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 Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]

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Dakota R. Cooper


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MessageSujet: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Sam 17 Nov - 15:21

9 janvier

Bon sang ce que je détestais ça… Des années que ça durait et je ne m’y ferai jamais. J’avais l’habitude de venir au labo pour y subir toutes sortes de tests plus ou moins éprouvant, et généralement je ne m’en plaignais pas. Après tout, ils me payaient gracieusement. Mais je détestais l’état dans lequel ça me fichait après. Encore là, ils avaient été gentils, ils ne m’avaient pas demandé de pousser ma capacité au maximum. Là je n’avais eu qu’une légère fièvre et j’avais fini la tête dans la cuvette des toilettes. Et franchement, passer dix minutes à gerber, ça ne vaut le coup que si on a avalé des litres de cosmopolitains avant et qu’on a ramené une bombe sexuelle dans son lit. Là, ça craignait juste.

J’avais donc passé la dernière heure à me laver les dents pour effacer toute trace désagréable, et à me refaire une beauté. Je n’étais plus un simple cobaye désormais. J’étais la coordinatrice politique du groupe, représentante de Tussle. J’avais un rôle à tenir et je ne pouvais pas me permettre de faire pâle figure. Après l’expérience, j’avais donc enfilé non un sublime tailleur avec mes escarpins noir métallisés – mes petits chéris – mais un tee-shirt moulant, anti-transpirant, histoire d’être parfaite jusqu’au bout, et un jogging moulant également. J’avais besoin de reprendre possession de mon corps. J’avais besoin de savoir que j’avais le contrôle et qu’il n’y avait que moi qui avait le droit de maltraiter mon corps. Mes cheveux étaient peignés et savamment attachés. Je me regardai un instant dans un miroir et me forçai à sourire. Bien. Personne ne pourrait deviner dans quel état je me trouvai quelques temps auparavant. Sauf les médecins. Ça me gênait beaucoup cette situation d’ailleurs, parce que eux me connaissaient dans mes états de faiblesse absolue, quand je n’étais plus qu’une loque à peine humaine et moche à voir. Quand je paradais dans les couloirs en faisant semblant d’être forte et que rien d’anormal ne s’était passé, eux savaient la vérité et je sentais dans leurs regards qu’ils mouraient d’envie de jouer les commères dans mon dos. Peut-être le faisaient-ils d’ailleurs. Il faudrait que je leur rabaisse le caquet un de ces jours.

Et qu’est-ce qu’ils fichaient avec mon poison ? Peut-être qu’ils inventaient une arme ? Qu’ils l’injectaient à des gens. Ça fait froid dans le dos. Et en même temps… c’est assez flatteur. Je suis une femme fatale, c’est bien connu. Mais franchement, ils pourraient au moins avoir trouvé comment me débarrasser des inconvénients liés à la genèse de poison. Pourquoi je suis encore malade depuis tout ce temps ? C’est incompréhensible. Que des mauvais médecins ici. Et encore, je suis une grande fille maintenant, avant c’était pire.

Bref, il fallait passer outre. J’avais avalé un café et une grosse dose de sucre pour m’en remettre. Je ne mange presque jamais de sucré, mais là, la petite expérience des blouses blanches m’avait tout de même bien fatiguée. Et cela faisait tout de même deux heures… Aller, un dernier coup d’œil dans le miroir et je repris mon visage dur et fermé. Dès que je quitterais cette pièce, je ne serais plus un cobaye, mais un membre de Genetic ayant une certaine influence, alors pas question de flancher. Alors je pris la direction de la salle d’entraînement, la tête haute et avec un rythme soutenu. J’avais envie de me dépenser, même si j’étais encore fatiguée. Mais il fallait absolument que je reprenne le contrôle. Alors ce serait footing et exercices de cardio. J’avais même déjà mis la musique sur mes oreilles pour avoir la paix. Sauf que lorsque j’entrai, je constatai que je n’étais pas seule. En soit, cela ne m’étonnait guère et en temps normal, j’aurais royalement ignoré la personne en question, sauf que là… Non, ma mémoire ne pouvait pas me trahir à ce point… surtout en ce qui concernait le boulot. Quand Tussle m’avait nommée coordinatrice politique, il m’avait remis certains dossiers, pour que je sois opérationnelle sur certaines affaires. L’une d’elles concernait le Blue Lake. Un carnage. Mais dans le rapport, il était fait mention d’un homme, dont la conduite avait pour le moins sauvé la mise à Genetic. Je m’étais renseignée sur lui. Après tout, j’avais un rôle à tenir, et je devais tout savoir. Mais aux dernières nouvelles, il n’était plus censé être Los Angeles, mais quelque part dans le monde avec cette Kate… Sa présence ici m’intriguait. Et si cette Kate Reynolds qui avait eu son heure de gloire était de retour ? A moins que… Hum… qu’importe. Le héros de Genetic se trouvait devant moi et mieux valait me le concilier. N’empêche… quel gâchis ce serait si un tel homme était encore casé. Un véritable gâchis. En tout cas, il avait tout pour me plaire celui là. Un charisme indéniable, un corps plutôt pas mal d’après ce que je pouvais voir et surtout, il était en vue à Genetic. Si je voulais gravir un peu plus les échelons et prendre pleinement la place qui me revenait de droit, « sympathiser » avec lui pourrait être une bonne chose. Du moins, je le pensais. Genetic avait été fragilisé et Tussle avait repris les rênes d’une main de fer. Etre à ses côtés et à ceux du sauveur du groupe, cela ne pouvait que me faire gagner des points. Et au moins, ce n’était pas un binoclard à tronche de pizza, non, loin de là. Autant joindre l’utile à l’agréable.

« Monsieur Wetherford, si je ne m’abuse… Vous êtes de retour chez vous, à ce que je vois… Je m'appelle Dakota. »

Nul doute qu’il ne me connaitrait pas – après tout, qui aurait prêté attention au cobaye que j’avais pu être durant tout ce temps ? – mais après aujourd’hui, il ne pourrait plus m’oublier.

« En temps normal, j’aime m’entraîner seule. Mais j’ai besoin d’un exercice plus physique et un peu de compagnie me ferait du bien. Vous savez vous battre ? Pour fêter votre retour ? »

Je le gratifiai alors d’un large sourire. J’avais bien envie de m’amuser avec lui et de voir un peu ce que pourrait donner un corps à corps avec l’unique Keaton Wetherford.
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Keaton T. Wetherford

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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Lun 19 Nov - 21:37

C'était une sensation étrange. Presque deux mois que je n'avais pas mis les pieds dans les locaux de Genetic. La première fois que j'avais foulé ces locaux, ce n'était pas pour moi que je l'avais fait mais pour Kate et Tammy. Je me leurrais à ce moment là. Elles avaient tout fait pour me tenir éloigné de ce lieu. Et voilà que j'étais de retour. Pire, c'était de mon plein gré. Et mon statut n'était désormais plus le même. Est-ce qu'il n'avait pas déjà changé après l'épisode du Blue Lake ? Peut être, je ne m'étais pas occupé des bruits de couloirs. J'avais passé mon temps à fouiner après l'échange raté. J'avais parcouru des centaines de dossiers, j'avais tenté de rassembler des indices contre Tussle. Tout ce qui pouvait m'aider était bon à grappiller. Le moindre indice, la moindre information. Je m'étais enfermé dans une spirale, jusqu'au départ pour l'Afrique du Sud.

Je me rendais compte que ce pays m'avait sauvé. J'avais perdu Kate. Je l'avais laissée partir. Mais je m'étais retrouvé. Mon esprit n'était plus aussi torturé qu'auparavant. J'avais pris beaucoup de recul sur les différents événements qui s'étaient produits depuis septembre. Puis quand Tammy avait retrouvé sa place au sein du Cercle, ce fut tout naturellement que je lui avais proposé de la représenter. J'avais préféré que ça soit moi plutôt qu'elle qui retourne à Los Angeles. Moïra avait besoin de calme, on ne pouvait pas la ramener en Californie avec sa santé fragile. L'air de l'Afrique du Sud semblait plutôt bien lui réussir. Tammy également semblait plus calme, enfin revenue dans son pays. Alors ce fut naturellement qu'on décida que je rentrerai, sous condition que je revienne régulièrement me ressourcer et profiter de ma famille.

L'annonce du premier janvier avait tout précipité. J'avais appris la disparition d'Ingrid. Maggie m'avait expliqué, tentant de me rassurer pour que je ne m'inquiète pas. C'était peine perdue. Je m'inquiétais pour ma filleule au point que cette fois, je n'en dormais plus, trop d'événements me perturbant et m'empêchant de me reposer. Il y avait l'absence de Kate et l'arrivée de ce futur bébé. Papa d'une petite fille... Je n'en revenais toujours pas. Celle-ci était au chaud dans le ventre de sa maman et elle ne verrait le jour que d'ici quelques mois. Une autre me réclamait. Ingrid avait besoin de moi, même si je ne savais pas où elle était, si elle était encore en vie, si elle voulait encore me voir. Le cinq janvier, je connaissais la date de mon retour. Je ne revenais pas uniquement pour Genetic et le Cercle. Je revenais pour Ingrid. J'utiliserai les moyens dont Genetic disposait pour m'aider dans mes recherches. Maggie m'aiderait et on la retrouverait.

C'était la veille. Aujourd'hui, j'étais là, en train de descendre par le biais d'un ascenseur. Je m'arrêtais au troisième sous sol. La salle d'entraînement de Genetic. Si cela me fit bizarre de remettre les pieds dans ces locaux, cet étage me troublait plus particulièrement. Ce fut ici que je vins me réfugier après la disparition de Kate en septembre. Ce fut ici que je craquais vraiment devant un jeune agent du groupe. Ce jour là, cette jeune femme m'avait aidé. Est-ce que je la retrouverai une nouvelle fois en poussant la porte de la salle d’entraînement ? L'espoir était mince. La pièce était vide. J'avançais un peu vers son centre, les bras retombant le long de mon corps. Je n'étais pas en tenue adéquate pour m'entraîner. Un jean, une chemise bleue marine. Un pendentif en forme de lion, accroché sur une cordelette noire autour du cou. Les cheveux en bataille et non rasé. Je devais encore faire peine à voir ce jour là assurément. Vu de l'extérieur, je devais donner l'impression que j'allais m'effondrer à tout moment. C'était loin d'être le cas. Certains sujets me préoccupaient mais on pouvait dire que dans l'ensemble j'allais bien. J'étais simplement encore sous le coup du décalage horaire et du trajet en avion de la veille. Il m'avait fallu presque trente heures pour regagner les Etats-Unis. Cela marquait physiquement.

Une voix me tira de mes pensées et de ma contemplation de la salle. Je me retournais pour découvrir une jeune femme. Je ne la connaissais pas mais l'inverse n'était pas réciproque. Elle m'appela même pas mon nom de famille. Sa voix laissa planer comme une légère incertitude. Cela ne devait être qu'une formule de politesse. Si elle ne s'abusait... Elle semblait réellement savoir qui j'étais. Par contre, déclarer que j'étais de retour chez moi, c'était un bien grand mot. Genetic n'était pas ma maison. Ça ne le serait jamais. Chez moi, c'était dans mon appartement, à l'hôpital, en Afrique du Sud. N'importe où mais pas dans ce lieu. Je me gardais bien de faire part de mes réflexions à la demoiselle. Si elle me connaissait, je ne savais rien à son sujet. Et si j'avais appris une chose ces derniers mois, c'était de me méfier des personnes qui m'entouraient.

Je ne répondis rien. Mon cerveau, malgré la fatigue, s'était mis en mode défensif. Dakota comment ? Elle avait bien un nom de famille non ? J'observais la jeune femme. Belle, un regard captivant. Venue pour faire du sport mais aimant prendre soin d'elle, en témoignait sa tenue moulante. Elle semblait à l'aise malgré les morceaux de tissus qui soulignaient ses formes. Elle devait avoir conscience de sa beauté mais j'étais prêt à parier qu'elle la mettait en avant et en jouait. Devant mon silence, elle reprit la parole, m'invitant à l'accompagner dans son entraînement. Me battre avec elle ? Sérieusement ? Ma main droite passa dans mes cheveux dans un geste quelque peu désinvolte. Que répondre à ça ? Elle croyait en savoir long sur moi mais n'avait du lire que des lignes écrites sur un rapport. Donc elle ne devait connaître que la surface.

« Je vous présente mes excuses Dakota mais cela ne va pas être possible. »
J'avançais de quelques pas, m'éloignant du centre de la pièce pour me rapprocher d'un mur. Une fois parvenu à celui-ci, mes doigts l'effleurèrent, comme si je cherchais à percevoir son histoire, ce qu'il tentait de révéler. Je ne me retournais pas pour affronter le regard de la jeune femme. « Vous semblez croire que j'ai des raisons de fêter mon retour. Vous pourriez me dire lesquelles ? Je ne sais pas ce que vous savez exactement sur moi, mais c'est probablement faux. Je suis non violent et je ne sais pas me battre. » Ce n'était pas vraiment un mensonge. J'avais connu une période très bagarreuse durant mon adolescence mais celle-ci était révolue depuis bien longtemps. Il était extrêmement rare que j'en vienne aux mains, tout comme il était rare que j'utilise mon pouvoir. Il n'y avait qu'à l'encontre d'une seule personne que je n'hésiterai pas à déroger à mes principes quand le moment se présenterait : Emmet Tussle. Lui et lui seul...

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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Jeu 22 Nov - 16:01

Je me demandais vraiment en quoi cet homme était exceptionnel. Il était quelqu’un de respecté et pourtant, il ne dégageait pas l’âme ou le charisme d’un leader. Il devait cacher son jeu et jouer les modestes, probablement. Mais que faisait-il ici ? C’était une salle d’entrainement et il venait en chemise et en jean… mais mis à part cela, il était censé être le héros de Genetic… Etrange. Mais enfin, tout était étrange ici… Se réveiller à 15 ans après avoir empoisonné un garçon et être « vendue » par sa mère à une organisation, c’était étrange aussi, alors bon, autant lui laisser une chance, non ? Et j’avais hâte de voir ce qu’il valait.

Sauf que le héros de Genetic s’avéra être en réalité un super rabat-joie. Et un rabat-joie de première catégorie, préférant tripoter un mur comme si cela allait lui provoquer un orgasme. Et son charisme était en train de fondre comme neige au soleil. Non violent et « je ne sais pas me battre ». Oh, pauvre chouchou… Non mais sérieusement ? C’était ça, le héros de Genetic ? Mais c’était une arnaque… Enfin, qu’on ne veuille pas se battre, je pouvais le comprendre. Moi-même je ne me battais pas pour leur idéologie à la con, mais je me battais pour ma vie, car rien ne m’avait été offert. Je faisais ce qu’il fallait pour m’en sortir et quitter le trou à rat qu’aurait pu être ma vie si j’étais restée avec ma mère et ma soeur, et ma seule chance passait par Genetic. Ce type avait peut-être une vie de rêve et pouvait se permettre de ne pas se battre pour obtenir ce qu’il désirait, mais s’il avait eu une enfance comme la mienne et des perspectives d’avenir aussi réduites que celles qui étaient miennes avant que je n’arrive ici, il n’aurait certainement pas fait son chouineur. Je détestais ça.

Je n’avais toutefois pas envie de m’énerver. J’étais juste déçue. Finalement, le grand Keaton Wetherford n’était qu’un homme imbus de lui-même et qui avait abandonné.

« Ce n’est rien. C'était l'occasion. Vivez sur votre réputation, c’est ce que vous avez de mieux à faire apparemment. Et ces murs ne vont pas gémir sous vos doigts, ça ne sert à rien de les caresser. J’ai effectivement lu un rapport sur vous, mais vous avez raison, il semble être erroné. Ou du moins, sacrément dépassé. Il disait que vous aviez rendu de grands services au groupe qui a été ma seule maison et ma seule famille pendant des années. Et je suis de ceux qui pensent qu’il faut se battre dans la vie et que c’est à cela qu’on mesure notre valeur. Ce n’est visiblement pas votre cas. Passez une bonne journée, M. Wetherford. »

Puis je détournai le regard. Il n’arrivait même pas à la cheville de mon petit moucheron qui, lui, était prometteur. Décidément, je ne comprenais pas tout à cette organisation. Porter aux nues cet homme… Mais soit. Je m’emparai de mon mp3 et enfonçai les écouteurs dans mes oreilles. Sans lui adresser le moindre regard, je me dirigeai vers le tapis pour un petit footing. Pas trop long, il fallait que je reste raisonnable. Je n’avais même pas pris de café. Une fois la musique lancée, je m’élançai sur le tapis et mes muscles répondirent immédiatement aux stimuli. Je passai tout en revu. Genetic avait subi des pertes considérables et la précédentes hiérarchie avait été renversée. Même une personne auparavant remarquable ne l’était plus tant que cela. J’avais peut-être une carte à jouer. Je me foutais bien de leurs ambitions, de leurs idéaux. Je voulais avoir une vie. Une belle vie. Je voulais pouvoir retrouver ma mère et ma sœur un jour et leur montrer que j’avais réussi. Qu’elles avaient eu tort de se débarrasser de moi et de me vendre. Je voulais que tout m’appartienne pour me venger du manque de tout durant mon enfance. Et je voulais leur prouver que même moi, j’avais plus à apporter à une gamine qu’elles. Je prenais soin d’Ingrid, elle allait devenir quelqu’un grâce à moi, moi qui avait été abandonnée par ma propre mère. « Chiale pas. Tu vas avoir à manger tous les soirs, ne viens pas te plaindre ! ». Ces mots resteront à jamais gravés en moi. Voilà pourquoi je voulais devenir quelqu’un.

Et je ne pourrai pas compter sur Keaton pour cela. Tant pis. Pas de regret, il fallait aller de l’avant. Alors je courais, en ayant presque oublié sa présence. La musique me portait. Tant et si bien que je ne m’entendis même pas chanter à haute voix les paroles qui emplissaient mon esprit.

« Have you ever seen the morning
When the sun comes up the shore
And the silence makes
A beautiful sound
Have you ever sat there waiting
For the time to stand still
For all the world to stop
From turning around
And you run
'Cause life is too short
And you run
'Cause life is too short »


Je ne sais pas pourquoi cette chanson, mais je m’y raccrochais toujours après une déception. La vie est trop courte. En fait si, je savais. Le premier Noël sans ma mère et ma sœur, j’avais entendu cette musique. Puis quand ce type que j’avais aimé était parti. Elle devenait un leitmotiv. Il fallait courir, parce que la vie était trop courte. Bon, ok, la chanson parlait aussi de s’arrêter, de prendre le temps, mais moi, j’étais celle qui courait. Je l’étais depuis le début et je le serai probablement jusqu’à la fin. Seule. Celui qui arracherait l’étoile n’existait pas. Courir, se débrouiller seule. C’était encore ce que je faisais de mieux.
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Keaton T. Wetherford

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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Dim 25 Nov - 17:25

A première vue, Dakota semblait une jeune femme charmante. Je ne souhaitais pas me battre, ni même m'entraîner. Elle le comprenait. Pas vraiment en réalité car si elle commença tout doucement en disant que c'était l'occasion, une parmi tant d'autres, très vite l'intonation de son discours changea. Ainsi, elle pensait que je vivais sur ma réputation. Laquelle ? Celle que Genetic avait créé pour moi au lendemain du Blue Lake en couchant mon nom sur un rapport accessible à certains de leurs agents dont apparemment elle. Mon regard qui commençait à se perdre dans l'observation du mur, mais surtout qui était submergé par le cours de mes pensées sur Tussle, revint rapidement à la situation présente. Je me mis à la fixer, un air neutre sur le visage. Son commentaire sur les murs réussit à me décrocher un sourire. Pas mal comme imagination. Pas mal également comme répartie. Elle n'avait pas froid aux yeux. Son seul problème, c'était qu'elle était loin de la réalité à mon sujet.

Elle avait lu un rapport sur moi. Erroné et dépassé comme elle l'affirmait. Qu'elle le prenne ainsi. J'avais également épluché quelques rapports du Blue Lake, mais pas pour y voir mon nom. Je cherchais seulement celui de Kate, à grappiller des informations à son sujet. Le discours se poursuivit, je l'écoutais avec attention. Je tentais de ne pas juger la jeune femme, après tout je ne la connaissais pas personnellement. Mais de là à dire que Genetic était sa seule maison et famille... Elle me faisait penser à Aleksandra. Même tempérament de feu. Même franc parler. Il y avait pourtant une différence majeure entre les deux. J'étais prêt à faire confiance à Aleksandra car Tammy la connaissait depuis plusieurs années. Jamais ma sœur ne m'avait cité Dakota. Donc, par mesure de sécurité, je la rangeais provisoirement dans la catégorie des personnes à classer dans ma tête. Savoir si je pouvais ou non lui faire confiance. Voilà la question que je devais me poser.

Et comment faire confiance à une personne qui semblait déjà m'avoir jugé et catalogué. Pauvre jeune femme qui ne semblait pas avoir eu une vie famille et qui devait se battre dans la vie. Ce qui ne semblait visiblement pas être mon cas. Si c'était ce qu'elle pensait, elle était dans son droit. Ce n'était pas moi qui allais la retenir pour l'informer qu'elle ne savait pas de quoi elle parlait à mon sujet. Ce n'était pas moi qui allait l'intercepter pour lui dire que le pauvre homme que j'étais et qui vivais sur sa réputation, n'avait jamais connu son père, avait perdu sa mère à l'âge de douze ans, avait grandi dans un orphelinat et avait du cravacher comme il n'était pas permis pour payer ses études de médecine et les rembourser par la suite. Je vivais sur ma réputation, qu'à cela ne tienne, il en serait ainsi pour elle. Au moins pour cette première rencontre. Genetic n'était pas petit mais ce n'était pas non plus immense. On serait forcément amené à nous croiser de nouveau.

Que je lui balance à la figure qu'elle était en train de parler à une personne qui avait davantage d'accès qu'elle dans ce bâtiment, ça aurait été imbu de ma part. Méritant en ce qui la concernait pour lui rabaisser un peu l'orgueil dont elle était pourvu. Mais ce n'était pas dans mon caractère. Alors quand elle me salua pour me souhaiter une bonne journée, je me contentais de lui sourire légèrement, lui adressant un simple signe de tête. Que faire à présent ? Partir ? Je ne m'y résolus pas. Je venais d'arriver dans cette salle quelques minutes auparavant. Tourner les talons alors que je me sentais bien dans ce lieu à cause de cette jeune femme qui souhaitait s'entraîner ? En quelque sorte, on pouvait dire que c'était un lieu public au sein de Genetic. Si ma présence de parasite pacifiste la dérangeait, elle pouvait faire le choix de partir la première. Ce qui n'était pas prévu puisqu'elle avait mis les écouteurs sur ses oreilles et qu'elle courait sur le tapis pour faire un peu de footing. Je ne bougeais pas durant un instant, la regardant faire.

Puis, lentement je me déplaçais, longeant le mur pour venir me positionner en face d'elle et de son tapis de course. Ses lèvres bougèrent et elle se mit à fredonner les paroles d'une chanson. Très connue, du moins si on connaissait un minimum le groupe allemand qui l'interprétait. Je me laissais glisser le long du mur, appuyant mon dos contre, allongeant mes jambes devant moi et l'écoutant chanter. Mon comportement était quelque peu désinvolte, j'en avais conscience. Il aurait été sans doute préférable que je passe mon chemin et gagne la sortie. Je patientais, attendant que la chanson se termine. Je supposais que ce fut le cas quand elle s'arrêta de chanter. La musique allait bientôt diminuer dans ses écouteurs pour laisser la place à une autre. Ce fut cet intervalle que je choisis pour prendre la parole.

« Vous courrez après quoi Dakota ? Une réputation à parfaire ? Une volonté d'être reconnue à votre juste valeur auprès de Genetic en espérant un remerciement qui ne viendra pas de la part de ses dirigeants ? Cette chanson dit que la vie est trop courte, que l'on court sûrement à cause de cela. Mais n'avez-vous jamais songé à vous arrêter de courir juste pour profiter sans rien attendre en retour ? »

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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Lun 26 Nov - 21:14

Je me laissais gagner par la musique. Vider l’esprit pour remettre le corps en état, c’était tout ce dont j’avais besoin à l’heure actuelle. Et me remettre d’une déception passagère. Il faudrait que je trouve autre chose pour marquer des points et je ne manquais pas de ressource. Je ne m’inquiétais donc pas. Et je courais… Mais pourquoi il me regardait celui là ? Qu’est-ce qu’il fichait encore planté là comme un cactus en plein désert ? L’ignorer… c’était peut-être la solution. Peut-être qu’il comprendrait le message. D’habitude cela ne me gênait pas que des hommes me matent. Après tout, c’était naturel et j’adorais qu’on me regarde. Mais lui… il avait quelque chose de… dérangeant. Si ça tombe, c’était un pervers… Après tout, il s’était bien tapé un délire en caressant un mur alors allez savoir ce qui pouvait tourner et retourner dans la tête de ce type.

Ne pas contrarier les fous… j’avais entendu cela quelque part. Alors soit, s’il voulait me regarder et se rincer l’œil, grand bien lui fasse. Moi, je m’occupais. Non mais sérieusement… qu’est-ce qu’il voulait ? Et bien en face de moi en plus… Ouais ça va, j’ai compris, ça devait l’exciter de voir mes seins se soulever à chaque foulées. Et à tous les coups il ne pourrait pas se lever parce qu’il aurait un piquet entre les jambes après. Pfff. Bon allez Dakota, tu l’ignores et tu cours en te concentrant sur ta chanson…

Sauf qu’il n’était pas décidé à me foutre la paix. Le vicieux avait attendu la fin de ma chanson pour me casser les pieds ! Et je n’aimais pas ce qu’il me disait. Si bien que j’en fronçai les sourcils… Et ce n’était pas bon ça, je n’avais pas l’âge d’avoir des rides ! Et à quoi jouait-il ? Il avait décidé de me gâcher la journée parce que je lui avais dit que son mur ne jouirait pas sous ses mains ? Il cherchait à m’analyser c’est cela ? Alors il n’était pas fin psychologue… Je n’attendais pas de merci, je savais pertinemment que nous étions dans un monde de requins et qu’on pouvait toujours crever pour avoir un merci. Je voulais avoir la vie que je méritais. Point barre. Il m’énervait là, le blondinet dont les neurones avaient certainement grillé à cause de trop de décoloration… alors j’arrêtai le tapis et bu une gorgée d’eau avant d’avaler un morceau de sucre. Après les tests et cette course, il fallait que je fasse gaffe à ne pas craquer à force de tirer sur la corde. Je m’approchais alors de lui, l’œil sévère et m’accroupis pour être à sa hauteur et le regarder dans les yeux.

« Me poser comme vous et attendre gentiment que ça se passe ? Non mais vous êtes sérieux ? Votre cervelle a du griller, déjà, on ne vient pas dans une salle de sport en jogging, mais ça doit être votre côté blonde. Ensuite je cours car c’est ainsi que marche le monde. J’ai suffisamment attendu, M. Wetherford. J’ai trop attendu. Je ne sais pas quel est votre délire de vous asseoir dans une salle de sport comme une loque humaine, mais ce n’est pas le mien. »

Je me relevai pour le regarder assis là… pathétique. Et lui, il était porté aux nues. C’était vraiment à n’y rien comprendre. Je ne pouvais pas me permettre de me laisser aller comme lui. Je ne savais pas qui il était mais j’avais de moins en moins envie de le savoir.

« Vous paraissez bien ingrat envers Genetic. Et vous semblez parler sans savoir. Je n’attends pas de merci. Ce serait plutôt à moi de le dire. Mais ce n’est pas mon genre. Alors écoutez moi bien, je sais que vous êtes super vieux mais je n’ai pas besoin d’un père qui me ferait la morale en me disant de profiter de la vie sans rien attendre. Vous êtes ici dans une salle de sport, alors soit vous remuez vos fesses, soit vous aller faire votre papi plus loin et d’aller profiter de l’inaction ailleurs. Et je vous conseille d’éviter de médire devant moi sur Genetic. »

Comme si j’allais m’arrêter pour prendre le thé avec lui… Et comme si j’avais besoin d’un paternel… 25 ans que je vivais sans… voilà qu’il m’avait énervée à me prendre de haut comme si je n’étais qu’une gamine capricieuse. J’avais envie de cogner… Où était ce fichu punching ball ?
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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Ven 30 Nov - 14:27

Aurais-je atteint la princesse vivant dans sa tour en louant un culte à Genetic ? Peut être mais pas certain. En tout cas, il y eut une réaction, un froncement de sourcils. Électrochoc en elle ? Non, c'était beaucoup trop tôt pour qu'une de mes paroles l'atteigne. Je devais tout simplement l'agacer. J'agaçais beaucoup de monde en général, mais c'était beaucoup plus rapide pour des personnes comme elle. Des têtes brûlées en quelque sorte qui croyaient tout savoir, agir au mieux mais qui en réalité ne pensaient qu'à leur pomme sans avoir conscience de toute la portée de leurs actes. Elle me faisait penser à une adolescente dont je m'occupais dans le centre à Chicago. Elle aussi était une vraie tête brûlée à l'époque. Peut être même qu'elle l'était toujours en fait.

La princesse arrêta le tapis. Elle prit le temps de boire puis elle prit même la peine de descendre de sa tour pour s'avancer et s'accroupir juste en face de moi. Nos regards se croisèrent. Elle devait en effrayer plus d'un avec des yeux aussi sévères. Il fallait qu'elle fasse attention, elle risquait de laisser de petites rides se former au coin de ses yeux à me regarder si sévèrement. Elle prit la parole. Je me retins d'esquisser un sourire, l'observant le plus sérieusement du monde. Que de compliments en si peu de phrases. J'attendais que ça passe, mon cerveau avait grillé, j'avais un côté blond, normal je l'étais. Quoi d'autre ? Ah oui, j'étais une loque qui s'asseyait et patientait. Je tiquais également sur d'autres mots mais je ne m'y attardais pas. Au contraire, comme si de rien n'était, je la laissais se redresser et cette fois, je lui adressais un sourire, l'air de rien.

Cette fois, ce fut mon tour de me relever, me remettant sur mes pieds pour lui faire face. Et elle recommença. A présent j'étais ingrat, je parlais sans savoir. Super vieux également et il ne fallait pas que je sois médisant sur Genetic. Je ne savais pas depuis combien de temps elle était dans ces locaux, mais elle avait subi un joli endoctrinement. Celui qui s'était occupé d'elle avait fait du bon boulot. Cela me faisait penser un peu à un personnage de série qui disait tout le temps « je décide qui doit vivre ou mourir ». il avait fallu du temps à son frère pour changer sa façon de penser. Il en faudrait sûrement davantage pour changer celle de Dakota.

« Genetic a failli me prendre ma famille, je devrais dire merci selon vous ? » Apparemment oui, car Genetic semblait être une famille plus importante à ses yeux que celle que l'on pouvait avoir et se forger à côté. Le sourire avait disparu de mes lèvres. Il était hors de question que certains dirigeants de Genetic tentent de toucher à Tammy, Kate et Moïra. Pour elles, j'étais capable d'abandonner très facilement mon rôle de loque humaine dont Dakota m'avait déjà attribué l'étiquette. « Si je médis devant vous sur Genetic, qu'allez-vous faire Dakota ? Me frapper ? Envoyer le papi que je suis à l'hosto et en tirer une gloire certaine ? Peut-être me tuer mais je vous déconseille de le faire. Vous n'aurez plus à m'entendre mais vous serez le parfait exemple du petit mouton suivant les ordres de son berger. Faites attention à ne pas vous retrouver en bas de la falaise à trop suivre, ça serait regrettable. »

Et je le pensais réellement. Dans le fond, du peu que j'entendais, cette jeune femme était une sorte de Romanov Je ne craignais pas Aleksandra alors une gamine comme elle... Pour le moment, elle semblait beaucoup aboyer, s'énervait facilement mais pour ce qui était des agissements, ce n'était plus la même histoire... « Genetic a de bonnes idées, c'est assez correct de ma part présenté ainsi et non médisant à vos yeux ? Il faudrait pourtant changer les méthodes et faire sauter de leur place quelques membres du conseil d'administration » Et accessoirement, remettre Holster à sa place. Comparé à Tussle, il était moins impitoyable, donc il pouvait être ouvert à différentes propositions. Tussle ne voyait que le résultat. Holster également sans doute. L'un ne jurait que par les moyens radicaux, le second ne semblait pas se préoccuper des méthodes du moment que le résultat était là. Donc il dressait une porte à ouvrir pour changer les choses, selon moi.

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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Lun 3 Déc - 19:34

Ce type était soit totalement imbu de lui-même, soit complètement débile. Et franchement, je crois qu’il était un peu des deux. Ici, les murs avaient des oreilles et j’avais appris à vivre avec cette réalité. Mais lui… lui, ce Keaton, se pensait tellement intouchable, qu’il n’hésitait pas à dénigrer Genetic. C’était son problème après tout. Qu’on vienne l’enlever dans son sommeil et qu’on lui fasse une tonne d’expériences, qu’on le découpe en morceaux mais pitié, qu’on l’enlève de mon champ de vision lui et son sourire malsain ! Pourquoi il souriait avec son air d’abruti ? Ah au moins, il se relevait… Sursaut de dignité ? Il se rendait compte du ridicule dans lequel il se trouvait ?

Apparemment pas. Monsieur était rancunier… En soit, ce n’était pas réellement un défaut. Après tout, je n’étais pas du genre à pardonner. Mais quelle était cette histoire ? Genetic, vouloir lui prendre sa famille ? De toute façon, la famille n’était rien de plus qu’un concept bourgeois et galvaudé. Un vaste mensonge. Une famille… tu parles. Ça ne voulait rien dire. Il serait plus heureux sans famille, sans traitre potentiel. En me débarrassant de ma soi disant famille, Genetic m’avait donné l’opportunité d’exister. Alors oui, oui, il devrait dire merci.

« Pourquoi avoir sauvé la mise à Genetic, si vous détester à ce point ce qu’elle représente ? »

Eh oui, pourquoi ? Un besoin de jouer les héros ? Quel intérêt avait-il eu dans l’histoire ? Je le comprenais de moins en moins. Je n’avais pas envie de le comprendre de toute façon. Ni même de comprendre pourquoi il me comparait à un mouton se précipitant du haut d’une falaise…

« Ce sont des perspectives qui me plaisent en effet, mais je n’aurais hélas aucun mérite à vous mettre au tapis. Donc niveau gloire personnelle ce serait moyen. Juste une satisfaction. »

Le tuer.. l’étriper… lui faire avaler ses bouclettes blondes de monsieur je suis meilleur que tout le monde. Oui, cela me démangeait. Il tenta une nouvelle provocation qui m’aurait hérissé les poils si je n’avais pas une épilation nickel. Ce crétin voulait changer le fonctionnement ? Il voulait virer des membres du conseil ? Mon dieu… un idéaliste ! Un utopiste ! Un bisounours. Décidément, rien ne pouvait le sauver ce type ! Je me tournai pour lui faire de nouveau face… Mon pauvre bisounours… si naif… si « innocent »… faudrait peut-être que quelqu’un dépucelle cette jeune vierge qui vivait dans un conte de fée.

« Des têtes ont déjà sauté, M. Wetherford. Et ce n’est pas plus mal ainsi. L’ancienne administration n’a apporté qu’une décadence se traduisant par ce qui s’est passé au Blue Lake. Ils ont échoué. Ils ont raté. L’ancienne équipe est morte… Et depuis, Genetic se renforce. Il suffit de voir ce qui s’est passé à Halloween. Le bond en avant est de notre côté. Cessez de rêver. Quand ça ne marche pas, il faut changer. Voilà ce qu’il s’est passé. »

Je fis quelques pas pour me rapprocher de lui. Il fallait que je travaille avec… ça… Désolant. Et surtout, un type qui voulait renverser la hiérarchie qui m’avait offert ma chance, les dirigeants qui m’avaient sortie de mon piteux statut de cobaye pour me faire exister. C’était grâce à eux, et à Tussle en particulier que je pouvais m’acheter toutes ces magnifiques paires de chaussures. Alors il n’avait pas intérêt à y toucher. Personne n’avait la trempe pour le remplacer, sinon, je l’aurais déjà repéré. J’étais douée pour sentir le vent tourner. J’avais su placé mes jetons en pressentant la chute de Holster, je saurais, si quelque chose se tramait. En tout cas pour l’instant, je misais sur l’équipe en place. Il n’avait pas intérêt à contrarier mes plans. Et là, tout de suite, j’avais besoin de me défouler et je comptais sur mes réflexes…

« Ne vous mettez pas en travers de mon chemin… »

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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Lun 3 Déc - 19:34

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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Dim 9 Déc - 5:58

Vraiment, Dakota venait réellement de me poser cette question sans se douter un minimum de la réponse qui pourrait y être apportée ? Si je suivais son raisonnement, en détestant ce que représentait Genetic, ce fameux jour d'août, j'aurais seulement du sauver ma tête en utilisant mon pouvoir. Tant pis pour les autres, pour les radiations qui les auraient touchés. Tant pis pour leur vie. Logique comme raisonnement. Et en somme très néandertalien. Sauvons notre vie, laissons mourir les autres, la loi du plus fort. Cette jeune femme était-elle au courant que l'homme avait évolué depuis ? Elle n'en avait peut être pas conscience ou son ego tourné vers sa petite personne lui aveuglait réellement la vision et l'empêcher de voir les choses autrement que par « moi je ». « Ce n'est pas à Genetic que j'ai sauvé la mise, seulement à des hommes. Mais je crois que votre cerveau n'est pas encore à même de le comprendre. »

Comment le pourrait-il alors qu'elle semblait vouer un culte indétrônable à cette organisation et à certaines personnes ? Je n'avais pas pu m'empêcher de faire une remarque alors qu'il était dans mon habitude de rester relativement neutre. Les attaques personnelles et gratuites, ce n'était pas trop mon genre et pourtant là, j'étais limite dans mon comportement. Sûrement était-ce la faute à la fatigue, au décalage horaire, à l'inquiétude ressenti par la disparition d'Ingrid. Même en gardant le contrôle, je m'apercevais que je ne pouvais pas l'avoir complètement. En même temps comment y arriver quand on avait en face de soi une personne qui semblait bornée et porter des œillères. A présent, elle se sentait même obligé de me faire un petit cours de moral sur le conseil d'administration et la soirée d'Halloween. Si elle était présente à cette fameuse soirée, on ne devait pas avoir assisté à la même. Car de la façon dont elle en parlait, c'était comme si c'était... la normalité ce qui est arrivé. « Ce qui s'est passé à Halloween... Prendre des êtres humains et s'en servir comme cobayes pour la satisfaction d'un homme, c'est ça votre bond en avant ? Désolé de vous dire ça mais j'ai plutôt l'impression d'un retour en arrière, genre une soixantaine avec un homme portant une moustache. »

Deux dictateurs à leur façon. Des méthodes différentes pour l'époque qui les concernait. Mais on en arrivait au même résultat, des êtres humains mourraient et pour certains qui adhérent à leurs visions, il faut considérer cela comme normal. L'histoire ne répétait pas les mêmes erreurs mais elle en était proche, ou du moins suivait un cours parallèle, voilà ce qu'il se passait. Pauvre Dakota dans le fond, le jour où ce monde s'effondrerait, la chute serait vertigineuse pour elle. Ses jolies fesses se retrouveraient au sol même si là elle avait avancé de quelques pas, comme si elle avait l'intention de... quoi ? Me réduire au silence ? En tout cas, elle me menaça de ne pas me mettre en travers de son chemin. L'instant d'après, je me retrouvais au sol, face contre terre, avec le bras droit bloqué dans le dos. Quelle gloire, mettre au sol le sauveur du Blue Lake !

« Mince, je vais finir par croire que vous vous sentez en danger avec moi.» Et cette situation prêtait à sourire, en tout cas pour moi. Au risque qu'elle resserre sa prise sur mon bras au point de le casser. Qu'elle le fasse si ça pouvait lui faire plaisir, pour le moment, je ne me sentais pas en danger, je n'avais aucune raison de répliquer et encore moins d'activer mon pouvoir. Peut être que je devrais lui demander si elle aimait les fleurs avant de le faire ? Ah non, si elle avait lu le rapport, elle devait savoir en quoi il consistait et avait déjà du me classer dans la catégorie des hippies des années 70, prônant la paix, l'amour et non la guerre. « Je peux récupérer mon bras ? Si vous ne voulez pas, ce n'est pas grave, on peut poursuivre cette discussion dans cette position, ça ne me dérange pas. »

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« Et si je vous dis que j'ai arrêté de rêver que les choses pouvaient changer d'elles-mêmes et que je fais parti de cette nouvelle administration que vous vénérez ? »

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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Dim 9 Déc - 5:58

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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Dim 9 Déc - 21:14

Il y a des gens avec qui toute relation est voué à l’échec. C’est épidermique, viscéral, psychique. Et entre Keaton et moi, c’était exactement cela. Nous avions deux caractères différents. C’était un bisounours invétéré prônant la famille et toute cette vaste fumisterie. Je ne croyais plus depuis longtemps à toutes ces pseudo-valeurs. J’avais tout bonnement un instinct de survie développé, c’était tout. Creuser mon trou, survivre, vivre, voilà tout ce que je voulais. Et la seule façon dont je pouvais y parvenir pour le moment, c’était par le biais de Tussle. Lui seul avait su repérer mon talent. Qui d’autre que lui aurait pris le temps de regarder des membres « inférieurs » ? De simples cobayes ? L’ancienne équipe de tête vivait dans sa tour d’ivoire et ses fondations avaient craqué. Mon tour était venu et j’en profitais. Qui pouvait me le reprocher ? Je savais m’adapter et pour le moment, l’adage à appliquer était : « ne mord pas la main qui te nourrit ». Genetic m’avait nourrie. Dans tous les sens du terme. Peut-être que quand je serai rassasiée, ou quand la qualité de la nourriture diminuera… ou, peut-être qu’à ce moment-là je mordrais. Mais il n’en était pas question pour le moment, et Keaton n’avait pas intérêt à mettre en péril l’équilibre que j’avais trouvé.

Il voulait jouer les héros aux grandes valeurs morales. Grand bien lui fasse. Mais ça ne rimait à rien. A rien du tout.

« Et à quoi cela vous a-t-il mené ? Vivez-vous heureux avec votre petite famille à chanter des prières autour d’un bon repas chaque soir ? Vous avez sauvé des hommes pour quel résultat ? Etes-vous plus heureux ? Avez-vous été récompensé ? En tout cas, vous n’en avez pas l’air… »

Pourquoi se battre pour des gens qui n’en valent pas la peine ou qui vous trahiraient sans hésiter ? Franchement, oui, c’était quelque chose qui me dépassait. Peut-être qu’effectivement, mon cerveau ne pouvait pas assimiler une telle chose. Quand on me giflait, je ne tendais pas l’autre joue. Il fallait être maso pour faire ça. Et je ne l’étais pas. J’étais juste têtue, mais apparemment pas autant que lui. Il n’avait pas digéré Halloween et comparait Genetic au nazisme maintenant. Mais… qu’est-ce qu’il foutait dans ces locaux cet abruti ?

« Combien de mort avant de trouver les plus grands vaccins ? Combien d’échec avant le succès ? La méthode peut déplaire, mais les résultats sont là. Et il y a une forte demande. Quand les gens auront ce qu’ils veulent, ils oublieront la méthode, croyez moi. »

Maintenant, qu’il sorte de mon champ de vision, nous n’avions plus rien à me dire et il fallait que je signale la présence d’un parasite dans les locaux. Mais avant cela, il me prenait pour une idiote, soit, mais je voulais lui prouver qu’il ne ferait pas le poids contre moi et je le plaquais au sol. Bon, apparemment, je n’aurais aucun problème à intervenir en cas de besoin. Non violent… voilà où cela menait. Et lui ne se départit pas de son sens affligeant de la réplique.

« Pour me sentir en danger, il faudrait que je sois impressionnée. Sauf votre respect, ce n’est pas le cas. »

Rares étaient les gens qui m’impressionnaient de toutes façons et pour l’heure, j’avais plus de respect pour mon petit moucheron que pour ce blondinet. Par contre, il avait un peu plus de ressource que prévu et il se retourna, en se dégageant un peu de ma prise. Je levai un sourcil… Position intéressante. Moi chevauchant un type ainsi… ce n’était pas la première fois. Mais généralement, on était moins vêtu… Et en temps normal, j’aurais pu être excitée par la phrase qu’il venait de prononcer au point de le faire grimper au rideau dans l’instant. Mais là, je demeurai un instant interdite. Ce… type… faisait partie du conseil d’administration ? Ce traître avait plus de pouvoir que moi ? Ce n’était pas bon ça. Je m’étais battue pour avoir ma place et ma vie, je ne le laisserait pas tout m'arracher.

« Vous ? … »

Qu’est-ce que je devais faire ? L’empoisonner et le tuer ? Oui, c’était certainement ce que je devais faire, mais mon corps ne s’était pas remis de la précédente sécrétion de poison. Alors je me penchais sur lui, presque totalement couchée sur son corps, mes mains de chaque côté de sa tête et mon visage frôla le sien.

« Et si moi je ne veux pas que les choses changent ? J’ai enfin eu ma chance, vous ne me prendrez pas ce que j’ai mis tant de temps à obtenir. Je me fous de ce qu’ils font et que cela vous déplaise. Cette vie c’est la mienne et vous ne me la prendrez pas, tout puissant que vous soyez. Vous pensez vraiment qu’après ce que vous venez de dire on vous laissera aller et venir en liberté. Ne comptez pas sur moi pour redevenir un pion… »

Non, je ne voulais pas retomber au bas de l’échelle. Je ne voulais pas redevenir la Dakota Cooper des débuts, la gamine paumée qui vivait dans un taudis sans aucun repaire. J’avais gagné ma vie, je l’avais mérité, je refusais qu’un blondinet idéaliste vienne me la voler.
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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Mar 11 Déc - 20:22

Touché. J'aurais pu prononcer ce mot en français. Dans le jeu de la bataille navale que l'on se livrait, Dakota venait de faire mouche. Est-ce que je pouvais dire que j'étais heureux à l'heure actuelle ? A l'évidence et pour être honnête, ce n'était pas le cas. Ma sœur et ma nièce se trouvaient à des milliers de kilomètres de là. La femme que j'aimais était à Londres avec notre future petite fille. Ma filleule avait disparu. J'en voulais à mon meilleur ami. Et ma meilleure amie n'était pas au mieux de sa forme. Dans le classement de la vie de merde, je tenais une bonne place. Pourtant je n'étais pas dans les pires. Je refusais de penser une telle chose. Il devait exister plus mauvaise situation que la mienne. Et en comparaison, on pouvait décemment dire que dans le fond j'étais heureux. Je refusais de m'apitoyer sur mon sort. Dakota m'avait touché mais le navire n'était pas coulé, il n'était pas encore temps de sauter par dessus bord après avoir enfilé un gilet de sauvetage. Je n'exprimais même pas ce que je ressentais, remerciant intérieurement les années de théâtre qui m'avaient appris à cacher mes émotions. Hors de question de toute manière de me retrouver dans le même état qu'en septembre. Le message d'Aleksandra avait été passé. S'apitoyer sur son sort ne servait à rien. Alors je me relevais et je continuais à avancer. Même si cela voulait dire que je n'avais pas mes proches tous les soirs près de moi autour d'un repas de famille. Je n'étais pas croyant, pour les prières on pouvait oublier. Et pour ce qui était de la récompense... « Je ne cherche pas la gloire. »

Pauvre idiote. On ne courait pas tous après cela. Était-ce dur à comprendre que l'on pouvait seulement se soucier de son prochain sans forcément attendre quelque chose en retour ? Pour cette femme apparemment, ça l'était. Et nos divergences d'opinion ne s'arrêtaient pas là. Je ne cautionnais pas que l'on puisse utiliser l'être humain comme cobaye et elle... Cette vipère trouvait en somme cela normal. Les gens oublieront la méthode... Un instant je crus que c'était Emmet Tussle en face de moi. Elle était prête à tout et ne semblait pas éprouver le moindre remord. Ce fut une des premières fois de ma vie que j'eus envie de gifler une femme. Une grande première et il en fallait beaucoup pour que j'en vienne à penser de faire une telle chose. Si je lui collais ma main sur la joue, y avait-il seulement une chance pour que cela lui remette les idées en place ? Il me fallut quelques secondes pour trouver la réponse. C'était non. Avec cette femme, il allait falloir employer une autre méthode mais laquelle ?

Je sentais bien que je l'énervais. Je devinais également que mon sourire l'agaçait. Si je continuais à l'avoir, elle finirait bien par craquer et je cernerais vraiment sa personnalité. Même si là, je me retrouvais à terre et immobilisé. Je réussi à me retourner et contre attente, je finis par lui balancer que je faisais parti de ce conseil d'administration pour qui elle semblait vouer une admiration et approuver toutes les décisions. Mes prunelles claires ne la quittèrent pas, guettant sa réaction. Elle ne s'y attendait pas et cette fois, c'était à mon tour, je pouvais dire « touché ». Vous ? Oui moi. Sa tête était hilarante et ça aurait été dans mon genre, je me serais foutu ouvertement d'elle. Chose que je ne fis pas, j'attendais bien patiemment qu'elle digère la nouvelle pour connaître la suite. Elle vint, je sentis son corps se rapprocher du mien. Ses mains se posèrent de chaque côté de ma tête et son visage s'approcha du mien. Il suffisait d'un petit mouvement, d'un côté comme de l'autre pour que nos lèvres s'effleurent. Encore fallait-il qu'on le veuille.

« Vous l'avez dit vous-même... Quand ça ne marche pas il faut changer... Je ne sais pas pour qui vous bossez chez Genetic mais vous vous trompez si vous pensez ne pas être un pion. Nous le sommes tous, moi y compris. Il faut juste savoir comment se déplacer sur l'échiquier pour retarder le moment où l'on sautera... » Comme un simple pion qui fonçait tête baissée en allant tout droit ? Une tour ou un fou dont les coups étaient plus complexes mais dans le fond si simples à contrer. Un cavalier qui se dirigeait toujours sur une position où on ne l'attendait pas ? Le roi si faible dans ses mouvements mais qui détenait pourtant le pouvoir ? Ou la reine toute puissante et difficile à abattre ? J'avais une légère préférence pour le cavalier, moins puissant, mais beaucoup moins prévisible. Selon les déplacements, il pouvait se retrouver sur n'importe quelle case, tirant profit de la situation à laquelle il était confronté.

« Si Genetic s'effondre un jour, quelle sera votre porte de sortie Dakota ? » C'était une question qui méritait d'être posée même si je doutais d'avoir une réponse. En dehors de Genetic, j'avais un métier. J'aurais toujours une voie de sortie. Ce n'était pas le cas pour tous les membres de cette organisation. Certains vivaient pour celle-ci. Avaient-ils seulement pensé à ce qu'il adviendrait d'eux si tout cessait ? Je continuais à la fixer, n'esquissant pas un mouvement pour me dégager. Au contraire, le seul geste que je fis, ce fut celui d'approcher ma main droite de son visage si proche du mien. Et mes doigts effleurèrent sa joue en une légère caresse. Mes lèvres s'entrouvrirent pour faire une remarque qui finalement ne sortit pas, je la retins in extremis. Ma main retomba. « On fait quoi ? » Elle ne voulait pas que je lui prenne cette vie qui était la sienne mais d'un autre côté disait qu'elle ne se sentait pas en danger. Paradoxal.

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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Mer 12 Déc - 19:41

Ne pas chercher la gloire, c’était son droit. Je m’en foutais. Moi je la cherchais parce que je la méritais. Toute ma vie je n’avais été qu’un cobaye humain, qu’une chose qu’on trimballe. J’avais envie de vivre maintenant. Vivre enfin et pleinement. Mais aussi bizarre que ce soit, pour y parvenir, je devais accepter mes chaines. Pour le moment encore. Un jour j’en serais libérée. Je subissais déjà beaucoup moins de tests qu’avant. Il faut savoir apprivoiser ses chaines pour les briser. Je l’avais très vite compris. Et ce jour-là, je serais libre et on me verra enfin comme je suis. Une femme maligne, débrouillarde et bourrée de talent. Merde pour tous ceux qui m’avaient laissée sur le bas-côté. Je gagnerais, c’était ce qui me motivait. Je ne voulais pas qu’on s’apitoie sur moi, je voulais mériter ma victoire sur la vie et tous ceux qui n’avaient pas cru en moi. Quitte à subir ce que ce Keaton méprisait. Oui, j’avais subi ces expériences, mais cela il s’en foutait. Tout le monde s’en foutait. Je n’en pleurais pas. Après tout, elles m’avaient endurcie.

N’empêche que je n’en revenais pas. Il était au CA. Il était au CA !! Lui… Ce blondinet, cette loque humaine idéaliste ! Mais bon sang qu’est-ce qu’ils avaient dans le crâne ? Franchement… je m’en moquais qu’il brise Genetic dans le fond mais c’était MA maison, c’était mon espoir. Je pourrai peut-être passer par la mairie pour gagner en autorité mais ça ne serait jamais autant que si je réussissais ici. Est-ce qu’il allait foutre en l’air tout ce pour quoi je me battais ? Lui et ses belles théories et ses grands sentiments, allait-il tout me faire perdre ? Non… non.

« Qui vous dit que je sauterai ? Qui vous dit qu’en ce moment ça ne marche pas ? Qui vous dit que ça ne fait pas des années que j’apprends à me placer sur votre bel échiquier ? J’ai un coup à jouer et je le jouerai jusqu’au bout. »

Je voulais cette place de reine. Je voulais être celle qui se déplaçait partout, d’autant de cases qu’elle le désirait. Je ne détachais pas mes yeux des siens alors qu’il voulait visiblement ébranler les certitudes. Ma porte de sortie ? Recommencer. Encore. Bosser encore comme secrétaire à la mairie. Non, j’avais dépassé ce stade. Je misais sur Genetic, je misais ma vie dessus, parce que c’était ma seule option. Mais ça il s’en foutait. Il disait qu’il défendait des hommes. Tu parles, ma vie pourrait passer à la trappe, apparemment.

« Genetic a été la seule porte qui m’ait jamais été ouverte, M. Wheterford. Mais je suppose que vous vous en foutez. Il y a des vies ici. Vous voulez les abattre ? Ouvrez un dossier et regardez Dakota Cooper. Beaucoup de personnes ont le même parcours que moi et n’ont que cet endroit qui a été leur chance. Vous allez les regarder dans les yeux et tout briser, c’est ça ? C’est ça votre belle vision du monde ? Vous voulez nous ramener dans le caniveau ? »

Pourquoi je lui disais tout cela moi ? Pourquoi ? J’étais Dakota Reese Cooper, merde ! Je rebondirai, quoi qu’il arrive. Parce que je ne retournerai pas dans le taudis où j’avais grandi, non, je ne pouvais pas m’y résoudre. J’étais en colère. Contre lui, contre moi aussi. Contre ce geste qu’il était en train de faire. J’aurais dû le cogner. J’aurais dû lui cracher au visage. Et au lieu de cela, je ne bougeais pas… Pourquoi je ne bougeais pas ? Mon souffle s’était suspendu et je m’en voulais à mort de me demander depuis combien de temps personne n’avait eu ce genre de geste presque tendre envers moi. Personne depuis… Je ne voulais plus penser à lui. Personne n’avait jamais eu de geste… « doux » à mon égard. On baisait, on partait. Fin de l’histoire. Et je me maudissais d’être ébranlée par ce geste ridicule. On pouvait m’insulter, me frapper, me traiter avec mépris, ça ne m’ébranlait jamais. Sauf ce geste. Et je ne bougeais plus. Qu’est-ce qu’on fait ? Aucune idée, pour l’instant, j’attendais surtout que mes neurones se reconnectent. Et ils se connectèrent bien mal parce que me rendis soudain compte que j’étais en train de l’embrasser et que je n’essayais même pas de sécréter de poison. Je me relevai prestement et me reculai.

« Putain. Merde. »

Et encore, je pensais pire dans ma tête. Mon visage se crispait, je le sentais.

« C’est pas ce que vous croyez ! Vous n’êtes qu’un crétin arrogant. La prochaine fois, je vous empoisonnerai et je ne vous louperai pas… Là vous pouvez juste dire merci aux médecins que vous voulez mettre au chômage de m’avoir crevée. Il me faut un café et du sucre… »

Et surtout ne plus le voir, lui et ses caresses ! Je récupérai alors ma serviette, y blottis mon visage une ou deux secondes. Un café avec au moins trois sucres, voilà ce dont j’avais besoin pour me remettre les idées en place. Et je m’apprêtais à quitter la salle, ne sachant même pas ce que j’allais faire de lui. Le dénoncer à Tussle ? Peut-être. La meilleure chose à faire certainement. Je ne savais pas. Je fis donc quelques pas vers la porte.
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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Ven 14 Déc - 21:12

Je devais reconnaître une chose. Dakota était une vraie tigresse, prête à défendre bec et ongles son territoire. Genetic semblait être celui-ci. Un territoire défendu sur lequel il était interdit de pénétrer. Il semblait même être interdit de vouloir le changer pour tenter de l'améliorer si ça ne rentrait pas dans sa vision des choses. S'accrocher à ce groupe plus qu'à autre chose, j'avais encore du mal à le comprendre mais j'y travaillais. Ma vision changeait déjà à cause de ma famille qui occupait cette place au conseil depuis quelques temps déjà. Et ensuite, elle changeait à mesure que je rencontrais des gens à qui Genetic avait tout donné. Dakota était l'une d'elle. Je le compris à travers ses propos, à travers cette façon de défendre sa vie au sein du groupe. Cooper... J'enregistrais son nom et puisqu'elle m'invitait à le faire, j'ouvrirai le dossier la concernant pour le consulter et en apprendre davantage sur elle. Je doutais toutefois que j'aurais davantage de connaissances sur des feuilles alors qu'à cet instant nous étions dans la même pièce, en train de discuter, enfin si l'on pouvait considérer cela comme une discussion. « Je regarderai peut être votre dossier... » Je ne savais plus dans le fond si je le ferai ou non.

Notre vision était différente et elle comprenait que je voulais tout détruire. La jeune femme comprenait mal et je serrais les dents pour ne pas répliquer immédiatement. Il fallait que je prenne un peu le temps de prendre suffisamment de recul et de réfléchir un peu. Même si mes réflexions me menaient sur des pentes bizarres et dangereuses. Pourquoi est-ce que mes doigts effleurèrent sa joue ? Elle était belle, mais mon cœur était déjà pris. Un simple geste de tendresse , sans arrière pensée, dans une vie qui ne semblait pas beaucoup en connaître. Notre discussion semblait devenir un vrai dialogue de sourds. Alors qu'allions nous faire ? Partir comme si nous nous étions jamais rencontrés ? Qu'elle me dénonce à Tussle ce qui me fournirait peut être l'occasion de l'approcher ? J'envisageais plusieurs options pour la suite. Je ne m'attendis pas du tout à celle qui se produisit. Des lèvres qui se posèrent sur les miennes et un baiser. Conséquence du geste que j'avais eu ? Tentative de m'acheter pour m'avoir dans sa poche ?

Quand nos lèvres se décrochèrent, je restais pensif durant quelques secondes. Réaction complètement opposée à celle de Dakota qui se mit à jurer après s'être relevée. Ma réaction n'était pas vive comme la sienne, bien au contraire, j'étais ce qu'il y avait de plus calme. Ce fut mon tour de me redresser pour me remettre sur mes pieds. Ce n'était pas ce que je croyais ? Que pensait-elle donc que je croyais pour ce baiser ? Crétin et arrogant, voilà qui me semblait déjà plus familier dans son discours. La prochaine fois, je finirai empoisonné... Au prochain baiser ? J'en déduisis qu'elle avait le pouvoir de sécréter du poison, sûrement par la salive ou un truc du genre. Peut être qu'il passait par ses lèvres tout simplement ? Son dossier me l'apprendrait sûrement, c'était une raison pour le consulter finalement. Et encore cette incompréhension sur Genetic qui fut contrebalançait par deux mots : café et sucre. Mes drogues. Voilà comment m'acheter même si elle déclarait seulement en avoir besoin. Et déjà la jeune femme tournait les talons.

Il ne me fallut guère de temps pour réagir. J'allongeais aussitôt le pas derrière elle. Ma main se posa sur son poignet pour la forcer à s'arrêter ou du moins à ralentir. Pour m'assurer de son attention, je me mis devant elle pour lui barrer la route. Au pire, je me retrouverai une nouvelle fois à terre et elle me menacerait de ne pas rester en travers de son chemin. Pas grave, ça ne me préoccupait pas davantage que cela de finir au sol. « Je ne crois rien Dakota. Sauf si c'est une manière de m'acheter pour arriver à vos fins ? Une méthode que vous utilisez avec les autres ? » Ma main lâcha son poignet. Aussitôt je fis un geste d'excuse. « Désolé, attaque gratuite et non fondée, je n'aurais pas du et ça ne me regarde pas. » Elle faisait ce qu'elle désirait de sa vie après tout. Si sa méthode était celle-ci, qu'elle fonctionnait, libre à elle. Ce n'était pas la mienne et ça ne fonctionnerait pas non plus sur moi. « Vous ne comprenez pas, ça ne m'intéresse pas de mettre au chômage les médecins ou même vous. J'adhère aux recherches sur la mutation, les maladies. Je suis médecin et si on peut mettre au point des vaccins contre certaines maladies, je suis preneur. Ce sont juste les méthodes « forcées » que je n'accepte pas. Le crétin arrogant que je suis peut vous offrir un café ? Sauf si vous préférez en rester là, chose que je comprendrais. »

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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Sam 15 Déc - 13:30

Qu’il regarde donc mon dossier. Qu’il ait au moins le courage de regarder en face la réalité. Il avait une vision idéaliste, il voulait combattre le grand épouvantail qu’était Genetic, mais est-ce qu’il se rendait seulement compte du mal qu’il allait faire ? à tous les coups, il s’en fichait puisque ça ne concernait pas sa précieuse famille ou sa petite personne. Il disait qu’il regarderait mon dossier ? Tu parles, à tous les coups il passerait à la trappe. Et s’il l’ouvrait, au moins, il verrait que je n’étais pas du genre à me laisser faire, je me battrais jusqu’au bout pour protéger ce qui me revenait de droit. Il verrait que j’étais déterminée, que j’avais des armes pour me défendre aussi.

J’avais traversé pas mal de choses pour arriver là où j’étais. Je méritais tout cela, je ne voulais pas qu’il me l’enlève. Quoi de plus normal ? Ce qui ne l’était pas, en revanche, c’était cette caresse sur on visage et ma réaction. Je ne l’expliquais pas. Ce type me sortait par les trous de nez mais… Un geste. Banal, simple et dérisoire. Un geste qui n’avait aucune signification. Une caresse sur ma joue et j’avais vacillé. Alors que cette caresse était creuse et vide, il ne devait rien « éprouver » à mon égard. Un geste vide de tout sens, mais qui m’avait ébranlée. Depuis toujours j’étais habituée aux coups – merci aux divers coups d’un soir de ma mère ou à elle-même quand elle avait abusé de la binette – mais pas à ça. Les coups, pour en avoir pris pendant toute mon enfance, je savais les rendre. M ais ça… Je n’avais connu ça qu’une fois et ça m’avait brisé le cœur. De quel droit me touchait-il ainsi ? De quel droit faisait-il ça alors qu’il n’y avait rien derrière ? Et pourquoi bon dieu étais-je en train de l’embrasser ?

Je n’y comprenais plus rien. La faute aux tests que j’avais subis quelques heures plus tôt, ça avait dû chambouler tout mon organisme. Ça ne pouvait être que ça parce que je n’étais pas quelqu’un de faible. Je ne voulais pas être quelqu’un de faible. Et si ce n’était pourtant pas mon genre de battre en retraite, cette fois-ci, je ne trouvais pas d’autre issue. Il fallait que je sorte, que je n’aie plus ce « caresseur » de joue en face de moi. Mais c’était sans compter sur son côté borné. Je le sentis m’agripper le poignet et le vis se glisser devant moi pour m’empêcher de sortir. Non mais qu’est-ce qu’il me voulait à la fin ? Un baiser ça ne lui avait pas suffi ? Agacée, je rivais mes yeux dans les siens. Hors de question qu’il voie à quel point il m’avait perturbée. Hors de question qu’il ait de l’influence sur moi. Je ne baissais pas les yeux devant qui que ce soit, je n’allais pas commencer aujourd’hui. Mais je l’aimais de moi en moins et ce qu’il dit n’arrangea rien. Il croyait que j’avais fait exprès de l’embrasser ? Pour arriver à mes fins ? Quelles fins ? L’attendrir, le supplier de ne pas gâcher tout ce pour quoi je m’étais battue ? Il pouvait rêver. Et je fis une grimace outrée. En soi, il n’avait pas tort, ça m’arrivait de le faire. Il m’arrivait de coucher, séduire, mentir pour arriver à mes fins. Mais l’entendre dans sa bouche et qu’il croit qu’il avait autant d’importance… Pourquoi ça me vexait qu’il me prenne pour une trainée ? Je l’étais après tout. Ma mère me l’avait sorti celle là une fois. « Tu vois Dakota, les chiens ne sont pas des chats, t’es bien la digne fille de ta mère à te faire sauter par tout ce qui bouge. Tu vaux pas mieux que moi, personne ne t’aimera plus longtemps qu’un cinq à sept dans un motel minable. » Je crois que c’était la dernière discussion que j’avais eue avec elle. J’avais retenu la leçon, alors pourquoi je me sentais agressée par ses propos ? Peut-être parce que je n’avais rien maîtrisé cette fois. D’habitude, j’endossais ce rôle, je faisais volontairement ces gestes mais là… tout m’avait échappé.

Je ne répondis rien à son attaque, ni à ses excuses, mais je soupirai quand il essaya pour la énième fois de me convaincre du bien fondé de sa volonté de changer les choses. Naïf, tout homme arrivé au pouvoir finirait par se laisser corrompre. C’était la nature même des choses. Et il jouait les grands seigneurs maintenant. Je levai les yeux au ciel avant de les braquer dans les siens.

« Vous vous foutez de moi ? Vous me traiter de pute ou je ne sais quoi et vous m’offrez un café ? Qu’est-ce qui ne va pas chez vous ? Et d’abord, je ne vous embrasserai pas pour arriver à mes fins, je suis capable de me débrouiller sans vous. Vingt-cinq ans que je trace ma route sans vous, je peux continuer comme ça. Et c’est vous qui avez commencé ! Qui a caressé l’autre ? Depuis quand on caresse la joue de quelqu’un comme ça ? Non mais ça ne va pas bien ! Pourquoi vous avez fait ça ? On ne fait pas ces gestes à la légère. Vous êtes du genre à caresser la joue du premier venu, c’est ça ? Et c’est moi qui essaye de vous attendrir ? Pourquoi vous avez fait ça ? »

Pourquoi j’avais envie de sentir de nouveau cette main sur mon visage ? Pourquoi alors que je ne pouvais pas le voir en peinture ? Je me mordis la lèvre inférieure. Fallait que j’arrête mes conneries, ça devenait urgent.

« Qu’est-ce que vous voulez faire, Keaton ? Remettre l’ancienne administration en place ? Celle qui n’a pas pu éviter le massacre du Blue Lake ? Celle qui a accepté les expériences et les enlèvements pendant des années ? L’ancienne équipe ne valait certainement pas mieux que celle-ci. Alors comment vous voulez changer les choses ? »

J’appartenais à Genetic depuis mes quinze ans. Les tests, les expériences, je connaissais. Qu’ils soient forcés ou non, ils faisaient partie de ma vie. J’avais appris à contrôler ma capacité comme ça, et ils étaient le prix à payer pour m’en sortir. Je n’arrivais pas à voir le problème. Parce que j’avais été habituée à avancer, à ne pas me plaindre et à tirer parti de tout. Que faire d’autre ici ? Seul Tussle m’avait donné ma chance… qui voulait-il mettre à la tête de Genetic ?
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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Mer 19 Déc - 21:59

Résumons un peu la situation... Divergence d'opinions.... Divergences de caractères... Divergences d'idéologies.... Divergences également dans la manière d'agir.... L'unique conclusion que l'on pouvait tirer de ce résumé, c'était que tout opposait cette jeune femme et moi et il y avait très peu, voire même pas du tout d'espoir pour que l'on se trouve un jour un point commun. Beaucoup penseront que la solution la plus simple serait de tourner les talons et d'en rester là. Le problème, c'était que je faisais parti de cette catégorie de la population naturellement optimiste et qui songeait qu'à force de patience, on pouvait changer les choses, mêmes les causes les plus perdues. Dakota en était-elle une à mes yeux ? Je ne pouvais pas le présenter ainsi. Elle n'était pas une enfant, encore moins une adolescente que je désirais soigner et sauver. De quoi d'ailleurs ? Elle ne souffrait de rien, excepté peut être un manque de sucre provoqué par les examens qu'elle avait subis. Quelle idée de faire du sport aussi après une série d'examens. Au moins ces derniers auront permis de nous trouver un point commun apparemment : le café sucré. Loin d'être suffisant pour améliorer notre entente mais c'était un point de départ comme un autre.

Je m'étais mis en travers de la route de Dakota pour l'empêcher de quitter la salle d'entraînement. Je savais que je m'y prenais mal. Ce n'était pas dans mes habitudes de lancer des attaques gratuites et non fondées, alors je m'étais excusé aussitôt. C'était peut être un vice inconnu, qui allait au delà de mon optimisme et de ma volonté de changer les manières de faire de Genetic. Un vice qui alla jusqu'à me pousser à offrir un café à la jeune femme. Elle sembla excédé, son regard quitta le mien pour regarder en l'air. On ne sait jamais, il y avait peut être quelque chose d'intéressant au plafond. Très vite, ses prunelles s'accrochèrent aux miennes. Si je me moquais d'elle ? Mais... non ! Je reconnaissais j'avais eu tort d'avoir fait une telle remarque, je m'en étais même excusé. Ce n'était pas mon intention, par contre offrir un café était davantage dans mon caractère.

« Non mais... » Il valait mieux me la fermer et attendre que l'orage passe. Tout allait bien chez moi, du moins je le pensais. Je ne croyais pas avoir besoin d'un psychologue mais si c'était le cas, je prendrai un rendez-vous et on verrait bien ce qu'il me dirait. La suite du message était claire, elle était indépendante et se débrouillait seule. Très bien, j'avais compris cette partie, je l'enregistrais. Elle n'avait pas besoin de moi, je n'avais pas besoin d'elle, j'allais accepter d'en rester là. Sauf que, elle m'accusa d'avoir commencé ? Non mais sérieusement, j'étais le fautif de l'histoire à cause d'une simple caresse sur sa joue ? Et il y eut un flot de questions qui suivit, à croire que ce geste l'avait vraiment perturbée, davantage qu'elle ne l'avouerait. Je gardais mon calme, ce n'était pas dans mon caractère de m'énerver. C'était même rare que ça se produise et quand ça arrivait, il valait mieux se tenir éloigné. « Ok j'ai eu tort, je n'aurais pas du avoir ce geste envers vous, je m'excuse. » Voilà, contente ? Certes je ne répondais pas à question du pourquoi mais je présentais mes excuses. « Mais qui s'est quasiment allongée sur moi et qui avait son visage qui frôlait le mien ? Je n'ai pas le droit de jouer avec le feu mais vous si... » En soi c'était tout de même gonflé. Un peu comme le célèbre proverbe qui dit de faire ce qu'on dit mais pas ce que l'on fait. « Si vous ne m'avez pas embrassé pour parvenir à vos fins, alors pourquoi ? Malgré mon geste, je n'ai pas cherché à aller plus loin... »

Et qu'elle ne me dise pas le contraire. Elle avait commis l'erreur de frôler mon visage du sien. J'avais commis celle de caresser sa joue. Mais ensuite, j'avais laissé retomber ma main et je lui avais demandé ce qu'on allait faire. En réponse, j'avais eu droit à un baiser. Je voulais bien être reconnu coupable de certains torts mais elle l'était tout autant que moi. Et après cette histoire de baiser, la discussion revint sur Genetic. Logique, j'avais relancé le sujet. Je poussais un soupir. Je commençais presque à croire qu'elle ne percevrait jamais ma vision des choses. « Je ne veux pas tout faire sauter Dakota... Votre place, celles de l'ancienne administration... » Et pour cause. Je n'avais aucun intérêt à faire sauter Dakota. Elle devait être douée dans le poste qu'elle occupait sinon elle n'y serait pas à l'heure actuelle. L'ancienne administration ? Je pensais Holster moins vil que Tussle. Remettre l'ancienne administration voulait également dire que Kate revienne à Genetic, Tammy également et ça je ne pouvais pas m'y résoudre. Sauf que Dakota ne le savait pas et elle ne le saurait probablement jamais. « Ne pensez vous pas que les recherches sur la mutation ou pour trouver des vaccins iraient plus vite si les horreurs cessaient ? Je le pense. Il y a tellement de mutants qui se méfient ou sont terrifiés par Genetic et ses pratiques actuelles. Des chercheurs qui ont peur pourraient aider à faire progresser la recherche si tenté que les pratiques excessives cessent et qu'on les mette en confiance pour qu'ils aident d'eux-même. N'avez-vous jamais souhaité à l'une de vos connaissances d'apprendre à contrôler son pouvoir dans la confiance et non dans la peur ? Vraiment jamais ? » Et pourquoi je m'entêtais autant alors qu'elle ne semblait pas du tout réceptive à ma cause. Pourquoi j'insistais alors que nous étions deux opposés ? Un mince sourire effleura mes lèvres, presque résigné. « Allez-y, vous pouvez dire que je suis un bisounours idéaliste et utopiste. » Confiance, encouragement, entraide, pacifisme et il y avait encore tant d'autres mots qui ne semblaient pas avoir sa place à Genetic si on s'arrêtait à ce que le groupe était dans le passé et actuellement.

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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Jeu 20 Déc - 15:36

Rares étaient ceux qui réussissaient à me faire perdre le contrôle. Et par malheur, Keaton Wetherford en faisait partie. Sans même le faire exprès apparemment. Et il était borné… Nous n’étions pas dans le même camp, alors que cherchait-il ? Que me voulait-il ? M’offrir un café, oui, super et ensuite ? Je ne le comprenais pas. Mais alors, vraiment pas. Et c’était extrêmement perturbant comme situation. Et j’en avais envie de ce café sucré ! Pourtant, il semblait difficile de l’obtenir. Car nous ne nous faisions pas confiance. Quoi de plus normal après tout. En plus, il ne cherchait même pas à se défendre ou à défendre ses idées… il avait commencé une réponse et puis plus rien. Voilà… il s’arrêtait au premier obstacle rencontré. Comment pouvais-je être de son côté s’il ne se battait pas pour affirmer ses opinions ? Et c’était lui qui me faisait une leçon de morale ? La bonne blague. Au moins, il s’excusait pour son geste. Mais il ne semblait pas prendre la mesure de ce qu’il avait fait… On ne caresse pas la joue d’un inconnu. Ce genre de geste est… privé. La tendresse c’est privé, intime. On n’avait pas à faire ce genre de geste pour des gens qu’on déteste ou qu’on n’aime pas. Ça ne marche pas comme ça. Sauf qu’il n’expliquait pas. Il n’expliquait rien. Il fallait croire qu’il était du genre à caresser les joues de n’importe quelle fille. Auquel cas, j’étais une parmi des milliers. Et c’était moi la traînée après cela ? Le monde était fou.

J’ouvris alors la bouche et fronçai les sourcils en l’entendant. Je l’avais allumé ! Non non, si je l’avais allumé, il y aurait longtemps que nous serions nus en train de suer comme des bêtes sur les tapis de sol en train de brûler des calories. Je n’avais rien allumé du tout ! Il rêvait ou prenait ses fantasmes pour la réalité !

« Pourquoi ?... Mais j’en sais rien moi pourquoi ! Qui vous dit que j’ai cherché à aller plus loin ? Si j’avais voulu aller plus loin on ne serait plus en train de parler là ! Si vous n’êtes pas capables de résister à quelqu’un couché sur vous c’est votre problème ! Et que je sache vous ne m’avez pas repoussée ! »

Jamais je ne lui avouerai que personne ne m’avait jamais caressé la joue aussi doucement à part le seul homme que j’ai jamais aimé. Jamais. Qu’est-ce que cela ferait de toute manière ? Il me prendrait pour une pauvre petite chose fragile et je n’en étais pas une. Qu’il ne recommence jamais ses gentillesses sur moi ou je lui couperai la main ! Ce serait encore ce qu’il y aurait de mieux à faire. Il m’accusait d’avoir joué avec le feu. C’était faux, parce que pour moi, quand je l’avais fait, il n’y avait aucun danger. Il n’y en a eu qu’un lorsqu’il m’avait touchée, mais après tout, il m’avait embrassée aussi ! Ou du moins, il n’avait pas cherché à se dégager. Que ce serait-il passé si je n’avais pas arrêté ? Qu’importe, je ne voulais pas le savoir. Parce que soit il m’aurait jetée, ce qui n’aurait fait que confirmer qu’il n’était qu’un salaud tentant de m’attendrir avec des caresses, soit on aurait… non, je ne voulais pas nous imaginer faire des trucs lui et moi. IMPOSSIBLE. Autant qu’il tente de m’expliquer ce qu’il voulait faire de Genetic, lui qui était assez fou ou assez sûr de lui pour venir le clamer au sein des locaux du groupe. Il essayait de me convaincre qu’il ne voulait pas tout faire sauter… et pas ma place ? Ah… mais il changerait certainement d’avis en apprenant que c’était Tussle qui m’avait placée là où j’étais. Cela, il l’apprendrait bien assez tôt.

Je l’écoutais bien sagement alors qu’il me débitait ses idéologies idéalistes à deux balles. Il dépeignait Genetic en gros épouvantail, terrifiant les pauvres petits mutants et les malheureux chercheurs. Mais la bonne blague ! Merde à la fin, c’était un boulot Genetic, un employeur ! Est-ce que je voulais que mes « connaissances » découvrent leur différence autrement que dans la peur ! Alors, là, on voyait qu’il ne me connaissait pas et qu’on n’avait pas eu la même vie.

« C’est même au-delà, ce que vous êtes. Vous courez droit à l’échec si vous croyez que le monde est effectivement celui des bisounours. Vous trouvez que Genetic fait peur ? Je vais vous dire une chose : errer toute la journée dehors sous la pluie, parce que votre mère a décidé de s’envoyer en l’air avec un type qui ne supporte pas les gosses, et ne pas savoir si vous allez avoir à manger ou si on va vous cogner dessus, ça, c’est quelque chose qui fait peur. Regarder les prostituées en vous disant que c’est votre seul horizon et votre unique avenir, ça, ça fait peur. Est-ce que c’est Genetic ? Non, c’est le monde réel. C’est le monde hors de ces murs. C’est ce monde là que vous voulez faire entrer dans Genetic ? Si c’est ça, ce sera sans moi. Ici, il n’y a pas de surprise. Vous marchez droit, vous faites ce qu’on vous dit et tout se passe bien. Pour la première fois de ma vie, je n’ai pas eu peur. Quand j’ai débarqué ici et que j’ai compris comment les choses fonctionnaient, j’ai cessé d’avoir peur. »

Ceux qui étaient malheureux étaient ceux qui ne rentraient pas dans le rang. Tous les autres savaient qu’ils avaient beaucoup à gagner. Peut-être qu’il comprendra, quand il aura lu mon dossier. Peut-être qu’il comprendra que ce monstre horrible qu’il voyait m’avait littéralement offert une vie. Ma vie.

« Quant aux « connaissances », je me fiche de comment ils vivront leur capacité. Je l’ai découverte ici, j’ai appris à la maîtriser ici. Je n’avais pas peur car on m’a tout expliqué. Les gens qui ont fait partie de mon passé ou de mon présent, je ne leur souhaite pas d’être pris en charge par Genetic, car ce serait leur faire un cadeau qu’ils ne méritent pas. »

Une mère qui vend sa fille pour quelques dollars, une sœur qui disparait… non, si elles étaient différentes, je ferais tout pour leur interdire l’accès à Genetic. Parce que cela reviendrait à leur offrir une chance qu’elles ne méritaient absolument pas. Encore une chose qu’il apprendra en lisant mon dossier. Ou pas. Après tout peu importe. Une lueur de défi dans le regard, je me rapprochais de lui, jusqu’à ce que nos corps se frôlent.

« Et là ? Vous croyez que je vous allume ? Vous n’avez pas répondu à mes questions, Keaton. Ce petit tour de passe-passe fonctionne peut-être avec les autres, mais il ne prend pas avec moi. Je vous ai posé des questions, et j’attends que vous y répondiez. Qui voulez-vous mettre à la tête de Genetic ? Quel est votre plan ? »

Je rapprochai de nouveau mon visage du sien. Mais cette fois, il n’y aurait pas de baiser.

« Retour au point de départ et je ne bougerai pas tant que je n’aurai pas de réponse. Et je ne vous allume pas, je veux juste savoir quel type d’homme j’ai en face de moi ou si je n’ai vraiment qu’une peluche vivante comme interlocuteur. »

J’avais murmuré ces mots. Nous étions si près de toute façon que nos souffles se mêlaient. J’allais enfin savoir. Salaud qui n'avait cela que pour me perturber ? Faible ? Ou quelque chose d’autre qui m’échappait ?
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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Jeu 27 Déc - 21:35

Rejeter la faute sur l'autre, c'était le propre de l'homme pour se déculpabiliser. Je mettais la faute du baiser sur Dakota, elle renvoyait vers moi celle de la caresse sur la joue. Un partout. Le plus simple serait de tirer un trait sur cette histoire et de passer à autre chose. Même si nous étions des mutants, nous n'en restions que de simples êtres humains. Alors on continua, autant s'enfoncer si on le pouvait et faire sourire le premier venu qui passerait et qui surprendrait notre discussion ainsi que notre attitude. Si les mots étaient parfois employés à tort, notre gestuelle ne devait guère être mieux à observer pour un œil extérieur. Un frôlement, une caresse, un baiser. Une prise qui avait mené au sol et qui avait déclenché tout ça. Et ensuite ? Une tentative vaine de comprendre ce qui avait poussé l'autre à commettre une erreur. Je commençais à accepter la mienne. Je m'excusais même pour celle-ci. Ce que je comprenais moins, c'était les intentions de la jeune femme. Pourquoi ce baiser ?

J'espérais une réponse qui ne vint pas. Dakota n'en avait pas ou alors elle ne souhaitait pas m'en fournir. Et le peu qu'elle me répondit, je restais sceptique. On ne caressait pas la joue de la première venue mais on n'embrassait pas non plus le premier venu. Nous en étions toujours au même point, et cela se transformait tout doucement en dialogue de sourds. Le contraire aurait été étonnant vu nos tempéraments. Nous n'étions pas fait pour nous entendre, nous ne serions jamais ce genre de personnes qui se comprendraient par un simple regard. Il avait fallu seulement quelques minutes pour que ça soit clair. Je ne répondis rien. Ce n'était pas dans le sens qui ne dit mot consent mais pour la simple raison que cette discussion aurait poursuivi et qu'elle aurait été sans fin. J'aurais pourtant pu répliquer une phrase qu'elle était quelque peu trop sûre d'elle si elle pensait que je lui serais tombé ainsi dans les bras si elle avait voulu aller plus loin. Oui, elle était vraiment trop sûre d'elle.

La discussion sur ce dérapage se terminerait donc sur ces dernières accusations à mon encontre. Qu'il en soit ainsi, et passons à autre chose, comme le sujet Genetic. Je tentais de lui expliquer mon point de vue, adoucir les mœurs du groupe ne pourrait pas de faire du mal aux gens, bien au contraire. C'était vraiment optimiste comme point de vue, peut être trop idéologique pour la majorité des membres de cette organisation. Mais c'était le mien, je l'exposais et je terminais même en l'invitant à me traiter de bisounours. C'était un peu ce que j'étais. Elle pensait le mot faible et que j'avais cette vision du monde. Grave erreur. Ce que j'avais traversé depuis mon adolescence ne m'avait jamais bercé d'illusions. On pouvait avoir des tendances bisounours mais garder les pieds sur terre et réaliser que le monde dans lequel nous vivions n'était pas rose. Ce n'était pas celui des barbies ou des petits poneys. J'avais conscience de cela, Dakota semblait penser le contraire.

J'écoutais la suite attentivement et j'en appris davantage sur son passé. Je ne savais pas trop si c'était volontaire de sa part de se dévoiler ainsi ou non. En tout cas, elle était en train de le faire. Je compris que son enfance avait été difficile. L'environnement dans lequel on vivait faisait beaucoup sur ce qu'on devenait mais ce n'était pas tout. On avait toujours le choix et on décidait de ce qu'on voulait être au final, même si on avait des conditions de vie difficiles. C'était le libre arbitre, ce qui faisait que l'homme penchait d'un côté ou de l'autre de la balance pour choisir son destin. Genetic était un peu l'académie militaire qui avait fait filer droit la jeune femme. Elle était rentrée dans le rang pour s'en sortir. Elle trouvait même ça normal. C'était une vision des choses et nous n'avions pas forcément la même. La convaincre serait difficile, cela relèverait même du domaine de l'impossible. J'avais tenté une approche par rapport à ses connaissances mais apparemment, elle n'en avait rien à faire d'eux. Elle ne souhaitait même pas les aider. C'était triste. Elle devait se sentir bien seule quand elle rentrait chez elle le soir. Peut être qu'elle avait un chat ou un chien, un quelconque animal de compagnie mais j'en doutais fort. Ça serait trop un cadeau de s'occuper d'une bête sans rien avoir en retour d'utile, n'est-ce pas ?

J'aurais pu faire une remarque sur ce dernier point. Je n'en fis rien, jugeant qu'il serait plus utile de garder le silence plutôt que de rajouter une couche et matière à nous chamailler. Parce que nous étions tels deux gosses, et j'étais peut être celui qui déciderait le premier d'arrêter. Sûrement même car la lueur que je vis dans les prunelles de la jeune femme ne m'inspira guère confiance. Et le fait qu'elle se rapproche de moi encore moins. Nos corps se frôlèrent une nouvelle fois. Il n'y eut pas de réaction de mon côté. En fait si, mes yeux se levèrent aux yeux ciel, elle remettait ça, me demandant si elle m'allumait là. Mes prunelles claires redescendirent bien vite pour croiser les siennes. Je n'avais pas répondu à ses questions... Lesquelles ? Ah celles-ci, en effet ça n'avait pas pris mon petit jeu. « Vous pensez que vous aurez une réponse parce que vous l'attendez ? » Son visage se rapprocha du mien, dangereusement. Nos souffles se mêlèrent. Il suffisait d'un geste, un simple geste pour que ça dérape une nouvelle fois. Nous en étions bien revenus au point de départ, elle avait raison. « Ne bougez pas alors, mais vous risquez de prendre racines. » J'avais soufflé ces mots sans bouger d'un pouce, nos visages se frôlant toujours. Cela ne dura pas et je reculais d'un pas, remettant une distance raisonnable entre nos visages. Fuite ? Instinct de protection. « Considérez moi comme une peluche vivante Dakota, je m'en fiche. Au contraire, c'est généralement d'elle qu'on se méfie le moins. Vous voulez savoir quoi, si je suis un enfoiré qui a tenté de vous perturber ? J'ai fait une erreur, je l'ai reconnu, il n'y avait rien de calculé dans mon geste. Si ça peut vous rassurer il ne se reproduira plus car aussi belle et désirable que vous êtes, coucher avec vous ne m'intéresse pas. » J'aurais pu rajouter pour la bonne et simple raison que j'en aimais une autre qui attendait mon enfant. Je m'interrompis avant de prononcer ces mots. Hors de question que je me dévoile, autant sur ma vie privée que sur mon passé. Pas tant que je ne serais pas assuré de l'avoir de mon côté, ce qui n'arriverait probablement jamais. « Je suppose que vous déclinez définitivement mon invitation pour le café. C'est sans doute préférable pour aujourd'hui même si nous avons tout de même un point commun. Je vais donc vous laisser vaquer à vos occupations. » Et sur ces quelques mots, je commençais à tourner les talons pour prendre à mon tour cette fois la direction de la sortie de la salle d'entraînement.

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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Ven 28 Déc - 10:53

Pourquoi m’avait-il touché comme il l’avait fait ? Pourquoi l’avais-je embrassé ? Je n’en savais rien et de toute évidence, je n’obtiendrai aucune réponse aujourd’hui, il fallait bien que je me fasse une raison. Je ne comprenais pas pourquoi cet homme avait le don de me mettre dans cet état. Je ne comprenais pas pourquoi il m’irritait à ce point. Personne ne me reprendrait à ce petit jeu, je ne me laisserais plus avoir par une petite caresse sans la moindre amitié derrière. Et surtout, surtout, ne pas m’attacher. Une caresse sur la joue, c’était le premier pas vers une espèce d’affection, qui pouvait conduire à de l’attachement et à de l’amitié. Or, tout cela n’était qu’un vaste mensonge et qu’ une vaste supercherie. Des contes pour nous bercer le soir, dont on nous abreuve dans notre enfance pour appartenir à une société polie et bien pensante. J’y avais cru, un moment. Peut-être que c’était ce souvenir qui m’avait fait flancher. Peut-être que j’avais, l’espace d’un instant, cru revivre une fraction de seconde avec lui. Erreur. Erreur que je ne commettrai plus. Cela rendait faible. Ce jour en était la preuve irréfutable. Cela, il n’avait pas à le savoir. Que jamais personne n’avait eu pour moi un geste tendre depuis des années. Il n’avait pas à savoir que j’étais plus habituée aux coups qu’à ce type de familiarités.

Plus j’essayais de le comprendre, moins j’y parvenais. Inexplicable. Donc soignons le mal par le mal. Je savais que je ne flancherais pas cette fois. En revanche, lui, c’était une autre histoire. J’avais besoin de savoir si c’était un manipulateur ou un lâche. Et j’avais besoin d’être sûre que l’aversion que j’avais de cet homme était plus grande que le trouble qu’il avait pu provoquer. Il fallait que je me prouve que cela n’avait été qu’un accident, qu’il n’aurait aucune emprise sur moi. Alors je m’étais approchée de lui, histoire de jouer avec le feu. Mais surtout, si je ne devais pas avoir de réponses à mes questions disons « privées », j’en voulais en ce qui concernait Genetic. L’organisation était minée de l’intérieur. Tussle était puissant et Keaton ne me paraissait qu’un candide se battant avec une épée en bois contre des monstres aux dents acérées, mais mieux valait être prudente. J’avais un certain instinct de survie et je sentais qu’il me mettrait des bâtons dans les pattes, même s’il affirmait ne pas le vouloir. Que ferait-il ? Qui serait à la tête de Genetic ? Est-ce que j’y aurais toujours ma place ? Est-ce que je gagnerais encore ma vie ? Je n’avais pas envie de recommencer de zéro. S’il le fallait, je le ferai, mais hors de question que ce soit un homme tel que lui qui m’y ramène. Et s’il avait l’habitude que ses feintes fonctionnent sur d’autres, il devait savoir que ce n’était pas le cas pour moi.

Il ne semblait pas disposé à me donner des réponses et apparemment il avait décidé de relever le challenge en n’esquissant pas le moindre geste et en affirmant que nous prendrions racine. Qu’importe, j’étais patiente.

« J’aime votre défi… »

J’avais murmuré ces mots alors que nos souffles se mêlaient. Si quelqu’un entrait dans la pièce à cet instant, nul doute sur ce qu’il penserait. Pourtant, cette fois, je ne fis aucun geste. Je n’éprouvais même pas cette envie de sentir de nouveau une caresse sur mon visage. Il n’était donc qu’un salaud. Fin de l’histoire. Un parmi tant d’autres. Un comme les autres. Et doublé d’un lâche en plus. Je m’en doutais. Il suffisait de le pousser dans ses retranchements pour qu’il fuie. Il paradait et faisait le fier, mais dès qu’on creusait un peu, il n’était qu’un homme qui fuyait. Il ne voulait pas coucher avec moi ? Soit, grand bien lui fasse, hors de question que je couche avec un blondinet avec plein de bouclettes qui ne trouve rien de mieux à faire qu’à se laisser tomber comme un mollusque dans une salle de sport. Il était peut-être gay en fait. Quoique non, il avait été avec la Reynolds… oui, en effet, il y avait de quoi devenir gay.

Je ne comprendrai jamais son geste puisque lui-même était incapable de l’expliquer. Soit, nous avions au moins ceci en commun. Comme le café que nous ne prendrons visiblement pas ensemble. Ce serait le drame de ma vie.

"J'aurais accepté votre café si vous aviez été honnête et que vous aviez répondu à mes questions. Mais apparemment, vous n'êtes même pas capable de cela."

Je me reculai également et le regardai faire sa vierge effarouchée qui me fuyait. Il n’était pas un héros, il n’était pas quelqu’un sur qui on pouvait compter. Il n’était qu’un de plus qui me tournait le dos.

« C’est ce que vous ferez quand vous serez face à Tussle ? On va vous presser un peu et vous allez renoncer ? Vous n’êtes même pas capable de relever un simple défi contre moi et vous voulez me faire croire que vous allez changer les choses ? Vous avez piètre opinion de moi et vous n’avez pas réussi à faire que je vois en vous l’homme que vous prétendez être. Je plains les êtres que vous prétendez vouloir protéger, si vous renoncez si facilement. Quand bien même j’aurais pu croire l’espace d’un instant que vous aviez suffisamment de tripes pour faire ce que vous dites, votre fuite en dit long. Même pas capable de convaincre quelqu’un de prendre un café et ça veut changer Genetic ? Je sais que vous allez m’ignorer et partir comme si vous n’aviez rien entendu ou que ça ne vous atteignait pas. Alors si vous ne pouvez pas tenir un bras de fer, bon vent, M. Wheterford. »

Et j’étais gentille, j’aurais pu lui dire que je pensais que sa Reynolds l’avait quitté car il n’était qu’un lâche, qu’il fuyait et que même ses proches ne devaient plus avoir confiance en lui. Peut-être qu’il aurait au moins eu le mérite de s’énerver et de montrer son vrai visage, celui d’un homme qui voulait réellement changer Genetic. Mais il serait encore capable de me soutenir que tout allait bien dans le meilleur des mondes pour lui. Incapable de défendre son point de vue et il espérait me convaincre. Hey bien. J’étais déçue. Et déçue de moi d’avoir été perturbée par un homme de si peu d’intérêt dans le fond. Puisqu’il avait apparemment renoncé à se concilier mon aide, je notai dans un coin de ma tête de parler de son cas à Tussle. Autant que le CA sache qu’un ver se promenait dans le fruit.
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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Dim 30 Déc - 15:42

Quand une discussion n'aboutissait à rien, il fallait se résoudre à l'interrompre et à passer à autre chose. J'avais cru qu'en offrant un café à la jeune femme, on discuterait, on apprendrait à mieux se connaître. Peut-être même arriverions-nous à nous faire confiance. Ce dernier point commençait à relever du domaine de l'impossible. Elle désirait que je réponde à ses questions. Je la sentais prête à courir pour prendre l'ascenseur, monter les étages, entrer en trombe dans le bureau de Tussle et lui parler de moi. Comment voulait-elle que je lui réponde alors que j'avais cette sensation qui me dictait de ne pas le faire ? Il valait mieux tourner les talons et en rester là pour cette fois. Ce fut ce que je fis, empruntant le chemin qu'elle avait elle même emprunté avant que je lui barre la route. Fin de l'histoire de notre rencontre.

Je m'apprêtais à l'inscrire ce mot fin quand la première question fut balancée dans mon dos. Aussitôt je m'arrêtais de marcher. Les doigts de ma main droite se refermèrent, se crispant et devenant presque blanc à force de les serrer. C'était la première vraie réaction corporelle que je laissais percevoir. Lui tournant toujours le dos, ma respiration se bloqua un bref instant. Je me forçais à garder mon calme alors qu'elle me débitait tout un monologue, me descendant en flèche. Un instant je m'égarais dans mes pensées. Tussle... Nous ne serions jamais amis lui et moi. Je me demandais même s'il en avait tellement il était obnubilé par le pouvoir. Nous ne prendrions jamais de café ensemble non plus. Je ne supportais pas cet homme, je me contentais de le tolérer. Je savais pertinemment qu'une approche directe me mènerait droit au mur, voire même six pieds sous terre.

Je finis par me retourner alors qu'elle plaignait les gens que je voulais protéger. Mon poing ne s'était toujours pas desserré, seule trace de mon agacement. Je me contentais de la regarder alors qu'elle continuait à parler, me provoquant ouvertement. Quand elle eut fini, je l'observais encore un bref instant avant de me tourner une nouvelle fois. « J'aime votre esprit provocateur mademoiselle Cooper. Il doit faire mouche souvent pour énerver les gens. » Ce n'était que vérité et ce que je pensais. Je venais finalement d'ouvrir ma main, relâchant la pression que j'exerçais sur mes doigts. La jeune femme était douée, elle aurait pu réussir à me faire exploser. J'avançais de quelques pas en direction de la sortie. Je n'avais rien à lui prouver. Je ne lui devais rien. Elle avait une bien piètre opinion de moi et sans doute celle-ci ne changerait jamais.

Je me retournais pourtant à un moment pour de nouveau lui faire face. « Tenir un bras de fer ne me dérange pas Dakota si je vois de l'autre côté quelque chose qui aboutit. Pour le moment, je ne vois absolument rien en ce qui vous concerne. Pensez ce que vous voulez de moi, descendez moi en flèche, je ne m'écroulerai pas pour autant. La vie est un combat, vous le savez tout aussi bien que moi et ça fait des années que je l'ai compris. Vous pensez que je renonce à vous convaincre ? Je ne vois pas l'intérêt de le faire à l'heure actuelle, pas quand j'ai cette impression qu'une fois que je vous aurais donné les informations que vous voudrez, vous vous empresserez de courir dans le bureau de Tussle pour tout lui reporter. C'est ce que vous allez faire n'est-ce pas ? Peut être même que vous êtes déjà prête à y courir à cet instant. J'ai compris ce que vous m'avez dit. Genetic est votre maison, vous protégez ce groupe et vous ne voulez pas que ça change. Tant que le chèque en fin de mois est conséquent, c'est tout ce qui vous importe n'est-ce pas ? De quoi vivre honorablement, de vous offrir vos petits pêchés mignons. Vous plaignez ceux que je protège. Je vous plains vous et ce côté superficiel derrière lequel vous vous cachez. J'espère vraiment qu'un jour vous aurez un cas de conscience. »

Je m'avançais ensuite pour ouvrir la porte de la salle. La gardant grande ouverte en la bloquant avec ma main, mon regard fixa la jeune femme avec un air de défi. « Après vous, courrez donc voir Tussle. Nul besoin de vous indiquer où se trouve son bureau, vous devez le connaître. »

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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Dim 30 Déc - 20:45

J’avais appris la patience. J’avais appris à placer mes pions. Et Keaton était, il fallait l’avouer, la première personne à avoir réussi à me faire sortir de mes gonds en aussi peu de temps sur mon lieu de travail. Il fallait donc que je me reprenne, ce que je fis. Je pouvais être aussi têtue que lui, s’il en doutait, il s’en rendrait vite compte. Je ne savais pas où tout cela nous mènerait. Probablement nulle part. Sa croisade ne m’intéressait pas et visiblement, il n’était pas plus décidé que cela. Mais j’avais aussi la sensation qu’il me serait très utile pour m’entrainer. Si face à lui je parvenais à garder mon flegme, je pourrai tout faire, tout réussir. Et franchement, personne ne pourrait plus jamais pousser aussi loin mon énervement. J’avais donc tout à gagner de notre petit échange.

Et je n’étais pas loin de gagner notre bras de fer, à voir la jointure de ses articulations blanchir. Un sourire naquit sur mes lèvres mais je le fis vite disparaître, pour n’offrir à Keaton qu’un masque de marbre. Il ne méritait que cela de toute façon. Le trouble était passé. Je n’avais plus de doute sur sa valeur. Il n’était plus qu’un être qui m’amuserait si j’arrivais à passer outre le sentiment d’exaspération qui m’habitait en sa présence. Quand il se tourna de nouveau vers moi, je me demandais s’il allait être comme tous les autres et me coller son poing dans la figure. Vue son manque évident de talent au combat, au mieux je le mettais KO en une minute, au pire, je ne ressentirais qu’une pichenette. D’autres plus costauds m’avaient déjà amochée, ce ne serait pas lui qui ferait des dégâts. Mais le coup ne vint pas et son regard se détourna de nouveau. A force, il allait me donner le mal de mer. Oh, mais j’avais donc le droit à un compliment ? En tout cas, je décidai de prendre cela pour un compliment.

« Souvent. Nous devons avoir ce don en commun… »

Ou pas. Je supposai que la plupart des gens, dégoulinants de bons sentiments, bien-pensants et évoluant dans un monde de guimauve, devaient l’aduler et le voir comme un sauveur. Moi je ne voyais rien de tout cela. J’avais besoin de voir et de savoir pour croire. Je refusais de croire en l’arrivée d’un monde nouveau avec un nouveau messie alors qu’il ne m’avait montré que le visage d’un homme qui ne va pas au bout des choses. Je ne pouvais risquer ma vie sur un tel pari. Il sembla reprendre ses esprits et sa contenance naturelle. Je le regrettais déjà. J’aurais voulu voir ce qu’il avait dans le ventre, au lieu de n’avoir qu’un flegme feint. Mais qu’importe.

Et un énième retournement. Mon dieu, cet homme était une vraie girouette. Il devait être infernal à vivre au quotidien. Et à mon avis, si nous devions un jour par malheur nous supporter de nouveau, je le ligoterais sur une chaise pour l’empêcher de jouer à la toupie humaine. Il me débita alors un flot de paroles, plus ou moins importantes. Blablabla, « la vie est un combat », oui, cela je le savais, i avait raison sur ce point. Je ne pus toutefois pas m’empêcher de me dire que nous avions encore un point en commun, ce que je ne soupçonnais pas. On avait beau chercher à nous abattre ou à nous faire tomber au fond du trou, on devait être comme des chiens enragés qui refusent de crever. Notre petite guerre risquait d’être interminable si nous étions de cet acier. J’écoutai sagement. Il pensait que j’allais tout balancer à Tussle. Oui, certainement, puisqu’il ne voulait rien me dire. Je n’étais pas débile, je savais savoir quand il fallait se coucher, renoncer, changer son fusil d’épaule. S’il avait eu un plan en béton, avec une équipe digne de ce nom que j’aurais reconnue supérieure à Tussle, je n’aurais rien dit. A quoi bon ? Tussle aurait été renversé. Moi, j’aurais redistribué mes pions sur l’échiquier. Mais puisqu’il n’avait rien de tangible à me montrer, alors autant tâcher de soutenir les valeurs sûres. Seule l’une de ses phrases fit réellement mouche. « Ce côté superficiel derrière lequel vous vous cachez ». La pointe de ma langue sortit instinctivement de ma bouche et je me mordit doucement la lèvre. L’exaspération reprenait. Que savait-il de moi ? Ce côté superficiel comme il disait me sauvait régulièrement. Alors que les cas de conscience ne servent à rien. A rien du tout sinon à se perdre en hésitation et à tout perdre. Je ne lui répondis rien mais je n’arrêtais pas de me demander si je serais capable de sécréter suffisamment de poison pour lui faire vomir ses entrailles. Il me mettait au défi d’allait voir Tussle ? Soit, je serai gentille et ferai ce qu’il me demandait. Ma bonté me perdra.

Sans aucune émotion, et sans le quitter des yeux, je pris la direction de la porte et du couloir. Une fois à l’extérieur, dans le couloir, je me tournai vers lui.

« Je n’ai pas pour habitude de poser des questions et que celles-ci restent sans réponse, M. Wheterford. Alors oui, je pourrai aller voir Tussle de ce pas et lui raconter qu’un illuminé a décidé de révolutionner Genetic, mais je n’aurais pas mes réponses. Donc je vais être claire avec vous, dites-moi ce que vous voulez faire. Dites moi à qui vous pensez et si j’ai un tantinet d’estime ou que je pense que votre projet n’a ne serait-ce qu’une infime chance de réussir, je ne dirais rien. Si vous décidez de rester borné comme vous le faites, je serai dans l’obligation de vous rappeler que contrairement à moi, vous semblez avoir des proches… Des proches qui pourraient avoir à pâtir de votre attitude. D’après vous, que se passera-t-il pour eux, si Tussle apprend ce que le grand Wheterford a derrière la tête ? Alors vous voulez les protéger… ou non ? »
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MessageSujet: Re: Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]   Lun 7 Jan - 15:42

Ma main était de nouveau ouverte, relâchant la pression que j'exerçais dessus. C'était comme si j'autorisais mon sang à reprendre une circulation normale, sans rien pour venir lui faire obstacle. Dakota aurait pu réussir à rompre les barrières que j'avais érigées autour de moi. Je n'avais pas perdu le contrôle, bien au contraire, je l'avais repris, la gratifiant même d'un compliment au passage. « Probablement, comme quoi nous ne sommes pas si différents. » Je venais de lui reconnaître que son esprit provocateur devait énerver plus d'une personne. En retour, elle m'avait renvoyé que cela devait être un don commun. Pourquoi pas, avoir des ressemblances avec cette femme ne me perturbait pas, et je ne considérais pas non plus que c'était une tare. J'apprenais même rapidement à la connaître ainsi. Un don pour énerver les autres, comme moi. Elle aimait le café, comme moi. Elle se battait pour survivre, je faisais la même chose. Et nous avions la même incompréhension sur nos gestes l'un envers l'autre. Mademoiselle Cooper devrait faire attention, elle se rapprochait dangereusement du côté ourson de l'être humain. Elle en était encore loin, trop occupée à se cacher derrière ce côté superficiel. Je la plaignais sur ce point et je l'invitais même à courir aussi vite que possible auprès de Tussle pour lui raconter notre discussion.

Nos regards ne se quittaient pas, se défiant alors qu'elle passait devant moi pour quitter la pièce et emprunter le couloir. Je commençais alors à compter mentalement les secondes. Une... Deux... Cette femme aimait avoir le dernier mot, et partir ainsi serait un affront pour sa personnalité. Quatre... Six... Ah, enfin elle se retourna ! Je relâchais la porte de la salle, lui faisant face et patientant bien sagement pour savoir ce qu'elle avait à me dire. Encore son souhait d'avoir des réponses à ses questions. Décidément, je devais l'agacer sur ce point, j'agissais et m'exprimais à l'opposé de ce qu'elle attendait de moi. Pourtant je voyais autre chose derrière son geste et ses paroles me le confirmèrent. Elle n'irait pas voir Tussle quoiqu'elle puisse dire. Elle pensait que j'étais un illuminé et qui accorderait foi aux propos d'un homme tel que moi ? Probablement quelques personnes mais sûrement pas Tussle. Je n'étais qu'un grain de poussière dans sa machine et il devait être persuadé qu'il était aisé de me nettoyer. Quel intérêt de m'apporter plus d'importance que j'en avais réellement ? Aucun.

Quand elle eut fini, je m'approchais de la jeune femme, couvrant la distance qui nous séparait pour m'arrêter à proximité d'elle. « Très bien vous avez gagné, je vais vous dire ce que je manigance. Vous savez jouer aux échecs ? » Ce jeu devait être une perte de temps pour elle. Je la voyais très mal rester assise devant un plateau à réfléchir durant plusieurs heures d'affilées pour tenter d'abattre son adversaire. C'était une femme d'action, le peu qu'elle m'avait montré me l'avait appris. Il ne lui avait fallu guère de temps pour me mettre au sol même si j'avais réussi à m'extraire partiellement de son emprise. Alors les échecs... Je me trompais peut être mais ce sport devait provoquer une surchauffe de cerveau chez elle. « Je songe à utiliser un gambit. Peut être que vous me ferez l'honneur d'utiliser un contre gambit. Je vous laisser méditer là dessus jusqu'à notre prochaine rencontre. Ou si vous percez ce qu'il y a de caché derrière mes propos d'ici là, courez voir Tussle. Si vous y allez avant avec juste comme information le mot gambit, je doute qu'il vous prenne au sérieux. »

Je m'interrompis, lui souriant gentiment. Nul doute que mon sourire devait l'agacer. Mes mots également si elle ne les comprenait pas. La discussion était terminée, je lui avais enfin révélé ce que je songeais à faire. Alors heureuse ? Peut être ou pas du tout. Il y avait pourtant un dernier point à éclaircir. Quelque chose qui ne m'avait pas fait réagir mais sur lequel j'avais tilté. « Avant que j'oublie... j'utilise mon pouvoir à des fins défensives mais si on touche à l'un de mes proches à cause de vous, je n'hésiterai pas à opter pour son côté plus offensif. Ce n'est pas une menace mademoiselle Cooper, juste une mise en garde. Je n'ai rien contre vous à la base, vous comprendrez donc que ça sera seulement dans un contexte de protection que j'agirai ainsi. » Et sur ces quelques mots, je pris la direction non pas de l'ascenseur mais des escaliers. Mince, j'avais oublié encore un truc. La main sur la poignée de la porte, je me tournais une dernière fois vers la jeune femme. « Au fait, j'aurais pensé que vous auriez le goût du risque Dakota. Courir sur un tapis roulant... Vous risquez quoi, la chute et une foulure à la cheville ? Vous devriez essayer le surf, c'est tout aussi physique et au pire, on ne risque que la noyade. » Et sur ces quelques mots, je tournais les talons pour disparaître dans les escaliers que je remontais vers le rez de chaussée. Moquerie de ma part ? Possible, si elle lisait entre les lignes, elle comprendrait que je n'étais pas si calme et posé que je voulais bien le laisser croire. J'aimais également le goût du risque et le surf était une de mes passions. Si elle ne comprenait pas mes sous entendus, tant pis pour elle. Cette fois, notre première rencontre venait réellement de s'achever.

Terminé

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Nothing ever lasts forever, everybody wants to rule the world [Terminé]

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