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 Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Dim 29 Juil - 15:18

Cela ne lui ressemblait pas de déballer sa vie devant des inconnus. Mais avec la dispute et le café envoyé en pleine figure, faire preuve de pudeur aurait été déplacé. Alors, Maggie fixait la jolie brune avec une moue de chien battu. Elle était triste, cela pouvait se voir à son regard et son sourire las. Elle n’avait pas imaginé une seule seconde que les choses virent aussi vite au vinaigre entre elle et John. Elle s’était imaginée pouvoir recommencer leur histoire là où elle s’était brutalement arrêtée, trois ans auparavant. Elle pensait que les évènements n’auraient pas d’emprise sur eux, que l’amour et l’affection qu’ils se portaient seraient plus forts que tout. Visiblement, non. Les rancœurs et les blessures passées avaient du mal à cicatriser. Les disputes se faisaient de plus en plus fréquentes. C’était la première fois qu’elle faisait preuve de violence et d’indifférence. Elle avait peur que le point de non retour soit atteint. Et s’il ne l’était pas, à ce rythme là, ils y arriveraient bien vite. Elle frissonna. Elle n’avait pas froid, elle avait peur. Une peur qu’elle sentait piquer dans sa nuque, qui engourdissait ses doigts et elle devait se faire violence pour se concentrer sur les paroles de son interlocutrice.

« Peut être, mais vous les avez surmontés. Je suppose que cela n’a pas du être facile, que chacun de vous a du faire des concessions. Le problème entre John et moi, c’est qu’on campe chacun sur nos positions, rejetant sans cesse la faute sur l’autre. Aujourd’hui, j’ai merdé et je n’aurai jamais du lui envoyer mon café à la figure. Demain, ça va être quoi ? Ca monte crescendo et c’est mauvais. On est conscients du problème, enfin moi je le suis, mais on n’arrive pas à passer outre. Et c’est comme ça depuis son retour. »

Sonny se trompait. Le départ de John n’avait pas été une bonne chose pour elle. Au contraire. Sa vie avait déraillé à ce moment là. La découverte de son don, la perte d’un patient, la descente puis la longue remontée grâce notamment à Genome. Depuis, sa vie n’était qu’une succession d’embûches. Peut être avait elle misé trop d’espoirs sur son couple, peut être en demandait elle trop à une relation quelque peu bancale.

« C’est certain qu’il serait fâché. Pas parce qu’il m’aime et qu’il serait triste, d’ailleurs il me l’a jamais dit, mais plutôt parce que j’aurai blessé son égo et qu’on ne blesse pas impunément l’égo d’un Ford. Non, il serait honteux d’avoir choisi une femme qui a osé le tromper. »

Et elle avait osé, pas plus tard que la veille. Avec Ryan de surcroit. Si John venait à l’apprendre, il ne lui resterait que la fuite pour échapper à sa colère. Et encore, il réussirait à la retrouver pour avoir le plaisir de lui dire à quel point sa conduite était indigne. Elle eut un sourire, le premier de la journée, quand Sonny lui dit qu’une femme valait mieux que mille hommes réunis. Oui enfin, cela dépendait de la femme. Elle allait répliquer quand elle vit le petit ami de Sonny revenir. Elle s’attendait à ce qu’il soit suivi de prêt par John mais non, il était seul. Elle suivit du regard leur petit jeu du « je te vole ton gouter » avant de décider qu’il était grand temps pour elle d’aller faire son mea culpa. Elle poussa le gâteau auquel elle n’avait pas touché vers Remington.

« Tenez, au lieu de piquer celui de votre copine. Je vous le donne. » Puis elle se leva et poussa un long soupir. « Je crois que j’ai un lancé de café à me faire pardonner et une chemise à racheter. »

Maggie haussa les épaules avant de faire volte face et de se diriger vers les toilettes des hommes. Elle laissa sortir un inconnu qui la regardait avec des yeux ronds. Il faut dire qu’elle les accumulait en cette après midi. D’abord la scène de ménage, maintenant une tentative de réconciliation dans les toilettes. Ca plus sa chevelure orange carotte, elle ne passait pas inaperçu. Elle ne vit pas John, simplement ses chaussures visibles sous la porte d’une des cabines.

« J’suis désolée mais m’entendre dire que tu prends les femmes pour des cobayes afin de trouver chaussure à ton pied, ça m’a mise hors de moi. Pourquoi tu racontes des conneries pareilles ? Pourquoi il faut toujours que tu joues un rôle quand tu es en public ? Tu n’es pas comme ça. Le John que j’aime n’est pas comme ça. Tu ne peux pas simplement être toi, c’est trop te demander ? »

Cela ressemblait plus ou moins à des excuses. Elle ne ferait pas mieux cette après midi de toute façon. Maggie regardait fixement la porte derrière laquelle se trouvait John. Il l’avait entendue, elle le savait. Elle s’appuya contre le lavabo, les bras croisés, bien décidée à attendre. De toute façon, il finirait bien par sortir.
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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Mar 31 Juil - 8:33

Les gens en avaient pas marre de faire la morale aux autres avant de se regarder, avant de voir qu'ils font aussi des erreurs et ne sont pas mieux que les autres. Non ! Il faut toujours chercher à paraître bien à donner des conseils, des solutions pour qu'ils fassent ce qu'on a envie qu'ils fassent, ainsi on peut se dire « c'est grâce à moi qu'il a changé les choses », balivernes. En tout cas dans mon cas je ne changerais pas. Je savais que mes paroles envers Maggie n'étaient pas toujours les meilleures, mais qui avait commencé en me lançant un café à la figure. Elle trouvait toujours le moyen de me mettre en rogne, il ne fallait pas qu'elle s'étonne par la suite si je me comportait comme un malotru. Mais si au moins je pouvais me vanter de faire une chose c'était de garder les disputes pour la maison, quand on était rien que tout les deux. Ça avait pour bénéfice que personne ne se trouve ridicule en public, là le message qu'elle venait de passer c'est que mon couple n'était pas au beau fixe et que j'étais incapable de l'avoir sous contrôle. Elle passait pour une femme hystérique qui ne savait pas gérer proprement ses problèmes.

Je laissais Remington parler, je me demandais bien comment ma sœur pouvait connaître un homme tel que lui. Ma sœur était tout ce que j'avais de plus cher au monde, je m'étais toujours promis de la protéger, peut-être parce que c'était la petite dernière de la famille et que dans mon souvenir lorsque je l'avais vu pour la première fois elle était minuscule, si fragile. Je ne voulais pas qu'elle se fasse avoir par ce monde peuplé de gens dangereux et j'étais persuadé que Remington en faisait partie. J'entendis ses pas s'éloigner, je respirais enfin. Je déboutonnais mon pantalon pour faire ce pourquoi les toilettes sont conçus. L'autre homme n'avait rien à craindre de moi et était parti plus rapidement, j'aimais bien prendre mon temps aux toilettes, ça me permettait de m'isoler un peu du monde et de pouvoir réfléchir sur le déroulement des choses. Au moment où je tirais la chasse d'eau j'entendis d'autres pas venir dans la salle, je laissais mon rayon de soleil parler et quand elle finit sa phrase j'ouvris la porte et me dirigea vers le lavabo pour me laver les mains. Je faisais cela en silence, j'aimais regarder les gens en face quand je parlais et là j'étais concentré sur le lavage de mes mains. Je prenais une serviette, que je déposais de nouveau par la suite et me plaça en face de Maggie les mains dans les poches.

Je ne sais pas encore si j'accepte tes excuses, tu crois vraiment que ce que je suis justifie ton comportement. On joue tous un rôle, on veut donner une image de nous à la société, j'ai une réputation, ma famille a une réputation dont il est hors de question que je donne une autre image sous prétexte que ma petite amie n'est pas d'accord. Qu'est-ce que tu as prouvé ? Tu as montré que tu es une femme hystérique qui prend le premier prétexte venu pour se ridiculiser, tu aurais pu au moins avoir la décence d'attendre qu'on soit à la maison pour en discuter … Tu ne sais vraiment pas te tenir en public

Mis à part Francine elle n'avait jamais fait la connaissance de ma famille, tout simplement parce que nous n'étions pas très causant, nous discutions uniquement de travail et les blagues n'étaient pas de mise surtout avec moi qui avait tendance à prendre tout au premier degrés. Maintenant elle comprenait pourquoi, il était hors de question qu'un Ford se laisse traiter de la sorte par sa petite amie qu'il est censé tenir en laisse si on peut dire les choses ainsi. Je devrais lui dire que c'est fini entre nous, je n'accepterais plus de ma vie une chose de la sorte. Mais je ne pouvais faire cela, mon cœur continuait de battre pour elle et à ce moment je la trouvais plus belle que jamais, à croire que c'était dans les mauvais moment qu'on se rend compte à quel point on tient à une personne. J'avais presque envie de la prendre dans mes bras et de l'embrasser, mais je me doutais qu'elle ne serait pas d'accord. Je me contentais juste de m'approcher d'elle, j'étais assez proche pour que le bout de nos nez se touchent et je posais mes mains sur ses hanches.

Le plus important c'est que tu saches que c'est faux tout ça. Je ne veux plus jamais de scène comme ça en public ou je ne vais pas être gentil
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Remington Pillsbury

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Mar 7 Aoû - 16:43

Pourquoi avoir commis un tel sacrilège ? Pourquoi avoir fait une chose qui ne m'avait pas traversé l'esprit depuis septembre ? Il n'y avait pas réellement de réponse. Peut être seulement une explication sans certitude qu'elle tienne la route. Il fallait toujours que l'on se défie. Il nous était impossible de rester tranquille. Oh, cela nous arrivait bien de l'être, quand on lisait ensemble, affalés sur le canapé, chacun avec son livre et la tête de Sonny calée sur mes genoux. Ou lorsque nous regardions la télévision. Il arrivait que nous n'étions pas d'accord sur le programme mais on finissait par choisir quelque chose qui nous intéressait tous les deux. Tant que ça n'était pas des clips musicaux ou des films à l'eau de rose, cela me convenait. Mais en dehors, notre vie était faite de petits défis lancés et à relever. Rien de bien méchant, le but n'étant pas de se faire du mal mutuellement. C'était juste une façon de pimenter la vie, de ne pas sombrer dans une routine qui ne pourrait jamais nous rattraper de toute manière, nos caractères étant trop explosifs.

Le défi du jour fut donc de croquer un morceau de gâteau au chocolat. Et de souffrir comme si de rien n'était en le mâchouillant puis en l'avalant. Ce fut dur mais défi personnel relevé ! A présent j'attendais la sentence, ou plutôt la vengeance qui ne saurait tarder à venir. Me forcer à finir le gâteau ? Impossible, elle devait se douter que je m'y attendais et moi je savais qu'elle ne me lancerait pas un tel défi. Elle ne pouvait pas se passer de son cher et tendre sucré. Alors me forcer à le manger alors qu'elle pourrait le savourer, ça serait un sacrifice énorme à ses yeux. Impossible à tenir. Impossible à me lancer comme défi. Alors quelle vengeance ? Celle-ci vint rapidement. Je m'attendis à un coup mais surtout pas à ce qui allait se produire. Mon verre de jus d'orange qu'elle avala jusqu'à la dernière goutte. Mais ! Quand elle reposa le gobelet sur la table, je me penchais vers celui-ci. Il n'en restait plus qu'une goutte. La vengeance était accomplie mais la torture devait être pire. Oh oui, elle l'était rien qu'en voyant sa tête avant qu'elle ne croque un morceau de gâteau.

De vrais gosses, voilà ce que nous étions à cet instant. Je te mange ton gâteau, tu bois mon jus d'orange. Défi suivant ? Non, je n'en avais pas envie. Et mauvaise pioche de la part de Sonny. Je ne m'attendais pas à un café renversé ni à une colère de sa part. Pas pour un gâteau tout de même ! Quoique si, elle en aurait été capable. A la place, elle préférait me menacer en me privant de câlin jusqu'à ce qu'on se décide à choisir la maison. Mais bien sûr, comme si elle allait tenir jusque là. Il suffirait de baisers et de doigts l'effleurant pour la faire craquer. Son corps réagissait au moindre contact avec le mien. Si j'avais légèrement bougé la tête au moment où elle s'était amusée à me frôler de ses lèvres, récupérant sans doute une miette de gâteau, cela se serait sûrement transformé en baiser passionné et tant pis pour la rousse qui se tenait près de nous. D'ailleurs cette dernière m'offrit son gâteau et nous abandonna pour aller rejoindre son cher et tendre aux toilettes. Je la regardais s'éloigner. « On devrait prendre le même chemin, mais celui des toilettes des femmes. Un câlin dans les toilettes, comme eux. » murmurais-je pensif.

Ce n'était pas une proposition. Ben non, j'étais privé de câlin apparemment ! Alors, mon regard se détacha de la rousse. Je fis signe au serveur de remettre un jus d'orange et un café. Puis mon attention se reporta sur les annonces étalées sur la table. Je poussais sans négligence les gâteaux et les gobelets vides pour les éloigner et rapprocher les journaux de nous. Je tournais les pages pour m'arrêter à celles où j'avais entouré les annonces qui avaient retenu mon attention. Une fois que ce fut fait, je me redressais pour m'appuyer contre le dossier de la banquette. Mon bras s'étira pour passer derrière Sonny, la frôlant au passage. « Dépêche-toi de choisir car je ne compte pas m'endormir sans câlin ce soir. » Le serveur ne tarda pas à revenir avec nos boissons. Je lui glissais un billet, lui faisant signe de garder la monnaie. A force de lui laisser un pourboire, il allait guetter notre table tout le temps pour voir s'il ne nous fallait pas autre chose. J'attrapais mon gobelet de jus d'orange et le portais à mes lèvres, en buvant une gorgée. Pour le moment, j'avais oublié le couple qui batifolait dans les toilettes. S'ils ne revenaient pas, cela ne changerait pas ma vie. Mon attention était concentrée aussi bien sur les annonces que sur Sonny. Elle était encore bien capable de faire comme si aucune annonce ne l’intéressait juste pour mettre sa menace à exécution et me priver de câlin. Si elle le faisait, ça serait la guerre à coup sûr, avec le premier qui craquerait. Et ça ne serait certainement pas moi.

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Mar 7 Aoû - 17:53

Maggie avait raison, et elle ne savait pas à quel point. Oui, cela avait été plus que difficile de faire des concessions. Et ce n’était pas de petites concessions entre elle et Remington. Non. La vérité. L’acceptation. En supporter les conséquences, le risque de perdre l’entourage. Personne d’autre qu’eux ne savait à quel point ils avaient fait d’énormes sacrifices. Là où Maggie se trompait, c’était quand elle pensait qu’elle aurait dû s’écraser, se comporter exactement comme John l’aurait voulu. D’ailleurs, Sonny secoua la tête.

« Non, non. Vous pensez vraiment que c’est en vous effaçant que les choses iront mieux ? C’est comme ça que vous voulez qu’il vous aime, comme si vous n’étiez qu’un fantôme de vous-même ? Mon copain et moi on ne se serait jamais remis ensemble – et même mis ensemble tout court – si je ne lui avait pas tenu tête. Il s’est même pris une gifle la fois où on s’est rencontrés. C’est quand vous vous laissez aller que la vérité éclate. Je sais que ce serait plus confortable de vivre dans une illusion, mais, c’est à vous de voir combien de temps vous pourrez tenir. »

Il ne lui avait jamais dit qu’il l’aimait ?! Même Rem, tueur à gage, ex-collectionneur de foies humains, ayant renoncé à sa famille adoptive, avait été capable de lui dire ces mots et de les penser. John Ford était donc un cas encore plus irrécupérable qu’elle ne le pensait. Handicapé du cœur et du ciboulot. Quelle tristesse pour Maggie que d’aimer cet homme. Donc il appartenait à cette espèce de mâles dominants, estimant que les femelles sont leur propriété, qu’ils en possèdent autant qu’ils veulent, mais qui ne supportent pas qu’un autre mâle plus jeune, plus beau et meilleur les courtise. Eh bien, et si tous les autres Ford étaient du même acabit, Sonny espérait bien ne jamais tombée sur un membre à qui elle foutrait une paire de baffe bien méritée.

Mais déjà Remington revenait faire son malin. A ce petit jeu, Sonny refusait de perdre, et aux gamineries ils pouvaient finir sur un match nul, tant chacun était têtu. Ah ! *Et maintenant fais le malin, Remington Pillsbury !*, pensa-t-elle en voyant Maggie offrir généreusement son gâteau. Alors, allait-il être poli et le manger ? Par contre, elle lança un regard dépité à Maggie. En même temps, elle n’était pas mieux. Et encore une fois on voyait que les hommes fuyaient et que les femmes devaient faire le premier pas en leur courant après. Etait-ce une loi de la nature ?

Bref, passons, il le resta bientôt plus que Remington et elle attablés, là, à se lancer des défis débiles comme piquer le gâteau de l’une et avaler d’une traite le jus d’orange de l’autre. Pourquoi ? Parce que. Ils fonctionnaient ainsi. Impossible de changer pour maintenant. Fuis moi, je te suis. Fais ta mauvaise tête, je te ferai craquer. Embête-moi, je te ferai pire. Aime-moi, tu ne le regretteras pas. Et une proposition licencieuse. Aller faire des cochonneries dans les toilettes des dames ? Après avoir fricoté dans l’arrière-décor d’une maison hantée, puis dans une forêt où n’importe qui aurait pu les surprendre, il aurait été difficile pour Sonny de jouer les effarouchées. Mais c’était de la faute de Remington tout ça. Après tout, il savait pertinemment qu’elle n’était qu’une marionnette sans la moindre volonté entre ses mains. Une caresse au creux des reins, un baiser bien peu sage à la naissance du coup et s’en était fini de ses résistances. Triste constat, mais il était bien réel.

« Vous n’êtes pas sage, M. Pillsbury. Et je mérite bien mieux qu’un endroit où des femmes font pipi et changent leurs tampons. »

Et puis, si John faisait ça dans les toilettes, elle n’avait pas envie de faire comme lui et d’entendre ses grognements de mâles dominant à travers le mur alors qu’elle serait en train de gravir les échelons du plaisir avec Remington. Allez, douche froide, la maison, elle était là pour parler de la maison après tout. Mais un frisson la parcourut dans son dos, entre ses deux épaules. Le bras de Remington venait de l’envelopper. Es yeux noisette se posèrent sur cette main aux longs doigts fins qui savaient si bien lui faire de l’effet. Ah ! Monsieur ne voulait pas dormir sans câlin…

« Ça tombe bien, moi non plus, alors au boulot ! »

Et un baiser rapide. Pas un baiser passionné ou un peu trop approfondi sinon ils n’atteindraient même pas les toilettes. Finalement, ce fut peut-être le serveur qui sauva la banquette en leur apportant un nouveau jus d’orange et un double café crème. Après en avoir bu une gorgée, Sonny rouvrit les petites annonces. Remington en avait déjà repéré deux. Enfin, du peu de ce qu’elle avait vu. Et une avait attiré son attention.

« J’aime bien celle-là, sur le papier en tout cas. Trois chambres. La nôtre, une si jamais, par hasard, on aurait des invités… oui, je sais, c’est peu probable, mais on ne sait jamais. Et une qui pourrait servir de bureau, pour toi ou moi. Un grand garage. Une cave. Si elle est suffisamment grande on pourrait y installer la salle d’entraînement. Cuisine équipée, ça c’est plus pour toi que pour moi, mais je te préparerai des spécialités françaises un de ces jours. Parquet. Pas très loin du campus. Par contre, je suis désolée, mais ils ne précisent pas si les toilettes sont assez classes pour qu’on aille y batifoler. »

Bon, elle n’était pas donnée, mais Remington ne voulait pas entendre de plainte à ce sujet. Sur le papier, elle avait beaucoup d’avantage, mais il fallait voir ce que cela donnait concrètement. Peut-être qu’il n’y aurait pas de place pour une pièce contenant les armes de Remington. Peut-être que le salon serait obscur, les chambres petites. Bon, Sonny avait trouvé bien des avantages à avoir son petit lit d’une personne pour elle et Remington, mais il fallait avouer qu’un grand lit serait très bien, surtout pour les câlins.

« T’en penses quoi ? On devrait la visiter, non ? Elle se pencha vers le visage de Remington, y déposant quelques baisers sur la joue et laissant sa main glisser sur le haut de la cuisse de Rem, près de sa masculinité, sans toutefois s’y aventurer. On pourrait imaginer de quelle façon on baptiserait chacune des pièces de cette maison, non ? Ou tu me dis qu’elle ne te plait pas et je serai profondément déçue, au point de perdre toute envie… »

Hein ? Quoi ? Plait-il ? Ils étaient dans un lieu public et en plus ils n’étaient pas seuls ? Mais si, ils étaient seuls. Le couple propre sur lui Joggie – savante contraction de John et de Maggie – semblait avoir lui aussi succombé à la vague de chaleur qui enveloppait Los Angeles. Ils n’étaient toujours pas revenus, et elle, elle avait encore un peu de temps avant de prendre son service à la bibliothèque de la fac. Qu’elle avait hâte qu’ils aient leur maison. Qu’ils ne soient pas obligés d’aller chez l’un ou chez l’autre, d’emporter des vêtements de rechange, de prévenir de leur allées et venues. Un chez eux, bien à eux. Bizarre comme cette perspective lui faisait de l’effet… ça… l’émoustillait. Finalement… à bien y réfléchir…

« J’irai peut-être bien aux toilettes… une envie pressante… »

Très pressante en fait. Et il n’avait pas intérêt à jouer au plus malin ou à vouloir la défier, en lui disant que la maison était trop moche. Après tout, il l’avait présélectionnée… Elle l’embrassa et se leva en direction des toilettes pour dames. Elle lui jeta un regard au moment de pousser la porte. Elle n’entendait pas de gémissements, simulés ou réels… trois possibilités : John et Maggie ne batifolaient pas, ou John était un mauvais coup et Maggie n’avait pas envie de simuler pour lui faire plaisir, ou ils avaient fini. Elle s’en fichait, ils seraient au calme. Tant pis pour le fait que d'autres viennent uriner ici ou pire. Ses hormones la travaillaient, ces hormones qui font qu'elle craquait complètement. Elle se hissa sur le rebord des lavabos et attendit… Une future maison et un câlin ou rien du tout ?

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Mar 14 Aoû - 20:52

Debout dans les toilettes, appuyée contre le lavabo, Maggie ressassait les paroles tenues par Sonny. Est-ce que les choses finiraient pas s’arranger si elle s’effaçait pour laisser à John la joie d’avoir raison sur tout et n’importe quoi ? Est-ce qu’elle avait vraiment envie d’une femme potiche, aussi utile qu’une plante verte en plastique ? Décorative certes, mais même pas vivante. Froide et morne. Muette comme une carpe. Au moins, il n’y aurait pas de scènes de ménage et de mot plus haut que l’autre. Mais ce n’était pas une vie et la jeune femme n’était pas faite pour se cantonner au simple rôle de la plante. Son caractère flamboyait autant que ses cheveux. Maggie était quelqu’un d’entier, qui avait besoin de dire ce qu’elle pensait au moment où elle le pensait. Pas trois heures après. Elle n’était pas une bombe à retardement. C’était une des raisons que faisait que sa relation avec John ne s’améliorait pas. Si elle éprouvait le besoin de lui hurler dessus en public, au risque de s’attirer les regards médusés des passants, elle le faisait. Elle se moquait éperdument de passer pour une mégère ou pour une cinglée. Elle n’accordait pas autant d’importance que lui à l’apparence et à l’opinion des étrangers. Seule celle que John avait d’elle importait vraiment. Et là, elle ne devait pas être reluisante.

John sortit enfin de la cabine dans laquelle il s’était enfermé et répliqua. Il n’acceptait pas ses excuses ? Soit. Cela n’en était pas de toute façon. Ce n’est pas tant ce qu’il était qui justifiait son comportement, mais ce qu’il voulait être. La différence était de taille. Elle n’avait absolument rien contre le John qu’elle connaissait en privé, celui qui était doux et tendre, celui qui la prenait sur ses genoux. L’homme de bonne famille qu’il s’évertuait à paraitre en société, c’était tout autre chose. Elle détestait son ton condescendant et ses allures de Monsieur qui essaie d’acheter même ce qui ne peut l’être. Elle le fixait néanmoins sans broncher, lui expliquer sa vision n’allait pas être une mince affaire et elle préférait le laisser terminer avant de renchérir.

« Tu n’es pas ta famille. Tu es toi, John Ford. Tu as ta propre personnalité, tes propres émotions. Tu vis indépendamment d'eux. Tu n'es pas un vulgaire numéro sur une liste, pas une pâle copie de ce qu’ils veulent que tu sois. J’comprends que tu aies envie de leur faire honneur et de les rendre fiers de toi. Ce n’est pas ce que tu es que j’ai du mal à supporter mais ce que tu veux être. »

La discussion prenait des allures de consultation thérapeutique et ce n’était ni l’endroit, ni le moment, pour s’ébattre sur le moi et le surmoi. D’ailleurs, elle n’était pas sure d’en avoir envie. Ce genre de conversation tournait vite en dialogue de sourd ou bien en monologue. Et même si elle regrettait, un tout petit peu, d’avoir ruiné sa chemise, elle ne s’excuserait pas. Pour qu’il comprenne bien, qu’avec elle, son petit jeu ne prenait pas et ne prendrait jamais. Elle ne s’effacerait jamais et comme il l’avait si bien dit, elle ne savait pas se tenir en public. Cette pique la fit sourire, un petit sourire en coin, un brin moqueur. Il avait beau lui faire des reproches sur son comportement en public, il l’avait choisie elle et pas une autre. Cela ne devait donc pas tant le déranger que cela. Peut être que cela lui plaisait dans le fond, d’avoir une femme qui lui tenait tête. Ou peut être pas. De toute manière, aussi longtemps qu’ils resteraient en couple, il n’aura pas trop le choix et devrait s’en acclimater, à défaut de pouvoir s’y faire totalement.

Elle le regarda s’avancer, une lueur malicieuse éclairant soudainement son regard vert. Il la prit dans ses bras, un frisson la parcourut quand il posa ses mains sur ses hanches. Le meilleur moment dans les disputes, c’est la réconciliation. Et ce qu’il y a de bien, c’est qu’il y a presqu’autant de réconciliations que de disputes. Même dans les toilettes d’un café, un air de romantisme flottait. Et il n’avait pas tort dans ce qu’il disait. L’important, c’est ce qu’ils pensaient l’un de l’autre.


« Certainement. Mais ça m’énerve que les gens aient une fausse opinion que toi. Sonny te prends pour un macho. Elle n’est pas vraiment loin de la vérité mais quand même. »

Elle eut un sourire taquin. Elle cherchait uniquement à le taquiner, elle voulait laisser la dispute derrière eux. Montrer qu’eux aussi pouvaient former un couple uni. Ou former un couple tout court, en dépit des engueulades.
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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Mar 21 Aoû - 12:09

Je ne peux pas changer de comportement en public comme ça. Les autres familles ne voient pas John Ford, Patrick Ford ils voient les fils Ford, Francine elle est un peu mieux reconnu vu que c'est la seule fille qu'à eu ma mère. J'ai été élevé comme ça, si je me mets à changer d'attitude c'est la réputation de ma famille qui va en pâtir et je ne veux pas que ça se produise

Je ne savais pas pourquoi j'essayais de lui expliquer les choses, elle en comprendrait pas de toute façon. Elle n'avait pas une famille sur le dos qui se devait d'avoir et de garder la meilleure réputation possible. C'était ça être dans le beau monde, si on peut dire beau, quand on a une place dans la société il faut la garder et ne pas aller de travers pour toujours être le même quoiqu'il arrive. Mon attitude n'était pas géniale il fallait bien le reconnaître, j'avais plus des allures d'homme froid qu'autre chose, j'étais distant et quelque peu pénible sur les bords. Un homme qui montre trop ses sentiments n'est jamais pris au sérieux, de la part d'une femme on s'en moque un peu car tout le monde sait que les femmes expriment beaucoup leur sentiment. Mais prenez la directrice du magazine dans Le diable s'habille en Prada ou Les liaisons dangereuses, ce sont des femmes qui montrent que si on veut atteindre l'excellence et être considérer presque comme un homme il faut être comme tel.

Je réduisais la distance entre nous deux, pour que nos corps puissent se coller et que je sente sur mon visage son souffle chaud. Je déposais un baiser sur son front, puis sur sa joue, son nez je continuais jusqu'à ce que toutes les parties de son adorable visage est eu un baiser. Je frottais mon nez contre le sien avant de l'embrasser fougueusement.

Hum … Tu as fini de râler, je t'ai pas encore demandé de rester à la maison à t'occuper des enfants et faire la cuisine. J'ai du sang italien alors forcement je suis un peu macho et franchement ce qu'elle pense de moi je m'en fous comme de ma première paire de chaussette

En effet ce que pouvais se dire Sonny de moi me passais au-dessus de la tête, je n'avais pas une grande opinion d'elle, la plupart des filles aujourd'hui sont justes bonne à ouvrir les cuisses. L'expression n'était pas la meilleure et la plus respectueuse mais il fallait bien avouer qu'il y avait des filles comme ça, qui portent des vêtements courts et se plaignent que les garçons les regardent. Sonny devait faire partie de ce genre de fille, d'ailleurs je doutais fort qu'elle ne soit pas dans les autres toilettes avec son copain, Remington Pillsbury. Je ne comprenais pas encore totalement ce qu'il pouvait faire avec elle, ce n'était pas son cerveau très intellectuel qui devait lui plaire mais ce qu'elle avait à offrir sans vêtement bien entendu. Il m'intriguait de plus en plus ce jeune homme qui avait un casier un peu trop propre, il faudrait vraiment que je fasse un tour sur son histoire.
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Remington Pillsbury

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Ven 24 Aoû - 9:59

Si j'évoquais l'idée de faire des cochonneries dans les toilettes des femmes, Sonny me la refroidit rapidement. Un lieu où les femmes changent leurs tampons... Elle me fit grâce des termes serviettes hygiéniques. Mais elle avait réussi son coup, en refroidissant mes ardeurs, même si ce n'était qu'une proposition sans intention réelle de ma part. J'imaginais une vieille approchant les quarante ans, ayant plein de poils ; une moustache visible au dessus de sa lèvre supérieure, se rendant dans les toilettes pour justement changer son tampon car elle était en mauvaise période, celle qui rendait une femme encore plus chiante qu'elle ne l'était en temps habituel. Car là on avait droit en plus à « j'ai mal au ventre », « j'ai mal en bas du dos », « tu peux me donner un cachet », « je vais mourir ». Et trois jours plus tard, c'était déjà oublié. Les demoiselles redevenaient chiantes mais c'était supportable pour les pauvres hommes que nous étions.

Je n'étais pas sage mais elle n'était pas en reste. Qui avait accepté qu'on fasse l'amour dans une maison hantée ? Puis dans une forêt ? « C'est sûr que tu es une sainte à côté de moi. » balançais-je d'un ton légèrement moqueur. Si j'étais coupable de ne pas connaître les termes être sage, elle l'était tout autant que moi. Je ne l'avais en aucune façon forcé. Bien au contraire. A chaque fois elle avait eu le choix, je n'avais jamais fait pression et si elle m'avait dit non, j'aurais accepté sa décision. Je n'étais pas un barbare accro au sexe tout de même. Même si je mentirais en disant que je pouvais me passer de son corps. D'ailleurs, je frôlais son épaule en l'enveloppant de mon bras. Je la sentis frissonner, et là j'eus un léger sourire aux lèvres. Hors de question de s'endormir sans un câlin, oh non. Pas après ce frisson. Pas après ce baiser rapide qui aurait pu dévier sur une pente glissante si le serveur n'était pas arrivé à ce moment là, déposant les boissons sur la table.

Je récupérais mon jus d'orange, buvant une gorgée avant de me pencher sur l'annonce qu'elle me désignait. Trois chambres, garage, cave. Suffisamment de jardin pour créer une dépendance. Et une cuisine équipée. Non loin du campus pour elle. Et... « Très drôle. » fis-je avec une moue. Elle se moquait de moi avec les toilettes. C'était de bonne guerre. Je me vengerai, il n'y avait pas de doute possible. Quand, aucune idée. Mais je saurais sortir quelque chose pour me moquer gentiment à mon tour de sa personne. Je regardais plus en détails l'annonce bien que mon attention fut mise à mal par ses lèvres se déposant à plusieurs reprises sur ma joue et par cette main qui se promenait sur mes cuisses. Le numéro de l'agence immobilière était indiquée. Il y avait même un numéro de portable pour tomber directement sur la personne qui s'en occupait. Baptiser toutes les pièces ? Mon esprit décrocha quelques secondes de l'annonce. « J'appellerai quand tu seras retournée en cours. » Mentalement, je tentais de mémoriser le numéro de téléphone. Pourquoi ? Je ne savais pas. Mais ça m'aidait à garder les idées claires et à ne pas me concentrer sur cette main qui se promenait sur ma cuisse. Et sur cette voix qui sembla soudainement sortir une phrase à double semble. Envie pressante ? Nos lèvres s'accrochèrent trop brièvement pour que je devine les intentions de Sonny. Il m'avait pourtant semblé entendre dans l'intonation de sa voix... Je la suivis du regard et la vis se retourner dans ma direction avant de franchir la porte des toilettes des dames. Ce regard... Et ensuite je n'étais pas sage ?

J'attendis qu'elle disparaisse derrière la porte pour boire une nouvelle gorgée de jus d'orange. Je relus l'annonce qu'on avait retenu une nouvelle fois. Et mon regard se reporta sur la porte des toilettes. De nouveau j'avais cette image de la vieille. Non mais merci mon ange pour cette image. Elle sortait bien de mon imagination mais elle avait grandement contribué à sa création. Et les deux autres qui ne sortaient pas des toilettes des hommes. Si ça se trouve, ils étaient en train de prendre leur pied. Et moi, j'étais là, assis bien sagement à la table d'un café, buvant mon jus d'orange. Au bout de quelques secondes, je poussais un profond soupir, en reposant mon gobelet de jus d'orange sur la table. Je laissais les annonces, les oubliant pour me diriger à mon tour vers les toilettes. Mon regard se riva un instant sur la porte de celles des hommes. Tout semblait calme, ou alors c'était bien étouffé à coups de baisers. Me détournant, je poussais la porte des toilettes des dames.

Sonny était là, assise sur le rebord des lavabos. A croire qu'elle m'attendait et qu'elle savait que je viendrais. Et si je ne l'avais pas fait, elle aurait boudé ? Cela ne voulait pas pour autant dire qu'on allait faire l'amour dans ce lieu. Mes prunelles bleues la fixèrent et je m'approchais d'elle. Mes mains se posèrent sur ses cuisses alors que je venais me caler contre ses genoux, ne cherchant pas à lui écarter les jambes. « Si j'obtiens un rendez-vous pour ce soir après tes cours, j'aurai mon câlin ? » Et même si je n'y arrivais pas, j'aurais droit à mon câlin. Je lui posais la question mais en fait elle n'avait pas le choix. Je saurai la faire plier dans la soirée en touchant ses zones sensibles. « Par contre oublie ton idée d'envie pressante ici. Avec ton histoire de tampons, tu m'as mis une image horrible dans la tête qui m'a coupé toute envie. Et si ton amie rousse débarque, ça risquerait de la choquer. » Je me penchais vers elle pour déposer un baiser sur ses lèvres, m'attardant davantage que la décence ne le permettait. « Et puis si c'est mon pote John qui pointe le bout de son nez, ça lui briserait le cœur de me voir avec toi. »

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Ven 24 Aoû - 20:08

« Une sainte ! Parfaitement, et je porte merveilleusement l’auréole en prime »

Et ni une ni deux, elle fit mine de remettre en place son auréole invisible. Bien sûr que non, elle n’était pas une sainte. Pas avec lui dans les parages. Et sans qu’elle y puisse quelque chose, son corps fut dévoré d’une envie soudaine et puissante. C’était de sa faute encore ! Bon sang, il savait parfaitement quel effet il avait sur elle. Alors si elle était une perverse comme il se plaisait à le lui dire, il était un démon tentateur ! Même sa peut-être future maison venait de passer au second plan… Bizarre comme son corps pouvait prendre le dessus parfois… Et là, eh bien c’était le cas, alors l’idée germa en elle de filer aux toilettes. Qui ne tente rien n’a rien après tout. Et puis, un petit moment de détente, avant qu’elle ne retourne …

« Pas en cours, je vais gagner des sous pour notre maison ! »

Oui Sonny, on y croit… c’est avec son salaire de misère à la bibliothèque qu’elle allait financer la maison qu’ils achèteraient.

Viendra… viendra pas… Telle était la question. Même pour un baiser… Même s’ils ne faisaient rien de trop olé-olé, rien de ce que la morale réprouve. Quoique, le seul fait qu’un homme rejoigne une femme dans les toilettes d’un café n’était pas très bien vu. Un sourire naquit sur son visage quand elle le vit franchir la porte. Et ces yeux bleus… Qu’est ce qu’elle aimait quand ils parcouraient son corps. Jamais auparavant elle n’avait été à l’aise avec sa nudité, mais devant Rem, c’était… différent. Lui, il pouvait tout. Elle parvenait à tout avec lui, à être elle-même, à s’assumer et à assumer ce qu’elle voulait et désirait. Alors quand il posa ses mains sur ses jambes, elle s’attendit presque à ce qu’il les lui écarte, comme cette fameuse fois, à l’arrière d’un décor de maison hantée. Mais il ne se passa rien de cela. Non. Il restait fixé sur la maison… Oui, car elle était venue pour cela après tout. Mais… un petit extra ? Non ?

« Je finis à 19h… Tu crois vraiment qu’un agent va accepter de faire des heures sup sur un simple claquement de doigt ? Mais soit, si tu aimes le risque. Pas de câlin si tu n’y parviens pas… Et je devrais me débrouiller toute seule comme une grande, puisque le grand Remington est angoissé par un problème féminin… »

Même si elle n’en avait pas du tout envie. Le sexe, ça n’avait de sens qu’avec lui. Mais quelle blague. Le tueur à gages qui ôtait les foies de ses victimes, refroidi par l’idée d’un tampon. Eh bien. Elle était belle cette image !

Qu’est ce que ce serait quand ils emménageront ensemble et qu’une semaine par mois, il trouverait des tampons dans la poubelle des toilettes… En fait, elle mourrait d’envie d’être là et de voir sa tête quand ça se produirait. D’ailleurs, ça ne devrait plus tarder à arriver… quel dommage qu’ils n’aient pas encore leur maison… ou dans la poubelle de sa salle de bain à elle… c’était une idée à creuser… et une bêtise à faire. Mais elle perdit le fil de ses pensées quand il se pencha vers elle pour lui donner un baiser digne de ce nom.

« Tu es un petit joueur, Rem. Je te donnerai des cours de perversion si tu es sage. Mais tu as raison. Ils ont l’air d’un petit couple axé sur les apparences, il ne faudrait pas les choquer. Même si j’aime bien la femme. Et je m’en voudrais tellement de briser le cœur de mon cher John Ford que j’aime tellement… Non, ce serait plutôt une raison de te violer sur place et de croiser les doigts pour qu’il débarque. »

Et comme pour lui prouver qu’elle en était capable, s’il y avait encore besoin de le prouver, elle écarta les jambes, les enroula autour des hanches de Rem et d’un coup sec le rapprocha vers elle avant de passer ses bras autour de son cou et de lui rendre son baiser, chaud et amoureux.

« Puisque tu as décidé de jouer les enfants de chœur alors soit. Gagne-nous un rendez-vous. Et retournons finir nos boissons, je n’ai plus beaucoup de temps avant d’aller au boulot. Allez, juste tous les deux si ton copain et Maggie ne se décident pas à sortir des toilettes. Mais je te jure que si Maggie affiche le visage d’une fille comblée alors que tu m’as privée d’un câlin, je te tuerai à petit feu. »

Puis elle relâcha son étreinte sur lui, sautant du rebord du lavabo. Allez, on retourne dans le monde civilisé en espérant que John et Maggie soient de retour. Sinon… bah rien en fait, elle passerait le peu de temps qu’il lui restait avec Rem, à faire des plans sur leur maison ou autre. La vie des Ford n’allait certainement pas régenter la leur. Puis elle ouvrit la porte des toilettes, croisant une cliente visiblement surprise de trouver un homme dans cet endroit. La cliente les dévisageait. Rem, Sonny, Sonny Rem. Alors la française poussa un soupir d’aise.

« Aaaaah, c’était vraiment parfait. Je reviendrai dans ce café. Je vous le conseille Madame. Il est un peu cher mais on en a pour son argent. »

Et toc, ça c’est pour la frustration occasionnée. La cliente jeta de gros yeux ronds sur Remington et Sonny en profita pour faire une grimace à l’homme de sa vie, avant de regagner leur table pour finir sa consommation.

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Ven 7 Sep - 20:55

Maggie arqua un sourcil. Décidément, elle ne partagerait jamais le point de vue de John sur la famille et sur l’allégeance qu’il vouait à la sienne. Elle ne comprenait pas et, surtout, ne voulait pas comprendre. Surtout qu’elle mettait l’échec passé de leur couple sur le dos des grands pontes de la famille Ford et l’éloignement forcé qu’ils avaient imposé à John. Tout ça, c’était entièrement de leur fait. Elle n’en voulait plus à son amoureux de l’avoir abandonnée, enfin plus autant qu’avant. La rancœur et l’amertume s’étaient dissoutes, restait un sentiment confus, savant mélange de résignation et d’impuissance. De plus, si elle voulait aller de l’avant, elle était bien obligée de faire avec. Et c’est ce qu’elle tentait de faire, tant bien que mal. Plus mal que bien, au vue de la scène de ménage mémorable qu’elle venait de lui faire subir. Il devait comprendre aussi. La rousse était une femme qui avait été blessée dans le plus profond de son être et de son âme. Même si elle avait décidé de passer l’éponge, elle aurait toujours une cicatrice. Une petite balafre rose et boursouflée, cachée au plus profond d’elle-même.

« La réputation de ta famille ? Je ne vois pas ce qu’elle a de si important. Si nous en sommes là, tout les deux, c’est en grande partie de leur faute. Donc pardonne-moi de ne pas partager ton point de vue. »

Aussitôt après avoir prononcé cette phrase, elle se mordit la lèvre. Les mots étaient sortis plus vite qu’elle ne l’aurait voulu. Il n’apprécierait pas, bien que cela fût la vérité. S’ils n’avaient envoyé John à l’autre bout du pays pour une obscure raison, ils seraient peut être mariés tout les deux. Ou tout du moins, ils vivraient sous le même toit. Ca elle en était convaincue. Elle se radoucit un peu quand il s’approcha d’elle. Elle enroula ses bras autour du cou de John, se laissant faire quand il l’embrassa sur tout le visage. Elle adorait quand il faisait ce genre de chose, bien qu’ils ne fussent pas dans le bon endroit. Les toilettes de ce bar de quartier n’avaient rien, mais alors rien, de romantique et d’intimiste. Il y avait un va et vient presqu’incessant. Cela l’étonna même qu’il les autorise à cette proximité dans un lieu où ils pouvaient être surpris à n’importe quel moment. Peut être qu’il commençait à changer. La nature humaine est ainsi faite. Les gens changent. Inexorablement. Alors pourquoi John échapperait à cette règle universelle ?

John lui demanda si elle avait fini de râler. Alors, faisons le compte : lui hurler dessus parce qu’il ne daigne pas répondre au téléphone, ok. Lui balancer un café à la figure, ok. Lui dire ce qu’elle pensait de son attitude en public, ok. Lui faire remarquer que l’honneur de sa famille n’était pas si respectable que ça, ok. Se faire pardonner… Non ça, ça restait à faire. Mais pas ici, cela ferait un peu désordre. Sinon oui, elle en avait fini. Sa bouche se tordit en une moue désolée alors qu’elle opinait lentement du chef.


« Heureusement que tu me demandes pas de rester à la maison ! Il ne manquerait plus ça. » Elle se rapprocha encore un peu plus de lui et lui chuchota à l’oreille : « Si on rentrait, maintenant. Je crois que j’ai une scène de ménage à me faire pardonner. »

Elle s’écarta et d’un petit geste de la main, elle l’encouragea à la suivre. Elle ne comptait pas passer une seconde de plus dans ces toilettes, bien qu’elle adorait passer du temps en tête à tête avec son amoureux. Ils seraient bien mieux chez lui, ou bien chez elle. Après un dernier coup d’œil à John, elle sortit et balaya la salle du regard. Elle remarqua que Sonny était toute seule à la table. Elle se dirigea vers elle et se planta à côté de la table, se penchant légèrement pour lui parler.

« J’ai été enchantée de vous rencontrer. J’espère bien que l’on se reverra, dans d’autres circonstances. Un peu plus joyeuses et un peu moins bruyantes. Je suis venue vous dire au revoir, je crois qu’on ne va pas tarder. Si John se décide à sortir des toilettes. »
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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Dim 9 Sep - 9:16

    Je n'allais pas essayer de lui faire entendre raison puisqu'elle ne voulait pas comprendre, quand on ne fait pas partie d'une fratrie comme la mienne comment comprendre que la famille est plus que tout. Plus important que n'importe quoi, elle sera toujours présente dès qu'on a un problème, on dit qu'on ne choisit pas sa famille mais ses amis. D'un côté c'est vrai car on ne peut s'entendre avec toutes les personnes de sa famille alors qu'on choisit ses amis, les amis disparaissent au moindre problème alors que la famille est toujours là peut importe qu'on l'aime ou pas. J'avais cru comprendre au bout d'un certain temps que les relations entre Maggie et sa famille était compliquées, bien différente des relations avec ma famille, elle ne pourrait donc pas comprendre mon ressenti. Sa remarque me fit sourire, je ne pourrais jamais en effet lui demander cela pour la bonne et simple raison que nous n'étions plus au siècle dernier, les femmes étaient aussi indépendantes que les hommes. Parfois c'était un peu dur à supporter, certaines femmes voulaient montrer à quel point elles étaient tout aussi capables que des hommes de faire quelque chose. Les femmes comme celles la étaient pire que tout, horribles et détestables comme des hommes après tout, il fallait qu'elles s'attendent à être traiter ainsi puisqu'elles voulaient jouer au plus malin.

    Je ronronnais à la petite idée qu'elle venait de me murmurer à l'oreille, en effet nous avions pour habitude de nous réconcilier d'une manière tout a fait appréciable, en jouant sous les couvertures. Cette façon nous convenait à tout deux, moi qui adorait pratiqué cet exercice et pour elle je supposais qu'elle aimait tout simplement la chaleur de mon corps, la savoir entre mes bras. Je la regardais dans les yeux pour voir cette petite lueur de malice et fis semblant de lui mordre le nez.

    Ne perdons pas les bonnes habitudes, petite coquine

    Elle s'écarta de moi pour aller rejoindre la salle, j'avais cru qu'elle allait me proposer de faire les choses ici, mais non si mon rayon de soleil ne ressemblait pas aux filles que j'avais pour habitude de mettre dans mon lit avant de la rencontrer elle avait par contre quelque chose en commun : la classe. Elle savait faire les choses proprement pour que tout soit parfait, ou presque. Je remettais ma veste en place, jetais un coup d'œil dans le miroir pour vérifier ma coiffure. Je ne mis pas longtemps à revenir dans la salle, elle était en train de discuter avec Sonny, j'allais vers le comptoir afin de payer nos consommations. Une fois ceci fait je retournais vers Maggie que j'enlaçais d'un bras autour de sa taille.

    Je vous souhaite une bonne et agréable journée Sonny vous donnerez mes salutations à M. Pillsbury

    Je la gratifiais d'un sourire et commença à partir hors du café en entraînant Maggie avec moi.
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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Mar 11 Sep - 18:31

In extremis, je retins un sourire qui aurait pu passer pour moqueur. Sonny me mettait au défi. Décrocher un rendez-vous pour le soir-même pour accéder avoir mon câlin. Je ne doutais pas un instant que sans relever le défi, je parviendrai à la faire craquer. C'était si aisé avec elle, une caresse dans une zone sensible, un baiser dans le creux du cou. Mon regard qui se posait sur elle, la dévorant comme s'il pouvait la déshabiller et lui faire l'amour à lui seul. Je savais comment m'y prendre, voilà pourquoi à cet instant, le défi de l'agent immobilier me paraissait intéressant. Il changeait des habitudes. Il empêchait de devenir un vieux couple avec ses petites habitudes. Et même si au fond il mettait un peu de piment, il était gagné d'avance. Je ne savais pas comment ça se passait pour la France, mais en ce qui concernait Los Angeles et les grandes villes américaines, tout se basait sur l'argent. Et si les agents immobiliers voulaient gagner leur pain en obtenant les quelques miettes d'une grosse vente, ils n'hésiteraient pas à travailler tard. Le client est roi, et encore davantage quand il a un minimum d'argent.

« Los Angeles... On n'est pas ici dans ta petite province qui se nomme la France et où les employés ont des horaires de fonctionnaire. » Ce n'était que légèrement ironique. Ma véritable intention était de faire naître le doute dans son esprit. Que celui-ci émerge, prenne très lentement de l'ampleur pour l'explosion finale, c'est à dire le moment où elle se rendrait compte que le défi qui m'était donné ne serait jamais perdu. Pour le moment, il fallait juste stopper son esprit pour qu'elle ne réfléchisse pas. Et rien de tel qu'enchaîner sur une autre discussion et sur un baiser, frôlant les limites pour qu'on ne dérape pas. Une fois que je me fus écarté, je lui souris tendrement. Petit joueur moi ? Probablement, voir même très certainement. J'aimais le jeu, pas dans le sens où je me rendais dans des casino pour claquer tout mon argent non. Mais le jeu à l'état pur, juste pour le plaisir de jouer. Voilà qui me plaisait et si dans une partie, il fallait que je fasse mine de la perdre, qu'elle tourne en ma défaveur, ou encore que je prenne peu de risques, je n'hésitais pas à le faire. C'était comme les échecs. Parfois il fallait se laisser dominer pour mieux attaquer en retour.

« Je ne suis qu'un novice par rapport à toi. J'accepte d'être un petit joueur. » Et de perdre au jeu de la perversion. Surtout quand elle enroulait ainsi ses jambes autour de ma taille dans le but de m'attirer contre elle. Je sentis ses bras autour de mon cou alors que nos bouches se rencontraient. Mes mains glissèrent le long de ses cuisses, remontant jusqu'à ses hanches. Dommage, il fallait que je reste un petit joueur sinon mes mains auraient continué à glisser et ma bouche se serait montrée beaucoup plus entreprenante. Rester sage, ne pas franchir les limites, et surtout garder en tête cette image que j'avais et qui suffisait à refroidir mes ardeurs. Si bien, que le baiser se conclut sans avoir dérapé. Nous étions en progrès ! Ce n'était pas dans ce lieu que nous ferions l'amour. Après petit joueur, j'eus droit d'ailleurs à enfant de choeur. Tout ça parce que pour une fois je ne voulais rien faire dans un lieu public. Non mais... Quelle perverse ! Je levais les yeux au ciel, l'air de dire que je la trouvais désespérante. Elle l'était parfois. Souvent en fait. Tout le temps. Non, je ne dirai pas du tout. Surtout quand elle me menaçait de me torturer si l'autre femme avait un visage radieux. Sérieusement, elle se préoccupait vraiment de ceci ? De rentrer dans une compétition pour savoir qui ferait l'amour dans des toilettes séparées en prenant le plus son pied ? « Tu es vraiment désespérante. » Cette fois, ça sortit tout seul. Probabilité de me prendre un coup : élevé mais pas garantie à cent pour cent. « On s'en fiche des autres. Tout ce qui m'importe c'est le câlin que j'aurai ce soir. »

Parfois j'avais du mal à comprendre pourquoi les gens s'intéressaient à tout ce qui les entourait. Pourquoi des jalousies naissaient entre voisins car l'un avait une voiture plus coûteuse. L'autre payait de meilleurs restaurants à sa femme. Un couple clamait sur tous les toits la réussite scolaire de sa progéniture alors qu'un autre cachait les résultats car le gamin était en difficulté ou ne voulait tout simplement pas travailler. Je considérais tout ceci comme une dépense d'énergie inutile. Il y avait tellement d'autres choses beaucoup plus intéressantes à faire à côté, et tellement de temps à ne pas perdre mais à exploiter. Je m'écartais légèrement pour que Sonny puisse descendre du rebord du lavabo. Il était temps de retourner dans la grande salle. Je devais récupérer les annonces que j'avais laissé sur la table en espérant que le serveur n'aurait pas eu l'idée saugrenue de tout débarrasser. Je m'apprêtais à la suivre alors qu'elle ouvrait la porte des toilettes quand mon regard se posa sur une silhouette féminine. Je vis la surprise qui passa sur son visage. Un homme dans les toilettes des femmes. Elle paraissait choquée. Je ne me sentais pas du tout gêné. Ce n'était pas comme si j'avais réellement quelque chose à me reprocher. J'étais irréprochable pour une fois, si on exceptait cette petite incursion dans les toilettes des femmes.

J'eus tout de même un froncement de sourcils quand Sonny prit la parole. Non mais... Quelle garce ! Oser me faire ce coup là. Je lui adressais un regard noir alors qu'elle me faisait une grimace, sortant des toilettes et me plantant là, avec la cliente. Celle-ci me regardait avec des gros yeux, comme si j'avais commis le pire des crimes. Si seulement elle savait ce que j'avais déjà fait, elle partirait en courant.... Sauf que là, elle ne bougea pas. « Veuillez l'excuser. Elle est sortie il n'y a pas longtemps d'un hôpital psychiatrique. Son médecin craint une nouvelle tentative de suicide dans les toilettes, chose qu'elle a déjà fait à plusieurs reprises. Je ne sais pas pourquoi ce lieu, bizarre cette fixation sur les toilettes... Bref, je suis obligé de la surveiller. Désolé pour le dérangement. » Ce fut à mon tour de planter la cliente qui avait à présent un regard éberlué, se demandant sans doute si je ne débarquais pas d'une autre planète.

Je ne rejoins pas Sonny de suite, m'attardant quelques secondes entre le comptoir et notre table. Je me mis dans un coin où trônait un immense pot de fleurs pour sortir mon téléphone. J'avais toujours en mémoire le numéro de l'agence et je le composais. Au bout de plusieurs sonneries, j'entendis le son d'une voix à l'autre bout du fil. Une voix d'homme. Brièvement, je me présentais, faisant part de mes intentions d'acheter une maison. J'en avais repéré une dans les annonces dont je n'hésitais pas à sortir le prix en l'augmentant légèrement, l'air de dire que peu m'importait le prix. La discussion se poursuivit durant deux ou trois minutes et quand je raccrochais je l'avais. Tous attirés par l'argent dans cette ville. Je me décidais alors à rejoindre Sonny. Du coin de l'oeil, j'avais vu Maggie et John venir la saluer avant de s'esquiver. Parvenu à la table, je ne m'asseyais pas, me contentant de la regarder. « 19h30.. Je passe te prendre à la sortie de ton boulot ? Tu vas avoir le temps de travailler en te demandant quel genre de câlin tu vas me faire ce soir. » Petit sourire quelque peu triomphant et que je savourerai vraiment le soir venu. Pour le moment, il allait être l'heure qu'elle aille bosser. Et j'attendais de savoir si elle voulait que je la dépose au passage.

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Mer 12 Sep - 15:58

Alors verdict : pas de câlin mais la perspective de visiter une maison après son boulot. Un mal pour un bien. Et à tous les coups, il allait réussir… Rem savait se montrer persuasif quand il avait quelque chose en tête. Que ce soit pour un câlin ou pas. D’ailleurs, elle se demandait… s’il échouait, que se passerait-il ? Serait-elle capable de se tenir dans le même lit que lui, dans ce tout petit lit ridicule, tout en restant sage ? En le regardant dans les yeux et en lui disant “ non, non, défi perdu ” ? Alors ça, c’était une question à deux millions de dollars. En même temps, cela pouvait être drôle et pimenter un peu les choses, la fausse résistance. Non que leurs jeux ne soient guère passionnants, mais cela changerait. Au point de se courir après en tournant autour du lit ? Cette image l’amusait. Mais il semblait si sûr de lui, avec ses grands airs américains. Son orgueil de française en prit un coup. Mais pour qui se croyait-il, ce Mister America ?

« Ma province comme tu dis est la patrie des artistes dans ton genre, tu lui devrais le respect. »

Rien à voir avec la discussion, certes. S’il voulait jouer à ce petit jeu… Ah, est-ce qu’un jour elle aurait l’occasion de l’emmener dans ce pays qui fut le sien. Ça ne devait pas l’intéresser, mais le quartier de Montmartre avec ses artistes, ça devrait titiller le dessinateur en lui. Pourquoi ses pensées étaient arrivées là ? Ah oui, le défi lancé. Gagner un rendez-vous pour visiter une maison et avoir un câlin. Elle allait perdre, elle le savait. Et elle s’en fichait royalement. Perdre et faire des bêtises sous les draps avec lui, c’était une bonne perspective. Elle serait gagnante sur tous les fronts, puisqu’en plus elle aurait visité une maison.

Elle eut un sourire amusé lorsqu’il se déclara novice à côté d’elle. Tu parles… s’il savait avec combien de garçons elle avait pratiqué (peau de chagrin) et avec combien elle avait fait des choses un peu folles (zéro si on ne comptait pas Remington). Mais elle le lui avait dit, deux jours avant. Elle pouvait l'aimer n'importe où. Même ici. Ce n'était pas son cas, soit. Un prude qui s'ignorait. Elle roula des yeux face à sa propre pensée ridicule au possible. Il était à l'aise avec son corps, jamais de gêne. Le baiser fut donc trop sage à son goût mais soit, elle se rattraperait, qu’il se croit vainqueur ou pas. Il pouvait lever les yeux au ciel, il aimait ça. Elle le savait. Mais elle ne dit rien, se contentant de sourire. Désespérante ? Ok, c’était un adjectif qui revenait souvent. Alors soit, elle le serait, et il ne se doutait pas à quel point elle pouvait l’être. D’où son petit manège avec la pauvre cliente qui ne devait pas savoir dans quel monde de fous elle était tombée.

Oh le regard pas content. Elle aurait dû trembler. Pourtant, là, elle attendait surtout de savoir comment il allait réagir. Aurait-elle droit à une petite vengeance ou serait-il amusé ? Bonne question. Mais voilà… Sagement, elle patienta donc à table, avalant une gorgée de sa boisson qui avait bien tiédi. Puis elle vit Maggie s’approcher d’elle pour la saluer.

« Moi de même. Je suis sûre qu’on se reverra et je vous promets d’essayer d’être… plus calme. Même si ce sera difficile. En attendant, portez-vous bien. »

Sûre, sûre, c’était quand même un bien grand mot. Los Angeles était une grande ville. Tout allait vite, le tourbillon de la vie vous faisait rencontrer des gens et les oublier dans la minute d’après. Elle espérait juste qu’il n’en soit pas de même pour Maggie qu’elle appréciait bien. Puis ce fut au tour de John Ford de venir à sa table, enlaçant la jeune femme. Et il fut d’une politesse à toute épreuve, saluant Sonny comme si rien ne s’était passé. Hum… Soit, puisqu’il fallait la jouer avec classe, Sonny se redressa quelque peu, lui accorda un grand sourire – hypocrite ou diplomate, au choix, elle ne voulait simplement pas décevoir Maggie – et lui répondit d’un ton posé.

« Merci. Je vous souhaite une bonne soirée à vous aussi et je transmettrai vos salutations. »

Whoua ! Sonny, capable de bien se comporter, cela valait le coup d’être souligné. Merci pour les applaudissements. Et alors qu’elle finissait son gâteau, elle vit revenir l’homme de sa vie. Tiens… il restait debout. Furieux le bel homme aux yeux bleus ? Ah non, il avait réussi. Elle l’avait deviné, ce n’était pas une surprise. Remington lui avait appris une chose aux échecs. Feindre de perdre pour mieux gagner. Et là, elle avait gagné. Elle allait visiter ce qui serait peut-être leur maison, elle aurait un câlin ensuite. Elle gagnait vraiment sur tous les fronts. Et comme en plus il croirait avoir triomphé, il y mettrait plus d’ardeur, ce qui n’était pas pour lui déplaire. Feindre la défaite et triompher intérieurement… Sonny fit donc une moue déçue, poussant un soupir las.

« Oh… alors j’ai perdu. Quel dommage. Il va vraiment falloir que je réfléchisse à mon gage. »

Elle porta le dernier bout de gâteau à ses lèvres et le lécha le bout du doigts, le plus innocemment du monde… pour enlever les miettes, bien évidemment. Puis elle se leva à son tour, lui attrapa la main et entreprit de quitter ce café.

« Tu m’emmènes ? Et va pour que tu passes me prendre, ça vaut mieux que de se retrouver là-bas, avec mon sens de l’orientation. Au fait… M. Ford te transmet ses salutations. Je crois que tu lui plais bien. »

FIN

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Nobody said it was easy, I'm going back to the start



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Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]

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