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 RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]

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The judgment

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MessageSujet: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Sam 19 Jan - 17:44

Combattre le mal par le mal

30 janvier 2011 - Genetic

Jenny Campbell savait qu'il n'y avait qu'à Genetic qu'on pourrait l'aider. Elle savait que cette organisation qui lui était déjà venue en aide trouverait quoi faire. Elle avait eu vent de cette terrible maladie qui n'affectait que le monde mutant, elle s'était aussitôt renseignée sur les symptômes et elle en était certaine : elle venait de la contracter. Elle prit un grand soin à ne pas tout toucher autour d'elle, couvrant sa bouche de son écharpe : elle n'était pas là pour contaminer ceux qu'elle pensait pouvoir la sauver. « Je suis malade. J'ai besoin qu'on s'occupe de moi. Jenny Campbell. » Elle s'était adressée à une secrétaire qu'elle savait être dans le secret. En quelques minutes seulement, du personnel équipé vint la chercher pour la conduire dans les labos. Elle étai sauvée.

1er février 2011 - Genetic

« Mademoiselle Campbell, il semblerait que votre organisme ne soit pas atteint de façon habituelle par la maladie. Chez vous, les symptômes sont moindres que chez les autres patients. » La jeune femme regarda ses veines qui n'étaient pas noires, mais légèrement plus visibles qu'à l'ordinaire. « Vous voulez dire que je suis un cas à part ? Un cas intéressant ? » Le scientifique hocha de la tête. « Vous voulez vous servir de moi pour tenter de contrer les symptômes chez les autres, c'est ça ? » Elle n'était pas bête, elle savait qu'elle allait être exploitée. Et elle n'était pas contre. « Avec votre accord, nous analyserons votre sang, vos symptômes et tout ce qui pourrait nous permettre de comprendre. Mais... » Elle le coupa, plongeant son regard bleu acier dans le sien. « Mais ce ne serait pas agréable. Je sais. Je dois signer un document ? »

3er février 2011 - Genetic

Et voilà, les tests avaient commencé. Jenny s'était attendue à quelque chose de plus contraignant. Au lieu de ça, on venait simplement lui quémander régulièrement quelques gouttes de son si précieux liquide vital. Même si cela l'épuisait, elle se sentait encore vivante. Et puis elle avait sympathisé avec le médecin qui s'occupait d'elle, Kate Reynolds. Elle sentait que cette femme voulait réellement trouver la solution, sa réaction ce matin ne laissez aucun doute : un de ses proches était touché. Elle l'aiderait. Elle n'avait rien à perdre de toute façon, n'est-ce pas ? Elle lui proposerait de franchir les limites lors de sa prochaine visite...

Informations

• Jenny Campbell est une mutante plus ou moins rattachée à Genetic. Elle a été aidée par l'organisation à la découverte de son pouvoir et croit en elle. Elle est la fille d'Henry Campbell, un haut dignitaire de la ville. Il ne sait pas qu'elle est mutante et Jenny ne lui a pas dit où elle était. Il est persuadé qu'elle a été enlevée (un autre RP-Contexte prend en compte ce fait).

• Jenny est au stade le plus avancé de la maladie. Seulement, elle ne ressent pas les effets des symptômes de façon handicapante : les fièvres sont passagères, son pouvoir ne déraille pas énormément, ses veines sont juste légèrement plus visibles qu'à l'ordinaire et surtout, elle ne semble pas souffrir. A vous de trouver l'explication à cette histoire.

• Keaton est soigné à Genetic depuis la fin du mois de janvier mais l'information a été cachée à Kate Reynolds, sous l'ordre de Tussle, afin qu'elle ne s'implique pas émotionnellement dans son boulot. Elle apprend la vérité entre les 2 et 3 février. Dakota est au courant depuis le début. Contrairement à Kate, son badge ouvre la chambre de Keaton : acceptera-t-elle de l'ouvrir ou non ?

• Jenny va proposer à Kate de se servir d'elle de façon plus pousser pour avancer plus vite dans ses recherches : elle est prête à souffrir un peu pour la bonne cause. Les voies à exploiter son multiples : test de résistance à la douleur pour vérifier qu'elle ressent les choses, lui administrer le sang de Keaton qui souffre de la maladie, administrer son sang à Keaton... Le but est de faire des expériences dont Tussle ne doit pas entendre parler. Dakota étant sa secrétaire favorite, il faudra jouer là-dessus : se taira-t-elle ou non ?

• L'issue du RP peut aboutir à la découverte d'un sérum atténuant les symptômes mais il faudra pour cela que le travail de recherche soit bien exploité. Vous pouvez évidemment étaler le RP-contexte sur plusieurs jours, ce qui serait d'ailleurs plus logique.

• Le pouvoir de Jenny est au choix : quelque chose qui expliquerait sa résistance, quelque chose qui pourrait être utile dans le travail de recherche... Soyez créatifs.
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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Dim 20 Jan - 20:27

02 Février, 22h.

J'étais fatiguée, vraiment crevée même. Pourtant je ne parvenais pas à me décider à quitter le laboratoire. J'étudiais le caryotype de Jenny que j'avais enfin isolé. Nous avions du matériel de pointe, c'était une chose que j'appréciais et qui n'avait pas changé depuis le temps.
J'étais concentrée pour aider cette jeune femme, elle était douce et vraiment gentille. Aussi concernée par sa santé que par l'aide qu'elle pouvait apporter à d'autres.

Je ne l'approchais qu'en tenue stérile pour me maintenir au maximum du danger mais nous avions tout de même nouée une relation de confiance. Peut être même un début d'amitié ? L'avenir nous le dirait.
Je sortis les mains de la hotte stérile et des énormes gants de caoutchouc qui me protégeait pour attraper mon téléphone. Consulter ma boite mail ne me prit qu'une minute, d'autant qu'elle était vide.

Forcément je passais mon temps à vérifier, dans l'espoir de plus en plus mince de découvrir un mail de Keat. Je lui en voulais à mort de son silence, mais surtout, je commençais à être inquiète. Appeler Tammy était une option que je me refusais, je ne voulais pas l’inquiéter, la faire revenir à L.A n'était pas une bonne idée, en plus si ça arrivait Keat m'en voudrait à mort.

D'un autre coté rester ainsi dans le doute était insupportable. Du coup j'avais commencer à fureter, je savais qu'un dossier informatique contenait toutes les informations à savoir sur Keaton Wetherford. Maintenant ça ne m'aidait pas beaucoup, ce dossier existait mais je n'y avais pas accès.
Ce sale gnome des champs de Tussle avait veillé à me donner le moins de pouvoir possible. Enfoiré ! C'était sans compter sur les alliés qu'il me restait encore dans les murs. J'allais m'en rendre compte très vite.

« Reynolds, je veux dire Kate ? »

Je levais la tête et accueilli le nouvel arrivant d'un sourire las. Il était 22h30 et je planchais depuis le matin.

« Entre, Jacob. Toujours sur le pont toi aussi ? »

J'aimais beaucoup ce jeune scientifique, il était talentueux et j'avais toujours pu compter sur lui. Je l'invitais à s’asseoir mais il dédaigna ma proposition. Il avait l'air inquiet, il lançait des regards affolés autour de lui.
Je haussais un sourcil parfaitement épilé avant de lui faire un sourire plus lumineux. Je venais de passer en mode comédienne, ceci pour la caméra située au dessus de la porte. Je sentais obscurément que ce qui allait suivre me concernait de près et qu'il valait mieux que ça reste de l'ordre du privé.
Jacob tournait le dos à la caméra, il avait été bien formé. Je n'étais plus sa responsable, tout juste son égal mais, il continuait de me traiter avec le même respect et j'en étais secrètement flattée. Ca me changeait de la masse de ceux qui prenaient plaisir à observer ma déchéance. Je saurais bien le leur faire payer, d'une façon ou d'une autre de toute manière.

« Je vais laisser ma mallette dans la pièce à coté, je pense que vous devriez y jeter un œil, ça vous intéressera. »

J’acquiesçais de la tête tout en laissant fuser un éclat de rire. Il avait parlé bas, les voyants de l'interphone étaient éteints. Normalement cette conversation restait secrète, d'un autre coté ce connard de Tussle était bien foutu d'avoir placé des micros sur ma zone de travail. Je ne savais pas ce que contenait la mallette mais si Jacob prenait ces précautions c'est qu'on voulait me le cacher.
Le jeune homme prenait des risques et je lui était redevable.

J'essayais de me reconcentrer sur mon boulot une fois qu'il fut parti mais c'était peine perdu. Je fis le nécessaire pour en donner l'illusion durant une quinzaine de minutes avant de me lever. Je quittais la pièce sans précipitation et attrapait la mallette au passage comme si de rien n'était.

Direction les toilettes pour femme de l'étage, c'était tout près et dénué de surveillance vidéo. Pas l'idéal en terme de confort mais ça suffirait. Une fois dans la cabine je la fermais avant de me lancer dans l'exploration de la mallette de cuir.
Un premier dossier sur moi, je le mis de coté, je me moquais de ce que Tussle surveillait, je n'avais pas grand chose à cacher. Le second par contre fit battre mon cœur plus vite. Une photo de Keat était agrafée sur la première page et son nom s'étalait en majuscules d'imprimerie rouge sang.
Je lus les données le plus rapidement possible, je ne voulais pas que ma présence puisse paraître suspecte, même si il n'y avait pratiquement plus personne dans les locaux.

Je dévorais les données et laissait échapper un gémissement avant de me laisser glisser sur le sol. Les deux mains crispées sur le ventre je ressentis une violente contraction. Trop de boulot, trop d'émotions, mon corps de femme enceinte me rappelait à l'ordre. Les larmes montaient mais je les repoussais du mieux que je pus. Jacob avait pris des risques pour m'apporter ce dossier, je devais faire mon possible pour que ça ne lui retombe pas dessus.

Je quittais les toilettes pour rejoindre l'étage sur lequel se trouvait les patients contaminés. Prétexte tout trouvé : jeter un œil sur Jenny et son état. Direction la salle de surveillance des scopes. Keaton était là, dans un lit, il était malade et on avait voulu me cacher ça ? J'allais définitivement tuer ce Tussle, cet homme n'avait ni cœur, ni âme mais je trouverais un moyen de le faire souffrir, quoi qu'il m'en coûte. Non, je ne pouvais pas partir ainsi, en croisade suicidaire, il y avait l'homme de ma vie, mais il y avait aussi ma fille, je me devais à elle, à sa sécurité.

Jenny, RAS, pouls et saturation du sang en oxygène stables. Tension artérielle ok lors de la dernière mesure. Maintenant ça ne me surprenait pas vraiment et ça n'était pas ma priorité. Sur ce panneau de scopes on me cachait celui de Keat.
Il était dans la chambre 3-C2 donc je ne pouvais l'ouvrir. Je n'avais accès qu'au niveau 2 de sécurité, les enflures ils avaient bien joué leur coup.
Par contre je ne mis pas longtemps à voir apparaître le tracé de Keaton sur mon écran. L'informatique ça n'était pas ma spécialité mes les tracés cardio je maîtrisais.
Pouls faible, saturation très limite et tension pas mieux. Je sentis mon cœur se serrer et ne put résister à mon impulsion. Je devais le voir, je voulais le voir.

Je retirais mes chaussures pour ne pas faire de bruit et risquer de réveiller les patients avant de traverser le couloir. J'arrivais dans l'unité 3, elle était soit disant vide, ce qui expliquait qu'on ne m'ait pas donné de badge d'ouverture des chambres.
Je traversais le couloir en observant les petites pancartes sur le haut des portes, je m’arrêtais devant la porte C2. Un souffle, une centaine de battements de cœur, je tremblais... Je me mis sur la pointe des pieds, m'accrochant au hublot pour découvrir dans le noir la présence de Keat.

Malgré la pénombre je ne pouvais manquer de le reconnaître. Les larmes coulèrent cette fois mais je les chassaient rapidement. Je me rendis dans la salle des scops et m'installait dans un fauteuil après avoir récupéré une couverture.
Je surveillais ses paramètres vitaux comme une femme couve ses enfants, jusqu'à ce que le sommeil m'emporte.
Ce fut l'arrivée de l'infirmière du matin à 6h30 qui me réveilla. Je n'avais rien à faire là, elle le savait, moi aussi, mais elle ne dit rien. Ma réputation de femme de glace ? Peut être... Mon statut de médecin ? Sans doute. D'un clic je fis disparaître la ligne de vie qui représentait Keaton avant de quitter les lieux.

Je devais parler à Jenny, l'aider devenait capital, trouver ce qui la mettait à l'abri de la maladie pouvait sauver l'homme que j'aimais.
Je m'ouvris à la jeune femme, ce que je faisais rarement, elle comprit que c'était quelqu'un de très proche qu'elle pouvait aider. La jeune femme semblait prête à tout, je ne voulais pas dépasser les bornes, je voulais rester humaine, douce et dans les clous mais si la vie de Keat était dans la balance ?

Je ne savais plus, je quittais Jenny sur la promesse de revenir rapidement. Je devais définir un nouveau protocole, plus incisif, plus percutant, plus rapide. Mais surtout je devais voir Keaton. J'allais l'approcher, aujourd'hui, c'était indispensable, sinon j'allais devenir dingue.
Forte de mes résolutions je pris la direction du bureau de Tussle.
Il était 9h, ce 3 Février, il devait tout de même être arrivé ? Aussi fainéant soit il ?Je pris le chemin du bureau d'Holster et pénétrait en trombe dans l'antichambre.

Plus de dragonne genre miss moneypenny, à la place se tenait Dakota. Créature sculpturale, et ex cobaye. Je me souvenais vaguement d'elle et prit la peine de la saluer poliment d'un signe de la tête avant de me diriger vers la porte de communication avec le bureau du grand manitou.

«J'ai besoin de voir Tussle, tout de suite. »

C'était tout ce que j'avais daigné dire en me rendant compte que la porte était fermée. Je m'étais retournée vers la jeune femme et me mit à pester.

«Où est passée cette conne de secrétaire quand on a besoin d'elle ? C'est dingue ça !! »

3 Février, 9h00
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Dakota R. Cooper


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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Lun 21 Jan - 21:14

3 février

Une crise en appellerait-elle une autre ? Je commençai à m’interroger sur la loi des séries. Depuis quelques temps, une maladie sévissait. Virulente, d’après ce que j’avais pu comprendre. Tous les médecins et les scientifiques de Genetic étaient sur le qui-vive. Ils couraient partout, passaient des heures dans les labos. Et surtout, tout un étage était devenu un bunker. Et le plus chiant, c’était certainement ces affreuses combinaisons qu’on nous obligeait à porter. C’était tout sauf classe et glamour ! Mais enfin, je préférais me faire violence et porter ces horreurs quelques minutes plutôt que de finir dans le même état que certains malades, avec des veines noires et une pâleur à faire peur. Tussle m’avait mise sur le coup. Je devais collecter toutes les infos, tous les jours, faire des bilans d’évolution, voir ce que les chercheurs avaient trouvé. Et pour l’instant, il n’y avait pas grand-chose sinon une surprise. Celle de trouver dans l’une des chambres sécurisées un souvenir que j’aurais préféré enfermer à double tour dans les oubliettes de ma mémoire. Keaton. J’avais eu comme un bug en découvrant son nom dans le dossier. En même temps, si ça pouvait lui rabattre son caquet de coq prétentieux et arrogant qui m’avait bien fait braire avec son gambit, ça ne pouvait pas lui faire de mal. Et ça ne pouvait pas m’en faire non plus.

Par contre, je ne comprenais pas pourquoi je passais chaque jour devant sa chambre, à regarder à travers l’espèce de hublot. Tous les jours. Deux fois par jour. Presque à la même heure. En arrivant et en repartant. C’était plus fort que moi. Pourtant, je n’étais jamais rentrée. Je n’avais rien à lui dire de toute façon. Et moins je le voyais, mieux je me portais. Je ne voulais pas lui parler et entendre encore ses propos. J’aurais pu le tuer aussi. Discrètement, l’air de rien. Ce serait si facile. Et pourtant, je ne l’avais pas fait. J’avais beau chercher, je ne trouvais pas la logique. Tous les jours… Le même rituel. Je passais, je regardais, je repartais. Pas un mot, pas un geste.

Ce jour-là, je ne fis pas exception. En arrivant à 8h tapantes, j’étais passée devant sa chambre. Son état ne semblait pas s’améliorer. Pourtant, il y avait une tonne de scientifiques avec un matos à faire pâlir les gens de la nasa. Des outils sophistiqués qui valaient une fortune que la décence ne devrait même pas tolérer. Et ces abrutis ne trouvaient rien. Décevant. Et ça se prétendait savant… Crétins.

Je ne m’étais donc attardée que quelques minutes. J’avais du boulot. Tussle m’avait demandé de contacter certains scientifiques basés à New-York pour les mettre sur le coup et leur transmettre les derniers résultats pour y jeter un coup d’œil. Je m’activais donc d’arrache-pied. Direction le bureau. J’avais accès comme le commun des mortels à l’antichambre, mais j’avais aussi la clé de son antre. Je n’y allais jamais quasiment, mais c’était une telle sensation de pouvoir. Je n’étais dans le fond qu’à une porte du sommet. Une seule porte. Je restais dans l’antichambre, au bureau, pour passer les coups de fil et prendre des notes sur des choses auxquelles je ne comprenais strictement rien. Mais je notais tout, consciencieusement. Car après tout, c’était dans les situations de crise qu’on reconnaissait les meilleurs éléments, non ? Cela dura presque une heure, jusqu’à ce qu’une femme entre dans le bureau.

Et quelle femme. Kate Reynolds. La déchue. La paria. Celle en qui Tussle ne croyait plus. Et la meuf de Keaton Wetherford. Tiens donc. Pour une surprise. Et quelle surprise en prime en voyant la monstruosité qu’elle arborait en dépit de sa blouse. Un alien dans la montgolfière qui lui servait de ventre. Un cake dans le four prévu pour les fournées à grosse quantité. Voilà une donnée qui m’avait échappée. Et qui ne me mettait pas de bonne humeur. Mais alors pas du tout. Ça se reproduisait. Mais quelle horreur. Imaginer un bébé avec la tête de cette Reynolds et les bouclettes de surfeur peroxydé de Keaton. Beurk. Infamie. Hérésie. Je n’aimais pas les enfants, encore moins les bébés et alors celui là, n’en parlons pas. Et ça m’énervait. Monsieur était du genre à faire des caresses et à engrosser. Non ! Stop Dakota, ne pense pas à ça, concentre-toi sur ce que veux cette bonne femme qui mutile son corps, le couvrant de vergetures horrible et prête à se détruire le vagin et à ne plus rien ressentir au pieu.

Elle me salua brièvement et décréta d’elle-même qu’elle pouvait entrer en trombe dans le bureau de Tussle sans que je n’aie mon mot à dire. Tututut. Pauvre petit bichon, c’est moi qui décide ici. Jusqu’à ce qu’elle trouve porte close et qu’elle se mette à râler comme une pauvre petite princesse à qui on refuse un caprice, je n’avais pas pipé mot. Je ne l’aimais vraiment pas. Pendant des années, je n’avais été à ses yeux rien de plus qu’un cobaye, un numéro de dossier, alors qu’elle paradait fièrement, ayant tout ce qu’elle voulait. Aujourd’hui, la roue avait tourné. J’étais au-dessus d’elle et j’adorais cela. J’avais accès à bien plus de ressources qu’elle et j’avais la conscience de Tussle, de précieux atouts.

Je me calai confortablement dans le fauteuil, profitant du doux balancement qu’il offrait, en la regardant droit dans les yeux et affichant un sourire clairement amusé.

« Tussle est indisponible, quant au petit personnel, ce n’est plus ce que c’était. Vous devez en avoir conscience, vu que vous en faites partie. Si vous avez découvert quelque chose d’intéressant sur le virus – et même si j’en doute – je le transmettrai à qui de droit. Mais vous ne verrez pas Tussle dans tous les cas, il est en déplacement. Vous le sauriez si vous étiez encore… reconnue et légitime ici. Mais énervez-vous, avec un peu de chance ça expulsera le parasite que vous avez dans le ventre, et vous me divertissez, j’apprécie grandement. Sinon la porte est derrière vous, il y a des gens qui travaillent. Retournez dans votre labo faire ce pour quoi vous êtes payées. Bonne journée, Mademoiselle Reynolds. »
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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Mar 22 Jan - 13:25

C'était apocalyptique, un scénario que je n'avais même pas osé imaginer. Tout s'expliquait, les silences de Keat, leur soudaineté, je m'en voulais tellement de ne pas y avoir songé. J'en tremblais de rage en prenant la direction du bureau d'Holster, qu'occupait maintenant Le parasite. Impossible de contenir ma rage, j'étais une véritable cocotte minute.

Je pénétrais en trombe dans les lieux, essayant de forcer la porte du bureau que je trouvais fermée. Je me mit à maudire la secrétaire et Dakota prit la parole. Sur un ton de petite pimbêche arrogante qui mit un comble à ma fureur.
Pour qui se prenait cette peste ? J'écoutais attentivement notant dans un coin de mon esprit que Tussle était absent, et dans un autre qu'elle avait manifestement été promue.
Elle était comme tous les autres, hurlant avec les loups et se réjouissant de ma déchéance. Grand bien lui fasse, sa position à Genetic était tout ce qu'elle avait, pour ma part j'étais maintenant bien plus qu'un pion sur un échiquier.

Je décidais rapidement de tenter une stratégie séduction avant qu'elle n'évoque ma grossesse en des termes plus que péjoratif. Qu'elle me prenne de haut me passait au dessus, ça venait de tellement bas... Qu'elle se permette de parler ainsi de ma petite fille ? Impossible... Mes traits se fermèrent et je me redressais avant de poser une main protectrice sur mon ventre. Elle voulait la guerre ? Elle allait l'avoir.

« Oooh la pauvre petite chose insignifiante qui se rengorge du maigre pouvoir qu'on lui a octroyé. C'est tellement pathétique que s'en est presque attendrissant. A moins que ce soient mes hormones qui m’empêchent de vous voir uniquement comme une peste arriviste ? Grande question... Mais que je traiterais plus tard ! Comme vous avez l'air de le comprendre -malgré vos capacités intellectuelles limitées- j'ai du boulot. »

Je lui fit un sourire glacial dont j'avais le secret avant de reprendre ma tirade sans lui laisser le temps d'en placer une.

« Pour ce qui est du petit personnel on a celui qu'on mérite donc je ne suis pas étonnée par le marasme ambiant. Dites moi a qui m'adresser pour obtenir un pass de sécurité de niveau 3 et vous pourrez recommencer à vous faire les ongles ou encore attendre votre cher Tussle pour sa gâterie du jour.»

Ton hautain et sur de moi, hors de question de me prosterner devant cette petite merdeuse. Elle avait gravit des échelons ? Et alors, elle n'en était pas moins le cobaye que j'avais vu dans des états pitoyables tout juste quelques mois plus tôt. Je n'étais plus numéro 2, mais j'étais toujours moi, et j'entendais bien le faire savoir. De toute manière ce genre de femme ne respectait que le pouvoir et la flatterie ou les ronds de jambes ne m'aideraient en rien. De toute manière j'en serais incapable, mieux valait tenter ma chance en l'attaquant de front. J'avais tout le temps de changer de stratégie s'il s'avérait que je me fourvoyais.
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Dakota R. Cooper


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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Mer 23 Jan - 18:57

Il fallait toujours qu’il y ait des parasites dans les meilleurs endroits. Et là, c’était un gros parasite. Une bonne bombe insecticide, voilà ce qui me manquait à cet instant. Dire que cette femme avait eu mon sang entre les mains. Littéralement. Elle était une scientifique, j’étais un cobaye. Un magnifique rapport dominant-dominé qui venait de se retourner. Elle n’avait rien à faire ici et je n’avais pas du tout envie de tolérer sa puissance. Aujourd’hui, je n’étais plus son petit jouet qu’elle regardait à peine. Aujourd’hui, je décidais. Cela allait la changer, mais il faudrait bien qu’elle s’y fasse et qu’elle comprenne que tout le monde n’allait pas se plier à ses quatre volontés comme avant. Tussle avait fait une erreur de la garder. Elle n’était plus qu’un poids mort.

Je l’écoutais parler avec délice. Elle m’amuserait vraiment si je ne la détestais pas à ce point. Avec sa main sur son ventre, comme s’il cela pourrait arrêter quelqu’un comme moi de lui faire du mal. Si j’étais décidée à la tuer elle ou sa monstrueuse engeance, ce serait chose faite depuis longtemps. Elle pensait me faire mal avec ses mots ? Elle jouait dans la catégorie poussin. Ce qu’elle me disait ne me touchait pas le moins du monde car c’était ce que j’étais. Une petite chose insignifiante qui se réjouissait du peu de pouvoir qu’elle avait avant d’en obtenir davantage. Alors je souriais. Parce que vraiment, je la voyais telle qu’elle était. Une pauvre petite vipère pris au piège et sans venin qui se débattait en vain. Une pauvre petite fille effrayée derrière son sourire. Elle voulait me faire le coup de la femme de glace ? Si cela avait pu m’impressionner il fut un temps, ce n’était plus du tout le cas à présent, mais soit, si elle avait l’impression de gagner et d’être forte comme cela. Par contre, je ne pus m’empêcher de rire. Un rire sincère. Elle était un véritable clown cette Kate. Il faudrait lui consacré un one-woman-show, elle ferait un carton. Un passe de niveau 3, hein ? Je me doutais de pourquoi. Keaton y avait sa chambre. Mais elle n’était pas censée le savoir. Il y avait donc eu des fuites. L’organisation était véritablement gangrénée de l’intérieur. Réfléchissons. C’était seulement maintenant qu’elle déboulait en furie… Donc elle venait juste de le découvrir, si c’était bien ça. Je souriais toujours mais je ne pris pas la peine de me lever.

« Mademoiselle Reynolds, tout le monde n’est pas obligé de se mettre à genoux pour réussir. Mais c’est sorti si spontanément de votre bouche que je suppose que c’est ainsi que vous avez eu le poste la première fois. Qu’est-ce qu’il y a ? La queue de Tussle n’est pas si bonne que celle d’Holster ? Ou alors vous êtes simplement trop grosse pour vous plier et réaliser ces gâteries ? Vous êtes pathétique et vous ne gagnerez pas à ce petit jeu. Intéressez-vous à vos cobayes, miss, ils pourraient vous surprendre… »

Puis l’ignorant royalement, je me saisis du combiné téléphonique et composai rapidement un numéro que je connaissais par cœur en dépit de mes capacités intellectuelles limitées. J’attendis patiemment que mon petit Mike, responsable de la vidéo-surveillance décroche.

« Salut Mike. Dis-moi, j’aurais besoin que tu visionnes les enregistrements des dernières vidéos des labos. Les dernières 24h. Quelqu’un s’est entretenu avec Mademoiselle Reynolds. Oh… ne regarde pas seulement la vidéo de son labo. Recoupe avec celle des couloirs environnant. En recroisant l’ensemble des allées et venues, on tombera forcément sur son visage ou un reflet. »

J’avais regardé Kate droit dans les yeux en disant cela. Les parasites savaient se planquer. Mais au détour d’un couloir, d’un ascenseur ou d’un escalier, il y aurait forcément une trace. L’angle des caméras faisaient qu’à un instant ou à un autre, la balance se trahirait.

Je raccrochais.

« Demandez au père noël. »

Il n’y avait que lui et moi qui pouvions lui accorder un pass de niveau 3. Et je n’en avais absolument pas envie.
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Kate Reynolds


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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Mar 29 Jan - 10:05

3 Février 9h45

Petite peste, elle ne prenait pas de haut, elle faisait pire que ça... Avais je été aussi conne et désagréable quand j'avais le pouvoir entre les mains ? Oui, et pire encore si je me montrais honnête. En même temps j'avais plus envie de lui arracher les yeux du bout des ongles, que de faire une introspection. Surtout quand je devais rester plantée devant elle comme une conne.

Elle avait le pouvoir et je n'avais rien, ok, saisi. Ca n'était qu'un fait, qui ne devait pas me détourner de mon objectif. Quand elle m'envoya aux pelotes je ne fis que prendre une longue inspiration pour me calmer. Lou dansait la sarabande et sentait manifestement l'agacement de sa mère. Je devais être plus intelligente que cette vipère, et pour ça je devais rester calme.

J'allais répondre à ses provocations mais elle ne m'en laissa pas le temps. La petite maline avait perçu la fuite. C'était ma faute, j'avais déboulé ici comme une conne. Heureusement il me restait quelques réflexes et la mallette de Jacob ne contenait plus rien de compromettant.
Seulement des dossiers médicaux qui pouvaient être en lien avec cette nouvelle pathologie. Elle pouvait bien visionner tout ce qu'elle voudrait. Le seul moment ou je laissais paraître quoi que ce soit devant une caméra c'était quand je « découvrais » Keaton sur le scope en salle de surveillance.
La vipère était en tout cas manifestement plus maligne que je le pensais.
Son téléphone posé je ne pus résister à l'envie de lui répondre. C'était puéril mais je ne voulais pas qu'elle ai le sentiment que sa démonstration de force me faisait quoi que ce soit.

« Tussle avait surtout un gros défaut. Il lui manquait un appendice à l'autre extrémité. Un truc tout simple mais assez utile. Ça s'appelle un cerveau ! Information importante mais difficile à imprimer quand on en est dépourvue. »

J'avais repris la conversation là ou son coup de fil l'avait arrêtée. Façon de faire savoir que je n'étais nullement intimidée et plaisir de la renvoyer dans ses buts.
Je ne lui laissais pas non plus le temps d'en placer une avant d’attraper mon téléphone. Elle voulait que j'appelle le père noël ? Bonne idée. Numérotation, trois sonneries et la voix tant attendue à l'autre bout de la ligne.

« Allo, c'est moi Kate. Je suis désolée de te déranger mais j'ai besoin de toi. Laisse moi parler jusqu'au bout, sans m'interrompre. Je suis dans les locaux de Genetic. Keat aussi, il est malade et on ne me laisse pas accéder à sa chambre pour le prendre en charge. Une certaine Dakota... Je crois que Tussle a besoin d'une piqûre lui rappelant qu'il n'est pas tout seul. Tu sais la grosse artillerie qui dit 'gaffe à tes miches le conseil est là'. C'est plus qu'urgent. Fais en sorte que la peste soit appelée très vite. Je t'embrasse, je te rappelle.»

Un grand sourire adressé à Dakota avant de me détourner pour me diriger vers la porte.

« Priver le représentant du Cap des meilleurs soins médicaux qui pourraient lui être dispensé c'était une mauvaise idée. Vous allez très vite l'apprendre princesse !»

Je sortis du bureau en espérant vraiment que Tammy ai le pouvoir de secouer Tussle. C'était la santé de son frère qui était en jeu et je ne doutais pas qu'elle mettrait toutes ses forces dans la balance. Je ne pus pourtant m’empêcher de repasser la tête dans la pièce.

« Vraiment sympa ce père noël, y a pas à dire !»

Je repris le chemin des chambres des patients. Je ne pouvais pas entrer auprès de Keat mais je pouvais lui faire savoir que j'étais là. J'allais m'occuper de lui, il allait aller mieux. Ca n'était plus qu'une question d'heures, Tammy allait intervenir et Dakota plierait. Jenny était prête à dépasser les limites et il était temps de m'y mettre. Dès que j'aurais parlé à Keat.
Une fois devant sa porte j'inspirais longuement, je ne voulais pas fondre en larmes. Je ne devais pas le considérer comme l'homme de ma vie ou comme le père de ma fille. Je devais le voir comme un patient et rien de plus si je voulais rester concentrée. J'appuyais sur l'interphone...

« Keaton, regarde à ta gauche. Je suis là, je..., je vais t'aider. Ça va aller.»

Discours creux, pas vraiment passionnant mais sur le moment j'étais bien trop bouleversée pour trouver mieux.

« Sur la manette qui te permet de relever ou de baisser le dossier du lit il y'a un bouton bleu, c'est celui de l'interphone.»

Je le vis relever les yeux et nos regards se croisèrent. Je ne l'avais pas vu depuis la veille de noël et le voir dans cet état de faiblesse me serra le cœur.
Je l'aimais, diablement, éperdument...

Dé :

Oui : Dakota reçoit un appel de Tussle dans l'heure qui suit. Obligation de passer un pass à Kate, bien joué ma toute belle.
Non : bien essayé Katie mais Tammy ne parvient pas à joindre Tussle il va falloir trouver autre chose.
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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Mar 29 Jan - 10:05

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Mer 30 Jan - 20:27

C’était qu’elle s’accrochait comme une sangsue cette Reynolds. Qu’est-ce qu’elle ne comprenait pas ? Je décidais, elle n’avait pas son mot à dire et temps qu’elle se comporterait de la sorte avec moi, elle n’aurait aucune chance de me faire céder. Plus on voulait jouer au plus fort avec moi, plus je m’adapter. Je ne la craignais pas et je n’avais aucune raison d’accéder à sa requête. Qu’est-ce que cela pouvait lui foutre, franchement, que je lui ouvre ou non cette fichue porte ? Son mec était derrière, mais en sécurité. Il n’était pas maltraité et il était malade. Que croyait-elle ? Qu’il lui suffirait de rentrer et de l’embrasser comme dans les contes de fées pour qu’il guérisse ? Pitoyable. Et franchement débile et dangereux.

Elle qui soupçonnait Tussle de ne pas avoir de cerveau, elle ne semblait guère mieux lotie. Pourquoi s’acharner dans ce bras de fer ?

« Au lieu de me pourrir la matinée, cherchez un remède à la maladie qui est en train de le tuer. Peut-être qu’à ce moment là, vous aurez ce que vous voulez. Ça, ce serait quelque chose de plus intelligent à faire qu’à vous exciter comme une puce en essayant vainement de jouer à la plus fine alors que vous arrivez avec vos gros sabots crasseux. »

C’est vrai quoi ? Le voir ne changerait rien, alors que retourner dans un labo et plancher sur une solution pour enrayer le virus, ça, c’était intelligent et ça sauverait son précieux Keaton. Mais non, les hormones avaient dû lui parasiter le cerveau car mademoiselle voulut de nouveau jouer à la plus forte. Mais quand comprendrait-elle ? C’est fou ce que les vieilles personnes peuvent être têtues… Tiens, elle n’était pas ménopausée d’ailleurs, ça c’était un mystère de la nature. Bref, pourquoi je pensais à ça, moi ? Ah oui, parce que miss Reynolds tentait un coup de force. Elle pensait m’impressionner avec ses contacts au sein du cercle ? Peut-être que ça marcherait, ou peut-être pas. De toute manière, la peste que j’étais trouverait toujours une solution. Au pire, je lui ouvrirais la porte avant de malencontreusement la refermer sur eux. Qu’elle se protège ou pas, Kate finirait par être contaminée et ils mourraient ensemble comme Roméo et Juliette. Décidément, j’étais bien trop généreuse. En tout cas, j’appris une chose : le fruit était pourri. Il y avait des traitres au sein même du cercle, et cela n’était pas bon du tout.

Je lui souris en retour et la regardai partir sans lui répondre. Je n’étais pas inquiète. Et Keaton était soigné ici, Tussle saurait le prouver. Rien, en attendant, ne laissait croire qu’il serait en meilleur état si on le confiait à une hystérique dominée par ses hormones.

« Le Père Noël n’existe pas, mademoiselle, vous allez vite vous en rendre compte. »

Quelle conne. Crier victoire si vite. N’importe quoi. Je me remis donc au travail avec cette pathétique image de Kate. La reine de glace avait bien fondue. Elle n’était plus qu’un petit glaçon de forme ronde. Je me remis au travail, ne me souciant plus d’elle. A tous les coups, au lieu de chercher ce qui pourrait sauver son homme, elle irait chouiner auprès de lui et je n’avais pas envie d’entendre des propos dégoulinant de mièvrerie. Donc, au boulot, en attendant un hypothétique coup de téléphone du père Noël. Mais celui-ci ne vint jamais. Prévisible.

3 février - 12h

Je regardai ma montre. Pas de coup de fil. Pas de folle hystérique revenant dans le bureau. Elle avait peut-être retenu la leçon. Ou pas. Pour ma part, j’en avais fini. Ou presque. Je passai un coup de téléphone et fis venir la fameux Jacob… C’était lui, la fuite. Je n’avais certes aucune preuve de ce qu’il avait pu dire à Kate, mais il apparaissait sur la vidéo. Pire, il savait que je savais. Et cela suffisait.

« Nous avons un accord à passer vous et moi. Vous savez que je sais et que je peux vous faire tomber. Ou pire. Il me semble qu’une rumeur dit que vous serez bientôt père. Ce serait dommage qu’un peu d’arsenic arrive malencontreusement dans la gorge de votre femme, alors vous allez m’écoutez et faire sans broncher ce que je vous dirai. Vous avez deux lettres ici. L’une est pour la Reynolds, l’autre pour Keaton Wetherford. Chaque lettre est personnelle alors débrouillez vous comme vous voulez, mais elles ne doivent pas arriver aux oreilles de l’autre sinon vous savez ce qui arrivera. »

Je tendis deux morceaux de papiers soigneusement pliés, avec un nom sur chaque.

« Portez cette lettre à miss Reynolds et lisez celle-ci par l’interphone à Monsieur Wetherford. Il va de soi que vous garderez précieusement le secret. »

Je lui fis un grand sourire, attrapant ma veste au passage et le raccompagnant à la porte. J’avais fini ma journée et je ne comptais pas m’attarder dans les locaux de Genetic. Je devais aller voir certains de nos « collaborateurs » qui eux planchaient sérieusement sur le remède.

Lettre destinée à Kate :

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Lettre destinée à Keaton :

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Jeu 31 Jan - 20:47

24 Janvier 2011 – Fin de journée

Ce n'était censé être qu'un bref passage chez Genetic, le temps de consulter quelques dossiers. Le temps de parcourir les sous sols pour m'assurer qu'il n'y avait rien d'anormal, du moins pour mon esprit. Avant de prendre l'ascenseur, je sortis le téléphone portable pour composer un numéro rapidement. « C'est moi. Je rentre un peu plus tard que d'habitude. J'ai fait un saut à Genetic en quittant l'hôpital... Salade, pizza, ce dont tu as envie.... A toute à l'heure. » Je remis le téléphone au fond de ma poche. Ingrid était prévenue, je rentrerai tard. J'aurais préféré qu'elle ne m'attende pas pour manger mais la connaissant, elle était capable de patienter pour se remplir le ventre jusqu'à ce que je me décide à pointer le bout de mon nez, juste pour passer un moment ensemble et discuter un peu.

J'appuyais sur le bouton de l'ascenseur et une fois dans celui-ci, je mis ma carte pour descendre au sous sol, celui des laboratoires pour être précis. En parcourant les couloirs, je songeais que Kate avait du passer des heures, des nuits et des jours à cet étage. Elle me manquait. Je passais une main sur mon front, j'avais chaud. Comme si j'avais de la fièvre mais je ne me sentais pas pour autant malade. J'approchais d'une salle où je vis sortir un membre du personnel, vêtu d'une combinaison. Je le saluais brièvement avec l'intention de poursuivre mon chemin. Guère longtemps, j'avais l'impression qu'une migraine carabinée allait me frapper. Je passais à sa hauteur quand l'impensable se produisit. J'éternuais. Jusque là, rien d'anormal. Toute personne éternuait quand son nez picotait un peu trop. Sauf que là je vis avec effroi des fleurs qui apparurent, recouvrant le sol du couloir. Stupéfaction. Incompréhension. « Vous avez de la fièvre ? » Machinalement je répondis « je ne crois pas, enfin si peut être un peu. » Cet homme en combinaison stérile sortit rapidement un téléphone. « On a un nouveau cas... Le représentant du Cap.. Très bien... » Il raccrocha. « Veuillez me suivre monsieur Wetherford. »

3 Février 2011 – 9:45

Je ne savais plus quel jour on était. J'avais déjà perdu la notion du temps. Et je me sentais faible. La fièvre ne me quittait pas, ou rarement. Mon pouvoir déraillait sans que je puisse le contrôler, m'épuisant davantage que je ne l'étais déjà. Depuis quelques jours, j'avais remarqué que mes veines avaient changé de couleur, prenant une teinte noire qui n'était pas du tout rassurante. Et puis il y avait ces crises. Des douleurs qui me transperçaient le corps, me prenant à toute heure, et me laissant parfois inconscient.

J'avais tenté de sortir mais la chambre dans laquelle on m'avait placé ne s'ouvrait pas de l'intérieur. Sauf si on avait un passe et bien évidemment on m'avait pris le mien. Par mesure de précaution m'avait-on dit. Régulièrement je voyais un médecin ou une infirmière. Je tentais de leur soustraire des informations. On ne me tenait au courant de rien. J'étais médecin pourtant, c'était ça le pire. Je déchiffrais leur langage mais au final, je ne savais toujours pas ce que j'avais. C'était comme une maladie inconnue.

Si les premiers jours, j'avais voulu sortir, au fur et à mesure que ma santé se dégradait, j'avais mis cette option de côté. Je n'étais plus en état de toute façon. J'avais à peine la force de rester quelques minutes debout. Et parfois j'hallucinais. Il y avait deux ou trois jours de cela, il m'avait semblé apercevoir une silhouette familière derrière le hublot se trouvant sur la porte de ma chambre. Je devais avoir rêvé. Si c'était bien la personne que je pensais, elle serait rentrée pour profiter de la situation et me faire taire. En même temps, ce n'était pas difficile, je n'étais guère en état de me battre.

Et puis, il y eut une voix. Dans ma tête ? Je me trompais, c'était impossible que ça soit elle. Mes yeux s'ouvrirent. J'avais réussi à dormir quelques heures et me sentais presque bien, tout étant dans le mot presque vu ma situation. La voix me guida, m'expliquant qu'il y avait un bouton bleu sur la télécommande du lit. Je la pris et le vis. Puis je relevais les yeux pour regarder vers l'entrée. Nouveau symptôme : l'hallucination ? Peut être bien... Fébrilement, j'appuyais sur le bouton.

« Je suis désolé d'avoir interrompu les mails... » Ce fut la première pensée qui me vint à l'esprit. J'aurais du poser la question, savoir ce qu'elle faisait à Genetic, pourquoi elle était aux États-Unis et non à Londres. Je ne songeais qu'à m'excuser car j'avais rompu ma promesse de ne plus disparaître sans lui donner de nouvelles. « T'as l'air plus en forme que moi Katie... C'est bien, je suis rassuré.. pour notre fille et pour toi.. » Je m'interrompis, sentant une petite douleur me parcourir dans le dos. Je me raccrochais à ce hublot, à cette personne derrière pour m'aider à faire taire la douleur et ne rien laisser paraître sur mon visage.

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Lun 4 Fév - 13:27

C'était une lutte, un combat entre deux volontés. Je n'étais pas certaine de gagner, loin de là. Mais je comptais tout de même prouver à cette bécasse qu'il me restait quelques alliés. Elle n'emporterait rien de tout ça au paradis. Je ferais tout mon possible pour ça en tout cas. Je la laissais dans son bureau, espérant très fortement que Jacob ne pâtirait pas de toute cette histoire.

Je me devais à Keaton, à mes recherches. Je devais le soigner, le sauver.
Aller voir Jacob pour le prévenir serait une condamnation, il fallait faire comme si de rien n'était. Je comptais sur l'intelligence du jeune homme pour qu'il se sorte seul de ce mauvais pas.
Arrivée devant cette maudite porte je laissais de coté ma rancœur pour parler à Keaton, d'une voix douce, qui laissait passer mes émotions.

Il sembla perdu quelques secondes avant de chercher la petite manette qui lui permettrait de me répondre. Je souris tendrement en entendant sa première phrase et les larmes me montèrent aux yeux en écoutant la suite.

« Je comprend pourquoi maintenant. Je ne t'en veux pas. Nous aurons tout le temps d'en parler quand tu seras guéri. »

Je m’arrêtais quelques secondes car des sanglots menaçaient de prendre le pas sur mon ton si posé.

« Tu as raison je suis en forme, Lou va très bien elle aussi. Elle pousse comme une chef. J'ai déjà découvert des choses. Cette maladie, que tu as contractée, le vecteur est viral. Un virus assez complexe qui modifie le fonctionnement des cellules affectée par le gène mutant. C'est compliqué mais j'avance. Il y a une jeune femme ici qui est porteuse, mais porteuse saine ou presque, ses symptômes sont très atténués. Dès que j'aurais compris pourquoi j'espère être capable de mettre en place un traitement. Je vais bosser nuit et jour s'il le faut. »

Je lui fit un sourire et nous discutèrent encore un moment.

« Je ne peux pas entrer, pour le moment. Je n'ai pas de pass 3. Je suis désolée. »

Cette fois mon impuissance me fut insupportable et quelques larmes inondèrent mes joues. Je ne pouvais pas l'approcher, je ne pouvais même pas rester là, je devais retourner travailler.

« Je dois y retourner. Il faut que j'avance. Je suis désolée de ne pouvoir être avec toi. Je repasserais toutes les deux heures. Je... Si tu as besoin de me voir ou de me parler préviens l'infirmière, j'ose espérer qu'elle me le transmettra. Je t'aime Keat. »

Il avait l'air vraiment mal, à la limite de l'inconscience, m'avait il seulement entendue ? Pas vraiment certain mais je n'avais pas le temps de m'en assurer.
Il était déjà 10h30 et je regagnais mon labo. Je pris un prélèvement de sang de Jenny et décidais de le tester avec différents agents pathogènes. Ça me permettrait de savoir à quoi elle était au juste résistante, en tout cas si mon hypothèse était bonne. Je suspectait en effet que le gène mutant avait chez elle modifié le fonctionnement de son système immunitaire. Il fallait que ce soit ça, je ne devais pas faire fausse route...

Un prélèvement de sang total c'était bien mais pas vraiment ce qu'il me fallait. J'avais besoin de ses globules blancs et il valait mieux lui laisser ses globules rouges si je voulais qu'elle supporte les différents examens qui viendraient ensuite. Je choisis donc la machine adaptée avant d'enfiler ma tenue stérile.

« Jenny, je vais vous faire un prélèvement plus important que les autres fois. Par contre je vais vous brancher à cette machine. Ca va me permettre d'isoler vos globules rouges pour vous les rendre. »

C'était technique mais je voulais qu'elle sache exactement ce que je lui faisais. Fini les secrets et les expériences douteuses, je voulais être fière de moi en tant que médecin.

« Je vais ensuite utiliser votre sang pour essayer de comprendre comment il réagit à différentes maladies. C'est compliqué mais je vous tiendrais au courant. »

La jeune femme ne bronchait pas et j'étais plus qu'admirative.
Pendant que le prélèvement se déroulait je lui expliquais que si mon hypothèse était bonne j'aurais besoin de sa moelle osseuse. A l'expression horrifiée de son regard je levais toute question et incompréhension. Il ne s'agissait pas de sa moelle épinière, ça n'avait rien à voir.

C'était la moelle contenue dans ses os qui produisait les différents composants de son sang. J'espérais pouvoir m'en servir pour créer une sorte d'antidote. Dans un même temps il faudrait essayer de travailler sur le virus en lui même. Trouver un moyen de l’empêcher de se multiplier pour abaisser la charge virale.

C'était titanesque. Je me sentais impuissante devant une tâche aussi ardue. J'avais besoin d'une équipe... Pas d'autres scientifiques, non, d'une équipe, sous mes ordres, comme avant...
Je retournais au labo avec mon précieux chargement. J'étais décidée à retourner affronter Dakota, même si manifestement Tammy n'avait pas encore de bonne nouvelle à m'annoncer.

J'allais essayer de faire profil bas ? Je n'eus pas le temps d'évoquer cette possibilité. Il était 12h30 et Jacob m'attendais. Il me remit une lettre d'un air penaud. Je compris qu'il était grillé... Je lui fit un signe de tête gentil alors qu'il quittait la pièce et dépliais le mot pour déchiffrer l'écriture de Dakota.
Que me voulait la diva ? Je lus avant de balancer son petit mot le plus loin possible de moi.

Cette pouffiasse ? Et Keaton ? Etait ce bien ce qu'elle insinuait ? Impossible... Il ne pouvait pas, pas avec elle ; pas me faire ça...
La bile m'emplissait la bouche et j'avais envie de hurler. Elle avait l'air si sure d'elle... Keaton n'avait après tout pas fait en sorte de me faire appeler...
Le doute me dévorait... Je ne supportais pas les insinuations de cette peste ; j'avais mal, j'avais peur, je pleurais sans même m'en rendre compte.

Je séchais finalement mes larmes et repoussait tout cela loin de moi. Avant d'avoir le fin mot de cette histoire je devais soigner Keat. Cette saloperie avait au moins été claire, quand j'aurais un remède j'entrerais. L'idée d'y aller sans protection m'aurait tenté, avant qu'elle ne sous entende qu'il y'avait quelque chose entre elle et le père de ma fille. Maintenant je ne savais plus.
J'allumais mon ordinateur et cherchait son adresse dans la messagerie interne et sécurisée.





From : Kate Reynolds
Kate
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To: Dakota Cooper
Object : Avancement recherche


Le père noël doit surtout refuser de parler aux mégères, je le comprends.
Je suis une vieille femme mais pas assez pour négliger la technologie.
Toujours plus lisible que vos pattes de mouches.

J'ai avancé sur un possible traitement. J'ai besoin d'une équipe, au moins deux techniciens de laboratoire.
Rapidement
03/02/2011 ; 13:01

Pas de s'il vous plaît, ou de merci, ou d'autre formule de politesse il ne fallait pas déconner. J'avais plutôt envie de très gentiment lui tarter la gueule !!


Oui : Kate comprend grâce à ce prélèvement qu'elle est le don de jenny
Non : les recherches avancent mais on est loin du compte
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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Lun 4 Fév - 13:27

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Lun 4 Fév - 17:09

Cela faisait plusieurs jours que je voulais prévenir Kate, ou du moins lui faire transmettre un message pour qu'elle ne s'inquiète pas de mon silence. Je connaissais son adresse mail par cœur, il suffisait juste qu'une tierce personne prenne deux minutes de son temps pour me rendre ce service. Chez Genetic, on ne prenait pas ce temps là pour rendre service, ou du moins quelqu'un avait laissé des ordres pour que ça ne se fasse pas. Si cela provenait de Tussle, cela ne m'étonnerait pas. Il n'aimait guère ma sœur, il ne m'aimait pas beaucoup non plus. Et il détestait nos idéologies. Il nous tolérait au sein du conseil seulement parce qu'il le devait. S'il pouvait gouverner seul sans l'avis d'autrui, il le ferait probablement, assoiffé de pouvoir comme il était.

De découvrir Kate derrière le hublot de la porte de ma chambre était donc une surprise totale qui me laissa quelque peu au dépourvu. Spontanément, je songeais à m'excuser de ne plus lui avoir donné de nouvelles. Je m'inquiétais également pour notre fille et pour elle. Il y avait pourtant trop d'interrogations qui traversaient mon cerveau. Celles-ci étaient court-circuitées par les douleurs qui m'habitaient également. Mon raisonnement était quelque peu confus. Je me concentrais pour ne pas laisser percevoir cette douleur constante que j'avais depuis quelques jours. De savoir que ma fille et que la femme que j'aimais se portaient bien, c'était suffisant pour me faire garder le moral. J'écoutais plus ou moins attentivement ce que Kate me disait. Le vecteur de ce dont je souffrais était viral, je comprenais mieux pourquoi j'étais enfermé et pourquoi chaque personne qui entrait dans ma chambre était vêtue d'une combinaison. Il y avait également un espoir, car une autre personne était atteinte mais présentait des symptômes moindres.

« N'oublie pas de te reposer sinon tu vas m'entendre... Ordre du pédiatre de ta fille. » répondis-je outrepassant la douleur pour lui adresser un sourire. Cela faisait un bien fou de la voir même à travers cet hublot. Même pas besoin de mail, on pouvait discuter à quelques mètres l'un de l'autre. Certes, on ne pouvait pas se toucher mais c'était mieux que rien, et un début. « Je préfère que tu n'entres pas pour le moment Katie. Je ne souhaite pas te contaminer, ni Lou. Je tiendrai le coup. » Aussi longtemps qu'il le faudrait, le temps qu'elle trouve un remède au mal dont j'étais atteint. Mon regard se posa sur mes bras et sur mes veines qui faisaient peur à voir. Je n'avais même pas besoin de maquillage pour interpréter le rôle d'un zombie dans un film d'horreur. La discussion se poursuivit un peu. Je n'étais guère en état d'en tenir une durant des heures. Peut être que Kate ressentit à travers ma voix que j'étais fatigué. Sûrement fallait-il qu'elle se remette à ses recherches car ce n'était pas en restant avec moi qu'elle trouverait le remède miracle. Mes yeux se fermèrent, j'écoutais ce qu'elle me disait. Je répondais un simple « moi aussi » quand elle me déclara qu'elle m'aimait mais trop fatigué, j'oubliais d'appuyer sur le bouton de la manette. Puis je m'endormis, j'avais besoin de repos.

3 Février 2011 – 12:15

Mes yeux s'ouvrirent difficilement. Je venais de dormir plusieurs heures. J'étais censé avoir récupéré mais je me sentais toujours fatigué. C'était une torture d'être ainsi, d'avoir l'impression que plus je me reposais et plus je me vidais de mes forces. Je devais m'estimer tout de même heureux, cela faisait quelques heures que mon pouvoir m'avait laissé tranquille et qu'il ne se manifestait pas sans que je lui en donne l'ordre. Je distinguais alors une tête à travers le hublot. Ce n'était pas Kate mais un homme. Il appuya le bouton de l'interphone et se mit à parler. Dès le début je compris qu'il me transmettait un message. Nul besoin de citer son expéditeur, je le connaissais. J'écoutais tout le long en silence. Kate et Dakota s'étaient rencontrées. Mes paupières se fermèrent, ce n'était pas bon signe du tout cela. Leurs caractères respectifs étaient trop explosifs pour les laisser en présence l'une de l'autre. Celui de Dakota surtout était terrible et connaissant Kate, elle ne plierait que difficilement face à elle. Ce n'était pas bon du tout pour sa sécurité et celle de notre enfant. Mes yeux se rouvrirent alors que l'homme terminait de me faire transmettre le message.

Quelques secondes s'écoulèrent. Il bougea mais je saisis la télécommande du lit et appuyais sur le bouton de l'interphone. « Attendez... » Sa tête revint se positionner à travers le hublot. Je me redressais légèrement m'appuyant sur mes bras pour tenter de m'asseoir. « Dites à mademoiselle Cooper qu'elle vienne me poser la question en face, dans cette chambre, si elle souhaite avoir une réponse au Gambit... » Je me laissais ensuite retomber sur l'oreiller, lâchant l'interphone. Ma tête se tourna et je fixais un point invisible sur le mur. Je ne savais pas si le messager était également chargé de transmettre les messages dans l'autre sens. Je ne savais pas si Dakota me prendrait au mot et oserait venir dans cette pièce alors que j'étais capable de la contaminer. Est-ce que sa curiosité l'emporterait pour qu'elle pointe le bout de son nez ? Je n'en avais aucune idée, il ne me restait plus qu'à patienter. Je n'avais que ça à faire de toute façon, c'était presque à en devenir dingue.

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Mar 5 Fév - 9:16

3 février 19h30

Les tests n’étaient pas concluants. Ces cons imbéciles m’avaient fait me déplacer pour rien ! Que dalle ! Nada ! Ou juste pour me parler d’une molécule dont je n’avais strictement rien à carrer ! Elle ne pouvait pas servir pour le virus, alors mince, qu’ils cherchent ailleurs, et qu’ils ne me fassent pas perdre mon temps ! J’étais furieuse et particulièrement sur les nerfs. D’abord cette grognasse de Kate Reynolds qui me pourrit ma matinée et là ces imbéciles crétins de mes deux pas foutus de trouver un vaccin et qui me font me déplacer pour rien. Mais quelle bande de bras cassés ! Le prochain qui me faisait braire, il se prendrait ma main dans la tronche, foi de Dakota. Je pestais dans la voiture, je pestais dans les bouchons alors que je repassais par le bureau au lieu de rentrer directement chez moi.

Je filais dans l’antichambre de Tussle et consultais l’ordinateur pour avoir les derniers rapports. Alors que mes yeux parcouraient les lignes, je vis une icône clignoter. Plusieurs mails en attente. Une demande de confirmation de rendez-vous, une invitation pour Tussle à l’inauguration de je ne sais pas quoi. Et un nom qui accentua mon énervement. Qu’est-ce qu’elle voulait encore cette blondasse dont on voyait les racines ? Tenter quelques piques aussi bas, c’était vraiment pathétique. Ça n’était même plus amusant, tellement ça craignait. Elle avait avancé. Soit, voilà tout ce qu’on attendait d’elle.





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To: Kate Reynolds
Object : RE : Avancement recherche


Vous fatiguez, vous êtes trop vieille pour ce genre de bras de fer très chère.
Vous aurez votre équipe demain dès la première heure si je ne vous trouve pas encore en train de chouiner dans mon bureau.
03/02/2011 ;  19:50

Voilà, elle aurait ses compagnons de jeu, et que je ne revois pas sa sale tronche avant qu’elle ait fait ce pourquoi elle était gracieusement payée. Et en ce qui me concernait, il était temps que je regagne mes pénates. Mais avant, il fallait que je fasse mon tour habituel. Mettons ça sur le compte de toc, ça ne pouvait être que cela. Je voulais surtout m’assurer qu’il était encore en vie pour pouvoir l’étrangler de mes mains devant sa saleté de momie. Au détour d’un couloir, je tombais sur Jacob. Il avait remis les messages et me transmit notamment la réponse de Keaton. Au moins, il s’était acquitté de sa dette ce traitre. Il avait sauvé son bébé de l’empoisonnement. Car j’étais dans un tel état que je n’aurais pas du tout hésité à le faire.

« Très bien. Vous saluerez votre femme de ma part. »

Il devait penser une tonne d’horreurs méritées à mon sujet, mais je m’en fichais. Qu’il pense ce qu’il voulait, tout comme les autres, qu’ils aillent tous au diable. Je pressai le pas, toujours agacée et d’autant plus depuis ce défi qu’il m’avait lancé. Je me plantais devant le hublot de sa chambre. Puis je détournais mes pas… Avant de revenir. Et sur un coup de tête, j’introduisis le pass pour ouvrir les sas de sécurité. J’entrai.

Stupidement, bêtement, connement. Sans aucune protection et j’en avais parfaitement conscience. De toute manière, je n’avais rien à perdre. Je me foutais de mourir demain, personne ne comptait sur moi et je n’aimais personne au point de me battre pour ma vie. Je n’avais pas peur. Parce que je n’avais pas de conscience. Et quand cet entretien serait terminé, je n’aurais qu’à appeler un médecin dans leurs stupides combinaisons qui les faisaient ressembler à des bibendum pour l’ausculter. Avec les rares progrès qu’ils avaient faits, ils seraient au moins capables de me dire très vite si j’étais contaminée et donc contagieuse. Auquel cas, je n’étais pas assez irresponsable pour sortir. Assez tête-brûlée pour jouer ma vie, mais pas pour prendre le risque de contaminer toute l’organisation et de perdre mon boulot derrière. Car oui, mon job valait certainement plus que ma vie à mes yeux. Je m’approchais et tirais une chaise que je plaçais juste à côté du lit, tandis que mes yeux étaient rivés sur lui et ses veines noires. Dire que je risquais d’abîmer ma belle peau et d’avoir ça.

« Vous êtes sacrément moche, M. Wheterford, mais bon, si c’est ce que vous voulez… »

Sans crier gare, je me penchais vers lui et l’embrassais. Un baiser non approfondi mais qui dura quelques secondes, sans violence. Puis je pris place sur la chaise. Si avec ça je ne chopais pas ce fichu virus, c’était à n’y rien comprendre.

« Je ne raconterai ceci avec toutes les amplifications nécessaires à votre cerbère que si elle montre encore les crocs. Non mais vous voyez, je suis obligée de m’abaisser à votre niveau pour que vous ne m’accusiez pas de profiter de votre état et de ma bonne santé. Mais ne vous leurrez pas, même si vos microbes me pourrissent les veines comme les vôtres, je ferai vivre un enfer à qui vous savez. Maintenant, si je vous manquais à ce point, il fallait me le dire tout de suite, cela aurait été plus simple. J’ai certaines choses à vous raconter, puisque nous sommes enfin seul à seul. Mais commencez donc, j’ai relevé votre défi. Parlez-moi de votre « gambit » »

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Kate Reynolds


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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Mar 5 Fév - 12:39

Je continuais mes recherches, j'avançais, pas à pas. Je ne devais pas penser à autre chose. J'avais oublié de me rendre auprès de Keaton comme je l'avais promis, je ne pouvais pas... Imaginer qu'il avait pu... Pu quoi au juste ? Sortir avec cette greluche ? Je ne savais même pas si il y avait bel et bien eu quelque chose.

Je finis par quitter mon labo vers 15h, je devais manger si je voulais tenir. Je fis un détour vers la salle des scopes pour observer la ligne de vie de Keat. J'avais besoin de savoir qu'il allait bien. Je ne notais rien d'inquiétant mais ne put résister à l'envie de passer devant sa chambre. J'avais tellement rêvé de le retrouver, je ne pouvais pas m'en empêcher, même si ça me faisait mal, même si ça me bouleversait.

Je le regardais dormir pendant quelques minutes avant que mon estomac ne se mette à protester. Je pris donc le chemin de la cafétéria. Un plateau et je regagnais le labo.
J'avais isolé les globules blancs de Jenny, basophiles, éosinophiles, lymphocytes... Maintenant il fallait les tester avec les agents pathogène puis observer les résultats. J'avais appliqué la même technique à une poche de sang test pour avoir un échantillon témoin.

Je mangeais rapidement avant de m'y mettre. J'avançais vite et bien mais je perdis totalement la notion du temps. Quand je relevais la tête de mon microscope j'avais une raideur terrible dans la nuque.

Il était 20h, je me massais doucement tout en allumant l'ordinateur. Un nouveau mail, Dakota, parfait. La peste me donnerait mon équipe, c'était presque tout ce que je lui demandais. J'avais bien envie de lui répondre pour l'envoyer aux pelotes avec sa fatigue mais ça serait trop d'honneur. C'était une petite branleuse et je ne voulais pas lui donner d'importance. J'avais également peut être peur de ce qu'elle pourrait me dire ?

Je me remis au boulot. J'avais fait une découverte d'importance, c'était les lymphocytes de Jenny qui semblaient hyper performants. Bonne nouvelle, j'étais sur la bonne voie. Il était tard et c'était assez dur mais je devais faire le prélèvement de moelle le plus tôt possible.
Je préparais mon matériel. Je n'avais pas besoin d'assistant pour ce geste, je le maîtrisais bien. J’emmènerais tout de même Louise, l'infirmière, si elle était de service. Elle était très douce et avait une capacité impressionnante pour apaiser les angoisses.

Nous entrâmes toutes deux dans la chambre de Jenny, la VMC surpuissante avait créée une atmosphère aussi stérile que dans un bloc opératoire. Il fallait en effet que je parvienne à faire un prélèvement exempt de germe, et exempt de virus. J'espérais vraiment qu'il n'ai pas atteint sa moelle, sinon mon idée lumineuse se retrouverait en cul de sac.

Je la rassurais de mon mieux avant de lui faire une anesthésie locale, Louise lui faisait en plus respirer du protoxyde d'azote dans un masque. Ce gaz hilarant permettait de mettre de coté la douleur et c'était plus supportable pour le patient. Je prélevais ce dont j'avais besoin avant de lui mettre un pansement. Je la remerciais chaleureusement et laissait Louise l'installer confortablement pour la nuit.

Labo 2 le retour. Je me remis au travail sans soucis de l'heure et de ma fatigue. Demain j'aurais une équipe, il fallait que j'ai des résultats à leur montrer.
Je lançais l'isolation de la moelle rouge, celle dont j'avais besoin, celle qui contenait les cellules multipotentes. Celles qui me permettraient peut être de créer un traitement. Pour ça il faudrait encore que je trouve un moyen de contrer le phénomène d'incompatibilité et le risque de rejet.
Je finis par m'endormir à mon bureau vers 3h du matin. L'épuisement avait eu raison de moi.
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Keaton T. Wetherford

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Mar 5 Fév - 19:42

3 Février 2011 – 20:00

L'après-midi s'était révélée longue, extrêmement même. Comme à mon habitude, j'avais été très actif, c'est à dire que je n'avais fait que somnoler. Je m'assoupissais. Je me réveillais quelques minutes. J'avais cette impression de ne plus savoir où j'étais, mon cerveau ne se réveillait pas suffisamment. Mes yeux se refermaient et je replongeais dans le sommeil, rejoignant Morphée même s'il ne m'amenait dans aucun rêve. C'était mon lot quotidien depuis quelques jours, et chaque heure qui passait, ma patience était mise à rude épreuve. Je rêvais de sortir de cette chambre, seulement quelques minutes pour me rendre sur la côte de Los Angeles et surfer. Ou juste déambuler dans les couloirs sur un skate. Je ne souhaitais pas grand chose, juste faire un peu de sport pour me sentir vivant. Ce qui contrasterait avec mon état de santé et cette sensation qui était réelle, je m'affaiblissais. Le pire je crois que c'était le manque de nicotine. Même si ça ne faisait pas longtemps que je fumais, j'étais quelque peu devenu accro à la cigarette. Mais impossible d'en avoir une, je me gardais bien d'en réclamer au personnel soignant qui entrait en combinaison dans ma chambre. Je devinais d'avance le regard désapprobateur qui me serait lancé.

L'attente était devenue ma meilleure amie. Le hublot également était devenu un ami proche. Il me permettait de temps à autre de voir une silhouette se profiler. J'espérais qu'elle s'arrête, que je croise un regard mais rien ce jour là. Pas même Kate. Depuis notre petite discussion du matin, je ne l'avais pas revue. Sans doute était-elle plongée dans ses recherches pour tenter de guérir les contaminés. Je ne lui en voulais donc pas de cette absence. J'espérais juste qu'elle faisait attention à elle car je doutais qu'elle soit revenue le vent en poupe à Genetic. Il y avait également une autre personne que j'attendais et qui pour le moment n'avait toujours pas pointé le bout de son nez. Trop occupée à embêter son monde sûrement. Ça ne m'étonnerait guère venant d'elle, c'était même rassurant et une activité normale, du moins c'était ce que je pensais pour sa personnalité.

Je sortis de mes pensées quand j'aperçus une ombre de l'autre côté du hublot. Un visiteur enfin ? Quelques secondes s'écoulèrent. Et rien, il y eut des bruits de pas dans le couloir qui s'éloignèrent avant de se rapprocher. J'entendis un bip et la porte s'ouvrit. Dans l'embrasure, je distinguais une silhouette féminine. Avec la lumière dans son dos, il me fallut quelques secondes pour que ma vue s'habitue et que je la reconnaisse. La porte fut refermée derrière elle. Contrairement à tous mes visiteurs, elle ne portait pas de tenue. Je ne la quittais pas du regard alors qu'elle traversait la pièce pour prendre une chaise et la rapprocher de mon lit. La phrase qui fit office de salutations me fit sourire. « Ravi de vous revoir également mademoiselle Cooper. » Mon cerveau se remettait tout juste en route, je ne compris pas très bien ce qu'elle entendit par ce que je voulais. Qu'est-ce que je désirais ?

Alors que je me posais cette question, cherchant une réponse, je fus inattentif. Il était trop tard pour esquiver quand les lèvres de Dakota se posèrent sur les miennes. Si elle ne m'avait pas eu par surprise, est-ce que j'aurais vraiment voulu détourner la tête ? Je jetais rapidement cette question dérangeante aux oubliettes. Cette femme était folle. Elle aurait été saine d'esprit, jamais elle ne serait entrée dans cette pièce sans protection. Et encore moins elle aurait songé à m'embrasser. Ce baiser me laissa d'ailleurs pensif. Lors de notre première rencontre, les torts étaient partagés mais cette fois qu'allait-elle inventer pour me mettre à son niveau et que je sois aussi coupable qu'elle ? Les circonstances étaient de mon côté, j'étais malade, affaibli, et parfois j'avais des accès de délires à cause de la fièvre. Je pouvais tout rejeter sur mon état.

Pensif, je l'observais alors qu'elle s'asseyait à mes côtés sur la chaise. C'était presque naturel, comme une personne qui restait à côté d'un proche pour le veiller. Presque naturel oui car rien ne l'était en réalité... Je compris rapidement le pourquoi du baiser. Un moyen de pression sur moi, un moyen de détruire Kate et la confiance qu'elle avait en moi. Ce n'était pas personnel, juste professionnel. Ma tête se détourna un instant tout en restant calée sur l'oreiller. Je continuais néanmoins à l'écouter jusqu'au bout. La fin attira mon attention. Elle avait des choses à me raconter. Et il y avait ce fameux gambit dont je lui avais parlé lors de notre première rencontre. Je pris appui sur mes mains pour me redresser un peu, me calant contre l'oreiller. Puis mon regard se reporta sur elle. Aucune fuite possible cette fois, je ne pouvais pas tourner les talons pour sortir de la pièce à moins de lutter contre elle pour tenter de lui prendre son pass. Vu mon état, j'étais mort si je tentais quoi que ce soit.

Alors je poussais un léger soupir avant de me décider à prendre la parole. « Il va falloir arrêter ces baisers Dakota sinon je vais finir par croire que je vous plais. Songez à votre réputation, ça serait bête de la détruire. » Non parce que la terreur chieuse en compagnie du bisounours de Genetic, ça serait... inattendu, inapproprié, impossible. J'espérais que son côté professionnel et que ses ambitions personnelles m'aideraient pour qu'elle ne recommence pas. Je parlais à un mur capable de s'écrouler pour détruire ma vie en appuyant où cela faisait mal, mais l'espoir était permis. Et le rêve également ! « Le défi, c'était que vous veniez dans cette chambre pour me parler, pas que vous veniez sans combinaison stérile. Il est relevé mais... Vous êtes folle. Pourquoi risquer que je vous contamine ? » Est-ce qu'elle désirait vraiment avoir des accès de fièvre, des douleurs qui parcouraient son corps, des veines noires et son pouvoir qui partait en vrille ? J'avais du mal à croire qu'elle puisse ne serait-ce que quelques secondes avoir l'envie de découvrir cette déchéance alors qu'elle était une personne ambitieuse. Mais tout ceci semblait être la faute du gambit. Il était peut être temps de lui révéler la vérité. « Le gambit était du bluff, il m'arrive également de jouer au poker en plus des échecs... Du moins, ça l'était jusqu'à aujourd'hui. On ne me dit pas grand chose sur mon état bien que je sois médecin mais je sais qu'il est préoccupant... Est-ce que ce virus atteint toute la population ou juste les mutants ? Y-a-t-il des morts déjà ? » Je comptais sur sa franchise pour avoir des réponses à mes questions. Jusque présent, on ne m'en avait pas fourni. Il n'y avait que Kate qui avait commencé à me donner des éléments de piste en me parlant du mode de transmission. Si ça se trouvait, mes jours étaient comptés et personne n'avait la franchise de me le dire. Je marquais une pause de quelques secondes, mais ne décrochant pas de son regard. « J'ai l'impression que le Gambit ça va être moi... mais vu que vous ne voudrez pas me laisser gagner, vous tentez d'être le contre gambit... »

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Mer 6 Fév - 17:58

Je l’avais fait. J’étais entrée. Sans protection, sans aucune peur. Sans vraiment savoir pourquoi. Mais j’étais à cet instant, plus proche de lui que pouvait l’être Kate. J’avais eu la possibilité d’entrer et d’être auprès de lui. Pourquoi était-ce important ? Pourquoi je souffrais de ces tocs qui m’obligeaient à passer le voir deux fois par jours ? Alors qu’il était une menace. Alors qu’il avait peut-être lu mon dossier et qu’il savait des choses privées sur moi, comme mon enfance, les coups, la drogue et j’en passe. Alors qu’il me jugeait peut-être comme une paumée que Genetic avait manipulée. Alors qu’il n’éprouvait rien pour moi et que je n’éprouvais rien pour lui. Parce que je n’avais pas le moindre sentiment pour lui. Enfin si, il m’énervait, il m’exaspérait, je le détestais. Et je le haïrais probablement toute ma vie pour cette caresse. Et avec le temps, j’avais bien dû reconnaitre que je ne le détestais pas pour le geste en tant que tel. Mais parce qu’il l’avait fait comme si de rien n’était. Cela n’avait été qu’un accident et une erreur. Sans rien. Et cela m’agaçait prodigieusement. Mais j’étais là. Le fait est que j’étais là.

Et il ne semblait pas trop mécontent de ma visite, ou alors il simulait bien. Et cela ne serait pas juste. C’était un don que nous avions, nous, les femmes, de simuler. Interdiction aux hommes de nous prendre ce talent. Bref. Aussi stupidement que j’étais entrée, je l’avais aussi de nouveau embrassé. Au moins, nous serions à égalité. Je risquais de tomber malade mais je m’en foutais. Je n’avais strictement rien à perdre, et nous pourrions poursuivre nos discussions à armes égales. Oui, c’était pour cela que je l’avais embrassé. Et uniquement pour cela. Il ne pouvait en être autrement. Et je lui fis savoir. Son geste n’avait eu aucune arrière-pensée, le mien non plus. Fin de l’histoire.

Il ne sembla pas mal prendre mon initiative, il en fit même un trait d’humour. Ses neurones n’étaient pas encore attaqués. Bien, au moins, je n’aurais pas affaire à un pauvre gland décérébré parlant des babillements de bébé. Et nous ne verserions pas dans le mélo larmoyant du pauvre type agonisant. Merci !

« Que vous me plaisez ? Allons, Keaton, c’est le virus qui vous empêche de réfléchir ? Vous ne me séduirez pas avec ce teint de cendre et ces cernes de trois kilomètres. La belle au bois dormant est un mythe, vous savez ? Un conte pour enfant, rien de plus. Non, pour me plaire il faudrait au moins que vous soyez lavé, que votre tignasse soit démêlée et que vous m’offriez une paire de chaussures. Là, peut-être que vous seriez à mon goût. »

Et ma réputation ? Elle serait sauve, puisque j’aurais mis à terre la reine des glaces en lui prenant son cher et tendre. Mais cela ne m'intéressait pas. A cet instant précis, je me fichais de la détruire ou de lui faire du mal. Et en réalité, je ne dirais probablement rien du baiser. Pour la bonne et simple raison que cela ne la regardait pas, et qu’il ne s’agissait pas vraiment d’un baiser. Je ne m’en servirai que si elle montrait les crocs. Sinon, ça n’appartenait qu’à moi.

En tout cas, il était toujours fidèle à lui-même, je devais lui reconnaitre cela, toujours cette tactique qui m’agaçait au plus haut point. Je vis alors que l’un des appareils auxquels il était relié était mal mis. Et je savais d’expérience que ce n’était pas agréable quand une perf avait bougé. Alors je soupirai et me rapprochai. Es doigts le frôlèrent et bougèrent l’instrument avec précaution et dextérité.

« Vous êtes toujours à poser des questions pour ne pas répondre aux miennes. Ça prend vraiment avec les autres ? Je suis rentrée parce que je n’ai rien à perdre et vous le savez. Comme ça, nous sommes à égalité pour discuter. Si je suis malade dans quelques temps, je serai dans le même état et il n’y aura plus de supériorité de l’un ou de l’autre. Plus de CA ou de secrétaire de Tussle. Et puis, j’ai été cobaye, je sais ce que ça fait de ne voir que des types en blouse blanche toute la journée, qui ne vous traitent que comme un corps expérimental. Avouez que c’est plus agréable de me voir comme ça qu’en tenue stérile. J’aurais été bien moins sexy, admettez… »

La réponse était que je ne savais pas moi-même pourquoi j’étais entrée sans protection. J’avais une capacité d’autodestruction assez impressionnante. Mais je pouvais être dans cette pièce, alors que l’autre, elle ne le pouvait pas. Est-ce que cela comptait réellement ? Je n’en savais rien. C’était en tout cas à son tour de me répondre. Et je fus étonnée de sa réponse, ou plutôt de sa non-réponse. Il m’avait baladée ? Il m’avait menti ? J’écoutai jusqu’au bout, alors qu’une pointe de colère grandissait en moi.

« Je me demande pourquoi je devrais répondre à vos questions alors que vous m’avez menti. Vous êtes comme tous les autres. Des caresses qui ne veulent rien dire et des leurres. Félicitation, M. Wetherford, vous venez d’entrer au Panthéon des mecs minables que j’ai pu croiser dans ma vie. Et dieu sait qu’il y en a eus… »

Et il le savait, s’il avait lu mon dossier. Entre autres ? Mon père, parti alors que j’étais toute petite. Le type qui avait essayé de me violer. Et les autres. Tous les autres. Ma main qui était restée sur le matelas se crispa sur le drap. Etre manipulée c’était le lot quotidien, je savais que je n’étais qu’un pion. Mais par lui, ça me mettait en rage.

« Le virus tue. Et vos jours sont certainement comptés, j’en sais rien, je ne suis pas médecin mais qu’une pauvre imbécile de coordinatrice. Et réfléchissez deux secondes, s’il avait atteint toute la communauté des mutants, je serais dans le même état que vous. »

Je me levai alors. Des choses, j’en avais pourtant à dire. Mais à quoi bon ? A un menteur et un tricheur ? pourquoi faire ?

« Je n’avais pas envie que vous mourriez, je l’admets. Peut-être que j’aurais essayé d’être votre contre-gambit, juste pour que vous arrêtiez de jouer les héros. Mais puisque ça n’était que du bluff, il est temps que j’arrête de jouer à votre jeu aux règles truquées. »

Je me tournai alors, prête à quitter cette chambre, prête à mettre un terme à ce jeu de dupes.
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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Mer 6 Fév - 19:34

Ce n'était que la seconde fois que l'on se croisait avec Dakota et de nouveau dans les locaux de Genetic. Il était trop tôt pour le dire pourtant j'étais prêt m'avancer pour déclarer que chacune de nos rencontres se déroulerait de la sorte : des joutes verbales, des pointes d'humour et un don pour s'agacer mutuellement. Les deux premiers points venaient déjà de se réaliser. Quant au troisième, il ne tarderait pas. Forcément j'allais prononcer la phrase qu'il ne faudrait pas et qui lui ferait monter la moutarde au nez. Ou forcément elle me pousserait dans mes derniers retranchements comme lors de notre rencontre. Nous n'en étions pas encore là, je la titillais en réaction à son baiser. Un peu d'humour mêlé à une demande dissimulée et sérieuse. Elle ne pouvait pas m'embrasser de la sorte à chacune de nos rencontres. Nous n'étions pas en Europe, on ne pouvait permettre ce baiser russe. Ou alors elle avait des origines soviétiques dont je n'avais pas connaissance, allez savoir. Je l'aurais su si j'avais réellement consulté son dossier. Peut être qu'elle me répondrait si je l'interrogeais.

En attendant, j'écoutais attentivement ses propos, me demandant dans quel état physique j'étais réellement. Est-ce que je faisais si peur que ça à voir ? Apparemment oui. Il n'y avait pas de miroir dans la pièce, pas même dans la petite pièce qui faisait guise de salle de bain. Je pouvais m'exprimer ainsi, il y avait tout juste la place pour prendre une douche, se rendre aux toilettes et se débarbouiller. Pour se changer, en gros il fallait quasiment se mettre dans le receveur de douche. Et dans cette pièce aucun miroir. Donc aucune possibilité de vérifier si mon teint était tel qu'elle me le décrivait, et si j'avais vraiment d'énormes cernes sous les yeux. Je ne faisais que dormir pourtant, ça serait le comble que j'ai une tête de déterré. « Vous me brisez le cœur, moi qui croyais encore aux contes de Disney, je ne vais plus en dormir à cause de vous. Vous pouvez courir pour les chaussures, je suis certain que vous seriez du genre à choisir les plus chères juste pour me ruiner. » Ceci dit avec un léger sourire au coin des lèvres, je savais que ça ne se produirait jamais. Par contre elle n'avait pas tort sur le fait de me laver et de me coiffer. J'en avais bien besoin. Une fois qu'elle serait partie, je rassemblerai mes forces pour tenter de prendre une douche, ou du moins me débarbouiller et me passer la tête sous l'eau.

Son regard se détourna et je le suivis, mes yeux se posant sur l'appareil et sur le fil qui me reliait à celui-ci. Je n'avais pas encore remarqué qu'il était mal positionné et je ne l'aurais probablement vu que lorsque la douleur serait arrivée. Je ne bronchais pas quand elle se rapprocha pour le remettre. Encore moins alors que ses doigts me frôlèrent. Elle pouvait jouer les dures, dans le fond, elle n'était pas si mauvaise. C'était ce que je pensais à cause de ce geste. A moins que... « Vous me gardez en vie pour m'achever vous-même plus tard, merci c'est gentil. » La provocation et la moquerie étaient très minces. Je me retranchais derrière mon sens de l'humour si particulier que je pouvais avoir quand je m'y mettais. Et j'esquivais souvent, comme à mon habitude, ce qui ne prit pas avec elle encore une fois. « ça fonctionne très souvent je vous assure, un jour vous n'y ferez même plus attention tellement vous serez habituée. » Du moins si ce n'était pas moi qui pliais le premier pour ne plus esquiver les questions et y répondre enfin.

Je ne comprenais pas trop la logique de la jeune femme. S'exposer à la maladie pour être au même niveau que moi. Elle n'avait pas besoin de s'abaisser à cela. Allongé dans cette pièce, je n'étais rien. Juste un malade parmi d'autres qui luttait chaque jour pour sa survie. Je ne comptais pas non plus jouer de ma position en tant que représentant du Cap face à elle. Rien que le fait qu'elle soit entrée dans cette chambre nous mettait au même niveau. Abaissant le mien ou relevant le sien, c'était au choix selon le point de vue que l'on préférait. Je poussais un léger soupir, ne répondant rien à son invitation d'avouer qu'elle était sexy. A quoi bon, elle devait connaître ses atouts, avoir une confirmation de ma part, ça ne serait qu'une arme de plus à dresser devant moi pour me faire céder à un moment ou à un autre. Alors je passais outre et poursuivais la discussion.

Ce fut à cet instant que le point trois se réalisa. Je prononçais les propos qu'il ne fallait pas et les répliques ne mirent guère de temps à venir. En effet j'avais menti. C'était plus exactement une omission de la vérité. Un moyen de protection qui n'avait rien à voir avec cette caresse que j'avais eu pour elle. Sûrement que c'était minable de ma part, je ne le niais pas et ne cherchais pas à me défendre. Mon regard se baissa pour observer sa main se crisper. Je ne fis aucune geste et ne dis rien, me contentant d'écouter. Je n'en appris pas davantage sur les personnes atteintes. Juste que le virus tuait et donc que ce n'était plus qu'une question de jour avant que j'y passe. Bizarrement, face à cette nouvelle, je restais extrêmement calme, réfléchissant. Elle se leva et m'avoua qu'elle ne voulait pas que je meurs. Pourquoi ? Et pourquoi se sacrifier pour que j'arrête de jouer les héros, qu'avait-elle à y gagner ? Elle allait partir, me tournant déjà le dos.

Mon bras se tendit et mes doigts se refermèrent sur son poignet. « Attends... » Je ne fis pas attention que je la tutoyais. Une douleur me traversa et mes doigts resserrèrent leur prise l'espace de quelques secondes. Quand je m'en rendis compte, je la lâchais. « Désolé ce n'était pas voulu. » Et maintenant ? Je venais de lui demander de rester mais si je ne fournissais pas assez d'arguments pour, elle partirait. Il était peut être temps de me dévoiler. « La réponse du gambit, tu l'avais dès notre rencontre mais je ne pouvais pas prendre le risque que tu cours directement chez Tussle pour tout lui dire. C'est lui le gambit... Genetic, ses membres, je n'ai rien contre eux c'est seulement Tussle... » Car à cause de lui j'avais failli tout perdre et je n'aurais peut être jamais su que j'allais bientôt être papa d'une petite fille. « Il s'en est pris à ma famille, il sautera... Je ne dis pas qu'il mourra ce n'est que l'option de dernier recours mais... Je ne cherche qu'à protéger les miens... Ce qui semble ironique vu mon état actuel, je suis en train d'échouer et vais devoir revoir mes plans... » Je marquais une pause le temps de reprendre ma respiration. Plusieurs jours que je n'avais pas eu de personne avec qui vraiment parler. Je n'avais plus l'habitude. « J'ai besoin d'aide Dakota... Je n'ai pas envie de mourir mais si mes jours sont comptés, ne dis rien à Tussle... Je veux juste que ma fille, Kate, ma sœur soient en sécurité. Il y a Ingrid aussi, elle doit s'inquiéter et croire que je l'ai abandonnée... »

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Jeu 7 Fév - 16:45

Un jeu de dupes, c’était parfaitement cela. Nous jouions, lui et moi. Et habituellement, cela ne me posait pas le moindre souci. Car je maitrisais le jeu. Et je jouais selon mes règles. Donc porter des masques et nous saluer comme si nous étions des amis proches, cela ne me dérangeait pas. Parler des contes de fées avec lesquels les parents faisaient croire à leurs enfants que le monde était merveilleux, ok. L’entendre dire que je choisirais des chaussures excessivement chères pour le ruiner, cela passait aussi. Car j’étais capable de le faire, juste pour voir s’il était capable de sortir sa carte de crédit. A tous les coups, ce ne serait pas le cas. Il arrêterait de jouer avant. Je les connaissais, ces beaux parleurs. La langue bien pendue, mais quand il s’agissait de passer à l’acte…

Il avait également le droit de supposer que je voulais le tuer en personne. En réalité, c’était vrai. Je préfèrerais le tuer de mes mains plutôt que de laisser gagner une maladie. Pourtant, le laisser mourir par ce virus serait une aubaine. Mon boulot ne serait plus en danger. Ma petite vie ne serait pas perturbée. Ce chapitre serait clos et on n’en parlerait plus.

« Exactement. »

Ce fut tout ce que je lui répondis. Il ne méritait pas plus, puisqu’il tentait d’esquiver, alors que j’avais relevé son défi et que j’étais dans cette pièce avec lui, alors que je pourrais être en train de me prélasser dans un bon bain gorgé d’huiles essentielles. Je n’avais en revanche pas envie que nos entretiens deviennent une habitude. Je ne voulais pas être coutumière de ses tics et manies. Je ne le désirais pas. Parce que je n’étais plus Dakota Cooper quand il était là. Je ne reconnaissais pas mes gestes et décisions. Faire semblant, faire comme si. C’était comme cela fonctionnait à Genetic. Et il y avait longtemps que j’avais accepté les règles. Mais il m’avait menti. Il s’était joué de moi et avait truqué notre bras de fer. Mentir, tricher, feindre, j’en avais l’habitude, mais cela me mettait vraiment en rogne qu’il soit à l’initiative de ce jeu de dupes. Il mentait depuis le début, et je n’aimais pas cela. Exactement comme les autres. Il n’était qu’un homme : un tricheur et un manipulateur. Qu’il crève donc, tant pis. Qu’il se débrouille avec ses idéaux, ce n’étaient pas les miens ! Je m’étais leurrée, il n’avait rien de différent. Il était comme tous les autres, et je n’avais plus qu’à partir.

Ce que je fis. Ou plutôt ce que j’aurais fait, s’il n’avait pas… Mes yeux se posèrent sur sa main qui tenait mon poignet. Pourquoi faisait-il cela ? Pourquoi est-ce qu’on ne se laissait jamais partir, lui et moi ? Lentement, mes yeux remontèrent le long de son bras, jusqu’à croiser les siens. Ah… Je n’étais plus Mlle Cooper ? Et depuis quand ? Pourquoi ce tutoiement soudain ? Pourquoi cette proximité soudaine alors qu’il n’avait été qu’un menteur ? Je sentis ses doigts serrer ma peau. Je n’avais pas mal mais ce contact ne m’était pas habituel. Ce n’était pas brutal, pas une prise violente dans le but de me faire plier, de me faire du mal. Est-ce qu’il voulait me retenir ? Juste… me retenir ? Mais pourquoi ? Parce qu’il était désolé ?

« Pourquoi est-ce que je resterais ? »

Parce qu’il était visiblement décidé à me dire la vérité. Etait-ce le fait d’être à l’agonie ? Cela avait toujours une étrange influence sur les gens, la perspective de mourir bientôt. Il m’avait lâchée, je pouvais donc partir. Mais j’avais envie de savoir ce qu’il avait à me dire. Je me rassis lorsqu’il évoqua le gambit. C’était Tussle qu’il avait prévu de faire sauter. Oui, il avait raison, je le savais depuis le début, mais il n’avait toujours pas répondu à l’une de mes questions, que je lui avais posée dès notre rencontre. Le don de l’esquive, comme à chaque fois. A ceci près que j’appris toutefois qu’il ne souhaitait pas détruire Genetic dans son entier. C’était une guerre d’homme à homme. Le problème étant qu’il voulait détruire mon protecteur. Je n’étais pas du genre à me lier à quelqu’un, surtout à cause d’une hypothétique dette, mais l’idée me gênait. Je lui devais tout de même beaucoup. Il m’avait fait passer de cobaye à coordinatrice politique et secrétaire personnelle. Ce n’était pas rien tout de même. Et Keaton voulait sa tête pour avoir touché à sa famille. La famille, tu parles, un bien grand mot. C’était quoi, la famille ? Des gens qu’on vous impose ? Des gens qu’on est obligé d’aimer mais qui nous plante un poignard dans le dos dès qu’ils en ont l’occasion ? Merci, mais je ne voyais pas l’intérêt de défendre une telle chose. Tout ça pour… sa fille ? Sa Kate, je n’en avais rien à foutre, qu’elle aille crever au fond d’un égout, cela ne me ferait ni chaud ni froid. C’était donc une fille. Est-ce qu’ils allaient faire comme les Cooper ? Tenter de sauver leur union en ayant un autre enfant et en laissant tomber ? Mon père m’avait laissée tomber. Quelles que soient les meilleures intentions, les choses finissaient par merder. Il voulait que je l’aide à mettre sa famille en sécurité. Je ne croyais pas en la famille. Je n’aimais pas Kate et j’avais une sainte horreur des bébés. Pauvre gosse… fille de Reynolds. Est-ce qu’elle serait comme ma mère ? Bonne question… Et Ingrid. Qu’est-ce qu’il trouvait à la famille, franchement ? Il voulait que je l’aide à sauver une chose que je ne connaissais pas et en laquelle je ne croyais pas, contre un homme qui m’avait propulsée au sommet. Il voulait que je l’aide. Pourquoi ? Il n’avait tout de même pas confiance en moi alors qu’un mois plutôt il me croyait du genre à courir dans le bureau de Tussle pour tout lui rapporter. Ce que j’aurais dû faire, dans le fond. Je le regardais dans les yeux, essayant de trouver des réponses… mais rien. Je ne trouvais rien. Il fallait donc parler, obtenir des réponses à l’ancienne.

« Je devrais dire félicitation, pour ta fille. Je te souhaite plutôt bon courage. Crise d’adolescence, petit copain boutonneux, problèmes de règles et d’hormones. Bref. Tu as esquivé la question du roi, dans ton gambit. Tu es prêt à faire tomber Tussle pour une vengeance personnelle. Je croyais que c’était pour mettre un terme aux actions de Genetic… les cobayes, les expérimentations ? Où est la vérité et qui placerais-tu à la tête du groupe ? Qui te dit que ce ne sera pas pire ? »

Je me penchais, rapprochant mon visage du sien. Les oreilles malavisées couraient les couloirs de Genetic. Or nous devions discuter de choses importantes.

« Ta deuxième fille est inquiète. Elle me parle, je m’occupe d’elle puisque ta chère Kate ne le fait pas. Elle est chez vous et elle a peur, elle réclame de tes nouvelles. Tu n’as pas qu’une fille, il y en a une qui s’affaiblit. Or on sait tous les deux qu’elle a un gros potentiel. Kate et votre têtard, ok, mais pense à elle. Elle est toute seule et j’ai l’impression qu’elle ne me dit pas tout de son état de santé. Si elle a habité avec toi, il est possible qu’elle soit malade. Je ne crois pas à la famille. Pour moi, ce n’est qu’un berceau d’illusions, mais dans ces cas-là, assume jusqu’au bout. »

J’avais d’autres questions encore. Ce type avait le don de me faire perdre mes repères. Il m’avait demandé à l’aide, il m’avait retenue. Quel intérêt ? Parce que j’étais proche de Tussle… Voulait-il se servir de moi pour l’atteindre ? Ce serait mesquin et ça ne marcherait pas.

« Ce n’est pas moi, que tu voudrais voir ici. Et surtout,… tu me demandes de trahir la seule personne qui ait jamais cru en moi et qui m’ait donné ma chance. Il n’y a que lui qui a vu ce que je valais. Tu me demandes de le trahir pour ta famille ? Je n’aurais plus rien, Keaton. Tu auras ta précieuse famille mais je n’aurais même plus mon job ici.
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Keaton T. Wetherford

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Jeu 7 Fév - 18:42

Sans doute étais-je en train de commettre la plus belle erreur de ma vie et il y avait de fortes chances pour que je ne sois bientôt plus là pour voir les conséquences de ce que j'étais en train de faire, mais surtout en train de dire. Révéler une vérité sur un homme que je détestais à une personne qui l'appréciait et qui n'aurait pas d'état d'âme pour utiliser les informations que j'étais en train de lui fournir. Je prenais un risque énorme. Pourtant, il y avait quelque chose de complètement fou, impossible à expliquer. C'était comme une petite voix qui me soufflait de parler, m'invitant à avoir confiance en cette femme. Pourquoi ? Je n'en avais aucune idée. Mais je dévoilais mes intentions au sujet de mon pire ennemi actuel. Et elle m'écoutait, de nouveau installée sur la chaise à côté de mon lit. On pourrait supposer que j'avais perdu la raison, or ce n'était pas le cas. J'étais parfaitement sain d'esprit et je ne pouvais reporter mes dires sur le compte de cette maladie qui m'atteignait. Les enjeux étaient trop importants. Il y avait beaucoup de calculs à faire. Et des risques à prendre. Les résultats restaient juste improbables.

Je parlais sans détourner le regard. Si jamais elle émettait des doutes sur mes propos, mes yeux ne mentaient pas. A cet instant, ils étaient ce qu'il y avait de plus sincère, je ne me retranchais pas derrière ma faculté pour jouer un rôle, celui qu'on n'attendait pas forcément de moi mais qui me couvrirait suffisamment pour ne pas me dévoiler. Une fois que j'eus fini, j'attendis sa réaction. Un silence et des prunelles qui me fixaient, tentant de me sonder voilà ce que j'eus dans un premier temps. Puis, elle se décida à prendre la parole. Une lueur illumina mon regard pour ses premières phrases. « J'ai le temps de voir venir avant l'adolescence et les crises mais les premières années ça ne sera que du bonheur, pas pour rien que je suis pédiatre. » Quand j'avais débuté mes études de médecine, ma spécialisation s'était imposée à moi, d'elle-même. J'avais un don avec les enfants, un feeling qui passait plutôt bien même avec les plus pénibles ou les plus réservés. Il n'y avait rien à comprendre, c'était ainsi. Je pouvais aborder le sujet de l'enfance sans me sentir contraint d'en parler. Ce qui n'était pas le cas de Dakota, je m'en doutais. Alors je ne m'attardais pas sur le sujet, passant à la suite car il y avait besoin d'éclaircissements.

«  La vérité regroupe les deux. Faire tomber Tussle pour moi et mettre un terme aux cobayes et aux expérimentations forcées. On n'a pas le droit de traiter un être humain de la sorte, encore moins s'il n'est pas volontaire. » La suite par contre, ça se corsait quelque peu. Qui mettre à la tête de Genetic ? Pourquoi voulait-elle autant que ça soit Tussle qui y reste ? Pourquoi un seul homme ? « Il y a déjà le conseil d'administration à la tête de Genetic... Tussle se démarque juste des autres. Ce groupe est comme toutes les entreprises, il a besoin d'un conseil de plusieurs têtes pensantes pour prendre les meilleures décisions pour lui.. » Parce qu'à écouter une seule personne, on avait un seul avis, un seul point de vue, pas d'ouverture d'esprit ni de perspective. Comment avancer s'il n'y avait pas de confrontations d'idées qui justement permettaient d'aller de l'avant. Si on laissait le maire à la tête du groupe, tout comme Holster auparavant, un jour ou l'autre, il ferait du surplace et reposerait sur ses acquis. « Je ne sais pas si ça sera pire mais si on ne tente pas, on ne le saura jamais... » Je n'avais pas d'autre réponse à sa dernière question, conscient que c'était en quelque sorte un saut dans le vide, vers l'inconnu que j'envisageais.

La jeune femme bougea, se rapprochant de moi. Je pouvais presque sentir son souffle sur ma peau. Il allait vraiment falloir qu'elle arrête de se rapprocher de moi de la sorte. Un regard d'une personne mal intentionnée à travers le hublot à cet instant pourrait très vite faire courir la rumeur qu'elle allait m'embrasser et qu'on se murmurait des mots doux. Sauf qu'il n'en était rien. Le sujet de discussion était beaucoup plus préoccupant. Ingrid... Mon cœur se serra en apprenant qu'elle s'inquiétait. Je fus à peine soulagé quand Dakota m'affirma s'occuper d'elle. J'avais le droit d'émettre des réserves sur sa façon de s'occuper de ma filleulle ? Si la réponse était non, j'en avais tout de même. « Tu ne la façonneras pas à ton image... » marmonnais-je entre mes dents. Et j'avais toutes les raisons de l'en empêcher. Ingrid avait un cœur énorme, je ne voulais pas qu'il se brise en morceaux, seulement qu'il s'endurcisse un peu pour être parée à affronter les aléas de la vie. Le sujet était épineux, les points de vue différents, cela pourrait amener à un débat houleux entre Dakota et moi. Sauf que ce n'était pas la priorité du moment. « Kate m'a dit que la transmission du virus est virale. Ingrid habite avec moi, j'ai forcément du la contaminer... » Et là, mon regard se voilà. Que je sois contaminé et que je risque de mourir, j'étais prêt à accepter. Par contre, je refusais que mes proches meurent. Et si Ingrid mourait à cause de moi... Je porterai de nouveau tout le poids du monde sur mes épaules, comme dix ans auparavant. « Il faut aller la chercher pour la ramener ici et qu'on la soigne. » Mais comment ? J'étais enfermé dans une chambre et on m'interdisait d'en sortir. Je pouvais demander à Kate de le faire mais il y avait un risque pour le bébé. Ingrid ne la connaissait pas et risquait d'être méfiante même si elle savait que je faisais confiance à Kate. Alors que faire ? Une possibilité germa dans ma tête et j'interrogeais simplement Dakota du regard, m'attendant à une réponse négative.

Je bougeais un peu, tentant de trouver une position confortable. La jeune femme n'avait peut être pas tort. J'aurais aimé voir Kate à sa place. Mais la mère de mon enfant ne me donnait plus de nouvelle depuis plusieurs heures. Elle devait et n'était pas revenue. Elle ne pouvait pas non plus entrer sans protection et prendre le risque d'être contaminée. Et surtout, elle n'avait pas de pass pour entrer. « '' Dites lui que vous ne voulez pas qu'elle entre, nous prenons soin de vous...'' Est-ce que tu me laisses vraiment le choix de mes visiteurs ? Je ne crois pas. » Simple constatation qui pouvait passer pour un reproche. Je ne m'attardais pas, il y avait un autre point à éclaircir et le plus tôt serait le mieux. « Je ne t'ai jamais demandé de trahir Tussle, juste de m'aider à protéger les miens contre lui si je ne suis plus en mesure de le faire. Qu'est-ce qu'il a vu en toi? La douleur, la peine ? On n'est pas obligé de réagir par la colère et l'envie d'écraser les autres. Tu vaux plus que cela et je suis sûr qu'il y a de la bonté en toi, derrière cette façade de femme sans scrupule que tu montres. Je sais, je suis un bisounours idéaliste mais je m'assume. » Mes paupières se fermèrent durant quelques secondes, je commençais tout doucement à fatiguer. Je luttais pourtant pour poursuivre la conversation. « Tu auras toujours un job ici sauf si ta vie est dévouée à Tussle. Je te proposerai bien d'être ma secrétaire mais tu serais juste... insupportable avec moi et me contredirais tout le temps seulement pour tenter de m'agacer. » Mes paupières se rouvrirent et mes prunelles claires rencontrèrent les siennes. « La famille, ce n'est pas seulement des personnes que l'on nous impose, on peut aussi choisir ses membres. J'ai juste lu le début de ton dossier, je suis quasi comme toi niveau parents, je sais ce que ça fait d'être seul et de ne vivre que pour ses études, son boulot ou soi-même » J'avais juste dépassé cette période de ma vie pour ne pas me risquer à finir vieux et aigri, rongé par une haine qui me dépasserait et me consumerait à petit feu.

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Jeu 7 Fév - 20:16

J’étais assise, dans une chambre de malade, à discuter avec Keaton Wetherford. On me l’aurait dit il y avait encore quelques jours, je ne l’aurais pas cru. Il ne manquait plus qu’un café et on était dans le parfait cliché. Ce type était un cliché, un stéréotype ambulant. Et monsieur pensait qu’un bébé c’était un bonheur. Beurk.

« Oui, c’est sûr qu’un lombric qui ne sais pas parler, qui bave, recrache ce qu’on lui donne, sent la mort à des kilomètres à la ronde quand il remplit sa couche et passe son temps à hurler, c’est du bonheur. Vous êtes dingue. »

Déjà que j’avais du mal avec Adalia, alors un bébé… Non mais un bébé quoi ! un truc qui bousille le vagin, qui vous rend insensible au sexe et qui vous pourrit la vie, non merci ! NO WAY ! Mais nous n’étions pas là pour parler de bébé et de couches sales. En revanche, parler de Tussle et de Genetic, ça, c’était un sujet que je maitrisais. Les expériences , ça aussi, je savais de quoi il s’agissait. Mon adolescence avait été rythmée par les prises de sang, les extractions de poison, les épuisements. Je n’avais pas spécialement apprécié mais en même temps, c’était le prix à payer pour ma vie. Et maintenant, j’avais la maitrise de ma capacité. Alors, était-ce une mauvaise chose ? Je n’en étais pas certaine. Et laisser le CA sans décisionnaire principal, c’était comme… une meute de loup sans mâle alpha. Ça ne tiendrait pas, car il y aurait toujours des divergences…

« Tu les connais… ils vont se bouffer et seront rarement capable de se mettre d’accord. Tout va trainer en longueur, c’est mauvais, il faut un décisionnaire, sinon, c’est la pagaille. »

Une discussion sur la politique après avoir parlé de bébé ? Ma foi, c’était du pareil au même vu certains comportements d’hommes d’affaires. Le sien aussi… celui de Keaton était… irresponsable et dangereux. Il n’avait rien prévu pour la suite. Normalement, quand on envisageait de remplacer un patron ou de fusionner une entreprise, on faisait des études, on dressait des perspectives d’avenir, on calculait, évaluait, on faisait des plans. Pas lui. Il foncé tête baissée et c’était puérile, idiot et inconséquent.

« Tu veux qu’on revienne à l’ancien système ? Pourtant, cet ancien système utilisait les mêmes pratiques, je le sais, je suis un pur produit de la maison. Que se passe-t-il si moi je préfère que ça fonctionne ainsi ? »

Cul de sac ? presque, car la discussion dévia sur Ingrid. Enfin discussion… Je lui disais que je m’étais occupée d’elle et il me sortait cette phrase… Je ne sais pas pourquoi je ne me fâchais pas tout de suite. Je suis incapable d’expliquer pourquoi je continuais à lui parler alors qu’il venait de me faire mal. Serait-ce si grave, si je la façonnais à mon image ? Je m’assumais financièrement, j’avais une vie que j’aimais, je ne me laissais pas marcher sur les pieds. Je n’étais pas un si mauvais exemple. Si elle me suivait, Ingrid ne passerait plus son temps à pleurer, elle ne serait pas naïve et ne se ferait pas avoir par les mecs. Alors quoi ? je ne l’écoutais plus que d’une oreille, quand il me disait qu’il fallait la chercher. Pourquoi le ferais-je, puisque je ne devais pas avoir de mauvaise influence sur elle ? Qu’elle crève dans son coin, je ne risquerais pas de la pervertir comme ça. Mais évidemment super Kate daignerait enfin s’en occuper. Non qu’elle s’intéresse à Ingrid, mais parce qu’elle se rendrait compte qu’elle était importante pour lui. Et je passerais encore pour la méchante…

Mais merde ! Qu’est-ce que j’en avais à foute ? Qu’ils pensent ce qu’ils voulaient de moi ! Personne ne me connaissait. Je ne répondis rien à cette attaque qui avait fait mouche. Pourquoi, je n’en sais rien. Pourquoi je continuais à parler sur un ton neutre alors que j’avais été touchée… Et le deuxième coup fut porté dans la foulée. Les coups, je supportais. Les insultes, j’en avais pris mon partie. Quand on me vexait, je répliquais, au centuple. Mais là… il y avait quelque chose de différent. Je n’avais rien à faire ici. Rien du tout et il me demandait de l’aider à sauver les siens ? C’en était trop là. Mais visiblement pas pour lui. Il ne pouvait pas s’étouffer avec sa saleté de maladie ? Crever et me foutre la paix ? Qu’est-ce qu’il avait à se lancer dans une séance de psy à deux balles ? Il croyait me connaitre alors qu’on s’était vus 15 secondes dans notre vie ? S’il savait où il pouvait se la carrer sa bonté. Qu’il aille au diable ! Il voulait voir ma bonté ? Très bien… tant pis pour lui. Je retins ma réplique du bout des lèvres alors qu’il n’arrêtait pas de parler. Sa secrétaire ? Même pas en rêve ! Il croyait me connaitre parce qu’il avait feuilleté mon dossier ? Quel crétin !

« Vous ne savez rien de ma vie et n’essayez pas de faire des parallèles malheureux entre votre vie et la mienne ! Vous croyais que je serai mauvaise pour Ingrid ? Qui s’est occupée d’elle pendant son séjour ici à votre avis ? Qui ?! A-t-elle été malheureuse ? Ne vous a-t-elle pas donné l’impression d’être plus grande à votre retour ? J’avais commencé à lui apprendre à s’endurcir et à contrôler sa capacité ! Vous l’a-t-elle seulement dit ? Non, non parce que je suis le grand méchant loup de Genetic ! »

Je me levai brusquement, m’écartant de ce cadavre sur son futur lit de mort, voilà, j’étais furieuse et déçue de moi-même. Merde, il s’était engouffré dans une saleté de brèche et j’allais m’empresser de la colmater. Fini les discussions et pourparlers. Terminée l’espèce de trêve. J’en avais ma claque.

« Je détacherai une équipe pour la ramener mais je vous préviens, Kate n’aura JAMAIS accès à sa cellule. Elle n’aura pas non plus accès à la vôtre. Je ne veux pas que cette femme approche Ingrid. Je ne veux pas qu’elle s’en serve comme d’un cobaye comme elle l’a fait pour moi pendant des années. Car oui, M. Wheterford, la mère de votre fille pratique ce que vous dénoncez et ce contre quoi vous voulez vous battre. Allez vous faire foutre. »

Ma main se contracta contre mon pass. Je ne devais plus attendre, je ne devais plus laisser ses mensonges m’atteindre. Je sortis, prenant bien soin de refermer la cellule. Mes talons claquèrent violemment sur le sol. Il fallait que je rentre chez moi, que j’envoie un mail à Ingrid, pour la prévenir que demain, à la première heure, une équipe viendrait la chercher. Et j’avais aussi besoin d’un méchant verre de vodka. Non… d’une bouteille entière.
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Keaton T. Wetherford

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Jeu 7 Fév - 21:45

Dingue... Ce n'était pas le terme que j'aurais employé pour me qualifier. Je ne pensais pas l'être, du moins pas autant qu'on pouvait le supposer. En réalité, d'un point de vue extérieur de la part qui ne me connaissait pas, il était possible que je le sois réellement. Mais quel mal y avait-il à aimer les enfants et à vouloir voir le sien grandir en assistant d'un œil émerveillé à toutes les étapes importantes de sa vie ? C'était un problème pour Dakota. Je me retins de glisser une remarque qui n'aurait pas fait avancer la discussion, juste envenimer les choses. La jeune femme avait oublié qu'elle avait été un lombric qui n'avait pas la parole. Tout ce qu'elle détestait chez un enfant, elle y était passée. Est-ce qu'elle s'était autant détestée durant son enfance ? C'était une question dont je n'avais pas la réponse et que je me gardais bien de poser. Nous n'étions pas assez intimes pour que je le fasse même si j'étais curieux d'en savoir davantage à son sujet pour apprendre à la connaître.

Nous étions radicalement différents. Je le savais depuis notre première rencontre mais celle-ci ne faisait que confirmer ce que je pensais. Du moins en partie, car derrière la surface, nous avions des points communs même si cela coûtait de le reconnaître et qu'on préférait les enfouir. En attendant, parmi nos divergences d'opinion, il y avait l'avenir de Genetic. A mes yeux, le système actuel n'était pas le plus sain. L'ancien non plus. Il fallait un nouveau départ que j'étais incapable d'impulser seul et sans allié fort à mes côtés. Je secouais négativement la tête quand la jeune femme supposa que je voulais revenir à ce qui se déroulait avant. Comme lors de notre première rencontre, elle m'interrogea, désirant savoir ce qui se passerait si elle n'était pas d'accord et qu'elle préférait le présent. Je répondis simplement et sur un ton complètement neutre. « ça sera un sujet de désaccord entre nous et des discussions sans fin. » N'était-ce pas un peu ce qui se passait entre nous depuis que l'on se connaissait ? Une succession de désaccords.

Il y en avait un nouveau et pas des moindres. Ingrid... Je souhaitais que l'adolescente s'épanouisse, prenne confiance en elle mais... Pas en traitant les autres comme s'ils n'étaient que des vulgaires moucherons qu'il fallait écraser sur son passage pour continuer à avancer. C'était un peu ainsi que fonctionnait Dakota. Elle ne se laissait pas marcher sur les pieds, c'était une partie de sa personnalité que j'admirais. Par contre, j'étais en désaccord avec sa manière de faire. Parvenir à ses fins en appuyant là où ça faisait mal. N'y avait-il pas d'autres moyens pour elle ? Elle resta étrangement silencieuse alors que je parlais et m'épuisais tout doucement. Ce ne fut qu'à la fin que la tempête se déclencha. Et quelle tempête, une vraie tornade. Je m'interrogeais, me demandant pour quelle raison je l'avais mise en colère. Mon côté bisounours qui l'exaspérait ? Ou alors... Le grand méchant loup de Genetic... Je l'avais blessée. Bien malgré moi car ce n'était pas mon but. Nous avions presque fait un pas en avant dans notre entente pourtant on venait de reculer de trois. Retour du vouvoiement, explosion, braquage.

« Je suis désolé de t'avoir blessée. » J'aurais peut être du m'abstenir de prononcer cette phrase. Mes excuses, je pouvais me les mettre là où elle le pensait, je le savais. Le grand méchant loup qu'elle croyait être se leva brusquement. L'espace de quelques secondes, je crus qu'elle allait se jeter sur moi pour m'étrangler. Une impression, ce n'était que cela... Ou alors elle faisait preuve d'un self contrôle hors du commun pour ne pas se laisser guider par ses pulsions. Malgré cette fureur qui l'animait, elle répondit à ma demande pour récupérer Ingrid. Rien que cette décision, cela prouvait qu'elle n'était pas le grand méchant loup qu'elle supposait être. Elle laissait percevoir son côté humain. S'en rendait-elle compte ? Probablement non puisque malgré tout elle proféra des menaces ? Des conditions ? Je me crispais un peu quand elle m'envoya promener. Mes doigts se ressérèrent sur les draps. « J'ai appris ce qu'elle faisait... C'est d'ailleurs une des causes de notre rupture... »

Je ne cautionnais pas cette partie de la vie de Kate, et elle était au courant. Tout comme l'épisode d'Halloween, cela avait amené de nombreuses disputes. On n'avait pas réussi à passer outre, ce qui avait conduit à notre rupture à noël malgré nos tentatives de rester ensemble. Mais depuis Kate avait changé, jamais elle ne recommencerait, j'en étais persuadé. Ce n'était pas l'exemple qu'elle aimerait donner à notre fille. Cela serait également anéantir nos chances de réconciliation... La porte se referma derrière Dakota et je me retrouvais seul, avec mes pensées et cette phrase. Elle avait été un cobaye de Kate, je comprenais désormais cette haine qu'elle ressentait contre elle... Ce point était sûrement noté dans son dossier mais je ne l'avais pas lu, me contentant de survoler rapidement le début. Ce qui était ne m'importait pas vraiment. Je préférais apprendre à connaître les gens par moi même. Pourtant j'avais utilisé le point sur ses parents pour tenter de la comprendre. Grave erreur de ma part.

Cette fatigue que je ressentais et qui me poussait à fermer les paupières venait de s'envoler. Je restais seul, en compagnie des appareils à écouter les bips qui brisaient le silence de ma chambre. Je réfléchis, longuement. Durant plusieurs heures même si j'étais incapable de dire durant combien de temps exactement. Et puis, au bout d'un moment, ma patience vola en éclats. Sans crier gare, j'arrachais les perfusions auxquelles j'étais relié, débranchant également tous ses appareils. Je gagnais la salle d'eau en titubant, m'appuyant sur le lavabo pour ne pas tomber. J'allumais le robinet, l'ouvrant à fond pour laisser couler l'eau. Mes mains se joignirent, formant un creux pour recueillir l'eau et je m'aspergeais le visage. Mes doigts entrèrent en contact avec ma barbe de plusieurs jours. J'avais besoin de me raser. J'avais besoin de prendre l'air, de sortir de cette chambre qui m'était étouffante. D'être rassuré sur l'état d'Ingrid. De savoir si Kate allait bien et si ses recherches avançaient. D'appeler Tammy pour qu'elle ne s'inquiète pas. Et Dakota... Je fermais le robinet avec un manque évident de patience. Et ensuite ce fut le trou noir. Un douleur me terrassa et je m'écroulais inconscient dans la salle d'eau. Ce fut là que l'on me retrouva, inanimé quelques minutes plus tard grâce à une ronde du personnel ou alors quelqu'un qui s'était aperçu que les machines étaient débranchées.

04 Février 2011 – 7h

Une feuille sortit de l'imprimante. Elle fut rajoutée au dossier intitulé Keaton Wetherford. Un compte rendu de l'épisode de la nuit avec quelques commentaires. Le patient avait débranché ses perfusions et s'était levé sans prévenir le personnel médical. Il avait été retrouvé inconscient dans la salle d'eau propre à la chambre. Vraisemblablement son pouvoir s'était déclenché. Quelques fleurs jonchaient le sol avant de finalement disparaître au bout de plusieurs minutes. Le personnel l'avait recouché, rebranché et on lui avait fait un bref examen. Son état s'était détérioré depuis le dernier examen et il était jugé désormais très préoccupant. Le compte rendu se terminait sur une simple phrase, celui qui l'avait écrit s'interrogeait pour savoir combien de temps le représentant du Cap pourrait encore tenir. Une copie de ce compte rendu fut envoyé à Dakota Cooper par mail.

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Ven 8 Fév - 13:26

4 Février, 7h47

Je m'étais endormie d'épuisement, comme une loque sur mon plan de travail. Ce fut l'arrivée de mon équipe qui me réveilla. Deux techniciens de laboratoires, que je ne connaissais évidemment pas. Je supposais que Dakota y avait veillé. Il valait sans doute mieux pour elle éviter de me donner des gens sur qui je pourrais compter.

Je me sentais vaseuse mais je pris sur moi. Je leur fit un topo de mes résultats. J'avais isolé ce qui rendait Jenny résistante, j'avais réussi à comprendre comment. Maintenant il fallait trouver comment utiliser les cellules de sa moelle osseuse pour créer un antidote qui permettrait de stimuler la moelle osseuse des malades. Ils pourraient ainsi créer des lymphocytes efficaces.

Le gros problème était maintenant le problème d'incompatibilité qu'il faudrait contourner. Compliqué, très compliqué même, mais je devais faire confiance aux gens qui allaient travailler avec moi. Si ils bossaient en ces lieux c'était une preuve de leur qualité. Genetic avait toujours su recruter les meilleurs dans leurs domaines.

Le jeune homme, s'appelait Johan et était spécialiste en maladie contagieuse. La jeune femme pour sa part était un médecin oncologue, elle se prénommait Susan. Ses compétences étaient celles qui m'intéressait le plus. Elle connaissait les leucémies et finalement le traitement par cellule souche issues de la moelle osseuse c'était son rayon.

Je les laissais prendre leur quartier au labo et parti prendre une douche. J'avais besoin de me sentir propre et fraîche avant de débuter cette journée.
J'avais très peu dormi et ça serait dur sans ça. Je mangeais également un morceau avant de me diriger vers le niveau 3.
Je me plantais devant la chambre de Keaton, il avait l'air encore plus mal en point que la veille et les larmes me montèrent aussitôt aux yeux. Son teint crayeux me faisait peur, je n'avais plus beaucoup de temps pour trouver une solution. Sinon je n'aurais plus personne à sauver dans cette pièce. J'appuyais sur l'interphone et l'appelait longtemps avant de parvenir à le réveiller.

« Keat ? J'avance, je vais trouver, j'y suis presque. Tu dois tenir. Tu dois tenir pour moi, pour Lou, pour Ingrid, pour ta sœur et la petite Moïra. Je ne supporterais pas de te perdre. »

Il devait tenir pour m'expliquer les sous entendus de Dakota mais ça je n'avais pas besoin de le lui dire. Je voulais qu'il soit dans un état d'esprit positif. Il avait été prouvé que c'était le meilleur moyen de tenir.
Il m'avait entendue je le voyais me fixer. Il n'avait sans doute pas la force de se saisir de la télécommande pour me parler, ou alors pas l'envie ? Je ne devais pas penser à ça, c'était trop dur à encaisser et ça ne m’aiderait pas.

Je devais mettre toutes mes capacités au service de sa guérison, le reste pouvait attendre. Toutes mes capacités !! Mais oui, bien sûr !! C'était ça la solution, je devais me servir de ma propre capacité mutante.
Si je pouvait copier les capacités des autres mes cellules le pouvait peut être aussi ? Je tremblais devant les perspectives que m'ouvraient cette idée.

J'allais devoir avouer clairement mon statut de mutante, ça serait porté à mon dossier... Tant pis !!! Mon cœur me criait de foncer. Je pris l'interphone une dernière fois pour lui crier que j'allais revenir très vite. J'avais une voix au bord de l'euphorie, ou bien de l'hystérie... J'étais crevée et les hormones majoraient encore mes émotions.

Je partis en courant comme une dingue et arrivait échevelée et essoufflée dans le labo. Les deux jeunes gens me regardaient avec des yeux ronds.

« On ne se connaît pas, je suppose même que vous avez été mis en garde contre moi. Je m'en fous, du moment que vous êtes aussi bon dans les faits que sur le papier ça me va. Vous savez peut être que l'un des patients contaminé est le père du bébé que je porte ? Sinon c'est chose faite. J'ai besoin de votre aide, pleine et entière.»

Je me montrais franche, douce mais déterminée et j'espérais que ça suffirait pour avoir leur aide totale.

« Susan, je veux que vous me fassiez un prélèvement de moelle. »

Je coupais les protestations de la jeune femme d'un geste impérieux de la main.

« Je suis une mutante moi aussi. »

Vu leurs tronches ils ignoraient cette info et je souris. C'était la preuve que malgré tout mon secret restait relativement bien gardé.

« Je peux copier et imiter une capacité quelle qu'elle soit, maintenant il faut voir si mes cellules le peuvent aussi. Elles pourraient servir d'hôtes pour celles de Jenny et faire le lien avec le receveur. C'est très bizarre je l'admet mais c'est possible, c'est notre seule chance d'établir un traitement suffisamment vite. »

Après une courte discussion la jeune femme accepta. Sans en référer à Dakota ce qui me surpris beaucoup. Je refusais d'être anesthésiée, à part une petite injection en local et sous surveillance échographique. Me mettre en danger ne me gênais pas mais il n'en allait pas de même de ma petite fille. Je subis le prélèvement en serrant les dents et du laisser le soin à la jeune femme d'isoler mes cellules souches. Je devais rester allongée un moment, j'avais trop mal pour autre chose de toute façon. J'exigeais tout de même d'avoir mon pc portable. Je voulais consulter mes mails et continuer à avancer sur ce possible remède.




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Possible remède prêt rapidement.
Je suis chambre 2-C41, il me faut un pass.
Si pour cela je dois subir votre présence et vos insinuations allons y, je m'en tape.
Je veux le sauver, quoi qu'il puisse y avoir entre vous deux, quoi que vous désiriez reprendre.
Je me moque de vos manœuvres mesquines, je suis au dessus de ça. Ça vous plaît de me maintenir loin de lui ? Pourquoi au juste ? Vous êtes jalouse ? Vous craignez la concurrence d'une vieille femme enceinte ? C'est tout petit, vraiment tout tout tout petit !
04/02/2011 ; 09:08

J'envoyais en espérant une réponse voir mieux une visite avec ce fameux pass. J'allais récupérer en priant pour que ça fonctionne. Susan avait branché son microscope sur la webcam et je suivais avec attention l'avancée des recherches. Je croisais inconsciemment les doigts sous la couette. J'avais besoin de toute l'aide possible. Même une aide potentiellement mystique.
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Dakota R. Cooper


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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Sam 9 Fév - 19:04

3 février

Je me souvenais du plaisir que j’avais éprouvé à étrangler Jer’. Je me souvenais de la rage qui m’avait habitée ce jour-là. La même bouillonnait en moi face à Keaton. Fini le tutoiement. Finies les confidences. Je m’étais laissé aller et c’était la pire erreur que je pouvais commettre. J’avais toujours su pourtant que c’était un pauvre type. Il l’avait dit, nous ne serions jamais d’accord, ça ne servait à rien de faire comme si nous pouvions agir de concert. C’était ridicule. Tout comme ses propos… Les mêmes parents lui et moi ? Avait-il été vendu et abandonné par sa mère. Avait-il une sœur qui ne donnait aucun signe de vie ? Un père qui avait quitté le domicile conjugal trop tôt ? Je me fichais de sa vie, je ne voulais pas la connaitre, je ne voulais plus le connaitre. Il m’avait jugée et si habituellement, je m’en foutais, là, ce n’était pas le cas. Il était désolé ? Qu’il le soit, c’était terminé, il ne m’atteindrait plus.

« Très bonne décision ! », criai-je en sortant de la chambre.

Je parlais de sa rupture avec Kate. Franchement, un type luttant contre les expérimentations et bisounours avec la reine des glaces et meneuse des recherches, c’était aberrant et incompréhensible. Je ne voulais pas y pensais. Je regagnais mon appartement sans m’être calmée et je me rappelais à peine avoir envoyé un mail à Ingrid.

*
*   *

4 février, 9h

J’arrivais au bureau avec d’énormes lunettes de soleil noires et un café très serré. J’avais un véritable marteau-piqueur dans le crâne et je m’étais réveillée ce matin avec un beau néant en guise de mémoire. J’avais juste recollé les morceaux grâce à divers indices : la bouteille de vodka vide près du lit, le miroir brisé dans la salle de bain, le ventre retourné. Je m’étais encore pris une belle cuite. Une cigarette et je m’étais presque totalement réveillée. J’avais travaillé devant le miroir de la chambre pour  masquer les traces de cette nuit agitée et le résultat était bluffant. J’avais les yeux un peu rougi mais le teint était parfait, les lèvres délicatement colorées, les cheveux très bien coiffés.

Un détour par le starbuck et j’arrivais à Genetic, avec juste le soleil qui me gênait. Entrer dans l’antichambre de Tussle me fit un bien fou. De l’ombre, un endroit où je me maitrisais absolument. Un endroit connu. Je posais mes affaires et allumai l’ordinateur pour consulter les mails du jour. Je soupirai en voyant le nom de Keaton. Qu’est-ce qu’il avait encore foutu celui-là ?

« Quel imbécile. »

Se lever alors qu’il était déjà un cadavre. Voilà qui n’était pas très malin. Je m’adossai dans le fauteuil et mes yeux se fermèrent. Etat préoccupant. Affaire de quelques jours, ou de quelques heures… Je ne savais pas trop comment je devais prendre la nouvelle. S’il mourrait, j’aurais la paix. Un menteur de moins, pas de boulot menacé. Mais d’un côté… non, non. Je ne devais pas écouter cette petite voix qui me disait que c’était important, que sa mort serait importante et perturbante. Que j’avais besoin de réponse, d’explication, qu’on me tutoie sans me parler comme un chien, qu’on me retienne, qu’il me retienne. J’avalai une gorgée de café froid pour me réveiller. Il ne devait pas compter. C’était un tricheur qui me prenait pour de la merde, qu’il crève, voilà, il fallait que je m’en convaincs.  Je fermais la fenêtre pour ouvrir un second mail.

Et évidemment, Kate Reynolds. Elle n’avait pas intérêt à m’emmerder aujourd’hui, je n’étais pas d’humeur joueuse. Je parcourais très vite ses lignes et je dus me mordre la lèvre pour ne pas débouler dans sa chambre et lui crever les yeux, lui briser les doigts et lui extraire son têtard à l’aide de pinces rouillées. Je me contentai de réaliser toutes ces choses dans ma tête, ça n’aurait pas été très professionnel. Non, là, la secrétaire de Tussle devait prendre le dessus. Il fallait noter qu’elle pensait avoir trouvé quelque chose qui servirait les intérêts du groupe, de mon boss. Qui n’avait vu que de la douleur ? Tu parles, il avait su voir ce dont j’étais capable, oui ! Bon, ce n’était pas tout cela mais il fallait que je réponde à la blondasse.



From : Dakota Cooper

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To: Kate Reynolds
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Oui, je suis extrêmement jalouse d’une femme dont le bassin va bientôt être couvert de vergetures disgracieuses qui feront des bourrelets sous les doigts d’un type qui, si mes sources sont bonnes, n’est même plus son petit-ami. Sans compter la prise de poids et le fait qu’on risque de devoir vous couper un bout du vagin pour sortir votre fille de l’utérus poussiéreux d’une vieille dame.
De quoi parlions-nous ? Un pass ? Vous rêvez. Je sais que je vous ai dit que vous pourriez entrer si vous trouviez un traitement, mais… j’ai changé d’avis. La nuit que nous avons passé Keaton et moi m’a fait revoir mon point de vue. Il est d’ailleurs épuisé et je doute qu’il supporte une expérimentation, même si c’est votre truc. Toutefois, si vous êtes sûre que votre antidote fonctionne, remettez-le à l’une des petites mains que je vous ai attribuées et qui se chargera de faire la manipulation sous ma surveillance.
Dans 15 minutes.
03/02/2011 ;  9: 15

J’avais empoisonné, affaiblissant mes pauvres victimes, j’avais débuté dans l’art de la torture, mais là, je me demandais si je serais capable de le laisser mourir. Il fallait que je le sois. Je me dirigeai vers la chambre de Keaton, le portable vissé à la main, m’assurant que l’équipe était bien partie récupérer Ingrid. Ils étaient en route. Et ils avaient embarqué son copain aussi. Bah tiens… il avait passé la nuit là-bas. Donnée intéressante. Ça m’intéressait de l’interroger ce gamin.

« Mettez-les en isolement, je pense qu'ils sont malades. Pass de sécurité de niveau 3. Que personne ne leur parle avant moi. Ne laissez surtout pas Reynolds les approcher, sinon vous entendrez parler du pays ! »

Et je ne plaisantais pas, coupant rageusement le portable. Si quelqu'un merdait, il le payerait cher. Ils savaient tous de quoi j'étais capable ici. Au passage, j’aboyais sur un pauvre binoclard, lui réclamant une tenue stérile à m’apporter de toute urgence. Je ne risquerai plus ma vie pour lui… Puis j’arrivai devant le hublot. Il avait effectivement l’air faible. Sans faire attention à ce qui m’entourait, j’appuyais sur l’interphone.

« Je sais que je vous ai dit que pour me plaire il faudrait que vous vous laviez et que vous vous coiffiez, mais il manque la paire de chaussures. »
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Keaton T. Wetherford

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Sam 9 Fév - 22:08

Je ne souhaitais qu'une chose : dormir. Des heures, sans ouvrir mes paupières. Faire abstraction de tous ces bruits qui m'entouraient. Me réveiller seulement lorsque j'aurai la certitude qu'une fois mes yeux ouverts, je serai en forme et que je n'aurais plus cette impression d'être un pantin. C'était ce que je ressentais depuis mon première réveil suite à ma chute. Je me souvenais vaguement de ce que j'avais fait durant la nuit. Et puis le trou noir avant d'ouvrir les yeux, allongé de nouveau dans mon lit. Et le sommeil qui m'avait encore terrassé alors que le personnel médical s'activait autour de moi. Dormir pour ne plus les voir. Dormir pour ne plus les entendre. Dormir pour oublier l'état dans lequel je me trouvais.

Il y eut le son d'une voix, connue et rassurante. Elle m'appelait, tentant de me tirer de ce monde de rêve dans lequel je me trouvais. Sa voix me parvint à travers un brouillard. Je refusais dans un premier temps de la suivre pour la rejoindre. Elle persista, continuant inlassablement à m'appeler. Je pouvais l'ignorer et rester dans mon monde. Ou me décider à la rejoindre, juste quelques minutes. Pour me rassurer mais surtout pour la rassurer. Au bout du énième appel, je cillais. Mes paupières bougèrent et j'ouvris difficilement les yeux. Ma bouche était pâteuse. J'avais soif mais le verre d'eau ne m'avait jamais semblé aussi loin qu'à cet instant. Je n'osais même pas tourner la tête pour voir où il se trouvait, calculant ensuite le temps qu'il me faudrait pour le saisir.

Mes yeux se levèrent en direction du hublot. Un ange blond se tenait derrière, ses yeux fixés sur moi. Elle m'encourageait, m'invitant à me battre. À quoi bon tenir ? Cette pensée m'effleura l'esprit une fraction de secondes. Ce fut juste avant qu'elle me donne des raisons de me battre. Ces femmes qui illuminaient ma vie, qui me rendaient heureux et que j'aimais. J'étais prêt à me battre pour elles, pour que ce virus qui m'atteignait ne les touche pas. S'il fallait sacrifier ma vie pour préserver la leur, je n'hésiterai pas à le faire. L'amour des miens, c'était pour cette raison que je devais tenir. Uniquement celle-ci et rien d'autre. J'étais prêt à endurer tellement de choses pour elles.

Mais à cet instant, je n'avais pas le courage de parler. Je me contentais de fixer Kate, silencieux. Je tentais de lui adresser un regard rassurant, me demandant si elle verrait ce que je tentais d'exprimer à cette distance. Alors pour accompagner mon regard, je levais la main, refermant mes doigts pour juste laisser mon pouce en l'air. Cela irait, je tiendrai le temps qu'il faudrait. J'avais juste besoin de repos. De savoir également qu'elle n'était pas loin de trouver un vaccin, c'était rassurant. Bien qu'elle ne soit pas venue comme promis la veille, elle continuait à chercher pour tenter de me sauver. J'avais confiance. Si une personne pouvait trouver une solution c'était elle. Mes yeux se fermèrent brièvement mais je les rouvris rapidement alors qu'elle me criait qu'elle reviendrait. C'était tout Kate ça.. Elle pouvait être calme et fougueuse l'instant d'après. Et là, une idée venait de lui venir, s'installant dans sa tête au point qu'il fallait absolument qu'elle la vérifie de suite. Un sourire confiant aux lèvres, mes yeux se fermèrent, et je me laissais bercer par le bip des machines qui m'entouraient.

Je somnolais, me réveillant par intermittence, récupérant très lentement de mes péripéties de la nuit. Ma main droite avait saisi la télécommande du lit, prête à appuyer sur le bouton de l'interphone au cas où Kate reviendrait. J'étais persuadé qu'elle le ferait. Cette fois quand elle viendrait, je ne resterai pas dans un silence. Même si ça serait difficile de tenir une conversation de plusieurs minutes, je tenterai de la rassurer et de l'encourager dans ses recherches. Comme elle m'avait dit, il fallait que je tienne et je désirais tenir. Il y eut le bruit caractéristique de l'interphone qui s'enclenchait de l'autre côté de la porte. Mes yeux s'ouvrirent, je m'attendais à voir Kate. Mais ce n'était pas elle.

De voir ce visage derrière la vitre... De croiser ce regard... D'entendre le son de cette voix... Le tout mélangé à ce qui m'était arrivé cette nuit par ma faute, une bouffée de colère m'envahit. Je respirais profondément. Ma main gauche se tendit dans la direction de la porte. Je la gardais ouverte, dirigeant ma paume vers elle. Je savais que ça allait me coûter de faire ce que je m'apprêtais à faire. Mais ce n'était pas le moment qu'elle vienne pour une nouvelle dispute Je rassemblais mes forces et me concentrais. Du lierre apparut. D'abord une feuille, puis une autre et encore une autre. Le tout relié à une tige et formant une branche qui recouvrit le hublot, cachant la visibilité qu'on pouvait avoir de l'extérieur sur l'intérieur. Les doigts de ma main droite appuyèrent sur le bouton de l'interphone.

« Pas envie de parler... Trouvez quelqu'un d'autre pour vous engueuler avec... » Je ne reconnus pas l'intonation de ma voix. Elle était plus rauque que d'habitude. Ma bouche était sèche, j'avais toujours aussi soif. J'aurais peut être du concentrer mes forces pour saisir le verre et boire plutôt que d'obstruer le hublot avec mon pouvoir. Et comme si ça ne suffisait pas, je me doutais qu'elle n'écouterait pas, je rajoutais une couche me concentrant sur l'ouverture de la porte elle-même. C'était idiot. Je ne comprenais pas ma réaction. Je ne l'expliquais pas non plus. J'étais trop faible pour me prendre la tête avec Dakota. Et stupide que j'étais, je choisissais de m'affaiblir encore davantage.

Attaque précise : Keaton réussit à créer une branche de lierre qui se relie à celle du hublot pour bloquer la poignée de la porte, mais pas plus d'une ou deux minutes vu son état.
Attaque imprécise : Keaton créait une branche de lierre qui bloque la poignée de la porte durant quelques secondes.
Attaque déviée : Keaton s'épuise très rapidement à utiliser son pouvoir. Non seulement il ne réussit pas à bloquer la poignée de la porte mais en plus le lierre qui cache le hublot commence à disparaître.

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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   Sam 9 Fév - 22:08

Le membre 'Keaton T. Wetherford' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Précision attaque' :
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MessageSujet: Re: RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]   

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RPC #4 ♣ Combattre le mal par le mal [Terminé]

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