté le dernier rendez-vous qui m’aurait permis de… de quoi d’ailleurs ? Même pas l’adopter… Je ne voulais pas l’adopter… non, juste être… famille d’accueil… Et encore accueil. Je lui aurais offert un toit au-dessus de la tête. Et j’aurais dû acheter à manger. Parce que ça mange ces bêtes-là. Pourquoi ça me faisait cet effet ? Je n’aime pas les gosses. Je n’aimerais jamais ça. Je ne sais pas m’y prendre avec eux et je ne voulais pas apprendre. J’aurais dû être soulagée. Déjà, je n’aurais jamais dû faire cette demande. Moi, famille d’accueil… pitié… Un père parti alors que j’avais trois ans, une mère qui tapait et nous virait de la maison dès qu’un de ses mecs se pointait… Le pire en y pensant, c’est que j’aurais peut-être été pareille. Les chiens ne font pas des chats et ma mère me l’avait dit… j’étais comme elle.

Je n’avais pas l’habitude de l’échec et j’étais en pleine spirale. Et le pire, c’était que bientôt mon corps serait lui aussi parcouru de veines noires et je ne pourrai plus mettre mes belles chaussures. Et si ça s’étalait dans le temps ? Tussle finirait par me remplacer. Et ça n’était pas bon. Un pas de travers et une vicieuse s’engouffrerait dans la faille pour en profiter. Je ne pouvais pas me le permettre. J’avais déjà fini le mois avec un découvert de 1500 dollars alors je ne pouvais pas me permettre de perdre mon job. De toute manière, je pouvais tenir encore longtemps. La vapeur finirait bien par s’inverser. Je n’échouais pas. Je n’avais pas le droit.

« Tu veux en parler ? »

Merde. Il avait décidément le chic pour sortir ce qu’il ne fallait pas. Je restais un moment le regard rivé sur le mur en face de moi. Je devais déjà attendre que ma gorge se dénoue et que mes yeux retrouvent leur force habituelle. Je n’avais pas pleuré depuis… hey bien… depuis qu’il m’avait quittée. Alors que je m’étais juré de ne jamais plus verser la moindre larme.

« Je croyais que tu ne voulais plus me voir ? Plus de tour de passe-passe pour créer un mur floral entre nous ? »

Et après tout, il avait raison, non ? J’étais un monstre, quelqu’un à qui on ne confierait pas une vie. J’imposais ma présence, comme il me l’avait si bien fait comprendre la dernière fois. Alors que voulait-il ? Que je lui raconte que j’étais en train de perdre sur toute la ligne ? Oui, et ils en rigoleraient bien, à table, avec sa précieuse Kate, quand ils regarderont leurs filles… ils rigoleront bien en se disant « Tu te souviens que Dakota a failli avoir une fille ? La bonne blague ». J’avais envie d’envoyer mon téléphone s’écraser contre le mur.

« Tu n’es pas le seul à considérer qu’on ne peut pas me confier quelqu’un. Elle s’appelait Adalia, elle avait cinq ans, les deux parents décédés et elle adorait danser. J’ai raté le rendez-vous de ce matin, ils lui ont trouvé une meilleure famille parfaitement équilibrée. Ce n’est pas grave. Je n’aurais pas été une bonne mère de toute façon. C’est mieux pour elle. »

Je me tournais vers lui, le visage fermé et le regard dur.

« Vas-y, tu peux envoyer tes vannes, c’est le moment. Ta copine a déjà craché à mes pieds, je ne suis plus à un commentaire près. »

Qu’il se fasse plaisir, de toute façon… Au point où j’en étais. J’avais quand même sauvé leur gamine et elle m’avait crachée dessus… Pathétique. Saloperie. N’y tenant plus, je me penchai pour attraper mon sac, contenant toutes mes affaires personnelles. Je l’avais apporté personnellement et personne n’avait eu le cran de le fouiller. J’en sortis un paquet de cigarettes et une flasque d’alcool. Je la débouchai et portai le goulot à mes lèvres.

« Il est bien midi quelque part… »

Et c’était un petit déjeuner comme un autre. Puis je portai ensuite une cigarette à mes lèvres, l’allumai et inspirai un grand coup… avant de tourner la tête pour expirer à l’opposé de Keaton. Je ne savais plus trop où j’en étais là et sa présence ne m’aidait pas vraiment à trouver des repères. Je tenais ma cigarette entre l’index et le majeur de ma main droite mais j’attrapai quand même avec la flasque, avant de tendre mon bras vers Wetherford.

« Ta copine va me tuer si elle voit ça mais on est condamné de toute façon… mais si tu veux une clope ou à boire pour passer le temps… Du moment que tu ne crèves pas à cause de ça, histoire que je ne sois pas malade pour rien, ça m’arrangerait. On n’a qu’à trinquer aux familles de merde et à ce virus, puisqu’apparemment ce sont deux choses qu’on a en commun… »
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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Jeu 28 Fév - 17:48

Quatre petits mots... Une petite question.. Et un silence qui plâna durant quelques secondes durant lesquelles je comptais le bruit régulier des machines. Je me doutais que leur son était synchronisé sur moi et non sur les secondes mais cela me donnait une notion relative du temps qui s'écoulait. Une dizaine... Et enfin la jeune femme desserra les dents. Ce fut une petite attaque de front, et légitime mais qui n'entrait pas dans une certaine logique. Elle aurait du me balancer ces questions au visage la veille quand je l'avais remerciée et que je m'étais excusé. Elle ne l'avait pourtant pas fait et ce n'était qu'à présent qu'elle était en position de faiblesse – et encore il faut chercher loin pour trouver des points communs à faiblesse et Dakota – qu'elle me les sortait. « Accès d'humeur, les femmes en ont bien un une fois par mois, pourquoi je ne ferai pas de même... » Et pourquoi pas ! Ce n'était pas la véritable raison mais je me retranchais derrière celle-ci, préférant opter pour la stupidité de la réponse plutôt que de rentrer dans des explications dont on se passerait tous les deux. De toute façon, si je me mettais à utiliser mon pouvoir, je risquais la mort et elle devrait tenter de me sauver la vie. On allait éviter que cela devienne une habitude. A moins qu'elle opte pour me regarder mourir, c'était également une possibilité.

Je ne dis plus rien ensuite, la laissant prendre son temps pour m'expliquer ou pour dévier la discussion sur un autre sujet. Ce qu'elle ne fit pas et je ne compris pas vraiment ce qu'elle entendait dans sa première phrase. Est-ce que j'avais eu un accès de délire et j'avais prononcé de tels mots ? Je ne m'en souvenais plus, si c'était réel, j'avais un trou de mémoire. La seule chose dont je me rappelais, c'était lui avoir dire qu'elle ne façonnerait pas Ingrid à son image car l'adolescente avait sa propre personnalité. Certes je n'avais prononcé que le début de ma pensée mais le reste était sous entendu car tellement évident dans mon esprit. Elle tourna sa tête dans ma direction et nos regards se croisèrent. Elle était vraiment en position défensive, prête à répondre à la moindre attaque de ma part. Elle les réclamait même, comme si je n'attendais que cette occasion pour les débiter. Elle ne me connaissait vraiment pas et semblait avoir des préjugés sur moi. J'admettais que je pouvais déraper, que je l'avais fait ave celle, mais pas au point de m'engouffrer dans une brèche pour tenter de détruire tout ce que je rencontrais à l'intérieur.

« Arrête de m'inclure dans la catégorie des méchants qui veulent te briser, ce n'est pas mon but premier Dakota. D'appartenir à Genetic et d'être mutant, ça nous donne juste plus de difficultés que les autres pour avoir une vie normale. Que tu ais songé à t'occuper de cette petite fille, ce n'est pas ce que je mettrai dans la colonne mauvaise mère.. » Après tout, elle appartenait à Genetic, elle avait été contaminée par un virus, comment aurait-elle pu expliquer cela aux services sociaux sans qu'on la prenne pour une folle ? S'il n'y avait pas eu ces deux facteurs, elle aurait sûrement pu se rendre à ses rendez-vous et à l'heure actuelle, on lui aurait peut être confié la garde de cette enfant. De mon côté, j'avais réussi à obtenir la garde d'Ingrid mais avec des atouts de mon côté. J'étais pédiatre, le médecin de l'adolescente et en relation directe avec les services sociaux de l'hôpital. Cela avait facilité les démarches surtout que l'adolescente avait été en droit d'accepter ou non de vivre avec moi. Non vraiment ce n'était pas comparable et je remettais la faute de l'échec de Dakota plutôt sur sa mutation et sur le groupe.

Elle s'activait, ne tenant plus en place, attrapant son sac. Il y avait des privilèges dans l'air. Je n'avais rien réussi à garder de mes affaires mais elle apparemment si. Et c'était moi le représentant d'un membre du conseil d'administration ? Trop abusé sur le coup même si je n'avais pas émis de grande résistance pour garder ce qui m'appartenait. Je vis apparaître un paquet de cigarettes et une flasque. C'était le Graal... Mon manque de nicotine était toujours présent et deux petites voix émergeaient dans ma tête, entrant en conflit. Pêcher ou se préserver ? La jeune femme ne se posa pas la question et alluma sa cigarette, prenant soin d'expirer loin de moi. Et elle but une gorgée d'alcool, du moins je le supposais. On ne mettait rien d'autre dans une flasque, non ? Le temps que je m'interroge, elle tendit le bras dans ma direction. J'hésitais un instant. Tendre le bras ? Finalement, je ne le fis pas.

« Je te dois un café, tu me devras une cigarette et une bière en retour. Pas envie de mourir aujourd'hui. » Ni demain ou un autre jour d'ailleurs. Je lutterai jusqu'au bout, même s'il n'était pas évident de rester optimiste. Ma santé était fragile, je tenais à peine debout, j'avais déjà failli y rester une fois. Je n'avais rien de mon côté et l'espace de quelques secondes, je me demandais s'il ne fallait pas que je me fasse une raison. C'était peut être ça la vision que mon père avait eu, ma mort. Avant que je puisse adopter Ingrid, avant que Kate mette au monde notre fille. Je tournais la tête pour fixer le plafond, l'air absent. Est-ce que j'avais une famille de merde comme celle de Dakota ? Un peu oui mais ce n'était pas comparable. Ce n'était que celle du passé qui me faisait défaut, l'actuelle, je n'avais pas du tout à m'en plaindre, bien au contraire. En parler ne ferait que lui donner l'impression que je me vantais et que tout était rose dans mon monde. Alors je fis le choix de passer sous silence le présent pour n'évoquer que le passé. « Ma mère a été tuée quand j'avais 12 ans et je suis resté dans un orphelinat jusqu'à ce que je sois en âge de me débrouiller. Quant à mon père... Il savait pour moi mais a décidé de ne pas m'élever. Parce qu'il a eu une vision qui disait que je courais un grand danger . Abandonner son fils peut être à cause du Conseil ou de Genetic car il en faisait déjà parti de tout ça, très utile vu le résultat... » Il suffisait de voir où j'étais à présent si la vision était en rapport avec ça... En plein dans le conseil et Genetic donc peut être qu'il ne m'avait protégé de rien...

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Jeu 28 Fév - 21:02

« Oh, si tu as besoin d’un tampon, demande toujours. »

Bah quoi ? A réponse à la con, réplique à la con, je ne faisais que me mettre au niveau. Il avait décidé de jouer bas, je ne voyais pas pourquoi je devrais relever le niveau. Finalement, il n’y aurait pas trois filles chez eux, mais quatre. Libre à eux.

Pourquoi je parlais avec lui ? Pourquoi je lui parlais d’Adalia ? Personne n’avait jamais su que j’avais entrepris des démarches. Personne. Alors je ne savais vraiment pas pourquoi je lui parlais d’elle. Mais qu’est-ce que ça changeait après tout ? On allait mourir comme deux cons dans cette chambre, alors qu’il sache ou pas, ça ne changeait rien dans le fond. Mais il allait bien falloir que je me fixe une limite… Et qu’on s’y tienne. Je lui avais dit qu’on n’aurait plus à se parler, et je venais de lui lâcher un des plus gros secrets de ma vie. Alors qu’on se détestait. La faute à toutes ces machines. Voilà, c’était cela. C’était la faute de toute cette machine et de l’ambiance bizarre qui régnait dans les locaux.

« Pas ton but premier ? Mais un but secondaire ? C’est ça que je dois comprendre ? »

J’avais bien entendu le reste mais qu’en savait-il ? Soyons sérieux quelques minutes. De toute manière, l’affaire était close, je n’étais pas bonne pour être famille d’accueil, Adalia m’oublierait certainement en quelques jours, une fois que ses superbes parents lui auront offert pleins de peluches qui m’horripilaient. Oui, qu’est-ce qu’il en savait, lui et sa petite vie presque parfaite ? Une fille adoptée sans problème, une autre en cours… Tout ce que j’espérais en étant dans cette chambre, c’est que je n’aurais pas à supporter des effusions de sentiments de mots d’amour dignes des dessins animés Disney à deux balles. Beurk… j’en gerberais rien que d’y penser. Alors autant retrouver la cigarette et le bourbon. Ça et mes chaussures, voilà quels étaient les rares amis fidèles sur qui on pouvait toujours compter. Mes seuls amis en y pensant bien. Mais qu’est-ce qu’ils étaient doués pour remonter le moral !

Et il n’en voulait pas ? Rabat-joie. Mais au moins, il me laissait avec mes chéris. Il n’aurait plus manqué qu’il me fasse la morale. Je bus alors une autre gorgée. Et encore une autre avant de ranger la flasque dans mon sac. Boire toute seule, ce n’était pas très drôle. Trinquer toute seule encore moins. Je finissais ma cigarette alors qu’il semblait partir dans une contemplation du plafond. J’y jetai même mes yeux, dans l’espoir de deviner ce qui le fascinait à ce point, mais rien. Pas même une petite araignée. Nada. J’haussai un sourcil quand il se mit à me raconter sa vie. Quand il eut fini, j’écrasai ma cigarette sur l’armature du lit.

« C’est quoi ça ? La petite séquence émotion du film, celle qui fait chialer les spectateurs quand les héros se révèlent leur faille sur une douce musique sirupeuse ? Bah y a pas de musique. Et excuse-moi de dire ça comme ça, mais moi, j’aurais amplement préféré qu’elle meure, ma mère. Quoiqu’elle m’a appris à encaisser les coups. C’est peut-être ça de pris. Et ton père, désolé de te casser ton trip, mais c’est rien de plus qu’un lâche. Le mien s’est barré, il a refait sa vie en disparaissant de la nôtre. Remarque, je le comprends. »

Ben… avec une mère comme la mienne, qui devait le tromper à tout-va et avec son caractère de merde, il avait eu raison. Au moins, il avait échappé à toutes les années qui avaient suivi. Une vision… tu parles, il avait voulu se débarrasser de son gosse, oui. Bon, ce n’était pas tout, mais je n’allais certainement pas me laisser aller.

« Je vais prendre une douche. »

Et je me levais avant de me diriger dans la salle de bain, le seul espace d’intimité de la chambre, et me déshabiller. Dire que bientôt ce magnifique corps serait foutu et horrible à regarder. Je m’imaginais déjà avec les mêmes veines noires que Keaton. Peut-être des plaques aussi. Merde, des années d’entretien, qui seront foutu en l’air à cause d’un virus.

Je sortis alors, poussée je ne sais par quelle impulsion pour me planter devant les yeux de Keaton, sans aucune pudeur. De toute façon, je n’avais pas du tout à avoir honte, il n’y avait rien à redire sur mon corps et je le savais.

« Je voulais juste qu’au moins une personne se souvienne de mon corps avant qu’il ne devienne comme… comme… comme le tien, sans vouloir te vexer. Et je sais que ça aurait été un grand regret pour toi de mourir sans avoir vu ça, alors voilà. »

Bien, avec un peu de chance, il se souviendrait de ça quand mon corps commencera à se dégrader et il en oublierait les veines noires et autres désagréments. Parce qu’il était hors de question que je sois moche ! plutôt mourir tout de suite. Maintenant, je pouvais prendre ma douche. J’entrai dans la cabine et fis couler l’eau. Une longue journée s’annoncer, il fallait être d’attaque… s’ils se décidaient à nous apporter le petit-déj.
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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Ven 1 Mar - 12:48

J'avais eu la peur de ma vie, pendant plusieurs heures j'avais pensé être responsable de la mort de Keaton. La mort du père de ma fille, de mon premier amour, de celui qui avait faillit devenir mon mari... Une responsabilité que je n'aurais sans doute pas pu supporter. Heureusement il c'était remis, autant que le virus le lui permettait en tout cas...

J'en tremblais encore une fois retournée à mes recherches. Je ne devais plus me précipiter, je devais trouver un remède et le tester. Un vaccin également si possible pour protéger les personnes non contaminées.
J'avais espéré obtenir un pass et approché Keaton, j'avais besoin de lui parler, de comprendre ce qui se passait entre lui et Dakota. C'était sans compter sur la jeune femme qui avait choisi de s'installer dans sa chambre. J'avais cru m'évanouir de rage en la voyant se pavaner comme une conne auprès de lui. Que cherchait elle ? A part majorer leur potentiel de contamination ? Je n'en avais aucune idée... Elle ne pouvait tout de même pas faire ça uniquement pour m'emmerder ? Je préférais ne pas l'envisager, je ne voyais pas d'ailleurs ce que je lui avais fait au juste. J'avais bien sur participé à des tests sur sa capacité mais elle était consentant à l'époque...

En réfléchissant bien j'aurais pu me montrer plus humaine, l'aider plus que l'utiliser... C'était une réalité que je ne voyais pas à cette époque. Peu m'importait les moyens, j'étais alors aux portes de l'enfer mais je voulais croire que ma rédemption était possible.
Elle ne passerait pas par genetic, quoique... Trouver un remède sans contraindre qui que ce soit serait une avancée indéniable. Je ne savais pas si il y avait encore quelque chose de possible entre le père de Lou et moi mais je lui sauverais la vie. C'était mon seul et unique but. Je ne dormais que le minimum requis pour ne pas faire n'importe quoi et je me présentais devant la chambre de Keaton régulièrement pour vérifier qu'il allait bien.

Je ne me montrais pas me contentant de jeter un coup d’œil rapide. Son état était stationnaire.
J'avais injecté du virus actif à Jenny et la jeune femme souffrait beaucoup, c'était terrible d'être responsable de ça. Même si elle était d'accord, je lui faisais mal, non pas pour l'aider elle, mais pour sauver d'autres personnes. Je me détestais quand je la voyais souffrir avec le sourire.
Le 6 février à 10h je me rendis dans son couloir pour lui faire une prise de sang. J'espérais y trouver assez de globules blancs pour m'en servir pour faire une batterie de test sur les quelques échantillons de virus que mon équipe avait isolé.

J'étais dans le couloir prête à passer mon pass quand mon attention fut attiré par la conversation que tenaient les infirmières dans leur salle de pause.

« Siii je t'assure, nue comme un ver. »

« Non, Norma, je te crois pas. Il se dit qu'elle est lesbienne en plus. Et puis vu l'état de Wetherford il faudrait qu'elle soit sacrément en manque. »

Quand les rires se furent calmés la conversation repris.

« Je te dis qu'Emma les a vus. Elle allait apporter le petit déjeuner. Coop' était à poil devant ce macchabée ambulant. »

Les rires redoublèrent tandis que mon cœur manquait un battement. Je ne voulais pas en entendre plus, j'étais sonnée.
Je passais mon badge dans le réceptacle et pénétrait dans le sas qui menait chez Jenny. Je passais ma tenue stérile avant d'entrer dans sa chambre comme un automate.
Elle s'inquiéta de ma mine et je la rassurais comme je le pus. La conversation s'engagea peu à peu. J'avais besoin de me confier, besoin d'une amie et la jeune femme était toute disposée à tenir ce rôle.

« Je pensais qu'il m'aimait. Je me suis bien plantée, une fois encore. »

Elle faisait son possible pour me rassurer pour me dire qu'on était sur de rien mais je ne l'écoutais même pas vraiment. J'étais remontée dans ma tour d'ivoire et ma carapace de glace revenait à grands pas. Je ne voulais plus qu'on me blesse, je ne voulais plus me laisser avoir. Il m'avait abandonné, deux fois, il me trompait... C'était trop... Je n'en étais pas sure ? Elle avait parlé d'échange de baisers, maintenant elle se trouvait nue à ses cotés, de toute manière pourquoi aurait elle risqué sa vie si elle ne l'avait pas aimé ?

Je fis la prise de sang avant de retourner à mes recherches. Nous testâmes le sérum mit au point sur diverses souches du virus et son efficacité apparut tout de suite. Les cellules virales étaient détruites à une vitesse phénoménale. Jenny avait vraiment un don impressionnant.
Don que je pouvais copier si le besoin s'en faisait sentir. Il ne serait utile que si j'étais contaminée... C'était une idée que je gardais dans un coin de ma tête. Si on ne pouvait produire assez de sérum peut être que je devrais m'y résoudre. J'occultais pour le moment le risque potentielle pour ma princesse. Toute réflexion sur le sujet viendrait en son temps.

Je passais plusieurs heures à noter les résultats des différentes expérimentations avant de me décider à aller faire un point à Dakota. Elle était la décisionnaire dans cette histoire et c'était a elle de déterminer si on commençait les tests sur un individu contaminé ou non.

J'arrivais devant la chambre aux environs de 19h et appuyais sur l'interphone. Parler à cette femme me donnait la nausée, l'idée de parler à Keaton plus encore... Je devais faire abstraction, rester professionnelle, prendre un ton détaché, froid, polaire...
Je récitais donc comme un automate.

« Bonsoir, je viens vous faire le rapport de nos avancés. Nous avons isolés des lymphocytes efficaces pour détruire in vitro les cellules virales. Les tests sont quasiment terminés et pour le moment tous concluant. A vous de déterminer si on commence les tests in vivo et sur qui. A savoir que ce sérum ne peut être produit en grande quantité. Nous avons pour le moment suffisamment de produit pour deux patients, nous essayons de le multiplier in vitro sans résultat à cette heure. Il y a dans les murs en zone deux, quatorze individus contaminés. »

Un bon petit robot, un fier petit soldat, un cœur brisé qui battait pourtant encore. Je ne voulais pas montrer mon malaise... C'était sans doute peu réussi, Keaton saurait que quelque chose n'allait pas. Il n'avait en même temps pas besoin de savoir quoi...
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Keaton T. Wetherford

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Sam 2 Mar - 21:02

Dans la catégorie je tombe dans le panneau car un mot a retenu mon attention dans une phrase et il m'obnubile quelques secondes au point de me faire poser des questions, je réclame Dakota Reese Cooper. Je le savais qu'en rajoutant ce simple mot « premier » dans mes propos, cela allait faire bondir la jeune femme. Ce fut ce qu'elle fit, réagissant en me demandant si je poursuivais un but secondaire en ce qui la concernait. J'esquissais un très mince sourire. Au jeu des petites joutes verbales, je venais de marquer un point. À présent, soit je la laissais dans l'ignorance avec les questions qu'elle se posait, soit je me montrais honnête et je répondais. L'idée de la faire tourner en bourrique était tentante il fallait l'avouer. Ce fut pourtant la seconde option qui l'emporta sur la première car je n'avais pas placé ce mot par erreur dans ma phrase. Il était intentionnel et le message derrière dépendait de certains paramètres. Surtout d'elle en réalité. « ça dépend de toi. Si tu es honnête avec Ingrid et t'intéresses vraiment à qui elle est, il n'y aura aucun but. Si tu la manipules pour en faire un soldat de Genetic ou juste pour m'emmerder, cela en deviendra un... »

Sujet clos, nous pouvions passer à la suite, à cette tentative d'assassinat indirect qu'elle fit en m'offrant une cigarette et de l'alcool. Dakota ne réalisait pas ce que je risquais à me laisser tenter, ou elle ne le savait que trop et me poussait au vice pour m'achever. Si tôt alors que nous commencions à peine à nous chamailler ? Je n'allais pas lui offrir ce plaisir, sautant plutôt sur l'occasion pour qu'elle m'offre tout ça une fois qu'on serait sorti de cette chambre et qu'on irait mieux même si pour le moment, j'étais le seul à l'agonie dans un lit. Pour nous mettre sur le même pied d'égalité, je lui parlais brièvement de mes parents. Il n'y avait pas grand chose à dire sur ma mère, ce qui n'était pas le cas pour mon géniteur. Résumer rapidement son comportement vis à vis de moi n'était pas une chose aisée. Sans doute y avait-il une part de lâcheté dans l'abandon que j'avais du subir, de cette absence de père tout au long de ma vie sans qu'on me laisse le choix. Il avait élevé Tammy et non moi après tout. Pourtant quelque part, une petite voix continuait à me souffler qu'il l'avait vraiment fait pour moi, pour me protéger même si c'était possible que ça n'est rien changé en fin de compte.

Je ne répondis rien, ne souhaitant pas m'étendre davantage sur le sujet. Je supposais que ça ne changerait plus rien dans le fond vu la réaction de la jeune femme. Et discuter de Thomas Beckett en long, en large et en travers n'amènerait pas beaucoup de réponses pour combler le vide de mon enfance. Même Tammy n'arrivait pas à répondre à toutes mes questions, alors une personne qui ne l'avait pas connu... Quoique peut être qu'elle l'avait déjà croisé vu qu'il était au conseil avant ma sœur. Aucune idée, aucun intérêt à présent... Mes yeux se fermèrent alors que Dakota prenait la direction de la salle de bain. Déjà plusieurs minutes que j'étais réveillé, je commençais à sentir que je ne tiendrais plus très longtemps. Il y avait des chances que je m'endorme même avant qu'elle ne termine sa douche. Sauf qu'il y eut du bruit. Déjà fini ? Mes paupières se rouvrirent, j'étais bouche bée devant le spectacle que j'avais à présent sous les yeux. Elle comptait faire quoi là, me violer ? C'était une plaisanterie... Et une énorme vu l'explication. Je n'avais pas pu m'empêcher de parcourir très rapidement son corps du regard avant que mes prunelles remontent pour s'accrocher à son regard. « C'est le moment où je dois te rassurer en disant de ne pas t'inquiéter car tu seras toujours aussi belle même avec un corps abimé comme le mien ? Désolé, je n'entends pas la musique non plus. »

Mes yeux se fermèrent et je tournais la tête à l'opposé de là où elle se trouvait, patientant jusqu'à ce que j'entende le bruit de l'eau qui coulait. Non mais quelle idée de se mettre nue devant moi. Kate serait passée à ce moment là, dieu sait ce qu'elle aurait imaginé. Mais quelle gaffeuse cette femme... Ou alors c'était juste le plaisir sadique de me mettre dans des situations embarrassantes. Ou il y avait vraiment une raison obscure sur laquelle je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Je m'endormis rapidement en ressassant ces pensées, n'entendant même pas qu'on venait nous amener le petit déjeuner. Je n'avais pas faim de toute manière. Je me réveillais un peu plus tard dans la journée. Étrangement calme, je ne cherchais même pas à discuter, ni à titiller Dakota pour la faire rager. Je restais là, à fixer le plafond, sans aucune envie de parler, me demandant si Kate viendrait. Puis je me rendormis, me réveillant que vers le début de soirée.

Quelques minutes s'écoulèrent. Je ne savais pas quelle heure il était. Je n'avais rien mangé de la journée. Ça ne passerait pas de toute façon, je le savais. Ma tête se tourna sur le côté. Je m'apprêtais à demander l'heure à ma voisine de chambre quand j'entendis le bruit de l'interphone qui se déclenchait. Aussitôt mon regard se tourna en direction du hublot. Mes sourcils se froncèrent. Quelque chose clochait dans la voix de Kate. Elle était professionnelle mais... Il y avait autre chose. Elle avait réussi à mettre un nouveau sérum au point. Peut être que celui-ci aurait davantage de succès que le premier. Il lui fallait l'autorisation de Dakota pour le tester sur une personne contaminée. « Je suis volontaire pour le tester. » Même si le premier essai n'avait pas été concluant et avait manqué me coûter la vie. Il ne me restait plus beaucoup de temps. Si ça se trouvait, mon état allait se détériorer dans les prochaines heures et au petit matin, on n'aurait plus qu'à creuser un trou pour m'y mettre dedans. Ma main agrippa la télécommande et j'appuyais sur le bouton de l'interphone. « Qu'est-ce qui ne va pas Kate ? » Ce n'était pas dans mes habitudes de le faire mais je posais la question en me montrant direct malgré la présence de Dakota. Car je sentais qu'elle n'allait pas bien, car je ne savais pas combien de temps il me restait et que je n'aurais pas d'autres occasions de poser la question, car sur le moment, je m'en fichais d'entendre les sarcasmes de Dakota en retour...

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Dim 3 Mar - 14:09

J'avais réussi à faire en sorte que ma voix ne tremble pas, c'était une petite victoire. Que je n'eus pas le temps de savourer car ce ne fut pas Dakota qui répondit à mes explications. Mais bien Keaton...
Il se proposait pour tester le sérum, c'était une bonne chose au moins j'étais sure qu'il pourrait en bénéficier. Je ne répondis pas, c'était Dakota qui décidait elle l'avait assez fait savoir en gamine capricieuse. Je n'avais plus envie de jouer à la plus fine avec cette femme. Je n'avais plus envie de rien à part rentrer chez moi.

Bon, je n'avais pas de chez moi... Plus en fait. En effet mon loft me paraissait maintenant inaccessible, empli d'un champ de possible qui n'était plus. C'était là bas qu'il m'avait demandé en mariage, mais c'était avant. Avant qu'il me tourne le dos, avant nos disputes, avant que cette minette à ses cotés ne se pavane à poil devant lui. Je serrais les poings de colère à cette pensée sans que mon visage ne trahisse la moindre émotion.

Keaton venait de reprendre la parole, pas au sujet de mes recherches ou d'un test du sérum. Non, il mettait joyeusement les pieds dans le plat en me demandant ce qui n'allait pas. Je soupirais avant d'appuyer sur le bouton de l'interphone.

« Rien. »

Ton détaché, même pas cassant. Il n'était pas le seul à savoir jouer la comédie. A ce petit jeu j'avais du talent moi aussi même si c'était toujours dans ce registre froid et distant. Quoique je savais aussi feindre la passion, mais ça n'était pas vraiment la question. J'étais tellement paumée que les idées se succédaient dans mon esprit, plus saugrenues les unes que les autres.
Fou comme une simple petite information avait pu me faire mal. On m'avait volé quelque chose, ma confiance en moi peut être ? Je ne savais pas vraiment je me sentais simplement vide.

« J'attends vos consignes. »

Je regardais Dakota en disant ça. Je ne pourrais pas garder mon calme et ma froideur avec Keat. Je le savais, il avait toujours eu le don de me faire sortir de mes gonds. Que ce soit pour me faire rire ou pour me faire hurler d’ailleurs. Impossible de rester indifférente face à lui. Cette fois pourtant il le fallait, hors de question de me donner en spectacle devant cette femme. Elle devait déjà bien assez se foutre de ma gueule.

« Keaton est a ce jour la victime la plus atteinte donc l'idée qu'il teste le sérum paraît une bonne idée. De toute façon son état ne s'améliorera pas seul. C'est un remède qui fonctionnera ou pas mais qui n'aura pas d'effets spectaculaires. A la rigueur un bon gros syndrome inflammatoire mais on sait comment gérer ça. »

Parler de lui comme s'il n'était pas là c'était puérile et ça ne me ressemblait pas. Je me tournais à nouveau vers lui.

« Tu sais aussi bien que moi que tu vas être mal, que ça va sans doute te fatiguer. Maintenant je suis sûre de l'efficacité in vitro. Si tu veux les résultats je te les ferais apporter. Ils arriveront ici aussi vite que les nouvelles passent dans l'autre sens. »

Discours assez hermétique mais il comprendrait ce que je sous entendais, je n'en doutais pas. Il connaissait ma jalousie. Je ne pardonnerais pas l'infidélité ce serait me renier. J'avais assez vue ma mère porter des cornes plus longues que des bras pour ne pas souhaiter suivre le même chemin.
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Dakota R. Cooper


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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Mar 5 Mar - 19:02

C’était redevenu glacial. Je m’étais encore fait baiser ? J’en avais l’impression. On en était revenus aux menaces. Je lui avais parlé d’Adalia et il osait parler de moi comme d’un monstre envers Ingrid. Quand bien même je l’aurais été, il n’avait pas le droit. Il l’avait ? Je devais en avoir le cœur net, peut-être que je me faisais des idées… Il n’avait pourtant pas accepté non plus mes gages de « trêve », je ne savais vraiment pas comment je devais le prendre mais passons. Vint alors le moment critique où les héros parlent de leur passé. Aucune réaction. Aucune… Absolument rien. Niet. Nada. De plus en plus bizarre. Est-ce que je m’étais fait avoir ? Est-ce que le « tu veux en parler » n’avait été qu’un piège ? Un leurre dans lequel j’avais plongé tête la première ? Douche, peut-être que j’aurai les idées au clair ensuite. Mais je ne sais pas ce qui me prit. Peut-être un désir d’avoir le cœur net sur ce qui se passait réellement, ou juste vraiment pour que quelqu’un se souvienne du canon que j’étais quand je serais rongée par le virus… Toujours était-il que je me présentais nue devant lui. Pour moi, ça n’avait rien de choquant. J’étais belle, et qu’y avait-il de mal à regarder une belle chose ? Sauf que le Keaton un peu sympa que j’avais entraperçu n’était plus du tout là. Celui qui ne voulait pas me briser… Je crois bien que je m’étais fait baiser en beauté.

Je ne me sentais même pas mieux une fois la douche prise. Je sentais bon et pas la sueur, mes cheveux étaient coiffés et ne collaient pas sur mon front… C’était très bien ainsi. Pourtant, quelque chose clochait. On avait enfin daigné nous apporter le petit déjeuner. Un bon café pour commencer la journée et une tartine de pain. Rien de plus, être malade n’était pas une raison pour m’empâter. J’avais ensuite bossé, en silence. Je refusais de donner à Tussle une raison de me remplacer. Et la matinée s’était écoulée ainsi. La journée également et j’avais amassé une charge de travail énorme, passé je ne sais combien de coups de fil. J’avais même profité de l’imitation de la belle au bois dormant de Keaton pour aller voir Ingrid. Mais je ne lui parlais pas de son père. Je ne le pouvais pas, j’avais l’impression qu’il m’avait roulée dans la farine. Mais je voulais surtout m’assurer qu’elle tenait le choc et que Kate ne l’avait pas approchée. Je restai moins d’une heure, mais bizarrement, parler avec elle m’avait fait du bien. Elle avait toujours son sens de la répartie et je me souvenais de moi, à son âge, malade comme elle l’était, mais à cause de mon poison. Tout était bouclé dans les temps. J’aurais dû rentrer normalement. Retourner chez moi et prendre un bon bain. Peut-être un passage chez l’esthéticienne aussi, juste pour me détendre. Même si je devais faire attention à mes finances. Mais non, j’étais coincée ici. Et j’avais même la douce et agréable surprise d’une venue surprise de la reine des glaces.

J’essayais de comprendre ce qu’elle me disait. Tout ce que j’entendais, c’était qu’ils avaient une piste pour détruire les cellules virales et qu’ils avaient besoin de cobayes. Elle voulait mon aval. Je me tournais vers Keaton. Il était déjà à l’agonie, alors si Kate merdait encore, c’en serait fini de lui. Tussle serait content. Je serai contente. Et que risquions-nous ? Tussle se dédouanerait en plus… Hey ! Mais il m’accuserait moi ! Il dirait au conseil qu’il n’avait jamais donné son accord et je sauterai… Je le savais, j’aurais fait la même chose. Je ne pus même pas en placer une. Mon colocataire me devança et réclama d’être cobaye. Je n’eus même pas le temps de lui dire que ses volontés ils pouvaient se les foutre profondément… Il s’était emparé de l’interphone et avait visiblement envie de se taper la causette… Envie peu réciproque apparemment. Je ne comprenais rien à ces deux-là. La copine éplorée prête à tout pour son homme était devenue frigide et glaciale comme le pôle nord. Et Keaton aussi. Elle s’adressa de nouveau à moi et nous nous fixions dans les yeux. Elle voulait qu’il soit cobaye. Elle devait vraiment prendre son pied en faisant ça. Et voilà qu’elle parlait de nouveau avec Keaton. Cela commençait à me taper sur le système leur petit manège, alors autant y mettre un terme tout de suite. Ce que je fis en prenant la télécommande de l’interphone des mains de Keaton. Je ne le regardais même pas. Pourquoi faire ? J’avais l’impression que tout n’avait été qu’une mascarade. Il avait juste été à la pèche aux infos. Ni plus, ni moins. Rien de ce que je lui avais dit n’était secret, excepté pour Adalia.

« S’il meurt, je perds mon job, je serai votre cobaye, en souvenir du bon vieux temps. Et demandez un volontaire en zone 2, je suis sûre que ça ne manquera pas. »

Et puis quoi encore… Je m’étais faite avoir mais je ne perdrai pas mon poste non mais oh ! Qu’il grogne s’il le voulait, elle aussi, mais je n’aimais pas passer pour une cruche qui se faisait berner si facilement. Il se fichait de tout ce que je lui avais dit, mais elle… elle lui parlait de remède et il voulait absolument tout savoir d’elle et de ses états d’âme. Beurk.

Mon doigt relâcha l’interphone. Je tournais ma tête vers Keaton. Froide, glaciale, neutre.

« Je testerai le vaccin. S’il y a le moindre problème, je mourrai mais au moins, je ne prendrai pas le risque de perdre mon job si je devais m’en sortir. L’état d’Ingrid se dégrade, mais elle tient le coup, elle est forte. Juste une chose, si le soit disant remède de ta copine me tue ou quelque chose du genre, protège ta fille de cette femme. »

J’appuyais de nouveau sur la télécommande et regardais Kate.

« Bon, on le teste cet antidote ? Appelez Louise pour qu’elle vienne donc m’injecter votre truc. »
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Keaton T. Wetherford

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Mer 6 Mar - 18:40

Il y eut un court silence, puis le grésillement de l'interphone et un simple mot. « Rien. » Sérieusement ? Ce n'était pas évident à travers le hublot, pourtant je tentais de décrypter l'expression corporelle de Kate, celle de son visage. Entre la distance et le verre qui nous séparaient, je n'y arrivais pas. Je devais me contenter de cet unique mot qui ne m'apprenait rien et qui me laissait sur ma faim. Elle ne m'adressait déjà plus la parole, se tournant vers Dakota pour attendre les consignes. Et mon avis, il ne comptait donc pas à ses yeux ? Il fallait croire que non car elle se mit à parler de moi comme si je ne me trouvais pas dans cette chambre. Il y avait vraiment un problème quelque part mais Kate ne semblait pas vouloir en parler. Mais de là à m'ignorer ? Mon visage se ferma un peu. Qu'elles fassent donc à leur sauce toutes les deux, puisque ma présence semblait de trop.

Je ne souhaitais pas me battre avec l'une ou l'autre. Je commençais à être lassé par toute cette situation. Et je désirais fumer une clope. Pourquoi diable avais-je refusé celle proposée par Dakota ! J'en aurais eu vraiment besoin vu ce qui arriva par la suite. Kate se décida enfin à s'adresser à moi, tiens je n'étais plus transparent à ses yeux. Je compris enfin l'origine de son comportement envers moi. Les couloirs de Genetic, c'était un peu comme ceux d'un hôpital et les rumeurs semblaient être toutes aussi rapides pour circuler. Il y avait de fortes chances pour que l'épisode Dakota nue sous mes yeux lui soit parvenu. Qu'imaginait-elle, que nous avions couché ensemble ? Vu mon état, mon corps ne l'aurait pas supporté et je serais déjà mort sans même que la demoiselle utilise sa capacité de sécrétion de poison sur moi. Que j'avais demandé à Dakota de se déshabiller pour moi ? J'étais peut être à l'agonie dans un lit mais pas au point d'exprimer une telle requête. Surtout avec la présence de Kate dans les parages, j'aurais été vraiment con d'agir de la sorte.

Je m'apprêtais à dire à Kate qu'elle se trompait, que ce n'était pas ce qu'elle croyait quand la télécommande me fut enlevée des mains. J'adressais un regard contrarié à Dakota mais elle ne le vit pas vu qu'elle ne prit pas la peine de jeter un œil dans ma direction. Elle n'aurait pas pu attendre dix secondes de plus et me laisser parler, histoire que si je venais à mourir, Kate sache la vérité. Et bien non... Le petit manège reprit et on se remit à parler de moi comme si je n'étais pas dans la pièce. J'eus envie de hurler tellement ça m'énervait. Je me concentrais toutefois sur ma respiration pour ne pas perdre mon calme. Ce n'était pas dans mes habitudes de toute manière et surtout ce n'était pas très recommandé vu mon état. Je risquais de déclencher mon pouvoir et cela se révélerait catastrophique en conséquences pour moi.

Je pris mon mal en patience, le temps que les deux femmes terminent leur discussion. Ce qui ne tarda pas quand je vis les doigts de Dakota relâcher le bouton de l'interphone pour ne plus être entendu de Kate. Elle se tourna enfin vers moi. L'expression de son regard avait changé et on semblait être revenu une nouvelle fois au point de départ. Qu'est-ce que j'avais encore dit de travers pour qu'elle se montre de nouveau si glacial ? Peut être que c'était à cause de Ingrid mais je ne changerai pas d'opinion sur le sujet, souhaitant protéger l'adolescente. Il n'y avait pas que moi apparemment. Au delà de cette mise en garde contre Kate, que je n'approuvais pas car je ne pensais pas qu'elle puisse vouloir du mal à Ingrid, je perçus une volonté chez Dakota de vouloir protéger l'adolescente. Quelque part cela me rassura. Ou elle jouait divinement bien la comédie, ou elle était vraiment sincère avec Ingrid. Et dire que je ne serais peut être bientôt plus là pour savoir de quel côté penchait réellement la balance.

La jeune femme appuya de nouveau sur l'interphone, réclamant que Louise vienne pour l'injection. Cette fois, je réagis. Mon bras se tendit et ma main vint se poser sur la sienne pour la faire relâcher le bouton de l'interphone. Je cherchais son regard. « L'injection sera pour moi. La propagation du virus n'est pas assez avancée sur toi pour qu'on constate un recul des symptômes. Tu n'as même pas encore les veines noires que tu redoutes tant pour ton corps. Ça serait un test dans le vent comparé à ce qu'il pourrait être sur moi. Tu peux grogner je m'en fous. Tu es la secrétaire d'un membre du CA, j’équivaux à un membre du Conseil, concrètement même si je n'aime pas jouer de ma position, je suis au dessus de toi. Désolé mais ça ferait con sur ton CV auprès du conseil si on rajoutait insubordination à l'encontre d'un de ses membres... »

J'appuyais alors sur l'interphone pour être entendu de Kate. « C'est moi le cobaye. » Je relâchais ensuite le bouton pour affronter de nouveau Dakota, déterminé. « Je m'en fiche de risquer ma vie si on peut gagner des heures voire des jours pour soigner Ingrid. Sa vie importe plus que la mienne à tes yeux, non ? C'est tout ce qui compte.  »

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Sam 9 Mar - 10:12

Je l'étais présentée devant cette chambre avec l'envie de ne plus lui adresser la parole. J'étais résolue à ne pas lui parler, résolue à ne pas lui montrer mon mal être. Finalement j'avais fini par lui balancer la cause de cette expression glaciale qui ornait mes traits. Les rumeurs allaient vites, surtout les mauvaises nouvelles d'ailleurs.

Pour ce qui était de mes recherches et des applications pratiques il semblait entendu que les tests in vivo commencent sans attendre même si les deux malades semblaient en désaccord sur la cible qui recevrait le sérum.
Dakota voulait être le cobaye ? Etait elle consciente que je pouvais ainsi la faire tuer si ça me chantait ? Sans doute pas... Ou alors elle savait que je ne le ferais pas. Je n'avais de toute manière jamais tué quelqu'un sciemment, j'étais un médecin, même si j'avais basculé quelques temps du coté obscur. Le serment d’Hippocrate n'était pas pour moi un vain mot. Ne pas nuire...

Je les voyais s'engueuler à travers mon hublot mais ils se gardaient bien d'appuyer sur le bouton de l'interphone donc je ne pouvais rien suivre de la conversation. En même temps je ne comptais pas m'en mêler. Quoique... Ce remède coûtait beaucoup à Jenny et je ne voulais pas qu'il soit testé sur Dakota, c'était ridicule et inutile, sa charge virale n'était pas assez importante. La preuve son pouvoir n'avait même pas commencé à dérailler.

J'avais appuyé sur le bouton de l'interphone pour le lui dire quand Keaton me devança. Apparemment ils étaient d'accord pour que Keaton teste le remède.

« Patient, pas cobaye. Il ne me semble pas avoir affaire à des rats de laboratoire. »

J'étais heurtée par ce mot et par ce qu'il impliquait. Je le prenais vraiment comme une insulte qu'il me jetait au visage. Sans doute pour satisfaire l’ego démesuré de sa poule ? Difficile à savoir finalement et je n'avais pas envie d'y penser.
Je préférais me retrancher derrière le job que j'avais a accomplir. Je devais trouver un remède efficace contre ce foutu virus, ensuite je remettrais mes affaires dans une valise et je prendrais le premier avion pour Londres.

La pensée de mon appartement et du nid douillet que j'avais commencé à y créer me réchauffait le cœur. Keaton avait relâché l'interphone pour se tourner à nouveau vers Dakota. Je poussais un soupir, ces deux là ne pouvaient même pas laisser tomber leur pseudo intimité les 5 minutes durant lesquelles j'imposais ma présence? J'appuyais sur le bouton de l'interphone et parlais rapidement.

« Le sérum sera prêt à être injecté dans 20minutes. En attendant je vous laisse à votre querelle d'amoureux. Quoique je vous laisse tout court. Puisque Miss Cooper se fait une joie de jouer les cerbères je laisse Louise gérer votre protocole clinique et je m'occuper de tester le sérum en zone 2. »

Je n'écoutais pas la potentielle réponse. De toute manière Dakota avait son téléphone donc si besoin elle avait un moyen très simple de me joindre. Keaton pareil.
J'appelais Louise et lui expliquait la situation, avant de prévenir mon équipe. Deux patients, deux chances de prouver que nous avions trouvé une piste valable. J'indiquais à Susan qu'elle serait chargé du patient de zone deux. Charly Meyer, homme de 44ans, télépathe. Qui était tout juste en meilleure forme que Keaton. Un chimiste qui comprenait les implications du virus et avait accepté de tester cette méthode de traitement.

J'avais dit que je m'en chargeais mais j'avais menti. J'avais équipé Louise d'une micro caméra vidéo dissimulée dans son badge et je m'installais dans le couloir à deux pas de la porte, dissimulée dans l'ombre avec mon écran de contrôle. Heureusement que cette femme était mon alliée.
Elle pénétra dans la chambre après que Dakota ai ouvert et je haussais le son dès que la porte du SAS ce fut refermée.
Il me trompait certainement avec cette femme qui me détestait et que je ne portais pas dans mon cœur. Malgré tout j'avais besoin d'être là, besoin d'être rassurée sur son état. J'avais une alliée de poids dans cette chambre et je la remerciais silencieusement. Je savais qu'elle parlerait en mon nom, nous l'avions convenu. Je connaissais Louise depuis des années elle respecterait ma pensée et sinon je pouvais toujours m'approcher de l'interphone...

« Vous avez de la chance Monsieur Wetherford, beaucoup de chance... »

Que Dieu bénisse cette femme ! Fut la pensée qui jaillit dans mon esprit en entendant ses paroles. Un petit sourire apparut sur mes lèvres tandis que j'attendais la suite.
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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Sam 9 Mar - 20:58

Je voulais passer à autre chose. Ils allaient tester leur putain de remède sur moi et on n’en parlerait plus. Parce que ça ne m’amusait plus. Je ne savais plus sur quel pied danser. J’avais mené le jeu jusqu’à présent, mais là, je ne comprenais plus rien. Plus rien au manège de Kate, tantôt amoureuse éplorée, tantôt reine des glaces. Plus rien à celui de Keaton, parfois proche et parfois complètement indifférent. Et de nouveau, je ne comprenais plus rien à mes propres réactions. Je voulais en finir.

Mes yeux furent soudain attirés par quelque chose que nouveau, que je n’avais pas connu depuis longtemps. Je sentis la chaleur d’une main sur la mienne. Pour me faire lâcher l’interphone, certes, mais c’était tout de même étrange. Mes yeux restèrent sur cette main, plus longtemps que je ne l’aurais souhaité, avant d’enfin trouver un autre point d’ancrage. Nos regards s’accrochèrent. Malgré son pathétique état, il semblait déterminé. Et déterminé à me contrarier qui plus était. Mon front se plissa. Il… me menaçait ? Il s’en prenait à mon job ? Il menaçait mon job ? Comment osait-il ? Et puis, il était un membre du CA, mais un membre fragile, qui n’avait pas tant d’appuis que cela. Mais j’ignorais les arcanes du conseil… Peut-être que les info circulaient. Peut-être qu’ils nous évaluaient et nous classaient… Ma respiration s’était accélérée, alors que mes yeux ne le lâchaient pas, même quand il se mit à parler à la Reynolds. S’il voulait durcir notre bras e fer, alors soit, j’allais jouer à son jeu. Même si cela me fatiguait. Parce que je n’aimais plus jouer à cela avec lui. Normalement, je maitrisais tout et là, je ne maitrisais même pas mes propres réactions. Je ne bronchais pas. Je ne savais pas quoi dire, ni même quoi penser quand il émit à haute voix la possibilité que la vie d’Ingrid vaille plus que la sienne à mes yeux. La vérité, c’était que je n’en savais rien. Dans un sens, j’aurais voulu qu’il meure. J’aurais voulu ne jamais le connaitre, parce que cela aurait été plus facile. Il n’y aurait jamais eu ces moments. Jamais de caresses. Jamais de mouvement pour retenir. Pour sauver. Mais en même temps… Est-ce que j’avais vraiment envie qu’il crève ? Je n’en savais rien. Rien. Il était le premier depuis des mois à m’avoir demandé si je voulais parler… Est-ce que je serais prête à le sacrifier pour Ingrid ?

« Si c’est ce que tu crois… »

Parce qu’après tout, j’étais le grand méchant loup de Genetic. Et ce n’était pas prêt de changer. Et Kate… quelle faux-cul celle-là. Pas des rats de laboratoires, tu parles. Je n’étais pourtant pas malade à l’époque… Et ils me faisaient chier tous les deux… en me proposant, j’évitais une mort certaine à l’un et l’opportunité à l’autre de se venger de mes crasses. Mais non, j’avais deux personnages de conte de fée… Le prince charmant et sa belle, tournés vers le bien absolu. Des personnages inutiles et sans reliefs. Je n’avais pas envie de lui répondre. Même pas quand elle me compara aux monstres des Enfers. Après tout, pourquoi pas. J’étais payée pour faire un boulot et je le faisais bien. C’était ainsi que les choses fonctionnaient. C’était la loi du donnant-donnant. Je me contentai de me lever sans un mot, sans un commentaire, jusqu’à la porte. J’y insérai mon pass pour faire entrer Louise quand je la vis arriver. La dernière fois que nous nous étions parlé, les choses avaient été mises au clair. Elle savait que je pouvais la détruire et ruiner son avenir. Elle savait aussi que Kate ne pourrait pas l’aider sur ce coup là. Nous avions eu une grande discussion d’ailleurs, l’infirmière et moi. Dans le plus grand secret. Elle avait simplement compris où était son intérêt. Et elle me le prouva, en me faisant un petit signe discret, vers son badge. Je ne savais pas ce que Kate avait mijoté mais au moins, désormais, j’étais au courant que je devais faire attention. Mon visage ne trahit aucune émotion. Je fis comme si tout était normal. Mais Louise et moi savions. Elle fit alors un geste dans la direction de Keaton. Je l’observais, sans rien dire. Et je l’entendis… Phrase étrange… Laissée en suspens… Jusqu’à ce que la fin soit prononcée.

« ...Monsieur Wetherford, beaucoup de chance... Mlle Cooper fait tout ce qu’il faut pour que vous ayez les meilleurs soins. Elle a harcelé les scientifiques de Genentech pour qu’ils avancent sur votre cas. »

A quel jeu jouait-elle ? Je n’en avais aucune idée car ça, je ne lui avais jamais demandé de le dire. En fait, je ne lui avait dicté aucune parole. Je lui avais juste offert une chance d’avoir un avenir dans le camp des gagnants. Jamais je ne lui avais demandé de prendre ma défense ou de me « vendre ». Et puis, comment savait-elle ? C’est vrai que ça faisait plusieurs jours que j’étais pendue au téléphone et que je secouais les puces de tous ces pseudos savants. Mais je le faisais pour mon boulot… rien que pour mon boulot, n’est-ce pas ?

« Tu veux… Tu veux que je dise à Ingrid que tu es là ? Que… je lui dise quelque chose ? »

Merde, mais qu’est-ce je foutais encore ? Dak, mais réveille-toi ! Il s’en fout de ta gueule, il s’en fout de ton histoire. Il ne veut juste pas que tu approches d’Ingrid ou de sa « famille ». Tout serait fini quand l’antidote aura été trouvé. Il redeviendra M. Wetherford, jouera certainement de son statut pour réussir ce qu’il voulait. Nos routes ne se croiseraient plus, du moins pas avant qu’il ne renverse Tussle. Chouette perspective. Je fis un signe de tête à Louise, pour lui indiquer qu’elle pouvait entreprendre le test. Ce qu’elle fit… Tout le matériel fut installé et je la vis prodiguer ses soins. Et là, j’étais comme une conne à attendre, parce que je ne pouvais rien faire…
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Keaton T. Wetherford

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Dim 10 Mar - 13:44

J'eus un léger haussement d'épaules en retour. Je ne croyais rien. Je ne me permettais même pas de demander à Dakota de faire un choix entre la vie d'Ingrid et la mienne. Dans le fond, qu'elle ait une préférence pour l'un ou l'autre ne me regardait pas. Tout ce qui comptait, c'était de trouver un sérum qui puisse nous soigner. Pour sauver la vie de l'adolescente, mais également les nôtres. Si on suivait un raisonnement logique, c'était à moi de tester le nouveau vaccin. Sa contamination n'était pas assez avancée dans un premier temps. Mais surtout, je refusais qu'elle décide de risquer sa vie pour préserver la mienne, et tout ça à cause de son stupide job auquel elle tenait tant. Mes motivations étaient toutes autres, mon âme était trop bisounours comme elle le supposait. Et je ne pouvais pas accepter de risquer une vie pour sauver la mienne. C'était me ramener dix ans en arrière même si la situation n'était pas la même.

Je m'étais donc tourné vers Kate juste avant pour lui annoncer que ça serait moi qui testerait son sérum. Je m'y pris mal vu sa réaction. J'appuyais brièvement sur l'interphone pour lui glisser un « désolé » sans savoir si elle allait l'accepter ou non. C'était vraiment agaçant d'être séparés par un mur et une porte. Pire qu'une distance de plusieurs milliers de kilomètres entre deux pays. Si proches mais en même temps si loin. J'avais surtout l'impression qu'on ne se comprenait plus. La raison était sûrement due au fait qu'elle avait entendu des bruits de couloirs mais comment pouvait-elle y prêter foi sans me laisser une chance de m'expliquer ? C'était un point qui me dépassait même si je faisais preuve de mauvaise foi car j'avais réagi exactement pareil le soir du bal d'halloween.

Je poussais un soupir d'exaspération quand elle commença à parler de querelle d'amoureux entre Dakota et moi. Je m'apprêtais à appuyer sur le bouton de l'interphone pour lui dire qu'elle faisait fausse route. De l'amour entre la secrétaire de Tussle et moi ? Non mais vraiment, quelle idée saugrenue... on manquait s'étriper à chaque seconde qui s'écoulait et que l'on passait ensemble. Je relâchais l'interphone, quelque peu contrarié à l'intérieur même si d'apparence j'étais tout ce qu'il y avait de plus calme. Mon regard se tourna vers Dakota. « Il se dit quoi en dehors de cette chambre pour qu'elle croit qu'on s'aime, j'aimerais bien avoir une explication. » même si je doutais que celle-ci vienne, je me doutais bien que la jeune femme ne me racontait pas tout et devait garder des éléments pour elle. « Si encore on avait couché ensemble...  » mais même pas. Il y avait eu deux baisers, elle nue devant moi et rien du tout. J'attendis son éventuelle réponse avant de patienter jusqu'à ce que Louise arrive.

Elle arriva une vingtaine de minutes plus tard. Dakota lui ouvrit avec son pass. Je ne fis pas attention au manège des deux femmes. Je me sentais fatigué, j'avais envie de me reposer et je désirais donc qu'on en finisse au plus vite que je puisse le faire ensuite, enfin si on supposait que je survivrai à ce nouveau sérum. Louise s'approcha de moi en me déclarant que j'avais de la chance. Mes sourcils se froncèrent. De quoi parlait-elle donc ? Je ne répondis pas, l'invitant silencieusement à poursuivre. Quand enfin elle le fit, il y eut quelques secondes qui s'écoulèrent alors que c'était de la stupéfaction qui se lisait sur mon visage. Mes prunelles quittèrent Louise pour se tourner en direction de Dakota, l'air légèrement interrogateur. Elle remuait vraiment Genetic pour tenter de me sauver ? Nous aurions été en tête à tête, je me serai probablement foutu d'elle, m'amusant à la mettre mal à l'aise, et lui prouvant par A plus B que dans le fond, elle m'aimait bien. Ce fut pourtant une autre réaction que j'eus. Mon regard se reporta sur Louise et je m'adressais à elle très sérieusement. « Normal, mademoiselle Cooper souhaite me remettre sur pieds pour m'écraser de ses propres mains. Ça serait bête qu'un virus la devance. »

Voilà qui correspondait mieux à ce que nous étions Dakota et moi, deux personnes se titillant et ne sachant pas sur quel pied danser en présence de l'autre. Une fois de plus, il y eut une preuve que l'on pouvait passer du tout au tout entre elle et moi car elle me demanda si je souhaitais qu'elle transmette un message à Ingrid. Non mais revenons en arrière quelques secondes. « Ingrid ne sait pas que je suis ici et malade ? » Non mais... Qu'avait-on dit à l'adolescente à mon sujet. Que j'étais occupé ailleurs et que c'était plus important à mes yeux que d'aller la voir alors qu'elle souffrait ? Mes paupières se fermèrent une poignée de secondes alors que je respirais profondément pour garder mon calme. Je n'osais même pas imaginer ce qu'Ingrid devait penser de moi. Elle devait être persuadée que je l'avais abandonnée, rompant ma promesse de ne plus la laisser. « Juste la vérité... Ne lui mens pas, c'est tout ce que je veux... » Je me concentrais ensuite sur Louise qui installait tout le matériel. Je l'observais, ne pouvant m'empêcher de penser à Ingrid qui n'était pas loin, mais également à Kate qui avait préféré aller s'occuper de tester le sérum sur un autre patient plutôt que de voir l'évolution sur moi. Je la comprenais en quelque sorte surtout si elle s'imaginait que je couchais avec Dakota mais... C'était trop compliqué, il fallait déjà que je me concentre sur moi avant de régler les problèmes suivants.

Une vingtaine de minutes s'écoulèrent alors que le sérum passait lentement dans mon corps.

Oui : le corps de Keaton semble plutôt bien réagir au sérum. Pas de convulsion cette fois.
Non : Keaton est pris d'une vague de douleurs. A cause du virus ou du sérum ?

Je sentis soudainement une crispation dans mon corps et une douleur intense me parcourut. C'était comme celle qui me traversait depuis plusieurs jours et qui arrivait sans prévenir. J'avais l'impression cette fois que la douleur était plus intense. Je grimaçais, me crispant sous l'intensité de la douleur. Sur une échelle de un à dix, je pouvais la classer à onze et non je n'étais pas douillet. Je n'arrivais pas à me demander si c'était encore un échec ou une réussite. Cela semblait être le premier. Un de mes mains agrippa le drap que je serrais de toutes mes forces, mon corps se tendant à cause des douleurs qui me traversaient. Mon autre main se leva et attrapa une main. Celle de Louise ou de Dakota, j'étais incapable de le dire. Je serrais cette main, comme si j'espérais que la douleur s'évacue et passe d'un corps à l'autre. Quelques minutes s'écoulèrent avant que ça finisse par se calmer. La pression de mes doigts se relâcha, mes bras se laissèrent aller le long de mon corps, j'étais épuisé et je tombais de fatigue.

Plusieurs heures s'écoulèrent. J'avais rejoint Morphée, trop épuisé pour lutter et rester éveillé. Je ne verrai pas si le sérum avait un effet positif sur mon corps. J'aurai la surprise à mon réveil, bonne ou mauvaise.

Attaque précise : La fièvre est retombée. Le virus est toujours présent dans le corps de Keaton. Ses veines sont encore noires mais on constate une amélioration. Ses veines n'ont pas repris une couleur normale mais ne sont plus aussi noires qu'auparavant. Le sérum semble avoir stabilisé son état et l'a quelque peu amélioré à défaut de le guérir.
Attaque imprécise : La fièvre a baissé mais est toujours présente. Les veines sont toujours aussi noires même s'il y a eu une période durant lesquelles elles semblaient reprendre une couleur normale. Le sérum a eu un léger effet mais doit être encore amélioré pour espérer de meilleurs résultats.
Attaque déviée : La fièvre est toujours présente, les veines noires. Aucune amélioration en vue. Il faut encore une fois reprendre au point de départ.

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