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 Would you be my roomate ? [Terminé]

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Callie Newark


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MessageSujet: Would you be my roomate ? [Terminé]   Lun 13 Fév - 23:10


6 septembre 2010

Callie avait l'annonce dans la main. Elle n'avait pas voulu laisser ce sésame aux yeux de tous : cette place dans cette colocation était pour elle et voilà. Elle avait trouvé le plan parfait : deux étudiants cherchaient un troisième colocataire pour rentrer dans leurs frais. Ils avaient apparemment dégoter un grand appart avec de la place pour 50 personnes (Callie sentait là une superbe hyperbole dans leur argumentation et elle aimait les figures de styles cette petite) mais ils voulaient juste de quoi payer tout ça, autrement dit partager les frais en trois. Callie aimait l'espace, elle aurait le sien comme ça, et elle aimait le fait d'être avec deux garçons : pas de piaillements de dindes en chaleur, pas de salle de bain inaccessible, pas de rivalités débiles... Oui, Callie avait du mal à bien s'entendre avec les personnes de son sexe.

Elle s'imaginait déjà dans sa vie d'étudiante, elle imaginait les soirées qu'ils pourraient organiser dans un grand appartement... Elle voyait les choses en grand, elle voulait bouffer la vie à grosse bouchée, ne rien recracher et tout savourer, c'était son objectif, sa revanche. Elle avait besoin de se détacher de Genetic, de l'omniprésence de l'organisation dans sa vie, elle avait besoin de vivre une vie normale pour une fois.
Elle ne savait pas d'où venait cette envie, pourquoi tout d'un coup elle voulait être une jeune fille normale : ça ne lui était jamais arrivé avant. Son côté psy en herbe lui soufflait que c'était à cause de Moïra. Voir la petite fille privée d'une vie normale contre sa volonté avait rappelé à Callie qu'elle, elle pouvait vivre. Et elle allait le faire. Mettre des coups de pied dans la fourmilière UCLA, faire les quatre cents coups, allier études, entrainement avec Ben à Genetic et vie d'étudiante. Elle allait essayer le sport de la fac, les fêtes de la fac, les fraternités aussi... Quoique, trop de filles dans ces trucs là... Peut-être y en avait-il des mixtes ? Il faudrait se renseigner....
Elle faisait des tas de plans sur la comète, s'y voyait déjà... Alors qu'elle n'avait pour l'instant pas quitté sa chambre de Genetic plus de deux jours. C'était le temps qu'elle avait réussi à tenir dans la résidence de la fac : trop de règles, trop de contraintes, trop peu de fun. Elle s'amusait plus à Genetic, c'était pour dire ! Elle n'avait pas aimé, sa voisine de chambre s'était en plus révélée blonde à forte poitrine, les fesses serrées toute la journée pour s'assurer un fessier ferme, et les jambes bien ouvertes la nuit pour entretenir sa réputation. Bref, que du bonheur... Qui avait rappelait à Callie pourquoi elle préférait la compagnie masculine.

Elle sonna. Un immeuble à digicode. C'était mieux qu'un immeuble à badge, plus sûr, plus facile de retrouver un code qu'un badge paumé dans la nature. Une voix lui répondit, elle expliqua sa présence, elle avait passé un coup de fil quelques heures plus tôt pour l'annonce, on lui avait dit de passer, elle était là... La porte s'ouvrit. Elle ne prit l'ascenseur : elle pouvait atteindre le second étage à pied tout de même. Elle frappa à la porte et attendit...

Lorsqu'elle croisa le regard de son peut-être futur colocataire, elle sourit avec une lueur légèrement mutine dans le regard... Ou inquiétante pour qui connaissait Callie. Elle connaissait ce regard. Elle ne l'avait vu qu'une fois mais il l'avait marquée. Elle détaille le jeune homme de haut en bas, laissant son esprit retrouver ses quelques souvenirs d'une soirée datant de quelques mois en arrière... Callie s'attarda sur les mains du jeune homme et réprima un frisson, frisson qu'elle ne put réprimer en s'attardant sur ses lèvres : elle se souvenait parfaitement de leur contact malgré le flou de la nuit...

Elle le poussa doucement avec sa main afin de pénétrer dans l'appartement, profitant de ce moment de surprise. « Sympathiques les retrouvailles. » dit-elle en lui lançant un regard en coin avant de jeter un coup d'oeil à l'appartement. Elle se sentait déjà chez elle. Il fallait que ce soit chez elle : les lieux, le colocataire qui l'avait effrayée par son côté impénétrable mais qui avait su attiser sa curiosité, et les perspectives d'avenir... Elle se voyait parfaitement profiter de sa vie d'étudiante avec un type comme lui : il saurait la faire entrer dans les meilleures fêtes du campus, comme le jour de leur rencontre.
« Je suis Callie. Ton coloc va bientôt arriver ? Qu'on puisse valider officiellement mon entrée dans la colocation ? Tu es ... ? » Elle était sûre d'elle, elle était certaine d'être à sa place ici, c'était instinctif. « T'as oublié de préciser ton prénom la dernière fois. » Elle avait la furieuse envie de se servir de son pouvoir, juste pour voir... Pour voir si, comme la première fois, elle avait du mal à imposer des choses dans sa tête... Mais elle se retint, elle voulait y aller doucement, attendre d'avoir signé le bail avant de se retrouver à lui faire peur, ou toute autre émotion sympathique...
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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Mar 14 Fév - 13:05

Il y a quelques jours, j’ai mis une annonce sur l’énorme panneau en liège de l’UCLA. Bah oui, Tom, mon coloc m’a fait faux bond l’abruti. Il est parti vivre avec sa nana. Il m’a abandonné, moi, Craig, son pote depuis deux ans pour une gonzesse. Je l’ai mauvaise. Surtout que je ne peux pas assumer un tel appartement à moi tout seul. Heureusement qu’il m’a aidé à payer le mois en cours le temps que je retrouve quelqu’un. Enfin, vu mon salaire de misère, c’est plutôt deux personnes qu’il va falloir que je dégote. En plus, sur l’annonce, j’ai un peu menti. J’ai marqué un immense appartement alors qu’il est juste normal et qu’on était deux alors qu’il n’y a plus que moi. Je me débrouillerai bien pour noyer le poisson, je suis plutôt doué à ce petit jeu. Je parie sur le fait que les étudiants, surtout les newbies, préfèrent la liberté d’un appartement privé aux règles stricts des cités universitaires. J’aurai des appels, c’était sur et certain.

Et effectivement, ce matin, mon téléphone a sonné. Une jeune fille qui m’a demandé l’adresse car intéressée par la colocation. Super. Une fille en plus. Si elle est jolie et fêtarde, c’est le jackpot. Après cet appel, je pris ma douche. Je ne pouvais pas concevoir de recevoir une demoiselle en pyjama. Enfin dans le boxer qui me servait de pyjama. Un jean et un tee shirt seraient beaucoup mieux. Comme d’habitude, je ne pris pas la peine de me coiffer. J’aime quand mes cheveux sont en bataille. Je m’installai dans le canapé tout en faisant défiler les chaines à la télévision. D’habitude, je ne la regarde jamais. Mais là, il fallait que je fasse passer le temps, j’avais hâte de voir ma potentielle future colocataire. Je suis curieux de nature et rester inactif me déplait. Alors, vous pensez bien qu’un tel moment est une torture pour moi. Il n’y a rien à faire dans cet appartement et je suis coincé ici jusqu’à ce que Miss Mystère débarque.

L’interphone sonna, j’attendis que la fille m’explique la raison de sa venue pour appuyer sur le bouton qui déverrouille la porte du hall. A peine quelques secondes plus tard, on frappa à la porte. J’ouvris et… Le choc. Je reconnus presque immédiatement la crinière rousse et le regard azur, le sourire mutin et le nez en trompette. Mon Inconnue. Je n’avais pas eu à la chercher, elle était venue à moi. Je répondis à son sourire par un haussement de sourcil. Heureux que tu sois là, jolie demoiselle. Elle me poussa pour entrer. J’eus envie de l’attraper par le poignet et de l’attirer à moi. Bien que fortement alcoolisé ce soir là, le souvenir de ses baisers était encore bien présent. Cette fille me rendait dingue. Je repense souvent à cette nuit et je me dis que, pour une fois, j’aurai aimé que ma conquête ne déguerpisse pas comme une voleuse. Je refermais la porte derrière elle et m’adossais contre le battant, la dévorant du regard. Elle se présenta. Callie. C’est beau comme prénom.

« J’savais qu’on finirait bien par se retrouver, jolie Callie. »

Et hop, la petite phrase qui passe bien et qui les fait toutes tomber comme des mouches. Pas que je considère Callie comme une mouche, hein ! Disons que mes techniques de drague sont plutôt bien rodées et que je sais parler aux filles en général. Oui, en général, parce que j’ai l’impression que Callie n’est pas une nana comme les autres. Elle m’intrigue et me désarçonne. J’arrive pas à la cerner.

« J’suis tout seul. Mon coloc est parti la semaine dernière, pour ça que je recherche quelqu’un. »

Je fis quelques pas pour me placer devant elle et plonger mon regard dans le sien. Elle n'était pas très grande, comme dans mes vagues souvenirs.

« Je m’appelle Craig. Et qu’est-ce qui te fais penser que je vais t’accepter comme colocataire ? »

Bah oui, c’est vrai, c’est pas parce qu’elle me fait tourner la tête et qu’on a passé une nuit ensemble que je veux forcément partager mon appartement avec. Est-ce que je suis crédible là ?
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Callie Newark


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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Mar 14 Fév - 13:53

Un sourcil arqué, Callie l'écouta attentivement, s'attardant sur ses lèvres bien plus souvent qu'elle ne l'aurait voulu... Visiblement, les souvenirs étaient bel et bien partagés et appréciables de surcroît. Elle avait bien fait de prendre cette petite annonce au sérieux : elle sentait que cette coïncidence allait peut-être bien mettre le piment dont elle avait besoin dans sa toute nouvelle vie. « Seul ? Ça sent la publicité mensongère tout ça, Craig. Rien que pour ça, tu ne peux pas me refuser la place. » dit-elle sur un ton qui en disait long sur sa détermination.
Elle n'hésita pas à soutenir son regard. Bien au contraire, elle en profita pour s'imprégner de ce regard et être capable de le comprendre... Seulement, elle n'y arrivait que très peu. Tout chez ce type semblait facile à comprendre, son côté étudiant plus adepte de la bouteille que de la bibliothèque, son côté j'aime les filles et j'essaie de le prouver à toutes celles qui le veulent, mais ça s'arrêtait là. Elle ne trouvait que la surface, que ce qu'il offrait au commun des mortels et ça, c'était ce qu'elle n'aimait pas. Elle n'aimait pas ne pas pouvoir aller plus, ne pas pouvoir sentir, ressentir ce qu'il était. Elle avait toujours su décrypter les autres grâces à son sens de l'observation poussé, ses connaissances en psychologie et son côté mentaliste en herbe. Seulement, il faisait partie des anomalies de son programme censé être sans faille.

Elle voulait utiliser son pouvoir, juste pour le déstabiliser, le faire tiquer. Mais elle ne pouvait s'y résoudre. Elle n'arrivait pas à jouer sur ce tableau là tout de suite et elle n'était même pas certaine que son pouvoir fonctionne... Elle se souvenait l'avoir vaguement essayé sur lui le jour de leur rencontre... Sans succès, c'était ce qui l'avait poussé à fuir comme une voleuse le matin venu. Callie s'était laissée croire qu'elle s'était tirée pour ne pas risquer de l'avoir sur le dos par la suite mais en vérité, elle s'était tirée parce qu'il avait été le seul à faire flancher son pouvoir sans explication. Elle avait bu ce soir-là, peut-être avait-elle été trop déchirée pour réussir à contrôler sa capacité... Elle s'était raccrochée à ça pour ne pas se torturer les méninges. Puis elle était passée à autre chose de force, à cause des événements.

« Et puis j'ai emporté l'annonce avec moi donc je suis ta seule cliente. » ajouta-t-elle après ce temps d'analyse de l'autre. Autant être franche, non ? C'était sa spécialité, son plat quotidien. « Tu comptes rester planté là à essayer de comprendre pourquoi je suis la candidate idéal alors que la réponse est évidente ? J'ai l'argent qui va avec, je ne serai là que pour dormir et encore, pas tous les soirs et je ne passe pas ma vie dans la salle de bain... » Elle leva les yeux vers ses cheveux avant de sourire à nouveau « Ce qui visiblement nous fait un point commun. »

Est-ce que c'était ça ? Enfin, ce qu'elle ressentait, là, tout de suite, cette envie de jouer avec le feu... Est-ce que c'était la base d'un plan de séduction d'adolescent en phase d'approche de l'âge adulte ? Parce qu'elle avait envie de pousser ses limites, de jouer encore et encore avec ses propres nerfs. Elle avait aussi l'occasion de se tester elle-même. C'était fou ce qu'une simple rencontre d'une courte journée couplée d'une nuit avait pu trouver un si grand intérêt. Peut-être que c'était tout simplement la première fois qu'elle tombait sur un type qui était susceptible de lui plaire. Ou peut-être que les autres gars étaient simplement tout sauf accorder à son tempérament à elle. L'envie de jouer s'était toujours très vite estompée mais là, quelques mois plus tard, après une longue pause, elle était toujours là...

« On la commence cette visite ? » Il fallait bien cesser de se regarder dans le blanc des yeux pour voir qui craquerait en premier, non ?
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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Mar 14 Fév - 22:30

J’pense comme elle, c’est la candidate idéale pour cette colocation. Jolie, futée, avec une répartie hors du commun et une forte propension à la fête et à la débauche. J’aime bien cette nana. Sa révélation me fit l’effet d’une bombe. La garce. Elle a piqué mon annonce. J’en ai mis qu’une seule en plus. J’ai plus d’autre choix que de l’accepter maintenant. Dans un sens, cela ne me dérange pas. Je crois que je vais aimer cohabiter avec elle mais il est hors de question que je lui dise. Cela lui ferait trop plaisir et moi je me retrouverais dans une position inconfortable. Je pris donc la décision de tenir ma langue pour une fois. Je ne veux pas qu’elle s’imagine qu’elle me plait. Mais ça, elle doit déjà le savoir. Mais du temps que je ne le dis pas, cela reste de l’ordre des suppositions et c'est bien mieux comme ça.

« Qu’est-ce qui te dis que c’est la seule annonce que j’ai collée ? » répondis-je dans un sourire narquois.

De toute façon, il nous faudra au moins un colocataire supplémentaire pour assumer le loyer et les charges de cet appartement, si ce n’est deux. Debout devant elle, je la regarde en souriant. Je ne comprends toujours pas pourquoi elle s’est barrée de cette manière après notre folle nuit. Je n’étais pas à la hauteur ? Il faut dire que j’étais pas mal déchiré ce soir là. On avait fait la fête jusqu’à pas d’heure. D’ailleurs, je donnerais n’importe quoi pour m’en rappeler mieux. Je n’en garde que de vagues souvenirs, des bribes de conversations et d’actes, jusqu’à ce que j’ouvre les yeux, seul, dans mon lit vide. Peut être qu’elle s’en souvient mieux que moi. Si jamais elle s’installe ici, j’essaierai de lui poser la question.

Elle me charria sur mes cheveux. Quoi, ils sont pas coiffés mais ils sont propres. Je les ai lavés exprès pour elle en plus. Alors oui, je ne passe pas trois heures chaque matin dans la salle de bain mais n’empêche que je fleure bon la rose tous les jours. Et comme on va être amenés à vivre ensemble un bon bout de temps, elle devra faire avec ma coiffure à la Sonic le Hérisson.

« Ma coiffure ne t’as pas dérangée, il y a quelques mois, quand tu m’as supplié pour que je t’emmène avec moi à la fête du campus. Ni pour ce qu’on a fait après d’ailleurs

Deuxième sourire narquois. J’essaye de la pousser dans ses retranchements pour voir comment elle va réagir. Peut être qu’elle va me coller une baffe ou me cracher à la figure que je ne suis qu’un goujat. Non, Callie n’est pas comme ça. Je le sais, je le ressens bien que je ne la comprenne pas. Elle est différente des autres filles. Ca c’est indéniable. La première fois qu’on s’est rencontré, c’était comme ci elle essayait de sonder mon cerveau, comme ci elle voulait y dénicher quelque chose. J’espère qu’elle ne recommencera pas, c’est très dérangeant. Ma tête me joue déjà des tours du fait de mon pouvoir, je n’ai pas besoin que quelqu’un en rajoute une couche. Même si ce quelqu’un me rend chèvre.

« Ne sois pas si pressée, jolie Callie. Quelqu’un t’attends ailleurs ? T’as bien le temps de prendre quelque chose à boire avant qu’on ne commence, non ? »

J’aime l’appeler Jolie Callie. Ca lui va bien et ca rime. J’dois avoir une âme de poète. Ce sobriquet risque de la poursuivre si elle habite avec moi. Ce n’est pas pour me déplaire. Je m’avance vers le frigo et l’ouvrit, sans même attendre la réponse de la principale concernée. J’attrape deux cannettes de bière avant de me retourner vers ma nouvelle colocataire.

« Une bière ? A moins que tu préfère autre chose. »

Cela m’amuse de la faire languir. Jusqu’à preuve du contraire, elle est chez moi, aussi longtemps que je ne lui aurai pas annoncé officiellement son appartenance à la colocation. Je lui fis un clin d’œil. J’aime jouer avec les nerfs des gens. Ou alors c’est avec les miens. Dans le cas présent, ils sont prêts à exploser ces cons. Je sens que la journée s’annonce bien.
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Callie Newark


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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Mar 14 Fév - 23:50

Il n'en démordait pas lui non plus, elle aimait ça. Il était tellement loin des tocards qui avaient jalonnés sa route de lycéenne et qui n'étaient pas capable d'aligner trois mots dans une parfaite cohérence pour peu que leur virilité soit en danger où qu'un trop grand morceau de peau féminine ne soit visible... Ce Craig avait visiblement de quoi tenir la route. Elle avait vu juste la première fois, en voyant chez lui quelque chose de différent. « Peut-être qu'elle est collée partout mais en attendant, je ne vois que moi ici et ton téléphone n'a toujours sonné. » Ton neutre, pas besoin d'appuyer ses dires avec des artifices. Pas encore.

ET BAM ! Prends toi la nuit passée ensemble dans les dents. En toute courtoisie bien sûr, avec subtilité et sans arrière-pensée. Elle ne put réprimer un sourire en coin. Il aimait jouer avec le feu lui aussi. Il aimait tester les limites : ils allaient réellement s'amuser. Callie était certaine qu'elle avait obtenu sa place dans la colocation, pourquoi faire tant de cinéma pour un refus ? Non, il cherchait forcément un moyen de jouer un peu plus longtemps, tout comme elle aurait pu le faire elle-même. « Parfois, il faut savoir se contenter de ce que la vie met sur notre chemin : on se pose moins de questions et on en profite plus. » Son sourire était toujours là, illustrant tous les sous-entendus de sa réponse.
Elle ne manqua pas une seule miette du spectacle qui se déroulait sous ses yeux : le type qui se retourne, offre un superbe panaroma sur son relief personnel, se penche légèrement pour attraper ses bière et revient. Oui, elle avait profitait de tout le panorama. C'était comme ses cheveux : elle préférait une tête sur laquelle elle pouvait faire glisser ses mains sans prendre le risque de s'y coller par excès de gel plutôt qu'une oeuvre abstraite à laquelle l'artiste en herbe - comprendre le narcissique qui se coiffe seul - octroie plus d'attention qu'à la fille qu'il cherche à séduire. Callie se voyait bien réitérer l'expérience de ses doigts ondulant entre les mèches rebelles de Craig.

Elle attrapa une bière. Elle ouvrit sa bouteille sans peine, grâce à une technique apprise par Ben. Elle but une longue gorgée rafraîchissante, fermant les yeux deux secondes, juste pour savourer. Pas la meilleure bière du monde mais ça n'était pas non plus une bière dégueulasse et imbuvable : monsieur avait du goût. Elle s'avança vers la table et prit appuie sur le sol pour poser ses fesses délicatement sur la surface, sa bière toujours à la main. « On va dire que j'ai le temps d'y aller doucement à supposer que l'appartement ne soit pas aussi "immense" que ce que dit ton annonce. » Elle jeta un coup d'oeil circulaire autour d'elle. « Encore un peu de publicité mensongère, n'est-ce pas ? » M'enfin, publicité mensongère ou pas, elle se voyait bien poser ses valises ici. Elle en avait diablement envie : le quartier, le voisinage, la proximité des réseaux de transport, la proximité de la fac, le colocataire...
Bien sûr, le colocataire : se contenter de prendre ce que la vie nous offre ne signifie pas que la vie est toujours ingrate. Là, elle ne l'était pas du tout envers Callie. Elle avait envie de traverser l'appartement, d'en explorer chaque recoin mais visiblement, le potentiel futur colocataire, lui, voulait y aller doucement. Pourquoi ? Il fallait toujours montrer la marchandise pour pouvoir la négocier, non ? Quoi que si la marchandise, c'était lui, Callie avait déjà eu droit à son tour d'essai gratuit alors...

« Tu préfères commencer par la partie "comment savoir si la candidate est la parfaite colocataire" ? Ok. Pose-moi tes questions. Déjà, j'abrège : pas d'animaux avec moi, pas des tonnes d'affaires. Je suis une habituée de la vie en communauté et j'aime respecter l'espace vital des autres pour m'assurer qu'ils ne viennent pas s'incruster dans le mien sans invitation. » Elle tenait à cet espace vital, elle tenait à sa solitude à laquelle on l'avait habituée à Genetic lorsqu'elle était dans sa chambre et que personne ne la dérangeait. Par contre, le déranger lui dans son sommeil juste pour voir, comme ça, c'était une option tout à fait envisageable...
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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Mer 15 Fév - 20:53

Le plus chiant avec cette nana, c’est qu’elle est vachement perspicace. Je viens de lui dire que mon annonce est collée partout dans L.A et elle, elle me rétorque que mon téléphone reste muet. Là, j’avoue que je n’ai plus d’excuse. Je peux lui dire qu’il est en vibreur et qu’elle ne peut donc pas l’entendre mais j’en ai pas envie. Elle est à sa place ici. Je l’ai su dès que j’ai ouvert la porte. Et elle aussi. Donc ça sert à rien que je continue à faire semblant. Mais je vais continuer encore un peu, parce que c’est drôle. On joue avec nos nerfs, on s’amuse à se pousser l’un et l’autre dans nos retranchements et ça, c’est vraiment chouette.

« Des autres personnes sont peut être passées avant toi. »

Bah oui, peut être que j’ai eu d’autres visites durant la matinée, qu’est-ce qu’elle en sait ? Peut être qu’elle est pas la seule sur l’affaire. C’est ce que j’aimerais lui faire croire mais elle n’est pas dupe. C’est ce que j’aime chez elle, elle est diablement intelligente. Un sourire moqueur se dessine sur mes lèvres. Vivre avec Callie promet d’être amusant. Et puis si elle habite là, j’aurais toujours un œil sur elle et je peux être (presque) sûr qu’elle ne se sauvera pas comme la première fois. Je ne veux plus qu’elle se barre de cette manière. J’ai envie d’apprendre à la connaitre, j’ai envie qu’on aille faire la fête. J’ai envie de faire glisser mes mains sur elle.

On se contente de ce que la vie met sur notre chemin, la bonne blague. C’est pas strictement exact. On s’en contente mais on trie quand même, on ne prend que le meilleur. Sinon, pourquoi est-ce qu’elle insisterait autant pour vivre ici ? Elle a juste à partir et à se chercher une autre colocation. Si elle est là, si elle est si déterminée, c’est sans doute aussi un peu pour moi, non ? J’dois me faire des films là, me donner plus d’importance que j’en ai. Ca seul l’avenir me le dira. Voyons déjà comment va se dérouler la journée. J’me demande si Callie dormira avec moi ce soir.

Elle prit la bière que je lui propose et alla s’asseoir sur la table. Elle sait que c’est mal poli de s’asseoir sur une table ? En fait, je m’en fou. Appuyé contre le frigo, je pose ma bière sur celui-ci pour fouiller au fond de la poche de mon jean. J’en extirpe un paquet de cigarette à moitié vide et tout écrabouillé. J’en pris une avant de lancer le paquet à ma future colocataire. Je sais qu’elle fume au moins autant que moi. Elle a compris que l’appartement n’était pas aussi grand que je le prétendais. N’empêche que le logement à L.A coute cher et qu’à tout les deux, jamais on ne pourra assumer le loyer, les charges, la nourriture. Enfin, l’alcool. Dommage. J’pense que ça me plairait d’avoir Callie pour moi tout seul.

« Je n’ai pas fait de publicité mensongère, presque pas. Je recherche bien un ou une coloc et je vis dans un appartement à Los Angeles. Je n’ai pas menti sur la marchandise. Où tu la vois, toi, la publicité mensongère ? »

Mon Dieu la mauvaise foi. J’ouvre ma bière et la vide d’un trait avant de jeter la cannette vide dans la poubelle. Je bois tellement de bière que je ne l’apprécie même plus. C’est triste d’en arriver au point là. Je l’écoute attentivement. Pas d’animaux, ça ne me dérange pas les animaux. Et pas de bol, je compte m’incruster dans son espace vital sans invitation. Est-ce qu’un lit compte comme un espace vital ?

« C’bon, t’as gagné. Suis-moi que je te fasse visiter. »

En passant devant elle, je fais glisser mon doigt sur l’arrête de son nez. Sa peau est toute douce, comme dans mes souvenirs. Tout d’abord, la pièce à vivre. Elle sert de salon, de salle à manger et la cuisine (enfin la kitchenette) est coincée dans un angle au fond de la pièce. Il y a une mezzanine au dessus de la pièce. C’était la chambre de Tom. Ce serait la chambre d'amis désormais. D'ailleurs, j'ai jamais compris pourquoi il avait jamais voulu d'une des deux vraies chambres de cet appartement. Par galanterie, j'ai laissé la plus grande à Callie, celle que j'occupais avant. Comme j’suis gentil. Si j’le suis assez, peut être qu’on pourra la partager. Au bout d’un petit couloir, une petite salle de bain et ensuite la porte de la future chambre de la demoiselle. Là, j’ouvre la porte et me poste juste derrière elle. Suffisamment proche pour qu’elle sente ma présence, suffisamment éloigné pour qu’il n’y ait aucun contact physique.

« Et voilà ta chambre, la plus grande de l'appart. Tu pourras la décorer comme tu en as envie. Moi j’occupe la chambre qui est juste en face. Celle qui est plus petite et qui a un lit à étage.»

La pièce est d’une taille raisonnable et j’y ai enlevé toutes mes affaires. Il y reste un lit double, une table de chevet et une armoire. C’est un peu spartiate mais comme Callie me l’a dit, il faut savoir se contenter de ce que la vie met sur notre chemin.
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Callie Newark


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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Mer 15 Fév - 22:19

Callie sentait encore le contact de sa peau contre la sienne... Une minuscule parcelle de peau avait été en contact avec son doigt pourtant. C'était physique, électrique. Elle le suivit, écouta ses explications. L'appartement n'était pas un palace mais il fallait se l'avouer, par rapport à sa minuscule chambre d'étudiante qu'elle avait du partager avec une pimbêche, c'était un cinq étoiles. Il y avait finalement de la place pour plus de deux personnes ce qui laissait l'imagination fertile de la jeune fille faire son train : des soirées de folie passées à trois, quatre ou cinq, des sorties de dingues, des fêtes dans l'appart à n'en plus finir...
Elle pensait aussi à sa tranquillité, à cette grande chambre qu'il lui montrait... Plus petite que celle de Genetic mais en même temps, ça n'était pas le même principe. Elle avait bien retenu ce qu'il avait dit "ta chambre". Elle le savait, elle avait gagné son passe-droit pour vivre ici. Pourquoi ? Ça, elle en avait sa petite idée. Le contact de sa peau sur la sienne était un indice, son regard posé sur elle en était un aussi... Son besoin de reprendre ce qu'elle disait et vice versa... Cette colocation allait vraiment lui apporter toute la distraction dont Callie avait besoin.

« C'est un grand lit. » dit-elle simplement. Un grand lit auquel elle n'était pas habituée : voilà aussi pourquoi sa chambre à Genetic était plus grande en apparence. Mais ça en la dérangeait pas outre mesure de se retrouvait dans un lit aussi grand : il y avait de la place au moins... Elle avait posé son regard sur lui à cette pensée. Oui, elle avait de quoi se distraire.
Elle entra dans la pièce, passa sa main sur la table de chevet, sur le bois de l'armoire... C'était un appartement meublé avec de l'ancien et elle aimait ça, ça lui rappelait la maison de ses parents en total contraste avec ce qu'elle avait eu à Genetic.
La mélancolie n'était pas un sentiment que Callie connaissait réellement mais le contact de ce bois sur sa peau avait cet effet. Ces derniers jours, Callie avait de plus en plus de sensations de ce genre... Ça avait commencé avec le coma de Moïra, sa petite soeur de coeur. Elle ne laissa rien paraître, se contentant de sortir de la chambre. « Je pense que je saurai largement m'en contenter : je te l'ai dit, je n'ai pas énormément d'affaires. » Le manque d'attachement aux biens matériels, c'était la raison pour laquelle Callie se contentait de peu. Elle aimait les vêtements mais n'achetait que ce qui lui plaisait vraiment. Elle avait quelques CDs, des tas de livres. Oui, il faudrait qu'elle trouve où mettre ses livres... Ou alors elle irait les mettre dans sa maison...
Elle avait gardé les biens de ses parents, se contentant de louer la maison qui se situait en périphérie de la ville. Elle était bien trop grande pour elle, pour une jeune fille. Elle avait mis ses affaires et les leurs dans le grenier et elle savait que les locataires n'y allaient pas. Ou alors juste pour vérifier la toiture qui était en excellent état grâce à l'entretien. Elle y retournerait peut-être un jour... Ou la vendrait. Elle n'en savait rien et ça ne la préoccupait pas vraiment actuellement.

Elle sortit de la chambre, et se posta tout près de lui, fermant la porte de la chambre. Elle voulait tâter le terrain pour savoir comment il voyait cette colocation. Comment il voyait leur vie ensemble. « Tu as des règles en matière de colocation ? Quelque chose que je devrais savoir en matière de corvées ? Ou d'allers et venues d'amis ? » Callie n'avait pas d'amis. Pas vraiment en tout cas. Elle trouvait Summer trop naïve, Wyatt trop emmerdant. Moïra était son amie. Si, il y avait Ben. Elle pensait que c'était ça, l'amitié, ce qu'il y avait entre eux, mais elle n'en était pas certaine, il faudrait qu'elle lui demande lors de son prochain entrainement. « S'il y a une chambre d'amis, c'est bien qu'on peut recevoir, non ? » Bien sûr... « Et tu vois qui ou quel genre de personnes pour compléter les lieux ? » Cachait-il un copain aussi sexy dans l'une de ses poches ? Avait-il une camarade de classe qu'il voulait mettre dans son lit en recherche de lieu où crécher ?
Callie, elle, avait peut-être des noms en tête... Quoique... Souhaitait-elle ramener Genetic dans son chez elle ? Parce que c'était chez elle maintenant, elle n'en doutait pas.
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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Ven 17 Fév - 22:05

C’est pas un problème le grand lit et si elle veut, j’me porte volontaire pour combler l’espace en trop. Je sais que je serai beaucoup mieux dans cette chambre avec elle que serré dans mon lit à étage. En plus, cette chambre était la mienne avant que Tom mette les voiles et que Callie débarque. Donc, la moindre des choses qu’elle pourrait faire pour moi, c’est me laisser une petite place à côté d’elle. Elle ne peut quand même pas me refuser une requête comme celle là. Appuyé dans l’encadrement de la porte, je la regarde faire le tour de la chambre, caresser l’armoire et la table de chevet. J’comprends pas pourquoi elle fait ça, cette pièce est une chambre tout ce qu’il y a de plus banale. En plus, elle est mal exposée, elle donne sur la rue. C’est bruyant la nuit mais c’est la plus grande. Et moi j’suis galant donc je la lui donne. Foutue galanterie !

Une fille qui n’a pas beaucoup d’affaires ? J’y crois pas, même venant d’une fille comme elle. Même si elle ne semblait pas coquette, une fille reste une fille. Elle doit avoir des millions de choses inutiles comme une brosse ou un sèche cheveux. J’espère qu’elle ne me réveillera pas tous les matins avec ce satané appareil. En plus, ne pas se coiffer est un gain de temps incommensurable, surtout pour quelque qu’un comme moi. Je ne suis pas du matin, les cours ne devraient pas commencer avant dix heures le matin. J’suis une loque le matin, surtout si j’ai fais la fête la veille. Alors là, c’est presque mission impossible pour moi d’aller à la fac et si j’y vais, je m’endors sur la table. J’essaye de ne pas trop faire la fête en semaine mais avec Callie comme colocataire, ça ne va pas être une chose évidente. De ce que je m’en souvienne, elle aime autant faire la bringue que moi. Ca promet ! Je plains les voisins.

Elle ressort de la chambre en prenant un malin plaisir de se poster tout prêt de moi pour fermer la porte. Bon bah, la sieste crapuleuse, ce n’est pas pour cet après midi. Quoi que, la journée n’est pas terminée. Et puis, j’ai bien vu la manière dont son regard oscillait entre moi et le lit tout à l’heure. Elle doit en avoir envie elle aussi mais elle est trop fière pour l’avouer. Debout dans le couloir, elle me pose des millions de questions sur la colocation. Je hausse les épaules. La seule chose que je sais, c’est qu’il nous faut un troisième, voire un quatrième, colocataire.

« On avait pas tellement de règles avec Tom. Juste les choses banales et qui coulent de source. Genre toujours nettoyer derrière soi, laisser la salle de bain dans un état convenable pour celui qui passe après, ne pas piquer toute l’eau chaude. En ce qui concerne la vaisselle et sortir la poubelle, c’est chacun son tour. Sinon, pour les allers et venues de copains, j’ai rien contre. C’est chez toi aussi maintenant. »

Voilà, je viens de le dire. Elle habite officiellement ici. On s’occupera des papiers une fois qu’elle se sera installée. J’vais pas l’embêter avec ça maintenant. Comme j’en ai un peu marre d’être coincé dans le couloir, je me dirige vers le salon et me laisse tomber dans le canapé. C’est bien plus confortable que d’être debout.

« Oui, on peut recevoir, il y a un matelas sur la mezzanine. J’en sais trop rien pour les autres colocataires. Il nous faut des personnes qui aiment autant faire la fête que nous, sinon on est mal barrés. On peut prendre maximum deux autres personnes. Il reste une place dans ta chambre et une dans la mienne. »

Donc un garçon et une fille ou alors deux filles. Ca ne me dérange pas de partager ma chambre avec une personne du sexe féminin. J’suis pas bien pudique comme garçon.

« Sauf si tu es contre le fait de partager ta chambre. »

Je me redresse pour la regarder. J’sais qu’elle partage sa chambre, on a passé une nuit ensemble. J’ai juste envie de m’amuser un peu. Allez Callie, j’suis certain que toi aussi, t’as envie de t’amuser.
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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Sam 18 Fév - 1:12

Pas de règles spécifiques concernant un quelconque comportement à avoir envers son colocataire donc ? Bon à savoir, Callie ne voulait pas se priver de futures expériences... Surtout qu'elle avait déjà eu un petit avant-goût de ce que pouvaient être les expérimentations avec lui et qu'elle ne se souvenait pas avoir été déçue ce soir-là, pas du tout même. Deux places supplémentaires signifiaient deux fois plus de monde, de corvées, de bordel mais plus d'argent pour l'appartement et plus de fous pour faire la fête, pour apprendre à vivre sa toute nouvelle vie : se retrouver dans un appartement avec trois autres personnes ne lui déplairaient pas outre mesure.

Elle avança vers le canapé et s'installa à côté de Craig, le frôla - presque involontairement - au passage. Callie était cartésienne, elle avait besoin d'expérience et le contact physique avec ce garçon lui permettait d'expérimenter le langage de leurs corps, de savoir ce que son corps à elle voulait, s'il avait toujours envie de ce type assis tout près d'elle. Pour l'instant, elle n'en était pas certaine : elle savait juste que son esprit avait envie d'aller plus loin dans l'exploration de l'autre, l'envie d'exploration physique ne tarderait pas à remontrer le bout de son nez. « Partager une chambre n'est pas un problème : j'ai survécu trois longs et douloureux jours à ma tarée de voisine de chambre sur le campus, je peux désormais tout vivre. » Enfin, il fallait tout de même se poser la question : qui s'avérait être effectivement la plus atteinte des deux ? Cette fille avec sa manie de tout faire en rose, de pousser de petits cris stridents à l'évocation de mots sans intérêts, de vouloir absolument savoir quelle marque de tampon Callie utilisait pour pouvoir lui en piquer à l'occasion... Ou était-ce Callie qui remportait la palme avec sa façon d'analyser chaque personne qu'elle rencontrait, avec son gros problème de sociabilité humaine, avec son immense handicap du sentiment... ? La question méritait d'être posée.

Elle retira ses sandales uniquement à l'aide de ses pieds qu'elle cala sous elle, dans un soucis de confort mais surtout d'habitude. La peau de ses jambes contrastait avec le modèle californien basique : elle était pâle là où les habitants de la Cité des Anges étaient bronzés à l'année. Elle n'avait pas passé suffisamment de temps en extérieur ces derniers mois, préférant de loin se consacrer à sa formation au sein de Genetic. Seulement, les récents événements avaient fait dévier ses objectifs premiers : là où elle s'était fixée comme but d'être un excellent agent de terrain et de vivre pour ça, elle voulait désormais vivre sa vie de façon presque normale tout en bossant à Genetic à côté. Pourquoi ? Parce qu'elle avait commencé à s'intéresser à la vie de ces personnes qui l'entouraient à Genetic et qu'elle avait vu à quel point le monde extérieur pouvait regorger de belles choses. Elle voyait Ben qui aimait sa vie en dehors de Genetic, elle voyait Summer passionnée de musique, et surtout, elle voyait ce qu'était désormais la vie de Tammy, d'Aleksandra et de Kate qui avaient tout donné à l'organisation... Elle ne voulait pas gâcher sa vie à peine entamée...

« Je ne vois pas réellement à qui je pourrais proposer une place dans mon entourage mais peut-être que remettre ton annonce à sa place pourrait nous aider... » Dire "nous" était tout nouveau pour Callie et tout sauf familier : elle avait tiqué sur ce mot, sur sa façon de le prononcer sans hésitation alors qu'elle ne trouvait pas ça naturel du tout... Il faudrait aussi travailler ça. Elle pouvait dire "notre appartement", "notre colocation". Un "nous" avec un type qu'elle ne connaissait même pas au final... Mais avec qui pouvait-elle partager un "nous" ? Les personnes qu'elle avait apprises à connaître ne la connaissait même pas réellement alors peut-être qu'un "nous" avec un parfait inconnu était tout simplement la seule façon de réellement partager avec un autre.

« En tout cas, j'aime bien cet endroit, je m'y sens chez moi. Je pense qu'avec tes petites règles pas trop chiantes, ça va le faire. Et puis on sait déjà que nous deux, c'est un duo gagnant, non ? » Elle n'avait pas forcément cherché à le provoquer, elle était juste elle, égale à elle-même. C'était une attitude provocatrice qui lui était toute naturelle. Elle regardait autour d'elle pour s'imprégner des lieux, mémoriser chaque chose, chaque détail qui pouvait lui sauter aux yeux. Elle se tourna alors vers lui pour commencer à l'apprendre. « Donc c'est officiel, n'est-ce pas ? Autant fêter ça, non ? » Elle sourit, le bras posé le long du dossier du canapé, tout près de la nuque de Craig...
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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Mar 21 Fév - 13:19

Une lueur intéressée illumina mon regard et un sourire déforma mes lèvres. Callie vient bien de dire que partager sa chambre n’était pas un problème, n’est-ce pas ? En plus, elle a balancé ça tout naturellement en s’installant sur le canapé, à quelques millimètres seulement de moi. En plus, je suis sur qu’elle a fait exprès de me frôler, comme elle fait exprès de refermer la porte presque collée à moi et comme elle a bien fait attention à ce que je remarque son regard faisant le yoyo entre moi et le lit tout à l’heure. Comment j’suis sensé interpréter ça ? Est-ce que c’est réellement volontaire ou bien est-ce qu’elle n’en est même pas consciente ? Parce que, après tout, je ne la connais pas plus que ça cette fille. Elle m’attire, on a déjà couché ensemble une fois mais jusqu’à ce qu’elle débarque ici, j’ignorais jusqu’à son prénom. Peut être que je vais trop vite en besogne ou peut être pas. J’devrais peut être essayer de l’embrasser pour voir. Juste comme ça. J’suis curieux de savoir si ses lèvres ont toujours le même gout.

Puis elle proposa d’aller recoller l’affiche. Oui, bonne idée, elle en a dans le crâne cette petite. D’ailleurs, j’me demande bien quel âge elle peut avoir. Surement plus jeune que moi puisqu’elle rentre seulement à la fac. Remarquez, ça ne veut plus rien dire ça maintenant et comme c’est déplacé de demander l’âge d’une fille, je préfère me taire et l’écouter. Je la regarde se mettre à l’aise et enlever ses chaussures. Chouette, ça veut dire qu’elle n’a pas envie de bouger pour le moment. Enfin, c’est comme ça que je le vois. Et ce n’est pas pour me déplaire. Moi j’suis pieds nus, j’sors seulement de la douche alors je n’ai pas pris la peine d’enfiler des chaussettes et des baskets. Surtout que j’ai pas prévu de sortir aujourd’hui.

« Bonne idée. On ira la recoller demain à la fac. Sinon, je la mettrai aussi au bar où j’travaille et si t’as un endroit où la mettre, je t’en ferai une photocopie. »

Je connais pas grand-chose de la vie de Callie mais en dehors de cet appartement et de l’UCLA, il doit bien y avoir des lieux qu’elle fréquente, qu’elle aime et où elle a des amis. Tiens, j’me dis que ça peut être pas mal d’afficher cette annonce dans les locaux de la fraternité. Au moins, j’suis sur de tomber sur un fêtard. Je nous vois mal avec un, ou une, colocataire psychorigide, à fond dans les études et qui se couche avec les poules. Là, on ne serait pas dans la mouise. Enfin bref, on choisira consciencieusement nos futurs colocataires.

Nous, un duo gagnant ? J’ai pas rêvé, c’est bien ce qu’elle vient de dire ? Interloqué mais agréablement surpris qu’elle parle de nous dans des termes si élogieux, je plonge mon regard dans le sien. C’est étrange ce nous. C’est comme ci nous étions une sorte de couple alors que j’sais même pas si on est amis. Amants, c’est sur on l’a été, mais est-ce qu’on est amis ?

« Un duo gagnant, peut être, j’sais pas. On a expérimenté qu’une fois ce « nous ». On verra bien ce que ça va donner une fois que tu seras définitivement installée ici. »

Ma provocation est tout à fait intentionnelle. J’veux voir ce qu’elle va répondre à ma proposition à peine voilée. J’aime séduire les femmes en étant brut de décoffrage, au moins je sais ce qu’elles ont dans le ventre. Et j’sais que Callie en a dans le ventre, la dernière fois qu’on s’est parlé, elle a échangé un briquet contre une fête de fraternité, c’est diablement culotté. Et voilà qu’elle propose de fêter son entrée officielle dans la colocation. Après délibération de tout les actuels membres de la colocation, c'est-à-dire moi, c’est d’accord !

« Va pour la fête. Comme il est un peu tôt, j’te propose de commencer ici et puis, si t’es sage, je t’emmènerai avec moi à la fraternité. Mes potes organisent une petite soirée… Comment dire… privée, ce soir. »

Là, j’sais que j’ai réussi à la toucher comme il le faut. Elle veut venir avec moi, je le ressens. Après un clin d’œil un brin provocateur, je me lève et me dirige vers le frigo. Je sors le pack de bière et j’retourne m’installer à côté de ma jolie Callie. Je prends une canette, lui en fourre une dans les mains et m’adosse contre le dossier du canapé, ma nuque reposant sur le bras de ma nouvelle colocataire. Elle ne gagnerait pas à ce petit jeu là, pas avec moi.

Tu veux jouer ?
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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Lun 27 Fév - 16:44

Depuis Genetic, elle n'avait pas ressenti ça : le sentiment d'être chez elle quelque part. Là, c'était fort, et ça lui faisait un bien fou. Elle avait besoin de sentir qu'elle était humaine, qu'elle n'était pas une simple machine, qu'elle pouvait elle aussi vivre comme n'importe lequel des jeunes de son âge...
Et la première chose que faisait les jeunes de son âge, c'était de s'amuser un bon coup, non ? C'était certain, c'était ce qu'elle pensait et elle y pensait tout en regardant Craig retourner vers son frigo pour en sortir le pack entier cette fois : il savait comment s'y prendre ce garçon. « Je te rappelle que je n'ai pas toute ma journée. » dit-elle en lui souriant. « Par contre je peux libérer ma soirée... Et ma nuit, si la fête bat son plein bien sûr. » ajouta-t-elle avant d'avaler une gorgée de bière...

« Une fraternité donc ? Elle est mixte ? Parce que toutes celles que j'ai pu voir sur le campus ne l'étaient pas et franchement, me pavaner dans une maison des années 50 en short de mousseline rose bonbon, c'est pas tout à fait mon passe-temps favori... » Elle savait que UCLA ne comptait pas de fraternités mixtes... Mais sa question était plus tournée de façon à savoir si les filles étaient conviées dans les fêtes "privées" ou non. « Mais si c'était une fête de ta fraternité celle de l'an dernier, alors je pense que ça devrait le faire. » Dans tous les sens du terme : ambiance, compagnie, du début à la fin.
Ses doigts étaient si près des cheveux de Craig qu'un simple mouvement lui permettrait de les toucher... Seulement, elle préférait se contenter de la distance, de cette absence de mouvement qui précède tout le reste... S'amuseraient-ils à enfreindre le code de base de tous bons colocataires qui ne devaient jamais, Ô grand jamais, cocher ensemble pour assurer la prospérité de la maisonnée ? Callie n'en savait rien et elle ne voulait pas former d'hypothèse parce que ce n'était pas son genre : elle était une fonceuse. Si elle en avait envie, elle le ferait, point. Et puis ils avaient déjà couché ensemble, alors peut-être que ça signifiait que le code ne s'appliquait pas à leur situation ? Et en plus, Craig n'avait pas mentionné de règle à ce sujet... Un sourire se forma sur son petit visage, un sourire mutin, un sourire qui cachait quelque chose.

Quand viendrait-elle poser définitivement ses affaires ici ? Pas le soir même... Peut-être le lendemain ? Quoique... Avait-elle le temps de faire sa petite valise entre son entrainement avec Ben et la soirée prévue ? Oui, elle n'avait pas trop d'affaires et puis elle pourrait faire des voyages... Peut-être que déposer un petit tas d'affaires étaient le juste milieu, la bonne idée : commencer à s'installer pour terminer au plus vite et enfin vivre...
« J'apporterai des affaires ce soir, histoire de ne pas revenir pour rien, avant de filer à ta soirée. Mon rendez-vous ne sera pas trop long et j'habite à côté... » Juste quelques mètres au-dessus, dans une petite chambre aménagée pile poil à la mort de ses parents pour qu'elle n'atterrisse pas dans un foyer. Et dire que Genetic lui avait servi de famille... « enfin, je peux commencer à m'installer plus tard si tu préfères, je ne suis pas à deux jours près... » Si, elle l'était, elle avait besoin de liberté mais elle ne voulait pas le montrer.

Si elle réussissait à soudoyer Ben, elle aurait même une voiture avec chauffeur pour transporter l'intégralité de ses affaires en un seul voyage... C'était à tenter, non ? Et puis son petit coach serait ravi de ne pas avoir à la faire taper dans des sacs et accessoirement sur lui pour une fois. Elle saurait négocier une soirée et quelques verres avec celui qu'elle considérait comme son ami, Callie n'en doutait pas.

Elle n'avait jamais ressenti ce besoin de partir de Genetic avant la fin de l'été, avant l'arrivée de Tussle, avant le coma de Moïra, avant que tout ne s'éclate au sol comme un vulgaire ballon de baudruche rempli d'eau. Genetic avait été son objectif premier, ses espérances, son avenir mais aujourd'hui, elle avait besoin d'autre chose, elle avait besoin d'une vie simple, de fêtes, de fac, de mecs, d'amis...
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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Jeu 1 Mar - 18:14

J’m’en fiche qu’elle arrive pas à libérer sa journée si elle vient passer la soirée avec moi. On va s’amuser, s’éclater, boire comme des trous et fumer comme des pompiers. Bref, une soirée banale quand on est tout les deux. Enfin, on a fait qu’une seule soirée ensemble mais elle a été mémorable. Je m’en souviendrai toute ma vie. Dommage que la nuit qui a suivi soit plus floue. J’aimerais bien une piqûre de rappel tiens. Peut être que si on est bourrés ce soir, elle acceptera de m’ouvrir la porte de sa chambre. Parce qu’à jeun, j’la trouve un peu moins réceptive. Enfin, déjà elle a accepté de m’y accompagner, c’est déjà une bonne nouvelle. Elle a des doutes sur les mixités des fraternités que je m’empresse d’effacer.

« Ce sera le même genre de fête que celle a laquelle que j’t’ai emmenée lors de la journée de visite. En comité restreint puisque c’est privé. Et tu crois franchement qu’on se balade en short rose bonbon ? »

Comprenez une petite dizaine de copains que se réunissent pour faire la fiesta jusqu’au bout de la nuit. Un short rose bonbon, quelle idée ! Je porte uniquement des shorts de basket et le mien est vert, couleur des Celtics oblige. J’sais que Jolie Callie aime faire la fête, pour ça que je l’ai invitée. J’ai envie qu’elle vienne avec moi.

Elle semble bien impatiente de venir s’installer ici. Son impatience me fait sourire. Elle peut même emménager maintenant si elle en a envie. C’est pas moi que ça va déranger. Pour plusieurs raisons : j’aime pas être seul, j’peux plus assumer cet appartement tout seul et j’en ai marre de manger que des pâtes et des pizzas. J’sais pas cuisiner. Etant une fille, Callie doit savoir. J’suis pas très fan de ce genre de clichés mais là, j’dois avouer que ce genre de présupposés ont la dent dure. Un jour, j’lui poserai la question. Mais bon, j’crois que ca se fait pas de demander ce genre de choses. M’enfin, les pâtes et la pizza, c’est pas si dégueu. Et si ca se trouve, elle aussi bonne cuisinière que moi.

J’vais pas lui dire qu’elle peut venir maintenant. Parce que ça montrerai que moi aussi, j’suis impatient qu’elle vienne habiter ici. Elle a déjà du voir que j’suis plutôt content d’être tombé sur elle. J’veux pas lui donner une raison d’en rajouter. Alors je bois une gorgée de ma bière avant de tourner la tête vers elle. Mes cheveux effleurent doucement ses doigts. J’veux gagner à notre petit jeu. Enfin j’sais pas trop si on joue, ni à quoi on joue. A celui qui craquera le premier ? Mais est-ce bien sage de coucher avec un colocataire ? On l’a déjà fais mais est-ce que le refaire n’aurait pas une incidence sur notre vie commune ? Ca, seul l’avenir nous le dira.

« Tu peux venir quand tu veux. J’peux même te filer un coup de main à apporter tes affaires. »

Je me lève et vais chercher le double des clés qui se trouve dans le pot à bordel posé sur le rebord de la fenêtre. C’était la clé de Tom. Il a même pas repris son porte clé. C’est un gugus tout moche qu’il a eu en cadeau dans un fast food. Un bonhomme vert en plastoc. Le graal de son emménagement.

« C’est pour toi. Au cas où tu viennes t’installer en mon absence. Bienvenue chez toi ! »

Planté debout devant elle, je fais danser la clé devant ses yeux. J’attends qu’elle la prenne. Même pour ça, elle va devoir se lever. A moins qu’elle me fasse tomber. Finalement, j’crois que oui, on joue.
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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Dim 4 Mar - 20:09

Callie ne regardait pas directement le jeu de clés danser sous ses yeux : elle regardait Craig la regarder. Les clés étaient dans son champ de vision et son cerveau se cala sur leur mouvement, prêt à commander chaque muscle nécessaire pour que la jeune fille les attrape mais elle restait tout aussi concentré sur celui qui était donc désormais son colocataire. « J'ai ce qu'il faut pour mes affaires, ne t'en fais. Mon rendez-vous me raccompagnera avec mes cartons : je n'ai pas énormément d'affaires comme je te l'ai dit et à deux, on va réussir à s'en sortir sans trop de problèmes, il a les bras pour porter les cartons les plus lourds. » Elle n'eut pas besoin d'aller plus loin pour lui faire comprendre qu'elle savait s'occuper d'elle seule : Ben pourrait voir son nouveau chez elle comme ça.
Les clés ondulaient toujours. Elle savait que si elle tendait simplement la main il ne les lui donnerait pas, elle le sentait. Elle essaya de les attraper une fois sans y parvenir. Il voulait jouer au petit malin ? Dommage, Callie avait passé l'âge... Pour aujourd'hui seulement. Elle avait surtout décidé de lui faire comprendre qu'il ne mènerait aucune danse entre eux, pas une seule, pas tout de suite.

Elle se leva à son tour, pris une pomme verte dans la corbeille à fruit - « J'en rachèterai » - et revint se poster près de lui, croquant dans sa pomme bruyamment. Une pomme croquante était une pomme goûteuse. Callie aimait l'acidité des pommes granny, elle aimait ce goût qui venait picoter le bout de sa langue et qui avait un effet quasi-rafraîchissant sur elle. Elle croqua une nouvelle fois dans sa pomme. « Je vais peut-être avoir besoin de ces clés si tu n'es pas là à mon retour, tu le sais ça ? » Elle croqua encore, laissant une dose de jus acide envahir sa bouche. Elle s'en délecta avant de sourire comme face à un insecte qu'on va écraser une fois qu'on l'a fait paniquer juste ce qu'il faut pour qu'il comprenne que son heure est venue...

Elle donna un coup dans les côtés de Craig et profita de sa surprise pour prendre les clés - un coup appris par Ben lui-même et qu'elle n'oublierait pas de remercier - et elle le regarda reprendre son souffle. Elle avait été vache mais il avait commencé et il fallait qu'il comprenne qu'elle n'était pas une poupée faiblarde mais bien un adversaire de taille : autant que son entrainement made in Genetic lui serve à quelque chose tant qu'elle n'était pas officiellement sur le terrain, non ?
Elle croqua une nouvelle fois dans sa pomme, le regard toujours rivé sur son colocataire/coup/adversaire, tout ça à la fois visiblement. Elle souriait toujours. « C'est à quelle heure ce soir ? Que je me débrouille pour être ici à l'heure ? Si tu pars sans moi, je vais avoir du mal à réussir à trouver la fête : le campus ne m'a pas encore révélé tous ses secrets. » Mais ça ne saurait tarder. Elle avait une mémoire assez bonne, un sens de l'orientation pas mauvais du tout et si elle voulait connaître un lieu, elle s'y employait toujours au mieux.

« N'oublie pas de me répondre quand tu auras repris ton souffle. » son sourire mauvais se transforma en sourire hilare. Est-ce qu'il lui en tiendrait rigueur ? Non, peut-être pas. « Je te montrerai un jour où tu dois placer tes phalanges pour pouvoir me couper le souffle, juste là. » lui dit-elle - levant suffisamment son t-shirt pour qu'il voit une partie de ses dessous - en caressant doucement ses côtes visibles de son index. Suggérer sans trop montrer. Cette zone pouvait être utilisée pour couper le souffle de l'adversaire mais aussi pour générer du plaisir si le toucher était adroit...
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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Lun 5 Mar - 22:18

Je la regarde me regarder alors que je fais danser les clés sous son nez. J’me demanderai toujours pourquoi Tom a absolument tenu à y accrocher cet affreux gugus vert. J’espère que Callie a de meilleurs gouts en porte clé. En même temps, me diriez vous, qu’est-ce qu’on s’en fout d’un porte clé. C’est juste là pour retrouver le trousseau de clé quand il est tombé au fond du sac. Mais notre avantage à nous, les hommes, c’est qu’on a pas de sac à main. Et perdre une clé dans une poche, il faut être drôlement fort. Sauf si la poche est trouée mais ça, c’est une autre affaire. Elle refusa mon aide pour son déménagement. J’la prends pas pour une faible femme, juste qu’entre colocataire, on doit bien s’entraider. Je me contente d’hocher la tête, c’est comme elle veut après tout.

Finalement, elle se lève pour aller piquer une pomme. Hé, mais c’est à moi ça ! C’est mon gouter. J’adore manger des pommes quand je regarde un match de basket à la télé ou quand je bosse mes cours. Bon, mes cours, je les bosse pas souvent et après, ils sont tout tachés de jus de pomme. Je me retourne pour lui faire face et là, je n’ai jamais autant rêvé être une Granny Smith. Je me damnerai pour qu’elle me dévore avec autant de passion qu’elle le fait avec ce pauvre fruit. Complètement captivé par la bouche de Callie, je n’ai pas vu le coup venir. Elle m’a frappé dans les côtes, si bien que j’en ai lâché les clés. La petite peste, elle m’a pris en traitre. Elle a profité que j’sois obnubilé par ses lèvres pour m’en coller une. J’suis sur qu’elle avait tout prévu.

J’me laisse tomber sur le canapé, plié en deux, tentant vainement de reprendre mon souffle. J’l’entends se moquer de moi. Un faible rictus se dessine sur mes lèvres, rira bien qui rira le dernier ! Je me vengerai, ça elle peut en être certaine. Quand l’air que j’inspire se décide enfin à emplir mes poumons, je me redresse et la fixe. C’est qu’elle frappe fort, j’aurai un bleu demain.

« Fais gaffe, si tu continues à me frapper, j’appelle SOS Colocataire. Non mais, je t’accepte sous mon toit et c’est comme ça que tu me remercies ? »

Cette menace prononcée sur un ton léger et entre deux éclats de rire ne doit pas beaucoup lui faire peur. Bon j’avoue, c’est pas le but, de lui faire peur. J’veux pas qu’elle se sauve alors que j’viens seulement de la retrouver. Elle me demande une réponse à sa question. Laquelle ? Ah oui, l’heure de la soirée. Bah le truc, c’est que j’en sais rien. Avec mes potes, on se décide toujours à la dernière minute. J’hausse les épaules.

« J’en sais trop rien. Ca va surement commencer vers 21 ou 22 heures. Pas avant. Je t’attendrai ici va. Mais évite de me poser un lapin, j’aurai l’air malin si j’fais attendre mes potes et que finalement, je me pointe tout seul. »

Oh oui, j’pense que je passerai une sacrée soirée en qualité de bizut si jamais je dis que j’viens accompagné d’une jolie jeune fille et que finalement, je viens seul. Et ca serait encore pire si jamais il me vient à l’idée d’annuler. Et c’est là qu’elle commence à se déshabiller. Mes yeux s’ouvrent grands comme des balles de ping pong. J’comprends pas bien pourquoi elle fait ça mais j’dois avouer que cela ne me déplait pas. Je peux pas m’empêcher de fixer la peau laiteuse, les dessous qui apparaissent juste légèrement. Elle est vraiment jolie.

Je tiens ma vengeance.

Je me lève lentement et m’approche d’elle. Je me tiens juste devant elle, mais pas assez proche pour que l’on soit collés l’un à l’autre. Je laisse glisser mon doigt le long de son flanc nu. Sa peau est douce, comme dans mes vagues souvenirs. Mon index dessine le contour de chacune de ses côtes. Je me penche pour lui susurrer quelques mots à l'oreille.

« Et comme ça, elles sont bien placées, mes phalanges ? »

Je sais pas où tout ça va nous mener mais je m’en fiche, du temps que Callie vient avec moi.
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Callie Newark


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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Sam 10 Mar - 21:38

C'était fou ce qu'il se surestimait ce garçon, il avait l'air de croire - il croyait fermement - que son sex appeal atteignait des sommets. Callie roula des yeux, ayant la curieusement envie de lui refaire la démonstration de son talent "phalangeaire", juste pour lui rappeler gentiment qu'il n'était pas irrésistible. Mais en même temps, son culot la faisait rire : il en fallait une bonne paire pour oser jouer comme ça avec sa désormais colocataire. Elle trouvait ça culotté, limite réellement attirant... Ce n'était pas du tout ce qui l'avait attiré chez lui la toute première fois, c'était fou : elle se rendait compte que finalement, on pouvait toujours être surpris par les autres. Mais là, elle se rendait surtout compte à quel point son colocataire avait les hormones en ébullition et surtout à quel point il pensait avoir face à lui un territoire conquis : eh oh garçon, redescend sur terre s'il te plait.

Elle était là, à quelques centimètres à peine de lui, elle sentait le contact chaud de ses doigts contre elle, et elle savait exactement ce qu'elle ne voulait pas, à défaut de savoir ce qu'elle voulait : elle ne voulait pas coucher avec lui et si elle le laissait encore la toucher comme ça pile où il avait posé sa main, elle n'allait pas pouvoir se contrôler bien longtemps... On ne choisissait pas ses zones sensibles, n'est-ce pas ? Callie attrapa alors la main de Craig avec fermeté et la lui colla contre le torse. « Tu risquerais de te faire mal. » Elle resta une demi-fraction de seconde de plus que nécessaire dans cette position, son regard rivé vers le sien, sa main sur la sienne, avant de le lâcher et de se diriger vers la porte d'entrée. Elle pouvait sentir son regard dans son dos, elle pouvait le sentir la brûler par son contact. Sans même se retourner, elle ouvrit la porte et sortit, lui lançant juste quelques mots de loin : « J'en aurai pas pour longtemps, t'en fais pas. » Elle recula alors, se tourna, attrapa la poignée pour fermer la porte et ajouta avant de partir pour de bon dans un clin d'oeil : « Prends quand même une douche froide, ça te fera du bien... »

***

« Allez Ben, amène-moi là-bas s'il te plait, je ne pourrai pas tout porter seule ! » Elle était postée devant lui les poings posés sur ses hanches. il ne pouvait pas la laisser déménager seule quand même ! Il avait un goût bien trop prononcé pour la chevalerie machiste pour la laisser se débrouiller seule, elle le savait, il fallait juste le lui rappeler un peu... Et peut-être le provoquer. « Merde Callie, t'es tarée ou quoi ? T'as quand même pas quitté ta chambre à la fac pour aller te fourrer dans un appart' avec un type que tu ne connais pas ?! Il te manque vraiment une case ma fille. Tu sais pas sur quel genre de psychopathes tu peux tomber ! » Il criait pour la forme, c'était du Ben tut cracher, en réalité, il finirait par craquer parce qu'elle allait insister trop longtemps pour qu'il puisse en supporter plus. « Tu veux dire qu'on peut tomber sur des types pire qu'ici ? » Elle avait réagi au tac-o-tac. Il ne savait pas quoi répondre. Elle avait raison et surtout, Ben savait qu'elle était débrouillarde. « T'as intérêt à pas oublier tout ce que je t'ai appris... » grommela-t-il. Elle l'attrapa par le bras pour l'entrainer vers sa chambre à Genetic, sachant qu'elle avait gagné...

***

« Je t'accompagne, c'est mon dernier mot, je vais pas te laisser tout monter seule et attendre comme un con dans ma caisse. » Ouais, il voulait surtout voir Craig mais Callie s'en foutait : Ben jouerait au gros dur protecteur, regarderait son coloc' tout neuf avec un regard mauvais made in high school et il repartirait en signifiant "qu'il surveillerait tout ça de près". Elle allait finir par le connaître quasiment par coeur. Ils réussirent à tout prendre d'un coup - grâce à la démonstration de vitesse de Ben qui fit un trajet supplémentaire en très peu de temps - et Callie sortit sa clé magique pour ouvrir la porte de son chez elle. Elle laissa Ben entrer le premier, tirant derrière elle deux valises et un sac à dos.

Craig était là, dans le canapé. Est-ce qu'iil l'avait attendue ? Callie n'en savait rien. Et d'ailleurs, pourquoi se posait-elle la question ? Il lui avait dit qu'il l'attendrait pour aller à la fête de ce soir, non ? En fait, elle se demandait surtout s'il avait passé les dernières heures dans l'appart à tourner en rond jusqu'à son retour... Là c'était peut-être elle qui se surestimait, non ? Elle sourit. « Craig, Ben. Ben, Craig. » C'était amplement suffisant, pas la peine de développer sur le fait que Ben était chargé de l'entrainer au sein de Genetic, organisation secrète de mutants... Son colocataire n'avait pas besoin de détails superflus. « Salut. » Callie regarda Ben avec de gros yeux : ne pouvait-il pas faire un effort ?
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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Jeu 15 Mar - 15:01

C’est fou comme la peau de Callie est douce. Froide mais toute douce. Je m’amuse à faire glisser mes doigts le long de son flanc, un sourire débile aux lèvres. Des millions de souvenirs et d’émotions me reviennent en pleine tête comme un boomerang. Des souvenirs de notre seule et unique nuit. Je me souviens la douceur de sa peau, la sensation de ses lèvres contre les miennes. J’peux presque la sentir allongée à côté de moi. Mais ça doit pas déraper maintenant. Elle a dis qu’elle était attendue et moi faut que je me prépare pour ma petite fête de ce soir. Et puis, j’ai pas envie qu’elle croit que je l’ai attendue comme une âme en peine. J’ai pas envie qu’elle croit que je la considère comme une fille facile. J’ai envie qu’elle croit que nous sommes en train de devenir des amis. Et si il y a un « Et plus si affinités », tant mieux. Sinon tant pis.

Elle attrapa mon poignet pour me le coller contre mon torse. Aieuh, ça fait mal ça. Elle a de la force cette petite. Ca sera pratique quand le couvercle du pot de confiture sera récalcitrant ou pour monter les packs de bière quand on reviendra de courses. J’affiche un sourire moqueur alors que je la regarde me dire que je risquerais d’avoir mal. Même pas peur d’abord ! Elle me lâcha enfin –déjà ?- pour se diriger vers la porte, me demandant d’aller prendre une douche froide. J’hausse les sourcils et lui lance avant qu’elle ne parte :

« Fallait pas me montrer ton soutient gorge, j’suis qu’un mec après tout

J’vais profiter du fait que Callie soit partie chercher ses affaires pour me pomponner pour ce soir. Okay, je suis pas une fille et je vais rentrer dans un état plus que lamentable, mais il faut savoir rester présentable en tout temps. Je file sous la douche (pas froide, hein !) et enfile un jean bleu foncé ainsi qu’une chemise blanche je roule juste assez les manches pour laisser apparaitre mes poignets. Je me coiffe pas, je me coiffe jamais de toute façon. Puis j’attends. J’ai promis à Callie de l’attendre ici. Comme je trouve le temps long, j’allume la télé et m’endors à moitié devant. J’regarde jamais la télé en temps normal mais là, j’trouve le temps long.

Une clé qui tourne dans la serrure me fait sursauter. Je me lève d’un bond et découvre Callie, ma Jolie Callie, en compagnie d’un garçon. J’écarquille les yeux et croise les bras. J’comprends mieux pourquoi elle a refusé mon aide pour le déménagement. Elle avait déjà son boy. Non j’suis pas jaloux, même pas un petit peu. Si peut être un chouïa, mais pas beaucoup. Et puis ce soir, c’est avec moi qu’elle sort et pas avec lui. En plus, c’est ici qu’elle a choisi d’habiter.

Ben. C’est moche comme prénom en plus.

« Salut. » que j’lui réponds, simplement.

Mon regard oscille entre ma colocataire et son déménageur. Est-ce que c’est ce type, son petit copain ? Non, certainement pas, sinon c’est avec lui qu’elle habiterait et pas avec moi. Un sourire narquois et moqueur éclaire mon visage. J’ai hâte qu’il dégage pour qu’on puisse sortir.

« Bon Callie, on y va à cette soirée, oui ou non ? »

Et paf, dans tes dents, Ben. C’est avec moi qu’elle va passer la soirée et pas avec toi. J’aimerais autant qu’il ne vienne pas avec nous. Hein, Callie, que tu vas pas l’emmener avec nous ?
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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Mar 20 Mar - 15:23

Callie jeta un coup d'oeil à Ben. « Tu peux poser les cartons dans la pièce au fond du couloir Ben. » Il arqua un sourcil, son regard suffisant amplement pour qu'elle comprenne où elle pouvait se le fourrer son carton si... « Merci. » ajouta-t-elle en souriant, commençant à bien connaître le jeune homme.
Elle attrapa un sweatshirt posé sur le carton au passage de Ben. Elle l'enfila et se tourna vers Craig... « Plutôt classe pour une soirée qui s'annonce plutôt crade et folle... » dit-elle dans un demi-sourire. Elle était prête, ne se changerait pas par flemme - puis un short en jean, ça restait passe-partout - et savait que Ben ne s'attarderait pas sur les lieux. Il avait sa propre soirée de son côté : en bon copain tout à fait barbant qu'il s'avérait être parfois, il passerait sa soirée coincé entre deux gros pavés de physique qu'il affectionnait tant...

Craig, lui semblait bien loin de ce genre de soirées... Sa chemise blanche n'était pas suffisamment sage pour adoucir son côté peu sérieux qui se manifestait partout sur lui. Callie savait qu'il était tout sauf sage... Du moins, une fois saoul et au milieu d'une soirée étudiante, comme ce soir...

« C'est fait. Besoin d'autre chose ? » Callie sursauta tirée de ses pensées. Elle s'était laissée emporter dans son observation de son colocataire tout neuf et en avait oublié la présence de Ben. « Non, merci Ben, t'es un ange. Tu veux boire un truc ou tu dois y aller ? » Elle le regarda, sous-entendant qu'il était temps pour lui de se tirer. Ben n'apprécia pas ça. Pas du tout.
« Je me demande si je n'ai pas envie de faire une petite pause dans mon boulot. Peut-être qu'une bonne soirée me ferait du bien, non ? Tu ne m'as pas invité Callie, c'est pas cool, mais en même temps, je sais que tu adores passer du temps avec moi donc je suppose que ton pote - Craig, c'est ça ? - ne sera pas contre, n'est-ce pas Craig ? » Callie sentit qu'elle allait le payer cher lors de leur prochaine séance d'entrainement. Elle allait devoir trouver de quoi le soudoyer gentiment : se souvenir de la marque de son café préféré, trouver le numéro d'une belle étudiante capable de ne pas emmerder un peu trop Ben tout en l'aidant pour ses soucis de manque de "détente", le noyer sous les compliments de façon totalement intéressée et...
« Non mais plus sérieusement, j'ai ma propre fête de mon côté. Ne rentre pas trop tard Callie, n'oublie pas que demain on recommence. » finit-il en un clin d'oeil avant de filer vers la porte. Il s'arrêta cependant avant de sortir et se retourna vers Craig, le visage moins enjoué. « S'il lui arrive quoi que ce soit, tu entendras parler du pays mon gars. » Et il claqua la porte.

Callie se retourna vers Craig, les mains sur les hanches, le regard perdu dans ses yeux. « Alors cette fête, on y va ou quoi ? » Elle savait que Ben pouvait faire légèrement peur avec son mètre quatre-vingt cinq et surtout avec sa carrure obtenue avec des heures d'entrainement et de musculation... Mais elle n'avait aucunement l'envie de rassurer son coloc : ça pouvait être drôle de jouer là-dessus plus tard, non ?

Elle ouvrit la porte et attendit que Craig se secoue les plumes : elle, elle était prête !
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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Jeu 22 Mar - 20:38

J’tire sur le bas de ma chemise, je la regarde un instant avant de lever les yeux vers Callie. Cette chemise là a connu de bien pires fêtes que celle de ce soir. Elle en a vu de toutes les couleurs, c’est même un miracle qu’elle soit encore en si bon état. Je l’aime bien cette chemise, je l’enfile toujours quand je pars en soirée. Un sourire mutin se dessine sur mon visage alors que j’enlève un à un les boutons de ma chemise. J’en extirpe mes bras et la jette sur le canapé.

« Si, elle te dérange tant, j’l’enlève. Y’a aucun problème. »

J’enjambe les cartons qui jonchent l’entrée et me rends dans ma chambre. Là, j’y choisi un tee shirt rouge vif siglé d’un logo d’une célèbre marque de soda. Je retourne dans le salon alors que Callie est en train de proposer un verre à Ben. J’arque les sourcils. On va être en retard si ce gugus reste ici. Je fais non de la tête en regardant Callie, qu’il parte maintenant. Et vite. En plus, il a une tête qui me revient pas mais alors pas du tout. Voilà que Ben se retourne vers moi et me demande si cela me dérange qu’il nous accompagne. Bah oui que ça me dérange ! Forcément que ça me dérange. J’vais pas me pointer à cette soirée avec Mister Propret. Je le regarde d’un air de dire « Rêve ! ». J’ai qu’une seule hâte, c’est qu’il me débarrasse le plancher et vite. Il finit tout de même par partir, me menaçant allégrement au passage. J’me contente de claquer la porte derrière lui et d’hausser les épaules. Ouais, c’est ça, cause toujours pauvre idiot.

« J’suis prêt maintenant que ton garde du corps est parti. On va laisser une clé sous le paillasson. On ne sait jamais, la semaine dernière j’ai paumé mon trousseau à la fraternité. Ce serait ballot de rester dormir sur le paillasson.»

On sort et la fête peut commencer.

***

La musique est forte, ça sent le tabac et l’alcool. Des jeunes se bécotent un peu partout dans la pièce, probablement rapprochés par les demi-douzaines de bières avalées. Moi, j’suis en équilibre précaire sur un pied, un verre en carton rouge dans une main, une fléchette dans l’autre. Une cigarette coincée entre mes lèvres. Ce soir, c’est concours de fléchettes. Mais bon, c’est pas pratique quand on a trois grammes dans chaque œil. Alors j’tire et je vise, par je ne sais quel miracle, la cible. Mes potes sont hilares, moi aussi.

« Bien joué Craig. Même bourré, t’es chanceux ! » Lance Tom.
« Ferme la. Retournes avec ta copine, c’est un exploit qu’elle t’ait laissé sortir. » Je réplique.
« Et ta copine à toi, pourquoi elle n’essaierait pas ? »

Et là, Tom désigne Callie du doigt. J’hausse les sourcils, un sourire joueur aux lèvres. Elle est pas ma copine même si j’crois que j’aimerais bien. Je m’approche de Callie, je passe un bras autour de ses épaules et pointe la cible de fléchette de la main qui tient ma cigarette.

« T’vois mes copains là bas, ils aimeraient bien que tu t’essayes à la fléchette. Mais pour pimenter le jeu, on va faire un gage, juste toi et moi. Celui qui gagne choisi où l’autre dort une fois rentrés. Alors, joueuse ? »

Je lui présente trois fléchettes en pensant où j’pourrais faire dormir Callie si elle perd. J’espère qu’elle va perdre. Elle est à trois fléchettes de mon lit.
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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Lun 2 Avr - 22:25

« Et si je suis douée aux fléchettes, on fait comment ? »

Elle resta plantée là, quelques longues secondes, le dévorant du regard. Elle passait une bonne soirée, buvait, fumait, rigolait, profitait de sa vie d'étudiante. Enfin. Et puis il y avait Craig, et sa façon de lui parler, de la toucher, de prendre les choses comme elles venaient. Il ne ressemblait pas aux types qu'elle connaissait : il était différent de Ben qui prenait tout au sérieux et se prenait la tête, différent de Wyatt qui lui voulait jouait au dur sans l'être pour de vrai, différent de Kyle qui lui était juste le mec peu bavard avec qui elle avait pris du bon temps... Différent en bien en fait.
Callie attrapa la main de Craig et la porta à sa bouche, tirant tout doucement une longue taffe, en profitant au passage pour forcer le contact de ses lèvres contre les doigts de son colocataire. Elle se sentait bien, prête à tout et même à gagner. Si elle était en vaine ce soir. Elle prit les trois fléchettes et se libéra de l'emprise du bras de Craig autour de ses épaules.

Elle le regarda en haussant un sourcil : « C'est maintenant ou jamais mon grand, après, je serai trop bourrée pour gagner mais surtout trop bourrée pour rester éveillée toute la nuit. » Elle sourit et se dirigea vers le mur où se trouvait la cible. Les copains de Craig avaient sûrement entendu ce qu'elle avait dit mais elle s'en foutait, elle savait ce qu'elle faisait : ils jouaient, elle gagnait, ils rentraient et elle déciderait de la suite des événements... En fonction des étapes intermédiaires intervenant entre les étapes principales.

Elle pouvait le sentir derrière elle, inspirant et recrachant la fumée, tout doucement, en rythme. Elle avait envie de se retourner et de voir ses lèvres embrasser le bout de papier contenant le tabac, elle voulait voir la fraise rougir, elle voulait voir sa poitrine se soulever puis s'affaisser... Et elle sentait que ces quelques bières faisaient bien effet.
Elle lança la première flèche. Celle-ci ne se planta pas au centre mais elle fit un score plutôt satisfaisant. Elle n'avait pas regardé son coloc jouer donc elle ne savait pas quel était son niveau... Mais elle était sûre du sien.

Elle se retourna vers lui et lui arracha doucement sa cigarette des mains. « Là c'est mon plus mauvais coup. T'as intérêt à assurer si tu veux avoir le choix ce soir. » Elle inspira une bouffée de tabac qu'elle lui souffla directement dans la bouche, sans toucher ses lèvres. Elle recula, sourit et se plaça à ses côtés, son épaule frôlant son bras. Elle aimait jouer avec lui. Bon sang, ça faisait quoi ? Quelques heures qu'elle l'avait retrouvé et en combinant le tout, en ajoutant les heures qu'ils avaient passées ensemble quelques mois plus tôt... Ça faisait genre 24h qu'ils se connaissaient, ils avaient déjà couché ensemble et emménagé ensemble. Callie avait comme la sensation de brûler les étapes dans sa vie de jeune fille tout fraichement débarquée à la fac. Mais en même temps, elle n'avait qu'une vie et elle voulait la vivre à fond, sans attendre...



Qui va gagner le tournoi ?

Oui : Craig
Non : Callie
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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Lun 2 Avr - 22:25

Le membre 'Callie Newark' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Oui/Non' :
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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Mer 11 Avr - 21:46

Bah, si elle est douée aux fléchettes, j’suis dans un bourbier sans nom. J’ai lancé un défi, défi que j’suis persuadé de gagner. Et je l’ai lancé à une fille que je rêverais de mettre dans mon lit ce soir. Défi dont le gage porte justement sur l’endroit où nous allons dormir. Des fois, j’me dis que l’alcool ne me réussit pas mais alors pas du tout. Et si Callie gagne, j’fais quoi ? Déjà, j’passe pour un naze devant mes potes. Ensuite, si elle décide de me faire dormir sur le canapé, sur le carrelage ou encore pire, dans les escaliers de la mezzanine, j’vais passer une nuit d’enfer. Enfin, ce qu’il restera de la nuit parce qu’à ce train là, on va rentrer au petit matin. Remarquez, on sera complètement bourrés. Donc j’pense être apte à m’endormir sur le carrelage de la cuisine même si je suis sur que le lit de Callie est bien plus confortable.

Elle tire une taffe sur ma cigarette et ses lèvres se collent sur mes doigts. A ce moment, des frissons naissent dans mes phalanges pour engourdir ma main toute entière. Dieu que c’est agréable. J’me mors la lèvre. J’ose à peine imaginer l’effet qu’un baiser me ferait. En fait si, j’imagine bien. Mais non, peut être pas en public. Callie s’éloigne et je m’appuie contre un mur. Je le regarde. Non, je la dévore du regard. Cette fille est belle à se damner.  Je suis des yeux les fléchettes et les regarde se planter dans la cible en caoutchouc.  Un rapide calcul de mon esprit embrumé et les éclats de rire de mes amis me font comprendre que j’ai perdu. Elle m’a battu. J’vais dormir sur le paillasson. Je la vois qui s’approche et qui me dit d’assurer si j’veux gagner.

« J’ai déjà joué. T’as gagné. T’avais raison, t’es douée aux fléchettes. Ou alors c’est moi qui suis trop bourré pour viser correctement.»

Et là, elle fait quelque chose qui va m’obséder tout le reste de la soirée. Elle va pousser le vice jusqu’à me donner un vrai faux baiser au délicieux gout de tabac. Et moi, j’reste planté là, comme un couillon. J’devrais la prendre dans mes bras et lui donner le baiser qu’elle vient me de faire miroiter. Mais non, j’reste là à laisser mes potes se moquer de moi parce que je me suis fait battre par une nana. Des fois, j’suis vraiment qu’une pauvre nouille.  Alors, je me ressaisis et je l’attrape par le bras, la forçant à s’approcher.

« On devrait rentrer, j’ai pas envie que tu t’endormes ici. Ca serait vraiment trop bête après ce que tu viens de gagner. »

Sans la lâcher, je l’entraine à ma suite. Je lui laisse pas franchement le choix. Je salue brièvement mes amis avant de quitter la fête, mes doigts toujours scotchés au poignet de Callie. Ces crétins peuvent penser ce qu’ils veulent, je m’en fiche. Si ça se trouve, j’me fais des films. Et demain, je reviendrai tout penaud à la fraternité.

***
Je n’ai pas lâché ma Jolie Callie de tout le trajet. Le vrai faux baiser et l’air frais de la nuit ont complètement dissipé les effets de l’alcool. Enfin, j’ai encore un peu la tête dans les nuages mais j’ai les idées claires et je sais exactement ce que je veux. Elle. Je la veux, elle. J’vais peut être me prendre une veste, certainement même. Mais au moins, j’aurais essayé. Je grimpe quatre à quatre les escaliers qui mènent à notre appartement et je récupère la clé laissée quelques heures plus tôt sous le paillasson. J’ouvre la porte puis la referme derrière nous.

Là, je plaque Callie contre le mur et me tiens à quelques centimètres d’elle. Mes yeux se baladent sur elle. D’abord son visage fin, puis ses jolies formes et enfin, ils s’attardent sur ses lèvres. Je meurs d’envie de les embrasser, de les coller aux miennes pour lui donner ce qu’elle m’a refusé tout à l’heure. Une de mes mains se glisse sous la nuque de la demoiselle et je m’approche encore un peu. Ma bouche effleure celle de Callie et mes lèvres viennent se perdre dans l’épaisse chevelure brune, à quelques millimètres de son oreille.

« Alors ? Je dors où ? »
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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Lun 30 Avr - 21:35

Callie avait gagné et elle n'avait pas douté de cette victoire. Elle avait travaillé la précision du lancer dès ses premiers entrainements avec Ben et, même s'ils n'étaient pas parfaits, ils étaient meilleurs que ceux de Craig et ça, c'était un point très important pour le reste de la soirée... Et leur colocation. Pourquoi un simple jeu de fléchettes allait-il pouvoir donner un indice de leur cohabitation ? Tout simplement à cause de cette soirée, de son achèvement et de ce qui allait en découler... Callie savait parfaitement ce que Craig avait eu en tête en lui proposant ce petit pari et si elle avait accepté, c'était bien parce qu'elle avait envie de jouer avec le feu. Elle n'avait pas trop bu mais tout de même suffisamment pour se sentir euphorique et bien en même temps. Elle se sentait légère et elle était tout sauf fatiguée...

Elle s'était laissée guider par la main de Craig, ne cherchant pas à prendre le contrôle : elle savait qu'une fois la porte fermée, le pouvoir serait entre ses mains. Elle en savourait déjà le goût délicat, ce goût subtil de la victoire qui laissait l'ivresse du pouvoir vous envahir... Mélangée aux effluves d'alcool, elle se sentait capable de tout, maîtresse de la situation et surtout de la nuit à venir. Elle avait des tas de plans, elle n'en avait pas du tout. Elle savait et ne savait pas ce qu'elle voulait. Elle avait envie de faire des tas de choses : de céder, de laisser durer le plaisir, de le laisser sur les dents... Et la porte qui claqua dans son dos la ramena à l'instant présent, le souffle chaud de Craig au creux de son oreille la ramena à la réalité. La réalité de son attirance pour lui. Elle l'avait su dès qu'elle l'avait vu pour la première fois. Elle savait toujours quand un type lui plaisait, quand elle le voulait et comment elle ne le voudrait plus. Callie avait toujours su ce qu'elle voulait d'un garçon quand elle le voyait et surtout, si elle le voulait dans son lit. Avec Craig, elle l'avait su de suite mais c'était la première fois qu'elle en avait encore envie. D'habitude, elle prenait son pied et elle partait. Là, elle était partie mais, par la force des choses et sans le vouloir, elle était revenue... Et elle en voulait plus. C'était sûrement l'alcool qui faisait qu'elle avait envie de le prendre là, de le serrer contre, de le sentir contre son corps, de lui arracher ses vêtements et de goûter à la fraîcheur du carrelage pour sentir le contraste avec sa peau brûlante...

Elle l'attrapa par les cheveux et lui susurra à son tour quelques mots à l'oreille... « Dors où tu veux, comme tu veux mais moi, je ne suis pas fatiguée... ». Elle fit glisser son visage à quelques millimètres du sien, s'attardant près de la ligne de sa mâchoire qu'elle pouvait sentir crispée et, d'un geste vif, passa sous l'un de ses bras pour se dégager de son étreinte, de son contrôle. « Ma victoire, mes règles du jeu, non ? C'est comme ça que ça fonctionne en général... » Seulement, la règle principale de Callie était simple : pas de règles. Elle n'avait pas peur, bien au contraire, elle se sentait elle-même, prête à tout, téméraire.

L'alcool lui faisait oublier qu'elle n'avait pas pour habitude de ressentir tout ça... Elle ne s'en rendait pas compte et elle allait finir par se brûler sans réellement savoir comment elle en était venue à jouer avec le feu. Mais ça, serait pour le lendemain... « Je ne sais pas ce que t'en penses, mais j'ai comme l'impression que je ne me suis pas réellement imprégnée des lieux. La visite a été trop brève et superficielle pour que je prenne réellement conscience de chaque pièce... » dit-elle, un sourire bourré de sous-entendus sur les lèvres. « Mais si tu es fatigué, je peux me débrouiller seule... » Elle passa doucement sa main sur le canapé, profitant de chaque irrégularité de la structure, laissant ses sens se développer et titiller son envie de toucher. De le toucher...

Callie avait chaud, elle était bien et elle avait besoin qu'il se ramène bien vite. Imaginer seulement son souffle sur sa peau, repenser à ses mains sur elle lui suffisait pour savoir qu'elle voulait finir la nuit contre lui. Elle voulait le goûter, s'imprégner de lui et profiter de sa nouvelle liberté dans leur appartement... Partout dans leur appartement.
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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Lun 14 Mai - 21:21

Callie passa ses doigts dans mes cheveux et s’y agrippa. Là, elle me susurra de dormir où je voulais et comme je voulais. Non, je n’ai pas envie de dormir. J’ai envie de tout sauf de dormir. Elle s’extirpe de mon étreinte et je me retourne pour la regarder se mouvoir dans le salon. Elle est diablement jolie et à la voir là, à laisser trainer ses doigts sur le dossier du canapé, ça m’émoustille jusqu’au plus profond de mes entrailles. Je me rappelle la seule et unique fois où j’ai passé une nuit dans ses bras. Cette nuit a été bien trop courte et elle s’est sauvée au petit matin. J’étais tellement bourré le soir là, et encore dans les grammes le matin, que sa disparation m’avait fait ni chaud, ni froid la première demi heure. Puis après, le manque s’était fait ressentir. Jusqu’à ce matin où elle a franchi le pas de ma porte. Je ne pouvais pas rêver mieux comme colocataire. Les mains dans les poches, je m’avance et me plante juste devant elle. Je me penche pour lui murmurer quelques mots à l’oreille.

« Je veux bien te faire visiter le moindre centimètre carré de cet appartement, à une seule et unique condition. »

Là, j’attrape la main qu’elle fait glisser sur le dossier du canapé. J’y entrelace mes doigts et reste un moment dans cette position, savourant la chaleur de sa paume collée contre la mienne. Je sais de quoi elle a envie, j’en ai envie aussi. Je le vois dans ses yeux, ce regard, jamais je ne l’oublierai. C’est le même que celui qu’elle me lançait lors de notre première nuit. Ma seconde main se glisse au creux de ses hanches et j’hésite à passer mes doigts sous son tee shirt. Je ne veux pas aller trop vite en besogne, il est possible que je me trompe sur ses réelles intentions. Je n’ai pas le don d’ubiquité, ni la prétention de le posséder. Alors peut être qu’elle en a pas envie et que je prends mes désirs pour la réalité.

« Voici le deal : Tu me promets de ne pas jouer les filles de l’air demain matin et je te promet de ne pas m’endormir avant que tu connaisses cet appartement dans les moindres détails. »

D’un geste vif, je la ramène vers moi, jusqu’à sentir tout son corps contre le mien. J’ai envie qu’on joue, j’ai envie qu’on fasse durer le plaisir, qu’on s’attire et qu’on se repousse jusqu’à ce qu’on en puisse plus. J’ai une folle envie de l’embrasser. Pas un petit baiser de rien du tout. Non. Un baiser passionné et fougueux, à la hauteur du remue ménage des sentiments et des émotions qu’elle a fait naitre en moi. Cependant, en lieu et place du baiser, je me contente d’effleurer ses lèvres avec les miennes, pour nous donner un avant gout de la nuit qui s’annonce. Et puis je la lâche, aussi brusquement que je l’ai prise contre moi. J’en suis frustré mais je suis sur que la suite des évènements n’en sera que meilleure.

J’vais m’assoir sur les escaliers qui mènent à la mezzanine. Assis sur la troisième marche, les jambes tendues devant moi et les mains bien à plat sur le plancher, je ne peux m’empêcher de la regarder, non de l’admirer. Oui, ce terme est plus juste. C’est la première fois qu’une nana me fait un tel effet. Je suis un grand dragueur mais j’ai pas pour habitude de mettre les filles dans mon lit coute que coute. Pourtant, je sens que c’est différent avec Callie. Je la veux. Rien que pour moi. Je veux qu’elle m’appartienne. Pas seulement le temps d’une nuit. Toutes les nuits.

Après lui avoir laissé assez de temps, selon moi, pour qu’elle réfléchisse à ma proposition, je la relance.

« Alors, ça t’intéresse ou pas ? »
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Callie Newark


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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Lun 28 Mai - 13:00

Callie aimait son aplomb, son audace. Elle aimait qu'il joue avec elle comme elle jouait avec lui, elle aimait déjà trop son souffle sur sa peau, sa voix affolant gentiment son système auditif, son odeur activant chez elle un véritable instinct animal. Elle avait envie de le posséder, ou qu'il la possède même si elle n'était pas le genre de fille à se laisser posséder. Elle menait d'ordinaire la danse mais là, elle voulait un combat égal, une danse primitive sans vaincus, avec seulement deux vainqueurs rassasiés.

Elle sentait encore le contact chaud de sa main au creux de ses reins alors qu'il était déjà parti et une étincelle nouvelle éclairait son regard : il avait intérêt à être à la hauteur de ses espérances avec tout ce qu'il lui promettait dans sa façon de la regarder. Elle retira le sweatshirt qu'elle portait et le posa sur le canapé. Elle n'était plus vêtue que d'un débardeur ample laissant gentiment voir la couleur de son soutien-gorge en dentelle noir, d'une paire de sandale qu'elle quitta bien vite et d'un short sous lequel elle portait un shorty tout sauf assorti à son soutien-gorge. Elle passa la main dans ses cheveux pour ramener dans son dos ses longues mèches ondulées qui lui encadraient le visage et elle avança à son tour vers les escaliers.

Callie vint s'asseoir à califourchon sur son colocataire, entoura sa nuque de ses bras et murmura doucement à son oreille. « Alors monsieur Riggings, qu'est-ce que je ne dois absolument pas rater de ces escaliers ? Est-ce que c'est leur odeur, leur forme ou encore le usage le moins commun mais le plus agréable ? » Elle mit alors ses mains dans les cheveux de Craig avant de les faire glisser le long de son dos, par-dessus son t-shirt. Elle passa sous le morceau de tissu et sentit toute une série de frissons : les siens, ceux de Craig ou les leurs tout simplement ? Peu importait. Callie attrapa alors le bout de tissu et le retira de Craig. Elle se contenta durant plusieurs minutes - ou alors très longues secondes - de passer doucement un doigt le long du torse du jeune homme. « En tout cas, je dois dire que le contact est agréable, la forme aussi. C'est un escalier bien particulier, non ? » Elle avait ce petit sourire en coin qui voulait simplement tout dire...

Elle commença à l'embrasser au niveau du coup, ondulant au rythme de ses baisers, laissant glisser ses lèvres et sa langue au creux de son épaule puis remontant vers sa mâchoire. Elle n'atteignit la bouche qu'en dernier et savoura son goût : Callie se dit alors qu'elle pourrait très vite en redemander encore et encore. Il la laissait faire mais elle pouvait le sentir frémir, autant qu'elle en tout cas parce qu'elle devait bien se l'avouer : elle s'embrasait. Est-ce qu'elle avait déjà ressenti ça ? Oui, sûrement, quelques mois plus tôt... Le désir, c'était une chose facile, une chose naturelle et qui vous prenait dès qu'une connexion physique était établie. Mais là, le désir engendrait pas une connexion physique mais plus... Callie savait que c'était fort, irrésistible et surtout incontrôlable. Son corps lui hurlait d'aller plus vite, de se déshabiller, de se laisser prendre et posséder mais sa tête en voulait plus, plus longtemps, que ça lui fasse autant de mal que de bien et l'attente était le pire des calvaires dans ces cas-là... Un calvaire divinement bon...

Elle fit glisser ses deux mains le long du torse de Craig, doucement, parfois en appuyant, sans griffer. Elle arriva à la limite entre son corps nu et le reste de ses vêtements et s'arrêta là, le souffle court, les joues en feu, les lèvres rosies par le contact de sa bouche. Elle plongea son regard dans le sien avant de murmurer une dernière fois : « Je veux une visite complète, dans les moindres détails... »
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MessageSujet: Re: Would you be my roomate ? [Terminé]   Lun 4 Juin - 13:41

J’arrive pas à détacher mes yeux de Callie. Elle est en train de commencer à se déshabiller et je dois avouer que le spectacle me plait. Je me souvenais qu’elle était belle mais pas au point là. J’ai envie d’enfouir ma tête dans sa nuque, de laisser glisser mes doigts dans ses longs cheveux ondulés. J’ai envie qu’on joue ensemble toute la nuit et une bonne partie de la matinée. J’ai envie qu’elle reste prêt de moi. D’un mouvement des chevilles, je me débarrasse de mes baskets et je la regarde s’avancer vers moi. Elle est diablement sexy dans son débardeur et son short, qui laissent largement entrevoir ses sous vêtements. Ils ne sont pas assortis mais je m’en fiche. Les sous vêtements sont faits pour être enlevés.

Je la laisse s’installer sur moi, jouer avec mes cheveux et glisser ses mains sous mon tee shirt. Tee shirt dont elle me débarrassa bien vite. Je sentais tout son corps peser contre le mien, son souffle chaud contre ma nuque. Son doigt qui dessine des arabesques sur mon torse me donne des frissons. Je tremble des pieds à la tête, c’est délicieux. Les souvenirs de notre seule et unique nuit passée ensemble me reviennent à l’esprit et j’en salive d’avance. J’ai hâte qu’on aille plus loin, plus vite. Mais j’veux que ses caresses durent encore et encore. Surtout qu’elle n’arrête pas. Je souris quand elle me demande les spécificités de cet escalier. Il n’avait rien de spécial, jusqu’à ce soir.

« Cet escalier est génial. Il a l’avantage de comporter quelques marches plutôt… larges. »

Comprendre assez large pour que Callie, ou même moi, puissions nous y allonger. Mais pas maintenant, pas tout de suite. J’aime assez le fait qu’elle se soit spontanément assise sur moi. Je me mordis la lèvre pour retenir un léger gémissement alors qu’elle commençait à grignoter mon cou, ses mains toujours posées sur mon torse. Je sens la température monter entre nous et ça me plait. Je veux la prendre, je veux qu’elle soit à moi tout comme je veux être à elle. Ses mains qui descendent toujours plus bas mais qui s’arrêtent pile à l’endroit où elles ne devraient pas s’arrêter vont finir par avoir raison du peu de retenue qu’il me reste. J’ai jamais ressenti ça avec une autre fille qu’elle. Pourtant, j’ai eu des aventures depuis notre nuit. Mais jamais avec la même intensité, jamais avec le même désir de l’autre. C’est un désir qui m’embrase et qui va finir par me consumer si on ne passe pas à la vitesse supérieure. Elle veut une visite dans les moindres détails ? Pas de soucis…

J’attrape son menton avec ma main droite et l’embrasse avec fougue. Mes lèvres caressent les siennes, nos langues entament un tango effréné. Je me détache d’elle juste pour la débarrasser de son débardeur. Je le jette un peu plus loin et commence à dévorer son cou, ses épaules, la naissance de sa poitrine. J’ai envie de la manger toute entière, sans retenue. Mes doigts dégrafent le soutien gorge en dentelle et nous voilà à armes égales. Je n’ai plus rien en haut, elle non plus.

Ma bouche remonte le long de son cou et je dépose des petits baisers derrière son oreille. Mes doigts jouent tantôt avec ses cheveux, tantôt ils descendent pour effleurer doucement la poitrine désormais nue. La main qui emmêlait sa chevelure vient de poser sur son ventre, à la limite du seul vêtement qu’elle porte encore.

« Très bien. Je propose qu’on commence par ces escaliers… »

Sans prévenir, alors mes lèvres choppent les siennes, je déboutonne son short. C’est parti pour la visite guidée.
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Would you be my roomate ? [Terminé]

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