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 Gunfire left a hole in my heart. [terminé]

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Kensie F. Lockwood

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MessageSujet: Gunfire left a hole in my heart. [terminé]   Ven 31 Aoû - 18:01

15 décembre 2010

Il faisait sombre. C'était la première chose à noter, même si en soit ce n'était pas surprenant. Il faisait nuit et mis à part la lumière émanant de mon réveil, il n'y avait rien d'allumer dans ma chambre. Depuis que je m'étais couchée, j'avais regardé les chiffres changer et les heures passer. Allongée sur le côté, je ne quittais pas le réveil des yeux. Nous étions à présent passé de 3h23 à 3h24 du matin et Morphée ne voulait toujours pas de moi au royaume des rêves. Rêver était devenu un concept étranger. Dormir était devenu un sport. La fatigue se lisait sur mon visage, mes yeux s'étaient rétrécis au point que l'on n'apercevait presque plus mes iris et les cernes qui reposaient en dessous n'étaient même plus dissimulables. J'étais épuisée autant physiquement que psychologiquement, mais comment dormir quand, à chaque fois que je fermais les yeux, je revoyais les mêmes images encore et encore et encore ? Je voyais les flammes tout décimés sur leur chemin, je les voyais lécher le corps de Carl et j'entendais ses cris d'agonie, tout comme je sentais cette odeur de chair brûlée. Cet homme était un monstre, mais ça ne changeait rien à mon geste. Mon pouvoir avait encore une fois échapper à mon contrôle. J'avais déclenché cet incendie et j'avais été incapable de l'éteindre. J'étais une meurtrière. Cette phrase se répétait en boucle dans mon esprit et la voix de Bryton chantait comme un écho. C'était attendrissant de l'entendre, cette voix en train de muée. Mais ses mots étaient assassins. Je ne pouvais pas dormir. Même éveillée, je revivais ce cauchemar, mais lorsque j'arrivais à trouver le sommeil, mes rêves me ramenaient toujours au même endroit. Si ce n'était pas la forêt, c'était ce satané couloir. Celui que j'avais traversé des centaines de fois pendant trois ans. Et je revoyais Bryton tombé. Je revoyais son visage inexpressif et ses yeux vides me regarder tandis que mes vêtements s'empreignaient de son sang et que je criais son nom, dans l'espoir de le faire réagir. Je vivais dans un cauchemar permanent où les victimes changeaient à volonté, sans que le coupable ne puisse leur échapper. Sans que je ne puisse leur échapper. J'étais coupable d'un meurtre et j'étais coupable de la mort de mon frère. Tout le monde le savait. Alors je regardais les chiffres changer, en espérant que peut-être, cette nuit, Morphée serait clément et me récompenserait d'un sommeil sans rêve. Tout comme mon espoir de voir ma mère survivre, tout comme mon espoir de voir mon frère revenir à la vie, tout comme mon espoir d'avoir ma soeur à mes côtés, c'était vain. Quand je sentis enfin la fatigue gagner, quand je laissais le sommeil m'emporter, je savais que je n'avais qu'une chose à faire. Attendre que le réveil ne sonne l'heure d'aller en cours.

It's just a dream. Nothing can hurt you

« Kensie ! Kensie attends-moi. Kensiiiie ! » Courir, toujours courir. Partir. Sortir. Ne plus l'entendre. Une voix ni grave ni aigüe. Une voix aussi grave qu'aigüe. Une voix changeante. Une voix d'un adolescent en train de muer. Une voix apeurée, suppliante qui lui déchirait les entrailles. Courir pour lui échapper. Elle ne savait pas où elle allait, mais elle avait besoin de s'enfuir. Le couloir blanc dans lequel elle était, faisait résonner ses pas, la voix se transformait en un écho incessant et sous ses yeux, le sol immaculé reflétait le jour où elle avait entendu ces mots. Si elle l'avait pu, elle aurait couru encore plus vite, mais ces images la tuaient à chaque fois. Vidée de ses forces, elle s'effondra. Les yeux fermés, elle écoutait. Il n'y avait plus que le bruit de sa respiration et des larmes qui tombaient, unes à unes. Ses lèvres bougeaient. Elle comptait les secondes. Et quand le coup de feu retentit, elle cria.

Sans même ouvrir les yeux, elle savait que la scène avait changé, que le couloir avait changé sans avoir changé. C'était le même, en plus bordélique, en moins désert, en moins religieux. Et lorsque ses paupières s'ouvrirent, quand le coup de feu retentit à nouveau, elle hurla si fort qu'aucun son ne sortir de sa gorge. L'homme n'avait pas de visage. Ses yeux perçants ne cessaient de la hanter. Jusque là, ses traits avaient toujours été flous. Aujourd'hui, ceux de Carl étaient venus prendre place. Son sourire goguenard aux lèvres, le doigt sur la gâchette, il regardait le corps tomber. Cette scène n'avait jamais existé auparavant. L'homme était censé regarder le cadavre, les yeux exorbités de terreur. Il était censé se faire abattre par les policiers qui empêchaient Kensie de passer. Il était censé mourir pour qu'elle puisse rejoindre son frère. Il y eut un nouveau coup de feu et sans qu'elle ne s'intéresse à ce qui se passait, elle profita de la cacophonie pour courir et glisser jusqu'au corps gisant de la première victime. Tremblante, elle posa sa main sur les cheveux blonds tâchés de sang du blessé pour les lui caresser. Son visage se contorsionnait en des grimaces larmoyantes tandis qu'elle essayait de retenir ses larmes, sans succès. Il était encore en vie, elle entendait le râle de sa respiration, mais il ne pouvait pas parler. Elle non plus. Sa deuxième main vint se poser sur la poitrine du garçon, comme pour empêcher le sang de couler et alors que leurs regards se croisaient enfin, alors qu'elle promettait de ne pas le pleurer, elle sentit sous sa main, le coeur de son petit frère s'arrêter.

Secouée de sanglot, elle appelait son nom pour le réveiller, mais c'était peine perdue. Les deux urgentistes qui venaient de l'éloigner du corps avaient beau tout essayer pour le ranimer, ils ne purent que prononcer l'heure du décès. 15H57. Il aurait eu 14 ans le mois prochain.
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Sonny Malone

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MessageSujet: Re: Gunfire left a hole in my heart. [terminé]   Dim 2 Sep - 7:43

Dormir avec Remington s’avérait pénible. Même s’ils avaient soigneusement évité les sujets qui fâchaient. Mais il voulait quitter l’hôpital en dépit du bon sens, contre l’avis de Sonny. La tension était donc palpable et même là, dans ses bras, elle n’était pas bien. Quand le sommeil vint enfin la prendre, elle sentit que ses rêves seraient agités. Et elle n’avait pas envie de rêver qu’elle s’engueulait avec lui. La réalité électrique lui suffisait amplement. Alors elle avait décidé de fuir, de s’accorder une bulle, d’aller dans d’autres chimères. Aussi errait-elle depuis quelques minutes ou quelques heures, lorsqu’elle sentit dans son esprit affleurer une aura familière. Kensie ?

Oui, cela semblait bien être elle… Mais elle ne pouvait pas rester, elle lui avait promis de ne jamais s’immiscer dans ses rêves. Et après ce qui s’était passé durant la randonnée, ce n’était certainement pas le moment d’attiser sa colère. Mais quelque chose la retint. Ce fut plus fort qu’elle. Un cri. Elle entendit une supplique venant d’une voix qui n’était pas celle de Kensie. Alors Sonny attendit… un couloir blanc se dessina. Il n’y avait rien d’autre que du blanc à perte de vue et cette voix stridente. Puis une silhouette apparut. Sonny masqua instantanément sa présence, pour ne pas perturber le déroulement de ce bien étrange rêve. Une tête blonde courait, comme si une meute de chien en avait après ses petites fesses. Puis elle tomba et Sonny, en s’approchant et toujours invisible, vit Kensie pleurer et compter… Mais que comptait-elle ? Il n’y avait rien ici. Que du blanc et …

Une détonation. Le cri de Sonny fut recouvert par celui de Kensie et sa tête se tourna pour voir qui avait tiré et sur qui… Mais le décor n’était plus le même. Le couloir désertique quelques secondes avant était maintenant encombré. Et un coup de feu retentit. Carl. Sonny recula jusqu’à buter le mur. Carl… Kensie cauchemardait à cause de Carl qui avait tenté de lui tirer dessus, envoyant Rem dans le coma par la même occasion. Sonny sentit que son cœur s’accélérait. Si elle ne se calmait pas, elle serait éjectée du rêve. Et c’était déjà un miracle que la vue de cet homme qui la traumatisait ne l’ait pas déjà réveillée. Allez, il fallait souffler. Ici, ni Kensie ni elle ne risquaient rien. Ce n’était qu’un rêve, pas la réalité et Sonny était bien placée pour le savoir, en ayant fait l’amère expérience quelques heures plus tôt. Carl… Puis Kensie qui se précipitait vers un petit corps à terre. Sonny trembla. Cela lui rappelait une scène qu’elle avait vécu le cinq juin dernier. Puis à Halloween. Puis le 10 décembre. Kensie avait perdu quelqu’un elle aussi. Un jeune garçon, blond comme elle… Un frère ? Un petit frère ? Il y avait tant d’amour et de tristesse. Tant de souffrance qui se dégageait de cette scène que Sonny sentit ses larmes couler et qu’elle abandonna son masque d’invisibilité. Bryton. Voilà le nom de ce garçon. Ce nom qui résonnait et qui brisait le silence pesant. Une heure qui fut prononcée quand des urgentistes apparus de nulle part s’éloignèrent du corps.

Quelqu’un avait tué son frère. Devant elle. Et elle l’avait tenu dans ses bras alors qu’il s’éloignait vers d’autres rives. Voilà ce qui expliquait un peu plus sa réaction face à Rem. Il avait pointé une arme sur un homme. Il avait tiré. Tout comme un homme avait pointé son arme sur Bryton et avait tiré. Kensie était là, à pleurer et Sonny ne savait pas quoi faire. Elle avait vécu cette situation. A plusieurs reprises, même si ce n’était jamais un frère de sang qu’on lui avait arraché. Un ami avec qui elle avait grandi. Un parfait inconnu. Rem qui avait survécu. Il n’y avait pas de mot à prononcer. Pas de geste à faire. Rien. Rien ne pouvait consoler à cette instant que la présence. Même s’il y avait fort à parier que la présence de Sonny ne serait pas celle que souhaitait la jeune fille. Mais la française fit quelques pas et s’accroupit pour être à la hauteur de Kensie. Doucement, elle posa une main sur son épaule. Geste dérisoire.

« Je suis désolée Kensie. Tellement désolée. Que tu aies dû vivre ça et… le revivre. Je te demande pardon pour Rem… »

Parce que voilà, il avait tiré, et c’était pour cela que Kensie était partie en courant dans la forêt. Ces mots étaient futiles, dérisoires et Sonny savait qu’ils ne suffiraient pas. Qu’ils ne pourraient jamais apaiser le chagrin de son amie. Mais il fallait peut-être faire comme pour Remington et Ingrid, changer de lieu, l’arracher à cette prison mentale. Alors Sonny se concentra et fit disparaître le couloir, laissant place à la chambre de Kensie, telle qu’elle la connaissait, avec comme une légère odeur de popcorn qui se diffusait. Elle cherchait juste un lieu sécurisant, un lieu qui ne soit pas en lien avec le meurtre…

« Carl n’est plus là. L’autre non plus. Je les empêcherai de revenir, ici j’en ai le pouvoir. Kensie… je sais qu’il n’y a rien à faire, mais je suis là, maintenant, alors parle-moi. Crie-moi dessus s’il le faut mais sors ce que tu as sur le cœur. »

Quitte à s’en prendre plein la tronche, du moment que cela pouvait aider Kensie, c’était tout ce qui comptait.

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Kensie F. Lockwood

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MessageSujet: Re: Gunfire left a hole in my heart. [terminé]   Dim 2 Sep - 20:49

Larmes, cris, détonations, sang ... c'était un cauchemar qu'elle était trop habituée à revivre, un cauchemar auquel elle voulait échapper, un cauchemar qui empêchait la blessure de se refermer, de cicatriser. C'était un cauchemar dont elle ne pouvait plus se passer. Son dernier lien à la vie de son frère. La dernière chose qui la reliait à lui, la dernière scène où elle pouvait revoir son visage, même vide d'expression. C'était son dernier repère, le jour qui marquait le basculement de sa vie. En même temps que la vie de Bryton, elle voyait la sienne s'envoler sous ses yeux. La mort suivait les Lockwood à la trace, mais les choses avaient été trop faciles. C'était comme un petit jeu. Prendre la mère avait été si simple qu'il avait fallu compliquer les choses en ne sachant pas qui enlever ensuite. Les dés avaient choisis, la balle avait touchée le fils en plein coeur, mais c'était encore trop facile. Kensie n'avait compris que plus tard, en apprenant que sa soeur aussi avait un pouvoir, qu'elles n'étaient que les proies d'un chat assoiffé de sang. La famille serait décimée, mais il était impossible de prévoir de quelle manière. Seul le père semblait épargné, mais la peur avait envahi le coeur de la plus jeune des filles. La plus jeune des enfants, à présent ... et à genoux, là, devant le corps à présent recouvert de son frère, la Kensie qui savait tout ne pouvait s'empêcher de supplier pour que tout s'arrête enfin, avant qu'elle ne devienne réellement folle. Le suicide n'était même pas envisageable, elle était trop lâche, trop obsédée par l'esprit de famille pour pouvoir prendre sa propre vie, mais il fallait que cela cesse et les choses ne cesseraient que le jour où son propre coeur s'arrêtera de battre. C'était là, sa plus grande douleur. Et alors qu'elle murmurait une dernière fois le prénom de son frère, une main se posa sur son épaule.

Cette main, elle la connaissait. Tourner les yeux pour regarder la propriétaire de ce membre était inutile. Sonny pensait sûrement que ce geste l'apaiserait, mais la rage qui bouillait en elle ne fit que s'accentuer. Le feu était son élément, Kensie avait tout le loisir d'attendre qu'il soit suffisamment puissant pour le laisser exploser. Au fond, c'était ridicule d'en vouloir à cette fille. Elle n'avait rien fait. Mais tout était de sa faute pourtant, sans que la Lockwood ne sache comment. Et ses excuses … ses excuses ne valaient rien. La blonde avait envie de rire tellement c'était ridicule. Elle avait les yeux rivés sur le drap blanc qui recouvrait son frère et celle qu'elle avait considérée comme sa meilleure amie pendant de longs mois lui faisait des excuses pour quelque chose qu'elle ne comprenait pas. Croyait-elle sérieusement qu'elle revivait ça à cause de son foutu mec ? Croyait-elle sérieusement être si importante, que son assassin de petit-ami était suffisamment important aux yeux de Kensie pour qu'elle revive ce cauchemar ? Un rire amer traversa sa gorge. Trois ans. Trois ans qu'elle le revivait sans arrêts, sans retour en arrière possible, sans aucune option pause ou stop. La seule raison pour laquelle les cauchemars s'accentuaient était la mort de Carl. Parce qu'il était mort par sa faute. Parce que Rem, comme Sonny l'appelait avait décidé de la sauver. Parce que personne à part Ross et Elizabeth n'était venue la soutenir. Parce que Sonny avait fait passer son mec avant tout le reste. Le professionnalisme à l'état pur. Kensie était officiellement devenue une meurtrière parce qu'un homme qu'elle ne connaissait pas et détestait par principe l'avait sauvé. Il aurait dû la laisser en paix, la laisser se prendre la balle. Il aurait couru après Carl, aurait probablement ajouté un corps à son actif et tout ça, avec le soutien de Sonny.

Violemment, Kensie se dégagea de la main de la brune. « Ne me touche pas. » Trop concentrée sur le drap blanc, elle ne s'aperçut pas immédiatement que le décor avait à nouveau changé. Comme à son habitude, elle s'accrochait aux dernières images de son frère, ne voulait pas les voir disparaître, car les voir être réduites à néant revenait à revivre toutes les épreuves qu'elle avait dû affronter. Le déni de sa mort, la dépression, le refus de parler, la découverte de son pouvoir. C'était tout revivre à puissance mille, c'était reprendre le poids du monde sur ses épaules, c'était pleuré sans jamais s'arrêter. « Carl n'est plus là. L'autre non plus. Je les empêcherai de revenir, ici j'en ai le pouvoir. Kensie... je sais qu'il n'y a rien à faire, mais je suis là, maintenant, alors parle-moi. Crie-moi dessus s'il le faut mais sors ce que tu as sur le coeur. » Le rire amer de tout à l'heure devint un rire de dégoût. Peu importe si l'autre désignait son mec ou Bryton, ce qui la blessait le plus était ce mot qui voulait tout dire. Maintenant. Elle était là maintenant. Mais pourquoi était-elle là ? C'était une réponse tellement évidente qu'elle blessait presque plus que la disparition de son frère. « Tu es là parce que tu n'as pas le choix. Tu es là parce que tu dors et parce que tu te sens responsable maintenant que tu as vu ce que tu n'aurais jamais dû voir. Ta présence me dégoûte Sonny. Elle me donne envie de vomir. Tu me donnes envie de vomir. C'étaient mes derniers instants avec mon frère et tu es venue les tâchés avec tes excuses vides de toute sincérité. Je ne veux pas de ton aide parce que tu m'as abandonnée au moment où j'avais besoin d'une amie. Je ne veux pas de ton aide parce qu'elle n'est pas sincère, mais forcée. Je ne veux pas de ton aide parce que tout ça c'est de ta faute. Je ne veux pas de ton aide, je veux que tu partes, je veux que tu me laisses en paix, je veux que tu retournes auprès de cette enflure qui ne mérite pas de vivre. Je veux qu'il meurt !! Je veux que ton mec crève pour que je sache qu'il y a un semblant de justice sur Terre. Je veux qu'il pourrisse six pieds sous terre comme mon frère qui lui n'avait jamais fait de mal à une mouche. Comme mon frère qui avait toute sa vie devant lui. Je ne veux pas de ton aide Sonny, parce que comme moi, comme ton enflure de mec, comme Carl, comme celui qui a tiré, tu as son sang sur les mains. » La voix de Kensie montait crescendo. Ses mots d'abord vides de toute émotion, prirent une telle ampleur que sa voix tremblait de rage et de tristesse, tout comme son corps tremblait sous la rage qui l'animait.

Est-ce que Sonny était satisfaite à présent qu'elle savait tout ce qu'elle avait sur le coeur ? Probablement pas. Et c'était ça qui rendait un peu de vie à Kensie.
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Sonny Malone

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MessageSujet: Re: Gunfire left a hole in my heart. [terminé]   Mar 4 Sep - 18:21

Elle n’aurait jamais cru que Kensie puisse porter un tel secret en elle. C’était si lourd, si grave. Sonny en savait quelque chose. Pour avoir perdu des frères elle aussi. Pas comme Bryton mais tout de même. Elle savait à quel point c’était douloureux et à quel point on abhorrait tout autant qu’on avait besoin de la présence des autres. Et Sonny voulait être là, même si Kensie avait eu des mots durs qu’elle comprenait un peu mieux à présent. Mais déjà la blonde la rejetait. Soit, elle s’y était attendue. Mais elle essayait de faire comprendre à Kensie que Carl et le meurtrier de son frère était loin à présent, qu’elle pouvait souffler, qu’elle n’était plus obligée de s’infliger cela.

Toutefois, la volonté de bien faire n’eut pas le résultat escompté. Elle s’attendait à des hurlements, c’était un fait. Ça aurait été normal après une scène aussi traumatisante, mais elle ne s’était pas préparée à une telle froideur. A une telle haine glaciale et à des mots si soigneusement choisis dans le but avéré de faire mal. Ainsi Kensie était encore en état de penser et de calculer, de peser, de viser un but et de se donner les moyens de l’atteindre. Kensie l’accusait d’être une menteuse qui ne cherchait qu’à se donner bonne conscience, d’avoir sali sa mémoire, de l’avoir abandonnée. Abandonnée ? Alors qu’elle était en train de perdre l’homme qu’elle aimait ? Elle aussi avait eu besoin d’une amie à cet instant, et Kensie n’avait pas répondu présente. Et les mots se durcissaient et Sonny se prenait des baffes invisibles à chacun d’entre eux. Tout y passait. Et encore une fois, elle réclama la mort de Remington. Encore une fois, elle le prenait pour un moins que rien. Et voilà que maintenant, elle accusait Sonny d’avoir le sang de Bryton sur ses mains. Et là, c’en fut trop pour elle.

Ni une ni deux la gifle partit. Violente, terrible. Sonny était une gifleuse professionnelle mais celle-là était plus que méritée. Il fallait vraiment remettre les neurones blonds de Kensie en place ou reconnecter ses synapses parce qu’il y avait un gros problème là !

« Ecoute moi bien espèce de crétine ! Faut que tu arrêtes tes délires de parano ok. Ton frère s’est fait tuer, c’est un fait, mais PERSONNE n’est responsable à part le type qui a appuyé sur la gâchette. Tu voulais une amie ? Moi aussi j’avais besoin d’une amie quand on a tiré sur Rem et que je sache, tu n’as pas répondu présente, tu as préféré te barrer en ressassant le passé, mais réveille toi cocotte, c’est le passé. »

Sonny n’en pouvait plus. Elle aurait dû parler calmement, être posée, surtout avec Kensie, mais elle en avait marre de se faire engueuler pour un rien en ce moment et rien de tout cela n’avait de sens.

« Tu crois quoi ? Que tu es la seule meuf au monde à avoir perdu un frère ? Bah non, j’ai perdu des gens avec qui j’ai grandi dans un putain d’incendie. Et un qui a crevé dans mes bras. T’as pas le monopole de la souffrance Kensie. Mais t’es une maso lâche et dégueulasse. Oui, parfaitement. Tu refuses qu’on touche à ce rêve mais c’est pas ça qui va maintenir ton frère en vie. Tu t’accroches à revivre ça et j’y suis pour rien, tu ne peux t’en prendre qu’à toi même. Maintenant, désolée de te décevoir mais mon enflure de mec comme tu le dis si bien est vivant et le restera. Et c’est la vie. C’est couillon mais c’est comme ça. Il était là pour tuer un violeur d’enfant. Tu aurait fait quoi ? Conduire Carl aux flics pour qu’il soit libéré dans quelques années et recommencent. Et tu aurais eu bonne conscience ? Pose-toi les bonnes questions avant de t’ériger en mère la morale ! »

On n’a pas toujours ce qu’on veut dans la vie, Kensie allait devoir l’apprendre et arrêter de rejeter la faute sur les autres. On appelle ça grandir. Un concept qui lui semblait étranger.

« Si tu veux que je te rende le cadavre de ton frère, je le ferai. Mais c’est pas comme ça que ça ira mieux. T’étais mon amie, je n’aurais même pas pris la peine de m’arrêter sur ton cauchemar sinon. Tu crois que je me sens coupable ? Pas du tout. Je peux te laisser dans ta merde puisque tu sembles t’y plaire. Moi je poursuivrai ma petite vie et tu pourras me maudire jusqu’à la fin, si ça te permet d’aller mieux… »

C’était officiel. Si vous ouvrez un dictionnaire à l’entrée « gâchis », vous trouverez : « l’amitié Sonny/Kensie ». Merde à la fin. Elle n’était pas non plus responsable de tous les malheurs du monde. Oui, elle aimait Remington. Oui, elle l’aimait malgré ce qu’il était. Ça ne faisait pas de lui le tueur de Bryton et ça ne faisait pas d’elle un monstre froid qui n’était pas capable de comprendre la souffrance de son amie. Marre de se battre, plus rien à foutre. Si Kensie voulait la guerre, alors soit, Sonny ne serait pas contrariante sur ce point…

« Si tu regardais les choses en face, tu verrais que le problème, ce n’est pas moi ou le fait que Rem fasse ce qu’il fait. Le problème c’est que tu refuses de laisser le passé derrière. T’étais mon amie, j’aurais pu t’aider, c’est tout. »

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MessageSujet: Re: Gunfire left a hole in my heart. [terminé]   Lun 10 Sep - 22:29

Ce n'était un secret pour personne et surtout pas pour Kensie. La vérité blesse. Elle déchire, elle lacère, elle mord et elle tue. C'était ça, plus que la gifle reçue qui donnait à Kensie l'impression de se noyer. Le visage tourné sous la force du coup, elle ne bougeait pas. Était-elle figée de colère ? C'était dur à dire, même pour elle. Cela faisait cinq jours qu'elle était seule, à ressasser des pensées plus sombres les unes que les autres, sans personne pour l'en distraire. Inconsciemment, elle cherchait le réconfort de sa soeur, mais consciemment, il n'était pas question qu'elle s'en approche. Les mots de Sonny résonnaient dans sa tête, comme un cri dans une église. Religieux, mais assassins. Et une autre vérité s'additionnait, une vérité qui hantait Kensie encore plus que la mort de son frère. Sonny n'avait pas qu'elle pour amie. Elle avait Maggie, apparemment, elle avait Sacha … elle connaissait du monde, partout où elle tournait la tête, une connaissance apparaissait. C'était là que le fossé entre elles s'élargissait. Aussi extravertie qu'elle soit, Kensie avait du mal à se rapprocher des gens, avait du mal à se faire des amis, avait du mal à faire confiance. Il n'y avait qu'à voir Aaron. Sonny avait été un miracle, mais le voile se levait à présent et la blonde ne pouvait que voir l'erreur qu'elle avait commis en plaçant sa confiance en une personne capable de complicité. Et le passé … le passé n'était qu'une ombre du présent. Celle qui vous suit, pas à pas lorsque vous marchez dans la rue et qui vous suit jusque dans votre sommeil pour que vous ne l'oubliez pas.

Kensie était las. Fatiguée. Épuisée. Et si les mots de Sonny étaient remplis de vérité, s'ils ne cessaient de l'assommer en résonnant, si elle ne pouvait plus que s'asseoir pour supporter leur poids, elle pouvait quand même remarquer une chose. Son ancienne amie ne voyait que ce qu'elle voulait voir et ne prenait aucune part de responsabilité. Pourquoi ? Parce que son pauvre homme s'était pris une balle. « Explique moi en quoi te rendre complice de meurtre en étant avec un homme pareil, n'est pas un problème ? » La colère dans sa voix s'était éteinte et ne reflétait maintenant plus que l'épuisement physique et mental de la blonde qui n'en pouvait simplement plus de se battre. Surtout si elle devait se battre contre quelqu'un qui ne voyait pas plus loin que le bout de son nez ou celui de son mec. C'était ça l'amour ? Être complètement aveugle et accepter tout ce que l'autre fait sans conditions quitte à devoir passer sa vie en taule ? C'était pathétique et il n'était pas question que celui lui arrive. « Si tu regardais les choses en face, Sonny, tu verrais que ton mec est une ordure au lieu de le défendre. Si tu regardais les choses en face, Sonny, tu verrais que s'il ne m'avait pas poussé, que si je m'étais prise la balle, tu n'aurais rien fait d'autre que le suivre pour qu'il continue sa mission, mais qu'il ne se blesse pas. Parce que le monde cesserait de tourner pour toi s'il venait à mourir n'est-ce pas ? » Et les larmes chaudes coulaient à présent. Pathétique. « Bryton était plus que mon frère. Ma soeur est partie quand ma mère est morte, mon père devait bosser pour nous faire vivre et quand il n'était pas là, c'était moi qui m'occupait de lui. Pendant quatre ans mon monde ne tournait plus que pour Bryton et pour la danse. Alors dis-moi Sonny. Maintenant que j'ai tout perdu, dis-moi pourquoi je devrais laisser le passé dans le passé quand il n'y a rien dans le futur ? » Lentement, elle tourna la tête pour fixer celle que, cinq jours auparavant elle avait appelé meilleure amie. Lui raconter l'histoire de sa vie n'était pas prévu, mais puisque Sonny avait vu de ses propres yeux l'horreur de la mort de son frère, alors autant tout lui dire.

Elle passa ses mains sur ses joues, comme pour sécher ses larmes qui ne cessaient de couler. Sous ses yeux, elle voyait son amitié avec Sonny ne devenir que poussière et si elle n'avait pas eu le coeur déjà en miettes, cela l'aurait détruite. Reniflant, Kensie se releva pour faire à nouveau face à la française. « J'ai tué un homme Sonny et la vérité, c'est que j'aurais préféré mourir. J'aurais préféré que ton Rem laisse la balle me toucher. Mais si ça avait été le cas, qu'est-ce que tu aurais fait ? Hein ? » L'amertume se faisait à nouveau sentir et la colère aussi, mais c'était avant tout de la tristesse qui se dégageait de ses yeux larmoyants. « Est-ce que tu aurais cherché à tuer Carl, toi aussi ? Est-ce que tu aurais suivis ton mec pour le voir en pleine action ? Est-ce que tu aurais pleuré pendant tout le trajet de l'hélicoptère ? Est-ce que tu serais restée à l'hôpital jusqu'à ce que tu saches si j'allais un jour me réveiller ? » Et dans l'air, planait le supplice que Kensie garderait à jamais sous silence. Est-ce que je laisserais d'autres personnes que ma famille derrière-moi, si je venais à mourir ?
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Sonny Malone

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MessageSujet: Re: Gunfire left a hole in my heart. [terminé]   Jeu 13 Sep - 17:16

La colère. La peine. La douleur. La déception. Ces temps-ci, Sonny savait pertinemment la violence de ces sentiments. Ils faisaient mal, ils brisaient tout sur leur passage. Et cette fois, ils prenaient les traits de Kensie. C’était presque irréel en fait. Jamais Sonny n’avait éprouvé tout cela auprès de son amie. Non. Jusqu’à présent, Kensie avait été un point de repère, un pilier solide, dans la ville, dans la fac, à Genome. Et tout était en train de s’écrouler. Parce qu’aucune des deux n’arrivait à bouger de sa fichue position. Et Sonny n’arrivait même pas foncièrement à en vouloir à Kensie, justement parce qu’elle avait vécu la mort et le refus du deuil, parce que ses traumatismes étaient encore très présents en elle, ce qui lui faisait péter son câble dans les situations de crises… Dans ces moments là, la terreur reprenait le pas sur tout le reste, elle n’était plus capable d’aligner deux pensées cohérentes, tout se bousculait et elle n’était plus qu’un pantin en proie à son angoisse.

Et de nouveau l’accusation de complicité. Etait-elle vraiment complice, comme le disait Kensie ? Sonny savait ce que faisait Remington, mais elle en ignorait le détail. Il était hors de question qu’elle soit mise au courant des identités, des lieux, des dates des contrats. En ayant aucune information, était-elle complice ? Est-ce qu’elle se voilait totalement la face ? C’était possible. Mais elle ne pourrait rien n’empêcher. Elle n’avait pas assez d’infos et ce qu’elle ressentait la dépassait. Et les mots durs revinrent à la charge. « Ordure ». C’était ce que Remington était aux yeux de tous. Une ordure. Mais avaient-ils seulement idée de tout ce qu’il avait fait pour elle ? Il l’avait aidée avec sa peur du feu, il l’avait tirée d’un mauvais pas en remboursant la dette qu’elle avait contractée auprès de prêteurs sur gage en arrivant aux Etats-Unis, il lui offrait un toit, une famille, tout ce dont elle avait toujours eu envie. Est-ce que cela faisait de lui une ordure ? Et les accusations de Kensie…

La française encaissait. Une boule se nouait dans sa gorge et les larmes lui montaient aux yeux, mais elle ne voulait pas craquer. Parce qu’elle était en colère et triste. Pour Kensie. Contre Kensie. Tout était trop compliqué, et elle essayait de se raccrocher à de la stabilité qu’elle ne trouvait plus ici. Bien sûr qu’elle comprenait ce que Kensie pouvait ressentir pour Bryton, parce qu’elle même éprouvait cela pour Rem. Oui, oui, le monde s’effondrerait si elle le perdait. Oui, c’était égoïste, mais c’était ainsi.

« Je ne m’en remettrai pas si je le perdais. Je le sais. Il n’y aura jamais qu’un seul Bryton pour toi comme il n’y aura qu’un seul Rem pour moi ! Bien sûr que j’ai peur de le perdre, parce que j’arrive pas à imaginer que je pourrais continuer ma vie sans lui alors que c’est peut-être ce qui va se passer ! Oui c’est pathétique mais merde, c’est comme ça. Et que tu crois que j’aurais pu te laisser ça me dépasse… Je.. »

Mais elle ne put continuer sa phrase. Kensie venait de s’essuyer le visage et elle-même ne put retenir ses larmes. C’était injuste. Et ce qui suivit le fut encore plus. Kensie, sa Kensie, l’obligeait à… Sonny recula. Non… Non, elle refusait d’imaginer cette scène. Il en était hors de question. Non, elle ne voulait pas voir son amie se prendre une balle et se vider de son sang. Sa tête lui faisait mal, elle savait ce que cela voulait dire… ça allait déconner. Sa capacité allait faire des siennes comme avant, comme au début… elle allait perdre le contrôle. Et elle le perdit alors qu’elle se portait les mains sur les tempes. A cause des mots de sa soit disant amie, elle revoyait tout, tous ses souvenirs qu’elle voulait enterrer à grands coups de pelle resurgissaient. Tout défila dans sa tête et hors de sa tête. Fermant les yeux, elle vit pas qu’elle modelait le rêve à l’aune de ses souvenirs. Cela s’était déjà produit quand Remington lui avait parlé de mariage la nuit précédente. Tous les lieux de leur histoire avait défilé sans qu’elle ne puisse rien contrôler. Et là, les choses allaient recommencer.

Sans qu’elle ne les voit – mais elle connaissait ces scènes par cœur – l’incendie du Domaine prit forme dans la chimère. Des ombres couraient ça et là en hurlant. Elle se vit pousser par son ami, qui venait de lui sauver la vie en se prenant à sa place une poutre enflammée, tandis qu’elle venait de se brûler le bras. Une copie d’elle se mit à courir, traversant Kensie pour réceptionner dans ses bras Tom, un petit frère de cœur qui était en train de mourir. Puis l’image sauta, s’ouvrant sur un autre décor de flamme. Celui du bal d’Halloween. Là aussi, ses nerfs avaient lâché. Elle avait même essayé de sauver un type qui s’en était pris à eux, pleurant toutes les larmes de son corps, alors qu’elle le détestait. Alors forcément, la scène avec Remington resurgit avant de laisser place à une nouvelle vision. Inédite cette fois ci. Kensie au sol. Le ventre transpercé d’une balle et du sang tout autour. Sonny, se tenant toujours les tempes et fermant résolument les yeux, dut s’appuyer contre un mur pour ne pas tomber. Sa capacité la dépassait, elle ne maîtrisait rien. Les images se multipliait et une seconde Sonny apparut et se rua auprès de Kensie, en larmes, en cris. Une Sonny aussi dingue que celle qui avait existait lors de la fête d’Halloween ou de la randonnée. Une Sonny aux mains tremblantes sur la plaie de Kensie, une Sonny qui hurlait à son amie de ne pas la tuer, qui criait à qui voulait l’entendre de tuer ce salopard de Carl qui lui avait fait cela.

La vraie Sonny hurla, en sueur et trempée de larmes et elle traversa l’image qu’elle avait involontairement créée, la faisant disparaître pour se ruer sur Kensie, en la poussant du bout des bras.

« J’aurais tué Carl ! C’est ça que tu veux entendre, Kensie ? S’il t’avait blessée ou pire je l’aurais tué de mes mains ! Je n’aurais même pas laissé Rem s’en charger tu entends ! Je supporte plus de voir ceux que j’aime mourir. Je l’aurais tué et il aurait fallu que les ambulanciers m’arrache à toi pour que je te lâche ! Et si tu ouvrais les yeux tu le saurais tout ça ! Je suis un monstre, pense le ! Je suis un monstre parce que je t’aurais vengée ! »

Ses jambes se dérobèrent sous son poids et elle se retrouva par terre, en train de pleurer comme dans une scène d’un mauvais téléfilm. Toujours se justifier. Toujours s’expliquer. Elle n’en pouvait plus. Elle voulait avoir un moment de paix et de tranquillité. Que des drames, toujours des drames. Et celui là faisait particulièrement mal.

« Soit contente, de toute façon, parti comme c’est je ne suis même pas sûre d’être encore avec Rem demain. Je lui ai demandé de veiller sur vous et voilà ce que ça donne. Tout est toujours de ma faute, vous me le faites bien comprendre. Bah soyez tous heureux. Bientôt à tous les coups je serai en cloque et seule et vous pourrez tous me dire que c’est tout ce que je mérite. Grand bien vous fasse, je suis le pire monstre de la terre ! »

Et c'était bien connu. Tout était de sa faute... on le lui avait suffisamment répété, elle en était désormais convaincue.

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MessageSujet: Re: Gunfire left a hole in my heart. [terminé]   Ven 5 Oct - 21:01

L'attachement était mortel. C'était un fait qu'elle avait compris depuis bien longtemps, quelque chose qui l'avait toujours empêché de s'attacher aux autres depuis la mort de son frère. Quitte à être seule, autant qu'elle le soit par choix, non ? Partout où elle regardait, elle voyait les gens tomber amoureux, trouver des amis qui quelques fois deviendraient leurs meilleurs amis, elle voyait des frères et des soeurs se battre puis se réconcilier, elle voyait des parents engueuler leurs enfants puis les embrasser sur le front, elle entendait des rires et souvent, ces rires étaient les siens, mais à l'intérieur il n'y avait que silence. S'attacher c'était risqué de perdre une partie de soi, si l'autre décidait de partir sans prévenir. S'attacher, c'était se confier et faire confiance. C'était une erreur monumentale, faite sur un coup de tête, qu'elle ne pouvait pas réparer sans se faire mal.

Sonny commençait à pleurer au moment où elle-même s'efforçait d'arrêter et la blonde ne put contrôler la grimace de dédain qui tordit son visage. Venait-elle de comprendre ses erreurs ? Non. Ses paroles préalables indiquaient bien que non. Elle n'avait pas le droit de pleurer. Tout ça était de sa faute et il était temps qu'elle arrête de se poser en victime, mais Kensie ne s'attendait pas à ce que tout parte en sucette. Elle ne s'attendait pas à ce que tout change autour d'elle, ni à ce qu'une jeune Sonny ne la traverse pour rattraper un garçon à l'agonie. C'était donc de là que venait sa peur du feu. Mais Kensie ne s'attendait pas non plus à ce qu'un décor fait de flammes n'apparaisse. Pas besoin d'explication, pas besoin de lui rafraichir la mémoire, il s'agissait certainement de la salle du feu, mentionnée à Genome après le bal d'halloween. Et comme prévu, l'image de Kelly inconsciente dans les bras d'Emy lui revint en mémoire. La gorge nouée et le coeur battant, elle ne pouvait que lutter contre l'envie de courir se réfugier dans les bras de sa soeur pour se rassurer, encore une fois. Et tandis que la peur de perdre sa soeur refaisait surface, l'image changea à nouveau. Rem, le corps ensanglanté allongé sur le sol. La peur céda sa place à la colère. Mais elle n'eut pas le temps de cracher sur la figure illusoire de cet enfoiré. En un battement de cil, c'était elle à présent, qui se retrouvait avec le ventre troué d'une balle. Son coeur pompait le sang à une vitesse vertigineuse à présent et elle ne pouvait presque plus respiré. L'image de son frère mort refaisait surface et ce n'est que le cri imaginaire additionné au cri réel de Sonny qui la sortit de sa transe.

Les bras de son amie la forcèrent à faire un pas en arrière, puis deux avant de mettre une main sur le mur pour ne pas tomber. Que ce soit dans le monde réel ou dans le monde rêvé, son équilibre surnaturel ne s'arrangeait pas et bon dieu, ce que c'était bon de voir des choses qui ne changeaient pas. « J’aurais tué Carl ! C’est ça que tu veux entendre, Kensie ? S’il t’avait blessée ou pire je l’aurais tué de mes mains ! Je n’aurais même pas laissé Rem s’en charger tu entends ! Je supporte plus de voir ceux que j’aime mourir. Je l’aurais tué et il aurait fallu que les ambulanciers m’arrache à toi pour que je te lâche ! Et si tu ouvrais les yeux tu le saurais tout ça ! Je suis un monstre, pense le ! Je suis un monstre parce que je t’aurais vengée ! » Partagée entre l'agacement et le soulagement, Kensie ne put que lever les yeux au ciel devant l'attitude de la jeune femme. « Soit contente, de toute façon, parti comme c’est je ne suis même pas sûre d’être encore avec Rem demain. Je lui ai demandé de veiller sur vous et voilà ce que ça donne. Tout est toujours de ma faute, vous me le faites bien comprendre. Bah soyez tous heureux. Bientôt à tous les coups je serai en cloque et seule et vous pourrez tous me dire que c’est tout ce que je mérite. Grand bien vous fasse, je suis le pire monstre de la terre ! » Non, mais est-ce qu'elle se rendait compte du pathos de la situation ? Est-ce qu'elle s'entendait parler ? Est-ce qu'elle voyait à quel point elle était pathétique et ridicule ?

Redressée sur ses deux jambes, elle s'approcha de Sonny et la gifla. Ce n'était pas une réponse tardive à la gifle qu'elle avait elle-même reçue plus tôt, c'était afin d'éviter d'avoir à la secouer comme un prunier. « T'es conne ou tu le fais exprès ? Tu crois que ça va te mener où, de faire ta victime ? Je sais pas ce qui s'est passé, pendant l'incendie, je sais pas ce qui s'est passé à Halloween, mais je sais ce qui s'est passé dans la forêt et je sais que ce n'était pas de ta faute. Ta faute ça a été de voir un ange béni des dieux là où il n'y a rien d'autre qu'une sombre pourriture. Peut-être que j'ai fais une erreur en voulant attraper Carl vivant, peut-être que c'était naïf de ma part, mais au moins je sais que prendre la vie de quelqu'un ne devrait pas être un métier. Aucun homme bien ne le ferait s'il avait le choix. Je ne sais pas comment il te traite, mais je sais tu mérites mieux que lui. » Les mains posées sur les épaules de son amie, Kensie se pencha pour se rapprocher un peu plus, mais ce n'est que lorsque ses lèvres touchèrent celles de Sonny qu'elle réalisa ce qu'elle faisait. Elle savait qu'elle s'était attachée, mais elle savait aussi que ce n'était pas à ce point. Les yeux exorbités, elle comptait les secondes, sans bouger. Oh oh.
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MessageSujet: Re: Gunfire left a hole in my heart. [terminé]   Ven 19 Oct - 15:17

Au début du mois dernier, Sonny pensait avoir touché le fond, comme si elle ne pouvait pas tomber plus bas. Et pour cause, son petit-ami avait tué un homme, elle avait découvert qu’il en faisait également son métier, qu’il laissait en plus une signature sur ses victimes… elle avait failli se tuer ce jour-là et elle avait fui, en se retrouvant morte de chagrin devant la demeure de Ross… Sauf que si elle y cherchait sa mère, ce fut Wyatt qu’elle rencontra et ce fut peu glorieux. S’en était suivie une période de déprime, lente et pénible. Non, elle ne pensait pas qu’elle pourrait tomber plus bas. Et pourtant. On ne s’imagine jamais à quel point la chute peut être longue… il y a toujours quelqu'un pour creuser un trou juste devant votre prochain pas. Et elle avait chuté. Un type qui enlève et viole des enfants, Rem qui veut le tuer, Kensie qui découvre le meurtrier en lui, le coma, le réveil plus que pénible, les disputes, l’isolement, l’absence totale de communication…

Et voilà qu’elle pleurait comme une madeleine dans ce cauchemar terrible. Parce que tout le monde lui en voulait, parce que tout le monde jugeait ses choix idiots et dangereux, parce qu’elle était en train de perdre sa meilleure amie, parce que tout cela craignait, tout simplement…

Elle ne contrôlait plus rien, ni sa capacité, ni ses souvenirs, ni ses émotions, ni son corps. Faire cela, c’était bien trop lui demander à l’heure actuelle. Elle ne prit même pas conscience des réactions de son amie, cela aurait fait trop de choses à analyser. Elle ne vit pas Kensie lever les yeux aux ciel et de toute façon, cela n’aurait rien changé. Cette rage, cette souffrance qu’elle exprimait, elle avait besoin de les extraire d’elle. Elle n’était plus à un ridicule ou à un cri près. Elle en avait vraiment plus qu’assez d’être désignée coupable de tous les maux de la terre. Coupable d’aimer quelqu’un jugé mauvais, coupable de n’avoir pas révéler sa grossesse assez vite, coupable d’avoir voulu que l’homme qu’elle aimait puisse rentrer en toute sécurité à la maison. Est-ce qu’on allait un jour la laisser en paix ?

Et là, alors qu’elle ne s’y attendait absolument pas, BAM, sa tête pivota et sa joue se mit à la lancer violemment. D’instinct, elle porta sa main à sa joue endolorie qui la brûlait. Non mais dis donc ! C’était elle qui donnait des baffes normalement, elle n’avait pas signé pour en recevoir ! Bon ok, au regard de la gifle de tout à l’heure, c’était mérité, mais bon sang ! Elle était en train de se plaindre, on ne pouvait vraiment pas la laisser tranquille, d’autant qu’elle abondait totalement de le sens de Kensie… Il fallait savoir tout de même !

Alors, son amie se mit à l’invectiver, lui disant encore plus clairement – s’il en était besoin – que son erreur était d’aimer Remington… Dire qu’elle ne savait rien. Kensie ne comprenait rien. Non, elle ne voyait pas Remington comme un ange béni des dieux. Il n’était ni un ange, ni béni, après tout ce qu’il avait subi et rarement une personne ne lui avait jamais fait autant de mal. Mais non, il n’était pas non plus une pourriture, car une pourriture ne défendrait pas de sa vie une tierce personne. Elle se trompait tellement… mais elle n’aurait jamais l’occasion de savoir la vérité. Et quand bien même elle la connaitrait, serait-elle seulement en mesure de comprendre ? Non, elle ne voyait que cela, Rem était un tueur. Donc il n’était pas un homme bien et donc… sous-entendu il la maltraitait ? Non, il ne l’avait jamais frappée. Il avait déjà menacé de la tuer, certes… mais il n’avait jamais pu. Et là… ils ne se parlaient plus vraiment alors… Et elle méritait mieux que lui ? Mais l’amour n’était pas une question de mérite. Elle avait su dès leur rencontre qu’elle ne devait pas s’attacher à lui car elle perdait la tête quand il était là. Mais c’était plus fort, trop fort.

Il y eut alors quelque chose de bizarre… quelque chose de perturbant… quelque chose d’inattendu. Un effleurement. Alors que Sonny voulait rétorquer à Kensie ses quatre vérités, elle perdit totalement le fil de ses pensées et toute son attention se recentra sur cette sensation qui venait d’avoir lieu. Et en croisant le regard presque choquée de son amie, elle comprit qu’elle n’avait pas rêvé… Enfin, façon de parler. Kensie après l’avoir giflée et engueulée comme du poisson pourri venait de… l’embrasser. Et ça c’était bizarre à bien des niveaux. D’abord normalement, le coup de l’engueulade et de la gifle avant un baiser, c’était Sonny qui le faisait à Remington et pour la première fois elle ressentait ce qu’elle lui imposait… à une différence près c’était que lui cherchait les ennuis parfois. Ensuite, c’était bizarre aussi parce qu’elle était techniquement parlant dans les bras de Remington à cet instant précis. En plus, c’était la première fille qu’elle embrassait. Et puis… c’était Kensie. Et Sonny tenait à elle, énormément, mais pas comme ça… et elle ne pensait pas que Kensie l’aimait comme cela non plus. Ce baiser, il n’était que la conséquence de trop d’émotions fortes et elle ne voulait pas que cela crée davantage de gêne entre elles…

Elle ne bougea pas, n’esquissant aucun geste, ni agressif ni de fausse compassion envers Kensie, mais elle se contenta de la fixer dans les yeux.

« C’est rien, Kensie, c’est rien. C’était bizarre, mais tout va bien. Mais il faut que tout ça s’arrête. J’ai entendu ce que tu avais à me dire et je peux le comprendre mais ne te trompe pas. Je sais que Rem n'est pas un ange. Je sais ce qu’il a vécu, je sais qu’il est capable du pire. Et je ne nierai pas que vivre avec lui est parfois difficile. Je ne me berce pas d’illusion, mais je ne peux pas le quitter, c’est bien la preuve que je ne mérite pas mieux. C’est dur de voir que tu me détestes parce que je l’aime mais je n’y peux rien, Kensie, parce que je sais qui il est derrière ce que tout le monde voit. ET il faut que nous on arrête de se faire du mal l’une l’autre… regarde où ça nous mène… »

Elle se remit alors sur ses pieds et obligea Kensie à se redresser, pour qu’elles se regardent dans les yeux et qu’elles se tiennent droites et non plus courbées sous le poids des secrets et des malheurs.

« Tout ceci n’est qu’un rêve, il est possible que tu te rappelles des grandes lignes parce qu’il était tout de même violent, mais tu oublieras d’autres choses, peut-être même ce qui vient de se passer à l’instant… On connaît la vérité l’une sur l’autre maintenant, il suffit juste qu’on sache ce qu’on en fait. Une arme de destruction mutuelle ou un lien qui fait que dès que cela ne va pas parce que les souvenirs sont trop forts on peut en parler à quelqu’un. Il n’y a que toi qui peut décider… »

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MessageSujet: Re: Gunfire left a hole in my heart. [terminé]   Mer 31 Oct - 17:41

Les doigts posés sur ses lèvres, Kensie attendait. Elle ne savait pas quoi, mais elle attendait. Son réveil ? Non. Elle n'attendait pas non plus la réaction de Sonny. Elle venait juste de l'avoir. « C'est rien, Kensie, c'est rien. C'était bizarre, mais tout va bien. » Une partie d'elle-même voulait éclater de rire, l'autre était vexée. Vu la situation, c'était certes un peu ridicule, mais on ne peut pas se contrôler n'est-ce pas ? Et le jour où quelqu'un ne prenait pas mal la phrase « c'était bizarre » après avoir embrassé quelqu'un, les poules auront des dents. Alors ouais, Kensie n'était pas 'Rem' et non, elle n'était pas un homme, mais putain ça faisait bobo à l'égo. Et le pire dans tout ça, c'est qu'elle continuait de le défendre. Putain, mais il n'y avait rien derrière l'image d'un tueur. Il n'y avait rien d'autre qu'un tableau macabre de toujours plus de meurtres pour toujours plus d'argent. Et que Sonny le voit et l'accepte la rendait malade. Comment une personne pouvait aimer quelqu'un qui prenait suffisamment plaisir à tuer les autres pour en redemander après ?

Regarder Sonny dans les yeux était presque une torture. Derrière les iris noires qu'elle pourrait à présent reconnaître entre mille se trouvait une personne que Kensie ne connaissait pas, une personne qu'elle ne pouvait pas reconnaître. Non. Une personne qu'elle ne voulait pas reconnaître. C'était une étrangère dans le corps de sa meilleure amie. Par défaut, ce n'était donc plus sa meilleure amie, n'est-ce pas ? Trop fatiguée de toujours être blessée par ses relations avec les autres, elle préférait garder ses distances, faire comme si elle ne l'avait jamais connue avant ce jour-là. Ça valait mieux pour elles deux. Et comme pour se protéger physiquement de toute autre blessure que Sonny pouvait lui apporter, elle croisa les bras sur sa poitrine.

« Je suis désolée Sonny, mais t'avoir fait confiance a été une erreur de jugement de ma part. Jamais je ne pourrai voir au-delà de ça. Tu es amoureuse, génial, yay bourrons-nous la gueule pour fêter ça. » Et essayer de tuer l'horreur qui poussait dans le bide de son interlocutrice. Chose qu'elle avait passé sous silence, en espérant que si elle ne l'entendait pas, ce ne serait pas vrai. « Mais je ne peux pas, en mon âme et conscience, t'avoir dans ma vie alors que tu couches avec un homme comme lui. Tu l'as dit toi-même. On connaît la vérité l'une sur l'autre. Tu comprends donc pourquoi je fais ça. Te donner un ultimatum nous mènerait au même résultat et ce n'est pas mon genre. » Les yeux posés sur le mur d'en face, elle parlait comme s'il ne s'agissait que d'une formalité, quelque chose de sans importance, mais sa posture et son regard montraient bien qu'elle était tout sauf indifférente à la situation. « Et puis avouons qu'un ultimatum rendrait les choses bien plus compliquées qu'elles ne le sont déjà. Sans parler que ça donnerait l'impression qu'on a été plus qu'amies ce qui est … vraiment dérangeant. » Sans pouvoir se contrôler, elle esquissa un sourire. Marque de taquinerie ou non, l'interprétation était laissée libre.

Son regard se posa à nouveau sur Sonny et ses bras tombèrent sur ses flancs. « Je suppose que tu trouveras bien vite quelqu'un pour me remplacer. Tu sais où trouver Maggie et je suis sûre que Sacha est le deuxième numéro que tu utilises le plus. » Comme blasée, elle haussa les épaules avant de lui tourner le dos. Tout avait été dit. Que devait-elle faire maintenant ? Attendre que Sonny s'en aille d'elle-même ? Se réveiller ? C'était quoi le protocole dans ce genre de situations ? Passant une main dans ses cheveux, elle jeta un regard en arrière pour confirmer que la française était encore bien présente. « Va-t-en, Sonny. » A peine avait-elle prononcé les mots que la pièce disparut pour ne laisser place qu'à un noir complet.

I never thought a dream could and would hurt this much.

Allongée sur mon lit, je tentais désespérément de reprendre mon souffle, le souvenir du cauchemar et du rêve avec Sonny encore vif dans ma mémoire. D'ici quelques secondes j'oublierais des détails, elle l'avait dit, mais il était certain que je n'oublierai pas la finalité des dernières secondes. Je ne pouvais pas oublier une chose pareille. Pas quand je savais que je finirai ma nuit à pleurer. Pour Bryton et pour cette amitié qui n'avait été qu'éphémère. Je suppose que le cœur à ses raisons que la raison ignore. Et je suppose qu'il est vraiment temps que je retrouve un sommeil à peu près normal, pour éviter de dire ce genre de conneries. À mort le romantisme et les fleurs-bleus. Le cynisme et l'humour vaincront. Mais lassez-moi me morfondre avant. Merci.

Fin
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