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 Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles [TERMINE]

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Capucine

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MessageSujet: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles [TERMINE]   Dim 1 Juil - 20:23

Vendredi 26 novembre – 19h30

Encore une journée bien remplie et celle-ci n'était pas prête de s'achever. Les jours se succédaient et se ressemblaient. Ils étaient tous aussi durs, sombres et inintéressants. Les temps heureux s'étaient enfuis avec le beau temps tel une hirondelle qui s'envole vers des contrées plus ensoleillées. Pourtant, Los Angeles n'était pas la ville la plus glaciale des Etats Unis. Mais depuis quelques temps, cette vie me semblait de plus en plus insipide et je n'en voyais plus le bout. J'avais été expulsée de mon appartement, j'enchaînais les petits boulots pour pouvoir payer mon traitement et s'il m'était donné d'avoir du temps libre, j'essayais de rattraper mon retard à l'université. Les fonds investis dans cette année ne pouvaient être récupérés alors je comptais au moins finir l'année, même si je n'allais plus en cours. C'était désespérant et démotivant. Qu'allais-je devenir ? Là était la question.

Pour le moment, je prenais les choses comme elles venaient et là, j'avais enfilé mon costume de serveuse. J'avais échangé mes horaires pour pouvoir prendre un autre job un peu plus tard dans la nuit. Comme le patron manquait de bras à cette heure-ci, je m'étais vite proposée. Certes, j'étais seule, mais il y avait peu de monde à cette heure. Les gens semblaient préférer le service de 20h pour enchaîner les bières. Moi je me contentais des diabolos menthe et des cafés. Rien de très excitant et cela me convenait très bien. Si je pouvais économiser mes forces pour pouvoir aller toujours plus loin, ce n'était pas plus mal. Seulement, là, je me faisais chier. Accoudée au comptoir, je regardais la télé sans vraiment la voir, attendant patiemment que mon service prenne fin. Sonny devait bientôt arriver pour prendre la relève. Oui c'était l'un des inconvénients à changer ses horaires. Je n'avais plus personne à qui parler. Mais vu mon état, il était peut être préférable que personne ne voit ma descente aux enfers. Surtout que les connaissant, ils ne comprendraient pas. Tout comme ils n'avaient pas compris que je puisse fumer autre chose que du tabac. Je les avais déçu tout comme ils m'avaient déçu. Que pouvions nous faire si ce n'est continuer nos vies chacun de notre côté ?

La sonnette de la porte d'entrée du bar retentit. Un client... Ne pouvait-il pas attendre le service de 20h comme les autres pour venir se saouler ? Quoique depuis ma scène de l'autre fois, les clients avaient tendance à me foutre la paix. A croire que l'incident avait fait le tour de la ville. Je recevais des pourboires corrects et on n'osait plus me toucher. Finalement, je devrais péter mon câble plus souvent. Je pris mon calepin à commande et me leva, prête à m'occuper du ou des clients. Seulement, il n'y en avait aucun. C'était Sonny. Que faisait-elle ici aussi tôt ? Son service ne commençait que dans 30 minutes et d'habitude, j'avais le temps de fuir avant son arrivée. Là, je ne pouvais plus reculer.


- « Salut. Tu arrives bien tôt ! Cet endroit te manque au point de venir avec 30 minutes d'avance ? Tu es toujours aussi étrange, miss extraterrestre. »
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Sonny Malone

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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles [TERMINE]   Lun 2 Juil - 17:05

Hey ho, hey ho, on s’en va au boulot… hey ho, hey ho, hey ho, hey ho…Cet air là, Sonny l’avait eu en tête toute l’après-midi. Comme d’habitude, celle n’avait pas envie d’y aller. Mais cette fois, c’était, comment dire… pire. Pourquoi ? Parce que ce serait la première fois qu’elle retournerait travailler depuis la désastreuse soirée de la semaine passée. Ce qui aurait dû, si elle avait bien compris, être une agréable soirée surprise entre jeunes avait viré à la bagarre et aux crises. Il y avait même eu une intervention des forces de l’ordre, comme on dit. Bref. Depuis ce jour, elle n’avait pas reparlé à Capucine et ne savait pas comment elle vivait l’après 20 novembre. Elle avait préféré ne pas l’appeler, pour ne pas rajouter d’huile sur le feu. Elle n’aimait pas quand on la forçait à parler alors qu’elle allait mal, Capucine devait être pareille sur ce point. Donc elle avait pris le décision de laisser du temps au temps.

Mais ce soir, elle verrait Capucine, elles devraient bien se parler. De ce qui s’était passé ce soir là, de la bagarre, de Wyatt, du joint, de son traitement. Elle ne pourrait pas esquiver, à moins de rester muette toute la soirée. Quoique, bornée comme pouvait l’être Capucine, elle en serait bien capable. Mais passons. Toujours était-il que ce vendredi là, Sonny était fatiguée. Elle ne s’était toujours pas résolue à parler de sa grossesse surprise à Remington alors qu’ils avaient déjà bien avancé sur la question de la maison qu’ils allaient achetée. Et elle avait ses partiels qui arrivaient alors elle mettait les bouchées doubles. C’était lui qui les lui payait et elle sentait sur elle le poids de la dette. C’était idiot, il lui avait dit qu’elle n’avait pas à la rembourser. Mais tout de même, il s’agissait de plus de 40 000 dollars. Alors il était hors de question qu’elle échoue. Donc elle bossait, dès qu’elle avait une pause. Le matin, elle avait bossé sans s’arrêter avant d’aller en cours. Mais là, elle n’en pouvait plus. Elle ne pouvait pas réviser avant de se rendre au bar pour bosser. Alors elle avait juste grignoté un petit quelque chose puis s’était rendue au bar en avance. Peut-être qu’elle discuterait avec les serveuses du service précédent, ou elle aiderait. Elle voulait juste voir du monde.

Mais au lieu de monde, elle ne trouva qu’un bar quasi vide et une serveuse brune qui venait de se munir d’un stylo. Encore une bombe. Il ne s’emmerdait vraiment pas le proprio. Mais étrangement, cette démarche lui rappelait vaguement quelque chose, ou plutôt quelqu’un. Et dès qu’elle croisa ses yeux et qu’elle ouvrit la bouche, il n’y avait plus aucun mystère. Juste une énorme surprise.

« Capucine ! Eh bien… pas que ça me manque mais, je voulais faire ma fayote et arriver en avance pour gagner des points auprès du proprio… ou manger des knackis avec lui… »

Beurk… image qui fait froid dans le dos. Mais d’abord, et elle ? Qu’est-ce qu’elle fichait là ?

« Et toi ? T’es en avance aussi ou tu as fait les frais d’un changement surprise de planning ? Ou alors… toi aussi tu as voulu manger la knacki du boss ! »

Et elle prit son air le plus outré possible. Conversation incompréhensible pour qui n’aurait pas suivi leur délire le jour de leur rencontre et pour elles, des images absolument abominables en tête… Puis elle prit place sur un tabouret avant de poser son sac sur le comptoir et de dévisager Capucine. Elle avait l’air d’aller bien. Mais les apparences ne sont que des masques. Son amie luttait contre un cancer et elle était peut-être toute seule. Elle aurait beau être forte, qui pouvait vraiment savoir ce qui se traimait réellement dans sa tête ?

« Deux choses, Cap. Premièrement, je croyais que c’était toi qui venait d’une autre planète, il faudrait savoir. Et deuxièmement, je te déteste. C’était moi normalement la brune la plus canon du bar… c’est dégueulasse d’être aussi belle avec cette couleur, c’est la mienne. »

Et en prime une petite moue boudeuse à laquelle personne ne croirait.

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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles [TERMINE]   Lun 2 Juil - 17:45

Il était préférable d'attaquer la première pour éviter de lui laisser le contrôle de la conversation. Nous ne nous étions pas reparlées depuis la soirée sympathique que Wyatt devait organiser. Ce fut un véritable fiasco et ce, à tous les niveaux. Mais tant pis. Je ne comptais pas m'appesantir sur ce sujet et j'espérais que Sonny en ferait autant. Cette soirée avait été suffisamment éprouvante pour ne pas la revivre une deuxième fois. La jeune femme avait toujours son mordant et une bonne mémoire. La référence au jour de notre rencontre me fit doucement sourire. Ce jour me semblait si loin alors que cela ne faisait un mois... Les choses avaient changé du tout au tout depuis ce jour. Je devrais en être triste, mais j'avais tellement de choses en tête, tellement de choses à faire que je n'avais pas le temps de m'en préoccuper. Je n'avais même ressenti aucune tristesse malgré les nombreux coups durs. Peut être étais-je que ma peau était devenue à l'épreuve des coups durs.

J'aurai aimé ne pas tomber sur Sonny ce soir, ni même un autre soir. Non pas qu'elle ne m'était pas sympa, juste que je ne désirais pas donner de nouvelles. Je comptais jouer les mortes encore quelques temps, sans mauvais jeux de mots bien sûr. Par contre, je ne pu garder mon visage impassible lorsqu'elle me parla de moi avec la knacki du boss. Un horrible frisson parcouru mon dos et je dû ravaler une nausée.


- « Tu as le chic pour mettre en appétit, toi... Nan, ce sont mes nouveaux horaires. J'ai pris un peu plus tôt car j'ai un autre job après et comme le boss avait besoin de quelqu'un pour assurer ce service là, je me suis proposée. Et ça... n'a rien à voir avec sa knacki. »

Deuxième frisson. Je préférais ne pas imaginer certaines scènes, mais hélas, il était trop tard. Les images défilaient déjà dans ma tête sans que je puisse arrêter leur déroulement. Si ça continuait ainsi, j'allais vraiment finir par gerber. Je suivis Sonny près du bar et repris ma place avant son arrivée. Bientôt, le contour de mes fesses serait ancré ou dessiné dessus. Mon regard se concentra ensuite sur la jeune femme, sachant pertinemment qu'une fois les banalités passées, nous commencerons à parler de choses sérieuses. Peut être que Wyatt s'était déjà plaint à mon sujet et de mon caractère exécrable ou peut être qu'il s'en fichait tout bonnement. Était-ce réellement important de savoir si celui-ci avait pris contact avec elle ? Pas vraiment car cela ne changerait au fait qu'il n'avait pas assuré au moment où il l'aurait fallu. Lui qui me promettait d'être compréhensif et de m'aider dans mes moments difficiles. Aujourd'hui, cela me faisait bien rire. Finalement, on était seul. On pouvait parler à des gens, apprendre à les connaître, cela n'allait pas plus loin. On naissait seul et on mourrait seul. Telle était la cruelle vérité.

Sonny prit un air faussement outrée et passa aux choses sérieuses. Ou pas. Elle pensait que c'était moi l'extraterrestre. Hmmmm. Pourquoi pas, je pouvais encore l'admettre et la seconde concernait la couleur de mes « cheveux ». Un sourire un peu forcé naquit sur mes lèvres. Après avoir jeté un rapide coup d'œil aux alentours, je soulevais doucement un coin de la perruque pour lui montrer mon crâne chauve.


- « Cette couleur me va mieux au teint que le crâne chauve. Il faut dire que la boule à zéro ne doit pas rapporter assez de pourboires pour payer mes cours à l'université. Donc autant investir dans une perruque. Je voulais montrer que je devenais intelligente et casser mon image de blondasse californienne. », terminais-je avec un clin d'œil.

Je n'étais pas très à l'aise avec ce sujet, mais peut être qu'en le prenant à la rigolade, cela nous permettrait de changer de sujet. Il faut dire que le jour où une poignée de cheveux m'était restée dans la main fut assez troublant. Pour ne pas ressentir le cocktail de sentiments que j'avais pu ressentir ce jour là, j'avais pris une tondeuse et avais tout rasé toute seule, comme une grande. Cette petite séance s'est faite sans cris, ni pleurs. On m'avait prévenu et je ne pouvais rien faire pour empêcher cela.


- « Et toi ? Quoi de neuf ? Tu as commencé à réviser pour les examens, j'espère ! »
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Sonny Malone

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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles [TERMINE]   Mar 3 Juil - 9:36

Alors, pourquoi miss Rider se trouvait-elle là à cette heure-ci ? Elle aussi éprouvait le besoin de fuir la solitude de son appartement et le stress des révisions ? Parce qu’elle était en socio et les examens allaient tomber pour eux aussi. Entre ça, la maladie et à n’en pas douter la situation avec Wyatt qui devait être tendue, peut-être avait-elle eu besoin de venir se cacher quelque part. Bon d’accord, se planquer sur son lieu de travail ce n’était pas une idée de génie, mais c’était la seule que Sonny avait eu ce jour-là. Et Capucine était là. Elle n’avait peut-être pas envie de parler, alors Sonny s’efforça de museler sa curiosité naturelle pour ne pas l’agresser en lui posant des questions délicates. Esquiver les sujets qui fâchent, ça a du bon parfois.

Parler de choses légères, sans conséquences et voir un sourire sur le visage de Capucine se transformer en grimace. Alors comme ça elle avait changé de service ? Mais avec qui elle allait chanter et danser comme si elle était une vedette de la chanson ? Avec qui elle chasserait les lépreuchauns. Coquille de calimero : c’est vraiment trop inzuste. Et pourquoi un 2e boulot ? Elle était autant dans la même panade financière que Sonny apparemment. Et encore, la française avait eu la chance de pouvoir compter sur Remington pour lui payer son année universitaire. Sans son aide, elle aurait abandonné. Capucine, elle, devait à tous les coups faire face toute seule. Bon, au moins, à cette heure-ci, le bar était plus calme. Pas de pauvres mecs bourrés vous pelotant à tout va, pas de filles ivres dénudant leurs seins au premier venu.

Elles auraient pu plaisanter longuement, se cacher derrière des bagatelles. Mais non, elles étaient deux filles pleines d’entrain mais frappées de plein fouet par la vie. Une enceinte qui ne voulait le dire à personne et l’autre malade. Et Sonny prit encore plus conscience du mal qui rongeait Capucine lorsque celle-ci souleva légèrement sa chevelure nouvellement brune, dévoilant la blancheur de son crâne. Alors le traitement en était là ? La chimiothérapie était une réelle agression et pour tuer un cancer, elle brisait le corps tout entier. Mais Capucine ne serait pas Capucine si elle n’était pas capable de puiser des ressources dans n’importe quelle situation, y compris les plus douloureuses. Et elle trouvait encore le moyen d’en plaisanter, suscitant un rire non voulu chez Sonny.

« Si en plus d’être plus belle que moi en brune tu deviens plus intelligente, alors là, je te tue. »

Comme si elle Capucine était bête. Ce serait mal la connaitre que de le croire. Et sa force était perturbante. Sonny ignorait vraiment si elle aurait supporté tout cela, si elle avait eu un cancer et pas Capucine. Déjà qu’à 15 ans elle avait pleuré toutes les larmes de son corps parce qu’elle s’était retrouvée avec une coupe au carré, elle qui avait toujours eu une longue chevelure noire. Ça aurait été insupportable pour elle. L’américaine la tira de ces étranges pensées en la ramenant à la réalité de la vie. Les partiels !!! Le mal incarné ! L’horreur ! Là où le sadisme des profs se révèle et où tout le monde comprend qu’ils veulent juste se venger de tout ce qu’ils ont dû faire pour avoir leur job.

« Je veux pas y alleeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer ! »
, se lamenta Sonny en feignant de pleurer et en posant son front sur le comptoir.

Pourtant, elle avait bossé, elle était même en avance sur le programme car en France, elle avait déjà deux ans d’études validés derrière elle, mais l’administration de l’UCLA ne l’avait acceptée qu’à condition qu’elle refasse sa deuxième année… Bande d’arnaqueurs. Enfin bref.

« En plus j’ai eu mes dates. Les 4 et 5 à 14h… Et tu sais quels jours ce sont ? Un samedi et un dimanche ! Non mais sérieux ? Quelle bande de saligauds font ça ? On dort le samedi et le dimanche. C’est une loi, un commandement ! ça devrait être écrit dans la constitution même ! En plus faut que je vois si notre cher et tendre patron veut bien que je change mes horaires sinon ça va être fun d’enchainer boulot + exams. »

Et elle ne voulait pas se planter. Elle ne voulait plus perdre de temps et surtout, elle ne voulait pas gaspiller l’argent de Remington. Elle avait comme une dette morale maintenant. Mais bon, entre Genome et les visites pour trouver une maison, elle avait tellement de choses à penser.

« Alors oui, j’ai déjà commencé à bosser, mais j’ai pas la tête à ça en ce moment. Et toi, entre tes boulots, tes séances de chimio et tout le tralala, tu t’en sors ? Et je sais que c’est pas vraiment la bonne période mais je sais ce que c’est que de rentrer et de se retrouver toute seule dans sa minuscule chambre, alors si tu as envie de sortir de temps en temps. Je suis là. Enfin, si tu as envie de traîner avec une extraterrestre… »

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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles [TERMINE]   Mar 3 Juil - 10:48

Plus intelligente que Sonny ? Je l'étais déjà, non ? Bon d'accord, je devais avouer qu'elle se défendait pas mal la bougresse. Pour étudier la littérature française, il fallait un minimum vital d'intelligence et une absence totale d'instinct de survie. Cette description convenait tout à fait au profil de Sonny.

- « Alors tue moi tout de suite. », dis-je avec avec un sourire espiègle.

Pourquoi se prendre la tête ? Nous pouvions bien oublier notre vie misérable pour parler de choses plus agréable telle que le niveau de notre intelligence qui dépendait de la couleur de notre chevelure. Mais non, car le seul sujet qui me vint à l'esprit fut d'évoquer l'approche des examens. Je devenais réellement terre à terre, sans cesse concentrée sur la prochaine étape à franchir. Alors que certains feraient tout pour combattre le cancer, je menais ma bataille sur deux fronts. Ce n'était pas raisonnable, seulement, j'avais besoin de m'occuper l'esprit. Je ne désirais pas avoir assez de temps libre pour regarder ce qu'était devenu mon présent et ce que serait mon avenir. Il valait mieux pas, sinon autant prendre un ticket pour la section psychiatrie. Je n'étais déjà pas saine d'esprit à la base, alors si j'aggravais mon cas, on ne pourrait plus rien faire pour mon cas. Mais qui ça dérangerait ? Personne, en fin de compte... Je pouvais tout aussi bien devenir complètement folle, personne ne s'en soucierait. Ça faisait mal de le penser, mais telle était la réalité.

Sonny me fit savoir qu'elle ne voulait pas aller aux examens. Quel étudiant voulait sérieusement passer des examens ? Même les intellos redoutaient cette épreuve, alors les autres... A part ceux qui s'en foutaient, je ne voyais pas qui le voudrait. Elle me donna également ses dates de passage et je ne pu que compatir. Oui, la date fatidique se rapprochait dangereusement. Fait braire, je suis vraiment pas à jour dans mes révisions. Avec tous ces boulots et la fatigue, je finissais la plupart du temps par m'écrouler à la deuxième page. Sonny alla même jusqu'à dire que les samedi et dimanche devraient être considérés comme jours sacrés pour dormir.... Depuis une semaine, je n'avais plus du tout la même vision des choses. Je l'écoutais sans pour autant la reprendre, car cela ne servirait à rien si ce n'est l'inquiéter sur mon cas. Elle voudra me faire parler, elle s'appitoyerait sur mon sort et ça je ne le voulais pas. Je faisais tout pour me battre, si quelqu'un venait à... Je n'arriverais pas à garder le sourire que j'affichais depuis une semaine. A répondre, « je vais bien et toi ? » quand on me demandait comment ça allait. Car en te posant cette question, les gens n'attendaient pas de réelles réponses. Elle existait par simple politesse.


- « T'es brune d'origine. Ça ne peut que bien se passer ! »

Voilà comment dédramatiser la situation sans pour autant glisser dans le personnel. Je commençais à devenir forte à ce petit jeu. Si ça continuait, je pourrais devenir experte en la matière et peut être même donner des cours ! Dans la mesure où cette qualification n'existait pas encore, je n'aurais aucun examen à passer et hop ! L'affaire était pliée ! Par contre, Sonny n'avait pas la tête à ses révisions. Que se passait-il encore ? S'était-elle disputé avec son homme depuis la dernière fois ? Mais elle passait encore à moi et comprenait à quel point c'était étrange de retourner dans sa petite chambre... Au moins, elle en avait une.

- « Moi ça va, mais je ne pourrais pas sortir. Tu sais ce que c'est, boulot et révisions. Tu rentres, t'es trop nase pour vouloir sortir. Mais plus tard, pourquoi pas. »

Comment caser dans mon emploi du temps Sonny alors que j'avais déjà dû mal à jongler avec mes différentes responsabilités ? Comment pouvais-je songer à m'amuser avec cette épée de Damoclès ? J'étais foutue. Je n'y arriverais jamais.

- « Mais toi, tu sembles avoir des soucis. Un problème avec ton mec ? Pour que tu n'ais pas la tête aux examens, ça ne peut qu'être une histoire de mec. Bof, de toute façon, tous des incapables ceux là. »

Oups.... Je n'avais pas pu retenir ce petit commentaire. Me voilà en train de faire une généralité à cause d'un seul. Il fallait dire que celui là m'avait vraiment donné l'impression d'être une moins que rien, une simple junkie. Je l'avais soutenu après qu'il ait tué un homme et moi je m'étais faite prendre à fumer un joint, c'était la fin du monde. Je l'avais déçu... Sans que je comprenne pourquoi, je sentis une larme rouler le long de ma joue. Putain ! Fais chier ! D'un revers de la main, je l'essuyais et me levais.

- « Puisque t'es là, je peux te laisser gérer la suite ? J'aurais plus de temps pour me rendre à mon autre job. En tout cas, ça m'a fait plaisir de papoter avec toi. »

Quelle fille stupide j'étais ! J'étais faible et pleurnicharde, incapable de se gérer elle même. Pourtant, quand il faut, il faut ! C'est pas Sonny qui allait me faire avancer !
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Sonny Malone

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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles [TERMINE]   Mar 3 Juil - 13:11

D’un face à face sous-titré La Blonde Californienne VS La Brune Franco-américano-colombienne, elles étaient passées à une rivalité de brunes intellos. Parfaitement normal. Enfin… normal pour la relation Capucine-Sonny, parce que des gens qui ne les connaissaient pas les prendraient certainement pour deux débiles. Mais deux débiles qui dissertaient sur les examens. Un peu de sérieux tout de même !

Mais enfin, le plus important était que tout aille bien. Et ça n’était pas le cas. Capucine et Sonny n’avaient pas atteint ce stade de l’amitié qui fait qu’au moindre mot, à la moindre intonation l’on devine que l’autre va mal et où l’on sait exactement quoi dire ou quoi faire. Pire encore, elles n’étaient pas amies au point de se confier les problèmes graves. Voilà pourquoi elles jouaient au chat et à la souris, une question trop perso ? Hop ! une feinte à gauche et le tour était joué. Et il y avait un peu de ça dans le refus de Capucine de sortir. Un peu seulement car Sonny savait que les contraintes matérielles étaient réelles. Oui, c’était harassant de mener vie-études-boulots de front. Crevant. Et elle chérissait son lit plus que tout en rentrant le soir. Son cher et tendre lit… moelleux, chaleureux, doux… Stop, on arrête de fantasmer sur son lit et on se reprend !

Ah... et il allait falloir se reprendre plus vite que prévu car Capucine trouvait le moyen de s’inquiéter pour elle et de lui parler de Rem. Comment avait-elle deviné ? Ah oui, le « pas la tête à ça ». Apprendre à contrôler ce qui sort de sa bouche, voilà ce qui allait passer en tête de liste des choses à faire pour Sonny. Et parler de Rem avec Cap c’était… bizarre. Elles n’étaient pas encore assez proches pour parler de ces choses là. Quand elle l’avait revue au début du mois, Sonny avait bien dû dire à sa collègue qu’elle avait rompu, d’une part à cause de Wyatt qui n’allait pas tarder à se foutre d’elle, si ce n’était déjà fait, et parce qu’elle avait été plus que morose et chiante ce week end là. Par contre, elle ne savait plus si elle lui avait dit qu’ils s’étaient réconciliés depuis. Tenir une liste de choses qu’on raconte et surtout à qui on le raconte. Nouvelle chose à faire pour Sonny.

Par contre, étant donné que ça n’allait pas fort dans son couple avec Wyatt, avait-elle le droit de lui dire qu’elle allait s’installer avec « son mec », comme elle disait ? Ce serait un peu cruel. Quant à sa grossesse qu’elle avait découverte depuis moins d’une semaine, elle ne voulait pas lui en parler, elle n’en parlerait à personne tant que le premier intéressé n’était pas au courant. Que faire ? Bon, ça ne servait à rien de mentir après tout.

« Non, pour une fois on ne s’est pas engueulés. C’est rare quand ça nous arrive, de ne pas nous prendre la tête mais pour une fois, tout va bien. En fait, je ne sais plus si je te l’ai dit mais on s’est réconciliés et en fait, on cherche même à s’installer ensemble. Donc en plus des boulots, des cours et des révisions, il faut se farcir des maisons. Et les hommes... ça peut être casse-pieds sur ce point. »

Allez, vite, on change de sujet parce que Sonny ne voulait pas remuer le couteau dans la plaie. Parce que Cap en avait gros sur le cœur. Cela s’entendait dans sa phrase, dans son intonation. Wyatt l’avait déçue. A cause du raté de sa capacité ? A cause de sa réaction sèche quant au joint ? Oh là… une larme sur ce visage. Et une tentative de fuite.

« Minute papillon ! » cria Sonny en lui attrapant le poignet pour l’empêcher de mettre les voiles. « Ecoute-moi bien. Je sais que tu n’es pas une droguée. Je connais la marijuana médicinale. Je pense que ça l’a juste surpris, et qu’il n’a pas compris à quel point tu souffrais et que tu avais besoin d’aide ailleurs. Ailleurs qu’avec lui. Ensuite… tu ne bouges pas d’ici, sous aucun prétexte sinon je te jure que je me vengerai et que je suis la pire chieuse que tu aies jamais vue. Pas bouger ! Je reviens dans 5 minutes. »

Elle sortit du bar non sans avoir fait un signe à Cap qui disait « Sonny Malone is watching you ». Elle avait un plan en tête et pour le mettre à exécution, elle avait besoin de se rendre dans une boutique à quelques pas de là. Quand elle revint, elle affichait un sourire satisfait de la connerie à venir. Et dans ses mains, elle tenait quelques feuilles… qu’elle alla accrocher sur les cibles pour les fléchettes, dans un coin du bar.

« J’ai une photo pour chacun de mes contacts dans mon portable, donc une imprimante et hop. Bon, il n'y a pas tout le monde, hein, mais c'est déjà ça. Je te présente Rem, mon copain. Jayden, qui est censée être ma meilleure amie et accessoirement sœur adoptive de Rem qu’elle déteste, Monsieur Patron, qu’on adore et qui nous adore comme tu le sais. Et Wyatt. »


Puis elle approcha de Capucine en lui tendant un jeu de fléchettes.

« J’ai besoin de me défouler et toi aussi… »

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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles [TERMINE]   Mar 3 Juil - 13:47

Apparemment, je m'inquiétais pour rien. La vie de Sonny semblait avoir retrouvé toute la stabilité qu'elle méritait et j'en étais sincèrement heureuse. C'était une fille bien qui devrait pouvoir se la couler douce après ces années de galère. Elle ne m'avait rien dit sur son passé, mais les stigmates que l'on pouvait par moment apercevoir au travers d'un regard triste étaient suffisants pour en être convaincue. Je le savais car ce même regard, je l'avais de temps en temps. Moins quand j'étais aux côtés de Wyatt, mais récurrents depuis la semaine dernière. Ils envisageaient de s'installer ensemble au point de trouver une maison. Pour le coup, j'étais abasourdie. Son mec, c'était Crésus ? Elle savait y faire la petite Malone. Non, plus sérieusement, j'avais envie d'en savoir plus comme si je voulais vivre par procuration. Ma vie amoureuse était un désastre, mais partager le bonheur de mon amie suffisait à me rendre heureuse. Bien sûr, la douleur était également présente, mais j'essayais de la contenir. Du moins, je le pensais. Dès que je sentis les vannes sur le point de s'ouvrir, j'envisageais la seule chose que je savais faire : fuir.

Il était tellement plus simple de fuir que d'affronter sa propre souffrance, tellement plus facile de penser à autre chose, de s'occuper l'esprit pour ne pas penser à la plaie béante sur mon cœur. Je n'étais pas la première à passer par là et sûrement pas la dernière. Mais j'avais ma fierté et je n'aimais pas faire étalage de mes sentiments sur la place publique. Même si le seul témoin n'est autre que Sonny. Elle était gentille, avenante, mais je ne voulais pas l'embêter avec mes emmerdes. Surtout qu'elle était sur le point de devenir la demie sœur de Wyatt, je n'allais me plaindre de lui. La jeune ayant toujours voulu faire partir d'une famille, je ne pouvais me résigner à lui enlever un frère avant de l'avoir eu. Sonny me pris par le bras pour m'empêcher de fuir et tenta de le défendre. Trop tard ! Il n'y avait plus rien à réparer.

Puis, elle m'abandonna en me faisant promettre de ne pas bouger. Je hochais de la tête et me rassis sur mon tabouret. Qu'était-elle partie faire ? Je levais les yeux au ciel, tout en essuyant mes joues. Pfffff, ça aurait pu attendre deux minutes plus tard avant de se mettre à couler. Ainsi, Sonny ne l'aurait même pas remarqué et tout irait bien dans le meilleur des mondes. Au bout de quelques minutes, elle revint.


- « Tu sais que de junkie, je viens de passer à chien ? Ton « Pas bouger ! » était très vexant et n'aide pas vraiment à me remonter le moral »

Je la vis se diriger vers les cibles et m'expliquer qu'elle avait des photos pour chacun de ses contacts. Ohhhhh, d'accord. Elle me présenta les différentes cibles. Seulement, une ne me convenait pas... Je me levais et sans un mot dire, je pris la photo du patron et la déchirais.

- « Je pense que nous avons épuisé nos chances avec lui. Il vaudrait mieux ne pas en rajouter... »

Je décidais enfin de relever la tête pour la regarder droit dans les yeux et repris.

- « J'ai vraiment besoin de ce job, Sonny. Je peux pas me permettre de refaire une bourde. »

Je m'en voulais de lui gâcher son plaisir. Surtout qu'elle avait pris la peine d'imprimer la photo et que je venais d'en déchirer une. Si je continuais à jouer les rabats joies, même elle finirait par me lâcher. Je pris les fléchettes que Sonny m'avait tendu, m'éloigna et commença à viser. Il n'y avait qu'une seule personne que je détestais dans ce lot et bien sûr, je ne comptais viser qu'elle. Il fallait que je reste concentrer pour faire mouche !

- « Cesse de me détruire ! »criais-je avant de lancer la fléchette

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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles [TERMINE]   Mar 3 Juil - 13:47

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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles [TERMINE]   Mar 3 Juil - 16:41

Pour fuir, Sonny était une championne. Elle connaissait toutes les stratégies pour échapper à des discussions délicates. Enfin, avec elle c’était tout ou rien. Soit cela virait à l’engueulade mémorable et les dernières en date étaient celles avec Jayden et celle avec Wyatt, au bar, soit elle esquivait. Purement et simplement. Lâche, mais efficace. Donc, ne pas parler des problèmes financiers ou des états de santé, que ce soit de Capucine ou de Sonny. Trouver une bêtise à faire pour détourner l’attention. Et ses neurones avaient trouvé. Bon, pour les victimes, il avait fallu faire un choix. On évite Ingrid et Anne car elle n’avait aucun problème avec elles, bien au contraire. Idem pour Ryan, Jessie, Kensie. Finalement, ça se limiterait à leur patron, à Remington parce qu’il l’avait mise en cloque (oui, Sonny savait bien qu’il fallait être deux pour se retrouver dans cette situation, mais s’ils n’avaient pas rompu, elle l’aurait su plus tôt et pas si près de ses exams et pas maintenant qu’elle avait intégré Genome… mauvaise foi féminine, et alors ?), à Jayden parce qu’elle lui en voulait de ne pas comprendre et d’avoir tellement changé, et à Wyatt. D’une part parce que cela ferait du bien à Capucine et d’autre part parce que Sonny avait déjà des papillons dans le cœur à l’idée de percer la langue bien pendue de son nouveau frère.

Plus de larme, il fallait sortir cette colère et cette souffrance. D’une manière ou d’une autre. Et cette fois, ce serait par les fléchettes. S’il fallait secouer Capucine, eh bien soit, Sonny le ferait. Pas de condescendance mal placée, ça ne l’aiderait pas le moins du monde.

« Alors arrête de faire ta mine de chien battue et montre-moi ce dont tu es capable ! »


Oui c’était petit. On lui aurait dit une chose pareille trois semaines auparavant alors qu’elle était au plus mal, elle aurait juste tué son interlocuteur insensé. Mais là, ce n’était pas elle qui s’enfonçait. Elle n’était certes pas au mieux de sa forme, rongée par la culpabilité, mais il fallait aider Cap d’abord. Cap qui avait encore bien la tête sur les épaules.

« Ok, tu as raison, le patron, c’est pas une bonne idée, en plus il n’attend que cela de me virer. Mais aller, fais-toi plaisir. Maintenant, ne te sens pas obligée de défigurer Remington… je sens que ma maladresse légendaire s’en chargera très bien toute seule. »

Et pourtant, elle n’était pas en colère contre lui. Les choses allaient plus que bien. Mais elle était en colère à cause de ce secret… de ce test positif… de sa trouille… de la perspective de devoir lui dire et affronter son regard… de cette sensation que tout allait changer… de son indécision quant au fait de mener ou non cette grossesse à terme.

Et Capucine cria en lança sa fléchette comme si elle voulait s’exorciser d’un mal. Ça, sans vouloir être méchante envers Ross ou Sarah Wouns, c’était mille fois plus efficace qu’une séance chez un psy. Et paf ! Wyatt se retrouvait avec une belle fléchette entre les deux yeux. Cela lui donnait une drôle d’allure, mais c’était plutôt marrant.

« Joli coup. Tu es vraiment douée, miss. Loin de moi l’idée d’être ton ennemi. Allez, à mon tour maintenant. »

Viser ou ne pas viser ? Telle est la question. Non. Elle ne viserait pas. Ces trois personnes lui apportaient du bien et du mal. Elle aimait Rem mais ne savait pas quoi faire son enfant. Elle était amie avec Jayden mais souffrait de ses réactions parfois illogiques. Elle avait confiance en Wyatt, mais il faisait du mal à Capucine. Et se retrouver au milieu de deux êtres qu’on aime, c’était dur.

« Je ne veux plus me battre ! »

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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles [TERMINE]   Mar 3 Juil - 16:41

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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles [TERMINE]   Mar 3 Juil - 17:21

Après lui avoir fait ma réflexion sur sa capacité à me traiter en chien, je reçus une autre pique. Elle me cherchait vraiment là, non ? Allez dites moi que je peux lui en mettre plein la figure... S'il vous plaît ? Pffff, vous êtes pas drôles. Puisque répliquer semblait poser problème, je me contentais de grogner après Sonny en montrant les dents. Oui, très intimidante comme technique. Avec ça, elle allait d'autant plus me respecter à coup de sarcasmes et de moqueries et je l'aurais entièrement mérité. Je pris l'une des fléchette qu'elle me tendait et dans un premier geste, je fis mine de viser Sonny. Roooo quoi ? Ce n'était qu'une petite blagounette toute gentille, pas de quoi fouetter un chat !

Par contre, je ne voulais pas tirer sur le patron. Il aurait été stupide de notre part de nous en prendre à sa photo sachant qu'il pouvait revenir d'un moment ou un autre et que nous avions déjà reçu pas mal d'avertissement. Depuis l'incident de la semaine dernière, je faisais tout pour me montrer en employé modèle. Et bien sûr, dès ma première semaine, j'arrêtais plus tôt mon service pour tirer sur des photos avec des fléchettes. Elles sont passées où mes bonnes résolutions ? Youhouuuu, bonnes résolutions ! Où êtes vous ? C'est comme celles du nouvel an, elles avaient finis par fuir la bataille. Je ne pouvais les blâmer.

Elle remit sur le tapis sa maladresse légendaire et me prévenait qu'elle se chargeait de Remington.


- « Le seul qui m'intéresse là dedans, c'est Wyatt. D'ailleurs, je ne compte pas le louper. Tu crois qu'on peut trouver rapidement sur internet une incantation vaudou pour qu'il puisse ressentir toute la souffrance que je compte faire à cette photo ? »

Un grand sourire s'était formé sur mon visage. J'étais pleine d'espoir d'en faire baver à Wyatt. Un comble quand on y pensait. Mais j'avais tellement besoin qu'il se sente aussi mal que moi, qu'il ne ressente qu'un centième de ma douleur. Parce que quoi ? Il était entouré de sa famille, il était chouchouté par son père qui l'adorait, il aurait toujours sa chambre de prête pour quand il reviendrait. Son père s'occuperait de lui comme tout bon père de famille. Il était où le malheur là dedans ? Ok, il s'est fait plaquer par sa blondasse de copine, mais je doutais qu'il ressente énormément de peine vu sa façon de réagir. Notre amour n'était apparemment qu'à sens unique. J'avais accepté le fait qu'il ait tué un homme, j'avais sauté à sa suite lorsqu'il a tenté de se suicider, j'ai accepté de suivre ce putain de traitement qui me bouffait et me mettait sur la paille. Et lui, il ne pouvait pas accepter qui j'étais ? C'était désespérant et pathétique. Je m'étais vraiment monter la tête pour rien. Le gars que je pensais qu'il était n'existait pas en fin de compte.

- « Par contre, pour ta maladresse, je te fais confiance. Si je me souviens bien de notre première rencontre, c'était et c'est toujours à mourir de rire. »

Je me positionnais correctement pour viser en plein dans le mille. J'étais certaine de mon cou, je le visionnais avant même d'avoir lancé cette fléchette. J'espérais qu'elle lui transpercerais le cœur, même si j'avais des doutes sur son existence. Il m'avait détruite et je voulais lui causer la même souffrance. J'accompagnais mon geste d'une prière. Celle-ci n'était pas préméditée, mais elle était sincère. J'en avais marre de ne penser qu'à lui. Je désirais par cette seule fléchette le sortir de mon âme. Je ne voulais plus entendre le son de sa voix dans ma tête, je ne voulais plus sentir son parfum autour de moi, je ne voulais plus sentir cette chaleur lorsque je pensais à ses bras. Je ne souhaitais qu'une seule chose : qu'il s'en aille.

La fléchette atteignit Wyatt entre les deux yeux. Bien fait ! Il ne l'avait pas volé celle là ! Je laissais la place à Sonny pour qu'elle exorcise aussi ses démons.


- « C'est quoi cette façon de faire ? Me dit pas que tu as imprimé les photos de trois personnes à qui tu n'as rien à reprocher. Vise un minimum ! »

Mais non. Et sa phrase de bataille fut « je ne veux plus me battre ». Vive l'esprit de guerrière ! Elle irait loin ainsi avec cette motivation.

- « Punaise, même mon arrière grand mère morte aurait été plus violente. C'est quoi cette force de moucheronne ? T'es Sonny Malone, bordel ! S'il faut que j'aille chercher Brutus pour te trouver un ennemi, j'y vais. Car là, ton lancer est affligeant ! Où est passé ta niaque ? »
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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles [TERMINE]   Mer 4 Juil - 6:52

Sonny savait que Capucine comprendrait, qu’elle ne se fâcherait pas. Alors non, la menace de se prendre une fléchette, elle ne l’avait pas prise au sérieux pour deux sous. Quoique… maladroite comme pouvait l’être miss je-me-moque-de-toi-mais-je-tombe-de-ma-chaise, il pouvait être dangereux voire inconscient de la provoquer. Mais enfin, la soirée de la semaine dernière avait au moins démontré que les deux jeunes filles étaient plus du genre à se soutenir qu’à se taper dessus mutuellement.

« Une incantation ? Tu veux la jouer à la Charmed ? Remarque, Wyatt… sorcières… ça peut le faire ! Va falloir une poupée ou un truc du genre. Par contre, généralement, il faut des poils ou des cheveux de la victime non… Oh mon dieu ! J’espère qu’il ne faudra pas de poils pubiens. »

Sonny se cacha le visage dans les mains. Elle venait de se mettre en tête, toute seule comme une grande fifille, une image abominable. Non, mais sérieusement, elle devrait arrêter de penser parfois. Où est le bouton stop de son cerveau pour ce genre d’idées ? Capucine avait mal et elle, elle ne trouvait rien de mieux à faire que de lui parler des poils du… euh… enfin de la knacki de Wyatt… qui d’autre sur cette terre pouvait sortir ce genre d’âneries ?

En tout cas, cela n’avait pas perturbé Capucine. Loin de là étant donné qu’elle visa pile entre les deux yeux. Sonny, elle n’avait pas visé. Même si Cap le lui avait reproché. Elle était en colère contre tellement de petites choses. Aucune ne l’emportait véritablement sur les autres. Mais elle était fatiguée. Juste fatiguée de devoir porter tout ce monde à bout de bras. Porter le secret de Remington, porter son enfant, supporter les transformations de Jayden. Elle avait l’impression de mener chaque jour comme un combat et le plus dur restait à venir. Et elle ne savait pas si elle arriverait à tout gérer, ou si elle perdrait tout. Purement et simplement. Et étrangement, la fléchette était allée se nicher sur la photo de Remington. Et merde. Elle allait devoir lui dire pour la surprise du siècle… et lui faire un strip-tease. Elle se ridiculiserait mais la récompense serait certainement à la hauteur.

Par contre, Capucine ne fut pas dupe de son tir à deux balles. C’était un tir de renoncement, mais c’était tout ce qu’elle pouvait donner à ce moment là. Après tout, elle devait économiser ses forces pour la bataille à venir. Et patati et patata, avalanche de reproche. Oui, elle avait la force d’un moucheron et alors ? Oui, elle n’avait pas la niaque et alors ? Par contre, si lui crier dessus aurait dû la braquer, cette fois, il n’en fut rien. Pourquoi ? Parce que sans le savoir, Capucine avait prononcé les mêmes mots que Anne au début du mois, quand Sonny avait sombré. « Tu es Sonny Malone ». Cela peut semblait ridicule ou super narcissique, mais rien que d’entendre son nom prononcé comme ça, avec force, comme si c’était quelque chose de solide, ça la secoua.

« Sonny Malone, oui… une fille qui fait tout de travers et qui se demande s’il y a vraiment des gens sur qui elle peut compter ! Si Wyatt te pète un câble à toi pour un malheureux joint, il me laissera tomber aussi s’il savait un quart des choses horribles qui me concernent. Jayden, qui semble parfois bipolaire, qui me reproche d’aimer Remington et qui attend que je l’aide et que je la soutienne en silence dans des projets où elle risque sa vie. Et Rem… Rem à qui je dois dire un truc qui risque de tout gâcher. Mais merde à la fin ! »

Et elle attrapa brusquement un jeu entier de fléchettes avant de les balancer de toutes ses forces sur les cibles qui se transformèrent toutes en victimes de son courroux.

« On n’est pas des faibles toi et moi. Mais il y en a marre que certains attendent un moment de relâchement pour nous mettre minable. Tu sais quoi. Je serai forte. Plus forte qu’ils ne le pensent tous et toi aussi tu le seras ! »

D’un pas ferme et résolu, elle se dirigea vers les photos et s’en saisit. Elle tendit le portrait de Wyatt à Capucine et brandit les deux autres photos.

« Cette fille n’a pas hésité à poignarder l’homme que j’aime. Je sais pourquoi elle l’a fait, donc passons. Elle est ma meilleure amie, celle qui sait tout de moi et en qui jusqu’à présent j’avais eu une confiance absolue. Je l’aime mais j’ai envie d’être égoiste. Je fais le serment devant toi que si elle se met encore en travers de notre bonheur, elle me le paiera. »

Et elle planta une fléchette au niveau de l’épaule et déchira la photo. Ce n’était que du papier. Ce geste, elle serait incapable de le concrétiser, surtout qu’elle tenait à Jay. Mais c’était symbolique. Elle voulait défendre son droit au bonheur et défendre son couple. Toute cette mise en scène, ce n’était pas pour faire du mal aux autres, c’était pour que les deux jeunes filles se libèrent en laissant leur colère sortir contre des bouts de papier, mieux valait cela que s’en prendre physiquement aux gens, non ?

« Et Rem… eh bien je l’aime. Il m’apporte beaucoup mais je ne veux plus jamais souffrir comme j’ai souffert au début du mois. S’il me refait du mal, je serai forte et je le laisserai partir. Parce qu’il m’a appris à être forte. Et ce sera à lui de revenir. Excusez-moi, monsieur, vous permettez ? »

Elle demanda à un client de lui prêter son briquet. Sonny Malone avec un briquet. On aura tout vu. La dernière fois qu’elle avait voulu brûler du papier, cela avait viré au désastre : crise de panique, échec total. Mais Rem lui avait appris à être forte. Elle pouvait surmonter sa terreur la plus absolue. Alors elle fit naitre une flamme et la porta sur la photo…

C’était atroce… Le Domaine, Halloween… elle imaginait Rem en train de brûler réellement. Elle dut lâcher le feuille consumée à un quart seulement et elle tomba sur le sol. Sonny s’empressa alors d’éteindre le mouvement de la flamme avec son pied et de reprendre sa respiration.

« Ouais, bon, le coup du feu quand on en est phobique, c’était hardcore. C’est pas contre eux, mais je crois que tu as compris l’idée… t’étais sérieuse pour ton trip vaudou ? »

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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles [TERMINE]   Mer 4 Juil - 7:50

Sonny sembla se moquer de mon idée de vaudou alors que j'étais à peu près certaine de vouloir le faire. Je n'y croyais pas réellement, mais j'étais prête à tout pour l'oublier. Je ne sentais pas la totalité de la souffrance parce que je ne m'en donnais pas l'occasion. Je préférais la fuir que de l'affronter. Mais un jour viendra où il faudra faire face à ce déversement. Serais-je assez forte pour la supporter ? Après tout ce qui m'était tombé dessus, était-ce Wyatt qui aurait ma perte ? La maladie, je pouvais la gérer. Du moins, pour le moment. J'avais tout ce qu'il fallait pour la combattre. Pour ce qui concernait mon cœur.... J'étais démunie. J'étais seule même si Sonny essayait de me montrer qu'elle était là. Je ne pouvais pas tout lui raconter. Je ne pouvais pas lui dire que j'étais une bête de foire, tout comme je faisais partie d'une organisation de mutant. Je devais également lui cacher une bonne partie de ma relation avec Wyatt. Tellement de secrets. Comment pouvions nous être de véritables amies si nous n'étions même pas capable d'être franche l'une envers l'autre.

Je jouais le jeu des fléchettes, je ne pouvais pas en dire autant de Sonny. Aussi eus-je l'idée de la faire réagir. Nous étions à peu près pareille au niveau du caractère et elle avait besoin que quelqu'un croit en elle. Elle était forte, c'était indéniable. Il fallait seulement le lui rappeler et j'étais prête à le faire. Je m'aperçus qu'en plus d'avoir un caractère similaire, nous avions également les mêmes craintes. Craintes de se retrouver toute seule... Ne voyait-elle pas qu'elle était entourée de gens qui tenaient à elle ? Ne voyait-elle pas que si elle disparaissait quelqu'un s'en apercevrait le jour même et appellerai la police ou partirai à sa recherche. Si je mourrais au coin d'une rue, personne ne s'en rendrait compte. Sonny se dirait que j'aurais été virée ou que je serais tout simplement partie et hormis elle, personne ne s'en souciait. La fête !

Je la laissais pourtant faire. Je m'assis sur un tabouret prêt du bar et l'observa déverser sa colère sur les photos. Elle m'inclua dans les personnes fortes. Je l'étais maintenant puisqu'on n'attendait plus rien de moi. Je saisis la photo de Wyatt qu'elle me tendit et me contentais de la regarder. Il m'énervait à me sourire ainsi comme s'il se moquait de moi. J'écoutais distraitement Sonny me racontait des choses sur la sœur de son mec. Hein ? Quoi ? Poignardé ? Vraiment ? Au sens littéral du terme ? Sympa la famille ! Et Sonny voulait entrer dedans ? Finalement, elle n'était peut être pas aussi saine d'esprit que je l'imaginais. Si le frère avait aussi tendance à jouer du couteau, ce n'était pas un bon plan pour elle. Elle déchira la photo de la jeune femme et demanda un briquet à un client pour tenter de brûler celle-ci. Échec puisqu'elle était phobique. C'est d'ailleurs à ce moment là qu'elle reparla du sort vaudou. Finalement, elle était intéressée ?


- « Plus ou moins.... Au départ, j'avoue que c'était sur le coup de l'instant, mais plus j'y pense, plus je trouve que ce serait nécessaire. A tous les coups, ça n'aura aucune conséquence, seulement, je suis prête à tout pour l'extirper de moi avant que ça ne fasse mal. »

Oups... Vite changeons de sujet.

- « Par contre, toi, tu ne vois pas la chance que tu as. Je doute que Wyatt puisse vraiment te jeter comme tu le dis. Vous êtes de la même famille, même si vous n'avez aucun lien de sang. Même si ce n'est pas l'amour fou entre vous, vous vous verrez toujours, il t'aidera si tu as besoin de lui. Tout comme son père et ta mère adoptive. Tu as Remington et sa sœur. Tu n'es pas aussi seule que tu ne le penses. Tu as une famille, alors ne la rejette pas et ne doute pas aussi facilement d'elle. »

Ok.... Ce n'était peut être pas le sujet de conversation rêvé puisqu'elle pourrait croire que je la réprimandais. Certes, l'objectif était là, mais je ne criais pas et je n'étais pas en colère contre elle. Je ne faisais qu'une simple constatation. Après tout, la famille ça me connaissait, même si je n'en avais plus. Genetic pourrait-elle devenir ma famille ? Non. Ils se servaient de moi tout simplement. Que je vive ou que je meurs leur était égal. Oui... Je me retrouvais seule. J'étais proche de Sonny, mais nous nous cachions des choses. Nous n'étions pas de véritables amies.

- « Sinon... Je sais que tu vas me sortir l'histoire que je peux compter sur toi, que nous sommes amies et tout. Mais c'est faux. Regardons les choses en face. Tu as de nombreux secrets et j'en ai tout autant comme tu as dû t'en apercevoir. Et nous n'avons aucune intention de les révéler, ce que je peux comprendre. Donc, oui on s'amuse bien ensemble. On papote et tout. Mais ça s'arrête là. Je ne serais jamais comme ton amie Jayden. Peut être que c'est même cette différence qui fait que je ne suis pas aussi chiante qu'elle. Ou pas. Enfin bref. Tout ça pour dire qu'il ne faut pas être aussi sévère avec ceux qui sont vraiment là pour toi, ceux qui te connaissent réellement. Les fuir ou les repousser ne te causera que des ennuis. Si tu es franche avec Remington, il préférera ça à un mensonge qu'il finira par découvrir un jour ou l'autre. »

Tout ce laïus pour qu'elle dise la vérité à Remington. Cela faisait peur. Je me mis à regarder la photo de Wyatt et sans dire un seul mot, je déchirais doucement sa photo. C'était fini. J'avais donné assez de temps, fait assez d'efforts pour ce couple qui apparemment ne valait pas grand chose.
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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles [TERMINE]   Mer 4 Juil - 9:38

Vingt dieux ! Que ça faisait du bien ! Cracher son venin sur des photos, ça défoulait. Et au moins, ça permettait de dire les choses sans s’engueuler avec les gens et s’en risquer de se brouiller définitivement avec eux. Sonny avait cette fâcheuse manie d’emmagasiner sa colère, de ne pas la laisser sortir, et là, tout venait d’exploser d’un coup. Elle se sentait vidée, un peu ridicule d’être autant en colère pour des petites choses mais bordel que cela soulageait ! Et même cette idée de rituel vaudou commençait à faire son chemin. Non qu’elle y croit, mais si cela pouvait leur permettre à elle et Cap de faire comme si tout allait bien, alors soit. Elle le ferait.

Sauf que… Capucine passa soudain de super cool, à avoir des coups de folie délirants, à une petite mère supérieure donneuse de leçon. En fait, ce n’était pas méchant ce qu’elle lui disait. Au contraire, son ton semblait presque las, presque envieux. Elle lui disait qu’elle avait une famille et des amis sur qui compter, quoi que Sonny en pense. Peut-être. Oui, peut-être qu’elle n’était pas techniquement seule. Mais chaque jour, Sonny faisait des choix. Des choix qui la séparaient de certains. Alors oui, il y avait des gens qui s’inquiétaient pour elle et qui se poseraient des questions s’il devait lui arriver quelque chose… mais pour combien de temps ? Et là Sonny comprit le problème. Capucine était vraiment seule, elle. Pas de famille, pas beaucoup d’amis non plus apparemment. Et ça, c’était dur. Sonny aurait voulu lui dire qu’elle était là, mais elles étaient juste « amies », pas « super amies » ou « meilleures amies ». Et d’ailleurs, Capucine le lui fit remarquer.

Et Sonny se sentit comme une conne, de s’être énervée comme ça, de s’être donnée ainsi en public et elle en voulut à Capucine d’avoir fait émerger cette rage qu’elle avait maintenue cachée jusque là, alors qu’elle elle ne jouait même pas le jeu. Et Sonny détestait par-dessus tout devoir admettre qu’une autre avait raison et qu’elle avait tort. Mais sur un point, Cap avait fichtrement raison. Il y avait trop de secrets entre elles deux. Mais comment dire à une collègue : « Hey, je suis une mutante qui vient d’intégrer une organisation en lutte contre des saletés qui font des expériences sur d’autres mutants. ». Quant à dire la vérité à Rem… de toute façon, si elle ne prenait pas la décision d’avorter, il s’en rendrait compte et si elle ne l’avait pas prévenu avant, elle le perdrait, ça c’était une certitude.

Mais minute ! Elle était la copine de Wyatt depuis un bout de temps, non ? Alors elle ne pouvait pas ne pas être au courant pour sa mutation. Si Wyatt l’avait dit à Sonny qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam, il avait forcément confié son secret à Capucine. Ce qui voulait dire qu’elle était au courant de l’existence d’êtres différents et qu’elle savait garder un secret.

« Arrête de chouiner miss Rider, ça ne te va pas au teint comme tu dis. Tu dis après mon lancer de fléchettes mais tu as vu comment tu déchires cette photo ? Pire que moi ! Tu sais quoi, je vais me bouger le cul et régler mes problèmes si t’as au moins le courage d’en faire autant ! On a des secrets, on n’est pas amie… ok. Je suis mutante. Et je sens que tu sais ce que ça implique. Voilà. Tu tiens un de mes secrets entre tes mains, alors tu es rassurée ? Maintenant, il y aura au moins une personne qui s’inquiétera de tes faits et gestes. Je me serais inquiétée même si je ne t’avais rien raconté mais je me suis dit que tu ne me croirais pas. »

Oui, s’il devait lui arriver quelque chose, Sonny se serait vraiment inquiétée. Mais Capucine était sûre du contraire. Alors la française préférait passer pour une égoïste inquiète pour son secret, mais au moins Capucine saurait qu’une personne veillerait sur ses actes, quelle qu’en soit la raison. C’était risqué, ce petit jeu. Car peut-être que Cap ignorait tout, mais il fallait tenter le coup. Au pire, elle passerait pour une folle. Elle récupéra les deux moitiés de la photo de Wyatt et les tendit de nouveau à Cap en rivant ses yeux noirs dans les siens.

« On va aller le faire ce trip vaudou. Mais avant ça, tu vas me faire le plaisir de me rendre Capucine Rider, la fille qui se fout de ce qu’on pense d’elle, celle qui n’hésite pas à foutre un uppercut dans la tronche d’un type deux fois plus grand qu’elle, qui renverse des verre sur un gros lourd et qui va jusqu’à défendre une fille qu’elle ne considère même pas comme son amie. Déchire-moi cette put*** de photo avec tes tripes ! »

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MessageSujet: Re: Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles [TERMINE]   Mer 4 Juil - 11:18

Je n'aurais sûrement pas dû donner mon avis et dire à Sonny ce qui était pour notre relation. Elle avait dû également se rendre compte que notre amitié ne reposait sur rien de solide, alors pourquoi faisais-je état de ceci à voix haute. Cela ne ferait que la blesser, alors qu'elle n'en avait pas besoin. Avec ma mauvaise humeur, mes problèmes, j'en venais à gâcher sa bonne humeur. Je lui faisais tout bonnement comprendre qu'elle n'était pas satisfaite de ce qu'elle avait, qu'elle critiquait facilement ceux qui étaient à ses côtés, tout en lui faisant comprendre que je tuerais pour être à sa place. Mais qu'en savais-je de son bonheur ou de sa vie. Elle ne me disait pas tout. Elle pouvait tout aussi bien me mentir sur son bonheur que je serais bien incapable de m'en rendre compte. J'avais dépassé le seuil de mes compétences. Je n'avais aucune leçon à donner lorsqu'on voyait la vie que je m'étais créée. Car oui, ce que je vivais à l'heure actuelle était la conséquence de mes choix. J'avais décidé de fumer ce joint, j'avais décidé d'écouter Wyatt et d'accepter ce traitement. Si je ne le voulais pas, j'en aurais fait qu'à ma tête. Alors tout ceci était ma faute et uniquement ma faute.

Sonny me fit également la morale et essaya de me bousculer. Seulement, je ne pouvais répondre à sa demande de réaction. Je ne pouvais pas me permettre de perdre pied maintenant. Plus tard. Je n'avais vraiment pas envie de ressentir tout ça, là, maintenant, dans ce bar, avant d'entamer mon quatrième travail. Par contre, la jeune femme me fit une révélation à laquelle je ne m'attendais. Sonny, une mutante ? Se foutait-elle de moi ? Je ne pouvais le croire dans la mesure où il n'était pas très prudent de faire étalage de son anormalité. Elle disait cela pour me faire comprendre qu'on était amie. Certes, c'était une preuve de confiance de me révéler l'existence d'une capacité, mais ça ne se résumait qu'à une simple capacité. Je m'embrouillais. A croire que quoiqu'elle me dise, je me sentirais toujours aussi seule et vide. Il n'y avait plus rien à sauver de moi.

Je vis une tâche sur le comptoir, à côté de moi. Je ne l'avais pourtant pas remarqué alors qu'elle était juste là, sous mon nez. Mon regard se porta sur une éponge. J'aurais très bien pu descendre du tabouret pour faire le tour du bar et la récupérer. Mais non. Puisqu'elle en était au confidence, autant être franche. J'activais ma capacité pour faire s'élever l'éponge dans les airs que je saisis en court de route.


- « Tu n'étais pas folle le soir de notre rencontre. Ce n'était pas non plus un homme invisible qui t'a retenu lorsque tu t'apprêtais à t'écraser sur le sol. C'était moi la fautive. Je suis aussi une bête de foire. D'habitude, ce n'est pas le genre de chose que l'on crie sur tous les toits alors j'imagine que Ross ou Wyatt t'ont parlé de leur capacité. Comme j'ai fréquenté Wyatt d'assez prêt, tu t'es dit que je devais forcément être au courant. Pas bête. Mais fait attention avec ce genre de chose. Los Angeles n'est vraiment pas le meilleur endroit pour montrer son anormalité. »

J'essuyais rapidement la tâche avant de balancer l'éponge dans l'évier.

- « Après, je ne peux pas me permettre de péter un câble maintenant. J'ai trop de problèmes pour m'autoriser à ressentir quoique ce soit. Le traitement qui coûte cher et m'affaiblis, les boulots qui s'accumulent, les examens qui approchent alors que je ne peux même pas aller en cours. J'ai même été expulsée ! Donc, non. Je peux pas me laisser aller maintenant car si je le fais, je n'aurais pas la force de reprendre les choses en main. Je finirais par baisser les bras. Voilà. Tu as deux de mes secrets. Je te le dis, car ça ne servira à rien de le cacher. Ça t'aidera seulement à comprendre si tu ne me vois plus traîner dans le coin. Cela voudra dire que j'aurais tout envoyé balader et que j'aurais prit le premier cargo au départ. »

Je ne parlais pas de suicide. Je n'étais pas assez faible, ni aussi bas que terre pour me supprimer. Je ne lui ressemblais pas. Je ne voulais rien à voir avec lui. Je récupérais sa photo que Sonny me tendait et qui me proposait de faire ce rite vaudou. Elle voulait que je m'énerve contre Wyatt, mais finalement, non.

- « C'est vrai que sa réaction m'a déçue, mais elle est compréhensible. Nous n'appartenons pas au même monde. Enfant unique qui a toujours été protégé par son père. Je ne me sens pas à ma place et je l'ai vite constaté la semaine dernière. J'ai cru que j'avais tué toutes leurs familles en fumant ce joint. Alors, autant arrêter les frais. Il n'a pas cherché à comprendre, il s'est contenté de les écouter et m'a jugé. Il a lui même quelques casseroles derrière lui et je ne l'ai jamais fait... La fin de notre histoire était inévitable. Que ce soit la semaine dernière ou dans un an, quelque chose comme ça se serait produit et nous aurait forcé à rompre. C'est gentil de ta part de vouloir me le faire détester et c'est vrai que dans un sens, c'est le cas. Mais c'est sa vision des choses et je n'y correspond et n'y correspondrais jamais. »

Triste histoire qu'était ma vie, mais cette dernière n'était pas finie. Un jour, j'aurais droit au bonheur et ce même s'il ne passait pas par Wyatt.

- « Mais on peut toujours tenter le vaudou. Ça ne lui fera pas grand chose, mais au moins, ça me permettra de détruire la dernière chose que j'ai gardé de lui. Je travaille tous les jours ici désormais de 16h à 20h. Si tu veux me joindre, appelle au bar et on fixera une date. »

Je me levais après avoir jeté un regard à l'horloge du bar. Il était temps que je me mette en route.

- "Sur ce, je te laisse. Je suis presque grillée ici, mais mon autre patron m'aime bien pour le moment. Alors autant ne pas me le mettre sur le dos également. A plus, miss Malone !"
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Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles [TERMINE]

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