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 Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]

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Sonny Malone

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MessageSujet: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Ven 6 Avr - 11:25

Le 23 octobre

La vie à L.A. était dure. Financièrement, physiquement et psychologiquement. Oh, Sonny avait bien eu des moments d’éclaircie : les retrouvailles avec Anne, Kyle, Maxime et Jayden (quoique ce dernier cas fut bien difficile à gérer), les rencontres avec sa Kensie, Ingrid ou encore Jessie, ici, dans ce même bar. Elle avait presque réussi à lui faire aimer son boulot de serveuse. Et surtout Remington. Mais elle ne pouvait pas profiter de la ville et de la vie autant qu’elle le voulait. Pas un sou en poche et deux boulots pour joindre les deux bouts. Mais ce soir, elle gardait le moral, prête à rire et à faire son boulot avec le sourire pour une fois.

Il était tard, ou tôt, en fait, tout dépend du point de vue… Ce samedi soir, le bar, comme à son habitude, grouillait de monde. Des étudiants bruyants, fêtant le week end, pressés de finir bourrés et la tête dans le caniveau ; des ivrognes ; des pères de famille venant se détendre, comme si l’alcool allait les aider ; et des boulets. Oh oui, et des boulets, il y en avait beaucoup et particulièrement ce soir-là. Et vas-y que je te mets la main aux fesses, que je te parle comme si tu étais une chose…

Remarquez, cela commençait à lui endurcir le caractère, mais tout de même. Heureusement tous les clients n’étaient pas comme ça. Par exemple, là, au bar, il y avait un homme bien différents des clients habituels : poli, calme et aux mains tout à fait sages. Il était grand, les cheveux châtains, les yeux marrons, plutôt bien fait de sa personne. Mais Sonny ne s’y était pas attardée. Elle avait pris la commande et s’était remise à courir en zigzaguant pour éviter les clients qui gesticulaient dans tous les sens. A plusieurs reprises elle dut rattraper son plateau in extremis à cause des mouvements brusques des uns et des autres.

Le bruit ne l’aidait pas non plus et la migraine pointait le bout de son nez… mauvais signe, elle aurait encore des problèmes pour dormir cette nuit. Enfin. A la guerre, comme à la guerre, il fallait continuer si elle voulait pouvoir payer son loyer. Alors, elle prit sur elle, multiplia les verres à cocktails, à whisky, à cognac, à bière sur son plateau et louvoya de nouveau entre les tables. Et un déhanché par-ci, une rotation par là, serveuse c’était plus fatiguant qu’elle l’aurait cru. Elle pourrait se reconvertir dans la danse, ou le funambulisme à ce rythme. Ouf, elle avait presque fini sa dernière tournée quand elle du servir le jeune homme accoudé au bar. Mais au moment, où elle s’apprêtait à le servir avec un grand sourire, un client la bouscula si violemment qu’elle en perdit l’équilibre. Par quel miracle ne se cassa-t-elle pas la figure, impossible à dire. Par contre son plateau, lui, voltigea en l’air et le contenu du dernier verre se reversa totalement sur l’entrejambe du pauvre client.

Sonny n’était pas serveuse depuis bien longtemps, mais elle avait jusqu’à présent évité de renverser des consommations sur qui que ce soit. Eh bien là, ça n’avait pas loupé. Complètement paniquée et incapable de vraiment réfléchir, Sonny attrapa une tonne de serviettes en papier et commença à éponger le jean du malheureux client.

« Bon sang je suis désolée, je suis désolée, baragouina-t-elle tout en jetant des coups d’œil inquiets vers le bar, morte de peur à l’idée que son patron la voit et la vire sur le champ, je vous en prie ne dites rien. »

Superbe, belle réaction de gamine, puis soudain, elle se rendit compte de ce qu’elle était en train de faire. A savoir éponger vigoureusement l’entrejambe d’un homme… Alors elle écarquilla les yeux et son visage s’empourpra à une vitesse phénoménale…

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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Jeu 12 Avr - 7:00

Depuis la fameuse soirée au Blue Lake, j’avais fait ma petite enquête à l’aide de deux informateurs que je payais grassement pour qu’ils me tiennent au courant. Tout avait été nettoyé après le massacre. Les flics devaient encore se demander comment l’endroit était devenu radio actif. Dunney avait été remplacé à la tête de Genentech et de Genetic par le maire de la ville. Cette information n’avait pas manqué de me surprendre. Je ne comprenais pas pourquoi Holster avait été viré. Je le trouvais plutôt bien dans son rôle. Il ne s’encombrait pas de personnes gênantes et il faisait appel à mes services. Il m’avait refilé quelques missions et je n’avais rien eu à redire sur le prix payé. C’était plus que correct. Ca m’emmerdait qu’il ne soit plus là car j’avais perdu un client. Au final, c’était peut-être mieux. S’il avait appris que j’étais du côté de Genome lors de l’échange, j’aurais été rayé de ses listes. Après, il n’était pas tout seul à prendre des décisions et les plus fidèles membres de Genetic avaient du faire leur rapport. Owen le premier. Donc, depuis cette magnifique soirée mortuaire, je me faisais discret. J’évitais de sortir en plein jour et avant d’aller dans un endroit, je prenais des renseignements pour m’assurer qu’il n’y avait pas un coup fourré qui se préparait.

On était samedi soir. C’était le jour où il y avait le plus de monde dans les rues. Je ne prenais pas trop de risques en allant boire un verre dans le bar où je connaissais le patron. C’était la meilleure occasion de faire de nouvelles connaissances. Ca faisait plusieurs semaines que je n’étais pas sorti un samedi soir et ça me manquait. On était en octobre, la chaleur de l’été avait disparu. Il commençait à faire frisquet la nuit. J’avais enfilé un trench par dessus une veste de costume bleu marine et un jean, je n’avais pas mis de cravate ni de nœud papillon, je n’allais pas à une soirée mondaine.

Une fois dans le pub, je m’étais installé au bar de façon à pouvoir voir l’entrée et une grande partie de la salle. Ma commande avait été prise rapidement par une charmante demoiselle qui ne me regarda même pas. Elle n’arrêtait pas de courir dans tous les sens. Cette serveuse ne chômait pas et en plus elle était jolie ce qui attirait quelques mains aux fesses. La pauvre, elle n’avait même pas le temps de remettre les clients vicieux à leur place. Je ne comprenais pas quel plaisir les hommes avaient à faire ça ! Je trouvais ça vulgaire et ça n’apporterait rien si la fille n’était pas consentante. Ils croyaient quoi ces mecs ? Que leur main au cul allait faire chavirer le cœur de la belle ? A moins d’avoir affaire à une nymphomane, c’était perdu d’avance. En plus, ils riaient de leur vulgarité et ils en étaient fiers. En agissant comme ça, ils prouvaient qu'ils étaient en manque et ils étaient complètement ridicules.

J’avais retiré mon trench que j’avais posé sur le dossier du tabouret haut sur lequel j’étais assis. J’attendais tranquillement ma commande en observant les clients, surtout les clientes, et la jolie serveuse qui était un spectacle à elle toute seule. Enfin elle venait me servir avec un grand sourire. Vraiment charmante, mais à cause d’une brute, le contenu du verre se déversa sur mon entrejambe. Je sursautais par réflexe mais je n’en perdais pas le sourire.

- Ne vous inquiétez pas, j’dirais rien.
Finalement, c’était grâce à une brute que la demoiselle essayait de réparer les dégâts à un endroit sensible chez un homme. Je trouvais la situation plutôt agréable pour moi mais je pouvais comprendre l’embarras de la jeune fille. Elle ne connaissait pas le service trois pièces qu’elle essayait de sauver de la noyade. Elle se mit à rougir comme une tomate. Je me retenais de rire de sa réaction et vint à son secours. Je retirais la main qu’elle avait laissé traîner sur mon entrejambe et lui fit un baisemain.

- Ce fut un plaisir. Merci mademoiselle… ? Moi c’est William. Même si on ne se revoit pas, ce qui serait dommage maintenant que le contact est établi, c’est toujours plus sympa de mettre un nom sur quelqu’un.
Je fis un signe au patron que je connaissais pour qu’il m’apporte une bouteille de champagne et deux verres.

- Vu l’heure, vous avez peut-être fini votre service. Mais avant de partir, ça vous ennuierait d’ouvrir cette bouteille ? Il y a deux verres, si ça vous tente, y’en en a un pour vous. A moins que vous ne préfériez autre chose ?
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Sonny Malone

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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Jeu 12 Avr - 16:36

Sonny ou la maladresse incarnée ! Et puis pourquoi avait-il fallu que le seul plateau qu’elle ait jamais renversé tombe sur le seul client sympa du bar. Les autres lourdauds auraient largement mérité de se prendre un verre de gin dans le visage ou de voir leur pantalon mouillé. Bon sang ce qu’elle rêvait de leur mettre un coup de pied où elle pensait. Mais son patron lui avait dit que le client était roi et qu’une main aux fesses faisait partie du jeu. Alors pas d’esclandre, on se tait et on sert comme si de rien n’était… Mais finalement, que ce malheur se soit abattu sur cet homme était peut-être la meilleure option. Un autre aurait crié au scandale et Sonny aurait été virée sur le champ. Les serveuses prêtes à tout supporter, ça courait les rues à Los Angeles.

Alors que le sang lui montait au visage et qu’elle s’excusait platement, le client, qui s’était relevé sous l’effet de surprise lui saisit sa main bien involontairement baladeuse, et la porta à ses lèvres. Décidément, il n’était pas comme les autres et son comportement surprenait la jeune fille. Il se présenta, en digne gentleman qu’il semblait être et lança une plaisanterie. Oui, ça, pour être établi, le contact était établi. Rien de tel que de mettre la main à des endroits intimes directement pour briser la glace. Et Sonny se surprit à rire en faisant une petite moue amusée.

Elle prit enfin la peine de considérer ce William un peu plus en détail. Il était grand, chevaux châtains, yeux noisette. Elle s’étonna même à penser qu’en temps normal, il aurait tout à fait pu être son type d’homme. Mais pour l’heure, elle ne voyait en lui qu’un jeune homme élégant, portant particulièrement bien l’ensemble veste-jean, poli et assez ouvert d’esprit pour s’amuser de cette situation. Il venait de lui sauver la soirée.

« Sonny. Arroseuse de pantalon de son état. »

Elle s’apprêtait à ajouter qu’elle allait de ce pas lui servir un autre verre offert par la maison mais il la devança, en s’adressant directement au patron. Instinctivement, et bien qu’il lui eût promis de ne pas la dénoncer, Sonny tourna résolument le dos à son patron… Faites qu’il ne voie pas les dégâts, faites qu’il ne voie pas les dégâts… Mais rien ne se passa. Ou plutôt si, William demanda à ce qu’on lui serve une bouteille de champagne et deux verres. Deux verres ? Sonny jeta spontanément un coup d’œil aux alentours… où était la femme qui l’accompagnait ? Parce qu’il y avait forcément une femme. Cet homme ne pouvait pas être seul ou le monde ne tournait vraiment pas rond. Ou un ami… non, les hommes entre eux ne boivent pas de champagne… c’est une loi universelle. Donc une femme… où était donc la veinarde ?

Ah mais c’était pour elle et lui ? C’était elle qui avait fait une bêtise et il la récompensait ? Sonny fut si surprise qu’elle n’eut ni le courage ni le désir de refuser son invitation. Cet homme l’intriguait. Et bon, il fallait bien qu’elle se fasse pardonner, alors autant prendre un verre, si son patron l’y autorisait. Les gens sympas, ça se comptait sur les doigts d’une main dans cette ville. Et s’il gardait ce comportement exemplaire, alors pourquoi se priver. Ils ne faisaient rien de mal après tout et Sonny saurait mettre le holà si le besoin s’en faisait sentir. Alors elle regarda en direction de son patron, attendant qu’il l’autorise à prendre une pause. Elle aurait juré qu’il refuserait vu le monde, mais il regarda William qu’il semblait connaître et hocha la tête silencieusement.

Alors Sonny s’empara de la bouteille de champagne et entreprit de l’ouvrir. Elle ne savait pas sabrer le champagne, alors elle le ferait à la barbare. Et ce fut au prix d’un effort surhumain qu’elle parvint à ouvrir la bouteille dans un « PLOP » retentissant avant de verser le pétillant liquide dans les coupes.

« Si cela me vaut une coupe à chaque fois que j’arrose un client, je devrais y songer plus souvent. A la vôtre, William. Et merci pour tout cela. »

Elle trinqua avec le jeune homme et porta le verre à ses lèvres. Bon sang, depuis combien de temps n’avait-elle pas bu de champagne ? Pas depuis son arrivée aux Etats-Unis en tout cas.

« Il me rappelle un peu chez moi. Je suis française, patrie du champagne. Si un jour j’y retourne je tâcherai de vous ramener un cru bien de chez nous. »

En disant cela spontanément, Sonny se renferma un petit peu… Elle avait presque oublié qu’elle ne pourrait plus repartir chez elle, à cause des contrôles aux aéroports. Elle les avait bluffés une fois, elle ne voulait pas prendre le risque de se faire repérer… Elle était morte là-bas, que dirait-on si son fantôme débarquait d’un avion ? Mais passons, elle reprit vite son sourire, ce pauvre William ne méritait pas qu’elle lui gâche sa soirée.

« Un homme aussi sympa et gentleman que vous, seul, sans femme à son bras, dans un bar minable comme celui-ci, ça n’est pas normal. Ça vous arrive souvent d’offrir du champagne aux serveuses maladroites, ou est-ce un piège pour endormir ma vigilance et me rendre la pareille ? Avouez… »

Elle appuya son discours d’une mimique faussement sceptique. D’où venait-il ? Qui était-il ? Que faisait-il ? Autant de questions et toute la soirée pour y répondre…

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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Mar 24 Avr - 7:27

William ou le dragueur né ! Dragueur je l’étais mais j’étais aussi un gentleman. Je ne faisais pas comme tous ces types qui se bourraient la gueule pour se donner du courage rien que pour mettre la main aux fesses des filles. Je n’osais pas penser à ce qu’ils devaient faire pour ramener une fille dans leur lit. Ils étaient pitoyables. Ca ne voulait pas dire que je ne prenais jamais de cuite, mais même bourré, je ne me comportais pas comme eux. J’étais plus lourd et plus insistant quand la belle me résistait mais si je voyais qu’au final je n’avais aucune chance, je laissais tomber. Il y avait trop de filles célibataires. Je passais à autre chose ou à une autre demoiselle. Sinon je faisais la bringue avec des potes. Ce n’était pas la même chose mais le principal était que je m’amusais bien. C’est vrai que les potes ces derniers temps se faisaient rares. Ca ne me gênait pas plus que ça. Quand je voulais passer un peu de bon temps, j’aillais en boite ou dans un bar comme ce soir.

C’était pas courant qu’une serveuse s’occupe de moi comme ça mais j’allais pas me plaindre surtout qu’elle était jolie pour ne pas dire belle. Cette fille serait une vraie bombe sexuelle à trente ans.

- Enchanté Sonny. Ce n’est pas courant comme prise de contact, mais franchement ça me va. Ca change de la routine J’espère que vous ne faites pas ça avec tous les pantalons ou alors vous avez des actions chez les pressings du coin.
Je lançais un sourire amusé de ma plaisanterie à deux balles. J’étais amusé aussi en voyant Sonny chercher après quelqu’un quand les deux verres champagne arrivèrent. Elle croyait peut-être que j’étais accompagné. Elle devait penser que comparé à tous ces rustres, un mec comme moi devait être avec une femme. C’est vrai que je ne sortais pas toujours seul mais ce soir c’était le cas. C’était le cas depuis l’histoire du Blue Lake. Je me fichais des autres mais je ne voulais pas faire prendre de risques inutiles aux filles qui me plaisaient.

- Même si c’était pas désagréable, je préfère que le champagne coule dans votre gosier plutôt que sur mon pantalon. A la vôtre Sonny. Content que ça vous plaise. Alors dites moi, puisque vous êtes française, il est comment ce champagne ? On dirait que vous avez le mal du pays, j’me trompe ?
J’avais remarqué un éclair de tristesse dans les jeux de la jeune fille avant qu’elle ne les ferme. Ca ne me regardait pas mais j’étais curieux de nature et puis je préférais les filles joyeuses que les filles tristes. J’étais venu pour passer un peu de bon temps, ça serait pas de veine si j’étais tombé sur une dépressive. Ca ne dura qu’une seconde et je préférais ça.

Elle me trouvait sympa, normal, je l’étais toujours avec les charmantes demoiselles. Je lui lançais un clin pour approuver ce qu’elle disait sur mon compte. Elle avait raison, j’allais pas jouer les modestes et la contredire. Elle trouvait louche que je sois seul et s’attendait à être piéger. Ben à part la mettre dans mon lit si elle était consentante, il n’y avait pas de piège. Je n’allais pas l’arroser de champagne dans un bar où je connaissais le patron.

- J’ai rien à avouer. Ca vous étonne que je sois libre, pourtant c’est le cas. Par contre, je me dis aussi qu’une aussi charmante jeune femme doit avoir un copain.

En disant cela, j’avais posé ma main sur la sienne sans m’attarder. C’était juste histoire d’établir le contact physique. Quoi que, elle l’avait déjà établi. Si elle n’avait pas de copain, c’est qu’elle devait avoir pas mal de mecs à ses pieds et qu’elle ne savait pas lequel choisir, du coup elle restait célibataire. Ca serait bon pour moi car je n’avais pas l’air de lui déplaire. En même temps, ça ne me dérangeait pas qu’elle ait un mec, je n’étais pas jaloux. Mais c’était quand même mieux de sortir avec une fille libre. Comme ça j’étais sûr que je n’aurais pas de problème. En ce moment, je devais éviter ce genre d’embrouilles.
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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Mar 24 Avr - 18:29

Bon, apparemment, ce William avait un bon sens de l’humour et de la dérision. Et il fallait au moins cela pour les sortir tous les deux d’une situation embarrassante. Et avec Sonny, ce genre de situation se représentait souvent. Déjà hier quand son patron l’avait surprise avec Capucine en train de danser et de chanter au lieu de passer le balais… Enfin, elle avait l’habitude après tout. Mais c’était plus rare de trouver quelqu’un qui joue le jeu avec elle a lieu de l’enfoncer.

William était visiblement quelqu’un de fin, car il remarqua immédiatement son bref coup de blues. Décidément, soit elle était une bien piètre menteuse, soit il était malin. Trop malin. Donc il fallait s’en méfier. Pour l’instant, la discussion ne présentait aucun danger, il y avait des parades toutes trouvées à un mal du pays, mais il fallait qu’elle apprenne à être prudente et à rester sur ses gardes.

« Ce champagne ne vaut pas un vrai français. Mais cela fait si longtemps que je n’en ai pas bu que je ne me plaindrais certainement pas. Et puis comme vous le dites, j’ai un peu le mal du pays, alors ça m’aide. Je suis venue aux Etats-Unis pour mes études et je suis là depuis peu. Alors vous savez ce que c’est : plus de famille, une ville toute nouvelle, des amis laissés derrière. Mais je m’y fais, rassurez-vous. Il y a pleins de fous dans cette ville, je devrais y trouver ma place. »

Elle se retint d’ajouter qu’il y avait déjà une autre folle dans ce bar répondant au doux nom de Capucine Rider, mais bon, peut-être avait-elle une réputation de fille saine d’esprit à tenir, alors elle ne voulait pas la trahir. William en revanche, à défaut d’être fou, avait le mérite d’être sûr de lui. Elle vit un sourire satisfait quand elle s’étonna du fait qu’il soit seul un samedi soir. Elle aurait dû lui poser la même question qu’à John : salaud ou homo ? Elle aurait bien aimé avoir sa réaction, pour voir s’il était du même acabit ce que macho misogyne. Mais pour une fois, elle fut sage et relativement polie. D’ailleurs, il lui retourna la question, en posant sur la sienne, brièvement, juste pour passer le message d’une possible ouverture.

Alerte ! alerte ! Elle ne devait pas laisser les choses glisser sur ce terrain-là. Alors comme elle n’avait pas joué franc jeu avec lui dès le départ, elle se tiendrait bien. Mais elle restait prête à répliquer, si les invitations de ce genre se réitéraient… Et là, qu’il connaisse le patron ou pas, elle n’hésiterait pas.

« J’ai effectivement quelqu’un dans ma vie , confirma-elle en ramenant sa main vers elle et en finissant sa coupe, Et je vous avoue que pour m’avoir, une glace aurait suffi. »

Maintenant que les choses étaient posées, elle espérait qu’il comprendrait et qu’il ne la prendrait ni pour une fille facilement infidèle, ni pour une allumeuse ou une poule de luxe. Elle préférait vraiment que ce champagne finisse dans sa bouche plutôt qu’au visage de cet homme qui ne faisait que tenter sa chance après tout. Donc elle avait opté pour une mise au point avec humour. Mais s’il faisait de la résistance, elle était bel et bien prête à répliquer… A lui de voir s’il avait envie de se lancer sur ce terrain-là. Et l’espace d’un instant, elle se demanda comment réagirait Remington s’il surprenait cette scène… Elle n’avait pas encore eu l’occasion de découvrir s’il était ou non du genre jaloux. Tout ce qu’elle savait avec certitude, c’est que si les rôles avaient été inversés, à savoir qu’il serait dans un bar avec une jeune femme à boire du champagne, elle n’aurait pas donné cher de la peau de cette rivale. Foi de Sonny, elle l’aurait payé ! Bref, il fallait vite changer l’orientation de la discussion.

« Vous avez un accent… C’est léger, mais vu que je suis moi-même étrangère, je l’entends. Vous n’êtes pas vraiment de Los Angeles n’est-ce pas ? Vous êtes venu pour quoi ? La plage, les californiennes, le boulot ? Vous semblez connaître le patron ici, vous êtes à la tête d’une sorte de mafia locale ? Dois-je m’inquiéter ? »

Elle avait pris volontairement un air effrayé et avait baissé le ton comme s’ils étaient deux complices que des oreilles mal intentionnées risquaient d’entendre…

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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Ven 4 Mai - 10:54

La demoiselle avait raison. Le champagne qu’on sirotait ne valait pas un champagne français mais il passait bien. Le patron me connaissait et il savait que je lui aurais renvoyé la bouteille s’il m’avait servi un vieux mousseux à la place. Moi aussi j’étais un déraciné comme Sonny. Je pouvais comprendre ce qu’elle ressentait. On n’avait pas la même histoire mais loin de son pays natal et loin de ses parents et de ses amis, c’était pas toujours facile à vivre au départ.

- Si j’ai bien compris, y’a pas longtemps que vous êtes à Los Angeles ? Ca m’a fait ça au début que je suis arrivé à San Francisco. Mais après on s’y fait, vous verrez. On fait des rencontres, on se fait des amis et on vit quoi !
En ce qui me concernait, je faisais des tas de rencontres mais pour les amis, c’était une autre historie. Mais ça, je n’étais pas obligé de le préciser.

Sonny risquait de ne pas comprendre pourquoi je parlais de San Francisco alors qu’on se trouvait dans un bar à Los Angeles. Avant j’avais débarqué à New York avec mon meilleur ami. Je n’avais pas eu le mal du pays. Je n’avais pas le temps d’y penser. Avec mon pote on avait tout à découvrir, on n’avait pas le temps de regarder derrière nous. La vie était devant nous. C’est quand j’ai acheté le restaurant à San Francisco et que j’ai quitté New York que j’ai eu un peu le mal du pays. Je ne connaissais personne et il fallait que je fasse mon trou sans me faire trop remarquer.

- Oui, j’vous ai pas dit. Je vis entre San Francisco et Los Angeles. Et c’est clair qu’il y a plein de fous à Los Angeles pour délirer, mais il y a aussi des fous dangereux. Rassurez-vous, je fais partie de la première catégorie.
Je pouvais toujours dire ça mais ce n’était pas évident qu’elle me croit. Mais bon, qu’elle me croit ou pas, je m’en foutais. Par contre ça m’ennuyait qu’elle ait un copain et qu’elle retire sa main par réflexe. Une fille comme ça ne devrait pas avoir quelqu’un dans sa vie. Elle avait quoi, 20 ou 22 ans. Au lieu de se caser avec un mec, elle devrait profiter de ses charmes et s’amuser tant qu’elle était jeune et belle. Quel gâchis ! Moi ça ne me gênait pas qu’elle ait un mec mais apparemment elle était du genre fidèle. La fidélité, quelle connerie ! Pour moi, la fidélité c’était l’esclavage de l’amour. Elle empêchait de vivre sa vie à fond.

- J’parie que vous êtes fidèle en plus ? Mais s’il n’y a qu’une bonne glace pour vous faire changer d’avis, je suis prêt à tenter le coup.
Je n’avais pas trop compris son allusion à la glace. Donc je plaisantais en espérant que c’était une ouverture possible. Je levais mon verre à la santé de ma charmante compagne. Charmante compagne qui se montrait d’un coup très curieuse. Sur ce terrain, ça risquait d’être difficile. J’étais moi-même curieux de nature mais je n’aimais pas trop parler de moi. Je préférais poser les questions. Je répondis quand même à quelques unes pour ne pas paraître trop secret. Elle pourrait se méfier.

- Je suis suisse en fait. Donc nous étions voisins quand on vivait en Europe.
Un petit clin d’œil complice et j’enchainais.
- J’ai un resto à San Francisco mais je vis le plus souvent à Los Angeles. C’est plus pratique pour mes affaires.

J’éclatais de rire quand elle supposa que je faisais partie de la mafia locale.
- Ben non. J’aime bien sortir et faire la fête. Donc il y a quelques bars où je finis par être connu. J’crois surtout qu’ils se souviennent de moi à cause des pourboires que je laisse.
Les patrons de ces bars ne me connaissaient pas plus que ça mais les gros pourboires que je laissais ne les laissaient pas indifférents. Ce n’était pas pour frimer, c’était pour les mettre dans ma poche. Comme ça, quand j’avais besoin d’informations, j’allais les voir et je n’avais pas besoin de les forcer pour qu’ils me filent les renseignements dont j’avais besoin.

- Je suis à la tête de mon resto, c’est déjà pas mal.
Je ne mentais pas, je ne disais pas toute la vérité sur mon compte. Ce n’était pas spécial à Sonny, mais je me voyais mal dire que j’étais un tueur à gage. Ce genre de métier était rarement apprécié, sauf par la mafia. Sauf que moi et la mafia, ça faisait deux. Je roulais pour mon compte et je ne voulais être dépendant de personne.
- D’ailleurs Sonny, si vous voulez manger une énorme glace avec plein de chantilly au bord d’une belle piscine, je vous invite à San Francisco. Ca vous dirait ? En tout bien tout honneur bien sûr ! Sinon vous faites quoi comme études ici ?
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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Dim 6 Mai - 19:01

Si Sonny parlait beaucoup, elle savait aussi écouter. Et elle prêtait une oreille attentive à tout ce que lui disait William. Parce qu’il était un personnage à lui tout seul. Mais elle avait pourtant du mal à le suivre. San Francisco ? Bon, apparemment, il était comme elle une pièce rapportée dans la cité des Anges. Un premier déracinement avec sa terre natale. Enfin un point commun. Au moins, la phrase qu’il lui sortait, « on fait des rencontres, on se fait des amis et on vit quoi » n’avait rien d’un cliché, mais elle témoignait certainement d’une expérience vécue. Et jusqu’à présent, c’était plutôt vrai. On ne refait pas sa vie. On la continue. Et tout ce qu’il lui prédisait s’était révélé. Elle avait rencontré plein de gens extraordinaires, elle avait retrouvé des amis et s’en était trouvé de nouveaux, elle était même tombée amoureuse. C’était bien la dernière chose à laquelle elle s’était attendue.

Et elle avait rencontré des folles. Des gens qui pouvaient partir dans les mêmes délires qu’elle. Et William laissa entendre qu’il était de ce genre. Pas un fou dangereux… Pour l’heure, elle n’en avait pas rencontré non plus. Et elle ne s’en portait pas plus mal. Et s’il était un fou furieux, elle était cinglée, alors elle saurait le gérer, non ?

En tout cas, s’il n’était pas fou, il était coriace. Quand il avait une idée derrière la tête, il ne se laisser pas démonter. Mais il était loin du compte s’il espérait séduire Sonny. D’une part à cause de son commentaire sur la fidélité. Comme si être fidèle était un vilain défaut. Mais elle y croyait, à cette valeur-là. Pour elle, aimer quelqu’un c’était un tout. Pas question de séparer le corps et les sentiments. Et hors de question d’être avec un homme qui irait trouver son plaisir ailleurs. Si William était ainsi, il venait de se griller à jamais. Et le coup de la glace… Qu’il tente le coup de la glace, cette fois, ça ne marcherait pas. Et il était loin d’imaginer le symbole que cela représentait. La glace… Remington lui avait offert une glace à la fraise, son parfum préféré, le jour de leur rencontre. Et c’était suite à cela qu’il l’avait traitée de perverse pour la première fois. La glace avait eu raison de leurs bonnes manières. Mais cela n’appartenait qu’à eux. C’était entre eux. Et tout charmant que William pouvait être, ça ne se ferait pas. C’est pourquoi elle avait préféré changer de sujet.

« Vous êtes européen ! Tiens donc. Alors oui, vous avez effectivement bougé dans votre vie. Je ne connais pas San Francisco… mais ne riez pas, vous auriez pu être un mafieux ! vous l’avez dit vous-même, la ville est remplie de fous dangereux. Mais bon, je crois que je parle au nom de toutes les serveuses si je vous dis que nous préférons toutes que vous soyez un généreux client. »

Donc il était gérant d’un resto. Ça, ça l’intéressait. Sonny et la nourriture, une grande histoire d’amour ! Bon, elle ne tomberait pas dans les bras de William pour autant, mais il venait de titiller sa curiosité… jusqu’à ce qu’il retente sa chance… « en tout bien tout honneur ». Mouais… Les dragueurs impénitents n’étaient absolument pas la tasse de thé de Sonny. Considérer les femmes – ou les hommes, cela marche dans les deux sens – pour de simples outils de jouissance, ça lui tapait sur les nerfs. Et sa rencontre avec John n’avait rien arrangé.

« Vous semblez avoir réussi votre vie, j’en suis ravie pour vous. Mais je suis bien triste que vous n’ayez pas trouvé chaussure à votre pied. S’envoyer en l’air, c’est bien, mais je vous plains de ne pas savoir ce que cela fait que de faire l’amour. Je fais des études de littérature, alors j’ai peut-être une vision naïve des choses, mais si vous pensez que la fidélité est une faiblesse, alors vraiment, vous me décevez. Sérieux ! Pouvoir compter sur quelqu’un qui vous connait par cœur, que ce soit physiquement ou mentalement, vous ne savez pas à quel point c’est bien meilleur que tous les coups d’un soir qui peuvent être franchement ratés parce que vous ignorez ce que l’autre aime et qu’il ne sait pas quoi faire pour vous faire décoller ? »

Sonny posa sa coupe vide sur le comptoir. Drôle de conversation pour une heure pareille. Et drôle de réaction de sa part ? Peut-être. Sûrement même. Et encore, William ne s’était même pas montré aussi lourd que certains clients. Mais elle était Sonny Malone et il fallait s’attendre à tout avec elle.

« Quelqu’un qui vous connait si bien qu’il est capable de vous faire grimper au rideau rien qu’en vous regardant, ça c’est ce que je vis en ce moment. Alors je vois pas en quoi mille infidélités pourraient être mieux que ça. Mais vous, c’est quoi votre truc ? La performance à tout prix ? Vous cherchez à avoir un maximum de femmes à votre tableau de chasse ? Vous les classez comment ? Par couleur de cheveux, par taille ? »

De deux choses l’une. Soit William prenait cela sur le ton de la rigolade, soit cela allait dégénérer… Quand on a un caractère de cochon comme Sonny, on ne se refait pas….

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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Mar 15 Mai - 6:20

- Si vous ne connaissez pas San Francisco, c’est l’occasion d’y aller. C’est une belle ville. Profitez-en tant que j’ai mon resto là-bas. J’ai quelques chambres d’amis que je loue à l’occasion, mais pour vous ce sera gratuit. Vous pourrez même ramener votre copain si ça vous chante.
Je préférerais qu’elle vienne seule mais vu ce qu’elle avait dit, il fallait que je la joue fine. Fallait pas croire non plus que j’allais lui sauter dessus si elle était seule. Ce n’était pas mon genre. Déjà, je ne couchais pas avec toutes les filles que je rencontrais. Heureusement, sinon je serais mort d’épuisement depuis longtemps. Je couchais seulement avec celles qui le voulaient et qui me plaisaient. En même temps, faut dire que c’est rare qu’une demoiselle ne me plaise pas. Même si ce n’étaient pas toutes de bombes, je trouvais toujours un truc qui m’attirait. Pour celles qui ne voulaient pas, je ne m’en rendais pas malade. Je tentais mon coup, si ça ne marchait, ce n’était pas grave. Il y a plus de femmes que d’hommes sur la terre, donc, je n’étais pas à une près. C’était clair que je ferais bien mon quatre heure de Sonny. Elle était belle, mais bon, je pouvais m’en faire une alliée aussi.

- Réussir ma vie, j’en sais rien. C’est très relatif ça ! Si réussir sa vie c’est d’avoir de l’argent et faire en gros ce qu’on veut pendant ses loisirs, dans ce cas, on peut dire oui. Si c’est fondé une famille, là c’est raté.

Sonny ne mâchait pas ses mots et ça me plaisait. Au moins je savais où aller avec elle. Ce qui n’était pas toujours le cas avec les filles. Je souris doucement quand elle me plaignit. Si elle savait ! Bien sûr que je savais ce que c’était que faire l’amour. Cette réflexion me ramena plusieurs années en arrière. J’avais été amoureux une seule fois dans ma vie. Mon histoire avait duré cinq ans. Elle aurait pu durer plus longtemps mais la mort en avait décidé autrement. Je m’étais promis de ne jamais retomber dans le piège. J’avais trop morflé, je ne voulais pas revivre tout ça. Donc, j’en avais pris mon parti.

- La fidélité c’est bon quand on est vraiment amoureux, mais c’est quand même une contrainte. Faut varier les plaisirs. Comme ça, ça rappelle qu’on a de la chance d’avoir trouvé chaussure à son pied comme vous dites. Rien n’empêche d’avoir plusieurs paires même si on a déjà trouvé sa préférée.
Je lançais un clin d’œil amusé à Sonny pour chasser la mélancolie qui commençait à me gagner. En même temps, j’étais curieux de voir comment elle allait réagir.

Même si je ne l’avouais pas, j’étais d’accord avec elle. Quand j’étais avec l’amour de ma vie, je n’avais jamais été voir ailleurs. Maintenant que je n’étais plus tombé dans piège de l’amour, je ne m’en souciais plus. J’allais de droite à gauche comme ça me chantait et quand je voyais qu’une fille commençait à trop s’attacher çà moi, je la larguais. Pourquoi la plupart des gens pensaient que les célibataires qui s’envoyaient en l’air sans chercher plus loin pensaient toujours qu’ils cherchaient la performance ? Ca n’avait rien à voir avec ça, pas pour moi en tout cas. Je respectais trop les femmes pour les considérer comme des objets ou des proies à accrocher sur un tableau de chasse. On s’envoyait en l’air parce qu’on en avait envie. Je ne voyais pas pourquoi on devrait se priver de ces bonnes choses.

- J’ai jamais dit que l’infidélité était mieux. Vous avez de drôles d’idées et vous me prêtez des intentions qui ne sont pas les miennes. Je ne suis en compétition avec personne. Je profite de la vie et s’envoyer en l’air en fait partie. Pour votre info, je respecte trop les femmes pour les comparer les unes aux autres. Chaque femme est unique. D’ailleurs, c’est peut-être pour ça que je ne les comprendrais jamais.
Vu mon comportement, je n’étais pas étonné de ce que Sonny avait avancé. Ca me fit même sourire. Ce n’était pas la première fois que quelqu’un me faisait ce genre de remarque. Je voulais quand même mettre les choses au clair avec cette jeune fille un peu trop sûre d’elle. Je n’étais pas un goujat et encore moins un pervers. Après, qu’elle me croit ou pas, ce n’était plus mon problème.

- En tout cas, j’ai une petite préférence pour les brunes. Me demandez pas pourquoi, j’en n’ai aucune idée. Et vous ? C’est quoi votre type d’homme ?
A tous les coups, elle allait me décrire son mec. Alors, avant qu’elle ne me réponde, l’envie de plaisanter sur le sujet me fit sourire largement.
- Ca ne serait pas moi par hasard ?
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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Ven 18 Mai - 19:46

Eh bien eh bien… sacré William. Il la surprendrait jusqu’au bout. Au moins, il n’était pas un macho comme ce John Ford qui « testait » les femmes. Non, apparemment, pas de jugement sur les femmes, pas de fausse promesse, pas de considérations déplacées. Un séducteur qui aimait être séduit… Soit. Mais surtout, là où il gagna des points, c’est qu’il ne se mit pas en colère à cause de ses propos. Sonny savait qu’elle pouvait être un peu trop directe parfois et qu’il faudrait bien qu’elle apprenne à tenir sa langue. Qu’elle arrête de raconter sa vie aux gens, qu’elle cesse de trop parler et qu’elle veille à ce que ses pensées ne sortent jamais de sa tête. Non, William ne se vexa donc pas. Au contraire, il sembla prendre cela à la rigolade et se contenta de lui faire part de son propre point de vue. Profiter de la vie, voilà ce qu’il prétendait faire. Pour elle, profiter de la vie ne se résumait pas à des parties de jambes en l’air. Non, pour elle, le bonheur se trouvait quelque part dans la sérénité que procure l’être aimé. Deux conceptions différentes. Mais bon, soit. N’empêche qu’elle ne partagerait jamais sa vision… en amour, il n’est pas question d’avoir une paire préférée et d’autres pour les extras. Pas comme ça. Pas sa conception de la vie. Car elle faisait partie de ces gens naïfs, des rêveurs. Ceux pour qui réussir sa vie était un tout englobant le couple.

« Vous êtes un hédoniste alors, si je comprends bien. Même si vous ne dites pas tout… ça se voit dans votre regard. »

Quelque chose d’autre se cachait derrière ses propos, mais depuis qu’elle s’était fait remettre à sa place par Capucine, elle tentait de taire sa curiosité naturelle et souvent mal placée, alors elle préféra ne rien demander.

« D’accord, mettons que je vous ai mal jugé. Le pire, c’est que vous auriez pu être mon type d’homme, physiquement du moins, sinon, mon truc c’est plutôt un homme qui saurait se contenter de moi seule et qui serait capable de me supporter. Et ça, ça ne court pas les rues. J’aimais bien les châtains aux yeux marron. Mais bon. Le cœur a ses raisons que la raison ne connait point à ce qu’il parait et là j’ai juste fondu pour une paire d’yeux bleus à tomber. »

Une paire d’yeux bleus, une paire de fesses, des abdos, de la force, de la tendresse et un caractère à dormir dehors pour être honnête. Mais ne rentrons pas dans les détails.

Bon, elle n’avait pas été bien sympa avec lui. Entre un pantalon trempé et sa petite scène… Pourtant, même si elle ne partageait absolument pas sa vision de la vie, il ne semblait pas quelqu’un de foncièrement mauvais. Et même ses dernières phrases, sur son goût des brunes et sur son type d’homme à elle, n’avaient plus rien d’un plan drague à deux balles. Ils étaient désormais sur un autre terrain : celui de la plaisanterie. Qui sait, peut-être que s’en faire un allié serait plus malin que de s’en faire un ennemi. Alors Sonny sauta de sa chaise et remplit leurs coupes à tous deux avant de se planter devant lui avec son verre.

« On repart de zéro : Je suis Sonny Malone, en couple et fière de l’être. Ravie de faire votre connaissance William et merci pour le champagne. Je suis toutefois déçue que vous ne jouiez pas au petit jeu cruel et profondément ignoble de la notation des femmes. Parce que celle-là, là-bas, je lui donnerai un 8 sur 10, alors que l’autre récolterait tout juste la moyenne. »

Tout en sirotant son verre, elle lui avait montré les deux jeunes femmes en question. La première était accoudée au bar. Une femme aux formes généreuses, de longs cheveux châtains détachés, une robe élégante sans être sexy. Elle dégageait un charme indéniable, à défaut d’être une beauté fatale. Tandis que la seconde attirait tous les regards. Calée dans l’un des fauteuils, une rousse incendiaire exhibait ses jambes et ses seins débordants presque de son top rose. Elle prenait des mimiques feintes d’enfant et jouait avec ses cheveux. Sonny la trouvait vulgaire et foncièrement moins belle que la première. Pourtant tous le yeux masculins étaient rivés sur la seconde.

« Et vous ? Combien leur donneriez-vous ? Je ne fais pas ça parce que je suis du genre à être une saleté avec les autres femmes, c’est juste que je n’arrive pas à comprendre les critères masculins sur ce point… Vous dites que vous ne comprenez pas les femmes et je ne suis pas sûre de comprendre quelque chose à la logique des hommes… Enfin, si tant est que vous ayez une logique. Si on s’entraide on arrivera peut-être à être plus doués, qu’en pensez-vous ? Si on s’y met à deux, je suis sûre que plus personne ne pourra nous résister ! D’ailleurs, en tant que femme, je peux vous dire que celle-là, la brune à cette table, elle vous fait du charme de puis tout à l’heure… le coup de la mèche passée derrière l’oreille, ça ne trompe pas. »

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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Mar 22 Mai - 11:09

- Ouais on peut dire ça !
Fier de moi, j’affichais un large sourire. Avec le boulot que je faisais, je n’étais pas certain d’être encore en vie le lendemain. Je m’arrangeais pour être le chasseur, pas trop souvent. Je prenais toutes les précautions pour ne pas me faire repérer, mais rien ne garantissait qu’un jour je ne serais pas le lapin. Alors oui, je jouissais de la vie, des plaisirs et des femmes. Je n’avais pas honte de moi, j’en faisais profiter les autres. J’évitais de me prendre la tête et c’était très bien comme ça.

Sonny admettait qu’elle s’était trompée sur mon compte. J’approuvais d’un mouvement de tête. D’après ce qu’elle disait j’étais son type d’homme. Pour moi, ça voulait dire que je lui plaisais physiquement. Sauf qu’elle avait rencontré son mec aux yeux bleus avant moi. Elle avait l’air mordu en plus. Dommage pour moi car elle me plaisait bien cette fille.

- Ben si un jour t’en as marre des yeux bleus, tu pourras venir me voir. Je suis toujours dispo pour une charmante demoiselle.
Je lui lançais un clin d’œil charmeur mais pas trop. J’avais très bien compris que ça ne servait à rien de la draguer plus longtemps. Je pris le verre qu’elle avait rempli de champagne. Cool, on repartait à zéro. C’était pas vraiment utile. Tout ce qu’elle m’avait dit ne m’avait pas vexé. Mais bon, c’était sympa de sa part de reconnaître qu’elle s’était plantée. La jolie serveuse me fit remarquer deux filles seules, une rousse incendiaire et une pulpeuse aux longs cheveux châtains. Je jetais un regard vers les deux cibles.

- T’es une marrante toi !
J’éclatais de rire quand Sonny leur donna une note et qu’elle me demanda ce que j’en pensais. C’est bien les femmes tiens. Elles n’aimaient pas être notées, elles critiquaient les hommes qui faisaient ça, mais elles n’étaient pas les dernières à jouer à ce petit jeu. Je ne voyais pas ce que ça pouvait apporter car personne n’avait les mêmes critères. Et puis, il n’y a pas que le physique qui compte. C’est vrai que c’est la première chose qu’on voit. C’est vrai aussi qu’un beau papier cadeau peut cacher un cadeau empoisonné. Je ne voulais pas être empoisonné.

- Je ne tomberai pas dans ton piège. Comme je t’ai dit, je ne joue pas à ce petit jeu.
Je trouvais ça vulgaire et sans intérêt. Je ne dis pas le fond de ma pensée à Sonny car son idée n’était pas idiote. Pour voir les différences de jugement entre un homme et une femme, ça pouvait être intéressant au final. Une sorte d’entraide, pourquoi pas ? Je me tournais pour regarder d’un peu plus près les deux filles dont elle avait parlé. Les deux me plaisaient en fait.

- Si j’avais à choisir, je prendrais la fille aux cheveux châtains. Les filles qui font trop de manières et qui se la joue femme enfant, c’est pas trop mon truc. On ne sait pas trop si elles sont jeunes et qu’elles veulent faire plus vieilles, ou si c’est l’inverse.

Une brune me faisait du charme. Ah tiens, pourquoi je ne l’avais pas remarqué ? Ben non, je ne pouvais pas. Je n’avais pas des yeux derrières la tête et jusqu’à maintenant je regardais principalement Sonny. Du coup, je me retournais pour voir qui était cette brune. Pas mal elle aussi ! Je lui lançais un sourire amusé et je me retournais vers la serveuse.
- T’as l’œil dis-donc ! J’aurais préféré que ce soit toi qui me fasse du charme ce soir, mais bon. On n’a pas toujours ce qu’on veut n’est-ce pas ?

A ce moment là, un client bourré passa derrière Sonny. Il lui mit la main aux fesses en lui demandant de renverser du champagne sur lui comme elle l’avait fait sur moi. Quel connard ! Sans m’énerver mais décidé, je me levais de mon tabouret, prit le goujat par le col et le traînait dehors. Je n’étais pas du genre violent mais quand il le fallait, je ne me faisais pas prier. Le type était trop saoul pour que je lui tape dessus. Je me contentais donc de le pousser dans le caniveau en lui interdisant de remettre les pieds dans le bar. Je restais sur le trottoir pour m’assurer qu’il n’allait pas revenir sur ses pas. En attendant, je m’allumais une cigarette. Je l’avais bien mérité.
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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Mer 23 Mai - 14:31

Reconnaitre qu’on a eu tort et avancer. C’était ça le plan. Et pour l’instant, William et Sonny ne semblaient pas partager beaucoup de points en commun. Tout ce que Sonny savait, c’est qu’elle pouvait s’en faire un allié. Un allié pour quoi, ça, franchement, elle n’en avait pas la moindre idée. Mais il était sympa et marrant ce type après tout. Elle n’avait pas vraiment besoin de conseil pour deviner les goûts des hommes ou leurs mimiques, les messages plus ou moins subliminaux qu’ils pouvaient faire passer. Elle se fichait pas mal de les voir ou de les manquer. Elle avait Rem et elle le comprenait. Elle savait quoi faire pour lui plaire, elle comprenait rien qu’en plongeant ses yeux dans les siens qu’elle allait passer un sale quart d’heure ou au contraire un moment agréable. Les autres hommes, elle s’en fichait. Mais elle aimait bien l’idée d’en apprendre plus sur leur perception des femmes. Cela pouvait toujours servir.

Bref, William sembla s’amuser du petit jeu qu’elle lui proposa soudainement et il ne manqua pas d’y prendre part, tout en percevant bien le piège et la mauvaise foi de Sonny, qui adoptait exactement l’attitude qu’elle venait de reprocher aux hommes. Bah quoi ? C’était une femme non ? Et les contradictions, c’est un charme tout spécialement féminin. Voilà… argument comme un autre.

« Ok, tu es plus malin que je ne le pensais… »

Tiens, tutoiement maintenant. Eh bien oui. Ils venaient de franchir une étape. La partie drague était définitivement close tout comme la partie « je te tire dans les pattes parce que ça m’amuse ». Ils n’étaient pas amis pour autant, mais plus complètement des inconnus. Des connaissances ? Peut-être. Sûrement. Ils seraient probablement de ces gens qui se salueraient toujours et échangeraient quelques mots, connaissant certains pans de la vie de l’autre mais sans plus. Et après tout pourquoi pas ? Comme il l’avait dit, si un jour elle passait par San Francisco, elle aurait au moins un visage familier auquel rendre visite. Par contre, elle éviterait d’y emmener Remington. Parce que si jusqu’à présent ce-dernier ne s’était jamais montré jaloux, et même s’il ne se passerait rien avec William qu’une certaine complicité amicale, il y avait fort à parier que ces deux là ne s’entendraient pas le moins du monde.

Et au moins, il avait bon goût en matière de femme. Lui aussi aurait opté pour celle aux cheveux châtains. Au moins, il ne levait pas tout ce qui a des jambes et une paire de seins… Quant à la brune, Sonny avait gagné. Elle avait le béguin pour Will, qui s’amusa de sa remarque. Sonny avait l’œil pour ce genre de chose. Peut-être parce qu’elle avait appris à décrypter les gestes et les expressions qu’arboraient les gens après qu’elle ait vu dans un de leurs rêves qu’ils en pinçaient pour quelqu’un. Il fallait la comprendre… vous vous rendez compte que votre voisine rêve secrètement d’un homme… eh bien le lendemain vous l’observez quand elle se trouve en présence de celui-ci… et tous les gestes vous paraissent évidents. Voilà, c’était comme ça qu’elle avait appris à reconnaître les gestes qui ne trompent pas.

« Je ferai un excellent copilote ! »

Par contre, ce qu’elle n’avait pas vu venir, c’était ce type ivre et sa grosse main velue sur ses fesses. Ses pauvres fesses ! Elle aurait besoin d’une bonne douche après cette soirée. Et qu’est-ce qu’il lui voulait cet imbécile ? Ok, évidemment, qu’elle renverse un verre sur son entrejambe et qu’elle frotte le tout… Elle était surtout sur le point de gâcher du champagne en le lui balançant à la figure quand William intervint. Calmement mais fermement, il attrapa ce pauvre type et le vira du bar. Eh bien il devait être vraiment pote avec le patron, parce que si Sonny avait fait la moindre remarque à ce type, elle se serait fait taper sur les doigts, surtout après l’incident de la veille… disons qu’elle n’était plus vraiment dans les bonnes grâces de son boss après l’avoir comparé à un énorme montre terreur des leprechauns.

Spontanément elle le suivit jusque dans la rue… Bon, elle ne se sentait pas vraiment de refaire une partie de rodéo sur le dos d’un type ivre comme elle l’avait fait la veille en voulant aider Capucine, mais on ne peut jamais prévoir les réactions d’un mec bourré. Mais William semblait parfaitement gérer ce trublion. Il était même déjà en train de s’allumer une cigarette. Mais qu’est-ce qu’ils avaient tous à vouloir se tuer les poumons comme ça. En plus ça pue et c’est dégueulasse. Alors, elle approcha doucement de lui et attrapa le mégot du bout des doigts.

« Sérieux… si tu veux être mon héros, je ne vais pas te laisser claquer parce que tu auras trop fumé. Et puis merci pour la fille que tu embrasseras avec une haleine au doux parfum de clope. Vive le tue-l’amour ! »

Mais alors qu’elle était en train de lui faire la morale, elle n’avait pas vu que les compères du type que William avait gentiment rembarré l’avaient également suivie à l’extérieur. En fait, elle ne s’en rendit compte que lorsqu’elle se sentit soulever du sol, fermement agrippée par la taille par deux bras aussi gros que ses cuisses. Très vite, elle frissonna de dégoût, reniflant l’haleine alcoolisée du type qui tentait de lui voler un baiser tout en glissant ses mains sous son tee-shirt. William lui, venait d’être pris à partie par un second type qui paraissait prêt à en découdre, ayant visiblement envie de casser du bonhomme.

Sonny se mit à gigoter, en se démenant comme un beau diable, mais la prise de ce bourrin était trop ferme. Tout ce qu’elle put faire fut de lui cracher à la figure. Décidément, cela faisait deux nuits de suite qu’ils lâchaient les fauves… il n’y avait pas moyen, si elle se tirait de ce mauvais pas elle filerait sous la douche de décontamination ! Et tandis qu’elle se débattait, la scène suscitant au passage l’indifférence générale, elle vit le type que William avait viré s’approcher de lui, tandis que le poing de son compère filait droit en direction de Will. Deux contre un et un géant contre une fille… soirée des lâches…

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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Mar 29 Mai - 9:41

Bien sûr que j’étais malin. Si je ne l’étais pas, il y a longtemps que je serais mort. Sonny croyait quoi ? Ce n’était pas parce que je l’avais dragué que j’étais un gros lourd sans cervelle. Le seul truc que je ne comprenais et que je ne comprendrais jamais, je crois, c’était les femmes. Un copilote ne serait pas de trop.

- Ca marche ! Tape cinq.
J’avais fais le geste pour qu’elle me tape dans la main pour conclure le marché qui n’en était pas vraiment un. Si ça se trouvait, je ne reverrais pas cette demoiselle avant longtemps. Mais bon, qui sait ? On pourrait devenir potes tous les deux. Cette idée me plaisait. Avec une amie aussi jolie que Sonny, ça pourrait me servir. A quoi ? Je n’en savais trop rien. Je me disais que les femmes réussissaient souvent là où les hommes échouaient et que ce n’était pas toujours grâce à leur intelligence. J’aurais voulu lui poser quelques questions mais le type bourré ne m’en laissa pas le temps.

Sauver les demoiselles en détresse, c’était un de mes trucs pour les mettre dans ma poche. En même temps, je ne le faisais pas tout le temps avec une idée derrière la tête. J’aimais pas les mecs qui se croyaient tout permis avec les filles. J’avais donc sorti le type du bar et je l’avais jeté dans le caniveau. Je n’étais pas du genre bagarreur mais à chaque fois que ça m’arrivait, je m’en grillais une. Mauvaise habitude mais bon, ce n’était pas tous les jours que je jouais de mes poings. Je n’étais pas un grand fumeur mais j’avais toujours un paquet de cigarettes dans la poche. Ca servait pour draguer une fille qui n’avait plus de clopes. C’était une façon d’établir le contact avec celles qui se tuaient les poumons. Alors, avant qu’elles meurent, autant que je profite.

Je n’avais pas protesté quand Sonny m’avait retiré le mégot de la bouche. Ca ne me dérangeait pas. Au contraire ça me fit rire.

- Ton héros ?
Je n’avais pas cette intention, mais l’idée était marrante. Alors pourquoi pas ? Amusé par la situation, je n’avais pas vu venir la suite. Un autre type s’en prit à Sonny et un autre à moi. Je ne pus pas éviter le coup de poing qui me dévissa le cou. Le mec du caniveau venait de se relever et il venait prêter main forte à son pote. J’analysais rapidement la situation. A deux contre un, je ne faisais pas le poids. Activer ma capacité n’était pas une bonne idée. L’heure était tardive mais il y avait toujours des curieux qui traînaient et qui ne manquaient pas d’assister à un spectacle improvisé. Je n’avais donc pas le choix. Pour éviter un deuxième coup, je me baissais et je dégainais mon arme planquée sous la jambe de mon pantalon. Je m’étais déplacé rapidement de façon à pointer mon arme en direction de celui qui m’avait donné un coup de poing et de façon à avoir les deux autres agresseurs dans mon champ de vision.

- Cassez-vous sinon j’en flingue un !
J’étais calme et déterminé. Comme ils étaient bourrés, je me doutais qu’il ne me croirait pas sur parole. Je n’allais pas leur laisser encore une chance de s’en prendre à Sonny ou à moi. Si l’un d’entre eux tentait quoi que ce soit, il allait s’en prendre une. Je ne les lâchais pas des yeux. J’étais déterminé à appuyer sur la gâchette au moindre mouvement suspect.
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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Ven 1 Juin - 11:27

La paix avait été faite et un pacte scellé. Un pacte sans grand intérêt, scellé par une claque dans la main, mais qui les mettrait de bonne humeur pour le reste de la soirée… si les choses avaient été simples. Mais rien dans cette ville ne semble vouloir fonctionner correctement plus de quelques minutes et en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, William et Sonny se retrouvaient dehors, lui avec la cigarette et au bec et elle lui lançant :

« Qui vient débarrasser les jeunes demoiselles de malotrus, si ce n’est les héros ? C’est toujours comme ça dans les films. Allez, avoue, tu as les collants bleus et le slip rouge de superman sur toi en fait. »

Mais la plaisanterie avait assez duré, du moins du point de vue de deux types qui ne paraissaient vraiment pas de bonne humeur. Bref, en quelques secondes, ils s’étaient retrouvés dans de sales draps. Deux types sur William, un coup de poing qui vole et un type qui pose ses sales pattes velues sur Sonny. Eh bien, qui aurait pu croire que cette soirée prendrait une telle tournure ?

Juste après qu’elle lui ait craché dessus, Sonny sentit que son agresseur n’était pas loin de parvenir à dégrafer son soutien-gorge. Qu’est-ce qu’elle aurait aimé pouvoir lui balancer un coup de pied bien placé à celui-là, mais elle avait beau se débatte, rien n’y faisait… Dire que son amie Sarah avait dû vivre la même scène, au lycée, quand elle avait été violée. Et personne n’avait voulu la croire à l’époque. Mais Sonny se le promit à elle-même : le visage de ce minable était gravé en elle et elle le lui ferait payer. Elle lui provoquerait des cauchemars à faire pisser dans son froc l’homme le plus courageux. Désormais, ce serait œil pour œil, dent pour dent. En attendant, il fallait tenir et ça, ce n’était pas une mince affaire. Parce qu’il fallait l’avouer, elle était juste morte de trouille.

Puis elle l’entendit, avant de le voir. William menaçait de tirer et d’abattre le premier qui ferait des siennes. Il brandissait l’arme de façon déterminée et Sonny avait déjà vu cette lueur dans celui de Remington : il n’hésiterait pas. Il savait se servir de son flingue, s’en était déjà servi et ne verrait aucun inconvénient à s’en servir de nouveau. Même si elle aussi savait tirer, cela n’en demeurait pas moins impressionnant d’être aussi près d’un instrument de mort et surtout d’être plus ou moins dans la ligne de mire. Parce que Will les tenait tous en joue.

Le type qui l’agrippait hésita. Il devait douter que William mette sa menace à exécution et pourtant, même sans le connaître réellement, Sonny se doutait que cela ne lui poserait aucun problème d’appuyer sur la gâchette. Elle sentit la pression qu’exerçaient sur ses hanches ces bras énormes et ses pieds retrouvèrent enfin le plancher des vaches. Alors elle put se libérer. Elle se retourna prestement et lui colla en plein visage un beau crocher du droit. Sauf qu’elle cria en même temps que son poing s’abattit sur son agresseur. Elle avait déjà donné des gifles par le passé mais jamais de coup de poing et surtout pas de cette force. C’est que cela faisait un mal de chien. Apparemment, elle ne s’était brisé aucun os mais elle porta machinalement son autre main pour soutenir celle qui venait de faire son baptême du feu.

Puis elle recula, jusqu’à se placer au niveau de William. S’il y avait encore peu les armes à feu la terrifiaient, il n’en était plus rien aujourd’hui. Tout ce qui l’embêtait, c’était que William ait des ennuis s’il ouvrait vraiment le feu. Parce qu’à tout les coups, cela se retournerait contre lui. Avec la justice, une plainte de l’un de ces abrutis et ce serait lui qui aurait des problèmes. Et de façon plus égoïste, elle ne pouvait pas non plus se permettre d’avoir à se présenter devant la justice. Que se passerait-il si sa situation venait à être découverte ?

Tout en gardant les yeux rivés sur leurs ennemis, Sonny frôla William et lui murmura ses craintes.

« Il y a des yeux partout ici, ils ne valent pas la peine qu’on ait des ennuis à cause d’eux. Je me passerais bien d’une descente de police. Rentrons, allons prendre un verre, le patron ne les laissera certainement plus rentrer. »

Du moins, il fallait l’espérer. Maintenant, restait à savoir si William allait l’écouter et surtout si ces mecs allaient repartir bien sagement la queue entre les jambes, ou s’ils allaient tenter un dernier coup d’éclat.

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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Mar 5 Juin - 6:52

Sonny regardait un peu trop de films avec des super héros. Collants bleus et slip rouge, non merci, ce n’était pas pour moi. Je souris quand même à la blague de la jeune fille. Je ne souris pas longtemps car deux types venaient de surgir pour prêter main forte à leur pote bourré. Je ne voulais pas passer la nuit à me battre. Je n’aurais pas fait le poinds contre trois hommes. J’avais donc sorti mon flingue. Je menaçais de tirer s’ils ne nous lâchaient pas. Celui qui tenait Sonny avait l’air de me croire car il lâcha sa prise. Elle vint se mettre à côté de moi. Elle n’était pas bête au moins, comme ça elle ne risquait pas de se prendre une balle perdue. En même temps, je tirais et je visais bien. Elle n’avait pas de soucis à se faire de ce côté. Mais comme elle ne me connaissait pas, elle ne pouvait pas savoir. Donc, elle avait bien fait de prendre ses précautions.

Je tenais toujours les trois types en joue. Sonny venait de me murmurer de ne pas prendre de risques. Je ne risquais pas de les manquer si je voulais. Mais c’est vrai qu’il y avait un peu trop de spectateurs autour de nous. Je me demandais toujours pourquoi les gens restaient à proximité du danger. Il voulait jouer avec le feu et se prendre une balle ou quoi ? C’était la même chose quand il y avait un accident. Les passants s’arrêtaient pour voir ce qui se passait comme si c’était un spectacle. C’était à croire qu’ils n’avaient rien de mieux à faire qu’à mater ce qui se passait dans la rue. Ca devait mettre un peu d’animation dans leur vie monotone. Je trouvais cette attitude complètement idiote pour ne pas dire conne. Ils feraient mieux d’aller au cinéma pour voir ce genre de spectacle, en plus ils seraient assis confortablement. C’est vrai que ce qui se passait dans la rue était gratuit. Bref, j’avais d’autres choses à penser pour l’instant. Je devais sortir Sonny et moi de ce traquenard.

- OK.
J’avais murmuré ma réponse. Avant de baisser mon arme, j’attendais que les types se tirent. Celui qui s’en était pris à Sonny avait lancé aux deux autres qu’il s’en allait avec ou sans eux. Les deux autres le suivirent sans trop attendre. Le mec bourré lança un regard mauvais en direction de Sonny. Il devait regretter de lui avoir touché les fesses. Il me lança une menace disant qu’il me retrouverait plus tard.

- C’est ça…
J’avais répondu d’un air de dire cause toujours tu ne me fais pas peur pauvre naze. Ca ne valait pas le coup de discuter avec lui. Il n’y avait rien à en tirer de positif. Ce genre de mecs pensaient avoir raison, il ne supportait pas que d’autres personnes leur disent qu’ils avaient tort. Il était un bel exemple de goujat misogyne complètement con. Une fois que les trois hommes eurent disparu de ma vue, je pris Sonny par la taille, la forçant gentiment à me suivre. J'avais toujours mon arme à la main.

- Viens, restons pas là. Y’a bien un con qui a du appeler les flics. Ma voiture est garée pas loin. J’appellerai ton patron pour pas qu’il te fasse d’histoire dans ton job.
J’espérais qu’elle me suivrait. Je ne voulais pas la laisser derrière moi. Les sales types pouvaient revenir et en plus j’avais deux ou trois choses à mettre au point avec elle.
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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Ven 8 Juin - 18:14

Sa main droite la lançait toujours. Pourquoi dans les films, quand un type en assomme un autre, ça ne lui fait rien du tout ? C’est totalement faux ! ça broie la main de cogner quelqu’un et Sonny en faisait l’amère expérience. Mais pour l’heure, elle était surtout concentrée sur les trois types et sur la rapidité avec laquelle William pourrait tirer en cas de problèmes. Toutefois, ce n’était pas ce qu’elle voulait. Ils ne pouvaient pas se permettre d’avoir des ennuis, alors elle espérait vraiment que ces trois pauvres idiots repartent et que la soirée s’achève normalement. Cet emploi commençait vraiment à lui prendre la tête, si elle n’en avait pas eu besoin à ce point, il y a longtemps qu’elle en aurait changer. Elle y songerait tout de même par la suite…

En tout cas, ils rendirent les armes, quittant les lieux en leur lançant des regards dédaigneux et visiblement avides de représailles. Pourvus qu’il s ne remettent pas les pieds ici le week end prochain, et tous les autres. Elle était prête à retourner à l’intérieur, à faire comme si rien de tout cela n’avait eu lieu. De toute manière, William l’avait défendue, il s’était lui aussi protégé, fin de l’histoire, pas de quoi en faire un plat. Mais visiblement il n’était pas de cet avis et passa un bras autour de sa taille pour l’entraîner plus loin. Mais qu’est-ce qu’il fabriquait ? Pourquoi l’emmenait-il ? Il disait qu’il préviendrait son patron, pour qu’elle n’ait pas d’ennui, c’était sympa, mais elle pouvait retourner bosser aussi.

Bah non, apparemment, elle ne pouvait pas. Il était résolu à s’éloignait avec elle du bar, tenant toujours fermement son arme à la main et impulsant plus ou moins d’autorité le mouvement. Sans qu’elle sache vraiment comment et pourquoi, Sonny se retrouva dans la voiture de William. Elle n’avait tout de même pas échappé à trois bouseux pour être kidnappée par Will ? Ce serait le comble ? Et pourquoi cet empressement soudain de fuir ? Lui qui avait été si calme précédemment. Peut-être à cause de la menace des flics. Sonny avait de bonnes raisons de vouloir les éviter, un contrôle un peu trop poussé d’identité pourrait lui être fatal, et pas seulement à cause de sa fausse carte qui la disait majeure… Mais William… pourquoi redoutait-il à ce point les forces de l’ordre ? A cause de l’arme ? Ils étaient aux Etats-Unis, ça couraient les rues, pas comme en France. Donc il devait y avoir autre chose. Un criminel ? Sonny l’avait vu comme le super héros jusqu’à présent, mais il était peut-être le méchant… Trop de gens semblaient avoir des choses à cacher dans cette ville, et lui aussi à n’en pas douter. Dr Jekyll et Mr Hyde ? Sonny n’avait plus du tout envie d’être là. Rentrer chez elle et se coucher. Et ne rien dire à Rem de ce qui s’était passé ce soir. Il deviendrait fou. Ou s’en ficherait. A voir en fait.

« William à quoi tu joues là ? C’était que des types bourrés, on n’était pas en danger de mort non plus. Je te remercie pour ce que tu as fait mais je peux savoir où on va ? Car à moins que tu me ramènes chez moi j’ai pas envie de rester éternellement dans cette voiture. Et range ton arme ou remets le cran de sûreté, ça vaudra mieux. Et je ne sais pas ce que tu cherches mais je sais tirer moi aussi… »

Bon, elle n’avait pas d’arme sur elle, petit détail technique. Et une menace en prime… pas très sympa de sa part mais mieux valait se méfier maintenant. Néanmoins, elle entendit derrière elle le son strident des sirènes de police. Alors il avait raison, quelqu’un avait bien appelé les flics… Et ça, ça ne sentait pas bon du tout. Vous connaissez l’expression « passer de Charybde en scylla » ? Parce que c’était exactement ce que Sonny ressentait à cet instant. Rester sur place et se faire contrôler par la police ou suivre un type armé, qui vous avait bien aidé jusque là, mais qui semble lui aussi avoir des trucs à cacher. Entre deux maux choisir le moindre… Sonny n’avait pas du tout envie d’expérimenter la justice américaine et d’être renvoyée en France et pour l’heure, William était son meilleur atout.

« Bon ok… on dégage d’ici. Roule ! »

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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Mer 13 Juin - 6:23

Qu’est-ce quelle croyait ? On n’était pas chez les bisounours. Sonny n’avait pas l’air très consciente du danger qu’elle avait couru et moi avec. Il n’y avait pas plus traître que des mecs bourrés. J’aimais les femmes mais ce n’était pas pour ça que j’allais risquer ma vie pour elles. Pas toutes en tout cas et encore moins pour une fille que je ne connaissais pas. J’étais d’accord pour les défendre quand je ne risquais pas grand-chose, mais fallait pas m’en demander plus.

- Je ne joue jamais quand j’ai un flingue dans la main. Ces types étaient peut-être bourrés mais à trois contre deux *Je pensais 1 et demi en réalité*, on risquait d’y laisser des plumes. Je ne suis pas un super héros. Me battre à mains nues c’est pas mon truc. Et qui sait s’ils ne sont pas partis pour revenir avec d’autres potes.
Je tenais à ma peau. Donc il était temps de foutre le camp. En plus, avec tous les passants curieux qui avaient assisté à la scène, à tous les coups, il y en avait bien un qui avait prévenu les flics. J’avais un port d’arme, ce n’était pas le problème. Le problème était que je ne voulais pas passer la nuit au poste. Je n’avais pas envie d’être fiché. Jusqu’à maintenant, j’étais toujours passé au travers des mailles du filet, je tenais à ce que ça ne change pas. Ca me garantissait une certaine tranquilité. Moins j’étais connu des services de police, mieux c’était. D’après ce que j’en déduisis, Sonny non plus n’avait pas envie de se faire embarquer. Elle aussi devait avoir des choses à cacher. Tant mieux, comme ça on était sur un plan d’égalité. Une fois dans la voiture, je rangeais mon arme là où je l’avais prise. Je mis le contact et de démarrais au moment où elle me donna son accord.

- Je vais te déposer chez toi si tu veux, mais avant, j’aimerais mettre deux ou trois choses au point avec toi. Ok ?
En fait, je n’attendais pas qu’elle soit d’accord. Nous voilà partis à rouler dans les rues de Los Angeles. Pour discuter, ce n’était pas terrible. J’aimais bien faire face à mes interlocuteurs. Il y avait souvent des mimiques qui trahissaient les vraies pensées. Je décidais d’aller sur un parking ouvert qui se trouvait près d’un centre commercial ouvert la nuit. Comme ça Sonny ne penserait pas être tombée dans un traquenard. La peur n’était jamais bonne pour mettre les choses au clair. Je me garais et je coupais le contact. Je me tournais vers ma voisine en souriant et je m’accoudais sur le dossier.

- T’as pas froid aux yeux dis-donc ! Même si tu ne faisais pas le poids, t’es quand même montée au créneau. J’peux savoir qui tu es vraiment et ce que tu penses de tout ça ?
J’avais fait un compliment à la demoiselle. Sans faire de baratin je voulais la mettre en confiance. Je voulais savoir ce qu’elle pensait de moi et de mon arme. Elle avait vu sans doute que ma menace d’en tuer un n’était pas une parole en l’air. Elle devait trouver mon comportement étrange. Si elle ne pensait pas que j’étais louche c’était qu’elle aussi avait des choses à se reprocher. Ou alors, elle était de la même trempe que moi. Dans ce cas, je pourrais peut-être la faire bosser pour moi.

- Sinon, t’en as pas marre de bosser dans ce bar ? C’est crevant et tu dois gagner une misère. Se prendre des mains aux fesses pour avoir de bons pourboires, y’a mieux comme job non ? Tiens, d’ailleurs, j’vais appeler ton boss pour le prévenir que t’as fini ton service.
Je passais donc un coup de fil au patron de Sonny en attendait de voir ce qu’elle allait me répondre.
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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Jeu 14 Juin - 20:30

Les rues défilaient, faisant briller la nuit de lumière, et un silence de mort était tombé à l’intérieur de la voiture. Sonny avait vraiment le chic pour se fourrer dans des situations pas possibles. Déjà la veille, Capucine et elle avaient eu à faire à deux gaillards peu commodes et cela avait fini en bagarre et en course sous la pluie. Et là, elle était dans une voiture avec un inconnu, après une bagarre dans la rue, fuyant les sirènes de police. Grandiose ! Mais au moins l’arme était rangée…

En revanche, s’il promit de la ramener chez elle, il n’était pas décidé à le faire sur l’instant. Voilà pourquoi ils roulaient sans but apparemment dans Los Angeles, alors que le campus où elle vivait n’était pas loin du bar. Qu’est-ce qu’il voulait ? Qu’elle jure de ne jamais l’avoir vu ? Qu’elle s’excuse de lui avoir renversé son verre sur le pantalon, l’entraînant malgré lui dans cette spirale de galères ? Soudain, il gara son véhicule en plein milieu d’un parking. Sonny distingua un magasin encore éclairé et avec un peu de mouvement à l’intérieur. Un petit creux ? Il avait envie d’acheter des biscuits ? C’était quoi la blague ?

Elle eut bientôt la réponse. Will coupa le contact et se tourna vers elle, arborant le visage amical qu’elle lui connaissait. Et ce qu’il lui lança à ce moment là éveilla une certaine pointe de fierté chez la jeune fille. Enfin, cela aurait été mieux s’il n’avait pas ajouté qu’elle n’aurait pas fait le poids, mais autant se concentrer sur le compliment pour cette fois. Et il fallait avouer qu’elle avait effectivement été prête à se défendre. Bon, elle s’était explosé la main, au passage, même s’il n’y avait rien de cassé. Une première. Son premier uppercut. D’habitude, elle n’était pas vraiment une bagarreuse. Du moins, ce trait de caractère, avec les gifles qui partaient toutes seules, était récent. Avant, elle était plutôt du genre à encaisser les coups, comme la fois où ses camarades de pensionnat s’en étaient pris à elle, ou à fuir pour éviter les conflits. Depuis son arrivée à LA, elle avait giflé Rem, s’était battue avec Jayden, avait fait du rodéo sur le dos d’un mec après l’avoir mordu, pas plus tard que la veille.

« Qu’est-ce qui te dit que je n’aurais pas fait le poids. Je suis sûre que si tu m’en avais laissé le temps, je les aurais mis KO. »

Elle sourit en lui disant cela. Parce que c’était faux, bien évidemment. En revanche, il avait parfaitement raison sur tout le reste. Son boulot payait une misère et les gros lourds qui se croient tout permis étaient difficilement gérables. Elle avait mis du temps à accepter le contact du sexe opposé, à cause de sa capacité. Elle voyait ce que les hommes rêvaient – littéralement – de lui faire. Et cela était… dégradant, et perturbant. Alors ces contacts volés, chaque week end, c’était certain qu’elle les abhorrait. Mais elle ne pouvait se permettre de faire des scandales.

« Qui je suis vraiment ? Une serveuse maladroite et cogneuse peut-être. En fait… j’ai du mal à supporter ces mains baladeuses, mais j’ai besoin de ce boulot. La fac coûte une fortune, alors je fais avec et j’accepte les règles du jeu. C’est tout. Tant que ça reste à ce niveau, c’est supportable. S’ils sont trop pressants, un coup de pied bien placé et on n'en parle plus. Quant à ce que je pense de tout ça. Que c’est un gros bordel. Mais il se passe toujours des trucs dingues dans ma vie, faut le savoir. »

Là-dessus, il se décida à passer un coup de téléphone au patron de Sonny, pour l’avertir qu’elle ne reviendrait pas ce soir. S’il avait autant d’influence sur ce type, William pourrait lui être d’une grande aide. Parce que Sonny le savait, son patron attendait la moindre bourde de sa part pour la virer.

« Il n’a rien dit ? J’admire. Et sinon, oui, j’en ai marre de ce boulot. Mais comme je te l’ai dit, il paie les factures, il n’est pas loin du campus et le patron n’est pas vraiment regardant sur l’âge. Maintenant, s’il y avait des jobs qui permettent de gagner des mille et des cents rien qu’en claquant des doigts, ça se saurait. Et pour ton intervention de cow-boy, c’était pas mal. Mais je suis sûre que je n’ai rien à t’envier en ce qui concerne le tir. Voilà, tu connais un secret sur moi, je me débrouille dans le maniement de la gâchette. »

Et là, elle imita la position de William, en s’accoudant à son tour sur le dossier et en le regardant en souriant.

« Tu devrais peut-être t’inquiéter. Je suis certainement une psychopathe recherchée par la police… »

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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Mar 19 Juin - 6:25

Sonny était une serveuse maladroite, c’est clair, j’en avais eu la preuve versée sur mon pantalon. C’était une cogneuse aussi car malgré son petit poids elle n’avait pas hésité à s’en prendre à un costaud. Elle filait un coup de pied bien placé pour remettre en place les mecs aux mains trop baladeuses. Drôle de fille que j’avais devant mes yeux. Si j’avais tout suivi, elle bossait dans ce bar pour payer ses études et sa vie était mouvementée. En gros elle n’avait pas de bol et se tuait la santé pour trois fois rien.

- Quel genre de trucs dingues par exemple ?
Fallait qu’elle m’en raconte un peu plus sur elle pour voir si je pouvais lui proposer de bosser pour moi. Au moins, elle se fatiguerait moins et elle serait beaucoup mieux payée que par son patron à qui j’avais passé un coup de fil.

- Non il n’a rien dit. Y’pas de quoi m’admirer. Ton boss n’a pas le choix de toute façon. Il préfère que les clients chiants soient sortis plutôt que d’avoir une bagarre dans son bar. Entre nous, ça m'étonnerait qu’il ait une assurance pour couvrir la casse.

La jeune fille ne devait pas être au courant des jobs qui gagnaient bien. C’était plus risqué mais pas toujours. Elle avait parlé de tir et ça n’était pas rentré dans l’oreille d’un sourd. Si cette fille savais magner la gâchette, je pourrais lui refiler du boulot. Avant de lui en donner un qui demandait d’avoir une arme, je la testerais. Je n’avais pas envie qu’elle fasse foirer mes opérations.

- Oh là, j’ai peur !
Sonny avait pris la même position que moi. Elle me fit sourire en supposant qu’elle était une psychopathe recherchée par la police. Si c’était vrai, elle ne me dirait pas ça comme ça.

- Si j’ai bien compris, tu n’as pas peur des armes toi ? Parce que si c’est ça, je peux peut-être te trouver du boulot bien payé et tu n’auras plus à bosser dans ce bar. T’inquiète, y’a rien d’illégal là-dedans. Par contre, si ça te tente, faudra te montrer discrète. C’est pas le genre de job qu’on étale à tout va. Au fait, tu fais quoi comme études ?
Cette fille était marrante. Elle était belle, alors si en plus elle était intelligente, c’était tout bénéf.
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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Mer 20 Juin - 17:46

Ça en devenait presque vexant, le peu de personnes capables de la prendre pour une dangereuse psychopathe. Elle devait vraiment avoir l’air d’une personne fragile et sans défense… Et ça, c’était nul. D’accord, elle n’était pas spécialement douée pour la bagarre et à tous les coups, elle se ferait mal toute seule mais quand même… Par contre, elle aurait encore mieux fait de tourner sept fois sa langue dans sa bouche, car William lui demanda des précisions sur ces fameux trucs dingues qui lui étaient arrivés. Hum… comment dire : je me balade dans les rêves des gens, j’ai vécu dans un refuge pour jeunes mutants, celui-ci a brûlé, j’ai débarqué plus ou moins légalement aux Etats-Unis, j’ai été attaquée par un lynx, mon copain est le frère disparu de ma meilleure amie qui l’a poignardé… ça ferait un peu bizarre, non ?

« Disons que je ne suis pas quelqu’un qui attire le calme. Pas plus tard qu’hier, avec une serveuse, on s’est battues contre des pauvres types. J’ai été attaquée par un animal sauvage, ici même, à Los Angeles. Quoi d’autre. J’ai mutilé une peluche en lui tirant dessus aussi, mais c’est pas très glorieux ça… Mais je tire un peu mieux maintenant. »

Et William avait de la ressource. Sonny connaissait son patron, il attendait la moindre occasion pour la virer, rancunier qu’il était, mais l’intervention de Will l’empêcha visiblement de s’en débarrasser. Heureusement car elle avait besoin de ce job même si ce n’était pas le pérou. Pas regardant sur le CV, pas loin de la fac, pas trop prise de tête non plus, pas de risque de se faire remarquer. Mais psychopathe, ça, c’était un rôle qu’elle aurait pu endosser, non ? Bah visiblement non parce que William ne sembla pas effrayé le moins du monde. Bon, c’était raté pour cette fois.

Quoique… Il fallait admettre qu’il aiguisa sa curiosité en lui parlant d’un job légal nécessitant l’emploi d’une arme. Ça c’était plutôt louche. Qui avait pour métier de se balader armé, sinon des flics ou des militaires ? Ou un espion… Et Will n’avait l’air d’être ni l’un ni l’autre. Quant à Sonny, elle ne voulait pas entrer dans ces corps de métier. Mais elle ne voulait pas non plus courir trop de risque. Elle jouait trop souvent avec les limites de la loi et il ne fallait pas tirer sur la corde ou se faire remarquer.

« Un job légal, mais qu’on ne doit pas crier sur tous les toits ? Et qui en plus suppose de savoir manier un flingue ? Tu espères vraiment que je vais te croire ? Elle est où l’arnaque ? »

Parce qu’il y en avait forcément une… Mais de là à deviner laquelle, c’était une autre paire de manches. Autant elle avait pu avoir confiance en lui, autant ses réactions depuis quelques minutes l’inquiétaient un peu. Qu’est-ce qu’il était en réalité ? Bonne question…

« Mes études ne serviraient à rien pour manier une arme. J’étudie la littérature. Et je parle plusieurs langues mais je doute que ça compte dans un cv pour un boulot nécessitant un flingue. Ecoute, ce boulot ne paie pas des masses et franchement je m’en passerais bien, mais il n’est pas trop risqué en temps normal et il n’est pas loin de chez moi. Néanmoins, je suis curieuse de connaître ton offre, et combien de temps elle serait valable. »

Bah quoi ? On ne sait jamais. Son patron pouvait décider de la virer, ou elle pourrait avoir besoin d’argent – encore. Bon par contre, à tous les coups, Remington ne serait pas très content qu'elle mettre de la sorte à profit les cours de tir qu'il lui avait donnés. Cela ne devait lui servir que pour se défendre, il n'avait pas dû envisagé que cela pourrait - et on insiste sur le conditionnel - lui servir pour un job. Et même si elle ne se décidait pas dans la minute, qui sait, son offre serait peut-être toujours valable dans quelques semaines ou quelques mois… S’il y avait bien une chose qu’elle avait appris ces derniers temps, c’était que l’avenir n’était jamais écrit d’avance, alors autant mettre toutes les chances de son côté.

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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Ven 22 Juin - 6:28

Ce n’était pas donner à tout le monde de faire le job que je faisais. C’est clair que pour débuter, je ne lui demanderais pas d’éliminer un type. Les filatures ou la collecte d’informations étaient beaucoup plus tranquilles. Mais il suffisait qu’elle fasse une erreur pour que tout tombe à l’eau et qu’elle se sente menacée.

- Mon offre serait valable tant que tu veux, du moment que tu fais bien ton boulot. Tu gagnerais en une mission d’une journée, ce que tu gagnes en deux mois dans ce bar. Même si je fais attention pour tout sécuriser, c’est clair qu’il y a toujours un risque.
Avec une fille maladroite, le risque était multiplié par deux. Je me demandais si mon idée d’embaucher Sonny était bonne. Qu’elle se soit déjà battue la veille pouvait s’expliquer. Pour un peu que la serveuse avec qui elle était la veille, était aussi jolie qu’elle, ce n’était pas étonnant. Les mecs devaient ne plus en pouvoir de les regarder. Ils voulaient toucher la marchandise. Donc, c’était normal qu’elles ne se soient défendues. L’histoire de l’animal était plus particulière. Los Angeles n’était pas une jungle, les animaux sauvages ne courraient pas les rues. Pour la peluche, je ne savais pas trop en quoi penser. Si ça se trouvait, elle se moquait de moi. En tout cas, d’après ce qu’elle voulait faire croire, Sonny était plus un aimant à emmerdes qu’un porte-chance. Si elle bossait pour moi, elle risquait de m’attirer des ennuis. Donc, ça tombait bien qu’elle prenne ma proposition pour une blague.

- Mais bon, j’veux pas te forcer la main. Après, j’ai toujours mon resto à San Francisco. Si un jour t’as plus de boulot ici, tu pourras toujours aller bosser là bas pendant tes vacances. J’ai toujours besoin de personnel pendant les périodes de vacances.
Je souris et lui lançais un clin d’œil pour lui faire comprendre que je comprenais ses craintes. Pas de soucis, je n’allais pas l’embarquer dans mes combines. Je lui filais ma carte de visite au nom du resto "la détente".

- Tu sais quoi ? T’oublie ma première proposition. Je vais te ramener chez toi.
Ce n’était pas la peine d’aller plus loin dans la conversation. Il me fallait des gens fiables, pas des amateurs. Quand j’avais fait bosser Maxime, une demoiselle qui avait tout les atouts pour réussir dans la branche, ça s’était retourné contre moi. Je ne voulais pas renouveler l’expérience. La différence entre Maxime et Sonny, c’était que je n’avais pas couché avec Sonny. Dommage mais bon, elle était maquée, j’en avais pris mon parti. Je dégageais avec délicatesse une mèche de cheveux qui tombait sur le visage de la jeune fille et je m’installais correctement au volant. Je mis le contact.

- Alors t’habite dans quel coin ?
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MessageSujet: Re: Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]   Dim 24 Juin - 18:07

Que de mystères autour d’une simple proposition de boulot… Il y avait forcément anguille sous roche. Pourtant, il fallait avouer que c’était extrêmement tentant. Gagner en une journée l’équivalent de deux mois de travail… Ce n’était pas rien, et puis elle avait 15 000 dollars à rembourser à un prêteur… et il fallait qu’elle trouve un moyen de payer le reste de son année universitaire. Ça méritait vraiment réflexion. Même avec la mention du « risque » ? Mais quel était-il ? Parce que William ne lui donna pas du tout de précision quant à la nature réel de ce job. Parce qu’il ne lui faisait pas confiance ? Sûrement et de toute façon, le degré de fiabilité entre eux avait dégringolé…

D’ailleurs, il modifia son offre pour lui tendre sa carte et lui proposer un job saisonnier moins risqué. Ce n’était pas que Sonny était une trouillarde, mais dans sa situation, elle ne pouvait pas se permettre de se faire serrer. Peut-être que si elle avait été en règle elle aurait pu laisser sa morale et ses craintes de côté, pressée surtout par les soucis financiers… parce que mine de rien, l’argent, quoi qu’on en dise, domine le monde et peut vous presser jusqu’à l’os.

Pourtant, le sourire qu’il arborait et son geste quand il dégagea une mèche de ses cheveux tandis qu’elle observait la carte de « La Détente », espérant vainement y trouver quelques réponses, ce sourire laissait presque entendre qu’il ne se moquait pas de ses réticences, qu’il ne lui en tenait pas rigueur. Ouais bon voilà quoi, elle passait encore pour une trouillarde en bref. Fallait la comprendre quand même… Un type que vous ne connaissez pas vous propose un boulot juste après avoir appris que vous saviez tirer… en plus vous n’êtes vous même pas très en règles… pas vraiment envie de se retrouver dans la panade trop vite et trop profondément non plus.

Serveuse pendant l’été en revanche, c’était plus dans ses cordes pour le moment. Bon, elle ne ferait pas ça toute sa vie, hein, mais en attendant d’avoir une diplôme et un vrai boulot qui paye les factures, ce serait mieux que rien. Bon, enfin voilà, la tempête était finie, plus de course poursuite, plus de mecs bourrés qui cherchent la bagarre. William avait raison, il était temps de rentrer.

« Je garde ta carte. Si je passe par San Francisco, ou si tu te sens capable d’avoir dans tes rangs une serveuse maladroite arrosant les pantalons de tes clients ! J’habite sur le campus, tu n’auras qu’à me déposer à l’entrée. »

Et ils quittèrent enfin ce parking. Le trajet ne fut pas bien long. Mais quelle étrange soirée. Jamais rien ne devait se dérouler normalement ? En suivant un plan ou au moins une certaine logique ? Bah non, apparemment pas. Alors que les rues défilaient, elle pensait à cela : à quand remontait sa dernière journée ou soirée « normale », sans bagarre, sans surgissement d’inconnu, sans embrouille ? Difficile à dire.

« Merci William. Et sait-on jamais, au plaisir de te saloper de nouveau un pantalon ! »

Elle lui lança un clin d’œil en claquant la portière, maintenant qu’ils étaient arrivés sur le campus. Elle regarda la voiture de William s’éloigner et observa de nouveau sa carte de visite avant de la ranger dans sa poche. Puis elle prit le chemin de sa résidence. Ah lalala, une soirée au calme… bientôt peut-être. Et d’ailleurs, la fête d’Halloween se rapprochait. Une soirée avec Rem, juste tranquille… on a le droit de rêver non ?

Fin

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Nobody said it was easy, I'm going back to the start



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Une rencontre arrosée, au sens propre du terme [terminé]

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