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 Fêtez les morts et pleurez les vivants [Terminé]

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Morgan J

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MessageSujet: Fêtez les morts et pleurez les vivants [Terminé]   Ven 20 Juil - 14:11

Oh ma tête. Qu'est-ce que j'ai encore fait ? Question stupide, il est évident que je me suis enivré jusqu'aux frontières du coma éthylique. Une question plus intelligente, vite. Où suis-je ? Chez moi si je ne me trompe pas. Bon point ça. Quel jour sommes nous ? Trop compliqué pour l'instant, bon sang de bon soir je crois que l'arrière de mon crâne va exploser. Avec qui ai-je bu ? Rha je sais pas. Frigo. Bière. La bière au réveil, c'est vraiment écœurant. Mais ça marche, j'ai un peu moins mal. Pas les idées plus claires par contre. Avec qui ? Merde, je me souviens pas-du-tout. Personne ? Pourquoi je me serais bourré la gueule tout seul ? Et blessé en plus ? Blessé ? Oh. Oui, ça me revient. Halloween. La tempête. La fille. Les types qui ont ouvert la porte, le connard qui a pris la parole. Pourquoi je lui ai pas cassé la gueule d'ailleurs ? Enfin, essayé. Devait y avoir trop de gens. Et j'allais pas bien non plus. J'avais pas encore soigné mon bras. Qu'est-ce que j'ai fait en rentrant, et surtout quel jour sommes on est bordel ?

Tant pis je triche. Mon portable. Pas sur moi. L'ordi. Allume-toi, tas de ferraille. Allume. Non, pitié non pas de mises à jour ! Mon bureau, juste mon bureau. Foutue barre des tâches incomplète. Et en plus... Pourquoi, pourquoi faut-il que mon ordinateur pense indispensable une mise à jour d'Internet Explorer, le navigateur dont je n'ai pas l'usage par excellence ? Mise à jour qui en prime réclame un foutu redémarrage de la machine ? Redémarrage qui plante ? Je n'aurais peut-être pas dû l'éteindre de force pour le rallumer. Mais trop tard. Bon, où est mon portable ? Que je le balance par la fenêtre dans le cas où il serait de mèche avec le complot des appareils artificiels qui ne veulent pas que mes souvenirs me reviennent. Où est-ce que j'ai pu balancer ce bidule ? Ah, trouvé. Nous sommes donc le... allez allume-toi... 3 novembre. Voilà, c'était pas si compliqué. Il est trois heures de l'après-midi. Il me manque trop de choses, je me souviens même pas comment je me suis fait ce bandage. Seul, probablement. Il est assez mal fait. Mais c'est pas la question.

Soirée de merde. Happy Halloween, Sandy Claws. Tiens, le maire en Père Noël, ça me ferait une bonne cible pour jouer aux fléchettes. Mais encore faudrait-il que je dispose d'une telle plaisanterie picturale. Ce n'est pas le cas : je suis d'une affligeante nullité en dessin, graphisme et cætera. Mais je devrais peut-être soudoyer un pro de la retouche de photo pour l'occasion. Ce type me sort vraiment par les trous de nez. Des gens qui n'étaient pas invités, qui n'avaient rien à faire là. Mais ils étaient là. Et cette fille est morte. De leur faute. Comme s'il était en position de parler de la responsabilité, de la culpabilité des uns et des autres, ce gland bouffi de prétention. A-t-il seulement la moindre idée de ce qui s'est passé ? Il n'était pas là, il n'a pas vu cette fille être gagnée par la panique, il ne l'a pas vue nous attaquer comme si sa vie en dépendait. Il ne l'a pas vue mourir. Il s'est contenté, du haut de son trône, de décréter sa mort secondaire. Où est la bouteille que j'ai laissée pour embrasser le plancher ? J'ai envie de me bousiller la cervelle à nouveau. Cette fille. Morte. Morte, morte, morte, putain, pourquoi la police est pas devant chez moi ? Pourquoi personne ne nous demande de témoigner, pourquoi rien, rien ne se passe ?!

Je vais me rendre dingue. J'ai besoin d'aide.

J'oubliais, j'ai personne. Enfin si, j'ai Indy. Mais je lui en ai déjà fait voir des vertes et des pas mûres avec mes problèmes. Oh et puis flûte, elle me le dira si elle arrive plus à tenir le choc. Là j'ai besoin d'aide. Vraiment. Sinon je vais me traîner jusqu'à un supermarché pour pouvoir me ré-saouler la gueule, et oublier, oublier, jusqu'à ce que cette soirée ait disparu de ma mémoire. Jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Purée, je me fais peur. Faut que je me lève. J'ai des courbatures partout. Pas bon de dormir par terre. Indy, je dois l'appeler. C'est pas sympa pour elle, et j'suis pas présentable, mais je sais pas ce que je pourrais faire si je reste seul à broyer du noir comme ça. Merde, j'ose même pas sortir de chez moi de peur d'aller me cuiter ailleurs. Ou de me faire arrêter. Ou n'importe quoi. Je suis en train de virer parano, c'est pas bon, pas bon du tout. Je suis une loque, et je m'apprête à inviter Indy dans cet état. C'est n'importe quoi. Mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour pas replonger.

Décroche allez, décroche. Flûte, elle doit pas avoir son téléphone sur elle. Messagerie, qu'est-ce que je peux lui dire ? Vite, le bip approche. Bip. Je sais pas quoi dire, comment je peux lui demander ça ? Tant pis je me lance.

« Allô, Indy c'est Lotus à l'appareil. Je t'appelle parce que... j'suis pas bien, voilà. Il s'est passé des trucs dimanche soir, je peux pas t'en parler comme ça, j'suis juste... J'crois que je vais moins bien encore qu'il y a un mois. J'ai du boire toute la journée, je m'en souviens pas. J'ai failli prendre une autre bouteille en me souvenant. Si tu peux passer, mon appartement est pas loin de l'université... Wilshire Boulevard... Belmont Village, le troisième bâtiment sur la droite quand on vient par la route 405. Excuse-moi de te le demander, viens accompagnée s'il le faut mais... Je suis désolé, je crois que j'ai vraiment besoin de ton aide. »

J'ai essayé de parler clairement, mais c'était trop rapide au début. Tant pis, j'ai pas la force de refaire mon message. Je vais plutôt prendre une douche. Et me changer, je suis toujours en chapelier fou. Chapelier sans chapeau d'ailleurs, c'est triste. Je ne sais pas ce qu'il est devenu. Je sais même pas si j'ai des fringues propres. Normalement oui, y'a pas de raison. Déjà, de l'eau. C'est agréable et désagréable à la fois. J'avais besoin d'une douche. Mais l'eau froide sur la gueule de bois, c'est pas cool. En plus, ça fait pas baisser le taux d'alcoolémie, c'est juste une légende. Si je le fais, c'est juste pour me réveiller. Et parce que j'ai plus beaucoup d'eau chaude. Je me souviens confusément avoir pris un immense bain avec mes fringues, et manqué d'y perdre pas mal de sang avec ma blessure au bras. Pour ça que je suis si faible sans doute. Cette fois ci pas de bain : juste une douche, ça m'évitera des déboires. Même à l'eau froide j'arriverais à dormir là-dessous. Je dois pas penser comme ça. Sortir de la salle de bains, m'habiller. Non, me sécher d'abord ! Et zut, un tee-shirt trempé. Sécher donc. Puis, m'habiller.

Voilà, comme ça. Et on ne touche pas à cette bouteille !
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Ingrid Amelia


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MessageSujet: Re: Fêtez les morts et pleurez les vivants [Terminé]   Dim 22 Juil - 14:22

Après Halloween, Ingrid n’avait pas voulu rester trop à la maison, histoire de ne pas trop ressasser les évènements de la soirée, et de se sentir plus utile que si elle restait enfermée à rien faire. Alors en ce mercredi 3 novembre, elle avait cours le matin et elle irait. Le réveil fut dur, très dur, d’autant qu’elle avait cauchemardé toute la nuit, vu des tornades l’aspirer, vu Keaton se faire emporter, vu cette femme se faire transpercer la gorge par une fléchette, vu ce barge la prendre en otage parce qu’il voulait sortir, comme eux tous, vu ses parents brûler… L’enfer. Elle ne voulait plus revivre ça. Elle ne voulait plus faire des cauchemars, elle hésitait même à dormir depuis deux jours. Pourtant le sommeil reste nécessaire à une bonne vie.

Les cours ? Ah oui il fallait les suivre, pourtant la leçon d’histoire de deux heures lui semblait horriblement longue. Ingrid qui aimait plus que tout ce type de cours n’arrivait pas à le suivre. Son esprit vagabondait dans un dédale de l’enfer. Où tourbillon, monstres et kidnappeurs se battaient pour l’attraper. L’angoisse était perpétuelle, si bien qu’elle était constamment à deux doigts de perdre le contrôle. Enfin là, pour le moment, elle n’avait qu’une hâte : aller travailler à la bibliothèque. Elle pourrait ainsi se plonger dans un bon livre et enfin s’évader de l’horreur de ce monde cruel dans lequel elle vivait.

*GONG !*

Enfin la fin de la journée. Midi. Ingrid se dirigea alors vers l’UCLA, tranquillement. Elle se prit un sandwich sur le chemin, qu’elle mangea timidement en une bonne grosse demi-heure. Elle commençait le travail à 14h elle avait donc un peu de temps. Aujourd’hui, elle finissait à 16h elle aurait encore un peu de temps pour se faire une sélection de livres à ramener. La bibliothécaire en chef était horriblement gentille avec l’adolescente lui laissant emprunter tout type de bouquins quand elle le souhaitait du moment qu’elle les notait sur le registre. Alors, Ingrid ne se gênait pas le moins du monde.

Il n’y avait pas foule dans l’enceinte de la BU. Sa collègue lui avait expliqué qu’après Halloween c’était souvent comme ça. Comme si les gens endeuillés restaient chez eux coûte que coûte toute la semaine suivant cette fête assez glauque en soi. Ingrid ne savait pas ce qu’elle devait ressentir, mais en tout cas elle trouvait le lieu triste sans animation. Heureusement pour elle, une jeune fille vint lui demander un renseignement. Elle ne trouvait pas les livres de biologie. Alors plus que de regarder sur l’ordinateur où ils se trouvaient, Ingrid l’accompagna dans les rayons dédiés à ce thème.

Lorsqu’elle revint à son poste elle était toute seule, l’autre fille étant allée se chercher une café. Elle en profita alors pour regarder son portable et y vit un message vocal. Zut, qui pouvait bien l’appeler à cette heure-ci de l’après-midi ? Elle composa alors le numéro de son répondeur et écouta discrètement le message, vérifiant qu’il n’y avait personne aux alentours. Elle se doutait que s’il s’agissait d’un message vocal cela pouvait être important. Et, oh mon dieu ! Ingrid ouvrit de gros yeux ronds, choqués. Morgan ! Elle ne l’avait pas vu depuis un moment, mais c’était évident qu’il devait être lui aussi à cette stupide soirée, il était un mutant il le lui avait dit ! Flûte ! Mais que lui était-il arrivé enfin !

Ingrid prit ses clics et ses claques, en demandant l’autorisation à la bibliothécaire en chef pour s’absenter dès à présent. Elle finissait le travail un quart d’heure plus tard, et là c’était urgent. Il avait apparemment beaucoup bu, et elle ne pouvait pas le laisser tout seul. D’autant qu’il habitait sur le campus, elle ne mettrait pas longtemps pour le rejoindre. Avec toute la gentillesse qui l’animait, sa supérieure la libéra et lui donna même son numéro pour qu’elle l’appelle en cas de problème. Un amour.

Il lui disait de venir accomagnée mais qui pourrait l’aider dans la situation actuelle ? Elle ne connaissait personne ! Si Sonny ? Mais non elle devait être en cours. Elle était studieuse… Hum … Bon pour le moment, ce n’était pas la question, il fallait vite trouver l’immeuble en question. Immeuble qu’elle découvrit à force de questions au bout de dix minutes. En effet ce n’était pas du tout loin de la fac.

*Morgan je suis là*

Message envoyé. Elle sonna en même temps. Elle voulait juste qu’il sache que c’était elle qui sonnait pour qu’il ouvre. Oh ! Eureka, elle pouvait appeler Mary Jane ! Elle était toujours partante pour tout et ça faisait un lonnnnnng moment qu’elles ne s’étaient pas vues. Ce serait pour elles l‘occasion de faire encore plus connaissance en portant secours à un ami ! Enfin… même si techniquement Mary Jane ne connaissait pas Lotus.

Bon, composition du numéro…sonnerie…sonnerie…sonnerie…MESSAGERIE ! AHHH. Bon laissons un message :

« Coucou Mary Jane ! Ça te dirait de porter secours à une âme en peine ? J’ai un ami qui n’est pas au top de sa forme et j’aurais besoin de tes talents de clown sur pates ! Bon non je sais que ce n’est pas ce que tu es, mais ça serait cool si tu voulais bien venir, on pourra faire la misère et puis tu pourras faire une nouvelle connaissance ! En plus il est graveuuuh mignon ! »

Bon bah elle n’avait plus qu’à espérer qu’elle écoute son message rapidement. Elle s’en voulait un peu d’avoir vendu Morgan, mais elle savait qu’elle donnait des arguments supplémentaires pour que la chipie la rejoigne. D’ailleurs, elle se rendit compte qu’elle avait oublié de donner son adresse dans la précipitation, alors Ingrid envoya un message texte à Mary Jane, comme ça elle l’aurait même sous les yeux.

Sur ce, elle se précipita chez son Lotus adoré. Il était devenu son meilleur ami. Et le fait qu’il la contacte l’avait à la fois surprise, mais lui avait fait tout aussi chaud au cœur. Il lui faisait confiance au point de lui confier son mal être. C’était énorme pour Ingrid qui n’avait jamais su se faire de réels amis. Enfin, elle fut vite sortie de ses pensées positives concernant son amitié avec Morgan. Le pas de la porte passé, elle découvrit juste un vrai…capharnaüm. Comment pouvait-il vivre ainsi ? Bon elle réussit tout de même à en lever les yeux et vit son ami, planté là devant elle. Ingrid n’eut qu’une pensée et une réaction. Elle lui sauta au cou.

« Ohh Morgan qu’as tu fais ? »

Elle le serra fort contre elle, lui donnant toute la chaleur amicale dont elle était capable. Puis c’est là qu’elle vit son bras. Hum ce n’était pas beau. Pourtant, elle ne le lâcha pas encore pendant quelques secondes. Puis elle s’écarta, lui tint les bras et l’observa de haut en bas, pour voir s’il lui manquait quelque chose.

« Que s’est-il passé ? Tu étais à la soirée de Tussle ? Vient on va te faire un pansement digne de ce nom. J’ai appelé une amie, si elle a le message rapidement elle devrait pas tarder.»

Puis avant même qu’il ne réponde, Ingrid l’entraîna sur une chaise pour qu’il s’assoit. Elle improvisa et se permit d’aller fouiller sa salle de bain en quête de désinfectant et de pansement, bande et coton.

« Euh tu n’as pas de trousse de premiers secours Lotus ? »

Qu'est ce que faisait Mary Jane? Ingrid essayait de gagner du temps, mais elle s'avouait vaincue. Elle ne savait pas comment faire avec un alcoolique dépressif. Il l'avait appelée elle, mais comment gérer la situation. Elle profita de sa solitude dans la salle de bain pour ressortir son portable et renvoyer un message à Mary Jane.

*Mary Jane bouge tes fesses s'il te plaît!! Je crois que c'est question de vie ou de mort, j'ai l'impression que si je le laisse seul il va faire une bêtise ! Je sais pas gérer ça !!!*


Après tout Ingrid n'avait que quinze ans et elle avait beau être mature, elle doutait beaucoup de ses capacités. Et elle ne voulait qu'un chose, que son Lotus préféré aille mieux.
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Mary Jane Holster


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MessageSujet: Re: Fêtez les morts et pleurez les vivants [Terminé]   Jeu 26 Juil - 22:25

Malgré ce que lui avait dit Ryan la veille, Mary Jane n’en démordait pas : elle ne voulait pas accoucher. Qu’allait-elle faire aujourd’hui pour régler son problème ? Aller à l’hôpital pour voir Keaton ? Etant pédiatre, il avait certainement des collègues bien placés qui aiguilleraient la chipie. Non mauvaise idée. Un homme qui s’occupait de gamins n’accepterait jamais de participer, de près ou de loin, à l’élimination de futurs bébés. Se rendre chez Genetic et trouver un mutant ayant la capacité de faire disparaître une grossesse ? Non, elle risquait de tomber sur des gens qui lui mettraient des bâtons dans les roues ou qui la renverraient gentiment d’où elle venait. Et puis, quel mutant se précipiterait pour venir en aide à la fille d’Holster ? Tous ceux qui travaillaient pour l’organisation avaient trop peur de perdre leur place. Ils ne prendraient pas le risque de se mettre à dos leur ancien patron. Non, pour faire plus simple, elle téléphonerait à l’ancienne secrétaire de son paternel. Avec Dammer, elle avait des chances d’obtenir ce qu’elle voulait. Bon bah, la quête au mutant attendra un peu. Elle avait besoin de prendre l’air. L’appartement de Magie était bien joli, mais un peut trop petit. La chipie aimait les grands espaces. Devant se montrer prudente, elle enfila des lunettes noires et mit une casquette sur la tête. Une fois prête, elle prit son téléphone pour le fourrer dans son sac.

*Ah ! Un message, non deux ! Super, j’ai des amis...*

Qui était-ce ? Ingrid ! Quelle surprise ! Elle n’était pas morte depuis le temps ? Bah non, elle ne lui aurait pas laissé de message sinon. Etait-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ? Pour le savoir, elle écouta sa messagerie. Mais qu’est-ce qu’elle racontait ? Porter secours à une âme en peine : ce n’était pas parce qu’elle s’appelait Mary qu’elle était charitable. Elle ne faisait pas de miracle non plus. La chipie ne savait pas trop comment prendre « Le clown sur pattes » dont la qualifiait Ingrid. Heureusement, cette dernière se rattrapa, mais quand même ! Bon ok, quand MJ partait dans ses délires avec ses potes, elle était souvent sur le devant de la scène. Aimant se faire remarquer, il ne pouvait en être autrement.. Oh, bonne nouvelle ! L’âme en peine appartenait à un garçon grave mignon d’après Ingrid. Mais bon, l’asiatique ne devait pas tout prendre au pied de la lettre surtout qu’Ingrid n’avait pas tout à fait les mêmes critères de beauté de Mary Jane. Pour le savoir, il ne lui restait plus qu’à aller rejoindre la sauveuse. Ah oui, mais où ?

*Quelle quiche* Pensa-t-elle d'Ingrid avant de découvrir le sms dans lequel se trouvait l’adresse où elle était.

Mary Jane ne pouvait pas faire le rapprochement avec le lieu d’habitation de Morgan. La première fois qu’elle s’y était rendue, elle avait suivi le jeune homme sans se préoccuper du nom des rues. Elle y allait de mémoire tout simplement. Décidée à rejoindre Ingrid pour faire la misère, la fille Holster appela un taxi et donna l’adresse communiquée par Ingrid au chauffeur. Dans son état, elle n’allait pas prendre les transports en commun quand même ! Dunney avait eu l’intelligence de renflouer le compte en banque de sa fille. Pour une fois qu’il servait à quelque chose celui-là ! S’il pensait qu’il était suffisant de filer de l’argent à sa progéniture pour se faire pardonner de son incapacité à la chérir, il se mettait le doigt dans l’œil jusqu’au sinus ! Bref, l’intérêt du jour n’était pas là.

Durant le trajet, elle ne fit pas attention aux rues empruntées par le taxi. Après avoir payé le chauffeur, elle descendit et leva les yeux sur la façade de l’immeuble devant laquelle elle se trouvait. La chipie fronça les sourcils. Le bâtiment ressemblait étrangement à celui où habitait Lotus.


*Tiens, il est passé où ce traître ?* Se dit-elle sans pour autant vouloir savoir ce qu’il était devenu.

Morgan l’avait jetée sans ménagement alors qu’il était son ami. C’était ce qu’il lui avait faire croire en tout cas. Désormais, on ne l’y prendrait plus ! Avant qu’elle n’accorde de nouveau sa confiance, des milliards de litres d’eau passeraient sous les ponts. Elle s’approcha de l’interphone. C’était bien là où habitait Morgan. Oui mais il n’était pas seul à vivre dans cet immeuble. C’était certainement une mauvaise coïncidence. Il ne restait plus qu’à prier pour ne pas le croiser dans l’escalier. Devant la porte de son ancien ami, plus de doute possible. Ayant reconnu la voix d’Ingrid, c’était chez Morgan qu’elle l’attendait. Mary Jane s’apprêta alors à envoyer un message à la jeune fille pour lui dire qu’elle ne pouvait pas la rejoindre. Elle se ravisa. C’était l’occasion rêvée de rendre la monnaie de sa pièce à Lotus. Elle entra dans l’appartement du jeune homme sans frapper. Cet idiot oubliait souvent de fermer à clé derrière lui.


- Salut Ingrid ! Dit-elle en se dirigeant dans la pièce où elle se trouvait.

- Aloooors, il est où ton mec grave mignon ? Demanda-t-elle en faisant mine de ne pas reconnaître le jeune homme.
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MessageSujet: Re: Fêtez les morts et pleurez les vivants [Terminé]   Dim 29 Juil - 19:47

On ne touche pas à cette bouteille. Le cerveau humain ne perçoit pas immédiatement la négation. Raison pour laquelle tous les hypnotiseurs utilisent uniquement des phrases affirmatives. Et raison pour laquelle ma main s'est tendue vers la bouteille avant même que j'aie eu le temps de me dire qu'il ne le fallait pas. Voilà, touchée. Seulement touchée. Maintenant je la repose. Voilà, comme ça. Je ne dois rien faire, je ne dois surtout rien faire qui puisse empirer la situation. Peut-être ranger un peu ? Mes courbatures me clouent à ma chaise. Je n'ai pas envie d'améliorer mon habitat. C'est devenu secondaire. Pourtant, la caution devrait me motiver. La caution. Qu'est-ce que j'en ai à foutre de cette caution ? La propriétaire ne doit pas s'en être préoccupé la dernière fois vu l'état dans lequel cet endroit m'a été confié. Et même maintenant je n'arrive pas au record chaotique atteint par chacune des pièces, qui avaient alors l'air en concurrence les unes avec les autres. Bah, c'est pas comparable de toutes façons. Cette pièce est immonde, par rapport à celle dans laquelle j'avais pris l'habitude de vivre ; ça ne m'étonnerait pas si je chopais une infection. Je ne sais pas à quoi ressemblent les autres. J'espère juste qu'elle n'ont pas pâti autant que celle-là.

Après vérification, il semble que je n'ai pas réussi à me traîner beaucoup plus loin et que donc la moitié seulement des lieux mérite un rangement intensif marié à un puissant cocktail de produits ménagers. C'est à croire que j'ai passé les deux derniers jours à tout démolir. Et tout bien pesé, c'est peut-être ce que j'ai fait. Mieux vaut retourner dans la pièce principale et... ouvrir les fenêtres tiens. Ouch, j'ai des courbatures aux bras aussi. Mais la bouffée d'air pur me fait un peu de bien. De quoi faire partir progressivement l'odeur qui plane en volutes presque visibles au-dessus du bazar que j'ai mis chez moi. Mon bras me gratte. Je dois le laisser me gratter. D'abord parce que mes ongles. Et ensuite parce que la dernière chose à faire avec cette blessure serait de la mettre en contact avec mes mains certes sorties de la douche mais en contact depuis plusieurs minutes avec un air vicié. Qui heureusement l'est de moins en moins. Je gèle. Pas grave, le froid tue les microbes. Je préfère ça à manquer d'air.

Puis Indy arrive.

Elle a l'air de savoir déjà ce qui s'est passé. Mauvaise idée. Est-ce qu'elle y était ? J'espère, je prie pour que non. Et si elle y était allée, je ferais quoi ? Je la raccompagnerais jusqu'à la porte et demanderais de l'aide à quelqu'un d'autre ? Je peux plus reculer. Et quelque part, ça m'arrange bien de ne pas avoir à tout expliquer. Même si je vais quand même devoir me préoccuper de refaire surface à un moment ou un autre et ça ne passera pas par des non-dits. Indy a remarqué que mon pansement était très sommaire. Normal, quand on est bourré, mais je me contente de hocher la tête pour acquiescer. Après tout, ça fait un moment que je n'avais plus laissé quelqu'un d'autre me soigner. Je me crispe un peu à l'évocation d'une tierce personne mais, au fond, elle a raison. C'est même ce que je lui ai conseillé, ne pas venir seule. Il y a des moyens de ne pas devenir fou en côtoyant des fous, et l'une des règles à respecter pour cela est de ne jamais faire face seul à la folie. Je ne pense pas réellement être fou mais... au jugé de ce que j'ai l'intuition d'avoir fait ces deux derniers jours, je mérite d'être traité comme tel. Et comme un blessé accessoirement, d'où la nécessité de matériel.

« N'importe quel placard, sauf celui-là. Je crains de l'avoir entièrement vidé à un moment ou un autre. Désolé pour le désordre, pour être honnête je ne pensais pas pouvoir mettre autant de chaos dans un endroit aussi petit. »

Celui-là, c'est bien sûr le plus proche. C'est avec la trousse de secours de ce placard incrusté dans le mur que je me suis fait mon bandage amateur. Je me souviens confusément m'être énervé contre un truc tombé en même temps que la trousse. J'ai tout balancé par terre. Heureusement qu'il n'y avait pas de vaisselle dedans. Juste des trucs divers, en plastique pour la plupart. Ah, si il y avait deux coupoles qui se sont brisées. J'ai réussi à les mettre à la poubelle sans me couper avec. Je devais pas être encore trop saoul. Je proposerais bien à Indy de boire quelque chose si seulement j'étais sûr d'avoir quelque chose à lui offrir. Et qu'est-ce que je vais pouvoir dire à son amie ? J'ai entendu des pas dans l'escalier puis plus rien. Son amie déjà ? Ou bien un des voisins qui rentre chez lui ? Je n'ai plus l'heure en tête, ça pourrait être n'importe qui. Enfin, n'importe qui ouvrant la porte ce n'est plus très crédible. Je crois que je suis mort. C'est la troisième ou la quatrième fois ? Quatrième je crois. J'aurais peut-être mieux fait de me rendre à l'hôpital et de demander à me faire interner finalement. Elle me snobe. Normal. Je tique un peu à l'évocation d'un mec "grave mignon". Indy ne fais pas référence à moi de cette façon si ? Je suis foutu. Si je me tais, je suis foutu, si je parle je suis foutu. Autant parler.

« Le mec mignon je sais pas, moi je suis le mec qu'il faut empêcher de boire ou d'appeler la police. Désolé d'être un boulet. Encore. »

Indy sait-elle qu'elle a demandé pour m'aider l'aide d'un démon ? Un de mes rares démons ? Il ne m'arrive pas souvent d'avoir des remords. Et quand ça arrive, je fuis généralement. Là, ce n'est pas trop envisageable. Pourtant, j'ai l'impression d'être le seul à me rendre compte qu'il y a un problème. My love, joyeuse, m'ignore. Indy est raisonnablement ennuyée. Pourquoi tout ça a l'air désespérément normal ? My love devrait pas pouvoir simplement passer devant moi comme ça, elle aurait dû me frapper dès l'instant où ma personne s'est trouvée sur son chemin. Ou pas, ce n'est pas son genre non plus, la violence gratuite. Tellement pas son genre qu'elle reste toujours tellement confiante. Tout ça est ridicule. J'aurais dû être heureux pour My love, qu'elle ne soit pas angoissée par sa grossesse. Ce n'était pas à moi de me préoccuper de son avenir. Si elle le voulait avec des enfants, je n'étais personne pour essayer de la faire changer d'avis. Même si tout ça était du gâchis, qu'est-ce que mes doutes de conscience ont fait à part me pousser à lui faire du mal ? Absurde. Et pourtant c'est ce que j'ai fait. Personne ne me demande de me justifier, il n'y a que moi et ma conscience à se mêler de ça. Comme si j'avais besoin d'un motif de plus pour me livrer aux autorités. Indy n'approuverait pas, si elle savait, que j'aie devant moi la mère de mes enfants sans même essayer de m'excuser. Mais est-ce que j'en ai la force, je ne sais pas. Ça a l'air tellement facile de faire comme si de rien n'était. D'être encore plus une ordure que je ne le suis déjà.

« Tes enfants... ça se passe bien ? »

J'ai pas le droit de demander ça. Pas après ce que j'ai fait. Mais c'est, à vrai dire, la seule chose qui me préoccupe depuis que je l'ai vue. Soit même pas une minute. Mais même. Il a pu se passer tellement de choses depuis, tellement de choses que je voudrais demander, d'autres que même en des circonstances différentes je n'oserais pas demander. Est-ce qu'elle a avorté ? Est-ce qu'elle va les garder ? Comment elle compte finalement les appeler ? Est-ce que... Stop. Endure et abstiens-toi. Tu as déjà posé une question de trop, chien mort, n'épuise pas ton quota de miracles. Et n'oublie pas pourquoi elle est là. En un sens, elle est la personne la plus à même de t'aider à te sortir du marasme : elle a peut-être une idée sur ce qui t'es arrivé, à Halloween. Il suffirait que tu lui demandes. Mais tu n'oseras pas, pas vrai chien mort ? Tu préfères brûler des cartouches pour la mettre en colère. Est-ce que tu veux qu'elle s'énerve contre toi ? Est-ce que tu crois que ça te donnera un droit au pardon, si elle te frappe ? Si elle te crie dessus ? Tu es bien naïf.

Elle ne va pas t'aider à obtenir son pardon. Au contraire. Elle n'est là que pour t'enfoncer. Endure et t'abstiens, chien mort, c'est tout ce que le monde attend de toi.
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Ingrid Amelia


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MessageSujet: Re: Fêtez les morts et pleurez les vivants [Terminé]   Mar 7 Aoû - 9:11

Odeur nauséabonde en perdition et amas de ci de là étaient la vision globale qu’Ingrid avait eu de l’appartement de Morgan lorsqu’elle y était entrée en trombe. Elle ne s’attendait surement pas à un tel désordre bien que voir son ami sans chaussures au cimetière un mois auparavant lui avait laissé entre voir le côté décalé qui devait régir son quotidien. Quoi qu’il en soit, l’urgence première était de désinfecter la plaie de son bras et de lui parler pour savoir ce qui le secouait ainsi, et surtout pour l’aider à exorciser ses démons. Ensuite, elle aurait son autre amie auprès d’elle pour essayer de le divertir. Mary Jane était douée pour ça, bien plus qu’Ingrid qui pouvait être parfois bien trop sérieuse.

Elle se doutait, face aux révélations qu’il lui avait faites lors de leur journée pique nique, qu’il devait être à la soirée d’Halloween, et comme elle il avait récolté quelques souvenirs. Bien que pour sa part, la jeune fille n’avait eu que quelques bleus et quelques égratignures. Une chance que tout le monde n’avait pas eue ! Puis Selon Keaton, elle avait compris que ce Tussle avait une liste de mutants assez complète, ce qui ne laissait que très peu de place au doute.

Pas ce placard là. Evidemment, le plus proche, ça ne serait pas marrant si c’était lui où tout le nécessaire se trouvait. Ingrid essaya donc le second. Mais toujours rien. Le troisième ? Ah oui en effet c’était bien mieux ainsi. Alors, eaux oxygénée, bande, compresse et crème cicatrisante. Bon de l’eau oxygénée il n’en avait pas, mais heureusement, elle en avait toujours sur elle. Ingrid récupéra alors tout le nécessaire, puis se dirigea vers son ami lorsque Mary Jane fit son apparition, faisant mine de ne pas voir Morgan. Euh… C’est à ce moment là que des points d’interrogations se formèrent dans l’esprit d’Ingrid. Enfin une négligence peut être.

« Mary Jane… » lui dit elle comme pour la réprimandait.

Morgan prit alors la parole pour expliquer qu’il était là. Pendant ce temps, l’adolescente lui attrapa le bras et commença les soins faisant mine d’être absente de la conversation. C’était assez gênant que Mary Jane rentre ainsi dans l’appartement en demandant à Ingrid où était le garçon graveee mignon. Quelle idée aurait Morgan d’elle après cela ? D’autant que ce n’était qu’une manière d’appâter son amie pour être sûre qu’elle vienne l’aider. Enfin après tout chacun connaissait sa place par rapport à l’autre, aux autres, donc il ne devrait pas y avoir de problèmes… Quoi qu’Ingrid finit par ne plus en être très sûre… Comment Morgan savait il que Mary Jane attendait DES enfants ?

« Euh… vous vous connaissez tous les deux ? »

Combien y ‘ a-t-il de chance pour que deux jeunes qui n’ont pas du tout la même vie et surtout deux jeunes sur des millions d’habitants aient la même amie commune et se retrouvent dans la même pièce à cause de la décision de cette même amie commune ? Ingrid aurait dit quelque chose comme une chance sur un million… Mais comme on dit, ne jamais dire jamais.

Du coup, Ingrid angoissait un peu. Parce que ça pouvait coller avec une partie de l’histoire de Morgan, celle là même qu’il lui avait raconté quelques temps plus tôt, et si Mary Jane était celle qu’Ingrid imaginait qu’elle était, elle était dans la mouise, pour ne pas dire le caca ou la merde. Comment avait elle fait pour créer cette situation et comment en sortirait elle ? Ahah, quelle bonne blague. Bon on dit aussi de ne jamais mettre la charrue avant les bœufs. Elle devrait peut être l’appliquer, non ?

« Voilà Lotus, ton bras est réparé. Tu sais j’étais à la soirée d’Halloween aussi, c’était moche, mais faut qu’on passe au dessus, et surtout tu es assez fort pour ne pas faire de bêtises. Alors on va tous manger un morceau et faire quelque chose pour nous divertir ! N’est ce pas Mary Jane ? »

Apaiser l’atmosphère ? quelle idée saugrenue aurait elle de vouloir faire cela ? Et pourtant… c’était bien là l’idée principale d’Ingrid.
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MessageSujet: Re: Fêtez les morts et pleurez les vivants [Terminé]   Ven 10 Aoû - 23:05

- Bah quoi ! Fit-elle d’un air innocent en réponse à la réprimande d’Ingrid.

Au lieu de s’énerver contre son amie qui voulait lui dicter sa conduite, Mary Jane préférait faire celle qui ne comprenait pas. Après tout, elle n’avait rien contre la jeune fille à la base sauf qu’il n’y avait aucun mec grave mignon dans la pièce, seulement Morgan. Le jeune homme n’était pas un canon de beauté mais il avait du charme le bougre. Pas étonnant qu’Ingrid le trouve à son goût ! Mais bon, là, dans l’état où il était, il faisait plus pitié qu’envie. Son allure concourait avec la mode clodo plutôt que branchée. N’importe quel type super mignon, s’il était négligé, était écoeurant. La propreté, pour Mary Jane, était un critère de jugement dans ses choix. Attention, ne pas confondre sale et bordélique ; ce n’était pas la même chose.

Lorsque Lotus prit la parole, la chipie le détailla de la tête aux pieds d’un regard étonné comme si elle venait de s’apercevoir de sa présence. Il ne se prenait pas pour un beau gosse, encore heureux ! Il était celui à qui il fallait porter secours. Alors là, il pouvait toujours courir, la fille Holster ne lèverait pas le petit doigt pour lui venir en aide. Au contraire, elle serait plutôt celle qui lui plongerait la tête dans le tonneau pour l’achever. Sauf que tuer ne faisait pas partie de ses principes. Par contre, rendre la monnaie de sa pièce à quelqu’un qui l’avait faite souffrir, elle n’était pas la dernière.


- Ah bon ! Dit-elle dédaigneuse en faisant mine d’être étonnée.

Il pouvait boire jusqu’au coma éthylique, ce n’était pas son problème. Si la police voulait l’embarquer, qu’elle le fasse, ce n’était pas son problème non plus. Quelques jours en cellule de dégrisement lui feraient le plus grand bien. Quoi que ! Mary Jane ne souhaitait plus le bien de Morgan. Il lui avait fait trop de mal. L’hôpital psychiatrique serait plus approprié non ? Si, il était devenu fou pour demander des nouvelles de sa grossesse alors qu’il n’avait plus donné signe de vie depuis leur altercation. Il se moquait d’elle ou quoi ? Il n’avait donc pas assez jubilé de l’avoir jetée comme une malpropre, il en rajoutait une couche.


- Depuis quand tu t’intéresses à ces gamins ? Pas la peine de faire genre, tu joues très mal la comédie. Occupe-toi de tes fesses ! T’as fort à faire… Pauvre naze.

Mary Jane jeta un regard hautain vers Morgan et lui tourna le dos pour faire face à Ingrid qui s’étonnait de constater que les futurs parents se connaissaient. Pas besoin de répondre à sa question, c’était une évidence. Ils se connaissaient effectivement. Encore que, ça voulait dire quoi « se connaître » ? Si Mary Jane avait vraiment connu Morgan, elle n’aurait pas fait la bêtise de lui demander de lui faire un enfant. Et lui, n’aurait sans doute jamais accepté cette proposition saugrenue. Comment avait-il pu croire qu’une adolescente de seize ans souhaitait devenir mère ? Elle était inconsciente, il était idiot. Pâle constat mais réalité des faits. Ingrid était embarrassée par la situation. Après avoir terminé de jouer les infirmières elle proposa de manger et de se divertir.

- T’en as d’bonnes toi ! Observa-t-elle dépitée.
- Tu crois vraiment que j’ai envie de m’amuser avec un mec comme lui ? Demanda-t-elle en haussant les yeux au ciel.

Ingrid ne devait pas comprendre pourquoi Mary Jane était désagréable avec Lotus. Le jeune homme était de nature conviviale et pas prise de tête à la base. C’était d’ailleurs ce qui avait fait craquer la chipie au départ. Sans doute en était-il de même pour Ingrid. La différence était que cette dernière n’avait pas essuyé tous les plâtres de son caractère tordu.


- Y’a longtemps que tu le connais ? Demandait-elle afin d’avoir une idée de l’état d’avancée de leurs travaux d’amitié.
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MessageSujet: Re: Fêtez les morts et pleurez les vivants [Terminé]   Dim 12 Aoû - 21:52

Je vis dans un monde parallèle à celui dont on m'a enseigné la logique et les lois. Je suis chez moi et je dois me faire défendre, par une amie lycéenne, de la mère de mes enfants... sans doute également lycéenne. Elles se connaissent après tout. Mais là, je dois dire que j'en ai rien à foutre. Rien d'autre n'existe que My love et moi. My love qui me méprise, ne me rendant ainsi qu'un dixième de ce qu'elle me doit. Je lui ai fait bien plus mal que ça. Je l'ai senti. Je le voulais. Pourquoi, pourquoi nom d'un string ai-je voulu ça ? Il est évident que je n'ai pas voulu la revoir comme ça. Je ne voulais même pas la revoir. Et je me rend compte aujourd'hui, alors que je l'ai devant moi, que je ne le veux toujours pas. Pas même si elle ne m'en voulait pas. Je regrette de lui avoir fait mal, mais je n'ai aucune envie de réparer quoi que ce soit. C'est mal. C'est mal et pourtant ça ne change pas. J'ai beau chercher au fond de moi, ma seule envie est qu'elle s'en aille. Où est la fille que je trouvais adorable en sortant du commissariat ? Je ne sais pas. Peut-être qu'une fille comme ça ne pouvait pas, ne devait pas devenir mère ? Une raison de plus pour être le coupable dans ce cas.

Depuis quand je m'intéresse aux enfants, voilà une question difficile. Au hasard, je dirais depuis leur conception. Puisque j'ai pas réussi à me les enlever de la tête. J'ai réussi à anéantir tout ce qui me liait à My love, et ma conscience m'a piégé avec nos gamins. Alors il a bien fallu que j'aie des remords. Je ne fais pas genre, je ne joue pas la comédie. Je suis juste un pauvre connard qui ne s'intéresse qu'à sa progéniture et voudrait pouvoir balancer le reste aux oubliettes. Même si "le reste" est une personne. Une femme. Non, pas une femme. Une fille. Une jeune fille humiliée. C'est pas que je veuille pas m’occuper de mes fesses, d'ailleurs c'était plus ou moins ce que j'avais entrepris jusqu'ici, mais la présence de la personne qui porte mes enfants m'oblige à me sentir un peu moins au centre du monde. Je ne crois pas qu'elle se rende compte que le seul fait de modifier le point d'équilibre à elle seule indique une prestance bien particulière. Ou peut-être qu'elle le sait et en joue. C'est une héritière après tout. Gosse de riche. Non, je dois pas penser comme ça. Je peux lui reprocher quelques trucs, plutôt moins que plus justifiés, mais pas sa naissance. Même s'il est évident qu'elle en bénéficie. Ceci dit, il me paraît évident qu'elle a raison sur un point : avant de m'inquiéter pour les gosses, je devrais m'en faire pour cette bouteille qui est venue naturellement dans ma main et dont j'ai pris tout naturellement une gorgée.

Indy découvrant avec angoisse que My love et moi nous connaissons alourdit encore un peu la bulle de hantise et de rancune qui nous sépare. Elle doit s'en rendre compte puisqu'elle s'efforce de positiver. Po-si-ti-ver. Comme si j'en avais seulement envie. Mauvais point de vue. Il est nécessaire pour ma survie que je cesse très vite de me complaire dans ma petite tragédie personnelle. Je dois me souvenir précisément ce que je fais là. Y penser normalement. Réfléchir. Halloween. Ainsi elle y était aussi. Mais elle se trompe. Assez fort pour ne pas faire de bêtise ? Et ça, c'est quoi ? Est-ce qu'elle a vu l'état de mon appartement ? Elle ne pense quand même pas sincèrement que je vis dans la crasse, si ? Manger un morceau, se divertir, mais, mais, mais cet univers parallèle commence vraiment à me fiche les jetons ! Tout ça n'était pas un accident de voiture, un coup du destin sans suite ni faute. Y'a quelque chose de criminel dans tout ce qui s'est passé. Que ça soit l'autre joufflu, ou la fille hystérique, ou celui qui l'a tuée. Il aurait du se passer quelque chose, et il s'est rien passé. Pendant ce temps-là, Indy me dit de me distraire et My love me boude. Qu'est-ce que ces filles ont de mieux que ma bouteille ? Oh, et pour rester dans les sujets pertinents, l'ancienneté de mon amitié avec Indy intéresse My love. Bah tiens, je croyais que j'étais plus rien faudrait savoir. Longtemps, elle en a de bonnes tiens.

« Non. » interviens-je, ne serait-ce que pour rendre la pareille à Indy qui m'a défendu. « Et je crois pas que mon amitié avec Indy te concerne. En fait, j'suis même certain que c'est pas tes oignons. J'suis bourré, flippé, définitivement pas capable de te supporter et encore moins de m'excuser pour tes beaux yeux de gamine imbuvable. Alors comme t'as rien à fiche ici tu vas me faire le plaisir de virer ton cul et tes caprices de chez moi. »

Un problème à la fois, s'il vous plait. Ma priorité du moment, c'est moi. Je m'en ferai plus tard pour le comportement que j'ai eu envers My love et nos gamins. Mais respire, Lotus. C'est pas le moment non plus de te prendre la tête avec elle. T'as besoin de parler. My love est tout simplement pas indiquée. Indy, ma foi, ne l'est pas non plus après réflexion. Elle évite le problème, alors que je veux m'y confronter. Je suis dans une impasse. Une de plus. Reste à le faire comprendre sans trop vexer. My love est plus à ça près mais Indy l'a franchement pas mérité. Qu'est-ce qui m'a pris de l'appeler, elle a pas les épaules pour me supporter, en tout cas pas comme ça. J'ai dit à My love que j'étais pété. C'est pas tout à fait vrai, mais j'ai de plus en plus envie d'y remédier. C'est pas bon tout ça. Je devrais peut-être aller à l'hôpital ? Me faire interner comme addict à la boisson, voire à la drogue. Ils me feraient suivre une thérapie et si je mens assez bien j'arriverais peut-être à m'en remettre. Mouais, je vois pas comment je pourrais faire passer tout ça sans dire la vérité. Surtout que les thérapeutes de ce genre sont entraînés à détecter les mensonges. Ils me capteraient. Bon. Explications. Bouteille. Une petite gorgée de plus devrait m'aider.

« Indy... excuses-moi, j'aurais pas du t'appeler. Encore moins te faire voir... » Je jette un regard circulaire sur mon appartement. Qui n'en est plus vraiment un, c'est un genre de déchetterie vivable pour le moment. Je manque de lâcher ma bouteille. «... tout ça. Je pensais pas que t'étais là-bas dimanche et si je l'avais su j'aurais pas envisagé de t'en parler. » J'avais besoin de quelqu'un d'extérieur, que je puisse pas blesser et qui soit capable de me juger. En d'autres circonstances, ça aurait presque pu aller. Sauf que ce n'est encore qu'une jeune fille, ce que j'ai tendance à oublier, et qu'en plus elle y était. On peut dire que je me suis bien planté. « C'est pas contre toi, mais je crois qu'il vaudrait mieux que j'en parle à des adultes ou... des gens qui puissent m'aider. »

Et flûte, ça y est j'ai lâché. Cassée, encore du verre pilé par terre et de l'alcool gâché. Merde, ça va pas augmenter mon crédit pour qu'on me fiche la paix. Est-ce que je veux qu'on me fiche la paix ? Je sais pas. J'suis pieds nus, vu que je sortais de la douche. Pieds nus près de verre brisé. Piégé. Mais je vais pas attendre que quelqu'un d'autre veuille bien nettoyer. C'est mon chez-moi, c'est à moi de gérer. Sauf que là je devrais sans doute pas. Plus tard. Quand je serai sobre et chaussé. Et en attendant je fais quoi ? En faisant attention je peux passer. Voilà, je suis de l'autre côté. Si je sors, je ne laisse derrière moi qu'un ramassis de trucs chaotiquement amassés. Et d'autres rangés. Comme je laisse souvent la porte ouverte, qu'il y ait des gens chez moi ne devrait pas me déranger. Et si ces gens sont deux adolescentes venues m'aider... Non, une seule est venue m'aider. L'autre me hait. Quelle importance ? My love peut bien tout casser, ce ne sont que des objets. Je ne pense pas qu'elle ferait du mal à Indy. J'espère. Je sais pas. Je ferais sans doute mieux de rester là. Je me rends compte que je dois avoir l'air vraiment bête là, planté comme si j'avais vu la vierge, heureux d'avoir simplement posé mes orteils à bonne distance des petites miettes de reflets. Si on excepte les éclats que je me suis pris dans l'opération. Si je reste là Indy va me faire la morale et My love va continuer à m'engueuler. Autant couper court à toutes ces simagrées.

« Si vous partez pas je pars en premier. Les vieux du dessus font un très bon thé et sont cultivés. Moi j'ai rien de disponible ici et je me casse. Bonne journée ! »

Je sais que les vieux appelleront la police s'il y a du grabuge. C'est dans leur façon de faire. Alors je m'en fais pas pour Indy. D'autant que je dis vrai, j'ai rien à offrir. Tout bu, tout cassé. Prochain objectif, ne pas me prendre un mur avant d'être hors de portée.
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Ingrid Amelia


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MessageSujet: Re: Fêtez les morts et pleurez les vivants [Terminé]   Mar 14 Aoû - 17:13

Bah quoi ? Bah quoi ? Elle en avait de bonnes Mary Jane. Elle demandait à son amie de venir pour qu’elle l’aide et déjà elle faisait sa mauvaise tête. Si c’était comme ça il valait mieux qu’elle parte sur le champ, tout le monde s’en porterait mieux ! D’autant que Morgan était sur le point de faire une bêtise alors ce n’était franchement pas la peine de lui donner une raison de plus. En réalité, à peine la jeune femme avait mis les pieds dans la pièce qu’Ingrid était déjà agacée par son comportement. Elle était là pour aider Morgan et écouter ce qu’il avait à dire. Enfin pour le moment, elle préféra oublier son environnement pour se concentrer sur le pansement de son ami.

Morgan était un garçon des plus mystérieux, parfois loufoque, parfois aussi calme et sage qu’un moine bouddhiste, en somme, Morgan était un garçon assez difficile à cerner. Mais ce qu’Ingrid savait de lui, lui suffisait, et surtout, il avait été là pour elle, malgré lui peut-être, mais il ne s’était pas défilé, et aujourd’hui c’était elle qu’il avait appelé au secours, alors rien ne l’empêcherait de l’aider. Enfin peut être que si après mûres réflexions. Elle avait compris que Mary Jane et Lotus se connaissaient, et avait essayé de détendre l’atmosphère. Peut-être une vieille rancune qui ressurgissait. Jusqu’à ce qu’elle percute que : Mary Jane enceinte, Lotus avoir mis fille en cloque et fille lui en vouloir à mort pour son comportement à lui… Bingo ! Mary Jane = fille en question, et Ingrid = fille dans la mouise.

Pendant qu’elle réfléchissait à vive allure et que sa proposition était démantelée comme un gang par la brigade d’intervention, les choses s’envenimaient, et avant même qu’elle put répondre quoi que ce soit c’était Morgan qui avait pris la parole. Bon point, leur amitié ne concernait pas Mary Jane ! Mauvais point ! Il n’était pas bourré et il n’allait pas arranger la situation avec elle s’il parlait si violemment. Et de ce qu’elle se souvenait de leur discussion au cimetière il allait encore s’en mordre les doigts. Mais bon pour le coup, la photographe en herbe assistait à un duel de coq à ceci près qu’il y avait un coq et une poule. Enfin pas la joie car elle n’y avait absolument pas sa place et pourtant elle était indéniablement mêlée à l’histoire.
QUOI ? Partir elle, il n’aurait pas dû, elle devait le laisser… Elle était tellement choquée par la tournure des choses qu’elle ouvrait puis fermait la bouche sans qu’aucun son ne puisse en sortir.

« Il est HORS de QUESTION Lotus que je te laisse ! Je me FICHE de ce que tu penses, tu m’as appelé parce que tu avais besoin de moi et ce n’est pas mon genre d’abandonner mes amis, OKAY ? »

Mais on c’est qu’il partait le bougre ! Sans retenue aucune il nous tournait le dos pour s’enfuir ! Oh que non ça n’allait pas se passer comme ça ! Et manque de pot, Ingrid n’était pas en état et sa peau commençait à rougir. Bah tiens, comme ça il n’aurait pas le choix et d’ailleurs elle non plus elle ne l’aurait pas. Mary Jane. Ils allaient arrêter de lui casser les pieds !

Un démon venait de s’emparer d’Ingrid, on ne la rejetait pas comme ça, pas quand elle avait tout perdu ! Elle se précipita alors vers Morgan et lui choppa le bras. La chaleur qu’elle dégageait ne donnait pas envie de lutter. Elle le précipita de force vers une chaise, et elle fit de même avec Mary Jane !

« Vous allez m’écoutez tous les deux maintenant ! »

Elle pointa Mary Jane du doigt « Toi, tu as tout la haine du monde à projeter contre Morgan, fais-le un bon coup et arrête de nous froisser les oignons avec tes simagrées ! »

Puis elle pointa alors Morgan du doigt : « Toi assumes un peu tes conneries, et reviens pas sur tes décisions comme on pisse un jour de beuverie ! Je suis vulgaire mais ça suffit, vous n’êtes pas les seuls malheureux au monde ! »

Elle continua alors les mains posées sur les hanches en essayant de se contrôler pour que sa capacité ne prenne pas le dessus. Ils venaient juste de la mettre hors d’elle, et les derniers évènements avaient complètement mis à mal sa capacité à se contrôler dans les moments d’émotions intenses. D'ailleurs si ça continuait ainsi elle finirait bien apr tomber dans les pommes. Elle consommait d'ailleurs une quantité impressionnante de nourriture pour récupérer de ses sautes d'humeurs.

« Affrontez - vous et une fois que ça sera fait, chacun pourra partir où il veut, mais Lotus ne me rejette pas, je crois qu’on peut s’aider mutuellement ! D’ailleurs si je te vois toucher une bouteille d’alcool je te la casse sur la tête ! »
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MessageSujet: Re: Fêtez les morts et pleurez les vivants [Terminé]   Jeu 23 Aoû - 1:00

Bien sûr que l’amitié entre Morgan et Ingrid regardait Mary Jane. Si son ancien ami pensait que c’était sa vie qui l’intéressait, il se trompait lourdement. Elle était plutôt inquiète pour son amie qui risquait de se faire avoir. Sous ses airs de garçon décalé, super gentil et amusant se cachait un monstre de cruauté. S’il avait été capable de maltraité la fille Holster, il ne faisait aucun doute qu’il pouvait faire de même avec Ingrid.

- Bah si ça me concerne vois-tu ? Mais t’inquiète, c’est PAS toi qui m’intéresse. Dit-elle dédaigneuse avant de faire une grimace de dégoût pour ajouter :
- « Lotus » te va trop bien ! Comme t’as dit une fois, t’as un caractère de chiotte. Mais ça c’est pas grave, tu le sais. Par contre ce qui est grave, c’est que tu te fais passer pour quelqu’un de gentil alors qu’en fait t’es un vrai salop… Un sadique qui ne se sens vivre qu’en faisant du mal aux autres et persuadé de sa supériorité.

Sur ces mots, Mary Jane tira une chaise et la retourna vers elle. L’envie de balancer la chaise sur Morgan la démangea mais au lieu de cela, elle la frappa au sol bruyamment et s’assit dessus. Il pouvait toujours attendre que la jeune fille quitte les lieux. Elle resterait là autant de temps que nécessaire, rien que pour l’embêter ! Bah oui, elle était capricieuse, et alors ? Puisqu’il la traitait si mal, elle n’avait aucune raison de faire un quelconque effort pour ne pas l’être ! Ne pouvant pas tenir en place plus d’une seconde, la fille Holster se releva et pointa un doigt accusateur vers Lotus.

- Alors là, tu peux toujours rêver ! Je ne te ferai AUCUN plaisir…

Elle se dirigea ensuite vers la cuisine à la recherche d’une boisson assez forte qui pourrait la calmer. Elle ne se gêna pas pour fouiller dans les placards et le réfrigérateur. Elle dénicha une canette de bière et revint avec triomphante même si elle était déçue de ne pas avoir trouvé mieux comme alcool. Celle-ci au moins, Lotus ne pourrait pas la casser.

Morgan s’apprêtait alors à quitter son appartement en laissant les deux jeunes filles seules. Bah voilà ! Il commençait à traiter Ingrid comme il avait traité Mary Jane. La chipie l’aurait laissé partir sans regret mais son amie en décida autrement. Sa réaction fut des plus surprenantes. MJ l’observa avec des yeux ronds et se laissa asseoir de force sur la chaise. L’effet de l’étonnement passé, elle se releva. Non seulement, elle lui dictait sa conduite mais en plus elle la jugeait. Non mais c’était le monde à l’envers ! C’était Ingrid qui avait demandé à Mary Jane de venir la rejoindre. C’était de sa faute si elle se retrouvait plongée dans un conflit qui ne la concernait pas.


- Non mais, tu te prends pour qui ? J’ai pas de leçon à recevoir de toi ! Va te faire voir Ingrid. Rétorqua-t-elle autant sinon plus énervée qu’elle ne l’était déjà.
- Non mais,tu crois vraiment que tu peux aider Morgan ! Bah continue de rêver mais j’t'aurais prévenue, il est irrécupérable. Faudra pas venir pleurer plus tard… Ajouta-t-elle avant de porter la canette à ses lèvres et de boire une gorgée.

Elle s’approcha alors de Morgan et lui tendit la boisson en espérant secrètement que son pouvoir allait marcher. Il ne pouvait pas résister à la tentation ou alors c'était qu'il avait recouvré tous ses esprits. S’il ne prenait pas la canette, Mary Jane se ferait un plaisir de la lui balancer sur la tête.

Lancé de dé :
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MessageSujet: Re: Fêtez les morts et pleurez les vivants [Terminé]   Jeu 23 Aoû - 1:00

Le membre 'Mary Jane Holster' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Précision attaque' :
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MessageSujet: Re: Fêtez les morts et pleurez les vivants [Terminé]   Mer 5 Sep - 14:53

My love est plus hostile encore qu’auparavant. Normal puisque je l'ai provoquée. Chacun de ses mots est aiguisé comme un fer de lance, et cette fois ci c'est moi qui suis la cible. Juste retour des choses, dirait un sage : le mal ne peut engendrer que le mal. Le pire étant que contrairement à moi, elle a raison. C'est normal de s'inquiéter pour une amie, normal de vouloir la protéger contre ce qui nous semble dangereux. C'était normal aussi qu'elle cherche à m'éloigner de tout ce qui tournait autours d'elle, et peut-être aurais-je du lui faire un peu plus confiance alors. Pourtant tout ça est tellement bien ficelé que je conçois difficilement un moyen d'en protéger quiconque. Même des gens sans histoire y ont été impliqués. Cette fille. Mon corps entier se contracte à cette pensée. Voilà pourquoi j'ai bu. Pourquoi je veux encore boire. Pourquoi j'ai besoin de boire. Si My love a entièrement raison, ce souvenir devrait m'être plutôt agréable. J'ai neutralisé une fille pour que quelqu'un puisse la tuer. Si ça, c'est pas du sadisme. Mais je n'en tire aucun plaisir.

Je ne dirais pas que je me sens vivre en faisant du mal aux autres. Même si c'est un souvenir vif dans ma mémoire, j'aurais mille fois préféré n'être pour rien dans ce qui s'est passé. J'aurais voulu être innocent, à défaut d'avoir pour moi la paix. Elle a raison, la petite chinoise. Je me fais passer pour quelqu'un de gentil, et c'est faux. La gentillesse est une chose à laquelle j'aspire, mais dont je suis incapable. Alors elle a raison de s'en faire pour Ingrid. Je l'ai aidée une fois, en tant qu'ami. Est-ce que je le ferai à nouveau la prochaine fois ? Est-ce que si elle a besoin de moi je voudrais bien l'aider ? Je ne le sais pas moi même. Du jour au lendemain, je peux décider de réviser la vision que j'ai d'elle. My love me paraissait être une petite princesse à l'origine. Maintenant je n'arrive pas à le considérer autrement que comme une emmerdeuse. Indy est une sainte aujourd'hui, et qu'est-ce que j'en dirais demain ? Je ne suis même pas sûr d'être correct avec elle si elle m'empêche de boire comme elle vient de me menacer de le faire.

Pour le moment, l'heure est au combat de chien. Indy nous a demandé de nous affronter. Je ne crois pas qu'elle aie conscience que cela revient à lancer l'un sur l'autre deux chiens de combat. Encore que. Dans cette arène hypothétique, seule My love me vise la gorge. Je lui ai fait trop de mal pour arriver à l'attaquer de front à nouveau. La voix de la Vérité reprend la main. Elle se rebiffe, la petite princesse, et elle a bien raison. J'ai donné à Indy les pleins pouvoirs sur moi dans le but de me venir en aide. Elle, en revanche, est une amie et donc une égale d'Indy, pas quelqu'un à qui la seule auréole de sainteté d'une lycéenne peut dicter sa conduite. Ce n'est sans doute pas mon intérêt de penser comme ça, mais mon admiration est toujours allée aux esprits indépendants. My love en est un. Alors pourquoi je ne peux pas la supporter ? Elle est gamine. Et alors ? Elle peut aussi bien être mature quand elle le veut. Elle a juste fait, comme moi, le vœu de ne pas l'être. Pourquoi je n'arrive pas à l'accepter ? Parce qu'elle est la mère de mes enfants. Je suis injuste, jusqu'au bout. M'en rendre compte ne m'aide pas à changer les choses.

Ah tiens, une bière ! Mille mer.. et flûte, plus de bière. Bah, pas grave, je peux me passer de boire. Pourquoi je voulais boire déjà ? Ah oui. Cette fille. Rendez-moi ma bière ! Non, ça marchera pas comme ça : Indy a été claire là-dessus. Du coup, ça ne marchera pas même autrement. Je suis coincé. J'ai même pas remercié My love pour la bière qu'elle m'a presque offerte. Je sais pas si j'ai envie de le faire. Qui sait si elle n'en avait pas remonté le taux, elle qui avait un pouvoir en lien avec l'alcool ? Ce genre de considérations ne devrait pas me freiner. Question de politesse.

« Merci quand même, Mary Jane. Tu vas devoir empoisonner autre chose. T'en as même le droit, puisqu'en plus de tout ce que tu as déjà dit je suis complice de meurtre. »

Je ne nie pas ses accusations. Je ne nie jamais. En revanche, c'est au-delà de mes forces pour cette fois d'enfoncer le clou. Pire que sadique, ce serait quoi ? Psychopathe ? Je ne vais pas prétendre être un tueur fétichiste juste pour qu'elle se taise. Il y aurait la mégalomanie aussi, mais c'est justement un truc avec lequel je suis pas à l'aise. Même pour rire. La domination totale d'un être humain sur un autre être humain ne fait pas partie de mes fantasmes. Pour ça que je suis pas spécialement adepte des menottes et tout le tintouin. Je me souviens que ça avait frustré Andy, à une époque. Andy. Personne ne vengera ton amour. Je ne pourrais moi même jamais te venger. Mais si je me contente de mourir pour te rejoindre, je te trouverai en compagnie de cette Abigaël que tu m'avais vantée. Sinon, dans mes options stratégiques, y'a aussi toutes les formes de folies qui pourraient être jugées plus grave que le sadisme. Je ne crois pas qu'il y en ait une qui me permettrait de simplement être absent. Mais de toutes façons, je ne cherche pas une psychopathologie pour m'en provoquer les symptômes mais pour ma partie de prétention avec My love. Peut-être que la complicité de meurtre est suffisante, mais elle n'en reste pas moins vraie, donc opposée à mon principe de mensonge au-delà de l'accusation. Tant pis pour mes principes. J'avoue, j'avoue. Et si My love y voit la confirmation de sa pensée, tant pis. Ou tant mieux.

« Ingrid... Ce soir là, c'est la victime qui m'a blessé au bras. Je suis criminel. Alors franchement, c'est pas le moment de penser aux enfants. Moins j'aurais de chances de les voir un jour mieux ce sera. Je sais pas pourquoi j'ai pas été inquiété, mais My love a raison de garder ses distances. On ne meurt pas comme ça, la police va bien enquêter et tomber sur moi. C'est qu'une question de temps. »

et quand ils viendront me chercher, mieux vaudra ne pas me connaître. Elle devrait fuir elle aussi. J'ai dit My love, sans le faire exprès. Ingrid avait utilisé son prénom, donc j'avais fait de même, heureux d'avoir à nouveau autre chose en mémoire que ce surnom débile attribué par moi-même à sa chieuse personne. Et patatras, mon débit de parole s'est accéléré sans que je puisse l'arrêter. Dans ma tête, c'est comme ça qu'elle s'appelle. J'ai jamais cherché a retenir son nom. Enfin, si. Il y a une minute. Mais avant, non. Et c'est seulement maintenant que je me rend compte de l'ambiguïté de la chose. Je sais que je devrais saisir l'occasion pour m'excuser, pour m'exorciser de ce passé qui nous ronge tous les deux. Littéralement pour elle, puisque deux bébés ne squattent personne sans dommage. C'est moi qui l'ai condamnée à ça. J'aurais du réaliser, en plus. Me méfier. Le fait que son père la croie en train de faire ses devoir, par exemple. Des devoirs, c'était un bon indice non ? Mais non, je n'ai vu ce genre de choses qu'après. Je ne sais toujours pas son âge exact d'ailleurs.

« Pendant qu'on est là... C'est quoi ton âge Mary Jane ? »

Je parle comme je pense. L'alcool commence à faire effet. Il est possible que j'aie bu machinalement un verre en attendant Indy. Peut-être deux. J'avais commencé une bière aussi, pour atténuer la gueule de bois. Mieux vaut que je ferme hermétiquement mon clapet, ça évitera que fuse un autre symptôme de tendances suicidaires.
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Ingrid Amelia


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MessageSujet: Re: Fêtez les morts et pleurez les vivants [Terminé]   Sam 8 Sep - 18:45

Ingrid ne comprenait pas grand-chose à ce qui se tramait sous son nez. Tout ce qu’elle voyait c’était qu’elle avait convié Mary Jane pour aider Morgan et qu’en fait il s’agissait pile poil de la personne à qui il avait fait du mal après l’avoir mise enceinte en l’abandonnant. Bon sur ce coup-ci, Ingrid n’appréciait pas du tout la lâcheté de Morgan, mais tout le monde fait des erreurs, donc elle ne l’avait pas jugé. De même qu’elle ne jugerait pas Mary Jane pour lui avoir mal parlé alors qu’elle était tout aussi instigatrice du problème qu’elle ou Morgan puisqu’elle était véhémente. Si elle avait vraiment voulu qu’il en soit autrement, la jeune fille ne serait pas rentrée dans l’appartement ou serait partie en voyant son « ennemi ». Mais elle ne l’avait aps fait, alors ilf allait assumer. Enfin Ingrid le voyait ainsi, mais puisqu’elle n’avait aucune leçon à donner à Mary Jane, elle ne lui dirait plus rien.

D’aillerus celle-ci profita de son répit pour continuer à incendier Morgan et partit à la recherche d’on ne sait quoi. Ingrid ne parlait plus, elle se contentait de lancer un regard plein de ressentiment à Morgan qui avait essayé de l’abandonner, de la rejeter. Elle ne pouvait plus supporter ça. Elle avait perdu ses parents, sa maison, son ancienne vie ; Ca suffisait ! Qui plus est, Keaton n’était plus trop avec elle depuis Halloween. Il devait être préoccupé par le fait d’avoir vu sa fiancée ce soir-là…

Enfin, Mary Jane revint avec une canette de bière à la main. Elle en bu une gorgée et de suite Ingrid voulut la lui retirer de la main. Boire en étant enceinte, quelle inconsciente ! Et puis voilà qu’elle présentait cette même canette à Morgan, son ami à qui elle venait de dire qu’elle l’empêcherait par tous les moyens de boire. Heureusement, il refuse, mais en plus Ingrid arracha la bière des mains de Mary Jane et partit la vider dans l’évier. Elle ne comprenait rien à ce que racontait Morgan. Empoisonner… Comment Mary Jane aurait pu empoisonner une bière ? Pourquoi l’aurait elle fait ? Détester quelqu’un c’est une chose mais vouloir l’empoisonner en est une autre. Et Morgan qui se disait complice de meurtre ? Ingrid n’en pouvait plus c’était quoi ce bordel franchement !

C’est les mains posées sur le bord de l’évier et le dos tourné aux autres qu’elle prit la parole.

« Mary Jane tu es enceinte tu ne devrais pas boire.. Ce n’est pas une leçon mais un conseil. Morgan c’est quoi cette histoire de complicité ? Et si Mary Jane tu ne veux pas l’aider, tu devrais peut être partir, je vais m’en occuper. Je ne t’oblige à rien, désolée de t’avoir appelé… »

Ingrid avait joué la carte de la lassitude. En fait, elle n’avait pas calculé son état d’esprit mais c’était le mieux qu’elle ait eu pour ne pas déclencher sa capacité. En fait elle trouvait la situation tellement dommage. Chacun des deux avait fait une ou des erreurs mais plutôt que de s’expliquer de se racheter chacun se bornait à son égoïsme. Que pouvait-elle faire face à ça ? Rien. Au final c’était peut-être elle qui devrait partir.

Mais non, Morgan justifia sa propre accusation. C’était donc ça, il avait tué quelqu’un à Halloween ? Minute minute, mais nos capacités étaient annihilées ce soir-là par contre les humains qui n’avaient pas de don se comportaient bizarrement. C’est ce que Keaton avait dit, c’était ce qu’il avait remarqué. Enfin c’était ce dont elle croyait se souvenir. Et lorsqu’il s’agissait de tuer pour se défendre, oui c’était dur, mais est ce que l’on ne devait pas voir les choses d’une autre manière. Tuer volontairement et tuer par légitime défense sont deux choses bien distinctes. Cependant, elle comprenait mieux pourquoi Morgan se trouvait mal.

Ingrid fut ôtée de ses pensées par son ami qui demanda l’âge de son autre amie. Hein ? Quoi ? Comment ça ? Il l’avait mise enceinte sans savoir son âge ? Là c’en était trop… Ingrid en savait pas quoi faire. Elle n’arrivait déjà pas à gérer sa propre tristesse, sa propre vie, alors gérer celle des autres ? Aider celle de ceux qui avaient tué quelqu’un ou qui étaient enceinte, elle se demandait vraiment si elle pouvait faire quelque chose pour eux.

« Minute minute là ! Morgan complice de meurtre ? Tu vas d’abord m’expliquer la situation avant de dire ça de but en blanc. Et euh tu as couché avec Mary Jane sans connaître son page ? Pour le coup tu mérites une bonne claque ! »

Ingrid avait sorti tout ça le plus naturellement du monde. Calme, posée, comme ça ne lui était pas arrivé depuis bien longtemps. Tout ce qu’elle voulait à cet instant précis c’était que tout le monde se calme et que la discussion devienne constructive. Ingrid s’installa alors en tailleur sur une chaise trouvée au hasard qu’elle avait installée devant Morgan.
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MessageSujet: Re: Fêtez les morts et pleurez les vivants [Terminé]   Mer 19 Sep - 23:32

Crotte de bique enrobée de chocolat ! Pourquoi Ingrid s’était-elle interposée entre Mary-Jane et Morgan ? Ah d’accord ! Elle voulait la protéger, ou plutôt elle voulait protéger les futurs bébés. N’importe quoi ! Ce n’était pas une gorgée de bière qui les rendrait débiles quand même. En même temps, avec un géniteur comme ils avaient, c’était jouer avec le feu, non ? En attendant, le plan de la chipie tombait à l’eau comme la bière trafiquée qui coulait dans l’évier. C’était très contrariant. L’asiatique jeta un regard noir à son amie. Ca n’allait pas le faire si elle continuait à prendre le parti de Morgan vers qui elle reporta sa colère.

- Rien à foutre de ton merci. Rien à foutre que tu sois complice d’un meurtre ! C’est TON problème, pas l’mien. T’es qu’un lâche, juste bon à jouer les assistants sans cervelle. Cracha-t-elle en pointant Lotus du doigt à chaque début de phrase.

Elle marqua une courte pause afin de scruter le jeune homme comme si elle cherchait à deviner ses véritables pensées. En rencontrant Morgan, jamais Mary Jane n’aurait imaginé être en présence d’un être aussi abjecte. Il était si marrant, il montrait tellement d’’intérêt à la jeune fille, il faisait preuve de patience et il ne paraissait pas idiot, au contraire, il était plutôt débrouillard, un peu maladroit mais rusé. La chipie s’en voulait de lui avoir accordé sa confiance et son amitié. Comment avait-elle pu se tromper autant sur lui ?


- Si ça s’trouve, c’est même pas vrai ! Lâcha-t-elle soupçonneuse.

En fait, il cachait sa véritable personnalité en faisant des pirouettes pour amuser la galerie. Alors ça, c’était certain ! il était doué pour faire diversion et se faire passer pour le gentil petit gars un peu décalé. Décalé, mon œil ! Détraqué, oui. Et tout juste bon à être enfermé à double tour dans une chambre capitonnée d’un asile jusqu’à sa mort. Ainsi cloîtré, il ne pourrait plus faire de mal à personne, plus jamais. La douleur morale était pire que la douleur physique. Mary Jane aurait préféré recevoir un coup de poing bien placé plutôt que de subir cette torture psychique.

La jeune fille tourna la tête vers Ingrid. Visiblement, elle n’était au courant de rien. Morgan s’était bien caché de raconter ses aventures avec Mary Jane. Pourtant il devait être fier de lui, il s’était surpassé. Coucher avec une fille alors qu’il était homosexuel, mettre enceinte une adolescente, faire des jumeaux et s’engager à s’en occuper pour enfin tout rejeter en bloc sans la moindre délicatesse. Il avait fait fort là, très fort. Devant Ingrid, il ne montrait rien, mais la fille Holster était persuadée qu’il devait se gausser de cette machiavélique réussite.


- Arrête de m’appeler « my love » ! Ordonna-t-elle avec rage avant de s’adresser à Ingrid.
- Bah oui, tu vois, TON cher ami à coucher avec moi. Qu’est-ce qu’il en avait affaire de mon âge. Je me demande encore pourquoi il a accepté, mais bon… je ne cherche plus à comprendre. Les cinglés et la logique, ça fait deux malheureusement… Conclut-elle en baissant la voix pour cacher la tristesse qui pointait à l’horizon.

Mary Jane était une bonne comédienne. Jusqu’à présent, elle avait laissé parler son cœur enragé mais il n’était pas question de montrer ses blessures morales devant Morgan. Ca lui ferait trop plaisir !


- Et NON, j’veux pas l’aider. Manquerait plus que ça… T’as raison Ingrid, j’me casse. Finit-elle en tournant les talons pour éviter de croiser le regard de ses interlocuteurs. Malgré ses grands airs, la chipie avait la gorge nouée. Elle retint ses larmes jusqu’à ce qu’elle ait claqué la porte derrière elle.
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Ingrid Amelia


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MessageSujet: Re: Fêtez les morts et pleurez les vivants [Terminé]   Sam 3 Nov - 8:55

Que n’avait elle pas fait en demandant à Mary Jayne de venir l’aider ? Le problème c’est que jamais oh grand jamais elle n’aurait imaginé que l’équation Morgan + ex enceinte = big étincelles, pourrait se vérifier avec la jeune femme. Le monde pouvait parfois être si grand mais tout aussi petit, c’en était à la limite du flippant. Quoi qu’il en soit, Ingrid s’agaçait et il y avait une situation en dents de scies à déverrouiller pour enfin pouvoir aider Morgan. Ah ne croyez pas qu’Ingrid cautionne tout cela, mais son ami avait été sincère avec elle, il lui avait expliqué pas mal de points de sa vie, sans s’apitoyer sur son sort, elle était consciente, tout à fait consciente même qu’il puisse un pur sal**, mais ce qui lui importait, c’était qu’avec elle il n’était pas comme ça. ET, d’après ce qu’il lui avait expliqué, Mary Jane n’était pas vraiment étrangère à sa situation, donc elle irait la voir plus tard et ferait de même qu’avec Morgan, parce qu’elle l’appréciait et qu’elle voulait être là pour elle comme à cet instant elle vous répondre présente pour Morgan.

Tout ce qui était visible de cet iceberg insoluble c’était que la jeune fille vouait une haine inconditionnelle à Morgan, pendant que celui-ci la poussait limite (non peut être pas si limite que cela d’ailleurs) à l’insulter et le haïr. Morgan avait se côté je m’apitoie sur mon sort qui pouvait être agaçant. Mais l’adolescente était à cet instant tellement blasée qu’après s’être occupée de tout, elle se mit en tailleurs pour observer la scène. Un geste qui voulait dire « vous me préviendrez quand vous aurez fini, là je dors ». Un moyen comme un autre de montrer son agacement. Et elle avait bien raison, puisqu’à la base elle était quand même là suite à l’appel du jeune homme qui demandait son aide.

Puis Mary Jane finit par s’en aller. Ingrid ne la retint absolument pas. Cela ne servait à rien. Quand Mary Jane se mettait en mode tornade mieux valait ne pas se trouver sur son chemin. A cette pensée Ingrid frissonna, elle était dans la salle du vent, des tornades, la salle qui faisait peur. Des gens étaient morts, pour de vrai, sous ses yeux. Jamais elle ne s’en remettrait, ça elle en était sûre. Et pourtant elle devait faire face, tout comme Lotus devrait faire face, c’était ainsi, la vie continuait. Donc, lorsque Mary Jane eut passé le pas de la porte, Ingrid se promit de lui téléphoner plus tard, et elle se positionna devant Morgan.

« Ecoute, j’y étais, je sais que c’est dur, des gens sont morts. Là où j’étais il y avait des tornades, et surtout des gens qui devenaient fous. J’ai été menacée par l’un de ces fous qui a tué une femme aussi. Je sais que tu dois te sentir coupable, peut être pas, je sais pas en fait, mais il faut vivre avec maintenant et surmonter les angoisses. En tout cas je suis là et je le resterai hors de question que je m’en aille. Je suis toute ouïe et je peux même aller chercher de la bière si tu le souhaites. »

Bon elle n’était pas trop d’accord avec la dernière proposition, mais après tout si ça pouvait le détendre. Pourquoi pas ? En tout cas il passèrent quasiment toute la nuit ensembles à discuter du chaos qu’il y avait eu pour Halloween, de cette soirée fiasco qui les hanterait toujours. Ils essayèrent aussi de trouver des solutions pour Morgan, pour qu’il se sente mieux…Mais Ingrid avait l’impression que de ce côté-là, c’était tout à fait peine perdue. Enfin, au petit matin, chacun reprit le cours de sa vie. Il faudrait qu’elle explique en détails à Keaton pourquoi elle n’était pas rentrée et ça promettait d’être long. Il serait forcément en pétard. Ingrid + garçon non connu = mauvaise équation. M’enfin, c’était pour la bonne cause. Quant à Mary Jane, il faudrait qu’elles aient une petite discussion, mais pas tout de suite, tout de suite.


THE END
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MessageSujet: Re: Fêtez les morts et pleurez les vivants [Terminé]   

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Fêtez les morts et pleurez les vivants [Terminé]

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