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 I just wanted to protect you...

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Callie Newark


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MessageSujet: I just wanted to protect you...   Sam 10 Nov - 12:25

10 janvier 2011



Callie avait réussi à obtenir la permission de rentrer chez elle. elle s'était battue avec les médecins de Genetic mais elle avait finalement obtenu gain de cause en leur rappelant qu'une absence prolongée à l'UCLA allait sûrement éveiller les soupçons. Soupçons dont ne voulait surtout pas Genetic. Elle va su manoeuvrer avec brio et pouvait enfin pousser la porte de son appartement. Elle l'avait échappé belle, ses blessures s'étaient avérées sérieusement, notamment celle causée par la balle lui ayant perforé l'abdomen. Seule la rate avait été mise à mal par cette balle et heureusement, tout avait été réparé ou presque et elle pouvait vivre. Seulement, la douleur était encore là et surtout, elle devait faire attention à ne pas tirer sur les points de suture. En gros, repos forcé et entrainement remis à plus tard. Bien plus tard. Elle allait avoir tout le loisir de se consacrer uniquement à sa petite vie d'étudiante. Cette mission pour Genetic l'avait bien refroidie, elle n'avait pas envie de s'en mêler à nouveau tant qu'elle ne serait pas totalement remise.

Elle poussa donc la porte de son chez elle, mais une angoissante soudaine la prit aux tripes. Callie avait peur de ce qu'elle allait trouver de l'autre côté. Elle ne se souvenait pas d'avoir vu Craig mais Ben le lui avait dit "ton coloc s'est retrouvé là-bas aussi, il m'a vu t'emmener je crois". Craig avait du vivre la même épreuve qu'elle. Elle ne savait pas s'il avait pu s'en sortir, s'il avait pu fuir, elle ne savait rien. Elle n'avait pas eu l'occasion de lui donner de ses nouvelles ou même d'en prendre. Elle ne savait pas s'il avait compris que... Genetic l'avait emmenée. Qu'elle en faisait partie, qu'elle lui avait en quelques sortes menti.

L'appartement semblait vide. Craig n'était pas là. Callie soupira de soulagement, elle avait besoin de se préparer. Elle alla dans sa chambre pour déposer ses affaires. tout était à sa place, Craig n'avait rien touché. Ou alors, s'il avait fouillé son intimité, il avait bien masqué ses traces. Elle alla dans la chambre de son colocataire. Le lit était défait. Callie fut soulagée : il était encore là. Elle était fatiguée, elle avait mal. Elle prit une dose de calmants et alla s'affaler sur le sofa. Elle se couvrit avec le plaid de Craig et se laissa envoûter par son odeur tandis que les médicaments faisaient leur effet.

Le bruit de la clé affrontant la serrure la réveilla. Elle peina à ouvrir les yeux, à se rappeler où elle était, ce genre de choses. Elle avait encore la tête dans le brouillard, les effets n'étaient pas totalement dissipés mais elle avait à nouveau mal. Elle bougea doucement tandis que Craig pénétrait dans l'appartement. Le voir en bonne santé lui faisait du bien. Elle lui sourit faiblement, toujours angoissée à l'idée d'une confrontation. Elle ne voulait plus lui mentir mais avait surtout peur qu'il la juge, elle qui ne se laissait atteindre par personne d'ordinaire. « Salut. » Elle articula le mot avec peine. Elle se redressa doucement en grimaçant et attrapa le verre d'eau sur la table basse pour en boire une gorgée.

Qu'il crie, qu'il la fusille du regard mais surtout qu'il ne lui en veuille pas....
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MessageSujet: Re: I just wanted to protect you...   Mar 13 Nov - 22:24

J’appuie sur l’unique bouton de mon téléphone. L’écran s’éclaire et une date apparait. Nous sommes le 10 janvier. Putain, seulement ? J’ai l’impression que le temps s’écoule lentement, trop lentement. Comme ci un plomb était accroché à la trotteuse pour l’empêcher d’égrainer les secondes. D’habitude, le temps s’écoulait rapidement, frénétiquement, emportant le monde entier dans sa course folle. Là, non. Pourtant, la journée touche déjà à sa fin mais je n’écoute pas ce que dis le prof. C’est la dernière demi heure et je sais que bientôt, je devrais rentrer à la maison. Mais je n’en ai pas envie. Parce que là, je serai tout seul. Parce qu’elle n’est pas rentrée. Parce que sans elle, l’existence a un étrange gout salé. J’ai pas envie de sursauter à chaque bruit dans l’escalier, pas envie d’espérer encore. J’en ai plus la force. Je dors plus. Aujourd’hui, cela fera le onzième jour. J’en ai marre de les compter.

La cloche retentit, me donnant le feu vert pour rentrer chez moi. Avant, j’étais ravi. Avant, je souriais. Et le pire dans tout ça, c’est que je ne peux même pas aller perdre mon temps au skate park. Mon poignet est plâtré. J’ai fait ce que j’ai dis que je ferais. J’ai souffert le martyr pendant trois jours, le temps que le fiasco de Central Park se tasse. Puis, j’ai annoncé une chute de skate board en me présentant à l’accueil des urgences. J’ai passé le pire nouvel an de toute ma vie. Abruti de calmants et d’anti douleurs, le poignet dans un seau à champagne rempli de glace. Ce soir là, je n’ai pas attendu minuit pour m’endormir. Happy new year…

Je grimpe les escaliers, un à un. Ma main valide fouille ma poche jusqu’à ce que mes doigts effleurent mes clés. Je bataille avec la serrure, la proprio n’a encore pas appelé le serrurier. Franchement, je n’ai même pas la force de l’appeler pour l’engueuler. Pourtant quand je balance mon trousseau sur la table, je comprends qu’il y a quelqu’un. Une tête émerge de derrière le dossier du canapé. Mon sac m’échappe, retombe sur le parquet dans un bruit assez assourdissant. Je claque la porte.

Elle est rentrée. Elle est vivante.

Je remarque qu’elle est couchée sous ma couverture. Mais cela n’arrive pas à m’attendrir. Je lui en veux. Je suis soulagé de la voir là mais je lui en veux. Salut. C’est tout ce qu’elle trouve à me dire ? Après tout les messages que je lui ai laissés sur son répondeur et les sms ? Elle se fout de ma gueule. J’avance jusqu’au frigo sans un mot et m’empare d’une cannette de soda. Puis je le referme et m’appuie contre. Depuis la cuisine, je la vois bien. Elle est toujours aussi jolie.

« T’es revenue chercher des affaires ? »

C’est tout ce qu’il m’échappe. Mais pourtant, je n’ai pas envie qu’elle s’en aille, qu’elle aille vivre je ne sais où avec son molosse dont j’ai oublié le nom. Ce type m’exaspère presqu’autant que le plâtre qui enserre mon poignet.

« Tu m’as menti, Callie. »

J'ai pas envie de m'énerver après elle. Je suis fatigué, lassé. Elle a disparu sans me donner la moindre nouvelle. La déception et la tristesse s’entendent dans ma voix. Elle m’a menti et a perdu ma confiance. Je sais qu’on ne s’était rien promis mais je pensais que ce qu’il y avait entre nous deux était différent. Je devrais arrêter de penser.
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Callie Newark


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MessageSujet: Re: I just wanted to protect you...   Mer 14 Nov - 10:07

Le regard qu'il lui lançait suffisait pour que Callie comprenne la distance physique qu'il mettait entre eux. Elle ne s'était pas attendue à ce qu'il soit content de la voir rentrer comme une fleur après plusieurs jours sans nouvelle mais elle aurait cru que... La voir vivante suffirait à effacer son silence. Elle n'avait plus de téléphone de toute façon, il avait été malmené à Central Park et... Non, ce n'était pas une excuse, elle connaissait son numéro par coeur. Elle n'avait juste pas eu le courage de lui envoyer un simple message pour lui dire qu'elle allait bien. Elle n'avait pas eu la force de le rassurer parce qu'elle n'avait pas su se rassurer elle-même depuis cette triste soirée. Elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même. Mais Craig l'avait toujours su, elle ne lui avait jamais caché qu'elle était un électron libre qui pouvait passer d'un atome à l'autre sans hésiter bien longtemps. Il ne pouvait pas lui reprocher d'avoir été égale à elle-même, si ? Non, il fallait qu'elle arrête de se chercher une excuse, aucune n'était valable. Ben lui avait dit que Craig l'avait vue dans un état pitoyable, elle aurait dû lui dire comme elle allait, elle aurait vraiment dû.

Elle remarqua son plâtre. Avait-il été blessé lui aussi ce soir là ? Elle crevait d'envie de lui demander comment il allait, ce qu'il s'était passé pour lui et pourquoi est-ce qu'il s'était retrouvé là-bas, au milieu de mutants complètement tarés. Mais demander tout ça reviendrait à devoir jouer cartes sur table et Callie n'en avait pas la force, pas aujourd'hui. Seulement, le regard inquisiteur de Craig semblait ne pas lui en laisser le choix.

Sa question lui fit l'effet d'une grande claque. « Tu veux que je parte ? » C'était l'une des rares fois où Callie n'était pas sûre de la réponse à laquelle s'attendre. Elle avait cru que Craig était quelqu'un de spécial. Pour elle en tout cas. Une personne différente des autres qui avait su la faire flancher dans son objectif de ne jamais se dévoiler entièrement. Il était l'une des rares personnes avec qui elle se sentait elle-même. Ben avait mis des années à percer sa carapace, à créer ce lien entre eux qui faisait que Callie savait pouvoir compter sur lui et inversement. Mais avec Craig, tout s'était fait très vite et surtout naturellement. Pourquoi est-ce qu'il ne le comprenait pas ? Pourquoi est-ce qu'il semblait ne pas voir à quel point c'était différent entre eux ? Callie n'arrivait pas à bouger, elle voulait se lever, le rejoindre, lui dire qu'elle n'avait jamais voulu partir mais elle était comme accrochée au sofa, sans pouvoir en bouger. Et ça n'avait rien à voir avec sa blessure qui avait décidé de la faire souffrir autant que son âme.

Mentir de but en blanc ? Elle ne l'avait pas fait. Mentir par omission ou en jouant sur les mots ? Oui. Et elle ne le regrettait pas. Elle ne regrettait rien de ses secrets, la jeune fille lui avait sciemment caché des choses pour le protéger. Et même s'il s’avérait qu'elle s'était royalement plantée, elle avait fait ça pour lui et elle l'assumait. « Je ne t'ai pas menti Craig. Jamais. Je... » Douleur soudaine et fulgurante. Elle ferma les yeux une seconde, priant pour que son visage ne soit pas le miroir de sa souffrance physique. Elle savait cacher ses autres douleurs. « Je t'ai dit que je me tiendrais éloignée de ce qui ne me concernait pas et je l'ai fait. » Genetic la concernait, Genetic était toute sa vie. Ou presque. Elle avait été appelée sur le terrain, elle avait été formée dans ce but, alors elle avait fait ce qu'on attendait d'elle. « Ben m'a dit que... Qu'il t'avait vu. C'est là-bas que tu ...? » Elle regarda le plâtre. S'il n'avait eu que ça, il s'en remettrait. Même les visions d'horreur finissent par s'évaporer de l'esprit...
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MessageSujet: Re: I just wanted to protect you...   Lun 19 Nov - 17:03

J’essaye de boire mon soda sans en broyer la cannette en aluminium. Je pensais que revoir Callie m’emplirait de joie et me soulagerait. Mais en fait… Non. Enfin, si. Mais la rancœur a pris le pas sur toutes les émotions annexes. Je sais pourtant que Callie n’est pas une fille que l’on peut enchainer, à qui l’on peut demander de rester tranquillement là et de ne pas bouger. Ce n’est pas ce que je lui demande d’ailleurs. Son indépendance me plait. Mais aujourd’hui, quand je la regarde, c’est comme si je ne la reconnaissais plus. Elle a disparu, pendant douze longs jours. Sans me donner la moindre nouvelle et ça, je ne suis pas prêt de lui pardonner. Elle me demande si je veux qu’elle parte. Oui, non, je sais pas. Qu’elle reste, si elle en a envie. Qu’elle parte, si elle le désire. Mais pitié, qu’elle arrête de me prendre pour un con. Je lève les yeux vers elle, je termine quand même par broyer ma cannette qui fini sa vie dans la poubelle déjà trop remplie.

« Tu fais comme tu veux. Mais dans la mesure où tu n’as pas donné signe de vie pendant douze jours, excuse-moi de penser que tu n’as plus envie de vivre ici. »

Je regrette presqu’instantanément mes paroles. Mais je n’en laisse rien paraître. Je ne veux pas qu’elle voit que je flanche. Je ne veux pas déroger à ma ligne de conduite : il faut qu’elle comprenne que j’ai vécu douze jours affreux. Que je ne la pardonnerai pas si facilement. Que l’ombre de sa disparition planera toujours au dessus de nos têtes. Toujours.

Elle m’affirme qu’elle n’a pas menti, qu’elle s’est tenue éloignée des choses qui ne la concernaient pas. Je fronce les sourcils, serre les poings. Enfin, le poing, le seul valide qu’il me reste. Elle se moque de moi, elle me prend pour un con. Encore. J’ai parfois l’impression que je ne compte pas pour elle. Que je ne suis qu’un parmi tant d’autre. Je ne suis pas Ben. Au fond, c’est peut être ça le problème. Je ne suis pas lui.

« Arrêtes de te foutre de ma gueule ! » J’hurle, je perds mon calme, ça ne me ressemble pas. « Tu vas me dire que ce qu’il s’est passé la bas te concerne ? Que les types qui nous ont tirés dessus sont tes potes ? Ils ont manqué de tuer une gamine bordel ! Ils ont manqué de te tuer ! Si tu cautionnes et pardonnes, moi pas. »

Elle prononce le nom de ce toquard et j’ai envie de lui coller la main qu’il me reste dans la figure. A lui, pas à elle. Je ne frappe pas les femmes, ce n’est pas dans mon caractère. Je contracte la mâchoire, j’essaye de me contenir pour ne pas être virulent. Mais c’est peine perdu, le stress, l’angoisse et la colère accumulés pendant ces douze jours prennent le dessus.

« Oh… Ben. Le merveilleux, le fantastique Ben. Il n’a pourtant pas empêché ses malades de te tirer dessus. Tu imagines, ce que ça ma fait, Callie ? Regardes moi dans les yeux et ose me dire que tu imagines ! »

Sans m’en rendre compte, je m’étais rapproché. Mon regard glisse sur mon plâtre. Si elle savait comme je m’en balance.

« Ouais, j’suis tombé… » Je me contente de marmonner.
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Callie Newark


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MessageSujet: Re: I just wanted to protect you...   Mer 28 Nov - 11:31

Tout ce qui se déroulait sous ses yeux était la raison pour laquelle elle n'avait jamais voulu dire quoi que ce soit à Craig au sujet de sa vie à Genetic. Elle avais su qu'il ne comprendrait pas, qu'il n'accepterait pas. Il ne savait rien de la réalité et elle se heurtait à un mur de pierres froides et tranchantes. Elle avait mal, partout, en elle, sur elle, au creux de son âme. Ne le voyait-il pas ? Non, parce que bien sûr, elle avait pris le plus grand soin pour lui cacher qui elle était vraiment, pour ne montrer que ce qu'il avait besoin de voir. Tout était de sa faute au fond, non ? Mais si elle lui avait tout dit depuis le départ, aurait-elle pu vivre avec lui et apprendre à le connaître ? Evidemment que non, il l'aurait repoussée dès le départ, l'aurait traitée de folle, peut-être même de monstre. Et elle n'était pas un monstre, pas au sens premier du terme en tout cas.

Et l'évocation de Ben n'avait fait qu'empirer les choses. Callie avait cru que lui donner une nom qu'il connaissait lui ferait comprendre qu'elle ne lui avait pas tout cacher mais ça avait été vain. Il ne voulait pas comprendre, il ne pourrait pas comprendre. Comment pourrait-il ? Elle avait grandi dans cette ambiance, elle avait perdu ses parents, Genetic l'avait recueillie, l'avait élevée, avait fait d'elle cette jeune fille qu'elle était aujourd'hui. Sans Genetic, elle aurait erré de foyers en foyers, n'ayant aucune famille. Elle aurait été jetée dans la gueule du loup : une mutante orpheline était une cible de rêve pour certains dégénérés qui étaient dans le secret. Ben était une pièce de ce puzzle qu'était sa vie, une pièce importante, à sa façon. Et Craig ne savait rien.

Les yeux toujours fixés sur son plâtre, Callie fut soulagée de savoir que c'était la seule blessure qu'il avait ramenée de Central Park. Elle avait été moins chanceuse mais elle avait reçu des soins de qualité, lui aurait sûrement dû aller à l'hôpital et... Elle ferma les yeux, quelques secondes, juste pour faire une pause. Pour laisser les cris du jeune homme résonner dans sa tête. Est-ce qu'il comprendrait si elle lui expliquait ? Est-ce qu'il saurait prendre la situation dans son ensemble ? Elle en doutait. Craig était un homme bien trop droit pour accepter que Genetic agissait au mieux. « Tu ne sais pas ce qu'il s'est passé, n'est-ce pas ? » Il s'était rapprochée, elle n'avait plus besoin de forcer son corps à se maintenir droit, elle s'était simplement relâchée en s'affalant dans le sofa pour faire taire la douleur.

« Des fous ont cherché à diffuser sur toutes les ondes mondiales leur conférence sauvage. Ils voulaient révéler au monde l'existence des mutants. J'étais là-bas parce qu'il fallait un maximum de personnes pour les arrêter tout en protégeant les civils qui s'étaient laissés attirés dans cette embuscade. J'ai choisi de m'impliquer dans tout ça et j'ai mes raisons. Je me suis engagée pour préserver le secret et protéger la population des criminels comme ces types. Tu ne peux pas me juger ou encore juger Ben - que tu ne connais même pas - alors que tu fermes les yeux sur ce qu'il se passe réellement à l'extérieur. » Elle avait relevé les yeux vers lui et le sondait de son regard. Il n'appréciait pas ses paroles, elle en était consciente. Mais il voulait savoir, non ? « J'ai été blessée mais si ça m'a permis d'aider des gens, je ne regrette rien. »
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MessageSujet: Re: I just wanted to protect you...   Dim 16 Déc - 21:53

J’arrive pas à croire qu’elle fait partie de tout ça. J’arrive pas à me mettre en tête que, finalement, je ne connais rien de cette fille qui me fait face. Elle n’est pas Callie, elle n’est plus Callie. Je n’ai pas la prétention de dire que je la connaissais sur le bout des doigts, mais j’étais à mille lieux de m’imaginer qu’elle puisse d’une façon ou d’une autre être mêlée à tout ce bordel. Je ne sais pas dans quel camp elle se trouve. Et honnêtement, je m’en fous. Je ne veux pas savoir si c’est une activiste idéaliste à tendance bisounours œuvrant pour le groupuscule d’adolescents ou bien si elle est employée par un labo pharmaceutique pour le moins glauque et douteux. De toute façon, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Je ne veux rien savoir. Je ne veux absolument plus rien savoir. Pourtant… C’est de cette fille, que je regarde mais que je ne reconnais plus, que je suis entiché. Elle m’a manqué, atrocement. J’ai eu peur pour elle au point de ne plus en dormir des nuits.

Et le pire, vous savez c’est quoi le pire ? C’est qu’elle a disparu pendant presque deux semaines, qu’elle n’a répondu à aucun de mes appels ni de mes sms, et que la première chose dont elle me parle c’est de ce Ben. Ce type particulièrement antipathique qui a le don de me faire sortir de mes gongs. Je crois que si je le recroise un jour, je lui colle ma main dans la gueule. Je le hais ce gars, je suis persuadé que c’est lui qui entraine Callie dans toutes ces conneries. Tout comme je suis persuadé qu’elle le suit comme un mentor.

J’ouvre grand les yeux, ma bouche se déforme en un rictus agacé et énervé. Callie continue de me prendre pour un imbécile. J’hoche la tête de gauche à droite avant de prendre une grande inspiration. Il faut impérativement que je me calme.

« Et bien explique le moi, puisque tu as l’air d’être bien au courant de tout ce qu’il se passe. »

Mon ton est probablement plus dur et plus méchant que je ne l’aurais voulu. C’est ce qu’elle fit, elle m’expliqua pour les fous, pour le message qu’ils voulaient faire passer. Elle s’est trompée, j’ai compris. J’ai risqué ma vie pour cette saloperie d’émetteur. Je remarque alors qu’elle s’affale dans le canapé, qu’elle peine à se maintenir droite. Soudainement, je prends conscience que je ne lui ai même pas demandé ce qu’elle avait. Si elle s’en remettait bien. Je ne lui ai même pas demandé, si comme à Halloween, elle voulait passer la nuit avec moi. Une brève lueur de compassion passe dans mon regard avant de s’éteindre à l’instant même où elle me demande de quel droit je juge Ben.

« Des civils ? Mais tu t’imagines faire partie d’une armée ? T’as que vingt ans Callie et je vais te dire ce qu’il se passera le jour où tu n’auras pas ton Ben le Supeman pour te tirer d’affaire. Tu vas te faire massacrer. J’étais là, j’ai vu une gamine se faire tirer dessus parce qu’elle a voulu faire fondre l’émetteur. Protéger la population… Laisse-moi rire. Tu n’as jamais pensé que le danger pourrait venir de vous ? De votre organisation ? » Je marque un temps d’arrêt. Elle ne va pas apprécier et honnêtement, je m’en contrefiche. « Ce que fait Ben, dans quelle merde il s’empêtre, je m’en balance royalement. Je ne juge pas, cela m’indiffère. Par contre, tu ne pourras jamais m’empêcher de m’inquiéter pour toi. »

Finalement, je me radoucis. Cela ne sert à rien de lui gueuler dessus. Callie est quelqu’un de borné, il ne changera pas d’avis parce que je ne suis pas d’accord avec elle. Et même si je suis en rogne, même si ce qu’elle fait me débecte, elle n’en reste pas moins Callie. Une Callie dont je ne connais plus rien.

« J’ai pas arrêté de me demander ce qu’il était arrivé et si tu pensais à moi, quelque soit l’endroit où tu te trouvais. Pendant un temps, j’ai imaginé le pire. Et ça m’a fait flipper. J’ai passé douze jours à flipper pour toi. Tu n’as pas le droit de débarquer ici et de me dire que tu ne regrettes pas. Pour nous, ce n’est pas juste. »

Nous ? Est-ce qu’il restait un nous ? Non plutôt, est-ce qu’il y en a un ?
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Callie Newark


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MessageSujet: Re: I just wanted to protect you...   Mer 23 Jan - 15:34

Callie souffrait, sa blessure la lançait, elle voulait juste qu'il arrête, qu'il se taise. Il ne savait rien, même sa façon de lui faire croire qu'il était au courant se révélait être un bide. Un énorme bide. comme leur lien. Il n'y avait rien. S'il ne pouvait pas comprendre, il ne pouvait pas représenter quoi que ce soit pour elle. Et il ne connaissait pas Ben. Il fallait qu'il arrête, vraiment. Elle le connaissait depuis des années, était l'un des seuls à qui il accordait sa confiance et comptait bien plus pour elle que le pauvre petit colocataire en mal d'attention qu'était Craig. Parce que c'était ça, non, le fond du problème ? Le petit Craig n'avait pas apprécié d'être mis à l'écart, il ne voulait pas connaître les règles du jeu mais voulait entrer dans la partie histoire de pouvoir dire "j'ai tout vu, c'est nul". Callie le détestait là tout de suite. Elle détestait sa façon de ne pas saisir l'importance des actions auxquelles elle adhérait. Mais elle l'avait toujours su. Elle avait toujours su qu'il ne comprendrait pas et c'était pour ça qu'elle ne lui en avait jamais parlé. Parce qu'il n'était pas fait pour ça. Pas fait pour comprendre. Et il n'était visiblement pas fait pour l'accepter elle, avec ses choix et ses convictions. Avec ses silences.

Elle se redressa doucement, sentant la douleur lui déchirer les entrailles, le visage pâle, les traits tirés. Il voulait en parler ? Très bien. Elle mettrait fin à la discussion pour lui, ça n'était pas un problème, elle savait comment faire taire ceux qu'elle désirait ne plus entendre. Elle perdait son calme, elle perdait l'armure qu'elle s'était forgée mais elle s'en foutait. Elle avait besoin de faire sortir sa colère et sa douleur. Et Craig semblait tout disposé à prendre tout cela dans sa petite gueule d'ange. « Comment crois-tu que les conflits entre mutants sont limités ? Tu ne trouves pas étrange que le nombre de fous à pouvoir soient limité ? Mon pauvre Craig, tes illusions te perdent. Je suis jeune mais ça fait des années que je vis immergée dans ce monde-là parce que mes parents sont morts pour protéger des gens. Mais ça, tu ne peux pas le comprendre. Tu vis depuis toujours dans ta petite bulle rose. L'horreur, tu ne la connais pas. Ce qu'il s'est passé à Central Park n'est rien à côté de tout ce qui te passe sous le nez sans que tu ne t'en rendes compte. Tu ne peux pas comprendre tout simplement parce que tu n'as pas vécu l'horreur. Tu as juste vu ce qu'il se passe quand un groupuscule se prend pour le maître du monde. Et des gens comme ça, il en existe des centaines voire des milliers. Alors non, ce que je fais n'est pas la source du problème. Ce que je fais permet de limiter les actions débiles de gens qui comme toi portent des œillères. »

Même les mots qui auraient dû la toucher, lui faire prendre conscience que Craig tenait à elle ne réussirent pas à l'atteindre. Elle était fatiguée par ce qu'il s'était passé et elle n'avait aucune envie d'être réceptive face au petit problème de Craig. « Il n'y a pas de nous Craig. Tu l'as dit toi-même, tu t'attendais à ce que je prenne mes affaires et à ce que je me tire. T'en fais pas, lorsque le trou dans mon ventre sera pleinement réparé, je partirai. Je n'ai pas besoin d'un faux giminy criquet pour essayer de me faire croire que mon monde est illusoire. Reste dans ta bulle si ça te permet de te regarder en face le matin. » Elle aussi avait eu peur. Elle aussi avait pensé à lui mais elle ne pouvait continuer maintenant qu'il savait et qu'il rejetait ce qu'elle était.
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MessageSujet: Re: I just wanted to protect you...   Lun 18 Fév - 22:10

Il n’y avait pas de nous. Il ne pouvait pas y avoir de nous. Comment construire quelque chose dans des conditions pareilles ? Je la fixe. Je vois bien qu’elle a mal, elle est blessée au flanc. Je le sais, je l’ai vu. Cela devrait m’attendrir mais j’arrive pas à m’émouvoir. Un mois auparavant, j’aurais accouru tel un prince charmant sur son cheval blanc pour elle. Mais là, je me rends compte qu’elle en a rien à faire. Tout ce qui l’importe, c’est cette guerre de merde et Ben. Ben. Le fabuleux Ben. Elle a raison, je ne le connais pas. Mais je n’ai pas envie de le rencontrer. Qu’elle fasse sa vie avec si elle le souhaite mais surtout, qu’elle m’oublie. Qu’elle dégage de cet appartement et qu’elle m’oublie. Ca me crève le cœur et me tord les tripes ce que je suis en train de penser mais la colère m’aveugle. Demain, je sais que je vais le regretter mais là, à l’heure actuelle, je suis trop en pétard pour voir plus loin que le bout de mon nez. Ce qu’elle m’explique, c’est juste… Abracadabrant. Elle est grotesque. Il ne lui manque plus qu’un nez rouge et un chapeau de clown.

« Arrête Callie. Tu nages en plein délire… Ils ont fait de toi un petit soldat. Ils ont trouvé la bonne poire, celle qui obéit sans se poser de questions. Parce qu’elle veut suivre les traces de ses parents. Tu es de la chair à canon, ma pauvre. Tu n’auras personne pour te pleurer le jour où il t’arrivera quelque chose de grave. Tu ne comptes pas pour eux. Arrête d’imaginer que vous êtes une équipe, que tu fais partie d’une armée. C’est chacun pour soi, je l’ai bien vu à Central Park. Si je vis dans ma bulle, toi aussi. »

J’ai pas vécu l’horreur. J’ai préféré ne pas relever. Mais si les quinze derniers jours qui viennent de passer ne sont pas l’horreur, ça y ressemble pas mal. Elle ne veut pas s’imaginer ce que j’ai vécu et ça m’agace. Callie est trop préoccupée par les problèmes de son « armée » pour se soucier de ce qui est vraiment important. Elle, sa propre vie. Moi, ce qu’on aurait pu construire tout les deux. Je l’écoute me dire que nous ne sommes pas un couple, qu’il n’y a pas de nous. Je serre la mâchoire parce que ça me fait mal. Callie est vraiment une fille à laquelle je tiens. J’hoche la tête, je sens les larmes me monter aux yeux. Mon poignet me tire, les antis douleurs ne font plus effet je crois.

« Pourquoi crois tu que j’ai dis qu’il n’y avait pas de nous ? Tu crois que je vais supporter que tu disparaisses comme ça sans raison, pendant plusieurs semaines ? Et surtout le fait que tu ne m’expliques pas parce que tu es partie du principe que je ne peux pas comprendre. » Je m’arrête de parler. Elle vient de me dire qu’elle partira une fois sa blessure réparée. Non, je n’ai pas envie qu’elle parte. Je n’ai pas envie qu’elle retourne là où elle était avant. C’est comme un électrochoc. « Ecoute. J’ai parlé un peu vite. Tu sais très bien que je ne veux pas que tu partes. Tu es ici chez toi, Callie. Simplement, je pensais que tu me faisais assez confiance pour me parler de ces choses là. Je me suis inquiété pour toi. Pendant deux longues semaines. »

Je m’approche suffisamment et je finis par m’asseoir à côté d’elle. Je sors un paquet de cigarette tout fripé de ma poche et en extirpe une clope. Je l’allume avant de poser le paquet tout raplapla sur la cuisse de Callie.

« T’as pas arrêté de fumer quand même, si ? » Après je me rends compte que ma tentative de réconciliation est puérile. Je m’appuie contre le dossier et je fixe le plafond. « Ecoute… J’ai pas envie qu’on s’engueule pour des trucs pareils alors qu’on devrait se serrer les coudes. Qu’il n’y ait pas de nous, ok. Mais on peut rester amis. Tu n’es pas obligée de partir. »
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MessageSujet: Re: I just wanted to protect you...   Jeu 21 Fév - 15:53

Une conversation aussi creuse ne pouvait avoir réellement lieu. Ils ne se comprenaient pas et ne se comprendraient sûrement jamais. Ils n'avaient jamais vécu dans le même monde et croire que partager un petit appartement suffirait à les aider à communiquer était une erreur. Callie aurait mieux fait de garder une chambre pourrie du côté du campus, dans son coin, pour les soirs où elle n'aurait pas eu envie de rentrer à Genetic. Elle aurait dû continuer sa vie normalement, sans chercher à essayer de vivre une moitié de vie normale. Parce que rien n'était normal, son colocataire était un mutant, un imbécile qui croyait que parce qu'il avait vu un peu de sang un soir de décembre, il pouvait se permettre d'avoir un avis tranché sur la question. Que savait-il ? Rien. Et plus la jeune fille essayait de lui faire comprendre qu'il se trompait, moins il était réceptif. Autant arrêter d'essayer. Autant abandonner et que chacun retourne à sa petite vie. Ce serait mieux ainsi, plus simple, plus facile à vivre et moins douloureux surtout.

« Faire confiance aux autres c'est prendre le risque de se laisser atteindre Craig. Tu devrais te servir de cette leçon. Je te fais confiance pour certaines choses mais ce qui te dépasse ne te concerne pas. Ne pas savoir était la meilleure façon pour toi d'être préservé. » Dit-elle sans même le regarder. Elle lui faisait confiance pour les choses futiles de sa vie de jeune femme normale. Mais pas pour Genetic. Elle n'avait aucune confiance en son jugement et tout ce qu'il lui disait ne faisait que la conforter dans cette voie. « Nous avons tous nos limites. Tu viens de clairement m'exposer les tiennes en ce qui concerne la mutation. » Elle sortit une cigarette, prit le briquet des mains de Craig en occultant le contact de leurs peaux et l'alluma, inspirant longuement la première bouffée. Elle n'avait pas fumé depuis longtemps et ça lui fit du bien. Légèrement tourner la tête aussi. Elle s'affaissa un peu plus sur le canapé, cherchant la position la moins douloureuse.

Callie se tut un long moment, le temps de quelques bouffées supplémentaires. « Je reste jusqu'à ce que j'aille mieux. Je verrai pour la suite. On ne peut pas continuer comme ça, pas si tu dois me juger sans cesse pour mes choix qui ne te concernent en rien. Je suis libre, je l'ai toujours été et ce n'est pas mon nom au bas du bail de l'appartement qui change ça. Ce n'est pas une attaque Craig. Je veux juste que tu comprennes que je ne suis pas comme toi et je ne le serai jamais. Je n'ai pas la même définition de l'amitié que toi, pas la même définition de la mutation, pas la même définition de la vie. Et je ne veux pas avoir à supporter des reproches à chaque fois que je ferai quelque chose que toi tu ne ferais pas. » Elle ne le regardait toujours pas. Elle avait besoin qu'il comprenne qu'elle n'était pas une poupée éditée en série. Elle était une personne différente, elle l'avait toujours su et lui semblait l'avoir oublié. S'il voulait vivre avec une personne normale, qu'il cherche ailleurs.
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MessageSujet: Re: I just wanted to protect you...   Lun 15 Avr - 21:36

Un dialogue de sourds. Tout ceci n’était ni plus, ni moins qu’un dialogue de sourds. Callie campait sur ses positions et moi sur les miennes. On n’arriverait à rien de cette manière. On ne se comprenait visiblement pas. Ou alors on ne voulait pas se comprendre et c’était bien pire que tout. Je la regarde et je sais qu’elle a mal. J’aimerais la prendre dans mes bras, la porter jusqu’à son lit et veiller sur elle. Simplement, ce n’est pas possible. Elle me parle de confiance, j’ai l’impression de tourner en rond. J’ai l’impression qu’elle se répète, que je me répète. C’est gênant, dérangeant. Finalement, j’ai envie que cette conversation s’arrête là pour aujourd’hui. Les nerfs à vif, j’ai entamé les hostilités à peine fut elle rentrée. Je n’aurais pas du, je le regrette maintenant.

« Et vivre avec quelqu’un, même si ce n’est que ton colocataire, c’est s’engager à le respecter un minimum. C’est ce qu’imposent les règles de vie en société Callie. Tu devais me prévenir, ou me faire prévenir. Je me suis inquiété pour toi. Tu peux le comprendre ça, non ? » Je marque un temps d’arrêt. J’en reviens pas d’être obligé de lui expliquer une notion si simple que ça. C’est pourtant pas compliqué, si ? « Non, tu as décidé que c’était mieux pour moi. Je ne suis pas plus con qu’un autre, je suis parfaitement capable de comprendre. »

Elle me prend une clope et mon briquet. Ce soir, le contact de sa peau ne m’électrise pas comme d’habitude. Je la découvre sous un autre visage et j’aurai préféré de jamais le découvrir. Callie devait rester la jeune fille que j’ai rencontrée le jour de la porte ouverte de la fac. Pas cette mutante activiste qui se prenait pour Wonderwoman.

« J’espère que tu trouveras tes limites avant qu’il ne t’arrive un pépin. »

Puis commence un long moment de silence. Je me contente de fumer, de la laisser fumer et j’attends. Je ne sais pas vraiment quoi. Je suis comme vidé, j’aurai aimé ne jamais avoir cette discussion avec elle. Mais le nous, c’était voué à l’échec. On est trop indépendants, l’un comme l’autre. Trop semblables et à la fois si différents. Je suis d’accord avec ce qu’elle me dit. Je ne peux qu’être d’accord même si cela me vrille le cœur et les entrailles.

« Ils ne me concernent pas parce que tu l’as décidé. C’est toi qui as décidé de ne rien m’expliquer. » Ce n’est pas un reproche. Simplement un constat blasé. « Tu peux rester ici autant de temps que tu le souhaites. Cet appartement sera toujours le tien. Tu auras toujours un lit ici. Je sais que ça fais un peu cliché de te dire ça comme ça et je comprendrai si tu ne veux pas revenir. Sache que ce ne m’enchante pas que tu t’en ailles mais je ne veux pas aller contre ta décision. Je m’excuse si tu as pris mes paroles pour un jugement, ce n’était pas mon intention. J’voulais simplement que tu comprennes mon point de vue, c’est tout. »

Je me lève et jette mon mégot par la fenêtre. Je ne sais pas ce que je pourrais lui dire de plus. J’aurais aimé que cela marche entre nous. Je suis silencieux, tout comme elle. L’atmosphère est pesante et c’est étrange. Une page se tourne et c’est plus douloureux que je ne l’aurai imaginé.
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MessageSujet: Re: I just wanted to protect you...   Jeu 18 Avr - 13:33

Elle n'avait plus rien à dire. Elle ne pouvait plus rien lui dire pour tenter de lui faire comprendre. Après tout, est-ce que lui dire que le prévenir aurait été une erreur arrangerait les choses ? Callie n'avait eu aucun moyen de le contacter. Pas de téléphone, pas de gens en qui elle avait suffisamment confiance pour servir d'intermédiaire... Si elle l'avait appelé de Genetic, il aurait été surveillé. Si elle avait envoyé quelqu'un pour le tenir au courant, le résultat aurait été similaire. Alors elle avait tout simplement choisi le silence pour le préserver. Être fautive ne la dérangeait pas. Ce qui l'ennuyait été plutôt le fait que la déception qu'elle pouvait lire dans les yeux de Craig la touchait. Oui, elle était bien trop touchée par tout ça et elle ne voulait pas accepter l'évidence.

Un jour, peut-être qu'elle lui dirait tout. Mais aujourd'hui, il n'était pas prêt. Et surtout, il avait encore la chance de pouvoir vivre loin de tout ça. Callie avait toujours voulu s'impliquer mais ça avait été par choix. On ne l'avait jamais forcée à quoi que ce soit et elle aimait bien trop sa propre liberté pour brider celle de Craig, Craig qu'elle appréciait réellement. Et lui expliquer tout cela serait se dévoiler, elle n'était pas prête à ça. Elle faisait une nouvelle fois un choix : celui de se taire, de le laisser croire qu'elle était un monstre. Après tout, elle en était peut-être un mais ça ne l'embêtait pas. Elle avait toujours dérangé, que ce soit en cours ou même auprès de certaines personnes de Genetic. C'était tout simplement normal pour elle.

« J'ai beaucoup de travail à rattraper. Je vais être très occupée dans les jours qui viennent. Je pense que je ne passerai pas beaucoup de temps ici. Peut-être même que je dormirai ailleurs certains soirs. » lâcha-t-elle simplement alors qu'il s'était éloigné d'elle, physiquement cette fois, comme pour marquer une fissure dans leur relation qu'elle n'arrivait toujours pas à identifier. « Je dois racheter un téléphone. Je te laisserai mon nouveau numéro. » Elle commença à se lever mais la douleur lui rappela qu'il valait mieux limiter les efforts. Tant pis, elle se reposerait là et n'irait pas s'enfermer dans sa chambre.

Si la façon dont les choses venaient de se dérouler lui déplaisait, Callie n'avait aucune envie de continuer cette discussion. Elle n'avait de toute façon plus rien à ajouter qu'elle n'avait déjà dit. Elle n'avait rien à justifier de plus et elle était épuisée. Elle en avait bavé et comptait bien en rester là, au moins pour aujourd'hui. Attrapant la télécommande, elle alluma la télé et tomba sur une sitcom débile qui suffirait à laisser sa cervelle se reposer. La jeune fille n'aimait pas voir Craig comme ça mais elle n'avait pas la force de lutter. « Il reste de la place si tu ne bouges pas trop. » ajouta-t-elle simplement, faisant un dernier pas vers lui comme pour tenter de signer une sorte de trêve. A lui de choisir sur quoi il voulait terminer cette discussion.
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Craig R.

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MessageSujet: Re: I just wanted to protect you...   Mar 14 Mai - 20:30

La discussion est close. Je n’ai plus rien à dire et visiblement, elle non plus. Je suis appuyé contre le meuble de la cuisine, les mains bien posées à plat sur celui-ci. Je la regarde, elle est belle. Callie est une jolie jeune femme, je suis sur que j’aurai pu tomber amoureux d’elle. Je suis sur de l’être déjà un peu. Ce n’est pas improbable et c’est une des raisons qui m’ont poussé à lui dire que cet appartement sera toujours le sien. Ca  plus le fait que si elle s’en va, je vais être obligé de me trouver un autre colocataire ou déménager. Et l’un comme l’autre, je n’en ai pas envie. Tout comme je n’ai pas envie de vivre avec elle sans lui parler, sans qu’on prenne notre clope du soir en nous racontant notre journée. Sans lui demander encore et encore quelle pizza elle veut pour le diner. Je ne veux pas vivre avec le fantôme de notre histoire morte dans l’œuf. Ce n’est pas possible. C’est inconcevable. Et je ne pourrai pas jouer les mecs distants avec elle, ça je le sais. J’aurai toujours cette envie de la protéger du reste du monde. Alors qu’elle, elle n’en a visiblement pas besoin.

Avec un pincement au cœur, je l’entends me dire qu’elle sera absente de toute façon. Qu’elle ne passera qu’en coup de vent. Je l’ai cherché de toute manière. Je l’ai engueulée avant de savoir, de comprendre. Non, je n’ai pas voulu comprendre qu’elle changeait, qu’elle murissait et qu’elle avait choisi une voie qui n’est pas la mienne. Qui n’est pas celle que j’aurai aimée pour elle. J’acquiesce, je baisse le regard. Je la perds et c’est ma faute. Je n’ai pas été assez compréhensif, trop accaparé par ma douleur pour faire l’effort de comprendre la sienne.

« D’accord. Tu me préviendras les jours où tu ne rentres pas ? J’te demande pas grand-chose, j’ai pas envie de te fliquer, juste un simple sms. Que je ne m’inquiète pas encore. »

Savoir qu’elle va m’échapper m’est douloureux. Savoir qu’elle va passer plus de temps avec ce Ben qu’avec moi me rends jaloux. Mais lui, il a peut être fait l’effort que je n’ai pas fait. Lui il a peut être mieux compris que moi ce qu’elle attendait d’un homme. Je la vois me faire une place et là, je me dis que tout n’est pas encore perdu. On s’est disputés, cela a été violent, mais finalement ce n’est peut être pas si grave que cela. Alors je me décolle de mon meuble et m’approche.

Je m’assois doucement à côté d’elle et je passe mon bras autour de ses épaules. Je l’installe confortablement contre moi et pose ma tête sur la sienne. Ce contact me rassure un peu. Je crois que je suis vraiment en train de tomber amoureux de cette fille.

« Je vais essayer de ne pas gigoter, promis. »

Et là, je dépose un bref baiser dans sa chevelure. Je crois que j’ai envie d’enterrer la hache de guerre. Je crois que j’ai envie qu’elle reste.

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