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 How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]

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Sonny Malone

La Fille de vos Rêves… ou de vos Cauchemars

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MessageSujet: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Mar 28 Aoû - 16:58

15 décembre

Il n’allait pas aimer, mais ce n’était plus le problème de Sonny. Il l’avait mise au pied du mur et il devrait en assumer les conséquences. Il voulait sortir ? Grand bien lui fasse ! Il voulait se tuer ? Qu’il aille au diable ! Ses angoisses revenaient à cause de lui et son stress s’aggravait. Il fallait vraiment qu’elle trouve un moyen de se détendre mais le je m’en foutisme de Remington concernant sa vie commençait sérieusement à lui sortir par les oreilles. Il ne voulait donc pas guérir complètement et être sûr que tout aille bien, pour qu’ils puissent vivre longtemps ensemble ? Elle n’avait pas envie de rentrer un jour chez eux et de le trouver raide mort, ça, c’était au-dessus de ses forces. Et les médecins étaient de son avis : il était beaucoup trop tôt pour qu’il rentre. Mais monsieur avait décidé, il ne l’avait pas écouté. Superbe relation de couple ! Alors tout de suite après que le médecin ait imposé à Rem une nuit de plus à l’hôpital, Sonny s’était dépêchée d’appeler le seul qui pourrait l’aider à remettre Remington un peu plus en état… Ryan. Elle lui avait expliqué qu’elle avait besoin de lui pour soigner Remington, son ancien camarade de fac, qu’elle savait qu’elle lui demandait énormément mais qu’il n’y avait que lui qui pourrait l’aider. Peut-être en eut-il marre de l’entendre chouiner ou peut-être était-il foncièrement altruiste – ce qui ressemblait assez à l’homme qui lui avait guéri sa cheville – mais toujours était-il qu’il accepta.

Alors Sonny avait occupé le reste de sa journée du mieux qu’elle put. Rem et elle évitèrent soigneusement les sujets qui fâchaient et même si elle était toujours en colère, elle n’eut plus la force de crier ou de grogner. Elle était allée à son travail, en profitant pour passer ce fameux coup de fil à Ryan et savourer l’air frais, bien qu’elle cru de nouveau voir Carl au détour d’un chemin. Ce qui était impossible. Il était mort brûlé. Mais des Carls, il n’y en avait pas qu’un. Ils rôdaient partout. Des gens prêts à tuer. Comme Rem, même si lui n’était pas un tueur d’enfant ou un violeur. Et elle n’avait vraiment pas été rassurée, tout le temps qu’elle fut dehors, songeant même à repasser par chez elle pour prendre son arme. Mais amener un revolver dans un hôpital n’était pas préconisé. Alors elle se retint. Mais elle marcha plus vite que d’habitude et ses sens étaient plus alertes. Le soir, elle retourna auprès de Remington et se coucha, dos contre son torse, enveloppée par son bras fort, sa main dans la sienne. Et pourtant, elle était toujours en colère. Mais il avait dit qu’il passerait tous les soirs avec elle, alors en colère ou pas, c’était ainsi que cela se passerait.

Aussi, le jour de la sortie de Remington, Sonny donna rendez-vous à Ryan dans le hall de l’hôpital. Si Rem voulait vraiment rentrer, il devrait accepter l’aide de Ryan. Ce n’était pas négociable, elle ne le laisserait pas sortir dans cet état, c’était courir au suicide et elle ne voulait pas être témoin de cela. Aussi prétexta-t-elle d’aller se prendre un lait chaud pour elle et un jus d’orange pour lui, afin de s’esquiver de la chambre quelques minutes, le temps de rejoindre Ryan.

« Bonjour, merci encore d’être venu. Je… je ne sais même pas comment vous remercier. Mais je veux que vous sachiez dans quoi vous vous embarquez. Son état est grave même s’il refuse de l’admettre. Il s’est pris une balle dans le ventre et son cœur a lâché… deux fois. Puis un coma de quatre jours. Il veut sortir, mais il n’est pas en l’état. Vous pensez que vous pourrez l’aider sans que ce soit trop dangereux pour vous ? En tout cas, je ne sais pas ce que je pourrai faire pour vous remercier, mais je le ferai. »

Enfin, il fallait aussi que Rem accepte qu’il avait besoin d’aide et ça, avec lui ce n’était pas gagné. Mais alors vraiment pas. Tellement sûr de lui. Tellement impatient. Tellement suicidaire.

« ça ne vous ennuie pas de m’attendre dans le couloir ? Il faut que je lui parle d’abord. Et euh… désolée d’avance s’il vous gratifie de son sale caractère. Ne le prenez pas pour vous, ce sera après moi qu’il en aura. »

Après avoir déambulé dans les couloirs, non sans avoir effectivement acheté un jus d’orange pour lui mais rien pour elle, ne pouvant rien avaler tant elle appréhendait ce qu’elle allait faire, elle se retrouva enfin face à la porte de la chambre de Rem. Elle pinça les lèvres et entra, seule. Elle aurait pu parier… il était déjà debout, habillé, presque prêt à mettre les voiles. Rester assis… se reposer… il fallait vraiment que Sonny lui achète un dictionnaire, ça devenait urgent. Elle soupira, se mordit la lèvre de colère parce que toutes ces visions de lui gisant au sol et agonisant revenaient la hanter et la frapper en pleine figure.

Elle approcha et lui tendit son jus d’orange, espérant qu’il le boive et qu’il ne finisse pas sur le mur après un vol plané. La déco était suffisamment moche comme ça et les odeurs amplement suffisantes. Puis, elle posa une main sur le rebord du lit, comme pour y trouver un appui et ne pas flancher.

« Tu ne sors qu’à une condition et elle n’est pas négociable. J’ai quelqu’un avec moi. Il est ici, dehors. Il peut t’aider à guérir. Peut-être pas entièrement, mais suffisamment pour que tu puisses sortir sans risques. Et tu le connais. Il s’agit de Ryan. Ce n’est pas un inconnu mais quelqu’un qui veut aider. Il ne sait rien de ce que tu es, de ce que tu fais ou de comment c’est arrivé. Il te soigne et tu sors. »

A voir la tête qu’il tirait, il n’était pas du tout d’accord. Elle connaissait ce regard sévère. Il détestait être en position de faiblesse et surtout devant des gens. Il n’aimait pas être dépendant des autres, s’en remettre à quelqu’un, ce n’était pas du tout dans sa nature.

« Rem, je vais être claire avec toi. Si tu refuses son aide, tu refuses la mienne. Et dans ce cas là, je n’ai plus rien à faire ici. Ni chez nous. Il est hors de question que je te vois t’effondrer parce que tu es sorti trop tôt. Hors de question. Alors je t’aime mais si tu quittes cette chambre sans être passé entre les mains de Ryan, je ne rentrerai pas avec toi. Je te laisserai jouer au con tout seul. Je ne te suivrai pas dans ton suicide. J’ai pas besoin d’un type qui joue avec sa vie et notre fils non plus. Donc tu choisis. Ryan te soigne ou je pars.»

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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Mer 29 Aoû - 9:23

Manque de sommeil. Humeur massacrante. La nuit avait été longue et agitée en réflexions. Le sommeil n'avait pas voulu venir de suite. Trop de choses à penser. Des doutes qui s'éveillaient et qu'il fallait repousser. Et si je faisais une erreur en sortant aujourd'hui, me contentant de signer une décharge ? Voilà que j'étais en prise avec l'incertitude alors que celle-ci n'avait jamais régi ma vie en ce qui concernait ma santé. Je ne comprenais pas tous ces doutes, ou peut être qu'au contraire je les comprenais beaucoup trop. Le sommeil n'ayant pas voulu m'emporter immédiatement malgré les calmants que l'on me donnait par perfusion, j'avais passé de nombreuses heures à cogiter. Bien éveillé, et ne bougeant pas, pour ne pas réveiller Sonny qui était calée contre moi. Ma respiration avait été calme, habituelle, ne révélant aucun soupçon quant à mon état d'esprit et laissant supposer que je dormais, ne me préoccupant plus de rien. Si seulement ça avait été le cas, je n'aurais pas été d'aussi mauvaise humeur en me réveillant, après très peu d'heures de sommeil.

Sonny avait quitté la chambre, prétextant un ravitaillement en café et en jus d'orange. Un moyen comme un autre pour fuir cette atmosphère pesante entre nous depuis la veille. C'était ce que je me disais, me faisant peut être des films. Ses intentions étaient sans doute louables et je pensais négativement, pour ne pas changer en cette période de l'année. J'attendis un instant quand la porte se fut refermée derrière elle. Je sautais ensuite du lit pour récupérer les affaires qu'elle m'avait ramené. Direction la salle de bain d'où je ressortis, rafraîchi et habillé. Jean bleu, chemise blanche, les cheveux encore humides. Le bandage m'avait gêné pour me laver mais j'avais su passer outre, même s'il était à présent humide. Je le changerai une fois que l'on serait rentré. Ce n'était pas comme si je n'avais pas l'habitude de me prodiguer des soins et de me changer des pansements. Le portable atterrit au fond de ma poche. Mes doigts effleurèrent ma blessure par dessus la chemise. C'était douloureux, sans l'être suffisamment pour me faire renoncer. Les fils devaient me tirer. Les bords de la plaie devaient être sans nul doute rouges, signe de cicatrisation. Ou alors était-ce d'infection. Je ferai l'effort de prendre des cachets durant quelques jours pour calmer la douleur et aider à ce que ça aille mieux. Sonny serait contente ainsi.

Je finissais d'attacher ma montre à mon poignet gauche quand la porte de la chambre s'ouvrit laissant place à Sonny. Elle tenait un seul gobelet et non deux. Les nausées avaient pris le dessus sur son amour pour le café ? Fort possible. Heureusement, l'odeur du jus d'orange n'avait pas été assez forte au point de la dissuader de m'en prendre un. Elle tendit le gobelet vers moi et je le pris, lui lançant un « merci » au passage. Je le portais à mes lèvres, en buvant une gorgée, et tout en l'observant. Elle avait pris appui sur le lit, comme si ce qui allait suivre risquait de lui faire perdre tous ses moyens. J'eus un pressentiment. Je n'allais pas aimer du tout. Pourtant, je fis comme si ça ne me perturbait pas et je buvais une nouvelle gorgée de jus d'orange.

Une condition. Non négociable. Voilà de quoi améliorer mon humeur. Elle pouvait se la mettre où je pensais sa condition. Je sortais et sans condition. Je ne voulais même pas entendre la suite, pourtant je n'eus pas d'autre choix. Mes sourcils se froncèrent alors qu'elle m'annonçait qu'elle avait ramené quelqu'un avec elle. M'aider ? Je n'avais jamais rien demandé et je ne le ferai pas. Je n'avais pas besoin d'aide. Pour qui se prenait-elle à vouloir ainsi décider pour moi, à vouloir me forcer à voir une personne que je n'avais jamais réclamé auprès de moi. Je me débrouillais seul, je n'avais pas besoin de ce Ryan. McCallan ? Non mais c'était une blague. Elle l'avait ramené, lui ?! Je ne l'avais pas revu depuis l'université et je ne désirais pas le revoir. Pour quoi faire de toute façon, parler du bon vieux temps ? On ne parlait pas beaucoup à l'époque, je ne vois pas pourquoi les choses changeraient. Mon visage s'était complètement fermé. Mes yeux avaient du s'assombrir, virant au gris, sous la colère intérieure qui m'animait. Je fusillais Sonny du regard, et peut être qu'elle aurait eu peur et aurait renoncé si elle n'était pas aussi têtue quand elle avait quelque chose en tête.

Je ne répondis rien. Mes doigts étaient crispés sur le gobelet sans le presser suffisamment pour qu'il explose, déversant son contenu sur le carrelage. Je ne le gâchais pas non plus en le balançant contre un mur. Je me murais dans le silence. Celui-ci en disait long. Je refusais l'aide de Ryan. Je refusais de me reposer sur autrui. J'étais indépendant et je le resterai. Qu'elle tourne les talons pour aller dire à Ryan d'aller se faire voir. Sauf... Qu'elle décida de sortir sa carte maîtresse. Le chantage. Refuser que ce gars me soigne, cela voudrait dire refuser son aide à elle. Et si je refusais, elle partait. Clair, net et précis. Cela aurait pu attiser la fureur qui grondait en moi et qui menaçait de sortir à tout instant. J'en avais complètement oublié la douleur tellement j'étais hors de moi. Et pourtant, j'arrivais encore à me contenir. Pire même, je faisais comme si de rien n'était et je continuais à boire mon jus d'orange jusqu'à ce qu'il n'en reste plus une seule goutte dans le gobelet.

Ce ne fut qu'à partir de ce moment que je me décidais à bouger. Ne me préoccupant plus de Sonny, je me dirigeais vers la salle de bain pour balancer le verre en plastique dans la poubelle. Je ne lui adressais pas un regard alors que je prenais la direction de la porte de la chambre. Je m'arrêtais devant celle-ci, lui tournant obstinément le dos. « Je déteste le chantage et tu le sais. » S'il y avait bien une chose que j'avais en horreur c'était ça. Elle méritait que je tourne la poignée, franchisse le seuil de cette porte, et parte sans me retourner. Elle n'aurait plus l'occasion ainsi de me mettre au pied du mur et tout serait fini. Ma main se posa sur la poignée, et je la tournais, entrebâillant la porte. « Mais soit, puisque c'est ce que tu veux. » Je me retournais alors pour plonger mon regard dans le sien. Défier et céder, c'était le rythme de notre relation. Depuis le début et jusqu'à la fin. Ryan ne devait pas être loin dans le couloir. Sans doute attendait-il que la porte s'ouvre et qu'on l'invite à entrer. Si c'était le cas, autant qu'il entende ce que j'avais à dire. Je repris la parole, d'un ton étrangement calme. « Que McCallan entre et qu'il me soigne. Qu'il joue au gentil médecin avec moi. Et s'il rate son coup tant pis, il aura essayé. » Cette fois, j'ouvris la porte complètement, la lâchant. « Il a de la chance, s'il n'y arrive pas, personne ne lui en tiendra rigueur. Ce n'est pas comme si on était dans un film avec le toubib soignant le méchant de l'histoire et que ce dernier le tue car il n'est pas satisfait de son travail et ne veut pas laisser de témoin. Ce n'est pas comme si j'étais un tueur, Ryan ne risque pas de représailles avec un raté comme moi. » Si McCallan avait tout entendu, il ne comprendrait probablement rien et me prendrait certainement pour un fou. Le message était pour Sonny. Elle saurait lire entre les lignes. Je revins alors vers le lit et ne me préoccupant pas d'elle, je m'assis dessus. Attendant que le sorcier vaudou fasse sa grande entrée.

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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Mer 29 Aoû - 17:56

Décembre, le mois des lutins et du père Noël c’était transformé en danse macabre de l’étrange Noël de Mister Jack pour Ryan. En effet, après s’être fait torturé par John et avoir appris la grosse de Dusty, il était parti dans le Vermont pour l’enterrement de sa mère. Il aurait voulu aller voir la jeune femme avant, s’expliquer, s’excuser, lui promettre qu’il ne l’abandonnerait pas, lui montrer qu’il se rachèterait, mais qu’il voulait aussi lui laisser le temps de réfléchir à ce qu’elle voulait. Mais il n’avait pas eu le temps. L’enterrement était prévu pour le 20 novembre et il avait déjà passé trop de temps à se faire soigner les conséquences des méfaits de John. Enfin, il avait dû partir et il n’avait pu lui laisser qu’une lettre, une minable lettre qui exprimait ce qu’il ressentait et ce qu’il aurait voulu pour elle, à savoir tout sauf lui faire du mal.

Il avait donc quitté Los Angeles le cœur lourd. Et pour compléter le tableau, son arrivée dans le Vermont s’était en fanfare, puisqu’il avait à peine mis le pied sur le pas de la porte de chez ses parents adoptifs, que déjà son père lui disait que Mérédith, sa sœur adoptive s’était enfuie le matin même. Pourquoi ? Pourquoi avait elle fait ça ? Et ils ne pouvaient pas lancer d’avis de recherche. Les conventions voulaient qu’une personne puisse être déclarée disparue qu’au bout de 24h à 48h. Foutaises ! Ryan n’avait eu qu’une envie, retourner se jeter dans le lac radioactif pour plus entendre toutes ces conneries et devoir les gérer surtout. Il était un lâche, il le savait, il l’assumait. Il ne contredirait pas quelqu’un qui s’en rendrait compte. Pourtant, avec son père ils mirent tout en œuvre pour la retrouver. Sans succès. Et l’enterrement s’était donc déroulé dans l’angoisse de savoir ce qu’il était advenu de sa petite sœur.

Ryan était resté le plus longtemps possible jusqu’à ce qu’ils aient des nouvelles, et qu’ils apprennent qu’elle partait vers la côte ouest sans en savoir plus. Ryan se décida alors à revenir sur LA le 13 décembre. Il était resté presqu’un mois loin de chez lui et à présent il fallait qu’il revienne à la vie réelle celle qui le faisait souffrir. Et ce retour fut un nouveau coup sur ses épaules. D’un côté, Tammy le contacta pour qu’il reprenne les soins sur Moïra. Celle-ci semblait aller mieux, et avec son coup de pouce elle sortirait surement du coma rapidement. Ce que Ryan ne disait pas c’est que ce serait à son tour d’y être lorsqu’elle se réveillerait. Il le savait et il le sentait au fur et à mesure des jours de soin. Et ce même s’il n’en avait pas encore fait beaucoup. Et, au fond, il était content de ce sort. Il pourrait ainsi s’échapper de la réalité encore quelques temps.

D’un autre côté, Il avait rencontré Shante, un ami de Dusty qui lui avait appris une nouvelle qui l’avait complètement dévastée. La mort de cette dernière. Les circonstances étaient si horribles qu’il ne voulait même pas y penser. Il se mit alors à ne plus dormir et à vivre uniquement pour sortir la gamine du coma. Le reste lui importait plus. Il mangeait par nécessité, buvait et ne dormait plus. Autant dire, une loque humaine. Sa mission terminée, le coma l’attendait et à son réveil il deviendrait pire que loque, assurément.

On dit que c’est quand on perd quelqu’un qu’on aime que l’on se rend compte à quel point on y tenait. Tout est dit.

Puis Sonny l’avait contacté. La jeune fille à qui il avait soigné la cheville le jour même où il avait appris le décès de sa mère, avait tenté de se suicider avant de tromper Dusty avec Maggie. Il les avait cumulés ce jour-là. Il se rappelait très bien son visage. C’était une jeune fille soucieuse mais souriante alors. Et là, au téléphone, elle n’avait rien de souriant. Elle était inquiète, et Ryan avait pu sentir la peur qu’il y avait dans sa voix. La peur de le perdre.

Oui parce qu’elle l’avait contacté pour Remington. Ils étaient de nouveau ensemble alors ? Semblait-il. Au final, tout le monde avait une vie tumultueuse. A sa manière. Et Sonny semblait bien aimer les retournements de situation. Quoi qu’il en soit, elle l’appelait à l’aide, et il lui avait promis d’être là, alors il viendrait. De toute façon plus rien n’était important pour lui. Il pouvait bien se tuer à trop utiliser sa capacité, qu’il n’en avait rien à faire !

Alors, le 15 décembre, Ryan rejoint Sonny dans le Hall de l’hôpital. A vrai dire il ne s’inquiétait même pas de ce que pourrait être des retrouvailles avec un vieux camarade de fac. Il n’y pensait pas. N’en avait que faire. Enfin, il laissa Sonny lui expliquer la situation sans l’interrompre et il se contenta de hocher la tête lorsqu’elle lui demanda s’il pouvait faire ça. Peut-être pas à 100 % étant donné que ses séances avec Moïra l’épuisaient, mais il pourrait faire quelque chose.
Il aurait voulu dire à Sonny d’arrêter de le vouvoyer, et de prévenir Remington que les soins n’allaient pas lui permettre de courir un marathon, mais il n’avait même pas la force morale d’ouvrir la bouche. Il la laissa alors partir dans la chambre arranger les choses avec son fiancé. Il s’avança vers la chambre et étendit Sonny menacer Remington de le quitter s’il n’acceptait pas ses soins. Mais ne souhaitant pas espionné il s’était un peu éloigné. Jusqu’à entendre de nouveau le son d’une voix. Remington ?

Les propos étaient peu cohérents, mais le biologiste mit tout cela sur le compte de son état de santé. Peut-être avait-il pris un coup sur la tête après tout ? Bon il fallait se mettre en condition. Lui qui n’avait pas connaissance de son don quelques mois auparavant encore, il trouvait qu’il en faisait bien trop usage ces derniers temps. Pour la bonne cause ? Peut-être…

Etait-ce le bon moment pour venir faire ce qu’il avait à faire ? Après un tel discours il se posait quelques questions. Pourtant il s’engagea, toqua et entra.

« Bonjour Remington… » dit-il sur le pas de la porte. Le ton de sa voix était neutre.
Il se contenta alors de prendre une chaise, et ne releva pas ce qu’il avait entendu. On pouvait presque dire que Ryan avait l’allure d’un zombi drogué.

« Bon je vais t’expliquer comment on va faire. Tu vas me désigner les endroits les plus douloureux pour toi. Je vais poser mes mains doucement dessus et tu vas fermer les yeux. Pour que ça agisse mieux, il faudra que tu respires tranquillement, profondément. Tu vas sentir une certaine chaleur traverser tes membres, c’est normal…. C’est bon ça vous va à tous les deux ? »

Ryan observa successivement Sonny et Remington. Ce visage n’était décidemment celui qu’il avait gardait en mémoire. Le Remington du présent était bien plus marque que ce à quoi il se serait attendu.

« Sonny, je peux vous demander quelque chose ? Il faudrait que vous regardiez mes réactions, si jamais vous voyez que je deviens trop pâle ou que je commence à tanguer n’hésitez pas à déconnecter mes mains, que je reprenne des forces… Je soigne une gamine en ce moment et les séances sont longues et dures… »
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Sonny Malone

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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Jeu 30 Aoû - 19:16

Peut-on aider quelqu’un contre son gré ? La réponse est non. Peut-on aider Remington contre son gré ? Cette question n’avait même pas lieu de se poser. Et pourtant. Le médecin n’était pas d’accord pour le laisser sortir. Il ne pouvait pas obtempérer pour une fois ? Comment avait-il fait, à l’armée ? Il devait bien obéir à ses supérieurs, non ? Sérieusement, comment aurait-il réagi si les rôles avaient été inversés ou si elle prenait son traitement pour sa tension et sa grossesse n’importe comment ? Il l’aurait vraiment laissé faire ? ça, elle en doutait. Tout était gâché. Le souvenir du rêve, de ce qui y avait été dit. Tout. Un joli rêve fracassé par la réalité. Et lui, il était toujours lui. Indifférent à tout. Avant de passer à la colère. Ça faisait longtemps qu’il ne l’avait pas regardé avec cette nuance de bleu-gris dans mes yeux… Depuis octobre en fait. Sonny ne comprenait pas son entêtement. Bien sûr que ce n’est pas glorieux d’être en position de faiblesse devant quelqu’un mais franchement, il n’y avait rien de honteux à accepter une main tendue. Personne ne le jugerait. En fait, ce serait s’il refusait qu’il passerait pour un imbécile mais il répliquerait que de toute façon, il se foutait de ce que les gens pensaient. Tout comme il se foutait de cette menace.

Sonny n’y croyait pas vraiment, à ce genre de chantage. Quand quelqu’un lui faisait cela, un « c’est lui ou moi », elle choisissait systématiquement l’autre, pour faire prendre conscience au premier de la stupidité de sa demande. Si quelqu’un lui avait demandé, quelqu’un de très proche, « c’est Rem ou moi », elle n’aurait pas hésité. Et, là où sa logique déraillait c’était pour le cas où ce serait Rem qui lui dirait « C’est untel ou moi »… parce que là, elle serait restée. Elle pouvait tout abandonner pour lui. Mais là, elle menaçait pourtant de partir. Pas vraiment de le quitter, pas de façon définitive. Mais elle n’emménagerait pas avec lui. Pas dans ces conditions.

Et lui, il buvait. Elle détestait le jus d’orange, mais là, plus que jamais. Rem n’avait d’yeux que pour lui maintenant. Cette attitude était méritée, mais quand même. Dire que quelques heures auparavant ils étaient heureux, à parler de la chambre du bébé, à évoquer la possibilité de se marier. Et là, ils en étaient à se menacer et à s’ignorer. Il allait sortir… Vraiment ? il allait le faire ? Il était si borné que cela ? Oui, la porte venait de crisser légèrement sur ses gonds. De future mariée à plaquée en quelques heures ?

Non, apparemment non… Il sembla se résoudre à sa condition. Pas de gaieté de cœur, loin de là et son regard qui était enfin revenu sur elle le lui fit comprendre. Encore un bras de fer. Ça ne finirait jamais. Et ils allaient toujours plus loin. Et cela, ça devenait dangereux. Toujours sur un ton qui n’avait rien de naturel quand on le connaissait bien, il lui débita tout un laïus que tout le monde pouvait entendre, mais qu’elle seule pouvait comprendre. Il était en train de lui dire en la regardant dans le blanc des yeux qu’il tuerait Ryan s’il échouait. Il faisait porter sur elle la responsabilité de la survie de son ami et c’était dégueulasse. Parce qu’il était tellement en colère qu’il en serait capable. Et tout serait de sa faute… comme si elle n’avait pas assez de mort sur la conscience. Peut-être qu’il comptait la dessus pour la faire renoncer, toucher sa culpabilité liée aux morts du Domaine. C’était minable. Et elle n’avait même plus envie de le regarder. Il voulait faire le mariolle ? Qu’il le fasse. Il n’était plus temps de reculer.

Et Ryan entrait déjà. Pauvre Ryan qui n’avait vraiment pas l’air bien. Sonny se demandait ce qui avait bien pu se passer depuis la dernière fois et si elle n’avait pas été trop loin en lui réclamant ce service. Il n’était pas ami avec Rem, il connaissait peu Sonny, il ne devait pas être vraiment avec Maggie vu que Sonny l’avait croisée un mois plus tôt avec John, il avait l’air fatigué… Peut-être qu’elle n’aurait pas dû.

Ryan s’installa et commença à décrire par le menu comment la séance allait se passer. Par contre, il se leurrait s’il pensait que Rem serait coopératif.

« Il n’a mal nulle part… c’est un surhomme. Mais il est blessé au ventre et a le cœur fragile quoi qu’il en dise. »

De toute façon, il était déjà en colère contre elle, alors elle pouvait en rajouter une couche. Et elle pouvait être sûre qu’il prétendrait ne pas avoir mal et qu’il ne dirait rien, même s’il souffrait. Et ce silence n’était pas dans son intérêt. Ni dans celui de Ryan qui lui, au moins, se montrait raisonnable en connaissant ses limites et en n’hésitant pas à demander de l’aide à Sonny. Et voilà, ça n’avait vraiment rien de honteux. Bon, elle n’aimait pas ça. Elle ne voulait pas qu’il lui arrive quelque chose de grave. S’il était épuisé… mais il avait dit qu’il le ferait… Ce type avait donc une bonté d’âme sans faille. Epuisé, il trouvait encore le temps et la force d’aider quelqu’un dont le comportement laissait à désirer et à qui il ne devait rien. Alors Sonny veillerait sur lui, parce qu’il le méritait, parce qu’il était quelqu’un de bien.

« Vous pouvez compter sur moi je ferai attention. Vous aurez besoin de quelque chose ? Du sucre ? Vous allonger ? »

Parce qu’elle allait se transformer en super assistante à ce rythme là. Mais si tout réussissait sans accro, Rem aurait recouvré suffisamment de force pour pouvoir déambuler à la maison, Ryan s’en tirerait sans contrecoup trop virulent et elle lui serait redevable à jamais. Et peut-être que cela lui permettrait, à elle, de calmer ses angoisses et ses pics de stress qui se déclenchaient par vagues depuis la randonnée… ou pas.

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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Ven 31 Aoû - 10:46

Colère et contrariété. La colère car Sonny me mettait au pied du mur, exerçant un chantage et comptant sur l'amour que je ressentais pour elle pour que je cède. La contrariété car je n'avais pas pu m'empêcher de répliquer en tapant là où ça faisait mal. En débitant des propos que personne ne comprendrait à part elle. Le médecin du service serait passé dans le couloir à ce moment là, il aurait certainement passé la tête par l'encadrement de la porte pour voir ce qui clochait. Et il aurait demandé à ce que je sois placé dans le service de psychiatrie, croyant que je délirais en parlant à demi-mots de trucs étrange comme une sorte de pouvoir et surtout me prenant pour un méchant à vouloir tuer si le sorcier vaudou ratait sa thérapie. Sauf que j'étais bien capable de le tuer, Sonny et moi le savions. Si je ne le faisais que sous contrat en temps habituel, il m'arrivait de déroger à ma règle pour faire une exception. J'en avais fait une lors de la soirée d'Halloween en tuant ce pompier. Non pas parce qu'il nous menaçait et qu'il était dangereux pour nos vies, mais parce qu'il l'avait mis en danger elle. L'ironie dans tout ça, c'était qu'aujourd'hui j'étais capable de tuer Ryan non pas pour la protéger mais pour la défier, simplement car elle avait attisé ma fureur.

J'étais sur le lit, elle était juste à côté. J'avais juste à tendre le bras pour la toucher. Je l'ignorais délibérément. Un coup fut porté sur la porte déjà ouverte. Il entrait. Et à lui également je n'adressais aucun regard, l'ignorant. Il me salua et n'eut en retour que le silence. Mon visage était complètement fermé. Avec un peu de chance, il allait comprendre le message et tourner les talons. Sauf que McCallan était un crétin. Je l'avais toujours pensé, déjà à l'époque de l'université et ça ne changeait pas. Le temps passait mais certaines choses ne changeaient pas. Il ne jugea pas utile de laisser une distance respectable entre lui et moi, prenant une chaise et la rapprochant bien trop près de moi. Qu'il se rapproche encore un peu, et on pourrait faire ménage à trois ! Je refusais toujours de regarder dans sa direction, fixant un point invisible sur le mur de de la chambre.

Il reprit la parole, expliquant ce qu'il comptait faire. Lui désigner les endroits où je souffrais ? Mais qu'il aille se faire cuire un œuf celui-là. En plus, il voulait que je ferme les yeux, pour respirer tranquillement. Vraiment ? C'était les yeux ouverts que j'étais détendu en temps habituel. Les fermer reviendrait à baisser ma garde, à ne pas voir si un danger imminent se rapprocher. Fin de l'explication, refus de coopérer, il pouvait partir à présent. Sauf que Sonny fut rapide pour répliquer. Elle jugea bon d'en rajouter une couche, comme si mon humeur n'était déjà pas assez charmante. Je détournais mon regard du point invisible que je fixais pour le reporter un bref instant sur elle. Je ne desserrais pas les dents, mes yeux parlant pour moi. Elle me le paierait. Je ne sais pas ce que je trouverais comme vacherie à lui faire, mais je lui rendrai la pareille. Ou peut être que j'oublierai une fois que ma colère serait envolée. C'était plus probable vu qu'il s'agissait d'elle. Je ne jouerai pas au sadique à faire des vengeances à retardement pour la blesser. Pourtant elle le méritait.

Mon regard finit enfin par se poser sur Ryan. Quel mort vivant il faisait. Sérieusement, il allait me soigner ? Non, parce qu'à le voir ainsi, on avait plutôt l'impression que c'était lui qui avait besoin de soins et non moi, tant il était pâle. Et l'aveu de sa faiblesse alors qu'il demandait à Sonny de le surveiller. Pitoyable. Et elle qui s'inquiétait et désireuse de l'aider... Je pouvais sortir de suite avant de vomir face à cette scène ? Ah non, je ne pouvais pas sinon elle menaçait de me quitter. « C'est touchant comme scène. Je propose pour ma part de t'achever si tu t'effondres. » marmonnais-je d'un ton froid. Pourtant, malgré ce ton, je me montrais docile en coopérant un minimum. Je déboutonnais ma chemise pour laisser apparaître le bandage sur le flanc droit qui protégeait ma blessure. Je laissais la chemise glisser jusqu'à ce qu'elle finisse sur le lit, derrière moi. Je jetais brièvement un regard à Ryan. S'il faisait une remarque ou m'interrogeait sur les nombreuses cicatrices qui striaient le haut de mon corps, mon poing partirait direct pour rencontrer son visage. Ma façon de lui dire de s'occuper de ses fesses. Mais vu qu'il ne comprenait rien...

« Pas besoin de fermer les yeux pour respirer tranquillement. » Toujours garder un œil sur lui pour réagir au plus vite si ça ne me satisfaisait pas. Et puis, je pouvais être un modèle de calme quand je le désirai. Il suffisait juste que je prenne sur moi. Quand j'étais trop calme et me fichais de tout, ça avait d'ailleurs pour effet d'exaspérer parfois Sonny. Trop je m'en foutiste à tout ce qui m'entourait sans doute. Les doigts de ma main droite se posèrent ensuite sur le pansement de ma blessure. Je le décollais légèrement dans un coin. Puis sans prévenir, je l'arrachais d'un coup sec, sans sourciller face à la douleur que cela procura. Après tout j'étais un surhomme ayant mal nul part, n'est-ce pas ? Ce n'était pas dans mon caractère d'exprimer quand je souffrais physiquement. Trop l'habitude des blessures, trop fier. A présent que j'étais prêt, il pouvait faire son petit tour de magie et partir. Je pris sur moi pour me calmer, enfouissant provisoirement cette colère qui m'animait. Ma tête se baissa et je regardais la blessure. Rouge, légèrement enflée. Douloureuse également, mais je me gardais bien de faire la remarque. Ce n'était pas la pire que j'avais eu, mais elle n'était pas bénigne non plus.

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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Sam 1 Sep - 18:55

Pourquoi avait-il accepté ? Après tout il ne connaissait pas Sonny plus que ça et Remington… bah c’était Remington un vieux collègue de fac, mais rien de plus. Ils n’avaient jamais gardé le contact et ils ne le garderaient pas plus après cette séance. Parfois Ryan se trouvait un peu trop « bisounours ? » « le cœur sur la main ? » « con ? ». Il y avait tellement de définitions à son comportement que c’était à en donner mal à la tête. Un jour il changerait c’était sûr et certain, ou peut-être pas en fait. Il avait tenté le suicide une fois, peut être qu’une seconde fois arriverait bientôt. Peut-être même qu’il n’en n’aurait pas besoin et qu’à force de soigner les gens il allait mourir tout simplement. Et entre mourir comme un lâche ou mourir en aidant son prochain, le choix était vite fait.

Enfin pour le moment, la situation réunissait, Sonny, Remington et lui-même et s’il en croyait les dires de la jeune femme, son fiancé avait quelques problèmes qu’il fallait régler avant qu’il sorte de l’hôpital. D’ailleurs oui une blessure au ventre, et deux arrêts cardiaques ce n’était déjà pas rien. Mais il voulait être sûr de ce qu’ils lui disaient, car il en allait de sa santé personnelle et de son dosage de capacité. S’il avait assez d’énergie pour soigner une blessure au ventre il n’en aurait pas assez pour soigner de multiples fractures ou hémorragies ou autres.

Il se contenta dans un premier temps de prévenir Sonny des effets « indésirables » qui pouvaient avoir lieu. Bien sûr elle était déjà au courant de ce qu’il allait endurer pendant minimum douze heures après avoir soigné Remington donc pas la peine d’en rajouter une couche, le contacter avait déjà dû être bien assez difficile pour elle. Il sourit alors et se pinça les joues, comme le faisaient les dames des années 20 pour faire comme si elles avaient du blush.

« Non je n’ai besoin de rien, juste être « déconnecté ». Et Remington, achève moi je t’en prie ça ne fera que m’aider ! Mais pour le moment ferme là s’il te plaît, au moins pour ta femme… »

Bah oui à quoi con mentir ? Ryan ne tenait pas du tout à la vie, bien au contraire. S’il tenait en ce moment c’était pour Moïra et c’est tout. Bon il ne faut pas tergiverser quarante ans sur un sujet alors je me retournais de nouveau vers Sonny.

« Il n’y a pas d’autres blessures, c’est certain ? Internes, externes ? Parce que j’aurais assez de force pour soigner une partie, mais si y’a des surprises je garantie rien. Aucune capacité n’est infaillible… »

L’ambiance était d’un électrique. On pouvait presque voir les étincelles entre Sonny et Remington. Et bien que Ryan n’ait que faire de leurs disputes sachant pertinemment que Remington devait être le plus gros fautif des deux. Il reprit place.

Proche de Remington, bien trop proche pour les conventions mais il n’avait pas le choix pour le soigner. Il voulait faire quelque chose mais vu l’humeur de chouette de ce jouvenceau trop fier pour sa carcasse, il préféra poser la question.

« Sonny vous pourriez enlever les pansements… »

Au moins il pourrait voir en direct live l’effet de sa capacité et arrêter quand il suffirait. En attendant il écouta à peine la remarque de Remington. En effet, il lui avait demandé de fermer les yeux. C’était pour lui, on était bien plus concentrés lorsque l’on avait les yeux clos.

« Et bien fais ta mauvaise tête écoute, ce n’est pas mon problème. Si je fais ça c’est pour Sonny surement pas pour toi. »

Il détourna alors son regard de Remington et fixa Sonny quelques instants. Histoire d’avoir le go pour commencer.
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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Dim 2 Sep - 7:31

Jouer aux gamins. Voilà à quoi pouvait se résumer la situation. Et Ryan au milieu d’eux. Il n’avait pas mérité cela. Ils devaient lui donner un spectacle bien pathétique. Dire que quand elle avait rencontré Ryan, elle pleurait sa séparation avec Remington. Là, elle était théoriquement avec lui et voilà le résultat. Et le regard que Rem lui jeta après sa remarque n’arrangea rien. * moi aussi je peux me comporter en sale gosse et n’en faire qu’à ma tête ! *, songea-t-elle. Elle dut en revanche réprimer sévèrement la baffe qui avait envie de s’étaler sur la joue de Rem après ses propos envers Ryan. Il ne savait pas ce crétin, à quel point cela épuiserait Ryan. Ou s’il le savait, c’était pire, il était ingrat, orgueilleux et pédant. Et oui, à cet instant, Sonny le trouva plus crétin que jamais, lui jetant un regard noir et féroce dont il se ficha royalement.

Ryan non plus n’apprécia pas l’intervention totalement puérile et foireuse de Remington et il le lui fit savoir en lui demandant tout bonnement de se la fermer. Par contre quoi ? « pour ta femme » ?

« On n’est pas mariés ! »

Réplique un peu sèche, dite en rivant un nouveau regard noir sur Remington. Non… ils avaient été fiancés le temps d’une nuit et finalement, peut-être valait-il mieux qu’il ne s’en souvienne pas. Parce qu’un mari tel que lui, là, elle n’était pas sûre d’en vouloir. Pourtant, elle l’aimait… c’était ça le problème. Elle l’aimait mais abhorrait son jeu du je l’en foutiste de service.

« Pas d’autre blessure, non, sinon les médecins nous l’auraient dit. »

Ou alors un énorme œdème à la place du cerveau. Ça, c’était possible. Probable même. Allez, qu’on passe à la suite. Ryan pourrait se reposer et eux… eh bien eux, ils rentreraient et là, advienne que pourra.

Puis Ryan prit place près de Remington. Vraiment près. Rem n’avait pas intérêt à le cogner ou ça barderait… Elle entendit vaguement Ryan tenir tête à Rem et lui affirmer qu’il faisait ça pour elle. Elle ne le méritait pas. Et elle s’en voulait de plus en plus d’avoir demandé cela à Ryan. Le pauvre. Et comment pourrait-elle jamais le remercier et se faire pardonner ce coup-là. Elle avait presque envie de l’inviter là, devant Remington, à prendre un café chaud et des cookies, comme lorsqu’il avait soigné sa cheville. Oui, c’était vraiment tentant, mais vu l’humeur de chien de Rem et vu ce qu’il avait imaginé – comme si Sonny et Ryan avaient pu être amants pendant leur rupture – mieux valait privilégier le silence.

Enlever les bandages ? Soit… Sonny s’approcha alors de Remington mais celui ci se décida tout de même à plus ou moins coopérer en ôtant sa chemise, révélant le bandage qui recouvrait sa plaie. Et l’espace d’une seconde, Sonny revit la scène et entendit de nouveau le coup de feu. Au point qu’elle soit obligée de détourner le regard. Elle fut même contrainte de fermer les yeux et de se mordre la lèvre en entendant le bruit sec du sparadrap qu’il arrachait tout seul sans douceur, comme si elle prenait sur elle la douleur qu’il ne semblait pas ressentir. Puis son œil se rouvrit et elle vit la blessure. C’était vraiment moche. Et il prétendait ne pas avoir mal… Dire qu’elle avait posé ses mains dessus, pour enrayer l’hémorragie. Elle pouvait encore éprouver la chaleur du liquide, sentir l’odeur du sang. Toute la scène se rejouait devant ses yeux. Rem poussant Kensie, Carl tirant, Rem tombant au sol. Elle se revoyait courir vers lui, apposer ses mains sur sa blessure comme elle l’avait fait pour le pompier dragueur à Halloween et comme elle l’avait fait pour Tom, lors de l’incendie du Domaine. Et l’angoisse commença à l’envahir de nouveau. Mais ce n’était pas le moment. Il faudrait veiller sur Ryan, car Sonny savait ce qui lui en coûterait. Rem avait beau le mépriser, Sonny avait beaucoup de respect pour lui.

Elle fit alors un signe de tête à Ryan pour lui dire qu’il pouvait y aller et elle le vit se concentrer, tandis que Remington refusait obstinément de fermer les yeux. Comme si Ryan ou elle allait le poignarder pendant ce bref laps de temps ? Ridicule… quoique l’envie ne manquait pas.

« Allons-y, plus vite ce sera fait, plus vite on sortira tous d’ici et on pourra oublier ça. Chacun retournera à sa petite vie… »

Le moment était venu. Elle se plaça non loin de Rem, jetant encore un coup d’œil à sa plaie. Ça lui faisait mal de voir cela et son attitude. Et dans ses yeux brillait ce souvenir du 10 décembre. Elle retint un sanglot et quitta la blessure de Rem des yeux, pour focaliser son attention sur Ryan. Il allait soigner l’homme qu’elle aimait. Il était son ami, maintenant, elle assurerait son rôle et franchement, il lui paraissait plus agréable d’être l’infirmière de Ryan que de Rem à cet instant précis. Même si après elle devrait changer de patient, au moins là, elle aurait du répit et quelqu’un apprécierait au moins ses efforts…

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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Dim 2 Sep - 18:46

« On n'est pas mariés ! »
« On n'est pas mariés ! »

Ce fut la même phrase qui sortit quasiment en même temps de la bouche de Sonny et de la mienne. Ils commençaient à tous me les courir à clamer que nous étions un couple marié. Si ça ne me dérangeait pas quand j'étais de bonne humeur, je n'avais pas envie de l'entendre quand j'étais d'humeur exécrable comme celle-ci. Qu'on nous préserve du mariage, surtout si elle adoptait ce genre de comportement, à chaque fois me défiant en refusant d'accepter ce que j'avais décidé pour moi ! Vu la pente que nous prenions depuis la veille, si celle-ci s'accentuait, ce n'était pas vers le sommet que nous allions gravir. Non, on allait la dévaler en quatrième vitesse et se retrouver séparés plutôt que mariés. Et cette fois, ça serait une rupture vraiment volontaire, non obligée à cause d'un secret non dit. Cette pensée m'effleura même l'esprit alors que je retirais le pansement de ma blessure. McCallan avait demandé à Sonny de l'ôter. Quelle bonne blague... Si je l'avais laissé faire, j'aurais davantage souffert qu'à cet instant. Parce qu'elle aurait hésité, craignant de me faire mal. Ou alors elle aurait retiré le pansement d'un coup sec, sous le coup de la colère.

Je lançais un regard dans sa direction. Non, elle aurait été incapable d'ôter le pansement. Il n'y avait qu'à voir sa tête. A détourner le regard et à fermer les yeux comme si mes tripes allaient sortir par le biais de ma blessure. J'étais tellement remonté contre elle que je ne cherchais pas à comprendre ce qu'elle pouvait ressentir. Je ne cherchais pas à entrer dans sa tête pour deviner ce qu'elle était en train de penser. C'était comme si tout contact était rompu entre nous alors que nous n'avions pas besoin de parler pour nous comprendre et ce, même si ça faisait peu de temps que l'on sortait ensemble. Alors, je la laissais dans son coin, reportant mon attention sur celui qui était le sauveur aux yeux de Sonny. Il attendait, bien sagement petit toutou docile qui accourait quand on l'appelait. Il faisait ça pour Sonny, pas pour moi. Mes fesses.

Il y avait une raison à toute chose et je me demandais bien quelle étaient les motivations de Ryan. Du peu que je savais, ils ne se connaissaient pas beaucoup ces deux là. Alors pourquoi ? Pourquoi proposer d'aider une personne au risque de s'en prendre plein la tronche ? Il aimait peut être ça. Oui, Ryan McCallan devait être un masochiste de première aimant s'attirer des ennuis. Un bon samaritain qui cherchait la reconnaissance des autres en utilisant son don de guérison. Il devait être du genre à ne pas prendre parti, à tenter de calmer les opposants au risque que ça se retourne contre lui. Et pour quel résultat ? A voir sa pâleur, la fatigue dont son corps semblait pourvu, je ne trouvais pas qu'il y gagnait quelque chose. Peut être un regard reconnaissant, comme celui que Sonny lui adresserait une fois qu'il aurait fait ce pour quoi il était venu. Un monde de bisounours dans lequel vivaient ces deux là. Ça me donnait envie de vomir.

«Qu'on en finisse oui... J'ai des contrats qui m'attendent... » murmurais-je en me décidant enfin à fermer les yeux. Encore une phrase cachée pour Sonny. Le sorcier vaudou penserait sans doute à des contrats commerciaux ou un truc dans le genre. Il ne pouvait pas savoir que je parlais de cible. De noms de personnes que l'on mettait dans une pochette cartonnée et qui étaient destinées à mourir une fois qu'un tueur de l'Agence avait la pochette en main. Et là, alors que j'attendais bien sagement en fermant les yeux qu'il se décide à faire des miracles sur ma blessure, mon esprit partit en vrille, revenant sur les propos de Sonny. Retourner à sa petite vie... Sans déménagement... Sans bébé... Sans Sonny...

L'idée m'effleura. Celle-ci ne m'aida pas à rester tranquille. J'aurais été relié encore à tous les appareils, la courbe de celui pour mon rythme cardiaque aurait décrit un pic impressionnant. Je restais les yeux fermés, calme en apparence. Pourtant mes pulsations avaient accéléré. A cause d'une simple pensée qui m'avait traversé. Est-ce que ce changement aurait des répercussions, il était trop tard pour y penser maintenant qu'il allait utiliser son don. Et surtout hors de question que je fasse remarquer que quelque chose me perturbait. Ces deux là étaient encore bien capable de me dire qu'il faudrait attendre que je redevienne plus calme. Et je ne le serai jamais si je restais encore une heure dans cette chambre d'hôpital.

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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Sam 8 Sep - 13:32

Ryan se sentait assez mal à l’aise au milieu de l’atmosphère piquante installée par Sonne et Remington. Ils n’étaient pas mariés, ça il l’avait compris, il n’y avait aucun problème. Ils n’en restaient pas moins un couple. Au moins ils étaient d’accord sur un point, c’était toujours mieux que rien, non ? On pouvait même dire qu’ils étaient en parfaite harmonie sur au moins un sujet. Enfin, Ryan essayait de faire abstraction de son environnement fébrile, pour aller droit au but et en finir au plus vite. Parce que bon, ce n’était pas qu’il n’appréciait pas Sonny ou Remington, mais l’un des deux était carrément contre l’idée même de se faire soigner et Ryan ne voulait pas se prendre un pain dans la tête juste à cause de la mauvaise humeur du patient.

C’est pourquoi, il demanda à Sonny d’ôter les bandages. Il ne toucherait pas Rem, il était déjà bien assez près comme ça. Il attendait alors que l’un ou l’autre fasse un geste, mais visiblement Sonny ne se sentait pas très bien. Voir la blessure devait lui rappeler la scène qui l’avait provoquée, ou bien s’imaginer ce qui s’était passé si elle n’avait pas assisté à la « bataille ». Quoi qu’il en soit, son cœur se serra pour elle. Il faisait ça pour la jeune femme quoi que les autres en pensent, et uniquement pour elle. Il lui avait promis de l’aider, tout comme il s’était promis de ne pas la laisser dans la détresse parce qu’elle était la fille adoptive d’Anne et qu’il avait voulu aider Anne comme elle auparavant. Un bon samaritain ou un couillon ? Tout dépend du point de vue surement.

Le moment était arrivé. Ryan fut assez impressionné par la plaie béante qu’il avait sous ses yeux. Il ne s’était pas loupé le bougre. L’avantage c’était qu’il n’y avait que cette blessure et rien d’autre. Par contre il ne savait pas ce qui avait fait lâcher son cœur, il faudrait peut-être plus se concentrer sur ce point-là. Sans relever le moindre mot prononcé par Remington, Ryan posa alors une main près de la blessure sur le ventre, et l’autre au niveau de son cœur. Il sentait un rythme cardiaque élevé et il fronça les sourcils. Il ne dit rien, pour ne pas affoler Sonny. Elle avait l’air déjà assez paniquée comme ça.

Il observa Remington avec un regard qui sous entendait bien qu’il devait à tout prix se calmer, puis il ferma les yeux. Il prit une grande inspiration puis il laissa sa capacité s’activer et faire le travail. D’abord vers le cœur, puis vers la blessure. Ryan avait appris à analyser les dégâts du corps en soignant Moïra notamment. Et d’ailleurs, soit les médecins de Remington n’avaient pas tout vu, soit ils ne lui avaient pas tout dit. Car le biologiste se heurta à un problème. Une petite hémorragie interne. Il força encore pour essayer de tout soigner. Il se poussait à bout car il n’avait plus rien à perdre qu’il n’ait déjà perdu. Sauf la vie peut être, mais il n’y tenait pas. Il espérait bien mourir à force de soigner trop de gens.

La plaie du ventre de Remington devait être presque refermée lorsqu’il fut pris de nausées. Il rompit alors le contact et se leva en trombe pour aller dans les toilettes puis vomis triples et boyaux dans le lavabo des WC, avant même de tomber inconscient sur le sol. Il lui était arrivé la même chose quelques jours auparavant, lors d’une séance avec Moïra. Ce ne devait pas être franchement bon signe, mais peu importe. D’habitude, il faisait un petit malaise de trente secondes et il reprenait conscience. Là, les trente secondes passèrent bien vite, et il était étendu sur le sol toujours dans un autre monde.

Comment avait-il soigné Remington ? Jusqu’à quel point ? Celui se sentait il bien ? Aurait-il des séquelles ? Serait-il énervé à cause du travail inachevé ? L’achèverait il pendant qu’il était allongé dans les WC, sur le sol, soumis au bon vouloir des personnes qui l’entouraient à cet instant ? Personne ne le savait, tout e dont on était sûr c’était qu’il était vivant mais dans un espèce de coma dont on était pas sûr qu’il sortirait. Il devait se réveiller…
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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Sam 8 Sep - 16:51

Refus net et précis de la perspective d’un mariage. Pour la première fois depuis son réveil, ils étaient d’accord sur quelque chose. Il était bien loin le « marie-toi avec moi » et le « d’accord ». Bien loin. A des années lumières. Et même le fait qu’ils allaient avoir un enfant ensemble ne sembla plus constituer un lien aussi fort que cela. Il resterait le père de ce bébé, mais… peut-être ne serait-il plus que cela à ce rythme. Ne plus se regarder. Ne plus se parler. Voilà comment les choses avaient évolué. Alors qu’elle faisait tout cela pour lui, parce qu’il était trop fier et trop impatient pour accepter des soins dont il avait pourtant besoin. Triste constat.

Des contrats… Voilà qu’il la ramenait encore avec ses sous-entendus du genre « hey, je suis un super tueur, ton Ryan je le bouffe pour mon quatre heures si je veux. » Pathétique. A telle point qu’abandonnant toute idée de tempérance et de paix contrainte, Sonny se pencha à l’oreille de Remington pour n’être entendue que par lui.

« Que tu réussiras avec autant de succès que le dernier ? »

Echec et math. Il avait merdé, que son orgueil assume. Même si c’était en partie à cause d’elle qu’il avait échoué. Et pas tant que cela puisque Carl était mort finalement. Mais il était temps qu’il cesse de se prendre pour superman. Puis elle se recula en voyant que Ryan allait commencer. Elle l’avait vu faire une fois, elle savait à peu près comment fonctionnait son pouvoir. Il posa ses mains près des zones affaiblies de Remington. Et bientôt, celui-ci ressentirait comme une espèce de chaleur l’envahir à ces endroits. Et elle, elle ne pourrait rien faire. Tout était littéralement entre les mains de Ryan. Absolument tout. Elle, elle ne pouvait que regarder, surveiller que tout se passe bien du côté du jeune professeur à qui elle imposait tout cela. Et même si elle était en colère contre Remington, elle espérait vraiment que Ryan puisse faire quelque chose pour résorber cette plaie qui était véritablement moche à voir. Mais pourquoi mentait-il ? Pourquoi ne pouvait-il pas être raisonnable pour une fois. Bon sang, il avait failli mourir. Elle avait failli le perdre. Ça, ça ne pouvait pas rentrer dans sa petite tête ! Et bêtement, elle essaya de faire comme la nuit dernière, d’effacer cette blessure, de la faire disparaître. Mais ils n’étaient plus dans un rêve qu’elle contrôlait. Non, ils étaient dans la vraie vie et elle craignait.

Ryan ferma les yeux et Sonny put presque sentir la chaleur caractéristique de son pouvoir. Pur effet de son imagination, mais elle voulait partager ce moment. Et elle fit une erreur. Parce qu’elle aimait Remington, parce qu’elle s’inquiétait pour lui. Une seconde. Cela ne dura qu’une seconde. Et ce fut suffisant pour qu’elle échoue, pour qu’elle trahisse sa promesse. Une seconde pour qu’elle gâche tout. L’espace d’une seconde, ses yeux se détachèrent de Ryan pour observer la plaie qui se résorbait à vue d’œil. Bien, ce cauchemar allait se terminer, ce serait bientôt fini…

Sauf que les choses ne progressèrent plus. Et elle tourna la tête pour voir Ryan se précipiter dans les toilettes. *Merde*. Bon sang, elle devait le surveiller, elle devait s’assurer que tout allait bien et même ça, elle n’avait pas réussi. Le malheureux vomit. Sonny avait suffisamment vomi ces derniers temps avec ses nausées matinales pour savoir à quel point c’était douloureux et humiliant, alors elle se retint d’aller le voir. Inutile d’en rajouter une couche.

« T’as senti quelque chose ? demanda-t-elle à Rem. Tu sens une différence ? »

Bah oui, parce qu’elle s’inquiétait vraiment pour lui, au risque de s’en prendre plein la tronche. Puis ce fut un bruit sourd et violent, celui d’un corps qui tombe au sol et l’angoisse étreignit Sonny.

« Ryan ! »

Tout son corps se mit en mouvement sans attendre. En trois pas, elle fut sur le seuil de la salle de bain. L’odeur était horrible, mais elle la connaissait trop pour s’en offusquer, et surtout, Ryan gisait au sol. En moins d’un quart de seconde, elle fut à genoux auprès de lui et attrapa son visage entre ses mains.

« Ryan, je vous en prie, réveillez-vous ! »

Mais il était inconscient. Son visage était dramatiquement pâle et ses yeux désespérément clos. Mais il respirait, il fallait s’accrocher à cela. Sauf que Sonny était en train de paniquer. Tout ressortait encore. Tout ce qu’elle voulait enterrait au plus profond de son être, ses souvenirs de la mort de ses amis au domaine. Le traumatisme qui restait sévèrement ancré en elle reprenait ses droits sur elle. Elle sentait ses membres trembler… bientôt elle allait se mettre à pleurer et il y en avait un qui s’en donnerait à cœur joie. Elle allait partir en vrille si elle ne se contrôlait pas. Elle se mit à secouer son visage, comme si cela allait changer quelque chose.

« Appelle un médecin ! Appelle un médecin maintenant ! », cria-t-elle à Remington.

Ah non, elle n’allait pas perdre Ryan, hors de question. Elle ne voulait pas perdre cet homme qui était son ami, qui était dans cet état à cause d’elle. Tout était de sa faute, encore une fois. Pitié, pas de commentaire, ce n'était vraiment pas le moment...

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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Mar 11 Sep - 19:42

Si je gardais les yeux fermés et que je laissais courir mon imagination, j'avais peut être une chance d'oublier le lieu où je me trouvais et surtout avec qui. Fermer les yeux pour les laisser faire leur petite sauce et naviguer dans mon propre monde. Un monde qui défiait les lois de l'imagination et qui appartenait peut être seulement aux artistes. Il me fallait au moins ça pour oublier. Puis quand tout serait fini, je n'aurai plus qu'à remettre ma chemise et me tirer. Sans un regard en arrière pour entrevoir un regard fatigué et un autre reconnaissante. Sauf que dans cet océan de quiétude que je tentais de me forger, il y eut un parasite. Une voix féminine qui vint me murmurer des propos à l'oreille. Trop peur que son petit copain McCallan l'entende ? Je n'ouvris pas les paupières me contentant de répliquer un simple « Si une personne n'avait pas pleuré pour que je protège ses amis, je n'aurais pas échoué.. Je n'aurais même pas cette blessure...» C'était vraiment petit de ma part de lui balancer une telle chose à la figure. Son intention avait été bonne, il n'y avait aucun mal à vouloir protéger ses amis. J'aurais fait la même chose pour Brennen. Peut être que sans la présence du groupe de randonneurs j'aurais tout de même échoué. Dans le fond je ne savais pas, je ne me posais pas la question. J'étais seulement de méchante humeur et quand elle m'ouvrait une porte, même en laissant un très léger entrebâillement, je m'y engouffrais avec l'intention de faire mal. Voilà qui était chose faite, je pouvais retourner dans mes pensées.

Au lieu de m'emmener dans un autre monde pour m'apaiser, ce fut le contraire qui se produisit. Je songeais à la rupture, à ma vie sans Sonny. Et juste cette ébauche de pensées réussit à me déstabiliser. Mon rythme cardiaque s'accéléra malgré moi. Je respirais doucement pour tenter de reprendre mon rythme habituel et lent. Peine perdue. Et quand je sentis la main de Ryan effleurer mon flanc droit et l'autre se poser au niveau de mon cœur, mes yeux se rouvrirent brusquement. Je n'eus pas de mouvement de recul mais nos regards se croisèrent. Je compris celui de McCallan. Je savais très bien ce que j'avais à faire, il croyait quoi, que ça m'amusait d'avoir un rythme cardiaque trop élevé ? Crétin. Il ne dit rien, heureusement et ce léger incident resta entre nous. Sonny n'avait pas besoin de savoir. Si elle l'apprenait, elle allait demander ce qui se passait. Et la réplique volerait instantanément, parce que j'avais du mal à me contrôler. Je n'hésiterai pas à lui dire que j'avais perdu mon rythme car je songeais à une rupture.

Alors ma tête se baissa doucement et mes yeux se posèrent sur la main de Ryan sur mon flanc. Je ne savais pas pour combien de temps il en avait. J'espérais juste que ça soit rapide. Parce que cette position assise m'était inconfortable. Je sentais comme une pression, comme si un objet très lourd appuyait sur mes épaules et me compressait au niveau de la plaie. Je respirais profondément, me concentrant pour ralentir mon rythme cardiaque. Et puis je sentis. Une sensation bizarre. C'était comme si je me tenais tout près d'un radiateur en plein hiver, m'appuyant contre pour que la chaleur de celui-ci entre et se propage à travers mon corps. A cet instant, c'était concentré sur mon flanc droit. Le pression que je ressentais commença à diminuer. La douleur fut moins intense, elle était supportable au point que même une poule mouillée comme Sonny devrait pouvoir la gérer sans se plaindre. La plaie se résorbait et à cette allure, les points de suture ne seraient plus d'aucune utilité.

J'entraperçus un mouvement sur le côté, très léger. Cela me suffit pour détourner mon regard de la plaie et pour le reporter sur Sonny. Elle avait quitté Ryan des yeux pour regarder le miracle qu'il était en train de produire. Elle allait être satisfaite. Et aussi elle allait me foutre la paix à présent, j'étais soigné. Presque. Car durant cette fraction de secondes que nos yeux avait dévié de leur position initiale, cela suffit pour que je ne ressente plus cette chaleur qui se propageait. Mes prunelles se posèrent sur Ryan mais déjà il était en train de se précipiter dans les toilettes. Joyeux. Même pas fichu de prodiguer un soin jusqu'au bout, il était parti vomir. Dans le fond, je lui était reconnaissant pour sa bonne action du jour puisqu'elle me permettrait de reprendre le travail plus rapidement. Mais il faudrait me torturer pour que j'exprime une seule phrase gentille à voix haute. Je me contentais du silence alors que Sonny me demandait si je sentais une différence. Mon regard contrarié se posa sur elle.

« Je suis guér... » Je n'eus pas le temps de finir ma phrase. Il y eut un bruit sourd en provenance des toilettes. Et Sonny qui se précipitait déjà au chevet du preux chevalier guérisseur. Non mais c'était bon là, il n'était pas doué au point de vomir ses tripes, elle pouvait le laisser tranquille. Je profitais du mouvement de Sonny en direction de la salle de bain pour me lever et mettre ma chemise sur le dos. J'entendis Sonny demander à Ryan de se réveiller. Je ne m'en préoccupais pas. Je commençais même à boutonner ma chemise. Et j'avais presque fini ma besogne quand elle se mit à crier. C'était à moi qu'elle s'adressait ? Vraiment ? Je poussais un profond soupir exaspéré. Si je n'appelais pas un médecin, elle menacerait de me quitter comme elle l'avait fait si je refusais de me laisser soigner ? Je fermais un nouveau bouton de la chemise. Puis je me décidais à arrêter ma tâche pour attraper d'un geste rageur le bouton d'appel d'urgence de la chambre. Une lumière rouge se mit à clignoter au dessus de la porte. Voilà, médecin appelé ! Ou tout du moins infirmière qui viendrait peut être rapidement. Ou pas, ça pouvait être long parfois les services d'étage. Ah nous n'étions pas dans un hôtel, c'est vrai.

Je fis quelques pas en direction de la salle de bain. Sonny me tournait le dos accroupie. Et l'autre était là, gisant. Un instant, je fus tenté de les planter là. Je m'apprêtais même à faire demi tour, tournant les talons pour quitter la chambre. Quelque chose m'en empêcha. Je ne sus pas quoi exactement. Et au lieu de quitter la chambre, j'avançais davantage en direction de la salle de bain. « Dégage. » Ma voix gronda dans la petite pièce. Et sans attendre qu'elle réagisse à mon ordre, je bousculais légèrement Sonny pour me pencher vers McCallan. Sans ménagement, je l'agrippais pour le soulever. C'était qu'il était lourd l'abruti. On conseille toujours de ne jamais toucher un blessé avant l'arrivée des secours. Je défiais cette idée stupide. Que ferait un médecin dans cette situation ? Il ne saurait même pas expliqué d'où venait cette perte de connaissance. Car Ryan était un mutant, son état était du à l'utilisation de son pouvoir. Et ça un médecin normal ne le comprendrait pas. Je ramenais le sorcier vaudou dans la chambre pour le déposer sur le lit. « Prends un gant de toilette » Et mouille le. Je ne formulais pas le restant de ma phrase. Je venais de déposer Ryan sur le lit. Et sans attendre l'arrivée du gant de toilette, je lui administrais une claque violente qui laissa une marque rouge sur sa joue. Si avec ça, il n'était pas tenté de se réveiller, j'allais devoir taper plus fort. Et puis ça soulageait, je mourrai d'envie de le taper depuis l'époque de l'université. Parce que je ne le supportais pas. Je ne supporte pas grand monde non plus il faut dire.

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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Mer 12 Sep - 19:15

Ryan donnait beaucoup de lui-même pour des personnes qu’il ne connaissait pas tant que cela au final. Etait-ce normal ? Pour lui oui tout à fait. Il avait une capacité qui lui permettait de soigner, dans une certaine mesure, les autres ; Alors pourquoi ne pas s’en servir ? Pourquoi serait-il égoïste ? Pourquoi ferait-il autrement, même si sa vie était en danger, alors qu’il en tenait plus à celle-ci. Tout ce qu’il voulait, c’était être assez fort pour sauver Moïra. C’était ce qui le tenait le plus, ni plus ni moins. De toute façon il avait perdu les deux femmes auxquelles il tenait le plus, il avait perdu son futur enfant, il avait perdu sa mère adoptive, il avait tout, absolument tout perdu.
D’ailleurs, il avait envie de crier à Sonny et Remington de se taire, et de profiter de chacun le temps qu’ils le pouvaient, de leur crier à quel point le temps est compté à chacun, qu’il peut nous prendre la vie à tout moment. Il voulait leur dire à quel point ils étaient stupides de se disputer comme des gosses de quinze ans alors qu’il avaient la chance qu’e Remington soit toujours en vie. Mais au lieu de ça, il se mit au travail sans un mot.

Remington n’était pas calme, loin de là. Ryan ne voulait pas provoquer de troisième guerre mondiale, il se contenta alors de lui jetait un regard qui voulait dire « calme toi… », sans que Sonny ne puisse voir quoi que ce soit. Puis il plaça ses mains et dirigea sa capacité. Cela lui prenait de plus en plus d’énergie que de provoquer une guérison. Il n’avait pas trouvé le moyen d’utiliser un peu plus des forces du patient. De fait, soigner Remington n’était pas de tout repos, sans compter qu’il y avait un imprévu. Il voulut essayer d’aller jusqu’au bout. Il ne se souvenait pas apprécier Remington, mais c’était surement sa fierté qui le poussait ainsi à bout. Oui voilà où il était à aller ; Au bout de ses capacités.

Résultat, c’était dans les toilettes à vomir trippes et boyaux qu’il s’était retrouvé. Puis ce fut le noir total. Rien, du noir, c’était tout ce qu’il voyait. Aucun souvenir, aucune pensée, aucune sensation, aucune réaction. Quand soudain il sentit sa tête vacillée d’un côté, fortement. Une claque, on venait de lui donner une saleté de claque ! Purée ça fait mal ! Il n’avait aucun doute sur la personnalité cachée derrière ce coup. Cela devait le faire jubiler de pouvoir enfin le frapper ainsi.

« Remington je te soigne et tu me cognes… » dit-il en émergeant.

Il avait un goût de ferraille dans la bouche, et plus généralement de vomis. C’était carrément dégueu, mais il connaissait maintenant. Il prenait son temps pour reprendre ses esprits. Il se sentait mou. Il n’arriverait pas à remarcher dans la seconde. Il allait lui falloir quelques minutes pour récupérer un minimum. Ceci fait, il les laisserait tranquilles et il ferait ses adieux à Sonny. Elle méritait au moins ça. Il lui transmettrait le message à Anne aussi.

« J’espère que vous n’avez pas appelé de médecin. Je ne peux pas me permettre de rester ici… »

Il observa alors Remington avec un regard soutenu qui voulait tout dire. Il l’avait soigné, il avait tu son cœur qui battait à tout rompre alors qu’il devait se calmer, alors il lui devait au moins ça. Il se souvenait que Remington ne l’appréciait pas, mais parfois on a un bon sens du à notre morale, qui nous rappelle, qu’à défaut d’apprécier les gens on peut au moins les respecter pour le coup de main qu’ils nous filent.
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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Jeu 13 Sep - 17:10

* Tout est de ma faute *. * Tout est de ma faute *. * Tout est de ma faute *..

« Petit deux, rien n'est de ta faute, je suis assez grand pour faire le con et risquer ma vie, je le faisais déjà avant de te rencontrer et si tu veux une preuve, je te sortirai les bilans de mes passages à l'hosto. »

ça, c’était dans le rêve. En quelques heures, ils étaient passés de cela à « tout est de ta faute ». Sonny s’était redressée à ce moment là. Il ne l’avait même pas regardée pour lui balancer cela en pleine tronche. De sa faute. Elle le savait que c’était de sa faute. Comme la mort de Romain qui l’avait sauvée lors de l’incendie. Comme l’accident d’Anne. Comme le pompier qu’elle n’avait pas su sauver. Comme la balle que c’était prise Rem. Tout était de sa faute. Encore et toujours. Alors pourquoi fallait-il qu’elle soit toujours en vie ? Il y avait des choses inexplicables.

Alors, avec cette unique pensée en tête « tout est de ma faute », elle tenta de se raccrocher à ce qui se passait dans la chambre d’hôpital, jusqu’à la course de Ryan dans les toilettes. Et tout dérapa de nouveau. Elle n’eut plus le droit à un regard bleu qu’elle aimait. Non, elle avait droit à celui des mauvais jours, celui qui fait mal, celui qui dit « écarte-toi de mon espace vital ». Et Ryan qui s’effondrait. ça aussi, c’était de sa faute. Parce qu’elle l’avait appelé, parce qu’elle le lui avait demandé. S’il lui arrivait quelque chose de grave, ce serait de nouveau de sa faute, et elle devrait vivre avec ça sur la conscience.

* Tout est de ma faute *. *Tout est de ma faute *. * Tout est de ma faute *...


Ses mains tremblaient, elle ne savait plus, elle devenait dingue. Il ne pouvait pas mourir entre ses mains, non, il en était hors de question. Et elle se retrouva sur les fesses, bousculée par Remington et son « dégage ». Et là, elle se retrouva projetée dans le passé. Lors de leur dispute d’octobre, il lui avait dit « vas-t-en », « pars Sonny ». Maintenant, c’était « dégage ». Purement et simplement. Elle ne réagit même pas à cela, se contenta d’avoir mal et de le regarder soulever Ryan comme s’il était un vulgaire sac à patates et le coucher dans le lit. Elle ne se releva que lorsque Rem lui ordonna de prendre un gant. Un gant, oui, il fallait le rafraichir, il fallait qu’il reprenne conscience. Et elle entendit claquer. Rem venait de le frapper avec violence et Sonny se raidit… jusqu’à ce qu’elle entende Ryan. Merci ! Il était en vie ! Alors elle se dépécha de mouiller le gant de toilette et de venir aux côtés de son ami, poussant Rem au passage, faisant toutefois l’économie d’un « dégage ». Elle ne pouvait plus lui parler de toute façon. Si elle ouvrait la bouche, elle exploserait. Si Rem disait quelque chose, elle risquait de craquer. Alors ne rien dire. Se taire. Avancer.

Ryan voulait partir lui aussi, ne pas voir de médecin, alors qu’elle avait demandé à Rem d’en appeler un. Et voilà… * Tout est de ma faute *. * Tout est de ma faute *. * Tout est de ma faute *.

« Ryan, vous ne pouvez pas partir, pas dans votre état, attendez… »


Avec précaution, elle lui passa le gant sur le visage et quelque chose l’intrigua… Quelque chose qui n’était pas normal… Le col de Ryan laissait entrevoir des marques sur son torse. Le genre de marques qu’elle avait déjà vues sur le corps de Remington. Alors d’un geste décidé et faisant fi des convenances, elle défit les premiers boutons de la chemise de Ryan. Son torse portaient des marques. Profondes et pas belles à voir. Son regard se fit sombre et se riva dans celui de Ryan. Encore un qui avait subi des tortures. Mais quel monstre… on n’était pas en Irak tout de même…

« Qui ? Qui vous a fait ça ? »

Quel monstre pouvait faire une chose pareille ? Et pourquoi ne lui avait-il rien dit ? Pourquoi n’avait-il pas refusé de l’aider pour se reposer ? Si son état s’aggravait, ce serait à cause de Sonny.

* Tout est de ma faute *. * Tout est de ma faute *. * Tout est de ma faute *…

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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Dim 16 Sep - 7:55

Penché légèrement au dessus de Ryan, je guettais, attendant de voir s'il allait réagir à la claque que je lui avais administrée. Mon poing était déjà prêt à se fermer pour cogner encore plus fort. Désolé, je n'étais pas médecin, j'employais la manière forte. Si j'étais capable de soigner Sonny en faisant preuve de douceur quand elle se blessait, pour une toute autre personne, il m'était impossible de faire la même chose. Parce que je ne ressentais rien pour elles et faire mal ne me donnait pas mauvaise conscience. Au bout de quelques secondes, il me sembla le voir bouger. Il revenait à lui grâce à l'impact de la gifle. J'étais plus doué d'un médecin, qu'on le reconnaisse. La phrase de McCallan m'aurait presque fait sourire si javais été de bonne humeur. Il y avait tellement d'ironie dans celle-ci. Tu me soignes, je te tape. Moyen de remerciement ? En quelque sorte à ma manière, on pouvait dire ceci. Je me redressais alors, quand je me sentis pousser.

Sonny venait de nous rejoindre. Je lui adressais un regard, l'air de dire « tu me fais quoi là à me pousser ? » mais nos prunelles ne se croisèrent pas. C'était peut être préférable. Une réplique pas très jolie à entendre aurait franchi nos lèvres. Alors je la laissais faire. Si elle voulait les infirmières avec lui, qu'elle le fasse. Ce n'était pas mon problème. Et McCallan qui espérait qu'on n'ait pas appelé de médecin. « Pas de bol, j'ai pressé le bouton pour appeler une infirmière. Mademoiselle m'a ordonné d'appeler un médecin. Pour une fois que j'écoutais. » répondis-je ironiquement à l'intention de Sonny. D'ailleurs, elle en mettait du temps pour arriver cette infirmière. On avait le temps d'agoniser et de mourir. Les boutons d'appel ne servaient décidément à rien du tout dans les hôpitaux. Je reculais d'un nouveau pas en direction de la sortie. Sonny tentait de convaincre Ryan qu'il ne pouvait pas partir dans son état. Elle ne comprenait vraiment rien. Ça en était presque désespérant. Ne pouvait-elle faire d'elle-même le rapprochement pouvoir-médecin-problème ? Apparemment non, elle ne voyait pas plus loin que le bout de son nez.

Elle s'interrompit, passant le gant sur le visage du guérisseur. Gentille maman qui s'occupait de son enfant. Mais bon, je ne sortis rien car c'était moi qui lui avais réclamé ce gant de toilettes. Par contre, je n'avais pas du tout demandé la suite. Voilà qu'elle commençait à déshabiller Ryan. Elle se foutait de moi là ? Sous mes yeux ? Mais qu'elle aille se faire voir ! J'aurais du tourner les talons mais ma curiosité me poussa à rester. Je m'approchais même d'un nouveau pas alors que j'avais reculé pour voir ce qu'elle était en train d'observer. Elle avait déboutonné les premiers boutons de la chemise. L'ouverture laissait apparaître des marques. Celles-ci m'étaient familières. Je savais ce que c'était. Dans quel guêpier il était allé se fourrer celui-la. A présent, je comprenais mieux pourquoi il ne voulait pas voir de médecin. Il avait été torturé récemment, et il m'avait soigné malgré son état affaibli. Quand je disais qu'il était pathétique. Jamais je ne mettrai ma vie en danger pour le sauver lui. Qu'il ferme un peu son cœur sinon il ne dépasserait pas le cap des trente ans. Quoique je me souvenais qu'il était âgé d'un an de plus par rapport à moi. Bon ok, il n'arriverait jamais à passer le cap des trente trois ans, qui était l'âge de la mort du Christ.

« Je ne crois pas que ça soit le moment de poser des questions. » Parce que si Sonny comptait lui faire un interrogatoire pour qu'il lui dévoile toute la vérité, cette fois, une infirmière allait vraiment arriver. Et qu'espérait-elle ? Il fallait du temps avant de parler de certaines choses. Il m'en avait fallu avant de me décider à parler de mes cicatrices et des tortures que j'avais subies. Je l'avais fait car j'avais confiance en elle. Mais Ryan ? Avait-il une confiance aveugle pour se confier à une femme qu'il ne connaissait pas si bien que ça ? Je m'approchais du lit. Mes mains se tendirent vers Ryan. « Debout McCallan. » Je le saisis pour l'aider à se relever, le forçant au passage à mettre son bras autour de mes épaules. Mon bras gauche l'encercla à la taille pour le soutenir. Mon regard se porta sur Sonny, cherchant le sien. « Il a besoin de repos, d'être soigné, mais ce n'est pas le lieu. Tu peux comprendre ça ? » Si ce n'était pas son cas, moi je le comprenais. Tout en soutenant celui qui m'avait soigné, j'attendis qu'il se reprenne suffisamment pour qu'on se mette en route. La décharge était signée, tous les papiers remplis. Il n'y avait plus rien qui nous retenait dans cet hôpital.

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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Dim 16 Sep - 20:20

Ryan était un mutant qui pouvait soigner les gens et en tant que tel il ne pouvait pas se permettre de voir un médecin pour un malaise. D’autant que la raison de ceux-ci était directement liée à sa capacité. Et plus que ça, il avait un passé physique à cacher. Un passé bien proche d’ailleurs. Un mois tout pile. Ses cicatrices venaient seulement de guérir totalement. Enfin quoi qu’il en soit il ferait tout pour ne pas voir de médecin. C’est ainsi qu’il verbalisa sa pensée. Ce qu’il regretta amèrement lorsqu’il apprit la nouvelle. C’était trop tard.

Sonny ne comprenait donc pas ce qu’un tel appel impliquait ? Même malade, même agonisant, il ne pouvait pas se permettre de voir un médecin. Pas aujourd’hui, pas avec des symptômes directement liés à l’utilisation de sa capacité. Surtout, qu’ayant partiellement soigné le cœur de Remington, le sien était à présent fragile. Et si on voyait ça pendant les examens, il ne pourrait pas ressortir. Et encore plus difficile à expliquer, ce serait le résultat des analyses le lendemain ou surlendemain lorsqu’il n’y aurait plus rien.

Ryan lança alors un regard de désapprobation à Sonny qui avait obligé Remington à appuyer sur le bouton, mais il n’eut pas le temps de dire ou faire quoi que ce soit, que déjà la jeune femme s’était penchée sur lui pour lui passer un gant de toilette humide sur le visage. Elle descendit alors jusqu’au … torse. Il lui attrapa le bras, avec le peu de force qu’il avait pour la retenir mais rien ne l’arrêta la jeune femme commença alors à lui déboutonner sa chemise. Il ne savait pas vraiment où se mettre, il était gêné à la fois du geste en lui-même, gêné que ce soit Sonny qui fasse ça alors que Remington son fiancé était là, en train d’observer, et gêné parce qu’elle allait découvrir quelque chose qui lui ferait poser des questions auxquelles il ne pourrait pas répondre. Il né répondit pas d’ailleurs et détourna simplement le regard.

Contre toute attente, Remington qui s’était approché pour observer vint à sa rescousse. Il lui lança un regard de remerciement. Mais d’un autre côté, Ryan fut réellement étonné par ce comportement. Surtout venant d’un homme aussi amer que lui. Amer, fier, et sans compassion. Peut-être avait-il compris ? Peut-être savait-il ce qu’était un tel secret ? Il avait confiance en Sonny, mais c’était le genre de chose qu’on ne confiait pas à n’importe qui. Il connaissait l’opinion de Sonny concernant John et il ne savait pas l’impact qu’une telle nouvelle pour avoir sur elle, alors valait mieux ne rien dire. Seule Elizabeth était au courant, et c’était déjà trop à ses yeux.

« Merci Remington » souffla-t-il alors que celui-ci le soutenait pour sortir de la chambre. « Les soins ont-ils fonctionnés ? »

Il était debout et reprenait déjà son souffle. Sonny était contrariée, et il comprenait dans un sens. Qui ne l’aurait pas été. Il voulait la voir en tête à tête, il devait lui dire au revoir.

« Est-ce qu’on peut aller à l’ascenseur ? J’ai une amie infirmière ici… avec un peu de chance elle travaille et je ne vous embêterais plus ainsi… »

Ryan était en piteux état, mais il sentait que l’électricité qu’il y avait dans l’air entre Sonny et Remington avait besoin d ‘être apaisée, et qu’ils avaient besoin d ‘être tous les deux. Il n’était qu’un boulet, un infirme qui gênait. Alors plus tôt il serait hors de leurs pattes, plus tôt, ils pourraient se parler. Au pire il laisserait une lettre à Sonny.

Remington le supportant, ils se dirigèrent vers le coin des urgences où Maggie et Elizabeth travaillaient. Il en trouverait bien une, et en attendant il pourrait attendre assis, au milieu de tous les malades. Il passerait inaperçu et aurait le temps de se remettre de l’épreuve. Il se sentait faible, il avait l’air tellement vulnérable, il ne préférait même pas s’imaginer ce que Remington pensait de lui. Au moins il l’avait aidé à camoufler sa torture.
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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Dim 16 Sep - 21:00

Quel mot conviendrait le mieux à la situation ? Certainement celui de saturation. Alors pour ceux qui ne saisiraient pas la chose, wikipédia affirme que la saturation est l'action de saturer, c'est-à-dire de combiner, mélanger ou dissoudre jusqu'à ce qu'il soit impossible d'en ajouter plus. Oui, alors c’était exactement cela. Sonny saturait. Et elle supportait de moins en moins les attaques de Remington à son encontre. Parce qu’il avait le don de lui faire du mal. Parce que lui seul pouvait en faire autant en la rabaissant de la sorte. Elle essayait de les ignorer, mais chacune de ses phrases résonnait dan son esprit encore et encore.

* Tout est de ma faute *. * Tout est de ma faute *. * Tout est de ma faute *.

Elle le savait, il le lui confirmait. Il aurait pu s’en passer. Cela la hantait. Elle n’avait voulu que leur bien. Elle avait voulu qu’ils aillent mieux, qu’ils se remettent de tout cela. Et tout lui retombait dessus. Elle n’en pouvait plus. Elle essayait de se concentrer sur Ryan pour ne pas avoir trop mal. Mais cela ne marchait pas. Parce qu’elle sentait toujours peser sur elle le regard sévère de Remington qui ne voyait en elle qu’une gamine chiante dont il fallait se débarrasser. Et ça ne manqua pas. Même en l’ignorant, même en ne le regardant pas, même en restant figée sur les blessures de Ryan, elle sentait les claques qu’il lui mettait. Il ne l’avait jamais frappée au sens propre du terme, mais là, c’était cent fois pire.

Et Ryan qui lui jeta à son tour un regard sévère. Mais merde à la fin, personne ne pouvait comprendre qu’elle s’inquiétait et qu’elle essayait de faire au mieux ? Ce n’était que des ingrats et des imbéciles. Tous les deux. Plus un pour rattraper l’autre. Qu’il garde le secret sur ses cicatrices, elle n’en avait plus rien à foutre désormais.

Elle se recula quand Remington approcha de Ryan. Elle se demanda même s’il allait encore le cogner. Mais non, il l’aida à se relever et entreprit de lui faire quitter la chambre. Soit. Sonny était prête à laisser tomber puisque de toute façon, elle n’avait apparemment que des mauvaises idées. Mais les dernières paroles de Rem et son regard qu’elle croisa achevèrent ses dernières résistances.

« Mais ta gueule bon sang ! Ferme la cinq minutes ! Je sais que tout est de ma faute. Je sais ! Merde à la fin. Tu sais quoi, tu n’as plus à écouter, j’en ai marre. La prochaine fois, laisse moi crever et tu seras tranquille. »

Elle fouilla dans sa poche de jean et y trouva les clés. Enfin trois jeux de clés. Celles de la précieuse voiture de Rem, celle de sa maison et le trousseau de ce qui aurait dû être leur maison. Elles lui brûlaient les doigts. Alors elle les balança dans un geste rageur sur Remington. Elle ne voulait plus de ça là, maintenant. Elle ne voulait plus rien. Qu’il aille se faire foutre, qu’ils restent entre eux puisqu’elle ne servait à rien.

« T’as qu’à rentrer chez toi, garde ta petite vie de merde pénard et foutez moi la paix. Vous n'aurez plus à supporter un boulet comme moi, je me tire. »

Et pour aller où ? Bonne question. Elle n’avait plus sa chambre, elle ne voulait pas rentrer chez Anne. Elle n’avait pas de quoi se payer l’hôtel. Mais cette fois c’en était trop. Là, elle avait littéralement saturé. Et sans prévenir, elle tourna les talons et sortit de la chambre alors que Rem supportait toujours Ryan. Elle traversa d’une seule traite le long couloir de l’hôpital, refusant ostensiblement de s’arrêter devant l’ascenseur, ignorant royalement les patients et personnels médicaux présents sur son passage. Quand elle arriva au bout du couloir, elle se rendit compte qu’elle avait chaud. Son corps était bouillant. Son ventre était noué. Elle avait la nausée. En une seconde, elle se plia en deux et attrapa un chariot de nettoyage pour y déverser le contenu de son estomac. Elle n’avait plus eu de nausées depuis dès jours et voilà que cela la reprenait soudainement et douloureusement. Une infirmière vint vers elle à toute jambes, mais Sonny refusa son aide. Elle riva un regard noir aux alentours. Y compris en direction des deux hommes, puis elle décida tout bonnement de poursuivre sa route, faisant fit de son vertige passager. Défiant les patients et le personnel médical elle se dégagea violemment et décida de sortir. Le chemin tanguait devant elle. La gravité ne semblait pas fonctionner. Mais puisqu’ils étaient si persuadés qu’avoir des soins était surfait, alors elle pourrait y arriver elle aussi. Tout en essayant de respirer, elle avança. Un pas devant l’autre en tanguant vraiment de plus en plus, tant elle voyait trouble et éprouvait de vives douleurs partout dans le corps. Et en pleurant. Pathétique. Elle dut même se retenir à un poteau à un moment. Marcher. Aller quelque part. Ailleurs.

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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Dim 23 Sep - 17:00

En temps normal, j'aurais planté Ryan dans cette chambre d'hôpital. En temps normal, je ne me serais pas soucié une seule seconde qu'une infirmière puisse arriver et le découvre dans cet état. Nous n'étions pas en temps normal hélas. J'avais une humeur de chien. Sonny également à cause de moi. Nous étions en pleine situation de crise. J'avais bien conscience que mon comportement déraillait complètement vis à vis d'elle mais j'étais trop aveuglé par la colère pour esquisser la moindre excuse. Bien au contraire, j'adoptais cet état d'esprit qu'elle détestait tant, et je la considérais comme si elle n'était... rien. Malgré tout ceci, je m'étais décidé à faire un geste en direction de Ryan. Pour l'aider à se relever. Ce n'était pas une manière de le remercier. C'était juste que je comprenais ce que ça faisait d'être torturé. Alors quand il me souffla un merci, je ne répondis rien sur le coup, trouvant ce simple mot non adapté pour la situation, du moins de mon point de vue. Ensuite, il me demanda si les soins avaient fonctionné. « ça a l'air puisque je suis capable de supporter ton poids ». Le ton était neutre cette fois.

Enfin il fut debout. Il voulait qu'on l'emmène à l'ascenseur. Pas de problème c'était sur notre route. Et si on pouvait se débarrasser de lui pour le remettre entre les mains de son amie infirmière, ce n'était pas de refus. Mon regard chercha celui de Sonny. Je me demandais si elle était enfin décidée d'arrêter de n'en faire qu'à sa tête pour se ranger à ce qu'on prévoyait. Parce que dans l'histoire, les torturés c'était nous, on avait l'expérience contrairement à mademoiselle je veux aider tout le monde. Sans doute que mon regard fut trop dur. Peut être même qu'il était trop froid. Je m'apprêtais à l'ouvrir de nouveau quand elle me demanda de me la fermer. Un signal d'alarme retentit dans mon cerveau. La crise empirait, je l'avais poussée à bout. Petit torrent de reproches, plus ou moins justifiés. Jusqu'à l'apothéose finale. Cette fois, mon regard devait s'obscurcir dangereusement. La laisser crever pour être tranquille ? Elle ne comprenait rien. Je ne sus pas exactement si ma colère monta ou descendit d'un cran. J'eus juste le réflexe de récupérer les clés qu'elle me balança presque à la figure. Mais c'est ça, qu'elle se tire ! J'aurais la paix au moins et oui je reviendrai à ma petite vie bien tranquille avant que je la connaisse.

« Va chier... » Mais elle avait déjà tourné les talons pour s'éloigner. Et moi, j'étais toujours dans cette chambre, soutenant McCallan. J'eus la brusque envie d'arrêter de le soutenir pour le planter dans cette chambre et m'élancer derrière Sonny pour lui dire ses quatre vérités. Je ne le fis pas. Elle l'appelait pour me soigner et ensuite elle le plantait en le laissant dans un triste état. Vraiment très glorieux de sa part. Et pourquoi je me préoccupais de ça, ce n'était pas mon problème. Je pestais intérieurement alors qu'on avançait avec Ryan jusque l'ascenseur. Une fois à l'intérieur, j'appuyais rageusement sur le bouton des urgences. Elle me le paierait. Bon sang, mais pour qui elle se prenait ! Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et on avança jusqu'aux urgences. Je détestais cet endroit par dessus tout. Déjà j'avais l'impression d'étouffer. Je guidais Ryan jusqu'à un banc et l'installais dessus. On pourrait presque croire qu'il venait se faire soigner, il passerait inaperçu au milieu de tous ces gens. « Faut que j'y aille. J'en ai rien à faire de toi, mais d'elle si. » Et sans attendre son approbation, je tournais déjà les talons pour gagner la porte des urgences.

Une fois dehors, je n'étais pas du tout avancé. Je ne savais pas si Sonny était encore dans l'hôpital ou si elle avait déjà fui. Et pourquoi je lui courrais après. Mon cerveau était embrouillé à cause de cette colère qui m'animait. Pourtant mon cœur m'ordonnait de la retrouver. C'était un conflit qui me tourmentait, et ça faisait presque mal de l'intérieur. Je fis quelques pas vers la gauche avant de m'arrêter. Pour quelle raison je m'arrêtais, je ne le sus pas. Mais je me retournais avant de regarder dans le sens opposé. C'était comme si une petite voix m'avait soufflé que je prenais la mauvaise direction. C'était à devenir carrément dingue. Mais je la vis, elle était un peu plus loin dans le sens opposé. Et elle s'était accroché à un poteau avant de reprendre sa marche. J'arrêtais de penser et je m'élançais dans sa direction en courant, ralentissant seulement quand je fus à quelques mètres derrière elle. J'allongeais le pas pour arriver à sa hauteur et un coup d'oeil dans sa direction m'apprit qu'elle pleurait. Je ne tendis pas une main vers elle me contentant de marcher à ses côtés.

« Je ne veux pas être tranquille ni de ma petite vie de merde. C'est toi que je veux Sonny. Et la prochaine fois, j'agirai pareil. Je ne te laisserai pas mourir. Je reste sur ce que j'ai dit, je donnerai ma vie pour toi. Même si pour le moment je suis en colère contre toi et cet ultimatum. » Je marquais une pause, sortant le trousseau de clés que j'avais glissé dans la poche de mon pantalon. « Je suppose que la voiture est sur le parking derrière l'hôpital. Rage après moi mais n'inclus pas ton pote. Soit on rentre de suite, soit tu retournes aux urgences le saluer et je t'attends à la voiture. Mais l'option qu'on rentre séparément n'est pas envisageable. Je ne te laisserai pas, ni toi ni le bébé même si là on se déteste. Alors on rentre ou tu vas le voir ? »

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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Lun 24 Sep - 20:00

Rarement elle avait été aussi en colère. Après tous les coups pendables qu’il lui avait fait, après les vérités acceptées, après les luttes menées pour rester ensemble, après avoir accepter de l’épouser même s’il ne s’en souvenait plus, après avoir décidé de garder son bébé, cette fois, elle jetait l’éponge. Purement et simplement. Cette fois, c’en était trop. Elle ne supporterait pas qu’il la regarde comme cela, qu’il lui parle comme cela. Elle refusait d’être une de ces femmes qui s’écrasent devant la grande gueule que peuvent être leurs mecs. Jamais. Si ça devait en arriver là, autant arrêter tout de suite. Comme ça, il aurait ce qu’il voulait, sa vie de « solitaire », il n’aurait pas quelqu’un qui s’inquiétait pour lui à ses côtés et il pourrait se taper toutes les femmes qu’il voulait sans en assumer les conséquences. Voilà, qu’il soit heureux ! Elle, et bien elle verrait. C’était encore ce qu’elle faisait de mieux, aviser.

Bon là, elle n’arriverait pas à établir de vrai plan de bataille. Elle avait mal au cœur, mal à la tête, mal au ventre. Le sol n’était pas stable et elle sentait qu’elle était très faible. Tout en ayant bien conscience qu’elle n’avait nulle part où aller. Quoique… mais ses pensées furent troublées par une présence indésirable à ses côtés. Elle ne daigna même pas tourner la tête pour le regarder. Elle ne voulait pas le voir. Si c’était encore pour avoir droit à un regard condescendant et moralisateur, si c’était pour écoper d’un commentaire bien acerbe, merci, elle avait eu sa dose. Alors elle releva la tête et continua de marcher. Genre ! Il la voulait ? Menteur ! Il n’était qu’un menteur. Entre les « dégage » et ses autres mots et regards acerbes, elle avait bien compris qu’il ne voulait plus d’elle. Qu’il s’estime heureux, elle avait capté le message et allait enfin exaucer son souhait. Oh et monsieur exigeait qu’elle rentre avec lui ? Non mais il rêvait éveillé là ? ! Et le bébé, jusqu'à preuve du contraire, il irait où elle ira, c'est-à-dire ailleurs!

« Et bien tu vas attendre longtemps ! Parce qu’il est hors de question que je rentre. »

Et elle le planta là en faisant demi-tour. Elle était furieuse. Oui, elle aussi elle le détestait. Quel intérêt alors de faire semblant ? Et elle retint un commentaire acerbe sur le bébé. Ça n’en valait même pas la peine. Elle ne savait pas vraiment où aller si elle ne rentrait pas avec lui… Anne ? Peut-être, elle voulait qu’elle l’appelle au moindre problème. Sinon, il y avait Cristobal. Il habitait en ville. Il pourrait peut-être l’héberger. Pour l’heure, sa seule échappatoire, c’était d’aller parler à Ryan, alors elle le ferait.

Elle rentra de nouveau dans l’hôpital et chercha la salle des urgences. C’était là bas qu’il avait demandé à attendre Maggie. Allez, on y va en espérant ne pas vomir à nouveau. Et lorsqu’elle le vit, elle soupira. Même lui il pensait qu’elle merdait et déconnait. Tout le monde pensait cela d’elle. Anne, Rem, lui. Personne ne pensait qu’elle agissait parce qu’elle voulait bien faire ? Personne ne pouvait lui dire « merci d’avoir trouver le moyen d’atténuer mes blessures » ou « merci de t’être inquiétée de mon malaise » ? Non, juste des regards sévères.

Mais elle s’avança tout de même jusqu’à lui et se tient debout devant Ryan. Il n’avait vraiment pas l’air en point. Et d’où venaient ses blessures, hein ? Quand était-ce arrivé ? Voilà un bon point commun avec Rem. Ça et le fait de la prendre pour une conne. Whouhou, une superbe amitié en perspective !

« Je suis venue vous dire merci. Il ne le mérite pas et je suis désolée que vous ayez eu à être témoin de tout cela. Désolée aussi pour l’appel au médecin, j’ai cru bien faire. Au revoir. »

Et elle commença à faire quelques pas en direction de la sortie avant de se raviser. Si elle sortait, elle risquait de tomber sur Rem et elle n’en avait pas envie. Alors elle fit demi tour et alla s’asseoir sur une chaise en face de Ryan.

« Vous ne voulez pas que j’attende Maggie avec vous ? Parce que c’est elle que vous attendez non ? »

Elle se cala dans la chaise et porta une main à son ventre. Elle avait encore mal. Normal, pourquoi irait-il bien ? Quand on a la poisse… Sa tête se posa contre sa main droite. Elle avait chaud. Un peu de fièvre certainement. Mais elle ne voulait pas bouger. Aller prendre l’air et s’engueuler encore avec Rem… non. Autant rester là. Et au moins, si elle refaisait un malaise, on pourrait s’occuper d’elle.

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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Jeu 27 Sep - 14:43

La situation était des plus moches. Sonny avait appelé Ryan pour qu’il l’aide, et au final il était rien de plus qu’un pantin, dépendant des limites de sa capacité. Capacité qu’il utilisait bien trop souvent ces derniers temps. Il le savait, mais peu lui importait. Il estimait à cet instant précis qu’il n’avait plus rien à perdre, si ce n’est la vie, et en quoi cela peut-il être important quand tout ce qui est important pour nous dans la vie nous a échappé sans que l’on puisse y faire quelque chose ? Alors il était là, et à présent c’était lui qui avait besoin d’aide. Enfin techniquement, parce qu’il n’en voulait pas réellement. C’est pourquoi il avait évoqué les urgences, car Sonny savait pour Maggie, et elle ne soupçonnerait rien. Et ainsi, Remington et elle pourraient se retrouver et essayer de se parler, car leur relation était critique à ce stade de la journée. Et Ryan partait du principe que Sonny n’avait pas voulu sauver Remington pour le perdre dans la foulée. Cela ferait trop pour elle. Et le biologiste n’était pas assez dur émotionnellement parlant pour essayer de lui ouvrir les yeux ou même de raisonner chacun d’entre eux.

Il ne rétorqua absolument rien à la remarque de Remington sur sa guérison et encore moins lorsque celui-ci lui précisa qu’il en avait absolument rien à faire de lui. Après tout, cela ne l’étonnait pas. Les années ne semblaient pas l’avoir changé et puis lui-même serait bien mieux tout seul.

« Hé, Remington, protège là, elle le mérite, elle mérite quelqu’un de bien… »

Il avait sorti ça avant que son ancien patient s’éloigne et rejoigne Sonny. Il espérait que c’était un homme bien, du moins assez bien pour elle. Il ne la connaissait pas beaucoup, mais elle était la fille adoptive de Anne, Anne qu’il avait aussi aidé par le passé, donc logiquement, il ne pouvait qu’espérer le meilleur pour la jeune femme.

Enfin, maintenant qu’il était aux urgences, il pourrait passer inaperçu au milieu des patients tous plus blessés les uns que les autres. Bien sûr il ne comptait pas appeler ni Elizabeth, ni Maggie, mais plutôt attendre que son malaise passe et puis il repartirait. Il se laissa alors allé sur la chaise, jusqu’à ce que Sonny apparaisse devant lui. Il lui avait fallu quoi ? Même pas cinq minutes. Avaient-ils déjà eu le temps de parler ? A en croire la tête de la jeune femme oui, et cela n’allait pas dans le bon sens.

« Sonny, tu peux me tutoyer… Je suis désolé pour tout ça. Merci de t’être inquiété, mais comment dire… je ne veux pas qu’on s’inquiète pour moi. Au revoir. »

Il était triste de lui dire au revoir de la sorte, d’autant que c’était probablement la dernière fois qu’ils allaient se voir. Il se sentait partir. Il devait encore avoir quelques séances avec Moïra, et il savait que la dernière serait aussi la dernière chose qu’il ferait. Il le sentait. Enfin ce n’était pas le moment de penser à cela, puisque de toute manière, Sonny revenait déjà vers lui. Elle semblait comme retenue par quelque chose. Tout en écoutant, il l’observa poser sa main sur son ventre. Et plus ça allait plus il se doutait de quelque chose. Comme un instinct. Et surtout il avait eu le temps de pas mal observer les gens et elle avait cette manière protectrice de se toucher le ventre, qu’il avait déjà vu à plusieurs reprises auparavant.

« Oui, enfin non… On ne se parle plus avec Maggie… Avant que tu ne poses la question, c’est pour notre bien à tous les deux. Enfin c’était… La dernière fois que nous nous sommes vus, elle m’a sauvé de la noyade, nous avons fait une connerie, j’ai appris que Dusty était enceinte… mais maintenant tout ça n’a plus d’importance. »

Il lui disait une partie infime de l’histoire mais il ne voulait pas la bouleverser, elle avait eu assez d’émotions pour la journée. A la fois, du peu qu’il avait parlé avec Sonny il la savait curieuse. Il lui laissait cependant le choix.

« Sonny tu es enceintes ? »

Bon là le choix était restreint. Mais la question lui trottait dans la tête. Elle lui répondrait si elle le souhaitait après tout …
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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Ven 28 Sep - 13:07

Voilà, c’était le bordel. Elle n’avait attendu que cela pendant quatre jours : qu’il se réveille. Elle avait été plus qu’heureuse quand elle avait pu lui parler dans le rêve. Et là, elle ne savait même pas s’ils étaient encore ensemble. Parce que là, tout de suite, elle n’avait vraiment pas envie de rentrer avec lui, de vivre avec lui. Jamais elle n’aurait cru en arriver là. Jamais elle n’aurait pensé vouloir le fuir. Et pourtant. Tout cela, elle l’avait fait pour lui même s’il était incapable de s’en rendre compte. Parce que quoi qu’il en pense, il n’était pas au mieux de sa forme avant l’intervention de Ryan. Au moins, maintenant, ils n’étaient peut-être plus vraiment ensemble, mais au moins, il avait une chance de ne pas s’écrouler une fois rentré.

Enfin, elle ne savait vraiment plus quoi penser. Elle ne savait pas du tout où ils en étaient, ni si cette dispute était la dernière qu’ils auraient, parce qu’ils ne se reparleraient plus. Il avait dit qu’il n’était pas question qu’ils rentrent séparément, mais comment rentrer ensemble après ça ? C’était si bizarre. Elle n’imaginait pas sa vie sans lui, mais là, elle ne la voyait pas on plus avec lui. Elle l’aimait et le détestait en même temps et cela était difficile à gérer.

Et face à Ryan, elle était aussi perdue. Elle voulut s’enfuir, écoutant à peine son invitation à le tutoyer, mais il y avait une force plus forte qu’elle qui la retenait, ou qui plutôt, l’empêchait d’aller affronter le regard de Remington. Alors elle avait fait demi-tour pour attendre avec Ryan. Attendre quoi ? Peut-être rien. Juste attendre, gagner du temps. Et puis, elle était mal, pas seulement moralement mais aussi physiquement. Là, dans cette salle d’attente, elle serait en sécurité quelques temps. Et le bordel dans la vie de Ryan valait bien, voire dépassait même le bordel de sa propre vie. Sonny essaya de reconstruire le labyrinthe des info données par Ryan : donc, il avait failli se noyer, il avait couché avec Maggie (ça devait être ça la « connerie »), mais… Il allait être papa ? Et pourquoi cela n’avait plus d’importance ? Qu’est-ce que cela voulait dire ? Dusty avait-elle avorté ? Etait-elle partie en empêchant Ryan de jouer son rôle de père ?

« S’il y a un enfant en jeu, ça a forcément de l’importance. »

Même pas envie de demander des détails. De toute façon, il ne lui dirait rien. Il n’avait déjà rien voulu lui dire sur son agression alors ce ne serait certainement pas pour lui raconter ses frasques sexuelles. Mais il fallait admettre que c’était un sale temps pour les préservatifs… Et Ryan avait compris qu’elle aussi avait merdé niveau protection.

« Oui. Deux mois. En espérant qu’il n’ait pas le même fichu caractère que son père. Même si déjà là il me rend malade. Je hais les nausées. Je hais avoir ces problèmes de tension. Je hais tout ça. »

Et le stress de ces dernières minutes n’avait strictement rien arrangé. C’était même pire. Grâce à son traitement, elle n’avait plus eu de nausées, plus de vertiges, plus rien depuis des jours et voilà qu’elle était au plus mal maintenant. Nul. Tout cela était nul. Mais qu’est-ce qu’elle allait faire ? Partir vraiment ? Le quitter ? Avoir cet enfant toute seule et l’emmener juste de temps en temps voir son père ? ça craignait. Est-ce qu’elle allait se réfugier chez son oncle, le temps de retomber sur ses pieds ? Ce n’était pas la solution. Rester cachée ici non plus. Toujours fiévreuse et tremblante, elle se leva.

« Bon courage. Pour… Maggie, Dusty, et la fillette que tu soignes. Je suis quand même désolée que tu aies dû subir ça à cause de moi. »

Et elle se pencha vers Ryan pour le prendre dans ses bras. Elle ne l’appellerait plus. Il était dans cet état à cause d’elle et elle en avait marre de faire du mal au gens comme cela. Alors elle le tiendrait à l’écart. Puis très vite, elle se détourna et partit. Très vite pour ne pas regretter, pour ne pas faire marche arrière. Pour ne plus lui faire de mal. Et elle quitta la salle des urgences.

Néanmoins, juste avant de sortir de l’hôpital, elle fut de nouveau prise d’un malaise. Ou plus justement d’un vertige. Une infirmière cette fois vint la rattraper et la maintint fermement sur ses pieds.

« Ce n’est rien, je n’ai pas pris mes cachets c’est tout…

- Vous n’allez pas repartir toute seule dans cet état. »

Ah non, Sonny refusait de passer une nuit de plus à l’hôpital. Cet endroit, c’était pire que tout. Trop de nuits, trop de souffrance. Et entre Remington et l’hôpital, il fallait choisir le moindre des maux. Et peut-être était-ce un signe… Ou pas.

« Il y a quelqu’un dehors qui peut me ramener… »

Est-ce que l’infirmière allait la croire ? Oui et non, car elle ne la lâcha pas et la mena à l’extérieur du bâtiment. Sonny repéra tout de suite la voiture. Bon sang, elle n’avait pas envie, mais l’infirmière ne la laisserait pas se sauver et elle la conduisit jusqu’à quelques pas de Remington avant de daigner la lâcher et retourner à son poste non sans lui avoir lancer un « Soignez-vous, prenez votre traitement. » bien moralisateur.

Sonny se dandinait sur ses deux pieds. Tout doucement. Mal à l’aise. Si elle avait pu, elle aurait tracé sa route sans croiser le regard de Remington. Mais paf ! Grâce à cette infirmière elle était en bonne position de faiblesse.

« Je peux aller ailleurs si tu me détestes à ce point. »

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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Ven 5 Oct - 17:32

Pourquoi mon cœur s'était solidement accroché à elle en si peu de temps ? Pourquoi avait-il seulement permis qu'elle puisse se glisser alors qu'il avait toujours été fermé pour qu'elle me fasse mal de l'intérieur ? C'était exactement ce que je ressentais. La colère ne m'aveuglait pas complètement. Si d'une certaine manière je détestais Sonny, l'amour que je ressentais pour elle était beaucoup plus fort et m'empêcher de tourner les talons. Il m'empêchait même de dire que tout était fini entre nous pour que chacun retourne à sa petite vie sans qu'on n'ait plus jamais à se prendre la tête. Car c'était ce qui se produirait si on restait ensemble. Notre vie serait une chaîne sans fin de prises de tête. Nos caractères étaient trop forts, et il suffisait que l'on soit tous les deux de mauvaise humeur pour que ça prenne des proportions phénoménales. C'était le cas aujourd'hui, nous n'avions jamais été aussi proches d'une rupture volontaire. Et pourtant, malgré cela, je me refusais à partir sans elle. Si elle décidait de retourner voir Ryan pour le saluer, je l'attendrai, en prenant le risque qu'elle me fausse compagnie et parte de son côté. Est-ce qu'elle le ferait ? Elle le pourrait pourtant je ne la pensais pas ainsi. Jusqu'à ce qu'elle se décide à me répondre.

Je me retins de hurler de rage. Fichue bonne femme ! Mauvais caractère ! Insupportable ! Des petits surnoms qui étaient tout sauf doux me traversèrent l'esprit sans franchir mes lèvres alors qu'elle tournait les talons et me plantait en plein milieu de la rue. Elle ne souhaitait pas rentrer, très bien, qu'elle reste donc dans la rue, si elle désirait y vivre. Ou qu'elle aille squatter chez quelqu'un vu qu'elle n'avait plus son appartement. Je n'en avais plus rien à faire. Ma main décrivit un geste rageur avant que je me décide à mon tour à tourner les talons pour gagner la voiture. Une fois parvenu sur le parking de l'hôpital, j'étais tellement en colère que je ne songeais même pas à faire le tour de la porsche pour voir si elle n'avait aucune égratignure. J'appuyais nerveusement sur le bouton pour l'ouvrir et une fois à l'intérieur, ma main ouvrit aussitôt la boite à gant. Elle m'énervait ! Qu'elle aille au diable ! Je sortis un paquet de cigarettes et l'ouvris pour en glisser une entre mes lèvres. Je ressortis de la voiture pour l'allumer. Si la nicotine avait un effet apaisant sur certaines personnes, ce n'était pas du tout mon cas à cet instant. Une fois la cigarette grillée, je l'écrasais sous mon talon pour aussitôt en allumer une seconde. C'était machinal, je ne savais pas pourquoi j'en fumais deux alors que je ne fumais quasiment plus. Il fallait juste que je m'occupe l'esprit avant de complètement péter un câble. Ce que je n'étais pas loin de faire. Je respirais lentement mais ça ne me calmait pas. Je n'avais même pas conscience du nombre de minutes qui s'écoulaient.

J'allumais une troisième cigarette, m'appuyant contre le pare choc de la voiture quand je vis deux silhouettes se profiler sur le parking. Sonny et une femme qui semblait être du corps médical. La cigarette à peine allumée tomba et finit écrasée comme ses deux prédécesseurs. Les deux femmes avancèrent dans ma direction. Je ne savais pas vraiment ce que j'éprouvais à cet instant. Est-ce que je voulais vraiment voir Sonny ? Sûrement sinon je n'aurais pas attendu sur le parking. Est-ce que je pouvais effacer cet ultimatum qu'elle m'avait imposé ? La réponse était non, pas pour le moment. Je ne supportais pas qu'on me mette au pied du mur et elle l'avait fait, jouant sur l'amour que je ressentais pour elle pour me faire céder. Cela avait été petit de sa part, et je ne savais pas ce qui me dérangeait le plus : avoir cédé car je tenais trop à elle, ou cette colère qui m'animait. Arrivées à quelques mètres de moi, la femme la lâcha et lui demanda de se soigner. Bien sûr qu'elle le ferait, elle prendrait son traitement, j'y veillerai même si je risquais de le faire silencieusement et en gardant mes distances.

Et voilà, à présent nous étions face à face de nouveau. Qu'allions nous faire ? Un couple normal aurait du se réjouir que je sorte du coma et si tôt de l'hôpital. Un couple normal s'embrasserait pour avoir l'impression d'être vivant et se rendant compte de ce qui avait failli se produire. Un couple normal s'enlacerait et passerait outre les désaccords pour tenter d'apaiser les tensions. Mais est-ce que nous étions un couple normal ? Assurément non. Je ne tendis pas une main dans sa direction. Je ne demandais pas comment allait Ryan et si elle l'avait retrouvé pour lui dire au revoir et s'assurer qu'il allait bien avant. Elle pensait que je la détestais, si seulement elle savait ce que je ressentais. Sans un mot, je fis le tour de la voiture pour lui ouvrir la portière. Je lâchais un léger soupir avant de me décider à relever la tête et chercher son regard. « Je serais parti si je te détestais à ce point... » Je contournais la voiture par l'arrière, évitant ainsi de la croiser, voire même de la frôler. J'ouvris la portière conducteur mais m'arrêtais avant de rentrer dans l'habitacle. « Je déteste par contre cette pression que tu m'as mis et ça je ne l'effacerai pas facilement. » Parce que j'étais très rancunier quand je m'y mettais. Et cette fois, je sentais que j'allais l'être. Je devinais déjà que j'allais me plonger dans un silence qui me permettrait de prendre le recul nécessaire pour faire le point et aussi faire taire cette rancœur que j'avais à son égard. Pour m'éviter de lancer des propos qui dépasseraient mes pensées car ils n'auraient pour but que de faire mal. Et ça j'étais doué pour le faire. « Écoute, je t'aime. Alors monte et ne m'oblige pas à te forcer à te mettre dans la voiture et t'attacher. Je le ferai si tu ne me laisses pas le choix. »

Je me rendis compte que je n'employais pas les bonnes tournures. Je me rendis compte que mes mots n'apaisaient pas ce conflit qui avait surgi entre nous. J'attendis simplement que Sonny se décide à monter en voiture. Mon regard parlait pour moi. J'aurais vraiment mis ma menace à exécution si elle ne l'avait pas fait. Je me mis ensuite derrière le volant puis démarrais rageusement avant de ralentir le rythme. Cela ne servait à rien que je nous expose à un accident. Alors je me contentais de conduire en direction de notre nouvelle maison. Sonny n'alluma pas le poste radio comme elle avait l'habitude de le faire. Sa tête et son regard restèrent obstinément tournés en direction de sa fenêtre. Ce qui me convint, je devais bien me l'avouer. Je n'avais pas envie de discuter et je ne voulais plus qu'on se dispute. Il fallait laisser du temps pour que ça se calme, en espérant qu'on y arriverait. Ce qui ne serait pas le cas pour les prochains jours durant lesquels on s'éviterait, durant lesquels on ne se dirait plus qu'on s'aimait limitant nos conversations, et durant lesquels on n'aurait plus d'attention l'un envers l'autre. Et ce, jusqu'au 24 décembre.

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MessageSujet: Re: How can we help you, please let us try to : be good to yourself [Terminé]   Mer 24 Oct - 9:15

Ryan ne portait pas vraiment Remington dans son cœur, mais il se disait que puisque Sonny y tenait par respect pour elle il l’aiderait. Peut-être n’aurait-il pas dû être si gentil, et rester chez lui ? Peut-être qu’il avait bien fait. Mais quelque chose lui disait que d’obliger un homme qui ne nous piffre pas à avoir une dette n’est pas toujours une bonne chose. Quoi qu’il en soit, à présent qu’il était aux urgences à attendre, et bien à rien attendre en fait, les deux jeunes tourtereaux pourraient enfin parler en face à face et se réconcilier.

Quant à lui, il attendrait que son cas s’arrange pour rentrer chez lui et dormir aussi longtemps que possible. Car dès le lendemain déjà, les soins à Moïra reprendraient. Il n’avait qu’à attendre… C’était sans compter la venue de Sonny. Cette jeune fille était adorable, un sac d’amour à elle toute seule. Mais il est des choses où elle ne pouvait pas agir, elle finirait bien par l’apprendre un jour. Comme lui le faisait depuis quelques mois déjà.

*S’il y a un enfant en jeu ça a forcément de l’importance… Oui mais quand la mère et l’enfant sont décédés, ça n’en a plus…*. Mais ça Ryan n’en dirait rien. Il n’était pas près. Il venait de l’apprendre. Il était dévasté de l’intérieur et plus rien ne comptait, puisque tout ce qui comptait pour lui dans la vie avait disparu : Maggie, Dusty, leur bébé… Mais elle, oui Sonny, elle, devait continuer à vivre, à faire des projets et à voir l’avenir. D’ailleurs c’était bien partit puisque même lui avait deviné la cause de ses malaises : Sonny était enceintes. La confirmation de la concernée arracha un sourire à Ryan. Le sourire devait paraître miteux, mais c’en était un. Il enserra alors rapidement les mains de Sonny.

« Félicitations. J’aimerais te dire que je suis là si tu as besoin, mais je ne suis pas sûre de pouvoir résister longtemps. Protège ton amour et ton enfant. Et surtout si tu as besoin d’une infirmière n’hésites pas à aller voir Maggie, elle est géniale. Mais surtout, prends soin de toi. Éloigne-toi un peu du quotidien s’il le faut. Un bébé c’est précieux. »

Puis Sonny finit par le prendre dans ses bras. Il n’avait pas connu d’étreinte depuis un long moment à présent. Enfin la dernière fois, c’était lors des funérailles de sa mère et c’était son père qui la lui donnait. Quelque chose de bien différent en somme, mais qui alors, avait une importance particulière. Le biologiste n’était pas habitué à recevoir de l’affection, mais il la prenait volontiers lorsque cela lui était possible.

« Sonny ce n’est pas de ta faute. Je gère comme je le souhaite, et je n’ai plus rien à perdre maintenant. Toi si, c’est le plus important pour toi, si j’avais été à ta place j’aurais bien aimé qu’on sauve mon amour. File le rejoindre. »

Ils se lâchèrent alors en même temps, puis Sonny fit demi-tour, pendant que Ryan se laissait aller sur la chaise. Fatigué, épuisé. Il savait que son corps allait bientôt lâché. Quelque part, il venait de dire adieu à sa nouvelle amie. Ils étaient liés par beaucoup de coïncidences, qu’ils ne pourraient finalement peut être jamais dévoiler et mettre à profit.

FIN
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