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 [Partie 1/2] Boire seul le soir de Thanksgiving...[Terminé]

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Owen H.

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MessageSujet: [Partie 1/2] Boire seul le soir de Thanksgiving...[Terminé]   Jeu 26 Juil - 15:08

Jeudi 25 Novembre 2010

La nuit était plutôt fraîche, même pour un mois de Novembre. Nous étions à L. A. tout de même. Je portais ma tenue préférée, un jean noir avec un tee-shirt assorti. J'avais l'air d'un tueur à gage ou d'un motard avec ma veste en cuir. Mais là où j'allais, les gens ne vous regardaient pas. Du moins, s'ils le faisaient, c'était avec la plus grande discrétion possible, histoire d'éviter de se prendre un coup de poing mal placé.

Ce soir-là, je n'étais pas venu pour la bagarre. C'était la nuit de Thanksgiving et j'étais seul, une fois de plus. Pour couronner le tout, cette foutu migraine me reprenait. Je savais que je n'aurai pas du torturer cet SDF un peu plus tôt dans la soirée. Mais merde, à Genetic ils commençaient à me les casser sérieusement. Ils voulaient savoir où j'étais passé depuis deux mois. Si seulement je le savais...

Dans ce coin de Los Angeles, si tu prends la bonne ruelle, tes désirs seront exaucés. Ouais je sais, on se croirait dans Sin City. Malheureusement, certaines ruelles te conduisent à l'abattoir et t'es pas toujours au courant.

Ce soir, ou plutôt cette nuit, vu l'heure, j'avais besoin d'un verre. Je serai bien allé dans un night club histoire de boire et de me dégoter une fille pour la nuit mais mon crâne allait exploser sous ce flot musical trop intense.

Je sais ce que vous allez dire, "rentre te coucher". Pour ça, faudrait que je me trouve un logement. Mon ancien appart' a sûrement été reloué à quelqu'un d'autre. J'espérais seulement que mes affaires y étaient encore.

*

J'étais décidé à rentrer dans ce bar, le "Whisky a go go". Rien à voir avec le nid à célébrités de Sunset Strip mais on pouvait toujours rêver. La première chose flagrante qu'on pouvait remarquer, c'était l'absence totale de filles. L'odeur du tabac, de la sueur et de l'alcool inondait la salle. Plus loin, se trouvait une table de billard. Trois gros durs y jouaient de l'argent. J'avais bien envie de me joindre à eux. Il suffisait de leur donner de légères douleurs bien placées et au bon moment pour gagner.

Comme pour me punir de mes idées mauvaises, ma migraine s'intensifia un peu plus. Il me fallait un verre au plus vite. Je pris alors place sur un tabouret, au bar, et commandais un whisky. Pas très original mais ce doux breuvage quoique de mauvaise qualité, suffit à atténuer la douleur. Je profitais de cet instant de répit pour regarder autour de moi. Sait-on jamais, un type de génome aurait pu être des nôtres ce soir...
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Sacha M. Kwon

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MessageSujet: Re: [Partie 1/2] Boire seul le soir de Thanksgiving...[Terminé]   Jeu 26 Juil - 22:58

- Oui papa, je serai là ! Papa... Papa... Papa !!! Est-ce que j’ai déjà loupé un seul repas de Thanksgiving ? ... Ah non ! Non ! Celui de l’année dernière ne compte pas : j’étais pris en otage dans ma banque ! Quoi ? Non, je n’irai pas à la banque ce soir papa... Bon papa, je te laisse, à tout à l’heure, bisou. Moi aussi, je t’aime.

Mon père tenait profondément à réunir notre famille lors des repas traditionnels. Les fêtes étaient prétextes à partager un moment de convivialité. Cette coutume, mes frères et moi devions la respecter si nous souhaitions rester en vie – façon de parler. La crainte de mon père étant que la disparition de notre mère nous éloigne de lui. Il avait toutes les raisons pour s’inquiéter car nous ne pouvions pas réellement dire qu’il nous a élevés. Son travail au Sénat constituait la majeure partie de son temps et il passait régulièrement à côté de nos activités familiales. Il a été un père absent jusqu’au décès de ma mère. Cependant, cette tragédie fut un élément déclencheur lui permettant de prendre conscience que s’il ne voulait pas nous voir partir à notre tour, il devrait bouleverser son comportement. Malgré des débuts compliqués, nous avions fini par devenir une famille soudée.

J’étais habillé d’un simple jean et d’un tee-shirt blanc, assez moulant je dois avouer. Une tenue simple pour l’occasion. J’embarquai à bord de mon bolide, prêt à passer une soirée avec ma famille. Lorsque je conduisais mon deux roues, je me couvrais toujours d’un casque et d’un blouson en cuir. J’ai roulé, roulé, roulé encore et... J’ai oublié le chemin. Je me suis trompé dans l’itinéraire. A L.A, il est impossible de retrouver ton chemin si tu as la malchance de t’égarer. Je prenais donc un retard considérable à tourner dans tous les sens. D’autant que j’avançais de plus en plus dans les quartiers peu recommandables de L.A. Face à l’insigne d’un bar, le « whisky à go go », je me suis arrêté pour avertir mon père de ma situation. Malheureusement sans téléphone, je me suis résolu à entrer dans ce bar pour emprunter un téléphone et comme un malheur n’arrive jamais seul, je n’avais pas d’espèces sur moi. J’ai retiré mon casque une fois dans le bar. Faire la charité n’était pas dans mes habitudes et je trouvais trois gugusses qui allaient pouvoir me dépanner selon un plan que j’ai établi en trente secondes. Je me suis dirigé vers eux.

- Deux d’entre vous contre moi... Et lui. Ceux qui gagnent remportent cent dollars.

D’un coup de tête, je désignai un homme au bar. Le genre d’homme qu’il n’était pas bon de fréquenter. Le bar avait un aspect négligé, et la pièce dans laquelle je me trouvais était cachée par une véritable brume de fumée de cigares. Si j’avais su, j’aurais pris mon masque à gaz – oui, j’ai un masque à gaz mais c’est une longue histoire que je raconterai ultérieurement. Les hommes acceptèrent et je n’avais plus qu’à convaincre l’homme au bar de faire une partie avec moi. Comment j’allais le convaincre ? Difficile à dire. Je me suis approché de lui.

- Je te serai vraiment reconnaissant si tu acceptais de jouer une partie avec moi... Contre eux...

J’avais toujours l’argument des quatre-vingt-dix-huit dollars pour le convaincre mais je préférai que cela soit une surprise. Je jouais quitte ou double. Je n’avais rien en poche et il m’était impossible d’avoir l’argent convenu. Je comptais simplement sur l’inconnu pour me venir en aide. Personnellement, même si je manie extrêmement bien les queues, je ne suis pas très doué pour le billard. Quoi qu’il en soit, pas autant que des mecs qui jouent tous les jours. Voilà encore une belle histoire. Parti pour un simple dîner de Thanksgiving, je me retrouve dans un bar miteux à faire des paris que je ne peux pas tenir. J’adore ça ! J’aimais me fourrer dans ce genre d’angoisse. Pour être honnête, je prenais mon pied. Je ferai moins le malin si l’homme venait à décliner mon invitation ou bien encore si nous perdions. D’autant que ces trois loubards se présentent identiquement à l’homme qui m’a agressé il y a quelques mois...

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MessageSujet: Re: [Partie 1/2] Boire seul le soir de Thanksgiving...[Terminé]   Ven 27 Juil - 18:12

J’en étais à mon troisième verre quand ce type est rentré. A première vue, je me suis dit que ce type n’était pas à sa place ici. Mais bon, j’avais déjà vu des filles battre à plates coutures des gros balèzes en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Il était vêtu d’un tee-shirt blanc et d’un jean plutôt serré. Je me retenais de rire, me demandant s’il ne se sentait pas à l’étroit. Il portait également un casque de moto et une veste en cuir. Il ne devait pas être totalement stupide mais dans ce cas, pourquoi venir ici ? Je me doutais qu’il s’était perdu car il n’avait vraiment pas la tête de l’emploi. Ce sont les oubliés de la ville qui viennent ici. Les jolis minois comme lui ne vivaient pas très longtemps. Ou alors au prix de leur dignité. Lorsqu’il s’approcha des deux camionneurs, j’en conclus qu’il était suicidaire mais que, de toute façon, ce n’était pas mon problème.

*Ravi de t’avoir connu mon p’tit gars*


Le quatrième verre de whisky me semblait soudain beaucoup plus intéressant, aussi je n’ai pas eu loisir de savoir ce qu’il s’est passé entre ces trois-là. Une grande question s’imposa à mon esprit mais je ne sus y répondre : * Je m’arrête à six ou sept verres de whiskey ? *. Je questionnais ma migraine qui me fit comprendre qu’elle comptait bien rester encore un peu et j’optai pour huit verres, au cas où. Ce nombre semble important et pourtant, j’ai déjà réussi à m’enfiler beaucoup plus que ça sans vomir partout ni perdre connaissance. Je devrais peut-être m’inquiéter de mes reins ou de mon foie mais bon, quand on vit la vie que je mène, on ne craint pas trop de mourir d’une cirrhose. Non, mon meurtre viendra en premier.

Plongé dans mes pensées les plus secrètes, bon, en réalité elles concernaient mon appartement et surtout mes affaires, je ne le sentis pas tout de suite approcher. Une chance pour lui que l’alcool ait calmé un tant soit peu ma migraine, sinon il aurait déjà eu le nez cassé. Je me retournais lestement vers lui afin de le fixer droit dans les yeux. Il paraît que ce regard est particulièrement effrayant puisqu’il révèle toute la folie qui me ronge. Avant de n’avoir eu le temps de lui dire de dégager, il me demanda :

- Je te serai vraiment reconnaissant si tu acceptais de jouer une partie avec moi... Contre eux...

Je ne cillais pas, l’espace d’un instant, le temps de le détailler. Il paraissait encore plus jeune qu’à son entrée. Sa façon de me demander de jouer me fit éclater de rire. On aurait vraiment dit un enfant timide. Mais là encore, je ne devais pas m’arrêter aux apparences. Brutus se faisait bien passer pour un débile avant le viol de Lucrèce. Je me demandais ce qu’il fallait répondre. Jouer ne me gênait pas mais mon côté démoniaque me suppliait de l’envoyer paître, juste pour voir son air triste. Peut-être qu’il allait pleurer. Puis je réalisais qu’il avait décidé de jouer avec moi et contre les deux lourdauds.

*L’imbécile, il fallait prendre l’un des deux joueurs, pas un parfait inconnu. *


« Et qui te dit que je sais y jouer moi au billard ? Pourquoi ne pas avoir pris l’un des joueurs avec toi, tu aurais été sûr de tomber sur un type capable de manipuler les queues avec précision. Même si, à part la sienne il a pas dû en voir beaucoup. Et puis, t’es vraiment tombé sur le mauvais cheval petit. J’ai bu quatre verres de whiskey, je doute d’être le candidat adéquat. Et puis franchement, venir là pour jouer au billard, tu devrais jouer aux billes avec tes petits camarades à la place. »

Je savais que je pouvais me tromper sur son compte. Mais j’avais envie de le titiller un peu, histoire de voir s’il avait quelque chose dans le ventre. Qui sait ? Cette soirée pourrait peut-être être plus intéressante que prévue. J’espérais simplement qu’il n’essaie pas de m’amadouer en cherchant à toucher la corde sensible. Je n’aime pas les lavettes, elles sont trop faciles à dominer. Et puis de toute façon, la corde sensible, on me l’a coupée. Il y a très longtemps.
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Sacha M. Kwon

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MessageSujet: Re: [Partie 1/2] Boire seul le soir de Thanksgiving...[Terminé]   Ven 27 Juil - 23:26

Eclater de rire lors de ma proposition n’était pas très aimable de sa part. J’étais clairement vexer par son comportement et je ne manquerai pas de le lui faire savoir. Dans un contexte plus ordinaire, je dois avouer que je lui aurai déjà mis une dérouillée à ce vaut rien. Cependant, ce soir je devais la jouer plus fine si tant est que j’y parvienne. En effet, la subtilité n’était pas mon fort. Bien au contraire, « moi j’fais dans le sonore et dans le dégueulasse, c’est mon style » - avoue-le : je t’épate ? J’ai plus de 150 DVD, Sin City en fait partie – malgré mon gabarit. Alors effectivement, je n’étais pas taillé pour lutter contre n’importe quel homme dans ce bar, mais la force est une notion bien large.

Il me demanda ce qui m’avait poussé à ne pas choisir l’un des autres types. Je vais paraître très présomptueux mais comme il m’a agacé, cela passera pour de la vengeance – et cela en est. Lui, sa force, il ne la tirait pas de son intelligence. Pas très futé le garçon, peut-être à cause de l’alcool ? Laissons-lui le bénéfice du doute. Si je n’avais pas employé le troisième homme, c’est pour la simple raison que je me retrouvais devant trois piliers de bar. De bons potes qui visiblement préféraient passer Thanksgiving entre eux plutôt qu’avec leurs familles respectives. Si l’un de ces joueurs se mettait avec moi, je prenais le risque qu’il ne joue pas le jeu et qu’il me fasse perdre intentionnellement pour voir gagner ses potes et diviser ainsi mes cent dollars en trois. Peut-être me trompais-je, mais je ne voulais pas encourir ce risque. J’étais irrité et de mauvais poil, qu’il m’envoie baladé je pouvais supporter, qu’il se foute de moi non. J’allais donc devoir me montrer très désagréable avec lui, à mon grand regret.

- Je reste persuadé que tu es le candidat idéal. J’aurai tout misé sur toi... Si jamais en picolant tu te demandes pourquoi tu es seul, à boire, le soir de Thanksgiving, viens me trouver, j’ai ta réponse.

Je ne suis pas sûr que le culpabiliserait fonctionnerait, ni d’essayer de le faire se remettre en question. Néanmoins, l’être humain n’étant pas une science exacte, nous verrons bien le résultat de cette équation irrationnelle. Jouer sur l'affect n'était pas très réglo, je l'avoue. Il ne m'en laissait cependant pas le choix. Maintenant, comment avais-je pu espérer qu’il me vienne en aide. Je ne me considérais pas comme naïf, plutôt comme un irrémédiable optimiste. En fait, même après cette micro altercation, je continuais d’espérer et d'ailleurs je le lui avais fait comprendre. Je ne pris pas la peine d’attendre une réponse, le laissant mijoter. Ah mon pauvre Sacha, ce soir, tu devras te débrouilleur seul. A mon tour de me foutre ouvertement de lui. Je me dirigeais vers mes futurs adversaires.

- Bon les gars ! Mon ami ne sera pas de la partie finalement, je crois qu’il n’est plus en état de rentrer quoi que ce soit dans un trou ce soir. Je sais c’est triste. Peu importe, je vous prends tous les deux !

Je n’avais aucune crainte avec ces hommes. Je savais comment me comporter : le gamin culotté, ça faisait son petit effet. Ce qu’il ne fallait pas être : lâche, snobe et fragile. A travers mon discours je démontrais une confiance et une répartie qui les séduisaient et j’en avais bien conscience. Le problème c’est qu’une fois qu’ils me soupçonneraient de trahison, affirmant que je ne détiens pas leur argent, ils ne seront plus mes potes et là, j’allais en prendre plein la poire. Pour le coup, je n'avais pas été rusé d'avoir continuer sur ma lancée et en plus d'avoir défié les deux ! Après que l'homme ait décliné ma proposition j'aurai pu lâcher l'affaire mais non, c'était plus fort que moi : j'aimais me mettre en danger. Il me fallait donc un nouveau plan au cas où la situation tournerait au vinaigre pour moi. En quelques secondes, c’était réglé. Je savais comment me dépêtrer de cette situation. La seule condition pour que ça marché était que mon pseudo partenaire soit encore présent après la partie. L’un des loubards me lança une queue de billard que j’ai attrapé. Je ne faisais plus attention à l’homme désormais. Si seulement il avait changé d’idée...

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MessageSujet: Re: [Partie 1/2] Boire seul le soir de Thanksgiving...[Terminé]   Sam 28 Juil - 9:00

Apparemment, il a dû moyennement apprécier que je rie de sa propre naïveté. Candide qui arrive tout droit en Enfer et qui s’étonne que le Diable en personne se moque de lui. S’il savait la chance qu’il avait… Un autre comme lui serait déjà parti avec une douleur fulgurante dans la poitrine, se croyant déjà à l’article de la mort. Ma migraine m’aurait achevé, certes, mais au moins, l’autre en face aurait eu une bonne leçon. On ne vient pas déranger Owen Harwell. Tiens, voilà que l’alcool me rendait narcissique maintenant. Nouveau, ça. En même temps, pourquoi pas ? Les gens qui me connaissaient rien qu’un peu me craignaient et m’évitaient, ne me laissant sans aucun ami. N’allez pas croire que je m’apitoie sur mon sort ou que je regrette quoi que ce soit, j’explique c’est tout.

Visiblement agacé, le jeune homme me lança une pique des plus sanglantes. Cela me fit penser aux animaux. Lorsqu'ils sont blessés, ils deviennent plus dangereux puisqu'ils attaquent.

« Je reste persuadé que tu es le candidat idéal. J’aurai tout misé sur toi... Si jamais en picolant tu te demandes pourquoi tu es seul, à boire, le soir de Thanksgiving, viens me trouver, j’ai ta réponse. »

Le soir de Thanksgiving… La bonne blague. Si seulement il savait… Il parle de la journée où toute la famille devait se retrouver et remercier. Les seuls Thanksgiving que j’ai fêtés étaient ceux que ma grand-mère organisait. Je me retrouvais toujours à côté de mon bourreau de grand-père. Ma mère n’a jamais fêté de Thanksgiving non plus, de toute façon, on n’avait pas assez d’argent. Non, pour moi Thanksgiving c’était « Plus de nourriture à la soupe populaire ». Rien de plus. Je me demandais s’il fallait que je lui fasse un résumé de ma situation, lui expliquer également que je n’avais aucun endroit où dormir et qu’ici c’était toujours mieux que dehors. S’il tentait me de faire culpabiliser, c’était peut-être parce que lui-même était capable d’un tel sentiment. Mais je ne m’abaissais pas à son niveau et je me passais de tout commentaire. Il ne me laissa pas répondre et partit. Tant mieux, je n’en avais pas l’intention.

« Bon les gars ! Mon ami ne sera pas de la partie finalement, je crois qu’il n’est plus en état de rentrer quoi que ce soit dans un trou ce soir. Je sais c’est triste. Peu importe, je vous prends tous les deux ! »

Cette allusion fit marrer les trois joueurs. Je sentais leurs regards amusés sur moi. Idiot, je comptais bien passer la nuit en charmante compagnie. Des putes, c’est pas ce qui manque par ici. Cependant, cette remarque eût le mérite d’attirer mon attention. Ce gamin n’avait pas sa place ici et se permettait de jouer les types moralisateurs. Je ne comprenais pas encore toute cette affaire mais il n’était pas là pour jouer. Mon cerveau réfléchit très vite, rassemblant des éléments que l’alcool lui avait cachés. Ce type a débarqué uniquement pour jouer une partie de billard avec moi. Or Aaron cherchait à se venger de la mort de sa sœur et de pleins d’autres choses. Se pourrait-il qu’il soit là pour moi ?

Plausible mais en même temps, personne ne savait que j’étais revenu. Et Genome s’était montré plus talentueux en matière de surveillance et d’infiltration. Pour finir, il ne m’aurait pas envoyé un gringalet inexpérimenté à l’abattoir. Je valais mieux que ça. Alors pourquoi venir ici seul, sans défense et surtout, pourquoi chercher à me provoquer ? J’avais bu et j’aurai pu très mal le prendre au point de lui décocher une bonne droite. Et ça, il devait certainement le savoir. Son côté téméraire ou trop stupide et naïf, comme vous voulez, titilla ma curiosité. Je voulais en savoir plus sur lui.

Je me levais lestement de mon tabouret et me dirigeai vers la table de billard.

« Allez les fillettes, montrez-moi de quoi vous êtes capables. Et croyez-moi, ce soir, les boules ne seront pas les seules à rentrer dans un trou. J’espère seulement que cela ne vous fera pas trop mal messieurs. »

Je ne regardais pas mon inconnu. Je n’avais pas envie qu’il s’imagine quoi que ce soit sur mes intentions. Et part pitié, j’espère qu’il ne pensera pas de moi que je suis… Gentil. Je pris néanmoins la peine de préciser à son intention.

« Règle n°1. Tu ne connais rien de ma vie alors n’imagine pas les raisons qui m’ont poussées à venir ici. Tu n’y arriverais pas de toute manière.
Règle n°2. La prochaine fois que tu m’insultes, je t’arrache les dents une à une. Compris ? »

Et ça, j’en étais bien capable. Le jeu pouvait commencer.
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Sacha M. Kwon

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MessageSujet: Re: [Partie 1/2] Boire seul le soir de Thanksgiving...[Terminé]   Sam 28 Juil - 15:42

J’étais dos à lui et par conséquent, il ne pouvait pas voir quelles étaient mes réactions. Quand je l’ai entendu exprimer son premier mot et avant même que je ne comprenne ses intentions, un sourire malin s’était formé sur mon visage. Une réponse : il me portait un intérêt. Je ne savais pas encore si c’était une bonne nouvelle ou non. Il n’avait pas l’air commode. Néanmoins, il m’avait fait sourire et je lui trouvais un charme fou. A la fois cynique et prétentieux, ce mélange avait le don de me séduire. Et cette confiance naturelle qu’il dégageait : je craquais complètement. Ce charisme, il le détenait grâce à son refus, sans cela, il perdait de son attrait. Néanmoins, mon visage reprit un ton neutre pour ne rien laisser paraître. Je le sentais se rapprocher de moi. Il s’arrêta derrière moi, me frôlant quasiment, me chuchotant à l’oreille une menace. Il ne m’avait pas adressé un seul regard, complètement indifférent. C’est difficile à admettre mais j’étais à la fois effrayé et fasciné. D’ailleurs, si près de moi, il m’extirpa quelques frissons et un vent de froid s’empara de mon corps. Il avait posé ses règles, son cadre. A moi de ne pas franchir les limites, des limites que je franchirai et il le savait.

Les autres hommes apprécièrent son entrée en scène ; pas de la même façon que moi bien évidemment. Il avait su les mettre dans sa poche, bien plus rapidement encore que j’avais su le faire. J’étais étonné de la manière dont il avait retourné la situation à son avantage. L’un des ivrognes lui lança une queue. Nous étions prêts à commencer la partie. J’avais l’honneur de commencer. Avant cela, j’ai posé mon casque de moto sur une table près du billard. J’ai ensuite retiré mon blouson en cuir, trop encombrant. Je me suis cambré en arrière, tenant mon bâton fermement. Bâton que j’ai laissé glisser pour venir pousser la boule blanche qui percuta toutes ses collègues. Ce premier coup eut pour seul mérite d’éparpiller les autres sur une partie de la table laissant à nos adversaires la possibilité de marquer deux points. C’était mal parti mais rien n’était encore gagner. Si j’étais un garçon plutôt chanceux, je ne possédais pas une grande dextérité dans les jeux récompensant une bonne adresse.

Je profitais de cette partie pour détailler mon allié. Je ressentais une émotion forte en l’observant. Une émotion difficile à expliquer car elle faisait appel à tellement de paradoxes. La raison me certifiait qu’il n’était pas fréquentable, que cet homme n’était pas quelqu’un de bien. L'adorer m'apporterait beaucoup de souffrances, j’en avais la conviction. La sagesse essayait de me faire fuir. Cependant, il détenait une forme d’insensibilité que je n’avais jamais rencontrée auparavant. La raison avait cependant, bien peu d’influence sur moi, privilégiant toujours la passion. La passion, quant à elle, me poussait vers lui. Elle tuait toutes mes craintes et m’ordonnait de le suivre. Si je m’entêtais à l’accompagner, à m’attacher à lui, je ne m’en sortirai pas indemne et malgré cela, je n’étais pas sûr d’avoir des regrets, ni aucun remord. C’était d’ailleurs ce que je prônais : mourir sans regret. C’était ma conception, ce qui décidait chacun de mes choix. C’était l’idée que je m’étais construite en grandissant et je n’allais pas déroger à la règle aujourd’hui. Je possédais néanmoins peut-être trop d’engouement à son égard et cette admiration était nouvelle pour moi. Cette rencontre allait-elle ébranler ma vie ?

* Sacha, ressaisis-toi ! Reste concentré sur le jeu.

Ma conscience. Je t’avais égaré quelques minutes. C’était de nouveau mon tour ? Combien de temps avais-je rêvassé ? Elle avait raison, ma priorité n’était pas ce mec, c’était de gagner cette partie. Nous allions leur mettre une déculottée ! Je fus bien moins enthousiaste lorsque j’ai constaté la place des boules sur le tapis. Positionner de cette façon, mes chances pour prouver mon utilité étaient nulles. Comment faire ? Tirer un coup dans le vide et attendre un miracle ? Je me suis foutu de lui quelques minutes auparavant sur son incapacité à pouvoir viser juste. D’un coup d’œil, je pouvais affirmer qu’il avait démontré le contraire. Frapper la boule blanche rimait à sauter mon tour et peut-être à leur donner un avantage. Il était hors de question de faire figuration et encore moins de pénaliser mon équipe. Je devais me montrer étonnant dans mes prises de décisions si je ne voulais pas être un handicap pour... Tiens, c’est quoi son nom ? Je me suis penché vers l’avant, réfléchissant à ce que je devais faire.

- Merde !

Ma queue a à peine effleuré la boule, la reculant de quelques centimètres. Je mimais la contrariété. Prenant le jeu bien trop au sérieux, et pensant que cela leur procurerait un avantage, mes adversaires eurent un plaisir non dissimulé à me faire comprendre que je n’avais pas le droit de recommencer, que mon tour était passé. Ils déchantèrent rapidement lorsqu’ils se retrouvèrent dans la même situation que moi. Je passais pour un boulet à leurs yeux et non pour un stratège. L’adversaire tira et comme prévu, il plaça la boule blanche à un endroit différent de la table, touchant quelques-unes de ses congénères au passage. En frappant fortement, il laissait mon associé pouvoir marquer librement au tour suivant. Cependant, si je ne voulais pas éveiller les soupçons, je ne devais pas recommencer. J’avais un avantage sur les trois autres joueurs : je n’avais pas bu d’alcool.

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MessageSujet: Re: [Partie 1/2] Boire seul le soir de Thanksgiving...[Terminé]   Dim 29 Juil - 21:00

Je ne comprenais pas pourquoi mon inconnu a commencé. Cela procurait un certain avantage auprès de nos adversaires car tirait dans le tas n’accordait pas forcément un point. Réfléchir à une trajectoire, une fois toutes les boules éparpillées, s’avérait plus facile. Mais je me passais de tout commentaire.

Lorsque je le vis tenir la queue de cette façon, je dus fournir un gros effort pour ne pas prendre me tête entre mes mains. Voulant à tout prix éviter de perdre, je n’avais pas envie de me lever de mon tabouret pour rien, j’entrepris de lui donner un conseil. Je préférais jouer sur le ton de la blague pour ne pas, d’une part le blesser (je n’avais pas envie qu’il se mette à bouder) et d’autre part que les gros durs imaginent que ce gringalet était réellement débutant. Ils accepteraient moins facilement la défaite.

« Hey, petit, fallait me le dire que c’était ta première fois. Je t’aurai guidé. Ta queue, tu la tiens trop fermement, soit plus souple du poignet. Tu vas finir par trouer la table et crois-moi, elle l’est déjà suffisamment. »

Je regardais les autres joueurs qui semblaient amusés par ma vanne. J’espérais que pour eux, mon inconnu avait du mal à démarrer mais qu’après cela irait mieux. Ce fut au tour de nos adversaires. Un échange de regards entre eux me suffit à comprendre que nous étions mal barrés. Ces deux-là ne jouaient pas pour passer du bon temps. Ils étaient là pour gagner. Hormis pour leur ego, ces types ne gagnaient que pour l’argent. C’était le genre de la maison. A ce moment-là je compris qu’on était mal partis. J’attendrais mon tour suivant pour demander des éclaircissements. Une humiliation à la fois. D’autant que mon partenaire semblait ailleurs. Lorsque ce fut son tour, il semblait revenir de loin.

*Oh le con, reste concentré bordel ! Tu vas nous couler. En plus, j’ai pas d’argent !*

Bon, les joueurs en face marquèrent plusieurs points grâce à mon inconnu. Mais la partie n’était pas terminée. Je savais jouer et je m’en sortais pas trop mal d’ailleurs. Mais j’avais également ma botte secrète. Ma migraine s’en vengerai certainement mais vu que je me retrouvais avec un joueur qui semblait jouer avec les deux bras dans le plâtre, j’envisageais sérieusement cette option.

Je regardais la table de billard, faisant mine de réfléchir à mon prochain coup. En réalité, je savais déjà quoi faire mais j’avais besoin de réfléchir à la situation. Je m’étais mis dans un sacré pétrin en réalité. Si on perdait, je ne pourrais certainement pas les rembourser, j’avais à peine de quoi payer mes verres. Mon acolytes n’avait pas l’air d’avoir beaucoup d’argent sur lui, ses fringues étaient tellement moulantes que j’aurai pu remarquer un portefeuille. Le cas échéant, on se ferait tabasser en règle. Je pouvais encaisser les coups mais mon partenaire me semblait trop fragile pour ça.

Si on gagnait, ils devraient nous payer ce qui n’était pas le genre de la maison. De plus, rien n’indiquait qu’ils étaient en possession de la somme prévue. Ils nous accuseraient sans doute de tricherie et chercheraient également à nous passer à tabac. Quitte à se faire frapper, autant essayer d’obtenir l’argent en gagnant. On ne sait jamais. D’ailleurs, elle s’élevait à combien cette somme ?

D’un geste sûr, je frappais la boule blanche avec un léger effet. Celle-ci frappa une boule qui tomba directement dans le trou. La blanche termina sa course après avoir percuté une autre boule. Celle-ci finit dans le trou également. Au lieu de marquer un autre point, je plaçais la boule blanche de sorte que mon partenaire puisse marquer le point suivant. Cela lui redonnerait confiance et nos adversaires pourraient se méfier de lui. Tout en jouant, je lui posais la question sans que ma voix ne puisse trahir mon inquiétude.

« Et sinon, il y a combien en jeu ? »
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Sacha M. Kwon

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MessageSujet: Re: [Partie 1/2] Boire seul le soir de Thanksgiving...[Terminé]   Lun 30 Juil - 21:01

C’est vrai. Commencer la partie n’était pas la meilleure décision que j’avais prise cette soirée. Je plaide coupable. Mon compagnon s’était allé à quelques commentaires sur ma façon de jouer. J’enregistrais l’information qu’il me donna. Etre plus souple du poignet ? Je pouvais le faire. Il réussit à marquer deux points. J’avais bien envie de sortir ma banderole sur laquelle il aurait été écrit : « Owen, le plus fort, Owen, le plus beau, Owen le meilleur ! », cependant, je n’avais pas de banderole, pas de crayon et j’ignorais toujours son prénom. Cela relevait alors du fantasme. Galant, il me laissait la chance de marquer à mon tour un point facilement – car oui, des quatre participants, j’étais le seul à ne pas avoir encore marqué. Sans la moindre difficulté, j’ai réussi à mettre la boule dans le trou. Le problème c’est que la boule blanche la suivit. Ainsi, nos adversaires ont repris la main.

Mon acolyte demanda combien d’argent était en jeu. C’est un de nos ennemis qui prit la parole expliquant que le petit gars – surnom qui me désignait – avait promis 100 $ au vainqueur. Aïe. Il réagirait mal je pense. Cette somme n’était pas rien. C’était Thanksgiving alors cette nuit j’étais généreux ! Et dire que j’avais amplement les moyens de les payer. A cette annonce, je n’ai pas regardé mon camarade, probablement avait-il décidé de me faire la peau. Si jamais on gagnait par contre, il serait bien content ! Nous gagnerons cette partie, nous n’avions pas d’autres choix que gagner.

C’était bien lancé pour nous mais nos adversaires décidèrent de changer les règles. Mon complice était un très bon joueur, tout aussi bon que les deux autres. Au fur et à mesure que la partie commençait, nous commencions à prendre une avance importante. C’était une énième fois mon tour, et alors que je me tenais en position, l’un des loubards m’empêchait de jouer correctement. Cela l’amusa... Pas moi. Je me suis retourné faisant face à lui. Je l’ai poussé mais son poids ne le fit reculer que d’un pas.

- C’est quoi ton problème ?

Je n'étais pas de taille. Ce n'était pour autant, pas une raison suffisante pour moi pour ne pas me battre. Je n'allais pas me taire et me laisser faire. Des râclées, je m'en suis déjà prises des tas. Une de plus ou de moins ne changeait rien. C'est vrai que je n'avais pas prévu de me batte ce soir. L'ambiance devenait électrique, je fronçais les sourcils et dans ces cas-là : c'est toujours mauvais signe.

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MessageSujet: Re: [Partie 1/2] Boire seul le soir de Thanksgiving...[Terminé]   Ven 3 Aoû - 0:24

A l'annonce du tarif, je sus qu'on avait un problème. Enfin, que mon jeune inconnu avait un problème. Quel que soit l'issu de ce jeu, aucune des deux équipes n'avait la somme. Pour les types en face, c'était sûr, moi, pareil et mon partenaire... Disons qu'avec ses vêtements moulants, cela se devinait assez facilement. Je ne suis pas homosexuel, je me considère hétérosexuel même si une partie de jambes en l'air avec un homme ne rebutait pas, au contraire, si je pouvais le dominer c'était l'extase. Mais que ce soit le corps d'un homme ou celui d'une femme, j'aimais regarder les jolies choses. Et c'est vrai qu'il était un plaisir pour les yeux. J'évitais de m'attarder trop longtemps sur ses fesses. Inutile de passer pour un homo, j'avais une certaine réputation ici. Et puis, on était pas dans un bar gay alors il valait mieux éviter ce genre de choses en public.

Le troisième type avait disparu depuis un bon moment. Je pensais au début qu'il était rentré chez lui mais ses affaires étaient là. Je ne l'avais pas vu partir mais cela durait trop longtemps pour une pause clope. En plus, le bar n'imposait aucune restriction, on était libre de fumer à l'intérieur. J'eus du mal à retenir un léger fou rire. Il était sans doute retenu sur le trône à cause d'une bonne grosse *censored*.

Tout le monde savait qu'il fallait éviter de consommer autre chose que de l'alcool ici. Mes ses deux acolytes avaient fait attention eux, et étaient toujours en lices. Comme nous, ils n'avaient pas l'intention de perdre. Tout cela allait finir très mal. Et cette foutue migraine qui limitait sérieusement mon pouvoir !

La bagarre arriva plus vite que prévue, finalement. Les deux gugusses, soucieux d'assurer leur victoire, essayaient de déstabiliser mon partenaire de jeu. Ce qui était assez idiot de leur part puisqu'il était clair que notre ami était une brêle au billard. Marrant, je devais les intimider. En même temps, il est facile d'avoir peur de moi, il suffit la plupart du temps de regarder mes yeux. Je devrais peut-être investir dans une paire de lunettes, ça m'éviterait de passer pour le sociopathe que je suis et je pourrais même me faire passer pour un Vampire. Tant que ça pouvait me ramener des filles, je ne serais pas contre.

Sachant pertinemment que j'allais avoir un mal de chien pendant plusieurs jours, j'entrepris d'utiliser mon pouvoir de façon discrète. J'imaginais l'importun se prenant un coup de batte de base ball dans les genoux et il se plia de douleur.
Mais l'effet obtenu n'était pas celui que j'avais envisagé. Son ami a crût que mon inconnu l'avait agressé et entreprit de lui régler son compte. Soucieux de garder son joli minois intact - une ou deux cicatrices faisaient toujours effet mais pas la défiguration - je m'interposais à temps et me pris un coup de poing dans l'épaule. Je décochai une bonne droite à celui-ci avant d'enchaîner avec un uppercut de la main gauche sur l'homme déjà déstabilisé à cause de ses genoux. Il tomba à terre mais je savais qu'il se relèverait en moins d'une seconde.

Je mis à profit cette seconde pour virer mon inconnu. Le barman allait appeler la police et deux types en fuite étaient plus faciles à repérer qu'un inconnu seul. De plus, je connaissais la chanson, tout le monde allait se calmer à l'arrivée de la bleusaille et dire que les troubles fêtes avaient eu le temps de partir. Mais mon partenaire n'y connaissait rien à tout ça. Il n'avait pas l'habitude de ce genre de bar, cela se voyait rien qu'à ses fringues.

"Hey ! Tu as cinq minutes pour virer de ce bar ou je m'occupe de ton cas. Et crois-moi, te botter ton joli p'tit cul sera un pur bonheur."
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Sacha M. Kwon

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MessageSujet: Re: [Partie 1/2] Boire seul le soir de Thanksgiving...[Terminé]   Sam 11 Aoû - 22:38

HJ : Excuse-moi pour le retard Owi... Pour me faire pardonner, je crée le sujet suivant direction le port !

Constatant leur victoire s’éloigner, l’un de mes ennemis bloqua ma queue (de billard) pour retenir mon coup (de rein). Cette tricherie suffit pour me mettre en rogne. Alors que je m’apprêtais à lui mettre la dérouillée de sa vie, celle qu’il n’oublierait jamais, et sans que je ne comprenne comment, l’homme se tordit de douleur face à moi. Je ne lui avais pourtant asséné aucun coup... Je ne l’ai même pas effleuré. Il tomba misérablement par terre comme s’il avait été violemment tabassé aux genoux. Je restais figé face à cette scène. Etait-ce une tactique pour me piéger ? Ah non... J’y suis ! Il avait peur de se battre contre moi. C’est vrai que malgré toute l’innocence que je dégage, je suis un mec qui impose un certain respect. Surtout face à des types de cette envergure. Complètement accaparé, mon deuxième adversaire en profita pour venir me frapper à son tour. Ne le voyant pas, je ne réagis pas. Une chance que mon allié s’interpose et sauve mon visage d’un poing qui aurait fait mal. Il se prit cette attaque dans son épaule. Mon allié répondit par un autre coup de poing, suivi rapidement d’un second sur le premier homme qui s’était déjà levé. Je n’y avais même pas fait gaffe à celui-ci pensant qu’il était déjà K.O. Il m’avait donc sauvé deux fois. Sauver... Sauver était un bien grand mot !

- Je pouvais me défendre seul !

Moi, fier ? Un peu... J’aurais pu... J’aurais dû le remercier pour son acte héroïque. Cela dit, l’homo de base se faisant protéger par l’hétéro, donnait vraiment à cette scène un côté déplaisant. Il m’ordonna de quitter les lieux ce que je fis. Non pour ses menaces, qui m’excitaient plus qu’autre chose mais parce que je savais qu’il était dans mon intérêt de fuir. Je pris mon blouson et mon casque. En passant, je n’omis pas de frapper durement l’homme qui avait reçu une droite avec mon casque de moto. Ce dernier tomba sur le sol, la mâchoire probablement cassée compte tenu du sang qui avait giclée. Si ce n’est ça, c’était probablement dû aux dents qui s’étaient fait la malle suite au rude choc. Je mis mon masque et décampai laissant le parfait inconnu derrière moi sans aucun regret. Si un seul : celui de ne pas avoir couché avec.

Une fois sur ma moto j’ai roulé plusieurs mètres jusqu’à ce que j’entende les sirènes des ripoux au loin. Je fis demi-tour. Le bon samaritain que je suis m’empêchait de laisser ce pauvre type se débrouiller seul. La vérité c’est que je ne supportais pas qu’il m’ait aidé... Trois fois ? Sans rien en retour. Je n’aimais pas être dépendant et avoir de la reconnaissance envers quelqu’un. C’était une forme de soumission et mis-à-part au plumard, je suis loin de jouer les dominés. Alors j’ai roulé. Rouler plus vite qu’eux, d’autant que mon bolide comme je l’appelais si souvent, me permettait d’accéder à des raccourcis. Je revins dans un rayon proche du bar dans lequel nous nous étions rencontrés. Je l’ai revu dans une ruelle en train de s’échapper alors que certains flics accouraient après lui. Je les ai tous grillés et me suis arrêté devant lui.

- Monte !

Une fois qu’il se posa derrière moi, j’ai repris la course poursuite. Il n’était pas simple de semer les flics. Cependant, même si je risquais notre vie plusieurs fois, je dois avouer que j’étais fier de moi. La vérité c’est que j’étais influencé par l’excitation du moment. Une sorte d’adrénaline que je n’avais encore jamais ressentie ! L’excès. J’étais dans l’excès. Je roulais vite, extrêmement vite. Rien n’avait plus d’importance. Je pouvais tout affronter, je me sentais invincible. Je slalomais à travers les voitures comme jamais je ne me l’étais permis, exactement comme dans les films d’action. Je ne craignais même pas les flics pour tout vous avouer. Ce qui m’emballait, c’était la vitesse, c’était de devenir hors-la-loi l’espace d’une soirée. J’avais perdu cette sensation. Je ne me souvenais plus à quel point défier l’autorité me procurait du plaisir. Le bon fils de sénateur que je suis... Qui pouvait croire que ce soir, le soir de Thanksgiving, je commettrais un délit de fuite ? Ce n’est pas tout, avec un complice dont j’ignorai le nom. J’avais le sentiment de jouer à Bonnie et Clyde. Nous n’étions pas amants mais qui sait ? La soirée n’était pas encore finit...

Spoiler:
 

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[Partie 1/2] Boire seul le soir de Thanksgiving...[Terminé]

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