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 Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]

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John F.

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MessageSujet: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Jeu 7 Juin - 13:49




Cry me a river by Dinah Washington



16 novembre 14 heures

Ma matinée avait été agitée et énervante, ma secrétaire m'appela pour me dire que des inspecteurs voulaient me voir pour je ne savais plus quelle raison exacte. Je ne comprenais pas d'ailleurs pourquoi ils s'inquiétaient de savoir les contacts que je pouvais avoir avec une simple femme de ménage qui avait eu un malaise sur son lieu de travail dans des bureaux. En effet nous travaillons avec cette compagnie de nettoyage mais je ne les voyais jamais les femmes de ménage et puis pourquoi un avocat aurait-il une relation avec une telle personne. Les deux inspecteurs étaient donc venus dans mon bureau voler le temps de libre que j'avais devant moi, temps que j'aurais passé à étudier le contrat de mariage de MM. McGregor et Holster. Ils m'avaient posés au départ des questions tout a fait anodines du genre est-ce que je la croisais en sortant du travail, ce à quoi j'avais répondu que je rentrais tôt chez moi. Le moment le plus pénible avait été quand ils avaient insinués que je pouvais avoir une relation sexuelle avec cette femme que je voulais cacher à tout prix. J'avais cru que ma tête allait exploser tellement ils me tapaient sur le système, mais j'essayais de rester le plus calme possible. Je demandais à voir une photographie de la femme en question histoire de voir si je pouvais avoir eu recours à ses « services », je la redonnais vite fait comment j'aurais pu avoir une femme du gabarie de Maria Carey sur mon bureau à moitié nue. Ils affirmaient pourtant que des personnes dans des bureaux avaient eu recours à elle, avec ma persuasion naturelle je leur disait que j'étais en ménage et que je ne tromperais pas ma compagne sous prétexte qu'une femme fait mieux qu'elle des gâteries. Ça avait été le pompon m'accuser de tromper mon canari en sucre, tout le monde de ma connaissance avait pu remarquer que je n'étais pas indifférent aux charmes des femmes.

Pour me détendre un peu j'étais allé manger en ville, j'avais pris le plat que je préférais du saumon avec un bon verre de Cheval Blanc. Mais ça ne m'avait pas complètement fait passer cet horrible interrogatoire, je n'aurais pas du accepter de leur parler. Et puis si ils avaient fait le lien avec Washington j'aurais été dans une mauvaise posture, je m'étais préparé à l'éventualité, mon oncle m'avait donné les coordonnées de notre avocat et je gardais son numéro de téléphone précieusement à mes côtés. On ne sait jamais ça pouvait toujours servir. Je restais un moment dans le restaurant et puis me décida à partir en laissant un gentil pourboire au serveur afin qu'il puisse s'acheter une nouvelle chemise, celle qu'il portait devait avoir été lavé plusieurs fois car elle approchait plus du noir que du blanc. Je me promenais un peu dehors profitant des derniers jours de chaleur de novembre, les jours passaient rapidement, on avait à peine le temps de souffler en octobre qu'on se retrouvait en novembre. Soit un mois avant les fêtes de fin d'année, je ne savais pas encore si je passerais les fêtes avec ma famille ou avec ma colombe. Je me disais que j'allais passer les fêtes avec ma famille, de toute façon Maggie n'avait pas beaucoup besoin de moi, à tout les coups elle allait être de garde à l'hôpital ce soir là. Et puis après la crasse qu'elle m'avait fait avec cet espèce de serpent je n'étais pas prêt à lui pardonner de suite cet affront, il faudrait que je songe à lui rendre la pareille histoire qu'on soit à égalité.

J'ouvrais les portes d'un pubs, la douce odeur du café et la musique très jazz me firent sourire pour la première fois de la journée. J'allais au bar commander un café latté avec du sucre bien entendu, la serveuse prépara ma commande sur le champ en me gratifiant d'un magnifique sourire auquel je ne pus que répondre. Je pris la tasse de café et sentis que brusquement on me poussait, je me retrouvais avec du café sur la chemise. J'étais furibond, prêt à sortir mon arme et loger une balle entre les deux yeux de la personne derrière moi. Je me retournais avec des yeux qui lançaient des éclairs et un sourire bien forcé.

Tu sais combien elle m'a coûté cette chemise ? Le salaire que tu te fais en un mois alors j'espère que tu as de quoi payer le teinturier

L'homme me regarda éberlué, il sortit de suite son porte-feuille pour me tendre une liasse de billet. C'était drôle comme les gens comprenaient rapidement qu'il ne valait mieux pas m'énerver, sûrement ce côté encore de persuasion. Je rangeais les billets dans mon porte-feuille, la serveuse me fit un autre café latté et dit qu'il était offert par la maison. Je pris cette fois la tasse en faisant bien attention qu'un autre gugus ne passe pas devant moi, j'allais m'installer à une table un peu en retrait mais où on pouvait embrasser la salle du regard. Je m'assis en bougonnant sur ma chemise et ce serpent à lunette et bus une gorgée de mon café.
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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Jeu 7 Juin - 20:17

Un début d'après-midi du mois de novembre. J'aurais pu trouver une activité ayant pour but de me défouler et de vider un peu le trop plein d'énergie qui sommeillait en moi et qui m'empêchait souvent de dormir la nuit, ou plutôt de dormir plus de cinq heures d'affilées par jour. Courir aurait été une solution. Me rendre au stand de tir pour toucher quelques cibles également. Ou dessiner tout simplement. Faire quelque chose qui me passionnait, sans forcément me défouler physiquement. Rien que mentalement si j'arrivais à m'épuiser en dessinant, ça serait un pas vers un sommeil reposant. Je ne faisais pourtant rien des activités que j'avais coutume de pratiquer. Celle du jour était différente. Et je dois dire, qu'à sa manière, elle était en train de m'user mentalement. Plus d'une heure que j'étais assis à une table dans un pub, à boire du jus d'orange et à feuilleter un magasine. Celui-ci n'était pas du genre people, à relater les scandales dont la presse se saisissait pour en faire ses choux gras. Non loin de là, car si ça avait été le cas, je crois que l'usure mentale aurait été deux fois plus rapide. Non, il s'agissait en fait d'annonces immobilières que je parcourais. Il fallait bien que quelqu'un s'y colle, et pendant qu'il y en avait une qui était tranquillement en cours, je parcourais les pages des annonces immobilières, stylo en main.

Mon téléphone vibra au fond de ma poche, me faisant quitter du regard l'annonce que je parcourais. Je le sortis pour lire le message qu'on venait de m'envoyer. - Tu fais quoi ? Question intéressante. L'expéditrice de ce message était censée être à l'université actuellement, assistant à un cours sur le théâtre français ou un truc du genre. Elle me l'avait dit mais je devais avouer que ça m'était déjà sorti de la tête. Je n'avais encore jamais pris la peine de me pencher réellement sur ce qu'elle étudiait, voir si c'était intéressant ou non. Une fois j'avais bien vu une feuille. Tout était écrit en français alors j'avais renoncé sans chercher à comprendre ni à l'interroger. Mes doigts pianotèrent sur les touches du téléphone pour lui répondre. - Je drague. Non, je lis les annonces immobilières dans un pub. Et sous entendu, je buvais du jus d'orange en même temps. Ça, je n'avais pas besoin de le préciser. En deux mois, elle avait appris que mon carburant principal, c'était ce jus de fruits. Une fois le message envoyé, plutôt que de remettre le téléphone au fond de ma poche, je le posais sur la table devant moi. Je m'attendais à une réponse qui viendrait tôt ou tard. Non pas pour me demander si j'avançais dans mes recherches mais juste pour ma première phrase qui la ferait sursauter et râler sur sa chaise.

Je m'apprêtais à me replonger dans mes recherches quand quelque chose attira mon attention. Un homme venait d'en bousculer un autre. Et ce dernier ne semblait pas d'humeur à plaisanter, à cause apparemment d'une tâche sur sa chemise. C'était ce que je voyais de loin. Il parla mais je n'entendis pas ce qu'il disait, à cause du bruit de fond. Par contre, je vis l'autre sortir des billets pour les donner à l'homme grincheux. Pour lui payer le nettoyage de sa chemise ? Quelle idée saugrenue. Je ne la voyais pas de près mais de ce que je constatais de loin, cet homme avait les moyens de se payer le teinturier. C'était bizarre et absurde comme scène. Mes yeux bleus ne le quittèrent pas alors qu'on lui servait de nouveau un café. La serveuse lui tendit. Puis quand je vis qu'il se tournait et approchait du coin replié dans lequel je m'étais réfugié pour avoir la paix, je replongeais dans ma lecture passionnante du moment.

En finissant la lecture de l'annonce que j'avais interrompue, je me dis que ça serait impossible de trouver. La maison devait avoir un jardin. Il était hors de question cette fois qu'elle soit mitoyenne avec un autre. Pas ancienne non plus. Du classique pourquoi pas mais du moderne serait mieux. Jardin pas trop grand car je refusais de passer des heures rien que pour tondre la pelouse. Une piscine. Si elle était gonflable, ça passerait ? Très peu de chances à part si je voulais me faire étriper. En fait le plus compliqué parmi nos critères, c'était sans doute une grande pièce que l'on pourrait aménager en salle d'entrainement. Et une pièce cachée pour y mettre mon stock personnel d'armes. Sur ce dernier point, c'était encore faisable de le faire soi-même. Il suffisait d'avoir une pièce inoccupée, qui n'apparaissait pas forcément sur plans car elle avait été mal étudiée. Je pourrais l'aménager. Mais pour le reste... J'allais m'arracher les cheveux.

Je tournais la page en soupirant quelque peu. Et là j'entendis l'homme grincheux qui s'installait à la table à côté de moi en râlant. Ah non, qu'il aille boire son café et ronchonner après le fautif ailleurs. Je n'avais rien demandé. Surtout pas à supporter un homme de mauvaise humeur. Et qui était riche apparemment. Maintenant que je pouvais voir ses habits de plus près, je constatais qu'ils étaient bien faits. Peut être du sur mesure même. Ils ressemblaient un peu à mes costumes à deux mille dollars qui traînaient dans ma penderie. Rien à voir avec ce que je portais cet après midi là.

« Si vous pouviez avoir l'amabilité d'aller ronchonner un peu plus loin... ça me permettrait d'écouter tranquillement la musique. » fis-je d'un ton neutre en gardant le nez plongé dans mes annonces.

Musique qui ne m'intéressait nullement en fait car je ne l'écoutais pas depuis que j'étais arrivé dans ce pub.

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Dim 10 Juin - 9:31

C'est fou comme les gens n'ont aucun respect pour les autres, de bousculer quelqu'un sans avoir à lui demander pardon. Évidemment c'est tout a fait naturel de faire ce genre de chose et de ne rien demander en échange, c'est tellement drôle de faire tomber quelqu'un en le bousculant dans la rue ou de faire renverser le café d'une personne sur sa chemise. Heureusement que je m'étais énervé sinon il n'aurait pas pris conscience de son geste et aurait continué la journée comme si de rien n'était. J'avais tout a fait les moyens de me payer le teinturier, ça avait plus par question de principe que je lui avais demandé de l'argent pour ce faire, surtout qu'en plus j'avais un tantinet exagéré ma chemise ne coûtait pas grand chose, je l'avais acheté au Mexique, dans un village où il n'y avait pas beaucoup de magasin et il me fallait une chemise de rechange d'urgence. En plus cet homme n'avait pas de chance, je n'étais vraiment pas d'humeur pour ce genre de chose aujourd'hui, j'avais passé mes nerfs sur lui et je continuerais à les passer aux personnes autour de moi. Je me connaissais parfaitement bien, je suis de ce genre à passer mes nerfs sur les autres quand ça ne va pas, Maggie le sait bien et tout le monde qui a l'habitude de me côtoyer le sait. En parlant de Maggie, je m'inquiétais un peu à son sujet, je ne l'avais pas un pendant plusieurs jours, deux en fait, et elle revenait blessée. Je ne lui avais pas posé de question parce que quand je reviens blessé elle m’assomme de question et que j'ai furieusement envie de l'étouffer avec un oreiller pour qu'elle arrête, je n'ai pas envie de lui rendre la pareille. Alors je n'ai rien dit, j'étais sur qu'elle aurait voulu que je lui pose des tas de question, mais je n'avais pas envie, je prenais comme ça venait, j'essayais de faire tout pour qu'elle soit bien et qu'elle se repose surtout. Ce qui m'avait paru très bizarre c'était ses yeux, on aurait dit qu'ils avaient changés, comme si il s'était passé quelque chose dont elle ne voulait pas m'en parler. Je me doutais qu'il y avait un homme la dessous, comme c'était son prénom à ce lombric … Ah oui Ryan. Si elle ne voulait rien dire ce que tous les deux on fait forcement quelque chose qu'on appelle communément la tromperie, j'en étais persuadé qu'ils avaient couchés ensemble mais pour une raison incroyable elle ne me disait rien. Elle devait redouté la dispute que nous aurons à ce sujet, je la giflerais peut-être ce n'est pas sur mais je ne savais pas si je serais capable de lui pardonner, l'idée de la perdre est tout simplement insupportable. Il fallait que je réfléchisse encore à la question. L'homme à côté de moi me parlait, je me tournais vers lui me demandant ce qu'il pouvait bien me vouloir lui encore.

Si ça va pas vous pouvez aller ailleurs aussi, on est dans un endroit public il faut savoir vivre en société et avec les réactions des autres monsieur. Par ailleurs je doute fort que vous écoutez la musique puisque vous lisez le journal et que votre téléphone portable est sur la table ce qui veut dire que vous attendez un message, un appel important ou que vous regardez l'heure pour ne pas manquer un rendez-vous

J'avais appuyé mes paroles par une voix assez basse qui laissait entendre que je n'avais pas envie de parler gentiment avec lui mais je resterais poli tout de même, j'ai des bonnes manières. À ce moment je sentis mon portable vibrer dans ma poche, encore un des nombreux messages de ma colombe pour me demander où j'avais déjeuner, avec qui. Je soupirais intérieurement ce qu'elle pouvait être agaçante avec ses messages, il n'y avait pas une journée où je pouvais être tranquille il fallait sans arrêt qu'elle m'en envoie pour me demander des choses insignifiantes. Heureusement que j'avais les messages illimités dans la semaine sinon je dépenserais des sommes folles pour mon téléphone. Je lui envoyais un rapide message et remettais le portable dans ma poche qui devrait rester silencieux un moment. Je buvais une gorgée de mon café, il était chaud ça faisait du bien par ce temps, sentir ce liquide chaud couler dans la gorge pour aller se mettre dans votre estomac mais la chaleur a prit le temps de se diffuser dans tout le corps. Je prenais le livre que j'avais acheté la veille et que je n'avais pas encore pris le temps de continuer Le nom de la rose.
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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Lun 11 Juin - 14:32

Annonce suivante. Grande maison avec grand terrain, tout confort, dans quartier calme. Intéressante comme annonce s'il me serait plus facile de la décrypter. Un grand terrain, ça voulait dire combien d'ares environ ? Non parce que si je devais comparais des tailles comme celles des terrains de baseball, basket ou n'importe quel autre sport, la surface n'était pas la même. Et à mes yeux, c'était tous des grands terrains. Alors celui-ci ? Rien de précisé, c'était un véritable mystère. Il en était de même pour la maison. Grande. Mais encore ? Combien de chambres ? Plusieurs salle de bain ou une seule ? Très peu de pièces mais grande ou beaucoup de pièces mais confinées ? Et le tout confort, je n'en parlais même pas. Ça voulait tout dire mais surtout absolument rien dire car on regroupait tout et n'importe quoi dans ce mot confort. Une baignoire et une douche, ce n'était pas le même confort et pourtant ça en était comparés à un simple lavabo pour se laver. On pouvait mettre également dans ce mot fourre tout le terme de sécurité alors qu'il n'avait rien à y faire. La maison possédait une alarme ce qui assurerait en quelque sorte le confort de nos nuits en nous mettant en sécurité avec un code. Je finis par barrer l'annonce, arrêtant de chercher à comprendre ce qu'avait voulu dire la personne de l'agence immobilière ou le particulier en la rédigeant.

De toute façon, le nain grincheux, oui je venais de décider de le surnommer ainsi parmi les sept fabuleux nains de Blanche neige, avait pris la parole. Et en plus d'être grincheux, je le trouvais moralisateur. Il m'invitait gentiment à quitter le lieu si sa présence ne me convenait pas. C'est sûr qu'il était un modèle de savoir vivre en société avec le petit scandale qu'il avait fait pour la tâche sur sa chemise. En résumé, d'après ce que je comprenais ses propos, c'était qu'il fallait apprendre à vivre avec lui et non avec les autres. Ce n'était peut être pas ce qu'il voulait exprimer mais c'était ainsi que je le ressentais. Et la suite de ses propos, elle me fit doucement sourire. Je le laissais sortir son explication affirmant que je ne pouvais écouter la musique contrairement à ce que j'avais prétendu. Je levais mon regard bleu de mes annonces immobilières pour le poser sur lui, l'air de dire cause toujours tu m'intéresses. Je ne répondis pourtant rien dans l'immédiat. Grincheux venait de recevoir un message et était à présent en train d'y répondre. Je me contentais de regarder ma page, voir si quelque chose attirait mon regard. Du coin de l'œil je vis qu'il était en train de ranger son portable pour prendre un livre. Ce fut à cet instant que je me décidais à entrouvrir les lèvres pour répliquer.

« Je sais que c'est très rare, mais il y a des hommes qui sont dotés de cette incroyable capacité qui caractérise les femmes, et qu'on pourrait leur envier. Vous savez, celle de faire plusieurs choses à la fois. Apparemment, vous n'en êtes pas pourvu d'après ce que je comprends, sinon vous n'auriez pas émis un doute en disant que je ne pouvais pas écouter la musique tout en faisant autre chose. Peut être que vous avez cette part de féminité en vous et vous la reniez, qui sait ? J'assume la mienne en lisant ce journal, en écoutant la musique et en surveillant également mon portable. »

Et juste à cet instant, celui-ci se mit à vibrer, faisant un bruit assourdissant au contact du bois de la table. Le prénom de Sonny apparut en gros sur l'écran. Enfin la réaction, je commençais à penser qu'elle en mettait du temps. Peut-être qu'elle faisait son étudiante studieuse, prenant ses notes avec assiduité et attendant un temps mort dans le discours de son professeur pour mettre la main sur son téléphone. Je pris le mien pour lire sa réponse. - Drague et je te fais rêver de Greta nue sur ton canapé. Horrible image qu'elle tentait de me mettre en tête, une personne âgée à la peau fripée s'allongeant chez moi, tentant même de jouer avec les atouts de son corps, ou du moins ce qu'il en restait, pour attirer mon attention. C'était.... perturbant.

Grincheux avait vu juste pour le message mais ne m'avait rien appris car je l'attendais. J'étais à deux doigts de lui demander s'il avait une autre prédiction à me donner pour les prochaines minutes. Pourtant je m'abstins. Cela aurait été donné trop d'importance à sa personne. Et grincheux comme il l'était, il allait monter sur ses grands chevaux dans les secondes qui allaient suivre. Cela se voyait immédiatement à son attitude. Il aimait écraser les autres mais n'aimait pas qu'on en fasse de même pour lui. Ça tombait bien, cela ne me dérangeait pas qu'on me rabaisse; il pouvait s'en donner à coeur joie avec moi. Par contre, je ne pouvais garantir de rester sage dans mon coin, chose que je faisais pour le moment. Car oui, j'étais extrêmement calme. Mes mains se mirent à pianoter de nouveau sur le téléphone pour répondre à l'élue de mon coeur. - Rêve pour Greta. Par contre toi nue sur le canapé.. 100% pour. Et 100% pervers. Hop envoyé. Et de nouveau le téléphone atterrit sur la table, émettant une brève lumière avec une indication « message transmis à Sonny. »

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Sam 16 Juin - 10:24

Je jaugeais un peu l'homme à mes côtés lisant son journal, il était assez bien bâtie, j'étais persuadé que si on lui cherchais la bagarre il était capable de riposter sans problème à son adversaire et de lui faire mal. Je n'avais aucunement l'intention de lui chercher querelle, non pas que je sois incapable de me défendre dans n'importe quelle circonstance, mais je n'étais pas d'humeur aujourd'hui. Pas assez soûl en fait, c'est souvent quand j'ai un peu trop bu que je me laisse aller au jeu de la bagarre, me transformant en Hulk. Contrairement à lui je ne devenais pas vert, mes vêtements ne se déchiraient pas. D'ailleurs je m'étais toujours demandé pourquoi son short ne se déchirait pas, à croire que son sexe ne grossissait pas alors que tout le reste de son corps grossissait. Enfin bref, ce sont là des pensées un peu trop perverses, je n'ai jamais regardé Hulk d'ailleurs, je connaissais juste de nom et pour avoir vu comme tout le monde les publicités à la télévision. Je buvais une gorgée de mon café, il était bien chaud comme je les aimais, j'aimais que le café soit un peu chaud, voir trop chaud ainsi on peut mieux sentir les arômes des graines de café se diffuser et faire frétiller les papilles sur notre langue. J'aurais apprécié pouvoir me plonger dans mon livre sans avoir à être interrompu par ce mec qui se prenait pour je ne sais qui à trop parler et à qui la réplique venait tout seul. Sa mère n'avait pas du lui dire qu'il ne fallait pas d'un parler aux inconnus et de deux parler à tort et à travers. Je souriais en l'entendant dire que j'avais une part de féminité en moi que je reniais, il me prenait pour qui un homosexuel. Du sang italien coulait dans mes veines, il avait déjà vu un italien avec des manières un peu trop féminine, j'en doutais fort.

Ce n'est pas parce que les femmes peuvent faire plusieurs choses à la fois qu'elles le font bien. Je ne veux pas dire que vous incapable en ce moment d'écouter la musique, juste vous ne savez pas l'apprécier à sa juste valeur, elle n'est qu'un bruit de fond qui vous distraie peut-être. Après je doute fort que vous puissiez me dire qui est la chanteuse vu que vous êtes plus concentré à chercher une maison qu'autre chose. Ensuite en ce qui concerne ma part de féminité cacher, comme vous dites, elle est vraiment très bien cachée car je ne suis pas homosexuel alors ce genre de réplique vous pouvez la garder pour vous

J'aurais du finir en lui disant d'aller se faire voir avec sa part de féminité, je ne comprenais pas trop pourquoi mais c'était la deuxième personne à sous-entendre que je pouvais être homosexuel c'était vexant. J'aurais très bien pu lui dire la même chose vu qu'il était seul dans ce café avec son journal et pas avec une fille. D'ailleurs je me demandais bien à quoi pouvait ressembler la fille qui passerait du temps sous les draps avec lui, pas tellement très belle, un peu trop vulgaire à mon goût et passant la plus grande majorité de son temps à regarder des vidéos à titre pornographique sur son ordinateur pour savoir quelle position faire aujourd'hui. Non il ne devait pas être du genre à chercher la compagnie d'une femme pour le plaisir de sa conversation, le simple plaisir de la serrer dans ses bras et de la regarder. Quand je disais regarder une femme pour le plaisir ce n'était pas avec des pensées perverses, non juste la regarder avec les cheveux en bataille le matin, la voir se comporter en société. En parlant de femme Maggie s'était manifesté par le biais d'un message sur mon téléphone portable, il faudrait que nous ayons une discussion sérieuse tous les deux pour débattre de certaines choses à mettre au point et dont je n'étais pas très heureux. Le voyage à New York devait avoir pour but de nous faire passer un agréable moment ensemble, mais je sentais que les choses ne se passeraient pas ainsi allez savoir pourquoi. Son portable se mit à vibrer, un message de la fille du moment qui aurait voulu passer un moment dans ses bras plutôt qu'ailleurs, allez savoir ce qu'elle pouvait bien lui dire. En tout cas ce n'était pas des choses perverses sinon il aurait réagit différemment, il serait aller aux toilettes par exemple pour essayer de contenir la chaleur qui l'envahissait, ses mains qui commençaient à devenir moite et pour cacher la dureté d'un membre qui commence à se faire sentir. Je retournais à ma lecture beaucoup plus saine et qui ne permettait en aucun cas ce genre de problème, ou alors si j'avais ce genre de réaction c'était que je trouvais fort sensuel la marche de Guillaume dans le labyrinthe de la bibliothèque de l'abbaye.
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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Mar 19 Juin - 14:59

Ne pas répliquer aussitôt et prendre son temps pour le faire pour ne pas donner une impression à cette homme d'avoir davantage d'importance qu'il devait supposer en avoir. Je me demandais s'il était capable de rire de lui-même, de se foutre ouvertement de sa gueule, devant moi ou devant n'importe quel inconnu qui croiserait sa route. Apparemment, c'était une chose dont il n'était pas pourvu. Tout comme son manque de considération en ce qui concernait les femmes. J'avouais que pour certaines occasions, cet homme n'avait pas tort. Passé un moment, j'avais aussi peu de considération que lui envers les femmes. Je les rencontrais, les utilisais comme des jouets durant deux ou trois jours, puis je les jetais sans pitié et surtout sans remord. Il n'y avait aucun attachement affectif, simplement un assouvissement physique de besoins propre à l'homme. C'était une vision légère de la vie qui m'avait satisfait durant de très nombreuses années. A présent, mon point de vue était quelque peu différent. Une femme en dehors de la mienne n'était plus un objet avec lequel m'amuser même s'il m'arrivait de le faire encore verbalement. Je ne pouvais pas changer toutes mes habitudes surtout celles qui me distrayaient.

Et lui, était-il capable de faire plusieurs choses à la fois en les faisant bien ? Nul doute que si je lui posais la question, il me répondrait pas l'affirmative. Ça serait trop compliqué et trop embarrassant de révéler des faiblesses n'est-ce pas. Pourtant, aussi vantards que l'on pouvait l'être, nous n'étions pas des surhommes capables d'être présent sur tous les fronts. J'avais essayé ça avec Sonny, dans le sens où j'avais voulu avoir une relation normale avec elle tout en continuant ma vie cachée. Ce fut un véritable échec. Le surhomme que j'avais cru être durant quelques temps et qui se doutait que tout finirait par s'effondrer n'avait pas démenti du cours de mes pensées. Tout s'était écroulé et ça avait pris plusieurs jours qui avait paru une éternité pour que tout redevienne à la normale. Du moins si on pouvait dire que la normalité existe, ça c'était une chose dont je n'étais pas certain si je m'attardais seulement dix secondes sur ma propre personnalité.

Il me semble que j'avais vexé monsieur grincheux. Mince, en supposant que l'on avait une part de féminité en nous, cela voulait dire que nous avions des tendances homosexuelles ? Et bien, celle-là il faudrait que je la ressorte à Sonny, juste pour voir la réaction qu'elle aurait puis le sourire qui illuminerait son visage avant qu'elle ne se mette à rire et se foute de moi et de ma féminité cachée aux tendances homosexuelles. Je me contentais de sourire très légèrement à cette phrase de l'inconnu. Mon téléphone venait de vibrer. Je pris le temps pour répondre au message. Une fois que ce fut fait, mes yeux se reportèrent sur les annonces que j'avais sous les yeux. Et une attira mon attention. Une maison avec jardin, pourvue d'une piscine sur l'arrière. Plusieurs chambres, ça c'était une chose importante pour Sonny, comme si on avait besoin d'inviter de la famille qui logeait déjà à Los Angeles. Comme si on avait besoin surtout de laisser pénétrer des gens dans notre intimité et notre chez soi. Enfin bref, quand ces chambres seraient utilisées, il y avait des chances que je découche suivant les personnes qui viendraient. Non pas que je me défile mais me socialiser de force en jouant au parfait mari, ce que je n'étais pas aussi bien dans le comportement que dans le statut, très peu pour moi. L'annonce me plut bien, alors je l'entourais au stylo pour la retenir. Je jetais un oeil en direction de mon voisin, il semblait être reparti dans sa lecture. Un serveur s'approcha de ma table, j'en profitais pour l'interpeller pour lui réclamer un nouveau jus d'orange. Puis un second regard en direction de mon voisin de table.

« En fait... Je me demande si vous pouvez être à mon goût. Non parce que si je suis votre raisonnement, si un homme avoue avoir une part de féminité en lui, ça veut dire qu'il est homosexuel... Alors je me demande si vous me plaisez ou pas. Car... » Mon téléphone se mit soudant à vibrer, affichant une nouvelle fois le prénom de Sonny sur l'écran. « Désolé, ce message ça doit être encore mon boyfriend si je suis toujours votre raisonnement. » Et détournant mon attention de l'inconnu, je déverrouillais le téléphone pour lire le message reçu. - Trouve-nous une maison où mettre le canapé et je verrai ce que je peux faire. Proposition alléchante de ma petite femme mais qui me fit doucement sourire intérieurement. Je pianotais rapidement pour lui répondre. - Comme si on avait besoin d'un canapé... J'ai repéré une maison. Et je me fais un nouveau copain. Phrase complètement ironique car je n'avais pas d'ami hormis Brennen et je ne cherchais pas à en avoir d'autre. Le serveur arriva avec mon verre de jus de fruits. Il prit le vide et ma main se posa aussitôt sur le verre plein sans que je le porte à mes lèvres. « Alors où en étions-nous... Ah oui, est-ce que vous me plaisez physiquement. » Car mentalement, ça ne pourrait jamais coller entre nous. Autant avec Sonny on lisait dans l'autre sans avoir à se parler malgré la différence de caractères, autant avec lui, on pouvait avoir le même ou un caractère divergent, je savais d'avance que ça n'allait pas coller. Car il y avait environ quatre vingt dix pour cent de chances qu'il monte sur ses grands chevaux et prenne la mouche suite à mes propos. Tiens, il n'y avait pas une super cagnotte de loto ce soir que je joue ?

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Mar 19 Juin - 17:08



Fly me to the moon by Julie London




J'aurais du choisir un autre endroit où me poser, il n'était pas possible ici de pouvoir lire en paix avec ce zigoto de service à mes côtés. D'ailleurs pourquoi il m'avait adressé la parole, je ne comprenait pas trop encore le pourquoi du comment. J'aurais du prendre mes affaires et aller m'asseoir ailleurs, je ne le faisais pas car ce n'était pas à moi de fuir devant lui, je ne vais pas bouger pour faire plaisir à ce monsieur tout de même. J'entendais le serveur venir à sa table, probablement pour lui servir un autre verre de son jus d'orange, sérieusement un homme de son âge boire encore du jus d'orange, c'était bon pour les enfants pas pour les adultes. Je ne voulais pas lui parler de cela, nous n'étions pas ici pour ça après tout. J'essayais en vain de me plonger dans mon livre, c'était difficile quand on était interrompus, ou qu'on entendait assez souvent le portable de l'autre vibrer, il pouvait pas l'éteindre merde c'est pénible, en plus le portable sur le bois ça faisait un bruit pas possible. Je ne disais rien pour ne pas envenimer les choses, je ne voulais pas commencer à avoir une joute verbale à propos du téléphone portable et des messages. Je pouvais au moins le remercier pour l'avoir mis en silencieux et pas en mode sonnerie, car ça aurait été insupportable d'entendre sans arrêt. C'est pénible les gens qui laissent leur portable en mode sonnerie comme le font la plupart des jeunes filles, adolescentes je devrais plutôt dire, le plus terrible c'est leur sonnerie complètement idiote tiré de leur chanson favorite. Au moins la mienne est cent fois mieux c'était le générique de MadMen que j'adorais plus que tout, on ne supportait pas de parole débile qui ne veulent rien dire.

Je l'entendis me dire qu'il me trouvait à son goût, il était vraiment idiot ou il le faisait exprès de dire des idioties. Il n'avait pas du comprendre quand je lui disais que si il avait une part de féminité en lui ça voulait dire qu'il était homosexuel. Il aimait en tout cas faire de l'humour, c'était bien, et c'était une chose à faire quand on se sent en danger ou qu'on est dans une joute verbale. Je ne le regardais même pas et me concentrais sur le serveur qui était venu me voir, il pouvait pas venir me voir en premier cet espèce de serpent à lunette, sans lunette en l’occurrence. Je lui demandais un autre café avec un muffin au chocolat, il prit ma tasse et alla me chercher ce que je voulais, j'aimais être servi rapidement et en premier. Peut-être que c'était parce que dans tous les endroits où je vais, dès que je montre des billets les gens sont de suite gentils avec vous et font tout ce que vous voulez. Le serveur fut rapide par rapport à la dernière fois où j'avais eu affaire à une personne d'une lenteur d'un escargot, je le remerciais avec un faux sourire qui s'effaça aussi rapidement qu'il n'était venu. Je mangeais une bouchée de mon muffin et me tourna vers le vers de terre, non ce surnom est pour Ryan, le zigoto.

Car quoi ? Fantasmez si ça vous amuse, je n'ai pas envie de savoir ce que vous pensez de moi. Tout ce que je peux dire à votre sujet c'est que vous me faites penser à cet acteur qui jouait Bobby Sand dans Hunger, vous savez cet irlandais qui a fait une grève de la faim et est mort au bout de deux mois et deux semaines je crois. Enfin vous êtes aussi mince que lui et pas assez de forme à mon goût

Je le regardais avec un air totalement vide, un peu comme si je me moquais royalement de ce que je venais de lui dire. C'était le cas en fait je me moquais royalement que ce mec dise la vérité et fantasme sur moi, il faisait ce qu'il voulait du moment que je n'étais pas au courant des idées perverses qui traversaient son esprit. Bizarrement en cet instant je voulais être avec Maggie, elle m'avait manqué, pendant deux jours ne pas avoir de ses nouvelles et brutalement elle ne faisait que de m'envoyer des sms pour savoir ce que je faisais et avec qui. J'étais sur qu'il y avait du Ryan là-dessous, il fallait que je trouve un moyen pour lui parler, qu'on s'explique une bonne fois pour toute et qu'il cesse de tourner autour de la femme dont j'étais fou amoureux. Au lieu de penser à ce vers de terre je devrais me reconcentrer sur Maggie enfin non je n'avais pas envie que tout le monde sache à ma tête à quoi je pensais. En général quand je pensais un peu trop à Maggie j'avais un sourire d'idiot comme on les jeunes gens quand ils sont amoureux et parfois si j'y pensais trop ça se voyait aussi un peu plus as que le visage. Il fallait donc que je sois prudent.
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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Jeu 21 Juin - 18:39

La lumière du téléphone s'éteignit après avoir émis son petit « Message transmis à Sonny ». Alors où en étais-je, ah oui est-ce que monsieur grincheux me plaisait physiquement, question que je formulais à voix haute. Je ne faisais pas parti de cette catégorie de gens qui étaient timides et tournaient autour du pot durant une heure avant d'arriver à poser une question. J'étais de ces gens qui sont directs. Certes ma question n'était pas très intéressante, car la réponse ne me préoccupait pas moi-même. Je n'avais aucunement l'intention de tenter de faire la conversation. Ce type ne m'intéressait pas. Par contre il avait pour mérite de m'aider à faire passer le temps entre deux annonces. Bouche trou ? Sans nul doute mais si je l'exprimais clairement, il n'apprécierait pas et se murerait dans un silence m'obligeant à me concentrer sur mes annonces. Et ce n'était pas que je n'étais pas concentré dessus mais ça faisait long. Je ne savais plus le nombre de pages que j'avais déjà consulté. Et seulement une maison avait retenu mon attention. Désespérant ? Peut-être était-ce juste Sonny et moi qui étions trop exigeants. Je poussais un léger soupir avant de boire une gorgée de jus d'orange puis retournais à ma lecture passionnante.

Elle allait devoir attendre. Monsieur grincheux venait de me sauver en répliquant à mes propos. Il ne voulait pas savoir ce que je pensais de lui ? Mais que du bien voyons ! Il suffisait qu'on me sorte une telle phrase pour que justement je dise tout ce que les gens n'ont pas vraiment envie d'entendre. Il me tendait une perche magnifique, s'en rendait-il compte ? Je ne savais pas quel métier il exerçait, mais j'espérais pour lui qu'il était plus doué qu'il ne l'était dans notre discussion. En fait non, je m'en fichais de son métier et de sa réussite personnelle. Ce n'était pas comme si j'allais devenir ami avec lui. La phrase du texto que j'avais envoyé à Sonny était simplement ironique. Je n'en pensais pas un traître mot et... Voilà qu'il se mettait à parler de film. Non mais c'est bon, j'en avais déjà une à la maison qui était une addict de la télévision, j'allais pas en plus m'en taper un second dans ce bar. Et voilà qu'il me comparait à un acteur dont je ne voyais pas du tout la tête. Peut être que je demanderai à Sonny à l'occasion si ça me revenait en tête cette discussion. Sinon elle se perdrait dans les profondeurs du néant et je ne saurais jamais à quelle célébrité je lui faisais penser. Ce qui me faisait une belle jambe soit dit en passant.

« 'Ils n'ont rien dans leur arsenal impérial tout entier qui puisse briser l'esprit d'un Irlandais si celui-ci ne veut pas être brisé'.... Jamais vu votre film mais le recueil de textes écrits par Bobby Sands en prison est assez intéressant à lire...  Sinon, il faut que je me laisse pousser les cheveux pour être à votre goût ? Car le vrai Bobby Sands n'avait pas les cheveux courts. »

Il me regardait avec un air vide, j'en faisais de même mais avec un air bête. Passer pour un idiot voilà le truc qui fonctionnait parfaitement et qui empêchait les gens de cerner ma personnalité. Ça devait en rendre quelques uns dingues, comme ma chère et tendre Francine Ford qui ne savait jamais sur quel pied danser avec moi. Cela faisait un mois que je ne l'avais pas vue. Il faudrait que j'aille lui rendre visite à l'occasion, juste pour avoir le bonheur de l'entendre me houspiller dessus car j'aurais posé mes fesses sur le fauteuil si cher à son oncle et qu'il ne fallait surtout pas toucher. Il y eut alors de nouveau un bruit assourdissant provoqué par mon portable. Le vibreur le gênait peut être ? C'était encore une fois Sonny qui me répondait, son nom s'affichait. Je regardais rapidement le message, fronçant un peu les sourcils en découvrant les mots de ma petite amie. - Une maison où me balader nue ? C'est intéressant... Mais évite d'inviter ton nouvel ami à l'improviste. Sauf si c'est un séduisant jeune homme... Comment ça « rêve » ? Je quittais mon téléphone du regard pour le porter sur monsieur grincheux. Je me mis alors à le fixer, le détaillant du haut de la tête, descendant lentement sur son cou, son torse... Descendant... Pour finalement revenir à sa tête.

« Vous vous trouvez séduisant ? Mon boyfriend ne veut vous rencontrer que si vous êtes jeune et séduisant... Jeune ça peut encore le faire, mais séduisant... ? Je vais lui demander ce qu'il entend par là. »

Ce que je n'allais pas du tout faire en réalité car il était évidemment hors de question que je ramène ce type dans la future maison que l'on n'avait pas encore acquise puisqu'il fallait déjà se motiver à faire des visites. Mon verre de jus de fruits dans une main occupé à boire, mes yeux étaient rivés sur l'écran du téléphone que mon autre main tenait. J'oubliais encore une fois monsieur grincheux pour pianoter un message. - Oui rêve. Tu t'ennuierais avec lui. Il est un peu coincé. Et macho. Tout ce que t'aimes.

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Jeu 28 Juin - 14:46

Encore une personne qui ne connaît rien aux films, c'était toujours aussi frustrant de comparer une personne à un acteur mais dont il ne voie absolument pas de qui on parle. J'avais beau chercher dans ma mémoire, le nom de cette célébrité ne me revenait pas, peut-être que si j'essayais de me souvenir d'un film que j'ai vu récemment avec lui le nom me reviendra. Enfin ça ne m'aiderait pas non plus puisqu'il n'avait pas l'air doué pour les films, peut-être que c'était un peu trop « intellectuel » pour lui et se contentait de voir uniquement les gros films commerciaux à succès tel que Où sont passés les Morgan ?, In the air ou Sherlock Holmes. Je ne dis pas que ce sont des mauvais films, mais ils n'ont pour but uniquement d'être vu et de récolter le plus d'argent possible, alors qu'il y a d'autres films qui sont faits pour être vu bien sur. Mais ils ont surtout un aspect esthétique intéressant, une histoire intéressante, un jeu d'acteur impressionnant un peu comme Le discours d'un roi, c'est un film dont l'histoire n'est pas palpitante mais Colin Firth a une préstance, une telle façon de jouer qu'on ne peut trouver ce film que magnifique juste pour lui. Je levais un sourcil et secouais la tête de dépit en voyant une personne qui ne s'intéressait pas au septième art, au moins il avait le mérite de se rattraper en disant qu'il connaissait la vie de Bobby Sand, au moins il savait de qui je parlais. Il disait que j'avais envie qu'il se laisse pousser les cheveux pour me plaire, ce n'était pas vraiment mon style, chez une femme j'adore les cheveux longs mais chez un homme je trouvais que ça faisait négliger.

Je ne parlais pas de cet aspect qui vous lie avec Bobby Sand mais juste de votre tour de taille. Travestissez-vous et on verra ce que vous donnez en femme parce que regarder un homme nu ça me donne plus envie de vomir qu'autre chose

Je me disais vraiment que j'avais en face de moi quelqu'un de vraiment idiot, sa tête me le confirmait. Il ne semblait pas avoir eu de chance dans la vie, peut-être que sa chère et tendre mère l'avait bercé trop près du mur lors de son enfance et avait laisser un gros problème dans la vie de ce jeune homme. Je buvais une gorgée de mon café, il était tout aussi délicieux que le premier, vraiment j'avais bien fait de venir dans cet endroit, l'entretien que j'avais eu un peu plus tôt dans la journée avec les deux inspecteurs m'avaient mis le moral dans les chaussettes mais là je me sentais un peu mieux. Est-ce que parce que j'avais fait la délicieuse rencontre avec ce charmant jeune homme ? Non je ne pense pas. Je ne pourrais jamais devenir ami avec une personne comme lui, il était trop … Je ne savais pas comment dire. Je n'étais pas xénophobe mais sa tête d'allemand ne me revenait pas. Allemand ! Mais voilà à qui il me faisait penser, à cet acteur qui se déhanchait si bien dans Inglorious Basterd Michael Fassbender. Il n'y avait aucun doute si il changeait de coupe de cheveux, qu'il s'habillait un peu mieux et qu'il avait un visage un peu différent on aurait pu le prendre pour l'acteur germano-irlandais. Il revenait sur le sujet de la séduction, il avait vraiment un problème avec sa sexualité, il devrait consulter quelqu'un parce que ça devenait grave. Ma théorie sur le fait que sa copine qui lui envoyait sans arrêt des textos devait regarder ds films pornographique avec Clara Morgan. Il était le genre d'homme qui aime être le meilleur au lit, un dominateur qui ne supporterait pas de connaître un échec, le pauvre si il savait le pourcentage d'homme qui connaisse des pannes sexuelles il serait étonné. En avril 2010 on comptait 90% des hommes qui avait connu au moins une panne sexuelle dans leur relation amoureuse, il n'y avait pas de quoi avoir honte, c'était juste naturel. Comme parfois les femmes n'ont pas envie ou on parfois mal après l'acte, ou ne ressente aucun plaisir, c'est comme ça que la nature est faite, on n'y pouvait rien. L'homme n'était pas une machine après tout, il avait le droit d'avoir des moments de faiblesse comme tout le monde.

Séduisant ? Et bien tout est subjectif, notre perception de la beauté varie selon les personnes, peut-être que vous allez aimer les femmes un peu rondes mais qu'un autre homme va préférer les anorexiques, les blondes ou les brunes. Autrefois on avait ce qu'on appelait les canons de beauté qui changeait au fil des siècles. Au temps des romains on aimait les femmes minces mais avec un peu de chair, on peut voir sur les statues qu'elles ont des petits poignets d'amour. Puis si on arrive au temps de Louis XIV les femmes étaient plus en chaire, de nos jours nous dirions qu'elles étaient grosses mais à l'époque c'était beau une femme grosse, aujourd'hui on préfère les femmes minces voir maigres puisque c'est elle qui font les défilés de mode. Ensuite il faut considérer que des personnes aiment juste la beauté extérieure, d'autre préfère la beauté intérieure et se moque bien qu'une femme soit grosse ou mince du moment qu'elle a un bel esprit. Alors je peux vous répondre que je ne suis pas né pour être séduisant à vos yeux, mais si vous me trouvez séduisant et bien c'est bien pour vous moi ça ne changera rien à ma vie de le savoir … Si je peux me permettre je disais que vous me faisiez penser à Michael Fassbender, acteur germano-irlandais. Pour ma part je ne vous trouve pas séduisant, vous avez un visage trop carrée, la coupe de cheveux ne va pas du tout. En fait vous faites très allemand et c'est un pays qui ne m'attire guère mis à part pour Diane Kruger

J'aurais pu parler aussi de la jeunesse qui est aussi une chose subjective, tout dépend de la personne perception que l'on donne à l'âge. Des adolescents vont dire qu'une personne de 40 ans est vieille, des personnes de 30 ans vont dire qu'à 60 ans ont est vieux. Ça se fait en fonction de son propre âge, de la tête de la personne, si elle a des rides ou non, si sa peau est flasque ou pas. Je ne voulais pas trop avoir l'air de faire une conférence sinon nous en aurions eu pour un sacré moment encore à discuter de ce genre de chose.

HJ : tu peux mettre un autre rouge pour les paroles, j'ai du mal à te lire. Tu fais venir quand tu veux Sonny
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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Dim 1 Juil - 17:24

Alors reprenons. Voilà qu'il me parlait de mon tour de taille. Il avait quoi ? Il était parfait non ? Bon, peut-être pas mais à moi il me convenait et je n'avais aucune intention de le rétrécir ou de le faire grossir. Ça aurait été dur de toute façon car s'il m'arrivait parfois de manger beaucoup, je compensais à côté car je faisais beaucoup de sport. Enfin bref, passons le détail du tour de taille. Cet homme m'interpellait et méritait que je m'attarde dessus. Vous savez, comme si c'était un spécimen qui avait quelque chose d'assez particulier pour qu'on s'arrête et qu'on l'étudie. Et bien c'était le cas pour cet homme. D'un côté il me disait que de voir un homme nu, ça lui donnait envie de vomir. Hétérosexuel à cent pour cent, j'étais pareil. Mais juste avant, il me suggérait de me travestir pour voir ce que je donnerai en femme. Et voilà, pour moi d'un coup, il venait de perdre un certain pourcentage dans la catégorie des hétérosexuels. Non parce que même travesti en femme, je resterai un homme en dessous. Et si je jouais sur les mots qu'il avait prononcé, il me serait aisé de le renvoyer gentiment dans ses buts. J'avais l'occasion de le faire, pourtant je ne le fis pas. Il devait sans doute me prendre pour un idiot, autant ne pas changer son opinion à mon sujet. Et puis j'aurais eu l'impression de me prendre pour un psychologue, m'amusant à revenir sur tout ce qu'il disait pour l'analyser. Cela m'arrivait de le faire, mais pas cette fois là. Car j'étais davantage occupé à présent à lire le message de Sonny. Je rebondis même à partir de celui-ci pour demander à cet homme s'il se trouvait séduisant.

Je tapais ma réponse alors qu'il commença à répondre. Plutôt à monologuer. J'aurais eu le temps d'envoyer au moins trois messages à ma petite amie avant qu'il n'ait terminé son discours que je suivais d'une oreille discrète, ne le regardant pas. Mon téléphone et le jus d'orange, c'était tout ce qu'il y avait de plus important à cet instant. Je compris toutefois qu'il me faisait un petit récapitulatif de ce qu'était la séduction au cours des siècles passés. Une simple et banale question et j'avais droit à un cours d'histoire. C'était fort intéressant, je devais l'avouer. Oh mais il venait de parler de qui là, Louis XIV ? Ce n'était pas un roi français ? Sans doute. Le téléphone avait été reposé sur la table alors qu'il continuait à parler. Et dire que je me plaignais des longs monologues de Sonny quand elle s'y mettait... Si je lui roulais une pelle, peut-être qu'il s'interromprait et comprendrait que j'avais décroché ? Non, sois poli Remington. Si tu survis à Sonny Malone, tu peux survivre à tout ! Enfin il arrivait à la fin. Ne pas être né pour être séduisant mais tant mieux s'il l'était pour moi. Je devais reconnaître que c'était joliment tourné. Ça méritait presque des applaudissements. Et ça m'en apprenait un peu plus sur lui. Il était capable de placer un long discours pour endormir son interlocuteur tout en faisant sortir le seul point intéressant à la fin, celui qui attirerait forcément l'attention. Il ne serait pas avocat ou un truc du genre par hasard ?

Le téléphone vibra sur la table alors qu'il me comparait à un acteur. Décidément, il avait une passion pour les films ! Mais ne savait-il pas que ces derniers déformaient souvent la réalité même quand ils se voulaient être historiques ? On aurait pu lancer un débat là dessus, car mon truc à moi, c'était plutôt la lecture que le cinéma et la télévision. Mais plus tard, peut être. J'avais d'abord un message à lire. - Un homme coincé et macho ? Aurais-tu rencontré le fameux John Ford ? Demande-lui s'il est italien et s'il fait passer des tests aux femmes, lui qui se vante d'être un amant parfait... Sinon pour parler de choses plus agréables, mon cours va se terminer plus tôt, donc j'ai une pause avant de reprendre mon boulot. On pourrait reparler de cette maison où je vais me balader nue ? Après le long discours de l'inconnu au café, voilà que j'avais droit à présent au long message de Sonny. Leurs esprits étaient connectés ? Il valait mieux que je garde cette pensée pour moi car si j'avais le malheur de la ressortir devant Sonny, elle me taperait probablement. Avant de lui répondre, il fallait tout de même que je n'oublie pas mon copain de la journée. Je n'avais même pas envie de hausser les épaules pour lui signifier que je me fichais qu'il trouve mon visage trop carré. Que ma coupe de cheveux en bataille ne lui convenait pas. J'étais tueur à gage pas politicien, qui allait se préoccupait de mon côté séduisant ? « Si j'arrive à vous faire penser à un acteur que vous ne devez pas trouver séduisant non plus, on va dire que c'est mon charisme qui opère chez vous. » Premier argument balancé au hasard car qu'est-ce que ça ne m'importait pas du tout d'avoir du charisme ou non. « Vous êtes italien ? »

Et en attendant qu'il réponde à ma question ou non, je me mis en quête de taper un nouveau texto. - Tu sais le pourcentage de chances que j'ai de tomber sur ton John Ford à Los Angeles ? Quasi nul. Mais viens me rejoindre, tu le croiseras peut-être et te feras ta propre opinion. Le pub où tu avais mangé cette énorme glace à la fraise, recouverte de chantilly. J'aurais donné le nom du lieu, elle ne s'en serait peut être pas souvenu. Par contre en parlant de glace, je savais qu'elle localiserait tout de suite l'endroit où je me trouvais. Peut-être que d'ici à son arrivée, grincheux serait parti vaquer à d'autres occupations. Si ce n'était pas le cas, je sentais que ça allait promettre qu'il rencontre Sonny. Elle qui ne supportait pas ce genre de personnes...

(HJ : je décline toute responsabilité pour les sms de Sonny. C'est elle qui me les dit, je n'invente pas de moi-même XD )

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Mar 3 Juil - 18:20

Je ne cachais à personne ma passion pour le cinéma, je ne voyais pas en quoi c'était un problème d'ailleurs. Nous avions chacun nos passions, certains c'était la musique, la lecture, le jardinage ou encore les nains de jardin. Ce dernier j'avais du mal à le comprendre. Comment pouvait-on aimer avoir des nains de jardin chez soi ? C'était moche et d'un kitsch. Enfin bref moi j'aimais le cinéma et je n'avais aucun problème à l'admettre, il m'arrivait souvent de dire des citations de film, mais à ce moment je n'en voyais aucune qui correspondait à la situation, je devais un peu cherché dans mon cerveau, ce que je n'avais pas envie de faire en réalité. À cause de ces belles paroles j'avais oublié mon pauvre muffin sur la table, pourtant il était si bon. Je m'en emparais comme si je ne voulais pas qu'on vole mon trésor, j'avais bien le droit de considérer un muffin comme un trésor je ne faisais de mal à personne après tout. Je coupais un morceau, que je mis rapidement dans ma bouche. Mon interlocuteur était encore occupé à envoyer un message à son « boyfriend » comme il le disait, sauf qu'il avait beau faire l'andouille je savais parfaitement que la personne derrière le portable recevant le message était une femme. Je ne comprenais pas toujours pourquoi les gens mentaient, il y avait des situations où il valait mieux mentir quand notre vie était en danger ou pour protéger quelqu'un. Dans mon cas, j'étais souvent amené à mentir, ça faisait partie de mon travail et puis bizarrement j'arrivais facilement à faire croire n'importe quoi à n'importe qui, j'ai toujours eu le sentiment d'avoir un don pour ça. C'est pour cela que j'étais un très bon joueur de poker, il était rare que je perde mais ça arrivais comme tout le monde je n'étais pas infaillible. Il se remettait à dire n'importe quoi, à croire qu'il voulait qu'on aille aux toilettes pour me violer ou alors c'était tout simplement un mafieux qui revenait de Washington pour me sous tirer des informations à propos de ce meurtre. Je le regardais d'une autre manière, il faudrait que j'arrive à prendre une photographie de lui, je pourrais à l'aide du programme sur mon téléphone arriver à faire une recherche sur lui. Après tout il ne prendrait peut-être ça pas mal si je le prenais en photo, ça montrait mon intérêt pour lui, je pris mon portable et le tourna vers lui, pas du tout discret mais on en était plus aux préliminaires.

Merci, je voulais avoir un petit souvenir de cette magnifique rencontre. Je ne peux ni confirmer ni nier

Et voilà encore une citation de film, de série plutôt mais arrivera t-il à voir de quelle série s'agit-il. Je l'avais entendu dans une série que j'adore. Mes doutes sur sa venue ici et le fait qu'il avait engagé la conversation avec moi se confirmait, il était bien à ma recherche sinon pourquoi me demanderait-il si j'étais italien. Il voulait juste une confirmation de mes origines histoire de me montrer qu'il était parfaitement au courant de qui j'étais. Je tapotais les touches de mon portable pour lancer le logiciel, un logiciel bien pratique que j'avais réussi à transvaser de mon ordinateur à mon portable, il me permettrait de savoir rapidement à qui j'avais affaire et tout de son passé si il avait bien sur eu quelques démêles avec la justice. Je ne doutais pas un instant qu'il en avait eu, ne me demander pas pourquoi je le sentais. Il s'était de nouveau replongé sur son portable, à la bonne heure je le faisais aussi quand je sentis mon portable sonner, la douce musique du générique de MadMen retentit dans le café. C'était mon frère, futur sénateur qui m'appelait, je me retournais, dos à mon interlocuteur pour qu'il n'entende pas ma conversation.

Oui … Non ils ne venaient pas pour ça … Une histoire de femme de ménage disparu qui aurait bossé dans mon cabinet donc j'étais susceptible de la connaître, comme si j'avais une tête à discuter avec une femme de ménage … Salut

J'avais chuchoté plutôt que parler, il était hors de question qu'on soit au courant de mes conversations avec mon frère. Si c'était bien un homme de la mafia il aurait eu des informations intéressantes comme de deviner que j'avais eu la visite de la police ce matin. J'appellerais ce soir mon frère pour lui donner plus d'explication sur le sujet, là je n'avais pas envie de m'attarder sur le sujet. Me faire traiter de mec en manque de sexe par la police ça ne m'avait vraiment pas plu, si j'avais besoin d'une gâterie je n'avais pas besoin d'aller voir une femme de ménage portugaise je demandais à ma compagne de le faire.

HJ : je me doutais bien qu'il n'y avait que cette vilaine Sonny pour dire ça, je ne donne pas le nom de la série juste pour voir si tu vas deviner
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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Ven 6 Juil - 19:57

Plouf à l'eau. Il ne répondrait pas à ma question pour savoir s'il était italien. Ce n'était pas vital pour moi. Il ne l'aurait pas été, le sujet aurait été clos. Il l'aurait été, et bien ça donnait un point à Sonny mais en aucun cas cela ne prouvait que c'était le fameux John Ford. Il y avait tout de même plus de trois millions et demi d'habitant à Los Angeles. Et environ autant de probabilités que ça soit lui. Ma chère et tendre déraillait, et moi je n'étais pas mieux car je me prêtais au jeu en demandant les origines de cet inconnu, qui ne m'intéressaient pas. Je portais le verre de jus d'orange à mes lèvres. Puis, alors que je le reposais, je vis grincheux lever le bras, téléphone en main et le tourner vers moi. Non mais il jouait à quoi là ? Il s'amusait à me prendre en photo ? Pour quelle raison ?

Et voilà à présent qu'il me parlait de souvenir. Lui également déraillait. Et puis qu'est-ce qu'il ne pouvait ni confirmer ni nier. Le fait qu'il soit italien ? J'étais déjà passé à autre chose et cette photo me préoccupait davantage. En fait non, elle ne m'inquiétait pas du tout. Car si jamais l'idée venait à cet homme, quel que soit son métier, de faire des recherches sur moi, il tomberait face à un mur. Tout avait été effacé grâce aux bons soins d'une « amie » qui m'avait aidé sur le coup. Envolés mon dossier militaire, mon dossier médical, l'étrange bête lors de la prise d'otages en Irak qui avait amené à ce qu'une enquête soit menée dessus sans que ça n'aboutisse. Cet homme ne trouverait rien. Les traces s'effaçaient à partir de mes dix huit ans. Il y aurait un permis de conduire, un diplôme de passé, quelques petits boulots. Ce n'était que la surface, celle qui cachait mon passé militaire que je ne niais pas, et plus récemment, mes activités assez sombres.

Je me contentais donc de hausser les épaules, l'air de dire à grincheux qu'il faisait ce qu'il voulait. Après tout c'était lui qui avait clamé que nous étions dans un lieu public. Cela me donnait le droit de lui péter la figure si l'envie m'en prenait alors ? Je repoussais cette idée pour me préoccuper de mon téléphone et du message que j'envoyais à Sonny. Le portable de monsieur sonna d'ailleurs. Il décrocha en se retournant et je repartais dans la lecture de mes pages immobilières. Tiens voilà, une nouvelle annonce qui paraissait intéressante. Une maison assez grande avec un peu de jardin. Et une dépendance. C'est à dire ? D'après ce qui était mis, c'était une sorte de grand garage qui n'avait jamais été vraiment terminé. Future salle d'entraînement ? Peut être. En tout cas, elle correspondait au nombres de pièces qu'on voulait avec Sonny. Enfin qu'elle désirait car une chambre me convenait parfaitement. Le jardin était pourvu d'une piscine et en plus il y avait une terrasse. Possibilité d'installer un jacuzzi ? C'était à voir sur place. Il restait encore un facteur inconnu. Celui d'une pièce que l'on pourrait aménager pour le stock d'armes. Ce point, on ne pourrait le voir qu'une fois sur place.

J'entourais l'annonce avec mon stylo pour la retenir. Cela faisait deux que je retenais et que je pourrai lui faire voir dès qu'elle me rejoindrait. Je jetais un oeil au portable. Aucun message. Occupée à courir pour me rejoindre vu que le campus n'était pas loin ? Peut être également occupée à parler avec des amis. Et s'ils étaient aussi bavards qu'elle, c'était guère étonnant que mon téléphone ne vibrait plus. Dommage. Je sentais que si les vibrations continuaient, cela finirait par faire perdre patience à grincheux. Et encore, moi j'étais assez poli pour le laisser en vibreur. Celui de monsieur était en sonnerie. Que je ne reconnus pas.

Tant pis, passons à autre chose et tournons la page suivante des annonces si passionnantes que je parcourais. A force de les voir, j'avais des mètres carrés en tête, des ares, des prix. Tout s'entrecoupait dans mon esprit. Je sentais que je n'allais pas rester des heures à les parcourir si je ne voulais pas me prendre la tête. Il me faudrait une pause avant d'y revenir plus tard. Je repris mon verre et le finis d'une traite avant de faire signe au serveur que je voulais passer une nouvelle commande. Il n'allait pas tarder, il n'y avait plus qu'à attendre. Je lançais un léger coup d'oeil en direction de mon voisin. Je n'ouvris pas les lèvres, préférant garder le silence, non pas pour ne plus le déranger, ça aurait été mal me connaître. La raison était ailleurs.

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Sam 7 Juil - 19:25

- Tu sais le pourcentage de chances que j'ai de tomber sur ton John Ford à Los Angeles ? Quasi nul. Mais viens me rejoindre, tu le croiseras peut-être et te feras ta propre opinion. Le pub où tu avais mangé cette énorme glace à la fraise, recouverte de chantilly.

John Ford… Sonny gardait un sentiment bien mitigé à l’égard de ce type. Et cela ne s’était pas arrangé avec sa rencontre avec Ryan. Bien au contraire. Mais elle aurait adoré que le type avec Rem soit l’avocat, car cela lui aurait permis d’illustrer sa position. Parce qu’ils avaient eu une discussion au sujet du machisme de certains hommes et d’ailleurs, Rem s’était pris un coup sur l’épaule à cette occasion, parce qu’il la charriait délibérément. Mais le principal ce n’était pas John. C’était Remington et ses trouvailles quant à leur future demeure. Alors dès qu’elle sortit de l’amphi plus tôt que prévu, elle ne perdit pas l’occasion de le rejoindre. Elle se rua dans les rues de Los Angeles, sans même repasser par sa chambre. Elle savait exactement où aller. Oh, ce n’était pas qu’elle avait un sens inné de l’orientation, loin de là. Mais Remington lui avait donné un indice décisif pour qu’elle trouve le café en question : la glace à la fraise. Oh, elle s’en souvenait parfaitement ! Une glace à la vanille sur laquelle reposaient de tendres morceaux de fraises. Sur le tout, une boule à la fraise et un coulis de chocolat. Elle avait les papilles qui frétillaient rien que d’y penser.

Quand elle le trouva, son premier réflexe fut d’aller au comptoir. Elle commanda un double café crème et un jus d’orange pressée. Ce fut donc avec deux gobelets, un dans chaque main qu’elle pénétra véritablement dans la salle principale du café. Très vite, elle le repéra, seul à une table, les journaux étalés. Il y avait bien d’autres clients dans le café mais elle ne vit que lui. D’ailleurs, on ne pouvait voir que lui. Qui l’aurait loupé. Grand, beau, sombre, ténébreux, bien fait, et des yeux bleus à tomber. On ne pouvait voir que lui. Elle était si hypnotisée par cet homme qu’elle aimait plus que tout et qui avait peut-être trouvé leur future maison. Leur chez eux. A eux deux. Où personne ne viendrait les embêter. Où elle se glisserait dans l’entrebâillement de la porte de la salle de bain pour le voir nu sous la douche, où il dessinerait avec concentration alors qu’elle essayera de le perturber. Non, rien n’existait autour de lui. Aussi fut ce d’un pas léger et pressé qu’elle approcha et se glissa entre la table où il se trouvait et celle de son voisin. Un voisin ou une voisine ? Elle n’y avait même pas prêté attention. Elle n’avait d’yeux que pour lui. Elle posa sa boisson sur la table, ainsi que le jus d’orange avant de s’assoir sur la banquette en se collant à lui. Oui, il y avait une chaise en face, mais non, elle n’avait pas envie d’y aller. Elle était tellement mieux, là, devant se serrer contre lui pour ne pas gêner leur voisin. Une belle excuse toute trouvée cela ne se refusait jamais. Et elle en profita pour l’embrasser. Elle ne se lasserait jamais de leurs baisers. Leurs lèvres étaient faites les unes pour les autres, elles s’épousaient à la perfection. Hum… et ce petit goût acidulé d’orange. Elle détestait l’orange, mais bu ainsi, ce jus de fruit révélait pas mal de saveurs.

« Je t’invite mon cœur. Un jus d’orange contre un chez nous, c’est équitable non ? »

Non, ça ne l’était pas, mais tout ce que Sonny pouvait offrir à Rem c’était cela. Des petites attentions. Acheter ce qu’il aimait, tenter de ne pas rater ses plats préférés, apprendre un peu d’Oasis ou autres pour l’accompagner quand il jouerait de la guitare. Elle allait aussi devoir apprendre à penser à lui. A eux deux et plus seulement à elle. Donc plus question de laisser les placards vides ou de sauter des repas juste par flemme de faire les courses. Mauvais côté de la vie en couple.

« Alors, tu as été studieux ? Tu nous as trouvé quelque chose ? Oh et ton nouveau copain ? Excusez-moi, vous ne seriez pas John Fo…. »

Elle s’était tournée vers la table voisine en plaisantant, quasi certaine de tomber sur un illustre inconnu. Sauf qu’elle tomba des nues quand ses yeux se posèrent bel et bien sur John Ford, l’avocat avec lequel elle avait partagé bien malgré elle un taxi en octobre. Sonny comprenait mieux les textos de Rem en le voyant là, toujours propre sur lui, affichant toujours cet air condescendant de mec à qui tout est dû. Elle jeta un coup d’œil dubitatif à Rem. Connaissant son cher et tendre, ce n’était pas lui qui avait engagé la conversation, alors que c’était plutôt le genre de monsieur je-pète-plus-haut-que-mon-cul. Alors elle se tourna de nouveau vers lui, but une gorgée de café et le regarda dans les yeux.

« Depuis quand vous abordez les beaux jeunes hommes seuls dans les cafés, Monsieur Ford. Vous avez viré de bord depuis la dernière fois ? ou malgré votre quête effrénée de la femme parfaite, vous vous êtes rendu compte qu’aucune ne serait assez folle pour rester avec vous alors vous vous êtes dit « bon, ce type a l’air pas mal, pourquoi pas» ? Désolé, mais essayez avec le serveur, je suis sûre qu’il ne dira pas non à votre charme naturel. »


Bon sang, ce que cela faisait du bien ! Les envies de meurtres réciproques de la dernière fois n’allaient pas tarder à revenir et en grande partie par sa faute, mais en ce moment, rien ne pouvait l’arrêter.

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Dim 8 Juil - 20:48

C’était une blague. Une énorme blague. John lui avait reproché de ne pas lui avoir donné de nouvelles pendant deux jours et là qu’elle lui demandait de passer chez elle après sa journée de boulot, Monsieur faisait le mort. Il ne daignait même pas répondre à ses messages. Le fourbe ! Maggie était furibonde. D’autant plus qu’avec la soirée d’Halloween qui avait eu lieu deux semaines plus tôt, elle était immobilisée. En arrêt maladie pendant un mois ! Un mois complet. Trente jours. Heureusement, le mois de novembre était un mois qui comportait trente jours et non trente et un. Quoi que, au point où elle en était, elle n’était plus à un jour prêt. La rousse faisait les cent pas dans son salon. Il fallait qu’elle le voie. Ce n’était pas de sa faute si elle n’avait pas pu lui donner des nouvelles pendant plusieurs jours. Elle se remettait d’une attaque au sabre. Pourquoi il ne comprenait pas ? Certainement parce que Maggie ne lui avait pas expliqué. Mais imaginez un peu la scène : « Salut chéri. Je suis une mutante comme bon nombre d’habitants de L.A, le maire est un cinglé. Il s’est servi de nous comme cobayes et j’ai bien failli y rester. Sinon, comment ça va, toi ? » Bref, du pur délire.

Elle jeta un énième coup d’œil à son téléphone. Toujours pas de réponse. Elle songea pendant un instant à l’appeler mais elle se rendit bien vite compte qu’elle n’aurait pas plus de réponse. Tant pis, elle irait arpenter toutes les rues de cette fichue ville s’il le fallait mais elle finirait bien par lui mettre la main dessus. Et là, il passerait un sale quart d’heure. Même en public. Et Maggie savait ô combien il détestait ça, qu’elle lui fasse une scène en public. En plus, elle était quasiment certaine de savoir où le trouver. Même s’il avait disparu de la circulation pendant trois ans, elle savait qu’il avait l’habitude de prendre un café dans un bar prêt de son bureau. Parfois, avant, il lui arrivait d’aller le retrouver. Elle attrapa donc son sac et héla un taxi, lui donnant l’adresse du bar. Maggie ruminait même si franchement, elle ne voyait pas sur quels critères elle pourrait l’engueuler. Il avait plus de raison qu’elle pour lui en vouloir. La poisse. Elle avait tout le trajet pour trouver une raison de gueuler.

Lorsqu’elle descendit de la voiture, elle le remarqua presqu’instantanément derrière la vitrine du bar. Un sourire éclaira son visage. Il était tellement prévisible. La rousse entra dans le café, s’approcha du comptoir et commanda un grand café crème, avec une pointe de vanille. Elle commandait toujours ce genre de boisson. Puis elle avança d’un air décidé quand elle le vit en grande conversation avec une jolie brune. Maggie haussa les sourcils et se stoppa net. C’était donc pour ça qu’il ne répondait pas ? Parce qu’il était occupé à draguer la première greluche croisée dans un bar ? Quel… Goujat ! Oui, c’était le mot adéquat. Puis elle s’approcha pour enfin comprendre des bribes de conversation. Ah non, il ne draguait. Il se faisait enguirlandé. Bien fait pour lui ! Elle ne savait pas pourquoi cette femme le disputait, elle avait pris la conversation en route, mais bien fait quand même !

Rapidement, elle parcouru les quelques mètres qui la séparaient encore de son amoureux, et elle se mit assise en face de lui. Elle ne pensait pas lui faire une grande surprise, elle était certaine d’avoir été repérée à l’instant même où elle avait franchi les portes de ce café. Une couleur de cheveux comme la sienne passait rarement inaperçu.


« T’es vraiment prévisible comme mec. Même si tu n’as pas daigné me répondre, j’ai quand même réussi à te retrouver dans une ville qui compte plus de trois millions d’habitants. Tu m’as reproché d’avoir disparu pendant deux jours et tu réponds pas quand je te parle, c’est l’hôpital qui se fout de la charité ! »

Finalement, elle daigna jeter un coup d’œil à la brune, à l’homme qui se tenait à ses côtés et au magazine immobilier ouvert sur la table. Ils cherchaient une maison, comme c’était mignon. Ils cherchaient une maison mais ils les fixaient étrangement. Maggie avala une gorgée de son café avant de leur adresser la parole.

« Quoi ? Pourquoi vous nous regardez comme ça ? Vous avez jamais vu une femme faire une scène de ménage à son petit ami ? »

Ou alors peut être qu’ils étaient en grande conversation et que son arrivée impromptue et son pétage de plomb avaient coupés court à tout. Mais ça, Maggie était trop énervée pour s’en rendre compte.
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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Lun 9 Juil - 17:43

J'aurais aimé ne pas avoir cet appel de mon frère, je savais qu'il s'inquiétait pour moi et surtout après ce qu'il s'était passé il voulait me protéger rien d'autre. Mais je n'aimais parler de mes problèmes, je faisais sans arrêt des bêtises ce qui avait causé beaucoup de peine à mon défunt père mais aussi à ma mère qui pensaient que je suivrais les pas de mon frère aîné. Il avait su bien vite, que j'avais envie d'être différent, qu'on ne me connaisse pas uniquement comme étant le petit frère de Michael mais comme étant John Ford. Je voulais me différencier d'eux, être une autre personne. J'avais un tempérament difficile, je m'emportais trop souvent et j'étais plus un fils mauvais qu'un parfait petit garçon modèle. Heureusement que ma famille était là pour m'aider, c'était à sa qu'on reconnaissait une vrai famille, quand elle ferait tout ce qu'il y a en son pouvoir pour aider l'autre, une personne de son sang. Peut importait les sentiments qu'on avait pour les autres, peu importait la rancune, la jalousie que l'on se portait on avait quelque chose en commun : le sang et rien ni personne ne pourrait le changer. Comment je pourrais expliquer cela à Maggie ? Je ne pouvais décidément pas lui dire ce qui s'était passé il y a quelques mois à Washington, ma raison de mon retour. Jamais elle ne pourrait comprendre, elle aurait beau m'aimer jamais elle ne pourra remplacer ce lien si important qu'est une famille. La famille sera toujours là, quoiqu'il arrive et même si je faisais la plus belle bêtise de ma vie, elle serait à mes côtés contrairement aux autres qui disaient pourtant être mes amis, ma petite amie.

Je posais mon portable sur la table, j'aurais voulu l'écraser de mes propres mains, mais je devais me ressaisir et ne pas me laisser aller à une telle violence dans un endroit public. En plus ce serait le quatrième portable que je cassais en peu de temps, ce n'était pas que je manquais d'argent pour m'acheter un nouveau portable mais ça commençait à faire beaucoup. Mes yeux se perdirent dans le vague, je faisais abstraction de tout ce qui se passait autour de moi. Je n'entendais donc pas mon voisin interpeller un serveur pour lui passer une nouvelle commande, à croire que le jus d'orange était vraiment une drogue pour lui. Quelqu'un se joignit à lui apparemment, une voix féminine vint tinter à mes oreilles, j'étais en train d'admirer mon café dans ma tasse, il faudrait que je le finisse alors avant qu'il ne soit froid. Je sortis de ma torpeur en entendant mon nom de famille Ford, John Ford. Je tournais mon visage vers elle, c'était la fille que j'avais vu dans le taxi et qui avait osé me traiter comme un moins que rien. À son sourire mesquin je compris rapidement qu'elle se moquait de moi encore une fois, comme si elle aimait ça me tourner en ridicule. Je me recomposais un visage froid, dire qu'il y a quelques minutes j'allais bien, j'affichais un visage pas heureux mais calme là je voyais rouge.

Aux dernières nouvelles votre ami parle à qui il veut, il était tout a fait en droit de ne pas m'adresser la parole et de me laisser tranquille. Or il ne l'a pas fait, j'avais donc le droit de lui parler, il faut croire que parler ensemble a fait passer le temps. Ensuite je crois que vous pensez un peu trop au sexe pour encore une fois m'insulter en disant que je suis homosexuel ou bisexuel, si vous êtes en manque allez dans les toilettes mais éviter de trop crier je n'ai pas franchement envie d'avoir l'impression d'être dans la même pièce que vous pendant que vous jouissez

Je ponctuais ma phrase par un sourire hypocrite que je savais parfaitement faire, avec le temps j'avais appris à le maîtriser à croire que j'étais doué pour ça. Je tournais la tête et vis Maggie, je ne me demandais pas comment elle avait fait pour me retrouver, elle n'avait pas eu besoin de beaucoup d'aide, elle connaissait les endroits où j'avais mes habitudes. Tous le monde aujourd'hui s'était ligué contre moi, à croire que mon mauvais karma se réveillait. J'écoutais sans vraiment entendre, elle me reprochait à chaque fois de ne pas répondre à ses sms, à croire que je n'avais vraiment que ça à faire. C'était bien un passe temps de fille, envoyer sans arrêt des sms pour dire quoi « je suis dans un café parce que les flics sont venus à mon cabinet me poser des questions et donc je suis de mauvaise humeur ». J'avais un peu autre chose à faire que de lui raconter ma vie par sms, ce nouveau moyen de communication n'était pas le meilleur, je préférais de loin qu'on s'excuse en face comme des adultes.

Si j'ai envie de te parler je viendrais te trouver, tu sais le nombre de sms que tu m'envoies par jour. C'est limite si tu ne m'en envoies pas toutes les heures, je croyais que ton portable était dans un casier, un vestiaire pendant que tu travaillais. Les ondes c'est mauvais pour les machines dans un hôpital. Je pourrais très bien te quitter pour me harceler autant. Maintenant s'il te plaît chérie calme toi

J'essayais de prendre sa main sur la table alors qu'elle engueulait les couples à côtés parce qu'ils nous dévisageaient. Elle savait à quel point je n'aimais pas les scènes en public, elle disait comprendre ce que j'étais mais ce n'était qu'un mensonge. Il pourrait très bien y avoir dans la salle des personnes qui veulent me tuer et vont utiliser Maggie pour mieux m'avoir. Elle se rendait vraiment compte de ça, de l'humiliation qu'elle me faisait subir. Je ne pensais pas qu'elle apprécierait si je lui faisais la même chose. Mon téléphone se mit à vibrer, le programme pour identifier les personnes étaient à son terme, je regardais les informations que j'avais obtenu Remington Pillsbury, 29 ans était un créateur de bande dessinée. Son casier était aussi vierge que le mien, c'était étrange personne n'avait un casier aussi vierge, tout le monde avait eu des contraventions dans sa vie mais lui rien. Il m'intéressait de plus en plus, je devrais vraiment faire une recherche plus poussée sur lui.
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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Mer 11 Juil - 12:41

Nouvelle page. Nouvelles annonces. Rien de bien passionnant sur celle-ci. Je tournais donc pour passer à la suivante. Et encore une fois rien de bien folichon. Je poussais un léger soupir, laissant tomber le stylo sur les feuilles. Patience. Ce n'était qu'un des premiers journaux immobiliers que je consultais. J'en avais encore plein à faire et ça ne serait certainement pas fait dans la journée. Prendre notre temps pour choisir et ne pas se planter, c'était ce que nous avions décidé après tout. Ma main gauche passa dans mes cheveux, me grattant légèrement la tête. J'avais trop d'informations accumulées en l'espace de quelques minutes. Il était temps de faire une pause. Du coin de l'oeil, j'aperçus alors une silhouette fine se glisser entre les deux tables. Sonny. Je relevais la tête et croisais son regard. Le mien était intense, il exprimait ce que je ressentais pour elle mais également autre chose. Cette expression si particulière qui faisait que je pouvais sans doute lui donner l'impression de la déshabiller rien qu'en la fixant. Je l'aurais fait si nous avions été seuls. Mais c'était un lieu public et on se tiendrait donc bien. Un sourire effleura mes lèvres alors que je jetais un oeil aux gobelets qu'elle déposait sur la table. Jus d'orange et café. Et dire que j'allais passer commande au serveur. Je n'avais plus qu'à lui faire signe de ne pas venir.

Sonny s'installa sur la banquette à mes côtés. Nos jambes se collèrent, nos hanches se frôlèrent. Ne me préoccupant pas des gens qui se trouvaient autour de nous, je passais un bras autour de ses épaules et l'attirais davantage contre moi. Nos lèvres se trouvèrent tout naturellement. Un très léger goût de sucré ? C'était fort possible, et qu'elle ait mangé des bonbons durant son cours, voilà une chose qui ne m'étonnerait même pas. Quand elle commença à s'écarter, je me rapprochais pour prolonger ce baiser. Tant pis si ça dérangeait quelqu'un dans ce pub. Il suffisait de détourner le regard, et si jamais ça ne convenait pas à mon voisin, il pouvait également trouver une autre occupation. Je me décidais au bout de longues secondes à m'écarter, remettant une distance assez raisonnable entre nos lèvres mais la gardant toujours contre moi.

« Pas du tout équitable mais ça me convient. Merci pour le jus d'orange. » Ma main commença à jouer avec l'une de ses mèches de cheveux. Mon regard se porta sur les gobelets. Bizarre qu'elle ait opté pour un café, je me serais davantage attendu à une énorme glace qu'elle aurait dévoré avec gourmandise sous mon nez. Elle avait peut être pitié de moi quand je la voyais ingurgiter tout ce sucre et me faisait grâce de la glace pour cette fois là. Cela n'était pas si important que ça en fait. Oui, je reconnaissais que je grimaçais souvent ou je la regardais comme si elle était un cas désespéré quand elle jetait son dévolu sur du sucre. Mais non, ça ne me dérangeait pas plus que cela. Je pouvais accepter son amour pour le sucre sans que ça m'empêche de l'embêter à chaque fois avec ça. Car c'était là en fait tout l'intérêt, la charrier pour faire apparaître cette petite mine, limite boudeuse sur ses traits. C'était presque un défi intérieur que je me lançais. Elle me faisait craquer avec cette tête et j'adorais la faire grogner et entendre ses longs discours sur tout ce que je manquais en n'aimant pas le sucre.

Cet après-midi, la discussion ne tournerait pas autour du sucre. Le sujet de discussion serait la maison. Bien évidemment que j'avais été studieux. Ça se voyait à tous les messages que je lui avais envoyés non ? Et oui, j'avais trouvé quelque chose d'intéressant et il faudrait qu'elle me donne son avis avant de contacter les agences pour les visites. Et non, apparemment la discussion ne serait pas au sujet de notre maison. Elle se tourna du côté de mon voisin, monsieur grincheux. Et elle s'interrompit avant de finir sa phrase. Je jetais un regard en direction de l'homme. Puis mes yeux se portèrent sur la réaction de Sonny. Vraiment ? Sur plus de trois millions d'habitants que contenait la cité des Anges, il avait fallu que je tombe sur son John Ford ? Le macho qu'elle avait rencontré dans un taxi ? Et qui m'avait valu un coup sur l'épaule car le jour où nous en avions parlé, je n'avais pas pu m'empêcher de la chambrer, tout en faisant semblant d'être à mon tour macho ? Décidément, le monde était petit. On pouvait passer des heures à chercher quelque chose dans un espace délimité. Et quand on ne cherchait pas sur un plus large périmètre, cela venait à nous.

Mon regard passait de l'un à l'autre. Dans mon esprit, la sonnerie du premier round retentit quand Sonny reprit la parole. C'était obligé. Vu ce que je savais, elle ne pourrait pas se taire et j'allais avoir droit à une joute verbale en direct. Est-ce que j'allais y participer ? Pour le moment, je ne savais pas encore, je n'avais pas pris ma décision. Je me contentais d'écouter les propos de Sonny. Tiens, j'étais beau et jeune ? Elle parlait de moi n'est-ce pas ? Elle aurait pu rajouter grand et fort, il allait falloir que je lui donne quelques cours pour flatter mon égo et dans le but aussi de me prendre un coup au passage. J'aimais quand elle me tapait avec sa force de moustique, ça ressemblait davantage à une caresse qu'à un coup. Et cette manière d'exprimer indirectement à son copain John Ford que j'étais chasse gardée et qu'il devrait essayer avec le serveur. Jalouse ma chère et tendre ? Non aucune raison. Elle savait que j'étais à cent pour cent hétérosexuel et que je n'avais d'yeux que pour elle. Elle s'amusait. Ce fut ainsi que je l'interprétais même si je la sentais capable de se lever pour coller une claque à cet homme.

Enfin elle s'interrompit. J'ôtais ma main que j'avais passé autour de ses épaules. Je ne m'éloignais pas pour autant car elle se glissa sous la table pour se poser sur sa cuisse. J'attendais les répliques de monsieur grincheux. Il ne pourrait pas s'empêcher de répondre, c'était ce qu'il avait fait jusque présent avec moi. Alors qu'il prenait enfin la parole, mon pouce commença à caresser la cuisse de Sonny. Elle trop penser au sexe ? Non, juste ce qu'il fallait à mon sens et ça me convenait car nous étions sur la même longueur d'ondes à ce sujet. Par contre lui avait un sérieux problème sur sa propre orientation sexuelle car je ne voyais pas trop le rapport entre le début et la fin de ses propos. Nul doute que c'était en liaison avec les mots de Sonny mais en quoi était-ce insultant de supposer qu'il était homosexuel ? Ce n'était pas une tare de l'être à moins d'avoir un esprit étroit et complètement fermé à ce sujet. Et là, il suggéra à Sonny d'aller dans les toilettes tout en lui demandant d'éviter de crier car il ne voulait pas l'entendre. Je ne souris pas mais mon regard était amusé. Quand il s'interrompit, ce fut à mon tour de prendre la parole.

« Voici une suggestion intéressante monsieur Ford. Si nous vous écoutons et allons dans les toilettes, elle criera. Et si ça ne vous convient pas... C'était quoi déjà votre phrase de toute à l'heure ? Ah oui, vous pouvez aller ailleurs, on est dans un lieu public et il faut savoir vivre en société avec les réactions des autres. Quelque chose dans ce genre là, non ? » Pas de sourire hypocrite à la suite comme lui. J'étais parfaitement neutre, autant sur mes traits de visage que dans l'intonation de ma voix. Il n'y avait qu'une petite lueur au fond de mes prunelles qui pouvait signifier que je m'amusais. Personne ne pourrait sans doute le voir hormis Sonny qui me connaissait parfaitement. Je pouvais paraître froid tout en réussissant à m'amuser. Et quand je parvenais à mes fins, je laissais tomber le masque pour afficher une mine plus détendue.

Une tornade rousse déboula ensuite et s'installa en face de monsieur grincheux. Et ce fut des reproches avec une leçon de moral. Quel caractère ! Voilà qui me plaisait. Ces deux là semblaient être ensemble. J'aurais cru que grincheux sortirait avec une femme sans caractère et s'écrasant face à lui. Ce n'était pas du tout le cas. Au contraire, elle lui en mettait plein la figure et il allait se sentir humilié s'il n'avait pas l'habitude de ça le pauvre bichon. Cela me donnait presque envie de rire. Je n'en fis rien. Je me contentais d'écouter, ma main caressant toujours la cuisse de ma petite amie. Et John Ford qui répliquait, ou du moins tentait. Il se plaignait du flot de textos qu'elle lui envoyait ? Il ne savait pas que c'était la vie ça ? Et le bon échappatoire justement pour ne pas trop entendre parler sa dulcinée ? Car forcément, on parlait moins par messages que si on était en face de la personne. En tout cas Sonny était ainsi. Et moi qui n'étais pas d'un naturel bavard, les messages ne me dérangeaient pas. Et jamais il ne me viendrait à l'idée de quitter ma femme pour un tel harcèlement. Eh oh John Ford, il suffit d'éteindre son portable quand on en a marre, le message passe très bien en général même si je ne pratiquais jamais cette méthode. La rousse sembla remarquer notre présence et aussi qu'elle avait interrompu une discussion, si on pouvait mettre ce mot sur ces différentes joutes qui avaient eu lieu avant. Elle se tourna vers nous et nous apostropha alors que monsieur son copain grincheux tentait de lui prendre la main. Je profitais que le portable de monsieur vibrait et qu'il portait son attention dessus pour répondre à la demoiselle.

« Je m'étonne seulement que votre petit ami soit aussi rapide pour consulter ses messages quand ils ne viennent pas de vous, ce qui semble être le cas pour celui qu'il vient de recevoir. Tout comme je m'étonne qu'il ait répondu à un appel très rapidement il y a quelques minutes. Ce n'était peut être pas vous mais une autre demoiselle ? Ce qui expliquerait pourquoi il ne répond pas quand vous lui parlez. » Quoi ? J'étais pour la paix des ménages, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure non ?

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Mer 11 Juil - 17:05

Une pause-café avec son amoureux. Que demander de plus ? Une glace peut-être, mais non, elle n’aurait peut-être pas le temps de la voir fondre avant de la dévorer avec un plaisir non dissimuler. Et puis la glace, c’était risqué, parce qu’elle ne pouvait s’empêcher de s’en étaler partout pour forcer Remington à en goûter tout en profitant de ses baisers. Hum… son esprit s’égarait déjà, mais ils étaient dans un lieu public… Roooo, comme si cela les arrêtait. Mais non, il fallait être raisonnable, d’autant qu’elle devrait retourner bosser ensuite. Mais elle ne se fit pas prier pour profiter du bras de Remington, de sa hanche contre la sienne, de son baiser qui s’attardait plus que la décence l’aurait toléré.

Mais quelle surprise elle avait eu en découvrant que le nouvel ami de Rem n’était autre que John Ford. Et elle n’avait pas pu résister, ce fut plus fort qu’elle, il fallut qu’elle l’agresse. C’était vital, viscéral. Et revoilà le John qu’elle avait connu ! Elle ? Trop portée sur le sexe ? Hum… oui, c’était fort probable. Elle adora sa réplique, toujours fidèle à lui-même, à s’offusquer qu’on puisse le prendre pour n homosexuel. Et alors ? Ça n’était pas un crime. Dès qu’elle l’eut entendu, elle voulut répliquer mais Rem fut plus rapide, lui affirmant qu’il la ferait crier de toutes les façons s’ils allaient faire des cochonneries. Ça, c’était vrai. Et c’était à la fois stimulant et extrêmement agaçant ce don qu’il posséder de savoir exactement quoi faire pour qu’elle perde toute retenue. Et le bougre s’amusait visiblement. Enfin visiblement… il était en train de placer ses pions, de pousser John exactement là où il voulait qu’il aille, cela, Sonny le sentait.

« Tu entends mon cœur, il sait déjà que quel amant exceptionnel tu es, ta réputation te précède. A moins que ce ne soit mes cris. »

Et elle l’embrassa pour appuyer son propos. D’habitude, elle n’aimait pas les blagues trop potaches, mais là, si c’était pour emmerder John, alors elle s’en donnerait à cœur joie.

Et là, une tornade rousse débarqua pour enguirlander John. Sonny ne la connaissait pas mais cette femme lui plaisait bien. Dire qu’il cherchait une femme du genre « sois belle et tais toi » qui comprendrait seulement sa logique du « moi homme, toi femelle, moi commander toi, toi juste ouvrir les cuisses et nourrir enfants ». Or cette femme ne ressemblait pas du tout à cette image. Au contraire, elle était furieuse et n’avait pas sa langue dans sa poche. Mais qu’est-ce qu’elle fichait avec un type comme lui ? Elle avait du caractère, elle était marrante et ce crétin était suffisamment débile pour menacer de rompre à cause de textos… Des textos quoi ! Elle jeta un regard blasé à Rem. Eux deux avaient survécu au métier de tueur de l’un d’entre eux et le couple John-mystérieuse inconnue était mis en péril par des textos. Eh bien… Sonny ne donnait pas chère de leur peau… Et elle ne donnait pas cher de la sienne non plus car elle sentit sa cuisse frissonner sous la caresse de Remington. Finalement, aller dans les toilettes n’était peut-être pas une si mauvaise idée… Sa main droite alla d’ailleurs caresser celle de Remington alors que les deux tourtereaux s’engueulaient joyeusement.

« Moi je trouve juste que vous n’y allez pas suffisamment fort Mademoiselle. »

Mais Remington en remit une couche à laquelle elle n’aurait pas pensée. Oh oh, le jeu allait être amusant, il jouait avec ses pions. Elle lui lança un sourire qui voulait dire « moi aussi je veux jouer ». Puis elle tourna vers John un visage absolument offusqué.

« QUOI !? Vous John Ford, l’homme parfait s’il en est vous avez une maîtresse ? Mon dieu je suis choquée… quoique non, quels étaient vos mots quand nous nous sommes rencontrés déjà ? Ah oui ! « Ne trouvant pas la perle rare avec qui je voudrais passer le reste de ma vie, avoir des enfants il faut bien que je fasse des sortes de « test » afin de la trouver ». C’est en octobre dernier si j’ai bonne mémoire. Vous n’étiez peut-être pas ensemble… OOOOH, cette femme qui vous a appelé, c’était la même que ce jour-là ? Votre « amie » ? »

Et elle mima de gros guillemets sur ce dernier mot. Non elle ne foutait pas la merde du tout… Avant que John puisse la tuer, elle se leva soudainement et s’adressa à la dingue qui sortait avec lui et lui cria presque dessus.

« Allez, Mademoiselle, c’est pas une engueulade ça, un peu de sérieux. Nous quand on s’engueule, la maison est en chantier, ça crie, ça hurle, ça a de l’allure. Vous n’allez pas le laisser s’en tirer comme ça ! Levez-vous et engueulez le, qu’on vous entende jusqu’à l’autre bout de LA. Faut lui dire « JOHN ! », éructa-t-elle en claquant ses mains sur la table du couple « Tu es un salaud ! Les sms c’est pas pour les chiens et je ne suis pas un toutou qui répond quand tu le siffles, alors tu remballes tes grands airs, tu me dis qui est cette greluche avec qui tu parles et tu me présentes des excuses, fissa ! ». Voilà, c’est aussi simple que ça. »

Puis elle se rassit le plus naturellement du monde, très calme et souriante et sa main vint se poser sur la cuisse de Rem, comme il l’avait fait avant elle. Elle fixa la jeune femme en face d’elle. Allez, si elle ne voulait pas se faire bouffer toute crue par John, il fallait qu’elle ait de la répartie, là, elle lui avait juste refusé sa main. Ça ne comptait pas ça, ça n’était pas une vraie dispute. La grosse dispute entre Sonny et Rem avait été diablement plus virulente, il y avait eu des coups de feu, des coups de griffes, des regards noirs, des menaces de mort. Alors quoi, ce serait tout ? Juste une petite bouderie ? Sonny regardait la jeune femme avec espoir, elle voulait lui transmettre du courage pour se lever et en faire voir de toutes les couleurs à un type qui l’ignorait royalement tout en lui faisant visiblement des crises de jalousie.

Sa main pressa doucement la cuisse de Rem. Elle adorait ce petit jeu et elle ne put s’empêcher de penser : « aller mademoiselle, faites honneur à votre sexe ; aller, c’est à vous… »

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Mer 11 Juil - 20:10

Tous les messages qu’elle lui envoyait ? Il était en train de se payer sa tête ou quoi ? C’était une caméra cachée ? Que le caméraman sorte maintenant de sa cachette parce qu’elle risquait de faire un scandale et là, ça ne serait plus du tout la même. John n’aimait pas se faire remarquer en public ? Tant pis pour lui. Encore une excuse bidon dans le même acabit et il se prenait son café à la vanille en pleine poire. D’un œil méprisant, elle le regarda se précipiter sur le message qu’il venait de recevoir. Il n’y avait plus aucun doute, il se foutait de sa gueule. Ca, il allait lui payer. Au centuple. Elle retira vivement sa main et la planqua sous la tente. Non mais franchement, il espérait quoi ? Qu’il réussirait à l’amadouer en lui caressant la main ? Même le diamant le plus gros du monde ne la calmerait pas ! Elle inspira profondément et serra les dents. Il fallait rester calme. Ah non. Aux dernières nouvelles, ils ne vivaient pas dans le monde des Bisounours. Et rester calme était au dessus de ses forces.

« Non mais tu te fous de moi là ? Tu me menaces de me quitter pour… ça ? » Elle pointa du doigt le téléphone qui vibrait sur la table. « Si tu n’es pas content mon grand, il ne fallait pas revenir. C’est pas toi qui es venu me rechercher ? Fallait me foutre la paix et me laisser continuer ma vie si tu ne voulais pas que je t’envoie des messages. »

Bon là, elle poussait le bouchon un peu loin. Elle était quand même contente qu’il soit revenu. Enfin à cet instant précis, elle le maudissait du plus profond de son être mais la plupart du temps, elle était ravie qu’il soit là. Ils avaient des débuts un peu compliqués, voilà tout. Elle se cala dans son siège, fixant le téléphone qui n’arrêtait pas de vibrer. Dieu que ce bruit était agaçant !

« Et visiblement, je ne suis pas la seule à t’harceler. Celles là aussi tu menaces de les quitter ou bien tu daignes leur répondre ? »

Prends-toi ça dans les dents. Elle tourna la tête vers leur voisin de table. Mais… De quoi est-ce qu’il était en train de parler ? Il ne pouvait pas embarquer son bouquin, la fille qu’il avait certainement du draguer à l’école maternelle et foutre son camp ? Elle le regardait fixement, les yeux ronds. Bizarrement, elle aimait qu’on la laisse tranquille quand elle faisait une scène à son petit ami. Puis, la démonstration de leur amour l’agaçait. Probablement parce qu’elle ne pouvait pas en faire autant. Même quand ils ne s’engueulaient pas, elle n’avait pas le droit de poser sa main sur sa cuisse ou de l’embrasser en public.

Si elle était restée stoique face aux accusations de l’homme, il en était autrement pour les hurlements de la brune. Heu… Est-ce qu’elle avait toute sa tête ? Le regard de Maggie oscillait entre John et cette jeune fille. Elle semblait le connaitre parce qu’en plus de l’appeler par son prénom, elle avait également cité son nom de famille. Elle haussa les sourcils, attentive aux moindres paroles de celle qu’elle considérerait à partir de maintenant comme sa nouvelle meilleure amie. Croisant les bras, elle fixait John, qui lui faisait face. Lui qui n’était pas fan des scènes en public en prenait pour son grade. Et pour une fois, Maggie n’y était pour rien. Les mots de cette fille, qu’elle ne connaissait pas finalement, la blessèrent plus qu’ils n’auraient du. Il lui avait dis ne pas avoir trouvé la perle rare ? Il ne manquait sacrément pas de culot ! Qu’il retrouve ne serait ce qu’une seule autre femme au monde pour le reprendre après trois ans de silence radio et après qu’il ait filé une trempe à son petit ami du moment, ensuite il pourra parler !


« Alors comme ça, Monsieur fait des tests ? Tu me prends pour quoi au juste ? Un ordinateur que tu peux ramener au vendeur s’il ne te plait pas ? T’es un grand malade… » Elle se saisit de son gobelet et lui en envoya le contenu en pleine figure. Celle là, il ne l’avait pas volé. « C’est un café à la vanille, mon cœur. Tu aimes, j’espère. Mon test est concluant ? J’ai rempli toutes les conditions pour être la perle rare ? »

Elle serra les poings et se tourna vers le couple qui prenait un malin plaisir à foutre la merde. A leur place, Maggie en aurait fait autant. Pourtant, malgré le fait que les représailles venant de John promettaient d’être à la hauteur de l’offense qu’elle venait de lui faire, la rousse en rajouta une couche.

« Pas besoin d’hurler et d’insulter, mademoiselle. Un café à la vanille brûlant fait parfaitement l’affaire. Surtout quand il retombe sur une chemise hors de prix. Je peux vous l’assurer. »
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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Ven 13 Juil - 17:25




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Je me permet d'ajouter monsieur Jus d'orange que nous ne sommes pas chez les barbares alors vous accouplez en public ce n'est pas très bien vu dans nos sociétés, mais peut-être qu'ailleurs ça ne pose aucun problème. Je peux avoir le plaisir de connaître votre nom vu que maintenant vous connaissez le mien

J'avais failli l'appeler par son nom, Remington Pillsbury mais il aurait su que j'avais fait des recherches sur lui depuis le début de notre conversation ou alors que je n'avais pas daigné l'appeler par son nom depuis le début. Je m'étais donc contenter de dire le pauvre surnom que j'allais lui donner dès à présent « monsieur jus d'orange ». Je ne doutais pas un instant que sa compagne, mince j'avais oublié son prénom. C'était le même prénom que la marque informatique. Sony, oui c'était ça elle s'appelait Sonny. Je ne doutais donc pas que Sonny crierait beaucoup, les filles latino ont tendances à crier vraiment très fort pendant l'acte sexuel, ça avait le don de m'énerver les filles qui crient. On dirait qu'elles font semblant d'avoir un orgasme et qu'elles essayent de montrer à leur partenaire qu'il leur fait le plus de bien possible. Je n'étais pas sorti avec ce genre de fille, même si c'est vrai que le silence est parfois déstabilisant, on se demandait toujours si on faisait les choses bien et si l'autre personne prenait autant de plaisir que nous. Au moins je pouvais me consoler Maggie n'était pas du tout comme ça, elle était discrète tout en manifestant sa joie. Ce qui sortait de la bouche pouvait être un parfait mensonge mais le corps ne mentait pas, lorsque le cœur de Maggie s'emballait à chacune de nos retrouvailles je savais que j'avais pleinement rempli mon devoir de petit-ami aimant.

Il faut croire que les femmes comme vous ça ne sait faire rien d'autre que de crier. Mais ce n'est pas l'ampleur des cris qui montrent la performance du partenaire ni son amour, ça montre juste que la fille est une parfaite menteuse

Je n'avais pas daigné tourner mon visage vers elle, elle ne méritait pas que je m'attarde un instant sur elle. Je finissais de manger mon muffin, tout en écoutant Maggie et Sonny discuter, enfin c'était Sonny qui lui disait comment il fallait faire pour m'engueuler. Comme si elle ne savait pas comment faire, à la différence de la latino elle savait se tenir en public et me réservait une belle dispute pour ce soir à la maison alors que nous serons seuls. Je n'écoutais pas pour ainsi dire ce qu'il se passait entre les deux femmes, Remington non plus d'ailleurs, il semblait aussi intéresser que moi par la conversation. Je pensais toujours au fond de moi que si le monde ne tournait pas totalement rond c'était bien à cause des femmes, les hommes sont fragiles au fond d'eux et ne savent pas résister aux plaisirs de la chair. Les hommes font souvent n'importe quoi pour les beaux yeux d'une femme, elles rendent tout vraiment compliqués, ne serait-ce qu'au travers d'une relation amoureuse. Il fallait toujours que les femmes commencent la dispute, c'est toujours elles qui trouvent des choses à reprocher alors que tout allait bien avant qu'elles ne fassent leur bazar. Sérieusement des fois j'en venais à regretter ma vie de célibataire à Yale, même ma relation avec mon avocate n'était pas du tout comme ça, c'était plus simple chacun se mêlait de sa vie et pas de celle de l'autre.

« Elle » comme tu dis si bien c'est mon frère Michael, et il s'inquiète réellement de moi parce qu'on a un lien tous les deux qui est beaucoup plus fort que n'importe lequel. C'est le lien du sang

Je n'aurais peut-être pas du lui dire ça, j'avais été un peu méchant. Mais je ne pouvais décemment pas lui dire la vérité, que j'avais sur mon portable un programme pour faire des recherches sur des personnes. Alors autant lui dire que mon frère m'envoyait des messages, c'était en partie la vérité puisqu'il m'avait appelé pour prendre de mes nouvelles. Je m'étais mon portable dans ma poche une fois que je l'avais verrouillé, et heureusement que je l'avais fait avant de me prendre en pleine figure le café de Maggie. Je dois bien avouer que je ne m'attendais pas du tout à ce qu'elle fasse cela, surpris je m'étais levé.

Stupido

Ça m'arrivait souvent d'insulter en italien, j'avais passer une bonne partie de mon enfance dans ce beau pays, dans ma famille nous savions tous parler italien, vu les racines de ma mère il aurait été étrange qu'il en soit différent. Si ce n'avait pas té Maggie qui m'avait envoyé ce café à la figure je l'aurais giflé, traîner par terre par les cheveux mais là je me devais de rester calme en apparence, surtout ne pas s'énerver. C'était assez dure de rester calme quand on vous humilie de la sorte. Le serveur qu'avait appelé Remington était arrivé et nous contemplait alors que le silence régnait à nos deux tables depuis quelques minutes.

Oh monsieur Ford, voulez-vous que j'aille vous cherchez une nouvelle chemise ?

Je mis un certain temps avant de m'apercevoir qu'il venait de me parler. J'avais bien fait il y a quelques temps de les aider financièrement alors que leur café avait de lourdes dettes, on me traitait comme un roi ici. Je pris mon porte-feuille pour en tirer quelques billets que je lui tendis. Il partit aussi vite que possible, quant à moi j'allais aux toilettes pour me passer de l'eau sur le visage. C'était malin je puais le café maintenant, je sentais la vanille alors que c'était une odeur que je n'appréciais pas spécialement, le café et la vanille mélanger ça ne donnait pas quelque chose de bien. Je me nettoyais le visage, j'entendis du raffut derrière la porte, c'était le serveur qui revenait avec une chemise propre pour moi, je le remerciais et glissa dans sa poche un autre billet pour lui cette fois. J'enlevais ma chemise tâchée pour mettre l'autre, je restait un moment dans les toilettes, les bras appuyés sur le rebord du lavabo.
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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Sam 14 Juil - 19:02

C'était quoi déjà le but initial de ma présence dans ce pub ? Parcourir les annonces pour trouver une maison où nous pourrions vivre ensemble Sonny et moi. Pourquoi elle m'avait rejoint déjà ? Pour qu'on discute des sélections que j'avais faite et qu'elle me donne son opinion dessus. Ce n'était pas du tout ça qui était en train de se passer. Nous en étions loin même. Il avait fallu que je tombe sur le John Ford que ma petite amie ne supportait pas et comme si ça ne suffisait pas, une tornade rousse qui semblait être sa petite amie venait d'entrer en jeu. Et pourquoi je ne me taisais pas et j'en rajoutais une couche en tournant subtilement mes phrases pour attiser la colère de cette femme au lieu de la calmer. En plus monsieur Ford me demandait comment je m'appelais. Nous en étions donc à ce stade d'intimité où il était temps de faire les présentations ?

« Monsieur Jus d'orange, ça m'ira très bien comme nom. » répondis-je d'un ton distrait. Mon attention était revenue vers Sonny qui s'était levée. Folle à se lever ainsi, en criant presque et en tapant des mains sur leur table ? Juste un peu. Je ne la connaîtrais pas et la rencontrerai pour la première fois, je crois qu'elle aurait attiré mon attention. Ensuite... Et bien si je l'aurais prise pour une folle. Ce n'était pas le cas pourtant là. Je la connaissais et sa réaction était somme toute normale pour moi. Elle ne faisait que crier. John Ford avait de la chance. Ce n'était pas lui qui se prenait des claques ou des coups sur le torse quand elle était en colère. Ce n'était pas lui qui se faisait menacer presque de mort ou d'être castré s'il posait les yeux sur une autre femme. Ce n'était pas lui qui était à ma place que je n'échangerai pour rien au monde. Quand elle eut fini, elle se rassit, sourire aux lèvres. Sa main se glissa sur ma cuisse. Et pendant que la rousse était occupée à s'en prendre à son petit ami à cause d'une histoire de tests qu'il faisait avec les femmes, j'en profitais pour me pencher vers Sonny pour lui glisser quelques mots. « J'adore quand tu agis ainsi. Ça me confirme toujours qu'on ne s'ennuiera jamais ensemble. »

Je m'apprêtais à l'embrasser quand un mouvement attira mon attention sur la table voisine. Un café venait d'atterrir sur la chemise de monsieur grincheux. Vu le scandale qu'il avait tapé quelques minutes plus tôt à cause d'un pauvre homme qui avait eu le malheur de la faire la même chose, je me dis aussitôt que l'histoire allait se répéter. Peut être pas vu que c'était sa petite amie et que cette dernière se tourna vers nous pour faire une leçon de morale à Sonny. Du moins ça y ressemblait à mes yeux. Mais... Il y avait besoin de hurler et d'insulter voyons ! J'aimais quand Sonny faisait ça pour me tenir tête. Ce n'était certes pas ce qui me déstabilisait le plus pour céder mais qu'est-ce qu'elle était belle et sexy ainsi. Avec ce front qui se plissait, ses yeux qui viraient au noir. Cette main qui menaçait de s'abattre sur ma joue à chaque seconde. Ahem, mon esprit tournait complètement au masochisme.

Revenons plutôt à mon copain grincheux. Juste avant qu'il ne se prenne le café, il m'avait semblé avoir entendu une phrase. Le lien du sang beaucoup plus fort que n'importe lequel. Stupido aussi il était pour penser une telle chose. Comme si un lien du sang pouvait empêcher deux frères d'être en désaccord. Comme s'il pouvait empêcher la vie de les éloigner et de les séparer. Il n'y avait aucun lien de définitif. Je pouvais lui sortir des arguments à ce sujet mais je sentais déjà que la conversation serait stérile. Comme avec Francine. Tiens d'ailleurs Ford ? Ils ne seraient pas de la même famille ces deux là ? Un lien avec Anthony ? La curiosité commençait à prendre place dans ma tête. Ma main recouvrit discrètement celle de Sonny qui était toujours sur ma cuisse. Mais j'étais déconnecté et mon esprit était en ébullition. Durant les minutes qui suivirent, j'observais d'un oeil discret le manège qui avait lieu autour de John Ford. Quand il se leva pour se rendre aux toilettes, je détournais enfin mon regard pour revenir à Sonny. Ma main pressa brièvement la sienne. « Je reviens. » Je m'avançais alors pour l'embrasser. Puis ma main quitta la sienne, et je me levais de l'autre côté de la banquette.

« N'oublie pas les annonces mon ange ». Avec tout ça, on allait vraiment finir par les oublier. Je lui adressais un regard rassurant, disant, non je n'amocherai pas John Ford, je ne le taperai même pas une fois. Je souris à Sonny, adressais un bref regard à la rousse puis je pris à mon tour la direction des toilettes. Monsieur grincheux y était. Nouvelle chemise sur lui. Ses bras étaient appuyés sur le lavabo. « Charmante votre petite amie monsieur Ford. Mais si vous pensez vraiment que les liens du sang sont plus forts que tout, vous la perdrez. Je m'en fous après tout, c'est votre problème pas le mien. » Pourquoi je me trouvais dans les toilettes ? Une raison bien précise que je n'avais pas besoin de dévoiler pour l'instant. Je verrai bien la réaction qu'il aurait ou n'aurait pas avec ce que je venais de dire.

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Sam 14 Juil - 20:51

Remington jouait le jeu, et cela amusait beaucoup Sonny, encore plus lorsqu’il lui murmura quelques mots à l’oreille. Peur de s’ennuyer ? Tsss, comme si cela pouvait leur arriver. Quelle idée saugrenue. Avec leurs caractères, jamais ils ne pourraient régler un conflit calmement. Leurs yeux brilleraient toujours de défi, ils se menaceront toujours de mort tout en sachant pertinemment qu’ils ne le feraient pas. Elle le taperait, avec sa force de moustique, il lui saisirait les poignets sans la moindre difficulté jusqu’à ce qu’elle se calme… Et ils trouveront toujours des gens à emmerder. Elle lui répondit par un sourire malicieux, avant de siroter sa boisson chaude sans perdre une miette du spectacle. C’était bien mieux que la télévision tout cela ! Du live, du direct. Et ça promettait. Oui, Sonny avait agi comme une saleté. D’autant qu’apparemment, s’il fallait croire John sur parole, ce n’était pas une femme au bout du fil, mais quelqu’un de sa famille, oups… Des liens du sang plus puissants que tous les autres ? Foutaise. Il sacrifierait la femme de sa vie, la femme parfaite, si jamais un membre de sa famille, même la pire des raclures, le lui demandait ? Eh bien, il craignait. En même temps, ça l’embêtait vraiment qu’une femme se soit faite avoir par John… Hey mais ! Minute ! Connexion neuronale soudaine. John, Ryan. Ryan, John. Il y avait une femme entre euh… Noooooon ! C’était donc cette femme ! Mince, comment lui avait-il dit qu’elle s’appelait déjà ? Marie ? Non… Maggie. Cette femme, c’était la Maggie de Ryan. Et Sonny eut soudain envie de se lever pour hurler « TEAM RYAN » ! Mais… ce n’était peut-être pas le bon moment. Toutefois, elle ne pouvait pas garder cette découverte pour elle et elle se pencha pour murmurer à l’oreille de Remington :

« Tu te souviens du type avec qui je prenais un café, samedi dernier, Ryan, ton partenaire de science. Elle a une liaison avec lui. »

Pourquoi elle lui disait ça ? Elle était une vraie commère, pas Rem, mais comprenez-la, elle ne pouvait pas garder ça pour elle. Si la dispute entre les deux zigotos retombait à plat, ça permettrait de remettre un peu de piment. Mais en même temps, ça l’ennuyait d’utiliser ça contre cette Maggie. Parce qu’elle ne se laissait pas faire. Oh oh ! bien au contraire, elle se redressa et balança son café en plein sur John. Sonny ne put s’empêcher d’applaudir deux fois avant de sentir que ce n’était pas vraiment nécessaire. Quand la rousse se tourna vers elle, la française crut bien qu’elle allait passer un sale quart d’heure. Et pourtant non…

« Je vous admire. »

Et c’était sincère. Quel joli coup ! Quelle belle leçon ! Mais elle aimait bien crier. Elle fonctionnait comme ça avec Rem, mais si une fois de temps en temps elle pouvait faire plus subtile, ça se tentait. Enfin subtile, façon de parler. John en revanche apprécia moins. Il se leva en prononçant un juron que les racines latines de Sonny lui permirent de comprendre instantanément, avant de se faire apporter une nouvelle chemise. Ok, il avait des larbins partout en plus. Incroyable… Le monde était au service de John Ford. Ils s’écrasaient tous devant lui. Que des lâches.

Oh non… John s’en allait… mais ils n’allaient plus s’amuser alors ? D’autant que Rem l’embrassa et commença à s'écarter. Mais, pourquoi suivait-il John ? On ne joue pas à touche-pipi, non mais oh.

« Avoue que t’es tombé sous son charme, il ne criera pas aussi bien que moi
», lui dit-elle en alors qu’il l’embrassait.

… Les annonces ? quelles annonces ? ah oui ! pour la maison. Elle était venue là exprès d’ailleurs. Alors ni une ni deux, elle attrapa les journaux et repéra les encarts qu’il avait encerclés. L’un d’entre eux attira son attention. Grande maison. Trois chambres. La leur, celle pour d’éventuels invités, et une où aménager un bureau. Vastes superficies. Moyen de faire une pièce d’entrainement. Piscine. Par contre le prix… Il avait beau dire que l’argent n’était pas un problème, ça faisait une sacrée somme. Et Sonny ne put s’empêcher de se demander combien de contrats il fallait exécuter pour payer cette maison. Puis soudain elle tilta. Maggie était encore là. Alors, allez savoir pourquoi, Sonny lui tendit son gobelet.

« Vous en voulez la moitié ? C’est un double café crème. Navrée… Votre copain et moi on ne s’entend pas très bien. Je trouve bizarre qu’une femme de votre trempe soit avec un homme qui ne voit en la femme qu’un trophée à poser dans une cuisine et bonne à satisfaire les pulsions du mari et à faire des enfants. Vous savez je… Je connais Ryan aussi. Je dirai rien à John, rassurez-vous. Mais je crois que Ryan vous aime sincèrement. Il s'inquiète pour vous. Et lui, c’est quelqu’un de bien. »

Mais de quoi je me mêle Sonny ? Elle se mordilla la lèvre et chercha un moyen de diversion. Alors elle s’installa à la table voisine, face à Maggie et se pencha vers elle en baissant la voix, comme pour faire des messes basses.

« Vous avez d’autres « trucs » en réserve, à part renverser du café sur une chemise super chère ? Parce que mon copain en a, mais bon, ce serait bien de varier les plaisirs. Entre femme, on peut s’entraider, qu’en dites-vous ? Je vous dis mes trucs pour le moucher ou le faire craquer, et vous me dites les vôtres ? Ils nous ont abandonnées, tant pis pour eux… »

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Lun 16 Juil - 20:17

Maggie poussa un soupir agacé. Encore et toujours la même rengaine. Les liens du sang sont plus forts. Non, elle ne partageait pas ce point de vue et ne le partagerait probablement jamais. Elle avait marre des « Tu ne peux pas comprendre, tu ne fais pas partie de la famille. » ou encore des « Tu ne comprends pas, j’suis obligé. ». C’est exactement ce qu’il lui avait dit avant de partir. Mais elle ne demandait que ça, être intégrée dans sa famille. Ah non, ça elle ne pouvait pas non plus. Parce que c’est dangereux, parce qu’elle finira par se faire blesser ou tuer. Encore des fausses bonnes excuses et les fausses bonnes excuses, la rousse en avait plein la casquette. Ras le bol. Son énervement dépassait l’entendement et ses doigts se crispaient autour du gobelet désormais vide. Elle serrait tellement fort que le carton plia pour finir broyé.

« Pourquoi t’es revenu alors, si les liens du sang sont plus forts que tout ? Fallait rester à Washington. »

Elle se laissa retomber dans son siège et se cala contre le dossier. Elle haussa un sourcil. Stupido. Non mais franchement. C’était tout ce qu’il avait à lui dire ? Un Ford se laissait humilier en public sans réagir. Là, il la décevait. Elle s’était attendu à des cris, pourquoi pas une gifle ! Ou alors qu’il l’empoigne pour la forcer à sortir et continuer cette dispute dans sa voiture, loin des regards. Mais non, un simple mot lâché en italien. Mot qu’elle comprenait et qu’il ne lui faisait ni chaud, ni froid. Elle suivit du regard le manège du serveur. John avait des domestiques maintenant, c’était affligeant. Tout comme cette manière de penser que l’argent peut tout acheter. Les yeux de la rousse passaient de John au serveur pour s’attarder sur les billets. Son petit ami avait la fâcheuse tendance à s’imaginer que l’argent pouvait tout acheter. Faux et archi faux. Son amour à elle, il ne pourrait jamais l’acheter. Il ne l’amadouerait jamais avec des robes de grands couturiers, avec des bijoux hors de prix ou des voitures de luxe. Maggie aimait les choses simples, les pizzas et les soirées devant la télé. Le retrouver dans un café de quartier pour prendre un café ou se promener main dans la main dans le parc. Une moue emplie de tristesse se dessina sur son visage. Pourquoi ne faisait il pas l’effort de comprendre ? Elle tourna la tête quand il se leva pour aller dans les toilettes.

Maggie revint à la réalité quand sa voisine de table lui adressa la parole, mignonne avec son gobelet tendu. Elle refusa d’un geste de la main en marmonnant un merci timide. Cette brune ne pouvait pas s’imaginer à quel point c’était elle qui était navrée. Bizarrement, elle ressenti le besoin d’étaler sa vie. Elle se frotta le visage.


« C’est moi qui suis navrée. John est comme ça depuis son retour, je ne sais pas ce qu’il s’est passé là bas. Encore quelque chose que je ne peux pas comprendre et que je ne dois surtout pas savoir. A moi de me démerder avec ses excuses à la con… Pourtant, je ne demande qu’à l’aider et à le soutenir, comme une petite amie se doit de le faire. J’envie la complicité que vous avez, vous et votre homme. C’est une chance énorme, croyez moi. »

Maggie aimerait simplement que John lui parle. Lui dise ce qui ne va pas au lieu de se comporter comme un rustre qui prétend qu’il faut tester les femmes pour trouver la perle rare. Alors qu’il n’était pas comme ça et qu’au fond d’elle, elle le savait. Mais là, elle était trop aveuglée par la colère pour en prendre conscience. Ryan ? Hein quoi ? Les yeux ronds de surprise, la jeune femme fixait sa voisine de table. Maggie se rappelait de ce message funeste que le biologiste lui avait envoyé. Il y avait une liste de noms, des gens à qui elle devait dire au revoir de sa part. Elle se rappelait d’Anne, de William et de Mary Jane. De Dusty également. Il y avait un cinquième nom. Un nom qui lui était inconnu et qu’elle n’arrivait pas à se remémorer. Elle haussa les épaules quand son interlocutrice lui assura qu’elle ne dirait rien.

« Vous pouvez le lui dire, je ne suis plus à ça prêt. De toute façon, je suis sure qu’il en aurait rien à faire. Ma vie ne semble pas l’intéresser. Effectivement Ryan est un gars bien. Il n’a certainement rien à faire avec une nana comme moi, vous ne pensez pas ? »

Elle ne disait pas ça, trois jours auparavant, quand elle avait passé la journée chez lui. Elle en était convaincue, d’autant plus que Dusty était enceinte et donc, elle n’avait plus rien à faire avec lui. Cela lui crevait le cœur mais c’était ainsi. C’était sans doute mieux pour tout le monde. Un silence pesant s’installa et, contre toute attente, sa voisine vint prendre place en face d’elle. Inconsciemment, cette fille lui remontait le moral. Et elle en avait bien besoin. Elle se pencha à son tour, baissant la voix pour que seule sa nouvelle meilleure amie l’entende.

« Hé bien, les scènes de ménage sont des valeurs sûres. Casser les vases et claquer les portes, ce genre de choses. Sinon, vous pouvez vous enfermer dans la salle de bain ou dans la chambre, en clamant haut et fort que vous le détester, même si c’est faux. Ou plus original, l’enfermer sur le balcon pendant une averse et lui ouvrir que lorsque la pluie a cessé. Bon là, il ne faut pas avoir peur de salir son carrelage mais comme on dit, on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. »

Maggie appela le serveur, commanda un second café qu’elle comptait boire et deux gâteaux au chocolat. Rien de tel que le chocolat pour calmer les esprits et panser les bleus à l’âme.

« Aller, aux hommes qu’on prend un malin plaisir à tyranniser ! » annonça la rousse, en poussant un des gâteaux devant la demoiselle.
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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Ven 20 Juil - 16:02




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Dans les toilettes, je regardais le bord de l'évier sans vraiment le voir, j'avais les yeux perdus dans le vague. J'aurais tellement aimé que les choses ne se soient pas passer, je n'avais pas compris le comportement de Maggie, ce n'était pas la première fois que je ne répondais pas à ses nombreux textos. Et puis pourquoi me faire une scène en public elle savait que je n'aimais pas ça, elle n'avait pas du tout oublié mes habitudes après trois ans d'absence, moi je me souvenais parfaitement qu'elle aimait son verre avec une olive. Lors de nos retrouvailles elle avait pu constater que je n'avais pas oublié ses petites manies, quand on oublie pas ce genre de chose c'est pour moi une marque d'affection, une marque d'attention qu'on a pour une personne à qui on tient beaucoup. Je fermais les yeux espérant me réveiller dans mon lit, le réveil sonnant pour me dire qu'il fallait que j'aille au travail. Depuis mon retour on ne faisait que se disputer avec Maggie, à croire que c'était une façon pour nous de se retrouver, un genre de « bonjour », on fonctionnait différemment et je doutais fort que nous puissions continuer ainsi pendant longtemps. Il y avait un mois je lui avais demandé de m'accompagner pour un voyage d'affaire à New York, mais sérieusement je me demandais si ça valait encore le coup qu'elle m'accompagne. Je m'étais dit que c'était peut-être l'occasion pour nous de faire un break avec San Francisco, de prendre un peu temps pour nous retrouver rien que tous les deux. Mais je me demandais encore si on allait rester un couple jusqu'à ce voyage. Je soupirais, j'aurais vraiment du rester à Washington, de toute façon c'était le but l'oublier passer à autre chose c'était ça la vrai raison pour laquelle j'étais parti mais je ne pourrais jamais lui dire cela, ça la blesserait plus qu'autre chose. On ne pourrait plus avoir l'intimité qu'avant, si seulement on pouvait retourner en arrière je pourrais … Non je ne pourrais rien faire d'autre, j'ai toujours fait ce que ma famille me demandait, m'ordonnait dirait-on. En fait l'idée de m'engager sur une longue durée avec une fille me fait un peu peur, j'avais essayé une fois de m'engager, mais c'était à l'époque où j'étais à l'université. Quand on est jeune on pense que la vie est simple et puis on se rend compte que non, rien n'est simple dans la vie si ce n'est dans les rêves.

Le bruit de l'ouverture de la porte des toilettes résonna à mon oreille, l'odeur de transpiration vint à mes narines. Remington Pillsbury venait de faire son entrée, je me demandais bien ce qu'il pouvait faire ici cet idiot. J'espérais qu'il n'était pas ici dans le but de vérifier si selon lui j'étais un homme séduisant, j'étais en droit de me poser des questions il avait quand même essayer de me draguer, tout du moins il avait laisser pas mal de sous-entendus pour que je me pose des questions à son sujet. Un casier judiciaire ne disait pas l'orientation sexuelle qu'on avait, si ça se trouvait il était bisexuel et comptait me violer. L'idée qu'un homme pose ses sales mains sur moi me donnait envie de vomir, j'étais homophobe et beaucoup de monde aussi, on avait beau dire depuis quelques années les homosexuels homme et femme étaient mieux accepté par la société mais il n'en était rien. Il y avait encore beaucoup de monde que voir deux homme s'embrasser ou se toucher les fesses faisaient sursauter. J'écoutais attentivement les paroles de monsieur « je sens le bouc », il se prenait vraiment pour qui pour me donner des leçons de moral sur ma vie de couple. Je gérais les choses à ma manière et si ça ne lui plaisait pas j'en avais rien à cirer, je n'allais pas lui dire comment se comporter avec sa copine alors qu'il me laisse tranquille ça sera mieux pour tout le monde. J'ouvris les yeux, relevais ma tête pour le regarder dans les yeux avec le sourcil gauche relevé.

Qu'est-ce que vous foutez ici ? Je ne vous ai pas sonné aux dernières nouvelles et garder vous de restez loin de moi. Comment je parle à ma copine c'est mon problème. Est-ce que je me permet de dire de remettre un peu votre copine en place ? Non alors aller vous occupez de votre cul !

Non mais, il y avait des personnes qui avaient le don de vous mettre en rogne pour pas grand chose, j'avais garder mon calme tout au long de notre conversation pour ne pas faire un scandale en public mais là j'avouais que ça ma démangeait de lui coller une gifle. Je tournais la tête vers ma veste et ma chemise sale pour voir avec stupeur que la crosse de mon Beretta ressortait, je pris le tout et me réfugia dans une cabine des toilettes. J'avais fait les choses avec calme pour ne pas faire suspect, je finissais de me rhabiller en mettant mon revolver dans son étui et ma veste.
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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Sam 21 Juil - 6:02

Ce que je foutais dans les toilettes, voilà une bonne question que venait de poser John et à laquelle je pouvais répondre la phrase classique, que nous étions dans un lieu public, que les toilettes étaient accessibles à tout le monde et que j'étais dans mon droit d'y être à cet instant. Si ça ne lui plaisait pas, monsieur grincheux pouvait toujours prendre ses clics et ses clacs et se rendre ailleurs. Il attendait peut être de moi que je pousse la porte en face, celle menant aux toilettes des dames et non celle des hommes. La suggestion aurait pu être intéressante si j'avais repéré une proie que j'aurais cherché à draguer. Pénétrer dans un lieu interdit ne me dérangeait. Et là, il n'y avait aucune proie. Mais surtout, il y avait une femme que j'aimais dans la salle, qui avait déjà du oublier de consulter les annonces car elle était trop occupée à se renseigner sur cette femme et sur ce gars. Contrairement à moi, Sonny était une commère. Elle avait fait le rapprochement entre le Ryan, cet homme et sa petite amie. Un triangle dangereux. Deux garçons, une fille et combien de possibilités ? Je ne préférais même pas compter, ça ne m'intéressait pas de les imaginer avec leur triangle amoureux. Ça ne m'intéressait même pas de savoir la réaction de John par rapport à mes propos précédents. Pas grand chose ne m'intéressait en fait, alors oui, on pouvait se demander ce que je faisais dans ces toilettes.

Monsieur grincheux craignait-il que je m'approche de lui pour l'effleurer, le caresser et davantage si affinités ? Apparemment oui, il me demanda de rester loin de lui. Dommage, et moi qui pensais le violer. Petite moue dépitée. Non par ce plan qui tombait à l'eau mais par le ridicule de la situation. Cet homme n'était pas observateur. Sinon il aurait vu que je n'étais pas du tout intéressé par sa personne. Ou alors, j'étais devenu meilleur comédien que je ne le pensais. Franchement, j'avais l'air d'un homosexuel, ou d'un bisexuel ? Il faudrait que je pose la question à Sonny quand je retournerais dans la salle, histoire de sourire un peu à la bêtise qu'elle me répondrait. Car ça ne pouvait pas être autre chose qu'une bêtise. Monsieur grincheux était vraiment de mauvaise humeur, on aurait dit moi quand j'étais grognon et que j'avais décidé de ne pas faire quelque chose. Ça lui arrivait de se détendre ? Eh relax mec, ou enlève le balai que tu as dans les derrière, ça te détendra un peu. Quant à remettre en place ma copine, il pouvait me conseiller à ce sujet, c'était une chose impossible. Elle était incontrôlable, faisait ce qui lui plaisait. Ça clashait entre nous, les disputes étaient terribles et ça me plaisait tout comme les moments de tendresse que nous pouvions avoir et qui venaient contraster complètement avec ces disputes. Et que l'on soit calme ou énervé, ça ne changeait rien entre elle et moi, il n'était pas question de se remettre en place, mais d'exprimer le fond de notre pensée, en étant franc l'un envers l'autre. Tant pis si ça dérangeait et que ça ne plaisait pas. Nous n'étions pas comme ce couple dans lequel l'homme pensait devoir être le dominant. Sonny et moi nous étions sur un même plan d'égalité et j'étais même prêt à parier que quelques fois, c'était moi qui me faisait avoir et qui était dominé. Elle savait comment s'y prendre avec moi la bougre !

Enfin bref, j'aurais pu prendre monsieur grincheux au mot. Me retourner et remuer du popotin pour lui montrer que j'étais capable de m'en occuper. Ça aurait été ridicule mais j'aurais pu le faire. De plus, il venait de récupérer ses affaires pour s'enfermer dans une cabine. Mais c'est qu'il était pudique notre homme ! Il avait vraiment peur que je le viole. J'attendis quelques secondes puis je vins m'appuyer sur la séparation entre les deux cabines, dont la sienne. « Vous savez, vous me faites penser à une de mes connaissances qui porte le même nom de famille que vous. Francine Ford. Vous êtes aussi affligeant qu'elle et borné sur la famille. Mais c'est votre choix et comme vous dites je vais aller m'occuper de mon cul. » Et ce fut ce que j'entrepris de faire. Je bougeais aussitôt après de ma position pour pousser la porte des toilettes. Un homme l'ouvrait au même moment et je le laissais passer par politesse avant de sortir. J'aurais peut être du prévenir cet homme avant de sortir, lui dire que monsieur grincheux risquait de penser qu'il allait avoir des vues sur lui s'il le regardait avec trop d'insistance.

Une fois de retour dans la salle, je jetais un oeil en direction de la table où j'avais laissé Sonny. Elle était toujours là, mais elle avait changé de place, se positionnant en face de la femme. Il y avait des gobelets posés devant elle et... C'était bien des gâteaux au chocolat que je voyais de loin ? Je poussais un soupir. Elle devait être aux anges face à ce gâteau. Elle qui adorait tout ce qui était sucré. J'eus alors une idée, et oubliant John que j'avais laissé aux toilettes pour qu'il fasse touche pipi avec un autre client, je retournais vers la table où se trouvait les demoiselles. Je me glissais entre les deux tables pour m'asseoir à côté de Sonny, récupérant mon verre de jus d'orange au passage. « C'est gentil d'avoir pensé à moi. » Je ne parlais pas du jus d'orange non. Elle le devinerait et peut être même qu'elle soupçonnerait que j'étais en train de manigancer quelque chose. Sans plus de cérémonie, je pris le gâteau au chocolat qui se trouvait devant elle, puis je le portais à mes lèvres croquant dedans. Pouah. Mais comment pouvait-on aimer ce genre de choses ! Pourtant comme si de rien n'était, je mâchouillais le morceau que j'avais croqué et tendis le gâteau en direction de ma petite amie. L'amusement se lisait au fond de mon regard. Je venais de commettre un sacrilège que j'allais peut être payer.

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MessageSujet: Re: Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]   Sam 21 Juil - 14:56

Pauvre Maggie. Pourquoi était-elle avec John, un type qui ne cherchait que la parfaite épouse prête à rester au foyer à s’occuper d’enfant en fermant la bouche ? Un type qui serait prêt à la laisser tomber au nom des liens du sang ? Sonny, elle, savait que le lien qui l’unissait à Remington était plus fort que tous les autres, y compris les liens du sang. C’était aussi cela, aimer quelqu’un, non ? Elle garda ses yeux rivés sur la jeune femme avant que John ne se sauve et elle vit le gobelet craquer sous sa poigne… Et si c’était le cou de l’avocat ? Allez, un café, ça fait tout passer, alors Sonny lui proposa de partager. Mais la jeune femme semblait avoir besoin de partager autre chose. Des histoires de couples. Des cachoteries que son compagnon lui faisait. Et cela, Sonny savait ce que cela faisait. C’était une grosse cachoterie qui les avait fait rompre, elle et Remington. Quant à la complicité qui les unissait, elle s’était faite à coups de souffrance et elle n’était pas totale, car Sonny savait que Rem gardait des secrets, notamment sur son passé.

« Vous voulez dire qu’il vous avait quittée ? Mauvaise idée pour lui mais bonne pour vous, même si cela a dû vous faire beaucoup de mal. On a eu un problème de « complicité », mon copain et moi et croyez-moi les mensonges et les non-dits, il n’y a rien de pire. Quand la vérité a éclaté, ça a été l’horreur. Mais il faut crever l’abcès. Vous ne construirez rien s’il vous cache des choses, même s’il vous dit que c’est pour votre bien. On peut vivre dans le mensonge, mais pas avec la personne qu’on aime. Ne laissez pas tomber, il doit vous dire les choses. »

Là où Sonny fut surprise, ce fut quand Maggie lui répondit que John se ficherait d’apprendre la vérité sur Ryan. Un macho comme lui se ficherait de savoir que sa compagne, autrement appelée sa propriété, était courtisée par un autre ? Fort peu probable. D’autant que d’après ce que Ryan lui avait dit, John était dangereux.

« Je suis sûre qu’il pèterait un câble s’il soupçonnait qu’un autre vous faisait du gringue. Pour Ryan, je ne peux pas juger. Il m’a aidée parce que je m’étais abimée la cheville et on a parlé. Il m’a parlé d’une femme qu’il aimait et qu’il ne savait pas comment récupérer. Une femme qu’il semblait aimer. Je vous avoue que sur le coup, je n’étais pas de votre côté, mais il m’avait sauvée, c’était mon héros, alors imaginer que quelqu’un lui fasse de la peine, faut m’excuser… Je sais pas ce qui vous unit à John, surtout s’il vous a abandonnée, mais je ne suis pas dans votre cœur, alors je ne jugerai pas. »

Sonny écouta alors attentivement les conseils de Maggie. Elle était un peu plus âgée, elle devait donc avoir plus d’expérience en matière de couple. Alors, comment faire enrager un homme ? Scène de ménage ? Déjà fait ! S’enfermer dans une chambre à double tour ? Fait ! L’enfermer dehors alors qu’il pleut ? Fait ! Et même que Remington était en caleçon à cette occasion. Hum… Pas drôle.

« Déjà fait tout ça. Je suis fichue, condamnée à inventer de nouvelles formes de tortures. Et pas aux hommes, à nous, pare qu’on vaut bien plus que mille hommes réunis ! »

Et elle leva sa part de gâteau au chocolat comme pour porter un toast. A sa nouvelle meilleure amie qui lui offrait une des meilleures choses qui soient au monde. Bénie soyez-vous Maggie ! Elle le reposa un instant, juste pour le plaisir de lécher le chocolat sur ses doigts. Elle aurait dû se méfier pourtant. Mais comment croire que l’homme de sa vie allait commettre ce… crime, cette… abomination, cette trahison ? Pourquoi l’avait-il remerciée ? Pas pour le jus d’orange, ça, elle l’aurait parié. Mais qu’il fasse… ça ?! Le traître, le bougre, l’hérétique ! Elle tourna vers lui un regard offusqué, alors qu’il venait de mordre dans SON gâteau ! Deux jours avant il lui avait fait remarquer tout le poids qu’elle avait perdu ces quinze derniers jours et là, il osait manger SON gâteau alors qu’il détestait ça ! Hérésie ! Crime de haute trahison ! Quand elle referma enfin la bouche, ce fut pour lui adresser un rictus de contrariété. Alors que ses yeux bleus pétillaient, fier qu’il était de sa bêtise, les siens durent virer au noir. Il lui tendit le gâteau. Quel châtiment lui infliger ? Le forcer à aller au bout de son sacrilège ? Non, il s’y attendrait. Levant un sourcil, elle ignora son geste et s’empara du gobelet de jus d’orange qu’elle avala presque d’une traite avant de faire une grimace écœurée. C’était immonde, ça puait, comment on pouvait décemment boire cela ? Incompréhensible. Parfois les habitudes de Rem la dépassaient.

Après avoir enfin réussi à déglutir, elle posa férocement le gobelet vide devant ce traître avec qui elle allait vivre. Puis elle mordit dans le morceau de gâteau. Ah ! Bon sang, c’était mille fois meilleur et au moins cela chassait le goût de l’orange. Elle essuya le rebord de sa bouche et jeta un coup d’œil amusé à celle de Remington. Elle se pencha vers la commissure de ses lèvres et y récupéra, du bout des lèvres, une miette égarée.

« Ce gâteau m’a été offert par Mademoiselle, je ne fais que récupérer ce qui est à moi. Je sais que tu attends que je hurle et que je fasse une scène. Perdu. Pas de café renversé, il faudrait égaler ma nouvelle amie. Par contre, je suis fâchée, alors plus de câlin jusqu’à ce qu’on ait choisi notre maison, dit elle en montrant les petites annonces. Et puis, tu as ton copain John et les toilettes pour ça maintenant… »

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Nobody said it was easy, I'm going back to the start



Sonny c'est aussi:
 
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Savourer un café tranquillement ... non ! [Terminé]

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