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 I'm damaged, are you ? [terminé]

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Dakota R. Cooper


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MessageSujet: I'm damaged, are you ? [terminé]   Jeu 13 Déc - 14:07

11 janvier dans la nuit

« QUOI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »

J’avais tapé un scandale comme jamais je n’en avais fait au sein de Genetic quand j’avais appris la nouvelle. On m’avait pris Ingrid ! On l’avait laissée partir ! Mais qui est assez con pour laisser s’envoler une gamine de quinze ans, bordel. J’étais furax. Mon moucheron dans lequel j’avais mis beaucoup d’espoir n’était plus là. Je venais de perdre plusieurs jours de travail et la promesse d’une reconnaissance. J’avais perdu cette gamine que j’avais habillée et maquillée. Cette gamine à qui j’avais appris des choses. Faites quelque chose pour quelqu’un et voilà ce que ça donne ! Voilà comment on vous remercie. Merde à la fin ! Prenez soin d’une personne et on vous crache dans la main… Je me laissais beaucoup trop attendrir ces derniers temps. Une gamine, une caresse sur la joue. Merde ! Et c'était à cause de Keaton ! Il voulait briser ma vie et il me prenait Ingrid ! Le salaud, l'enflure. Je savais que je ne pouvais pas lui faire confiance. Bon sang, j’étais entourée d’incapables et de bras-cassés ! Je te les empoisonnerais tous si ça ne me rendait pas totalement malade !

J’avais rarement été aussi furieuse que ce soir là. J'avais passé la journée dans les locaux à cause d'une mission mais j'avais décidé de rester, parce que je voulais absolument que mon moucheron essaie une robe que j’avais portée mais dont je m’étais lassée. Parce que je savais qu’elle lui irait très bien, qu’elle serait belle, que cela lui plairait. Tout cela pour quoi ? Pour rien ! Elle était partie, ingrate, comme ma sœur. Partie avec ce Wetherford. Ne jamais se fier aux gens, je le savais pourtant ! Alors pourquoi est-ce que cela me faisait tant d’effets ?

J’avais besoin d’oublier cette soirée pourrie. J’avais besoin de passer mes nerfs, de ne plus penser. J’avais besoin de sexe et d’adrénaline. Sexe, drogue et rock’n’roll. Ce serait mon programme de la soirée. Je voulais retourner en boite, me taper un crétin de passage et oublier. Oublier la déception, la trahison et cette caresse ridicule qui m'avait ébranlée. J’étais trop sur les nerfs là… Alors je me dirigeais vers la discothèque habituelle, je me déhancher après avoir ingurgité pas mal de cosmo et une fois dans les toilettes miteux, j’ouvris le double fond de mon poudrier et j’avalais deux petits cachets. Bientôt je planerais et le monde ne sera plus merdique. Je ne prenais pas souvent de drogue, même pour activer mon poison, ce qui expliquait pourquoi cela eut un effet aussi rapide sur moi. En quelques minutes mon esprit était déjà ailleurs. Je ne réagissais plus qu’aux vibrations de la musique et je me laissais porter. Des mains me touchaient, des lèvres m’effleuraient. Je m’en fichais. Plus de déception, plus de contrariété. Je dansais. J’oubliais. Je buvais. Beaucoup. Trop, à n’en pas douter.

« Ouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh ! c’est qu’il est tard, regarde ces jolies fesses mon loulous, elles vont aller se coucher sagement pour une fois », balançais-je à un mec dont la langue s’activait dans ma bouche depuis quelques minutes.

Fallait que je bosse demain et que je trouve comment me venger. Alors je quittai la discothèque en titubant. J’avais l’habitude de me retrouver bourrée, mais là, le mélange de tous ces cocktails et de la drogue était explosif, au point que j’arrive à me gourrer de chemin. Je ne savais plus trop où j’étais et il faisait nuit noire. J’avançais totalement au hasard, en mini-jupe et talons hauts dans une ruelle mal famée. Et je m’en rendais à peine compte. En fait, je ne m’en rendis compte que lorsque j’entendis des sifflements. J’avais l’habitude, je m’en fichais.

« Au lieu de faire les malins, vous n’auriez pas une cigarette ? »

Ou un joint ou autre ? Par contre, c’est bien les mecs ça, vous demandez une choses, ils comprennent toujours une allusion sexuelle car même si j’étais pétée, je devinais leurs regards libidineux de gros pervers dégueulasses. Mais ça, j'y étais habituée.

« C’est pas ce que j’ai demandé… »

Je dut avoir l’air convaincante car l’un des types eut un petit rire et me tendit son joint. J’aspirais le produit. Rien de tel pour oublier les emmerdements. Mais l’un d’entre eux – franchement, je ne saurais pas reconnaitre lequel – m’agrippa par les hanches et me plaqua contre son bas-ventre, voulant m’arracher un baiser. Je n’étais pas farouche, mais quand je disais non, c’était non… On avait déjà essayé une fois de me prendre de force, personne n’y arriverait. C’était mon corps, si je voulais le détruire, c’était à moi de le faire, pas à quelqu’un d’autre. Je voulus me dégager. Normalement, je savais me battre. Normalement, il serait déjà à terre. Oui, mais j’avais abusé et il était plus fort que moi.

« Lâche moi connard ! »

Sauf que rien à faire. Et les autres riaient. Bien ma veine…
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Jeremiah Jenson


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MessageSujet: Re: I'm damaged, are you ? [terminé]   Jeu 13 Déc - 21:56

Quand on dit que l’on a passé une journée de merde, cela peut parfois être au sens propre u terme. Bon certes Jeremiah avait vérifié la version figurée aussi dans le sens où la journée de boulot n’avait pas été aussi fructueuse que prévu. Résultat, passage dans le bureau du directeur qui venait pour énième fois de le menacer de le virer s’il n’arrêtait pas ses conneries et qu’il n’était pas clean dans les deux prochains mois à venir. Cela devait être la deuxième ou troisième fois qu’il se prenait ce type d’avertissement. Chaque fois Jer’ réussissait à se désintoxiquer, mais combien de temps pourrait-il encore le faire ? Serait-il encore capable de se prendre en mail ? Plus le temps passait et plus il doutait. Le souvenir de Melinda ainsi que celui de sa mère était encore trop présent dans son esprit, et pourtant c’était il y a des années. C’était comme si rien n’avait réussi à le faire avancer, comme s’il était resté bloqué à la période de ces deux pertes majeures. Et depuis, et bien depuis ce temps, il faisait n’importe quoi, alternant phases cleans et défoncées, phase de gentillesse et de violence. Son cerveau aussi prenait cher, dans le sens où la drogue commençait à altérer ses facultés de concentration et sa mémoire.

Enfin pour clôturer cette journée de merde, il avait justement marché dans des excréments de chier et cela avait scellé la suite de sa soirée. Les potes, le shit et les meufs. Quelle soirée productive ! C’était certain qu’il deviendrait clean en faisant ce genre de projets. Certes non, mais au moins il se détendrait et il oublierait. Il contacta avec un simple sms Charlie, John et Svenga, trois gars de la bande de drogués qu’il connaissait. Il ne traînait pas trop avec eux, excepté lorsqu’il était complètement défoncé ou qu’il voulait fumer.

Appuyé contre un mur d’une rue pas très recommandable où passaient pas mal de prostituées, les quatre types fumaient allègrement en ricanant quand une belle plante passa devant eux. Une mini-jupe dans ce bled, savait elle que c’était risqué ? Apparemment pas, puisqu’en plus elle les provoqua. Jer’ n’était pas encore assez défoncé pour son côté violent et brute ressorte, mais ses potes qui étaient déjà arrivés depuis bien deux ou trois heures étaient dans un état second. Il fila son joint à la demoiselle avant qu’un autre ne le fasse et ne l’embête de trop. C’était loupé. Il se marra avec les autres lorsque Scenga fit du rentre dedans, se frottant allègrement contre le bas ventre de la jeune fille. Il aurait été capable de la prendre là tout de suite devant les autres joyeux lurons. Mais la voire ainsi lui provoqua un flash. Elle était jolie, brune, les yeux clairs, comme Melinda.

« C’est bon Sven, lâche là ! »

« Oh t’es pas classe Jer’ ! »

« Dis t’as plein de putes qui attendent que ça laisse la partir… »

Jer’ tenait Sven avec une poigne ferme et fit un signe de tête à la fille pour qu’elle puisse se dégager et partir, avant que Sven lui balance une droite dans le nez. Jer’, surpris, fit quelques pas en arrière avant de se redresser, bien droit et de donner un coup de poing au même endroit.

« Putain, gros con dégage ! T’es pas un violeur mec, j’t’empêche de faire une connerie ! »

Bam, un pain en plus. Jer’ prit la fille par le bras et l’entraîna sur trois quatre mètres, plus loin.

« Restez pas ici… » Puis ils repartit vers la bande.
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Dakota R. Cooper


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MessageSujet: Re: I'm damaged, are you ? [terminé]   Sam 15 Déc - 15:39

J’allais ce soir là, à l’encontre de tout ce que j’avais appris et tenté d’enseigner à Ingrid. Je perdais totalement le contrôle. J’avais eu le malheur d’espérer, de croire, de m’attendrir. Cela ne m’avait rien apporté qu’un sentiment de gâchis et de foutage de gueule. Je voulais oublier ça, quitte à me défoncer. De toute façon, que pourrait-il arriver ? Au mieux, j’aurais au moins passé une bonne soirée à ne plus avoir ce goût de la trahison dans la bouche, au pire, il n’y aurait pas de lendemain. Etait-ce grave ? Non, dans le fond, pas tant que cela. Je ne dépendais de personne et personne ne dépendait de moi. Keaton pourrait renverser l’administration de Genetic comme bon lui semblait et Ingrid pourrait trahir d’autres personnes. Alors non, je ne craignais pas qu’il n’y ait pas de lendemain.

Par contre, autant je pouvais paraitre pathétique, autant je me fichais de me détruire, autant je pouvais m’envoyer en l’air avec le premier venu sans que cela me pose problème, autant qu’un type veuille me prendre de force, ça, je ne pouvais pas le tolérer. Je n’étais pas encore assez saoule ou assez à l’ouest pour permettre ça. Par contre je l’étais pour lamentablement échouer et ne pas réussir à me défendre. Et mon poids plume imbibé d’un tas de substance face à un mastodonte en rut et défoncé, c’était peine perdu. Si je l’empoisonnais… peut-être, je sentais mon cœur s’accélérer de toute manière. Peut-être que j’arriverais à sécréter assez de poison pour me dégager de lui quand il voudra me nettoyer les amygdales.

Dans le brouillard qui me tenait lieu de cerveau, j’entendis des voix. J’avais un preux chevalier ? Genre… Un type avec une morale ? Il fallait le croire puisque le dénommé « Jer » venait d’agripper mon agresseur qui desserra son étreinte. Il me fit un geste de la tête, m’invitant à dégager de là. Je n’avais pas l’intention de m’éterniser de toute façon.

« Crevard… »

Oui, bon, m’adresser à ce « Sven » comme ça ce n’était peut-être pas la meilleure chose à faire, mais je ne pouvais pas m’en empêcher. Je les défiai du regard et fis deux pas en arrière quand j’entendis un bruit sourd qui me paralysa. Ça allait dégénérer en bagarre cette histoire. Restait à savoir lequel des deux était le chef que la meute allait suivre bêtement. Dire que Jer’ essayait encore de ramener l’autre à la raison. Il était naïf ou seulement crétin ? C’était une question à un million. Bon, ce n’était pas tout cela mais je n’avais pas que cela à faire, je voulais rentrer et dormir comme une larve. Et demain – s’il y avait un « demain » - une douche me laverait de cette soirée à oublier. C’était officiel, ce serait une journée à bannir du calendrier.

Puis le sol eut l’air de bouger tout seul… Ah non, c’était mon pseudo-héros qui venait de m’attraper le bras et de m’attirer plus loin. Je jetai un dernier regard méchant au pauvre type qui avait la tronche en sang. Crétin de violeur ! Et voilà que l’autre se mettait à me donner des ordres ! Non mais j’en avais marre qu’on me dise ce que je devais faire ! Je n’étais pas un toutou à qui on disait « pas bouger » ou « coucouche panier ». Et il se barrait en plus ! Je rêvais !

« Hey ducon, t’es trop pété pour voir qu’ils sont plus nombreux que toi ? Tu veux te faire exploser la tronche ? Parce que c’est ce qui va arriver. »

Et peut-être plus vite que prévu étant donné que ses « potes » se rapprochaient dangereusement de nous… Ils devaient avoir l’habitude d’agir en bande car déjà ils nous tombèrent dessus. Deux sur Jer’ et un sur moi. Purée, mais qu’est-ce que j’avais bien pu leur faire ? Je voulais juste fumer, boire et dormir. Toujours des fouteurs de merde. Et sans que je comprenne ce qui m’arrivait, je me retrouvais plaquée au sol, avec un poids qui pesait sur moi. Un coup d’œil et je vis Jer’ aux prises avec deux gars et moi je sentis l’odeur pestilentielle d’une haleine alcoolisée. Je sentis également une main se glisser sous ma jupe et me toucher à un endroit privé. Cette fois c’en était trop. J’avais l’impression de me retrouver presque dix ans en arrière. Sauf que cette fois, je n’étais plus une ado, je n’avais pas ma petite sœur à côté. Alors ni une ni deux je lui agrippai le visage et plaquai ma bouche contre la sienne.

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MessageSujet: Re: I'm damaged, are you ? [terminé]   Sam 15 Déc - 15:39

Le membre 'Dakota R. Cooper' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: I'm damaged, are you ? [terminé]   Mer 19 Déc - 20:14

Il aidait une put*** de nana et voilà qu’elle le foutait dans le pétrin en insultant encore plus Sven ! C’était LE type de la bande hargneux, crevard comme elle disait et violent par excellence. A croire qu’il n’avait aucune morale ! Car il pouvait aussi bien taper une petite donzelle qui lui résistait qu’un de ses potes. Autant dire qu’il n’avait pas d’amis et encore moins de gens pour compatir à son sort. Bon le problème numéro un maintenant c’était de se barrer de là avant qu’il ne fasse une trompette avec leurs nez ! Surtout que ces deux autres couillons là, se rangeaient toujours auprès de lui. Eux ce n’était pas qu’ils n’avaient pas de morale, mais plutôt qu’ils n’avaient pas de cerveau. Au moins, il se rappelait maintenant pourquoi ce n’était pas sa bande de fournisseurs préférée ! Avec ses potes, ses vrais, ceux qui comme lui avaient une vie tout de même en dehors de la drogue, ils se contentaient d’écumer les bars et de draguer toutes les jolies filles. Parfois, ils provoquaient des rixes dans la rue, mais à ce moment-là ils étaient soudés. D’autant que Jeremiah ne pouvait pas se vanter pour ses talents de bagarreur. La preuve il venait de se prendre une droite magistrale dans la figure !

Bon c’en était trop ! Jeremiah prit sur lui d’éloigner la demoiselle qui n’en faisait qu’à sa tête. En fait, peut-être aurait-il dû la laisser avec ce violeur de Sven. Oui, peut être… En tout cas, elle ressemblait peut être à sa Melinda mais en rien elle n’avait son caractère, du moins en apparences. C’était même certain qu’elle ne l’avait pas du tout. Ce n’était pas le genre de fille qui pète plus haut que ses fesses, alors que là…

« Plutôt que de donner des leçons de morales mademoiselle je sais tout, je peux aussi les laisser te violer et te jeter dans un fossé. Non parce que c’est ce qu’ils vont faire si je me casse. Après je m’en fous je peux le faire concrètement ! Donc ton ducon tu te le gardes pour toi la mini pouffe ! »

Puis les deux gogoles fondirent sur Jeremiah pendant que Sven s’occupait de la fille. Il fit son air blasé qui stoppa net les deux sans cervelles.

« Bon les gars, on se calme maintenant ! Sven tiens regarde t’as une autre nana là-bas ! Celle-ci tu l’as assommée de toute manière. »

Lorsqu’il les vit tous se retourner et partir aborder les quatre nanas qui approchaient, Jeremiah resta bouche bée. Il observa le joint qu’il avait toujours à la main, histoire de voir s’il avait toujours la même odeur que d’habitude. Il s’était pris quelques coups avant de retrouver son souffle et pouvoir indiquer les autres demoiselles, mais au final ça aurait pu être bien pire. Il sourit alors et cracha sur le sol.

« Quelle bande d’abrutis ! »

Ils n’avaient pas vu leurs mecs plus loin derrière. Quoi que lui non plus en fait. Et tant mieux, parce qu’au moins, il ne pourrait pas s’en vouloir après. Enfin, content de lui, il se retourna et prit le chemin inverse, histoire de ne plus croiser ces loustiques. Il avait juste oublié quelque chose !

« Et merde ! …. Bon aller toi, debout ! »

Mais la fille ne bougeait pas. Jer’ se pencha puis la souleva tant bien que mal. Petite mais elle faisait son pesant d’or ou d’autre chose ! Il la porta comme un sac à patates jusqu’à atterrir dans une allée plus fréquentée et moins craignos jusqu’à ce qu’un mec méfiant le croise.

« Elle est bourrée c’tout te fait pas de bile vieux ! »
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Dakota R. Cooper


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MessageSujet: Re: I'm damaged, are you ? [terminé]   Sam 22 Déc - 13:39

J’avais toujours choisi mes partenaires. On pouvait tout dire de moi : traînée, pu**, catin, sal***, mais je n’avais jamais été et ne serai jamais une victime de viol. Hors de question. On avait essayé une fois sur moi. Ma capacité s’était alors révélée et elle ne m’avait jamais trahie jusqu’à présent. Elle m’avait sauvée. J’avais espéré qu’elle me tirerait de nouveau de ce mauvais pas. Je devais avoir trop d’espoir. Les choses commençaient à partir en vrille et je n’aimais pas ça du tout. J’avais perdu le contrôle de moi-même face à Keaton. Momentanément, certes, mais assez pour que je sois en colère contre moi-même. Ingrid m’avait filé entre les doigts et là, je me retrouvais coincée avec un pauvre type qui se croyait assez costaud pour lutter contre des mastodontes dégénérés. Mini-pouffe ? Non mais il s’est regardé le squelette ambulant qui se mange une rouste au bout d’une seconde et demie de bagarre ? On croirait rêver ! Mais qu’il dégage, je n’avais pas besoin de lui !

Preuve en était… je n’eus pas le temps de répondre que ses « potes » nous tombèrent dessus. Est-ce qu’il s’était rendu utile ? Non ! Je me retrouvais à terre en un rien de temps avec une main un peu trop baladeuse à mon goût. Et cette fois, je ne pus rien faire. Ma capacité ne me sauva pas et je perdis connaissance lorsqu’il me décolla une droite à faire pâlir d’envie les boxeurs. Après ça, ce fut le trou noir. J’avais l’impression d’avoir fait un saut dans le passé entre les coups et la tentative de viol… Ce n’était pas normal. Il faudrait vraiment que je me ressaisisse. C’était plus que nécessaire. Déjà, il faudrait que je me réveille, ce serait sympa… Parce qu’être violée était déjà une galère en soit. Mais être violée alors qu’on est dans les pommes, c’est pire !

Quand je commençai à émerger, j’eus l’impression que la terre bougeait vraiment vite… trop vite. J’avais bien mal au crâne en tout cas, il ne m’avait pas loupé l’imbécile. Pourquoi j’étais secouée là ? Je n’avais pourtant pas l’impression qu’il était en train de faire sa petite affaire où alors il n’était vraiment pas doué et pas bien équipé par dame nature. Je voyais le sol défiler sous mes yeux. C’était quand même bizarre là… J’avais l’esprit sacrément embrouillé, mais là… Et là j’entendis une voix connue. C’était pas le fameux Jer’ là, qui parlait ? Mais avec qui il causait ? Ce n’était pas vraiment le moment quand même ! Et qu’est-ce qu’il racontait en plus ?

« Je suis bourrée ? Va te faire voir fumeur de joint ! »

De gigotais tellement qu’il n’eut pas d’autre choix que de me laisser de nouveau sur mes deux jambes. Je rabaissais ma jupe pour couvrir un peu plus mes cuisses et essayer de faire bonne figure devant le nouvel inconnu qui avait surgi… dans une énième ruelle. Tout le monde s’était donné rendez-vous en pleine nuit ou quoi ? Les gens ne pouvaient pas dormir ?

« Quoi, vous n’avez jamais vu des gens un tout petit peu pétés ? Au lieu de nous regarder comme ça, vous pourriez pas me dire où il y a un hôtel pas trop miteux dans le coin ? »

De toute manière, je n’avais pas la moindre idée de là où je me trouvais et même suivre le gps sur le portable, je n’y arriverais pas, alors autant passer la nuit en sécurité et au chaud non ? Le type bredouilla quelques mots et je notai mentalement ses indications.

« Oui, bon, ça va, vous pouvez passer votre chemin maintenant ! »

Pas sympa, moi ? Peut-être. Probable même. Mais je n’avais pas de raison d’être sympa. Je n’avais même aucune raison. Je voulais me coucher et finir de cuver. Je levai un sourcil et regardait le type qui m’avait trimballé jusqu’ici.

« S’ils ne m’ont pas touchée… merci. Je suis Dak’. Là, j’ai juste envie d’aller me coucher, alors si tu as de quoi nous amuser ce soir ou oublier cette nuit de merde, je paye la chambre. A moins que tu veuilles rester dehors… »

Je fis quelques pas qui résonnèrent dans le silence. Qu’il vienne s’il le souhaitait. D’habitude, je me tournais vers Shante pour ce genre de choses, mais vu que je ne savais pas où je me trouvais et donc pas où il se trouvait non plus… Ce Jer’ serait certainement un bon divertissement. Et s’il souhaitait rester dehors, grand bien lui fasse, j’aurais une chambre et un lit pour moi toute seule et je devais avouer que je n’étais pas du genre partageuse.
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Jeremiah Jenson


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MessageSujet: Re: I'm damaged, are you ? [terminé]   Mar 25 Déc - 20:23

Journée de merde quand tu nous tiens. Jer’ aurait mieux fait de fumer son joint tranquillement dans sa chambre, au lieu d’aller voir cette bande de loosers assez spécialistes pour se fourrer dans de beaux draps. Il avait l’habitude, il le savait mais il persévérait. Peut-être qu’au fond de lui sa vie était trop plate et il cherchait les embrouilles. Eut être qu’une part de lui, sa part violente ne s’exprimait pas assez. En fait ce soir, aucune facette de sa personnalité ne voulait vraiment s’exprimer. Il ne savait même pas réellement pourquoi il prenait la défense de la donzelle d’autant qu’il n’aspirait qu’à une chose : fumer son joint tranquillement, sans qu’on l’emmerde. Loupé.
Puis les autres gars étaient d’un puéril ! Ils ne savaient pas s’amuser sans prendre les nanas pour des chiffons qu’une utilise une fois et qu’on jette. Il pouvait très bien être violent, mais jamais avec des filles, jamais dans ces circonstances et encore moins pour violer comme Sven voulait le faire. S’il cela lu était déjà arrivé c’était parce qu’il avait pris des substances un peu plus corsées tout de même.

« Ecoutes la donzelle tu te calmes ! Le fumeur de joint il peut aussi te ramener et te laisser violer… »

Ingrate ! Voilà ce qu’elle était ! Il essayait de faire en sorte de pas avoir de problème pour elle, pour qu’elle sorte indemne de sa connerie et elle l’enfoncé. Okay, il ne l’empêcherait pas de descendre et d’aller se foutre dans un guêpier dont elle ne sortirait pas. En plus elle agressait le pauvre mec qui devait se faire du souci pour elle. Ingrate ! Jusqu’au bout des ongles. Ahhh ça elle avait une plastique parfaite, une chevelure parfaite, des ongles parfaits, mais le caractère restait bien imparfait et bien loin des idéaux masculins. Une petite pimbêche qui se croyait tout permis !

« Lui en voulez pas vieux, elle vient de subir un traumatisme, et je serais vous, je ne passerais pas par là. »

Premièrement le traumatisme s’appelait Sven, Jer ne mentait donc pas, et en second lieu le type allait prendre la route par laquelle Jeremiah arrivait, là où la bande était postée. Parce qu’il n’y avait aucun doute qu’ils étaient encore là prêts à sauter sur le premier venu pour se venger. Enfin il se tourna à nouveau devant la demoiselle qui levait un sourcil. Quoi encore ?? Ah un remerciement. Jer’ se calma alors. Par contre il se posait une question.

« Ils ne t’ont pas touché... Parce contre tu es d’ac’ pourquoi ? »

Bah oui elle avait dit je suis Dak’, mais il n’avait rien proposé, donc là il n’avait pas du tout suivi. Par contre quand elle parlait de quelque chose pour se divertir le soir, il était l’homme de la situation ! Et oui, il avait eu le temps quand même de gagner son pain en venant voir cette bande de mouflons. Il sortit de la poche de son jean un petit sachet où trônait un petit carré bien dur et marron d’herbe. Il manquait qu’un peu de tabac, du papier à rouler et un briquet pour faire « fondre » l’herbe dans le tabac et ce serait bon à fumer ! Bien sûr il avait le reste sur lui, dans son sac à dos ! Il secoua le petit sachet sous le nez de la jeune fille.

« Tu parles de ça ? »

Alors elle s’avança, et il la rattrapa en deux pas.

« Par contre si je peux me permettre quitte à aller dans un hôtel, plutôt préférer l’un de ceux qui se trouvent là-bas. Le quartier est meilleur et c’est cinq minutes à pieds. Et sur la route on pourra prendre une ou deux bouteilles. Tu as l’âge d’ailleurs ? »

Oui elle faisait assez âgée, mais de nos jours les filles faisaient toujours plus âgées que ce qu’elle n’était et il ne voulait pas se faire avoir. S’amuser oui, se faire enfermer pour détournement de mineur non. Il avait déjà eu assez de problèmes avec les flics jusqu’à présent, sans en rajouté un peu plus. Donc mieux valait vérifier. D’autant que selon son âge ce serait à lui d’acheter l’alcool. Autant ne pas se faire pincer pour un an ou deux. Et puis aux Etats Unis, c’était bien connu, tous les jeunes trichaient avec des adultes qu’ils corrompaient.
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Dakota R. Cooper


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MessageSujet: Re: I'm damaged, are you ? [terminé]   Jeu 27 Déc - 21:05

Tic tac, tic tac… tic… tac… tic… C’est fou ce que le temps passe lentement quand on n’est pas en bonne compagnie. On quand on nous contrarie. Et cette nuit, je combinais les deux ! La poisse. La loose totale. Je me contentai de lever les yeux au ciel quand il ouvrit encore son bec. Il jacassait, il jacassait. Qu’il agisse, ça changerait. Et qu’il se taise, parce que quand il l’ouvrait, c’était vraiment pour enchainer connerie sur connerie. Genre, j’avais une tête à être traumatisée ? Pas possible de sortir autant de stupidités en si peu de mots. Mais passons. Aller, j’étais décidée à être un minimum polie avec lui. Il m’avait quand même tirée d’un mauvais pas. Fallait bien l’avouer. Par contre, je me mordis la lèvre en fermant les yeux alors qu’il sortait une énième énormité.

« Dak c’est mon prénom. Enfin, mon diminutif… »

Et je retins avec art le « crétin » qui allait naturellement conclure ma phrase. Heureusement que je le retins d’ailleurs, car il avait ce dont j’avais besoin pour la soirée. De l’herbe. Avec une bonne clope, cela me ferait un bien fou. J’avais besoin de ça, et pas moyen de trouver Shante dans mon état. Donc, pas le choix, fallait faire avec lui. Alors qu’il ramène ses fesses et qu’on tente de sauver ce qui pouvait encore l’être dans cette soirée de merde. D’ailleurs, il remonta un tantinet dans mon estime en me proposant un hôtel plus classe et de l’alcool. Depuis que je bossais pour genetic, j’avais pris goût à un certain standing et j’avoue que me retrouver dans un motel minable, bof. Mauvaise idée.

« Hey… j’ai vraiment l’air d’une gamine ? Si j’avais 40 ans ce serait flatteur mais là franchement. Tu te poses trop de questions et tu parles trop. On ne s’entend pas et je crois qu’on ne s’entendra jamais, mais bon, pour ce soir, on va voir ce qu’on peut faire. Il est où ton hôtel là ? Par contre je te préviens, tais-toi. Tu dis rien, je dis rien. On fume et tout le monde est content. Je vais nous prendre du whisky, des bières et je sais pas, une préférence ? »

Qu’il soit d’accord ou pas avec mon programme, je ne lui laissais pas le choix. S’il ne venait pas et bien, j’aurai de l’alcool et une chambre d’hôtel où je cuverai tranquille. Je me dirigeai donc tranquillement vers un drugstore encore ouvert à cette heure avancée. J’entrai en ne faisant aucun cas des gens à l’intérieur. Je venais pour mon alcool. J’attrapai la première bouteille qui me tombait sous la main et je l’ouvris. Je vis le gérant me regarder avec un air pas content. Il pensait me faire peur ? Sérieusement ?

« Je vais la payer, rassurez-vous… »

Bon, et ce Jer, il avait décidé de me suivre et de se taire ? De me suivre et de l’ouvrir au risque que je lui tombe dessus ? Ou de reprendre le cours de sa vie ?
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Jeremiah Jenson


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MessageSujet: Re: I'm damaged, are you ? [terminé]   Lun 31 Déc - 6:56

Elle semblait ennuyée par sa présence mais il ne la retenait pas. Elle semblait blasée par son ignorance, mais à la fois quand on nous Dak, à l’oral c’est difficile de savoir ce que ça veut dire surtout quand on dit « je suis Dak ». Il avait peut-être fumé, sa patience était fortement réduite, mais il n’était pas con pour autant. Enfin pour le moment. Son cerveau n’était pas encore si atteint que ça ! Enfin, c’est pourquoi il n’ajouta rien lorsqu’elle précisa qu’il s’agissait de son prénom et se contenta de lever un sourcil. Oui ce surnom était étrange, mais bon si elle aimait bien, grand bien lui fasse !

Il avait plusieurs qualificatifs à lui jeter à la volée, mais il se retint. Contrairement à elle il n’avait pas besoin d’herbes puisqu’elle était sur lui. Il hésitait entre être sympa, tenter quelque chose et la laisser en plan-là, et la laisser se démerder à aller dans cet hôtel miteux qu’on venait de lui indiquer. Il savait qu’elle aurait du mal rien qu’en voyant son accoutrement. Il n’avait jamais compris, d’ailleurs pourquoi les pimbèches de son genre s’habillaient comme ça. Aucune chance de trouver une relation stable avec ce type de comportement. La majorité des hommes s’amusent avec ce genre de femme et se poser avec des femmes beaucoup plus simples et humbles. Elle lui rappelait sa Melinda, sa jolie et gentille Melinda, mais au final elle n’avait que ses yeux et sa chevelure, le reste ne suivait pas, le reste faisait poupée gonflable, et ça ce n’était pas ce qui l’intéressait sur le long terme. Et le côté je grogne sans cesse encore moins. Enfin bref, il n’était pas là pour trouver l’amour, mais un peu d’amusement à la base !
Ce serait donc, hôtel, plus haute classe, shit et alcool. Avait-elle l’âge ? Visiblement oui et quelle question n’avait-il pas posé !

« Pour le moment j’ai l’impression d’avoir une gamine qui ne connait pas ses limites en face de moi. »

Il était…, comment dit-on déjà ? Désinvolte ? Oui ça doit être ça. Il fit mine de pas s’intéresser plus que ça à ses mots. Elle essayait d’accrocher, de faire mal, de piquer avec une aiguille aussi épaisse que ses doigts, mais ça ne l’atteignait pas, il avait vécu pire, vu pire. Alors ses airs de dominatrices en manque, ça ne l’impressionnait pas le moins du monde.

« Vodka »

Elle n’était vraiment pas fraîche. Elle alternait même le vouvoiement et le tutoiement. Mais il ne dit rien pour le moment, il ne devait pas être mieux niveau état physique, vu de l’extérieur. Les yeux rougis par le shit, ça devait être quelque chose. Il la laissa donc payer les boissons et la guida vers l’hôtel dont il avait parlé, il était à cinq minutes à pieds. C’est pour ça qu’il avait été étonné que l’autre type lui propose le plus miteux. Enfin, lui le connaissait car il y avait tout de même emmené quelques conquêtes déjà. Bref, ils entrèrent :

« Attends-moi là je vais prendre une chambre. »

« Une chambre pour deux au nom de Jenson. Merci »

Le réceptionniste prit sa carte d’identité, l’enregistra et lui donna le passe. Jer’ rejoignit alors Dak et la guida à travers les étages. Ils étaient au 14 ème étage de la tour, le 13ème n’existant pas aux Etats-Unis. Lorsqu’il ouvrit la porte, il découvrit une chambre typique. Deux grands lits, la salle de bain sur la gauche au fond, une télévision, un téléphone pour la réception et une grande baie vitrée qui donnait sur un balcon. Il y avait de quoi faire. Les lits étaient à baldaquin en plus. Il avait fait la demande particulière au réceptionniste.

« Bon si tu veux prendre une douche, je vais préparer en attendant. »

La fermer… oui ça lui disait vaguement quelque chose, mais il n’était absolument pas du genre à dire amen à tout, donc s’il avait envie de parler il parlerait. En attendant il se posa sur le lit, sortit son petit matériel et prépara deux joints, puis servit l’alcool dans les verres fournis dans les chambre. Bah oui il n’avait pas pris le modèle deluxe, mais c’était pas non plus celui de merde !

« Sinon tu aimes quoi comme musique ? »
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MessageSujet: Re: I'm damaged, are you ? [terminé]   Mer 2 Jan - 21:56

Il y a des journées et des nuits à bannir de sa mémoire à tout jamais. Les dernières heures de ma vie étaient à jeter à la poubelle. Les prochaines aussi. Mauvaises décisions, mauvaises compagnies. Il n’y avait rien à sauver de cette soirée. Rien du tout alors quitte à passer un moment merdique, autant aller jusqu’au blackout. Oublier Ingrid et Keaton, oublier ces lourdauds qui s’étaient crus tout permis, oublier ce type qui jouait les héros malpolis et qui ne semblait pas super intelligent. Bon, d’accord, moi non plus je n’étais pas au top de mes facultés mentales là. Mais je n’avais pas non plus envie d’être sympa. Et si j’avais envie d’être une gamine ? De repousser les limites ? Vivre avec la peur au ventre, ce n’est pas vivre.

« Et c’est un junkie qui me fait la morale ? Mais quelle ville surprenante que Los Angeles ! »

Sarcastique, moi ? Si peu. Et puis merde, maintenant, je pouvais plus ou moins me démerder toute seule alors est-ce que je devais vraiment me le coltiner ? Fallait croire que oui. Parce qu’il me suivit malgré tout dans le drugstore. Vodka pour monsieur. Hum, ok, ça irait vite pour finir en coma éthylique. Cool. Et peut-être qu’il serait KO avant moi. Ça me ferait des vacances. Pourquoi les hommes sont aussi débiles ? Plus je les côtoyais, plus je me disais que je n’arriverai jamais à les fréquenter plus de quelques heures. Et cela se confirmait de minutes en minutes avec lui.

Je payais donc notre trésor de la soirée au gérant qui m’avait soupçonnée de ne pas être honnête et que j’avais poliment rembarré. Moi, malhonnête ? Bon, peut-être un peu, mais enfin, je payais toujours mon dû. Puis gentiment, car oui, je savais être gentille, je suivis Jer’ à travers la nuit. Ok, je pouvais reconnaitre qu’il n’avait pas menti, son hôtel était proche et d’un standing tout à fait correct. Et si monsieur payait la chambre en plus, je n’allais pas m’en priver. Je n’écoutai pas sa discussion avec le réceptionniste. J’étais trop occupée à regarder le décor et j’acceptai de me laisser guider. Il avait visiblement l’habitude des lieux. Un collectionneur ? Peut-être travaillait-il dans le coin. Moi je connaissais les hôtels environnant la mairie. Chacun ses repères. Aller, c’était parti pour le quatorzième étage, soyons fous.

« Oh ! Une chambre avec deux lits ! Aurais-tu peux que je te viole ? »

Jamais aucun homme, ni aucune femme, avec qui j’étais allée à l’hôtel n’avait jamais pris deux lits séparés. Sérieusement, j’aurais pu être vexée ! J’approchais de la baie vitrée pour contempler les lumières de la ville. J’adorais cette perspective. Je rêverais d’habiter en haut d’une tour, pour avoir une vue imprenable. De là, on a l’impression de dominer le mode et que rien ni personne ne pourrait nous atteindre.

Sauf que dans mon appart, il n’y aurait pas un type pour me gâcher ces moments de plaisir. Sans lui répondre, je me détournais du paysage et j’attrapai la télécommande, allumant la télévision avant de me laisser tomber de tout mon long sur le lit libre. Délicatemetnt, je pliai ma jambe pour défaire les attaches de mes chaussures, que je déposai tendrement à terre.

« Je prendrai une douche demain matin. Là, je suis sale et ça ne va pas s’arranger. »

Et comme pour prouver mes dires, j’attrapai l’un des verres et le descendis cul sec, ne fronçant même pas les sourcils à cause de la violence du produit. Je tournai soudain ma tête vers lui. Je n’en croyais pas mes oreilles…

« Qu’est-ce que j’écoute comme musique ? Non mais tu te rends compte de la stupidité des questions ? On s’en fout de la musique. Dans moins d’une heure, on sera partis et je suis sure qu’on dansera du hard rock sur une valse vénitienne. »

Et ces manières de servir dans des verres… Merde, on n’était pas dans un diner d’affaire. J’ouvris alors une bouteille de bière et la portait à mes lèvres.

« Je ne suis pas une lady, pas besoin de verre. T’es quand même un drôle de gars toi. Tu traines dans des ruelles avec des violeurs mais tu sors dans des hôtels classe, tu ne bois pas comme un mec, mais tu roules des joints. T’es quoi ? Un fils à papa en quête de sensations fortes ? »

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MessageSujet: Re: I'm damaged, are you ? [terminé]   Sam 5 Jan - 13:26

Etre un junkie ne faisait pas de vous quelqu’un d’ignare ou sans morale. Vous êtes juste dans un autre état, et la longueur de prise peut dégrader la mémoire, mais l’intelligence… Enfin bref, même en étant junkie, il était beaucoup plus responsable que cette gamine qui ne connaissait pas ses limites, ou les dépassait sans être entourée. Cherchait-elle les problèmes ? Parce que pour certaines personnes, avoir des problèmes c’est exister, c’est vivre. Il savait de quoi il parlait… malheureusement. Le danger le rendait plus vivant, mais il était conscient de sa connerie, et il voulait arriver. Seulement sortir de la drogue après des années de prises, et même avec des alternances de périodes saines, ce n’est pas une chose aisée. C’est même plutôt compliqué. Etre clean sur le long terme, Jer’ ne connait pas. Quoi qu’il en soit, la réflexion de Dakota pouvait être blessante, il n’en fit rien, et passa son chemin, si l’on pouvait l’exprimer ainsi.

« Et c’est la bourrée qui a failli se faire violer qui fait des remarques ! » dit-il alors avec un sourire presque pervers.

Passer son chemin étant rétorquer de la même manière qu’elle. Mais il doutait qu’une telle fille se remette en question un jour. C’était le genre de personne imbu d’elle-même et prétentieux dont Jer’ ne se souciait guère, à moins qu’il y trouve un intérêt quelconque. Ce soir, son intérêt été d’y trouver un peu de détente. Après tout, elle était chiante, mais il n’était pas obligé d’écouter. Et puis d’un autre côté il aimait bien son côté « je grogne ». D’ailleurs autant elle fut silencieuse pendant le chemin et l’achat des boissons autant elle l’ouvrit de nouveau pour râler lorsqu’ils furent à l’hôtel. En réalité il crut deviner être tombé sur une frustré quelconque. Il sourit et leva un sourcil.

« Euh 70 % des chambres d’hôtel en Amérique sont comme ça… quant au viol, non c’est plutôt moi qui les fait… Sans vouloir te vexer, je ne te pense pas assez forte pour ça… Je me trompe peut être… »

Ou comment provoquer quelqu’un. Il aimait jouer avec le feu. Peu importe. Il entra déposa le peu d’affaires qu’il avait sur le meuble où était posé la télévision. Il lui proposa d’aller à la douche pendant qu’il préparait mais elle était sale et voulait le restait et elle s’avachit sur le lit. Super élégant pour une femme qui voulait se la péter. Et puis il se fit engueuler parce qu’il faisait un minimum attention à elle. Mais elle voulait se prendre une tarte à la fin ou quoi ? Parce que là ça commençait vraiment à le démanger ?

« Tu préfères peut être te prendre des droites et te faire violer ! A croire que c’est ce que tu cherches putain ! Ces gonzesses jamais contentes. Tu les violentes elles râlent tu fais gaffes elles râlent ! Et le pire c’est qu’on leur paye l’hôtel pas trop miteux pour un minimum de confort et une nouvelle fois on se fait envoyer chier. »

Jer’ prit une bouteille et s’avança doucement vers elle. C’était la vodka. Il la déboucha en but une gorgée à la bouteille, et versa le reste sur le visage et les cheveux de la demoiselle.

« Contente ? Je suis un connard ça te va ? » demanda-t-il avec un grand sourire.

Puis il se retourna, enleva sa chemise et se mit à rouler un joint, puis un deuxième. Il allait assez vite maintenant. Il ne prêtait pas spécialement attention à Dakota. Qu’elle déblatère ou non il avait compris qu’elle était là mais qu’elle ne le voulait pas vraiment. La seule question c’était de savoir alors pourquoi elle y était. Quoiqu’elle veuille qu’elle le prenne mais qu’elle lui foute la paix avec ses réflexions à la con !
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MessageSujet: Re: I'm damaged, are you ? [terminé]   Dim 6 Jan - 14:27

Blasée, fatiguée, énervée, on pouvait me qualifier de tout ce soir-là. J’allais être belle pour le boulot. Je n’aimais pas perdre le contrôle et je le perdais totalement en ce moment. Je ne pouvais pas laisser les choses se dégrader comme cela et pourtant, je ne me sentais capable de rien. Ce type m’énervait, me sortait par les trous de nez. J’aurais facilement pu l’écraser mais je n’en fis rien. Au lieu de cela, je l’avais suivi à l’hôtel. J’avais besoin de drogue, d’alcool, d’oubli. Spirale autodestructrice ? Je ne sais pas, il faudrait demander à un psy. Mais j’accordais peu de valeur à ma vie. Mourir demain, ne pas me réveiller… et alors ? Je ne manquerai à personne et personne ne me manquerait. Y avait plus qu’à me saouler pour effacer cette soirée de merde de ma mémoire ainsi que le sourire pervers de ce type qui m’avait tout l’air d’un schizophrène.

« Tu te trompes… »

C’était tout ce que je lui avais répondu, quand il avait émis l’hypothèse saugrenue qu’il serait plus fort que moi et me violerait sans peine. Si je n’avais plus de poison en moi, il me restait mon entraînement. Et vu qu’il devait être aussi torché que moi, un bon coup dans les roubignolles et ce serait fini du vantard qui l’ouvrait pour ne rien dire. Et voilà qu’il commençait à montrer les crocs ? Non mais qu’est-ce qu’il croyait ce type !

« Hey ! L’hôtel, je peux me le payer ok, Je t’ai proposé de venir, t’as accepté, alors maintenant tu redescends de tes grands chevaux, tu m’a compr… »

Mais je ne pus pas finir ma phrase car un liquide froid et odorant me glaça le visage. Cette senteur… non mais cet abruti de première m’avait arrosée de vodka !! Je m’étais mise debout sur le lit par pur réflexe tandis que de l’alcool dégoulinait de mes cheveux. Connard ! Et encore, le mot était faible. J’enrageais… littéralement.

« Espèce d’abruti mais qu’est-ce que t’as dans le crâne !? »

Et monsieur se préparait tranquilos un joint. Nous mais il se foutait de moi là ? Je rêve ! Il n’allait pas s’en tirer comme ça ! Je fulminais… de quel droit se permettait-il cela ? J’allais lui faire ravaler sa fierté, foi de Dakota Reese Cooper ! Joint ou pas joint, sauveur ou pas sauveur, il allait me le payer. D’un bond, je sautais depuis mon lit sur lui. Oui, directement sur lui, renversant au passage son petit laboratoire. Avec force, je plaquais mes mains sur son torse pour le caler contre le lit et l’empêcher de bouger. Et j’étais forte à ce petit jeu. Même Keaton en étant clean et plus baraqué que Jer’ n’avait pas pu se défaire de complètement de ma prise… alors je ne risquais rien. Mais j’étais tellement en colère. En colère contre ce type qui ne voulait pas faire ce que je lui disais, en colère d’avoir perdu mon temps avec Ingrid, en colère d’avoir dû mener un interrogatoire dans l’après-midi, en colère de repenser à Keaton dans cette position. Lui qui avait mis à mal mes défenses et mes nerfs, lui qui souhaitait que j’aie un cas de conscience. Comme si j’en avais une. Il m’avait volé mes certitudes… J’étais terriblement en colère et ce sentiment était exacerbé par tout ce que j’avais ingurgité depuis le début. Alors que je me positionnais pour lui bloquer les bras à l’aide de mes genoux, mes mains glissèrent jusqu’à son cou.

Et je me mis à compresser. Je sentais ses pulsations sous mes doigts, je sentais sa vie qui m’appartenait. J’étais envahie d’une ivresse nouvelle : un pouvoir de vie et de mort. Un pouvoir absolu. J’avais cette impression que je dominais le monde, que je pouvais tout réaliser et que personne ne se mettrait plus jamais en travers de mon chemin. Ni les scientifiques, ni Keaton, ni ce Jer qui ne faisait que me contrarier. Pourquoi m’avait-il « sauvée » ? Je ne méritais pas de l’être et je ne le serai jamais. Je n’avais jamais tué qui que ce soit. J’avais rendu malade, j’avais torturé, mais pas encore tué…. Et c’était incroyablement grisant, de sentir qu’une vie était entre mes mains. Je n’avais rien, absolument rien dans ma conscience qui me poussait à stopper. Ce type était pourri jusqu’à la moelle, comme moi. Nous étions deux déchets, deux tares qui ne manqueraient à personne. Nous n’avions rien à offrir au monde, nous ne faisions que le piller et le violer. Et cela me convenait, mais je devais être la meilleure. Je voulais vivre chaque jour comme s’il n’y avait pas de lendemain, cela impliquait de ne pas m’embarrasser d’une conscience. Ce type me gênait, je pouvais donc le tuer. Alcool, drogue et colère faisait un cocktail détonnant sur moi. Mais j’aimais ça, et j’appuyais de plus en plus.
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MessageSujet: Re: I'm damaged, are you ? [terminé]   Lun 7 Jan - 6:56

Ah ? Il se trompait ? Il aurait presque voulu essayer juste pour voir… Bien qu’il ne remettait pas sa parole en doute. Elle était pourrie jusqu’à la moelle, ça ne l’étonnerait pas si elle lui disait qu’elle avait fait un quelconque sport de combat. C’est le genre de femme qui apparaît faible mais qui cache de somptueuses réserves. Peut-être était-ce ce côté diablement mystérieux qui avait poussé Jer’ à suivre Dak’ en ce lieu. Lui aussi avait besoin de drogue et d’alcool et pourquoi pas de sexe. Bien que pour ce soir… ce serait franchement compromis vu comme elle lui tapait sur le système. Il n’avait encore que rarement rencontré une fille avec le même sale caractère qu’il pouvait avoir. Pourquoi s’était-il interposait ? Diable que lui était-il passé par la tête à cet instant ? Surtout quand lui avait été capable de la même chose que Sven une fois. Sans autant de violence néanmoins. Sven était vraiment le type baraqué de base, sans jugeote qui ne savait que se servir de ses muscles. Alors que lorsqu’on parlait de muscles, Jer’ certes avait de quoi faire, mais tout de même, il était assez sec, fallait dire ce qui était.

Bref, on le titillait certes, mais fallait pas pousser le bouchon. C’était triste pour cette bouteille qui serait gâchée pour la tête d’une midinette mal baisée, mais là c’en était trop. Et ce fut presque jouissif de voir la tête de Dakota se décomposer à mesure que le liquide lui coulait sur le visage. Lorsqu’il jeta la bouteille il ajouta un petit « paix à ton âme ». Puis enfin, il se réinstalla sur l’autre lit pour rouler les joints. Il n’était encore pas trop vache il lui en roulait un à cette garce. Qui sait peut-être pour mieux la narguer ? Il n’avait pas encore décidé à vrai dire. Le plus drôle, c’était qu’elle s’égosillait sur le sacrilège qu’il venait de commettre et il n’en avait rien à cirer. Il souriait tout simplement. Et ce sourire ne s’effaça pas de son visage lorsqu’elle lui sauta dessus. Oh oui elle avait de la force la petite.

« Ah t’es directe comme nana, tu voulais prouver que tu as de la force ? »

Ah oui, elle allait même plus loin. Ses doigts commencèrent à enserrer la gorge de Jer’. C’était plus fâcheux comme situation. Il aurait bien utilisé son don sur elle, mais rien ne disait qu’elle soit réceptive, puis il aurait l’air un peu con à commencer à chanter comme ça. Il décida alors de passer ses bras au-dessus de sa tête pour caler celle-ci sur ses mains croisées.

« Tu sens le pouvoir qui est en toi. Tu peux décider de me tuer en une fraction de seconde. Ça te fait quoi hein. C’est une bonne allégresse non ? Vas-y, je ne manquerai à personne, je pense que tu l’as compris. »

Il avait de plus en plus de mal à parler, il restait pourtant provocateur. Elle serrait de plus en plus. Néanmoins ce qu’il avait dit était faux. Enfin vrai mais faux. Certes il doutait manquer à quelqu’un s’il mourrait, mais étrangement il savait que sa vie n’était pas finie. Qui plus est, il avait l’impression de la comprendre. Ce besoin de prendre sa revanche sur le monde, il l’avait aussi. Depuis un moment, seulement, jamais il n’avait tué. Tabassé, violé aussi, enfin des actes pour assoir sa domination sur l’autre, comme elle en ce moment avec lui.

Il ne voulait pas mourir pour lui et pour elle. Oui il était égoïste mais après tout il ne la connaissait pas. Elle pourrait se jeter par une fenêtre qu’il n’aurait pas une larme pour elle. Ce serait l’inverse que ce serait pareil ! La preuve elle l’étranglait. Il décida alors de faire entrer ses mains en actions. Ce n’était pas évident, mais il réussit à se dégager une main qui se posa sur la cuisse de Dakota pour remonter sous sa jupe. Une douce caresse comparée à la froideur des événements. Le genre d’entreprise qui passe ou qui casse. Au pire des cas, son attention serait détournée et il pourrait se libérer.
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MessageSujet: Re: I'm damaged, are you ? [terminé]   Lun 7 Jan - 19:59

Je venais de découvrir quelque chose sur moi. Le mélange d’alcool et de drogue éveillait en moi des envies de meurtre. Enfin, j’avais souvent des envies de meurtres, mais là, toutes mes barrières s’effondraient. Je me fichais qu’on m’arrête, je me fichais des conséquences, je me fichais de tout. J’en avais juste marre qu’on m’empêche de faire ce que je désirais. J’avais un besoin de contrôle qui me consumait de l’intérieur et je voulais briser tout ce qui me contrarier. J’étais peut-être folle. Ou pire encore, car au moment où je serrais mes doigts autour de son cou, j’étais parfaitement consciente de ce que je faisais. Je savais que j’allais le tuer en continuant ainsi, mais même cela ne me retenais pas. Je n’aurai jamais de cas de conscience car je n’avais tout simplement pas de conscience. Triste constat mais les choses étaient ainsi.
Il avait fallu d’une bouteille d’alcool renversée sur ma tête pour me faire sortir de mes gonds. Et je n’avais même pas fumé le joint qu’il était en train de préparer. Cela aurait pu me faire peur, si seulement je n’avais pas été portée par ce mélange de colère et de jouissance. Et plus il souriait, plus mon envie de le tuer grandissait. J’accentuai ma prise quand je l’entendis.

« J’ai rien à prouver, crétin… »

Qu’est-ce qu’ils avaient tous, ces hommes, à croire qu’ils savaient ce que je pensais et désirais ? Ils n’avaient pas le droit de me juger, ils ne pouvaient pas savoir ce qui se passait dans ma tête. Lui en revanche, il semblait aimer jouer avec le feu. Il ne me prenait pas au sérieux, et j’allais lui faire passer cette assurance déplacée. Et il parlait encore, ce sombre vermisseau. Il ne manquerait à personne ? ça tombait bien, moi non plus. J’allai achever ce type quand je sentis sa paume sur ma cuisse. J’eus l’impression qu’on me brûlait. Et la haine redoubla. De quel droit il faisait cela ? C’était le 2e à avoir ce genre de geste envers moi. Si Keaton avait réussi à me troubler et à me faire douter, pas de chance pour Jer’, il passait en second et je m’étais jurée de ne plus me laisser prendre à ce jeu. Et ce geste n’avait rien à voir avec celui de Keaton, comme son regard n’avait rien à voir avec le sien.

Je lui collai une droite sans ménagement, aussi puissante que celle que j’avais reçue un peu plus tôt et qui avait certainement marqué mon visage. Bah, ça, ce n’était rien, je savais dissimuler les coups et dès demain je m’y attèlerai. En fait, lui en collai une seconde en prime.

« Ne me touche pas ! N’utilise pas ça contre moi, ça ne prend pas ! »

Je ne croirais plus personne de toute manière. Je ne savais même pas si je l’avais mis ko ou pas, je ne lui prêtais plus la moindre attention. Toujours enragée, j’attrapai mes chaussures, une bouteille de whisky que je portais à mes lèvres. Je n’avais rien à foutre ici. Dans cet hôtel, je ne disais pas, mais pas dans cette chambre et pas avec lui. Avec personne. J’avais accepté cet état depuis longtemps. J’étais toute seule et je le resterai. Je n’étais pas faite pour cohabiter avec quelqu’un, même quelques minutes, chacune de mes dernières rencontres me le confirmaient. Je ne savais pas trop ce que j’allais faire. Me prendre une chambre individuelle, me barrer, je n’en savais rien, mais il fallait que je me barre.

« T’aurais dû les laisser. Si t’as le complexe du sauveur, je ne suis pas la bonne cliente. Personne ne peut me sauver, et je ne veux pas l’être. Et personne ne te sauvera non plus. »

Oh là, ma Dakota ! Tu fais de la mauvaise philosophie de boudoir alcoolisé. Il était vraiment temps que le soleil se lève et qu’un nouveau jour se lève, aussi je me dirigeai vers la porte et commençai à arpenter le couloir, en quête d’un ailleurs, peut-être encore plus sombre que le trou dans lequel j’étais tombée.
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Jeremiah Jenson


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MessageSujet: Re: I'm damaged, are you ? [terminé]   Mar 8 Jan - 17:28

Jean Cocteau disait qu’il ne fallait haïr que la haine. Dakota Cooper et Jeremiah Jenson étaient-ils donc faits pour se haïr et uniquement cela ? Bonne question ! Après tout qui aurait le pouvoir de le dire. En l’occurrence les faits montraient bien qu’aucune autre possibilité n’était envisageable entre les deux jeunes gens à présent. Cela semblait même être la fin pour Jeremiah.

Etrangement, cela ne lui faisait pas peur. Peut-être parce qu’il avait encore une corde à son arc. L’hypnotisation. Bien qu’il ne veuille pas l’utiliser, qu’il ne savait même pas si cela fonctionnerait sur la jeune femme. En tout cas il en profita pour la railler une dernière fois. Car au fond lorsque l’on va perdre la vie plus rien n’a d’importance. Quoi qu’avec le recul, il n’était sûr de vouloir mourir, tout comme elle n’était pas sûre de vouloir le tuer. Il le voyait dans ses yeux, c’était une écorchée vive, tout comme lui, une fille qui se rattachait à ce qu’elle contrôlait. Si elle n’avait pas la main mise sur quelque chose elle devenait violente et elle cognait.

D’ailleurs, il avait tenté le tout pour le tout et elle avait cogné. Par deux fois. Elle n’avait qu’une chance : de une il n’avait pas encore fumé beaucoup et bu en même temps, de deux il ne frappait pas les femmes. Parfois avec la drogue et l’alcool ou même que la drogue selon ce qu’il prenait, il ne se contrôlait pas, femme ou pas femme, mais cela restait quand même rare. Cette fois, son poing le démangea, certes, mais il se retint. C’était de bonne guerre. Il provoquait, il récoltait. Mais même si elle s’était ôtée de dessus lui, ce n’était pas fini, il n’en resterait pas là, pas après les deux coups de poings.

« Ahah je ne veux pas être sauvé et j’ai arrêté de faire dans l’accompagnement psychologique quand je suis né ! Si j’ai empêché Sven de faire quoi que ce soit, c’est de une parce que j’étais là mais n’avais pas envie d’être impliqué et de deux parce qu’on ne touche pas à une femme. Enfin on essaye. Mais je t’avoue que ça devient de plus en plus difficile avec ta tronche ! »

Le complexe du sauveur, c’était bien la première fois qu’on la lui sortait celle-ci ! Il ne voulait sauver personne car avant de sauver quelqu’un il fallait se sauver soi-même. Et ça, Jeremiah en était loin car se sauver revenait à arrêter la drogue plus d’un mois et rentrer dans une vie normale. Pour ça il faudrait qu’il apprenne à vivre pour lui et non pour les autres ou pour faire bonne figure. Il faudrait aussi peut être qu’il aille voir un psy. Ca l’aiderait. Peut-être surement. Donc non le complexe du sauveur ce n’était pas pour lui.

Enfin, elle l’avait lâché et avait récupéré ses chaussures et la bouteille de whiskey. Elle était vraiment au fond du trou. Au final, il voyait clair dans son jeu. Elle voulait contrôler et elle voulait paraître forte, plus forte que quiconque et pour ça elle était hautaine et fière, trop fière. Il savait ce que c’était, il était un peu pareil au fond. Il se mit alors à sa place et se demanda ce qu’il voudrait que l’autre fasse dans cette situation. Rien. Le laisser tranquille et revenir s’il en avait envie. Alors il se tait et se remet à rouler ses joints.

Au final, elle sortit de la chambre. Il ne dit rien. A quoi bon. Ils avaient tous les deux trop caractériels. Et puis il préférait être seul finalement. Et il lui fallait trouver une excuse pour les traces de doigts autour de son cou. Au final, un petit col roulé en décembre, ça ne ferait pas de mal. Néanmoins, il gardait ce visage en tête...
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