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 Oublier n'aide pas à retrouver son chemin [Terminé]

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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Oublier n'aide pas à retrouver son chemin [Terminé]   Mar 17 Avr - 21:37

Survivre à un être cher était toujours très dur à encaisser. La force des sentiments amplifiait la douleur et n’en facilitait pas la gestion. Certains n’y résistaient pas. En voyant Anne écouter la voix de son mari, Ross avait la fâcheuse impression qu’elle se flagellait comme si elle se punissait d’être encore en vie. L’énorme plaie ouverte devait d’abord arrêter de saigner pour se refermer doucement. Ce n’était pas en la martelant que la cicatrisation se ferait. Sans doute espérait-elle combler l’absence de l’être aimé. Cette réaction était normale mais inconséquente. Elle ne faisait qu’attiser le feu de la douleur en prolongeant son échéance. La présence de Liam n’était qu'une illusion qui dépendant uniquement de la technologie. Dès que celle-ci ne fonctionnerait plus, tous s’effondrerait à nouveau. Peut-être espérait-elle trouver également la force de continuer… ou d’abandonner ?

La jeune femme n’émit aucune résistance quand Ross lui retira le téléphone des mains. Il l’aidait ainsi à mettre fin à la torture qu’elle s’infligeait. Inconsciemment elle le savait et s’en remettait à son ami. Cela n’allègeait pas sa souffrance mais, au moins, cela évitait qu’elle n’empire. Anne était tellement désoeuvrée que Ross ne trouvait pas les mots pour la réconforter. Qu’allait-elle faire maintenant ? Il n’en avait aucune idée si ce n’était qu’elle n’était pas au bout de ses peines et qu’il lui faudrait une overdose de courage pour réussir à remonter doucement la pente. Ross aurait aimé lui répondre que tout finirait par s’arranger mais il ne pouvait le garantir. Si la jeune femme souhaitait aller de l’avant, c’était possible mais ce n’était pas un gage de réussite. Il y avait trop de paramètres et d’imprévus pour en avoir la certitude. L’écossais s’était toujours montré honnête avec la française. Il n’avait pas l’intention de changer de comportement. Il ne voulait pas la décevoir. Alors, autant se taire et laisser le langage du corps s’exprimer. Il était souvent plus approprié et guérissait certains maux bien mieux que les mots.

Le psychologue serrait tendrement la jeune femme contre lui pour ne pas qu’elle s’écroule complètement. Il voulait lui faire comprendre qu’elle n’était pas seule au monde, qu’elle pouvait compter sur quelqu’un. Même si ce quelqu’un ne remplacerait jamais son défunt mari, il serait présent autant que possible. Il serait à ses côtés pour l’accompagner et l’aider à trouver de nouveaux repères. En se sentant soutenue, elle finirait par relever la tête ; il l’espérait de tout son cœur. C’était aussi important pour elle que pour lui. Ross avait déjà perdu sa meilleure amie lorsqu’il était jeune, il ne se voyait pas revivre ce calvaire en perdant celle qui venait de l’entourer de ses bras. Ce geste tendait à conforter l’écossais dans ses espoirs de voir la française reprendre sa vie en main. L’enserrant toujours affectueusement, il caressait doucement ses cheveux. La chaleur dégagée par leurs deux corps enlacés était apaisante. Si la capacité de Ross avait été de suspendre le temps, il n’aurait pas hésité une seconde à l’utiliser pour prolonger cet instant de répit bien mérité.

Il soupira et se pencha pour croiser le regard de la jeune femme. Elle s’était endormie. L’ombre d’un sourire attendri plana sur le visage de l’écossais. Il aimait à penser qu’ainsi, son amie ne souffrait plus. Restait à espérer que ses songes n’étaient pas perturbés par des images cauchemardesques. Prenant bien garde à ne faire aucun geste brusque, le psychologue se déplaça et souleva la jeune femme. Il la déposa sur le lit avec précaution comme si c’était une poupée de porcelaine. Il ne voulait surtout pas la réveiller. En l’allongeant, Anne émit un petit gémissement plaintif. Après l’avoir recouverte, il s’assit près d’elle et passa doucement sa main sur son front. Il attendit un moment qu'elle cesse de dire "je suis maudite". Quant il fut assuré qu’elle était plongée dans un profond sommeil, il se leva et alla dans le salon.

Quelle heure était-il ? Il n’en avait pas la moindre idée. Il avait perdu la notion du temps. Un œil jeté à sa montre lui indiqua que le temps du déjeuner était largement dépassé. Il n’avait pas faim mais il se mit en tête de préparer une collation au cas où Anne se réveillerait avec un petit creux à l’estomac. Seulement il n’y avait rien dans les placards lui permettant de faire quelque chose d’appétissant. Il chercha alors les clés de l’appartement pour pouvoir sortir et faire quelques courses. Dès qu’il les trouva, il enfila sa veste. Avant de quitter les lieux, il écrivit quelques mots sur un bout de papier qu’il déposa sur la table, près du lit où Anne dormait toujours à poings fermés. Si elle s’éveillait avant qu’il ne revienne, elle pourrait lire :

Citation :
« Ne bouge pas.
Continue à te reposer.
Je suis parti chercher de quoi nous restaurer,
dans tous les sens du terme.

Je t’aime.
Ross
alias Bernard »
Après une petite heure, le psychologue revint les bras chargés de victuailles. Il n’était pas seul, un chiot lui embottait le pas. L’animal n’avait pas très bonne mine. A le regarder, il était facile de comprendre qu’il avait été maltraité avant d’être abandonné dans les rues de Los Angeles. Pauvre bête qui ne demandait rien à personne sinon d’être aimée ! Malgré tout, sa queue remuait comme s’il était heureux d’être là. Ross déposa ses achats dans la cuisine en évitant de faire du bruit. L’animal rompit le silence en poussant des petits jappements. Il avait certainement faim et soif. Ne voulant pas qu’il trouble le repos de son amie, l’écossais le réprimanda. Le chiot alla aussitôt se terrer dans un coin de la cuisine en gémissant.

- Chut ! C’est fini oui ! Si tu la réveilles, tu vas regretter de m’avoir suivi… Souffla-t-il en posant un bol rempli d’eau près de l’animal qui se remit à bouger la queue comme s’il venait de recevoir le plus beau cadeau du monde. En le regardant boire, Ross se disait qu’il aimerait être comme ce chiot, heureux rien qu’à l’idée de pouvoir se désaltérer.

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MessageSujet: Re: Oublier n'aide pas à retrouver son chemin [Terminé]   Mer 18 Avr - 0:12

On pense que les rêves sont fait pour être réalisés, mais en réalité, ils ne sont faits que pour être rêvés. Combien de fois avais-je rêvé que le Domaine n'ait pas brûlé et que Liam me revenait ? Des centaines, peut être des milliers de fois. Et pourtant, malgré ma volonté et mes prières, je ressentais toujours ce vide au fond de moi. Cette souffrance qui s'était établie au plus profond de mon âme et qui ne semblait pas prête à me laisser un instant de répit. Je me sentais épuisée, éreintée et la simple idée de me battre me coûtait déjà des efforts. La présence de Ross me faisait du bien, même si les résultats n'étaient pas visibles. Grâce à lui, je pu accéder au repos que je réclamais depuis trop longtemps.

Ces quelques instants de paix ne furent gênés par personne. Ni mes fantômes, ni mes craintes ne purent me refuser ce silence et ce calme. J'étais à bout de force, ils ne pouvaient m'en demander davantage. Je ne sentis pas le moment où Ross me déposa sur le lit, je ne l'entendis pas non plus quitter la chambre, ainsi que l'appartement. J'étais dans un autre monde où plus rien n'avait d'importance. Je flottais dans un endroit où les notions telles que paix, guerre, mutant et mort n'avaient pas leur place. Mon esprit s'était mis en veille de lui même, craignant certainement la surchauffe. Tout semblait si simple ici, si paisible que j'aurais aimé y rester pour le restant de mes jours. Plus de peine, de peur ou de reproches. Je me sentais en sécurité. Plus de bébé, plus d'avenir, plus de responsabilité. Je me sentais libre à nouveau.

Cependant toute bonne chose a une fin et mon repos trouva la mort lorsqu'une boule de poil non identifiée se glissa sous mon bras. J'entendais renifler à côté de moi si bien que je fus obligée d'ouvrir les yeux pour en connaître l'origine. Un chien ! Que faisait un chien dans mon lit ? Et où était Ross ? Ne me dites pas que... Non, ce n'était pas possible. Si c'était effectivement la réalité, je devenais folle pour imaginer que Ross se soit métamorphosé en chien. Même si cet animal était le meilleur ami de l'homme, je ne demandais pas au psychologue d'aller jusque là. C'était clair, j'avais besoin d'une thérapie. Je m'assis, le dos contre le mur, et pris la boule de poil entre mes mains pour le lever et le regardaer de plus près. Il était mignon. Un peu sale et en piteux état, mais il semblait gentil. Avant que je ne puisse voir le coup venir, je fus prise par une attaque de léchouilles au visage. Il m'avait eu !


- « Comment tu t'appelles toi ? Tu dois bien avoir un maître... »

En remarquant l'état dans lequel l'animal se trouvait, je doutais que le maître soit attristé par sa disparition. Il devait peut être même penser que celui-ci était mort. Aucun collier... Je sentis au fond de moi quelque chose que je ne devrais pas ressentir. Je n'avais pas le droit de le garder. Ce n'était pas l'envie qui m'en manquait, je commençais à craquer pour cette petite bête. Mais je craignais que quelqu'un me le reprenne si je venais à m'en occuper. M'attacher à un être pour qu'au final, celui ci me soit arraché... Même si ce n'était qu'un chien, la douleur serait présente. Ça ne faisait aucun doute.

J'entendis du bruit au niveau de la porte et je vis Ross.


- « Un nouveau patient ? Il est mignon ! Où l'as tu trouvé ? »
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Oublier n'aide pas à retrouver son chemin [Terminé]   Jeu 19 Avr - 22:06

Ross laissa le chien devant son bol d’eau. Il sortit les victuailles achetées chez le traiteur et l’épicier du coin. Il y en avait pour tous les goûts : toasts divers et variés, bâtonnets de légumes, fruits secs, fruits frais, petits fours salés et sucrés et autres gourmandises. L’écossais n’avait pas faim et il pensait qu’il en était de même pour Anne. Il se dit qu’une belle présentation pourrait les mettre en appétit. Après les émotions de la matinée, leurs corps avaient besoin de carburant. Il s’appliqua à disposer les victuailles sur deux assiettes. Le plaisir des yeux avant le plaisir des sens ; une stratégie utilisée couramment dans les grands restaurants pour faire craquer les clients en leur faisant oublier les prix exorbitants de leur carte. Bientôt, les deux assiettes trônaient fièrement sur un plateau. Ross était assez fier du résultat. Fauchon n’avait qu’à bien se tenir ! Il ajouta sa touche personnelle en mettant en évidence un petit objet en porcelaine représentant un Saint-Bernard tendant la patte. Ce dernier lui fit penser au chiot qui l’avait suivi. Lui aussi avait le droit à un petit encas. L’écossais prit les quelques toast qui étaient en trop pour les donner à l’animal. Seulement, celui-ci n’était plus dans la cuisine. Un œil dans le salon lui indiqua qu’il n’y était pas non plus.

Ross sortit de la cuisine passablement agacé. Il espérait que le chien ne s’était pas terré dans un coin après avoir été réprimandé. Pourtant l’écossais n’avait pas eu l’impression de lui faire peur. Ou alors, le jeune chien était parti en repérage, reniflant tout sur son passage, afin de découvrir l’endroit où il s’était incrusté. L’écossais avait mieux à faire que de partir à sa recherche, il devait s’occuper de son amie. Il restait à espérer que le chiot n’avait pas eu la mauvaise idée de faire irruption dans la pièce où Anne dormait à poings fermés. Elle avait besoin de repos. Plus elle dormait et mieux ce serait pour elle. Malgré tout, il savait que les chiots livrés à eux-mêmes étaient toujours à l’affût de découvertes et de caresses. Ross se rendit alors dans la chambre de son amie. Non seulement le chiot s’y trouvait mais il était grimpé sur le lit. L’écossais fut agréablement surpris par la réaction de la française qui tenait l’animal dans ses mains. Son état peu soigné n’avait pas l’air de la déranger. Elle le trouvait même mignon. Elle avait l’air presque satisfaite de cette rencontre singulière et inattendue. Le regard attendri de l’écossais se mua en repenti.

- Je suis désolé Manouchka. Tu dormais si bien ! Je ne voulais pas qu’il te réveille.

Il était ennuyé d’être indirectement responsable de cette intrusion. Il n’aurait jamais dû laisser le chiot le suivre. Sauf qu’il n’avait pas voulu perdre de temps à appeler la fourrière pour prendre en charge l’animal. De plus, il n’avait pas spécialement envie d’avoir recours à ce service. Une fois placé dans un refuge, si l’animal n’était pas adopté rapidement, il était euthanasié. Certes, les sociétés protectrices des animaux étaient débordées ; trop de maîtres indignes traitaient leur compagnon à poils comme un objet et le jetait quand il devenait encombrant ou qu’il n’était plus d’aucune utilité, mais ce n’était pas du goût de l’écossais.

- C’est plutôt lui qui m’a trouvé. Mais bon, ne t’inquiète pas, il ne va pas rester là. Je l’emmènerai dans un refuge et ils lui trouveront une famille d’adoption. Il ne devrait pas rester très longtemps sans maître. C’est un chiot et comme t’as dit, il est mignon.

Au pire, Ross le récupérerait avant le délai fatidique. Avec un bon dressage, il pourrait faire un bon chien de garde dans son jardin. L’écossais s’approcha du lit. Le mot laissé avant de partir n’avait pas changé de place. Anne n’avait pas dû le remarquer. Tant mieux, cela voulait dire qu’elle ne s’était pas réveillée avant que le chiot ne saute sur son lit. Par ailleurs, il pensa que ce n’était pas la meilleure idée qu’il ait eu de la journée en lui faisait une déclaration d’amour par écrit. Les paroles s’envolent mais les écrits restent. Pris dans le feu de l’action, Ross s’était laissé emporter par un sentiment dont il n’était pas certain. Entre l’amitié amoureuse et l’amour, il y avait qu’un pas et de quoi confondre. Il ne voulait surtout pas la décevoir. Anne était toujours très amoureuse de son défunt mari ; le fait de composer son numéro pour entendre sa voix était une preuve indéniable. Si elle découvrait que les sentiments de Ross étaient si importants, cela risquerait de la perturber encore plus qu’elle ne l’était déjà. De plus, elle pourrait faire l’amalgame en pensant que son ami avait avoué son amour uniquement parce qu’elle portait son enfant. L’écossais s’empara discrètement du petit mot. Si Anne n’avait rien remarqué, le geste de Ross n’échappa pas à l’œil vif du chiot. Croyant certainement qu’il voulait jouer, l’animal se saisit du morceau de papier. Très fier de son trophée, il le montrait à Anne en remuant la queue.

- Et toi ? Comment te sens-tu ? Tu veux manger quelque chose ? Demanda-t-il en s’asseyant sur le bord du lit.
Ross se positionna face à Anne en passant son bras par-dessus ses jambes pour s’appuyer sur la main. Il se mettait ainsi entre son amie et le chiot en espérant faire diversion.

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MessageSujet: Re: Oublier n'aide pas à retrouver son chemin [Terminé]   Dim 22 Avr - 17:36

Je ne parvenais pas à détourner mon regard de cette petite bête qui semblait toute aussi heureuse de me rencontrer. Elle s'agitait entre mes mains pour tenter de se délivrer alors que sa petite langue cherchait à me lécher la figure. Adorable. Inconsciemment, je la pris entre mes bras comme un bébé afin de pouvoir lui grattouiller le ventre pendant que Ross se confondait en excuses. Pourquoi était-il désolé ? J'avais pu dormir plus d'une heure sans qu'aucun cauchemar ne me réveillent. C'était un vrai miracle depuis quelques temps.

- « Ce n'est pas grave. Sa présence ne me dérange pas. »

J'avais cette impression que je ne pourrais me détacher de cette boule de poil alors que nous venions à peine de faire connaissance. Elle semblait si joyeuse malgré les coups durs qui avaient marqué sa vie. Elle semblait si affectueuse alors que l'homme était sûrement le responsable de son état. Lorsque Ross m'annonça qu'elle ne resterait pas là et qu'il allait l'emmener dans un refuge, là je me mis à le regarder. Pourquoi ? Non, il ne pouvait pas ! Je ne connaissais pas ce chien, mais je sentais que j'avais besoin de lui. Je voulais le garder auprès de moi, m'en occuper et lui donner protection et tendresse. Il ne pouvait pas me l'enlever.

Le chien me mordilla la main un peu trop fort ce qui eu pour effet de le libérer. Je le vis s'éloigner sur le lit et s'allonger en face de moi en me regardant droit dans les yeux. L'arrière train en l'air, je le voyais me défier de l'attraper. Il voulait jouer, ça ne faisait aucun doute. La décision ne fut pas difficile à prendre.


- « Inutile de l'emmener dans un refuge. Il restera ici, avec moi. Je ne courrais pas le risque qu'il aille dans une nouvelle famille qui s'en occupera aussi mal que son dernier maître ou finira par l'abandonner. Ici, il ne manquera de rien. »

Mes paroles étaient significatives. Elles montraient parfaitement que ma décision était sans appel et que ce chien ne verrait plus aucun drame dans sa vie. Il était déjà en piteux état, je ne laisserais personne s'en approcher pour lui faire du mal. Il fallait seulement que je le répare, que je le soigne et un jour, tout ira mieux pour lui. Il vivra le reste de sa vie heureux et aimé.

Ross s'approcha de moi et vint s'asseoir au bord du lit. Je me poussais pour qu'il puisse se mettre à mon côté mais il n'en fit rien. Il resta là me demandant dans quel état je me trouvais et si j'avais faim. Dans quel état ? Toujours aussi perdue, même si la crainte du futur s'était éteinte grâce à ces quelques instants de répit. Je me sentais plus blasée qu'autre chose, à croire que ma vie allait se résumer à ça maintenant. Une succession de malheurs... Vive l'espoir ! Ensuite, mon estomac était aux abonnés absents. J'avais beau l'appeler pour lui demander si un peu de nourriture lui ferait du bien, il ne répondait toujours pas. Ross s'était donné du mal pour moi, je pouvais au moins lui donner l'impression que j'allais un peu mieux. Du moins, assez pour manger quelque chose.

Je m'approchais de lui de sorte à ce que nos visages ne soient plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. Ainsi, les yeux dans les yeux, je lui révélais ma seule envie du moment.


- « Je te veux, toi... »

Sur ces quelques mots, mes lèvres mirent fin à cette distance qui semblait avoir élu domicile entre nous. Il fallait que je me batte un peu pour que notre amitié puisse perdurer. Il fallait que je me batte pour ne pas me laisser aller et ne pas le repousser. Je devais être assez forte pour qu'il puisse continuer à me regarder dans les yeux comme en cet instant. Avec cette même douceur, cette même tendresse... Je voulais qu'il me regarde ainsi jusqu'à la fin.

C'est à ce moment là que le chien se manifesta. Il souhaitait sûrement attirer notre attention sur lui pour qu'on le caresse et qu'on s'occupe de lui. Mais quelque chose dans sa gueule piqua ma curiosité. Qu'est-ce qu'il avait chipé ? Un chien cleptomane ? Amusant. Je lui pris et constatais qu'il s'agissait d'un simple mot. L'écriture n'était pas la mienne ce qui était étrange. Je le lis à voix haute, mais au fur et à mesure de ma lecture, ma voix devint de moins en moins audible...


- « Je t'aime... Ross... alias Bernard... »

Que devais-je en penser ? Moi même, je lui avais dis ces mots quelques heures plus tôt, lors de sa crise d'angoisse. Et de savoir que ces sentiments étaient peut être partagés me donnait un étrange sentiment. Je ne savais pas quoi en penser. Je n'étais ni en colère, ni triste, ni heureuse de connaître le fond de sa pensée. Saurais-je un jour ce que je voulais réellement ? Saurais-je un jour ce que tout cela signifie ?

- « Je ne sais pas quoi dire. Mais déjà ? Est-ce vrai ou est-ce parce que je.. je te l'ai dis un peu plus tôt ? Est – ce parce que je suis enceinte ? Je préfère savoir pour voir à quoi m'attendre. Je ne veux pas souffrir s'il n'y a rien... »
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Oublier n'aide pas à retrouver son chemin [Terminé]   Lun 23 Avr - 0:09

Anne affirma que le chien ne l’ennuyait pas. Ross avait pensé qu’elle aurait préféré dormir un peu plus longtemps. Son petit somme avait tout de même effacé quelques traces de fatigue sur son visage. Ross sourit en la regardant agir avec le chiot ! La jeune femme répondait aux demandes primaires de l’animal. Il était mal en point mais il jouait comme si tout allait bien. Une belle leçon de vie ! Ce chiot tombé du ciel était peut-être la meilleure chose qui se soit produite aujourd’hui. Le psychologue ne fut pas étonné par la décision sans appel de son amie. Elle souhaitait le garder et en prendre soin. Quel petit veinard ! Le plus important surtout était que pendant qu’elle s’occuperait de lui, elle oublierait ses propres tourments. Anne avait besoin de penser à autre chose, elle avait également besoin d’une présence pour ne pas se sentir seule. Certes, Ross serait à ses côtés mais il ne serait pas présent tout le temps. En restant chez elle, le chiot lui tiendrait compagnie et l’accueillerait toujours avec joie quand elle franchirait le seuil de l’appartement. Il était certain qu’Anne en prendrait soin et qu’il ne manquerait de rien.

- Je n’en doute pas ! Dans ce cas, il faudrait l’emmener chez le vétérinaire pour le faire vacciner. Il faudrait lui trouver un nom aussi.

Ross avait l’impression que l’animal comprenait qu’il était le sujet de la petite discussion. Il n’avait de cesse d’attirer l’attention sur lui. Après avoir été maltraité, il était en demande d’attention et d’amour, tout comme Anne. Même s’il le savait déjà, le psychologue n’en avait pas pleinement conscience. Il souhaitait soutenir son amie mais ce n’était pas évident. Il y avait une différence non négligeable entre les animaux et les humains : ces derniers étaient plus exigeants que les premiers.

Il y avait tout de même des exigences auxquelles il était facile de répondre. Assis face à son amie qui avait réduit l’écart existant entre eux, Ross la regardait affectueusement. Si seulement il pouvait avoir le même effet sur elle que le chiot ! Il en serait heureux. Il le fut lorsque leurs lèvres se frôlèrent puis se soudèrent. Le tendre baiser fut écourté par l’intervention du chien qui tenait fièrement dans sa gueule le papier chipé au psychologue. Si Anne n’avait pas les yeux fixés sur l’animal, elle pourrait remarquer l’embarras naissant sur le visage de Ross. Il aurait préféré qu’elle ne lise pas ce mot. C’était trop tard ! C’était trop tôt ! Qu’allait-elle en penser ? Les questions ne tardèrent pas à fuser. Si Ross avait des certitudes, il n’avait pas les idées très claires quant aux véritables sentiments qu’il portait à Anne. Il ne voulait pas la décevoir. Leur amitié n’était pas à mettre en doute tout comme leur attirance physique. Il n’y avait jamais eu de tabous entre eux, leur relation amoureuse était effective mais ce n’était pas de l’amour à proprement parler.

Jusqu’à présent, les deux amis cédaient à la tentation sans se poser de question. Mais maintenant qu’il n’y avait plus d’obstacle entre eux, la donne changeait indéniablement. Les événements de la matinée avaient fait dire et écrire des mots que peut-être ils ne pensaient pas vraiment. Ils voulaient rester ensemble mais était-ce suffisant pour penser que leur amitié s’était muée en amour ? Ross avait tendance à le penser pour lui mais il en doutait pour Anne. Elle était toujours amoureuse de son mari. L’absence de celui-ci était tellement forte qu’il était possible qu’elle compense en laissant glisser les sentiments qu’elle portait à Liam vers Ross. L’écossais ne voulait pas la faire souffrir tout comme il ne voulait pas souffrir.

- Ne dit rien alors ! Répliqua-t-il gentiment sachant parfaitement qu’elle ne se contenterait pas de ces quelques mots.

Au lieu de se prendre la tête pour rien, autant lui dire ce qu’il pensait. Il l’avait toujours fait jusqu’à présent, alors pourquoi ne pas continuer.

- Ca n’a rien à voir avec le fait que tu sois enceinte en tout cas. Ca c’est clair ! L’amitié c’est pas rien quand même… Après je me dis que si tu m’as dit ça tout à l’heure, c’est peut-être que les mots ont dépassé ta pensée. Dans l’affolement on dit des choses qu’on ne pense pas toujours ! Liam est ancré dans ton cœur et il le sera toujours, tes sentiments pour lui sont encore trop présents. Je ne veux pas t’ennuyer avec les miens dont je ne suis même pas certains en plus...

Ross était vraiment dans l’embarras. Tout cela était nouveau pour lui. Il avait besoin de temps pour y réfléchir calmement. Il avait également besoin que la jeune femme lève ses doutes. Encore un élément qui le laissait penser que ses sentiments n’étaient plus ce qu’ils étaient, ils étaient plus forts.

- Je ne veux pas te faire souffrir, tu le sais bien. Je ne veux pas te perdre en tout cas. Dit-il en prenant la jeune femme dans les bras.
- Tu sais quoi Anne ? Tout comme pour le bébé, on va se laisser une quinzaine de jours pour y penser. Là, je ne crois pas qu’on soit vraiment en état de réfléchir tous les deux. La matinée a été rude. Malgré le petit somme qu’on a piqué tous les deux, on est crevé. Ok ?

Ross s’était déplacé pour se mettre à côté d’Anne qui lui avait fait une petite place avant. Il s’allongea plus confortablement et invita son amie à poser sa tête sur son torse. Le chien regardait le couple en gémissant.
- Je crois que lui aussi à envie d’un câlin.

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MessageSujet: Re: Oublier n'aide pas à retrouver son chemin [Terminé]   Lun 23 Avr - 12:08

Ross avait raison. Il était temps pour cette charmante petite bête d'aller voir le docteur pour s'assurer que tout était en ordre. Si je le recueillais, autant faire les choses correctement. Mais en ce qui concernait le nom, je n'avais aucune idée... Les seuls qui me venaient à l'esprit étaient ceux de mes fantômes du passé et je ne pouvais infliger cela à cette boule de poils. Bernard peut être ? Ainsi, il aurait un nom français. Mais là encore, mon cœur se serra à la seule pensée de la France. Si je continuais à fonctionner ainsi, jamais je ne pourrais avancer. C'est à cet instant que je fis une étrange connexion... Nous étions dans l'année des C pour les chiens et celui-ci avait trouvé Ross qui était écossais. En pensant au prénom que je venais de lui trouver, je me mis à rire. Je devenais complètement folle et avant que le psychologue ne s'inquiète de mon état mental, je lui en expliquais la raison.

- « Tu as raison. Que penses-tu de Chivas ? C'est amusant et à la fois, ce n'est pas un nom à la guimauve. »

Je vis le regard que Ross posait sur moi et il me donna l'envie de me rapprocher de lui. Il supportait mon humeur, mes doutes et mes critiques depuis le début de la journée et malgré cela, il était toujours là. Je me rendais compte que je n'avais pas été juste avec lui. Il n'y était pour rien dans mes malheurs. Au contraire, il essayait de m'aider alors que je n'avais eu de cesse de le repousser et de m'éloigner de lui. Je voulais l'attacher à moi alors que je faisais tout pour le fuir. Un peu contradictoire comme attitude. Je devais seulement être patiente et qui sait, un jour, peut être notre relation sera telle qu'elle devrait être si nous étions un couple comme les autres.

Par contre, ce point semblait sur le point d'être éclairci. Le mot écris par Ross durant son absence laissait à penser qu'il était réellement amoureux de moi. Un homme qui n'en avait rien à faire d'une femme n'aurait pas pris la peine d'écrire « je t'aime ». Quoique la situation était beaucoup plus compliquée, si bien que je me mis à douter de ce mot. Il s'était peut être égaré le temps d'un instant. D'ailleurs, sur son visage, je pouvais y lire de la gêne mêlée à ce qui me semblait être de la tristesse. C'est bien ce qu'il me semblait. Ceci n'était qu'un égarement. J'avais été insupportable avec lui et ce ne serait pas cet enfant qui allait changer la donne. Et moi ? Qu'est ce que je ressentais réellement pour lui ? Étais-je aussi amoureuse que je voulais qu'il le soit de moi ? Il me semblait mais je n'en étais pas certaine. Tout à l'heure, je lui avais sorti les mots magiques, mais j'étais aussi paniquée à l'idée de le perdre. Que devais-je en penser ?

Ross m'expliqua exactement ce que je ressentais et il m'avoua que lui non plus n'était pas certains de ses sentiments. Une seule question me vint à l'esprit.


- « Le saurons-nous un jour ? Si je n'avais pas rencontré Liam, tu crois que les choses auraient été différentes entre nous ? »

Voilà que je me mettais à échafauder des plans qui n'existeront jamais. Il m'était impossible de remonter le temps pour savoir ce qu'aurait été mon avenir si je ne m'étais pas mariée avec Liam. Je ne saurais jamais si la vie aurait été plus simple aux côtés de Ross. Je ne voulais pas dire que je regrettais mes choix, loin de là. Liam avait toujours été un bon époux et je l'aimais. Mais la douleur de l'avoir perdu m'empêchait de me souvenir des bons moments passés avec lui tellement son souvenir me faisait mal.

Je sentis Ross me prendre dans ses bras et me dire qu'il ne voulait pas me faire souffrir. Je l'écoutais me donner son plan de bataille et je l'approuvais en hochant la tête. Il vint plus près de moi et je me serrais contre lui de sorte à mettre ma tête sur son torse et mes bras autour de son corps. J'entendais son cœur battre et ce simple son me réconforta. Le chien nous regarda avec des yeux malheureux, d'un air de dire « et moi ? ». D'un geste, je lui fis signe de venir et celui-ci s'installa entre nous en creusant légèrement son trou. Avec sa truffe, il poussait un peu Ross pour avoir assez de place et se coller contre moi. Je souris face à cette attitude. Relevant la tête vers mon ami, je lui révélais le fond de ma pensée.


- « Je crois que tu as un rival. Lequel vais-je choisir ? »dis-je en lui tirant la langue.

Nous étions bien là, tous les trois. Les questions s'étaient évaporées comme par magie et mes craintes repoussaient à plus tard. Je ne voulais plus y penser, seulement profiter de ce calme et de cette tendresse. Peut être était-ce grâce à ce chiot que la situation semblait plus simple ? J'allais jusqu'à fermer les yeux et à me laisser bercer par les battements de cœur de Ross.


- « Je te l'ai peut être jamais dit, mais je suis heureuse de t'avoir rencontré. Et savoir que tu es toujours là pour moi me... rassure. Je me sens en sécurité. »
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Ross F. McGregor

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MessageSujet: Re: Oublier n'aide pas à retrouver son chemin [Terminé]   Mer 25 Avr - 20:16

Anne venait de trouver un nom pas banal au chiot. Une marque de Whisky. Peut-être était-ce la couleur de sa fourrure, ressemblant beaucoup à ce breuvage, qui lui avait donné cette idée. Ca lui allait parfaitement et c’était amusant. Il retrouvait bien là l’humour de son amie qui s’était perdu en France. Ce chien était une bénédiction. Sa présence semblait apaiser la jeune femme et lui redonner goût à la vie. Il réussissait où Ross échouait. C’était infime mais perceptible ; cela suffisait à l’écossais qui espérait revoir, un jour, un vrai sourire éclairer le visage de la jeune femme.

- Chivas, c’est parfait. Approuva-t-il sans hésiter en regardant affectueusement l’animal puis Anne sur qui il s’arrêta.
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Ross avait déjà une idée de ses sentiments mais tant que le moindre doute subsisterait, il éviterait de se précipiter. Il ne voulait pas se tromper et encore moins la tromper. Quant à savoir si les choses auraient été différentes si Liam n’avait pas existé, il n’y avait jamais songé. Leur relation amicale étant saine et sans équivoque en France. Anne était mariée et il n’était pas question pour Ross de rompre une si belle union. Peut-être que tout aurait été plus simple ou peut-être pas ? De toutes les façons, il était inutile de faire des suppositions, le passé était ce qu’il était ; rien ni personne ne pouvait le changer. L’écossais répondit par une expression de visage signifiant son ignorance.

En revanche, ce dont il était certain, c’était que son amie n’oublierait jamais son mari ni le drame du domaine. Comme il l’avait dit à son fils, elle devait apprendre à vivre avec. La cicatrice resterait présente mais un jour viendrait où les stigmates douloureuses laisseraient la place aux tendres et doux souvenirs du temps passé ensemble, elle et son mari. En qualité de meilleur ami, l’écossais répondrait présent pour aider la française à franchir les étapes jusqu’à l’apaisement. Comme pour affirmer ses pensées silencieuses, Ross enlaça Anne lorsqu’elle posa sa tête contre son torse. Il sourit en voyant le comportement de son amie face au chien qui réclamait aussi un câlin.

- Tu te trompes Manouchka, ce n’est pas un rival. Tu n’as donc pas à choisir. Dit-il en donnant une caresse sur la tête de l’animal.

Anne n’était plus aussi avide de réponses. Certaines questions étaient éludées et elle se rendait compte que tout n’était pas aussi simple que deux et deux font quatre. L’écossais poussa un soupir de soulagement. Enfin, elle lui laissait le temps de la réflexion. Enfin, il n’avait plus à se triturer les méninges pour tenter de satisfaire la curiosité de la française, somme toute légitime. Sans doute avait-elle également besoin d’un peu de répit aussi.

Autant il était facile de savoir ce qu’on ne voulait pas, autant il n’était pas évident de savoir ce qu’on voulait. Le silence et la solitude, loin des tumultes et des tensions ; étaient parfois nécessaires pour y voir plus clair. En déterminant déjà ce qu’ils ne voulaient pas, ils se donneraient des repères. Ils trouveraient ou retrouveraient les valeurs qui leurs étaient chères et accorderaient plus ou moins d’importance à certains critères. Ils pondèreraient ainsi leurs niveaux d’exigences. Chacun de leur côté, les deux amants pourraient faire tranquillement le point sans interférer sur les conclusions de l’autre. Ensemble, ils confondraient leurs résultats et en discuteraient, leur permettant de vérifier s’ils se complétaient et s’ils se rejoignaient. Ensuite, ils pourraient réviser ou faire évoluer certains de leurs repères et les actualiser en fonction de la direction choisie. Le manque d’objectifs étant en relation avec la souffrance, toute la difficulté était d’arriver à définir ce qu’ils désiraient vraiment.

Pour l’instant, Ross savourait ces instants de quiétude. Ce petit rayon de soleil n’était pas du luxe après les événements précédents. L’un et l’autre profitaient de ce moment de tendresse prenant garde que rien ne l’entrave. Il était conscient de la chance qu’il avait

- Moi aussi !

L’écossais était également heureux d’avoir rencontré Anne. Il ne pouvait pas dire qu’elle le rassurait mais sa présence lui apportait l’équilibre dont il avait besoin pour s’épanouir. Chacun y trouvait son compte. Comme dans toutes sortes de relations, les moments difficiles existaient, mais il y avait un véritable échange entre eux. D’ailleurs, ces instants de tendresse ne seraient peut-être pas appréciés à leur juste valeur si tout allait pour le mieux. Il ne voulait pas qu’elle soit malheureuse le restant de ses jours. Même s’il s’y prenait comme un manche, il osait espérer être celui qui lui ouvrirait les portes de l’espoir, tournant ainsi le dos à son passé douloureux.

- J’espère arriver à te rassurer encore longtemps. J’ai de la chance de t’avoir à mes côtés. Dit-il en se tournant sur le côté de façon à la regarder dans les yeux.

- Je suis bien avec toi, Anne. Ajouta-t-il en collant son front contre le sien. Il va falloir que tu me flanques à la porte pour que je rentre chez moi.

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Anne W.

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MessageSujet: Re: Oublier n'aide pas à retrouver son chemin [Terminé]   Ven 27 Avr - 8:35

Ainsi, dans les bras de Ross, j'accueillais mon nouveau petit pensionnaire. Il était si mignon qu'il m'était difficile de ne pas le caresser derrière les oreilles. J'aimais les chiens, seulement je n'avais pu en prendre un au Domaine. Liam étant allergique, la chose avait été impossible. Maintenant... Tout était différent. Je ne pouvais avoir les deux en même temps et après avoir passé tant d'années avec Liam, c'était peut être au tour du chien de prendre la relève. Non. Je ne devais pas penser ainsi. Si je recommençais, je ne pourrais jamais m'en sortir. C'était donc, pour ne pas retomber dans mes sombres pensées, que je me mis à taquiner Ross sur l'existence possible d'un rival. Mais il me dit que je n'avais pas à choisir. Que c'était soulageant ! Une chose où il n'y avait rien à décider. Une chose qui semblait simple et naturelle.

- « Ce que ces mots sont doux à mon oreille... »

Tout ce calme, cette tendresse semblaient avoir raison de moi. Je me confiais même à Ross sur mon sentiment de sécurité d'être à ses côtés. Il n'était qu'un homme et pourtant, je savais qu'il me protégerai quoiqu'il arrive. Je devais admettre que cela me faisait plaisir, que je me sentais heureuse. Il m'avoua, à son tour, qu'il avait de la chance de m'avoir à ses côtés. Je faillis le reprendre sur cette affirmation en la mettant au passé, mais je ne voulais pas gâcher cet instant. Il avait peut être eu de la chance de m'avoir à ses côtés. Seulement, depuis mon retour tout allait de travers. Je lui compliquais la vie jusqu'à tomber enceinte. Nous verrons bien ce qu'il adviendra. Pour le moment, la question n'était plus à l'ordre du jour.

Ross me dit que j'allais devoir le mettre à la porte si je voulais le voir partir. Malheureusement ou heureusement pour lui, je n'en avais aucune envie. Je ne voulais pas qu'il s'en aille. C'était égoïste, mais j'étais tellement bien là, seule avec lui... et Chivas.


- « Qui a envie que tu partes ? Pas moi, en tout cas... »

Je l'embrassais doucement comme pour confirmer mes paroles et resserra mon étreinte autour de lui. J'avais été affreuse avec lui toute à l'heure et il fallait que je me fasse pardonner. Il était le père de ce... bébé. Rien que de penser au mot, cela sonnait étrange à mon oreille. Qu'est ce que j'allais faire maintenant ? Dormir dans les bras de Ross semblait être la meilleure option. Oui.... Le reste de la journée allait être parfaite. J'ignorais combien de secondes, de minutes il me fallut pour tomber à nouveau dans les bras de Morphée, mais quoiqu'il en soit, ce fut l'une de mes meilleures nuits. Car j'étais aimée par un homme aussi bien et aussi bon que Liam, si ce n'est peut être mieux. Arriverais-je à m'accrocher à lui définitivement ? Seul l'avenir nous le dira.
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Oublier n'aide pas à retrouver son chemin [Terminé]

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