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 Rester prisonnier du passé empêche d'avancer, il faut s'en évader ! [Terminé]

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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Rester prisonnier du passé empêche d'avancer, il faut s'en évader ! [Terminé]   Mer 4 Juil - 22:49

2 décembre 2010 – 16 heures 30

Plusieurs années auparavant, Ross avait accepté de figurer sur une liste de consultants médicaux spécialement dressée pour la défense des Etats-Unis. Les spécialistes ainsi répertoriés étaient contactés, en cas de besoin, pour agir en tant qu’experts ou prêter main forte aux médecins militaires. N’ayant jamais eu de retour, cet engagement était tombé dans les oubliettes. Depuis qu’il donnait des cours à l’Ucla, le psychologue continuait ses consultations privées. Souhaitant toutefois conserver du temps libre pour son fils et maintenant pour Anne, ses patients étaient triés sur le volet. Ceux-ci étaient généralement des mutants recommandés par des collègues ou des amis. Quelle ne fut pas sa surprise de voir un rendez-vous noté par le secrétariat central pour un certain Remington Pillsbury. Personne ne lui avait parlé de cet homme. Dans l’optique d’annuler cette consultation programmée le lendemain après-midi, il contacta le secrétariat qui lui apprit que le futur patient était un ancien militaire. Ce dernier avait relevé le nom de McGregor sur une liste établie par l’armée. Qu’à cela ne tienne ! Depuis le temps, il n’était pls obligé de répondre présent, il y avait prescription non ? Afin de s’en assurer, il ressortit le contrat bien rangé dans un classeur qui avait trouvé sa place au fond d’une armoire.

*Et merde*

N'ayant pas annulé son engagement, celui-ci tenait toujours. Les termes du contrat stipulaient qu’il était dans l’impossibilité de refuser une personne envoyée par l’armée qu’elle soit ou non encore au service du drapeau américain. A partir du moment où elle avait servi les Etats-Unis d’Amérique, elle était en droit de bénéficier de ce service. Pour être rémunéré, il était obligé de contacter le ministère des armées afin de signaler la demande et d’obtenir le dossier médical du sujet. Ce que Ross s’empressa de faire. Il n’avait pas d’autres choix puisqu’il ne pouvait pas refuser. Ca tombait mal tout de même. L’écossais avait prévu de passer l’après-midi là à ne rien faire. Il avait recouvré depuis peu la mémoire, il avait encore besoin de repos. L’individu n’avait pas laissé de numéro de téléphone, il ne pouvait donc pas reporter ce rendez-vous. Le programme composé de la lecture d’un bon livre sur fond musical, allongé confortablement sous la véranda tomba à l’eau. Ross se retrouva dans son bureau à consulter le dossier médical transmis par l’administration miliaire.

Soldat Pillsbury, né le 20 mai 1981, engagé de fin 2003 à début 2008, avait exécuté plusieurs missions en Irak et obtenu la médaille du courage. Mis à part un bref résumé de sa vie personnelle, le dossier contenait plus d’informations militaires que d’informations médicales. Ayant effectué plusieurs missions dans un pays en guerre, il était étonnant qu’aucune blessure ou accident ne soit signalé, même la partie vaccination n’était pas remplie. Encore un qui n’avait pas fait correctement son boulot ! A moins que la partie médicale ait été délibérément retirée ? Ce ne serait pas étonnant mais dans ce cas, il y avait une raison. Laquelle ? Impossible de le deviner. Les causes, les raisons et les agissements de l’armée étaient incompréhensibles pour la plupart des civils. Ross n’avait plus qu’à attendre que cet homme se présente au rendez-vous. L’espoir qu’il ne vienne pas traversa l’esprit de l’écossais. Ce ne serait pas la première fois ni la dernière qu’un patient lui ferait faux bond. Si habituellement Ross n’appréciait pas, aujourd’hui, il serait ravi que cela se produise. Et non ! La sonnette de l’interphone résonna à l’heure précise. Ross appuya sur le bouton ouvrant la grille d’entrée et se posta devant la porte d’entrée de la salle d’attente, indépendante du reste de la maison. Il reconnut aussitôt Remington, l’ami de Sonny, rencontré à la soirée d'Halloween, mais il évita de montrer sa surprise.

- Monsieur Pillsbury, bonjour ! Entrez je vous prie. Installez-vous. Dit-il courtoisement.

Ross lui fit signe d’entrer dans son bureau, qui ressemblait plus à un salon qu’à un cabinet médical, et de s’asseoir où il voulait. Il avait le choix entre un face à face séparé par le bureau, les fauteuils autour d’une table basse ou le canapé qui faisait office de divan. Ce fameux divan qu’il était obligé d’avoir pour les patients attachés aux traditions.

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MessageSujet: Re: Rester prisonnier du passé empêche d'avancer, il faut s'en évader ! [Terminé]   Dim 8 Juil - 17:20

Pourquoi je me trouvais devant cette grille à appuyer de l'index sur la sonnette. Oui pourquoi ? J'aurais du annuler ce rendez-vous. Cela m'aurait évité de me faire perdre mon temps et en même temps, ça aurait évité à ce psychologue de devenir dingue avec moi. Je ne savais plus pourquoi j'avais voulu le voir. Ah oui, quelques semaines auparavant j'avais retrouvé cette liste donnée par l'armée. Des psychologues civils susceptibles de m'aider face au traumatisme que j'avais eu en Irak. J'avais l'air traumatisé ? Non pas vraiment en réalité ou alors c'était tellement ancré que c'était devenu naturel et que ça faisait désormais parti de moi. Après la découverte de cette liste, j'avais pris un rendez-vous avec un certain McGregor. Et je l'avais eu pour le 2 décembre, date à laquelle je devrai le faire tourner en bourrique juste pour qu'il déclare aussi que j'étais un danger pour la société aussi bien que pour moi-même. C'était juste pour m'amuser, rien de dramatique. Je m'occupais comme je pouvais entre deux missions données par l'Agence et quand je ne travaillais pas sur ma bande dessinée.

Sauf qu'entre temps, il s'était passé des choses. Et une en particulier qui me perturbait depuis deux jours. Sonny était enceinte. Elle ne voulait pas avorter. Quant à moi, et bien je ne savais pas ce que je voulais. Je savais juste que j'étais incapable de m'occuper d'un enfant. J'étais tueur à gage, je n'avais pas l'âme d'un père. Pourtant Sonny refusait d'y croire. Elle pensait et avait tenté de me mettre en tête que je saurais m'occuper de cet enfant. En lui apportant mon amour ? La bonne blague, elle avait déjà oublié que de reconnaître ce que je ressentais pour elle, ça lui avait presque coûté la vie. Qu'est-ce qu'elle imaginait ? J'avais bien un scenario en tête de mon côté et il n'était guère réjouissant. Si cet enfant venait à naître, que je me décidais à reconnaître que je l'aimais, est-ce que sous le coup de l'émotion je me transformerai en lynx ? Et que ferai-je cette fois ? Au lieu de mettre un coup de griffe comme je l'avais fait pour sa mère, je risquais bien de choper ce petit être et de le faire craquer entre mes crocs. Peut-être qu'en entendant les os du bébé se briser quand la mâchoire se refermerait lui ferait prendre conscience qu'elle avait fait une erreur. Sonny était dingue. Elle n'avait pas envisagé cette option. Je ne pouvais faire qu'une bouchée d'un bébé sous ma forme animale que je ne contrôlais pas. Si ça se produisait, non seulement elle ne me le pardonnerait pas, mais en plus elle lirait dans mon regard que je l'avais prévenue. Je ne pouvais pas être père. J'étais un danger pour les autres et pour moi-même.

En fait, j'allais rester pour ce rendez-vous. Ce psychologue allait m'aider. Peut être même que je le convaincrai de mettre noir sur blanc que j'étais un danger. En mettant la feuille sous le nez de Sonny, elle comprendrait enfin qu'on ne pouvait pas avoir cet enfant. Je sentais déjà au fond de moi que c'était une option qui ne fonctionnerait pas. Elle avait l'air déterminé à le vouloir. Et ce bébé était aussi têtu qu'elle car il voulait vivre. Je me retrouvais face à eux, dans une situation peu confortable et inédite pour moi. Cela m'apprendrait à me laisser m'emporter en oubliant de prendre mes précautions. Ça ne m'était jamais arrivé auparavant. Juste deux fois. Et c'était avec elle. Incroyable. Stupide de ma part. Et lourd de conséquences. Je poussais un profond soupir.

J'arrivais devant la porte d'entrée de la salle d'attente, apercevant une silhouette. Au début, je ne vis que ses pieds. Mon regard remonta lentement et je finis par croiser des prunelles que je connaissais. Et merde.... La poisse me poursuivait. Après avoir fait une connerie, il fallait que le psychologue que j'aille voir, ça soit lui. Ross ! A la base, je n'avais rien contre lui. En fait je me fichais même de sa personne. Pourtant lors de la soirée d'Halloween, il ne m'avait pas fait une forte impression, du moins il m'en avait fait une mais pas dans le bon sens. A un moment, il s'était mis à regarder en l'air en criant presque, comme si on était filmé par des caméras cachés. Peut être qu'il n'avait pas tort et qu'il y en avait. Mais il avait réellement pensé qu'en parlant à la caméra, on nous laisserait sortir ? Stupide. Ce que je n'avais surtout pas aimé, c'était qu'il n'avait pas su protéger Sonny. Je l'avais laissée partir en sa compagnie et avec Anne. Elle était en parfaite santé. Quand elle était revenue vers moi, elle boitait, son déguisement était brûlé. J'avais récupéré la femme que j'aimais en mauvais état et cet homme n'avait rien fait pour que ça ne se produise pas à mes yeux ! Simplement sur ce point, je lui en tenais rigueur. Et c'était lui mon psychologue. Ça promettait.

« Monsieur McGregor » répondis-je d'un ton glacial. Non, ce n'était pas le début des hostilités encore. Après tout, il était psychologue et devait donc arriver à tenir la route un minimum face à moi en joutes verbales. Je passais devant lui, après qu'il m'ait fait signer d'entrer dans le cabinet. Pas un regard dans sa direction. J'aurais le temps de l'observer à ma guise dans les prochaines minutes. Mon regard parcourut rapidement la pièce. Trois options s'offraient à moi. J'optais pour les fauteuils autour d'une table basse. Je m'installais sur l'un d'eux, parfaitement à l'aise. Légèrement penché, mes avant bras se posèrent sur mes genoux. Et installé ainsi, j'oubliais le décor autour de moi. Mes prunelles bleues se fixèrent sur le psychologue et ne le quittèrent plus. La cloche pouvait retentir, signalant le début du combat... Enfin de la consultation, c'était presque la même chose.

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MessageSujet: Re: Rester prisonnier du passé empêche d'avancer, il faut s'en évader ! [Terminé]   Sam 14 Juil - 22:44

L’attitude et le ton glacial de Remington étaient peu engageants. S’il avait parié, Ross aurait gagné. Le jeune homme ne choisit pas de prendre place sur le canapé. Le contraire aurait été très surprenant. Cet homme ne faisait pas partie des personnes qui se laissaient aller devant des inconnus. Etre maître de lui-même devait être son let motiv. Il choisit tout de même de s’installer autour de la table basse. C’était mieux que derrière le bureau. En effet ce meuble, séparant physiquement deux interlocuteurs, permettait de garder ses distances et de se protéger. Remington ayant choisi un fauteuil confortable autour d’une table basse, montrait qu’il n’était pas complètement fermé à la discussion. En même temps, s’il consultait un psychologue, ce n’était pas pour le regarder dans le blanc des yeux. Il était évident qu’il ne faisait pas cette démarche par plaisir, mais s’il était là, ce n’était pas pour rien.

Le dossier médical de Mr Pillsbury étant inexistant, Ross avait plusieurs questions avant de commencer la séance à proprement parlé. Concernant le côté psychologique, ce n’était pas gênant car il ne s’attardait jamais très longtemps sur les comptes-rendus de ses collègues. Ces derniers avaient trop tendance à classer les patients dans des cases prédéfinies. Bien entendu, il était nécessaire de donner des noms aux symptômes pour que tout le monde s’y retrouve, mais c’était trop simpliste. Le cerveau humain était trop complexe. Trop d’éléments se greffaient pour permettre de faire un diagnostic sans appel. Généralement, l’écossais demandait toujours à ses patients la raison pour laquelle ils venaient le consulter. Remington n’était pas un parfait inconnu, Ross l’avait vu agir lors de la soirée d’Halloween. Il avait relevé quelques réactions comportementales qui n’étaient pas anodines. Si le jeune homme venait le consulter, ce n’était pas une simple lubie. Au contraire, ce devait être grave.

- Qu’est-ce qui vous amène ?

Cet homme faisait partie des gens qui avaient rarement besoin d’aide ; que ce soit matériellement, physiquement ou moralement. Il était de ceux qui se « débrouillaient » seuls. Malgré tout, à force de se débrouiller, tout finissait par s’embrouiller. Pour sortir de la panade ou d’une impasse, le recours à une personne extérieure s’avérait nécessaire. Ou alors, il était venu rendre visite à Ross pour lui parler de Sonny. Si c’était le cas, sa venue n’était pas due au hasard et il n’avait pas besoin d’une consultation. Une once d’inquiétude traversa le regard de l’écossais.

- Sonny va bien j’espère ?

Même s’il pensait que Sonny n’avait pas fait le meilleur choix en s’entichant d’un homme plus âgé qu’elle, il ne souhaitait pas qu’elle soit malheureuse. C’était sa vie et il n’avait rien à dire à ce propos. Après tout, Remington n’était peut-être pas aussi sombre qu’il voulait le faire croire. Bon nombre d’individus se construisaient une carapace pour se préserver des agressions extérieures. Mister Pillsbury ayant fait la guerre en Irak, il avait sans doute vécu des épisodes traumatisants. Il était normal qu’il se comporte ainsi. Ross ne s’était pas encore assis. Il attendait d’en savoir un peu plus sur l’objet de cette visite. C’était également une façon de gagner du temps pour savoir quelle attitude adopter face à Remington.


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MessageSujet: Re: Rester prisonnier du passé empêche d'avancer, il faut s'en évader ! [Terminé]   Dim 15 Juil - 9:42

Durant un moment, je fixais le psychologue qui se tenait debout à quelques mètres de moi. Je ne savais pas trop quoi penser de lui. J'étais sceptique sur sa qualité en tant que psychologue vu le manque de sang froid dont il avait fait preuve lors de la soirée d'Halloween. Si je l'attaquais de face, est-ce qu'il ferait demi tour et partirait en courant par cette porte qui venait de se refermer derrière nous ? Ce n'était peut être que de fausses idées que je me faisais. Cet homme devait être quelque peu compétent, sinon il n'aurait pas figuré sur les listes de l'armée qui, se montrait très sélective sur son personnel extérieur qui lui était rattaché. Ce que je veux dire par là, c'est qu'un psychologue militaire lui-même, on se demandait vraiment comment il avait eu son diplôme. Par contre, un psychologue venant de l'extérieur, il avait du passer plusieurs séries de test avant d'être considéré comme « apte ».

Mes yeux se détournèrent à la première question qu'il me posa. Ce qui m'amenait ? Ce psychologue était complètement idiot ou alors il voulait juste avoir confirmation de ma présence dans son cabinet. Un ancien militaire ayant fait la guerre en Irak qui contactait un psychologue civil figurant sur une liste, il n'avait vraiment pas la moindre idée de ce qui m'amenait ? C'était une brèche. Elle était grande ouverte et je pouvais décider de m'y engouffrer à l'intérieur. Je choisirais ainsi la solution de facilité, celle qui serait la plus sécurisante pour moi. Le problème, c'était que j'aimais jouer avec le feu. Repousser les limites jusqu'à les atteindre, marcher au bord en les franchissant un peu trop souvent au goût de certains. Alors solution de facilité ou raison toute autre ? Je ne répondis pas. J'étais occupé à observer un peu plus en détail la composition de la pièce. Neutre, sobre. Totalement professionnelle. Pourtant, il devait bien y avoir quelque part un objet, quelque chose d'un peu plus personnel. C'était obligé. A moins qu'il soit vraiment professionnel jusqu'au bout. C'était possible. Tout comme ça ne l'était pas.

Une seconde question fut posée. Mes yeux se détournèrent de la bibliothèque qu'ils observaient pour se braquer vers cet homme. Il était vraiment sérieux là à me demander des nouvelles de Sonny ? Non, parce que s'il s'inquiétait réellement de comment il allait, il pouvait faire le choix de décrocher son téléphone et de l'appeler pour prendre de ses nouvelles plutôt que de m'en demander. Surtout que je n'étais pas le genre de personne à déballer ma vie privée à n'importe qui. Je n'avais pas confiance en lui. Son métier n'y changeait rien. Il fallait parler aux psychologues pour se sentir mieux soit disant. Qu'ils apprennent à lire entre les lignes pour deviner ce que pensaient leurs patients. « Elle est vivante, je ne l'ai pas tuée, donc oui on peut dire qu'elle va bien. » Débrouille-toi donc avec ça mon cher ami. Je n'allais pas lui dire que deux jours auparavant, elle était venue me trouver pour m'annoncer qu'elle était enceinte. Indirectement je lui avais demandé d'avorter, la discussion avait tourné en dispute et nous étions passés par la case hôpital. Depuis aucune nouvelle entre elle et moi. J'avais besoin de réfléchir et pour le moment, c'était vain car je n'y arrivais pas.

« Vous n'approuvez pas son choix d'être avec moi. Ça tombe bien, je n'approuve pas que vous n'ayez rien fait pour l'empêcher de se blesser à la soirée d'Halloween. On va dire que nous sommes en quelque sorte quitte. » Et même si nous ne l'étions pas, il valait mieux pour lui s'en tenir à ce statut quo. Dans le cas contraire, je n'étais pas certain de rester complètement maitre de moi-même. Et on risquait d'en venir aux mains. Un ancien militaire face à un psychologue, qu'est-ce que ça donnerait dans un duel ? Je n'en avais aucune idée car il y avait un paramètre qu'il fallait que je prenne en compte. D'après ce que j'avais pu comprendre lors de la soirée du 31 octobre, les convives présents étaient des mutants. Ceux qui ne l'étaient pas avaient perdu un peu la raison, comme ce pompier que j'avais tué. Ce soir là, Ross avait-il toute sa tête ? Je le supposais. Même s'il avait crié après des caméras, je n'avais pas constaté chez lui de comportement violent, sortant de la raison. Alors il devait être un mutant. Maintenant, je ne connaissais pas la nature de son pouvoir ce qui m'obligeait à rester sur mes gardes. « Pourquoi vous ne l'appelez pas si vous voulez de ses nouvelles ? » Décrocher un téléphone ce n'était tout de même pas compliqué. C'était l'hôpital qui se foutait de la charité. Cela faisait deux jours que je voulais le faire. Je saisissais le téléphone, composais le numéro mais rien. Je l'éteignais avant de l'avoir fait. Et il en était de même pour les messages. Je commençais à en taper mais ils finissaient tous en brouillon avant que je ne les efface. Je suggérais une chose à cet homme alors que je n'étais même pas capable de me l'appliquer. C'était affligeant.

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MessageSujet: Re: Rester prisonnier du passé empêche d'avancer, il faut s'en évader ! [Terminé]   Mer 18 Juil - 21:13

Remington avait les yeux braqués sur Ross resté debout. Il avait l’air d’un animal observant fixement sa proie en attendant patiemment le meilleur moment pour se jeter dessus. Rien de très particulier en fait. Lors du premier entretien, beaucoup de patients adoptaient ce type de comportement, surtout quand il n’avait jamais eu affaire à un psy. Même s’ils consultaient de leur plein gré, ils se montraient réticents comme s’ils avaient peur de se voir mettre à nu Réaction des plus naturelles. La conscience d’un homme normalement constitué, dictait de se méfier de l’inconnu. Il tenait à son intimité et à son jardin secret. Observer, analyser, se repérer, s’habituer et se rassurer pour accepter une situation nouvelle demandaient toujours un peu de temps. Cela dépendait beaucoup du caractère, de l’entourage et du vécu. Plus le ou les traumatismes étaient lourds et plus le temps d’adaptation et d’acceptation était long. Ceci déterminait en général le nombre de consultations à venir. Par contre, pour certains, il n’y avait pas grand-chose à faire qu’à respecter leur choix et à accepter l’échec. Ces individus optaient principalement pour deux choix diamétralement opposés : soit ils fuyaient, soit ils ne sortaient plus du cercle des psys. Il était inutile de les forcer à consulter ou à arrêter car ces patients étaient dans l’incapacité à faire face à leurs problèmes et à franchir des caps éprouvants.

Mister Pillsbury ne répondit pas à la première question de Mister McGregor. Il n’y avait pourtant aucun piège dans celle-ci. Elle était faite pour établir le contact et donner une orientation sur ce qui suivrait. Si cet homme ne voulait pas exposer la raison de sa présence, c’était qu’il en était incapable ou qu’il se trompait sur les aptitudes du spécialiste. Même s’il y avait des silences qui en disaient long, le psychologue n’était pas devin. Remington avait fait la guerre en Irak. Il aurait pu évoquer cette raison sans empiéter sur sa sacro-sainte pudeur. S’il ne pouvait même pas le dire, cela laissait présager un patient difficile. La patience était de mise. Il était indéniable qu’il souffrait d’un psychotraumatisme, chronique de surcroît s’il n’avait jamais été pris en charge. Sans doute subissait-il certains troubles liés à cette pathologie. Lesquels ? Ross allait en trouver dans ce que le jeune homme dit à propos de Sonny. « Elle était vivante, il ne l’avait pas tué, elle allait bien ».

- Tant mieux. Observa-t-il dans un léger sourire.

Trois éléments à retenir pour la suite : La vie, le meurtre, la disculpation. En effet, une personne qui n’avait rien à se reprocher et qui ne se sentait pas agressée aurait simplement répondu par oui ou par non, en ajoutant éventuellement quelques commentaires. Non content de ne pas faire comme tout le monde, Remington tirait des conclusions sur ce que Ross pensait de lui et pour être sur le même pied d’égalité, il en avait autant à son service. D’après sa logique, ils étaient quittes. Si tout était aussi simple, ce serait fantastique ! Sauf qu’il ne suffisait pas de tirer une conclusion pour que ce soit régler. C’était comme si une personne disait « tu m’as faire perdre ton job, je t’ai fais perdre le tien ; voilà on est quitte » sauf qu’ils pointent tous les deux au chômage et que s’ils ne veulent pas se retrouver à dormir sous les ponts, il faut qu’ils se bougent les fesses pour se trouver un autre job. Ceci pour dire, que même en pensant être acquitté d’une dette, il y a toujours des intérêts à payer et ceux-ci peuvent courir longtemps.

Il ne faisait donc aucun doute que Remington en voulait à Ross de ne pas avoir protégé sa petite amie. Il oubliait simplement un détail important ! Normal, celui-ci le culpabiliserait. Le jeune homme n’avait sans doute pas la force mentale d’encaisser ce coup. Il ne pouvait pas admettre qu’il n’avait pas su veiller sur Sonny le soir d’Halloween. Si cet entretien n’avait pas été professionnel, Ross ne serait pas gêner pour lui balancer « Et vous ? Vous n’avez rien fait non plus pour l’empêcher de se blesser alors que vous étiez son cavalier». C’était tellement plus simple de reporter la faute sur les autres ! Ne pas assumer sa responsabilité et la conséquence de ses actes était un nouvel élément à noter.

- Vous êtes très observateur Monsieur Pillsburry mais que j’apprécie ou non le choix de Sonny ne doit en rien interférer dans cet entretien. Si vous pensez que ce n’est pas possible, il est inutile d’aller plus loin. Et pour ce qui est de prendre de ses nouvelles, ce n’est pas à moi de le faire.

Ross n’avait pas à donner plus d’explications. Ce n’était pas une conversation de bistrot mais le ton du psychologue était cordial De toutes les façons, Remington devait savoir que Sonny n’était pas proche de l’écossais. Il ne la connaissait que par l’intermédiaire d’Anne. Et encore, il ne l’avait rencontrée que très brièvement. S’il s’inquiétait pour Sonny c’était surtout vis-à-vis de son amie qui se faisait toujours un sang d’encre pour ses protégés.

- Bon ! Monsieur Remington, si vous êtes venu me voir, ce n’est pas pour rien je suppose. Si vous ne voulez pas répondre à ma première question, ce n’est pas grave. Mais si vous ne me dites pas ce qui vous a poussé à me consulter, je vais devoir vous poser quelques questions. Etes-vous d’accord ? Sinon, vous pouvez toujours me parler de tout ce qui vous passe par la tête, futile ou pas. Vous avez le choix.

La balle était dans son camp. Le temps qu’il se décide, l’écossais prépara deux tasses, deux verres, sortit un assortiment de sachets de thé et de café, une bouteille de jus de d’orange et fit chauffé de l’eau dans une bouilloire. Il disposa le tout sur un plateau qu’il posa au milieu de la table basse.

- Un thé peut-être ? Ou un café ? A moins que vous ne préfériez un jus d’orange ? Proposa-t-il en prenant place dans le fauteuil face à Remington.

L’heure du thé était sacrée pour l’écossais. Patient ou pas, à moins d’une catastrophe naturelle, il manquait rarement ce petit rendez-vous de la journée. Cela ne l’empêchait nullement de poursuivre l’entrevue ; au contraire, cela permettrait peut-être de faciliter le dialogue.

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MessageSujet: Re: Rester prisonnier du passé empêche d'avancer, il faut s'en évader ! [Terminé]   Dim 22 Juil - 9:38

La partie avait débuté et elle s'annonçait serrée. Je guettais la moindre réaction du psychologue, les moindres paroles et gestes qui pourraient m'offrir une brèche pour m'engouffrer et le dévorer de l'intérieur. J'étais coutumier de cette technique. Par contre, qu'on m'oppose de la résistance, un peu moins. Il ne pouvait en être autrement. Il était psychologue et s'il me laissait prendre le dessus dans cet entretien, on pouvait dire que quelque chose clochait. Autant je l'observais, autant je me sentais observé. C'était comme s'il réfléchissait, analysant mes faits et gestes. Je ne l'entendais pas penser mais c'était tout comme. Pour le moment, je ne me dévoilais pas beaucoup, je n'avais aucune raison de le faire. Juste lancer une pique, guetter sa réaction. Voir comment il allait réagir. Bonne réponse qu'il venait de fournir, dans le genre, je choisis de me mettre à l'eau plutôt que de tomber dans le panneau. Par contre pour la suite, ça se détériorait un peu en niveau car il tomba dans le panneau en répondant à ma question. Calmer que ce n'était pas à lui de prendre des nouvelles de Sonny, pourquoi pas. Alors pourquoi m'avait-il demandé comment elle allait ? Monsieur McGregor se contredisait en quelque sorte. C'était une ouverture pour lancer un débat. Je pouvais la saisir mais je ne le fis pas. Je n'aurais rien gagné à me lancer là dedans. Je trouverai un sujet beaucoup plus intéressant à exploiter.

Mon interlocuteur me laissa le choix. Me poser des questions sans assurance des réponses que je fournirai. Ou alors, je pouvais très bien décidé de lui parler de tout ce qui me passait par la tête. Sérieux ? Il me laissait vraiment ce choix ? Voilà qui était déjà plus intéressant que la première brèche. Il était temps de réfléchir, de prendre son temps pour savoir quelle option choisir. Aucune ne me répugnait, au contraire les deux m'attiraient. Je ne faisais pas parti de ces patients qui étaient réticents à répondre à des questions embarrassantes, ou qui n'aimaient pas parler d'eux, ou qui n'aimaient aucune des deux options. Que choisir ? Je m'enfonçais un peu plus au fond du fauteuil, calant mon dos contre le dossier. Mes jambes s'allongèrent, mes pieds touchèrent légèrement la table basse devant moi. Je me mettais à l'aise, mettant de côté l'attitude de protection que j'avais jusque présent. Je ne croisais pas les bras sur ma poitrine pour signifier que je me protégeais comme on pouvait l'interpréter dans une expression corporelle. Non, mes mains se joignirent derrière ma nuque alors que Ross s'installait en face de moi, me proposant une boisson.

« Un thé, ça m'ira, merci. » Premier choix le jus d'orange dont je raffolais. Second choix qui sortit de mes lèvres, le thé. Extrêmement neutre. Je n'en raffolais pas mais ça ferait l'affaire. Il était l'heure du tea time après tout non ? Je n'avais pas encore répondu, prenant mon temps. Je ne réfléchissais plus aux options qui se présentaient à moi. Je décidais de laisser parler l'instinct, que celui-ci choisirait pour moi et je me débrouillerai avec. Que ça soit l'un ou l'autre, je trouverai bien à m'amuser non ? Certes, j'émettais des réserves sur le temps qu'il me faudrait à le faire plier. Le psychologue de l'armée, il m'avait fallu très peu de temps. Mais lui ? J'allais prendre un abonnement dans son cabinet jusqu'à y arriver.

« Je n'ai rien contre que vous me posiez des questions. » Et voilà, l'option une venait de sortir, franchissant mes lèvres. Je ne pouvais pourtant pas en rester là. Il fallait que je fasse une approche pour mieux le comprendre. Je me doutais qu'il allait répondre à côté de la plaque, me renvoyant gentiment dans mes buts. J'étais donc déjà prêt à passer à la suite quand mes propos suivant furent lâchés. « Vous avez déjà tué quelqu'un ? Je demande ça car vous êtes mutant. Mon côté « très observateur » de la soirée d'Halloween et de ce qu'on y a appris qui me fait déduire ça. Donc avez-vous déjà tué quelqu'un ? » Allez, que le cerf ouvre sa porte pour y laisser entrer le lapin et le chasseur qui se trouve derrière... Et puis, c'était de sa faute, il avait dit que je pouvais parler de tout ce qui me passait par la tête. Je ne faisais que le prendre au mot....

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MessageSujet: Re: Rester prisonnier du passé empêche d'avancer, il faut s'en évader ! [Terminé]   Mer 25 Juil - 21:02

Alors que Ross servait le thé, Remington commençait à prendre ses aises. Un peu trop pour que ce soit complètement naturel. Etaient-ce les arômes du thé et des plantes associées qui lui permettaient de se laisser aller. Non, cette attitude trop décontractée n’allait pas avec le personnage. Deux minutes avant, il était sur la défensive et maintenant il se comportait comme s’il était chez mémé. C’était, à n’en pas douter, une façon de faire diversion pour dérouter l’adversaire. Ayant fait la guerre, cet homme avait été habitué et entraîné à employer des stratagèmes pour échapper ou faire front à l’ennemi. L’instinct de survie aidant, ceux-ci permettaient de rester à couvert ou de se défendre plus facilement pour ne pas se faire écraser. Quoi de plus normal ? L’homme tenait à sa propre vie. Pour être revenu vivant de la guerre d’Irak, il ne faisait nul doute que Remington était une bonne recrue. Il était certainement doué d’une intelligence au-dessus de la moyenne. Ce n’était pas pour autant que tout ce qu’il faisait était intelligent. En cas d’urgence, le temps de la réflexion était toujours écourté. Il fallait parer au plus pressé. Cet ancien soldat avait dû faire face à des situations inhabituelles. Personne n’était formé ou entraîner à toutes les éventualités. La réflexion n’allant pas toujours de paire avec l’action, des erreurs étaient commises.

Pour l’heure, Mister Pillsbury, malgré sa réflexion, se trompait. Il n’était pas utile de déployer tout un arsenal de comportements pour se protéger. Le cabinet du psychologue n’était pas un champ de bataille. Ross n’était pas son adversaire mais son partenaire. Rares étaient les patients qui pensaient ainsi au départ. Il leur fallait toujours un peu de temps avant de changer d’avis. Certains n’en changeaient jamais d’ailleurs. Ne pas se précipiter, laisser des silences envahir l’espace et prendre la parole à un moment choisi étaient une manière d’appréhender une première séance. Surtout, ne jamais faire de conclusion hâtive. Jamais. Le cerveau de l’homme était bien trop complexe pour fonctionner sur un même schéma chez tout le monde. Il existait des similitudes mais elles ne permettaient en aucun cas de savoir quel était le fond du problème si celui-ci n’était pas abordé. Il en fallait des séances avant de comprendre le mode de fonctionnement d’un patient traumatisé. La pause café permettait aux deux hommes de réfléchir sur leur interlocuteur respectif et sur ce qu’ils allaient dire.

Alors que l’écossais savourerait son thé à petites gorgées, Remington se décida à prendre la parole. Il n’avait rien contre les questions. Parfait ! Sauf qu’il inversa aussitôt les rôles en posant une question au psychologue. Il ne baissait pas sa garde et profitait des choix proposés pour ne pas aborder ce qui le concernait. Encore un élément indiquant l’évitement. Ross n’avait rien contre les questions posées par ses patients si celles-ci n’étaient pas personnelles. Ses propres expériences ne faisaient pas office de références. Il ne pouvait pas en parler. Les sujets lancés par le jeune homme étaient tout de même très intéressants. La mutation et le meurtre : vaste programme !

- Effectivement Mister Pillsbury, vous en avez déduit la même chose que moi. Ceci a d’ailleurs été confirmé par le Maire lors de son petit discours de clôture. Mis à part ceux qui n’avaient pas de capacité et qui ont complètement déraillé, tous les participants étaient comme nous. Dure soirée, n’est-ce pas ?


La dernière phrase de l’écossais était plus un commentaire qu’une interrogation. Remington était libre de surenchérir ou pas mais Il était hors de question que le psychologue réponde à la question le concernant. Son patient n’avait pas à connaître sa vie. A quoi cela lui servirait-il de savoir que Ross avait déjà tué quelqu’un ? Absolument à rien si ce n’était à créer un climat de pseudo complicité qui n’avait pas lieu d’être. Ross estima également qu’il n’était pas nécessaire de relever le meurtre commis par le jeune homme. Il savait parfaitement que le psychologue l’avait vu. Ceci dit, en interpellant l’écossais, c’était une façon détournée d’aborder ce fâcheux épisode. Cet homme n’était-il donc pas capable de faire front à ce point ? A confirmer ultérieurement !

- Avez-vous des troubles de la mémoire Monsieur Pillsbury ?... Des troubles du sommeil sans doute ?

Comment ne pas avoir le sommeil agité après avoir fait la guerre et tuer des hommes ? A moins d’être complètement irresponsable et d’avoir une grosse araignée au plafond, aucun humain n’en ressortait indemne. Ross avait vu Remington à l’œuvre le soir d’Halloween. Il avait tué avec un sang froid apparent. A le regarder, assit dans le fauteuil face à lui, il ne présentait aucun trouble comportemental. Il cachait bien son jeu. Cet homme était un dur à cuir ! Le masque n’était pas prêt de tomber. Il allait certainement donner du fil à retordre à l’écossais. Cela ne lui faisait pas peur mais c’était usant de devoir sans cesse adapter ses méthodes et tout ce qui allait avec.

- Exercez-vous un métier ?

Après avoir vécu des situations très difficiles, beaucoup de soldats étaient déclarés invalides de guerre. Confrontés à l’égoïsme et au refus des civils de comprendre les événements traversés, l’horreur de la guerre et l’impact sur le psychisme individuel à long terme, ces anciens combattants se retrouvaient seuls face à leurs démons. Ignorés voire exclus, ils étaient incapables d’exercer un métier. A moins d’avoir une fortune personnelle ou une famille sur qui compter, l’après-guerre pour les soldats du front était une lutte sans merci pour survivre.

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MessageSujet: Re: Rester prisonnier du passé empêche d'avancer, il faut s'en évader ! [Terminé]   Dim 29 Juil - 4:44

Dure soirée que celle d'Halloween ? Non pas vraiment. Peut être pour un homme comme lui non habitué à vivre ce genre d'épreuves, cela avait été éprouvant. De mon côté je le vivais bien. Avoir tué un homme ne dérangeait pas ma conscience. J'estimais que j'avais fait ce que je devais faire en protégeant Sonny. Même mon meilleur ami n'était pas allé contre moi et m'avait encouragé dans ce sens. Soit il approuvait, soit il avait dans l'idée de faire de moi un monstre. Mais nous l'étions déjà tous avec notre condition de mutants, non ? Les hématomes qui avaient suivi cette soirée et les douleurs dans le dos et à la jambe avaient été également supportables. Ce qui l'avait été moins, c'était le détour à l'hôpital qui avait encore pris quelques heures. Et vu que je détestais les hôpitaux, sans doute depuis mon séjour de plusieurs semaines dans certains d'entre eux après la guerre, j'avais pris sur moi pour patienter et ne pas partir. Car ce n'était pas vraiment moi qui avais besoin de soin mais Sonny. Alors j'avais patienté uniquement pour elle, rongeant mon frein.

Je remarquais que le psychologue n'avait pas répondu à ma question. Ce choix ne me surprit pas. S'il songeait que le silence pouvait être pris comme un non, j'estimais à cet instant que c'était un oui. Il devait être moins clean qu'il ne voulait le laisser paraître. Un mutant, appartenant sûrement à ce groupe que Sonny avait rejoint pour lutter contre Genetic... Peut être même qu'il portait un collant et qu'il jouait au justicier masqué la nuit. Ross McGregor en spiderman ou superman. Pourquoi pas. Cela correspondait assez à son profil et au leur. Le masque ôté, on pouvait les prendre pour des personnes peu intéressantes, sans particularité à part peut être celle de manquer légèrement d'assurance et de faire quelques gaffes. Enfin bref, au lieu de répondre à ma question, il m'en posa deux autres. Des troubles de la mémoire moi ? Non, s'il y avait bien une chose qui fonctionnait parfaitement chez moi, c'était ça. Les seules pertes que j'avais, c'était lorsque je me transformais en lynx et ça, il n'avait pas besoin de le savoir. A part s'il voulait que je lui fasse une petite démonstration et il fallait alors espérer pour lui qu'il savait courir vite ou qu'il avait une arme dissimulée quelque part à proximité. Quant aux troubles du sommeil...

« Sans doute ai-je des troubles du sommeil. Quel homme ayant fait la guerre arriverait à dormir comme un bébé sans être perturbé par ce qu'il a vécu ? A moins d'être un monstre... » Je ne confirmais pas vraiment que mon sommeil était perturbé. Tout comme je ne répondais pas non plus par la négative. Pourquoi devrais-je m'amuser à répondre directement à ses questions. Il était psychologue, qu'il se débrouille avec mes réponses pour se faire sa propre opinion. Je ne sais pas mais je pouvais déjà presque percevoir qu'il allait encore analyser mon comportement et mes propos. Il ne faisait que cela depuis le début de notre rencontre. Ça se lisait sur son visage de psychologue. De mon côté, je réfléchissais également mais mes réactions étaient également dictées par l'instinct, la réaction du moment et ma capacité à s'adapter à la situation, peu importe si ce qu'il me disait était dérangeant ou me passer au dessus. Lui buvait son thé. Je n'avais toujours pas touché au mien, le laissant sagement refroidir. Peut être plus tard, ou peut être pas du tout je le boirai.

« Non, je ne suis pas un marginal replié sur moi-même et exclu de la société si c'est la question que vous posez. » Elle venait de me faire esquisser un sourire. C'était un raisonnement si logique et sortant tellement peu des sentiers battus que de poser une telle question à un ancien militaire. A croire qu'il y avait un schéma type pour des catégories de métier. Tu as fait la guerre, tu as tué des gens, tu es traumatisé, une fois de retour à la vie civile, te voilà désœuvré et ne sachant pas quoi faire. C'était donc tout là l'opinion si simple et obtus que l'on avait des soldats ? Je vivais très bien mon retour à la vie civile, je ne retournerai pas faire la guerre en Irak. « Je gribouille. » Et accessoirement je suis tueur à gage, prenant des contrats d'une Agence et les accomplissant quoiqu'il arrive. Nul besoin de le savoir pour lui qui ne répondait pas à ma seule question. Alors il se contenterait de savoir que je faisais des gribouillages pour vivre. « Question suivante ? »

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MessageSujet: Re: Rester prisonnier du passé empêche d'avancer, il faut s'en évader ! [Terminé]   Mer 8 Aoû - 21:20

Remington ou l’art et la manière de ne pas répondre aux questions simplement. A moins de l’avoir oubliée, il évinça la première. En donnant une réponse générale à la deuxième question, même s’il n’affirmait rien, il était clair que le jeune homme avait des troubles du sommeil. L’ancien soldat était encore et toujours dans l’évitement mais il était loin d’être idiot. Etait-il trop fier pour avouer les troubles dont il souffrait ? Peut-être mais rien n’était moins sûr. Son comportement, d’un côté assuré et de l’autre méfiant, masquait, à n’en pas douter, des traumatismes qu’il n’était pas en mesure d’affronter. Il jouait les durs mais c’était sans doute pour cacher ses faiblesses. Quel homme aimait être pris en défaut ? Très peu pour ne pas dire aucun.

Ne souhaitant pas brusquer son interlocuteur, Ross enchaîna sur une troisième question. Oh miracle ! Non seulement il répondit mais il se défendit de ce qu’il aurait pu devenir après la guerre. Cet homme avait du se documenter sur les conséquences de la guerre sur le cerveau humain. Encore une fois, le psychologue constatait l’intelligence de son patient. Il sourit doucement d’apprendre qu’il n’était pas un marginal ni un exclu de la société. Tant mieux ! Cela signifiait que son cas n’était pas désespéré comme certains anciens soldats qui finissaient leur vie en hôpital psychiatrique ou qui se suicidaient.

- Bien. Et quels genres de gribouillages faites-vous ? Demanda-t-il avec un intérêt sincère.

Ross était admiratif devant les personnes sachant magner le crayon ou le pinceau. Il l’était encore plus lorsque celles-ci en vivaient. Faire carrière dans un art quel qu’il soit était très difficile. Il y avait beaucoup de talents mais très peu sortaient du lot ; et encore, ils étaient reconnus souvent une fois morts.

- Et vous arrivez à en vivre correctement, vraiment ?

Si Remington vivait de son art, il devait non seulement avoir du talent mais beaucoup de ténacité et quelques relations bien placées. Oui parce que de nos jours, les connaissances et le savoir-faire ne faisaient pas tout. Les êtres humains étaient souvent reconnus dans leur domaine, non pas grâce à leurs compétences mais grâce à leurs relations. Il n’était pas rare de voir des « fils de » ou des « amis de » accéder à des postes qu’ils n’auraient jamais occupés s’ils avaient été recrutés sur leur curriculum vitae.

Question suivante ! Au pluriel serait mieux. Ross avait un tas d’interrogations qui lui trottaient dans la tête. Encore fallait-il que Remington ne répondent pas à côté sinon il ne serait pas en mesure de commencer à comprendre le personnage. Certes, il avait noté quelques éléments mais ceux-ci ne permettaient pas de savoir ce dont souffrait son patient. Sans mettre le doigt sur ce qui ne le faisait pas tourner rond, il serait dans l’incapacité de lui venir en aide. Quoi qu’il en soit, il devait passer par l’histoire de l’enfant Remington pour tenter de décoder l’adulte qu’il était aujourd’hui.

- Est-il possible d’aborder votre enfance aujourd’hui ou préférez-vous parler d’autres choses ? De l’avenir peut-être ? Et pourquoi pas du présent ?

Sous-entendu la raison essentielle pour laquelle Remington se trouvait dans le bureau d’un psychologue. Sans doute n'allait-il pas encore répondre directement mais ce qu'il dirait serait significatif.

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MessageSujet: Re: Rester prisonnier du passé empêche d'avancer, il faut s'en évader ! [Terminé]   Dim 12 Aoû - 10:10

Je n'avais sans doute pas dit la vérité au psychologue, ne m'étendant pas davantage sur les termes marginal et exclu de la société. A proprement parlé, on ne pouvait pas dire que je faisais parti de ces gens qui se tenaient à l'écart, qui vivaient repliés sur eux-mêmes. Pourtant je ne me trouvais pas si éloigné d'eux dans le fond. Je ne faisais confiance à personne, seulement à deux êtres qui comptaient pour moi. J'avais un seul ami, une petite amie et celle qui était censée être la personne la plus proche de moi, ma propre sœur, n'était qu'une étrangère qui ne m'inspirait guère. Si on mettait de côté Brennen et Sonny, étais-je un marginal ? Quelque part oui. Et non également. Je côtoyais les gens professionnellement, que ça soit pour mon métier de tueur ou mon occupation de dessinateur. J'embêtais mon monde simplement pour me divertir. Peut-être que Ross qualifierait ce comportement comme une manière de chercher à montrer que j'existe, que je suis bien vivant et non pas une coquille blessée par les tortures en Irak. Peut être même qu'il me dirait que mon comportement glacial, moqueur et parfois violent était une manière de répercuter et de me venger de mes bourreaux sur les premières personnes que je croisais. Il pouvait me sortir cette réflexion, j'y avais déjà songé de mon côté à plusieurs reprises. Il ne m'apprendrait rien et je paierai une visite chez un psychologue pour rien. Il fallait dire que je ne cherchais pas non plus à atteindre un but précis pour travailler sur moi, ce n'était pour le moment qu'un simple divertissement.

Il me posa une question, me demandant quel était mon style de gribouillage. Réel intérêt ou recherche d'une faille pour s'y engouffrer et en tirer parti ? Je m'interrogeais durant quelques secondes. Cela ne me coûtait rien de lui répondre. En dehors de mon métier pour l'Agence, j'étais bel et bien dessinateur. Et il m'arrivait d'être payé pour ce métier qui, pour le moment ressemblait davantage à un loisir. « Principalement de la bande dessinée. Mais il m'arrive régulièrement de faire des illustrations et des caricatures pour certains journaux de Los Angeles. » J'avais une page régulière dans un journal sportif qui paraissait toutes les semaines. En pleine saison, il me suffisait d'illustrer les victoires et les défaites de certaines équipes sportives de la cité des Anges, comme celle de Basket ou de Baseball. Autant dire que lorsqu'elles perdaient, je ne me privais pas pour faire des illustrations assez cyniques, les enfonçant bien. Tant que ça plaisait. « Je ne suis pas à plaindre financièrement parlant. J'ai fait quelques placements. » Et ça payait bien même si ce n'était pas ma principale source de revenus. Bon certes, ça ne serait pas avec ces revenus que j'aurais pu m'acheter la moto, la porsche ou encore la maison. Mais si je me concentrais dessus et ne prenais que des petits contrats, je pouvais en vivre décemment. C'était juste que pour le moment, ce n'était pas ma priorité. J'avais une B.D à terminer et j'hésitais entre vraiment la finir et la recommencer, en changeant de thème. J'étais un éternel insatisfait en matière de dessin, toujours à la recherche d'un résultat qui me conviendrait sans qu'il ne soit parfait car je ne croyais pas en la perfection.

A présent que l'on avait abordé mon métier, mes revenus, j'attendais la prochaine question. J'invitais même le psychologue à la poser. Je me doutais qu'il en avait plusieurs. Les psychologues sont comme les fouines des commissariats, toujours plein de choses à dire, plein de questions stupides à poser et souvent dubitatifs quand une réponse leur ait donné. A croire qu'ils posent des questions, s'attendent à une réponse et sont déçus quand elle ne vient pas. C'était le cas pour les flics, rares étaient ceux qui faisaient leur propre cheminement dans leur tête pour avancer d'après moi. Il y avait mon meilleur ami mais je n'en voyais pas d'autre. En même temps, je tentais d'éviter le plus possible les postes de police. Les questions arrivèrent enfin. Il voulait revenir en arrière, allait de l'avant tout en passant par le présent. « Le passé nourrit le présent et forge l'avenir... » Donc autant commencer par le début. Oui mais par quoi. Mon enfance chez les Blackwell ? Il pouvait toujours courir pour que je lui parle de Ben et de l'emprise qu'il avait eu sur moi et qui me hantait encore. Mes prunelles bleues se posèrent sur ma tasse de thé que je ne daignais toujours pas touchée. Je regardais le breuvage un instant. Si calme, si paisible, il n'y avait aucune ondulation dans la tasse. « Mes parents sont morts dans un accident de voiture quand j'avais quatre ans et demi. Je suis le seul à en avoir réchappé. » Pourquoi je venais de sortir cette phrase, je ne le savais pas. C'était si lointain. Je ne me souvenais depuis bien longtemps ni de leur visage, ni du son de leur voix. Je n'avais même plus en ma possession la photo d'eux qu'on m'avait donné et qui s'était usée au fil du temps. Je me rendis compte que je côtoyais la mort depuis bien longtemps, depuis cet accident durant lequel la faucheuse n'avait pas voulu de moi, faisant même que je sorte indemne de l'accident.

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MessageSujet: Re: Rester prisonnier du passé empêche d'avancer, il faut s'en évader ! [Terminé]   Ven 24 Aoû - 22:01

Ross fut étonné d’apprendre que Remington réservait son art principalement à la bande dessinée. En premier lieu, il pensa aux livres pour enfants, allez savoir pourquoi ? Peut-être était-il nostalgique des lectures partagées avec son fils lorsqu’il était petit ? A moins que ce ne soit sa future paternité qui le titillait. Cela dit, il voyait mal cet homme froid griffonner des lutins, des sorcières, des animaux craquants et des personnages imaginaires pour des contes de fées. Encore que, en passant outre les fins heureuses, les contes de fées contenaient beaucoup de situations tragiques ou étranges qui suscitaient la peur. L’histoire du petit poucet en était un exemple, tout comme celle d’Alice au pays des merveilles ; ces contes étaient plus proches des cauchemars que des rêves. En second lieu, il pensa qu’il s’était peut-être spécialisé dans la bande dessinée pour adultes avec son lot de massacres, d’intrigues et d’histoires d’amour contrariées : à moins qu’il ne donne dans l’érotisme ou la pornographie. Peu importait finalement, le principal était que Remington ait une activité professionnelle qui semblait lui plaire. D’ailleurs, le psychologue ne fut pas étonné d’apprendre qu’il illustrait ou caricaturait des événements pour des journaux locaux. Cela collait bien au personnage qui se trouvait dans son bureau. A l’occasion, il regarderait de plus près les dessins illustrant les journaux qu’il consultait afin de deviner s’ils étaient faits ou non par Remington. Ce dernier devant signer d’un pseudonyme, Ross trouvait intéressant de vérifier s’il était capable, d’après un style, de voir si les dessins publiés étaient l’œuvre de son patient. Il n’avait pas de connaissance en graphisme ou en histoire de l’art, aussi était-ce un petit challenge qu’il se lançait à lui-même.

- Parfait ! Fit-il en approuvant le fait que son patient n’ait pas de difficultés financières.

Après ce qu’il avait subi durant la guerre, il aurait été encore plus traumatisant pour son patient de ne pas pouvoir manger à sa faim tous les jours. A le voir, il était bien bâti et ne présentait pas de déficience physique. Il n’en était pas de même pour le psychisme sinon il n’aurait pas pris le temps de consulter. Le passé semblait être un point à examiner de plus près. Comme le souligna le jeune homme, il forgeait le présent qui forgeait l’avenir. Cette citation était tout de même un peu simpliste. Il y avait du vrai dedans mais, ne tenant pas compte de la personnalité, elle n’était pas complètement réaliste. Aussi, Ross ne put-il s’empêcher de citer quelques paroles de Bouddha.

- Mais il ne faut pas demeurer dans le passé, ne pas rêver de l’avenir et se concentrer sur le présent. C’est la meilleure façon d’être heureux dans ce monde où tout va de travers.

Cette philosophie plaisait beaucoup à Ross mais elle n’était pas facile à suivre. Il était le premier à l’oublier dès qu’un événement fâcheux se présentait. Mais bon, ça ne coûtait rien de la partager avec son patient. Peut-être que lui était plus à même de l’intégrer ? Certes, le ou les traumatismes dont Remington souffrait appartenaient au passé ; ce passé le retenait d’une certaine façon et il devait se tourmenter pour l’avenir. Pour éviter que son présent ne lui échappe, il était nécessaire de mettre tout à plat pour ensuite faire table rase et repartir à zéro. Ce n’était absolument pas évident et tout le monde n’en était pas capable. La encore, la personnalité et le caractère de l’individu étaient des facteurs importants conduisant sur le chemin de la réussite. Il fallait compter également avec l’environnement mais celui-ci n’était que secondaire. Par contre, l’entourage proche avait un rôle à jouer. Même passif, il était un gage de succès ou d’échec suivant de qui il était composé.

Remington choisit de commencer par le début. Excellente initiative ! Cela permettait à Ross de comprendre plus facilement le cheminement psychologique d’un individu. Il ne dirait pas qu’il était désolé de la perte de ses parents, ce n’était pas son rôle.

- Je suppose que vous n’avez pas été placé dans un orphelinat jusqu’à votre majorité. Ca s’est passé comment pour vous ?

A quatre ans, rares étaient les enfants qui restaient en orphelinat. Ils étaient placés dans la famille du concerné ou dans une famille d’accueil si la première était défaillante ou inexistante. Un enfant a besoin d’un environnement familial pour évoluer au mieux. Encore faut-il que celui-ci soit stable, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas. Les services sociaux font ce qu’ils peuvent mais ce n’est pas toujours dans l’intérêt de l’enfant.

- J’aimerais savoir également si vous voyez toujours ceux que vous avez côtoyé pendant votre enfance. Famille, amis ou autres… Si ce n’est pas la cas, à part Sonny, pourriez-vous me dire qui partage votre vie actuellement ?

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MessageSujet: Re: Rester prisonnier du passé empêche d'avancer, il faut s'en évader ! [Terminé]   Lun 27 Aoû - 16:03

C'était bien un discours de psychologue qu'il me sortait : ne pas demeurer dans le passé. Je comprenais cette phrase pourtant ce n'était pas évident de s'y raccrocher. Le passé n'était plus pourtant il avait contribué à ce que nous étions dans le présent. Comment ne pas en tenir compte ? Pour certains sujets, je réussissais parfaitement à l'oublier. Mais il y avait toujours d'autres choses qui venaient me hanter. Comme ce cauchemar qui revenait sans cesse. Je souhaitais l'oublier, pourtant il prenait possession de mes rêves quasiment tous les jours, me faisant revivre ces tortures. C'était comme si on m'obligeait à ne pas oublier. A me rappeler ce que j'avais vécu de pire pour ne pas oublier ce que j'étais à présent, un homme ne se préoccupant que de très peu de choses et de personnes, se moquant de son prochain et de ce qui pouvait lui arriver. D'ailleurs, je ne rêvais pas d'avenir. Certes, je commençais à faire des projets avec Sonny. Mais, ils ne prenaient pas trop d'importance, je gardais les pieds sur terre pour prendre comme ça venait. S'installer ensemble. Profiter des semaines et des mois qui viendraient. C'était tout. Le bébé ? Je ne savais toujours pas ce que je désirais en faire de celui-là. Seule sa mère m'importait à l'heure actuelle. Alors je n'imaginais rien le concernant. Au contraire, il me posait problème car il m'empêchait de penser comme j'avais l'habitude de le faire.

« Le monde reste le même. Il n'est pas plus travers qu'auparavant. Des morts, des maladies, la pauvreté, il y en a toujours eu. Tout comme il y a toujours eu des hommes dominant d'autres. La seule chose qui change, ce sont les médias et les procédés. » Télévision, radio, journaux. Le monde des médias contribuait grandement à laisser supposer que le monde allait mal. Mais pourtant il avait toujours été ainsi. Les hommes se tuaient entre eux pour survivre depuis la nuit des temps. Certains avaient même fait preuve de cannibalisme. Les esprits dominants avaient su prendre le dessus sur les plus faibles, construisant des empires, même à l'échelle locale d'un village. Il en était de même pour les maladies. Le cancer, le sida, on en parlait beaucoup. Mais avant c'était la peste et le choléra. Les périodes évoluaient, les procédés également mais le présent n'était qu'une répétition du passé sous des formes différentes. Alors dire qu'il allait de travers, il n'y avait pas grand intérêt à mes yeux. Et contribuer à l'améliorer ? Je le faisais en quelque sorte. En accomplissant des contrats, j'aidais à éviter la surpopulation dans la ville de Los Angeles. Aurais-je le droit à une médaille d'honneur pour ma contribution ? Certainement pas. Les médailles finissaient de toute manière à la poubelle avec moi. Médaille du courage... Bureaucrates de pacotille....

McGregor voulait que je parle de mon enfance. Vaste sujet n'ayant pas vraiment d'importance. Il fallait se concentrer sur le présent avait-il, alors pourquoi voulait-il connaître mon passé. Ce qui comptait, ce n'était pas ce que nous avons été mais ce que nous étions dans le présent non ? Mais s'il désirait tant en parler, on allait le faire. Alors je parlais brièvement de l'accident qui avait causé la mort de mes parents. Mon premier contact avec la mort par une nuit d'hiver. Bloqué à l'intérieur d'une voiture, attaché dans mon siège auto à l'arrière. Une voiture d'où de la fumée s'échappait du moteur. La tôle froissée. Et deux corps devant moi qui ne bougeaient plus, que j'avais sûrement appelé, me demandant de me rassurer, mais qui ne m'avaient jamais répondu. Le silence. Des bruits guère rassurants. Puis des lumières. Des gyrophares et du monde qui était apparu. Et deux bras qui m'avaient détaché. C'était bizarre. Je pensais cet épisode enfoui au plus profond de ma mémoire. Pourtant des bribes revenaient. Je venais de revivre la scène mentalement et ça ne me faisait ni chaud ni froid. Je ne regrettais même pas de ne pas réussir à mettre des traits sur les visages de mes parents.

« Une famille assez aisée de Los Angeles m'a adopté. » Je revenais au présent, chassant ces images du passé de mon esprit. Je n'avais pas besoin d'en dire davantage. Qui dit famille aisée, dit également que je n'ai manqué de rien. J'ai mangé à ma faim, j'ai eu des vêtements, je pouvais pratiquer des activités et j'avais pu suivre des études. Schéma typique de tout enfant appartenant à une famille à l'abri du besoin. Fin de l'histoire. Apparemment, pas pour ce psychologue. Il en posait de ces questions. Était-ce vraiment utile pour son boulot ou tentait-il de satisfaire une curiosité personnelle ? Mais bon, s'il voulait des réponses, il allait les avoir. Elles ne seraient probablement pas à la hauteur de ce qu'il attendait, s'il attendait quelque chose de moi. « J'ai coupé les ponts il y a bien longtemps, ce n'est pas ma famille. » Les premiers temps je l'avais cru. Ma mère adoptive m'avait aimé comme son propre fils. Mais mon père adoptif avait tout brisé avant que je me sente parfaitement à l'aise. Dès lors, j'avais fait semblant, jouant au gentil garçon de famille, bien élevé. Jusqu'à avoir le courage de mettre les voiles. « Sinon à part Sonny... Mes nombreuses maîtresses. Les chiens errants que je recueille. Et les adolescents que je remets dans le droit chemin. » Bonne réponse monsieur le psychologue ? A part Sonny, la seule personne partageant ma vie, c'était Brennen. Sauf qu'il y avait un principe entre mon meilleur ami et moi même si on ne se l'était jamais dit. Chacun évitait de parler de l'autre. Question de sécurité, pour ne pas mettre l'autre en danger. « D'autres questions monsieur McGregor ? » demandais-je, esquissant un léger sourire ironique.

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MessageSujet: Re: Rester prisonnier du passé empêche d'avancer, il faut s'en évader ! [Terminé]   Mar 4 Sep - 20:52

- Je ne suis pas entièrement d’accord avec vous Monsieur Pillsbury. C’est vrai qu’il y a toujours eu des maladies, des morts et de la pauvreté mais les hommes auparavant étaient beaucoup moins nombreux.

Sous-entendu qu’il y avait moins d’hommes en souffrance qu’à l’heure actuelle. Et comme l’avait souligné son patient, les procédés n’étaient plus les mêmes, ils avaient évolués et pas toujours dans le bon sens. L’espérance de vie était plus grande et même si la médecine avait fait des progrès fulgurants, elle se retrouvait face à de nouvelles maladies touchant la population vieillissante. Etait-ce vraiment un gage de réussite de vivre jusqu’à cent ans ? Ross en doutait énormément. Rares étaient les centenaires vivant en pleine possession de leurs moyens. Bref, ce n’était pas le sujet à débattre pour l’instant.

Remington avait perdu ses parents très jeunes et avait été adopté. C’était plutôt une bonne nouvelle ! Combien d’enfants traînaient de famille d’accueil en famille d’accueil sans jamais se sentir chez eux, sans jamais recevoir l’amour dont ils avaient besoin pour grandir. Etre adopter était une chance pour un orphelin, encore fallait-il que les parents assurent leur rôle comme ils le devaient. Ce n’était assurément pas le cas de son patient sinon il n’aurait jamais dit que sa famille adoptive n’était pas sa famille. Quand tout se passait bien, l’enfant considérait ses parents adoptifs comme sa famille ; parfois il se sentait coupable de les préférer, surtout lorsque les parents de naissance disparaissaient accidentellement ou que leur choix n’étaient pas de confier leur progéniture à une autre famille. L’adoption ! Vaste sujet dont l’écossais avait fait le tour pour s’y être intéressé de très près. Tout comme les familles biologiquement constituées, le taux d’échecs avec les enfants, était sensiblement le même que celui des familles adoptives, voire supérieur.

- Le manque d’amour a fait ce que vous êtes aujourd’hui. Vous avez appris à vivre avec ce manque et vous vous êtes défendu avec les armes que vous possédiez. Un enfant élevé sans l’amour dont il a besoin, peut, malheureusement, ne jamais être capable d’aimer. On ne peut pas refaire le passé mais on peut toujours améliorer le présent. D’après ce que j’ai constaté lors de la soirée d’Halloween et ce que vous venez de me dire, vous semblez tenir énormément à Sonny. C’est une chance pour vous mais ça ne doit pas être simple à gérer au quotidien. J’espère que vous arriverez à trouver le juste équilibre pour ne pas rebrousser chemin.

Remington n’avait dit que quelques mots sur son vécu. C’était suffisant pour que le psychologue soit convaincu que le traumatisme engendré par la perte de ses parents était doublé par une adoption ratée. Inutile de demander plus de détails pour expliquer le résultat ! Bien entendu, si son patient souhaitait en parler plus longuement, libre à lui. A moins qu’il ne préfère revenir sur le sujet une autre fois. Ross avait bien compris que cet homme était un loup solitaire. Même s’il était avec Sonny, son caractère et ses habitudes ne pouvaient changer du tout au tout. Des choses importantes avaient été dites ; il fallait laisser le temps au temps pour que Remington les assimile afin de se battre contre ses vieux démons. C’était un homme intelligent et il ne faisait aucun doute qu’il se pencherait d’un peu plus près sur les sujets abordés ou autres points l’ayant poussé à consulter, lorsqu’il sera seul avec lui-même.

- Cette première consultation est terminée Monsieur Pillsbury. Je vous laisse le soin de me recontacter pour fixer un autre rendez-vous. Dit-il courtoisement.

Certains de ses patients tout comme la plupart des collègues de Ross trouvaient cette façon de procéder étrange. C’était tellement plus simple de fixer un nouveau rendez-vous en fin de séance. Oui mais jamais lors de la première consultation qui était souvent plus courte que les suivantes. L’écossais estimait qu’il ne devait pas imposer un suivi psychologique sans que le patient ait pris le temps de réfléchir. Pour rendre efficace une prise en charge, il était indispensable que le courant passe entre le médecin et son patient. Il fallait ensuite que ce dernier éprouve le besoin d’aller plus loin ; reprendre contact était la meilleure preuve de cette volonté.

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MessageSujet: Re: Rester prisonnier du passé empêche d'avancer, il faut s'en évader ! [Terminé]   Mar 11 Sep - 16:33

Ce sujet de discussion pouvait prendre des heures si on se lançait vraiment dedans. Comparer le passé avec le présent pour déterminer ce qui avait changé, évolué, empiré ou au contraire dont on avait tiré les erreurs à ne pas refaire. Pour le moment, j'avais seulement dit que je pensais qu'il n'y avait pas grand chose de changé, seulement les procédés et la médiatisation qui était beaucoup plus importante qu'auparavant. Monsieur le psychologue n'était pas d'accord avec moi. C'était son droit. Ce qui est intéressant avec les débats, ce sont les divergences d'opinion. Pour ma part, quand je me lance dans un, c'est juste pour le plaisir de trouver les arguments qui bloqueront mon interlocuteur. Après, que j'ai une réelle opinion sur le sujet ou non, c'était secondaire. Face à cette petite divergence d'opinion, je m'attendis à ce que le psychologue me sorte un argument choc. Et celui qu'il me sortit me laissa quelque peu dubitatif. Je m'attendais à mieux de sa part. Les hommes étaient moins nombreux auparavant. Pas faux. Mais bon, si on se lançait dans un calcul de pourcentages entre le nombre d'hommes sur terre par rapport aux nombre de meurtres, pauvres ou malades, je me demandais si le rapport entre le passé et le présent ne serait pas le même et donc les pourcentages à peu près équivalents. C'était un calcul à faire ou à chercher sur internet, cette grande toile qui recelait d'informations diverses et variées. A voir plus tard si l'envie m'en prenait.

Je ne relevais donc pas et la discussion se poursuivit. J'abordais mon enfance, évoquant quelques informations de base qui ne prêtaient pas à conséquences. Je sortais même quelques bêtises au passage sur un ton très sérieux, répondant à la nouvelle question qu'il venait de me poser. Ce n'était qu'en apparences, je me rendis compte que durant quelques secondes j'avais oublié que je me tenais en face d'un psychologue. Son cerveau était formaté avec l'expérience pour retenir des informations, les analyser et les interpréter rapidement pour ensuite ressortir un discours de base, mais qui dans la plupart des cas faisait mouche. Du peu que je dis, le psychologue devina que j'avais eu un manque d'amour durant mon enfance. Et puis ? Est-ce que j'allais pour autant me mettre à chanter que j'avais besoin d'amour et que je voulais des bisous et des câlins tous les jours ? Autant lui tirer une balle de suite dans la tête s'il espérait que je lui sorte une phrase de ce genre. Heureusement, il n'eut pas l'idée saugrenue de me sortir une telle chose, enchaînant dans sa petite analyse.

C'est qu'il était perspicace et loin d'être idiot ce cher psychologue. Beaucoup plus doué que celui que j'avais vu à l'armée. Il fallait le reconnaître. Il commençait vraiment à me plaire. Pas dans le sens où je désirerai faire du copinage avec lui, loin de là. Mais des discussions avec cet homme devaient donner lieu à de jolies joutes verbales. Voilà qui retenait mon attention même si quelques part, ça m'exposerait à ce qu'il en apprenne davantage sur moi. Je me posais alors la question de savoir si c'était risqué. Si je tenais compte du secret professionnel qu'il devait tenir, j'aurais tendance à dire que non. Sauf que nul ne sait ce dont est capable un homme, et encore moins un mutant. Surtout que celui-ci n'avait pas répondu à ma question pour savoir s'il avait déjà tué un homme ou non. Un être innocent, même psychologue, aurait répondu banalement oui. Mais lui rien, le néant. C'était suffisant pour m'en méfier même s'il m'attirait. Voilà qui devenait compliqué, ça commençait à s'embrouiller dans ma tête. Revenir au discours... Revenir au discours....

Améliorer le présent sans refaire le passé. Gérer les choses au quotidien en trouvant le juste équilibre sans faire demi tour. « Mais c'est que vous êtes doué.... » Il avait fallu que je sorte cette phrase. Pour quelle raison ? Je ne le savais pas moi-même. Moyen de flatter son égo, d'émettre une simple constatation, ou autre intention ? S'il vous plaît monsieur Mcgregor, aidez-moi, ma vie est un véritable chaos depuis le treize septembre. Et moi qui détestais le bordel, j'en étais pour mes frais. Malgré les efforts, quand ça s'améliorait d'un côté, d'un autre ça lâchait. Sonny avait découvert la pièce, ça avait cassé. Je décidais de faire des efforts en supprimant cette vilaine manie d'ôter les foies de ma vie, l'équilibre était de nouveau rompu avec l'annonce du grossesse. C'était le lot de tous les couples de subir ce genre de choses ? Non parce que je me posais la question et si j'avais eu la véritable intention de parler à Ross de ma vie privée, je lui aurais posé la question. Si j'acceptais le bébé, à tous les coups ça finirait par un nouveau coup dur. Pessimiste moi ? Non très peu, mais nous étions en décembre, noël approchait et je commençais tout doucement à ne plus tenir en place. A un moment ou un autre, je sentais que je ne réfléchirai plus rationnellement et que comme d'habitude ça viendrait de moi. Est-ce qu'à ce moment là je serai capable de le contenir ? Voilà encore une question sans réponse. Quand on consulte un psychologue, ce n'est pas pour trouver des réponses à ses questions et non pour en avoir davantage ? Mon cerveau allait finir en surchauffe à cette allure si je ne faisais pas attention.

Mais je fus sauvé, enfin mon cerveau et toutes les questions qu'il se posait le furent. Consultation terminée. Déjà ? Je ne m'étais pas vraiment rendu compte de l'heure. C'était bizarre d'arriver à perdre cette notion du temps à cause d'une simple discussion. Et puis, la consultation était finie et j'avais l'impression de m'être fait avoir. J'étais venu dans le but de tester et m'amuser avec cet homme. Sauf que ce n'était pas du tout ça qui s'était produit. Je pouvais mettre le terme échec sur cette entrevue. Un mat ? Oh non, il était hors de question que je perde cette partie que je livrais tout seul. « Je pense que je reviendrai en janvier ou février. Peut être bien janvier en fait, je crains que vous me manquiez si j'attends jusqu'en février. Et pour ne pas vous mettre non plus en tête que je rebrousse chemin dans nos tête à tête. » Qui ne devaient avoir aucune importance pour lui vu que ça ne changerait pas sa vie que je revienne le voir ou non. A part peut être s'il s'inquiétait réellement pour Sonny. Je me levais du siège sur lequel j'étais installé. La tasse de thé qu'il m'avait servi était toujours devant moi, et à présent elle devait être sûrement froide. Tant pis, ce n'était qu'une boisson de gâchée et ce n'était pas comme s'il allait s'offusquer du gaspillage de luxe. Je le saluais brièvement et poliment en gentille personne policée que je pouvais être quand je le voulais. Puis je sortis, empruntant l'allée que j'avais prise à mon arrivé, et jetant un œil aux alentours pour regarder un peu la propriété. Il me sembla apercevoir au loin un terrain de tennis. Sans doute qu'il y avait également une piscine. Quand on pouvait se payer l'un, l'autre devait probablement suivre. Je finis par rejoindre le portail, le franchissant pour regagner ma voiture et vaquer à d'autres occupations.

FIN

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Rester prisonnier du passé empêche d'avancer, il faut s'en évader ! [Terminé]

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