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 When I say that it ain't up to you, go on do what you do [Terminé]

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Remington Pillsbury

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MessageSujet: When I say that it ain't up to you, go on do what you do [Terminé]   Dim 17 Juin - 17:10

Lundi 15 Novembre 2010 – Après midi

Le réveil avait été difficile ce matin là. Ce n'était pas un manque de sommeil, bien au contraire. Pour la première fois depuis une quinzaine de jours, j'avais fait une nuit complète, non perturbée par un cauchemar sur des tortures ni par une insomnie qui m'aurait fait tourner en rond tel un fauve en cage toute la nuit. J'avais bien dormi et c'était à elle que je le devais. Nous avions compris la veille que nous étions incapables de rester séparés. La douleur était plus grande que celle que l'on pouvait se faire quand on était ensemble. Mais à présent qu'il n'y avait plus de secret et que chacun connaissait la zone d'ombre de la vie de l'autre, logiquement il n'y avait plus de raison de se faire du mal, non ? Ça n'était pas sûr, rien n'était fixé entre nous surtout avec nos sales caractères.

Ce fut donc le soleil qui me réveilla. Ses rayons effleurèrent mon visage, leur chaleur m'extirpa des bras de Morphée doucement. Mon torse était calé contre son dos et j'avais un bras posé sur elle, la gardant contre moi. Ma tête était nichée contre son épaule nue. Quand j'ouvris les yeux, je restais un moment sans bouger, profitant de cet instant. Au rythme régulier et lent de sa respiration, je devinais qu'elle dormait encore. Je me redressais m'appuyant sur mon bras libre. Mes lèvres déposèrent un baiser léger sur sa peau. Elle remua sans pour autant se réveiller. Je me levais, repoussant les draps et sans bruit je gagnais la salle de bain, récupérant mon caleçon au passage, pour me passer un coup d'eau sur le visage. Quand je revins, elle n'avait toujours pas bougé. J'appuyais sur l'écran d'un portable pour regarder l'heure et là mes yeux s'arrondirent. J'avais dormi tant que ça ? Impensable. Inimaginable même, ça ne m'arrivait jamais sauf quand j'étais cloué au lit avec plus de trente neuf de fièvre. Il était grand temps de se mettre en route. Vérifiant rapidement la machine, j'appuyais sur le bouton pour faire couler un café. Le temps qu'il se fasse, j'enfilais mon pantalon puis je récupérais la tasse fumante et m'approchais du lit. Mes doigts effleurèrent son épaule. « Mon ange... » J'attendis qu'elle commence à remuer, marmonnant quelque chose d'incompréhensible. « Tes cours... Tu vas être en retard. Et je t'ai fait un café, alors debout. »

Et là, brusquement elle fut un peu mieux réveillée enfin façon de parler. Car Sonny au réveil, ce n'était pas ça. Surtout quand on la bousculait un peu, ce que j'étais obligé de faire sinon elle allait rater son premier cours de la journée. De notre faute à tous les deux car aucun n'avait songé à mettre un réveil pour le matin. Et jamais on aurait pensé que je puisse dormir jusque quasiment neuf heures. S'activer rapidement fut le mot d'ordre pour les minutes qui suivirent. Jusqu'à ce que chacun fut prêt, que la porte de l'appartement soit claquée et qu'on se retrouve devant la résidence. Un baiser que l'on dut se forcer à interrompre pour ne pas la mettre davantage en retard, une promesse de passer la soirée ensemble et enfin chacun partit de son côté.

De retour à la maison, je pris le temps de faire un détour par la cuisine pour me servir un verre de jus d'orange. Je pris un paquet de cigarettes, l'ouvris mais n'en sortis aucune. A la place, le paquet fut jeté à la poubelle. La clope ne m'attirait pas du tout ce jour là. Mon verre à la main, je fis un détour par le bureau et mes yeux se posèrent sur la bibliothèque. Je lui avais fait la promesse, il était grand temps de la tenir. Posant mon verre sur une étagère, je pris le livre de Mary Shelley, l'ouvris et composais le code. Le restant de la matinée, je m'affairais pour tout faire disparaître. Honorant cette promesse que je lui avais faite. Ce ne fut qu'en début d'après-midi, avant de filer sous la douche, que je pris le téléphone pour lui envoyer un message. - Promesse tenue. Seulement deux mots mais elle comprendrait de quoi je parlais. Je filais sous la douche ensuite et en ressortis quelques minutes plus tard, revêtant un tee-shirt blanc et un bas de survêtement noir. Le portable dans une poche, la clé de la maison dans l'autre.

La porte de la maison claqua et je partis en courant en direction de Central Park qui se trouvait non loin de là. J'avais pour habitude de courir tôt le matin mais pour une fois, je fis une exception. Et puis à cette heure-ci, le parc n'était pas noir de monde. Il y avait des promeneurs, quelques sportifs et ça s'arrêtait là. Je fis le tour, courant ainsi durant quasiment une heure. Quand au détour d'une allée, un objet volant non identifié vint me percuter en pleine tête. Ma course se stoppa nette. Déséquilibré, je perdis l'équilibre, sans pour autant m'affaler sur le sol bizarrement. Un réflexe me fit poser un genou à terre et une main pour ne pas m'écrouler. Ma main libre se porta à ma tempe. Ma vue était quelque peu brouillée. Je distinguais vaguement devant moi l'objet du délit. Il semblait que ça soit un ballon de football américain.

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MessageSujet: Re: When I say that it ain't up to you, go on do what you do [Terminé]   Jeu 21 Juin - 11:13

Je ne pouvais plus attendre, je ne pouvais plus lutter contre ce sentiment d’inquiétude qui allait croissant et je ne pouvais plus non plus jouer la sourde oreille à cette petite voix intérieur que quelque chose était arrivé... Quelque chose de peut-être plus important que de juste ne pas oser me faire face... C’est pour cette raison que je m’étais dirigée vers l’appartement de Kyle, maintenant désert depuis quinze jours. J’ai frappé à sa porte, sonné et frappé encore, personne ne m’ouvrit. Je ne savais pas quoi penser : depuis les révélations de Dean sur les mutants, je passais facilement d’un état à l’autre et, en moins de cinq minutes, je pouvais voir le monde en rose comme je l’avais toujours fait ou basculer vers la théorie du complot. Bref, sur ce coup-là, j’arrivais très bien à imaginer le jeune homme derrière la porte à s’arracher les cheveux pour savoir s’il pouvait oui ou non me dire quelque chose, me révéler son secret... Oui, je sais, je suis naïve et je crois trop en l’Amour avec un grand A...

En tout cas, je n’avais plus rien à faire là et je ne savais plus comment occuper ma journée de repos. Ne sachant pas choisir, j’ai décidé de marcher dans Central Park et de profiter de la balade pour réfléchir et prendre le temps de faire le point sur ce que Dean m’avait dit cinq jours plus tôt.

« Clara tu es une mutante »

Rapide, clair, précis...
Oh, évidemment, je savais bien que quelque chose n’allait pas avec mon cerveau et que pouvoir faire une IRM complète de quelqu’un rien qu’en le voulant un chouïa n’était pas normal. Le discours de ce *** de maire après la soirée désastreuse et assez perturbante d’Halloween m’avais intéressée (même si cet homme n’avait déballé qu’un ramassis de mensonges) et m’avait permis de mettre un mot sur ce que j’étais... mutante...
Ce que cette rencontre avec Dean m’a apporté c’est qu’il m’a permis de me rendre compte, vraiment compte, que d’autres personnes sont comme moi et que des humains s’intéressent à nous... en bien ou en mal... Il m’a aussi appris deux choses : 1) Je suis en danger constant et 2) il existe des organisations pour les mutants et différentes façons de percevoir son don.
Bon, c’est vrai que, vu comme ça, ce n’est pas très difficile à digérer, mais je vous promets que, sur le coup, mon monde s’est effondré : qui dans mes connaissances est mutant ? Si c’est un « pouvoir » jusqu’où je peux aller ? Pourquoi je suis en danger ? Est-ce que je risque ma vie ? Pourquoi moi ? Et j’en passe... Tout devait être remis en cause et, tout d’abord, ma relation avec les gens en général.
Rien que le fait de savoir que l’Autre était peut-être un mutant allait changer ma façon de voir et de comprendre les éléments qui se produisait chaque jour. La banalité devenait impossible, inaccessible.

Autour de moi, dans ce parc calme où la vie ressemblait à une mauvaise série américaine, les gens ne semblaient pas se rendre compte de toute cette magie qui les entourait. Un couple qui s’embrassait sur un banc devant une fontaine me rappela durement Kyle. Mon Kyle. Où était-il ? Il était probablement un mutant lui aussi...
Alors que je me demandais quelles sortes de pouvoirs il existait et essayais de faire coller des capacités différentes à mes connaissances, un truc ovale me sortit de mes pensées : des gamins jouaient sur la pelouse et leur balle venait de leur échapper pour cogner violemment contre mes jambes. Un garçon vint la récupérer et, après avoir écouté mon sermon (« Faites un peu plus attention, vous risquer de blesser quelqu’un! ») sans pour autant le prendre compte, il retourna jouer avec ses amis. Je les ai vaguement regardés, me demandant si, un jour, après tout ce que je savais, je pourrais mener une vie normale et avoir les enfants que je désirais tellement... la tendresse que je commençais à ressentir en les voyant s’amuser s’envola en quelques millièmes de secondes quand je vis leur balle devenir une arme en frappant un joggeur en plein visage.
Mon âme de docteur s’éveilla soudain et ma culpabilité de leur avoir rendu cet objet diabolique débarqua en même temps. Comme toujours, je me suis précipitée vers cet homme dont je ne connaissais rien et qui ne m’avait rien demandé. Il avait mit un genoux à terre et semblait sonner par le coup puissant qu'il venait d’encaisser.

- Ça va Monsieur?
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Remington Pillsbury

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MessageSujet: Re: When I say that it ain't up to you, go on do what you do [Terminé]   Mer 27 Juin - 5:27

C'était tout de même incroyable. J'étais capable de me sortir de situations dangereuses qui pouvaient me blesser voir même davantage, qui auraient pu me tuer. Je risquais ma vie souvent, m'amusant avec en me tenant sur un fil qui pouvait se rompre à tout instant pour me faire tomber et m'emporter vers l'au-delà. J'étais toujours bel et bien vivant malgré tous les risques inconsidérés que je prenais. Et là, un simple ballon de football américain venait presque de me faire plier. Ce n'était pas la première fois que je m'en prenais un. Durant mon enfance, j'avais pratiqué ce sport. Je m'étais même cassé un bras en y jouant. Mais à chaque fois, je m'étais relevé, presque comme si de rien n'était. Tandis que là... J'avais un genou à terre. Mon pire ennemi se serait trouvé dans les parages, il aurait sûrement ri de la situation, me trouvant ridicule. Je me serais même trouvé stupide si je n'avais pas eu la tête qui était en train de résonner. Du moins c'était l'impression que j'avais. Comme s'il n'y avait rien ou pas grand chose sous ma boite crânienne et que mon cerveau s'amusait à se balancer d'un bout à l'autre. Mes doigts frottèrent légèrement ma tempe, tentant de me remettre les idées d'aplomb.

J'entendis alors une voix féminine. Punaise, le coup était pire que ce que je pensais si j'entendais des petites voix inconnues à présent dans ma tête. Enfin non, je vis une ombre se profiler devant moi. Ma main se détacha du sol et je relevais légèrement la tête pour observer mon interlocutrice. Pas très grande, plutôt menue. Une coupe de cheveux courte à la garçon manqué. Je lui donnais tout juste vingt ans et encore. Elle semblait à peine sortie des jupes de sa mère. Elle avait osé me demander comment j'allais. Mais quelle superbe question à laquelle j'allais me faire plaisir de répondre. Pas vraiment plaisir en fait, ce fut davantage un marmonnement de mauvaise humeur qui franchit mes lèvres. « Vous en avez souvent des questions ridicules comme celle-ci ?  Quand on se prend un ballon sans s'y attendre, on se sent bien à votre avis ? Vous n'auriez pas fait l'école du rire par hasard ? » Même si en soi, je ne la trouvais pas marrante du tout.

Je pris appui alors pour me redresser et au passage, je ramassais le ballon, coupable de tout ce remue ménage. Je me tâtais pour savoir si j'allais le crever. Un accident était si vite arrivé pour un être humain, alors pour un vulgaire objet, ça passerait inaperçu non ? Du moins, s'il n'y avait pas cette jeune femme à côté de moi. Ni un de ces jeunes qui s'avançait pour venir récupérer l'objet du délit, arrivant dans le dos de miss logique. Je poussais un profond soupir. Ma prise de main se resserra sur le ballon et là je tendis le bras. Je l'envoyais avec force en direction de l'adolescent, frôlant au passage la tête de la demoiselle. Pas de ma faute si elle était presque sur la trajectoire. Et si elle se l'était pris au passage, elle aurait la réponse à sa question ridicule. Je n'aurais peut être pas du lancer ce ballon si tôt après m'être relevé. J'eus l'impression à la fin de mon mouvement qu'un douleur stria mon cerveau, le parcourant de part en part.

Je n'allais tout de même pas être bon pour me gaver d'aspirine le restant de la journée ! Non parce que si le mal de tête s'implantait et ne voulait pas partir, je ne survivrai pas à Sonny le soir même. Ou alors il faudrait que je fasse taire ma charmante femme à coups de baisers et de caresses pour qu'elle ne parle pas trop. Hum, l'idée était très intéressante. Faire ma victime avec un mal de tête pour l'empêcher de parler. Quoique non, elle était encore capable de me sortir que si j'avais mal à la tête pour l'écouter, je l'avais aussi pour faire l'amour. Fichtre. Il fallait que je pense à autre chose. Notamment à cette inconnue que j'avais partiellement oublié, perdu dans mes pensées. On pouvait dire que le coup m'avait provoqué une absence et portait davantage à conséquence non ?

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MessageSujet: Re: When I say that it ain't up to you, go on do what you do [Terminé]   Mer 27 Juin - 17:41

Cette journée était censée être platonique et purement reposante, ce n’était pas pour rien si je n’avais pas été faire du bénévolat comme à mon habitude. J’avais besoin de souffler un peu, de me dire que, dans ma vie, il se passait parfois des choses normales comme avoir un jour de congé où je me reposais. Et voilà qu’un *** de joggeur foutait ma journée en l’air en se ramassant un ballon de football en pleine tête... Docteur au grand cœur, je m’étais ruée sur lui pour l’aider.
« ça va ? »... Je savais bien sûr qu’il ne se sentait pas bien et qu’il aurait préféré ne pas recevoir cette balle en pleine tête, mais en même temps, qu’est-ce que vous auriez dit, vous ? Tout le monde sait que cette question n’est pas à prendre au premier degré, c’est juste une façon de montrer à notre interlocuteur que l’on s’intéresse à son état et à sa santé... tout le monde le sait sauf cet homme qui m’agressa en me faisant remarquer que ce que je disais était ridicule...

Quelques jours plutôt, je me serais recroquevillée dans mon coin en m’excusant ou bien je lui aurais tout simplement dit que je m’inquiétais, car le risque de commotion était important vu la puissance du choc... mais je n’étais pas quelques jours plus tôt et, là, j’avais les nerfs à vif et l’impression que plusieurs complots se tramaient dans mon dos. Je savais que j’étais en danger et je ne pouvais rien faire pour modifier ça. En gros, je n’en pouvais plus. Je n’avais même pas la force de vraiment répliquer.

- C’est une façon de parler ! J’ai bien vu que vous n’êtes pas au top de votre forme, mais laissez moi au moins m’occuper de votre tête.

C’est vrai quoi, qui se serait arrêté si je n’avais pas été là ? Personne ! Il serait resté par terre à se vider de son sang que personne n’aurait bougé son petit derrière ! J’avais de plus en plus l’impression que cette ville regorgeait de violents psychopathes prêts à nous tuer ou nous regarder mourir sans ciller... quel monde de fous !

Un gamin arriva pour venir rechercher son ballon et l’inconnu le lui rendit en le lui lançant. Je sentis un courant d’air frôler mon visage, mais pas de mal. Sur le coup j’ai quand même eu l’impression qu’il voulait m’achever... non mais ! Je ne sais pas si me tuer était prévu, mais la grimace de douleur de l’homme m’empêcha de me pencher sur la question.

- Vous risquez une commotion, vous devez aller à l’hôpital ! Après un court moment d’hésitation, me rendant compte que j’avais été très sèche (comme si lui avait été chaleureux) je rajoutais un Monsieur. En tout cas on ne pourra pas m’accuser de ne pas être polie...

Sur le moment, mes angoisses concernant les mutants s’évanouirent et je ne pensais plus qu’à cet homme mal en point. Super docteur est de retour : Vive les jours de congé !
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Remington Pillsbury

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MessageSujet: Re: When I say that it ain't up to you, go on do what you do [Terminé]   Jeu 28 Juin - 14:54

Mademoiselle avait fait l'école du rire. Mais apparemment, elle avait également fait médecine. Elle voulait s'occuper de ma tête. Soit. En bien ou en mal ? Peut être qu'elle avait des envies de la disséquer. Peut-être qu'elle était une psychopathe refoulée qui tentait de freiner ses pulsions et là elle ne pouvait résister, se disant « Tiens un potentiel cobaye, je peux tenter ma chance s'il est à moitié sonné. » Je déraillais complètement, mais on allait mettre ceci sur le compte du coup que j'avais pris à la tête. Se recevoir un ballon, cela nous donnait tous les droits. Aussi bien d'être de bonne humeur, que de mauvaise humeur et même insupportable. Et tout était légitime, le seul coupable, c'était le ballon. Alors autant en jouer jusqu'au bout si on le pouvait, n'est-ce pas ? Si seulement j'avais besoin d'un vulgaire coup de ballon à la tête pour être insupportable... Je n'attendais pas d'avoir cette permission même si pour l'occasion j'avais un prétexte tout trouvé.

« Je crois que ma tête se portera mieux si vous ne la touchez pas. »

A moins qu'elle me sorte qu'elle était neurologue ou un truc du genre, une de ces fouines qui étudient les cerveaux humains, comme un psychologue, elle ne pouvait pas grand chose pour moi. Je doutais même qu'un psychologue puisse quelque chose pour m'aider d'ailleurs. Celui de l'armée ne m'avait pas résisté longtemps. Au bout de quelques semaines, il avait fini par se décharger de mon dossier. Je me demandais s'il avait un tampon qu'il avait posé sur la couverture du dossier pour mettre « cas irrécupérable ». Soit disant que j'étais un danger pour la société, et aussi pour moi-même. Non mais est-ce que j'avais l'air dangereux en apparence ? Est-ce que j'avais l'air fou ? Non. Enfin si peut être un peu car je n'avais rien trouvé de mieux que d'envoyer le ballon pour le rendre au gamin, frôlant la jeune femme et ne me préoccupant pas de savoir si j'allais la toucher au passage ou non. Si la balle l'avait atteinte, ça aurait été de sa faute. Elle n'aurait pas du bouger. Et elle aurait su ce que ça faisait de se prendre le ballon et elle s'y reprendrait à deux fois désormais avant de poser des questions stupides.

Je me massais doucement la tempe de ma main droite. La douleur était encore là mais elle finirait par s'estomper au fil des minutes. Ce n'était qu'une égratignure. J'avais vu bien pire dans ma vie. Ma main libre tata les poches de mon jogging. C'était bon, lors du choc je n'avais perdu ni mon téléphone, ni la clé de la maison. J'aurais eu l'air bien con si j'avais du passer par la fenêtre de la salle de bain pour rentrer chez moi. Et bien évidemment si une telle chose devait se produire, j'étais certain que Greta serait dans les parages, à guetter comme si de rien n'était. Et elle aurait attendu que je me ramasse dans la salle de bain pour me dire « quelque chose ne va pas monsieur Pillsbury ? Pourquoi vous passez par la fenêtre ? Et pourquoi... » Pitié. Ça avait du bon de vouloir déménager, je n'aurais plus à supporter cette vieille dame. Quoique, peut être qu'elle me manquerait dans le fond. Durant quinze jours, je l'avais évitée comme la peste même si elle n'avait cherché qu'à savoir qui étaient ces femmes qui venaient chez moi et pourquoi Sonny ne venait plus. « Je l'aime bien cette petite. Vous faites un joli couple. Et. » Chut. Un coup sur la tête n'avait pas le droit de laisser Greta envahir mon esprit. Surtout que mademoiselle école du rire venait de reprendre la parole.

« Si je ne vais pas à l'hôpital, vous m'accompagnerez jusqu'à la morgue ? Et vous direz à ma femme et mes gosses que je ne vous ai pas écoutée ? » Je marquais une courte pause, rajoutant simplement derrière un « mademoiselle. » Non mais elle avait quoi à me rabâcher ce pompeux monsieur. Je n'avais même pas encore les cheveux grisonnant. Et ça faisait trop gentleman, ce que je n'étais que très rarement.

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MessageSujet: Re: When I say that it ain't up to you, go on do what you do [Terminé]   Ven 24 Aoû - 11:29

Non mais vraiment, cet homme ne manquait pas de toupet. Je me souciais de lui et tout ce qu’il trouvait à faire c’était virer parano en insinuant que tout ce que je risquais c’était de faire tourner son cerveau en bouillie! Si on ne fait même plus confiance aux diplômés en médecine ça va pas le faire les années 2000 ! Pour appuyer ses propos il ne trouva rien de mieux que de lancer la balle qui frôla mon visage avant d’atterrir dans les mains du gosse venu la récupérer. Tuez-moi monsieur, je ne dirai rien ! Après tout, je ne suis qu’une faible femme qui ne ferait pas de mal à une mouche, pas vrai ? Tout le monde a le droit de m’agresser, du sadique qui m’en veut dans la rue au maire fou furieux et patron d’une agence un peu louche !
Ma colère s’envola quand mon instinct de médecin reprit le relais. Il fallait qu’il aille à l’hôpital : il risquait la commotion cérébrale et il était hors de question que j’utilise ma capacité à la vue de tous. (même si je désirais que tout ça se finisse au plus vite !) Apparemment Môôsieur pensait être invincible et il ne semblait pas avoir envie de prendre soin de sa santé. Décidément, je n’allais plus le supporter bien longtemps... mais je ne pouvais pas abandonner aussi facilement.

« Si vous mourez, c’est pas mon problème ! Par contre je ne vous lâcherai pas tant que vous n’irez pas à l’hôpital. » J’avais décidé d’oublier le mademoiselle méprisant et je me suis retenue avant d’ajouter une phrase dans le genre « ne voyez pas ça comme une attention spéciale, mais vous me faites tellement ch*er que je ne vais pas me retenir de vous em*erder en retour ! » Non, décidément, si je commençais comme ça les gens diraient encore que c’est de ma faute et que c’est moi qui ai agressé ce pauvre vieil homme inoffensif et citoyen modèle... Inoffensif mon œil oui : c’était pas lui qui avait failli se ramasser une balle de football en pleine face !

Bon, Clara, calme toi... Inspire et expire...
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MessageSujet: Re: When I say that it ain't up to you, go on do what you do [Terminé]   Sam 25 Aoû - 16:15

Comprendre ? Ne pas comprendre ? Apparemment seconde option pour mademoiselle. Je ne lui avais rien demandé à cette femme alors pourquoi me collait-elle ainsi. Quand les étudiants passaient leur diplôme de médecine, avaient-ils une épreuve durant laquelle ils devaient prouver leur niveau en matière d'agacement ? Non parce que si c'était le cas, j'étais persuadé que cette jeune femme avait eu la note optimale à cet exercice. Plus on la repoussait, et plus elle s'accrochait. On ne pouvait pas nier qu'elle possédait un esprit entêté et acharné. Sauf que c'était vain, et ça elle ne l'avait toujours pas compris. Un neurone avait du sauter dans son cerveau lui empêchant la compréhension de cette chose si simple : Je ne voulais pas de son aide.

Je m'approchais d'elle, la surplombant de ma taille. « Vous êtes idiote ou vous le faites exprès ? » Question très subtile de ma part, tournée en y mettant les formes. Du moins, celles que j'étais capable de mettre à cet instant et à la vue de la personne, c'est à dire très peu. Pour ne pas dire pas du tout. « Ce n'est pas votre problème si je meurs mais vous tenez à m'emmener à l'hôpital... Il n'y a pas quelque chose qui cloche dans vos propos ? » Peut être faudrait-il lui faire un dessin pour qu'elle comprenne l'illogisme de ses paroles. Et encore, je doutais qu'elle puisse arriver à déchiffrer un simple et banal dessin. Et dire que j'étais venu simplement courir dans le parc comme j'avais l'habitude de le faire. Pourquoi ce genre de choses n'arrivait qu'à moi et pas aux autres ? J'aurais mieux fait de dégonfler ce ballon de football. Il aurait pu choisir une autre victime que ma personne. Cela m'aurait évité de la supporter.

Mais... Qui disait que je devais la supporter encore longtemps ? Je venais de trouver ce que j'allais faire. Elle ne me lâcherait pas tant que je n'irai pas à l'hôpital ? Soit. Elle allait s'en mordre les doigts et renoncer très vite. Ainsi, j'aurai la paix pour le restant de l'après-midi. « J'espère que vous avez du souffle et tenez la distance. » Je lui adressais un bref regard et sans plus lui accorder le moindre intérêt, je la contournais. Puis je repartis en courant, empruntant le chemin gravillonné par lequel j'étais venu. A elle de voir à présent. Soit elle me suivait et j'allais m'amuser. Soit elle laissait tomber l'affaire et je sortais gagnant de ce petit bras de fer fort peu intéressant en soi.

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MessageSujet: Re: When I say that it ain't up to you, go on do what you do [Terminé]   

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