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 Another beautiful day ... give me a gun to shoot myself ! [Terminé]

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Ezekiel

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MessageSujet: Another beautiful day ... give me a gun to shoot myself ! [Terminé]   Lun 14 Mai - 18:20

Ezekiel venait de rentrer d'une visite de routine à l'hôpital. Il n'aimait vraiment pas tout ces déménagements, car à chaque fois qu'il devait se déplacer pour quelques jours il était obligé de déplacer toute ses machines, résultant alors une organisation infernale jusqu'à ce qu'il soit bien installé et ça le fatiguait terriblement. De ce fait pas de sortie aujourd'hui, il n'avait pas la force de se projeter et devait rester enfermé toute la journée à fixer les murs immuables de sa chambres. Pire encore en ce moment, il se passait tellement de chose dans sa vie, l'histoire avec Maggie déjà qui le perturbait terriblement, mais aussi ce qu'il devait faire si il voulait se donner corps et âmes à l'Agence, il avait terriblement besoin de changer d'air mais il ne pouvait pas. Même une petite marche à travers la demeure lui aurait fait un bien fou, ça aurait été suffisant, mais il se sentait tellement mal, des douleurs dans tout le corps et toussant encore et encore, n'arrivant que peu à respirer. Son seul réconfort c'est qu'ici il y avait peu de chance qu'on vienne le faire chier.

Maggie à l'hôpital, ce qu'il lui avait dit quand il était passé la voir chez elle, il s'en voulait terriblement. Mais il ne voulait pas y penser, alors il décida de faire quelque chose, une chose qui lui faisait aussi très mal mais qui lui permettrait de penser à autre chose, il se mit à imaginer ce qu'aurait donné sa vie si il n'avait pas été malade. Tant de chose auraient été différentes si il n'avait pas dû quitter sa vie pour se brancher à des machines dans une chambre aussi froide qu'un tombeau. Il aurait continué ses études sûrement, il se serait bien vu travailler dans le cinéma mais dans les coulisses, pas face à la caméra. Il pensait à ce a quoi pourrait ressembler sa vie social, des connaissances avec qui il passerait son temps, des amis, certain plus proche que d'autre dont au moins un avec qui il ferait tout et passerait tout son temps. Peut être même il serait en couple si tout s'était déroulé normalement, chose qui lui était quasiment impossible aujourd'hui. Et puis surtout, il n'apporterait pas autant de tourment à sa mère, elle n'aurait pas eu besoin d'accumuler deux travails, elle serait heureuse et il viendrait la voir presque tout les week end, lui racontant toute les nouvelles concernant sa vie et elle concernant la sienne. Il serra le poing en se disant que c'est quelque chose qu'il n'aurait jamais, condamné a rester à l'abri du monde et à achever sa vie, enfin vie, son existence dénuée de saveur dans un an, peut être deux tout au plus.

Mais il fut sortit de ses pensées bien déprimantes à cause d'une nouvelle crise. Il se mit à tousser et encore tousser, plus fort que jamais, il avait l'impression qu'il allait cracher ses entrailles. Ça le faisait terriblement souffrir, sa gorge le brûlait mais ses poumons aussi le déchirait. Il se redressa pour aider cette crise à passer, cette dernière ne voulant pas pour autant s'arrêter mais réduisant légèrement sa peine malgré tout. Il faisait un vacarme pas possible, mais finalement sur la fin il se mit à cracher une grande quantité de sang qu'il ne put complètement retenir avec sa main et qui arrosa en partit son draps, puis tout redevint calme. La douleur était toujours présente, mais il ne toussait plus et ça lui allait. Sa vision était toujours trouble, il tremblait comme une feuille morte. A l'aveugle il attrapa la boite de mouchoir et essuya son visage au niveau de la bouche dont les lèvres et une partie du menton étaient teinté de rouge, finissant finalement par nettoyait comme il pouvait ses mains. Seulement le sang ça ne part pas aussi facilement et il restait forcement des traces, mais il s'en occuperait plus tard. Il sentit une présence dans l'encadrement de sa porte.

Qu'est-ce que vous voulez ? Vous n'avez jamais vu un cadavre ? Alors foutez moi le camp plutôt que de me faire chier !
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Remington Pillsbury

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MessageSujet: Re: Another beautiful day ... give me a gun to shoot myself ! [Terminé]   Ven 18 Mai - 18:48

3 Novembre 2010

Je n'avais pas remis les pieds à l'Agence depuis plusieurs semaines. Si mes souvenirs étaient exacts, la dernière fois que j'y étais vu, c'était vers la mi octobre. Et pour la rencontre et la discussion que j'avais eu ce jour là, je m'en serais bien passé. Il avait fallu que je tombe sur Francine Ford, la nièce du grand patron qui pensait avoir des pouvoirs de décision et surtout une certaine influence sur les employés de son oncle. Doux leurre, j'avais bien tenté de lui faire comprendre ce jour que je ne recevais aucun d'ordre d'elle, je pouvais la respecter tout comme je pouvais me montrer insolent et je m'en foutisme. J'avais horreur qu'on me dicte la conduite à suivre auprès de telle ou telle personne, et comme à mon habitude, je n'en faisais qu'à ma tête. Et Francine n'y avait pas échappé. Depuis ce jour là et ce bref passage, j'avais oublié un peu l'Agence, et elle m'avait oublié également. Chacun s'en portait bien et j'avais pu vivre ma vie comme je l'attendais, oubliant ce que j'étais réellement.

Pour ce que ça m'avait servi, peut être que j'aurais du m'abstenir de tenter de mener une vie normale. J'aurais du demander à voir Anthony et lui réclamer un contrat. La routine habituelle quoi. Et non cette fâcheuse habitude qui commençait à revenir régulièrement, beaucoup trop à mon goût. La dernière fois que j'étais venu, c'était à la suite d'une dispute. Aujourd'hui, mes pas foulaient de nouveau la demeure des Cristiani suite à une rupture. Mais pourquoi avait-elle une telle emprise sur moi. Et surtout pourquoi je ressentais ce besoin de revenir ici à chaque fois que quelque chose me contrariait. Il y avait des mystères dans ma personnalité que je peinais à expliquer. Certains étaient profonds et même si je refusais de mettre des mots dessus, je savais d'où ils provenaient. Tandis que d'autres... Un psychologue serait peut être à même de m'aider à comprendre. Ou alors je serais à même de rendre dingue ce spécialiste.

Mon esprit était embrouillé. J'étais dans la dépendance et je ne savais même pas comment j'étais parvenu jusque là. J'avais un trou car mes pensées avaient dérivé et pris le dessus. Chose rare qui ne m'arrivait pas normalement. Quand j'étais perdu dans mes songes, je gardais toujours le contact avec ce qui se passait autour de moi. Et cette fois, ce n'était pas le cas. Je me retrouvais à déambuler dans les couloirs sans but, sans savoir ce que je comptais faire. Sortir déjà de ce bâtiment ne serait pas un mal. Prendre l'air, m'aérer l'esprit m'aiderait à retrouver un cours de pensée normal. Ou autre chose. Comme ce bruit qu'il me sembla entendre, provenant d'une des chambres de l'étage.

Je tendis l'oreille. Cette fois, je n'étais plus perdu dans mes pensées. Mon esprit était aux aguets. Enfin quelque chose qui redevenait normal. Le bruit que j'entendais était en fait une toux. Un homme semblait-il, ou peut être un adolescent. A l'entendre, j'avais l'impression qu'il était occupé à cracher ses poumons, et qu'une fois ça serait fait, le silence reprendrait son droit et lui serait mort. J'étais obligé de passer devant la chambre d'où provenait les quintes de toux pour sortir. Il y aurait eu une autre sortie, je l'aurais emprunté mais là je n'avais pas le choix. Alors j'avançais alors que la toux continuait. Est-ce qu'il s'arrêterait à un moment ? Quand je fus devant la chambre en question, je constatais que la porte était ouverte. Bien que je n'étais pas du genre à courir après les commérages, quelque chose me poussa à jeter un oeil dans la chambre.

Il y avait un jeune homme étendu sur un lit. Et sa silhouette faisait peine à voir si je pouvais ressentir une quelconque compassion pour lui. Ce qui n'était pas le cas. Je crois bien que c'était la première fois que je voyais une personne au teint si cadavérique. Même en Irak, durant ma captivité, nous étions mal en point mais jamais à ce stade. Il semblait qu'on pouvait casser ce gamin seulement avec un doigt, en appuyant légèrement sur sa peau. Mais il semblait également qu'il n'avait besoin de personne pour se tuer lui-même. Il suffisait de voir les traces de sang qui recouvraient le drap et qui devaient sûrement provenir de ses toux. Il avait craché du sang. Il était moitié mourant. Il était trop frêle. Donc que faisait-il à l'Agence puisqu'il semblait être un poids mort ?

Je me posais la question, et le temps de laisser courir mes interrogations, il s'aperçut de ma présence. Et il réagit violemment. Me demandant de déguerpir. Eh, mais c'est qu'il ferait presque peur ce gamin. S'il espérait que j'exécute ses ordres, il allait en être pour ses frais. Même si ça semblait être la dernière volonté d'un futur mort. Au lieu de l'écouter et de déguerpir, j'entrais dans la chambre. Pourquoi, je ne savais pas moi-même mais je sentais qu'il fallait que je le fasse. Je pris une chaise que j'avançais près du lit et je m'assis dessus, lui signifiant ainsi clairement que je ne comptais pas partir comme il me l'avait demandé.

« Désolé Casper, j'ai envie de rester et d'emmerder mon fantôme du jour. Pas de chance, ça tombe sur toi. Je préfère te traiter en fantôme car si t'étais un cadavre, je me sentirais obligé de t'ôter le foie. Juste histoire d'agrandir ma petite collection de tueur. Tu ne serais pas le premier cadavre que je vois et certainement pas le dernier. »

Je marquais une pause, le temps de sortir mon paquet de cigarettes pour en glisser une entre mes lèvres. Oh ce n'était peut être pas bon pour sa santé si fragile ? Tant pis, je m'en contrefichais en fait. Alors sans égard pour lui, je sortis également mon briquet et allumais ma clope. Je tirais une bouffée, prenant tout de même la peine – et notons cet exploit – de rejeter la fumée en direction du plafond et non vers lui.

« T'en veux une ? Ou ta santé en carton te l'interdit ?  D'ailleurs, que fait un gars comme toi à l'Agence. Tu sembles si.... à part. »

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MessageSujet: Re: Another beautiful day ... give me a gun to shoot myself ! [Terminé]   Dim 20 Mai - 18:56

Alors qu'Ezekiel était en train de cracher ses entrailles voilà qu'un type inconnu venait jouer les voyeurs. Il n'en fallait pas plus au jeune homme pour s'emporter, surtout qu'il avait terriblement besoin de passer ses nerfs sur quelqu'un et cette incompétente d'infirmière que l'Agence lui avait assigné n'était pas présente. Cependant, plutôt que de partir comme lui avait sommé le malade, l'inconnu préféra entrer dans sa chambre avant de prendre une chaise sur laquelle il s'installa, comme poussé par un pur esprit de contradiction car il était clair au vu de son visage qu'il ne restait pas là pour le calmer. Sa réaction énerva d'autant plus Zeke, montrant bien son agacement sur son visage avant de lever les yeux au ciel. Son invité, ou parasite plutôt, se mit alors à parler, l'appelant Casper et lui disant, en gros, qu'il avait décidé qu'il l'emmerderait à défaut d'avoir quelqu'un d'autre. Sa remarque ne put l'empêcher d'afficher un sourire amusé car au final il était exactement dans la même situation, si lui aurait pu bouger il aurait cherché le première personne qu'il aurait pu croiser pour la faire chier au possible. Il ajouta aussi que si il le traitait en fantôme et non en cadavre, expliquant sans doute le Casper, c'était parce que autrement il aurait dû lui retirer son foie pour sa collection. Le foie, ça lui rappelait quelque chose qu'il avait entendu dans les locaux de l'Agence, un type qui, paraîtrait-il, aurait l'habitude de signer ses crimes en emportant le foie de ses victimes. Si c'était bien lui, il était beaucoup moins impressionnant que ce qu'il s'était imaginé. Il pensa aussi qu'il se trouvait en présence de ce qui semblait être un psychopathe, tueur en série, ce que vous voulez, pourtant il ne savait pas dire si ça le rendait inquiet ou au contraire plutôt admiratif, surtout que, en prenant du recul, ils étaient techniquement dans le même camp. Cela remettait aussi en question sa morale le fait que ça ne lui fasse ni chaud ni froid, mais il préféra ne pas y penser maintenant.

-Woaw, quel surnom imaginatif ! C'est tout ce que tu as pu trouver ? Sérieusement ? Et c'est donc toi le cinglé aux foies ? Sacrément décevant, je m'attendais à mieux. Et puis franchement, dans quel monde l'idée viendrait à quelqu'un de collectionner des foies ?! De tout les organes du corps il y en a quand même des plus sympa ... enfin bon, moi je dis rien ! Chacun sa folie ! Mais qu'est-ce que tu en fais après ? Tu les bouffes ? Et pour les cadavres, je veux bien te croire, mais c'est pas tout les jours que tu en vois hein qui parle. Par contre ... tu comptes rester longtemps à me faire chier là où je peux espérer te voir disparaître dans les minutes à venir ? Car c'est pas que ta présence n'est pas désiré mais ... Si ! Ta présence n'est pas désiré !

Ezekiel se posait vraiment la question concernant les foies, il trouvait vraiment ça bizarre comme habitude. Enfin, au moins ça avait le mérite d'être plus original que le coeur, ça il n'y avait pas à dire. Mais voilà que l'autre psychopathe, dont le nom échappait complètement au jeune homme qui était bien trop orgueilleux pour lui demander, commençait à sortir une cigarette qu'il alluma sans hésitation. Une cigarette ... dans la chambre d'un malade qui venait presque de s'étouffer juste avant qu'il n'arrive. Zeke avait vraiment envie d'exploser, d'autant plus quand il lui proposa une cigarette. Mais finalement il se mit à penser autrement.

-Oh oui, très intelligent, offrir une clope à un malade ... mais bon, je suis plus à ça près, ce serait même le comble si c'était ça qui me tuait ! J'accepte l'offre.

L'homme lui donna donc une cigarette qu'il lui alluma. Cependant, à peine une première bouffé aspiré qu'il repartit de nouveau dans une violente crise de toux, si ce n'est que cette fois il n'y eu pas de sang. Il se frappa la poitrine pour aider à faire passer.

-Meeeeeeeerde !!! Je ne suis même plus capable de fumer tranquillement une putain de clope ! Je hais cette condition ...

Il serra le poing avant de passer sa main sur son visage, se rallongeant complètement dans son lit et observant le plafond. Il prit une nouvelle bouffé qui passa légèrement mieux bien que toujours accompagné par une toux étouffée. Cela faisait certes longtemps qu'il n'avait plus fumé, mais c'était plutôt son corps qui avait du mal, ses poumons étant dans un état pitoyable, mais il s'en fichait, lui qui avait toujours tout fait pour se maintenir en vie le plus longtemps, aujourd'hui il se fichait de tout, s'accordant le plaisir d'une cigarette même si c'était extrêmement mauvais. Il était à le limite d'espérer que ça le tue en réalité, il était dans une de ces phases où il pensait que ça ne valait pas la peine.

-Et tu te demandes pourquoi l'Agence à recrutée une épave comme moi ? A peine capable de se lever et qui semble gâcher de l'espace inutilement. Et bien disons que je leur sert d'informateur, j'ai une capacité plutôt sympa pour ça. Du coup je glane des informations où je peux et sur un peu tout ce qui pourrait représenter un intérêt et avec ils peuvent te dire qui flinguer comme ça. Enfin j'imagine, je ne leur ai pas vraiment demandé ce qu'ils faisaient des informations que je leur donnait et à vrai dire je m'en fout un peu, tant que je suis payé. Je me prend déjà bien assez la tête, il serait préférable que je n'en sache pas trop, ça ne me concerne pas. Et toi tu es quoi ? Leur chien d'attaque ?
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MessageSujet: Re: Another beautiful day ... give me a gun to shoot myself ! [Terminé]   Lun 21 Mai - 17:00

Le gamin allongé sur le lit n'était pas si mourant que j'aurais pu le supposer. Il était même capable de parler, faisant une longue tirade sans s'étouffer avec son sang en toussant. Il était vrai que je n'étais pas aller chercher bien loin avec le gentil surnom de Casper. En même temps, je n'avais pas cherché, c'était le premier qui m'était venu à l'esprit. Et je ne me voyais pas trop le comparer avec Vigo de Ghostbuster. Il avait tout sauf l'air d'un méchant. Au contraire, son visage me paraissait trop enfantin pour se trouver à l'Agence même si je savais qu'il ne fallait pas se fier aux apparences. Alors je resterai sur Casper, ça lui allait bien. Et puis de toute façon, je n'avais aucune intention de lui demander son nom. Je ne m'intéressais pas à lui, ni à ce qu'il était. Il était juste mon passe temps du moment pour m'empêcher de broyer du noir et de penser à Sonny.

En plus, il semblait me connaître, ma réputation m'ayant précédé. Cinglé aux foies. Pourquoi pas. Je me fichais éperdument des surnoms que l'on pouvait me donner. Les gens ne comprenaient pas pourquoi j'agissais ainsi et je n'avais aucune explication non plus. J'avais bien quelques pistes, se rapportant à Prométhée mais c'était encore loin de la vérité. Quand il me demanda si je les mangeais, j'esquissais un sourire. Il me prenait pour un cannibale en plus d'un taré. Ce gamin commençait à me plaire. En tout cas, il n'avait pas peur des représailles, en même temps, il devait être si proche de la mort qu'on ne pouvait le blâmer de chercher à la provoquer en s'adressant ainsi à un tueur qu'il ne connaissait pas. Je ne lui répondis rien sur ce que je faisais des foies. Ça ne le regardait pas, ça ne regardait personne à part moi en fait. J'aurais pu lui sortir une explication bidon pour le contenter. Du genre qu'il n'avait qu'à se replonger dans de vieux épisodes de X-Files et il trouverait la réponse à ses questions. Fausses certes mais qui étaient également un semblant de piste.

Il me demanda si je comptais rester longtemps à son chevet. Léger haussement d'épaules. L'air de dire que je n'en savais rien et que je m'en foutais. Ma présence n'était pas désirée mais qui allait me virer. Lui peut-être ? J'en riais déjà d'avance s'il tentait. Avec une seule main, je pouvais le renvoyer dans son lit, agonisant encore plus qu'avant. Non, hors de question que je parte, j'allais prendre mes quartiers dans cette chambre pour les prochaines minutes. Et autant me mettre à l'aise en sortant un paquet de cigarettes et un briquet. Je poussais même mon impertinence jusqu'à aller lui offrir une clope. Celle du mourant, peut être la dernière de sa vie. Léger défi que je lui adressais en fait, allait-il la prendre ou non ?

« Je n'ai jamais dit que j'étais intelligent, au contraire je suis un bougre d'idiot à ce qu'il paraît. »

Ma réponse fusa alors que je gardais la main tendue dans sa direction pour qu'il prenne une cigarette. Ce qu'il fit. Je replongeais le paquet dans ma poche et je tendis la main pour lui allumer sa clope, rejetant une bouffée de fumée. Violente crise de toux dès la première bouffée. Et merde, il n'avait aucune résistance ce gosse, il allait mourir sous mon nez alors que je ne m'étais même pas encore vraiment amusé. Mais tiens bon, allez bon sang. Juste quelques minutes le temps de me divertir. J'aurais peut être du l'aider à reprendre sa respiration mais je n'en fis rien. Je n'étais pas un saint et aider mon prochain, surtout un parfait inconnu, c'était une chose qui n'était pas vraiment ancrée dans mes valeurs. Voir pas du tout dans de nombreux cas.

« Si tu hais ta condition qu'est-ce qui t'empêche d'y mettre fin, trop peur de mourir ? »

Non mais plutôt que de se plaindre et d'être un boulet pour la société sans réelle utilité de ce que je pouvais constater jusqu'à présent, autant qu'il meurt. Une chambre de libre pour l'agence, des économies de lessive pour les draps car à coup sûr, il devait les souiller de son sang régulièrement. Et sûrement aussi des économies de soins. Tout pour réduire les coûts alors que se faire soigner coûtait si cher aux Etats-Unis ! Je cherchais un cendrier du regard. Nous étions dans une chambre, il n'y en avait pas. Alors sans lui demander son avis, je donnais un léger coup sur ma clope pour faire tomber les cendres sur le sol. On devait bien nettoyer sa chambre, alors quelques cendres, il n'allait pas m'en faire toute une montagne, si ?

Il reprit la parole et je me demandais un moment s'il n'était pas télépathe pour savoir que je le pensais inutile. Je rayais rapidement cette option mais pas celle qui me disait qu'il était un mutant. Avec une capacité peut être sympa selon lui, mais il était suffisamment idiot pour évoquer son existence devant un parfait inconnu, sans savoir si j'avais aussi en retour un don. Personne dans l'Agence savait que j'étais métamorphe. Enfin si, il y avait un cercle très restreint, Kasey, Brennen et sûrement Anthony mais ce n'était pas eux qui allaient le crier sur tous les toits. J'étais embauché comme tueur à gage pas comme mutant.

« T'es un magicien ? Merde c'est Merlin que je devrais t'appeler et non plus Casper. Quoique l'un ou l'autre, les deux sont morts et tu en prends la même voie.  Je suis un simple tueur. Un nom, j'exécute, je prends l'argent. Et je l'utilise pour vivre pleinement. Par contre ton argent, à quoi il te sert si ce n'est à rester enfermé dans cette chambre en te maintenant en vie ? Tu aimes agoniser ? J'suis peut-être cinglé mais t'es maso. »

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MessageSujet: Re: Another beautiful day ... give me a gun to shoot myself ! [Terminé]   Ven 25 Mai - 0:39

Cet enquiquineur de première n'avait pas répondu à sa question sur les foies, à vrai dire il ne lui avait même rien répondu du tout, se contentant de hausser les épaules pour unique réaction, Ezekiel ne pouvant dire à quelle question cela était destiné. Le jeune homme expira d'un air blasé et afficha une petite moue face à son mutisme et surtout face au fait qu'il ne bougea pas d'un pouce et ne semblait donc pas vouloir partir. Cependant cela pouvait l'énerver autant qu'il le voulait, Zeke savait très bien qu'il aurait aucune chance de le mettre dehors par lui même, mais ça aurait été du beau gâchis. En effet, pourquoi se débarrasser d'une personne sur qui il pourrait passer ses nerfs et qui semble consentante pour une petite confrontation ? C'est pour cela qu'il n'ajoute rien de plus sur le sujet. Et puis il n'avait pas tant à se plaindre que ça, il lui apportait des clopes en plus ! C'était complètement irresponsable de sa part de lui en proposer, tout comme de la part du malade d'accepter, mais justement ça lui plaisait, enfin quelqu'un qui n'essayait pas de le surprotéger et il devait bien avouer que ça lui faisait un bien fou, psychologiquement du moins car physiquement ses poumons tentèrent de le tuer avant l'heure pour leur avoir obligé à subir un tel poison. Il ne put cependant s'empêcher d'afficher un sourire amuser avant de s'étouffer quand l'individu lui dit qu'il était un idiot, chose que Zeke voulait bien croire même si il devinait sans mal qu'il était loin de l'être.

Sa remarque suivant prêta beaucoup moins à sourire cependant. Le voyant dans un état aussi déplorable, crachant sur son état de santé qu'il ne supportait plus, le cinglé aux foies lui demanda pourquoi il n'y mettait pas fin si vraiment il n'en pouvait plus, voulant savoir si c'était parce qu'il avait trop peur de mourir. Le jeune homme se mordit les lèvres, c'était une question qu'il s'était posé à plusieurs reprises et qu'il préférait éviter car il n'en aimait pas les réponses possibles et surtout celle qu'il pourrait choisir. Mourir, combien de fois il avait voulu mourir, il ne les comptait plus, il avait même failli faire une tentative quelques temps avant de découvrir son pouvoir. Mais son envie de survivre n'était-elle pas plus grande ? N'était-ce pas pour cela qu'il avait accepté ce job ? Il avala une nouvelle bouffé de sa cigarette qui passait toujours aussi mal mais qui justement lui rappelait qu'il n'était pas encore mort puis il tourna son regard vers le plafond une fois sa crise de nouveau passée.

-Je ne sais pas ... peut être ..., dit-il sans préciser si cela voulait dire « peut être que je devrais me tuer » ou « peut être que j'ai peur de la mort », à vrai dire il n'était pas certain lui même de ce qu'il voulu dire à cet instant, les deux idées étant présente mais la plus forte étant inconnue.

Son attention fut détourné par le regard de son « collègue » qui semblait chercher quelque chose, Zeke étant devenu plutôt doué pour immédiatement remarquer ce genre de chose. Un cendrier, voilà ce qu'il cherchait, et il ne l'avait pas trouvé; pas besoin d'être devin pour deviner cela, il suffisait de le voir faire tomber ses cendres au sol sans aucune gêne. Un nouvel air contrarié s'afficha sur le visage d'Ezekiel.

-Ah non mais ne te gêne surtout pas ... ça t'aurais tué de demander un cendrier ? A croire que ton éducation est morte avec tes victime et que ses vestiges traînent quelques part entre les foies que tu as amassé ! ... Cela dit je n'avais en effet pas de cendrier, donc oui, le sol est une bonne solution, il n'empêche que tu aurais pu demander !

Suite à cette remarque Zeke fit lui aussi tomber la cendre sur le sol plutôt que de la laisser tomber sur son lit. Vint alors son petit discours pour expliquer pourquoi l'Agence avait décidé de le recruter. Et l'air blasé du jeune malade fit de nouveau son apparition face au nouveau surnom que lui avait trouvé ce psychopathe. Il aurait penser que de la part d'un tueur de sa trempe, à défaut d'éviter les surnoms il aurait au moins pu être un peu plus imaginatif, mais non, à croire qu'il était vraiment idiot finalement. Par ailleurs c'était bien ce qu'il était, non pas un idiot, quoi que, mais un tueur au service de l'Agence. Ezekiel haussa un sourcil, non pas que ça le surprenait, loin de là, non seulement il l'avait deviné très vite à cause de sa réputation mais en arrivant on lui avait bien fait savoir l'existence de ce genre de business bien qu'on évita les détails, cependant il restait assez étonné de voir que les tueurs de l'Agence était de la trempe du serial killer. D'ailleurs il se demandait si c'était l'Agence qui avait rendu cet homme ainsi ou si c'était justement à cause de cela qu'il avait été recruté; peut être ne voulait-il pas avoir la réponse. Mais le tueur souleva de nouveau la question de l'intérêt de sa survie étant donné son état, demandant à quoi pouvait servir son argent si ce n'était à le maintenir plus longtemps entre quatre murs, coupé du monde extérieur.

-Merde, mais tu es capable de faire pire encore niveau surnom ? Enfaîte oui, tu es vraiment un débile ! Et donc un tueur, je vois. Mais dis moi, tu tuais déjà avant et avec cette même signature des foies ou ça s'est fait après ? Je dois dire que ça m'intrigue. Et mon argent, bah il me sert pour mes soins oui, à rester en vie. Donc oui je reste enfermé dans cette chambre mais ce n'est pas aussi simple que ce que tu dis, je ... je ... il tourna sa tête vers le mur en face de l'autre individu, ne le regardant ainsi plus. Je crois que je me voile la face et que c'est aussi simple que tu le dis, au final je ne fais que prolonger mon agonie ... il se tourna de nouveau vers le tueur. Peut être que tu devrais mettre fin à cette mascarade puis prendre mon foie, ce serait préférable et tellement simple pour toi, et puis toi au moins tu irais jusqu'au bout. Tu serais capable de faire ça ?
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MessageSujet: Re: Another beautiful day ... give me a gun to shoot myself ! [Terminé]   Ven 25 Mai - 22:19

Le gringalet me répondit une réponse si précise, que j'aurais pu la comparer à l'une des miennes quand je m'y mettais. Peut-être qu'il avait peur de la mort. Peut-être qu'il devrait mettre fin à ses jours. Sûrement qu'il semblait indécis et qu'il ne savait pas quoi faire de sa vie. J'avais à peu ressenti les mêmes choses trois ans auparavant. Quand j'avais été au plus mal, je tergiversais entre une envie de mourir pour mettre fin à mes souffrances et une furieuse envie de vivre pour ne pas donner raison à mes bourreaux. Dans mon hésitation, le lynx s'était réveillé et avait fini par choisir pour moi. Ça serait la vie qui l'emporterait. Je n'étais pas destiné à mourir à cette époque bien que ça m'avait traversé l'esprit. Et depuis, bien que je risquais ma vie régulièrement, j'avais conscience des dangers, des risques que je prenais. Je pouvais donc me permettre de jouer avec. Un jour, la mort me rattraperait et viendrait me cueillir. Dans pas longtemps si je ne reprenais pas très vite le contrôle de mon esprit.

Mais en attendant, je jouais avec la vie. Je faisais fi des bonnes manières en laissant tomber mes cendres sur le sol de la chambre Je me montrais sans gêne, il n'avait pas besoin de me faire la remarque, j'en avais conscience. Et puis, comme si j'allais prendre la peine de lui demander s'il avait un cendrier. N'était-ce pas lui qui venait de me dire un instant auparavant que ce n'était pas très responsable d'offrir une cigarette à un mourant. Il me suffisait de cette déclaration pour en conclure qu'il ne fumait pas en temps normal et qu'il n'avait donc pas de cendrier dans sa chambre. Il voulait vraiment que je lui fasse un dessin pour lui expliquer ce que c'était qu'être logique ? Et mon éducation, il pouvait se la mettre où je pensais. J'avais été élevé par Ben Blackwell et il ne savait rien de ce que j'avais vécu avec cet homme. Tant d'apparences à sauver pour montrer par devant que nous étions l'image d'une famille modèle. Mais une fois le rideau tombé, tout changeait. Aussi bien les regards que les propos et les façons de penser. La torture psychologique était constante. Mon éducation n'était que vestiges même si elle me hantait encore, je m'étais forgé la mienne depuis l'âge de dix huit ans, et même si elle ne convenait pas à beaucoup, pour moi elle était parfaite.

J'aurais demandé l'autorisation pour les cendres, il m'aurait répondu oui, je l'aurais fait. Il m'aurait dit non, je l'aurais fait aussi. Autant se passer de paroles inutiles pour aller directement droit au but. Je lui faisais même économiser sa salive de mourant. Il devrait au contraire me remercier pour un tel geste d'attention de ma part. C'était rare que j'en fasse et il n'en profitait même pas à sa juste valeur.... C'était fort dommage. Et tout ça pour en arriver au même geste que moi, à savoir faire tomber les cendres de sa clope sur le carrelage. Je souris et continuais à fumer. Jusqu'à ce qu'on arrive à son imprudence à me parler de son pouvoir et du rôle que j'avais dans l'agence. Simple bouffon exécutant des ordres, ça lui faisait comme explication ? Le pouvoir ne m'intéressait pas. Pas davantage que de former de nouvelles recrues, jouer à la baby sitter pour les fraîchement arrivés. Et des contrats de groupe, très peu pour moi. J'étais un solitaire, pas un leader. L'Agence pouvait se passer de moi, tout comme je pouvais me passer d'elle. Le jour où je désirerai partir, j'aurais une discussion avec Anthony et celle-ci s'annonçait d'avance fort intéressante !

Je ne pris même pas la peine de réfléchir pour lui trouver un nouveau surnom. Si je devais lui en attribuer un autre, il sortirait de lui-même. C'était justement en m'attardant sur la question que ça ne sortirait pas naturellement. Après tout, j'étais débile comme il venait de le dire ! Il me posa des questions sur ma façon de procéder sur les foies. Je savais que je ne lui répondrai pas. Ça ne le regardait pas. J'en parlais seulement si j'avais envie. Et puis, il enchaînait aussitôt pour me parler de ses soins et de leurs coûts. Pourquoi m'attarder pour parler de moi alors qu'il me tendait une perche pour ne pas le faire. Même s'il hésita à cet instant, tournant la tête en direction du mur. C'était pourtant si simple de décider de vivre ou de mourir. Qu'est-ce qui le retenait à la vie ? Un parent ? Le souvenir d'une ancienne petite amie ?

Il revint alors à un discours un peu plus logique à mon sens. Il se voilait la face. Autrement dit, il se savait condamné pourtant il se maintenait en vie. Je laissais tomber la cigarette, bougeant seulement pour écraser le mégot. Mon regard se releva alors et je croisais le sien. Et là, il me demanda si je pouvais mettre fin à cette vie qu'il avait. Je pouvais même lui prendre son foie si je le désirais. Il s'offrait à moi sur un plateau. Une lueur brilla dans mon regard. Il se présentait en proie, allant au devant de son bourreau. Il ne savait pas que j'étais un prédateur. Mes proies, je ne les prenais pas offertes, j'allais les chasser. Et faible comme il était, je pouvais certes le tuer pour abréger ses souffrances, mais ça ne m'apporterait rien. Aucune fierté de lui avoir retiré son dernier souffle. Et puis accéder à sa requête, cela voulait dire que je m'intéressais un minimum à lui, et je n'étais vraiment pas certain que ça soit le cas. Il me divertissait pour quelques minutes et puis ?

« J'en suis capable oui. Mais tu ne m'intéresses pas. »

Dommage, je répondrai pas favorablement à sa demande. Il allait devoir vivre avec, me traiter de lâche, dire que j'étais incapable de le faire en réalité. Il pouvait me déverser tout ce qu'il pensait de négatif sur moi, je m'en délecterai. C'était fini le temps où me rabaisser pouvait m'affaiblir. J'en faisais désormais une force et ça m'amusait.

« Par contre tu me divertis. Je crois que je passerai de temps en temps dans le coin voir si t'es pas encore mort. Et pourquoi pas te pousser au suicide. Peu glorieux mais divertissant. Ça m'occupera et me changera les idées. T'en penses quoi, bonne initiative de charité de ma part, n'est-ce pas ? Ne me remercie pas surtout, je suis du genre modeste. »

Et très foutage de gueule.

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MessageSujet: Re: Another beautiful day ... give me a gun to shoot myself ! [Terminé]   Mer 30 Mai - 23:16

Le jeune homme ne savait plus vraiment où il en était, cette homme qui avait de plus en plus l'air du diable en personne était en train de le plonger au fin fond de son mal être, lui soufflant simplement des idées et donnant envie à Ezekiel de mettre un terme à tout cela de manière radicale et définitive. Il faut dire que l'autre homme n'eut pas beaucoup de difficulté à accomplir cela, en effet l'idée était déjà là, juste repoussé encore et encore par un instinct de survie qui semblait bien plus fort. Pour autant cela restait une faille chez le malade qui pouvait être facilement exploité si on savait bien s'y prendre, d'autant plus qu'avant l'arrivée de cet homme il était déjà dans un état psychologique déplorable et n'avait pas vraiment la force de se défendre d'une telle manipulation. Zeke essayait de ne pas y penser et de se recentrer, s'attaquant verbalement à son soit disant collègue quand il en avait l'occasion pour extérioriser ses tourments, comme avec la cendre où en le traitant de débile vis à vis des surnoms qu'il lui donnait. Il essayait aussi d'en savoir plus sur les méthodes de ce tueur, sa signature enfaîte, comment il tuait les gens ne l'important que peu. Mais toutes ses tentatives étaient mises en échec par le mutisme inébranlable et surtout très agaçant de cet individu au visage d'apparence amicale mais qui en réalité faisait vraiment froid dans le dos dans ses expressions quasi-synthétique. D'ailleurs, alors même que son esprit se déchirait quand à savoir si sa vie méritait d'être conservée, il ne pouvait s'empêcher de se sentir fasciné par ce dernier point.

Mais concernant sa remise en question, il sembla que l'envie de mourir fut finalement la plus forte, pour aujourd'hui du moins. Il était dans un tel état de dépression qu'il en était arrivé jusqu'à demander à ce tueur professionnel de prendre sa vie histoire de mettre fin à son calvaire, le libérer de cette enveloppe charnelle qui tombait en lambeau. Un autre jour, si Zeke s'était entendu dire ça, il se serait donné une bonne droite pour se remettre les idées en place. Cela faisait presque dix ans qu'il vivait ainsi, qu'il s'accrochait à la vie et ce n'était sûrement pas pour abandonner maintenant, surtout après avoir découvert son pouvoir. Il n'y avait aucune raison que lui meurt alors que les autres avaient droit de vivre. C'est ce qu'il se serait dit habituellement, s'éloignant alors du gouffre et se battant encore et encore. Mais cette fois il n'avais pas eu le temps de faire marche arrière, ce type, avec ses mots, ses question, c'était comme si il l'avait poussé du bout de son doigt et qu'Ezekiel était en train de perdre l'équilibre, n'ayant plus qu'un pied sur le bord. Mais alors que, cette fois ci, il était prêt à se laisser emporter, à laisser cet homme le faucher, il entendit la réponse de ce dernier.

-Quoi ? Dit-il complètement perplexe.

Zeke ne s'attendait vraiment pas à cela, que ce type puisse dire non. Enfin, qu'il puisse dire non car ce n'était pas bien ou qu'il n'en ai pas le droit, là si quand même, mais qu'il lui dise qu'il en était capable mais qu'il ne l'intéressait pas, c'était vraiment outrant ! Zeke avait vraiment les nerfs à vif, il avait envie de lui sauter au visage déjà, mais c'était sans compter sur la suite. En effet, ce débile ajouta que, à défaut de l'intéresser il le divertissait et que du coup il allait sûrement repasser pour voir si il avait claquer ou non ou même essayer de le pousser au suicide à nouveau vu que c'était exactement ce qu'il venait de faire aujourd'hui. En gros le jeune malade allait être le nouveau programme du soir de ce malade. Cerise sur le gâteau, il s'amusa à dire que c'était un geste de charité de sa part mais qu'il n'avait pas besoin de le remercier. Le sang d'Ezekiel était en train de bouillir, ce type s'était joué de lui avec une telle facilité qu'il ne pouvait accepter. Plus question de renoncer à sa vie, encore moins si c'était lui qui la lui prenait, toute déprime avait disparu au profit de la colère, rester en vie pour lui faire payer cet affront !

-Espèce de salopard ! Connard ! Tu t'es foutu de ma gueule ! Charité ? De la charité, sérieux ?! Non mais pour qui tu te prends ?! Casse toi !

Ezekiel attrapa la première chose qu'il avait sous la main, son radio réveil, en l'envoya en direction de se moquer de lui ainsi.

-Casse toi de là ! Et surtout ne revient pas ! Casse toi !!!

Il savait qu'il y avait peu de chance pour qu'il l'écoute, il allait revenir à coup sûr juste parce que ça allait le faire chier, pour autant il s'était sentit le besoin de lui dire. Mais avant cela il fallait réussir à le faire partir, une autre paire de manche, de ce fait, au cas où le premier avertissement ne serait pas passer, il attrapa sa lampe de chevet qu'il envoya aussi dans sa direction avant de partir dans une forte crise de toux à cause de l'énervement, le faisant se plier en deux et posant ses mains sur sa bouche pour éviter les éclaboussure de sang. A cette allure là ce type allait vraiment finir par le tuer.
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MessageSujet: Re: Another beautiful day ... give me a gun to shoot myself ! [Terminé]   Dim 3 Juin - 5:33

Quoi ? Oups, je crois que je venais de rendre perplexe mon Casper-Merlin en refusant d'accéder à sa requête. Peut-être même que je l'avais vexé, il devait avoir caressé l'espoir que sa vie puisse intéresser quelqu'un comme moi. J'aurais pu me pencher sur son cas en effet. Mais non. Je n'étais pas décidé et quand je ne l'étais pas, il fallait énormément d'endurance pour m'affronter dans le but de me faire changer d'avis. Non, il valait mieux faire le charitable pour une fois. M'amuser, me changer les idées. Tout ce qui me venait à l'esprit pour me divertir. Et ce gars en faisait parti. Il deviendrait peut être mon divertissement numéro une, ça devrait lui plaire, mais apparemment non. Car il se mit à me sortir des doux noms d'oiseaux. Tiens ça me rappelait ma rencontre avec Maxime début septembre ça. Elle avait fait la même chose, mais elle était bourrée. Lui mourant. Punaise, je volais bien bas depuis quelques mois pour ne pas me faire aimer des gens. M'en prendre à des ivrognes ou à des mourants, il était vrai que je pouvais faire beaucoup mieux que ça. Il allait falloir que je me trouve une autre cible, à ma taille et digne de moi, mais qui ?

Voilà qu'un objet volait dans ma direction. C'est qu'il en avait de la force le gamin même à l'article de la mort. Je ne bougeais pas de ma chaise, me contentant de lever mon bras pour dévier la trajectoire du projectile. Celui-ci vint s'écraser sur mon avant bras, dévia et tomba au sol à quelques mètres de moi. Même pas que je bronchais, un léger hématome provoqué par un radio réveil, ça serait une douceur pour moi comparé à tout ce que j'avais l'habitude d'endurer. Il n'avait pas autre chose à me proposer ? Ce n'était pas ça mais j'aurais aimé qu'il se serve de sa colère pour monter d'un cran, et qu'il se mette un peu plus à ma hauteur en matière de foutage de gueule et de réparties. Mais mon jeune ami du jour semblait avoir buggué. Cela faisait déjà trois fois qu'il me demandait de me casser. Et trois fois que je ne bougeais pas. S'il ne voulait pas que je revienne, il fallait que je profite de lui pour ma seule et unique visite, non ? Logique.

« Tu me manquerais si je t'écoutais et partais. Je ne peux déjà plus me passer de toi. »

Nouvel affront, nouveau foutage de gueule. Nouvelle colère qu'il allait me piquer ? Il y avait de grandes chances. Et j'allais pouvoir sourire. J'oubliais tout simplement pour m'amuser. Je le vis qu'il se saisit de sa lampe de chevet. Attention, à porter si lourd, il risquait de se faire une fracture du poignet. Il fallait peut être que je lui fasse la remarque pour préserver sa main ? Et me priver du plaisir de recevoir cette lampe ? Jamais. Je lui laissais donc le soin de l'envoyer dans ma direction. Et comme pour le radio réveil, mon bras fit rempart et encaissa le choc. Au même endroit. Double chance d'avoir un bleu. Je jouais à la loterie et je doublais mes chances gratuitement, c'était cool. Un troisième objet pour confirmer la règle du jamais deux sans trois ? Arf, non mon copain Casper repartait dans une quinte de toux. Et moi j'en profitais pour constater que le socle de la lampe de chevet avait volé en éclats et que les morceaux étaient éparpillés au sol. Je relevais ensuite mes prunelles bleues vers lui. Il s'était redressé, plié en deux par sa toux. Il me sembla voir quelques gouttes de sang sur ses mains qu'il avait mises devant sa bouche.

« Encore un effort, et tu n'auras pas besoin de moi pour mourir.. »

Il arrivait à le faire tout seul comme un grand en s'énervant depuis toute à l'heure. Il m'apparaissait comme un gnome qui luttait pour qu'on le remarquer. Il battait désespérément des bras pour attirer l'attention et qu'on s'intéresse à lui. A sa souffrance. Pour qu'on se décide à l'aider ou à l'achever. Le seul problème avec moi, c'était que je n'avais nul envie d'achever ce lutin en l'écrasant sous ma chaussure. Je l'observais durant un moment en silence, attendant patiemment que sa toux se calme. Cette crise ne m'importait pas, ce qui m'intéressait, c'était son énervement d'avant. Ses noms d'oiseaux et les objets qu'il m'avait balancé dessus. Une fois qu'il me sembla qu'il n'allait plus s'étouffer rien qu'en toussant, je me décidais enfin à reprendre la parole.

« Alors ça fait quoi ? M'insulter, me balancer des objets. Tu t'es senti vivant l'espace d'un bref instant non ? C'est mieux que de vouloir mourir de manière lâche. »

Il n'y avait plus de cynisme dans ma voix, simplement un ton très sérieux. L'espace d'un instant, j'arrêtais de jouer à l'idiot et de faire le con pour le faire sortir de ses gonds. Je m'étais amusé, j'avais eu ce que je voulais. Je pouvais en avoir davantage si je le désirais. Et je le savais. Mais là, non. J'étais sérieux. Je lui posais une simple question et si je l'avais déjà bien traumatisé, il allait se demander ce que ça cachait derrière. Et il n'y avait peut être rien.

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MessageSujet: Re: Another beautiful day ... give me a gun to shoot myself ! [Terminé]   Sam 23 Juin - 14:48

[HRP : Enfin la suite ! Et comme d'hab, si je te relance pas assez, surtout ici, préviens moi (ou pour toute autre chose)]

Il l'avait poussé au bord du précipice mais refusait de le faire tomber sous prétexte qu'il ne voulait pas perdre son nouveau jouet. Comment après ça Ezekiel ne pouvait pas exploser ? Ce type venait de gagner leur petite bataille de l'esprit en plus de le ridiculiser, forcement le jeune malade se mit à l'insulter et à le sommer de partir, sans oublier bien sûr de lui lancer tout ce qui lui passait par la main et qu'il était capable de soulever. D'ailleurs quelle déception ce fut pour lui de voir que ses projectiles ne firent qu'à peine réagir la cible de sa haine du jour. Car oui, il le haïssait, il haïssait tellement cette homme qui avait fait une psychanalyse à deux sous et qui avait réussis à exploiter ses faiblesses et si il y avait bien une chose que Zeke détestait c'était d'être si vulnérable face à quelqu'un, encore plus quand ce quelqu'un était un salopard de première. Le pire étant que même après que Zeke soit sortit de ses gonds, l'autre homme ne s'arrêta pas, le provoquant toujours pour l'énerver un peu plus. Il aurait bien aimé lui répondre mais il était de nouveau partit dans une violente crise de toux. C'était vraiment fou de se dire dans quel état cet individu arrivait à le mettre. Il peinait à respirer, il était encore en train de teinter sa bouche et ses mains de rouge qui était cependant la seule couleur vive sur son corps au teint livide. Le tueur lui fit la remarque amusante qu'au final il allait sans doute se tuer lui même sans même qu'il n'ait besoin de lui pour l'aider.

-La ferme, dit-il entre deux toux.

Cependant il n'avait pas tout à fait faux, à cette allure il allait vraiment finir par quitter ce monde tout seul. Il était vraiment dans un sale état et ça ne faisait qu'empirer chaque jour, il se demandait même si il allait tenir encore au moins un mois alors que les médecins lui avaient assurés qu'il devait avoir au moins un an encore si ce n'est plus. Seulement ils ne savaient pas pour son pouvoir, pouvoir qui le vidait, mais ça avait beau être mauvais pour son état il ne pouvait pas s'arrêter de l'utiliser. Il ne supportait plus ça, ne plus savoir si il allait juste tousser un peu ou s'éteindre, voir son corps se dégénéré peu à peu, être dans l'incapacité de vivre comme si chaque jour était le dernier, pouvant à peine quitter son lit. C'est toute ces choses qui l'on fait envisager l'espace d'un instant que la proposition de l'homme, la mort rapide et décidée, serait sans doute préférable. Bon sang, était-il si simple de pouvoir deviner ses plus noirs désirs ?

Sa toux fini par se calmer. Il se rallongea, posant son avant bras sur ses yeux et prenant une longue inspiration pour se remettre tranquillement. En entendant la voix de son collègue il retira son bras et porta son regard sur lui, plus calme mais toujours contrarié. C'était étrange, son ton avait complètement changé, il avait l'air plus ... plus sérieux, c'était la première fois qu'il semblait parler véritablement sans arrière pensée, du coup Zeke se méfiait d'autant plus. Ce type était très loin d'être un idiot, en réalité il avait un esprit très aiguisé, chose qu'il avait déjà deviné avant, de ce fait il ne pouvait être sûr qu'il ne cache rien derrière. Cependant ce qu'il lui dit avait vraiment du sens, en effet, il lui demanda si pendant ce bref instant il ne s'était pas sentit vraiment vivant, ne serait-ce même que l'espace d'un instant et que ça valait bien mieux que de vouloir se suicider. Le pire dans tout ça, c'est qu'il avait raison, s'énerver comme ça lui avait fait beaucoup de bien et avait fait revenir son envie de se battre.

-Non ... Oui ... Peut être. Rah bon d'accord, tu as raison ! C'est vrai que ça m'a fait du bien. Cependant va pas me dire que tu te prends pour un bon samaritain, tentant d'aider les gens en jouant les enfoirés, ça ne te va tellement pas. Ne compte pas non plus sur moi pour te remercier ...

Ezekiel laissa planer un silence. Au final il ne savait pas trop quoi penser, ce type était vraiment dur à cerner.

-Mais qu'est-ce que tu veux véritablement ?
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MessageSujet: Re: Another beautiful day ... give me a gun to shoot myself ! [Terminé]   Mer 27 Juin - 6:10

Après de longues minutes à me moquer ouvertement de lui, provoquant même des quintes de toux, voilà que j'avais pris un ton des plus sérieux pour poser une question banale même si elle ne l'était pas réellement. Le revirement de situation était brutal. Peut être trop quand on ne me connaissait pas, voir même quand on me connaissait. Non, je n'étais pas du genre lunatique ou bipolaire, loin de là. Je n'étais pas non plus schizophrène. J'étais simplement du genre à m'amuser avec les gens, adoptant différents tons et différentes méthodes pour avancer et parvenir à mes fins. Bien souvent j'avais un but sinon ça n'avait pas d'intérêt. Il m'arrivait toutefois de ne pas en avoir. Et que ça soit dans un cas ou dans l'autre, mon attitude pouvait paraître soupçonneuse. Et la réaction que je voyais à présent sur mon nouveau copain Capser-Merlin, je l'attendais. Alors je n'eus aucun air surpris sur le visage contrairement à lui qui paraissait sceptique. Comme s'il cherchait le piège derrière mes phrases. Son bras s'était retiré de devant ses yeux. Il me regardait avec son petit air méfiant, tentant de deviner peut être mes pensées. Bon courage à lui si c'était vraiment ce qu'il souhaitait faire. Le torrent qui circulait dans mon cerveau était d'une logique très compliquée à comprendre. Très peu y arrivait. Il y avait Brennen qui pouvait lire en moi mais il me connaissait depuis plus de vingt ans. Il arrivait parfois qu'il se demande ce que je trafiquais ne comprenant pas mes réactions brutales. Beaucoup plus récemment, Sonny avait été capable de lire en moi. Il lui avait fallu moins de deux mois pour me percer, pour faire sortir des choses que je refoulais au plus profond. Elle avait abattu certaines barrières qu'il allait falloir que je remette en place. Et si ça devait passer par un exercice mental avec Casper, je m'y emploierai sans rechigner.

Il prit son temps pour me répondre. Signe que j'avais raison et qu'il cherchait l'argumentation pour tenter de me faire croire le contraire ? Peut-être. Sa réponse parlait d'elle-même. La négative, la positive et la neutre. Et enfin il me donna raison. Et bien, c'était comme si on venait de lui arracher les mots de la bouche. Ça faisait plus mal que ses quintes de toux que de m'avouer que j'avais raison ? Si je lui posais la question, j'aurais sûrement droit à une nouvelle insulte de sa part. Mais ça sonnait tellement bien quand on faisait franchir de tels mots pour me qualifier. Si ça avait pour but de me rabaisser, c'était des coups tombés à l'eau. Au contraire, plus on tentait de me rabaisser et plus j'en tirais une force. Seule une seule personne dans ma vie m'avait marqué et arrivait à me bouffer l'existence. Je ne l'avais pas vu depuis onze ans et pour le moment, je m'en portais bien. Il prononça le mot samaritain et à cet instant j'eus une brève vision. Moi avec une auréole au dessus de la tête. Effectivement, cette image ne m'allait pas du tout. Au contraire, elle me donnait presque envie d'en sourire mais je ne le fis pas. Non par égard pour lui mais simplement pour comme ça. Pour ne pas lui faire voir qu'il m'amusait réellement.

« Mince... Et moi qui croyais que tu allais faire courir le bruit dans l'Agence que j'étais un ange descendu tout droit du ciel dans le but de venir en aide à son prochain... Mon idée tombe à l'eau et ça me fend le coeur. » Pas du tout en fait car je n'avais pas vraiment de coeur avec beaucoup. Le silence plana un instant. Et là une question fort intéressante fut posée. Qu'est-ce que je voulais réellement. « Et si je te dis que je ne le sais pas moi-même, tu me crois ? » Il y avait très peu de chances que ça soit le cas, pourtant c'était la stricte vérité. Je m'étais arrêté dans cette chambre par hasard, car je l'avais entendu toussé. Je l'avais poussé dans ses derniers retranchements pour m'amuser. Peu m'importait qu'il vive ou qu'il meurt. Alors pourquoi j'étais là ? C'était une véritable bonne question sans réponse à l'heure actuelle. Elle viendrait peut être avec le temps. Je pouvais décider de le feinter ou de dire réellement ce que je pensais. Je pouvais détourner son attention en lui racontant des bobards ou la vérité pour voir s'il me croirait ou non. J'étais capable de tourner la vérité en mensonge tellement j'étais peu sérieux. Alors il y avait peu de chances qu'il distingue le vrai du faux dans tout ce que je disais, car il ne me connaissait pas.

« En fait, j'ai une peine de coeur terrible à surmonter. Et faut que je m'occupe l'esprit pour ne pas pleurer. Alors faire chier le monde autour de moi ou ôter des foies, je ne sais pas ce qui m'attire le plus. » Je marquais alors une courte pause. « Je suis crédible en disant ça ? » Non pas vraiment car je ne pouvais m'empêcher de me moquer de la situation. Alors je repris comme si de rien n'était. « Remington. Je continue à t'appeler Casper et Merlin ou tu as un prénom l'avorton ? »

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MessageSujet: Re: Another beautiful day ... give me a gun to shoot myself ! [Terminé]   Mer 4 Juil - 22:50

Un coup il était le pire des enfoirés, un autre il faisait preuve de sérieux et d'une réelle intelligence, ce type était vraiment une énigme. Sa capacité à pouvoir changer d'humeur avec une telle aisance était assez ... familière enfaîte car Zeke lui même était comme ça, pouvant être la pire des ordures et décider ensuite d'aider bien que ce soit à sa manière. Bon bien sûr, entre l'autre homme et lui il y avait un véritable ravin, mais il ne pouvait s'empêcher de noter cette ressemblance, au final il était assez fascinant, bien que malheureusement pas assez pour dire qu'il l'aimait bien. Cependant, via cette ressemblance notable de leurs caractères, le malade ne s'en méfiait que d'autant plus, il était parfaitement bien placé pour savoir qu'il était impossible de prévoir ce qu'un tel individu pouvait avoir en tête, d'autant plus qu'il était un psychopathe, un tueur en série. Seulement, à ce stade, il devient quasiment impossible de discerner le vrai du faux, pour lui du moins, il y a toujours ce « Et si ? » qui lui trotte dans la tête, au point d'en être presque paranoïaque. Il sentait qu'il n'avait pas fini de se prendre la tête avec lui, c'était vraiment une bête de concours. Mais il y avait peut être moyen de tirer partie de cela, non pas contre lui mais d'un point de vu général. En effet, grâce à son collègue, il pourrait peut être apprendre à essayer de cerner plus vite les gens, s'entraînant sur leurs échanges, notant chaque mimique, chaque réaction. Plus facile à dire qu'à faire, car avant cela il devait être capable de dire ce qui était véridique dans tout ce qu'il avait avancé et ça ce n'était pas gagné.
Enfin bref, le jeune brun se concentra de nouveau sur leur conversation. Voilà qu'il se mettait à blaguer sur le fait qu'il espérait qu'il lancerait la rumeur comme quoi il était un ange tombé du ciel dont le but était d'aider les autres. Ezekiel leva les yeux au ciel face à l'absurdité d'une telle chose. Il ne le connaissait même pas réellement encore mais il savait déjà qu'une image pareille le concernant serait complètement aberrant. Puis finalement il se dit, peut être était-ce justement parce que c'était tellement peu croyable que ce serait véritablement efficace. Le but ne serait pas alors de convaincre les autres, seulement de lancer cette idée et briser son image de tueur au sang froid, il y aurait largement moyen de faire en sorte que tout le monde parle de lui dans son dos. Cela le fit sourire.

-Et si je faisait véritablement courir ce bruit ? Je crois que ce serait vraiment plus intéressant que tu pourrais le croire. Tellement improbable qu'il serait impossible de ne pas avoir quelques doutes au final, de quoi bien concentrer l'attention sur toi.

Mais il ne le ferait pas, bien que l'idée soit vraiment tentante, il ne bénéficiait pas d'un temps illimité avec ses projections pour se permettre de perdre du temps à lancer des rumeurs et il se voyait très mal arpenter l'Agence dans son fauteuil ou avec ses béquilles pour faire cela. Du coup cela ne resterais que sur le ton de la blague au final, ce qui était bien dommage car il aurait vraiment aimer voir la réaction que ça aurait provoqué autant chez les autres que chez cet individu. Mais la partie la plus intéressante de leur conversation fut la suivante, pour cause, Ezekiel lui avait demandé ce qu'il voulait vraiment en étant venu là. Bien sûr, il était inconcevable de penser que l'homme lui répondrait sincèrement, lui même ne le ferait pas, mais comme on dit l'espoir fait vivre et il y avait malgré tout une infime chance que, pour une fois, il se décide à dire ce qui était réellement. Mais ce fut peine perdu pensa Zeke face à son discours. D'un ton bien loin du sérieux adopté précédemment, il avait raconté une histoire de coeur briser et de besoin de se changer les idées pour ne pas se mettre à pleurer. Comme si il était possible que ce primate de bas étage puisse avoir un coeur, pareil pour pleurer, il était certain qu'il était complètement sec de ce côté là. Après c'était comme l'histoire du bon samaritain, c'était bien assez absurde pour que ça puisse s'avérer vrai, mais le jeune homme écarta vite cette hypothèse de sa tête, c'était quand même bien trop gros.

-Oh, pauvre petit chou ! Ta poule t'aura donc largué et c'est pour ça que je suis obligé de te subir ? Que c'est triste ! Que c'est-il passé ? Tu as fait déborder tes foies dans son placard à chaussures ? Et oui, tu es tout à fait crédible ! Dit-il d'un ton complètement ironique.

Pour finir l'homme se présenta enfin, Remington. Ezekiel recula légèrement son visage, étonné, puis se mit à rire.

-Hahaha, il en aura fallu du temps avant que l'on se présente finalement ! Après je ne vais pas dire que je suis ravi ou enchanter de te rencontrer Rem, faut pas pousser non plus. Ensuite, vu que tu sembles finalement intéressé par mon nom et plus seulement un surnom à la con trouvé avec une imagination débordante, et bien moi c'est Ezekiel, mais appel moi Zeke.

Zeke se redressa et se mit en tailleur sur son lit, effectuant des mouvements de têtes afin d'étirer son cou. Il reposa alors son regard bleu quasiment gris sur Remington.

-Tu es un sacré phénomène tout de même, je me demande bien où ils ont bien pu te trouver. Mais vous êtes tous comme ça chez les tueurs ou c'est juste toi ? En tout cas tu n'es pas si terrifiant finalement, tu es un véritable salopard, ça par contre il n'y a pas à dire, mais c'est pas demain la veille que tu vas me glacer le sang. Sinon, vu que tu sembles pas décidé à quitter ma chambre je vais continuer à te questionner, par contre si tu souhaites pas répondre autant te casser tout de suite. Par exemple, cela fait depuis combien de temps que tu travailles pour l'Agence ?
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Remington Pillsbury

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MessageSujet: Re: Another beautiful day ... give me a gun to shoot myself ! [Terminé]   Jeu 12 Juil - 17:30

Concentrer l'attention sur moi ? L'idée était intéressante pourtant elle ne m'attirait pas davantage que cela. Je préférais la discrétion plutôt que de porter tous les regards dans ma direction. La preuve, c''était que si on venait me parler de mes méthodes pour tuer, j'ignorais royalement la personne. Et si je daignais lui répondre, c'était avec un relâchement tel que mon interlocuteur partait au bout de quelques minutes sans avoir eu davantage d'informations. Je ne révélais rien. Le silence était un maître mot que j'affectionnais. Alors que se passerait-il si Casper décidait d'alimenter de fausses rumeurs sur ma personne ? Rien. Je ne démentirai pas. Je ne confirmerai rien. Et personne ne serait plus avancé, ce qui aurait pour effet d'envoyer les rumeurs aux oubliettes aussi vite qu'elles auraient été créées. J'avais le temps de voir venir. Car il fallait déjà qu'il se lève de son lit pour ça. Qu'il avance dans les couloirs de la dépendance sans cracher ses poumons ni étaler du sang de partout pour qu'on le suive à la trace tel le petit Poucet semant derrière lui ses cailloux.

Je ne pouvais pas être un bon samaritain alors que lui pouvait être toute à la fois Casper, Merlin ou petit Poucet. Que de personnalités en si peu de temps. Et connues de tous les enfants ! On pouvait le mettre dans une bibliothèque pour faire la lecture. Il attirerait l'attention tel un animal de foire. Je m'égarais peut être un peu là. Dans le fond, je ne connaissais même pas encore son prénom à ce gamin. Il compara d'ailleurs Sonny à une poule. Image intéressante si elle aimait grignoter des graines de tournesol comme moi ce qui n'était pas le cas. Mademoiselle ne jurait que par les bonbons et autres trucs en tout genre à base de sucre. Alors les graines... Non, je ne pouvais pas être le coq et elle la poule. Bien tenté l'avorton. Dommage que l'image soit fausse. Il demandait même ce qui s'était passé le bougre. L'intérêt n'était pas réel, ça ne pouvait en être autrement. Je le comprenais à l'intonation de sa voix. Pourtant, j'esquissais un très léger sourire au coin des lèvres avant de glisser une petite phrase. « Ma poule n'aimait pas les graines. Dommage celles de tournesol sont excellentes. »

Débrouille-toi avec ça mon petit pour savoir si la poule existe vraiment ou non. Pour savoir si également les graines de tournesol sont une chose que j'aime ou pas. Je n'allais tout de même pas lui déballer ma vie en long, en large et en travers. Ce n'était pas mon genre, je gardais tout secret au fond de moi. Et quand je lâchais des bribes, c'était fait de telle manière qu'il 'était très dur de savoir où était le vrai du faux dans mes propos. La poule existait vraiment hélas. Elle avait des yeux noisette à me faire craquer surtout quand elle me regardait avec ses yeux de chiens battus ou furax. Quand je percevais la souffrance dans ses prunelles, j'avais mal en même temps qu'elle. Nous étions deux personnes et pourtant, ensemble il y avait quelque chose qui se produisait. On se devinait et ça je ne l'avais jamais vécu jusque présent. Enfin bref, on n'avait plus à se deviner, à savoir ce que l'autre pensait car tout était fini. C'était moche mais si prévisible compte tenu de ma vie.

Il fallait passer à autre chose. Comme penser à faire les présentations. Ce que je fis tout en demandant au mourant comment il s'appelait. Quoi ? Qu'est-ce qu'il avait à me regarder avec cet air étonné ? Était-ce si irréaliste que je puisse demander le prénom d'une personne ? Apparemment oui, car l'étonnement fit place à un rire. Mais c'est qu'il devenait à l'aise en ma présence l'avorton ! Il s'appelait donc Zeke de son petit prénom Ezekiel. Peu courant comme prénom. Il me semblait qu'il y avait un catcheur avec un nom pareil. Ensuite.. Peut être un prophète ? J'avais du voir ça dans un livre. Mes souvenirs étaient un peu flous à ce sujet. De toute manière, ça n'avait guère d'importance. « Va pour Eze ». Comment ça il avait dire de l'appeler Zeke ? Je n'en faisais qu'à ma tête écoutant rarement ce qu'on me disait. Donc je l'appellerai Eze car je l'avais décrété et il ne me ferait pas changer d'avis. J'observais ensuite mon nouveau pote alors qu'il s'asseyait sur le lit. Mais qu'il ne s'étire pas autant, il était capable de se rompre le cou vu sa fragilité ! Et on m'accuserait encore de l'avoir tué alors qu'il l'aurait fait tout seul comme un grand.

Nos regards se croisèrent. Un phénomène moi ? Mais non. Il y allait un peu fort. J'étais juste... Moi. Pas si terrifiant, vraiment ? Peut être parce qu'il n'était pas une de mes proies et que je n'avais pas décidé de le tuer. S'il l'avait été, mon regard aurait été tout autre. Il n'y aurait eu aucune discussion ou très peu. Je serais venu dans l'unique but de le tuer. En dehors des contrats, j'avais un visage normal, salaud, con, je m'en foutiste, tout ce qu'on pouvait me qualifier, mais effectivement pas si terrifiant. « Alors pour te répondre dans l'ordre... Je ne sais pas pour les autres tueurs, je ne fais pas du copinage avec eux. Tu crois vraiment que je suis du genre à boire une tasse de thé autour d'une table pour qu'on parle de nos exploits ? Stupide comme idée. » Pourquoi il y avait toujours des gens qui imaginaient ceci. Ils voyaient dans des films traitant sur la mafia les gros benêts, vêtus de noir, réunis autour d'une table et discutant des derniers meurtres qu'ils avaient commis. Pourquoi la réalité serait pareille. C'était une image fausse à se sortir de la tête en ce qui me concernait. Je n'évoquais jamais les meurtres que je commettais. Et je ne fréquentais que si nécessaire les autres tueurs. Et vu que j'étais un solitaire... « Sinon je suis tombé dans l'Agence quand j'étais petit comme Obelix dans la marmite de potion magique. ». Je marquais une courte pause en lui adressant un sourire ironique. « Je dois me casser si je ne réponds pas t'as dit. Tu n'as pas précisé que je devais dire la vérité. » Je ressortis alors mon paquet de cigarettes et mon briquet, les balançant sur le lit à côté devant lui. « Tiens cadeau d'un homme pas très terrifiant. Je contribue à ta mort indirectement. D'autres questions super intéressantes Eze ? Si c'est pas le cas, je vais peut être songer à te laisser. Je repasserai un autre jour te tenir compagnie. » Sous entendu te faire chier. « Tu me plais bien » Et ça c'était peut être la vérité au fond.

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MessageSujet: Re: Another beautiful day ... give me a gun to shoot myself ! [Terminé]   Jeu 19 Juil - 0:09

Des graines de tournesol, les mentionner lui rappelait qu'il n'en avait plus mangé depuis son enfance, pourtant qu'est-ce qu'il aimait ça ! Il aimerait tellement en manger quelques une à cet instant précis, comme il le disait elles étaient excellentes, mais ce n'était pas bon pour lui à présent, il ne se souvenait plus exactement ce que le docteur lui avait dit mais ça avait à voir avec ses intestins qui auraient du mal à les digérer. Bref, c'était, il avait faim, il avait envie de ça, mais il en avait pas et devait les éviter de toute manière. Mais il commençait à divaguer, là n'était pas le sujet, enfin vu le sujet en question ce n'était pas bien important au final. Ce n'était pas vraiment comme si ils discutaient d'un sujet sérieux et sensible ... enfin on pouvait être sûr de rien avec cet individu, mais Zeke était quasiment sûr qu'il n'y avait rien, mais le doute subsistait. Il pourrait bien mener son enquête de ce côté là, mais pour l'instant ça ne représentait pas grand intérêt, on lui demandait de trouver des informations sur les autres, pas sur l'Agence, du moins on se fichait des amourettes de ses membres. Et puis il n'avait pas que ça a faire, il ne pouvait pas sortir quand il voulait et indéfiniment dans sa forme chimérique, alors les priorités d'abord ! ... Il gaspillait du temps pour Sacha pourtant, mais ce n'était pas pareil, c'était son jouet, il fallait l'entretenir, et puis il pourrait peut être représenter un intérêt un jour. Se reconcentrant donc sur les dire du tueur, il lui répondit aussi légèrement qu'avant :

-Quel dommage ! Pourtant elles sont excellentes en effet.

Il y eut alors les présentations, Ezekiel apprenant enfin le nom de son collègue et futur emmerdeur officiel. Remington, tout de même, ce n'était pas commun comme nom, le jeune homme ne se souvenait pas avoir entendu un nom pareil de toute sa vie et pourtant il en avait entendu à l'hôpital. Mais après une crise de rire face à l'improbable présentation d'un homme que Zeke pensait qu'il resterait mystérieux, il joua lui aussi le jeu et se présenta. Bien entendu Remington, histoire de l'embêter jusqu'au bout, décida de le surnommer Eze malgré qu'il ait dit Zeke, ce qui eu pour réaction de faire lever les yeux aux ciel au petit brun. C'était tellement prévisible ! Mais bon, le surnom n'avait rien de spécial, au contraire il était même vraiment classique, pas de quoi lui hérisser les poils, alors il laissa couler. Quand au reste, il y répondit étrangement. Décidément, à croire que passé une certaine heure monsieur devenait coopératif ! Enfin presque, il répondait sans répondre en réalité, dommage, Zeke c'était presque fait de faux espoir de ce côté là.

-Étonnant ! Répondit-il quand il lui dit qu'il ne faisait pas de copinage avec les autres.

Par contre il devait vraiment apprendre à voir l'humour ! Forcement qu'il avait pas l'air du genre à traîner avec les autres tueurs, c'était une boutade. Enfin il faisait partit de ces gens qui ne pouvaient pas s'empêcher de préciser ce qui était évident quand on faisait de l'ironie. Le reste, comme dit précédemment, représentait peu d'intérêt, il esquivait simplement la question en racontant une connerie. Par contre, ce qui était drôle à noté, c'était que monsieur avait préféré partir plutôt que d'en dire plus, décidément il y tenait vraiment à son voile de mystère. Après lui avoir laissé son paquet de clopes et un briquet, il lui demanda une dernière fois si il n'avait pas d'autres question, le jeune homme savait très bien que c'était inutile, il lui fit alors un non d'un signe de tête, un sourire aux coin des lèvres. Cela ne servait à rien de le retenir de toute façon, surtout qu'il n'y avait aucun doute à se faire sur le fait qu'il repasserait, il avait le don de le faire sortir de ses gongs et il le savait très bien donc il en profiterait quand l'envie lui viendrait.

-Tu me plais bien toi aussi ! Mais bon, te presse pas pour revenir tout de même.



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Another beautiful day ... give me a gun to shoot myself ! [Terminé]

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