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 I'm bringin' sexy back [terminé]

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Sonny Malone

La Fille de vos Rêves… ou de vos Cauchemars

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MessageSujet: I'm bringin' sexy back [terminé]   Mer 21 Nov - 20:30

15 janvier

Sonny n’avait plus envie de penser ni de parler. Et cela était assez rare chez elle pour être souligné. Elle ne voulait tout simplement plus avoir mal alors elle ne s’accordait aucun moment de répit. Il fallait toujours que son corps ou son esprit soit occupé car sinon, elle repensait à sa mère, aux menaces de Jayden, à ce sentiment de vide qui l’envahissait. Elle voulait aussi échapper aux discussions avec Remington qui supportait de moins en moins de la voir dans cet état. Une fois, elle n’avait pas pu y échapper, mais mettre des mots sur ce qu’elle ressentait lui était encore trop pénible. Et la seule parade qui fonctionnait encore et de manière relative, c’était de sauter sur Rem pour éviter les bavardages. Mais elle savait que cette stratégie n’allait pas tenir bien longtemps et qu’il faudrait redoubler d’imagination. Alors comment émoustiller un homme sinon avec de la lingerie bien choisie ? En plus, il fallait vraiment qu’elle refasse sa garde robe sur ce point car elle avait pris au niveau de la poitrine et les hanches étaient en train de suivre. Il ne fallait pas se leurrer. Bientôt, Rem ne verrait plus que son ventre. Il était encore discret, mais ça allait arriver. Alors elle avait profité de son samedi pour se rendre en ville, dans une petite boutique de lingerie fine qu’elle avait déjà repérée, mais dans laquelle elle n’était jamais entrée auparavant.

Elle ne se sentait vraiment pas à l’aise dans ce genre d’endroit où les femmes brandissaient et détaillaient sans aucune honte ni pudeur des bouts de tissus qui n’avaient pour but que de mettre leurs hommes en chaleurs. Pourtant… ça devait marcher et Rem avait probablement couché avec un tas de femmes paradant dans ce genre de tenue. Qu’est-ce qu’il devait penser d’elle et de ses sous-vêtements de grand-mère ? Mais en même temps, elle ne savait pas ce qui pourrait lui plaire. Elle allait se marier avec lui et elle ne savait pas s’il aimait les strings, les bustiers, les porte-jarretelles. Elle ne savait même pas ce qu’elle oserait porter. Et peut-être que ce serait ridicule avec son ventre… alors elle regardait les tissus sans la moindre conviction.

Oui, elle avait un double intérêt à être là. Etre assez sexy et attirante pour empêcher Remington de vouloir de nouveau la faire parler de ce qu’elle ressentait après tout ce qui s’était passé et en même temps faire en sorte qu’il ne regrette pas ses autres conquêtes passées. Parce qu’il ne fallait pas se leurrer. Avant, il ne pouvait pas rester plus de trois jours avec la même fille. Sachant qu’il avait dû commencer sa vie sexuelle tôt il devait avoir eu…. Un milliard de femmes toutes plus belles et sexy les unes que les autres dans son lit. Et elle… elle avait des sous-vêtements dépareillés et elle ne devait pas être très douée au lit. Alors elle repéra un ensemble qui lui paraissait plutôt joli et elle se dirigea vers une cabine d’essayage. En silence, elle commença à se déshabiller et à enfiler ce nouveau soutien-gorge et cette culotte assortie. Puis elle se regarda dans le miroir. C’était joli. Mais juste joli. Pas sexy. Pas glamour. Pas aguichant. Pas à vous faire baver d’envie. Juste « mignon ». Et puis… elle posa ses mains sur son ventre. Trois mois et on avait l’impression qu’elle sortait du McDo. Elle ne serait jamais sexy avec ça.

Et tandis qu’elle se dévisageait dans le miroir, elle vit la porte de la cabine s’entrouvrir et là, la honte et la colère prirent le dessus. Elle ne voulait pas qu’on la voit comme ça. Déjà qu’elle ne voulait pas que Rem la voit comme ça alors une parfaite inconnue encore moins. Alors sans réfléchir, elle attrapa la pile de vêtements qui se trouvait près d’elle et les balança sur l’intruse.

« C’EST OCCUPE ! ! ! ! »

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MessageSujet: Re: I'm bringin' sexy back [terminé]   Ven 7 Déc - 10:08

« Touchés par la crise, de nombreux marchands d’arme se sont reconvertis dans la lingerie. Les armes de la séduction. » Roland Topor



On lui avait dégoté un nouveau casting pour de la lingerie. Ou plutôt, son shooting s’était tellement bien passé que le créateur de la collection « Ange ou Démon ? » avait désiré la voir. Un défilé privé. Une soirée. Une chance de monter sur les podiums. Une chance qu’elle pensait ne jamais pouvoir avoir. Il allait falloir qu’elle perdre quelques kilos de plus, mais elle ne doutait pas d’en être capable. Son essai se ferait dans sa propre lingerie. En conséquence : le shopping s’imposait. Thalya sélectionna ses boutiques préférées et fila, bien décidé à faire chauffer sa carte bleue et à trouver LA perle rare. Celle qui serait parfaite. Et si elle ne trouvait pas ? Elle créerait la pièce elle-même. Hors de question de laisser filer une chance pareille.

Elle pénétra dans la boutique comme une reine dans son salon, ne prenant pas même la peine de saluer les vendeuses. La tête haute, la démarche altière. Elle avisa quatre modèles qu’une jeune femme s’empressa de lui apporter. Thalya venait régulièrement et dépensait sans compter. L’argent avait le pouvoir de faire d’elle une VIP. Nouvelle, stagiaire, et probablement stressée, la jeune femme fit une erreur et essaya d’ouvrir une cabine déjà occupée. Thalya aurait pu la prévenir, l’avertir. Mais, en premier lieue, elle était seulement cliente. Et, en second lieu, c’était bien plus amusant comme ça. Miss stagiaire apprendrait de ses erreurs, comme elles le faisaient toutes.

Manque de chance pour future vendeuse, elle tomba sur une furie et se retrouva avec une pile de vêtement sur la tête. Elle referma vivement la porte et se confondit en excuse, rougissant autant qu’elle le pouvait. Dans ses yeux, des larmes pointaient déjà le bout de leur nez. Trop de stress, trop de honte, et une pointe d’angoisse à l’idée d’être renvoyée. Thalya s’approcha et attrapa du bout de doigts deux morceaux de tissus. Elle les leva à hauteur de ses yeux et examina les sous-vêtements sous toutes les coutures. Ils n’étaient pas de facture exceptionnelle, la couleur pouvait être qualifiée de passée, et ils n’avaient rien, absolument rien de… comment dire ? De mode ? Oui voilà, ils étaient pratiques, utiles (et encore, elle doutait qu’ils soutiennent quoi que ce soit), mais ne cherchaient pas à mettre en valeur celle qui les portait. Un crime contre l’univers de la mode, du féminin, et de l’esthétisme. Pourtant, la furie qu’elle avait entrevue ne semblait pas avoir soixante dix ans…
Déjà, la stagiaire récupérait les effets personnels de son autre cliente et tentait d’entraîner Thalya dans une autre cabine. Celle-ci l’arrêta en posant un doigt sur ses lèvres.

« Lisa. Calmez-vous. Je pense que je vais me passer de vos services. Ainsi que la cliente qui est dans cette cabine. Sortez dehors, allez respirer, boire un café, mais calmez-vous. »

Elle accompagna son ton bienveillant d’un sourire amical. Thalya n’avait aucun intérêt à se mettre la stagiaire à dos, par contre, elle avait tout intérêt à lui inspirer confiance pour qu’elle file en sens inverse. Ce qu’elle fit. Bien. À miss Ciccelli de jouer. Les cabines se trouvaient à l’extrémité du magasin, dans un renfoncement, ce qui conférait aux clientes une certaine intimité et l’assurance de ne pouvoir être aperçue depuis la devanture du magasin. Un minimum. Thalya alla déposer les affaires de l’étrangère sur un pouf, à deux mètres de sa cabine, et sans aucune gêne, en ouvrit la porte en grand mais, s’abstint de faire un pas en avant, de peur que la jolie brune ne lui déchiquète le visage avec ses ongles.

« Merci de ne pas vous mettre à me hurlez dessus, je viens vous éviter un carnage et un scandale. »
Elle pinça les lèvres, fit la moue. «Comme je le pensais, vous n’avez pas soixante-dix ans, vous n’êtes pas difforme, ni énorme, ni laide. Alors quelle est le problème ? »

Thalya fronça les sourcils, interrogatrice. Cela lui semblait tellement inconcevable. Elle commença à déboutonner son propre manteau pour échapper à la chaleur du magasin. Elle s’arrêta pour pointer un doigt accusateur sur la jeune femme.

« Dans quel monde une jolie jeune femme d’une vingtaine d’année peut-elle porter des horreurs pareilles ? Il va falloir m’expliquer comment c’est possible… Non, deux minutes. Pour ma propre culture, vous ne faites pas partie des sélectionnées pour le défilé "Ange ou Démons ?" , j’espère. »

Quoi ? On ne savait jamais. Cette fille était tout de même canon même si son goût laissait à désirer. Et dans le cas où elle s’avèrerait être une concurrent, elle pourrait crever la bouche ouverte. Thalya ne lèverait pas le moindre petit doigt pour l’aider. Le mannequinat, c’était comme la guerre : sans pitié.
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Sonny Malone

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MessageSujet: Re: I'm bringin' sexy back [terminé]   Sam 8 Déc - 16:43

Et depuis quand est-ce qu’on ne pouvait plus essayer des sous-vêtements tranquille ? Depuis quand une porte fermée voulait-elle dire « mais allez y, entrer, ça ne dérangera personne » ? Bon sang, elle avait choisi un superbe magasin de qualité pourtant. Même pas capable de se changer en paix ! C’était un comble et ce n’était décidément pas sa journée. Elle était pudique et franchement, elle n’appréciait pas qu’une autre personne que Remington la voit en sous-vêtements. Ok, sur la plage ça allait. Mais là, elle n’était pas sur la plage et ce n’était pas de la lingerie pour s’exhiber devant n’importe qui. Décidément, elle avait eu une mauvaise idée en voulant acheter des sous-vêtements. C’était ridicule et de toute manière elle ne serait jamais sexy, c’était voué à l’échec.

Elle n’entendit même pas les excuses de la vendeuse, trop occupée à essayer d’ôter la rougeur de ses joues. Pudeur ? Honte ? Elle se sentait ridicule. Vouloir rivaliser avec les autres femmes qu’il avait pu connaitre, c’était peine perdue, elle n’y connaissait rien. Rien de rien. Elle soupira une nouvelle fois et ses yeux devinrent tous ronds de surprise. Et elle allait sortir un « mais merde à la fin qu’est-ce que vous foutez » bien sonore mais fut couper dans son élan. Elle l’avait vu… dans le reflet du miroir. Elle avait vu la porte ouverte et une fille qui la regardait. Une psychopathe ? Une malade mentale ? Une dingue ? Et elle parlait en plus…

Sonny se retourna alors vers elle, mal à l’aise, tentant de cacher son absence de tenue correcte en plaçant devant elle sa veste et son tee-shirt. Mais qui était cette fille qui se croyait tout permis ? Une Madame sans gêne de son âge apparemment. Et une fille qui elle, ne devait pas avoir de difficultés à être sexy en lingerie fine. Et de quel droit elle lui parlait comme ça ?

« Au cas où vous seriez une fausse brune, cette cabine est occupée, vous n’avez rien à faire là ! »

Sauf que parler dans le vide aurait eu plus d’effet. Parce que la miss sans gêne se mit à dégrafer son manteau… plaît-il ? Elle allait se mettre en sous vêtements ? Non, au moins, elle resta décente. Par contre la politesse, elle ne devait pas connaitre. De quoi parlait-elle ? Quel carnage ? Quel massacre.

« Merci… me voilà rassurée sur mon physique… vous pouvez sortir maintenant ? »

Visiblement… toujours pas. Cette fille était décidée à se foutre des sous-vêtements qu’elle avait choisis. Ok, c’était officiel, elle avait les pires goûts de l’univers en matière de tenues sexy, merci pour cette analyse éclairante et au revoir. Ah, non, pas au revoir. Et c’était quoi cette histoire de défilé. Une dingue, c’était une dingue.

« Vous êtes échappée de l’asile ou vous n’avez juste aucune notion du savoir-vivre ? Je ne sais pas ce que c’est que cette histoire d’Ange ou démons ou de défilé de je ne sais pas quoi. Je sais que je suis dans une cabine d’essayage et que je suis là pour essayer des sous-vêtements. Sous-vêtements que je ne mets pas pour vous mais pour mon copain et vous ne lui ressemblez pas du tout, donc si vous voulez bien me rendre les vêtements que j’ai choisis, j’ai des choses à faire et je suppose que vous aussi. »

Même si elle ne pouvait s’empêcher de penser que cette fille sans gêne devait avoir des sous-vêtements classes et que n’importe quel homme baverait devant elle. La nature était vraiment injuste. Effectivement, elle n’avait pas soixante-dix ans, elle n’était pas énorme – du moins pas encore, et quand bien même, elle avait décrété que le bébé ne lui distordrait pas le ventre de toute manière – pas vilaine, alors pourquoi rien ne la mettait en valeur ? C’était tout de même injuste. Néanmoins, elle était trop fière pour perdre la face devant cette étonnante cliente, ni demander de l’aide à quiconque, pas même à une vendeuse. Après tout, cela ne regardait personne ce qu’elle voulait faire des corsets, culotte et autres jarretelles. Finalement, aussi bizarre que cela puisse paraitre, elle se demandait même si elle arriverait à les porter devant Rem. Autant elle n’éprouvait aucune gêne lorsqu’elle était nue devant lui, autant dans ces tenues…

Bref, alors que ses joues étaient encore rougies, elle tendit la main vers l’étrangère, pour l’inviter à lui rendre le tas de vêtements qu’elle avait plus ou moins malencontreusement balancés sur la vendeuse. Elle avait encore des essayages à faire, des fois qu’une tenue lui aille… Et elle riva son regard dans celui de cette fille. Ange ou démon, tu parles, elle avait un démon en face d’elle, cela ne faisait aucun doute.

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MessageSujet: Re: I'm bringin' sexy back [terminé]   Dim 27 Jan - 20:34

Visiblement, Thalya était tombée sur Mme Grincheuse. Et que je te demande si t’es pas blonde, et que je te fasse la morale, et que je te demande les vêtements que j’ai balancé sur une innocente victime ? Une diva dans toute sa splendeur. Thalya aurait pu s’énerver, s’agacer, et se montrer mesquine. L’idée d’envoyer les vêtements de l’inconnue dans la poubelle la plus proche la tenta un instant. Après tout, comme ça mademoiselle pudique serait bien contrainte de dévoiler ses formes à d’autres que son cher et tendre. Oui, mais non. Thalya était de bonne humeur et se sentait l’âme généreuse.

Surtout depuis qu’il était évident que ce n’était pas une future rivale qui se trouvait en face d’elle. C’était un point très positif.

Et puis, elle avait beaucoup trop d’égo et d’amour propre pour se sentir viser par une quelconque blondeur ou une folie. Elle, sortir d’un asile ? Sérieusement. Au moins elle ne sortait pas d’une résidence pour vieux croutons, plus communément appelées maisons de retraite. Peut-être cette jeune femme était-elle sénile, auquel cas, nous accepterions de lui pardonner son mauvais goût. Thalya ravala sa verve et son venin. Elle ne voulait pas créer de scandale aujourd’hui, elle était de trop bonne humeur pour ça.

La jeune Ciccelli observa un moment la main tendue puis, revint lentement au visage de l’étrangère pour la fixer dans les yeux sans aucune gêne. Elle prit son temps, fit claquer sa langue contre son palais, et, haussa les sourcils avant de répondre, amusée par tant d'excès. C'était fascinant tant d'agitation dans une si petite personne.

- Je ressemble à une vendeuse ? C’est presque vexant, vous savez. Si vous vouliez tellement ces vêtements, il ne fallait pas les jeter au nez de cette pauvre Lisa qui n’a commis l’erreur que d’être stressée pour un stage.

On aurait presque pu croire qu’elle avait réellement de la compassion pour ladite stagiaire. Presque. Thalya glissa ses mains sur ses hanches et releva le menton.

- Ensuite, n’allez pas qualifier de « vêtements » les immondices que vous avez choisies. C’est quoi le truc de votre copain, les mamies édentées ? C’est pour ça que vous essayer si fort de leur ressembler. Et… Elle leva l’index pour interrompre toute velléité de protestation. Avant de vous jeter sur moi toute griffes dehors, sachez que je suis sans doute la personne la plus à même pour vous conseiller ici. Et je ne suis pas payé à la commission.

Et je pense que vous avez bien besoin de moi… Détail non négligeable, son avis serait donc, nécessairement objectif.
Cependant, si la jolie brunette se décidait à ne pas l’agresser verbalement une nouvelle fois. Ce n’était pas gagné étant donné que Thalya n’avait pas été des plus diplomates. Allez un petit effort…

- On peut reprendre ? Je m’appelle Thalya, j’étudie la mode et je suis mannequin à mes heures perdues. Pourquoi avait-elle envie d’aider une inconnue ? Elle se savait plutôt gentille dans le fond, bien que très égocentrique, mais la générosité n’était tout de même pas sa qualité premier. Alors pourquoi diantre se sentait-elle si concernée par cette furie de latino dont la violence manquait clairement d’élégance. Ah oui… En vérité, la vue de votre tenue est un crime contre l’esthétisme et je ne supporte pas de voir des jolies femmes aussi mal attifées. Ca me dérange prodigieusement. Alors Cendrillon, soit vous acceptez que je joue les bonnes fées, soit vous vous complaisez dans votre truc, mais il ne faudra pas venir pleurer après si votre compagnon est partie voir sous les jupes d’une autre !

La diplomatie, c’était ratée. Et dire qu’elle disait tout cela avec un sourire léger et une voix douce.
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Sonny Malone

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MessageSujet: Re: I'm bringin' sexy back [terminé]   Jeu 31 Jan - 12:50

Il y a des rencontres improbables… et il y avaient celles que pouvaient faire Sonny Malone. Et celles-là remportaient haut la main la palme de l’étrangeté. Déjà sa rencontre avec Remington : un rêve et elle qui lui tire en plein entre les deux yeux. Wyatt : elle qui se retrouve en train de pleurer dans un caniveau et de vomir à ses pieds. Dean : alors qu’elle racontait sa vie à une peluche complètement bourré. Et là… elle venait de tomber sur une princesse qui ne semblait pas comprendre le concept de cabine privée. Est-ce que cela existait, des fétichistes des cabines d’essayage ? Parce que là, il devait y avoir un beau spécimen en face d’elle. Peut-être que c’était une sociopathe perverse qui allait s’enfuir avec ses vêtements ? Cela gênerait Sonny cette histoire. Finalement, elle commanderait tous ses vêtements par correspondance, ça éviterait ce genre de désagréments.

Mais le bras qu’elle avait tendu dans le maigre espoir de récupérer ses vêtements ne fit que brasser de l’air. La jeune fille ne semblait pas du tout conciliante. Au contraire, elle riva même ses longs yeux en amandes dans ceux de Sonny… ok… les choses ne faisaient donc que commencer. Elle avait le port altier et le visage de quelqu’un qui savait qu’elle dominait la situation. Le genre de personne qu’on adorerait étrangler. Surtout maintenant qu’elle lui passait un savon. Sonny haussa à son tour les sourcils. Cette fille la prenait-elle vraiment pour une gosse de cinq ans à qui on devait faire la morale ? C’était plutôt elle qui devait être vexée. Elle poussa d’ailleurs un cri outré en entendant les propos de cette miss je pète plus haut que mon cul. Sonny savait qu’elle n’avait pas des sous-vêtements et même des tenues très sexy mais de là à la comparer à une grand-mère… Sérieux, elle n’avait pas de culotte gigantesque ou de gaine anti pipi que diable ! Et merde, merci pour l’image de Rem avec une mamie édentées… Voilà que dans sa tête elle l’imaginait avec Greta qu’elle soupçonnait d’avoir eu des sentiments pour lui jusqu’à leur nuit où ils avaient été un peu bruyants.

Elle s’apprêtait à lui rabattre son caquet de poule qui jacasse quand celle-ci tendit l’index pour la faire taire. * non mais je rêve *. Mais Sonny ne rêvait pas et la poule jacassa encore. Elle, à même de l’aider ? Mais de quoi se mêlait-elle ? Qu’est-ce que ça pouvait lui faire qu’elle s’habille comme elle le faisait déjà ou qu’elle joue les pin-up de cabaret ? Oh… une mannequin. Alors tout s’expliquer. Ces allures de poupée barbie brune, ça venait donc de là. Bon, cette fois, Cendrillon allait se faire Barbie. Elle allait lui arracher la tête comme l’on fait au moins une fois dans leur vie toutes les petites filles.

Sauf qu’une phrase la stoppa net dans son projet. Elle se raidit d’un coup et riva un regard méchant sur cette dénommée Thalya. Elle avait appuyé là où ça faisait mal. Elle pouvait lui dire qu’elle s’habillait comme un sac, cela ne lui faisait rien. En revanche, dire que Rem risquait d’allait voir ailleurs… Bon, elle savait qu’il ne le ferait pas mais elle venait d’aiguiser sa jalousie maladive. Rien que de repenser à cette bonne femme déguisée en mère Noël… cela suffisait à lui chauffer le sang dans les veines. Hors de question qu’il ait ne serait-ce qu’une micro envie de poser ses yeux sur les formes d’une autre. Premièrement, elle détruirait les formes de cette femme et deuxièmement, elle lui crèverait les yeux.

Quelques secondes s’écoulèrent, durant lesquels un ange et un démon se posèrent sur les épaules de Sonny et lui murmurèrent des tas de conseils contradictoires à l’oreille.

« Moi c’est Sonny. Et admettons que je veuille bien que tu joues à la poupée avec moi , il est hors de question que je ressemble à une de ces actrices porno de seconde zone. Je veux juste être… sexy ? »

Générique de x-files ? Parce qu’elle avait vraiment l’impression d’être entrée dans la 3e dimension. Demander à une parfaite inconnue de l’habiller pour qu’elle soit attirante aux yeux de Rem…

« Spontanément je pencherai pour du rouge ou du bleu électrique. Mais… j’ai horreur des strings et je ne sais pas quoi prendre pour la forme… Et j’aimerais bien qu’ils tiennent ces deux là…», ajouta-t-elle en se tournant vers le miroir et en posant ses mains sur ses sein pour les remonter. Elle avait explosé ses soutien-gorge depuis qu’elle était tombé enceinte. C’était la première chose qui avait grossi chez elle. Comme par hasard. Trois mois… Il en aurait du lait.

« Une mannequin a-t-elle quelque chose en stock pour les tailles XL ? »

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MessageSujet: Re: I'm bringin' sexy back [terminé]   Dim 24 Fév - 18:45

Thalya avait-elle été trop loin ? Peut-être que oui au vu de regard enflammé que lui lançait Cendrillon. Un du genre qui signifie : cours, cours, très vite avant que je ne te rattrape et ne t’arrache la langue, les yeux, puis les ongles un à une. Enfin, dans un fantasme meurtrier, pas dans la réalité. Elle aurait sans doute dû être effrayée et présenter platement ses excuses pour cet affront mais :

1)Elle avait beaucoup trop d’orgueil pour ça.
2) Elle n’avait finalement rien à se reprocher du tout puisqu’elle s’était contentée d’énoncer une évidence.
3) Les gens sensés n’assassinent pas les autres pour un mot de trop.
4) D’accord, en plus de toute cela, c’était fichtrement grisant.

Réprimer son sourire victorieux était impossible. Celui-ci s’élargissait, se grandissait et s’étalait jusqu’à fendre son visage en deux. Mais le silence s’éternisait. Pas de cris pour l’envoyer sur les roses, pas de gifle, pas d’insultes non plus. Thalya commençait à s’impatienter et elle était à deux doigts de faire demi-tour même si laisser cette pauvre fille dans des sous-vêtements masquant plutôt que révélant sa beauté lui laisserait un goût amer. Allez, une dernière chance, elle haussa les sourcils, interrogatrice. Que décides-tu, Cendrillon, de rester à récurer le sol ou d’aller danser toute la nuit ? Ah, tiens, ça y’étais. Sa bouche pulpeuse s’arrondissait pour former des lettres et des sons. Enfin ! Ave Maria, sortez les trompettes, elle s’était décidé. Le choix n’était pourtant pas très compliqué à faire, Thalya se demandait combien de temps cette femme aurait mis face à une dilemme de taille.

QUOI ? Les coins de son sourire s’affaissèrent instantanément. Thalya croise les bras et se mordit la langue pour s’abstenir de faire éclater son coup de colère. C’était une insulte, une véritable insulte. Bien pire qu’une gifle en pleine face. Cette fille ne la connaissait pas et se permettait de remettre en cause son goût pour l’esthétisme ? Travailler dans le porno ? Elle ? Elle plissa les yeux mais ce fut avec aplomb qu’elle répondit.

- Dommage, le SM vous serait allé à merveille. Enfin, de toute façon je préfère les films érotiques. Thalya soupira puis fit entrer lentement l’air dans ses poumons pour recomposer soigneusement son masque et calmer ses propres ardeurs. Parfois, rarement mais tout de même, elle oubliait de contrôler la moindre de ses émotions. Alors, elle avait inventé cette technique pour reprendre le dessus. Expirer lentement, discrètement, sans laisser l’occasion à l’autre de le remarquer, et inspirer tout aussi lentement, tout aussi discrètement. Avec un peu d’aide de la part de Sonny qui lançait la conversation sur le thème principale, ce fut d’autant plus facile. Sexy, c’est mon domaine. Bon, allons-y. Tu permets ?

Ca, elle savait faire. Se concentrer sur quelqu’un pour sublimer la beauté. D’ordinaire, elle utilisait ses talents sur sa propre personne mais l’expérience ne la faisait pas douter de ses capacités. Thalya posa ses mains sur les épaules de Sonny et la força à se tenir bien droite. D’un œil expert, elle fit glisser son regard sur ses courbes sans jamais la toucher. Elle n’en avait pas besoin et ne désirait pas prendre à nouveau le risque d’une gifle.

- Je ne vois pas ce que tu te reproches. Peut-être un ou deux kilos superflus, mais rien de bien grave. Le rouge, ce serait bien oui. Vif et brillant pour mettre en valeur ta peau et appeler à la sensualité. Tu peux aussi jouer sur un vert profond. Sauf qu’au final, ce n’est pas uniquement la couleur qui va jouer. Et pour savoir ce qui te correspond le mieux, il faut essayer. Si tu veux qu’ils tiennent, il suffit de choisir modèle adéquat. Attends-moi, je reviens…


Elle allait la rendre magnifique. Thalya se voyait comme une artiste travaille un diamant brut. Elle taillerait avec précision pour la faire briller de mille feux. Tant que ça ne lui donnait pas des vocations de mannequin. Tout irait bien dans le meilleur des mondes. L’italienne fila dans la boutique. La connaissant parfaitement, elle ne tarda pas à mettre la main sur quatre modèles. Un bon début. Elle les tendit à Sonny.

- Essaie le modèle que tu veux, par contre montre-le moi que je puisse ajuster mes propositions à tes attentes.

Petite professionnel.

- Ca fait longtemps que tu es avec ton copain ? Qu’est-ce qui t’as décidé à troquer tes… tes…
Horribles sous-vêtements de grand-mère. À changer de style ?

Autant faire la conversation et satisfaire sa curiosité non ?


[Les fameux ensembles :
Shorty + Corbeille
Avec le shorty qui est plus bas sur la page
Noir & Or
Ici ]
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Sonny Malone

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MessageSujet: Re: I'm bringin' sexy back [terminé]   Mer 27 Fév - 16:31

C’était vraiment gênant comme situation. Et se retrouver face à une personne qui a la langue bien pendue n’est pas chose évidente. Parce que la miss Thalya était une de ces femmes sûres d’elles et défiant quiconque de contester leurs paroles. Devant elles, soient il fallait être des leurs et supporter un combat de coqs, ou plutôt de poules, soient s’écraser. Sonny hésita un long moment. Mais d’une part, cette Thalya semblait assez dingue pour lui découper ses vêtements et ainsi, elle devrait rentrer en sous-vêtements à la maison, d’autre part… elle avait quand même l’air de s’y connaitre. Si ça tombe, elle aurait plu à Rem, avant qu’ils ne soient ensemble.

Sonny braqua un regard interloqué sur la jeune femme en entendant… SM ? Elle ? Sonny Malone ? Non non, elle et le sadomasochisme n’avaient que leurs initiales en commun. Rien de plus. Jamais. Le délire femme en cuir dominatrice avec un fouet, ce n’était pas du tout, mais alors pas du tout son délire. Et elle l’avait bien dit à Rem, surtout après avoir rencontré sa collègue aux fouets. JAMAIS !

« Ce n’est pas vraiment mon truc… »

Ni le SM, ni le porno, ni les films érotiques… Elle avait, dans toute sa vie, dû voir à peine une dizaine de minutes d’un film porno… Pas du tout son truc, vraiment, vraiment pas. En attendant, elle se laissa manipuler comme une espèce de marionnette lorsque Thalya la prit par les épaules et lui impulsa un mouvement. Sonny dut se tenir bien droite, ce dont elle n’avait pas vraiment l’habitude. Et elle n’aimait pas beaucoup son reflet. Elle était plutôt jolie, c’était vrai, mais en se tenant ainsi, elle voyait la petite boule qui se formait dans son ventre. Même si d’un point de vue extérieur… à moins de la connaitre bien, on pouvait passer à côté de sa grossesse. Elle tangua un peu sur ses pieds, mal à l’aise sous ce regard inquisiteur que Thalya posait sur elle. Rem était le seul qui la regardait dans cette tenue en temps normal, et jamais avec cet air de jugement. Dans quoi s’était-elle fourrée encore ?

Elle tourna de nouveau la tête vers Thalya en mourant d’envie de crier « je n’ai pas de kilo en trop, je suis enceinte ! »… mais peut-être que c’était pire en fait, alors elle se ravisa, se contentant d’écouter la jeune femme sui semblait avoir fait ça toute sa vie. Elle se contenta d’un « merci », alors que Thalya disparaissait déjà. En attendant, elle se mit de profil et regarda son ventre… qu’elle s’efforça de rentrer, avant de tirer sur les bretelles de son soutien-gorge pour remonter ses seins. Puis elle relâcha tout. Désespérant…

Mais voilà déjà que sa « créatrice » revenait, les bras chargés de tissus plus beaux les uns que les autres. Comment connaissait-elle sa taille d’abord ? Elle l’avait devinée ? Comme ça, en un coup d’œil ? Et sérieusement ? Elle pouvait porter ce genre de tenue ? Mais… Ses fesses n’étaient pas trop grosses pour un shorty ? Et ce transparent là… ce n’était pas un peu… trop ? Pur elle, en tout cas… Elle hocha la tête et s’enferma dans la cabine. Bon… choisir son préféré… elle pouvait le faire… ou pas. Déjà, pas le noir et or, elle trouvait que ça faisait mamie… Qui portait des breloques noires et or si ce n’est les grands-mères ? Non, cela serait donner raison à Thalya. Un en moins… plus que trois... Version noire ? Non, pas vraiment, elle n’était pas très noire pour ses sous-vêtements. Enfin, il lui fallait toujours une touche de couleur. Le rouge en revanche, il était sacrément beau. Et ça ferait effectivement ressortir son teint. Alors soit, ce serait celui-là… Mais alors qu’elle enfilait la tenue, elle manqua de se casser la figure en entendant les questions de Thalya. C’était pourtant des questions classiques, mais Sonny avait un peu perdu l’habitude des discussions classiques…

« On ne se connait pas depuis très longtemps, on s’est rencontrés en septembre. Quatre mois et deux jours pour être exacte. Mais il est un peu plus vieux. Il a plus d’expérience tu vois… mais j’ai eu envie de changer mon style comme tu dis quand… »

Sonny rouvrit la porte en se dandinant, toujours mal à l’aise dans ce bustier rouge vif…

« Quand j’ai voulu échapper à une discussion désagréable en tentant de l’exciter pour qu’il me fasse plutôt l’amour que le blabla et que ça n’a pas marché. »

Ça avait au moins le mérite d’être honnête. Finalement, la discussion avait eu lieu et le câlin aussi. Un câlin même très osé cette fois… Bref elle se dévoila à Thalya et se regarda dans le miroir, avant de tirer un peu sur le tissu au niveau de ses fesses.

« Ça va ? J’ai l’impression que…. Ça me rentre dans les fesses. Et toi ? Depuis quand tu rhabilles les filles dans les cabines quand tu ne défiles pas ? Je n’arriverai pas à faire ce que tu fais… poser, parfois dans des tenues comme celles-ci je suppose ? Ça ne te fait rien d’imaginer que des tas de personnes fantasment voire se… enfin… se… font plaisir devant tes photos ? »

Parce qu’elle, ça l’avait perturbée de voir les rêves que certaines personnes faisaient sur elle… Une horreur…

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MessageSujet: Re: I'm bringin' sexy back [terminé]   Lun 1 Avr - 15:40

Thalya jubilait de l’autre côté du rideau. Elle se sentait un peu comme Marraine la bonne fée et sa bonne action, car à n’en pas douter c’en était une, lui redorait à la fois son égo et sa bonne humeur. Ou alors, peut-être jouait-elle les petites filles orgueilleuses, celles qui jouaient à contrôler la vie de leurs poupées Barbie, les changeant douze fois à la minute pour qu’elles soient les plus jolies, et, repoussant les Ken des autres petites filles qui n’avaient pas la chance d’avoir le dernier Cabriolet à la mode de la susdite marque. Oh diantre, non ! Thalya préférait la première version : Marraine la Bonne fée, elle serait. De toute façon, Sonny avait déjà mentalement acquis le surnom de Cendrillon. Il ne restait plus qu’à la transformer en princesse de manière à ce qu’elle gagne le cœur, ou tout autre endroit, de son prince charmant qu’elle connaissait depuis…quatre mois ?

Quatre mois ? La bouche de Thalya s’arrondit et son cerveau fonctionna à toute allure. Cela représentait à la fois un exploit et un laps de temps très court. Pour l’italienne, c’était énorme. Jamais, elle n’avait dépassé le cap des six mois avec qui que ce soit. Elle s’ennuyait trop vite et ses partenaires manquaient tour à tour de classe, d’allure, de goût, d’élégance, d’argent, d’intelligence. Bref, de perfection. Elle s’apprêtait à lui demander si elle ne s’était pas lassée, et accessoirement comment elle avait fait, mais la réponse fut subtilement dévoilée. Plus âgé, plus d’expérience.

- Ça, je m’en serais doutée, dit-elle, mielleuse.

En tout cas, ce type avait encore quelque chose à apporter à la jolie Sonny et Thalya s’arrangerait pour qu’elle le dépouille de son expérience en le mettant à ses pieds. Car c’était là la place de tout homme normalement constitué, et de toute femme digne de son nom. Depuis l’antiquité grecque, les femmes dirigeaient la demeure et le lit, quand les hommes se contentaient de se lancer dans de grands discours politiques, discours inspirés ou directement chuchotées à l’oreille par leur maîtresse.

Le lieu dans lequel elles se trouvaient semblait propice aux confidences car Sonny n’hésita pas à admettre sa faille. Thalya fit la moue, s’abstenant d’enfoncer le clou par un « Tu t’y es sûrement mal prise » qui aurait sonné comme une évidence blessante. Inutile de mettre sa nouvelle poupée dans un état de colère à son encontre. Quoi qu’à bien y réfléchir, maintenant que le rideau était ouvert, elle risquait d’être tout de même repérée. Elle garda tout de même le silence, attentive aux propos de la latino, aux mots qu’elle employait, à ses hésitations et aux variations de ton qu’elle déployait. En quelques minutes de discussion, Thalya comprit d’où venait le problème de Sonny : un manque cruel de confiance en elle. Il faudrait plus qu’un changement de vêtement pour lui faire prendre conscience de son sex-appeal et de son incroyable pouvoir de séduction. Sans travail sur elle-même, de jolis dessous ne feraient qu’office de déguisement. Un nouveau défi à relever !

À nouveau, elle détailla Cendrillon de regard et finit par lâcher une petite exclamation de satisfaction :

- Ah ! Voilà qui est beaucoup mieux pour commencer !

Aucun mensonge dans sa voix. On ne ment pas avec l’esthétisme, ce serait blasphémer et le dieu de la Mode ne l’aurait jamais pardonné. Et, bien sûr que cette divinité existait ! Elle régissait même toute sa petite vie. Le rouge se mariait à la perfection avec le grain de peau de Sonny, il en faisait ressortir la chaleur. Seuls deux mots auraient pu la définir : sensuelle et sexy. Du moins dans l’habillement. L’attitude, elle, restait à corriger. Thalya roula des yeux au ciel en entendant son nouveau jouet reprendre la parole. Elle la poussa gentiment à l’intérieure de la cabine et décida de répondre d’abord à ses questions avant de poursuivre son cours.

- Ca m’arrive de rhabiller les filles figure-toi, je fais des études de stylisme. Je préfère travailler mes tenues sur des modèles vivants. Et, non, çe ne me fait rien, je suppose. Elle haussa les épaules, croisant le regard de Sonny. Elle n’avait jamais envisagé son métier sous cet angle. Ce sont majoritairement des femmes qui voient mes photos, je ne pose pas dans les magazines spécialisés dans les fantasmes masculins. Son père la tuerait. Elle, par contre, elle n’était pas sûre de trouver cela désagréable. Le côté femme objet la dérangerait peut-être mais… Révéler sa beauté au point de rendre des hommes fous avait quelque chose de grisant. Allez, regarde-toi dans le miroir. Je veux dire… Elle la fit pivoter des épaules pour qu’elle puisse contempler son reflet. Regarde-toi point par point et dis-moi ce que tu vois.

Elle laissa s’écouler quelques secondes, détaillant elle aussi la silhouette charnues du regard.

- Moi, je vois une magnifique femme, tout en sensualité. Si tu étais un homme, tu te sauterais dessus non ? Ah… Et pour cette histoire de…
Comme les mots avaient du mal à sortir ! de tissus qui, je cite, « te rentre dans les fesses », on peut essayer une taille au dessus mais j’ai peur qu’alors, ça baille sur tes hanches. D’un autre côté, tu sentiras toujours le tissu, mais le but est qu’il soit juste posé sur ta peau. Tu peux aussi opter pour une culotte mais encore une fois, tu dissimulerais de jolies formes.

À nouveau, elle la fit pivoter par les épaules pour la regarder dans les yeux. La jolie latino allait la maudire d’ici quelques secondes.

- Sonny, pourquoi tu as si peu confiance en toi ?, demanda-t-elle d’une voix douce. Il faut que tu t’assumes, que tu prennes confiance, que tu te redresse, marche fièrement, comme si tu pouvais clamer « Je suis une bombe et tu ne peux pas me résister ». Et maintenant… Travaux Pratiques !

Sans ménagement, Thalya repoussa la jeune femme à l’extérieur de la cabine et se plaça devant l’entrée de la cabine. Hors de question que Cendrillon refoute un pied là-dedans. Elle eut un sourire confiant.

- Exercice numéro un. Puis elle poussa sur sa voix pour se faire entendre de l’autre côté de la boutique. LISA !!!! J’ai besoin de votre avis sur quelque chose, venez vite ! Et de sourire avec ravissement et bienveillance. Un chuchotement dans l'oreille de Sonny: Dis toi que c'est un jeu, d'accord, essaie de la rendre jalouse de toi, envieuse. Je veux que tu arrives à la faire te détester.
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MessageSujet: Re: I'm bringin' sexy back [terminé]   Sam 6 Avr - 20:13

Etais-je vraiment en train de le faire ? Je veux dire… Me remettre entre les mains d’une parfaite inconnue et lui faire confiance pour me choisir des sous-vêtements ? Et en plus de lui avouer un truc super gênant dans le genre, mon copain n’a pas voulu coucher avec moi. La honte… Mais la honte franchement. Ce ne sont pas des choses qui se disent. Déjà, si j’avais eu un semblant de cerveau qui fonctionne, je serais partie en courant. Parce que Thalya était folle, soyons clair. Elle était une cinglée et j’étais pire de m’en remettre à elle. Pourquoi je n’écoutais jamais cette petite voix qui me disait « Sonny, sauve toi, cours, maintenant espèce d’imbécile ! Mais noooooooon qu’est-ce que tu fais ? »… Cette petite voix, je l’avais entendue quand j’avais rencontré Remington et désormais Thalya. Et je ne l’avais jamais écoutée. Pinocchio. Voilà qui j’avais dû être dans une vie antérieure. Un Pinocchio qui n’écoute jamais son Jiminy Cricket. D’ici à ce que des oreilles d’âne me poussent sur la tête, il n’y avait pas loin. Et à chaque réplique de Thalya, je me sentais de plus en plus ridicule. Comment ça, elle se doutait que je sortais avec un homme plus vieux que moi ? A cause de mes soit disant sous-vêtements de grand-mère ? Ou justement parce que je voulais changer de style pour quelque chose qui fasse moins… ado ? Certainement ça. Parce que c’était vrai. Je voulais me mettre à son niveau. Autant pour lui que pour moi. Car il était temps que je grandisse aussi. Et pour nous. Car en quatre moins, nous avions déjà vécu presque tout ce que vivent les couples en plusieurs années et c’était important de savoir se renouveler dans un couple. Mettre un peu d’inédit et de piment.

Alors bref, j’étais sortie de la cabine pour lui montrer le résultat de sa sélection de sous-vêtements. Et le moins que je pouvais dire, c’était que je n’étais vraiment, mais alors vraiment pas à l’aise. Alors que Thalya, elle, semblait trouver cela bien. Mais… On voyait des bouts de peau partout. J’avais l’impression de… déborder. Et allez savoir pourquoi, je me retrouvais de nouveau dans la cabine, poussée par ma styliste particulière.

« Stylisme ? C’est pour avoir les meilleurs vêtements lors de tes castings pour écraser les autres ? »

Parce que ça, ce serait parfaitement bien pensé. En faisant cela, elle savait tout ce qu’il y avait à savoir pour mettre ses formes en valeur. Elle connaissait les couleurs associées à chaque grain de peau. Vraiment bien pensé. Mais peut-être que c’était un vrai choix de carrière, qu’elle vénérait vraiment la mode et voulait être créatrice. Mannequin ou styliste ? Mannequin ET styliste ? Cette Thalya était vraiment un personnage. Je croisai alors son regard. Elle ne doutait pas. Elle était sûre d’elle et j’enviais ce regard plein d’assurance. Et dans l’absolu, elle avait raison… C’était surtout nous, les femmes, qui achetions des magazines de lingeries. Si les hommes voulaient se rincer l’œil, il y avait des centaines de sites pornos gratuits sur internet. Donc il n’y avait pas à s’embêter.

« Tu as raison, oui… »

Et là, je me sentis de nouveau comme une poupée entre les mains d’une enfant contente de jouer quand elle m’obligea à faire face au miroir. Mes yeux la regardèrent, blasés, avant de se reporter sur le reflet que la glace me renvoyait. Je ne voyais que moi. Une fille de vingt ans qui aurait bientôt un ventre énorme. Une fille un peu gauche aussi.

« Je ne sais pas. Une fille… jolie ? Mais je trouve que j’ai des seins trop gros. J’aime bien mes fesses. En dehors de ça… je ne sais pas. Je suis juste… moi, normale. »

Je n’avais jamais vraiment su à quoi je ressemblais. Il y avait bien le miroir… mais avant que je ne maîtrise ma capacité, j’avais passé toutes mes nuits à percevoir les rêves des uns et des autres et parfois… j’y apparaissais. Mais le corps de cette fille censée être moi était si… disproportionné, différent de celui que je croyais être le mien, que je ne savais plus. Thalya reprit encore la parole. Et tant de compliments, dans la bouche d’une femme de sa trempe, ça sonnait étrangement. De là à dire que je me sauterai dessus par contre… Elle me tint alors tout un speech sur la taille et la forme appropriées pour le… string ? Je n’étais pas très convaincue. Mes fesses étaient plutôt bien, ça je le reconnaissais, mais ça me faisais bizarre de les exhiber comme ça. Remington les avait vues – ah, ça oui – mais je n’aimais pas que d’autres les regardent. Et le jour où je saurais faire ce qu’elle me disait… me comporter comme si j’étais une bombe… mon dieu, je ne saurais jamais faire ça.

« Attends… qu’est-ce que tu veux dire par travaux pratiques ? Thalyaaaaaaaaaaaaaa… »

Je rêvais ou elle venait de me foutre dehors ? Je fis de gros yeux exorbités… J’étais hors de la cabine, en petite tenue rouge pétant. On allait voir mes seins et mes fesses ! Je voulus faire demi-tour mais la traîtresse me barrait la route.

« Thalya laisse-moi rentrer on va me voir ! »

Je lui aurais défait avec plaisir son grand sourire d’enfant capricieuse fière de sa connerie. Mais merde, j’étais à moitié à poil et tout le monde pouvait me voir ! Mais j’allais l’étrangler.

« Mais chuuuuuuut, chut, chut, chut ! »

Et j’étais déjà en train de lui mimer de baisser le volume sonore. Mais non ! Lisa allait venir, on allait me voir les fesses à l’air ! Ça craignait. Tout ça pour un jeu ? Non mais elle se fichait de moi.

« Thalya, arrête ton manège ! Laisse-moi rentrer, je ne saurais pas faire ça !! »

Mais la miss n’avait absolument pas l’air décidé et soudain, alors que je me tournais, je vis la vendeuse, qui n’avait pas l’air plus assuré que moi. Ma tête tourna encore et encore, passant de Thalya à la vendeuse. Elle n’allait pas me lâcher… j’étais tombée en plein dans son piège. Là où elle voulait me mener depuis le début. J’étais fâchée, et mon visage devait être très explicite sur ce sujet. Je la détestais… et mentalement, elle n’était plus qu’un petit tas de cendre gisant sur le sol qu’une femme de ménage viendrait détruire à coups d’aspirateur. Ridicule pour ridicule, il fallait faire quelque chose. Je me tournai alors vers la dénommée Lisa. Je fis quelques pas vers elle en déhanchant mon postérieur avant d’appuyer mon bras sur son épaule et de lui dire d’aller nous chercher du café… Ah non… C’était seulement dans ma tête ça. En réalité, je fis bien quelques pas, mais ce n’était à coup sûr pas très sexy. Je ne savais pas comment mettre mes bras… alors ma main droite reposait de façon très artificielle sur la hanche… J’avais l’impression d’être un sac à patates…

« Vous n’avez rien de plus sexy ? Quoique j’en doute… », ajoutais-je en la jaugeant du regard.

Mon dieu ce que je m’en voulais !!!! Je culpabilisais trop de lui dire une chose pareille… Surtout que je n’étais guère un modèle de sexy à cet instant précis…

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MessageSujet: Re: I'm bringin' sexy back [terminé]   Dim 7 Avr - 18:19

« Je n’ai pas besoin de ça pour gagner », affirma-t-elle avec un léger sourire, d’une voix douce et bienveillante. Car, tout le monde le savait, la prétention n’était toléré qu’en empruntant le visage de l’innocence et de la modestie. Un jeu de dupe dans l’art duquel Thalya était passé maîtresse. Autant que dans les mensonges. Elle aimait la création, les tissus et la mode, c’était vrai. Mais, ce qui la faisait vibrer et vivre, ce qui la rendait ivre de joie était d’être admiré. Qu’on la regarde avec des yeux émerveillés, que sa cohorte d’admirateurs et d’admiratrices puissent être foulée du pied mais que par grandeur d’âme, elle leur accorde un sourire. Tel était le rêve qu’elle couvait jalousement en son sein. Le stylisme était né d’un accord passé avec son père sur la poursuite de ses études. Pour le reste, elle rêvait d’accéder au podium tout en ayant conscience de ne pouvoir y parvenir. Pas assez maigre, pas assez connu, trop lié à un monde qui ne supportait pas la lumière des projecteurs. Ces obstacles, elle les ignorait volontairement, continuant sur son chemin, bravant les interdits avec un orgueil démesuré.

L’italienne ne s’autorisa pas à se perdre dans ses rêveries mégalomanes et se concentra sur sa lubie du jour : Sonny. Elle commença par l’interroger et roula des yeux vers le ciel en entendant la réponse de Cendrillon. Cherchait-elle à la faire céder en l’exaspérant par des réponses aussi… aussi… modeste et gentille fille bien sous tout rapport ?

« Tu vas me faire le plaisir d’oublier les mots comme « normale » et « seins trop gros », tu veux ? » demanda-t-elle alors qu’elle établissait mentalement un plan d’attaque. Elle lui demandait de se décrire et la latino ne trouvait qu’à employer des qualificatifs basiques ou à se critiquer. Ce n’était PAS le but de l’exercice enfin ! La méthode de psychologique douce ne fonctionnerait pas sur elle, plus qu’à essayer une tactique plus brutale dans un jeu de rôle de son crue. Normale. Normale. Normale dans un bustier rouge qui aurait donné des fantasmes à n’importe quel mec normalement constitué, maqué ou non ! Normal quand on avait des formes comme les siennes et un regard de velours ! Elle allait voir si elle était simplement « normale » ! Allez, oust, hors de cette cabine et que le show début.

Thalya, ne fais pas ça.
Thalya, fais ceci.
Je te préviens, Thalya, si tu oses !

Bla, bla, bla , songeait-elle tandis que Sonny s’insurgeait contre son attitude et lui demandait de baisser le ton. Thalya l’ignorait superbement, concentré sur son objectif. Elle ne se départissait pas non plus de son sourire confiant, qui se voulait rassurant. Allons donc, petite Cendrillon, pas la peine de s’agiter dans tous les sens, Marraine la bonne fée est là pour te venir en aide. Elle la remercierait plus tard. Peut-être beaucoup, beaucoup plus tard mais Thalya saurait se montrer patiente envers sa jeune apprentie. Et de la patience, il en faudrait sans doute vu la hargne qu’elle mettait à essayer de la faire plier. Ah bon ? Elle ne saurait pas faire ça ? Il allait falloir apprendre ! C’était bien le but de toute cette mascarade n’est-ce-pas ?

Lisa, en digne petite stagiaire payée à la commission, ne tarda pas à montrer le bout de son nez, et leur demanda d’un sourire polie, ce qu’elle pouvait faire pour elles. Thalya recula d’un pas pour laisser Sonny gérer la situation. Spectatrice, observatrice, elle se délecta de la scène qui se déroula sous ses yeux. Non pas pour se moquer ou ridiculiser Sonny mais pour la conseiller. Celle-ci manquait désespérément d’assurance, ce que Lisa ne manqua pas de remarquer. Dans un premier temps, la vendeuse arqua les sourcils, l’air de demander ce que signifiait tout ce cirque. Zut ! Thalya avait pourtant choisit la proie la plus facile, persuadé que la stagiaire serait plus facilement impressionnable que ses collègues d’ores et déjà habituées aux lubies et prétentions de leurs clientes. L’espace d’un instant, elle crut sincèrement que Sonny allait se démonter et courir se cacher. Mais, non. Elle jaugea la vendeuse du regard et lui asséna un coup fantastique. Du grand art ! Cette recrue avait du potentiel ! Les prunelles de l’italienne s’allumèrent d’un regain d’intérêt. Sonny pouvait faire de grandes, très grandes choses. Il suffisait d’un rien, d’un coup de pouce.

Elle jubila en constatant l’air de surprise et de gêne qui s’afficha sur le visage de Lisa, la teinte rosée de ses joues et le léger tremblement dans sa voix lorsqu’elle s’excusa – oui s’excusa !- et annonça qu’elle partait en quête de quelque chose de plus approprié. Avant qu’elle ne tourne définitivement les talons, Thalya se décida à l’achever, histoire de montrer par l’exemple ce qu’il était possible de faire à quelqu’un d’un simple regard, quand on avait de l’assurance à revendre.

« Mademoiselle, j’espère que vous avez entendu mon amie ! Ce genre de friche n’est décidément pas à la hauteur de nos attentes. Il est regrettable que votre enseigne ait tant perdu en qualité. Cela viendrait-il d’un changement de personnel ? J’avais pourtant entendu le plus grand bien de vos collections. » Tout en déclamant sa tirade de façon théâtrale, elle s’était approché de Lisa et poussa le vice, « j’espère que vous aurez la décence d’avoir un geste envers nous. Un geste à la mesure de notre déception. » Toujours cette même tactique, des mots très durs, presque acide et un ton neutre et presque mielleux, compatissant, attristée.

C’était trop facile. L’apprentie vendeuse s’éloigna, penaude, requérir l’aide de ses aînées pour savoir comment satisfaire des clientes aussi exigeantes. Thalya reporta alors son attention vers Sonny.

« Avec un peu de chance, on aura accès à leur collection privée. Et, je t’en prie, ne culpabilise pas, dans moins d’un mois, la gentille et innocente Lisa sera devenue un véritable requin qui refoulera à l’entrée du magasin les filles qui leur ferait une mauvaise publicité. » Certains milieux étaient de véritables paniers de crabes gigantesques et il fallait savoir s’imposer au risque d’être dévoré vivant. La mode en était un. « Ce n’était pas si mal que ça, pour une première fois. Tu t’en es bien tirée. N’hésite pas à te tenir droite. La main sur la hanche, c’est peut-être un peu trop cliché. Relève le menton, et ne la laisse pas t’attendrir ou t’influencer. Ici, Sonny, c’est la jungle et tu domines. Imagine-toi en tigre si ça t’arrange mais ne baisse surtout pas les yeux. » Quelle slave de conseils à mettre en pratique! Elle se sentait l'âme d'un coach motivant son boxer avant de le renvoyer sur le ring. Un boxer fichtrement sexy qui allait devoir viser le K.O. si elle voulait retrouver une tenue décente. Elle chuchota. « Lisa va probablement revenir avec une de ses collègues. Elle aura probablement l’habitude de ce genre de chose et n’hésitera pas à te faire sentir que tu n’es pas à ta place ici. Bouffe-la. N’en fais qu’une bouchée et surtout, surtout, peu importe l’ensemble qu’elle va te proposer, refuse-le ! Si tu suis mes conseils, je te promets que tu vas sortir d’ici avec l’ensemble de lingerie le plus torride et glamour qui soit au monde. »

Au boulot, maintenant !

Si Thalya avit misé juste, Sonny détesterait que les vendeuses jugent si facilement autrui sur leur look et leur position sociale. Avec un peu de chance, cette injustice la mettrait tellement en rogne qu'elle flamboierait d'assurance et les mettrait à ses pieds. Les latinos n'étaient-elles pas réputées pour avoir le sang chaud?

« Tu ne vas quand même pas abandonner et te laisser marcher sur les pieds par ces pimbêches, non ? »
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MessageSujet: Re: I'm bringin' sexy back [terminé]   Mer 10 Avr - 15:38

Orgueil, assurance, sexy. Amour, gloire et beauté ? Aussi, certainement. Cette Thalya avait tout pour elle et elle le savait. Elle ne tremblait pas, certaines de ses charmes et de sa valeur. C’était fou comme je pouvais détester ce genre de pimbêche prétentieuse. Peut-être justement à cause de la sorte… d’admiration que je devais bien reconnaitre. J’enviais ces filles que je critiquais pourtant avec plaisir… des années que je n’avais pas confiance en moi. Et elle… elle… rien ne semblait pouvoir l’ébranler. Elle devait adorer être au centre de l’attention, capter les regards. Néanmoins, elle ne me paraissait pas totalement superficielle. Juste ce qu’il faut pour être une garce de base, certes, mais il y avait autre chose. De plus profond… de plus malin. De plus dangereux aussi, étrangement. Mais de plus fascinant.

Elle ne semblait pas du tout satisfaite de ma réponse. Que j’oublie ces mots, je voulais bien, mais je ne savais pas que je devais me balader avec un dictionnaire dans mon sac alors que j’allais acheter des sous-vêtements pour que mon fiancé me les arrache brutalement ou me les enlève avec volupté ! Et puis franchement, je n’étais pas le genre de personne à me regarder dans la glace en me disant « mon dieu, ce que je suis canon »… non, ce n’était pas moi, et ça ne le serait jamais.

Mais elle essayait de me changeait et je m’étais bien fait avoir. Elle ne me laisserait pas entrer dans la cabine. J’allais avoir l’air ridicule, les fesses à l’air à cause d’un mannequin qui devait certainement se réjouir de mon malheur. Saleté. Tant pis, je n’avais pas le choix. J’allais devoir me transformer en espère de pocapétasse pour m’en sortir. Etre le genre de fille que je détestais, l’espace de quelques minutes histoire d’avoir la paix. Et je le fis. Toiser du regard une pauvre fille avec qui j’aurais pu être amie : check. Lui balancer une saleté en pleine tronche : check. Me sentir désespérément coupable : encore check.

Et voir la tête décomposée de la vendeuse provoqua en moi l’irrépressible envie de creuser un trou jusqu’en chine et de m’y enterrer. Plus jamais je n’oserais mettre les pieds dans cette boutique. Je devrais trouver un autre magasin pour acheter mes culottes et mes soutiens-gorge. Non mais… j’étais en train de faire du mal à quelqu’un pour « plaire » à une fille. J’avais un grain. Faudrait vraiment que je me décide à consulter, parce qu’à mon avis, il y aurait beaucoup à dire sur mon cerveau. Voilà, j’étais passée dans le camp adverse alors que Thalya m’appelait son « amie ». J’étais une vendue. Un pouf. Une garce. Qui l’aurait cru ? Oh merde… comment faisait-elle pour débiter tout cela sans aucune gêne et sans flancher ? Et en plus elle réclamait une compensation ? Je la regardais d’un air ahuri. Elle ne manquait vraiment pas de culot. Heureusement qu’elle n’avait jamais été cliente au bar où j’avais bossé, elle m’aurait fait vivre un enfer sans aucun doute. Et elle enrobait sa langue de pu… euh… sa langue de vipère dans un doux gout de bonbon sucré. Je haïssais ce genre de comportement et en même temps… une part de moi désirait apprendre à faire cela. Me défendre par les mots, vu à quel point j’étais maladroite, cela m’aiderait certainement. Je regardais la pauvre Lisa s’éloigner et quand Thalya posa de nouveau les yeux sur moi, je me redressai. Elle aurait pu être sergent ou colonel dans l’armée avec une telle autorité naturelle.

« Plus facile à dire qu’à faire… »

Et comme une marionnette obéissante, mon corps se tenait droit, mon menton se relevait, mes yeux ne clignaient plus. Je crois que j’aurais même arrêté de respirer si elle me l’avait demandé. Mon cerveau avait dû griller sous la tension. Et ça allait empirer étant donné que Thalya avait décidé de passer à la face 2 en corsant la difficulté. Quoi ? J’allais encore devoir affronter des gens alors que j’étais en bustier ? Et deux cette fois ?! Et puis c’était quoi cette histoire de collection privée ? Ils cachaient des fringues et seules les chieuses y avaient droit ? Sérieusement, se comporter comme les pires divas de la terre sans témoigner le moindre respect pour autrui, ça donnait le droit d’avoir des récompenses que les gens sympas n’auraient jamais ? Alors ça c’était sacrément injuste. Ça voulait dire qu’en étant la gentille petite cliente qui ne faisait pas de vagues et qui payerait sagement ses achat, je n’aurais droit à rien d’autre que le sourire satisfaite de la vendeuse ? Non mais c’était dégueulasse ça ! Parce que j’étais une gentille fille je n’avais pas le droit aux collections privées ? Alors là, pas d’accord ! Foi de Sonny Malone, j’allais être une Thalya latino ! Au moins pour les cinq prochaines minutes…

« Non, ça, c’est hors de question… »

Je passais alors en mode capricieuse, comme si j’avais cinq ans et que l’on me refusait le jouet que je désirais ardemment (et dont je me lasserais une fois qu’il serait en ma position). Je vis alors Lisa, toute penaude, regardant ses pieds, arriver avec une femme beaucoup plus hautaine. Plus âgée aussi, plus expérimentée. Plus strict et bien serrée dans son tailleur.

« Puis-je savoir ce qui se passe ?

- Ce qui se passe ? Ce qui se passe c’est que je ne comprends pas c’est comment une enseigne comme la vôtre peut proposer ce genre de modèle. Je croyais que vous vous réclamiez boutique du luxe et du glamour. C’est tout ce que vous pouvez faire ?

- Tout ce qui est dans vos moyens. Et certainement dans votre taille… »

Non mais je rêvais ou non seulement elle venait de me traiter de pauvresse et en plus de grosse ? Ne pas mettre de baffe, ne pas mettre de baffe. Je me contentais d’un petit rire nerveux et je fis quelques pas vers elles.

« Mes moyens sont certainement bien plus élevés que votre misérable salaire, quant à votre collection, elle est déjà en soldes dans la boutique latino du coin de la rue. Maintenant, si vous n’avez que des tailles de petites filles, peut-être faudrait-il l’indiquer sur la devanture de la boutique, je ne pensais pas que je ne trouverais que des tenues dignes de gamines de huit ans. Et si vous n’avez pas ma taille, alors je commence à croire que ce n’est pas ici que vous achetez vos sous-vêtements… D’ailleurs, on voit votre soutien-gorge... », ajoutais je en lui montrant l’écartement entre deux boutons de son chemisier.

« Néanmoins, je connais assez votre ligne pour savoir que vous faites de très belles choses. Serait-il possible de les voir, histoire que nous soyons toutes satisfaites ? »

Pocapétasse, qu’est-ce que je disais. En mensonge en plus car j'ignorais totalement ce que vendait la boutique au coin de la rue. Le pire, c’est que je n’aurais jamais osé faire un commentaire sur son salaire, avant, vu le peu que je gagnais. Et même, je ne dépenserai pas des mille et des cents pour des soutiens gorges, car c’était l’argent de Rem, mais elle m’avait vexée… Il y avait un monstre en moi… un terrible et méchant monstre…

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MessageSujet: Re: I'm bringin' sexy back [terminé]   Jeu 18 Avr - 9:39

Avait-elle créé un monstre ? Un monstre sublime dépassant de loin ses attentes. Sonny, cendrillon pouilleuse, jouait à merveille les reines exigeantes. Tant et si bien que Thalya en eut le souffle couper. Elle dévorait la scène comme une spectatrice dans un théâtre de renom. La vendeuse jouait son rôle de garce à merveille. L’italienne se prenait tant au jeu qu’elle pouvait sentir l’orgueil et la colère gonfler dans la poitrine de Sonny. Elle se surprit à ressentir un malaise quand l’autre l’attaqua sur ses moyens et sa silhouette. Mon dieu ! La latino allait-elle s’en sortit ? Thalya bouillait, prête à sortir ses griffes et à déchirer savamment le visage de cette bougresse qui avait osé attaquer sa Cendrillon sur son point faible. Mais, elle n’en eut pas le besoin. La latino flamboyante asséna des « petites filles » et des « votre soutien-gorge » sans que sa voix ne tremble. Thalya, la vendeuse, et la stagiaire se trouvaient face à la Némésis grecque. Mais avec tellement plus de classe ! Et vlan, que je te demande directement de m’envoyer une collection à ma hauteur. À cet instant précis, Thalya jubilait et revivait. Elle observa le visage de la vendeuse se déconfire sans en éprouver une pointe de remord. L’insulte serait vite oubliée, ou d’autres en subiraient les frais. Elle sembla hésiter un instant, les lèvres pincées, éprouvant sans doute des difficultés à conserver son professionnalisme. Thalya se décida à faire un pas en avant et haussa les sourcils, interrogatrice.

« Très bien, veuillez me suivre » décréta la vendeuse d’un ton sec, en tournant les talons.

Thalya esquissa un sourire entendu à l’intention de Sonny et fila récupérer les affaires de la latino dans la cabine, elle les lui tendit, gardant son propre manteau, soigneusement plié sur son avant-bras. Encore une fois, elle laissa à Sonny le loisir de décider. Prendre le temps de se rhabiller au risque de perdre la trace de la vendeuse, ou l’achever en traversant la boutique, à demi-nue mais maîtresse incontestable des lieux. Rayonnante d’assurance. Pétrie d’orgueil. Ce serait son choix. Ce serait dommage de leur donner raison et de s’arrêter en si bon chemin. N’est-ce pas ? La vendeuse les conduisit à une porte. Celle-ci s’ouvrit sur un grand espace sur les murs duquel des tenues plus affriolantes et magnifiques les unes que les autres trônaient fièrement. Un arc de cercle de miroir permettait à qui-voulait de se voir facilement et entièrement. Quelques mannequins en plastique exposaient les modèles les plus récents, et sans doute les plus chers. Une cabine d’essayage privée était dissimulée par un rideau pourpre. Au milieu de la salle, des canapés confortables étaient disposés en cercle presque parfait. Sur la table basse en verre, magazine et catalogue de la maison se côtoyaient sagement. Le bonheur à l’état pur, l’Eldorado, Noël avant l’heure. Les yeux de l’italienne brillaient comme ceux d’une petite fille le jour de son anniversaire. Soie, satin, cachemire, dentelle de calais, corseterie faite-main. Dieu bénisse l’Amérique où les pouffiasses aux poches pleines étaient récompensées pour leurs caprices.

« Les prix » la vendeuse accentua sur ce dernier mot, cherchant sans doute à asséner une dernière mesquinerie qui redorerait son blason, « sont disponibles sur les catalogues. Aucun ensemble n’est à moins de 300 dollars. »

« Je connais la maison, merci. » répliqua Thalya dans un sourire radieux. Retour au miel et à la douceur. « Vous seriez un ange de m’apporter un thé vert sans sucre. Et ce que Mademoiselle voudra. Nous risquons d’en avoir pour un moment. »

Et qu’elle s’en aille, vite, vite, vite ! Thalya voulait jouer. Tout essayer. Elle ne repartirait pas d’ici les mains vides, ni sans avoir trouvé à Sonny ce qui la mettrait le plus en valeur. La vendeuse s’éloigna, lèvres toujours scellées l’une contre l’autre, comme pour s’empêcher de cracher des horreurs à la figure de ses si exigeantes clientes. Une fois la porte fermée, Thalya se retourna vers Sonny.

« Félicitation, nous voici dans la caverne d’Ali Baba. » Ici, le luxe se mêlait à la qualité. Le prix, au maintien. Glamour et sexy étaient les deux maîtres mots. On murmurait même que quelques starlettes d’Hollywood venaient parfois y faire leurs achats. Des détails dont Sonny se moquerait probablement et que Thalya garda pour elle. « Tu t’en es bien sortie. Essaie ce qui te plaît. » Et, ne t’inquiète pas pour le prix, ce sera cadeau voulut-elle ajouter. Elle s’en abstint, persuadée que la latino prendrait cet aveu d’une manière détournée. Elle ne la pensait pas sans le sou. En réalité, qu’elle le soit ou non ne le regardait pas (même si un compte en banque plein était indéniablement un plus, à ses yeux). Thalya se sentait simplement généreuse et c’était sans arrière-pensée qu’elle comptait lui offrir l’ensemble de son choix. Peut-être parce que pour une fois, quelqu’un qui ne semblait pas artificiel ne la regardait pas tout à fait comme si elle était Satan en personne. Sonny ne l’admirait pas mais ne semblait pas non plus la haïr ou la mépriser pour ce qu’elle était. C’était rare et précieux. « Par contre, si je te vois jeter un œil aux prix avant d’avoir essayé quoi que ce soit, je me fâche, d’accord ? De toute façon, ce n’est pas ton problème. » ajouta-t-elle en la gratifiant d’un clin d’œil. Espérons qu’elle comprenne sans se fâcher.

Thalya posa soigneusement manteau et sac sur l’un des canapés avant de tenter d’accrocher le regard de Cendrillon.

« Sonny, tu ne m’en veux pas trop ? »
s’enquit-elle d’une voix douce. Elle prenait un risque certain, celui de se faire diablement insulter et copieusement dispute pour la pousser sur une « mauvaise voie ». Quoi qu’il en soit, Thalya tâcherait de garder son sourire et saurait quoi répondre. Ce n’était pas par méchanceté gratuite qu’elle l’avait poussé ainsi. Sonny devait impérativement comprendre certaines choses. Les êtres humains n’étaient ni ange, ni démon, juste une mélange des deux. Pour s’assumer, il fallait avant tout apprendre à se connaître, à se maîtriser et à garder la tête haute. Crier au monde « Voilà ce que je suis et j’en suis fière. Je n’ai pas honte. » Et ça, elle en était sûre. Alors qu'elle mettait K.O. cette chère petite vendeuse, Sonny n'avait plus eu honte de ses formes et de sa poitrine généreuse. Peut-être même en avait-elle été fière. Juste quelques secondes, c'était déjà beaucoup.
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MessageSujet: Re: I'm bringin' sexy back [terminé]   Sam 20 Avr - 18:57

J’étais une horrible personne. Ce constat s’imposait douloureusement à moi. Une très horrible personne. Je m’entendais prononcer des mots qui m’échappaient et ne m’appartenaient pas. Dire que je me comportais comme ces clients que j’avais détestés. La faute aux hormones ? Oui, voilà, c’était une excuse toute trouvée. J’espérais que c’était ça. Parce que cette personne froide et insultante, ce n’était pas moi… je n’avais jamais été une pouffiasse et je ne voulais pas le devenir. J’étais Sonny. Juste Sonny. Mais j’avais aussi ce don de m’énerver et de me vexer pour rien. C’était terrible. Et là… qu’elle ose me traiter comme une moins que rien, ça avait réveillé un monstre en moi. Je ne pensais pas être capable de cela. Néanmoins, la petite fille que j’étais venait de se prendre une claque monumentale. Etre gentille ne paye pas. Seules les garces avaient droit à un traitement de faveur, ou ne serait-ce qu’à un simple traitement digne de ce nom… ça me révoltait. Et quand j’étais en colère, je devenais une sorte de Mister Hide ou de Hulk, la peau verte en moins. Il faudrait que je travaille là-dessus à l’avenir.

J’aurais été la vendeuse, je crois bien que je me serais collée une baffe bien méritée. Car oui, je le reconnaissais, j’avais complètement dépassé les bornes. Cette Thalya était-elle une sorte de catalyseur ? Est-ce que sa présence faisait tomber mes barrières ? Aucune idée. Ce serait facile en même temps de rejeter la faute sur elle, mais un peu injuste. Certes, je n’aurais pas fait cela toute seule… Mais qu’importait. Si cette facette de moi me dérangeait quelque peu, elle n’était pas foncièrement désagréable. Et de toute manière, je connaissais assez Remington ou Sacha pour être certaine qu’ils me remettraient à ma place avec perte et fracas si je déconnais.

La suivre ? Genre… on ne me chassait pas de la boutique à coups de pieds au cul ? Incompréhensible. Je jetais un regard interloqué à Thalya. Non mais vraiment ? Etre une peste, ça payait ? Mais le temps que je regarde mon… amie ? Bon sang, je ne savais même pas ce que nous étions l’une pour l’autre. Je ne la connaissais pas cinq minutes plus tôt… Bref, le temps que je la regarde, la vendeuse était déjà partie. Thalya me tendit dans un sourire mes vêtements et je commençais à trottiner pour ne pas perdre la vendeuse des yeux. Et là… je me rendis compte, alors que les clientes me regardaient, que j’étais un peu en train de me balader à moitié nue.

Merde. Merde, merde, merde. La honte. A mon avis, je dus rougir comme une pivoine quand je m’en rendis compte, mais là, il était trop tard. Un jour je cesserais d’être impulsive… il en allait de ma survie. Alors je fis comme si je ne les voyais pas, mais j’accélérais sensiblement le pas. Et là, je vis ce que le commun des mortels ignorait… L’existence d’une caverne d’Ali baba secrète. Le saint des saints. La collection privée. Mon dieu et ces tenues étaient superbes et hyper sexy. Je jetais un regard ébloui à tous ces tissus et ces couleurs magnifiques, avant de fixer Thalya. Elle m’avait fait découvrir un univers dont je ne soupçonnais pas l’existence. J’étais tellement abasourdie que je ne fis même pas attention à la multitude de miroirs qui reflétaient ma semi-nudité. Tout était installé pour le plus grand confort. Fauteuil, intimité… Incroyable.

Mais je n’étais pas une princesse… juste une gamine qui avait enfilé un costume trop grand pour elle. Minuit avait sonné pour la Cendrillon que j’étais et mon carrosse redevenait citrouille. 300 dollars pour le moins cher… 300 ? Mais avec 300 dollars je pourrais acheter tellement de choses ! Et je ne disposais pas d’une telle somme. Enfin, techniquement, si, sur le compte que Remington avait ouvert pour nous deux, mais il était hors de question que je claque son fric pour une culotte et un soutien-gorge… il déboursait déjà une fortune pour mes études et je n’avais jamais eu 300 dollars à moi.

« Juste un verre d’eau. Avec des glaçons… merci »

Je n’en revenais pas… je ne pourrais rien acheter ici et ce serait la honte et je l’aurais bien mérité en plus. Mes yeux se baissèrent. J’avais joué à la conne, ni plus, ni moins. Je n’eus pas le temps de réagir que déjà Thalya était auprès de moi, me complimentant. Mais moi je me sentais mal.

« Tout est très beau mais… »

Mais quoi, comment je pouvais lui dire qu’en réalité je ne pouvais pas me permettre de claquer tout cet argent dans un vêtement qui serait ôté en un rien de temps ? Elle saurait que je n’étais qu’une petite menteuse. Et voilà que je n’avais pas le droit de regarder les prix. On sang, est-ce qu’elle savait ? Est-ce qu’elle se doutait que j’avais dû emprunter de l’argent pour payer mon premier trimestre et cumuler deux boulots pour ne même pas pouvoir éponger mes dettes ? Et si, c’était mon problème ! C’est mon portefeuille qui risquait de repartir avec un trou de300 dollars, non ? Ou peut-être pas, je n’étais pas certaine du sens à donner à son sourire et à son clin d’œil. Mon regard erra sur les tenues, jusqu’à ce que je constate qu’elle me fixait. Est-ce que je lui en voulais ? Non, pas vraiment, je commençais à avoir l’habitude des gens qui me forcent à dépasser mes limites, quitte à me faire du mal.

« Non. Non, même si je te mentirais si je te disais que je n’ai pas eu envie de t’étrangler. C’était plutôt marrant en fait. Mais… même si ces tenues sont… phénoménales, elles valent une fortune. Fortune que je n’ai pas et ça me gêne que tu envisages de me le payer. Même si j’avoue que cet ensemble rouge là… du satin en plus, est à tomber. »

D’autant que dans quelques semaines, je ne rentrerai plus dedans, car d’après monsieur Pillsbury mon ventre allait s’arrondir… plus que je ne l’envisageais. J’approchai du mannequin qui le mettait en valeur. Vraiment très beau. Et tellement doux au toucher… je pouvais presque imaginer le frisson de la caresse du tissu sur ma peau, plissé par les doigts de Remington. Ma tête se tourna vers Thalya à qui je jetai un regard malicieux.

« Je ne sais pas pourquoi tu m’as choisie moi, mais on a le magasin pour nous, alors on devrait peut-être… essayer. Après tout, ça ne coûte rien. »

Et pour lui prouvait que je ne plaisantais pas, je défis la tenue pour l’embarquer dans l’espace essayage derrière le rideau rouge, l’enfiler et ressortir en paradant, plus fière que je l’avais été plus tôt. Il fallait dire que je la connaissais un peu plus… elle n’avait pas l’air si méchante que cela. Et c’était l’occasion d’oublier un peu la grossesse et les tristesses des derniers jours pour un peu de futilité amusante.

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MessageSujet: Re: I'm bringin' sexy back [terminé]   Lun 29 Avr - 16:52

Elle ne lui en voulait pas. Thalya sentit un sourire lui fendre le visage en deux et elle laissa s’échapper un rire, léger et doux, alors que Sonny admettait avoir eu envie de l’étrangler. Ce n’était pas la première et très certainement pas la dernière à avoir ce genre de pulsion à son égard. En guise de réponse, l’italienne haussa les épaules avec innocence. Elle, une garce ? Grand dieu, jamais ! Bon, peut-être un peu mais, elle n’était pas foncièrement mauvaise. Ce n’était qu’une question d’apparence et d’allure. Thalya roula des yeux vers le ciel, arborant une expression faussement exagéré alors que la latino évoquait la gêne qu’elle ressentait à l’idée que Thalya lui offre cet ensemble. Bien. Elles n’en parleraient plus. Il était inutile de chercher à contredire Cendrillon, elle en avait été le fabuleux témoin. Mieux valait user de la ruse sans lui laisser le choix. Une fois l’ensemble payé, Sonny n’oserait pas laisser ces pauvres étoffes seules ? Les abandonner dans la rue à un sort plus que sordide lui serait envisageable. Et si ce n’était pas le cas, Thalya se promettait d’être leur avocat et de plaider leur cause à corps et à cris ! D’une manière ou d’une autre, elle parviendrait à ses fins.

La lingerie qui emplissait la pièce eut un effet positif sur Sonny. Un ensemble rouge la tentait particulièrement et tentait visiblement de la charmer. L’appel du tissu, elle connaissait. Elle estima que peu importe qu’elle parle ou se taise, Sonny finirait par lui céder. Juste pour essayer, juste pour voir. Et, quand elle aurait goûté à la douceur du satin sur sa peau, au maintien ajusté sans être étouffant, elle cèderait forcément.

Thalya était une enfant au milieu d’un magasin de jouets. Mieux encore, elle avait une acolyte malicieuse qui se révélait beaucoup plus libre qu’au premier abord.

« Enfin, je ne t’ai pas choisie, j’ai eu pitié de ton petit-copain ! » clama-t-elle en se moquant gentiment. Déjà, Sonny détachait sa trouvaille du mannequin froid et filait l’essayer en cabine. Le rouge était couleur de la passion et de la sensualité. Il ferait ressortir le teint naturellement ambrée de Sonny. Il la mettrait en valeur, l’emballerait comme un trésor. Thalya reprit. Il était plus facile d’être honnête quand on n’avait pas son interlocuteur en face de soi. L’obstacle du rideau pourpre engageait à la sincérité. « Je vais te raconter une histoire Cendrillon… Ecoute-bien. » Elle serait sans doute la seule à savoir cela. Pourquoi lui dire, pourquoi l’admettre devant cette quasi inconnue ? Parce qu’elle lui semblait familière, qu’elle ne la jugeait pas, et que sa compagnie lui était agréable. Thalya et Sonny habitait deux planètes totalement opposées et n’étaient pas si différente. « Quand j’ai eu douze ans, il a fallu venir m’acheter mes premiers sous-vêtements. Hors de question d’en parler à mon père qui aurait privilégié les brassières sportives ou une camisole suffisamment épaisse pour que sa fille reste une petite-fille. » Elle inspira doucement, laissant les souvenirs affluer vers sa mémoire. « J’ai donc demandé de l’aide à une amie de mon père, qui lui légua son portefeuille. » Belle, une femme de peu de vertu, à peine plus âgée qu’elle ne l’était aujourd’hui. Belle portait des parfums à la vanille et semblait venir d’une île lointaine. Elle était douce et avait Thalya en adoration. « Nous sommes venues dans une boutique à peu près similaire à celle-là. Cette amie avait l’habitude de porter des baskets et des joggings quand elle ne travaillait pas. Les vendeuses l’ont refoulée à l’entrée. » Elle s’en rappelait encore. Belle avait sorti le portefeuille d’Alejandro, pour prouver qu’elle n’était pas désargentée mais rien n’y avait fait. On n’acceptait pas ce genre de personne ici. C’était mauvais pour l’enseigne. Belle avait pleuré. Thalya était restée impuissante. Il avait fallut opter pour une boutique moins chic. Ce temps d’enfance et d’innocence lui semblait si lointain à présent. Juste un souvenir évanescent et impalpable. « Tout ça pour te dire que je suis contente que tu ai envoyé balader cette vendeuse. » acheva-t-elle, incertaine du chemin que prenait ses pensées.

Thalya inspira profondément, se confectionna un sourire sur mesure et se décida à aller choisir une tenue. Trop tard. Déjà la latino reparaissait, plus fière et plus amusée que la première fois. Sonny jouait cette fois-ci le jeu sans se plaindre, et au vu de son sourire communicatif, y prenait du plaisir. L’heure était donc au jeu et à l’amusement.

« Ça ne va pas du tout. » décréta l’italienne, soufflée par la beauté révélée et majorée de la latino. « Tu es beaucoup plus sexy que moi. Il faut régulariser la situation. Ne bouge pas. »

Et ce fut avec le plus grand sérieux que Thalya fila chercher un bustier bleu marine dont les côtés ajustés n’étaient que dentelle noires. Son dos, quant à lui était entièrement lacé mais une fermeture cachée permettait d’enfiler le vêtement plus facilement. L’italienne fila enfiler sa propre trouvaille, ravie de constater que l’ensemble comprenait des jarretelles assorties. Elle conserva par habitude ses talons hauts et rouvrit le rideau d’un geste vif, prenant instinctivement une pose mutine.

Sans autre forme de procès, elle saisit la main de Sonny et l’entraîna face aux miroirs.

« Miroir, gentil miroir. Regarde qui voilà. »
Elle posa ses mains sur les épaules de Sonny et glissa les cheveux de la latino de sorte qu’ils ne soient que d’un côté de son visage. Plus grande que sa compagne, Thalya lui lança un sourire dans le reflet. « Je crois qu’avec ce type d’arguments, tu n’auras plus jamais à affronter une conversation déplaisante. Tu n’es pas d’accord ?»
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MessageSujet: Re: I'm bringin' sexy back [terminé]   Mar 30 Avr - 16:13

Il existe des contes de fées, que l’on raconte aux petits enfants dès leur plus jeune âge, afin de les laisser rêver à un monde meilleur que celui dans lequel ils seront amenés à évoluer. Pour les filles, le schéma est généralement simple : une pauvre enfant, placée sous la tutelle d’une marâtre. Elle est malheureuse, jusqu’au jour où elle rencontre un prince charmant. Mais évidemment, leur amour est interdit, entravé par de puissants obstacles. Par bonheur, c’est à ce moment de l’histoire qu’intervient marraine la bonne fée. Elle apparaît, venue de nulle part et décide de transformer la vie de la jeune fille pour en faire une princesse qui séduira son prince charmant. Et ils vivront heureux et auront beaucoup d’enfants. Bon, pour ma part, je me contenterai de celui qui était en cours de route déjà. Le reste de l’histoire viendrait en temps et en heure et on essayera de faire les choses bien à l’avenir. Je me sentais comme toutes les petites filles des histoires, simplement, mon conte de fée à moi s’était quelque peu modernisé. Orpheline, en quelque sorte, je m’étais retrouvée seule dans un pays inconnu. Sans rien, j’avais tout trouvé un certain treize septembre 2010. Et là, j’avais ma marraine la bonne fée du nom de Thalya qui m’habillait pour l’après-bal. Les hasards de la vie, c’était véritablement quelque chose qui m’échappait.

Je n’avais jamais été très fringues. Oh, j’étais coquette, je ne pouvais pas le nier. J’aimais acheter de nouveaux vêtements, les essayer, faire en sorte de me trouver jolie, mais ça n’allait guère au-delà jusqu’à présent. Je n’étais pas non plus du genre à mettre des mille et des cents dans du tissu. Pourtant, sans que je puisse vraiment l’expliquer, cette pièce me provoquait de nouvelles envies. Etait-ce la bonne facture de ces ouvrages ou Thalya qui en était à l’origine… bonne question à laquelle je n’avais pas de réponse. Je poussai un soupir.

« Tu veux que je lui dise de t’envoyer un bouquet avec une lettre de remerciement si je lui fais passer la meilleure nuit de sa vie, c’est ça ? »

Comme si Rem ferait un truc pareil. Et puis l’habillement ne ferait pas tout. Ce n’était qu’une première étape, j’en avais bien conscience. Mais il fallait déjà la réussir. Je n’avais pas les moyens de m’acheter les tenues, mais rien ne m’empêchait de les essayer, après les efforts que j’avais faits ! Alors direction la cabine avec un superbe ensemble rouge. Je ne savais pas si Remington aimait particulièrement le rouge, mais j’avais l’impression que ça se mariait plutôt bien avec mon teint. Je ne savais pas si je reverrai Thalya un jour, si nous nous parlerions comme deux amies dans la rue, surtout si elle était avec son essaim de clones – parce qu’elle devait avoir une cours à ses pieds, c’était ainsi qu’on le représentait à la télé, mais pour l’heure, je n’avais pas honte devant elle et je m’amusais. Et cela faisait un moment que je n’avais pas ri autant et que je ne m’étais pas amusée à ce point. Je tendis toutefois les oreilles en me déshabillant alors qu’elle m’annonçait une histoire. Quand je parlais de conte de fées.

Et comme dans tous les contes, il y avait une jeune femme à qui l’on opposait des obstacles. Dans cette histoire, c’était une amie de Thalya. Ou de son père. Et les vendeuses l’avaient traitée comme une moins que rien, comme une pauvresse à cause de sa tenue. Si j’avais souri à la mention de son père souhaitant qu’elle reste une petite fille – mon père avait réagi de la même façon, il n’avait jamais supporté que les paquets de serviettes hygiéniques soient visibles, il fallait toujours bien les planquer dans les tiroirs, alors ne parlons pas des tampons – la suite ne m’amusa plus vraiment. Je fronçais les sourcils alors que j’achevais la mise en place de ma tenue. J’étais bien contente moi aussi d’avoir refoulé cette vendeuse finalement. Elle avait pris pour l’autre, certes, mais c’était mérité. L’Amérique était un pays libre… tu parles, si on ne rentre pas dans le moule, on n’a le droit de rien.

Je sortis alors de la cabine en affichant un grand sourire et en paradant devant Thalya.

« Je suis ravie de leur avoir rabattu leur caquet et cela ne m’a jamais fait autant plaisir d’être une arme de vengeance. »

Comment ça, ça n’allait pas du tout ? Je fis une mine dépitée et baissai les yeux pour regarder ce qui pouvait clocher. J’avais pourtant cru que cette tenue m’irait… Puis je levais les yeux au ciel en éclatant de rire.

« Tu dis n’importe quoi Thalya. Et tu n’as pas le droit de choisir une tenue plus belle que celle-ci ! »

Comme si elle allait m’écouter. Au lieu de cela, elle réapparut sous les traits d’une déesse de la tentation. Elle devait réellement avoir tous les hommes à ses pieds. Elle était incroyablement belle. Non, même pas. Elle était sexy. Et pourtant j’étais tout ce qu’il y a d’hétéro et amoureuse. Une diablesse qui vous mènerait au péché. Le bleu électrique captivait tous les regards. Et que dire de ses jambes sublimées par les bas et les talons hauts. Je devrais la détester. Je devrais la haïr. Eh bien, je n’y arrivais pas. Enfin, si Rem la voyait dans cette tenue, peut-être que je la détesterais. Je ne trouvais même pas les mots pour répliquer que déjà elle me tirait devant le miroir. Je faisais pâle figure à côté d’elle, mais dans le fond, je ne m’en tirais pas si mal que cela. Je crois qu’on pouvait même dire que j’étais sexy, et étrangement, encore plus avec le simple mouvement que Thalya donna à mes cheveux. Ce n’était pas grand-chose et pourtant, cela avait une influence sur l’ensemble. Il n’y avait pas à dire, elle était douée. Très douée. A travers le reflet, je la regardai.

« Merci. Ce n’est peut-être pas grand-chose mais merci. Ça faisait un moment que j’avais besoin de rire et ça me fait du bien. Je ne sais pas vraiment qui tu es mais j’avoue que je t’aime bien. Faut être quelqu’un de bien pour secouer une banane comme moi et ne pas se fier aux apparences. Bon par contre, il va falloir que je fasse honneur à cette tenue en assurant la deuxième partie de soirée maintenant. »

Et pour cela, il allait falloir que je me débrouille seule, parce que je ne suivrais pas Thalya dans un sex-shop. Il y avait des limites tout de même.

« Tu crois que tu serais du genre à supporter quelqu’un comme moi encore longtemps ? Même une fois de temps en temps, à moins que je sois vraiment invivable ou que tu sois occupée… »

Je ne savais pas si on s’entendrait en dehors de ce magasin. Nous étions si différentes. Mais bizarrement, je l’appréciais, et j’avais besoin d’avoir des gens auprès de moi quand d’autres me tournaient le dos.

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MessageSujet: Re: I'm bringin' sexy back [terminé]   Lun 20 Mai - 16:30

Merci.
Quelqu’un de bien.

Des mots qui tournaient dans sa petite tête sans que l’expression de son visage ne se modifie en rien. Bienveillante, souriante, douce. Les mots de Sonny l’atteignaient tout en glissant sur elle. Avoir fait quelque chose de bien, de façon désintéressé avait quelque chose de chaleureux et de rassurant. Elle en était heureuse. Pour autant, cela faisait-il d’elle quelqu’un de bien ? Non, sans doute pas. La tâche était trop profondément tatouée dans sa peau. Jamais, elle ne serait « quelqu’un de bien ». Elle pouvait tout juste prétendre et en avoir l’air. Habituée à terrer ses secrets au fond de son cœur, Thalya se contenta de déposer un baiser sur la joue de son acolyte. Un baiser volé, subtile et léger. À travers le reflet du miroir, la sensuelle latino se livrait sans barrière ni retenue. Sa simplicité et sa spontanéité lui auraient parues naïves si l’italienne n’avait pas vu de quoi sa comparse était capable lorsqu’il le fallait. Là, elle semblait terriblement humaine. Ses mots sonnaient comme une confidence et lui réchauffait un peu le cœur.  Elle l’aimait bien…  Vraiment.

« Tu sais, Sonny. » commença-t-elle, s’arrêtant comme pour réfléchir. Oserait-elle, n’oserait-elle pas ? « Dans mon monde, les gens ne se disent pas ce genre de choses. Majoritairement, un « j’adore ta couleur de cheveux » transpire soit d’envie soit d’hypocrisie et personne ne s’apprécie. C’est une compétition. » Être la plus belle, la plus populaire, la plus mince, la plus demandée. Remporter la victoire, asseoir son rôle de reine du bal de promo, celui de miss coiffant ses dauphines aux poteaux. Beaucoup de strass, de paillettes et si peu de sincérité. Thalya devait bien l’admettre, elle aimait ce jeu sordide. Une part d’elle-même se plaisait à manipuler, mentir, tricher pour se retrouver sous le feu des projecteurs. C’était une manière comme une autre de se sentir puissante, forte et intouchable. Que celui qui n’a jamais été un monstre lui jette la première pierre. Aucun bras ne saurait se lever.  « C’était bien, de se rappeler le pourquoi de tout ça et de simplement profiter. Merci beaucoup. »  La beauté, l’élégance et le style. La sacro sainte trinité de la mode, celle à qui elle avait dédié sa vie. Le reste n’était que du superflu, des à côtés avec lesquels elle avait appris à composer.

Sonny reprit la parole et Thalya ne put, cette fois, masquer sa surprise. Quelques secondes seulement, sa bouche s’arrondit dans un « o » parfait, travaillé des heures devant la glace avant de devenir une seconde nature. Tout semblait les opposer. Si elles avaient été au lycée, elles se seraient sans doute mutuellement haïes et méprisées. L’italienne était superficielle, orgueilleuse, mesurée. Chacun de ses gestes s’inscrivaient dans un mouvement parfaitement étudié pour provoquer l’effet escompté. La latino était vivante, vibrante, volcanique. Espoir contre cynisme. Spontanéité et manipulation. Rien. Elles n’avaient strictement rien en commun si ce n’était le fait d’être plutôt canons. Au diable la fausse modestie, elles étaient totalement canons, elles rivalisaient avec Aphrodite. Mais, en dehors de ça. Sonny ne se lasserait-elle pas rapidement des secrets de la petite mijaurée ? La nature bon enfant de Sonny ne deviendrait-elle pas agaçante sur la durée ?

« Tu es loin d’être invivable. » affirma-t-elle, elle était même plutôt amusante. Rafraîchissante. Comme quelque chose de nouveau, de doux, et d’un peu étrange. Un ovni. « De toute façon, la leçon n’est pas terminée, que crois-tu ? »

Malicieuse, Thalya l’entraîna dans une cavalcade d’essayage. Tout y passa, les tenues les plus seyantes aux plus horribles qu’elles tentaient de rendre sexy ou ridicule. Quelques minutes de plus, volées, fluctuant dans un entre-deux un peu magique. Les deux jeunes femmes s’amusaient sans autre but que celui-là. Un moment partagé, rare et précieux. Et si Thalya donnait des conseils, les sourires et la fraîcheur de Sonny lui apportaient bien plus qu’elle n’aurait su l’admettre.

Une heure s’écoula encore avant que Thalya ne laisse Sonny regagner ses vêtements de tous les jours. Elle en profita pour s’esquiver auprès des vendeuses aigries. Elle paya ses achats ainsi que l’ensemble de Sonny. Thalya en éprouva une certaine fierté, un certain plaisir, persuadée de faire quelque chose de bien, d’être utile. Elle laissa Sonny la rejoindre avant de déclarer avec une fausse autorité, empreinte  de dignité.


« « C’est un cadeau et tu n’as pas intérêt à le refuser. Je t’ai laissé mon numéro de téléphone sur un carton à l’intérieur. N’hésite pas à t’en servir. Je serais contente de te revoir, Sonny. »

Le pire était sans doute qu’elle était sincère. D’ailleurs, elle s’amusait par avance de la réaction de Cendrillon lorsqu’elle lirait le carton. Oh, son numéro de téléphone y était bien inscrit, mais elle l’avait agrémenté d’une petite remarque personnelle. N’oublie pas qui tu es une bombe. N’en doute pas et défie le du regard.
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I'm bringin' sexy back [terminé]

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