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 C'est l'histooooooire de la viiiiiiie ! [Terminé]

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Capucine

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MessageSujet: C'est l'histooooooire de la viiiiiiie ! [Terminé]   Mer 4 Juil - 9:49



29 novembre 2010 - 22h


Il n'y avait qu'un seul remède à l'amour : la fuite. Fuir, là était la seule chose que je désirais. Cela devenait une obsession, un besoin vital qui ne cessait de marteler mes tempes à longueur de journée. Je commençais à en avoir marre. Un trop plein de sentiments, trop plein de frustration et de désespoir. Je faisais tout pour m'en sortir, mais cela ne semblait jamais suffire à cette société pourrie. Et comme si cela ne suffisait pas, Wyatt continuait de me hanter. Pourquoi ne pouvait-il pas me laisser tranquille comme il le faisait réellement ? J'avais besoin d'oublier, je voulais ne serait-ce qu'une seconde penser à autre chose que le travail, les traitements et les mecs incapables ! Quand je regardais ma vie, je constatais que plus rien ne me retenait à Los Angeles. Je pourrais très bien m'enfuir que personne ne s'en rendrait compte. Lorsque l'on atteignait un tel niveau, pourquoi s'encombrer ?

Un regard autour de moi me fit comprendre que j'étais arrivée au port. C'était une destination comme une autre. Il me suffisait d'embarquer dans l'un des cargos pour quitter tout ceci et fuir mon passé. Ce n'était pas une attitude d'adulte, mais c'était la seule qui me semblait libératrice. La seule qui ne me ferait pas souffrir. Découvrir un autre pays, des gens nouveaux et rien qui ne me rappellerait ce que je tentais de fuir. Je m'assis sur le bord, laissant mes jambes pendre dans le vide. Mes yeux fixèrent l'eau sombre sans réellement la voir. Je pourrais fuir en sautant et en me laissant couler... Non. Je valais mieux que ça !

Pour me sortir cette stupide idée de la tête, je laissais mon dos retomber sur le sol pour regarder le ciel étoilé. Qu'est ce qu'elles étaient ? De simples boules de feu dans l'univers ou était-ce les grands roi des temps passés ? Voilà que je me mettais à ressortir du Roi Lion dans une telle situation. Ce n'était vraiment pas le moment de se refaire des dessins animés, si ? Je pourrais tout aussi bien citer du Roi Lion que du Mulan ! Cette courageuse chinoise qui quitte sa famille et sa petite vie tranquille pour s'enrôler dans l'armée à la place de son père. Elle avait non seulement survécu, mais en plus, elle s'était trouvée un mec et avait sauvé la Chiiiiiiiine !! Quelle fille pouvait faire ça dans la vie réelle ? Pas moi ! Au Blue Lake, je m'étais contentée de voler et d'aider ceux que j'étais censée combattre. Mulan n'aurait jamais fait ça, elle !


- « Moi aussi je veux sauver Los Angeles et retrouver un mec !!! Mulan, je te déteste !!!! », me mis-je à crier.

Puis, je me mis à rire comme une débile et je roulais par terre pour me mettre sur le côté.


- « Ça y est, je deviens folle... et encore plus maintenant que je me met à parler toute seule... Punaise, mais ferme là ! »
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MessageSujet: Re: C'est l'histooooooire de la viiiiiiie ! [Terminé]   Jeu 5 Juil - 21:23

Il n’y a pas eu grand monde au bar ce soir. Alors mon patron m’a laissé partir plus tôt. On est lundi en même temps, je me demande pourquoi il m’a demandé de venir. Surtout que j’ai cours demain matin à la première heure. En réalité, je m’en fiche un peu des cours, c’est juste un prétexte pour pouvoir rentrer chez moi un peu plus tôt. Et puis, en ce moment, j’ai un peu la tête ailleurs. C’est à cause de la soirée d’Halloween. J’ai fait croire à Callie que cela ne m’affectait pas outre mesure, mais c’était faux. Devant mes amis, devant ma colocataire, je fais comme ci de rien n’était. Je joue les hommes costauds mais je me pose énormément de questions. Sur les mutants, sur ce que Caleb m’a avoué il y a quelques mois et que j’ai d’abord pris pour des affabulations d’alcoolique. Non, tout cela était vrai. Moi, je me sens tout petit dans ce monde de mutant. J’aspire juste à une vie tranquille et un tant soit peu normale. J’veux juste plus jamais que la mairie nous invite à une fête pour se servir de nous comme cobayes.

Perdu dans mes pensées, je ne me suis même pas rendu compte que je longeais à présent les quais du port. Un coup d’œil à ma montre et je me rends compte qu’il est déjà vingt deux heures. Ou seulement vingt deux heures. Je ne sais pas vraiment comment considérer la chose et à vrai dire, je m’en fiche. Je suis sur le point de rebrousser chemin quand j’entends une voix s’élever dans le calme de l’endroit. Je reste un moment immobile puis décide d’aller voir. La voix semble appartenir à une femme. Et que ferait une femme seule dans un port la nuit ? A moins qu’elle soit une psychopathe ? Plus rien ne m’étonne depuis Halloween. J’avance un peu et finalement je parviens à distinguer ses paroles. J’écoute puis fronce les sourcils avant d’exploser de rire. Mulan ? Sérieusement ? Je ne suis pas un grand fan de Walt Disney. Sauf Le Livre de la Jungle avec Baloo et son improbable leçon de vie. Et si… ? Une vilaine, mais néanmoins drôle, idée me traverse l’esprit.

Je parcours les quelques mètres qui me séparent de l’inconnue. Quand je me rends compte qu’elle est allongée par terre, je m’accroupis à côté d’elle.

« C’est pas grave si tu parles toute seule parce qu’il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux. Il faut se satisfaire du nécessaire. »

Je pense qu’après ça, elle va me prendre pour un fou. Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai agi de la sorte en plus. J’aurais eu aussi facile de faire demi tour discrètement et de reprendre le chemin de l’appartement. Je n’ai pas envie de rentrer, je crois que cela vient de ça. Quand je suis dans le noir de ma chambre, ou de celle de Callie, les questions reviennent et m’assaillent. Et ce soir, j’ai envie d’autre chose. Je veux chanter des chansons de Disney avec cette nana que je ne connais pas. J’ai envie de squatter ce port jusqu’au petit matin et de jeter mon téléphone dans la baie si on m’appelle. Heu non, pas le téléphone. Ca coute cher ces choses là et je ne suis qu’un pauvre étudiant.

« Qu’est-ce qu’une fan de dessins animés fait toute seule, dans le port, à cette heure tardive ? T’as pas peur du grand méchant loup ? »

Bon là, c’est clair, elle va me prendre pour un psychopathe. En plus, j’suis même pas sur qu’il y ait un grand méchant loup dans les histoires inventées par Disney.
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MessageSujet: Re: C'est l'histooooooire de la viiiiiiie ! [Terminé]   Dim 8 Juil - 14:06

Crétin de Wyatt qui ne comprenait rien à rien ! Et puis pourquoi, je n'arrêtais pas de penser à lui ? Il était temps de me sortir de cette obsession malsaine qui me liait à lui. Allez zou ! Je le rayais mentalement de ma tête en espérant que ce serait suffisant et le jetais aux orties. Il n'existait plus, je ne connaissais même plus son nom, il était définitivement parti. Ou pas... Son image me revenait sans cesse en tête alors que je me mettais à délirer, tout seule comme une grande, sur le port en pleine nuit. Quelle idée d'ailleurs de se balader sur le port à cette heure ci ? Je cherchais réellement les ennuis. Une frêle jeune fille telle que moi ne ferait qu'attirer le regard de mecs louches dans ce genre d'endroit. C'était un appel au viol vu ma beauté désarmante.

D'ailleurs, il ne fallu que quelques minutes et un monologue pour pêcher dans mes filets, la première proie ou mon futur violeur. Drôle de violeur en plus. Certes, j'avais commencé avec les Disney, mais approcher une inconnue en chantant « il en faut peu pour être heureux », c'était assez... flippant. Il ne manquait plus que la chorégraphie pour que je parte en courant. Je me demandais si après cela, il n'allait pas me sortir un truc du genre : « Il faut que tu te satisfasses du nécessaire, donc moi. » C'est vrai qu'il n'était pas laid, repoussant, mais il manquait quelque chose pour que ça accroche. Peut être des yeux bleus... Oh, c'est bon ! Tu as dit que tu l'oubliais, alors tu l'oublies !

Toujours allongée sur le sol, je le fixais droit dans les yeux. Je souhaitais lui montrer que je n'étais nullement intimidée par son arrivée et ce, même s'il m'avait prise en flagrant délit de délires. C'est alors qu'il demanda les raisons de ma présence en ce lieu. Bonne question.


- « Et c'est dangereux un méchant loup ? Car moi j'aime le danger ! Je me ris du danger, ha-ha-haaa ! »

Oui, bon d'accord. J'aurais pu m'abstenir d'en rajouter une louche, mais maintenant que la machine à conneries était en route, il m'était difficile de l'éteindre. Il allait falloir sinon ce gars allait vraiment appeler l'hôpital psychiatrique le plus proche pour m'y faire enfermer. Ce serait peut être une solution d'ailleurs... Nourrie, logée, lobotomisée. Que rêver de mieux ? Je serais la plus heureuse du monde si tous mes soucis s'envolait à coups d'électrochocs.

- « Mais ce qui m'interpelle le plus c'est qu'un type puisse sortir le livre de la jungle en référence en technique de drague. Certes, je suis belle et on ferait tout pour m'accoster, mais là, j'avoue que tu gagnes la palme du type le plus bizarre. Pourtant, j'en ai croisé des types louches... »

A croire que ma vie trempait dans la bizarrerie. Il fallait dire aussi qu'être une anormalité génétique n'arrangeait pas les choses. Les autres êtres humains ne se rendaient pas compte de notre existence alors ils ne prêtaient aucune attention à ce qu'ils voient. Mais lorsqu'ils ne comprenaient pas pourquoi un gymnase aux normes prenait feu ou qu'un lac devenait subitement radioactif, il nous semblait évident qu'une histoire de mutant était derrière tout ça... Ces humains... Mon attention se reporta sur l'inconnu. Je me mis en position assise pour paraître moins mal polie que j'en ai l'air.

- « Et sinon, toi ? Qu'est ce que tu viens faire ici ? Tu veux prendre le premier cargo et fuir cette ville de cinglés ? »
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MessageSujet: Re: C'est l'histooooooire de la viiiiiiie ! [Terminé]   Mar 10 Juil - 20:44

Elle n’a pas peur du grand méchant loup. Ca tombe bien, moi non plus. En même temps, une fille qui rôde toute seule dans l’obscurité du port ne doit pas être trouillard. Je suis sur qu’il y a plein de types louches qui trainent sur les docks la nuit. Je ne sais donc pas qui de nous deux est le plus cinglé. Elle ou moi. Elle aime le danger ? Ca se voit qu’elle n’était pas présente à la soirée d’Halloween. Mon petit doigt me dit qu’elle changerait vite d’avis face à un Indiana de la Jungle complètement hors de lui. Je revois ses yeux exorbités, j’entends encore sa voix de fou furieux. A bien y réfléchir, on est pas passé loin de la catastrophe ce jour là. J’souris à sa réflexion et penche la tête pour la regarder dans les yeux. Elle est diablement jolie, cette petite brunette. J’me demande bien ce qu’elle fait là toute seule. Il y a des millions d’autres endroits à Los Angeles pour péter les plombs. Le problème, c’est que les autres sont plus fréquentés. Parler à Mulan dans un lieu bondé est l’une des méthodes les plus efficaces pour finir en hôpital psychiatrique.

« J’en sais rien. Ca dépend du loup je présume. J’ai jamais croisé de loup, en fait. Bizarrement, ils n’ont pas élu domicile à L.A. »

J’hausse les épaules. J’ai jamais eu à faire à un grand méchant, un de ceux qu’on voit dans les films. Mais je pense qu’ils sont réellement méchants et qu’eux aussi, se marrent devant le danger. Je peux pas m’empêcher de rire quand elle se jette des fleurs. Cette fille est vraiment à part. Mais alors vraiment. Au moins, elle ne se prend pas au sérieux et c’est rafraichissant. J’veux pas dire qu’elle est pas belle mais que c’est pas courant, les femmes qui vous balancent ça de but en blanc. Je m’assois à côté d’elle, mes jambes pendant doucement le long de la paroi bétonnée des docks. Mes yeux fixent l’horizon mais j’vois pas grand-chose, il fait tout noir.

« Le Livre de la Jungle, c’est en réponse à ta Mulan. D’ailleurs, c’est très étrange d’entendre quelqu’un parler à Mulan. Ca ne m’étonnes pas que tu attires que des types louches, si tu parles toute seule ou à des personnages de dessins animés. »

Je lui jette un regard en biais, un sourire moqueur aux lèvres. Elle n’a pas l’air méchante pour un rond mais c’est sacrément étrange de parler à des personnages de Walt Disney. Au loin, on peut entendre le bruit sourd d’un navire qui quitte le port. J’me demande où il va. J’me dis que j’aimerais bien embarquer. Enfin, j’embarque si Callie vient avec moi. Et comme je pense qu’elle aime bien vivre ici, je ne lui ai jamais posé la question en même temps, je vais rester ici. Ma nouvelle amie, elle par contre, veut fuir. Qui ? Quoi ? J’en sais rien et cela ne me regarde pas.

« Je suis là parce que j’étais dans la lune et que mes pas m’ont conduit ici. En fait, j’habite de l’autre côté de la ville. Je ne veux pas spécialement partir, ni spécialement rester en fait. Ici ou ailleurs, peut importe. C’est plutôt moi qui devrait poser la question, qu’est-ce qu’une jeune fille si jolie que toi fait ici toute seule, la nuit ? »

Réponse n°1 : Elle travaille ici et attends bien sagement d’avoir un cargo à décharger ? Non, elle n’a pas de chaussures de sécurité. Réponse n°2 : Elle débarque seulement d’un navire et se demande où elle va bien pouvoir passer la nuit ? Non, puisqu’elle veut fuir. Réponse n°3 : Elle va m’envoyer sur les roses pour être trop indiscret ? Ouais, j’crois que c’est ça. Qui voudrait se livrer à un type qui chante le Livre de la Jungle de toute façon ?
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MessageSujet: Re: C'est l'histooooooire de la viiiiiiie ! [Terminé]   Sam 14 Juil - 16:40

Me voilà en train de parler du grand méchant loup avec un inconnu... Finalement, je cherchais peut être les ennuis, mais diable, ce que les ennuis de ce soir étaient tentants. Ils ressemblaient à s'y méprendre à une invitation à la luxure... Si je n'écoutais pas cette petite voix au fin fond de ma tête, je lui aurais déjà sauté dessus. Mais les loups avaient effectivement envahis Los Angeles, contrairement à ce qu'il pensait. L'homme est un loup pour l'homme et la citée des Anges regorgeait de ce genre de spécimens plus ou moins assoiffés de chaire fraîche. Il suffisait d'avoir assisté au carnage du Blue Lake pour en être convaincu. La nature humaine avait montré son véritable visage ce soir là et je crois bien qu'il me serait impossible de l'oublier. Sous mes airs de jeune fille insouciante et forte se cachait une peur incontrôlable d'assister à nouveau à pareil spectacle. Tout ce à quoi j'aspirais maintenant était une vie normale. Seulement, le destin semblait en avoir décidé autrement car il m'avait mis quelques bâtons dans les roues sur le chemin menant au bonheur. Même si de temps à autre, l'espoir me faisait faux bon, il n'allait jamais assez loin pour que je fasse une bêtise. Mais revenons plutôt à notre loup du soir.

- « Généralement, il suffit qu'une personne dise cela pour qu'elle en voit un et personnellement, ce soir, j'aimerais bien éviter les ennuis. »

J'en venais à lui demander indirectement les raisons le poussant à m'accoster. Il aurait très bien pu m'entendre et passer son chemin, comme tout type normal aurait fait en présence d'une folle. Car il ne faisait aucun doute que j'en étais une. Venir ici et parler toute seule dans le noir ne devait pas rassurer les personnes qui passaient par là. Et sa réponse me fit doucement sourire puisqu'il se considérait comme un type louche. Pourquoi pas ? Je me prenais bien pour une folle. Une folle qui n'attendait plus rien de la vie et qui se contentait de s'en sortir. Si on lui demandait quels étaient ses projets pour l'avenir, ses envies ou ses espoirs, elle serait bien incapable de vous répondre. Elle pourrait vous parler du lendemain, peut être du surlendemain, mais c'est tout. Pour le moment, elle se contentait de se laisser balloter dans tous les sens tel un sac de linge sale dans une machine à laver en espérant que les tâches finiraient par partir un jour. Drôle de métaphore mais c'était la seule qui me venait à l'esprit...

Le jeune homme s'était assis à côté de moi alors que j'avais relevé le buste. Il ne manquerait plus que ma position lui fasse penser que j'étais prête à écarter les jambes à n'importe qui. Je n'étais pas une fille facile. Du moins, avant, je ne l'étais pas. Les choses avaient changé et ces derniers temps, j'avais tendance à me laisser aller. De toute manière, il n'y avait plus personne pour s'en offusquer. Qu'est ce que ça pouvait faire ?


- « Je te ferais signaler que tu n'es pas mieux et que tu viens de m'avouer que tu es un type louche. Si j'avais ne serait-ce qu'une once d'instinct de survie, je te planterais là, mais... »

Je fis une légère pause cherchant ce que je pourrais bien dire sans pour autant tomber dans le mélo. Rien de pire qu'une fille qui passe son temps à se plaindre surtout devant des inconnus. Allez encore un petit effort.

- « J'étais ici la première. Donc si tes intentions sont malhonnêtes et que tu es un gentleman, tu partirais en me laissant seule. », terminais-je en le provoquant.

Je cherchais peut être la petite bête, mais il savait à quoi s'en tenir en venant me parler. Alors qu'il ne soit pas étonné par mes manières venant d'une autre planète. J'étais une extra terrestre après tout. Puis, je me décidais à connaître les raisons de sa venue ici en lui posant une question directe. Peut être aurais-je plus de chances d'avoir une réponse ainsi. Ma curiosité redescendit d'un cran lorsqu'il me révéla qu'il était là par pur hasard. Alors Craig n'était pas le prince charmant que le destin m'envoyait pour me sauver ? Tant pis. Au suivant ! Et on se dépêche ! Seulement Craig voulait connaître les raisons qui m'avait poussé à venir ici. Bonne question...


- « Mon subconscient a répondu à mon envie de fuir. Il m'a amené ici sans que je m'en rende compte. »

Une fois encore, je fis une légère pause le temps que mon esprit fasse la liaison.

- « Si j'ai envie de fuir et que mes pas m'ont amené ici, peut être que toi aussi, tu as envie de fuir au fond de toi. Et cela nous ferait, au final, deux points communs. D'autres se marient pour moins que ça... Allez viens ! Direction Las Vegas et on va se marier devant un Elvis ! »

Je m'étais levée d'un bond, prise dans mon délire sans me rendre compte que je me retrouvais réellement au bord de la corniche. Quelle idiote ! Je sentis mon pied rater le sol et tombais dans le vide. Punaise, j'allais tomber à l'eau. Je tendis les bras en l'air pour tenter de me rattraper à quelque chose. Je sentis un anneau et m'y accrochais. Les pieds dans le vide, je regardais en bas. L'eau était légèrement agitée, mais j'étais certaine que je pourrais m'en sortir. Puis, je regardais en l'air et constatais qu'il y avait un mètre, peut être un peu plus... Je ne pourrais pas y arriver seule. Quelle crétine ! Ce n'était vraiment pas mon mois...
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MessageSujet: Re: C'est l'histooooooire de la viiiiiiie ! [Terminé]   Mar 17 Juil - 19:51

Mon interlocutrice parle de s’attirer des problèmes et instinctivement, je me retourne et regarde par-dessus mon épaule. Rien. Personne. Pas même un chien errant. Nous sommes seuls. Bon nombre de garçons auraient essayé de profiter de la situation. Imaginez vous, seul dans un port désert, avec pour seule compagnie une jolie jeune femme. Oui, elle est séduisante cette fille, même uniquement éclairée par les néons faiblards des lampadaires. Même sa peur, ou plutôt sa non peur, des grands méchants loups est touchante. Je souris et remarque alors qu’elle a l’air triste, cette nénette. Je ne sais pas pourquoi. Rien que le fait qu’elle se promène seule sur les docks me fait penser qu’elle est triste. L’endroit est moche, sombre, sale et mal famé. Qu’est-ce qui peut pousser une jeune fille à venir se perdre ici, sinon l’envie de fuir ? Et moi, qu’est-ce qui a bien pu me pousser à l’accoster, sinon l’envie de savoir pourquoi elle enviait Mulan ?

Je suis assis à côté d’elle et elle me fait sourire avec son histoire de type louche. Je ne suis pas, un type louche. Sinon, je lui aurais déjà sauté dessus, ou bien menacée pour qu’elle me suive je ne sais où. Un psychopathe l’aurait aussi probablement poussée dans les eaux froides du port. Elle aurait été retrouvée quelques jours plus tard, prise dans les filets d’un pêcheur, morte et toute dégoulinante. Non, je n’ai pas envie de l’entrainer en l’appâtant avec un bonbon, ni de la pousser à la flotte. Conclusion : Je ne suis pas un type louche. CQFD. Même si je viens tacitement de prétendre le contraire il y a quelques minutes. Ensuite, elle enchaîne sur l’instinct de survie qu’elle n’a pas. Je me tourne vers elle et la fixe, dans l’attente de la fin de sa phrase. Fin qui ne vint jamais, soit dit en passant. Je fouille dans ma poche, en extirpe un paquet de cigarette tout écrabouillé, en prends une que j’allume et que je coince immédiatement entre mes lèvres.

« Mais, quoi ? Tu ne fais pas partie de ces filles qui se trimballent avec des bombes lacrymo dans leurs sacs à main et dorment avec des armes sous leurs oreillers ? Je m’en suis rendu compte, tu te trimballes seule dans un port noir et désert. Et l’endroit est carrément flippant. » Je marque une pose et lui tends mon paquet de clopes raplapla. « Au fait, t’en veux une ? »

Okay, là on pourrait croire que j’essaie de l’amadouer avec une cigarette. C’est uniquement par politesse parce que si ça se trouve, elle ne fume même pas. Alors que les bonbons, tout le monde les aime, même elle j’suis sur. Donc, c’est plus facile d’attirer les gens avec des sucettes qu’avec des cigarettes. Tiens, ça rime en plus.

« Te laisser seule ? Que nenni ! Et imagines qu’un type louche, un vrai cette fois, débarque et te zigouilles ? Toute ma vie, j’vais me dire : Si j’étais resté, elle ne serait probablement pas morte. Ou encore : Si je n’étais pas parti, ce type ne l’aurait pas attaquée. J’ai que vingt ans, j’suis trop jeune pour me reprocher quoi que ce soit pour les cinquante prochaines années. Alors tu restes, je reste. Sinon, pars la première. »

C’est idiot ce que je viens de dire. Mais alors carrément débile. C’est une blague, bien entendu. J’espère la faire sourire un peu, je suis sur qu’elle est encore plus belle quand elle sourit. J’suis un médium, j’ai deviné pourquoi elle est là. Elle veut fuir. En même temps, c’était soit ça, soit elle est nouvelle et s’est paumée.

Elle se relève d’un bond et me parle d’un mariage à Vegas. Aller en bateau jusque là bas ? Las Vegas est au milieu du désert ! C’est elle qui est louche. Surtout se marier devant Elvis, c’est trop cliché. Pourquoi pas devant Rajon Rondo, c’est moins courant ! La scène se déroule au ralenti et je la vois basculer pour tomber dans l’eau. Sauf que je n’entends pas de splash. Dans un sens, je suis rassuré. Je n’ai pas à me mouiller comme ça. Surtout que j’ai même pas fini ma clope. Je m’allonge à plat ventre et la voit, pendouillant à un anneau sensé retenir les bateaux en temps normal.

« J’ai failli être veuf avant d’être marié. Allez attrapes ma main. »

Je finis tout de même par jeter ma cigarette à moitié fumée et j’attrape ses avant bras. Je lui laisse les mains libres pour qu’elle puisse attraper le rebord du quai quand je l’aurais suffisamment hissée. Je tire, elle pousse, je me mets à genoux et elle s’agrippe. Et là, comme dans les films à l’eau de rose où le héros sauve la fille dont il est épris, je glisse, tombe sur mes fesses et ma jolie inconnue m’écrase de tout son poids. Bon, elle est aussi légère qu’une plume et plutôt canon, donc ce n’est pas gênant. Allongé sous elle, je me contente de la regarder en souriant de toutes mes dents.

« C’est maintenant que t’es sensée me dire merci, non ? »
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MessageSujet: Re: C'est l'histooooooire de la viiiiiiie ! [Terminé]   Dim 22 Juil - 9:54

Mais je me sens seule et triste... Telle était la fin de ma phrase. Seulement, je ne pouvais pas sortir cela à un parfait inconnu. Je ne pouvais pas lui parler de ma faiblesse d'entrée de jeu, quitte à lui montrer que je ne savais rien faire d'autre que me plaindre. J'avais décidé de rompre avec Wyatt, j'étais venue ici, toute seule, comme une grande. Tous ces choix, c'est moi qui les avait fait et maintenant, je devais en assumer les conséquences. Mais alors pourquoi avais-je si mal si c'était ce que je voulais ? Pourquoi le souvenir de Wyatt me restait ? Il n'était pas bon pour moi, il m'était néfaste et pourtant, j'avais gardé son numéro de téléphone dans mon répertoire. Seulement, j'étais bien trop fière pour l'appeler et j'envisageais déjà de continuer cette bataille seule, sans personne. Aaron, Wyatt... Il se valait bien tous les deux.

Je refusais la cigarette qu'il me proposait tout en parlant de ma présence en ce lieu. Mais une fois encore, je préférais attaquer plutôt que d'expliquer. Pourquoi avais-je sans cesse le sentiment que l'on me faisait des reproches ?


- « Tu es bien là, toi aussi, malgré le fait que cet endroit est flippant. »

D'ailleurs, je lui fis tout un sermon sur sa présence ici et sur le fait qu'il devrait peut être me laisser seule. Après tout, il ne me devait rien et s'il n'était pas rassuré par l'endroit, je voulais qu'il sache que je ne le retenais pas. Mais sa réponse me surprit. Pourquoi réagissait-il ainsi ? Il ne connaissait même pas mon prénom, il ne savait rien de moi si ce n'est que je suis complètement cinglée. Alors pourquoi sentait-il le besoin de se montrer aussi protecteur envers moi ? Tout ceci aurait pu paraître risible, mais à l'instant, je n'avais aucune envie de rire. J'étais seulement touchée par tant d'attention, à croire que c'était rare ces derniers temps. Je souris gênée par autant de délicatesse.

- « Et si je tombais sur quelqu'un de louche en partant la première. Cela reviendrait au même non ? Donc, en suivant ta logique, il vaudrait mieux que nous restions tous les deux ici ou que nous repartions ensemble. CQFD. »

Je commençais à bien l'aimer ce gars. Je sentais qu'il faisait tout pour me remonter le morale alors qu'il n'y était pas obligé. Finalement, tous les mecs n'étaient peut être pas que des mufles. J'allais devoir creuser la question avant de retomber dans les méandres de l'amour. Je venais de perdre quelques plumes et je ne comptais pas recommencer quelque chose de sérieux avant longtemps. Je ne m'en sentais pas capable, surtout avec l'ombre du cancer au dessus de la tête. Peut être quand tout irait mieux si cela arrivait.

Je pris soin cette fois de mettre de côté mes pensées morbides et tristes de côté pour profiter de la compagnie du charmant jeune homme. Il m'avait déjà entendu délirer au sujet de Mulan, je pouvais bien parler d'un mariage à Vegas devant Elvis. Seulement, dans ma précipitation, je me retrouvais les pieds dans le vide, accrochée à un anneau. Je ne pouvais pas utiliser ma lévitation pour remonter, donc le seul moyen était de descendre. C'était sans compter l'aide de mon sauveur. Il me tendit la main pour m'aider à me remonter. Malheureusement, je me voyais mal tenir l'anneau d'une main pour la saisir. Il dû comprendre car il me saisit les avant bras pour m'aider. Je sentis les larmes me monter aux yeux devant tant de gentillesse. C'était peut être normal pour lui, mais je venais de passer la pire semaine de ma vie.

Je me sentis remonter et une fois sur la terre ferme, mes bras trouvèrent directement leur place autour de son cou. Je devrais au contraire, me relever et m'excuser pour ne pas lui imposer davantage mon poids, mais j'en étais incapable. Je demeurais ainsi, essayant de cacher la larme qui venait de couler le long de ma joue. Il me demandait des remerciements. Discrètement, l'une de mes mains quitta son cou pour essuyer l'intruse avant de le regardais. Nous n'étions séparés que par quelques centimètres et je perdis le contrôle. Mes lèvres trouvèrent les siennes. Ce baiser ne dura que quelques secondes, mais ce fut suffisant pour lui faire comprendre que j'étais touchée par sa présence et son geste. Je lui murmurais à l'oreille :


- « Merci »

Puis je mis ma tête sur son épaule de sorte que mon souffle caresse la peau de son cou. Je me sentais bien ainsi, même si je devais être lourde pour lui. Je profitais de cet instant de tendresse que cet inconnu m'offrait. Je n'avais plus de compte à rendre. J'étais libre. Je pouvais faire tout ce que je voulais, même si au final, ça finirait peut être par me détruire. J'avais besoin d'être proche de quelqu'un même si ce n'était que quelques instants.
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MessageSujet: Re: C'est l'histooooooire de la viiiiiiie ! [Terminé]   Lun 30 Juil - 20:52

Je souris quand elle refuse ma cigarette. Pour plusieurs raisons : premièrement, au prix où cela coute, je suis content quand les gens à qui j’en propose n’en veulent pas. Et deuxièmement, cela prouve que cette fille a opté pour un mode de vie sain, sans nicotine. Enfin, il ne doit pas être si sain que cela, sinon elle ne trainerait pas dans le port en chantant des chansons de Walt Disney. Peut être qu’elle se drogue ? Et dans ce cas, c’est encore plus nocif que la clope. Et même si c’était le cas, est-ce que cela me regarde ? Je dirais que oui, dans la mesure où je ne veux pas la laisser seule ici. Ou alors non, parce que je joue les preux chevaliers ce soir et si cela se trouve, je ne la reverrai plus jamais. J’en sais trop rien en fait. Finalement, j’me dis qu’elle n’a certainement pas envie que je fouine dans sa vie.

« Ca marche. Du temps que tu resteras ici, j’y resterai aussi. On va espérer qu’il ne se mette pas à pleuvoir, sinon on va être trempés. Pour le reste, on devrait passer une bonne nuit. »

Enfin, ça s’était avant qu’elle se relève, se tape un délire sur un mariage à Vegas et manque de tomber dans l’eau. Voilà qui me donne raison. Si cette fille reste toute seule ici, il va finir par lui arriver un malheur. Donc je vais jouer les chevaliers blancs, quitte à devoir me marier devant Elvis Presley. J’me précipite à son secours, je suis obligé de jeter ma cigarette à moitié fumée en plus, et lui attrape les bras pour la hisser sur la terre ferme. Elle n’est pas bien lourde cette demoiselle, heureusement sinon j’aurais eu l’air bien fin avec mes airs de Superman, si je me révèle incapable de lui porter assistance. Je la hisse vers moi et me rétame lamentablement sur le bitume, elle retombe sur moi.

L’incident aurait pu s’arrêter là mais il se passe quelque chose de bizarre. Elle reste là, allongée, elle a même passé ses bras autour de mon cou. Finalement, je ne pense pas qu’elle soit droguée, je pense juste qu’elle doit se sentir affreusement seule. Pourquoi ferait-elle un câlin à un parfait inconnu si cela n’était pas le cas ? Elle relève la tête, je la fixe. Elle est drôlement jolie. La tristesse façonne son visage d’une telle manière que j’ai une soudaine envie de la protéger de tout. Alors que je ne la connais pas, mais sa détresse me touche. A un point tel que je n’ai pas la force de la repousser quand elle pose ses lèvres sur les miennes et je me surprends même à répondre à ce baiser. Ses lèvres sont douces contre les miennes. Je n'aurais pas du pourtant, il y a Callie. Enfin, j’crois qu’il y a Callie. Je ne sais pas trop où on en est tout les deux. Pour l’instant, nous sommes simplement deux colocataires qui avons couché ensemble. Cela ne fait pas de nous un couple, si ?

Je sens le souffle de l’inconnue sur ma peau. C’est une sensation agréable. Je ferme les yeux et laisse mes mains se balader sur son dos. Je n’ose pas faire de gestes brusques, je ne voudrais pas l’effrayer. Et puis, si cela se trouve, nous n’allons pas aller plus loin que ce simple baiser. Peut être que c’est la tristesse et la solitude qui l’ont poussée à m’embrasser. Mais, je me laisse emporter par la situation et de temps à autres, mes doigts s’aventurent sous son tee shirt et caressent doucement sa peau. Au bout d’un moment, qui m’a semblé être une petite éternité, j’ouvre la bouche.

« J’ai le droit de savoir comment s’appelle la jolie demoiselle que je viens de sauver ? »

Ma voix n’est qu’un murmure alors que je susurre cette phrase à son oreille. Au passage, je laisse trainer mes lèvres le long de sa mâchoire. Je ne dois pas agir de la sorte, je ne dois pas profiter du fait qu’elle ait le moral dans les chaussettes. Les preux chevaliers n’agissent pas de la sorte avec les princesses.
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MessageSujet: Re: C'est l'histooooooire de la viiiiiiie ! [Terminé]   Jeu 2 Aoû - 16:56

Sauvée. Je l'étais grâce à ce parfait inconnu qui avait décidé de m'approcher alors que je délirais sur des dessins animés. Il était resté avec moi et m'avait tenu compagnie sans rien me demander en retour. Si j'avais été seule et que j'étais effectivement tombée à l'eau, aurais-je eu le courage de nager pour remonter à la surface ? Je n'en étais pas certaine. A tous les coups, je me serais demandée pourquoi faire autant d'efforts pour cette vie de souffrance ? C'est vrai ! Qui serait assez masochiste pour aimer ça ? Qui serait assez fou pour sourire à la vie alors qu'elle faisait tout pour vous mettre des bâtons dans les roues, qu'elle vous retirait tout ce à quoi vous tenez pour ne laisser que des regrets. Après réflexion, oui... J'aurais abandonné, il n'y avait pas l'ombre d'un doute.

Mais j'étais sauve, dans les bras de cet inconnu. Je respirais encore alors que mes bras enlacés son cou, toujours lorsque mes lèvres effleurèrent les siennes pour échanger un baiser. Merci... Il n'y avait rien de plus à ajouter. Je profitais de cet instant de chaleur humaine sans vraiment réfléchir à ce que cela pouvait signifier. Je ressentais seulement le besoin de rester sur lui, de le serrer dans mes bras et d'écouter son cœur battre. Ce n'était pas grand chose. Juste avoir l'impression d'être proche d'un autre, d'exister, d'être importante quelques instants pour quelqu'un. C'était le cas. Je sentais même ses doigts caresser ma peau sous mon tee shirt, mais je ne m'en offusquer pas dans la mesure où je sentais sa timidité à aller plus loin. Il fallait que je tombe sur un superman gentleman. Par cette définition, je devrais le fuir comme la peste car le dernier qu'il m'avait été donné de rencontrer m'avait détruite.

J'entendis la question qu'il me posait, seulement, j'ignorais si donner mon nom était une bonne idée. A quoi cela lui servirait de connaître mon nom ? Si je lui posais la question, il pourrait être capable de me promettre le mariage, les bébés et le chien pour pouvoir l'obtenir. Non quand même pas. Mais comment résister alors que ses lèvres caressaient ma peau, que ses mains se faisaient si rassurante ? Impossible.


- « Capucine... Et toi ? »

Mes mains se mirent également en action. L'une commença à caresser son cou alors que l'autre descendit lentement mais sûrement le long de son torse. Cette dernière trouva également sa place sous le vêtement. Il n'y avait plus de doute à avoir sur la suite des évènements. Je voyais toujours l'image de ce traître dans ma tête et j'aurais aimé qu'il voit ça pour lui faire mal, je l'aurais définitivement déçue. Je possédais l'étiquette de junkie, je me verrais seulement attribuer celle de traînée. Je n'étais plus à ça près et après ça, il me haïra et me laissera enfin en paix. Je méritais tout ça. Je méritais d'être aussi malheureuse. Alors autant plonger dans la spirale, non ? Le retour en arrière était impossible.

Je l'embrassais à nouveau, mais fougueusement cette fois afin de faire naître le désir nécessaire pour ce que j'envisageais. Seulement, un regard aux alentours me rappela de l'endroit où nous nous trouvions. Il allait falloir trouver un endroit plus approprié. Sans prévenir, je me relevais et lui tendis la main.


- « Suis moi »

Dans ce port, il devait bien y avoir un endroit tranquille où nous pourrions nous envoyer en l'air comme il faut. C'est dans cet optique que nous nous mîmes à la recherche d'un hangar, d'un container vide en nous chauffant l'un l'autre, nous embrassant avec passion. D'ailleurs, il nous fallut guère plus de cinq minutes pour trouver ce qu'il nous fallait. Je poussais Craig contre le mur du container avant de me jeter sur lui. Mes mains saisirent le bas de son tee shirt et remontèrent, lentement, en effleurant sa peau pour le lui enlever. Lorsque ce fut fait, mes lèvres s'attardèrent sur cette peau désormais nue avant de retrouver ses lèvres. Mes mains s'aventurèrent sur ses fesses, mais l'une d'elle fut plus gourmande que l'autre et trouva vite sa place sur sa virilité.
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MessageSujet: Re: C'est l'histooooooire de la viiiiiiie ! [Terminé]   Mar 7 Aoû - 20:54

Je viens tout juste de sauver une jeune demoiselle en détresse, qui ne semble pas pressée de quitter mes bras. Pourtant, je ne peux pas m’empêcher de penser à Callie. C’est bête, je sais. Surtout que si cela se trouve, ma colocataire ne pense même pas à moi. J’suis peut être qu’un mec comme les autres pour elle. Je ne pense pas qu’elle ait vraiment besoin de moi ou alors, elle ne me le fait pas ressentir. Pas que j’ai envie, ni même besoin, de me sentir indispensable mais j’aimerais savoir si je compte un peu pour elle. J’dois quand même compter un peu, sinon elle n’aurait jamais agi de la sorte après la soirée d’Halloween. La voix de la jolie inconnue qui me squatte me parvient aux oreilles et me sort de mes tergiversions. Finalement, je me dis que ma nouvelle amie ne serait pas ravie de savoir que j’en pense à une autre alors qu’elle vient de m’embrasser, baiser auquel j’ai répondu. Alors, je décide de sortir Callie de ma tête et de me concentrer sur Capucine. C’est joli comme prénom. Et Capucine, elle, a besoin de moi. Sinon, pourquoi resterait-elle allongée sur un inconnu ?

« Craig. » Je me contente de répondre, quand elle me retourne la question.

Je ferme les yeux alors qu’elle commence à me caresser. Je sens ses doigts parcourir mon torse, d’abord par-dessus le tee shirt puis en dessous. J’en frissonne. La situation est saugrenue et je sais ce qu’il va se passer, là sur ce bout de berge. Elle m’embrasse fougueusement et j’y réponds avec la même ardeur. Mes mains se font plus téméraires et je suis à deux doigts de lui enlever son tee shirt quand elle se redresse et m’ordonne de la suivre. Pas de soucis, j’la suivrai où elle veut. Du moment que ce n’est pas très loin. On parcourait le port, oscillant entre la recherche d’un coin tranquille à l’abri des regards et séances d’embrassades plus que bouillantes. C’est finalement Capucine qui trouve notre nid douillet pour la nuit. Un conteneur vide que les dockers n’ont pas pris le soin de fermer. Tant pis pour eux et tant mieux pour nous. A peine entrés dans cette boite métallique qui allait nous accueillir pour la nuit, je me fais projeter contre une des parois et arracher mon tee shirt.

Bien vite, j’inverse les positions. Je plaque Capucine contre la paroi et lui enlève son haut. Mes lèvres parcourent son cou, le haut de sa poitrine. J’aime le gout de sa peau, l’odeur de ses cheveux. Sa détresse la rend superbe. Elle me rend dingue, ses caresses me font perdre tout sens des réalités. Je reste un homme et je me sens irrémédiablement attirée par cette jolie inconnue. Même le fait qu'on pourrait nous surprendre ne m'effraie pas, cela fait grimper le désir en flèches. Je ne me connaissais pas sous cet angle. Bien vite, mes doigts s’aventurent dans le dos de Capucine et dégrafent son soutien gorge. Je le balance un peu plus loin et reprends l’exploration de son corps. Je dessine ses courbes avec mes mains, je l’embrasse avec passion. Le bouton de son pantalon finit par sauter. Je sais que le mien suivra bien vite.

« Si j’avais su que cela se terminerait comme ça, je t’aurais sauvée un peu plus tôt. »

Un sourire coquin s’étire sur ma bouche alors que je me fais une place entre ses jambes. J’aime la fougue de cette fille, j’aime ses mains baladeuses, j’aime même l’endroit plutôt insolite dans lequel nous nous apprêtons à nous abandonner l’un à l’autre.
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MessageSujet: Re: C'est l'histooooooire de la viiiiiiie ! [Terminé]   Sam 11 Aoû - 16:18

Je me sentais si mal, si désespérée que sans Craig, j'aurais très bien pu me laisser couler dans l'océan. Personne ne se serait soucié de ma disparition en fin de compte. Sonny aurait pu se poser des questions au début, mais que pouvait-elle y faire ? Pour Wyatt, j'imaginais qu'il sauterait de joie devant cette fin misérable. Il se dirait certainement que ça ferait une junkie en moins qui polluerait la Terre. Je sentais la rage monter en moi et j'essayais de la canaliser dans chacun de mes gestes. Si bien que le pauvre Craig se retrouva projeté contre le container. Il ne s'en offusqua pas à croire que la violence pourrait lui plaire. Mais pour éviter toute erreur, je pris sur moi d'être plus douce pour au moins lui retirer son tee shirt. Il dû sentir mon hésitation car il me projeta à son tour contre la paroi. Je le regardais par dessous, d'un air qui voulait en dire long et un sourire limite carnassier. Je n'allais en faire qu'une bouché.

Tandis que les lèvres de Craig se perdaient sur mon décolleté, mes mains descendirent jusqu'à sa virilité. Au départ, je me contentais de caresser au dessus de son pantalon, mais bien vite, je défis sa ceinture et déboutonnais son pantalon, laissant de ce fait, la place pour une main coquine. L'exploration de cette zone sensible se fit sans encombre et je trouvais facilement le joystick qui s'animait au rythme de mes mouvements. Vous ne vous êtes jamais posé de question sur la forme de la manette de la Wii ? Il fallait trouver un méthode d'entraînement lorsque les migraines féminines se faisaient trop récurrentes.

Craig cru bon de parler, mais bien vite je l'en empêchais par un baiser des plus fougueux. Je le mordis même à la lèvre. Après ce petit méfait, je me soustrayais à ses bras pour me reculer dans e container, faisant glisser mon pantalon le long de mes jambes. J'aimais me faire désirer, rendre les mecs totalement fou avant de m'abandonner.


- « Te sens tu capable de relever le défi ? »

Arrivé aux chevilles, je poussais d'un air nonchalant mon pantalon du bout du pied, comme si toute cette histoire était parfaitement normale. Bien sûr, il était normal de coucher avec un parfait inconnu. Il était normal de coucher avec un inconnu sur les docks en pleine nuit. Même si je savais que j'allais le regretter plus tard, je m'en moquais. J'en avais besoin. J'avais besoin de me sentir vivante, désirable. Chose qui n'était pas très courante ces derniers temps. J'avais plus l'impression de mourir à petit feu qu'autre chose. A la vitesse où mes cheveux tombaient, j'allais bientôt devenir chauve. Les nausées devenaient chose courante et je ne parlais même pas des crises. J'avais dû faire quelque chose pour recevoir une merde pareille. Quoi ? Aucune idée. Mais je le prenais comme une punition. Ce soir, je me vengeais. En pouvant séduire cet inconnu, je montrais que j'étais encore désirable malgré la maladie.

Lorsque Craig me rejoint, j'étais contre le mur du container. Mes mains glissèrent sur son torse avant d'aller se perdre sur son dos pour laisser nos corps s'épouser à la perfection. Il n'y avait plus de raison d'attendre, de reculer. Il était temps de commettre l'irréparable. En couchant avec Craig, je mettais un terme définitif à ma relation avec Wyatt même si je nourrissais aucun espoir de le revoir un jour. Le rideau tomba sur cette triste relation. Je sentis mon coeur voler en éclat et s'en aller une bonne fois pour toute. Il n'avait plus de raison d'être. Je n'étais la femme de personne. L'amie de peu de monde. Je n'étais que Capucine Rider, future cadavre.
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MessageSujet: Re: C'est l'histooooooire de la viiiiiiie ! [Terminé]   Mar 28 Aoû - 19:57

Je me demande bien ce qui peut pousser une jeune femme comme Capucine à s’apprêter à faire l’amour avec un parfait inconnu dans un conteneur, situé dans le port froid et pas accueillant pour un rond de Los Angeles ? Non, en fait, je me demande ce qui l’a amenée sur les docks en pleine nuit. Et ce que moi, je suis venu chercher ici. Bizarrement, alors que d’habitude je cours retrouver mon appartement, les bières du frigo et des programmes débiles de la nuit, ce soir je me suis égaré dans la ville. Oui, c’est ça. Ce soir, c’est la rencontre de deux inconnus égarés qui se joue. Moi, c’est parce que je me pose une multitude de questions sur les mutants, sur la soirée d’Halloween, sur ma relation compliquée avec Callie. Finalement, peut être qu’elle est compliquée pour moi mais pas pour elle. Il faut que j’arrête de faire marcher mon cerveau, il faut que j’arrête de tergiverser et que je prenne les choses comme elles arrivent. Ce serait drôlement bien, si j’arrivais un jour à agir de la sorte en ce qui concerne Callie. Pour le reste, je suis plutôt « Je m’en foutiste ». Je le suis même carrément ! Pourtant, je ne sais pas pourquoi, il a fallu que je parle. Et Capucine m’en empêcha bien vite d’un baiser des plus fougueux, qui eut pour unique effet de faire grimper la température d’un cran.

J’hausse un sourcil, la fixant avec un sourire en coin, alors qu’elle se débarrasse de son pantalon. Elle prend ça pour un défi ? Le jeu du Cap’ ou Pas Cap’ ? Ce serait un peu malvenu de plaider le pas cap’ alors qu’on est à moitié nus dans un conteneur, prêts à être surpris par n’importe quel docker qui viendrait prendre son service. Je ne me connaissais pas ces penchants mais je dois avouer que cette perspective en serait presque… Comment dire… Excitante ! Oui, voilà, c’est le mot adéquat. C’est la première fois que je m’apprête à m’abandonner à une fille dans un lieu public, une fête de campus ça ne compte pas, et je dois dire que ce n’est pas pour me déplaire. J’ouvre la bouche pour répliquer mais je me ravise, préférant l’embrasser à pleine bouche et la porter pour l’allonger délicatement sur le sol du conteneur. Celui-ci est dur et froid mais cela ne me gêne pas. Je suis enivré par le parfum de sa peau, par la douce chaleur qui émane d’elle. A ce rythme là, l’image de Callie s’efface peu à peu dans mon esprit pour laisser la place à celui de Capucine, ma maîtresse d’une nuit. Je sais qu’il me reviendra en pleine tête une fois cet instant de volupté terminé.

Finalement, après des baisers passionnés, des caresses toutes plus intimes les une que les autres et des mordillements ça et là, je me laisse complètement aller dans les bras de ma jolie inconnue. Enfin, je ne sais pas si inconnue est encore un mot approprié. Est-ce que je pourrai encore la qualifier comme telle après ce que nous sommes en train de faire ? Ca, j’en suis moins sur. Allongé sur le dos, je regarde fixement le plafond du conteneur. Je me grillerai bien une clope mais elles sont dans mon pantalon qui a atterri je ne sais où. Du coup, je résiste à l’envie grandissante de me tuer les poumons un peu plus et je me tourne vers Capucine. Une question me brûle les lèvres et je me demande si c’est le bon moment pour la poser. Parce que finalement, elle n’a pas clairement répondu à ma première question. Question simplissime pourtant. Je ne sais pas comment elle le prendra. Tant pis, je me lance. J’ai pas peur, j’suis un guerrier. Ou pas.

« Tu vas peut être éclairer ma lanterne maintenant que tu es bien détendue. » Un sourire déforma mes lèvres. J’espère que ma plaisanterie la fera sourire à son tour. « Qu’est ce qui a bien pu t’amener à trainer dans le port à cette heure ci ? »

Pas que j’en sois mécontent mais j’aimerais comprendre. Je veux comprendre tout sur tout, c’est un problème. Il ne faut juste pas qu’elle le prenne mal. Peut être qu’elle s’attendait à autre chose de ma part. Peut être qu’elle va se fâcher et se barrer avec mes fringues. Heeeu non… Je n’aimerais pas qu’elle fasse ça. Je baille, j’ai envie de dormir. J’suis un homme, après tout.
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MessageSujet: Re: C'est l'histooooooire de la viiiiiiie ! [Terminé]   Jeu 30 Aoû - 7:31

Cet échange passionné dans un conteneur avec un inconnu n'était pas pour me déplaire, même si une ombre planait au dessus de ma tête. Cette ombre m'était néfaste, cette ombre était ce qu'elle était. Une ombre et non une personne réelle qui m'avait promis que l'on passerait cette épreuve ensemble. A la première occasion, il s'était tiré. Comment était-il possible d'aimer autant une personne un jour et le détestait à mort le lendemain ? Si l'occasion de le recroiser sur le toit du lycée se représentait, il ne faisait aucun doute que cette fois, j'appuierais sur la détente. Oui... S'il osait revenir vers moi, je le tuerais. Peu importe le passé. Il m'avait trahi. Voilà la seule vérité. Je n'avais pas besoin de lui.

Allongée sur le sol, haletante, je me contentais de regarder le plafond à la recherche de ma respiration. J'espérais que Craig n'avait pas de petite amie quelque part. Il ne manquerait plus qu'elle vienne me réclamer des comptes alors que je n'étais au courant de rien. Je n'avais pas demandé, mais était-ce le genre de chose à demander avant, pendant ou après ? Après ne servait à rien puisqu'il était trop tard. Pendant serait l'équivalent d'une douche froide et ce serait cruelle. Oui, bon il aurait mieux valu poser la question avant alors. Mais comment résister ? A le voir si soucieux pour une inconnue c'est limite s'il n'a pas une pancarte autour du coup ou il serait écrit : « Je vais te protéger ». D'ailleurs, les mots qui suivirent finirent par me convaincre. Attention, conversation prise de tête.

Je me m'assis sur le sol, déposa mes lèvres sur les siennes avant de me relever. Je me mis à la recherche de mon pantalon et de mon tee shirt pour pouvoir partir au plus vite. Pourquoi allait-il tout gâcher en essayant de comprendre ma vie ? Nous avions eu chacun ce que nous voulions, cet acte sexuel n'était en aucun cas une demande en mariage. Je me rhabillais et me tournais vers lui.


- « Tu sais, tout ça, c'était sympa, mais tu n'es pas obligé de faire ça. T'as l'air d'être un gars bien, mais ce n'était que du sexe. Rien d'autre. On a eu ce qu'on voulait et t'es pas obligé de t'intéresser à ma vie. »

Très maladroit, mais il fallait ça pour au moins calmer ses ardeurs s'il en avait. Mieux valait prévenir que guérir.

- « Voilà... Merci et à un de ces jours ! », terminais-je en faisant un signe de la main.

C'était nul, mais c'était tout ce dont j'étais capable actuellement. Je sortis du conteneur et pris la sortie du port. Mes yeux n'arrivèrent pas à quitter l'eau jusqu'à ce que je ne fus plus capable de la voir. Qui sait, je reviendrai peut être ici.
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C'est l'histooooooire de la viiiiiiie ! [Terminé]

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