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 I'm fine, and you ? [Terminé]

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Capucine Rider


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MessageSujet: Re: I'm fine, and you ? [Terminé]   Mer 12 Déc - 10:57

Je venais de tout faire foirer. Après tout ce temps passé à s'occuper l'un de l'autre, j'avais dépassé les limites de la bonne colocataire en désirant plus qu'une simple amitié. Car la seule personne qui avait accepté de me recueillir après mon fiasco me faisait comprendre que je n'avais plus ma place chez lui, non ? Je n'arrivais pas à en croire mes yeux. Alors qu'il y a quelques heures encore, je me trouvais dans la cuisine à faire le repas en espérant faire découvrir à Elias un nouveau plat. Tout cela avait été tellement vite. Trop vite. Seulement, je ne pouvais rien faire pour l'amener à changer sa décision. Je n'en avais pas le droit, pas après ce que j'avais fait. Alors, j'acceptais. Néanmoins, je posais une ultime requête : rester ici une nuit de plus. Je ne me sentais pas le courage d'affronter la nuit.

J'espérai que la conversation allait vite s'achever car je me sentais à deux doigts de ressembler aux chutes du Niagara et je n'avais aucune envie de le culpabiliser. Je me devais d'encaisser une nouvelle fois cet échec, car tout était de ma faute. Ne le voyant pas s'éloigner vers l'escalier, je m’apprêtais à me retourner vers le dossier du canapé pour cacher un minimum mes sentiments. Malheureusement, ses mots eurent raison de moi. Il ne me rejetait pas. Il ne voulait pas que je le parte sauf si je le désirais vraiment. Or, ce n'était pas le cas. Je ne voulais pas partir. Je ne voulais pas le quitter. J'avais besoin de lui, de sa présence, savoir que je pourrais toujours me blottir entre ses bras si je ne me sentais pas bien.

- « Oui... »

Voilà tout ce que je pouvais sortir. Quant à lui, il reprenait pour s'excuser et me garantir qu'il ne voulait pas me savoir dehors. Il voulait réellement me garder ici, près de lui, malgré mon attaque de la nuit. Il fallait appeler les choses par leur nom. Enfiler une nuisette sexy pour aller se trémousser devant son ami. L'embrasser sans lui demander s'il était consentant ou non, le caresser au risque de briser la seule chose qui me procurait un peu de bonheur. Tout était de ma faute et il se blâmait. Je ne pouvais le laisser faire. Je me levais et doucement, je me lovais dans ses bras. A son contact, mes larmes s'écoulèrent silencieusement sur mes joues, mais ne tardèrent pas à mouiller son tee shirt. Mes mains sur ses omoplates, j'effectuais une légère pression pour sentir davantage sa présence.

- « Je suis désolée... Si tu savais à quel point je le suis. Je ne recommencerai plus jamais, je te le promets. Je... Je ferais attention pour ne pas t’embarrasser. »

Il m'était impossible d'en dire davantage car mon esprit était aux abonnés absents. Il considérait qu'il avait fait son travail et que les mots n'avaient plus leur place pendant quelques secondes encore. Que pouvais-je dire de toute manière ? Je venais de m'excuser et le répéter ne nous ferait que ramener ce qui venait de se passer sur le tapis. Or, ce n'était pas spécialement une bonne idée. Je ne pouvais pas faire grand chose non plus. Du moins, je ne pouvais faire plus que maintenant.

Si ce n'était peut être manger dans la mesure où mon estomac venait de se manifester bruyamment. Très sexy comme bruit, ça ne cassait absolument pas ce moment de tendresse. Je le regardais et me mis à sourire avec ce petit air désolé qui commençait à devenir récurrent. Notre réconciliation avait tout remis en place et je pouvais constater que j'étais en fin de compte affamée. C'était à ne plus rien y comprendre puisqu'il y a quelques minutes encore, je me sentais plutôt nauséeuse. Cela voudrait-il dire que mon estomac était lié à mon humeur ? Punaise, il était pas dans la merde !

- « Oups... Tu ne veux pas te joindre à moi pour un en-cas ? »
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: I'm fine, and you ? [Terminé]   Mer 12 Déc - 20:28

Après ce qu’on vient de traverser ce soir, cette soirée pleine de rebondissements pas nécessairement plaisants mais surprenants, je m’attends un peu à tout. Bien entendu j’ai des préférences : je voudrais voir Capucine sourire et qu’on se prenne dans les bras de la manière la plus innocente qui soit pour éviter de rappeler les malaises. Maintenant, serait-ce vraiment étonnant de la voir hurler ? De la voir pleurer ? De l’entendre m’insulter et se mettre à faire ses bagages pour quitter l’appartement demain ?
Je tends la main dans l’espoir de vivre une bonne chose ce soir, je crois que j’en ai besoin. A trop espérer, on peut tomber de haut, la déception peut être rude, et après ? Je préfère me nourrir d’espérances et donner un gout plus vivant à mon existence que d’éviter les regrets et les désillusions ;
Cap et moi sommes…quelque chose. Nous sommes. Elle ne saurait me reprocher cette tentative de sauvetage pour notre lien. Quel qu’il soit.
Promis dès que je le sais : je vous fais signe.

Le regard agrafé aux meubles de la cuisine comme si je n’avais pas le courage de fixer la demoiselle susceptible de m’ignorer – pleurer ou même me repousser ? – j’attends qu’il se passe un évènement qui m’arrache à ma fausse rêverie, comme un accident. Voyez ? Comme si le destin pouvait choisir à cet instant de déclencher le bon aléa, la coïncidence qui va permettre de donner raison à cette main amicalement tendue et faire en sorte que mon attitude ne soit pas…ridicule. Mais au contraire juste ; précise ; pertinente.
Et ce qui devait arriver arriva. Bon sang, ce que c’est agréable.
Vêtue si convenablement par rapport à tout à l’heure ; tout ce qu’il y a de plus décent, de raisonnable et pourtant ; je n’ai jamais trouvé Capucine plus séduisante. Son visage si pur, si sincère, la douceur de la pression qu’elle réalise dans mon dos pour rapprocher nos corps et les laisser se transmettre leur chaleur doucereusement délicate ;
Une attention particulière nous enserre et je referme mes bras sur elle sans la moindre hésitation. Oui plus tôt, il y a eu une gêne. Mais le contexte est différent, l’ennui est derrière nous, je ne deviendrais pas plus froid avec elle…
Il fallait juste rappeler que si moi aussi je peux me sentir on ne peut plus attiré voire dépendant d’elle ; je ne suis pas celui qu’il lui faut. Je suis, invivable.
Elle le saura, pas de doute.

« Je ne voulais pas t’embarrasser non plus je ; il y a…cette attirance tu sais ; je ressens ça aussi et…oui, oublions et essayons de rester sage. »

Je crois que sans ce bruyant signalement d’estomac j’aurai pu déraper. Totalement. J’aurai pu finir par dire des conneries et m’emmêler plus qu’autre chose alors que la belle formule de plates et simples excuses. Tout ce qu’il fallait, pas la peine que mister -Elias-catastrophe ajoute une couche de maladresse ;
Bien que ça fasse partie de ma nature.
En esquissant un sourire faussement moqueur je tire la langue, amusé.

« Une petite faim peut être ? Avalons un morceau ; je dors mieux le ventre plein. »

Je lui tapote la hanche pour la pousser vers la table et je m’empresse de tout préparer histoire qu’elle se précipite dans les préparatifs. Elle en a assez fait après tout : elle a confectionné le repas.
Ainsi une fois que tout est installé, je lui tire galamment la chaise – est-ce déplacé ? – dans un sourire sympathique et je m’installe face à elle quand le plat est chaud.

« Bien…j’ignore l’heure qu’il est mais j’ai raté le train du sommeil ! Tu me diras ce n'est pas grave j'suis bien là... » Mon air niais m’agace et je replace les yeux sur l’assiette avant de souffler un : « Bon appétit. »

Quoiqu’il arrive tu me mets – presque – mal à l’aise ;
Pourvu que jamais tu ne le prennes mal ;
Mais tu fais de mon corps et mon cœur une fournaise ;
Je fais tout pour dissimuler le côté envoûté, peu amical…

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Capucine Rider


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MessageSujet: Re: I'm fine, and you ? [Terminé]   Jeu 13 Déc - 22:25

Rester sage... Comme si le dire suffirait à éteindre les flammes qui me consumaient. Comme si m'imposer une conduite allait tout arranger. Personnellement, je n'y croyais pas, car il arriverait bien un jour où soit nos volontés faibliraient, soit cette attraction nous détruirai mutuellement. Quoiqu'il en soit, je repoussais cette idée pour le moment, encore trop éprouvée par les événements de la soirée. La souffrance, cette douleur... Je ne voulais plus la ressentir. Je ne le supporterai pas, cela me semblait évident. Pourtant, je ne la comprenais pas très bien, parce que cela ne ressemblait pas aux sentiments que j'avais pu éprouver à l'égard de Wyatt. Même s'il m'arrivait de penser à lui la journée, je ne ressentais pas cette attraction qui me poussait dans ses bras lorsqu'il se trouvait devant moi. C'était si troublant, déstabilisant que je ne savais quoi en penser. Était-ce de l'amour, de la reconnaissance ou de la servitude ? Peu importait, car je ne pouvais concevoir ma vie sans lui maintenant que je l'avais rencontré. J'avais besoin de lui que ce soit en tant qu'ami ou plus... Là, était la seule vérité.

Ses bras m’enserrèrent et automatiquement, je me sentais au Paradis. Cette douce chaleur se diffusait dans mes membres et je pouvais ressentir ses sentiments pour moi. Ils n'étaient pas aussi explicites que les miens, mais je n'en avais que faire. J'étais la seule titulaire de cette place. Pour le moment, certes, mais je gardais l'espoir d'être son égal un jour. Mes yeux se fermèrent pour apprécier les bienfaits de cette délicate étreinte. Son odeur m'apaisait et j'aurai pu rester ainsi des heures si mon ventre n'avait pas émis quelques protestation. Le charme était rompu. Il m'était impossible de faire comme si de rien n'était, car le bruit avait été assez violent. Pauvre de nous...

Légèrement déçue, je m'écartais d'Elias pour lui proposer un en-cas et sans hésitation, il accepta mon invitation. Finalement, les préparatifs pour le dîner n'aura pas été fait en vain. Malgré les méchancetés de son ex-femme et notre dispute, tout semblait redevenu calme, presque normal entre nous. Encore une fois, je ne pouvais expliquer ces changements d'humeur. Nos frustrations avaient peut être atteint leur paroxysme en même temps et il avait fallu expulser ce trop plein pour reprendre le cours normal de nos vies. Seulement, je ne pouvais changer ce que je ressentais. Je désirais réellement plus de la part d'Elias. Me l'accordera -t-il un jour ou devrais-je obligatoirement quitter cet appartement pour tenter de l'oublier ? Du moins à mettre un certaine distance pour que mes sentiments puissent s'endormir et rencontrer quelqu'un d'autre ? Je laissais Elias se précipiter vers la cuisine et je le regardais s'éloigner, sans bouger avec un léger sourire. Je me sentais partagée entre deux avenirs. Ayant pris conscience de mon immobilité, je rejoignais Elias pour réchauffer le repas.

- « Ce qui est amusant c'est que c'est meilleur réchauffé. Je ne comprendrais jamais pourquoi, mais le fait est là. Tu en as déjà mangé ? »

Conversation plutôt banale qui ne laisserait jamais deviner les cris et les pleurs de l'heure précédente. Lorsque ce fut prêt, je laissais Elias me tirer la chaise pour m'inviter à m'y asseoir. Un sourire enchanté prit possession de mes lèvres et il me fut difficile de le retirer. Il était trop charmant... Ce n'était pas pour me faciliter la tâche. Je me contentais de me soustraire à son regard pour regarder l'heure sur le four.

- « Ça va... Il n'est pas si tard. Par contre, demain, tu te reposeras en rentrant du travail. On essayera de rester sage et calme... Ou pas. », terminais-je en lui tirant la langue.

Bien évidemment, je ne parlais pas de la dispute, mais bel et bien du côté sage de notre relation. J'acceptais de ne pas lui sauter dessus, mais je ne renonçais pas pour autant à le taquiner et à le convaincre que tout ceci pourrait être une bonne idée. Je nous servais avant d'entamer ma part. C'était trop bon. Je ne pensais pas avoir autant faim avant de mettre la nourriture dans ma bouche. C'en était presque jouissif. Comme quoi s'engueuler un bon coup permettait d'apprécier ces moments d’accalmie.

- « Tu... Tu ne veux pas que je t'accompagne demain ou que je vienne te chercher ? »

Vu dans quel état il était rentré, il était normal que je m’inquiète pour sa journée de demain. Que se passerait-il si le gars revenait pour le tabasser une nouvelle fois, non content qu'Elias s'en soit tiré qu'avec quelques bleus et ecchymoses. Je ne voulais plus qu'il soit blessé ainsi. Je ne pourrais pas faire grand chose, mais ma présence pourrait le dissuader d'agir à nouveau. Ou sinon... Il était peut être temps de renouer avec ma vraie nature pour assurer dans les moments où la situation l'exigerait. J'aimerai tant le protéger et lui être utile...
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: I'm fine, and you ? [Terminé]   Ven 14 Déc - 8:38

« Non je ne crois pas ; je n'en ai jamais mangé. »

Après tout pourquoi s’interdire d’avoir des discussions simplistes et naïves ? Les plaisirs de la vie sont généralement regroupés dans les plus sommaires et basiques activités, partages. Je suis bien mieux ici à table avec Capucine qu’à pleurer au dessus du piano tout en la sachant à l’extérieur à broyer du noir ;
Nous sommes mieux ici. J’imagine qu’aucun de nous deux n’oubliera l’altercation…si on peut appeler ça ainsi. Je ne sais même pas ce qui nous est arrivé. Elle pensait rêver si j’ai bien compris – à moins qu’elle utilisait ça comme excuse ? – et j’étais déjà si mal à l’aise que quand j’ai perçu son erreur je me suis permis de la repousser. Ai-je vraiment mal agit ? Et si elle s’était laissé faire ? Si elle avait finit par comprendre que je me servais de son illusion pour… ?
Non. J’ai bien fait. Rien à redire. Je sais mieux que personne que la rouquine m’attire, je n’ai pas eu besoin d’attendre longtemps ce soir pour ressentir ce feu s’accroitre dans tout mon corps sous ses assauts sensuels.
Tout ce que je voudrais c’est qu’elle reconnaisse que je ne pouvais agir mieux ;

« Promis demain soir on retient nos libidos respectives et toute saute d’humeur ! Hum ; encore faut-il que les agresseurs nocturnes promettent aussi de rester calmes… »

Levant les yeux au ciel je montre à la demoiselle premièrement que je suis bien d’accord avec l’idée de passer une soirée plus détendue et paisible que celle d’aujourd’hui, deuxièmement que je prends son léger humour avec joie. Ce qu’il s’est passé ne doit rien changer. Absolument rien.
Je me remets à manger en savourant ce délicieux plat que je ne connaissais même pas de nom. En relevant mon nez de l’assiette pour avaler une gorgée d’eau, je laisse mon regard s’arrêter sur Capucine et lentement se froncer.
Quoi ?

« …Pourquoi ? Oh tu ; t’as peur que j’ai des ennuis ? »

C’est super touchant. Je repose mon verre – sans avoir pris la peine de boire finalement – et je lui souris avec une reconnaissance très sincère. Naturelle, pure. Oui je suis reconnaissant, tant de tendresse pour ma misérable personne.
Une fois les mains libres, comme si j’avais besoin d’être parfaitement concentré et préoccupé par elle seule pour prendre la parole, je penche le visage sur le côté en acquiesçant.

« Ça me touche tu sais. Mais je pense que rien ne m’arrivera demain, rassure toi. Ce type est le genre impulsif et violent qui réagit vite et fort suite à une contrariété. Il est venu me casser la gueule – pardon pour l’expression – car on quittait le tribunal ; il était en pleine crise. C’est tout sauf le genre de délinquant réfléchi qui prend plaisir à cogner avec sadisme et donc qui reviendrait…enfin c’est mon point de vue. »

J’attrape la serviette pour la passer contre mes lèvres et récupère la fourchette pour terminer mon repas mais je rajoute ce petit détail qui a, à mes yeux, toute son importance. Est-ce qu’elle le prendrait mal ? Non je ne crois pas. De la même façon qu’elle s’inquiète pour moi et veut m’accompagner ; moi :

« Je serais de toute façon peu rassuré si tu t’exposais à ce genre de marteau. Enfin maintenant si tu veux passer la journée en ville on peut partir en même temps et se rejoindre plus tard. »

Je ne sais pas du tout ce qu’elle va bien vouloir faire demain. Je m’en veux, de plus en plus, de quitter l’appartement de bon matin pour ne rentrer qu’une fois la nuit tombée. Il y a une époque ou plus je rentrais tard, plus j’étais satisfait. Je savais que dans ces conditions la fatigue me tombait dessus sans que j’ai le temps de souffler et j’avais donc peu l’occasion de réfléchir. De penser.
Indio, Sarah, ces deux prénoms ont longtemps suffis à alimenter mes cauchemars.
Pourtant aujourd’hui, j’aimerais partir un peu plus tard – ce que je fais vous me direz depuis que je petit déjeune avec Cap – et rentrer plus tôt ! Avoir le temps d’aider la belle dans les derniers préparatifs du soir et…
Je suis débordé. Il faut reconnaitre les faits tels qu’ils sont. J’ai à peine le temps de passer au centre de sport le mercredi soir, comment pourrais-je maintenant revoir l’organisation de mon quotidien ?

« Est-ce que ; ça te dirait un cinéma ? On prend pas souvent le temps de souffler et ; ne dis rien ; je t’assure que toi aussi tu mérites un peu de repos. Le temps d’une soirée. Si…si ça te dit, bien sur. »

Nos vies, petit à petit ;
S’arrangent et se construisent ;
Nos vies, petit à petit ;
S’accordent et s’harmonisent ;
Nos vies, petit à petit ;
Deviennent une seule et même devise… ?

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Capucine Rider


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MessageSujet: Re: I'm fine, and you ? [Terminé]   Ven 14 Déc - 17:08

Je fus d'autant plus fière d'avoir fait ce repas qu'Elias n'en avait encore jamais goûté. Il était étrange de constater l'installation de cette routine entre nous et, surtout, de s'apercevoir que je m'épanouissais dans ce rôle. Quelques années, voir quelques mois auparavant, jamais je ne me serais vue attendre, avec cette impatience, le retour d'une personne pour lui faire goûter mes petits plats. Même si ma vie ne tournait pas autour de ce rôle de femme au foyer, je devais avouer que j'y passais une bonne partie de mes journées et ça ne me dérangeait pas plus que ça en fin de compte. Que devais-je en conclure ? Était-ce un mal de se sentir aussi bien alors que je ne faisais rien de ma vie. Certes, je poursuivais mes études en sociologie et je venais de me faire embaucher dans un salon de thé aujourd'hui, mais jusqu'ici, je n'avais rien fait d'exceptionnel pour participer aux charges. J'étais aussi certaine que même si je voulais le faire, Elias ne le permettrait pas. Il semblait si obsédé par mon bien être qu'il serait presque capable de m'entretenir encore un bon moment. Il l'a prouvé tout à l'heure en étant prêt à me payer un loyer si je souhaitais déménager... Je n'avais aucun lien de parenté ou d'alliance avec lui et pourtant, il me chouchoutait comme personne. Je ne devais pas tomber dans ce cercle vicieux, car si un jour, cette organisation ne lui convenait plus, je n'aurai plus rien. Il me fallait me réveiller de ce doux rêve et revenir à la réalité.

Après la discussion banale sur le repas, il fallait bien que je l'embête un peu. Il n'était pas coutume que je sois sage trop longtemps. Il fallait obligatoirement que je sorte soit une connerie, soit une taquinerie. Ce soir, je penchais plutôt sur la seconde, me moquant gentiment de notre dispute, même si le problème était sérieux. Il était plus évident de rire des choses, plutôt que de broyer du noir seul, dans son coin. J'avais besoin d'Elias et si je ne pouvais pas l'avoir en tant qu'égal, je le garderai en tant qu'ami et ce, même s'il me sera douloureux de le voir au bras d'une autre femme plus tard. Car il ne faisait aucun doute qu'avec sa gentillesse, son intelligence et son physique, il se ferait menotter.... Mais le fait qu'Elias aborde en même temps ses agresseurs me rappela l'altercation avec son agresseur. La peur s'écoulait lentement dans mes veines et aussitôt, je proposais à l'avocat de faire la route jusqu'à son travail et de venir le récupérer. La situation était sûrement risible dans la mesure où avec mes 50 kilos toute mouillée, je lui proposais de le protéger. Seulement, ma présence n'était donnée qu'en mesure dissuasive, car je ne voyais pas comment je pourrais le sauver d'une attaque. A cette pensée, je baissais la tête alors qu'il venait de comprendre mon inquiétude.

Il se mit à expliquer l'attitude de l'homme et je cru percevoir une certaine défense de sa part. Là je n'étais pas d'accord... Je relevais la tête brusquement pour le regarder, complètement hébétée.

- « Attends... Ne me dis pas que tu le défends ? Je comprends que le premier objectif de ton travail est de défendre la cause des gens, mais là... »

Je laissais en suspend ma phrase tellement le comportement d'Elias me semblait absurde. Je pensais qu'il prendrait en compte le comportement de son agresseur dans sa plaidoirie au minimum ou qu'il irait, comme toute personne normale, déposer plainte au commissariat. J'étais tellement stupéfaite que finalement, la proposition suivante de l'avocat passa comme une lettre à la poste. Je le laissais même continuer jusqu'à ce qu'il me propose un cinéma. Il semblait d'ailleurs inquiet sur le fait que je puisse refuser.

- « Un cinéma ? Oui, ce serait parfait. J'ai une consultation en fin d'après midi, mais il ne devrait pas me garder trop longtemps. Je pense pouvoir en sortir vers 19h, donc le temps de te rejoindre, ça devrait le faire. Tu as vu quelque chose en particulier ou on décidera sur place ? »

J'étais réellement étonnée de cette proposition. Il était rare que nous sortions ensemble tous les deux pour faire quelque chose puisque Elias rentrait généralement du travail tard le soir, fatigué, et qu'il travaillait tout de même six jours sur sept. Il était donc normal que le dimanche, il puisse se reposer tranquillement sans que je vienne lui quémander de l'attention. Surtout que cette attention, il avait tendance à me l'accorder sans que j'ai à le lui demander.
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: I'm fine, and you ? [Terminé]   Ven 14 Déc - 19:56

Le défendre ? Cet emplâtre qui a tenté – et partiellement réussi – de gâcher mon visage divin ?!!! Non jamais. Croyez-bien, je pense pouvoir être quelqu’un qui sait faire preuve d'indulgence, qui sait prendre du recul et se faire bienveillant même avec quelques ennemis. Mais je n’allais certainement pas prendre la défense de ce type.
Il était l’autre partie qui plus est. Je suis le représentant de son adversaire, celui que je dois défendre c’est ce lui qui me donne mon chèque. Bien que l’affaire de baston soit – relativement – différente de celle qui a fait en sorte que nos routes se croisent dans un premier temps, je ne veux pas tout mélanger. Il est l’adversaire dans cette affaire. Je suis bien trop concentré donc pour me dissiper et entamer une procédure contre un mal luné ;
Et puis quoi ? J’en ai vu d’autre. Il est malheureux – pour je ne sais quelles exactes raisons – et sa colère peut être compréhensible. Surtout par moi ; puisque je suis celui qui a – avec éclat – provoqué sa rage.
En effet je suis particulièrement fier de ma prestation de ce soir devant le greffier. Il y avait là de quoi mettre en rogne n’importe quelle partie opposée et si ce gars est du genre impulsif et colérique : pas la peine de polémiquer.

« Sa réaction fut logique…pour ainsi dire. Ne t’en fais pas je ne défends pas – encore – ceux qui se permettent de me faire ça. »

Dis-je en pointant mon arcade du doigt.
Mon point de vue peut paraitre borné, fou ou encore lassé. Attribuez lui les adjectifs que vous jugerez adéquats j’ai passé bien des minutes à chercher, je n’ai jamais trouvé. A vous.
Je me contente de savourer le repas, de terminer l’assiette en prenant soin de ne laisser aucune miette, pas une goutte de sauce avant d’enchainer sur un sujet de conversation beaucoup plus agréable il me semble ;
Capucine en fait beaucoup pour moi et les tensions qui s’installent – normalement ? – entre nous ne doivent pas être tout ce qui nous unit. Alors : partageons du bon temps. Et rangez vos esprits tordus nous venons à contre cœur de mettre ces idées là de côté pour le moment.
Sa réponse me ravit et je souris, motivé.

« Oh on verra sur place ! A moins que tu ne trouves quelque chose dans la journée, je te suivrais. 19 heures c’est parfait. Ça marche. »

Ça roule. Super. Nickel. Très bien.
Je crois que j’aurais encore pu en rajouter des masses. Mais que dire d’autre ? On dirait que l’on vient de passer un accord, de signer un contrat. Demain, telle heure, tel lieu, dans telles conditions et avec tel costume pour telle raison ; merci au revoir.
Ma foi n’est ce pas – un peu – ce que les français appellent un « rendez-vous » ?
Si la démarche employée et ma maladresse me mette quelque peu dans l’embarras alors que le silence s’installe, je ne peux m’empêcher de ressentir une satisfaction certaine.
Demain soir s’annonce heureux. J’ai hâte.

« C’était délicieux Capucine ; vraiment délicieux. Comment tu dis que ça s’appelle ? Ça vient de faire son entrée dans mon top ten des meilleurs plats ! A moins que ça ne vienne de ta touche personnelle… »

Insinuant clairement que le repas effectué par n’importe qui d’autre n’aurait pas eu ce superbe gout, je me lève et débarrasse ce qui peut être retiré. Un peu de sucré maintenant, ça me parait une bonne idée. J’en ai envie. Un fruit, un chocolat ? Je fouille placards et frigo en la laissant me guider quand à ce qu’elle veut ;
Je déniche une boite de gourmandises et la pose innocemment sur la table.

« Quand tu as envie de dormir tu me le dis ; je rejoindrais mon lit. »

Mais pour le moment, je ne me sens pas fatigué. Je ne dis pas que la fatigue a disparue, cette garce ne disparait jamais. Aucune crainte, elle est terrée là, pas loin, et veille à me sauter dessus au moment le plus opportun ;
En tout cas elle se cache et ne pointe pas le bout de son nez, même à la fin du repas. J'ai donc une occupation à trouver.

Peut être faudrait-il que j’accepte ;
Que j’ouvre les yeux sur l’évidence ;
De la sincérité envers soi-même je ne suis pas adepte ;
J’ai la fâcheuse manie de nier ce qui a de l’importance…

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Capucine Rider


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MessageSujet: Re: I'm fine, and you ? [Terminé]   Dim 16 Déc - 19:40

Après les péripéties de la soirée, il était agréable d'évoquer un rendez-vous pour le lendemain. Bien sûr, je me doutais qu'Elias n'assimilait pas la même définition que moi à ce terme, mais au moins, cela nous permettait de nous retrouver dans un autre lieu que l'appartement. Sortir, se construire des souvenirs ensemble n'était-ce pas la meilleure des choses pour unir deux êtres ? Je ne m'avouais pas vaincu. Je n'avais que faire de notre différence d'âge et le contraste de nos objectifs, tout comme je me moquais qu'il ne comprenne pas grand chose à ma mutation. Cela n'avait pas d'importance car il me semblait le connaître. Bien sûr, je ne pouvais prétendre tout savoir de sa vie. Je ne pouvais croire qu'il m'ait révélé tous ses rêves et ses craintes, ce qu'il attendait pour son avenir et s'il me voyait squatter son canapé jusqu'à la fin de ses jours. J'en doutais car j'avais de plus en plus cette impression qu'il s’apprêtait à me dire « au revoir ». Non pas qu'il désirait me mettre à la porte, loin de là. Seulement, je sentais qu'il se préparait à ce que je le quitte pour voler de mes propres ailes. En me proposant tout à l'heure de quitter un appartement pour avoir le mien, il était prêt à m'avancer de l'argent comme pour garder un lien entre nous. Il ne voulait pas que je parte et je ne le voulais pas. Malheureusement, je ne voyais qu'une seule façon pour nous de rester ensemble et pour le moment, il semblait réticent à me l'accorder. Un jour, peut être....

J'étais heureuse. Ma vie reprenait enfin l'équilibre que j'espérai tant depuis de longues années. En fin de compte, même si je ne connaissais pas toutes les informations sur cette mutation, ce n'était plus aussi important. Que me fallait-il savoir de plus ? Je ne voyais pas et dans la mesure où la plupart des gens me croyait morte, autant en profiter, non ? De toute manière, je n'avais plus leur numéro de téléphone puisque je n'avais plus mon portable et ne ressentais pas le besoin d'en prendre un nouveau. Après certains numéros ne pouvaient s'effacer de ma mémoire, mais les numéros d'Aaron et de Wyatt ne me seraient d'aucune utilité. Le premier parce que je ressentais toujours ce sentiment de trahison et le deuxième parce qu'il ne pouvait plus rien faire pour moi. Je ne comptais pas faire peser sur les épaules de Wyatt ce sentiment d'impuissance face à ma maladie. Moi même je n'étais pas prête et ne me sentais toujours pas supérieure, forte face à elle, alors je n'osais imaginer ce que je lui avais fait endurer. Nos chemins devaient se séparer car nous n'étions pas assez mûrs pour combattre ça avec efficacité et l'amour ne pouvait pas tout faire.

Elias me complimenta sur le plat de savoir, prêt à conserver son rôle de testeur. Cela faisait toujours plaisir et ça me confortait sur mes talents de cuisinière. Peut être devrais-je trouver un travail dans un restaurant... Nooon ! C'était totalement stupide comme idée. Comme si deux, trois plats réussis suffisaient à faire de moi un chef cuisto. N'importe quoi ! Mais son sous entendu me fit doucement sourire.

- « Du bœuf bourguignon et je n'ai rien changé à la recette française. Mon père aimait beaucoup et je me suis dit que ça te plairait également. Si un jour, tu veux apprendre, tu sais où me trouver »

Je lui balançais un clin d’œil pour souligner le sous entendu que je ne comptais pas m'envoler de sitôt. Le petit oiseau que j'étais n'était pas décidé à prendre son envol. Bien au contraire. Il comptait s'installer dans ce nouveau nid douillet. D'ailleurs, le propriétaire débarrassais déjà la table avant de rapporter le dessert. Par contre, il était prêt à me laisser tranquille si j'étais fatiguée. Il était si gentil, si attentionné.

- « Je ne suis pas pressée. Je me sens bien mieux ici, avec toi. Je n'ai pas aimé cette... dispute... »

S'il ne l'avait pas deviné, maintenant il ne pouvait l'ignorer. Bien entendu, je ne lui donnais pas l'ampleur de la souffrance qu'elle m'a créé car c'était inutile.
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Elias J. Climber

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MessageSujet: Re: I'm fine, and you ? [Terminé]   Lun 17 Déc - 12:30

« Apprendre ; à cuisiner ? Kof ; t’es sûre ? C’est franchement une prise de risque inutile crois-moi ! Il n’y a que peu de choses que je sois capable de faire en cuisine. Mais c’est bien assez pour survivre la preuve jusqu’à ce que tu viennes, j’ai réussi à m’en sortir. Haha non vraiment, tu perdrais du temps. »

La cuisine c’est une chimie qui ne me passionne pas plus que ça. Disons que le résultat époustouflant de certains chefs – Capucine comprise – m’émerveille et est admirablement adoré par mes sens gustatifs. Je suis gourmand et quand j’ai le temps, j’aime m’accorder un repas digne de ce nom ;
Ainsi le rôle du gouteur me conviendrait parfaitement. En ce qui concerne celui du marmiton ce n’est même pas la peine d’essayer. Quand je galère à me faire une simple omelette, autant vous dire que je réalise mes lacunes en patience, en minutie et en talents culinaires !
Non, je ne suis pas fait pour ça. Ça ne me plait pas de jouer avec les ingrédients surtout quand on sait que le résultat sera tout sauf satisfaisant ;
Ceci dit sa remarque m’amuse et je viens la bousculer gentiment une fois la table entièrement débarrassée ;

« Tant que je sais te trouver pour en manger, ça me va ! »

Eh, tant qu’à faire.
J’attrape un des chocolats de la boite dans lequel je croque en rejoignant le canapé. Dans une maisonnée normalement constituée – très différente que nous, donc – j’imagine que c’est ce que font les gens. Après le repas, ils regardent le programme du soir ;
Ah mais on a loupé l’heure du feuilleton ! On s’est couché, sans manger, on s’est disputé, réconcilié et après seulement on a savouré le plat de Capucine. Je termine la gourmandise que j’ai en bouche et hausse les épaules, balançant la télécommande plus loin sur l’immense fauteuil.

« Viens . »

Il n’y a rien de plus détestable ;
De plus dur et de plus blessant ;
Que de me disputer avec mon hôte adorable ;
Pour laquelle je ressens ces sentiments naissants…

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I'm fine, and you ? [Terminé]

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