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 Mieux vaut ruse que force [Terminé]

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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Mer 2 Jan - 18:01

5 janvier 2011
Ross aurait dû rester dans le centre de rééducation durant plusieurs semaines. La visite d’Anne mi-décembre le conforta dans son idée : il sortirait avant l’échéance même s’il n’était pas prêt. Il ne voulait pas laisser la jeune femme seule trop longtemps. Non pas qu’elle n’était pas capable de vivre sans lui, mais ce n’était pas en restant éloignés l’un de l’autre qu’ils construiraient une relation solide. Trop d’événements fâcheux avaient déjà parasité leur histoire. Sa cécité était tout de même un gros problème. Comment vivre avec un tel handicap. Anne serait-elle assez forte pour supporter cette nouvelle condition ? Ross arriverait-il à s’accommoder de cette dernière ? Wyatt supporterait-il de voir son père ainsi diminué ? Et l’enfant à venir dans tout ça ? De nombreuses questions taraudaient l’écossais. La seule chose dont il était certain, était qu’il ne voulait pas être un poids pour ceux qu’ils chérissaient.

Le lendemain de la visite d’Anne, un chien-guide lui fut confié par l’association qu’il avait contactée. L’écossais ne ménagea pas ses efforts afin de s’habituer à l’animal. Le plus difficile était d’accepter son manque d’autonomie. Dépendre d’un chien pour aller et venir à sa guise était dur à encaisser. Sa fierté en prenait un coup. Il enrageait de ne pas faire ce que bon lui semblait sans une aide extérieure. L’envie de tout lâcher lui effleura l’esprit plus d’une fois. Si l’entêtement et le courage n’étaient pas dans son caractère, il aurait abandonné. Si les sentiments qu’il portait à son fils et à Anne ne l’habitaient pas continuellement, il n’aurait même pas tenté de se battre. Il avait donc fait ce qu’il avait pu avant de rentrer chez lui.

Il avait quitté le centre de rééducation le lendemain de sa rencontre avec Jude sur la plage. L’éducateur du chien-guide n’était pas chaud mais l’écossais le somma de ne pas aller à l’encontre de sa décision. Il pourrait toujours  terminer l’éducation du chien et de son nouveau maître à domicile. Ce fut en compagnie de Guinnesse que Ross prit un taxi et regagna ses pénates. Il avait pris soin d’avertir Anne de son retour. Ce n’était pas sans émotions que le couple se retrouva.  Un autre couple risquait de se former si les maîtres ne faisaient pas attention : Chivas, le chiot récupéré par Ross dans la rue pour Anne, était dans la place. Heureusement, il n’était pas encore adulte. Tout content de rencontrer un nouveau compagnon, il accueillit la chienne-guide à grand renfort de jappements, de sauts et de léchouilles. Entre Anne et Ross, les effusions n’étaient pas aussi visibles mais il ne faisait aucun doute qu’ils étaient contents de se revoir. Les jours qui suivirent se déroulèrent sans encombre si ce n’était que Ross avait du mal à trouver ses marques dans sa propre maison. Pour pallier à ses défaillances et ne pas surcharger Anne de travail, il avait embauché la cuisinière à plein temps ; elle tenait désormais le rôle de gouvernante. Cette perle s’occupait de tout et se montrait discrète à souhait. Contrairement au précédent majordome, la jeune femme rentrait chez elle chaque soir et ne travaillait jamais le week-end. Cela permettait au couple de se retrouver seul et de faire ce que bon lui semblait.

Anne et Ross passèrent les fêtes de fin d'année en tête à tête. Ils regrettèrent l’absence de leurs enfants pour Noël, mais c’était sans doute un mal pour un bien. De toutes les façons, ils n’avaient pas vraiment la possibilité de faire autrement. L’écossais avait envoyé des chèques cadeaux à son fils ainsi qu’à ses parents actuellement en France. Cela ne valait pas un paquet enrubanné qu’on prenait plaisir à déballer mais c’était plus pratique pour tout le monde. Ross espérait que Wyatt était comme tous les adolescents, préférant recevoir de l’argent afin d’acheter ce qu’il voulait plutôt qu’un cadeau choisi par son père qui aurait été sans doute à côté de la plaque. Par ailleurs, il avait acheté un cadeau pour Anne mais il n’avait pas été fichu de remettre la main dessus. Pour fêter la nouvelle année, il l’invita dans le bistro rétro où ils s’étaient rendus à quelques reprises, notamment le jour où la française avait décidé de prendre les choses en main pour faire recouvrer la mémoire de son compagnon. Ils passèrent une excellente soirée. Pour une fois, aucune ombre ne vint noircir le tableau.

La sérénité des jours qui s’écoulaient depuis leurs retrouvailles était la bienvenue. Cela faisait du bien de souffler un peu. Tout aurait été parfait s’il n’y avait pas eu l’histoire de Central Park qui avait encore créé de gros problèmes chez Genome. Et comme si ce n’était pas suffisant, Sonny avait rapatrié son petit ami, Remington, dans les locaux de l’organisation. Ayant pris connaissance de cette intrusion, Ross prévint Aaron de se méfier de cet homme. Il jouait de la gâchette beaucoup trop facilement à son goût. Pour Ross, Remington était un individu dangereux, d’autant plus dangereux qu’il était intelligent.

****************************

En ce début de matinée, Ross se leva tôt. Il prit soin de ne pas réveiller Anne. Même si elle ne se plaignait pas, l’écossais sentait qu’elle était fatiguée. Les contrariétés accumulées au cours des derniers mois, plus sa grossesse, l’épuisaient. En dormant, elle  rechargeait ses batteries, comme Ross d’ailleurs. Depuis son retour, il n’avait jamais passé autant de temps avec Morphée. Après être passé sous la douche, il enfila une tenue décontractée et descendit pour préparer le petit déjeuner. Ces tâches lui prenaient beaucoup plus de temps qu’avant mais il s’efforçait de les faire afin d’acquérir l’autonomie à laquelle il tenait. Heureusement, Anne faisant attention de ne pas déplacer les choses. Par contre, la cuisinière oubliait souvent ce point. Il n’était pas rare pour Ross de mettre dix minutes à retrouver un ustensile qui n’était pas à la bonne place. Ce matin, tout semblait en ordre. Il prépara un café, fit chauffer la bouilloire pour le thé et fit griller quelques toasts. Tout allait comme sur des roulettes jusqu’à ce qu’il ne trouve pas le lait, le sucre et la confiture.

- Putain ! Mais elle a rangé ça où ? Dit-il à mi-voix pour lui-même en tapant du poing sur le plan de travail.

Il fallait absolument qu’il ait une petite discussion avec la gouvernante. Ca ne pouvait plus durer ! C’était déjà assez difficile d’accepter de mettre trois fois plus de temps pour faire une chose ; si en plus ceux qui se trouvaient dans la maison n’y mettaient pas du leur, ça deviendrait mission impossible.

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Jeu 3 Jan - 21:08


J'ai trouvé l'âme soeur,
la moitié,
celui qui comble mon coeur.
Maintenant que
mon coeur a trouvé
dans tes bras la chaleur d'un amour
Je ne peux croire que vivre
soit possible sans toi.



L'amour était cet embrasement de l'être qui nous faisait tant perdre la raison. Cette force abstraite, mais néanmoins puissante qui nous poussait à nous surpasser dans le seul but de faire naître un sourire sur le visage de l'être aimé. L'amour transformait notre cœur, nous ouvrait à la vie, à l'autre, à cet amour avec un grand A comme l’appelaient les plus optimistes. Il nous faisait changer nos habitudes, perdre tout repliement sur soi-même. Il était le moteur d'une vie de joie et d'attention à l'autre. Cette force était immense, elle pouvait briser les montagnes de nos peurs les plus profondes. Elle donnait foi en nous et en l'autre. On ne pouvait que s'agenouiller et louer cet optimisme qui n'était autre que la vie, car au bout de cet amour se trouvait le fruit de deux destins mêlés. Un bébé. J'allais enfin donner la vie à un petit être. Après toutes ces années d'essais avec Liam et tous les événements passés, j'avais eu peine à m'en réjouir jusqu'à maintenant. La crainte que j'avais pu éprouver pour sa sécurité, la culpabilité d'avoir tourné la page aussi vite après la mort de mon mari s'étaient désormais envolées pour laisser la place à un profond sentiment de bien être et de sérénité. Notre vie était petit à petit redevenue calme, nous laissant, à Ross et à moi, l'occasion de nous retrouver et de profiter de cette vie paisible, à deux, tant désirée.

Pourtant malgré cet état de plénitude, une tâche assombrissait le tableau. Le psychologue montrait des signes d'impatience quant à sa cécité. Je ne pouvais prétendre comprendre sa situation dans la mesure où il devait être frustrant de ne pouvoir se débrouiller seul pour des tâches aussi simples que de se préparer un sandwich. Je le laissais gérer à sa manière cette nouvelle épreuve en faisant preuve de compréhension et de patience à son égard. Peu importait les accès de colère car je savais que ce n'était pas dirigé contre moi. Je le laissais se calmer, attendant tranquillement qu'il revienne de lui même en quête de réconfort que je lui donnais sans rechigner. Je n'avais aucun droit de lui faire de réprimandes après ce que moi même je lui avais fait endurer. Je préférais me taire pour ne pas détruire cet équilibre que nous avions su garder contre toute attente. La grossesse me prenait suffisamment d'énergie pour que je me mette à prendre des risques avec mon couple.

Mes nuits devenaient de plus en plus longues et pourtant, elles ne suffisaient pas à me reposer totalement, si bien que, lorsque cela m'était possible, je faisais la sieste. Je ne pensais pas qu'une femme enceinte avait autant besoin de sommeil. Peut être que ce n'était pas tout à fait normal ? Je ne manquerai pas d'en parler au médecin la prochaine fois que je verrais. Allongée dans le lit, je me rendis compte que je me réveillais doucement. Le réveil n'avait pas encore sonné, mais le lit n'était plus aussi chaud. Il se refroidissait. Doucement, les yeux encore fermés, je me rapprochais du côté de Ross. Ma main tâtait le terrain pour au final, constater que le second occupant n'était plus là. Cette fois, mes yeux s'ouvrirent instantanément. Si moi, je dormais de plus en plus, j'avais l'impression qu'il n'en était pas de même pour le psychologue. Un soupir s'échappa de mes lèvres alors que l'idée de me lever se répercuta sur chaque paroi de mon cerveau. La nuit était finie. Prenant soin de mettre un déshabillé, je me mis à la recherche du propriétaire des lieux que je retrouvais dans la cuisine.

J'aurai pu aller jusqu'à lui pour lui dire bonjour et l'aider à préparer le petit déjeuner, mais je savais très bien qu'il le prendrait mal aussi je pris sur moi de le laisser faire. Sans m'annoncer, je le regardais se débrouiller comme il semblait vouloir le faire depuis son retour à la maison. Il y arrivait jusqu'à ce que des ingrédients lui manquent. Je m'approchais doucement de lui, prenant tout de même le temps de faire un peu de bruit pour qu'il remarque ma présence. Je me blottissais contre son torse et prenais possession de ses deux mains avec les miennes comme s'il devenait mon pantin. Je lui faisais toucher un à un chaque ingrédient.

- « Calme toi et réfléchis. Touche les objets et sens les formes sous tes doigts. Tu sais que la brique de lait est dans le frigo. »

Je faisais courir les doigts de Ross le long des bouteilles situées dans la porte du frigo.

- « La brique de lait est faite de carton. Donc tu peux éliminer les bouteilles en plastique et ne sélectionner que celle en forme rectangulaire. »

La tête posée contre son dos, je ne pouvais tricher avec mes yeux. J'étais, tout comme lui, aveugle et je laissais le toucher me guider.
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Dim 6 Jan - 21:54

Alors que Ross perdait patience, Anne fit son entrée dans la cuisine. Regrettant qu’elle ne se soit pas réveillée plus tard, il fit une petite grimace ennuyée. Il manquait encore d’entraînement. La surprise qu’il lui réservait était ratée. Il aurait aimé que tout soit prêt avant qu’elle ne se lève. Le contact de la jeune femme le calma mais sa façon de faire l’agaça. Elle ne lui rappelait que trop son manque d’autonomie. Sachant que ça partait d’un bon sentiment et ne voulant surtout pas la contrarier, il prit sur lui de ne rien dire excepté :

- Bonjour Manouchka.

Face au réfrigérateur, il se laissa guider par Anne ayant posé sa tête contre son dos. Ainsi elle se mettait dans les mêmes conditions que Ross. Elle ne voyait rien. Leurs doigts courant sur les bouteilles le firent sourire. La leçon de poterie dans Ghost lui revint en mémoire. Le couple ne possédait pas les mêmes supports que Patrick Swayze et Demi Moore, mais Ross trouvait que ce remake improvisé n’était pas si mal que ça. Des doigts montant et descendant sur une bouteille de jus de fruits, s’entremêlaient et se détachaient ; sans perdre totalement le contact, des mains courant à tâtons sur une brique de lait, se frôlaient et se caressaient. Anne, vêtue d’un déshabillé, apportait une touche supplémentaire de sensualité. Ross ne pouvait pas la voir mais il la devinait. Par réflexe, ses paupières se fermèrent et une petite expiration de bien-être se fit entendre. Laissant de côté l’exercice de repérage, il saisit doucement la main gauche de la jeune femme et se retourna pour l’enlacer. Respirer la bonne odeur de ses cheveux et de sa peau l’apaisait. Il logea son visage dans son cou et y déposa un doux baiser.

- Bien dormi ? Demanda-t-il en se redressant.
- T’as raison ! Faut que j’arrête de m’énerver à chaque fois que je n’y arrive pas sinon je vais faire un ulcère.

Plus facile à dire qu’à faire. C’était fatiguant de devoir se concentrer sans cesse pour ne pas faire d’erreur. Avant d’exécuter une tâche basique, il devait programmer ce qu’il avait à faire. Tous les détails, auxquels on ne prêtait pas attention normalement, avaient leur importance. Si l’un d’entre eux était modifié, cela entraînaient d’autres points auxquels il fallait s’adapter. Le processus était alors à revoir puis à mémoriser. Tout cela pour une simple tâche ou pour un geste qui était habituellement fait sans réfléchir. Rien que le fait de marcher sans savoir où il mettait les pieds était usant. Si un obstacle se trouvait sur son chemin, il ne pouvait pas l’éviter sans l’aide d’une personne ou du chien-guide. Depuis qu’il était aveugle, il ne comptait plus les fois où il avait trébuché, où il s’était cogné. Plusieurs fois aussi, il s’était retrouvé le cul parterre ou le nez dans le sable. Pour éviter cela, il pourrait marcher en trainant les pieds mais il s’y refusait. C’était trop dégradant pour lui. Il avait encore de belles années devant lui avant de ressembler à un petit vieux pétri d’arthrose.

- Heureusement que tu es là Manouchka ! Sans toi, je me demande si j’aurais le courage de persévérer. Dit-il en se détachant de la jeune femme.

Il lui reprit la main comme si c’était un fil conducteur de courage qui lui permettait de ne pas baisser les bras. Anne ne l’avait pas laissé tomber malgré tout et la savoir près de lui, était incontestablement rassurant. Il sortit la brique de lait qu’il posa sur le plan de travail presque triomphant. Le sucre et la confiture oubliés, il invita Anne à prendre place au comptoir de la cuisine.

- Tu préfères peut-être qu’on aille dans le salon ou sous la véranda ? Proposa-t-il quand même.

Etre assis sur un tabouret haut, aussi confortable fut-il, n’était peut-être pas le mieux pour une femme enceinte. Même si c’était beaucoup moins pratique pour Ross de faire le service ailleurs que dans la cuisine, il souhaitant qu’Anne soit le plus à l’aise possible. Elle méritait bien ces petits égards.

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Ven 11 Jan - 18:21

Nos doigts mêlés parcouraient l'ensemble des produits du réfrigérateur. Le front collé contre son torse, je tentais de ressentir chaque élément pour déterminer leur identité, mais il m'était difficile de rester concentrée dans pareille situation. Je ne pu m'empêcher de faire courir mes lèvres sur sa peau pour lui faire comprendre que j'avais d'autres projets en tête que de chercher dans le frigidaire quelques ingrédients. Les hormones me jouaient des tours de temps à autre et aujourd'hui était un de ces jours où mon imagination s'envolait dans de vastes contrées de fantasmes. S'il savait l'effet qu'il me faisait à cet instant. Hummmmm... Caliente ! Et ça ne s'arrangea pas lorsque Ross se retourna pour me prendre dans ses bras. Instinctivement, ma tête se pencha sur le côté pour lui laisser plus facilement l'accès à mon cou, mais il n'était pas sur la même longueur d'onde. Dommage...

- « Bien sûr, mais ma bouillotte s'est échappée ce matin... Même si à l'heure actuelle, la douche froide me semble plus appropriée. », dis-je sur un ton qui ne laissait aucun doute sur mes pensées perverses avant de l'embrasser.

Puis il me donna raison sur son manque de self contrôle quant à sa situation. Nous ignorions s'il recouvrerait la vue un jour ou l'autre. Je l'espérai pour lui car le voir ainsi, me rendait malheureuse. Après toutes nos galères, un peu de repos aurait été le bienvenue mais force était de constater que c'était trop demandé. Il avait fallu que le destin mette une nouvelle épreuve sur le chemin de Ross et par voie de conséquence, sur le notre. Qu'allions nous faire de nous ?

- « Oui et ça ne serait pas compatible avec ce que j'ai en tête... Tu as des projets pour la journée ? », demandais-je innocemment.

J'étais l'innocence incarnée. Même si intérieurement, j'espérais pouvoir profiter de lui dans toutes les pièces avant que Wyatt ne rentre. Ainsi, à chacun des rounds, je lui glisserai une ou deux allusions. Les hommes étaient faibles à ces moments là et c'était là où il fallait frapper. Une fois qu'il promettait quelque chose, il devait s'y tenir. Je comptais bien le mettre au supplice jusqu'à ce qu'il abdique au sujet de Wyatt. Après tout, je lui avais bien promis de le travailler au corps... J'étais une femme de parole et je n'hésitais pas à donner de ma personne pour avoir ce que je désirais. Et franchement, il y avait pire comme façon de se faire arnaquer. J'étais certaine qu'il ne retrouverait rien à redire à mes méthodes et qu'au contraire, il en redemanderait. C'était bien une chose où il n'avait pas besoin de la vue pour être performant. Je dirais même qu'il était encore meilleur dans ce domaine qu'avant... Voilà peut être la raison qui faisait de moi une vraie nympho.

Ross me fit savoir à quel point ma présence lui était appréciable dans cette douloureuse épreuve. Je ne me voyais nulle part ailleurs qu'ici. Ma main se déposa sur son visage en une délicate caresse avant qu'il ne la prenne entre ses doigts. Je m'asseyais là où il me le demandait, sans protester. N'importe quelle chaise me convenait du moment qu'il savait où je me trouvais.

- « Tu sais très bien que y serait quand même arrivé. Tu n'aurais pas pu abandonner Wyatt. Qui sait, tu serais peut être parti avec lui en Europe. »

Mes yeux se posèrent sur le plateau du petit déjeuner et aussitôt, je sentis mon estomac se manifester. Et oui... Le deuxième domaine qui m'obsédait également c'était la nourriture. Je faisais attention à ne pas manger plus qu'il ne le fallait et à me nourrir suffisamment pour la bonne santé du bébé. Je déposais une main dans un geste affectif et protecteur envers ce petit être en développement. Il n'était pas encore né que je l'aimais déjà. J'avais envie de le voir, de le connaître, de le tenir dans mes bras. Même si parfois, je devais reconnaître avoir peur d'assumer le rôle de mère, j'étais impatiente de le voir arriver.

- « Non, non. Ici sera parfait. Assis toi à côté de moi. »

Je pris un grain de raisin, le trempais rapidement dans l'eau avant de le porter aux lèvres de Ross. Ce n'était peut être pas la meilleure façon de manger qui soit, mais c'était la plus agréable que je connaissais.
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Lun 14 Jan - 22:26

Depuis que le couple partageait le même toit, l’écossais ne s’était jamais montré aussi affectueux. Ce n’était pas un acte naturel chez lui pourtant. Il n’avait pas été élevé ainsi. Certes, dans ses rapports amoureux, il était tendre mais il ne faisait pas partie de ceux qui faisaient spontanément des câlins. Anne pouvait se glorifiée d’avoir appris à Ross la nécessité de ce genre d’étreintes. Grâce à elle, il avait découvert petit à petit les vertus des câlins que théoriquement il connaissait mais qu’il n’avait jamais vraiment mis en pratique. Il ne pouvait que s’en satisfaire. Il se rendait compte que ces marques de tendresse instauraient un équilibre émotionnel dont ils avaient besoin tous les deux. Dans les bras l’un de l’autre, ils se sentaient en sécurité. Désormais, l’écossais ne se faisait pas prier et il faisait même souvent le premier pas. Plus il câlinait Anne et plus la sensation de bien-être occupait son corps et son esprit. Il ne doutait pas qu’il en était de même pour Anne. Quand il s’énervait, il ressentait de plus en plus le besoin de tenir Anne dans ses bras. Le contact, la chaleur et l’odeur de la jeune femme n’avaient que des effets bénéfiques sur lui. Il n’en demandait pas plus, mais c’était sans compter sur les hormones de sa partenaire qui lui jouaient des tours. Evidemment, l’idiot qu’il était parfois, ne saisissait pas toujours les attentes d’Anne. Ce fut après coup qu’il s’aperçut qu’il avait encore raté le coche. Il espérait alors que ce n’était que partie remise.

-- Je n’en suis pas aussi certain que toi ! Observa-t-il pensif.

Qui sait comment il se comporterait sans l’amour de sa vie à ses côtés ? Un homme aigri et chiant, peut-être ? Il serait parti en Europe avec Wyatt ? Sûrement ! Encore que, il n’aurait pas aimé faire porter le poids de son handicap à son fils. Il était jeune, il avait besoin de s’amuser ; avec un père aveugle et casse-pieds, ce n’aurait sans doute pas été le cas.

Pour l’heure, l’estomac de Ross dictait sa conduite. Avec tous les efforts qu’il avait faits pour qu’Anne n’ait plus qu’à se servir, il serait dommage de ne pas en profiter surtout qu’elle ne lui imposait pas de prendre le petit déjeuner en dehors de la cuisine. Le psychologue savait qu’elle sacrifiait son confort pour ne pas le mettre dans l’embarras. Quelque part ça l’ennuyait mais il lui était reconnaissant. Même si elle ne lui avait jamais fait un seul reproche à ce sujet, il n’aimait pas être ridicule à ses yeux. Certes, il avait des circonstances atténuantes mais ce n’était pas facile à vivre. Ross prenait sur lui et mettait de côté sa fierté. Il n’y arrivait pas toujours mais il s’y efforçait.

Comme lui proposa la française, l’écossais la gratifia d’un sourire et prit place à ses côtés. Il n’eut pas le temps de se servir qu’il se retrouva avec un grain de raisin dans la bouche. Presque instinctivement, il saisit doucement la main de la jeune femme et la porta à ses lèvres. Il y déposa un baiser avant de mastiquer et d’avaler. S’il avait été certain de ne pas rater sa cible, il aurait fait la même chose en ajoutant une petite variante. Il lui aurait demandé de goûter le fruit par l’intermédiaire de ses lèvres. Encore un détail frustrant pour l’homme qui préféra faire diversion en se servant une tasse de thé. Cependant, si Anne continuait à être aussi délicate et attentionnée avec lui, il était probable qu’il passe outre son manque d’assurance.

-- Non, si ce n’est passer un coup de fil pour savoir comment apprendre le braille, je n’ai pas de projet. En fait si, mais bon… t’en fais partie et tu as sans doute prévu autre chose. Dit-il en essayant de masquer ses regrets.

Ross ne voulait pas s’imposer et encore moins mettre les bâtons dans les projets d’Anne. Il était le premier à aimer son indépendance et comprenait parfaitement qu’il en soit de même pour Anne. Depuis sa cécité, ne pouvant aller et venir à sa guise sans aide extérieure, il avait tendance à s’effacer pour éviter qu’Anne se sente obligée de rester avec lui. Il l’encourageait même à sortir le plus souvent possible. Ainsi, il était seul lorsqu’il s’exerçait pour acquérir une meilleure autonomie. Comme il le faisait depuis quelques jours, au risque de se brûler, il posa un doigt sur le rebord de la tasse afin de ne pas faire déborder le liquide. La démonstration étant concluante, il proposa à Anne de la servir.

- Alors qu’est-ce qui te ferait plaisir ? Demanda-t-il d’une voix chaleureuse en affichant un sourire affectueux.

Autant profiter de l’amour de sa vie plutôt que de s’apitoyer sur son sort. Vivre le temps présent, sans penser au lendemain, et en savourer chaque minute intensément ; c’était un sage conseil qu’il souhaitait suivre le plus souvent possible.

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Mer 16 Jan - 19:09

Il était assez reposant de prendre le petit déjeuner comme Monsieur et Madame Tout le monde, tout en prenant la peine de s'enquérir du programme de la journée de l'être aimé. C'était le genre de petit rituel qui me rendait de bonne humeur dès le matin et reléguait aux oubliettes tous les cris et pleurs de ces derniers mois. Tous ces mauvais moments passés me semblaient si loin à l'heure actuelle que je me surprenais à devenir de plus en plus polissonne avec Ross. Certes, mon état de femme enceinte y était pour quelque chose, mais je me doutais qu'il n'y avait pas que ça. D'ailleurs, durant les escapades françaises de l'écossais, il nous arrivait rarement de nous reposer, préférant batifoler ici et là, au grès de nos envies afin de nous connaître aussi bien intellectuellement que physiquement. En bref, s'il y avait bien un corps que je connaissais par cœur, après le mien, c'était bien celui de Ross et si je n'avais pas l'obligation de me retenir de lui sauter dessus, pour ne pas réduire à néant tous ses efforts, ce corps subirait déjà les assauts de mes hormones. J'étais la pire des obsédés. Mon bébé ne me donnait pas des envies de fraises, mais de sexe ! Avait-il reçu ce gène de ma part ? Si c'était le cas, ça promettait...

Après avoir fait avaler un grain de raisin à Ross, avec des intentions malhonnêtes je devais l'avouer, je lui demandais son emploi du temps. Lorsqu'il me fit connaître ses intentions d'appeler une personne susceptible de lui apprendre le braille , je fis une légère grimace de déception avant de mimer un léger « flut » avec mes lèvres. Aujourd'hui, je n'avais pas cours et il ne faisait aucun doute que j'aurai aimé passer la journée avec mon amoureux. Je me sentais même prête à faire n'importe quoi pour la passer avec lui. Est ce qu'il était difficile d'apprendre le braille lorsque l'on ne souffrait d'aucun problème de vue ? Il s'agissait d'une question importante qui méritait la réponse d'un professeur compétent...

- « Effectivement, j'ai prévu des choses pour aujourd'hui. », fis-je d'un air mystérieux.

Souriante, je me penchais vers lui pour lui murmurer à l'oreille ce que je comptais faire.

- « J'envisage de te laisser passer ton coup de téléphone pendant que je rangerai la table. Et tu n'auras que ce laps de temps pour le faire avant que je ne te saute dessus pour te faire... » (HRP : La joueuse ne tient pas à montrer l'étendue de sa perversité au monde entier. Sachez seulement que Ross est un sacré petit veinard!)

Mes plans dévoilés, je me rasseyais sur mon siège avec ce fameux petit sourire qui en disait long sur les pensées qui me traversaient l'esprit. Les images se succédaient les unes après les autres et ce n'était pas pour me déplaire. Si je me laissais déborder ainsi plus longtemps, j'étais certaine de pouvoir me provoquer un orgasme. Bon... Peut être pas à ce point là, mais Ross n'aurait pas grand chose à faire si celui-ci n'avait pas le temps. Un petit coup vite fait et hop ! Après ça, nous serions tous les deux beaucoup plus détendus. Rien que d'y penser, j'en frissonnais de plaisir. Je le laissais servir le café, non pressée d'en finir rapidement. Plus c'est long, plus c'est bon, non ? Après m'avoir servi, il me demanda ce qu'il me ferait plaisir.

- « Outre mes intentions perverses, je crois que je me contenterai de ce bon café bien chaud et de quelques grains de raisin. Si tu me les donnais avec tes lèvres, le room service serait plus que parfait. »

Même si au départ, il m'avait été difficile de faire face à cet afflux de désir, Ross m'avait tout de suite rassuré et s'était même plié à mes désirs sexuels sans se faire prier. J'espérais ne pas trop le fatiguer avec ça.
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Dim 20 Jan - 17:00

Ross se doutait qu’Anne avait un tas de choses à faire. Il avait espéré cependant qu’elle modifierait son planning de la journée ou tout au moins une partie pour rester avec lui. L’air mystérieux de la jeune femme brisa brièvement ses espoirs. La déception naissante sur le visage de l’écossais fit place à une mine réjouie. Son sourire s’amplifia au fur et à mesure des propos murmurés par la jeune femme.

- Mmm, han, oh oh ! Fit-il bêtement.

Il n’avait rien à redire à ce programme improvisé. Au contraire, il était des plus motivants. La journée commençait bien et promettait d’être affriolante. Cependant, il n’était pas d’accord avec elle. Alors qu’il faisait le service, en guise de protestation, il secoua la tête d’un air complice et amusé. Les intentions d’Anne n’étaient pas perverses pour lui, elles étaient simplement pleines d’avidité et d’amour. Ce n’était pas Ross qui s’en plaindrait ! Au contraire. Il ne pouvait pas voir Anne mais il devinait ses expressions de visage. Il imaginait très bien son sourire charmeur et son regard ensorceleur qu’elle lui réservait lorsque ses pulsions dictaient sa conduite. Même fatigué, il lui était impossible de ne pas répondre favorablement aux avances de la jeune femme.

*Ca a du bon de vivre avec une femme enceinte* se dit-il en se reprochant de penser une telle chose.

Et puis, c’était connu, il fallait toujours satisfaire les envies d’une femme enceinte pour ne pas perturber le bébé. Plus d’une fois, il avait été constaté des effets indésirables ; pour une envie de fraises non comblée, par exemple, le bébé naissait avec une marque y ressemblant. Ross n’avait pas d’idée sur les retombées d’une sexualité frustrée de la mère sur l'enfant qu'elle portait, mais il préférait éviter d’en faire l’expérience. Si Anne estimait avoir des pensées perverses, il n’était pas en reste. La seule différence entre les deux amants était que la française était plus démonstrative que l’écossais. Une histoire d’éducation sans doute. Mais attention, une fois la machine en marche, il était difficile de stopper Ross. Les deux amoureux se retrouvaient alors sur un même pied d’égalité et répondaient sans attendre aux désirs de l’autre s’ils ne les avaient pas déjà anticipés.

Le thé avalé avec une certaine précipitation, Ross émoustillé, s’exécuta. Ce n’était pas Anne qui allait lui sauter dessus mais l’inverse. Au préalable, il n’oublia pas sa petite requête. Il prit un grain de raisin entre ses lèvres, se rapprocha d’Anne, effleura son visage pour être sûr de ne pas rater sa cible et lui donna le fruit en déposant un baiser sur sa bouche appétissante.

- A votre service ma Dame. Demandez et vous aurez ! Assura-t-il triomphant avec élégance.

Dans ces moments là, Ross oubliait qu’il était aveugle. Même si certains de ses gestes étaient mal assurés lorsque la française ne se trouvait pas assez près de lui, la difficulté due à la distance était rapidement surmontée par l’attraction magique de leurs deux corps. Pour le reste, il n’avait aucun effort de concentration à faire. Même si la grossesse modifiait les courbes de la jeune femme, il n’était pas en terre inconnue. Sa cécité avait même du bon ; ses autres sens assuraient le relai. Le touché était beaucoup plus sensible ; chaque caresse donnée semblait plus appropriée qu’avant, chaque caresse reçue était encore plus délicieuse. Passant derrière Anne, toujours assise sur le tabouret haut, il fit glisser les bretelles de son déshabillé, une à une, tout en parsemant de doux baisers sa nuque et son cou ; une main experte courrait lentement sur son dos pendant que l’autre s’aventurait précautionneusement mais sûrement le long de son cou, de ses épaules, effleurant au passage sa poitrine. Celle-ci marqua la première étape du cheminement vers le plaisir. Les seins gonflés par les hormones, il y avait de quoi explorer ! Les flattant comme il se doit, ils se dressaient fièrement et se montraient encore plus appétissants.

- Notre fils ne mourra pas de faim si tu lui donnes le sein ! Murmura-t-il en se moquant de lui-même pour cette idée reçue.

Ce n’était pas la grosseur de la poitrine qui garantissait la production de lait, il le savait mais il était ravi d’en profiter. Comme quoi, il en faut peu pour être heureux ! Que voulez-vous : les hommes et les seins des femmes, c’est une grande histoire d’amour ! A croire qu’ils ont tous été frustrés lorsqu’ils étaient nourrissons.

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Dim 3 Fév - 22:17

Il ne faisait aucun doute que ma proposition avait atteint son objectif en déstabilisant quelques secondes l'écossais. Dans ces moments là, il cessait de penser à sa cécité et moi, je pouvais l'observer sans qu'il le remarque. Ross McGregor était le genre d'homme fier, l’écossais typique qui n'aimait pas se trouver en situation de vulnérabilité. Or, en l'espèce, il était bien obligé de s'en accommoder, ce qui me permettait de découvrir de nouvelles facettes de sa personnalité. Par exemple, il n'aurait pas aimé que je l'aide à trouver les ingrédients manquants pour le petit déjeuner. C'est pourquoi je m'étais placée derrière lui pour lui donner les conseils et le temps nécessaire pour trouver ce qu'il désirait tout seul. Il avait besoin de se sentir utile tant dans la maison qu'auprès de moi et cette « nouvelle » épreuve tombait plutôt bien puisque mes besoins s'étaient nettement accrus. Je vais vous épargner les détails, mais s'il existe un domaine où nous sommes sur la même longueur d'onde, c'était bien celui là.

Je pris le grain de raisin qu'il me présentait avant d'approfondir un peu plus le baiser qui s'ensuivit. Il ne s'agissait que d'une mise en bouche, mais celle-ci était prometteuse. Après s'être déplacé pour se positionner derrière moi, je sentais ses mains sur mon corps et ses lèvres dans mon cou. Les yeux fermés, je penchais la tête afin de lui faciliter l'accès. Ma poitrine subissait déjà les assauts de cette main enhardie, provoquant une succession de frissons le long de ma colonne vertébrale. Un soupir de bien être s'échappa de mes lèvres, preuve que le traitement prescrit par mon psychologue personnel fonctionnait. Alors qu'il continuait sa palpation, il fit état de ce qu'il tenait entre ses mains.

- « Ils deviennent de plus en plus gros... Dire qu'il va falloir attendre des mois pour... qu'ils ne soient plus aussi sensibles. »

A ces mots, je laissais reposer mon dos sur son torse, sentant une douce chaleur se diffusait dans mon ventre. L'une de mes mains alla caresser sa nuque avant de le faire se pencher dans le but de quémander un baiser. L'autre, quant à elle, remontait le long de sa jambe avant de s'arrêter à un endroit névralgique du corps masculin. Tentative désespérée pour le mettre dans le même état que moi. Il faisait de plus en plus chaud dans cette cuisine et cette position n'était vraiment pas la meilleure pour l'activité que je nous prévoyais. Pivotant sur mon siège, mes jambes emprisonnèrent le corps de cet homme si... désirable, sexy, séduisant, érotique, appétissant, tentant, bref baisable ! Ma poitrine en feu se colla à son torse alors que nos lèvres se retrouvaient. Je le voulais. Je le désirais.

Je me levais de mon siège et le fit doucement reculer contre le mur avant de me jeter sur lui. Le capitaine McGregor allait devoir attacher sa ceinture car je n'étais pas prête de lâcher les armes de sitôt. Un coup d’œil à l'horloge m'apprit que nous avions encore 14 heures avant de nous coucher. Il ne fallait pas perdre une seule minute supplémentaire si nous voulions être comblés... Mes lèvres se perdirent dans son cou alors que mes mains s'activaient au niveau de sa taille afin de baisser son pantalon.

- « J'ai envie de toi. Tout de suite. Maintenant. Je ne peux plus attendre. »

Je m'arrêtais à ces quelques mots car continuer l'aurait sûrement mis mal à l'aise. Je préférais laisser mes gestes lui expliquer la délicatesse de ma situation. J'étais une femme en détresse et il était le seul à pouvoir régler ce petit problème. Bien sûr, il y a d'autres techniques, mais un objet en plastique ou siliconé n'avait clairement pas le même effet que la chaleur et l'imprévisibilité d'un corps humain.

Alors que ma main se saisissait de son sceptre, la sonnette retentit. Non. Non. Mais non, put*** ! Pas maintenant ! Pas comme ça !

- « Laisse sonner... On s'en fout... »

Seulement, un autre coup retentit... L'intrus ne semblait pas prêt d'abandonner. Donnez moi son nom que je l’étripe dans les règles de l'art!
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Sam 23 Fév - 20:05

Jusqu’à présent, n’ayant que Wyatt comme enfant, Ross était habitué à dire « mon fils ». Dire « notre fils » lui faisait tout drôle. C’était tout aussi étrange que rassurant. L’écossais avait du mal à se projeter dans l’avenir concernant l’éducation du futur nouveau né. Avec Wyatt, il ne s’était pas posé de questions ; tout était venu naturellement. Même si parfois, il s’était retrouvé devant des choix difficiles, il avait toujours agi par amour. Evidemment, certaines de ses décisions n’auraient sans doute jamais été prises s’il avait eu, à ses côtés, une femme pour le conseiller et l’épauler. En tout état de cause, il avait toujours assumé ses responsabilités, et mêmes si certains de ses choix n’avaient pas été des plus judicieux, il les avait faits uniquement en pensant au bien-être de son fils. Il avait fait des erreurs mais quel était le parent qui n’en faisait jamais ? Avec l’enfant à venir, il en sera tout autrement. Anne sera présente à ses côtés. A deux, ils commettront moins d’erreurs. Ils s’accorderont sur la façon d’élever leur enfant afin d’éviter de faire n’importe quoi. Des tensions risquaient de naître entre eux à ce sujet mais l’écossais n’était pas inquiet ; les décisions finales seraient toujours prises dans l’intérêt de leur enfant. C’était peut-être utopique mais Ross y croyait dur comme fer.

En attendant, le couple avait besoin de se retrouver. Vivant désormais sous le même toit, les deux amants ne ménageaient pas leurs efforts. Même si la présence de Wyatt lui manquait, Ross n’était pas mécontent d’être en tête en tête avec la femme de sa vie. Jusqu’à présent, cela n’était jamais arrivé. D’ailleurs, depuis qu’Anne était revenue aux états unis, c’était la première fois qu’ils traversaient des eaux calmes. Si la cécité de Ross n’existait pas, le couple coulerait des jours heureux. L’avantage d’être tous les deux, seuls dans une maison, permettait aux deux amants de gommer cette ombre du tableau.

- Je ne suis pas pressé. Observa-t-il à mi-voix à la remarque d’Anne dont le dos reposait agréablement contre son torse.

Alors que les mains de la jeune femme se montraient audacieuses, l’homme déposait de doux baisers sur le corps de celle qui désormais lui faisait face et l’entourait de ses jambes. Il ne la voyait pas mais il la devinait ! Belle, envoûtante, souriante, sensuelle et magnifique. Il n’en fallait pas plus pour mettre l’écossais dans un état second. Plus rien d’autre ne comptait ! L’objectif du moment était de répondre aux attentes de la femme qu’il tenait amoureusement dans ses bras. L’emmener vers les contrées du plaisir était son unique souhait. Elle avait envie de lui et ne pouvait plus attendre…

- Ca tombe bien ! Moi aussi. Murmura-t-il entre deux baisers.
- Mais ça risque d’être dur ! Plaisanta-t-il en baissant la tête, d’un air désolé, vers la main qui saisissait la preuve de sa masculinité enflammée.

Mauvais jeu de mots qui fit double sens lorsque la sonnette retentit. Non mais quelle idée de venir déranger les gens à une heure pareille ! Ok, la journée était déjà bien entamée, mais le couple n’en était qu’aux prémices de leur relation intime. Ce n’était vraiment pas le moment de les stopper dans leur élan.

- C’est clair, on s’en fout ! Acquiesça-t-il en retirant avec avidité les barrières de tissus qui les séparaient encore.

La personne pouvait sonner cent fois, la porte ne s’ouvrirait pas ; où alors, elle allait devoir s’armer de patience. Ross avait beaucoup mieux à faire que de jouer les hôtes. D’ailleurs, il continua ce qu’il avait entrepris. Avec délicatesse et enthousiasme, il saisit la jeune femme par la taille afin de la porter et de la rapprocher encore plus de lui. Il se concentra sur les désirs de sa partenaire afin que leurs corps s’unissent naturellement. Le plaisir d’Anne était son unique objectif. Ross n’était pas en reste ; tel un gourmet gourmant il dégustait les caresses prodiguées par la jeune femme. Sur ce plan, c’était incontestable, ils étaient faits l’un pour l’autre.

Tendresse, sensualité, volupté, harmonie, félicité, exaltation, frénésie, ardeur, passion, folie : quelques mots définissant la merveilleuse ivresse de leur fusion qui le mena, encore une fois, à l’extase sublime dont ils profitèrent le plus longtemps possible. Si le bonheur n’était fait que de parties de jambes en l’air et qu’un concours était organisé pour élire les champions, Anne et Ross monteraient sans doute sur la plus haute marche du podium. Malheureusement, ce serait trop simple. Le couple ne pouvait pas rester éternellement perché sur le podium. Le temps de reprendre son souffle et ses esprits, Ross déposa Anne sur ses pieds, et pour faire durer le plaisir, il l’enlaça et continua de la caresser et de l’embrasser autant de fois qu’elle le souhaitait. C’était moins ardent que leur union précédente, mais la douceur apportée dans les mouvements, la saveur particulière des baisers étaient un véritable délice et terminaient adroitement leurs ébats. Comme un menu gastronomique : il avait apprécié la mise en bouche, l’entrée, le plat principal et le dessert ; il ne restait plus qu’à prendre le café accompagné de mignardises. L’écossais ne concevait pas l’amour autrement ! S’il n’y avait que le plat principal, ce serait beaucoup moins envoûtant.

- Tu deviens ma drogue. Je ne vais plus pouvoir me passer de toi Manouchka. Dit-il en l’enlaçant avec ardeur et tendresse en même temps.

A moins que sa dame de cœur ne soit pas rassasier, il ne restait plus qu’à se rhabiller. Ross n’aimait pas ce moment qui sonnait la fin de leur croisière amoureuse, mais il fallait bien vaquer à d’autres occupations pour faire renaître savamment le désir et avoir le plaisir d’une nouvelle union.

- Ah tiens, nous avons gagné, l’intrus a déclaré forfait. Constata-t-il en souriant fièrement.

En effet, l’homme qui avait sonné à plusieurs reprises était reparti en glissant un mot sous la porte indiquant qu’il avait déposé un gros colis dans le garage dont la porte était ouverte. Evidemment Ross ne pouvait pas voir le mot, si Anne ne le remarquait pas non plus, le colis resterait dans le garage.

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Dim 10 Mar - 11:04

Malgré l'intervention de l'intrus, nous réussîmes à atteindre l'extase qui semblait si bien nous caractériser. Depuis notre rencontre, s'il y avait bien un domaine où nous étions les rois du monde, c'était celui-là. Tout deux nous prêtions une extrême attention aux besoins de l'autre, à la moindre de ses réactions à chaque caresse prodiguée et tout ça, en partageant ce sentiment si fort que représentait l'amour. Peut être qu'en rencontrant Ross en premier, je ne me serais jamais marier avec Liam... Seulement, ce n'était pas avec des « si » qu'on avançait réellement. Malgré les quelques coups durs, je n'aurai changé ma vie pour rien au monde. C'était toutes ces expériences qui m'avaient faites et ne pas rencontrer Liam aurait été, selon moi, une grave erreur car il était un homme à connaître. Pour une personne qui nourrissait quelques réticences sur le mariage, j'avais finalement craqué pour rester à ses côtés. Preuve qu'il n'avait pas été n'importe qui. Avec Ross, c'était différent. Tout semblait couler de source, c'était si évident d'être ensemble lorsqu'aucune sale affaire de mutation apparaissait. Nous étions connectés et ne formions plus qu'un.

Cette étreinte terminée, Ross m'avoua que je devenais une drogue pour lui. Un sourire naquit sur mes lèvres, contente de provoquer un tel effet sur cet homme. Lui qui aimait se montrer si fort en toute circonstance me faisait comprendre que sa vie de célibataire en prenait un sérieux coup. Tant mieux. J'aimais provoquer cet effet chez les hommes dans la mesure où cela signifiait que j'avais un minimum de pouvoir sur eux. Je ne comptais pas les amener à se prosterner (même si ce serait amusant parfois), mais cela me permettait d'influer sur quelques décisions. Pourquoi pas celle du retour de Wyatt à Los Angeles ? C'était un exemple comme un autre, non ?

- « C'est bon pour moi ça, car je n'ai aucune envie de partir. »

Sur ces mots je l'embrassais pour conclure nos ébats. Il ne nous restait plus qu'à nous rhabiller avant de reprendre le cours de la journée. D'ailleurs, qu'avais-je réellement prévu pour aujourd'hui ? Une idée me vint en tête, mais je la mis de côté, n'étant absolument pas prête à affronter la situation. Ce démon n'avait d'autre nom que Sonny. Elle avait divulgué le secret sur Genome malgré mes avertissements. Je lui avais même dit que si elle ne se sentait pas capable de le cacher à ses proches, mieux valait qu'elle s'abstienne. Elle avait persisté dans cette idée et venait de nous prouver qu'on ne pouvait pas encore lui faire confiance. Je m'en voulais de penser ainsi, mais l'enjeu était si important. Ce n'était pas une histoire de gamins, mais bien la vie des autres membres que je lui avais mis entre les mains. Elle ne l'avait pas compris... Dommage. Maintenant, j'étais partagée entre mon amour pour elle et la culpabilité ressentie à l'égard d'Aaron. Bref, passons !

Suite à la constatation de Ross sur le départ de notre intrus, je vis un petit mot sur le sol. Je me dirigeais vers celui-ci pour m'en saisir.

- « Tiens ! Un colis est dans le garage. Tu attendais quelque chose ? C'est peut être de Wyatt... », dis-je en regardant le psychologue.

Il était temps de discuter de son retour. Je voyais bien que son absence pesait sur mon homme. Il avait besoin de son fils et je ne pouvais combler ce vide.

- « Tu as eu des nouvelles ? »
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Dim 24 Mar - 19:25

Combien de femmes auraient pris la poudre d’escampette en se retrouvant devant un homme amnésique ou aveugle ? Ces situations avaient de quoi être déstabilisantes voire effrayantes. L’amour ne faisait pas tout ! Il fallait une bonne dose de courage pour affronter et dépasser toutes les difficultés. Anne aurait très bien pu baisser les bras et tout lâcher pour retrouver une certaine sérénité. Malgré son lot de déboires, le courage de la française ne pouvait pas être remis en question. Même si parfois elle en doutait, que son attitude n’était pas des plus appropriées, elle avait toujours été là aux moments stratégiques. Ross lui devait une fière chandelle. Elle ne rendait peut-être que la monnaie de sa pièce mais il n’avait jamais attendu un quelconque retour après ce qu’il avait fait pour elle. Il l’avait fait par amitié, par amour, par passion, jamais par obligation.

Oui, Ross devenait dépendant d’Anne et il ne s’en cachait pas. Pour une fois, il se mettait à nu quitte à se mettre en danger. Advienne que pourra ! La femme de sa vie le comblait, le supportait et l’acceptait tel qu’il était. Ross devina le petit sourire triomphant d’Anne lorsqu’elle précisa qu’elle n’avait aucune envie de partir. C’était bon pour elle mais aussi pour lui.

- Tant mieux ! Dit-il en déposant à son tour un baiser sur ses lèvres.

Simple observation mais observation sincère. Ross avait désormais du mal à se projeter dans l’avenir sans Anne à ses côtés. Son statut de célibataire endurci en prenait un sacré coup, mais, après tout, il n’y avait que les imbéciles qui ne changeaient jamais d’avis. L’écossais se rhabilla après avoir aidé Anne, comme il le put, à remettre ses vêtements. Alors qu’il pestait intérieurement sur sa maladresse, Anne annonça qu’un colis avait été déposé dans le garage par l’intrus.

- Oui j’ai commandé quelque chose pour la maison, enfin plutôt pour nous tous en fait.

Nous tous, à savoir : Anne, Wyatt et Ross. Il serait étonnant que le colis soit de la part de Wyatt. Depuis qu’il était en France, il avait certainement d’autres chats à fouetter que de penser à son père. L’écossais avait plus de nouvelles de son fils par l’intermédiaire de ses parents que par le jeune homme lui-même. Il se demandait d’ailleurs s’il ne lui en voulait pas de l’avoir envoyé à l’autre bout du monde. A moins que cette tête de mule ne se soit mise dans la tête de revenir aux Etats-Unis sans l’assentiment des siens ? Dans ce cas, il se pourrait que ce soit une partie de ses affaires empaquetées dans une malle. Non, impossible, les parents de Ross lui en auraient parlé. De toutes les façons, il n’était pas encore question qu’il revienne vivre à Los Angeles.

- Des nouvelles de Wyatt ? Oui bien sûr, par mes parents. D’après ce qu’ils m’ont dit, il va bien. C’est le principal. Tant que tout va bien pour lui, ça va pour moi. Il a quand même abordé la possibilité de son retour avec son grand-père, mais pour l’instant ce n’est pas d’actualité. Regretta-t-il en baissant la tête.

Wyatt manquait beaucoup à Ross mais ce dernier souhaitant avant tout le protéger. Sa cécité l’empêchait de voir plus loin que le bout de son nez. Il était convaincu que son handicap n’était pas fait pour apporter toute la protection nécessaire à son fils. Il était préférable qu’il reste en France avec ses grands-parents. C’était plus simple pour tout le monde.

- Et toi ? T’as des nouvelles de Sonny ? Depuis qu’elle a quitté Genome avec son mec, personne ne l’a revue, ça fait trois jours déjà...

En mettant la jeune fille sur le tapis, c’était une façon de détourner la conversation de son fils. Ross aimerait également savoir comment Anne se positionnait vis-à-vis de lui qui avait été le premier à alerter Aaron de la dangerosité de Remington. Il pensait qu’elle ne lui en voulait pas car elle savait parfaitement que c’était pour le bien tous. Seulement, Sonny étant au centre de l’affaire, il y avait immanquablement des retombées sur elle. L’écossais ne savait que trop les difficultés à rester neutre en pareille circonstance. Anne aimait Sonny et cette situation était des plus inconfortables pour elle qui devait se faire un sang d’ancre et pour lui qui se sentait coupable.

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Lun 1 Avr - 13:28

Le reçu en main, je me demandais de qui cela pouvait-il venir. Sonny ? Aux vues de mes relations avec cette dernière, j'en doutais fortement. Je n'étais pas fâchée contre elle, mais tout simplement déçue. Lors de son entrée à Genome, j'avais fortement insisté sur le secret de l'organisation en lui disant que si elle en était incapable, elle ferait mieux de passer son chemin. Elle m'avait promis qu'elle saurait se taire. Après tout, la vie de ses amis, de ses proches en dépendait et cette règle s'appliquait à tous sans exception. Malgré mes mises en garde, elle n'en avait fait qu'à sa tête en ramenant même son compagnon au sein de Genome. Si sa vie avait été en danger, je l'aurai épaulé. Ce n'était pourtant pas le cas. En détour par l'hôpital ou des soins fait maison auraient pu faire l'affaire... Je lui en voulais de m'avoir mise dans une telle position et je m'en voulais de lui avoir fait confiance alors qu'elle n'était qu'une gamine. J'aurai cru qu'avec toutes les épreuves endurées, elle aurait compris que tout ceci n'était pas un jeu... Bref... Je n'étais pas prête à lui parler, ni même à la voir. Elle avait quitté Genome et je ne pouvais qu'être rassurée de cette décision.

Par contre, le colis pouvait très bien venir de Wyatt. Une manœuvre pour rappeler à son père que sa présence lui manquait. Ainsi son retour à Los Angeles ne serait qu'une question de temps. Je comptais bien y mettre mon grain de sel pour que celui-ci revienne auprès de son père. Cependant, Ross gâcha mes plans diabolique en m'apprenant qu'il avait commandé quelques chose pour la maison. De quoi aurons nous besoin ? Pourquoi ne m'en a -t-il pas parlé ? Étrange...

- « Quelque chose... Mais encore ? Dois-je aller le chercher pour être dans la confidence ou vas-tu me dire ce que tu caches ? », fis-je d'une voix rieuse.

Ce petit intermède passé, il me semblait judicieux d'évoquer la situation de Wyatt. Après tout, je venais de le citer et j'ignorais si Ross avait des nouvelles de ce dernier. Certes, je lui avais fait part de son coup de fil pour la nouvelle année, mais je ne savais si le jeune garçon avait rappelé son père entre temps. Apparemment non. Si Wyatt ne faisait pas un minimum envers son père pour se rappeler à son bon souvenir aussi... Au moins lui souhaiter la nouvelle année de vive voix. Le minimum vital aurait été le bienvenu. Il ne me facilitait pas la tâche ! Seulement, la réponse de Ross était si catégorique que j'avais du mal à rebondir sur ses paroles.

- « Pourtant... Sa présence te ferait du bien, nous ferait du bien même. Certes, nous avons du monde pour nous aider, mais une présence supplémentaire pour égayer cette maison serait sympathique. Il faudra bien aussi qu'il voit son petit frère. Et puis... que ce soit ici ou en Europe, Genetic nous a bien montré par le passé que la distance n'était pas un problème... »

C'était bas comme argument, je le reconnaissais. J'utilisais sans aucune hésitation mes fantômes du passé pour améliorer mon présent. Certes c'était la vérité, mais je ne pouvais m'empêcher de me trouver horrible. Quelle honte !

Mais comme pour me punir d'avoir évoqué la situation de Wyatt, Ross parla de Sonny. Aussitôt, je ressentis mon visage se fermer. Je ne prononçais mot de peur de laisser échapper une parole malheureuse qui pourrait être répétée et mal interprétée. Ross avait fait part de ses inquiétudes à Aaron au sujet de Remington. Entre Genome et moi, qui choisirait-il ? Malgré son amnésie, sa cécité, le psychologue restait toujours fidèle à son poste de second au sein de l'organisation. Quel fou !

- « Un peu normal. Elle ne fait plus partie de Genome, elle ne va pas traîner dans les couloirs pour dire bonjour après ce qui s'est passé. »

Je faisais appel au bon sens, faut de pouvoir donner un avis clair. Le psychologue allait devoir s'en contenter car je n'étais pas prête à disserter sur le sujet.

- « Je vais chercher le paquet. », dis-je en ouvrant la porte.
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Dim 7 Avr - 21:51

Depuis plusieurs semaines, tout allait pour le mieux entre les deux amants. Ross aurait aimé ne plus être aveugle pour profiter encore plus de ces délicieux moments. Il faisait tout pour s’accommoder de son handicap mais ce n’était pas toujours évident. Heureusement, Anne savait comme s’y prendre pour l’apaiser lorsqu’il montrait des signes d’agacement ou d’impatience. Même si sa fierté en prenait un coup, il devait admettre que ce n’était pas désagréable de se laisser porter par celle qui partageait désormais sa vie. Voulant faire une petite surprise à Anne, Ross avait commandé des choses pour la maison. Il espérait que ça lui plairait. Il avait attisé sa curiosité et la voix rieuse de la jeune femme l’amusait. Il adorait la voir d’humeur légère.

- Peut-être bin qu’oui, peut-être bin qu’non ! Répondit-il de façon énigmatique en arborant une moue faussement ennuyée.

Si c’était vraiment sa commande qui était arrivée, Anne ne pourrait pas ramener le colis. Il serait bien trop lourd pour elle. Non pas qu’elle n’était pas assez costaud mais son état de femme enceinte lui interdisait de lever des poids. Rien ne pressait. De toutes les façons, le matériel étant livré en kit, il n’était pas utilisable. Il lui faudrait attendre le lendemain qu’un homme à tout faire s’en occupe. Il pensa alors à son fils ; s’il avait été présent, il n’aurait pas besoin de demander une aide extérieure ; il aurait donné un coup de main à son père pour déballer et monter les éléments constituant la surprise tout en se moquant gentiment de lui.

- C’est vrai, je serais comblé si Wyatt était là… Dit-il d’une voix mélancolique.

Anne avait raison, la menace « Genetic » pesait sur les mutants partout dans le monde. Cependant, l’écossais ne se sentant pas capable d’assurer la sécurité de son fils tant qu’il était aveugle. Il préférait le savoir loin de lui, protéger par ses grands-parents. Ils n’étaient plus très jeunes mais au moins ils étaient en possession de tous leurs moyens.

- Mais bon… On n’a pas besoin de lui pour égayer cette maison. Chivas et Guinnesse s’en chargent non ? Plaisanta-t-il.

Pour éviter d’épiloguer sur cette situation, l’écossais demanda des nouvelles de Sonny. Il sentit aussitôt une certaine réticence chez Anne. Qu’est-ce qu’il pouvait être idiot par moment ! Mais aussi, qu’avait-elle besoin de parler de Wyatt alors qu’ils vivaient un moment paisible ? C’était bien connu, les enfants étaient la plus grande source de discordes dans un couple. La journée avait si bien commencé. Ross souhaitait qu’elle continue ainsi. Alors qu’Anne s’apprêtait à quitter la pièce pour aller cherche le colis, l’écossais se précipita vers elle.

- Attends !

Il trébucha et se rattrapa tant bien que mal à un meuble, appuyant sans le vouloir sur la télécommande de la télévision qui diffusait un dessin animé de Walt Disney "Raiponce". Il tendit la main vers Anne et se mit à chanter [à partir de la 2ème minute]

« Tout ce temps à rêver jour et nuit
Tout ce temps à chasser l'ennui
Tant d'années sans voir ni comprendre
Le monde et la vraie vie
Elle est là, sous le ciel étoilé
Je la vois et soudain je sais
L'avenir s'est éclairé
Je devine où je vais

Et je vois dans ce regard
Que le voile enfin s'est levé
Et je vois dans ce regard
Que les lumières brillent pour nous

Et dans la douceur du soir
Je sens que le monde a changé
Maintenant tout semble différent
Je veux croire en vous
Je veux croire en NOUS »


Ross était un piètre chanteur mais il y mit tout son cœur, en essayant de ne pas faire de fausses notes, surtout dans le dernier couplet. Il accentua les derniers mots et ouvrit largement ses bras afin d’accueillir celle qu’il aimait, un grand sourire aux lèvres. Anne était-elle restée à le regarder ou était-elle partie dans le garage pour prendre le colis ? D’ailleurs, était-ce bien la commande de Ross ?
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Dim 7 Avr - 21:51

Le membre 'Ross F. McGregor' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Oui/Non' :
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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Sam 13 Avr - 20:34

La livraison de Ross me laissait perplexe mais à le voir agir ainsi, ce devait être une bonne surprise. Serait-ce un berceau pour le bébé ? Une poussette ? Ou tout autre objet tournant autour de l'enfant à venir ? Rien sur son visage ne trahissait le secret et bien sûr, cela avait le don de piquer ma curiosité. Dans la mesure où Ross était aveugle, peut être pourrais-je aller faire un petit saut pour voir de quoi il s'agissait ni vu, ni connu... Il continuerait de parler dans le vent pendant que je satisferai cette envie égoïste avant de retourner près de lui comme si de rien n'était. Était-ce possible ? Vu ma maladresse et mon gabarit actuel, les chances de me compromettre étaient grandes. J'allais devoir prendre mon mal en patience en me gardant néanmoins le droit de le maudire jusqu'à ce que la surprise soit révélée.

Pour autant, l'annonce de cette arrivée ne semblait pas changer ses plans. Il ne fit aucun pas en direction de la sortie, ni ne me demanda de l'accompagner. Seulement moi... Je voulais savoir ! Il n'allait pas pouvoir garder le secret très longtemps car avec ou sans sa permission, je comptais bien voir de quoi il s'agissait dans les prochaines minutes. Pour le moment, je préférais l'interroger au sujet de Wyatt. Ce dernier devait revenir, cela ne faisait aucun doute. Un fils ne devrait pas vivre loin de son père et inversement. Nous devions vivre ensemble et passer les obstacles ensemble. L'écossais se sentait tellement diminué à cause de son handicap qu'il pensait ne pas être capable de sauver son fils en cas de soucis. Mais ici ou ailleurs, tout pouvait arriver.

Mon regard se porta sur Ross lorsqu'il me fit savoir qu'il serait comblé si Wyatt était là. Il y avait une telle tristesse dans sa voix que cela faisait peine à entendre. Comment pouvait-il supporter d'être tenu éloigné de sa progéniture ? Je ne pouvais combler tous les domaines, je ne pouvais remplacer Wyatt. Pour être au niveau de ce sale gosse insupportable, il me faudrait perdre la mémoire ou me faire greffer le cerveau d'un poisson rouge. Ce serait amplement suffisant pour rivaliser...

- « Il n'appartient qu'à toi de le faire revenir... Il veut rentrer Ross... Sa vie est ici. Tu ne pourras pas toujours le tenir éloigné de Los Angeles. J'ai bien peur que si tu continues à le confiner en Europe, il finisse par partir sans le consentement de personne en t'en voulant. Et là, ça pourrait être dangereux. »

Pour autant, le psychologue ne semblait pas décidé de faire revenir son fils à la maison. On ne pourra pas dire que je n'aurai pas essayé de convaincre Ross ! Ce que les écossais étaient têtus ! Pour autant, j'avais pris sur moi de parler de Wyatt, donc il était normal qu'il enchaîne sur Sonny. Mes relations avec la jeune femme étaient tendues. J'étais partagée entre mon attachement envers elle et ma loyauté envers Genome. Même si je la considérais comme ma fille, elle avait fait une énorme erreur et ne semblait pas la comprendre. Au contraire, elle s'était braquée, pensant que nous en faisions toute une histoire. Après le drame en France, j'aurai cru qu'elle ferait davantage attention. Mais apparemment, même un incendie ayant causé la mort de ses amis n'était pas suffisant pour lui faire comprendre la menace Genetic. D'un autre côté, Remington n'était pas foncièrement mauvais. Pour autant, quelque chose chez lui n'était pas claire. Je pouvais lui confier Sonny, mais lui confier les clés de Genome, non. Il était dangereux, même si je n'avais aucune explication pour porter un tel jugement si ce n'est l'exécution de sang froid le soir d'Halloween.

Je préférais quitter la pièce, mais en était empêchée par un Ross sur le point de se viander en tout beauté. La télé se mit en marche parce qu'il avait appuyé sur la télécommande et un stupide dessin animé retentit. C'était quoi ça ? Je fus encore plus surprise de voir le psychologue se mettre à chanter... Soit je rêvais, soit il avait fumé quelque chose de pas très légal. Néanmoins, je laissais un petit sourire moqueur sur mes lèvres bien contente qu'il ne puisse le voir. C'était un peu salop de ma part, mais bon. Il fallait bien trouver des avantages à nos merdes, sinon nous n'allions jamais nous en sortir vu tout ce qui nous arrivait. Depuis août, je préférais ne plus compter. Après son petit show digne d'une émission de télé réalité comme Star Académie, je ne pu m'empêcher de lâcher un petit commentaire :

- « Ok.... Tu as pris tes cachets ? Tu vois les petites boules roses... »

Je m'approchais de lui et me laissais aller dans ses bras.

- « Tu apprends par cœur les paroles d'un dessin animé. Tu t'entraînes déjà pour quand le petit sera là ? », terminais-je en l'embrassant.

Après ce petit intermède, j'espérai pouvoir aller voir ce qui se trouvait dans le garage. Certes, je n'étais pas patiente, mais pour que Ross achète quelque chose derrière mon dos pour nous m'inquiétait un peu...

- « Allez zou. Je n'ai que trop attendu ! Allons voir ce que tu as commandé. »
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Dim 5 Mai - 22:06

Ross aimerait avoir Wyatt auprès de lui mais dans l’état actuel des choses il ne se sentait pas capable d’assurer sa protection. Embaucher un garde du corps serait une solution, mais il n’y avait pas que ça. L’écossais ne souhaitait pas être une charge pour son fils. Il ne voulait pas voir les rôles s’inverser. Wyatt voulait rentrer ! Etait-ce une extrapolation d’Anne ou était-ce le jeune homme qui lui avait dit ? Si c’était la dernière hypothèse, pourquoi Wyatt n’en avait-il jamais touché un mot à Ross ? Certes il aurait eu du mal à le faire changer d’avis, mais avec de bons arguments, peut-être aurait-il réussi. Les craintes d’Anne n’étaient pas infondées. C’était bien le genre de Wyatt de revenir aux Etats-Unis sans l’assentiment de son père. Le jeune homme était presque aussi borné que lui quand il était persuadé d’être dans son bon droit. Un vrai fils d’écossais ! Une pensée négative traversa son esprit : si Wyatt pensait que son père le rejetait, il serait capable de quitter la France pour une destination inconnue. L’idée de voir son fils disparaître lui fit froid dans le dos. L’éloignement risquait de faire des dégâts irréparables. L’écossais ne rajouta rien à ce sujet mais il devait admettre qu’Anne avait raison. Il reconsidérerait sa position à tête reposée ultérieurement.

Pour l’heure, il souhaitait profiter de cette journée si bien commencée en compagnie de la femme de sa vie. Son petit tour de chant fit des ravages. Anne le prenait pour un fou. Sa réflexion le fit rire et son intention, après avoir répondu à son baiser, le fit sourire. Une femme tendrement moqueuse, que demander de plus ? Anne était également curieuse de découvrir ce qui avait été livré.

- C’est bon, allons-y ! Dit-il en la prenant par la taille après lui avoir donné une petite tape sur les fesses.

Même si son indépendance en prenait un coup, il préférait se laisser guider par la jeune femme que par son chien-guide. En pensant à Guinnesse, il se demandait où elle était passée. Il ne tarda pas à le savoir. En sortant de la maison pour se rendre dans le garage, la chienne et Chivas se précipitèrent sur le couple pour leur faire la fête. Les animaux pensaient sans doute que leurs maîtres respectifs sortaient pour jouer avec eux.

- Non, Guinnesse, c’est pas le moment ! Anne et moi avons une affaire urgente à régler. Dit-il en se moquant gentiment de l'impatience de française.

Les deux chiens emboitèrent le pas du couple jusqu’au garage et se mirent à aboyer devant le gros paquet. Ross retira le papier kraft et l’image d’une balancelle et d’un vélo d’appartement indiquèrent le contenu.

- Je crois que c’est ce que j’ai commandé, n’est-ce pas ? Il faut que j’appelle la société de service pour qu’elle envoie quelqu’un monter tout ça. J’espère que ça te plait au moins ?

Sur ces mots, l’écossais tendit sa main vers la française afin qu’elle se rapproche de lui. Entre temps la chienne guide qui s’était éclipsée revint avec, dans la gueule, un petit paquet enrubanné qu’elle déposa aux pieds du couple, plus précisément sur les chaussures de Ross. Ce dernier se baissa, ramassa l’objet que ses doigts examinèrent.

- Oh putain ! Mais t’as trouvé ça où ? Fit-il étonné, heureux et gêné à la fois.

Il ne saurait jamais où Guinnnesse l’avait retrouvé mais grâce à elle, il venait de remettre la main sur le cadeau qu’il avait acheté à Anne pour Noêl. Cadeau choisi avec l’aide de Jude, une jeune fille rencontrée sur la plage, et qu’il avait malencontreusement égaré.

- Joyeux Noël Manouchka. Dit-il tout sourire en tendant le cadeau à Anne.

Mieux vaut tard que jamais ! L’écrin contenait un pendentif représentant le yin et le yang sur une fine chaine en argent ainsi qu’un bracelet et des boucles d’oreilles assortis. Ross avait arrêté son choix sur cette parure afin de laisser le choix à la jeune femme de porter ce qu’elle préférait si ce n’était les trois à la fois. Il espérait ne pas s’être trompé sur le symbole chinois qui lui faisait penser à l’homme et la femme qu’ils étaient.
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Mar 21 Mai - 14:13

Être parent était un emploi à plein temps. En effet, les enfants pouvaient être, à la fois, une source de pur bonheur comme une source d'angoisse intense. On pourrait tout faire et tout accepter de leur part et ne rien faire sans eux. L'être humain était conçu ainsi en majorité. Il avait besoin un jour ou l'autre d'enfanter car tel était le cycle de la vie. Peu importait les soucis futurs, l'enfant était l'aboutissement d'une vie humaine. Une voiture, une maison, tous ces objets matériels étaient éphémères, alors que l'enfant était le véritable héritage, la preuve que nous avions exister aussi brièvement soit-il. Cependant, il arrivait parfois que ce lien qui nous unissait à nos enfants soit mis à rude épreuve. Il suffisait d'une grosse bêtise ou d'un danger pour que celui-ci se relâche. Mais rien, ni personne ne pourrait effacer la mémoire et les sentiments d'un parent envers son enfant. C'était instinctif. Tout ce temps passé à les protéger, les aider, les encouragé ne pouvait s'effacer en un claquement de doigt. Nous avions besoin de nos enfants comme eux avaient besoin de leurs parents. Je reconnaissais que le lien qui m'unissait à Sonny n'était pas des plus forts en ce moment, mais je ne comptais pas l'abandonner. J'espérais réellement pouvoir retrouver cette proximité avec elle, mais pas maintenant. J'avais besoin de temps pour accepter la déception qu'elle avait su causer en moi, car si je la voyais alors que je ne suis pas prête, il se pourrait que je laisse échapper un mot, une phrase qui sectionnera à jamais ce lien qui m'unissait à elle. Et ça... Je ne le voulais pas. Je nourrissais encore l'espoir de renouer avec Sonny, tout comme je cherchais à renouer avec Maxime et Jeremy. Ils étaient mes enfants quoiqu'ils en pensaient.

Alors que nous quittions le calme de la maison pour connaître le contenu du paquet, les chiens vinrent nous rejoindre pour nous faire la fête. Ils s'attendaient sûrement à ce que nous nous occupions d'eux, point que je mettais dans un coin de mon esprit pour ne pas que l'on me traite de maîtresse indigne. Dès que nous aurions terminé, j'irai sûrement les promener dans le quartier. Mais pour le moment, à l'attaque du paquet ! Ross s'en chargea sans problème et fut étonnée de voir une balancelle et un vélo d'appartement. Personnellement, le premier me suffisait amplement et j'espérais que le second était pour l'écossais.

- « Un vélo d'appartement... Essayerais-tu de me faire passer un message ? », demandais-je en rigolant.

Certes, j'avais pris du poids avec la grossesse, mais pas énormément. Il fallait dire que je faisais assez attention sur les quantités et ce que j'avalais. De plus, ce n'était pas au début que j'avais pu m'empiffrer vu les crises de nausée que je m'étais tapée...

- « Oui, je pense qu'il vaut mieux laisser ça à des gens qui s'y connaissent sinon nous serions encore capable de monter le guidon du vélo sur la balancelle. »

Les bricolo du dimanche, c'était nous. Enfin moi, ça ne faisait aucun doute, pour Ross... Je devais avouer que je l'ignorais. Peut être était-il un excellent bricoleur ! Par contre, sa cécité rendrait la tâche plus ardue qu'elle ne l'est déjà. Mieux valait éviter tout de même. Je me collais à lui et l'embrassais tendrement sur le coin des lèvres.

- « Merci, c'est parfait. Par contre, je te laisserai davantage le vélo d'appartement. Je me vois d'ores et déjà plus à l'aise sur cette balancelle à essayer de calmer notre futur bébé. »

Tout était parfait jusqu'à ce que la chienne amène à Ross un petit paquet avec un ruban. Oula... Alerte rouge ! Boîte... Carrée... Ruban.... Ça craint ! L'écossais semblait heureux de l'avoir retrouvé. J'avais peur... Je me saisissais fébrilement du paquet qu'il me tendait, entendant mon cœur battre à tout rompre. La vie que nous étions en train de vivre n'était pas parfaite, mais je l'aimais telle qu'elle était. Le bébé grandissait correctement dans mon ventre, l'homme de ma vie commençait à se faire à sa cécité. Je ne voulais pas qu'elle change ! Ross m'avait déjà fait une demande en mariage, mais pour les mauvaises raisons. Le connaissant, il avait certainement peur que je rompe avec lui après m'avoir annoncé son handicap. N'étant pas prête et avec tous les événements vécus à cette période, je n'avais pu que refuser. Mais là... Je touchais du bois, mais ça faisait plusieurs semaines que nous étions tranquilles et c'était parfait comme ça. Pourquoi vouloir changer ?

Je défaisais le ruban et ouvris la boîte. Lorsque mes yeux se posèrent sur le collier, le bracelet et les boucle d'oreille, un soupir de soulagement s'échappa d'entre mes lèvres. J'avais eu chaud ! Mais si j'avais fait plus attention à la boîte, je me serais tout de suite rendue compte que ce n'était pas ce que je pensais. Bien trop grosse pour une bague tout de même. Seulement... Si je pensais à ça, est ce que je commençais sérieusement à y penser ? * BAM *

- « Veux-tu m'épouser ? »
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Sam 25 Mai - 23:35

Ross n’avait aucun message à faire passer à Anne. Enceinte, elle avait pris du poids, mais c’était plus que raisonnable. Sans doute que le vélo lui ferait du bien après l’accouchement mais ce n’était pas dans cette optique qu’il l’avait commandé. Il l’avait acheté surtout pour lui qui, à cause de sa cécité, ne pouvait plus pratiquer le tennis par exemple. A son âge, il était conscient que s’il arrêtait le sport, il allait prendre du ventre  et il ne le souhait pas. Sans vouloir garder son poids de jeune homme, il ne voulait pas devenir un homme bedonnant. Garder un bon aspect physique était important, ne serait-ce que pour faire honneur à la femme de sa vie dont les formes étaient parfaites à son goût. Il rit donc à sa remarque en secouant négativement la tête. Pour ce qui était du bricolage, Ross se défendait bien normalement, mais dans l’état actuel des choses, il en était incapable. Ne souhaitant pas qu’Anne s’y colle, il était obligé, à son grand regret, d’avoir recours à une personne extérieure.

- Vivement demain que cette balancelle soit montée ! Dit-il en rêvant déjà d’être assis dessus et de se balancer avec Anne lovée tendrement dans ses bras.

Il ne saurait dire pourquoi mais il aimait cette image. Elle le replongeait dans le passé où l’insouciance était de mise quand le couple se retrouvait dans les bras l’un de l’autre, alors qu’Anne était mariée à Liam. Cette image était romantique, rassurante et apaisante.  Il n’avait pas pensé un seul instant au futur bébé mais quand la future maman en parla, attendrit, il sourit en imaginant Anne se balançant doucement pour calmer les pleurs de l’enfant jusqu’à son endormissement. Un beau tableau qu’il ne verrait malheureusement pas. Il le regrettait déjà ! Une émotion négative traversa ses entrailles. Il prit sur lui pour ne pas se laisser submerger et força le sourire qu’il avait déjà. Si Anne le regardait à ce moment là, elle risquait de remarquer le malaise ; elle le connaissait bien ! Pour parer à cette éventualité, il serra la jeune femme contre lui et baissa la tête, le temps de laisser passer l’ombre de son regret.

Guinnesse fit diversion en ramenant le cadeau égaré. Il y eut un long silence comme si la surprise ne faisait pas plaisir. De ce fait, Ross fut gêné. Il pensait qu’Anne allait sauter de joie en découvrant que le père Noël ne l’avait finalement pas oubliée. Mauvaise idée apparemment. Que le silence pouvait être lourd par moment ! S’il avait eu ses yeux pour voir la réaction de la jeune femme, il aurait sans doute deviné ce qu’elle en pensait, mais là rien, le noir absolu dans lequel il se trouvait l’en empêchait. C’était frustrant. Pris au dépourvu, il n’osa rien dire, attendant patiemment qu’Anne ouvre la bouche. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle le demanda en mariage. Alors là ! S’il disait qu’il s’y attendait, il mentirait comme un arracheur de dents. Il en resta stupéfait, bouche bée ou presque. Si juste avant, il n’avait rien osé dire, désormais il ne savait plus quoi dire du tout. Pris au dépourvu une deuxième fois en même pas une minute, il resta muet une bonne dizaine de secondes.

Une foule de questions traversa son esprit. Avait-il bien entendu ? Etait-ce le fruit de son imagination ? Pourquoi cette demande alors que la française l’avait rejetée trois semaines auparavant et que Ross s’en était accommodé pensant qu’en fait elle avait raison ?  Que s’était-il passé pour qu’elle change d’avis ?  De quoi avait-elle peur maintenant ? Trop de questions qui mettaient le psychologue mal à l’aise. Depuis, il avait accepté sans amertume l’avis négatif de la jeune femme. Il n'y pensait même plus. Le mariage ne servait à rien. Le couple était très bien comme il était ! Un détail non négligeable aussi, il était encore marié à Dunney Holster. Cela dit, ce n’était qu’une question de semaines pour que le divorce soit enfin prononcé. Ce n’était pas vraiment ce point qui bloquait l’écossais. Ce qui le perturbait, car oui il était très perturbé, c’était ce revirement de situation. Certes, comme dit le proverbe « il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis » mais là, tout de même, c’était énorme !

- Euh… Bah… Je… J’en… Finit-il par répondre tout penaud, si on pouvait appeler ça une réponse.

*J’en sais rien* était ce qu’il pensait. D’un côté, cette demande surprenante le ravissait mais de l’autre elle l'inquiétait.  Pourquoi une femme aussi géniale qu’Anne voudrait-elle s’encombrer d’un mari aveugle ? Elle avait eu raison de refuser la première demande de Ross. Si c’était pour l’enfant, elle n’avait aucun soucis à se faire, l’écossais assumerait son rôle de père quoi qu’il advienne. Trop de questions le taraudaient ; le psychologue était complètement paumé en fait.

- …Mais… Mais pourquoi ? Demanda-t-il comme un gamin qui ne comprenait pas ce qui lui tombait dessus.

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Ven 7 Juin - 9:02

Insensé ? Stupide ? Oui, voilà, c'était le bon mot... J'étais stupide de faire une telle demande alors que rien ne s'y prêtait. Surtout que la dernière fois, j'avais refusé la sienne et il n'était jamais bon d'agir ainsi. Ce n'était pas une décision qui se prenait à la légère et voulais-je réellement recommencer ? Devions-nous sérieusement nous engager alors que notre vie était loin d'être stable ? Je ne faisais nullement référence à la cécité de Ross, mais de notre position vis à vis de Genetic. Il arriverait bien un jour où ils se soucieront de nous et dans ces cas là que ferrons nous ? Que deviendra notre bébé ? Qu'adviendra -t-il de nous ? Nous marier et attirer l'attention n'était certainement pas la meilleure chose à faire, mais... J'étais certaine de ce que je voulais et actuellement, je voulais être lié à Ross. Contradictoire, n'est-ce pas ? Mieux valait mettre ça sur le compte de la grossesse. Une femme enceinte n'était jamais cohérente et on pouvait tout leur pardonner non ? Que ce soit une subite envie de fraise ou de sexe, les hommes n'avaient pas à discuter. Alors pourquoi Ross discutait de mon soudain désir de mariage ? En tout cas, à entendre ses bégaiements, j'avais sûrement fait une boulette... Lorsqu'il me me demanda mes raisons, j'en étais persuadée.... Boulette !

- « Bonne question... Je ne sais pas trop en fait. Je sais seulement que, tout à coup, j'ai ressenti le besoin de te le demander. »

Ok... Là j'avais pas du tout l'impression de lui demander d'aller faire des courses. Mais merde ! C'était une demande en mariage et j'étais incapable de donner des raisons valables pour qu'on saute le pas tous les deux !

- « Je sais que je t'aime. Je sais qu'on va avoir un enfant ensemble. Rien n'a changé depuis la dernière fois, mais je sais qu'on y arrivera. Enfin... Si tu veux. C'est tellement fou de faire une telle demande, mais on peut y arriver. »

Je me rapprochais de lui, nouant mes bras autour de son cou. Mes lèvres à quelques centimètres des siennes, les yeux dans les yeux, je lui demandais à nouveau d'une manière un peu plus solennelle.

- « Monsieur Ross Fearghas McGregor... Voulez vous me faire le grand honneur de devenir mon époux ? »

Certes, je ne m'étais pas mise à genoux, mais ça devait être suffisant. Vous ne trouvez pas ? Au moins, je ne me rétractais pas, ce qui était un pas en avant. Il ne restait plus qu'à attendre la réplique de Ross qui se faisait désirer. Comment lui en vouloir alors qu'il m'avait fallu plusieurs semaines pour qu'un deuxième essai soit prononcé.
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Dim 30 Juin - 20:42

Pourquoi ? Mais pourquoi cette subite envie de mariage alors que rien ne s’y prêtait ? Ce n’était pas la grossesse qui avait poussé Anne à faire cette demande ! Ca n’avait aucun sens. Les envies de femmes enceintes ne dépassaient pas le stade physique généralement. Là, c’était une question mentale et sentimentale. Si c’était l’histoire de la balancelle et du vélo d’appartement, l’écossais aurait réfléchi à deux fois avant de passer la commande. Non mais c’était ridicule de penser une telle chose ! Autant ne penser à rien ! Faire le vide en pareille situation était cependant impossible. Ross était pris au dépourvu et il semblait qu’Anne aussi. En examinant la situation quelques secondes, il paraissait évident que la jeune femme avait parlé sans réfléchir. Ce n’était pas la première fois qu’elle agissait ainsi. D’ailleurs, son petit côté spontané et fonceur était un des aspects qu’il adorait chez elle. Mais là vraiment, il s’en serait passé volontiers. Il était complètement dépassé et n’avait aucune réponse à donner. C’était terrible d’être dans l’incapacité de répondre à une question aussi simple. D’un côté, l’écossais était ravi mais de l’autre, il était ennuyé. Ravi qu’Anne soit revenue sur sa décision ; ennuyé, car depuis son refus, il s’était fait une raison et se confortait dans son statut de célibataire qu’il affectionnait depuis toujours. Certes il était encore marié à Dunney Holster mais ça comptait pour du beurre et le divorce ne saurait tarder désormais.

Le fait que la jeune femme confirme une nouvelle fois ses sentiments le rassura et fit pencher la balance du côté positif. Il sourit. Son sourire s’élargit lorsqu’elle passa les bras autour de son cou. Son visage proche du sien, il pouvait sentir son souffle lorsqu’elle reformula sa demande de façon très solennelle. Il n’y avait qu’Anne pour ça. C’était adorablement désuet et incroyablement charmant que c’en était enchanteur et envoutant. Ross ressentit une vague de frissons parcourir son corps tout entier jusqu’à la pointe de ses cheveux. Sensation fort agréable comparable à un petit orgasme. Enlaçant la jeune femme, il déposa un doux baiser sur ses lèvres. Il frémit. Il eut alors un sursaut incontrôlé et resserra son étreinte. Un événement inattendu venait de se produire. Non non, ce n’est pas ce à quoi vous pensez ! Ross commençait à distinguer le visage de sa bien-aimée qu’il prit délicatement entre les mains. Il voulait s’assurer que ce n’était pas un rêve. Un sourire plus que ravi éclaira son visage, ses yeux brillaient d’affection et de bonheur.

- Anne, Manouchka. Manouchka, mon amour ! S’exclama-t-il fou de joie.

Les traits de la jeune femme lui paraissaient encore plus beaux que ceux enregistrés dans sa mémoire. Ce n’était pas le flou artistique qui la rendait belle, c’était parce qu’il entrevoyait celle qu’il n’avait pas pu regarder durant de longues semaines. Cela laissait supposer aussi qu’il allait recouvrer la vue. Alors qu’il commençait à se faire à l’idée d’être aveugle pour le restant de ses jours, il retrouvait l’espoir de revoir comme avant.

- C’est… C’est… C’est… Absolument fantast…

…Fantastique allait-il dire, mais le voile noir tomba comme un couperet avant qu’il ne termine son joyeux commentaire. Sa vision n’avait malheureusement durée que quelques secondes. La déception anéantit ses espoirs retrouvés. Ses jambes flageolèrent au point de ne plus pouvoir le porter. Pour ne pas vaciller et faire tomber Anne dans une chute probable, il s’assit très vite parterre, entraînant la jeune femme avec lui. Le poids de son corps et du sien rendit le contact de ses fesses avec le sol un peu brutal.

- Oh putain ! Ragea-t-il en serrant les dents.

Rien de grave mais sans doute un bel hématome en préparation. Anne risquait de ne pas tout comprendre. Les mots prononcés par l’écossais pouvaient être interprétés par la française comme un début de réponse positive. Il était préférable de lever tout quiproquo éventuel.

- Désolé Manouchka… Commença-t-il sincèrement.

Oh oui, Ross était extrêmement désolé d’être encore et toujours aveugle. Ces quelques secondes de vision n’étaient sans doute qu’une manifestation de son désir profond de recouvrer la vue. La puissance du cerveau, dans des cas comme celui-ci, répondait parfois aux souhaits de son propriétaire de façon subtile jusqu’à lui faire croire que c’était réel.

- Moi aussi je t’aime… Je t’aime mais tu mérites mieux qu’un aveugle comme époux. Pour l’instant on s’en sort bien comme on est, alors pourquoi vouloir forcer le destin ? Question qui n’attendait pas de réponse. Et puis, je veux pouvoir te regarder le jour J et te passer la bague au bon doigt tant qu’à faire.

Terminer sur une petite touche d’humour était tout ce qu’il avait trouvé pour faire passer sa réponse qui n’était au final qu’un ni oui ni non. Si Ross recouvrait la vue, il épouserait Anne mais dans le cas contraire, il y avait de fortes probabilités pour qu’il refuse. Il ne voulait pas être un poids pour l’amour de sa vie. Même si Anne ne s’était jamais plainte de son handicap jusqu’à présent, Ross était intimement convaincu qu’au fil du temps, même sans le vouloir, les reproches s’immisceraient entre eux ; le pire serait la pitié.

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Lun 8 Juil - 9:16

Qui aurait cru que les situations seraient inversées ? Surtout concernant notre couple… Après mon refus, la confiance de Ross avait dû être quelque peu ébranlée et je ne me souvenais même plus si je lui avais expliqué les raisons de mon rejet. Ce n’était pas l’acte en lui-même qui me révulsait, mais les circonstances, le contexte et si je ne m’expliquais pas, Ross ne comprendrait jamais ce que j’avais en tête. Il semblait très surpris, pensant sûrement que l’idée ne serait plus effleurée. La surprise passée, son visage montrait tous les signes de joie. Ouf… Je ne l’avais pas dégouté ! Il ne lui restait plus qu’à dire « oui » et me prendre dans ses bras. Ou alors me prendre dans ses bras et me dire « oui » dans la mesure où il préférait cet ordre. Seulement, il se faisait désirer. Voulait-il me faire payer mon refus de la dernière fois en mettant mes nerfs à rude épreuve ? Car je ne pensais pas qu’on aurait pu être aussi stressé en attendant une réponse. Ross était d’humeur à faire prolonger l’instant en m’offrant quelques gestes de tendresse au préalable. C’était plutôt bon signe surtout qu’il commençait à prononcer mon surnom avec entrain et que la joie débordait de son visage. Il trouvait même cela fantastique !

Si c’était fantastique… Pourquoi son exultation était retombée comme un soufflet ? Ses traits montraient une certaine contrariété, de la tristesse et du découragement. D’où lui venait ce revirement ? Je restais à ses côtés à le regarder, attendant patiemment une explication. Mais rien ne vînt si ce n’était un « putain ». Ce n’était pas que ses mots qui me choquèrent, mais aussi son attitude. Il venait de nous faire asseoir par terre. Pas très pratique dans mon état et je n’osais pas imaginer la remontée…  Enfin, si remontée il y avait. Ross s’excusait… Ce n’était pas très bon signe après une demande en mariage. Du moins, c’était ce qu’il me semblait. Je restais silencieuse, lui laissant le temps de m’expliquer ce qui n’allait pas car passer de la joie immense à de la rage en l’espace de quelques secondes, c’était incompréhensible.

Il m’aimait. Il m’aimait, mais ne voulait pas qu’on se marie. Ca me rappelait quelque chose tiens ! Je souriais doucement, mais ce n’était pas de gaieté de cœur. Il refusait à peu près pour les mêmes raisons que moi la dernière fois alors je devais encaisser comme il l’avait fait.

- « Ok… Pas de soucis. C’est stupide de toute façon. Tu as raison, on est bien comme on est. »

Je déposais rapidement mes lèvres sur les siennes, même si l’exercice commençait à devenir difficile avec mon bidon et entreprenais de vouloir me lever. Question souplesse, j’allais devoir repasser car ça me donnait plutôt l’impression d’avoir besoin d’un chariot élévateur. Et voilà que les larmes me montaient aux yeux. Seulement parce que je n’arrivais pas à me lever ? Vivement que je l’expulse ce petit monstre pour que mon corps ne soit plus autant détraqué. Après quelques dandinements, j’abandonnais.

- « Par contre… Il faudrait que tu m’aides pour me relever… Je suis coincée… »

Instant de solitude en puissance. Peut être que vivre avec d’autres femmes enceintes seraient gratifiants. Au moins, tout le monde serait grosse, bouffie, impotente et inutile… Ce serait une solution, mais l'idée de laisser Ross seul me faisait froid dans le dos.
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Mieux vaut ruse que force [Terminé]   Mar 16 Juil - 18:30

Ross savait que sa réponse de normand ne pouvait pas satisfaire Anne. Ce n’était pas le refus de la jeune femme, quand il lui avait demandée de l’épouser, qui l’avait poussé à ne pas accepter dans l’immédiat, mais la réflexion qu’il avait eu depuis. Dans l’état actuel des choses, il ne pouvait en être autrement. Il ne voulait pas être un poids officiel pour celle qu’il aimait. Tout comme lui, elle s’était laissée emporter par ses sentiments spontanément, dans un moment où rien ne s’y prêtait. Ross ne voulait pas faire de peine à Anne mais c’était raté. L’intonation mise dans son « ok » trahissait sa déception. Cela le contrariait car ça pouvait être pris comme une sorte de rejet alors que ce n’était pas le cas.

- Non non, Anne, ce n’est pas stupide. Dit-il en posant son front contre le sien.
- Ou alors on est tous les deux idiots, et comme ce qui se ressemble s’assemble, c’est logique. Ajouta-t-il sur le ton de la plaisanterie en référence à sa propre demande.

Lui aussi était déçu de ne pas accéder à sa requête, d’autant plus que l’espoir éphémère de recouvrer la vue l’avait abattu moralement. Il n’y croyait plus. Il en avait marre d’être dépendant, marre de ne pas faire tout ce qu’il souhaitait, marre de vivre avec des images encrées dans sa mémoire.  Il souhaitait que tout redevienne comme avant, les problèmes liés à la mutation en moins.

En cette magnifique journée, avec la femme de sa vie, il ne fallait pas se laisser aller à la morosité. Profitez du temps présent et ne plus se poser de question ; c’était ce que l’écossais devait faire. Le petit baiser reçu mit un point final à sa dépression furtive. Après un dandinement digne de l’oisillon essayant de se tenir sur ses  pattes pour la première fois, Anne s’en remit à Ross qui ne se fit pas prier pour l’aider. Il aimait qu’elle ait besoin de lui ! Cela lui faisait oublier son propre état de dépendance. Une fois sur leurs jambes, l’écossais enlaça tendrement la jeune femme et lui déposa deux ou trois baisers dans le cou. Il chemina  doucement jusqu’à la commissure de ses lèvres et finit par un baiser langoureux et fougueux à la fois.

- Tu sais que j’t’aime toi ! Dit-il tout sourire en prenant délicatement le visage d’Anne entre ses mains pour le caresser.

Sa peau était toujours aussi douce, plus douce qu’avant même. Il vérifia qu’il en était de même jusqu’à ses épaules pas plus. Il était préférable de s’arrêter à cette hauteur s’il ne voulait pas réveiller une nouvelle fois son appétit sexuel. Quoi que ? Non, pas maintenant, pas de suite.

- Allez viens, allons patauger dans la piscine. Je l’ai chauffée ce matin. Dit-il en se mettant à rire en pensant que ses derniers mots pouvaient être interprétés d’une autre façon s’ils étaient sortis de leur contexte.
L’écossais joignit le geste à la parole et entraîna Anne dehors à tâtons.
- Pas besoin de maillot de bains, nous sommes seuls. Dit-il en retirant tous ses vêtements qu’il jeta joyeusement en l’air avant de sauter dans l’eau et après avoir pris ses repères pour éviter de faite une mauvaise chute.

Anne suivit Ross avec entrain et après un plongeon de championne, quelques longueurs et des éclaboussements, les amoureux se retrouvèrent dans les bras l’un de l’autre, mettant cet instant à profit et le savourant comme il se doit.

Et non, vous n’aurez pas plus de détails ! On a mieux à faire.
- Fin -

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Mieux vaut ruse que force [Terminé]

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